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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Surtaxe sur les plus-values immobilières élevées en SCI : barème, lissage et seuil de 50 000 € (2026)

Dès que la plus-value nette imposable d'une SCI à l'impôt sur le revenu dépasse 50 000 €, une taxe supplémentaire de 2 % à 6 % vient se poser par-dessus les 19 % d'impôt sur le revenu et les 17,2 % de prélèvements sociaux. Elle porte un nom que personne ne retient : la taxe de l'article 1609 nonies G du CGI. Dans la vraie vie, on la découvre trois jours avant l'acte, quand le notaire envoie son décompte et qu'il manque 7 000 € au plan de trésorerie. Ce guide reprend le texte mot pour mot, le barème complet avec ses formules de lissage, l'assiette exacte — et surtout la règle d'appréciation du seuil en SCI, celle sur laquelle circulent le plus de bêtises.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (article 1609 nonies G du CGI sur Légifrance, BOI-RFPI-TPVIE-10 et BOI-RFPI-TPVIE-20, imprimés 2048-IMM-SD et 2048-M-SD sur impots.gouv.fr). Mis à jour le 31 juillet 2026.

Mise au point : non, le seuil de 50 000 € ne se divise pas par le nombre d'associés

La légende est tenace : en SCI, la surtaxe s'apprécierait sur la quote-part de chaque associé, il suffirait donc d'être trois pour glisser sous les 50 000 €. C'est faux. Le BOFiP écrit noir sur blanc que « la taxe est due par la personne morale qui réalise une plus-value soumise à l'impôt sur le revenu d'un montant supérieur à 50 000 € » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Le seuil se mesure sur la plus-value sociale, point. Deux tempéraments existent bel et bien, je les détaille au chapitre 4 — mais aucun des deux ne consiste à diviser par le nombre d'associés.


1. Le texte et le champ d'application de la surtaxe (art. 1609 nonies G)

Ce que dit exactement l'article

La taxe est née de la troisième loi de finances rectificative pour 2012 et frappe les cessions intervenues à compter du 1er janvier 2013. Sa rédaction actuelle date de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 (art. 9), en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Depuis, plus rien : aucune retouche.

Le I dispose qu'il est institué une taxe sur les plus-values « réalisées dans les conditions prévues aux articles 150 U et 150 UB à 150 UD par les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter et dans celles prévues à l'article 244 bis A par les contribuables non domiciliés fiscalement en France assujettis à l'impôt sur le revenu ». Son second alinéa ajoute, mot pour mot, que « la taxe ne s'applique pas aux plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir ou de droits s'y rapportant ». Attention toutefois à la définition : la doctrine opposable précise que les terrains à bâtir visés par cette exclusion s'entendent de ceux mentionnés au 1° du 2 du I de l'article 257 du CGI, c'est-à-dire au sens de la TVA immobilière (BOI-RFPI-TPVIE-10, renvoyant au BOI-TVA-IMM-10-10-10-20). Ce n'est donc pas une notion autonome laissée à l'appréciation des parties : un terrain « constructible » au sens courant qui ne répond pas à cette définition reste dans le champ de la taxe.

Le II ajoute que la taxe est « assise sur le montant imposable des plus-values déterminé dans les conditions prévues, selon le cas, aux articles 150 V à 150 VE ou au II de l'article 244 bis A », qu'elle est due par le cédant et exigible lors de la cession.

Trois choses se lisent directement dans ce texte, et elles commandent tout le reste du guide :

  • Une SCI à l'IR est visée en tant que telle, puisque le texte cite expressément « les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter ». Ici, la SCI translucide n'est pas un tuyau qui laisse passer l'impôt vers ses associés : c'est elle, le redevable désigné. Ce statut hybride est expliqué dans notre guide sur la translucidité fiscale de la SCI.
  • La cession de parts est logée à la même enseigne que la cession d'immeuble : l'article 150 UB (parts de sociétés à prépondérance immobilière) figure dans le renvoi.
  • L'assiette est celle des articles 150 V à 150 VE, c'est-à-dire la plus-value nette après abattement pour durée de détention. Rien d'autre, et surtout pas l'assiette sociale.

