La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

La clause d'agrément d'une SCI : ce que l'article 1861 impose vraiment à une cession de parts

Vos statuts ne contiennent aucune clause d'agrément ? Alors la cession de vos parts exige l'accord de tous vos associés. C'est l'inverse de ce qu'on imagine. Dans une société civile immobilière (SCI), l'unanimité est le régime par défaut, et la clause d'agrément sert le plus souvent à l'assouplir. Deuxième surprise, en sens inverse : un refus ne vous emprisonne pas. Sans offre d'achat dans les six mois, votre acheteur entre.

Cette page traite l'agrément et lui seul : qui en a besoin, quels délais courent, comment le prix se fixe, comment rédiger la clause. Le déroulé complet d'une vente est dans céder des parts de SCI : procédure, prix et impôts.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié sur texte consolidé, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 comprise. Mis à jour le 27 août 2026.

La clause d'agrément en SCI, l'essentiel en 30 secondes

  • Unanimité par défaut : sans clause, l'accord de tous (art. 1861 al. 1 C. civ.).
  • Les statuts assouplissent : majorité qualifiée, décision aux gérants, dispense entre associés ou au conjoint (art. 1861 al. 2).
  • Seule dispense légale : les cessions aux ascendants et descendants, sauf clause contraire.
  • Agrément tacite : sans offre d'achat dans les 6 mois de la dernière notification, il est réputé acquis (art. 1863).
  • Le rachat est une faculté, jamais une obligation (art. 1862) ; prix contesté = expert (art. 1843-4).
  • Depuis le 27 juin 2026 : acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité (art. 1865-1).

1. Qui a besoin d'un agrément pour céder ses parts de SCI, qui n'en a pas besoin

La réponse d'abord. La colonne du milieu vaut quand vos statuts sont muets ou renvoient « au Code civil » ; celle de droite dit ce qu'une clause peut changer.

Qui reçoit les parts Régime légal si les statuts sont muets Ce que les statuts peuvent changer
Un descendant du cédant (enfant, petit-enfant)Libre, aucun agrémentRétablir l'agrément
Un ascendant du cédant (parent, grand-parent)Libre, aucun agrémentRétablir l'agrément
Un autre associé de la SCIAccord de tous les associésDispenser totalement d'agrément
Le conjoint d'un associéAccord de tous les associésDispenser totalement d'agrément
Le partenaire de pacte civil de solidarité (PACS) d'un associéAccord de tous : le texte ne vise que le conjointLe nommer expressément — la loi ne visant que le conjoint, la dispense se discute comme pour tout tiers
Un frère, une sœur, un neveu, un gendreAccord de tous : ce sont des tiersLes assimiler aux descendants, mais à vos risques : l'article 1861 n'autorise expressément à dispenser que les associés et le conjoint, et une clause qui affranchit d'autres tiers se discute
Un tiers, une société, une holdingAccord de tous les associésAbaisser à une majorité déterminée, ou confier la décision aux gérants
L'héritier ou le légataire, personne physique, d'un associé décédéLa société continue avec lui, sans agrément (art. 1870 al. 1)Soumettre les héritiers à agrément
Un héritier ou légataire personne morale (association, société)Agrément dû de plein droit, à l'unanimité si les statuts ne fixent rien (art. 1870, dernier alinéa)L'en dispenser

Les cessions en ligne directe sont libres. L'article 1861, alinéa 2, se termine ainsi : « Sauf dispositions contraires des statuts, ne sont pas soumises à agrément les cessions consenties à des ascendants ou descendants du cédant. » C'est la seule dispense que la loi accorde d'elle-même, et elle joue en ligne directe uniquement. Un frère reste un tiers.

Les cessions entre associés, elles, ne sont pas libres. Les statuts peuvent les dispenser, mais ils doivent le dire. Sans clause, deux associés qui rachètent « entre eux » les parts du troisième ont besoin de l'accord de tous — y compris de celui qui n'est pas partie à l'opération, et qui retrouve là un pouvoir de nuisance légal.

Un détail de forme, enfin. Entre deux époux associés de la même SCI, la cession n'est valable que par acte notarié ou par acte ayant acquis date certaine. Une date certaine, c'est une date établie à l'égard des tiers : par l'enregistrement, par la constatation de l'acte dans un acte authentique, ou par le décès d'un signataire — jamais par celui du cédant, que le texte exclut expressément (art. 1861, dernier alinéa, et art. 1377). Cette exigence subsiste, mais pour une SCI de location l'article 1865-1 impose depuis le 27 juin 2026 une forme plus lourde encore, qui la recouvre en fait.

L'écart, en euros, entre les deux lignes

Un associé transmet 300 parts valorisées 60 000 €. Vente à son frère : un frère est un tiers, donc agrément de tous, et 5 % de droits sans abattement, soit 3 000 € (art. 726, I, 2° du code général des impôts). Ces droits pèsent sur l'acquéreur, sauf clause contraire (art. 1712). Vente à son fils : aucun agrément, et pourtant les mêmes 3 000 €. Donation à son fils : aucun agrément, et l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779, I), reconstitué tous les quinze ans (art. 784), ramène les droits à 0 €. La parenté commande l'agrément ; la gratuité commande les droits.

Une donation reste une cession : même régime d'agrément. Mais sa forme obéit à l'article 931 du Code civil, qui impose l'acte notarié. Droits, abattements et démembrement sont détaillés dans donation de parts de SCI et démembrement de parts.

