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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Lecture : 30 min

Contester un PV d'assemblée de SCI : signature déniée, assemblée jamais tenue

Un procès-verbal d'assemblée, le PV, porte votre signature alors que vous n'avez rien signé, ou décide sans vous d'une réunion qui n'a jamais eu lieu. Bonne nouvelle : un procès-verbal de société civile immobilière n'est qu'un acte sous signature privée, il ne fait foi que s'il est reconnu (article 1372 du code civil). Dès l'instant où vous déniez la signature qui vous est attribuée, l'article 1373 du code civil et l'article 287 du code de procédure civile ne laissent au juge que deux issues. Vérifier l'écriture, ou statuer sans tenir compte de la pièce. Si votre signature ne figure nulle part, le combat change de terrain : c'est la nullité de la décision qu'il faut demander, dans les deux ans, sous un triple test devenu très exigeant depuis le 1er octobre 2025.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, textes vérifiés au 3 septembre 2026. La convocation, le déroulé de la réunion et le contenu du procès-verbal sont traités dans le guide assemblée générale de SCI : obligations, convocation et PV, à lire d'abord.

La réponse en 30 secondes

Votre signature est sur une pièce (feuille de présence, pouvoir, acte de l'article 1854) : vous la déniez, et le juge doit vérifier l'écrit ou l'écarter. Aucune formalité solennelle, et aucun délai tant que le document vous est opposé en défense. Attention : dénier ne fait qu'écarter la pièce. Si vous voulez en plus faire tomber la décision, le délai de deux ans de la puce suivante court aussi contre vous.

Votre signature n'est nulle part : il faut faire annuler la décision. Deux ans, un triple test, et le résultat n'est pas garanti.

Ne demandez pas une inscription de faux contre un procès-verbal : elle est réservée aux actes authentiques, ceux que dresse un officier public. Pour un procès-verbal, ce sont les articles 287 à 298 ou 299 à 302 du code de procédure civile. Une seule exception, la décision passée par acte notarié : la quatrième partie la traite.

Et posez-vous la question avant d'assigner : décision annulée, gérant révoqué, sortie, ou argent ? Ce ne sont pas les mêmes procès.


1. Un PV de SCI n'est pas un acte notarié : ce que ça change pour vous

Un procès-verbal est le document qui constate une décision prise par les associés. Dans une société civile immobilière (SCI), il est rédigé par le gérant et rangé dans un registre. Ce n'est pas un acte notarié : juridiquement, c'est un acte sous signature privée, un écrit fait entre particuliers, sans officier public.

L'article 1372 du code civil en tire la conséquence. Un tel acte « fait foi entre ceux qui l'ont souscrit » seulement s'il est reconnu par la partie à laquelle on l'oppose, ou légalement tenu pour reconnu. Sa force probante est conditionnelle. L'acte authentique, lui, fait foi jusqu'à inscription de faux de ce que le notaire dit avoir personnellement accompli ou constaté (article 1371).

La traduction pratique vous fait gagner du temps et de l'argent : contester un procès-verbal ne demande aucune formalité solennelle. Pas de plainte préalable, pas de chambre spéciale, et surtout pas d'inscription de faux. On lit parfois en ligne qu'il faudrait « s'inscrire en faux » contre un procès-verbal falsifié. C'est une confusion coûteuse : elle envoie le lecteur vers une procédure qui n'est pas la sienne.

La bifurcation qui commande tout le reste

Deux situations, deux terrains, deux calendriers. Premier cas : votre signature figure quelque part dans le dossier de l'assemblée. Vous êtes sur le terrain de la preuve. Vous la déniez, le juge vérifie, et aucun délai ne vous menace pour dénier tant que le document vous est opposé en défense. Mais dénier n'annule pas la décision, cela ne fait qu'écarter la pièce. Si vous voulez aussi l'annuler, le délai de deux ans de l'article 1844-14 du code civil court contre vous depuis le jour de la décision, exactement comme dans le second cas. Second cas : elle n'y est nulle part. Vous êtes sur le terrain de la nullité de la décision, avec deux ans, un triple test et un résultat incertain.

Se tromper de terrain coûte des mois : lisez la ligne qui correspond à votre situation avant d'aller plus loin.

Votre situation La voie Les textes Le délai
Une signature qui m'est attribuée n'est pas la mienneDénégation, puis vérification d'écritureArt. 1373 C. civ. ; art. 287 à 298 CPC ; art. 1844-14 C. civ. pour annulerAucun pour dénier en défense ; prescription de droit commun si vous agissez à titre principal ; 2 ans pour annuler la décision
Je veux faire écarter la pièce d'un procès en coursFaux incident, c'est-à-dire soulevé dans l'instance elle-même, d'un acte sous seing privéArt. 299 CPC, renvoi aux art. 287 à 295Le temps de l'instance
Je veux faire juger le faux à titre principalAssignation avec sommationArt. 300 à 302 CPCPrescription de droit commun de l'action
Ma signature n'est nulle part, la décision me lèseAction en nullité de la décisionArt. 1844-10, 1844-12-1 et 1844-14 C. civ.2 ans, point de départ objectif
Le gérant m'a causé un préjudice par ce PVAction en responsabilité contre le gérantArt. 1850 et 1843-5 C. civ. ; art. 22245 ans
Le PV est une fabrication délibéréePlainte pour faux et usage de fauxArt. 441-1 C. pén. ; art. 8 et 9-1 CPP6 ans, 12 si dissimulation

CPC : code de procédure civile. C. civ. : code civil. C. pén. : code pénal. Ces six lignes ne s'excluent pas : la plupart des dossiers en combinent deux ou trois. Ce qui suit dit dans quel ordre les jouer.

Un ordre de grandeur avant d'aller plus loin, parce qu'il commande le choix de la porte. Dénier une signature qui était finalement la vôtre expose à une amende civile pouvant atteindre 10 000 € (article 295 du code de procédure civile), et la facture-type que nous déroulons en neuvième partie monte à 19 900 €. Se tromper de terrain ne coûte pas que des mois.


2. Votre signature figure-t-elle quelque part ? La question à traiter avant toutes les autres

Beaucoup d'associés ouvrent un procès-verbal, n'y trouvent pas leur nom en bas de page, et en concluent que le document est irrégulier. C'est presque toujours faux.

L'article 44, alinéa 4, du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 est explicite : les procès-verbaux sont établis et signés par les gérants et, s'il y a lieu, par le président de l'assemblée. Aucun autre associé n'a à les signer. Si vous n'êtes ni gérant ni président de séance, l'absence de votre signature est parfaitement normale et ne prouve rien.

Votre signature, si elle existe, est donc ailleurs. Trois endroits possibles, et un seul suffit à vous placer sur le terrain de la preuve :

  • Une feuille de présence, si le gérant en a fait établir une.
  • Un pouvoir donné à un autre associé ou à un tiers pour vous représenter.
  • Un acte signé de tous les associés au sens de l'article 1854 du code civil, mentionné au registre à sa date par l'article 46 du décret.

La correction que personne ne fait

La feuille de présence n'est obligatoire nulle part en société civile. Aucun article du décret n° 78-704 ne l'impose. L'article 44 exige seulement que le procès-verbal indique les nom et prénoms des associés qui ont participé et le nombre de parts détenues par chacun. On lit régulièrement l'inverse, y compris sur des pages sérieuses.