Qui est concerné, qui ne l'est pas

Situation Surtaxe applicable ? Fondement
SCI à l'IR qui vend un immeuble bâtiOuiArt. 150 U + 1609 nonies G, I
Associé qui cède ses parts de SCI à l'IROuiArt. 150 UB + 1609 nonies G, I
Non-résident cédant un bien situé en France (soumis à l'IR)OuiArt. 244 bis A + 1609 nonies G, I
SCI à l'IS qui vend un immeubleNonPlus-value professionnelle, art. 39 duodecies
Cession d'un terrain à bâtir ou de droits s'y rapportantNonExclusion expresse du I, al. 2
Cession exonérée (résidence principale de l'associé, bien détenu au moins 22 ans...)NonAssiette nulle, art. 150 U II et 150 VC
Plus-value nette imposable ≤ 50 000 €NonSeuil du barème du III
Quote-part revenant à un associé soumis à l'ISNonBOI-RFPI-TPVIE-20, § 60

Les réformes annoncées à l'automne 2025 n'ont pas abouti

L'automne 2025 a été agité. Pendant l'examen du projet de loi de finances pour 2026, les amendements sur la fiscalité des plus-values immobilières se sont empilés : suppression ou refonte de l'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC, remise en cause de l'exonération de la résidence principale, retouche de la taxe sur les plus-values élevées. Plusieurs ont été votés en séance, avec les titres de presse qui vont avec. Aucun n'est arrivé jusqu'au texte promulgué.

Résultat : la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) ne touche ni à l'article 1609 nonies G, ni à l'article 150 VC. Côté plus-values immobilières, elle se contente de proroger jusqu'au 31 décembre 2027 les exonérations attachées aux cessions au profit du logement social (art. 150 U, II, 7° et 8°) et l'abattement exceptionnel de l'article 150 VE. L'article 1609 nonies G en vigueur reste celui du 1er janvier 2024, avec un barème inchangé depuis 2013.

À retenir : un amendement adopté en première lecture n'est pas une loi. Les articles qui annoncent la « suppression de la surtaxe » en s'appuyant sur un vote de séance de l'automne 2025 se sont arrêtés au milieu du gué. La seule date qui compte pour vous, c'est celle de votre promesse de vente : c'est elle qui fige le texte applicable, et Légifrance vous le dira en trente secondes. Notre récapitulatif loi de finances 2026 et SCI reprend ce qui a réellement été voté.


2. Le barème de la surtaxe : de 2 % à 6 %, et son mécanisme de lissage

Le barème intégral de la surtaxe, tranche par tranche

Le III de l'article 1609 nonies G pose un barème par tranches. Attention au piège : le taux frappe la totalité de la plus-value, pas seulement la fraction qui dépasse le seuil. Rien à voir avec la progressivité de l'impôt sur le revenu. C'est un barème en cascade, et pour éviter qu'un euro de plus ne fasse bondir la note à chaque changement de tranche, le législateur a glissé des formules de lissage à l'entrée de chacune.

Dans le tableau ci-dessous, PV désigne le montant total de la plus-value nette imposable.

Plus-value imposable Montant de la taxe Nature
De 0 à 50 000 €Aucune taxeHors champ
De 50 001 à 60 000 €2 % PV − (60 000 − PV) × 1/20Lissage
De 60 001 à 100 000 €2 % PVTaux plein
De 100 001 à 110 000 €3 % PV − (110 000 − PV) × 1/10Lissage
De 110 001 à 150 000 €3 % PVTaux plein
De 150 001 à 160 000 €4 % PV − (160 000 − PV) × 15/100Lissage
De 160 001 à 200 000 €4 % PVTaux plein
De 200 001 à 210 000 €5 % PV − (210 000 − PV) × 20/100Lissage
De 210 001 à 250 000 €5 % PVTaux plein
De 250 001 à 260 000 €6 % PV − (260 000 − PV) × 25/100Lissage
Supérieure à 260 000 €6 % PVTaux plein

La seule vraie marche d'escalier se situe à 50 000 €

À partir de 60 000 €, le lissage fait son travail : le barème est continu. Vérifions à 100 000 € — la taxe vaut 2 % × 100 000 = 2 000 €. Un euro plus haut, à 100 001 €, la formule de la tranche suivante donne 3 % × 100 001 − (110 000 − 100 001) × 1/10 = 3 000,03 − 999,90 = 2 000,13 €. Treize centimes d'écart. Pas de marche.

