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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Taxe de séjour en SCI : collecter et reverser sans erreur (2026)

La taxe de séjour n'appartient pas à votre SCI. Elle ne fait que la traverser. Le voyageur la paie, la commune l'encaisse, et votre société sert de guichet entre les deux. Quelques semaines, parfois six mois : l'argent dort sur le compte de la SCI sans jamais lui appartenir une seconde. C'est précisément là que ça dérape. Je vois passer chaque année des balances où la taxe de séjour a été créditée en 706, collée au loyer. Le chiffre d'affaires enfle, le rendement affiché prend quelques dixièmes de point, et personne ne remarque rien — jusqu'au jour où un acquéreur, un banquier ou un agent de la commune ouvre le grand livre.

Ce guide ne traite que la taxe de séjour, mais il la traite entièrement : qui la vote, comment elle se calcule en 2026, ce que les plateformes prélèvent vraiment à votre place, ce qui reste malgré tout à votre charge, et comment l'enregistrer sans polluer vos comptes. Le régime fiscal de la location saisonnière elle-même — bascule à l'IS, amortissements, plus-values — relève d'un autre sujet, traité dans notre guide SCI et location saisonnière.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGCT, barème DGCL 2026, CGI, BOFiP). Mis à jour le 4 août 2026.


1. Le cadre : une taxe communale que la SCI encaisse pour autrui

Tout part des articles L2333-26 et suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT). Ce n'est pas un impôt d'État, et c'est la clé pour comprendre le reste : la taxe de séjour est une ressource locale et facultative, que chaque commune ou établissement public de coopération intercommunale (EPCI) décide d'instituer — ou pas. Il existe donc autant de règles du jeu que de collectivités.

Qui la vote, et quand

Toutes les communes n'y ont pas droit. L'article L2333-26 du CGCT réserve la faculté d'instituer la taxe aux communes touristiques et stations classées, aux communes littorales, aux communes de montagne, à celles qui mènent des actions de promotion du tourisme ou de protection des espaces naturels, et aux EPCI relevant des mêmes catégories.

Le calendrier de la délibération, lui, est verrouillé : adoptée avant le 1er juillet de l'année N, elle s'applique à compter du 1er janvier N+1. Traduction pratique : le tarif que vous appliquez cet été a été voté au plus tard le 30 juin de l'année dernière, et il ne bougera pas d'ici décembre. Une bonne nouvelle pour qui paramètre ses annonces une fois pour toutes.

Même délibération, autre paramètre à ne pas rater : la période de perception (art. L2333-28 du CGCT). Certaines collectivités taxent 365 jours par an, d'autres uniquement du 1er avril au 30 septembre. Hors de cette fenêtre, rien n'est dû, et encaisser quand même revient à percevoir une somme indue auprès du voyageur.

Deux régimes, à ne surtout pas confondre

Un seul nom, deux mécaniques juridiquement opposées. Le conseil municipal choisit laquelle s'applique, nature d'hébergement par nature d'hébergement. Regardez la colonne « redevable » : c'est elle qui commande tout le reste.

Critère Taxe de séjour au réel Taxe de séjour forfaitaire
RedevableLe voyageur (art. L2333-29)L'hébergeur, donc la SCI (art. L2333-40)
AssiettePar personne et par nuitée réellement passéeCapacité d'accueil × nombre de nuitées de la période d'ouverture
Logement videAucune taxeTaxe due quand même
Exonérations personnellesOui (art. L2333-31)Sans objet
Abattement10 % à 80 % voté par la collectivité (art. L2333-41)
Collecte par les plateformesOui, obligatoire dans certains casNon
Nature comptableDette de transit (compte de tiers)Charge de la SCI (compte 63)

Pour vos comptes, tout se joue là. Au réel, la taxe ne touche jamais votre résultat : elle entre, elle sort. Au forfaitaire, elle devient une charge déductible de la SCI, assise sur la capacité d'accueil même si le logement est resté vide tout l'été. Un studio de 4 couchages ouvert 150 jours peut coûter plusieurs centaines d'euros de taxe forfaitaire sans avoir vu un seul voyageur franchir la porte.

Le cas particulier des hébergements sans classement

Bonne nouvelle pour la plupart des lecteurs : l'article L2333-26 du CGCT écarte du régime forfaitaire les hébergements en attente de classement ou sans classement. Ceux-là relèvent obligatoirement du réel. Or les SCI ne demandent presque jamais de classement Atout France pour leur meublé. Conclusion : dans la quasi-totalité des cas, votre taxe de séjour est au réel — donc une dette de transit, pas une charge. Le reste de ce guide part de cette hypothèse, et signale les points où le forfaitaire change la donne.

Comment savoir ce qui s'applique à votre bien

Aucun barème national ne vous dira ce que doit payer un voyageur à Sarlat ou à Étretat : chaque collectivité vote le sien. Trois sources fiables, par ordre de solidité décroissante.

  • La délibération elle-même, publiée sur le site de la commune ou de l'EPCI. Tapez « délibération taxe de séjour » suivi du nom de la collectivité : elle sort en général dans les trois premiers résultats. C'est le seul document opposable, et le seul à archiver.
  • Le portail de télédéclaration de la collectivité, quand il en existe un. Il affiche les tarifs par catégorie et sert ensuite à déposer l'état déclaratif : autant s'y inscrire avant la première réservation.
  • Le service « taxe de séjour » de l'office de tourisme ou de l'EPCI. Ces services répondent vite, souvent dans la journée. Posez la question par écrit, et gardez le courriel : c'est votre justificatif si un contrôle vous reproche un tarif erroné.

Au-dessus de tout ça, la direction générale des collectivités locales (DGCL) publie chaque année le barème des tarifs plancher et plafond, diffusé sur collectivites-locales.gouv.fr et relayé par les préfectures. Ce n'est pas votre tarif : c'est la boîte dans laquelle la délibération de votre commune doit tenir. Voyons ce qu'elle contient pour 2026.

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2. Le barème 2026 : tarif par catégorie et tarif proportionnel

L'article L2333-30 du CGCT enferme chaque catégorie d'hébergement dans une fourchette plancher-plafond, et la collectivité choisit son tarif à l'intérieur. Ces bornes suivent l'indice des prix à la consommation hors tabac : pour 2026, la revalorisation retenue est de + 1,8 % (IPC 2024, source INSEE). Autant dire que d'une année sur l'autre, les écarts sont de l'ordre du centime — sauf sur le haut du barème.

Barème 2026 des tarifs plancher et plafond

Catégorie d'hébergement Plancher Plafond
Palaces0,70 €4,90 €
Hôtels, résidences et meublés de tourisme 5 étoiles0,70 €3,60 €
Hôtels, résidences et meublés de tourisme 4 étoiles0,70 €2,60 €
Hôtels, résidences et meublés de tourisme 3 étoiles0,50 €1,70 €
Hôtels, résidences et meublés 2 étoiles, villages de vacances 4 et 5 étoiles0,30 €1,00 €
Hôtels, résidences et meublés 1 étoile, villages de vacances 1 à 3 étoiles, chambres d'hôtes, auberges collectives0,20 €0,80 €
Campings et caravanages 3, 4 et 5 étoiles, aires de camping-cars et parcs de stationnement touristiques (par tranche de 24 h)0,20 €0,60 €
Campings et caravanages 1 et 2 étoiles, terrains équivalents, ports de plaisanceTarif unique : 0,20 €

Source : barème « Taxe de séjour — Barème applicable pour 2026 », publié par la direction générale des collectivités locales (collectivites-locales.gouv.fr), montants par personne et par nuitée, en euros. Par rapport à 2025, seuls les plafonds des deux tranches les plus élevées (palaces et 5 étoiles) ont été relevés.