Son absence ne produit donc aucune nullité : elle prive le gérant d'une preuve. S'il n'en a pas et que vous soutenez n'être jamais venu, c'est à lui de démontrer le contraire. Elle joue contre celui qui invoque le procès-verbal, pas contre vous.

Vérifiez aussi ce que le procès-verbal doit contenir, car un document lacunaire trahit une rédaction après coup. L'alinéa 1 de l'article 44 impose cinq mentions. Les nom et prénoms des associés qui ont participé, le nombre de parts détenues par chacun d'eux, les documents et rapports qui leur ont été soumis. Puis le texte des résolutions mises aux voix et le résultat des votes. Pour une assemblée, l'alinéa 2 en ajoute quatre autres : la date, le lieu de la réunion, les nom, prénoms et qualité du président, et un résumé des débats. Un procès-verbal qui ne mentionne aucun rapport alors qu'il approuve des comptes a été écrit sans que rien n'ait été soumis à personne.

Si votre signature ne figure sur aucune de ces pièces, allez à la cinquième partie. Vous n'avez rien à dénier. Et si elle y figure, ne sautez pas pour autant les cinquième, sixième et septième parties : la dénégation écarte la pièce, elle n'annule pas la décision, et c'est là que se trouve le calendrier des deux ans.


3. Dénier sa signature : l'article 1373 du code civil et l'office du juge

Voici le texte qui change tout, et il est court. L'article 1373 du code civil permet à la partie à laquelle on oppose un acte sous signature privée de désavouer son écriture ou sa signature. Les héritiers et les ayants cause peuvent pareillement désavouer l'écriture de leur auteur, c'est-à-dire de la personne dont ils tiennent leurs droits, ou déclarer qu'ils ne la connaissent pas. Et il conclut par la phrase décisive : dans ces cas, il y a lieu à vérification d'écriture.

L'article 287 du code de procédure civile transforme cette phrase en obligation pour le juge : si une partie dénie l'écriture qui lui est attribuée, il vérifie l'écrit contesté, à moins de pouvoir statuer sans en tenir compte. Deux issues, pas trois. Soit il écarte la pièce de son raisonnement, soit il la vérifie, mais il ne peut pas la retenir sans avoir vérifié.

L'arrêt à connaître, avec sa vraie portée

Cass. 3e civ., 9 mars 2022, n° 21-10.619, arrêt n° 232 FS-B, publié au Bulletin. Le visa est quadruple : articles 1324 devenu 1373 du code civil, 287 et 288 du code de procédure civile, et 22-1 de la loi du 6 juillet 1989. La Cour casse un arrêt d'appel qui avait tenu compte d'un acte « sans procéder à la vérification de l'écriture désavouée ».

Une précision d'honnêteté : cet arrêt portait sur un cautionnement de bail d'habitation, pas sur un procès-verbal de société, et la caution y admettait sa signature en ne déniant que la mention manuscrite portée dans le corps de l'acte. Le principe qu'il rappelle vise l'office du juge devant une écriture ou une signature désavouée — l'article 1373 du code civil comme le chapeau de l'arrêt visent les deux — donc il est de portée générale. Mais nous ne vous vendons pas un arrêt rendu sur un cas identique au vôtre. C'est le seul que nous ayons vérifié à la source pour ce sujet, et nous n'en ajouterons pas d'autre.

Sur la juridiction, l'article 285 du code de procédure civile est simple. Vérification soulevée au cours d'un procès déjà engagé : c'est le juge saisi du principal, quel qu'il soit. Demandée à titre principal : c'est le tribunal judiciaire. La seconde hypothèse se double presque toujours d'une action en nullité, de la compétence du même tribunal. Jamais le tribunal de commerce, étranger aux litiges entre associés d'une société civile.

Comment se déroule concrètement une vérification d'écriture

La séquence est écrite dans le code, et elle explique pourquoi la préparation compte davantage que la plaidoirie.

  1. Le corpus de comparaison (article 288). Le juge statue au vu des éléments dont il dispose, après avoir, s'il y a lieu, enjoint aux parties de produire tous documents à lui comparer et fait composer, sous sa dictée, des échantillons d'écriture. Ce « s'il y a lieu » est une faculté, pas une obligation, et c'est ce qui rend votre propre préparation décisive. Dans la détermination des pièces de comparaison, le juge peut retenir tous documents utiles provenant de l'une des parties, qu'ils aient été émis ou non à l'occasion de l'acte litigieux.
  2. Le dépôt au greffe (article 289), puis la production forcée des pièces détenues par des tiers, que le juge peut ordonner même d'office et sous astreinte, une somme due par jour de retard (article 290). C'est par là que passent les pièces bancaires et notariales.
  3. L'audition de l'auteur prétendu de l'écriture (article 291), dont le juge ne se prive pas.
  4. Le technicien (article 292), que le juge peut autoriser à emporter l'écrit contesté et les pièces de comparaison contre émargement, une signature qui vaut reçu, ou à se les faire adresser par le greffe. Un expert ne travaille pas sur une photocopie : la production de l'original est déterminante. Son coût est avancé par la partie que le juge désigne pour consigner la provision, en pratique celle qui demande la mesure : comptez 2 400 € dans l'hypothèse chiffrée de la neuvième partie.
  5. Les témoins (article 293) qui ont vu écrire ou signer, et les difficultés d'exécution soumises au juge (article 294).

Le corpus de comparaison décide de tout. Trois documents anciens, rassemblés à la hâte, ne prouvent à peu près rien. Vingt pièces contemporaines de l'acte litigieux, de sources variées, tranchent. Rassemblez-les avant d'assigner, pas quand le technicien les réclame.

Et si le procès-verbal est signé électroniquement ?

L'article 287, alinéa 2, du code de procédure civile soumet la dénégation d'un écrit ou d'une signature électroniques à la même vérification. Il impose seulement au juge de contrôler, en plus, que les conditions des articles 1366 et 1367 du code civil sont satisfaites. L'article 288-1 ajoute que, si la signature bénéficie de la présomption de fiabilité, il appartient au juge de dire si les éléments produits justifient de la renverser. La procédure est identique ; c'est le fardeau de la preuve qui se déplace. Le régime complet est traité dans signature électronique des statuts de SCI, y compris le cas de l'associé qui déclare n'avoir jamais signé.


4. Le faux d'un acte sous seing privé : articles 299 à 302, pas l'inscription de faux

Il existe une seconde porte, distincte de la dénégation, et régulièrement confondue avec l'inscription de faux. Mettons les choses à plat.

Le sous-titre du code de procédure civile consacré aux contestations relatives à la preuve littérale compte deux chapitres. Le chapitre Ier (articles 287 à 302) traite des actes sous seing privé, nom que le code de procédure civile donne toujours à l'acte sous signature privée : vérification d'écriture d'abord, faux ensuite. Le chapitre II (articles 303 à 316) traite de l'inscription de faux et ne vise que les actes authentiques. Un procès-verbal de SCI n'entre jamais dans le second. Une décision passée par acte notarié, en revanche, y entre : l'encadré qui ferme cette partie dit pourquoi.