Sauf à un endroit. Le franchissement des 50 000 €, lui, n'est pas lissé du tout :

Plus-value imposable Calcul Taxe
50 000 €Sous le seuil0 €
50 001 €2 % × 50 001 − (60 000 − 50 001) × 1/20 = 1 000,02 − 499,95500,07 €

Un euro de plus-value en plus, 500 € de taxe. C'est le seul endroit du barème où il vaut vraiment la peine de se battre pour rester juste en dessous. Et c'est aussi le seul endroit où retrouver une facture de plomberie de 2014 dans un carton peut rapporter 500 € en dix minutes de recherche.

Deux exemples de calcul aux bornes

Exemple 1 — Plus-value nette imposable de 51 000 €

  • Tranche applicable : 50 001 à 60 000 €
  • Formule : 2 % × 51 000 − (60 000 − 51 000) × 1/20
  • Calcul : 1 020 € − (9 000 × 0,05) = 1 020 € − 450 €
  • Taxe due : 570 € — soit un taux effectif de 1,12 %

Exemple 2 — Plus-value nette imposable de 150 000 €

  • Tranche applicable : 110 001 à 150 000 € (taux plein, pas de lissage)
  • Formule : 3 % × 150 000
  • Taxe due : 4 500 € — soit un taux effectif de 3,00 %
  • Contrôle de continuité : à 150 001 €, la formule de la tranche suivante donne 4 % × 150 001 − (160 000 − 150 001) × 0,15 = 6 000,04 − 1 499,85 = 4 500,19 €

Le taux marginal caché des zones de lissage

Le lissage a une contrepartie que personne ne mentionne jamais. Pour rattraper le ressaut, il faut bien que la pente soit plus raide quelque part : dans les zones de lissage, chaque euro supplémentaire est frappé très au-delà du taux affiché. En développant les formules, on obtient le taux marginal réel de la surtaxe :

Zone Taux affiché Taux marginal réel
50 001 – 60 000 €2 %7 %
100 001 – 110 000 €3 %13 %
150 001 – 160 000 €4 %19 %
200 001 – 210 000 €5 %25 %
250 001 – 260 000 €6 %31 %

Traduction en euros : une SCI assise sur 258 000 € de plus-value nette imposable dont l'assiette augmente encore de 2 000 € nets rendra 620 € de surtaxe supplémentaire, avant même de compter l'IR et les prélèvements sociaux. Attention à ne pas raisonner en prix de vente : ces 2 000 € sont 2 000 € d'assiette nette, après abattement. Sur un bien détenu quinze ans, où l'abattement de 60 % a déjà joué, 2 000 € de prix supplémentaires n'ajoutent que 800 € d'assiette — soit 248 € de surtaxe. Sur ces plages-là, les derniers milliers d'euros négociés rapportent malgré tout beaucoup moins qu'ils n'en ont l'air.

Table de référence rapide

Plus-value nette imposable Surtaxe Taux effectif
50 000 €0 €0,00 %
51 000 €570 €1,12 %
60 000 €1 200 €2,00 %
100 000 €2 000 €2,00 %
110 000 €3 300 €3,00 %
150 000 €4 500 €3,00 %
160 000 €6 400 €4,00 %
180 000 €7 200 €4,00 %
200 000 €8 000 €4,00 %
210 000 €10 500 €5,00 %
250 000 €12 500 €5,00 %
260 000 €15 600 €6,00 %
400 000 €24 000 €6,00 %

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3. L'assiette de la surtaxe : la plus-value nette imposable à l'impôt sur le revenu

Le chemin de calcul, étape par étape

Le II de l'article 1609 nonies G renvoie aux articles 150 V à 150 VE du CGI. Autrement dit, l'assiette de la surtaxe, c'est exactement la plus-value nette imposable à l'impôt sur le revenu : la ligne « plus-value imposable » de la déclaration 2048-IMM-SD. Ni celle d'avant, ni celle d'après.

Étape Contenu Texte
1. Prix de cessionPrix stipulé à l'acte, diminué des frais supportés par le vendeur (diagnostics, mainlevée d'hypothèque, commission d'agence à sa charge)Art. 150 VA
2. Prix d'acquisition majoréPrix payé + frais d'acquisition (réels ou forfait de 7,5 %) + travaux (réels ou forfait de 15 % si détention > 5 ans)Art. 150 VB
3. Plus-value bruteDifférence entre les deuxArt. 150 V
4. Abattement pour durée6 % par an de la 6e à la 21e année, 4 % la 22e — exonération d'IR à 22 ans révolusArt. 150 VC
4 bis. Abattements et exonérations spécifiquesFraction exonérée au titre du remploi, des cessions au profit du logement social, abattement exceptionnel de 70 % ou 85 %Art. 150 U, II, 1° bis et 7° ; art. 150 VE
5. Plus-value nette imposable= assiette de l'IR à 19 % ET assiette de la surtaxeArt. 150 V à 150 VE