Le tarif proportionnel des hébergements non classés

Voilà le mécanisme qui vous concerne, vous, dans neuf cas sur dix. Pour un hébergement en attente de classement ou sans classement — en dehors des catégories du tableau ci-dessus, donc hors chambres d'hôtes et hors campings — l'article L2333-30 du CGCT abandonne le tarif fixe et bascule sur un pourcentage du prix :

Le texte en vigueur dispose que « le tarif applicable par personne et par nuitée est compris entre 1 % et 5 % du coût par personne de la nuitée, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité », le coût de la nuitée correspondant au prix de la prestation d'hébergement hors taxes. Le pourcentage est fixé par la collectivité, et le plafond est le tarif le plus élevé qu'elle a elle-même voté, toutes catégories confondues.

Attention à une erreur qui circule encore partout. Jusqu'en 2020, le texte ajoutait un second plafond : celui des hôtels 4 étoiles. Cette référence a été supprimée par l'article 124 de la loi de finances pour 2021, avec effet au 1er janvier 2021. Il n'existe donc plus aucun plafond national de 2,30 € ou 2,60 € pour les hébergements non classés : le seul plafond est le tarif le plus élevé voté par votre collectivité. La différence n'est pas théorique — à Paris, où le tarif le plus élevé voté atteint 4,90 € et où s'ajoutent 225 % de taxes additionnelles, le plafond des non classés s'établit à 15,93 € par personne et par nuitée en 2026, soit six fois le « plafond » que répètent encore beaucoup d'articles en ligne.

La phrase du code est courte, et pourtant elle contient trois pièges. Je les ai tous vus se refermer.

  • « Par personne. » Divisez d'abord, appliquez le pourcentage ensuite. Une nuit facturée 120 € pour 4 voyageurs, c'est 30 € par personne, pas 120 €. Appliquer les 5 % au prix du logement entier multiplie la taxe par quatre — et le voyageur, lui, ne dira rien.
  • « Hors taxes. » Si votre SCI relève de la TVA — para-hôtellerie avec au moins trois des quatre services de l'article 261 D 4° du CGI —, retenez le prix hors TVA, pas le montant encaissé. Le détail du régime est dans notre guide SCI et TVA.
  • « Hors taxes » ne signifie pas « hors ménage ». La base, c'est le prix de la prestation d'hébergement. Les frais de ménage facturés à part et la commission de service de la plateforme n'en font pas partie. Les collectivités ne sont pas toutes d'accord sur ce point : en cas de doute, écrivez-leur et conservez la réponse.

Faut-il faire classer le meublé ?

Le classement en meublé de tourisme (procédure Atout France, 1 à 5 étoiles) vous fait sortir du pourcentage pour entrer dans un tarif fixe par nuitée. L'arbitrage n'a rien d'idéologique : c'est une soustraction. Encore faut-il l'ancrer sur votre délibération, puisque le plafond des non classés en dépend. Prenons une collectivité qui a voté 1,00 € en 3 étoiles et dont le tarif le plus élevé, toutes catégories confondues, est de 4,90 € — c'est donc lui, et lui seul, qui plafonne le tarif proportionnel.

Situation Prix / personne / nuit Non classé (5 %) Classé 3 étoiles (tarif 1,00 €)
Petit budget15 €0,75 €1,00 €
Moyen40 €2,00 €1,00 €
Élevé80 €4,00 €1,00 €
Très élevé150 €4,90 € (plafonné)1,00 €

Comment lire ce tableau : le point de bascule est atteint dès que le tarif proportionnel dépasse le tarif fixe de la catégorie visée, ici à partir de 20 € par personne et par nuitée (20 € × 5 % = 1,00 €). Au-delà, le classement fait baisser la taxe supportée par le voyageur, donc le prix total qu'il voit s'afficher à côté de celui de votre concurrent.

Mais refaites le calcul avec vos chiffres, pas avec les miens. Les deux paramètres qui commandent tout — le tarif de la catégorie visée et le tarif le plus élevé voté par la collectivité — sortent de votre délibération. Prenez une commune modeste qui n'a voté que jusqu'à 1,00 €, son plafond le plus haut : le tarif proportionnel des non classés y est plafonné à 1,00 €, exactement le même montant qu'un classement 3 étoiles. Le classement ne rapporte alors rien du tout sur le terrain de la taxe de séjour, quel que soit votre prix à la nuitée. Conclusion inverse dans une commune qui a voté jusqu'à 4,90 €. Et le classement produit par ailleurs d'autres effets fiscaux, sans lien avec la taxe de séjour, qui ne concernent pas une SCI à l'IS.

Un mot avant de tourner la page. Le tarif que vous venez de calculer, classé ou non, n'est pas encore le montant à encaisser. Il manque des majorations, et le barème national n'en dit pas un traître mot.


3. Les taxes additionnelles : ce que le tarif communal ne dit pas

Le tarif voté par la commune est un point de départ, pas un montant final. Des taxes additionnelles viennent s'y greffer, calculées en pourcentage de la taxe communale et collectées par le même circuit, à la même échéance. Rassurez-vous : aucune démarche supplémentaire ne vous attend. Mais si vous ne les encaissez pas, vous reverserez moins que ce que vous devez, et le complément sortira de la poche de la SCI.

Taxe additionnelle Taux Base légale Périmètre
Départementale10 %Art. L3333-1 CGCTDépartements l'ayant instituée par délibération, ainsi que la métropole de Lyon
Régionale — Société des grands projets15 %Art. L2531-17 CGCTÎle-de-France
Île-de-France Mobilités200 %Art. L2531-18 CGCTÎle-de-France

Le cas de l'Île-de-France

Ici, l'empilement ne modifie pas le montant à la marge : il change d'ordre de grandeur. Une taxe communale de 2,60 €, majorée de 10 %, puis de 15 %, puis de 200 %, dépasse 8 € par personne et par nuitée. Pour une famille de quatre adultes sur une semaine, on parle de plus de 220 € de taxe. C'est ce qui explique les montants parisiens, que les propriétaires venus de province prennent régulièrement pour un bug de la plateforme.

La règle que je répète le plus souvent : ne reconstituez jamais votre tarif de tête à partir du barème national. Le montant à encaisser, c'est le tarif communal majoré des additionnelles en vigueur, tel qu'il figure noir sur blanc sur la délibération ou sur le portail de la collectivité. Ce montant-là, et lui seul, doit apparaître sur le décompte remis au voyageur.