Le mécanisme du faux civil tient en quatre articles. Si l'écrit est produit en cours d'instance et argué de faux, c'est-à-dire dénoncé comme falsifié, l'article 299 renvoie à l'examen des articles 287 à 295 : vous retombez sur la vérification d'écriture. Si vous agissez à titre principal, l'article 300 impose que l'assignation indique les moyens de faux et fasse sommation au défendeur de déclarer s'il entend ou non faire usage de l'acte. S'il déclare ne pas vouloir s'en servir, le juge en donne acte au demandeur (article 301). S'il persiste, ou s'il ne comparaît pas, on repart vers les articles 287 à 295 (article 302).

Cette sommation est l'outil le plus sous-estimé du sujet. Elle place l'adversaire devant un choix rapide et inconfortable : maintenir un document qu'il devra faire expertiser, ou y renoncer. Une renonciation constatée par le juge n'est pas une demi-victoire, c'est souvent le meilleur résultat accessible. Le procès-verbal ne peut plus être opposé dans cette instance, le juge en ayant donné acte : sans expertise, sans années de procédure, sans risque de l'amende civile de 10 000 €. L'article 301 ne dit rien de plus, et notamment pas que la pièce serait écartée à l'égard de tous. Le choix entre les deux voies est tactique, pas technique.

Une réserve, et une seule

L'article 46 du décret n° 78-704 prévoit expressément que la décision de l'article 1854 peut être passée devant notaire : il vise « l'acte lui-même, s'il est sous seing privé ou sa copie authentique, s'il est notarié ». Si c'est votre cas, cet acte-là est authentique. Il fait foi jusqu'à inscription de faux (article 1371 du code civil), et ce sont les articles 303 et suivants qui s'appliquent, avec l'amende de l'article 305 pour le demandeur qui succombe. Vérifiez donc la forme de la pièce avant de choisir votre voie. Le procès-verbal d'assemblée, lui, reste toujours sous seing privé.


5. Votre signature n'est nulle part : attaquer la décision elle-même

Ici, rien à dénier : le procès-verbal ne vous attribue aucune signature, il vous ignore. C'est le cas de l'associé écarté, et quatre angles d'attaque s'offrent à lui, du plus formel au plus factuel. Cet ordre n'est pas celui de l'efficacité : c'est le troisième, l'incohérence matérielle, qui emporte le plus souvent la conviction.

a. La convocation, et le piège qui la neutralise

L'article 40 du décret n° 78-704 impose une convocation adressée quinze jours au moins avant l'assemblée, un ordre du jour libellé de façon claire, et la mise à disposition des documents au siège. L'article 41 y ajoute une exigence, et elle vise la reddition de compte, ce moment où le gérant rend compte de sa gestion aux associés. Quand elle figure à l'ordre du jour, les comptes et rapports sont adressés à chaque associé par lettre simple, quinze jours avant. Mis à disposition d'un côté, envoyés de l'autre : la nuance est le premier grief à vérifier.

Une précision de calendrier, qui change la valeur de ce grief. Pour une décision antérieure au 1er octobre 2025, l'article 1844-10, alinéa 3, du code civil ne visait que la violation d'une disposition impérative du présent titre, c'est-à-dire du titre IX du livre III du code civil. Le décret de 1978 n'en fait pas partie. Le grief devait donc être rattaché à l'article 1844, alinéa 1, qui garantit à tout associé le droit de participer aux décisions collectives. L'ordonnance de 2025 a remplacé ce critère de localisation par un critère matériel, « une disposition impérative de droit des sociétés », ce qui ne vaut que pour les décisions prises depuis le 1er octobre 2025. Fondez donc toujours la demande sur l'article 1844, alinéa 1, et invoquez les articles 40 et 41 du décret en renfort.

Le piège qui fait tomber la moitié des dossiers

L'article 43 du décret est d'une brièveté redoutable : « Les dispositions des articles 40 à 42 ne sont pas applicables lorsque tous les associés sont gérants. »

Dans une SCI familiale à deux époux cogérants, configuration extrêmement fréquente, il n'y a donc aucune convocation à reprocher, aucun envoi de documents, aucune formalité de consultation écrite. Vérifiez vos statuts avant de construire votre demande sur ce terrain : s'il y tombe, tout le reste s'écroule avec lui. Il vous restera l'article 1844, alinéa 1, du code civil, qui garantit à tout associé le droit de participer aux décisions collectives, sans que les statuts puissent y déroger.

b. Le registre, et ce qu'il fait tomber vraiment

L'article 45 du décret impose de porter les procès-verbaux sur un registre spécial tenu au siège. Ce registre est coté et paraphé : ses feuillets sont numérotés, puis visés un à un. La formalité est gratuite et se fait dans la forme ordinaire, devant un juge du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire, ou devant le maire ou un adjoint au maire de la commune du siège. Que le tribunal de commerce puisse coter un registre ne le rend pas compétent pour vos litiges : coter n'est pas juger. Une variante est admise : des feuilles mobiles numérotées sans discontinuité, où toute addition, suppression, substitution ou interversion est interdite. Le registre peut être électronique depuis le décret n° 2019-1118 du 31 octobre 2019, sous condition de signature au moins avancée et d'horodatage.

Un procès-verbal absent de ce registre n'est pas nul de plein droit : le texte n'assortit pas l'obligation d'une nullité. Ce qui tombe, c'est la datation. Un document sur feuille volante ne prouve plus quand il a été écrit, et l'adversaire perd son meilleur argument sur la date de la réunion. Le texte intégral de l'article 45 est reproduit dans le modèle de PV d'augmentation de capital, et les règles de conservation dans valeur probante et archivage des justificatifs.

c. L'incohérence matérielle, la plus efficace en pratique

C'est l'angle qui emporte le plus souvent la conviction. Une assemblée qui n'a pas eu lieu laisse des trous partout. Un vote de distribution sans qu'aucun mouvement bancaire ne suive. Un rapport de gestion mentionné mais introuvable. Une résolution approuvant des comptes que personne n'a jamais établis. Un président de séance qui était à l'étranger ce jour-là. Chacun est faible seul ; réunis, ils construisent la démonstration. Sur le droit d'obtenir ces pièces, voyez le droit d'information de l'associé et qui peut consulter les comptes d'une SCI.

d. « Nul ne peut se constituer de titre à soi-même » : un argument, pas une règle

L'article 1363 du code civil énonce ce principe, et il est tentant de l'opposer à un procès-verbal signé du seul gérant, qui s'écrit à lui-même la preuve de sa décision. L'argument se plaide. Mais sa portée est discutée, parce que le décret n° 78-704 organise justement le procès-verbal comme le mode normal de constatation des délibérations. Présentez-le comme un argument, jamais comme une règle acquise, et ne bâtissez pas votre demande dessus.


6. Assemblée jamais tenue : nullité ou inexistence ? Le point n'est pas tranché

C'est la question que tout le monde évite, et la seule réponse honnête est : on ne sait pas encore.