L'ordre des opérations est écrit noir sur blanc dans la doctrine : « le seuil de 50 000 € s'apprécie après prise en compte de l'abattement pour durée de détention et, le cas échéant, de la fraction de la plus-value exonérée en application des dispositions du 1° bis du II de l'article 150 U du CGI en cas de remploi ou du 7° du II de l'article 150 U du CGI [...] et de l'abattement exceptionnel de 70 % ou de 85 % » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20). Retenez la conséquence : tout ce qui fait baisser l'assiette de l'impôt sur le revenu fait baisser la surtaxe dans le même geste. Et parfois, cela suffit à repasser sous le seuil.

Cas particulier du non-résident : lorsqu'un cédant non-résident bénéficie de l'exonération plafonnée à 150 000 € de plus-value nette imposable au titre de la cession d'un logement situé en France (art. 150 U, II, 2°), le seuil de 50 000 € ne s'apprécie que sur la fraction excédant ces 150 000 €. Le BOFiP en donne l'illustration : une plus-value nette de 190 000 € ne déclenche aucune taxe (190 000 − 150 000 = 40 000 €), tandis qu'une plus-value de 220 000 € est taxée sur une assiette de 70 000 € (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20). Voir notre guide SCI et associés non-résidents.

Ce qui n'entre PAS dans l'assiette

  • Les prélèvements sociaux. Leur assiette suit une cadence d'abattement bien plus lente (1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e, puis 9 % de la 23e à la 30e). Sur un bien détenu quinze ou vingt ans, elle écrase l'assiette IR. La surtaxe, elle, se calcule sur la petite — jamais sur la grosse.
  • La surtaxe elle-même. Elle ne vient en déduction ni de l'assiette de l'IR, ni de celle des prélèvements sociaux. Les trois impositions courent en parallèle, jamais l'une sur l'autre.
  • Les moins-values dégagées sur d'autres ventes. L'article 150 VD interdit l'imputation des moins-values immobilières. Vendre un studio à perte le même mois ne rachètera rien sur l'immeuble vendu avec profit.
  • Les revenus fonciers de l'exercice. La plus-value vit dans son propre monde : elle ne croise ni le résultat foncier de la SCI, ni un éventuel déficit foncier reportable.

Les deux cadences d'abattement, côte à côte

Durée de détention Abattement IR (assiette surtaxe) Abattement PS
5 ans0 %0 %
10 ans30 %8,25 %
15 ans60 %16,50 %
20 ans90 %24,75 %
22 ans100 % — plus de surtaxe28,00 %
30 ans100 %100 %

La conséquence qui vaut de l'or : dès 22 années révolues de détention, l'assiette de l'impôt sur le revenu tombe à zéro — et la surtaxe avec elle, quel que soit le montant de la plus-value brute. Une SCI qui cède un immeuble détenu depuis 24 ans en dégageant 600 000 € de plus-value brute ne paie ni les 19 %, ni les 6 %. Zéro. Restent les prélèvements sociaux, sur une assiette encore partiellement taxable. Le régime général est détaillé dans notre guide plus-value en SCI.


4. Surtaxe en SCI : à quel niveau s'apprécie le seuil de 50 000 € ?

La règle : le seuil s'apprécie au niveau de la société

Le raisonnement qui égare tout le monde tient en deux lignes, et il est parfaitement logique. Une SCI à l'IR est translucide : elle ne paie pas l'impôt, ses associés sont imposés chacun sur leur quote-part (art. 8 du CGI). Donc la surtaxe devrait suivre le même chemin. C'est logique, et c'est faux.

Le texte dit exactement l'inverse. L'article 1609 nonies G désigne comme redevables « les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter ». Et la doctrine administrative enfonce le clou : « La taxe est due par la personne morale qui réalise une plus-value soumise à l'impôt sur le revenu d'un montant supérieur à 50 000 €. Le seuil de 50 000 € s'appréciant au niveau du cédant dans cette hypothèse, il doit être apprécié au niveau de la personne morale et non au niveau de chaque associé » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Difficile de faire plus clair.

Démonstration : le mythe des trois associés

Une SCI détenue par trois associés à parts égales vend un immeuble et dégage 120 000 € de plus-value nette imposable.