4. Les exonérations : une liste courte et fermée

Quatre catégories de personnes échappent à la taxe de séjour au réel, pas une de plus. L'article L2333-31 du CGCT les énumère de façon limitative :

Catégorie exemptée Ce que cela implique pour la SCI
Les personnes mineuresCompter les occupants majeurs uniquement. C'est l'exonération la plus fréquente et la plus souvent mal appliquée sur les séjours familiaux.
Les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la communeDemander une copie du contrat et la conserver : c'est la pièce justificative attendue en cas de contrôle.
Les personnes bénéficiant d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaireCas rare en meublé de tourisme, fréquent en cas de convention avec une collectivité ou une association.
Les personnes occupant des locaux dont le loyer est inférieur à un montant fixé par le conseil municipalSeuil variable d'une collectivité à l'autre, parfois fixé à zéro (donc inopérant). À vérifier dans la délibération.

La liste s'arrête là. Ni les seniors, ni les personnes handicapées, ni les étudiants, ni les demandeurs d'emploi, ni votre cousin de passage ne bénéficient d'une exonération. Un voyageur qui refuse de payer en invoquant l'un de ces motifs a tort. Et si vous cédez pour éviter la discussion sur le pas de la porte, c'est votre SCI qui comblera le trou au moment du reversement — sur ses fonds propres, sans possibilité de le déduire.

Le voyageur qui part sans payer

Ça arrive, et le texte l'a prévu. En cas de départ furtif d'un assujetti, l'article L2333-35 du CGCT vous décharge à une double condition : avoir avisé le maire dans les huit jours, et avoir déposé entre ses mains une demande en exonération adressée au juge du tribunal judiciaire. Le maire la transmet dans les vingt-quatre heures, et il est statué sans frais. Les professionnels visés aux I et II de l'article L2333-34 — les plateformes, notamment — bénéficient d'un régime plus large : deux mois à compter de la facturation du séjour pour présenter la même demande, s'ils justifient n'avoir pas pu obtenir le paiement. Huit jours, c'est court. Passé ce délai, la taxe reste due et c'est la trésorerie de la SCI qui la paie.

Reste la question que tout le monde me pose en premier : si Airbnb ou Booking prélève déjà la taxe, qu'est-ce qui m'incombe encore ? Réponse : bien plus que ce qu'on imagine.


5. Les plateformes : ce qu'elles collectent, ce qu'elles ne font pas

Depuis le 1er janvier 2019, l'article L2333-33 du CGCT met la collecte de la taxe au réel à la charge des professionnels qui, par voie électronique, assurent un service de réservation, de location ou de mise en relation et qui sont intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels. Airbnb, Booking, Abritel : sur la majorité des annonces de particuliers et de petites structures, ils cochent toutes les cases.

Deux situations, deux régimes

  • La plateforme est intermédiaire de paiement : elle est obligée de collecter la taxe auprès du voyageur et de la reverser à la collectivité, aux mêmes conditions qu'un hébergeur, avec deux échéances légales — au plus tard le 30 juin et le 31 décembre (art. L2333-34 du CGCT).
  • La plateforme n'est pas intermédiaire de paiement (simple mise en relation, paiement direct au propriétaire) : elle peut être préposée à la collecte et aux formalités déclaratives, mais uniquement si elle y a été habilitée par le loueur. À défaut, c'est vous qui collectez.

Ce que la plateforme ne fait pas à votre place

« Airbnb s'en occupe » : c'est la phrase que j'entends le plus, et c'est celle qui coûte le plus cher. La collecte par la plateforme n'est pas une décharge générale. Voici précisément ce qu'elle ne prend pas en charge.

  • Ses propres réservations, et rien d'autre. Une nuit vendue en direct, réservée par téléphone, passée par une agence locale ou par un canal sans intermédiation de paiement reste intégralement à votre charge : collecte, déclaration, reversement. Une SCI qui vend 30 % de ses nuits en direct a 30 % de taxe à gérer elle-même.
  • Le bon tarif. Les plateformes appliquent ce qu'elles ont paramétré. Délibération modifiée, bien reclassé, capacité d'accueil changée : l'écart est pour vous. Sur le plan des sanctions, la plateforme qui a l'obligation légale de collecter répond elle-même de son manquement — c'est elle qui encourt l'amende de 750 à 2 500 € des II et III de l'article L2333-34-1 du CGCT, et le contentieux Airbnb / île d'Oléron l'a assez démontré. Aucun texte ne fait « redescendre » la dette sur le logeur. En pratique, en revanche, la collectivité qui constate un trou dans ses recettes s'adresse d'abord à l'hébergeur, et c'est à lui de produire le décompte prouvant que ces nuitées relevaient bien de la plateforme.
  • Les exonérations dans le détail. Le décompte des mineurs dépend de ce que le voyageur a saisi au moment de réserver. Un séjour enregistré « 4 voyageurs » sans distinction d'âge sera taxé sur 4 personnes, même s'il s'agit de deux parents et deux enfants.
  • L'archivage. Les décomptes de reversement, c'est à vous de les télécharger et de les conserver. Personne ne vous les enverra spontanément trois ans plus tard — voir notre guide sur les documents à conserver en SCI.

Il reste une zone grise, et je préfère la signaler plutôt que de faire comme si elle n'existait pas. Le texte vise les plateformes intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels. Or une SCI est une société immatriculée : certaines collectivités en déduisent que le loueur n'est pas « non professionnel » au sens de l'article, et que la collecte lui incombe donc directement. La pratique varie d'un EPCI à l'autre. Posez la question par écrit à votre collectivité avant la première saison. Cinq minutes de courriel contre une amende à quatre chiffres : l'arbitrage est vite fait.


6. Vos obligations concrètes de collecteur

Afficher le tarif

C'est une obligation que presque personne ne respecte, et pourtant elle tient en une ligne. L'article R2333-49 du CGCT impose que le tarif soit affiché chez les logeurs, hôteliers, propriétaires et autres intermédiaires, et tenu à disposition en mairie. Le même article oblige par ailleurs la commune à fournir aux opérateurs numériques les informations nécessaires à la collecte. Pour un meublé, cela veut dire : une mention dans le livret d'accueil, et idéalement une ligne dans la description de l'annonce.

Faire apparaître le montant distinctement sur le document remis au voyageur, séparé du prix du séjour, ne résulte en revanche d'aucun article du CGCT : c'est une recommandation du guide pratique de la DGFiP, déduite du fait que la taxe est perçue en sus du prix du séjour. Recommandation à suivre sans hésiter, cela dit : c'est ce qui rend la ventilation comptable évidente, et ce qui vous évite d'avoir à démontrer, un an plus tard, quelle part du prix encaissé était de la taxe.