L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable depuis le 1er octobre 2025, a refondu les nullités en droit des sociétés et les encadre sévèrement. L'article 1844-10, alinéa 3, du code civil réserve la nullité d'une décision sociale à deux hypothèses : la violation d'une disposition impérative du droit des sociétés, ou une cause de nullité des contrats en général. Le même alinéa excepte le dernier alinéa de l'article 1833, ce qui ferme la porte à une nullité fondée sur la seule contrariété à l'intérêt social. L'alinéa 4 précise que, sauf si la loi en dispose autrement, la violation des statuts n'est plus une cause de nullité. L'article 1844-14 enferme l'action dans deux ans. Et l'article 1844-12-1 ajoute trois conditions cumulatives, que le juge doit toutes trouver réunies :

  1. le demandeur justifie d'un grief résultant d'une atteinte à l'intérêt protégé par la règle violée ;
  2. l'irrégularité a eu une influence sur le sens de la décision ;
  3. les conséquences de la nullité pour l'intérêt social ne sont pas excessives.

Une assemblée qui n'a jamais eu lieu du tout est-elle seulement « nulle », ou est-elle inexistante, donc hors de ce régime et hors du délai de deux ans ? Le rapport au Président de la République accompagnant l'ordonnance n'aborde pas la question : il ne consacre pas l'inexistence, il ne l'écarte pas non plus. Il se borne à substituer la notion de décision sociale à celle d'actes et délibérations, et à écarter l'automaticité de la nullité au profit du triple test. À notre connaissance, aucune décision publiée n'a tranché depuis l'entrée en vigueur.

Ce que nous en tirons pour vous

Ne concluez jamais seul que vous êtes forclos, c'est-à-dire hors délai pour agir. Si votre procès-verbal a plus de deux ans et qu'aucune assemblée n'a jamais été tenue, la question de l'inexistence est ouverte, et elle vaut d'être posée à un avocat. Un second point n'est pas tranché non plus : l'ordonnance ne dit pas si le triple test s'applique aux décisions prises avant le 1er octobre 2025 ou aux instances engagées après. Nous retenons la date de la décision, comme le fait notre guide sur l'abus de majorité en SCI : c'est une lecture, pas une certitude.


7. Jusqu'à quand agir : le calendrier, calculé jusqu'à la date

Deux ans, donc, depuis le 1er octobre 2025, sous la réserve qui ouvre l'article 1844-14 : le texte laisse subsister les règles particulières concernant les fusions, les scissions et les modifications du capital social. Avec une caractéristique décisive : le point de départ est objectif. L'article 1844-14 fait courir le délai « à compter du jour où la nullité est encourue », donc du jour de la décision, et non du jour où vous l'avez découverte. Un associé tenu à l'écart pendant trois ans voit son délai courir sans le savoir. C'est dur, et c'est le droit.

L'ordonnance ne comporte aucune disposition transitoire pour les délais en cours : son article 70 se borne à fixer son application au 1er octobre 2025, le seul report qu'il prévoit visant son article 67, étranger à notre sujet. Le raccordement passe donc par l'article 2222, alinéa 2, du code civil : un délai réduit court à compter de l'entrée en vigueur de la loi nouvelle, sans que la durée totale excède celle de la loi antérieure. C'est l'interprétation dominante, et aucune jurisprudence ne la confirme encore.

Cas 1 — Un PV antérieur à la réforme : combien de jours vous reste-t-il ?

Vous détenez 30 % d'une SCI. Un procès-verbal daté du 12 mars 2024 vote une « rémunération exceptionnelle » de 60 000 € au gérant majoritaire. Vous le découvrez le 3 septembre 2026, date à laquelle ce guide a été calculé.

L'enjeu, d'abord. Cette somme est sortie de la société et a réduit d'autant le résultat distribuable. Votre part du préjudice : 30 % × 60 000 € = 18 000 €. Une précision qui commande la suite : ces 18 000 € sont de la valeur qui revient dans la SCI, pas de l'argent qui vous est versé — la dixième partie dit pourquoi. Les frais du procès, eux, sortent de votre poche.

Le délai, ensuite. Sous la loi ancienne, trois ans depuis le 12 mars 2024 : butoir au 12 mars 2027. Sous la loi nouvelle, deux ans à compter du 1er octobre 2025 : butoir au 1er octobre 2027. L'article 2222, alinéa 2, retient le nouveau délai sans excéder la durée prévue par la loi antérieure. Le plus proche l'emporte.

Butoir retenu : le 12 mars 2027. Décompte depuis le 3 septembre 2026 : 27 jours de septembre + 31 (octobre) + 30 (novembre) + 31 (décembre) + 31 (janvier) + 28 (février 2027, année non bissextile) + 12 (mars) = 190 jours. Comptez un jour de moins par jour écoulé depuis cette date.

Le coût, enfin, puisque nous vous demandons de le comparer. Reprenons les postes de la neuvième partie, dans la même hypothèse. Les honoraires de votre propre avocat sur une instance qui dure : 5 000 €, à sortir avant tout résultat. Si vous perdez, ajoutez l'article 700 du code de procédure civile, 3 500 €, soit 8 500 €. Et si le dossier appelle en plus une expertise en écritures, sa consignation de 2 400 € porte le pire cas à 10 900 €. Face à 18 000 € d'enjeu qui rentrent dans la société et non dans votre poche, vous engagez donc entre 28 % et 61 % de ce que vous espérez récupérer, sur une procédure qui se compte en années. Mêmes réserves qu'au cas 3 : c'est une hypothèse de coût, pas un barème, et aucun texte ne fixe ces montants.

Six mois pour rassembler les pièces, consulter, assigner. Et un point à signaler à votre conseil : la décision étant antérieure au 1er octobre 2025, l'application du triple test de l'article 1844-12-1 est douteuse. Nous l'avons dit plus haut, ce n'est pas tranché.

Une porte reste ouverte plus longtemps, et on l'oublie. L'action en responsabilité contre le gérant se prescrit par cinq ans (article 2224 du code civil), et non par trois ans comme en société anonyme. Surtout, son point de départ est l'exact opposé de celui de la nullité : il court du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir. Sur notre cas 1, si la découverte du 3 septembre 2026 est bien la première possible, cette action reste ouverte jusqu'au 3 septembre 2031, soit quatre ans, cinq mois et vingt-deux jours de plus que le terrain de la nullité. Toute la réserve tient dans le « aurait dû connaître » : l'associé qui recevait les comptes chaque année se verra opposer une découverte plus ancienne. Annuler la décision et faire condamner le gérant sont deux procès distincts, avec deux calendriers : le second survit souvent au premier. Le point de départ est détaillé dans abus de majorité et abus de minorité en SCI, et les recours de l'associé écarté dans associé minoritaire de SCI.


8. Civil ou pénal : la carte de décision, et une asymétrie qui surprend

Fabriquer un procès-verbal est un délit. L'article 441-1 du code pénal définit le faux comme toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice, accomplie dans un écrit destiné à établir la preuve d'un droit. Le faux et son usage sont punis de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. L'article 441-7 vise l'attestation inexacte : un an et 15 000 €, portés à trois ans et 45 000 € lorsque l'infraction vise à nuire au Trésor public ou au patrimoine d'autrui. Le détail est traité dans responsabilité pénale du gérant de SCI.

Deux idées reçues à corriger. La première : déposer plainte bloquerait la procédure civile. L'alinéa 3 de l'article 4 du code de procédure pénale dit l'inverse : la mise en mouvement de l'action publique n'impose pas la suspension du jugement des autres actions portées devant le juge civil. Menez les deux de front.