  • Ce qu'on lit partout : 120 000 ÷ 3 = 40 000 € par tête, sous le seuil, donc rien à payer.
  • Ce qui se passe réellement : le seuil se mesure sur les 120 000 € de plus-value sociale. Tranche 110 001 – 150 000 € → 3 % × 120 000 = 3 600 €, prélevés sur le prix.
  • Chaque associé en supporte 1 200 € au travers de la baisse du prix net distribuable. Le partage entre associés ne modifie rien au montant dû.

Deux associés ou huit associés : sur la même plus-value, la SCI paiera au centime près la même chose.

L'indivision, elle, divise le seuil — et cela change tout

Le même document administratif passe en revue les autres modes de détention à plusieurs, et là, le traitement n'a plus rien à voir. Pour les indivisaires et les concubins, « l'appréciation du seuil de 50 000 € s'effectue individuellement au niveau de la quote-part de plus-value réalisée par chacun » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 30) ; les partenaires de PACS sont assimilés à des indivisaires (§ 50) ; pour un couple marié cédant un bien commun, l'administration admet d'apprécier le seuil « comme en matière d'indivision », et donne l'exemple d'une plus-value de 90 000 € qui échappe à la taxe parce que la quote-part de chaque époux s'élève à 45 000 € (§ 40).

Mode de détention Appréciation du seuil de 50 000 € Source
SCI (société de l'art. 8 du CGI)Au niveau de la sociétéBOI-RFPI-TPVIE-20, § 60
Indivision, concubinsPar quote-part de chacun§ 30
Couple marié, bien communPar quote-part de chaque époux (tolérance)§ 40
Partenaires de PACSPar quote-part de chacun§ 50

Prenons la mesure de l'écart. Un couple marié qui détient l'immeuble en direct et sort 90 000 € de plus-value ne paie pas un centime de surtaxe. La même plus-value réalisée par leur SCI : 1 800 €. C'est un vrai coût de structure, sur cette taxe précise. Cela ne suffit évidemment pas à trancher entre les deux modes de détention — la SCI gagne sur bien d'autres terrains, et le comparatif complet est dans notre guide indivision ou SCI. Mais autant le savoir avant de signer les statuts, pas dix ans après, chez le notaire.

Le cas de l'« associé unique » n'existe pas juridiquement

Rappel qu'on oublie souvent en cours de route : une SCI ne peut pas avoir un associé unique. L'article 1832 du Code civil impose deux associés au minimum, et la réunion de toutes les parts dans une seule main ouvre la porte à la dissolution judiciaire de l'article 1844-5 si rien n'est régularisé dans l'année.

Ce que l'on rencontre en pratique, c'est la SCI 99 % / 1 % : un investisseur et son conjoint, ou un investisseur et un enfant. Pour la surtaxe, cela ne change strictement rien par rapport à une SCI à parts égales. La taxe frappe la plus-value sociale ; l'associé à 99 % en supporte 99 %. Les contraintes de ce montage sont détaillées dans créer une SCI seul.

Les deux tempéraments admis par le BOFiP

Le § 60 du BOI-RFPI-TPVIE-20 admet que le seuil de 50 000 € soit apprécié au regard du montant de la plus-value imposable correspondant aux droits des seuls associés redevables de l'impôt sur le revenu. Sont donc écartés de l'assiette du seuil :

  1. La quote-part des associés soumis à l'impôt sur les sociétés. Leur part de résultat est déterminée selon les règles de l'IS en application du I de l'article 238 bis K du CGI : elle échappe au régime des plus-values des particuliers, donc à la surtaxe.
  2. La quote-part des associés personnes physiques bénéficiant d'une exonération liée, dans les termes exacts du BOFiP, « à la cession de la résidence principale ou à la cession d'un logement en vue de l'acquisition de celle-ci » (art. 150 U, II, 1° bis), dans les conditions exposées au IV-C § 280 à 300 du BOI-RFPI-TPVIE-10.

La mécanique n'est donc pas une division par le nombre d'associés, mais une soustraction des quotes-parts qui ne sont pas imposables à l'IR sur cette plus-value. Deux opérations très différentes, un même seuil de 50 000 € — et des milliers d'euros d'écart.

Cas A — Trois associés personnes physiques : aucun effet

Plus-value sociale nette : 120 000 €. Trois associés personnes physiques, aucune exonération. Assiette du seuil : 120 000 €. Surtaxe : 3 % × 120 000 = 3 600 €.