Tenir l'état des nuitées

Le fameux « registre du logeur » de l'article R2333-51 du CGCT n'existe plus : il a été abrogé par le décret n° 2019-1062 du 16 octobre 2019. Une bonne moitié des articles qui traînent en ligne l'ignorent encore et vous demandent de tenir un document supprimé depuis 2019. Ne vous réjouissez pas trop vite pour autant : l'obligation n'a pas disparu, elle a changé de nom. C'est aujourd'hui l'état déclaratif de l'article L2333-34 du CGCT, remis à la collectivité au moment du reversement, qui doit comporter, pour chaque hébergement et chaque perception :

  • la date à laquelle débute le séjour et la date de la perception ;
  • l'adresse de l'hébergement ;
  • le nombre de personnes ayant séjourné et le nombre de nuitées constatées ;
  • le prix de chaque nuitée réalisée lorsque l'hébergement n'est pas classé ;
  • le montant de la taxe perçue ;
  • le cas échéant, le numéro d'enregistrement de l'hébergement (celui délivré au titre de la déclaration de meublé de tourisme, art. L324-1-1 du code du tourisme) et le motif d'exonération.

Autrement dit : un tableau, tenu au fil de l'eau, une ligne par séjour. Appelez-le « registre », « état déclaratif » ou « suivi des nuitées », peu importe — ce qui compte, c'est qu'il existe. C'est aussi votre seule arme pour contester le décompte d'une plateforme, et croyez-moi, ça sert.

Déclarer et reverser

Les dates de reversement sont fixées par la délibération (art. L2333-34 du CGCT) : une à deux échéances annuelles le plus souvent, trimestrielles voire mensuelles dans les communes très touristiques. Aucun calendrier national ne vient harmoniser tout ça. Pour un gérant qui détient des biens dans trois départements, c'est la source d'oubli numéro un. Inscrivez ces dates dans votre calendrier fiscal SCI, au même rang que l'échéance de la liasse.

Dernier point, souvent négligé : même avec zéro nuitée sur la période, la plupart des collectivités attendent une déclaration à zéro. Ne pas la déposer vous expose formellement à l'amende pour défaut de déclaration. Deux minutes sur le portail, et le sujet est clos.

Les sanctions

Manquement Amende (art. L2333-34-1 CGCT)
Défaut de déclaration dans les délais750 € à 12 500 €
Omission ou inexactitude constatée dans la déclaration150 € par omission ou inexactitude, dans la limite de 12 500 € par déclaration
Défaut de collecte de la taxe auprès du voyageur750 € à 2 500 €
Défaut de reversement de la taxe collectée750 € à 2 500 €

Ces amendes ne tombent pas d'un logiciel : elles sont prononcées par le président du tribunal judiciaire, statuant en la forme des référés, à la demande de la commune qui a institué la taxe, et leur produit lui revient. Espérer qu'elles soient un jour censurées serait une mauvaise stratégie. Saisi par les plateformes (Airbnb, Booking.com, Le Bon Coin, UNPLV) à l'occasion du contentieux qui les oppose à la communauté de communes de l'île d'Oléron, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution, le 31 juillet 2026 (décision n° 2026-1214/1215 QPC), l'amende de 750 à 2 500 € sanctionnant le défaut de perception de la taxe (II de l'art. L2333-34-1), en écartant à la fois le grief tiré de la disproportion du plancher de 750 € et celui tiré de l'absence de plafond global en cas de cumul. Chaque manquement se sanctionne donc séparément. Précision utile : le Conseil n'était saisi que de ce II — les amendes pour défaut de déclaration et pour défaut de reversement n'ont pas été soumises à son contrôle.

La mise en demeure et la taxation d'office

L'amende n'arrive pas sans prévenir. En amont, il y a la procédure de recouvrement forcé de l'article L2333-38 du CGCT. Défaut de déclaration, paiement absent ou en retard : le maire commence par une mise en demeure en recommandé avec accusé de réception. Vous avez trente jours pour régulariser. Passé ce délai, un avis de taxation d'office motivé vous est adressé, au moins trente jours avant la mise en recouvrement, et les sommes dues sont majorées d'un intérêt de retard de 0,20 % par mois. Ce qui laisse, en pratique, deux fenêtres pour éviter le pire.

Sachez aussi que le maire contrôle les déclarations et peut exiger la production des pièces comptables correspondantes (art. L2333-36 du CGCT). Les réclamations, elles, sont instruites par la commune : trente jours pour une réponse motivée (art. L2333-37). Et si le désaccord persiste, le contentieux se juge comme en matière de droits d'enregistrement (art. L2333-39). Autant dire qu'un tableau de nuitées propre vaut mieux qu'un bon avocat.

Oublier de déclarer est une chose. Garder l'argent en est une autre. Encaisser la taxe auprès du voyageur puis ne pas la reverser, ce n'est plus une négligence déclarative : c'est conserver une somme reçue pour le compte d'autrui. L'amende devient alors le moindre des soucis du gérant, qui se retrouve sur un terrain nettement moins confortable. Notre guide sur la responsabilité du gérant de SCI détaille ce qu'il risque exactement.


7. La comptabilisation : une dette, jamais un produit

Nous y voilà. Le raisonnement tient en trois propositions. La taxe de séjour au réel est due par le voyageur. La SCI n'est qu'un collecteur pour le compte d'un tiers public. Donc l'encaissement n'a aucune contrepartie économique pour la société : il n'augmente pas ses capitaux propres, il ne rémunère aucune prestation, il ne correspond à rien qu'elle ait vendu. Un produit, par définition, est autre chose.

Le bon compte

La taxe encaissée va dans un compte de tiers, sous-compte du 44 « État et autres collectivités publiques ». Le plus lisible, pour vous comme pour celui qui relira vos comptes dans cinq ans, reste un sous-compte dédié :

Compte Intitulé Usage
4471Taxe de séjour à reverserDette envers la collectivité, créditée à l'encaissement, débitée au reversement
706 ou 752Prestations de services / Revenus des immeublesLe loyer seul, taxe exclue
622Rémunérations d'intermédiaires et honorairesCommission de la plateforme ou de l'agence
637 (ou 635)Autres impôts, taxes et versements assimilés — autres organismesUniquement en régime forfaitaire, où la taxe est une charge de la SCI. Le 637 est le sous-compte adapté, la taxe étant versée à une collectivité et non à l'administration fiscale (compte 635)

Une seule ligne de partage à mémoriser : au réel, compte de tiers ; au forfaitaire, compte de charge. Tout le reste en découle mécaniquement. Pour situer ces comptes dans l'ensemble, voyez notre plan comptable SCI.

Les écritures

1. Encaissement d'un séjour en direct — loyer 900 €, taxe de séjour collectée 49,50 € :

Compte Libellé Débit Crédit
512Banque — encaissement séjour949,50 €
706Location meublée — nuitées900,00 €
4471Taxe de séjour à reverser49,50 €

2. Reversement à la collectivité — échéance semestrielle de 594 € :

Compte Libellé Débit Crédit
4471Taxe de séjour à reverser594,00 €
512Banque — virement collectivité594,00 €

3. Séjour encaissé via une plateforme qui collecte et reverse elle-même — nuitées 900 €, commission 15 % (135 €), taxe de séjour prélevée par la plateforme et versée directement à la collectivité :

Compte Libellé Débit Crédit
512Banque — versement net de la plateforme765,00 €
622Commission plateforme135,00 €
706Location meublée — nuitées900,00 €

Vous avez remarqué ? La taxe de séjour n'apparaît nulle part dans cette écriture. C'est normal, et c'est même la seule écriture juste : l'argent n'a jamais touché le compte de la SCI. Ni produit, ni dette. Conservez tout de même le décompte de la plateforme : c'est lui qui justifie, en cas de contrôle, ce que vous n'avez pas eu à reverser. Une exception à connaître : si la plateforme vous reverse la taxe au lieu de la payer directement à la collectivité, alors elle transite bel et bien par vos comptes, et on repasse au 4471.