Pourquoi le principe est inversé par rapport à ce qu'on croit

Article 1861, alinéa 1er, du Code civil

« Les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés. »

« Tous », c'est bien tous : y compris celui qui détient une seule part sur mille. L'alinéa 2 n'ouvre ensuite que des soupapes — les statuts « peuvent convenir » d'une majorité, « peuvent » confier la décision aux gérants, « peuvent aussi dispenser » les cessions aux associés ou au conjoint. Le verbe est dispenser. On ne dispense pas d'une obligation qui n'existe pas.

L'erreur vient d'un réflexe de transposition : dans une SAS, la cession d'actions est libre par principe, et c'est une clause qui la restreint (art. L. 227-14 du code de commerce). La société civile fonctionne à l'envers, parce que chaque associé y répond des dettes sociales de façon indéfinie et proportionnelle à ses parts (art. 1857). Vous engagez votre patrimoine sur la solvabilité de vos co-associés ; la loi vous donne en échange un veto sur toute entrée. Contrepartie de la responsabilité de l'associé.

Le réflexe numéro un. Avant de discuter d'un prix, ouvrez vos statuts et lisez la clause mot à mot. Beaucoup de statuts de SCI vendus en ligne se limitent à un renvoi « aux dispositions du Code civil » — unanimité pour tout le monde, associés compris.


2. Le calendrier de l'agrément : ce qui se joue à chaque échéance

Tout repose sur une date : celle de la dernière notification du projet. Elle déclenche le compte à rebours, et c'est celle qu'on n'arrive plus à prouver quand les choses tournent mal.

Échéance Ce qui doit se passer Si c'est manqué
Avant JRéunir le contenu du projet : identité complète de l'acheteur, nombre et numéros des parts, prix, modalités de paiement, sort du compte courant d'associé, c'est-à-dire de l'argent que le cédant a prêté à la SCIUne notification qui ne permet pas de se prononcer n'est pas un projet : le délai risque de ne jamais courir
Jour JDernière notification reçue, à la société et à chaque associé individuellement (art. 1861 al. 3), par lettre recommandée ou par commissaire de justice, l'ancien huissier — sauf si vos statuts confient l'agrément aux gérants : dans ce cas, et dans ce cas seul, le même alinéa veut que le projet ne soit notifié qu'à la sociétéUn associé oublié : le délai n'a jamais commencé, l'agrément tacite ne joue pas
J à l'échéanceDélibération, puis notification au cédant de la décision et, le cas échéant, du nom des acquéreurs et du prix offert (art. 1862 al. 3)Une décision de refus notifiée sans offre d'achat ne produit aucun effet utile
J + 6 moisÉchéance légale, modifiable par les statuts entre 1 mois et 1 an (art. 1864)Aucune offre d'achat : agrément réputé acquis (art. 1863 al. 1)
Dans le même délaiLes associés peuvent, à la place, décider la dissolution anticipée de la sociétéDécidée après l'échéance, elle ne fait pas échec à l'agrément tacite
+ 1 mois après cette décisionLe cédant peut renoncer à la cession et rendre la dissolution caduque (art. 1863 al. 2)Renonciation tardive : la dissolution est acquise, la société part en liquidation
Après l'agrémentActe de cession dans une des formes de l'art. 1865-1, puis opposabilité à la société et publicité au registre (art. 1865)Acte irrégulier : nullité encourue, même avec un agrément parfait

Deux points que les procès-verbaux ratent presque toujours. Le cédant vote : aucun texte ne l'en prive. Voter pour soi ne suffit pas à s'agréer, mais suffit à bloquer. Et le refus n'a pas à être motivé — reste l'abus de majorité ou de minorité, difficile à prouver.

Ce que coûte un seul associé oublié : 5 400 €

Un associé notifie son projet à la SCI et à deux de ses trois co-associés. Le troisième, installé à l'étranger, est oublié. Six mois plus tard, il se croit couvert par l'agrément tacite, signe à 78 000 € et enregistre la cession. Droits : 3 900 €. Acte d'avocat, 1 500 € dans notre hypothèse de travail. Or le délai n'a jamais couru. 5 400 € sur un acte attaquable, et six mois à recommencer. La précaution coûtait trois lettres recommandées.


3. Le refus d'agrément : ce qui se passe réellement au bout de six mois

Réponse d'abord : si vos associés vous refusent l'agrément sans vous faire d'offre d'achat dans les six mois, l'agrément est réputé acquis et vous vendez à l'acheteur qu'ils avaient refusé. Refuser sans acheter ne sert à rien.

Article 1863, alinéa 1er, du Code civil

« Si aucune offre d'achat n'est faite au cédant dans un délai de six mois [...], l'agrément à la cession est réputé acquis, à moins que les autres associés ne décident, dans le même délai, la dissolution anticipée de la société. »

Les six mois courent de la dernière notification (art. 1861 al. 3).

Lisez le déclencheur. Le texte ne dit pas « si aucune réponse n'est donnée » : il dit « si aucune offre d'achat n'est faite ». Un refus en bonne et due forme, mais non suivi d'une offre, produit le même résultat que le silence. Symétriquement, l'article 1862 n'oblige personne à racheter : la loi ne force personne à sortir son chéquier, elle fixe le prix du refus.