Cas B — Un associé soumis à l'IS à 50 %

Même plus-value sociale de 120 000 €, mais l'un des associés est une SASU soumise à l'IS détenant 50 % des parts.

  • Quote-part relevant de l'IR : 120 000 × 50 % = 60 000 €
  • Tranche 50 001 – 60 000 € : 2 % × 60 000 − (60 000 − 60 000) × 1/20 = 1 200 €
  • Économie de surtaxe : 3 600 − 1 200 = 2 400 €

Sauf que c'est un faux bon calcul. La quote-part de la SASU est déterminée selon les règles de l'IS (art. 238 bis K, I) : pas d'abattement pour durée de détention, et réintégration des amortissements déjà pratiqués. Le surcoût d'IS avale presque toujours les 2 400 € gagnés sur la surtaxe. Sans compter la paperasse qui vient avec : déclaration 2072-C au lieu de la 2072-S, production d'un FEC. Le sujet est traité dans nos guides SCI avec un associé personne morale et SCI avec des associés à l'IR et à l'IS.

Cas C — Un associé occupe le bien en résidence principale

Plus-value sociale de 120 000 €. Un associé détenant 60 % des parts occupe gratuitement le logement à titre de résidence principale : sa quote-part est exonérée d'impôt sur le revenu.

  • Quote-part exonérée écartée : 120 000 × 60 % = 72 000 €
  • Assiette du seuil : 120 000 − 72 000 = 48 000 €
  • 48 000 € ≤ 50 000 € → aucune surtaxe due

C'est le seul scénario dans lequel une plus-value sociale de 120 000 € passe entièrement au travers. À une condition : que l'occupation soit gratuite, effective et documentée. Un loyer, même symbolique, ou un avantage en nature déclaré quelque part, et l'exonération tombe. Les conditions sont détaillées dans notre guide SCI et résidence principale, et le cadre de la mise à disposition dans louer un bien de la SCI à un associé.

Cession de parts : là, le raisonnement s'inverse

Changeons d'opération. Ce n'est plus la SCI qui vend l'immeuble, c'est un associé qui vend ses parts. Alors la plus-value est réalisée par l'associé lui-même, au titre de l'article 150 UB du CGI — et le seuil de 50 000 € se mesure cédant par cédant.

Opération Qui réalise la plus-value ? Niveau d'appréciation du seuil
La SCI vend l'immeubleLa SCI (art. 150 U)La société
Un associé vend ses partsL'associé (art. 150 UB)Chaque cédant

Deux associés qui cèdent leurs parts le même jour, avec 45 000 € de plus-value nette chacun, ne déclenchent rien. La vente de l'immeuble sous-jacent, elle, aurait fait apparaître 90 000 € de plus-value sociale et coûté 1 800 €. Voilà la vraie différence entre les deux portes de sortie. À nuancer immédiatement : l'acquéreur de parts d'une société à prépondérance immobilière supporte 5 % de droits d'enregistrement (art. 726, I, 2° du CGI). Et l'assiette n'est pas celle que l'on croit. Le II du même article dispose que le droit est assis, à concurrence de la fraction des titres cédés, sur la valeur réelle des biens et droits immobiliers détenus directement ou indirectement, après déduction du seul passif afférent à leur acquisition, augmentée de la valeur réelle des autres éléments d'actif bruts après déduction du seul passif afférent à ces éléments (BOI-ENR-DMTOM-40-10-20). Ce n'est donc ni le prix des parts, ni leur valeur vénale : dans une SCI endettée dont le prêt est déjà largement remboursé, cette base dépasse souvent nettement le prix payé pour les titres. La contrepartie est plus lourde qu'il n'y paraît, et elle se retrouve toujours, d'une manière ou d'une autre, dans le prix négocié.

Formalisme obligatoire depuis le 27 juin 2026 : l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 C. civ.) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — à peine de nullité. L'acte sous signature privée rédigé entre associés n'est plus valable. Voir cession de parts de SCI et sortir d'une SCI.


5. Qui déclare et qui paie la surtaxe : notaire, 2048-IMM-SD et publicité foncière

Le notaire fait tout — et prélève sur le prix

Bonne nouvelle, en apparence : quand une SCI à l'IR vend un immeuble, le gérant ne remplit aucun formulaire. Le notaire rédacteur établit la déclaration au nom de la SCI, y calcule l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et la taxe de l'article 1609 nonies G, puis se sert directement sur le prix de vente. Personne n'a de chèque à signer — ce qui explique aussi pourquoi personne ne l'anticipe.