Le contrôle de cohérence à la clôture

Avant d'arrêter les comptes, trois vérifications qui prennent dix minutes et évitent des mois de discussion.

  • Le 4471 doit être créditeur, ou à zéro. S'il est débiteur, vous avez reversé plus que collecté. Deux causes possibles : une erreur de ventilation, ou un séjour dont la taxe a été supportée par la SCI — départ furtif non signalé au maire, exonération accordée un peu vite.
  • Le solde créditeur doit s'expliquer, à l'euro près. Il représente la taxe encaissée sur les nuitées de la période dont l'échéance de reversement n'est pas encore tombée. Rapprochez-le de votre état des nuitées, ligne à ligne. Si ça ne tombe pas juste, la réponse est dans le tableau, pas dans le grand livre.
  • Le collecté doit égaler le déclaré, plateformes comprises. Taxe collectée en direct (4471) + taxe collectée par les plateformes (décomptes) = taxe due sur la période. Un écart trouvé en janvier se corrige ; le même écart trouvé par la commune deux ans plus tard se paie.

Ces trois contrôles ont leur place dans la check-list de clôture d'une SCI, juste à côté du rapprochement bancaire. Et si la mécanique générale d'enregistrement des recettes locatives vous échappe encore, commencez par nos écritures de loyers en SCI.

Une dette de transit toujours juste, sans y penser

SCI-AI ventile automatiquement loyer, commission et taxe de séjour à partir de vos encaissements bancaires, et vous alerte quand le solde à reverser ne correspond plus à vos nuitées.


8. Le point qui fâche : meublé de tourisme et bascule à l'IS

Autant le dire franchement, parce que beaucoup de gérants découvrent le problème en même temps que la taxe de séjour : une SCI qui loue en meublé de tourisme exerce une activité commerciale. L'article 206-2 du CGI soumet à l'impôt sur les sociétés les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale au sens des articles 34 et 35 du CGI. La location meublée en fait partie. Point final.

La SCI à l'IR qui met un bien en location saisonnière meublée bascule donc de plein droit à l'IS. Sans option à cocher, sans formalité, souvent sans que personne s'en aperçoive. Et cette bascule emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI).

Là, une précision s'impose, parce que beaucoup d'articles agitent le spectre d'une taxation immédiate qui n'a pas lieu d'être. L'article 202 ter, I, alinéa 2 prévoit une atténuation conditionnelle : les bénéfices en sursis d'imposition et les plus-values latentes ne sont pas imposés immédiatement, à la double condition qu'aucune modification ne soit apportée aux écritures comptables et que leur imposition demeure possible sous le nouveau régime. C'est précisément le cas d'une SCI qui devient passible de l'IS : les immeubles sont inscrits au bilan d'ouverture pour leur valeur d'origine, avec mention des amortissements qui auraient été déduits, bilan à déposer dans les soixante jours du changement de régime (art. 202 ter, II). Pas de chèque à signer le jour de la bascule, donc.

Le vrai coût est ailleurs, et il est définitif : la SCI perd le régime des plus-values des particuliers, donc les abattements pour durée de détention de l'article 150 U du CGI. À la revente, la plus-value se calcule en régime professionnel, sur la valeur d'origine, amortissements réintégrés. Pour un immeuble détenu depuis quinze ans et promis à l'exonération, la facture ne tombe pas tout de suite — mais elle est bien plus lourde quand elle tombe.

Il existe heureusement un filet. L'administration admet une tolérance lorsque les recettes de nature commerciale ne dépassent pas 10 % des recettes totales hors taxes de la société (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320). Ce seuil s'apprécie année par année, et non en moyenne. Le lissage existe, mais comme filet de second rang : en cas de franchissement au titre d'une année, la société n'est pas soumise à l'IS si la moyenne des recettes commerciales de l'année en cause et des trois années antérieures reste sous les 10 % (§ 330). Un été exceptionnel n'emporte donc pas tout, à condition que les trois précédents aient été calmes.

Ne polluez pas le ratio. La taxe de séjour n'est pas une recette de la SCI : ni au numérateur (recettes commerciales), ni au dénominateur (recettes totales). L'y glisser gonfle artificiellement les recettes commerciales et peut vous faire conclure à un franchissement du seuil qui n'a jamais eu lieu. Voilà la première conséquence très concrète de la règle « dette, jamais produit » — et elle se chiffre en milliers d'euros d'impôt.

Et la taxe de séjour, dans tout ça ? Elle est due quel que soit le régime fiscal. C'est une taxe locale assise sur l'hébergement de personnes, pas sur un résultat : IR, IS, SCI déficitaire, SCI en franchise de TVA, la question ne se pose même pas. Pour trancher entre les deux régimes en connaissance de cause, voyez notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR ; et pour comprendre pourquoi une SCI à l'IR n'est pas « transparente » mais translucide, la nuance vaut le détour.

Les trois autres obligations qui arrivent avec le meublé de tourisme

  • La CFE. Aux yeux de la cotisation foncière des entreprises, la location meublée est une activité professionnelle : votre SCI y est assujettie, alors qu'en location nue d'habitation elle en serait exonérée. Seule la première année de création échappe à la règle. Voir notre guide CFE et SCI.
  • La TVA. La location meublée nue de services reste exonérée. En revanche, dès que la SCI fournit au moins trois des quatre services para-hôteliers (petit-déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge, réception de la clientèle), elle entre dans le champ de la TVA au taux de 10 %. La frontière est plus mince qu'on ne le croit. Voir la déclaration de TVA en SCI et la franchise en base.
  • Le changement d'usage. Dans les communes qui l'ont instauré, transformer un local d'habitation en meublé de tourisme exige une autorisation (art. L631-7 du CCH). L'amende civile va jusqu'à 100 000 € (art. L651-2 du CCH), et la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a nettement durci le dispositif d'enregistrement. Notre guide changement d'usage en SCI détaille commune par commune ce qui s'applique.

Symétriquement : si votre SCI loue en meublé longue durée ou en colocation classique, oubliez la taxe de séjour. Elle vise l'hébergement de personnes non domiciliées dans la commune, c'est-à-dire le touriste et le voyageur de passage. Un colocataire qui a établi sa résidence sur place n'entre pas dans le champ. Nos guides SCI et location meublée et SCI et colocation traitent ces deux configurations.

Assez de principes. Posons les chiffres sur un cas réel, du calcul de la taxe jusqu'à son effet sur le rendement affiché.


9. Cas chiffré : un meublé non classé loué 120 nuits

Les données

Le cas type que je croise le plus souvent : un couple, une SCI, un T2 racheté en bord de côte.