La seconde, plus importante : le pénal ne serait qu'une arme de négociation. C'est faux, et l'arithmétique le montre.

Cas 2 — L'asymétrie civil / pénal, mesurée

Un procès-verbal daté du 15 janvier 2026 nomme un gérant et lui alloue 2 500 € par mois. L'associé écarté le découvre le 3 septembre 2026. Les versements ont commencé fin février : février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, soit 7 mensualités × 2 500 € = 17 500 € déjà sortis de la société. Et le compteur tourne : 2 500 € de plus chaque mois, 30 000 € par an. À l'échéance civile du 15 janvier 2028, la ponction cumulée aurait atteint 23 mensualités, soit 57 500 €. Attendre le dernier jour du délai n'est pas neutre : c'est plus du triple de l'enjeu d'aujourd'hui.

Côté civil : nullité de la décision, deux ans depuis le 15 janvier 2026, soit jusqu'au 15 janvier 2028.

Côté pénal : l'action publique du délit se prescrit par six années révolues à compter des faits (article 8 du code de procédure pénale), soit jusqu'au 15 janvier 2032. Si l'infraction a été dissimulée, l'article 9-1 fait courir le délai du jour où elle est apparue et a pu être constatée, ici le 3 septembre 2026. L'échéance devient le 3 septembre 2032, le plafond de douze ans depuis les faits, fixé au 15 janvier 2038, n'étant pas atteint. Et une autre porte, souvent plus simple à ouvrir que la dissimulation : l'article 441-1 punit le faux et son usage. L'usage est une infraction distincte, et un procès-verbal fabriqué est presque toujours réutilisé, auprès de la banque, du notaire, du greffe, ou produit dans un procès. Chaque usage rouvre le débat sur le point de départ, sans qu'il faille caractériser la moindre manœuvre.

Écart : quatre ans tout rond dans le régime de droit commun de l'article 8, et 4 ans, 7 mois et 19 jours si la dissimulation est retenue au titre de l'article 9-1. Dans les deux cas, le pénal reste ouvert alors que le civil est définitivement fermé. Sur un dossier ancien, c'est parfois la seule porte qui reste. Réserve : la dissimulation suppose des manœuvres caractérisées tendant à empêcher la découverte, et cette qualification dépend entièrement des faits.

Reste le prix, et il faut le dire. Une plainte fige durablement les relations dans une société familiale, elle est souvent classée sans suite faute d'éléments matériels, et elle transforme un conflit patrimonial en affrontement personnel. Dans ce cas précis, ne faites pas ça. Votre seul objectif est de faire pression pour négocier une sortie, et votre dossier tient en deux photocopies ? La plainte ne vous apportera qu'une relation définitivement rompue. Le pénal se réserve aux dossiers où vous pouvez caractériser l'altération de la vérité, ou à ceux dont le calendrier civil est déjà clos.


9. Le risque de celui qui conteste : jusqu'à 10 000 € d'amende civile

Cette section manque à peu près partout, et c'est celle qui devrait décider de votre choix.

L'article 295 du code de procédure civile est sans ambiguïté. S'il est jugé que la pièce a bien été écrite ou signée par celui qui l'a déniée, ce dernier encourt une amende civile d'un maximum de 10 000 €, sans préjudice des dommages-intérêts. Et cet article fait partie du bloc auquel renvoient les articles 299 et 302. Choisir la voie du faux plutôt que celle de la dénégation ne met donc pas à l'abri de l'amende, dès lors que c'est bien votre signature que vous avez désavouée. Contester coûte, quand on se trompe.

Une amende qu'on vous prêtera à tort

On lit souvent que le demandeur en faux qui succombe encourt la même amende de 10 000 € au titre de l'article 305. Vérifiez où se trouve ce texte : il figure dans le chapitre II du code de procédure civile, qui commence à l'article 303 et traite de l'inscription de faux contre les actes authentiques. Il ne régit donc pas un procès-verbal de société civile, qui relève du chapitre Ier. Votre risque porte un seul numéro, et c'est le 295.

L'article 296 ajoute un piège dans l'autre sens. Quand la vérification est demandée à titre principal, le juge tient l'écrit pour reconnu si le défendeur, cité à personne, ne comparaît pas. Cité à personne, c'est-à-dire touché en main propre par le commissaire de justice, et non à domicile ou en mairie. Un adversaire qui ne se présente pas ne perd pas par défaut : il gagne.

Cas 3 — Dénier à tort : la facture, poste par poste

Un associé dénie la signature d'un pouvoir donné pour une assemblée. L'expertise conclut que la signature est bien la sienne : il avait signé, puis oublié. Ce qu'il paie, dans une hypothèse réaliste de fin de procès :

  • Amende civile de l'article 295, fixée à 4 000 € par le tribunal (le plafond légal est de 10 000 €)
  • Dommages-intérêts à la partie adverse : 5 000 €
  • Frais irrépétibles de l'article 700 du code de procédure civile, c'est-à-dire une participation aux frais d'avocat de l'adversaire : 3 500 €
  • Frais d'expertise en écritures mis à sa charge : 2 400 €
  • Honoraires de son propre avocat : 5 000 €

Total : 4 000 + 5 000 + 3 500 + 2 400 + 5 000 = 19 900 €.

Un avertissement de méthode : seul le plafond de 10 000 € est légal. Les cinq montants ci-dessus sont une hypothèse de coût construite pour donner un ordre de grandeur, pas un barème. Aucun texte ne fixe le montant de l'amende, des dommages-intérêts ou de l'article 700 : ils relèvent de l'appréciation du juge.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Vous n'êtes pas absolument certain que la signature n'est pas la vôtre ? C'était il y a six ans, vous signiez beaucoup de choses, et le trait ressemble quand même au vôtre ? Alors ne déniez pas. Faites d'abord examiner la pièce par un analyste privé, à vos frais et sans procédure : quelques centaines d'euros valent mieux que 19 900 € de certitude mal placée. Et retenez que l'amende de l'article 295 ne sanctionne pas la mauvaise foi, mais le seul fait d'avoir dénié une signature qui était la sienne.


10. Ce que gagner ne vous rendra pas

Cette section devrait précéder toutes les autres dans votre réflexion. Elle dit ce que vaut réellement une victoire, et la réponse déçoit souvent.

La majorité peut refaire la décision pendant le procès

L'article 1844-13 du code civil autorise le tribunal saisi d'une demande en nullité à fixer, même d'office, un délai pour couvrir les nullités. Il lui interdit aussi de prononcer la nullité moins de deux mois après l'exploit introductif d'instance, c'est-à-dire après l'assignation qui ouvre le procès. L'article 1844-11 achève le tableau : l'action est éteinte lorsque la cause de la nullité a cessé d'exister le jour où le tribunal statue sur le fond en première instance.

Traduction : un gérant majoritaire qui reçoit votre assignation peut convoquer une vraie assemblée, reprendre la même résolution dans les formes, et vous laisser sans objet. Vous aurez gagné une convocation régulière et perdu deux ans. L'article 1844-15-2 permet en outre au juge de différer les effets d'une nullité dont la rétroactivité serait manifestement excessive pour l'intérêt social.