Les cinq issues possibles d'un refus

Comportement des associés dans le délai Qui devient propriétaire des parts Résultat pour le cédant
Un ou plusieurs associés se portent acquéreursLes associés qui se sont manifestésVente aux associés, au prorata de leurs parts sauf convention contraire (art. 1862 al. 1)
Aucun associé, mais un tiers désigné à l'unanimitéUn tiers que le cédant n'a pas choisiVente à ce tiers, au prix offert ou au prix de l'expert (art. 1862 al. 2)
La société rachète pour annuler les partsPersonne : les parts disparaissentSortie du cédant et réduction du capital social (art. 1862 al. 2)
Aucune offre d'achatL'acheteur qu'ils avaient refuséAgrément réputé acquis : la cession initiale se réalise (art. 1863 al. 1)
Dissolution anticipée décidéePersonne : la société part en liquidationDissolution, sauf renonciation du cédant dans le mois (art. 1863 al. 1 et 2)

Le rachat par la société suppose une réduction de capital et de la trésorerie — denrée rare dans une SCI dont l'actif est un immeuble (rachat de parts par la SCI). Et la dissolution anticipée devient caduque si le cédant renonce dans le mois ; sinon, la SCI part en liquidation.

Ce que les statuts ne peuvent pas toucher

L'article 1864 n'autorise à déroger aux articles 1862 et 1863 que sur un point : le délai, entre un mois et un an. Ces deux articles sont donc impératifs — on ne peut pas y déroger —, quand l'article 1861 est supplétif : il ne s'applique que si les statuts se taisent. Une clause privant le cédant de l'agrément réputé acquis heurte l'article 1864. Une clause changeant la faculté de rachat en obligation d'achat aussi, selon la lecture dominante : passez plutôt par une promesse croisée dans un pacte.

Ce que vous risquez rassure. Une clause contraire à l'article 1864 n'annule ni la société, ni les statuts, ni la cession : elle est réputée non écrite (art. 1844-10, alinéa 2). Le reste des statuts survit, et le délai légal de six mois s'applique. Des statuts qui prévoient dix-huit mois font courir six mois.

La contamination du droit des SARL. Beaucoup de modèles exigent que le cédant détienne ses parts depuis deux ans pour invoquer le rachat. C'est la règle de l'article L. 223-14 du code de commerce, propre aux SARL. Le Code civil n'a pas d'équivalent : un associé entré il y a six mois a les mêmes droits qu'un fondateur. Faites supprimer cette condition de vos statuts.


4. Le prix des parts contesté : ce que l'expert de l'article 1843-4 peut vous imposer

Le cédant conteste le prix offert ? L'article 1862, alinéa 3, renvoie à l'article 1843-4 : un expert fixe la valeur. Il est désigné par les parties ou, à défaut, par le président du tribunal judiciaire — jamais le tribunal de commerce, une société civile n'étant pas commerciale. Le juge statue en quelques semaines, sans recours possible.

Le second alinéa de ce texte a tout changé en 2014. L'expert est tenu d'appliquer les règles de valorisation prévues par les statuts, quand il en existe. Avant l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, il choisissait librement sa méthode — beaucoup de guides en sont restés là. Statuts muets : son chiffre s'impose aux parties comme au juge, sauf « erreur grossière », très rarement retenue. Statuts qui portent une méthode : le résultat redevient calculable d'avance.

Ce que valent deux paragraphes de statuts : 12 555 € nets

Reprenons le cas de Luc, détaillé à la section suivante : 200 parts, actif net réévalué de 406 000 €, soit 81 200 €. Sans méthode statutaire, l'expert applique une décote d'illiquidité et de minorité de 12 % : la moins-value que subit une participation qu'on ne contrôle pas et qui ne se revend pas facilement. Il descend à 71 500 € ; ajoutez 5 400 € d'expertise et d'avocat, puis l'impôt de plus-value : 58 590 € nets. Avec une méthode statutaire imposant l'actif net sans décote, le prix n'est plus discutable et l'expertise devient sans objet : 81 200 €, soit 16 055 € d'impôt et 71 145 € nets. Écart : 12 555 € dans la poche du cédant.

Un dernier point joue en votre faveur. L'article 1862, alinéa 3, se termine par une formule qui vaut assurance : « sans préjudice du droit du cédant de conserver ses parts ». Personne ne peut vous forcer à vendre, ni au prix de vos co-associés, ni à celui de l'expert. Mesurez tout de même ce que la procédure coûte : en notifiant, vous révélez que vous voulez sortir, à qui et à quel prix.


5. Cas pratique chiffré : d'un refus d'agrément au solde net encaissé

La SCI Les Tilleuls détient un immeuble locatif. Capital 100 000 €, en 1 000 parts de 100 € : Paul 400, Marie 400, Luc 200. Luc a souscrit les siennes en mars 2014, pour 20 000 €. Les statuts renvoient au Code civil sans rien aménager. M. Berger est prêt à lui acheter ses 200 parts 78 000 €.

Poste du bilan de la SCI Montant
Immeuble, valeur vénale retenue620 000 €
Trésorerie disponible12 000 €
Capital restant dû sur l'emprunt bancaire− 180 000 €
Compte courant d'associé de Paul, argent qu'il a prêté à la SCI− 40 000 €
Compte courant d'associé de Luc− 6 000 €
Actif net réévalué406 000 €
Valeur mathématique des 200 parts de Luc (406 € × 200)81 200 €

12 janvier 2026. Luc notifie le projet par lettre recommandée à la SCI, à Paul et à Marie. Les accusés de réception sont datés des 13 et 16 janvier : le délai part du 16 janvier et expire le 16 juillet 2026. 3 février. Paul et Marie refusent, sans motiver. Rien n'est encore joué.