Opération Imprimé Notice
Cession d'immeuble par une SCI à l'IR2048-IMM-SD (cerfa 12359, millésime 05-2026)2048-IMM-NOT-SD (05-2026)
Cession de parts de société à prépondérance immobilière2048-M-SD (cerfa 12358)2048-M-NOT-SD (03-2025)
Cession par un non-résident soumis à l'IR2048-IMM-SD, avec les règles de l'art. 244 bis A2048-IMM-NOT-SD

La déclaration 2048-IMM-SD comporte un cadre dédié au calcul de la taxe sur les plus-values immobilières élevées, alimenté automatiquement par le montant de la plus-value nette imposable calculé quelques lignes plus haut.

Ne confondez pas les deux circuits. La 2048-IMM-SD suit la cession d'immeuble et se dépose au service de la publicité foncière, lors de la formalité fusionnée. Une cession de parts, elle, ne donne lieu à aucune publicité foncière : la 2048-M-SD se dépose au service des impôts au moment de l'enregistrement de l'acte, à peine de refus de la formalité d'enregistrement — ou, à défaut d'acte soumis à l'enregistrement obligatoire, au service des impôts du domicile du cédant dans le mois de la cession (3° du I de l'article 150 VG du CGI ; notice 2048-M-NOT-SD). Et le déclarant est le cédant, pas nécessairement un notaire, même si le passage par un acte notarié ou d'avocat est désormais imposé par l'article 1865-1 du Code civil.

Le paiement conditionne la formalité

Le circuit passe par les articles 150 VG (dépôt de la déclaration lors de la formalité) et 150 VH (paiement) du CGI, auxquels renvoient les IV et V de l'article 1609 nonies G. La taxe se paie au moment du dépôt, lors de la formalité fusionnée de publicité foncière. Pas de paiement, pas de formalité : le dépôt est refusé, la vente n'est pas publiée, donc pas opposable aux tiers. Même sanction si le montant déclaré et le montant versé ne coïncident pas.

Le II de l'article 150 VH prévoit bien quelques échappatoires, mais elles sont très étroites : le notaire qui ne dispose pas des fonds parce que des créances priment celle du Trésor, ou la cession à une personne publique qui n'a pas encore versé le prix. Pour une SCI ordinaire, il n'existe aucun étalement, aucun différé, aucun échéancier. C'est comptant.

Ce qui revient à la SCI, c'est donc un prix net d'impôt. Sur une vente à 800 000 € qui déclenche 106 000 € d'imposition, la caisse encaisse 694 000 € — et c'est avec ces 694 000 € qu'il faut rembourser le solde du prêt, solder les comptes courants et distribuer. Le séquencement complet est détaillé dans notre guide distribuer le prix de vente d'un bien en SCI, et la mécanique de la vente elle-même dans vendre un immeuble détenu par une SCI.

Et après la vente ?

  • La SCI reporte l'opération dans sa comptabilité et, le cas échéant, sur sa déclaration 2072 — celle-ci recense les revenus fonciers, pas la plus-value, qui a déjà été soldée par le notaire.
  • Chaque associé reporte sa quote-part de plus-value sur sa déclaration personnelle dans la case dédiée de la 2042-C, uniquement pour le calcul du revenu fiscal de référence : l'imposition, prélevée par le notaire, est libératoire. Sa quote-part de résultat foncier de l'année, elle, suit le circuit habituel : voir quote-part de résultat et déclaration 2044.
  • L'administration dispose de son délai de reprise habituel pour contester le calcul. Une erreur du notaire n'exonère pas le cédant : c'est la SCI qui reste redevable du complément.

Le réflexe qui change tout : réclamez au notaire son projet de décompte fiscal avant de signer la promesse — pas quinze jours avant l'acte authentique. Entre les deux, il reste encore du temps pour fouiller les cartons de factures, arbitrer entre frais réels et forfaits, ou décaler la signature de six semaines afin d'attraper une année d'abattement de plus. Après, il ne reste plus qu'à encaisser.