La nullité ne reprend pas le bien vendu

C'est le point le plus douloureux, et le plus mal compris. L'article 1849 du code civil dispose que, dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. Une SCI dont l'objet prévoit l'acquisition et la vente d'immeubles est donc engagée par la vente, même décidée irrégulièrement en interne. Et l'article 1844-16 verrouille : ni la société ni les associés ne peuvent se prévaloir d'une nullité à l'égard des tiers de bonne foi.

Cas 4 — Gagner l'annulation et perdre l'immeuble

SCI détenue à 50 / 50. Un procès-verbal fabriqué autorise le gérant à vendre l'immeuble. Valeur de marché : 480 000 €. Prix effectivement encaissé par la société : 380 000 €. L'acquéreur est un tiers de bonne foi et la vente entre dans l'objet social.

Perte pour la société : 480 000 − 380 000 = 100 000 €. Votre quote-part, c'est-à-dire votre part proportionnelle à vos 50 % du capital : 50 000 €.

Ce que l'annulation du procès-verbal produit : rien sur l'immeuble. Les articles 1849 et 1844-16 le protègent entre les mains de l'acquéreur. Vous ne récupérez pas le bien.

Reste l'action en responsabilité contre le gérant. Mais l'article 1843-5 du code civil ouvre l'action sociale, dont les dommages-intérêts sont alloués à la société, pas à vous. Les 100 000 € rentrent dans la SCI, dont votre adversaire détient toujours la moitié. Vous n'obtenez 50 000 € directement que si vous démontrez un préjudice personnel distinct de celui de la société, ce qui est exigeant. Bonne nouvelle sur un point : le quitus, ce vote par lequel l'assemblée approuve la gestion du gérant, ne couvre rien ici, l'article 1843-5 interdisant à toute décision d'assemblée d'éteindre cette action.

La dilution : le seul cas où le chiffre justifie presque toujours le procès

Cas 5 — Le PV d'augmentation de capital fabriqué

SCI au capital de 100 parts de 100 €. Immeuble valorisé 700 000 €, emprunt restant dû 100 000 €. Actif net : 700 000 − 100 000 = 600 000 €, soit 6 000 € par part. L'associé A détient 25 parts, donc 150 000 € de valeur.

Un procès-verbal daté du 20 novembre 2025, auquel A n'a jamais participé, émet 200 parts nouvelles au nominal, soit 100 € pièce, souscrites par le seul associé B. Apport reçu : 200 × 100 = 20 000 €.

Après l'opération : actif net = 600 000 + 20 000 = 620 000 €, réparti sur 300 parts, soit environ 2 066,67 € par part. A détient toujours 25 parts, désormais valorisées 620 000 × 25/300 = 51 666,67 €.

Perte pour A : 150 000 − 51 666,67 = 98 333,33 €. Sur un enjeu pareil, la question du coût du procès ne se pose plus. Un point de vigilance propre à ce cas : la réserve qui ouvre l'article 1844-14 vise les modifications du capital social, c'est-à-dire exactement l'opération attaquée ici. Le délai de deux ans reste la règle pour une société civile, mais faites confirmer le point avant de tabler sur une date.

Et c'est ici que la démonstration devient imparable devant un juge. Reprenons l'opération à la valeur réelle de 6 000 € la part. Les 200 parts se souscrivent alors 1 200 000 €, dont 20 000 € de nominal et 1 180 000 € de prime d'émission, ce supplément versé au-dessus de la valeur nominale de la part. L'actif net devient 1 800 000 € pour 300 parts, soit exactement 6 000 € la part, et A conserve ses 150 000 €. Ce n'est donc pas l'augmentation de capital qui appauvrit A : c'est l'absence de prime d'émission. Un modèle de procès-verbal conforme figure dans notre modèle de PV d'augmentation de capital.

Avant d'engager quoi que ce soit, posez-vous la seule question utile : que voulez-vous obtenir ? Une décision annulée, la révocation du gérant, votre sortie de la société, ou de l'argent ? Ce ne sont pas les mêmes procès, et l'un peut ruiner les chances de l'autre. La sortie se travaille dans mésentente entre associés de SCI ; la révocation dans changement de gérant ; les recours contre le dirigeant dans litige avec le gérant de SCI.


11. Le dossier : neuf pièces, et comment les obtenir

Un dossier de contestation se gagne avant l'audience. Voici ce qu'il faut réunir, et comment l'obtenir quand on vous le refuse.

  1. L'original du procès-verbal et du registre. Pas une photocopie : l'article 1379 du code civil, dans sa dernière phrase, dispose que si l'original subsiste, sa présentation peut toujours être exigée. Un expert ne travaille pas sur une copie.
  2. La convocation et l'avis de réception, ou la preuve qu'il n'y en a jamais eu.
  3. La feuille de présence et les pouvoirs, s'ils existent : c'est là que se trouve la signature à examiner.
  4. Les relevés bancaires de la société sur la période, pour confronter les résolutions aux mouvements réels.
  5. Le rapport de gestion mentionné au procès-verbal. Son absence est un indice fort.
  6. Les statuts à jour, pour vérifier notamment si tous les associés sont gérants (article 43 du décret).
  7. Vos pièces de comparaison d'écriture : vingt documents contemporains de l'acte, de sources variées.
  8. Les courriels et messages échangés autour de la date de l'assemblée prétendue.
  9. Un extrait du registre montrant la numérotation des feuillets, qui révèle les interversions et les ajouts.

Procédez dans l'ordre, chaque étape préparant la suivante. D'abord l'article 1855 du code civil : une lettre recommandée demandant communication des livres et documents sociaux, avec des questions écrites auxquelles le gérant doit répondre dans le mois. Ce texte pose un plancher annuel et ne comporte aucune limite de deux consultations par an, contrairement à ce qu'on lit parfois. Ensuite l'article 145 du code de procédure civile : un référé, cette procédure rapide qui donne une décision provisoire, pour faire ordonner la conservation ou la production des pièces avant tout procès. Enfin, l'instance engagée, deux textes distincts. L'article 138 du code de procédure civile permet de demander au juge d'ordonner à un tiers — banque, notaire, comptable — la production d'une pièce qu'il détient. Et si la vérification d'écriture est en cours, l'article 290 permet au juge d'ordonner, même d'office et à peine d'astreinte, le dépôt au greffe des documents détenus par des tiers qu'il est utile de comparer à l'écrit contesté.

Une note pratique sur les délais de conservation, parce qu'ils décident souvent de ce que vous pourrez obtenir. Les pièces comptables d'une SCI se conservent six ans, en application de l'article L102 B du livre des procédures fiscales. Le compteur part de la dernière opération portée sur le livre, ou de l'établissement du document, jamais de la clôture de l'exercice. Les statuts, les procès-verbaux et les actes de cession, eux, se gardent sans limite de durée : aucun texte ne fixe leur terme, et ce sont précisément les pièces qu'un litige réclame quinze ans plus tard. Le détail figure dans documents à conserver en SCI et les registres obligatoires.

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Le meilleur moyen de ne jamais avoir ce procès

  • Assemblée annuelle préparée, convocations et PV horodatés
  • Registre des décisions tenu dans les formes de l'article 45
  • Comptes et rapport de gestion produits avant l'assemblée
  • Historique daté, consultable par chaque associé

12. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée sur cette page vient des textes ci-dessous, consultés dans leur version en vigueur au 3 septembre 2026. Si un chiffre ou une référence lus ailleurs diffèrent, c'est le texte qui tranche, pas l'article de blog, ni celui-ci. Nous ne posons de lien que vers les pages que nous avons réellement ouvertes.