Scénario A, ils ne font rien. Au 17 juillet, aucune offre n'a été notifiée. L'agrément est réputé acquis, Luc vend 78 000 € à M. Berger devant notaire, et ses deux associés héritent de celui qu'ils avaient refusé.

Scénario B, ils offrent et Luc conteste. Le 20 mars, Paul et Marie offrent 55 000 €, acquéreurs à parts égales faute de convention contraire. Le 2 avril, Luc fait désigner un expert. En octobre, celui-ci retient une décote de 12 % et fixe la valeur à 71 500 € (81 200 × 0,88 = 71 456, arrondi).

Scénario C, il accepte l'offre. L'acte est signé en mai 2026, douze années révolues étant acquises comme dans les deux autres branches.

Le solde net de Luc, dans les trois cas

La SCI des Tilleuls est à l'impôt sur le revenu et à prépondérance immobilière : la plus-value de Luc relève donc de l'article 150 UB du code général des impôts, et du régime des particuliers. La condition compte autant que la prépondérance — si la SCI avait opté pour l'impôt sur les sociétés, rien de ce qui suit ne s'appliquerait. Soit 19 % d'impôt sur le revenu (art. 200 B) et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattement pour durée de détention. Douze années révolues, c'est sept au-delà de la cinquième : 42 % d'abattement à l'impôt sur le revenu, 11,55 % aux prélèvements sociaux (art. 150 VC). Reste la taxe sur les plus-values élevées (art. 1609 nonies G), due au-delà de 50 000 € imposables. Le plus haut des trois scénarios plafonne à 33 640 €.

17,2 % et non 18,6 % : la vérification qui vaut 718 € sur ce dossier

Depuis l'imposition des revenus 2025, les prélèvements sociaux sur les revenus de capitaux mobiliers sont passés à 18,6 %, la contribution sociale généralisée (CSG) ayant été portée à 10,6 %. Cette hausse ne touche pas la plus-value de cession de parts de SCI. Le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale maintient la CSG à 9,2 % pour les plus-values du 2° du I de l'article L. 136-7. Ce 2° vise les articles 150 U à 150 UC : le 150 UB de Luc est dedans. Total : 9,2 % + 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale + 7,5 % de prélèvement de solidarité = 17,2 %. On lit pourtant 18,6 % sur des fiches de 2026, y compris administratives : au cas A, 718 € de trop.

Issue Prix des parts Compte courant Impôt de plus-value Frais Net pour Luc
A. Agrément réputé acquis, vente à M. Berger78 000 €6 000 €− 15 216 €0 €68 784 €
B. Prix fixé par l'expert après contestation71 500 €6 000 €− 13 510 €− 5 400 €58 590 €
C. Offre des associés acceptée sans discuter55 000 €6 000 €− 9 182 €0 €51 818 €

Le détail du cas B, pour que rien ne reste dans une boîte noire.

Plus-value brute71 500 − 20 000 = 51 500 €
Base à l'impôt sur le revenu (abattement 42 %)51 500 × 58 % = 29 870 €, soit 5 675 € à 19 %
Base des prélèvements sociaux (abattement 11,55 %)51 500 × 88,45 % = 45 552 €, soit 7 835 € à 17,2 %
Impôt total13 510 €
Frais : expertise 6 000 € hors taxes — le tarif n'est pas réglementé, comptez 4 000 à 8 000 € pour une SCI à un immeuble —, soit 7 200 € toutes taxes comprises, partagés par moitié, plus l'avocat3 600 + 1 800 = 5 400 €

Le résultat contre-intuitif, et le plus utile de la page. Le pari se joue avant la réponse de vos associés, pas après. Tant qu'aucune offre n'est notifiée, votre meilleure issue est de ne rien faire : au 17 juillet, Luc vendait 78 000 € à M. Berger, soit 68 784 € nets, sans expertise ni avocat. Mais dès l'instant où l'offre de 55 000 € est notifiée le 20 mars, l'agrément tacite est éteint pour cette procédure : l'article 1863 ne joue que si aucune offre n'a été faite dans les six mois. Le menu de Luc se réduit alors à trois lignes : accepter 55 000 € (51 818 € nets), contester et obtenir 71 500 € (58 590 € nets), ou conserver ses parts (art. 1862, alinéa 3). Après une offre, contester rapporte 6 772 € : c'est la bonne décision. L'arbitrage à 68 784 € appartenait à l'autre branche, et il ne dépendait pas de Luc. Rien ne lui interdit de renotifier un nouveau projet plus tard, mais c'est six mois de plus.

Côté acheteur : M. Berger décaisse 78 000 € de prix, 3 900 € de droits d'enregistrement et 1 500 € d'acte, hypothèse retenue tout au long de cette page, soit 83 400 €. Le compte courant de 6 000 € de Luc n'entre pas dans la négociation : c'est une créance sur la société, elle se rembourse.


6. Ce que la clause d'agrément ne protège pas

Le malentendu le plus coûteux du sujet. La clause d'agrément filtre l'entrée volontaire au capital, et rien d'autre : ni le créancier, ni le juge du divorce, ni le décès.