  • SCI à l'IS détenant un T2 en zone touristique, loué en meublé de tourisme non classé.
  • 120 nuitées louées dans l'année, 2 adultes en moyenne par nuitée, soit 240 nuitées-personnes.
  • Prix moyen de la nuitée : 90 € pour le logement entier, hors frais de ménage, sans TVA (pas de services para-hôteliers).
  • Délibération de l'EPCI : tarif proportionnel de 5 % pour les hébergements non classés.
  • Tarif le plus élevé voté par l'EPCI, toutes catégories confondues : 2,60 € (sa catégorie 4 étoiles). C'est ce montant, et lui seul, qui plafonne le tarif proportionnel.
  • Taxe additionnelle départementale de 10 % instituée. Pas de taxe régionale (hors Île-de-France).

Le calcul, étape par étape

Étape Calcul Résultat
Coût de la nuitée par personne90 € ÷ 2 personnes45,00 €
Tarif proportionnel communal45,00 € × 5 %2,25 €
Vérification du plafond2,25 € < 2,60 € (tarif le plus élevé voté par l'EPCI)Non plafonné
Taxe communale sur l'année240 nuitées-personnes × 2,25 €540,00 €
Taxe additionnelle départementale540,00 € × 10 %54,00 €
Total à collecter et reverser540,00 € + 54,00 €594,00 €

Traduction pour le voyageur : 2,48 € par personne et par nuitée, en supplément du prix du séjour. Traduction pour la SCI : elle a vu passer 11 394 € sur son compte, dont 10 800 € de nuitées et 594 € de taxe. Son chiffre d'affaires, lui, est de 10 800 €. Pas un centime de plus.

La variante qui déclenche le plafond

Même appartement, mais on est le 10 août : la nuitée passe à 130 € pour 2 personnes.

  • Coût par personne : 130 € ÷ 2 = 65,00 €
  • Tarif proportionnel théorique : 65,00 € × 5 % = 3,25 €
  • Plafond applicable : le tarif le plus élevé voté par l'EPCI, soit 2,60 € dans nos hypothèses
  • Tarif effectivement applicable : 2,60 €, plus 10 % de taxe départementale, soit 2,86 €

Le plafond fait tomber le tarif communal de 3,25 € à 2,60 €. Soit 0,65 € par personne et par nuitée que vous n'avez pas le droit d'encaisser — 0,715 € une fois l'additionnelle départementale prise en compte. Sur trois semaines de haute saison à deux personnes, c'est-à-dire 21 nuits × 2 personnes, ça fait 30,03 € prélevés en trop — invisibles pour le voyageur, mais bien réels dans vos comptes. Une SCI qui applique 5 % en pilote automatique surfacture ses clients et se retrouve avec plus de taxe collectée que de taxe due. Attention : ce plafond de 2,60 € n'a rien d'un montant national, il vient de la délibération retenue ici. Dans une collectivité qui a voté jusqu'à 4,90 €, le tarif de 3,25 € s'applique intégralement, sans aucun écrêtement. Bonne nouvelle : quand la taxe a été acquittée à titre provisionnel auprès d'une plateforme habilitée à collecter, l'article L2333-34, II du CGCT ouvre à l'assujetti un droit à restitution, à exercer dans les quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle du paiement. Encore faut-il s'en apercevoir.

Ce que ça change sur le rendement

594 € sur 10 800 € de nuitées : 5,5 % du chiffre d'affaires qui n'a jamais appartenu à la SCI. Le gérant qui a comptabilisé la taxe en produit croit avoir fait 11 394 € et calcule son rendement là-dessus. Sur un bien acheté 180 000 €, le rendement brut réel de 6,0 % s'affiche à 6,3 %. Trois dixièmes de point, diront certains. Sauf qu'on décide d'un achat, qu'on négocie un taux et qu'on convainc un futur associé avec ces trois dixièmes-là.


10. Les 5 erreurs qui reviennent tout le temps

Erreur 1 : comptabiliser la taxe de séjour en produit

L'erreur mère, celle dont toutes les autres découlent. La taxe atterrit en 706 avec le loyer. Le chiffre d'affaires gonfle, le résultat imposable suit tant que le reversement n'est pas passé, puis le reversement tombe en charge et creuse un décalage artificiel entre deux exercices. Résultat : deux années de comptes qui ne veulent plus rien dire. Ce qu'il faut faire : reventiler les encaissements, créditer un 4471 dédié, rapprocher le solde de l'état des nuitées.

Erreur 2 : oublier de tenir l'état des nuitées

L'abrogation du registre du logeur en 2019 a fait croire à beaucoup de propriétaires qu'il n'y avait plus rien à tenir. Erreur de lecture : l'état déclaratif de l'article L2333-34 du CGCT réclame exactement les mêmes informations. Sans ce tableau, vous ne pouvez ni déclarer juste, ni contester le décompte d'une plateforme, ni répondre au maire qui vous demande vos pièces. Ce qu'il faut faire : une ligne par séjour, tenue au fil de l'eau, avec dates, nombre de personnes, nuitées, prix de la nuitée et taxe collectée. Un tableur suffit — les cinq premières minutes suffisent à s'y tenir.

Erreur 3 : croire que la plateforme dispense de tout

« Airbnb s'en occupe » : vrai pour ce qui passe par Airbnb, faux pour tout le reste. Locations en direct, réservations via une agence, canaux sans intermédiation de paiement : rien de tout cela n'est couvert. Et même sur son propre périmètre, la plateforme ne vous transfère ni la responsabilité du bon tarif, ni celle des exonérations. Ce qu'il faut faire : segmenter vos canaux de réservation, vérifier chaque décompte, et reverser vous-même la part que personne n'a collectée.

Erreur 4 : appliquer le tarif d'une commune voisine

Tarif, pourcentage pour les non-classés, période de perception, seuils d'exonération : chaque collectivité vote les siens. Deux communes séparées par une rivière peuvent afficher du simple au triple. Reprendre « ce que fait le voisin », ou pire, un montant lu sur un forum de location saisonnière, produit des écarts dans les deux sens — trop collecté ici, pas assez là. Ce qu'il faut faire : récupérer la délibération applicable, la dater, l'archiver avec les baux et les documents de la SCI.

Erreur 5 : oublier les taxes additionnelles

Le tarif communiqué par la commune est parfois le tarif communal seul, sans mention des majorations. Vous collectez ce montant, et vous laissez de côté les 10 % départementaux — voire, en Île-de-France, les 15 % et les 200 % régionaux. Le reversement se retrouve inférieur à la taxe due, et l'écart sort de la trésorerie de la SCI. Ce qu'il faut faire : demander explicitement le tarif toutes taxes additionnelles comprises. C'est celui-là, et pas un autre, qui doit figurer sur le décompte du voyageur.


11. FAQ — Taxe de séjour en SCI

Ma SCI loue en meublé longue durée : la taxe de séjour s'applique-t-elle ?

Non. La taxe de séjour est établie sur les personnes qui ne sont pas domiciliées dans la commune (art. L2333-29 du CGCT) : elle vise l'hébergement touristique ou de passage. Un locataire en bail meublé classique, en bail mobilité ou en colocation qui a établi sa résidence dans la commune n'y est pas soumis.