  • Code civil, articles 1371, 1372, 1373, 1363 et 1379 — force probante de l'acte authentique et de l'acte sous signature privée, désaveu d'écriture, interdiction de se constituer un titre à soi-même, exigence de présentation de l'original.
  • Code de procédure civile, articles 138 et 285 à 302 — production d'une pièce détenue par un tiers (138), compétence (285). Puis vérification d'écriture incidente (287 à 295) et à titre principal (296 à 298), faux d'un acte sous seing privé (299 à 302). L'inscription de faux contre les actes authentiques occupe le chapitre II, articles 303 à 316, et ne concerne pas un procès-verbal de société.
  • Code de procédure civile, article 295 — amende civile d'un maximum de 10 000 € contre celui qui a dénié à tort une écriture ou une signature qui était la sienne. L'article 305, qui frappe du même plafond le demandeur en faux qui succombe, appartient au chapitre II : il ne vise que l'inscription de faux contre un acte authentique, jamais un procès-verbal.
  • Cass. 3e civ., 9 mars 2022, n° 21-10.619, arrêt n° 232 FS-B, publié au Bulletin — cassation pour défaut de vérification d'une écriture désavouée. Espèce : un cautionnement de bail d'habitation.
  • Décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 — articles 39 (mandataire désigné en justice), 40 et 41 (convocation et documents), 42 (consultation écrite). Puis l'article 43 (inapplication lorsque tous les associés sont gérants), 44 (mentions et signature du procès-verbal), 45 (registre coté et paraphé) et 46 (décision par acte, conservé sous seing privé ou en copie authentique s'il est notarié).
  • Code civil, articles 1844, 1849, 1851 et 1853 — droit de participer aux décisions collectives, pouvoirs du gérant à l'égard des tiers, révocation, consultation écrite depuis la loi n° 2024-537 du 13 juin 2024.
  • Code civil, articles 1854, 1855, 1856, 1857 et 1858 — décision par acte signé de tous, droit d'information, reddition de compte annuelle, responsabilité des associés, indéfinie et proportionnelle mais jamais solidaire, et subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société.
  • Ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable au 1er octobre 2025 par son article 70, et son rapport au Président de la République — refonte des nullités en droit des sociétés.
  • Code civil, articles 1844-10, 1844-11, 1844-12-1, 1844-13, 1844-14, 1844-15-2, 1844-16 et 1843-5 — causes de nullité, extinction de l'action, triple test, régularisation. Puis prescription de deux ans, modulation des effets, inopposabilité aux tiers de bonne foi, action sociale et nullité du quitus. Deux réserves de texte à ne pas perdre. L'alinéa 3 de l'article 1844-10 excepte le dernier alinéa de l'article 1833. Son critère matériel de « disposition impérative de droit des sociétés » n'a remplacé la référence au seul titre IX du livre III qu'au 1er octobre 2025. L'article 1844-14, qui pose la prescription de deux ans, s'ouvre par une réserve visant les fusions, les scissions et les modifications du capital social. L'article 1844-12 est abrogé depuis le 1er octobre 2025 : ne le citez plus.
  • Code civil, articles 2222, alinéa 2, et 2224 — raccordement des délais réduits par la loi nouvelle, prescription quinquennale de droit commun.
  • Code pénal, articles 441-1 et 441-7 — faux et usage de faux, attestation inexacte.
  • Code de procédure pénale, articles 4, 8 et 9-1 — indépendance des actions civile et publique, prescription de six ans des délits, report du point de départ pour les infractions occultes ou dissimulées avec un plafond de douze ans.
  • Livre des procédures fiscales, article L102 B — conservation six ans des livres, registres, documents et pièces, à compter de la dernière opération ou de leur établissement.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon ce que vous avez à faire cette semaine.

Comprendre l'assemblée et son PV

Se défendre comme associé

Agir contre le gérant

Preuve, archives et situations particulières


13. FAQ — 16 questions sur la contestation d'un PV d'assemblée de SCI

Les seize questions qui reviennent le plus souvent, avec des réponses à jour au 3 septembre 2026. Avocat obligatoire ou non, durée et coût d'une expertise en écritures, valeur d'un graphologue privé. Refus de communiquer l'original, procès-verbal hors registre, consultation écrite. Héritier qui ne reconnaît pas la signature de son auteur, signature électronique, annulation d'une seule résolution, articulation du civil et du pénal. Elles se déplient juste en dessous.