L'événement Ce que l'agrément y fait Où lire la suite
Nantissement des parts, c'est-à-dire leur mise en garantie chez un prêteurConsentir le nantissement vaut agrément par avance de l'adjudicataire en cas de vente forcée, à charge de notifier celle-ci un mois avant (art. 1867). Chaque associé garde une faculté de substitution dans les cinq jours francsNantissement de parts
Saisie par un créancier, hors nantissement consentiRien, sinon une notification un mois avant la vente ; les associés peuvent alors acquérir les parts ou dissoudre la société (art. 1868). Le créancier n'a pas le dernier mot, mais l'adjudicataire, lui, s'impose : si aucun associé n'exerce la faculté de substitution dans les cinq jours francs, le non-exercice vaut agrément de l'acquéreur (art. 1868 in fine). Racheter ou subirSaisie de parts, associé surendetté
Divorce et partage de communautéRien. L'attribution des parts communes se règle dans le partage, hors du champ de l'article 1861. Une clause dispensant le conjoint aggrave même la situationSCI et divorce, régime matrimonial
Décès d'un associéRien par défaut : la société continue avec les héritiers (art. 1870). Les statuts peuvent rétablir un agrémentDécès d'un associé, léguer ses parts
Donation à un enfant ou à un parentRien : dispense légale de l'article 1861. Une clause stricte n'empêche que les tiers, jamais l'entrée des enfantsDonation de parts
Apport des parts à une holdingL'agrément est dû : les parts passent à une personne morale tierce, sans exception familiale, selon la lecture dominante. Beaucoup de restructurations s'y heurtentParts de SCI en holding

Accepter un nantissement, c'est agréer d'avance l'inconnu qui rachètera vos parts aux enchères. Et quand l'agrément des héritiers est rétabli puis refusé, l'héritier a droit à la valeur des parts au jour du décès : c'est l'article 1870-1 qui commande, pas l'article 1862. Ni au refus, ni au paiement.


7. Dans ces trois cas, ne mettez pas de clause d'agrément stricte

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Dans les trois cas ci-dessous, notre réponse est non : laissez jouer le régime légal, ou dispensez les cessions entre associés.

Configuration Ce qui se passe avec une clause stricte Coût estimé de l'erreur
SCI à deux associés, 50/50Unanimité ou majorité en parts : chacun bloque l'autre. Le désaccord devient un blocage total, et l'acquéreur ne patiente pas six moisUne décote de sortie de l'ordre de 32 % : 26 200 € sur les 81 200 € du cas pratique, 65 500 € sur une participation de moitié dans la même SCI (203 000 €)
SCI de couple, marié ou nonLa clause ne résiste ni au partage de communauté ni à la liquidation d'une indivision : elle bloque les tiers, pas l'ex-conjointSur les 81 200 € de parts du cas pratique : 893 € de droit de partage à 1,10 % (art. 748 du code général des impôts, taux réduit des partages consécutifs à un divorce ou à une rupture de PACS), plus les émoluments du notaire sur l'actif partagé et l'avocat — de 3 000 à 6 000 € au total, pour une clause qui n'a rien empêché
SCI où l'un devra sortir : associé nettement plus âgé, horizon de revente à dix ans, associé qui finance à créditLa sortie programmée devient une négociation sous contrainte de délai, avec un veto en face6 mois d'immobilisation minimum, plus 5 400 € d'expertise et d'avocat si le prix se discute

La nuance honnête, contre l'alarmisme ambiant : le blocage n'est jamais éternel, l'article 1863 finissant par ouvrir la porte. Une clause stricte dans une SCI à deux ne fabrique pas une prison, mais six mois d'attente, un acheteur qui s'en va et une décote. Voyez aussi mésentente entre associés et sortir d'une SCI.


8. Rédiger la clause d'agrément : ce qui est imposé, interdit ou libre

La plupart des modèles en ligne mélangent trois choses qui n'ont pas la même valeur. La ligne la plus fournie est celle des arbitrages, qui n'engagent que celui qui les propose, moi compris.

Statut Ce que cela recouvre, concrètement
Imposé par la loiL'agrément réputé acquis à l'expiration du délai ; le droit du cédant de conserver ses parts ; le délai statutaire compris entre 1 mois et 1 an ; la forme de l'acte depuis le 27 juin 2026 (art. 1862, 1863, 1864, 1865-1)
Interdit
clause réputée non écrite (art. 1844-10 al. 2)
Neutraliser l'agrément tacite ; fixer un délai de deux ans ou de deux semaines ; interdire définitivement toute cession ; transformer la faculté de rachat en obligation d'achat, selon la lecture dominante
Arbitrage d'auteurLe taux de majorité ; l'exclusion des parts du cédant du calcul ; le plafonnement d'une décote ; l'échelonnement du prix ; l'organe compétent. Rien dans la loi ni dans une décision publiée n'impose ces choix : ce sont des options de rédaction, à valider avec votre conseil

Une précision d'honnêteté que vous ne lirez pas ailleurs. Je n'ai identifié aucune décision de la Cour de cassation annulant une rédaction déterminée de clause d'agrément statutaire en société civile. L'arrêt qu'on voit parfois cité en ce sens, Cass. 3e civ., 24 septembre 2014, n° 13-22.357, dit autre chose. Il annule la clause d'un bail à construction soumettant la cession du bail à l'agrément du bailleur. Le motif : les articles L. 251-3 et L. 251-8 du code de la construction et de l'habitation donnent au preneur une faculté de céder d'ordre public. Cela vaut pour une SCI preneuse d'un tel bail, pas pour ses parts. Le seul fondement sûr reste l'article 1864 ; le reste est de la doctrine, et je l'écris comme tel.