Faut-il facturer la taxe de séjour à part ou l'inclure dans le prix ?

À part, sans hésiter. L'affichage du tarif est une obligation (art. R2333-49 du CGCT) ; faire figurer le montant sur une ligne distincte du document remis au voyageur n'est en revanche imposé par aucun texte du CGCT, c'est une bonne pratique recommandée par le guide DGFiP, la taxe étant perçue en sus du prix du séjour. L'inclure silencieusement dans le prix du séjour vous prive de la possibilité de la traiter en compte de tiers et brouille la base de calcul du tarif proportionnel, qui se détermine sur le prix de la prestation d'hébergement.

Les frais de ménage entrent-ils dans la base du tarif proportionnel ?

La base est le coût de la nuitée, c'est-à-dire le prix de la prestation d'hébergement hors taxes. Les frais de ménage facturés distinctement et les frais de service de la plateforme ne constituent pas la prestation d'hébergement. La pratique des collectivités n'est toutefois pas uniforme : faites confirmer par écrit et conservez la réponse comme justificatif.

Un enfant compte-t-il dans le calcul ?

Non pour la taxe : les personnes mineures sont exemptées (art. L2333-31, 1° du CGCT). Attention, l'exemption porte sur la personne, pas sur la réservation : un séjour de 2 adultes et 3 enfants se taxe sur 2 personnes. En revanche, en régime forfaitaire, la notion de personne exemptée n'a pas cours — l'assiette est la capacité d'accueil.

Que faire si un voyageur refuse de payer la taxe ?

La taxe reste due par lui. Si le séjour se termine sans paiement, l'article L2333-35 du CGCT vous impose d'informer le maire dans les huit jours et de demander à être déchargé. Un professionnel peut aussi demander à en être exonéré dans un délai de deux mois s'il justifie de l'impossibilité de percevoir la taxe. Sans démarche, la SCI la supportera sur ses fonds propres.

La taxe de séjour est-elle déductible du résultat de la SCI ?

Au régime réel, non : elle n'est ni un produit ni une charge, elle transite par un compte de tiers. Au régime forfaitaire, oui : elle est due par l'hébergeur, donc par la SCI, et constitue une charge déductible enregistrée en compte 637 (ou 635). Voir nos charges déductibles en SCI.

Ma SCI possède des biens dans trois communes : une seule déclaration ?

Non, et c'est fastidieux. Chaque collectivité qui a institué la taxe a son tarif, son calendrier de reversement et son portail. Trois communes, c'est trois suivis, trois déclarations, trois dates dans l'agenda. Statistiquement, c'est le troisième bien qu'on oublie.

Faut-il déclarer même sans aucune nuitée ?

Oui, dans la plupart des collectivités : une déclaration à zéro reste attendue à l'échéance. L'amende de l'article L2333-34-1 du CGCT sanctionne le défaut de déclaration dans les délais, indépendamment du montant collecté. Vérifiez le point sur le portail de votre collectivité et déposez systématiquement, même sur une saison blanche.

La taxe de séjour et la taxe foncière, c'est lié ?

Rien à voir, malgré le mot « taxe » commun aux deux. La taxe foncière frappe le propriétaire au titre de la détention du bien : charge de la SCI, déductible. La taxe de séjour frappe l'occupant au titre de son séjour : dette de transit, jamais déductible puisqu'elle n'est pas une charge. Même bien, deux logiques opposées.

Peut-on encore régulariser plusieurs saisons oubliées ?

Oui, et n'attendez pas qu'on vienne vous le demander. Reconstituez vos états de nuitées à partir des relevés bancaires et des historiques de réservation, appelez le service taxe de séjour de la collectivité, proposez un reversement. Une démarche spontanée change complètement le ton de la conversation — j'ai vu des dossiers de trois saisons se régler en un courriel. Voir aussi notre guide rattrapage comptable.

Une SCI peut-elle relever de la taxe forfaitaire ?

Seulement si son hébergement est classé et si la collectivité a retenu le régime forfaitaire pour cette nature d'hébergement. Les hébergements en attente de classement ou sans classement relèvent obligatoirement du régime réel (art. L2333-26 du CGCT). Dans la grande majorité des SCI qui louent un meublé non classé, la question ne se pose donc pas.

La taxe de séjour figure-t-elle dans la liasse fiscale ?

Au régime réel, elle apparaît uniquement au bilan, dans les dettes, pour le montant collecté et non encore reversé à la clôture — jamais au compte de résultat. Au régime forfaitaire, elle figure au compte de résultat parmi les impôts et taxes. Un solde de dette anormalement élevé est un signal d'alerte lors d'une revue de comptabilité SCI.

Le classement du meublé fait-il baisser la taxe ?

Souvent, oui, dès que le prix par personne et par nuitée dépasse une vingtaine d'euros. Le classement substitue un tarif fixe par nuitée au pourcentage de 1 à 5 %. Le gain se calcule commune par commune : comparez le tarif voté pour la catégorie visée au tarif proportionnel appliqué à votre prix moyen par personne, après application du plafond — qui est le tarif le plus élevé voté par votre collectivité, et non un montant national. Dans une commune dont le tarif maximal voté est faible, le plafond écrête déjà le pourcentage et le classement ne rapporte rien.

Dois-je autoriser la plateforme à collecter à ma place ?

Quand la plateforme est intermédiaire de paiement, la collecte est une obligation légale et non une option. Quand elle ne l'est pas, elle ne peut collecter que si vous l'y habilitez. Dans ce second cas, l'habilitation simplifie la vie mais ne transfère pas votre responsabilité de contrôle : vérifiez toujours les décomptes.

Louer en saisonnier via une SCI, est-ce vraiment une bonne idée ?

Ça se décide avant l'achat, pas trois ans après. Bascule à l'IS de l'article 206-2 du CGI, CFE, plus-value professionnelle à la revente, autorisation de changement d'usage : quatre paramètres qui, ensemble, retournent l'équation. Ce n'est ni bon ni mauvais en soi, c'est un montage à choisir en connaissance de cause. Notre guide SCI et location saisonnière déroule le sujet de bout en bout.

Combien de temps conserver les états de nuitées et les décomptes ?

Alignez-vous sur la règle comptable la plus longue : dix ans pour les pièces justificatives (art. L123-22 du Code de commerce). Le droit à restitution de la taxe acquittée à titre provisionnel auprès d'une plateforme habilitée s'exerce par ailleurs pendant quatre ans à compter du premier jour de l'année suivant celle du paiement (art. L2333-34, II du CGCT), ce qui suppose de pouvoir retrouver le détail d'un séjour longtemps après. Voir notre guide sur les documents à conserver.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les tarifs de la taxe de séjour résultent de délibérations locales : vérifiez toujours la délibération applicable à votre commune ou à votre EPCI avant de collecter.