FAQ

Contester un PV d'assemblée de SCI : les 16 questions les plus posées

Cela dépend de la porte par laquelle vous entrez. Dénégation soulevée dans un procès déjà engagé : c'est un incident, plaidé avec l'avocat que vous avez déjà. Vérification demandée à titre principal, ou action en nullité : c'est le tribunal judiciaire, où la représentation par avocat est la règle. Comme les deux vont presque toujours ensemble, l'avocat devient inévitable. Reste le conseil que personne ne donne : choisissez-le sur sa pratique du contentieux entre associés, pas sur sa proximité. Ce dossier se gagne sur la preuve autant que sur le droit des sociétés.
Comptez plusieurs mois entre l'ordonnance qui désigne le technicien et le dépôt de son rapport, sans qu'aucun texte ne garantisse ce délai. Il dépend du nombre de pièces de comparaison, de la disponibilité de l'expert, et des difficultés d'exécution que l'article 294 du code de procédure civile permet de soumettre au juge. Le juge désigne la ou les parties qui consignent la provision sur la rémunération de l'expert (article 269 du code de procédure civile) : en pratique celle qui demande la mesure, donc vous. Ajoutez à cela le temps de l'instance elle-même, et une contestation de procès-verbal se compte en années, pas en semaines. C'est une donnée du calcul, pas un détail de procédure.
Oui pour décider, non pour prouver. Une analyse privée vous dit si votre intuition tient, ce qui est précieux avant d'engager des frais et de s'exposer à l'amende civile de l'article 295. Mais elle n'a que la valeur d'une pièce produite par une partie : le juge n'est pas lié par elle et la partie adverse la contestera. La preuve, c'est le technicien commis par le juge, que l'article 292 du code de procédure civile autorise à retirer l'original contre émargement ou à se le faire adresser par le greffe, et qui travaille contradictoirement. Utilisez le rapport privé comme un filtre avant d'agir, jamais comme votre démonstration.
Dans l'ordre, et sans sauter d'étape. Une lettre recommandée fondée sur l'article 1855 du code civil. Faites-y porter, en plus de la demande de communication, des questions écrites sur la gestion. Seules ces questions sont assorties par le texte d'un délai de réponse d'un mois : la communication des livres n'en a aucun. Passé ce mois sans réponse, le référé de l'article 145 du code de procédure civile. Puis, l'instance engagée, l'injonction du juge au tiers qui détient la pièce (article 138), et le dépôt au greffe des documents de comparaison si une vérification d'écriture est en cours (article 290). La onzième partie détaille chaque marche. Le réflexe qui manque à la plupart des demandes tient en un mot : réclamez l'original, jamais une copie. L'article 1379 du code civil, dans sa dernière phrase, permet toujours d'en exiger la présentation, et aucun expert ne conclut sur une photocopie.
Non, pas de plein droit. L'article 45 du décret n° 78-704 impose le registre spécial coté et paraphé sans attacher de nullité à son absence : ce qui tombe, c'est la datation, et la cinquième partie dit pourquoi c'est souvent décisif. Reste la question que personne ne traite, celle de la vérification. Demandez le registre lui-même, pas une copie du procès-verbal. Vous y regardez la numérotation des feuillets, l'ordre des dates, l'encre, et la place du document contesté dans la série. Un procès-verbal ajouté après coup se trahit presque toujours là, jamais dans son propre texte.
Oui. L'article 1853 du code civil, dans sa rédaction issue de la loi n° 2024-537 du 13 juin 2024, prévoit que les statuts peuvent stipuler que les décisions résulteront d'une consultation écrite, y compris par voie électronique. L'article 42 du décret n° 78-704 en règle le déroulé, mais à défaut de clause statutaire : ce texte renvoie désormais aux délais et modalités que les statuts définissent. Le déroulé légal, si vos statuts se taisent : envoi des résolutions par lettre recommandée, quinze jours au moins pour répondre par écrit. Ouvrez donc vos statuts avant de compter les jours. Et l'article 44, alinéa 3, ajoute une exigence que l'on oublie souvent : la justification de ces formalités et la réponse de chaque associé doivent être annexées au procès-verbal. Un procès-verbal de consultation écrite sans ces annexes est un procès-verbal à moitié fait, et c'est par là qu'une contestation commence.
Oui : l'article 1854 du code civil admet que les décisions résultent du consentement de tous les associés exprimé dans un acte, sans assemblée ni consultation. L'article 46 du décret n° 78-704 impose alors de mentionner cette décision, à sa date, dans le registre des procès-verbaux. Attention à ce que cela change pour vous : dans ce schéma, votre signature figure bel et bien sur l'acte. Vous n'êtes donc plus sur le terrain de la nullité mais sur celui de la preuve, et c'est l'article 1373 du code civil qui reprend la main si vous ne reconnaissez pas cette signature.
Oui, et le texte le dit expressément. La deuxième phrase de l'article 1373 du code civil vise les héritiers et ayants cause d'une partie, qui peuvent désavouer l'écriture ou la signature de leur auteur, ou simplement déclarer qu'ils ne les connaissent pas. Cette seconde branche est plus confortable que la première : vous n'affirmez pas que la signature est fausse, vous dites que vous n'êtes pas en mesure de la reconnaître. Dans les deux cas, il y a lieu à vérification d'écriture. C'est la voie la plus fréquente lorsqu'un procès-verbal ancien refait surface au moment du règlement d'une succession.
La procédure ne change pas ; seule la charge de la preuve peut basculer, et la troisième partie dit sur quels articles. Ce que cela implique le jour même : réclamez le dossier de preuve du prestataire de signature, identité vérifiée, horodatage, journal de l'opération. Sans ces éléments, personne ne peut dire de quel niveau de signature il s'agit, et le débat sur la présomption de fiabilité tourne à vide. Avec eux, il se tranche souvent avant l'expertise.
Oui, et c'est souvent la bonne stratégie. Un procès-verbal n'est pas un bloc : chaque résolution est une décision distincte, avec sa propre cause de nullité et son propre triple test de l'article 1844-12-1 du code civil. Attaquer la seule résolution qui vous nuit, plutôt que l'assemblée entière, améliore mécaniquement votre position sur la troisième condition, celle qui écarte la nullité lorsque ses conséquences pour l'intérêt social seraient excessives. Faire tomber une rémunération exceptionnelle, c'est peu de conséquences ; faire tomber une approbation des comptes et tout ce qui en découle, c'est une autre affaire.
Pas par la fausse signature d'un autre, mais votre exposition ne disparaît pas pour autant. Dans une société civile immobilière, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts (art. 1857 du code civil) et de façon subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société (art. 1858). Cette responsabilité n'est jamais solidaire. Si le prêt engage régulièrement la société parce qu'il entre dans l'objet social (art. 1849), votre quote-part reste due, même si la décision interne qui l'a autorisé tombe. C'est exactement la raison pour laquelle l'annulation d'un procès-verbal ne suffit pas à vous mettre à l'abri.
Oui, et il n'y a aucune raison de séparer les deux. L'article 1851, alinéa 2, du code civil permet la révocation judiciaire du gérant par le tribunal, à la demande de tout associé, pour cause légitime. La fabrication d'un procès-verbal en est une, sous réserve de la démontrer. Attention à ne pas confondre avec la révocation par les associés, qui résulte d'une décision représentant plus de la moitié des parts sociales, sauf clause contraire des statuts. Quand le gérant est lui-même majoritaire, cette voie est fermée et il ne reste que le juge.
Non, et c'est l'inverse de ce qu'on croit : la huitième partie donne le texte, l'alinéa 3 de l'article 4 du code de procédure pénale. Votre action en nullité suit son cours, mais deux conséquences pratiques se découvrent souvent trop tard. Le juge civil peut choisir d'attendre des éléments d'enquête, sans y être tenu : ce calendrier-là ne vous appartient pas. Et votre délai de deux ans, lui, continue de courir pendant ce temps. Une seule chose échappe à cette indépendance, l'action civile en réparation du dommage causé par l'infraction, qui n'est pas celle que vous exercez ici.
Oui, et c'est le scénario le plus fréquent. La dixième partie déroule les deux textes qui l'autorisent. Ce qu'il faut en tirer avant d'assigner tient en une phrase : votre assignation prévient l'adversaire, et un gérant majoritaire bien conseillé convoquera une vraie assemblée pour reprendre la même résolution dans les formes. Si votre but réel est de faire tomber la décision au fond, et non de corriger une irrégularité de forme, la nullité n'est pas votre terrain. Regardez plutôt du côté de la responsabilité du gérant, ou de l'abus de majorité.
Non, et c'est le piège le plus coûteux du sujet : l'article 43 du décret n° 78-704 écarte les articles 40 à 42 lorsque tous les associés sont gérants. La cinquième partie en tire les conséquences, y compris ce qui vous reste ensuite. Le réflexe à avoir est ailleurs : ouvrez vos statuts et la liste des gérants avant d'écrire la première ligne de votre demande. C'est la pièce n° 6 du dossier de la onzième partie, et c'est elle qui décide si votre meilleur grief existe ou n'existe pas.
Il n'existe pas de tarif, mais la page chiffre les deux côtés. Celui qui dénie à tort paie 19 900 € dans l'hypothèse de la neuvième partie, dont 4 000 € d'amende civile. Celui qui attaque en nullité avance 5 000 € d'honoraires, 8 500 € s'il perd et doit l'article 700, 10 900 € si une expertise en écritures s'y ajoute. Le décompte complet est au cas 1 de la septième partie, face à 18 000 € d'enjeu. Ce que ces totaux ne disent pas, et qui décide souvent : la consignation de l'expertise se paie d'avance, sur ordonnance, avant tout résultat, alors que l'article 700 ne se règle qu'au jugement. Regardez la trésorerie du début de procès, pas seulement le total.