La trame que j'utilise, en quatre paragraphes

Article — Cession des parts sociales

1. Principe. Les parts sociales ne peuvent être cédées, à titre onéreux ou gratuit, qu'avec l'agrément préalable de la collectivité des associés statuant à la majorité des trois quarts des parts sociales.

Arbitrage. Dites si les parts du cédant comptent, sinon un majoritaire s'auto-agrée sa sortie.

2. Cessions dispensées. Ne sont pas soumises à agrément les cessions consenties à un autre associé, ainsi qu'à un ascendant ou à un descendant du cédant. Toute autre cession, y compris au conjoint ou au partenaire lié par un pacte civil de solidarité d'un associé, demeure soumise à agrément.

Arbitrage : écarter le conjoint protège en cas de divorce, mais se discute dans une SCI de couple. Le partenaire de PACS doit être nommé, la loi ne le vise jamais.

3. Notification et délai. Le projet est notifié à la société et à chacun des associés par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par acte de commissaire de justice. La décision est notifiée au cédant dans un délai de trois mois à compter de la dernière de ces notifications. À défaut d'offre d'achat dans ce délai, l'agrément est réputé acquis.

Trois mois est autorisé par l'article 1864. Imposer la forme de la notification supprime le débat sur la date.

4. Valorisation. À défaut d'accord amiable, la valeur des parts est déterminée en retenant l'actif net réévalué de la société, l'immeuble étant évalué par un expert immobilier, sous déduction du capital restant dû et des soldes créditeurs des comptes courants. Cette méthode s'impose à l'expert désigné en application de l'article 1843-4 du Code civil.

Le paragraphe le plus rentable, et le seul dont l'effet soit garanti par un texte : 12 555 € nets sur le cas ci-dessus.

Ne confondez pas les deux véhicules. La clause statutaire est publique et opposable aux tiers : la méconnaître expose la cession à la nullité. Le pacte, lui, est confidentiel et se viole en dommages-intérêts : aux statuts l'agrément, la majorité, le délai et la valorisation, au pacte les promesses croisées. Le droit de préemption et la clause d'exclusion suivent des logiques voisines mais distinctes.


9. Céder ses parts sans agrément : nullité, forme de l'acte, opposabilité

Nullité : tout dépend d'où vient l'agrément

La distinction la plus actuelle du sujet, et elle manque à presque tous les guides en ligne. Depuis le 1er octobre 2025, la violation des statuts n'est plus, à elle seule, une cause de nullité (art. 1844-10, alinéa 4, issu de l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025).

D'où vient l'agrément Ce que vaut la cession passée en force
De la loi — cession à un tiers, à un associé ou au conjoint, statuts muetsNulle, pour violation de l'article 1861. Mais d'une nullité relative : seuls les associés dont le consentement était requis, et la société, peuvent l'invoquer — ni le cédant, ni l'acquéreur (Cass. com., 16 octobre 2019, n° 17-18.494). Elle se couvre par confirmation (art. 1181 al. 2) : faire délibérer les associés après coup coûte moins cher qu'un procès
Des seuls statuts — agrément rétabli pour les descendants ou les héritiers, majorité renforcéeIncertain, et aucune décision n'a tranché. Soit la clause est une modalité que l'article 1861 al. 2 autorise, et la méconnaître viole la loi. Soit c'est une simple stipulation, et l'alinéa 4 fait tomber la nullité — encore faut-il l'étendre jusque-là : cet alinéa suit celui qui traite des décisions sociales, alors qu'une cession est un contrat, pas une délibération. L'incertitude porte autant sur la nature de la clause que sur le champ du texte. Ne bâtissez rien là-dessus sans l'avis d'un conseil

Le vrai danger n'est pas la nullité, ce sont ses dégâts collatéraux. Le prétendu cessionnaire n'est pas associé : ses votes ne valent rien, et toutes les décisions auxquelles il a pris part deviennent attaquables — comptes, nomination du gérant, vente de l'immeuble. Le cédant, lui, reste associé avec le passif social sur le dos. Cela explose à la vente ou à la succession suivante.

Ce que coûte une cession annulée, sur le cas de Luc : les 3 900 € de droits d'enregistrement restent acquis au Trésor, l'acte à 1 500 € est à refaire, et M. Berger réclame la restitution des 78 000 € qu'il a versés. 5 400 € perdus et 78 000 € à rendre, contre trois lettres recommandées qui coûtaient une vingtaine d'euros.

Deux délais, enfin. L'annulation d'une décision sociale se prescrit par deux ans (art. 1844-14, ramenés de trois à deux en octobre 2025) ; celle de la cession, qui est un contrat, par cinq ans selon l'interprétation dominante (art. 2224). Annuler une décision sociale suppose en outre un triple test (art. 1844-12-1) : attaquer l'assemblée qui a refusé un agrément est devenu nettement plus difficile.

La forme de l'acte depuis le 27 juin 2026

Le changement le plus important de l'année, et il ne relève plus de l'agrément mais de la validité de l'acte. L'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a créé l'article 1865-1 du Code civil, publié au Journal officiel le 26 juin et donc applicable dès le lendemain de cette publication, le 27 juin 2026. Une cession de parts de SCI ne peut plus être signée sur un modèle téléchargé, à peine de nullité. Trois formes, et trois seulement : acte notarié, acte contresigné par un avocat (art. 1374), acte rédigé par un expert-comptable habilité. Le professionnel est alors tenu des obligations anti-blanchiment : c'est la raison d'être du texte. Il ne joue que pour les sociétés à prépondérance immobilière (2° du I de l'art. 726 du code général des impôts), ce qu'une SCI de location est presque toujours.