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FAQ

Questions fréquentes

Non, jamais. La taxe de séjour au réel est due par le voyageur (art. L2333-29 du CGCT) : la SCI ne fait que l'encaisser pour le compte de la commune, puis la reverser. Comptablement, c'est une dette envers une collectivité publique, enregistrée dans un compte de tiers (447), pas un produit. La comptabiliser en 706 gonfle artificiellement le chiffre d'affaires et fausse tous les ratios.
Le barème 2026 publié par la direction générale des collectivités locales va de 0,20 € à 4,90 € par personne et par nuitée selon la catégorie d'hébergement (4,90 € pour les palaces, 3,60 € pour le 5 étoiles, 2,60 € pour le 4 étoiles, 0,80 € pour le 1 étoile et les chambres d'hôtes). Ces montants sont des plafonds : c'est votre commune ou votre EPCI qui fixe le tarif effectif par délibération, dans la fourchette plancher-plafond.
Pour un hébergement sans classement ou en attente de classement, le tarif est proportionnel : entre 1 % et 5 % du coût hors taxes de la nuitée par personne (art. L2333-30 du CGCT). Le résultat est plafonné au tarif le plus élevé adopté par la collectivité — et seulement à celui-là : la référence au tarif plafond des hôtels 4 étoiles a été supprimée du texte par l'article 124 de la loi de finances pour 2021. Ce plafond se lit donc dans la délibération, pas dans le barème national. Les taxes additionnelles s'ajoutent ensuite.
Oui. L'obligation de collecte des plateformes intermédiaires de paiement (art. L2333-33 du CGCT) ne vous décharge pas du contrôle : vous devez vérifier que le tarif appliqué est le bon, que les exonérations ont été traitées, et conserver les décomptes de reversement. Quand la plateforme est le collecteur légal, c'est elle qui encourt l'amende en cas de défaut de perception ou de reversement (art. L2333-34-1, II et III du CGCT) ; mais faute de décompte à produire, c'est vers vous que la collectivité se tournera d'abord. Et si vous louez aussi en direct ou via une agence, c'est vous qui collectez.
L'article R2333-51 du CGCT, qui imposait un registre du logeur formalisé, a été abrogé par le décret n° 2019-1062 du 16 octobre 2019. L'obligation subsiste sous une autre forme : l'état déclaratif de l'article L2333-34 du CGCT, remis à la collectivité lors du reversement, qui doit détailler par hébergement les dates, l'adresse, le nombre de personnes, le nombre de nuitées, le prix de la nuitée pour les non-classés et le montant collecté.
L'article L2333-34-1 du CGCT prévoit une amende de 750 € à 12 500 € pour défaut de déclaration dans les délais, majorée de 150 € par omission ou inexactitude (dans la limite de 12 500 € par déclaration), et une amende de 750 € à 2 500 € pour défaut de collecte comme pour défaut de reversement. Elles sont prononcées par le président du tribunal judiciaire statuant en la forme des référés, à la demande de la commune. Le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution, le 31 juillet 2026 (décision n° 2026-1214/1215 QPC), la seule amende pour défaut de perception de la taxe (II de l'art. L2333-34-1), dont il était saisi à l'initiative des plateformes. S'y ajoute, en amont, la taxation d'office de l'article L2333-38 du CGCT.
L'article L2333-31 du CGCT exonère quatre catégories : les personnes mineures, les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la commune, les personnes bénéficiant d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire, et les personnes qui occupent des locaux dont le loyer est inférieur à un montant fixé par le conseil municipal. Aucune autre exonération n'existe : ni les seniors, ni les étudiants, ni les personnes handicapées.
Au réel, la taxe est due par le voyageur et calculée par personne et par nuitée : la SCI n'est que collectrice. Au forfaitaire, la taxe est due par l'hébergeur lui-même et calculée sur la capacité d'accueil multipliée par le nombre de nuitées de la période d'ouverture (art. L2333-41 du CGCT), avec un abattement de 10 % à 80 % voté par la collectivité. Au forfaitaire, c'est une charge de la SCI, pas une dette de transit.
Non, en principe. La location meublée est une activité commerciale : une SCI à l'IR qui la pratique bascule à l'impôt sur les sociétés en application de l'article 206-2 du CGI. L'administration admet une tolérance lorsque les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes, seuil apprécié année par année (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320) ; en cas de dépassement, un filet de sécurité joue si la moyenne des recettes commerciales de l'année et des trois précédentes reste sous 10 % (§ 330). La taxe de séjour, elle, est due quel que soit le régime fiscal.
Non. La taxe de séjour n'est pas une recette de la SCI : elle ne fait que transiter par sa trésorerie. Elle ne doit donc figurer ni dans les recettes commerciales, ni dans les recettes totales servant à apprécier le seuil de 10 % de l'article 206-2 du CGI. L'inclure fausse le ratio dans les deux sens et peut conduire à conclure à tort à une bascule à l'IS.
Le département peut instituer une taxe additionnelle de 10 % (art. L3333-1 du CGCT). En Île-de-France s'ajoutent une taxe additionnelle régionale de 15 % au profit de la Société des grands projets (art. L2531-17 du CGCT) et une taxe additionnelle de 200 % au profit d'Île-de-France Mobilités (art. L2531-18 du CGCT). Elles se calculent sur le montant de la taxe communale et sont collectées avec elle.
Le tarif résulte d'une délibération du conseil municipal ou de l'EPCI, adoptée avant le 1er juillet pour s'appliquer à compter du 1er janvier suivant (art. L2333-26 du CGCT). Consultez le site de la commune ou de l'office de tourisme, le portail de télédéclaration de la collectivité, ou le barème national mis en ligne par la direction générale des collectivités locales. Ne recopiez jamais le tarif d'une commune voisine : les écarts sont considérables.
Oui. L'article R2333-49 du CGCT impose que le tarif de la taxe de séjour soit affiché chez les logeurs, hôteliers, propriétaires et autres intermédiaires, et tenu à disposition en mairie. En pratique, pour un meublé, l'affichage se fait dans le logement (livret d'accueil). Faire figurer la taxe sur une ligne distincte du reçu remis au voyageur ne résulte d'aucun texte du CGCT, mais c'est la bonne pratique recommandée par le guide DGFiP, la taxe étant perçue en sus du prix du séjour.
À l'encaissement : débit 512 Banque, crédit 706 (ou 752) pour le loyer et crédit 4471 « Taxe de séjour à reverser » pour la taxe. Au reversement : débit 4471, crédit 512. À la clôture, le solde créditeur du 4471 doit correspondre exactement à la taxe encaissée et non encore reversée. Un solde débiteur signale que vous avez reversé plus que collecté — ou mal ventilé un encaissement.
Aux dates fixées par délibération de la collectivité (art. L2333-34 du CGCT) : le plus souvent une ou deux échéances par an, parfois trimestrielles. Les plateformes numériques, elles, reversent au plus tard le 30 juin et le 31 décembre. Vérifiez le calendrier propre à votre collectivité : les délais ne sont pas harmonisés au niveau national.
Non. La taxe de séjour est perçue pour le compte de la collectivité et n'entre pas dans la base d'imposition de la prestation d'hébergement. Attention en revanche à la base de calcul du tarif proportionnel des hébergements non classés : elle se calcule sur le coût de la nuitée hors taxes, c'est-à-dire hors TVA lorsque la prestation y est soumise (para-hôtellerie).