Trois précisions, parce qu'on le sur-interprète. Il vise la cession et elle seule : ni la succession, ni la donation, qui relève de toute façon de l'acte notarié de l'article 931. Deux zones grises, en revanche, que je signale plutôt que de les trancher : l'apport de parts à une société et le rachat par la SCI en vue d'annulation. Le texte ne les vise pas, mais une partie de la doctrine les y rattache au nom de sa finalité anti-blanchiment, et aucune décision n'a encore répondu. Sur ces deux opérations, passez par un notaire ou un avocat : le surcoût est sans commune mesure avec une nullité.

Le texte n'a par ailleurs aucune période transitoire — une cession signée le 28 juin 2026 sur un modèle téléchargé est nulle, même avec un agrément unanime obtenu six mois plus tôt. Et son II écarte les placements collectifs de l'article L. 214-1 du code monétaire et financier : une part de SCPI est hors champ, une part de SCI non.

Rendre la cession opposable

Le bon acte ne suffit pas encore. L'article 1865 organise trois temps. D'abord un écrit. Puis l'opposabilité à la société, dans les formes de l'article 1690 — signification par commissaire de justice ou acceptation en acte authentique — ou, si les statuts le stipulent, par transfert sur les registres sociaux. Enfin l'opposabilité aux tiers, après publicité au registre. Stipuler le transfert sur registre coûte une ligne et évite une signification ; tant que rien n'est fait, la société convoque le cédant et lui verse les distributions. Tenez à jour votre tableau de suivi des parts : c'est ce qui rend praticable le droit d'information de l'associé.

Ce qu'il faut retenir. La clause d'agrément ne verrouille pas la cession de parts : c'est la loi qui la verrouille, et la clause qui l'organise. Trois réflexes évitent l'essentiel des litiges. Lire ses statuts avant toute négociation. Notifier le projet à la société et à chaque associé, pour faire courir le délai. Écrire une méthode de valorisation qui s'imposera à l'expert. Depuis le 27 juin 2026, ajoutez le notaire, l'avocat ou l'expert-comptable habilité.

Cadrez vos statuts et vos mouvements de parts avec SCI-AI

Registre des associés, historique des cessions, comptes courants et procès-verbaux : tout ce qui rend une clause d'agrément applicable le jour où quelqu'un veut sortir.

Vérifier à la source

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Textes lus sur Légifrance — Code civil : 931, 1181, 1374, 1377, 1690, 1843-4, 1844-10 à 1844-14, 1857, 1861 à 1870-1, 2224. Code général des impôts : 8, 150 UB, 150 VC, 200 B, 726 I 2°, 748, 779, 784, 1609 nonies G, 1712. Commerce : A. 743-10, L. 223-14, L. 227-14. Construction : L. 251-3, L. 251-8. Monétaire : L. 214-1. Sécurité sociale : L. 136-7, L. 136-8. Ordonnances n° 2014-863 et n° 2025-229, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026. Cass. com. 16/10/2019, n° 17-18.494 ; Cass. 3e civ. 24/09/2014, n° 13-22.357. À jour au 27 août 2026.

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes sur la clause d'agrément en SCI

Non, pas utilement. L'article 1861, alinéa 3, du Code civil fait porter la demande sur un « projet de cession », c'est-à-dire une opération identifiée : un cessionnaire nommé, un nombre de parts, un prix. Un agrément « de principe » donné à un acheteur inconnu ne fait courir aucun délai et n'engage personne. Si vous voulez sécuriser votre sortie en amont, l'outil n'est pas l'agrément mais une promesse d'achat signée par vos co-associés dans un pacte.
Oui, et c'est même la façon normale de procéder. On signe d'abord avec l'acquéreur une promesse dont la réalisation est suspendue à l'obtention de l'agrément, puis on notifie le projet. Deux précautions. Fixez une date butoir postérieure au délai statutaire ou légal : sinon la promesse sera caduque avant la réponse. Et prévoyez le cas où les associés se portent eux-mêmes acquéreurs, où l'acheteur initial repart les mains vides.
Rien ne vous oblige à obtenir une réunion. La notification à chaque associé fait courir le délai par elle-même, et l'inertie du gérant profite au cédant : sans offre d'achat notifiée à l'échéance, l'agrément est réputé acquis. Conservez simplement la preuve datée de la dernière notification. Si vous avez malgré tout besoin d'une décision expresse, pour un acquéreur frileux ou une banque, la voie praticable est de demander au président du tribunal judiciaire la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée.
Non. L'article 1861 vise le « conjoint », terme qui désigne l'époux et non le partenaire lié par un pacte civil de solidarité. Une cession au partenaire de PACS d'un associé reste donc soumise au régime de droit commun. Si vous voulez le traiter comme un conjoint, il faut le nommer expressément dans la clause : la dispense ne s'étend pas par analogie.
Oui. Céder la nue-propriété, c'est-à-dire la propriété des parts privée du droit d'en percevoir les revenus, reste une cession de droits sociaux : elle entre dans le champ de l'article 1861. Même chose pour la cession isolée de l'usufruit. En revanche, une donation avec réserve d'usufruit consentie à un descendant du cédant bénéficie de la dispense légale, sauf clause statutaire contraire.
Cela dépend de l'ampleur du changement. L'agrément porte sur une opération déterminée : le même cessionnaire, le même nombre de parts, le même prix. Un ajustement marginal ne remet rien en cause, mais un prix divisé par deux ou un changement d'acquéreur transforme le projet et impose une nouvelle notification. Dans le doute, renotifiez : le coût est celui de quelques lettres recommandées, contre une cession attaquable.
Le texte ne l'interdit pas, et c'est précisément ce qui rend la clause dangereuse. Confier l'agrément aux gérants dans une SCI où le gérant est aussi l'associé le plus susceptible de sortir revient à lui donner un droit de sortie sans filtre. Si vous retenez cette option pour des raisons pratiques, ajoutez une phrase excluant le gérant de la décision lorsqu'il est lui-même cédant ou cessionnaire.
Non. Aucun texte n'impose de motiver un refus d'agrément en société civile, et le contrôle du juge se limite à l'abus caractérisé, dont la preuve incombe à celui qui l'invoque. En pratique, un refus non motivé est plus sûr qu'un refus mal motivé : une motivation maladroite fournit parfois au demandeur la pièce qui lui manquait.
Le cédant se retrouve devant deux options : vendre au prix de l'expert, qui s'impose aux parties, ou conserver ses parts en application de la réserve finale de l'article 1862, alinéa 3. Il ne peut pas exiger le retour à l'offre initiale des associés, qui a été remplacée par la détermination de l'expert. Contester le prix est donc un pari, et il se perd parfois.
Pas automatiquement. Le compte courant d'associé est l'argent que l'associé a prêté à sa société : c'est une créance sur la SCI, distincte des parts. Elle ne se transmet avec elles que si l'acte de cession organise expressément une cession de créance. À défaut, le cédant sort de la société en restant créancier d'une structure qu'il ne contrôle plus, ce qui est à éviter.
Non, et c'est l'angle mort le plus coûteux d'une sortie de SCI. Le cautionnement est un engagement personnel pris envers la banque. Il survit à la perte de la qualité d'associé. Il ne s'éteint que par le remboursement du prêt, par une mainlevée expresse de la banque ou par le décès de la caution. Négociez la mainlevée avant de signer la cession, pas après.
Non. Prêter de l'argent à la SCI ne modifie pas la répartition du capital : aucune part ne change de main, l'article 1861 ne s'applique pas. La vigilance se déplace ailleurs : un compte courant très déséquilibré entre associés fausse la valeur des parts au moment de la sortie, puisqu'il se déduit de l'actif avant tout partage.
Non. Le dispositif des articles 1862 et 1863 est impératif, sous la seule réserve d'un délai statutaire compris entre un mois et un an (art. 1864). Une clause qui empêcherait définitivement un associé de sortir neutraliserait la porte de sortie que la loi a expressément organisée : elle serait réputée non écrite, et le délai légal de six mois reprendrait sa place (art. 1844-10, alinéa 2). Une inaliénabilité temporaire et justifiée par un intérêt sérieux, le temps d'un chantier ou d'un remboursement d'emprunt, est en revanche défendable.
Pas au sens de l'article 1861, qui ne vise que la cession de parts existantes. Faire entrer quelqu'un en créant des parts nouvelles est une modification des statuts : elle se décide à l'unanimité des associés, à défaut de clause statutaire fixant une autre majorité (art. 1836, alinéa 1er, du Code civil). Le résultat pratique se ressemble — le tiers n'entre pas sans l'accord de tous —, mais rien d'autre ne se ressemble : ni notification individuelle, ni délai de six mois, ni agrément tacite, ni obligation de racheter en cas de refus. La fiscalité diffère aussi : un apport en numéraire est enregistré gratuitement (art. 810, I du code général des impôts), là où une cession supporte 5 % de droits.
Par une décision collective de modification des statuts, prise à l'unanimité si les statuts ne prévoient pas de majorité particulière (art. 1836, alinéa 1er). Il faut ensuite un procès-verbal, des statuts refondus et le dépôt de l'acte modificatif au greffe. Ce dépôt coûte 13,16 € toutes taxes comprises, une seule fois quel que soit le nombre de pièces : 6,05 € hors taxes d'émolument (prestation n° 52 de l'article A. 743-10 du code de commerce, barème du 1er mars 2026), 1,21 € de TVA et 5,90 € de droit affecté au registre national des entreprises. Attention au cas voisin : si la même assemblée modifie aussi une mention immatriculée — dénomination, siège, gérant, capital, objet —, il faut y ajouter une inscription modificative et une publication au BODACC, et la formalité passe à 185,77 € TTC. Ajouter une clause d'agrément seule ne touche aucune mention immatriculée : 13,16 €. Mais vérifiez d'abord le sens de votre opération : si vos statuts sont muets, l'unanimité s'applique déjà, et ajouter une clause d'agrément ne durcit rien. Dans une SCI, la modification utile est presque toujours l'inverse : assouplir.
Aucun émolument réglementé n'encadre la rédaction d'un acte de cession de parts sociales : ces honoraires sont libres. En pratique, comptez 1 000 à 2 500 € hors taxes pour une cession simple ; c'est l'ordre de grandeur retenu dans le cas pratique de cette page, à 1 500 €. Ce qui est certain et chiffrable, ce sont les droits d'enregistrement de 5 % sur le prix, sans abattement, dus par l'acquéreur (art. 726, I, 2° et 1712 du code général des impôts). Sur 78 000 € de parts, cela fait 3 900 €. Total pour l'acquéreur : 83 400 €, prix compris.