6. Réduire légalement la surtaxe (et où commence l'abus de droit)

Toutes les « astuces » qui circulent ne se valent pas, loin de là. Certaines relèvent de la gestion normale et ne peuvent être contestées par personne. D'autres exposent la SCI à l'abus de droit : article L64 du LPF pour le montage fictif ou à but exclusivement fiscal, article L64 A du LPF pour le montage à but principalement fiscal. Ces deux textes définissent la procédure, pas la sanction. Sur le fondement de l'article L64, la majoration du b de l'article 1729 du CGI s'applique — 80 %, ramenée à 40 % lorsque le contribuable n'est ni l'instigateur principal ni le bénéficiaire principal du montage. Sur le fondement de l'article L64 A, en revanche, elle n'est pas automatique : « seules les majorations de droit commun sont applicables » (BOI-CF-IOR-30-20, § 130), l'administration devant justifier en fait le a (40 %, manquement délibéré) ou le c (80 %, manœuvres frauduleuses) de l'article 1729. Voici où passe la frontière.

Levier Efficacité sur la surtaxe Niveau de risque
Attendre une année de détention de plusForteNul
Justifier travaux et frais réelsForteNul (si factures conformes)
Déduire du prix de cession les frais à la charge du vendeurModéréeNul
Vendre des lots réellement distincts, par actes distinctsForteÉlevé — requalification en marchand de biens (art. 35, I, 1° et 206, 2 du CGI)
Céder les parts plutôt que l'immeubleForteFaible à modéré
Faire entrer un associé personne physique avant la venteNulleÉlevé pour un gain inexistant
Apporter les parts à une holding à l'IS juste avant la venteRéelle mais souvent contre-productiveÉlevé (L64 A LPF)
Antidater une facture de travauxFraude fiscale

Levier 1 — Le calendrier : une année d'abattement vaut 6 %

De la 6e à la 21e année, chaque année pleine de détention en plus retire 6 % de la plus-value brute de l'assiette de l'IR, donc de celle de la surtaxe. Sur 200 000 € de plus-value brute : 12 000 € d'assiette en moins par anniversaire franchi.

Près du seuil, l'effet devient spectaculaire. Prenons cette même plus-value brute de 200 000 €, sur un bien détenu 17 années révolues : l'abattement atteint 72 % (6 % × 12 années, de la 6e à la 17e), l'assiette tombe à 56 000 € et la surtaxe s'élève à 920 € — 2 % × 56 000 − (60 000 − 56 000) × 1/20. Une année de détention de plus (18 ans, abattement de 78 %) ramène l'assiette à 44 000 € : la surtaxe s'évapore intégralement, et l'IR baisse de 2 280 € (12 000 € × 19 %) par-dessus le marché. Six semaines de décalage sur l'acte authentique peuvent suffire, puisque l'abattement se compte par périodes de douze mois depuis la date d'acquisition et non par année civile. Encore faut-il connaître la date exacte de l'acte d'achat — et la retrouver le jour où l'acquéreur commence à s'impatienter.

Levier 2 — Reconstituer le prix d'acquisition majoré

C'est le gisement que presque personne n'exploite à fond, et c'est dommage, parce qu'il est légal, chiffrable et sans le moindre risque. L'article 150 VB du CGI autorise deux majorations du prix d'acquisition :

  • Frais d'acquisition : montants réels justifiés, ou forfait de 7,5 % du prix d'acquisition (acquisition à titre onéreux).
  • Travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration : montants réels justifiés par factures d'entreprises, ou forfait de 15 % du prix d'acquisition si le bien est détenu depuis plus de cinq ans. Les travaux d'entretien et de réparation, ainsi que les matériaux achetés par la SCI et posés par elle-même, ne sont pas retenus.

Le choix entre réel et forfait se fait poste par poste, dans le sens le plus favorable — rien n'oblige à prendre les deux forfaits ou les deux réels. Sur un bien acheté 285 000 € et détenu quinze ans, les deux forfaits ajoutent 64 125 € au prix d'acquisition ; après un abattement de 60 %, cela fait 25 650 € d'assiette imposable en moins. De quoi changer de tranche, parfois de quoi sortir du barème. Nos guides travaux en SCI et documents à conserver en SCI détaillent les justificatifs à archiver dès aujourd'hui.

Levier 3 — Vendre par lots réellement distincts

Le seuil de 50 000 € se mesure par cession. Une SCI propriétaire d'un immeuble déjà divisé en lots de copropriété qui vend trois appartements à trois acquéreurs, par trois actes, réalise trois plus-values distinctes. Chacune est comparée au seuil pour elle-même.

La limite, c'est la réalité de l'opération. Découper une vente unique en trois pour multiplier les seuils — même acquéreur, même jour, même étude, prix global négocié puis ventilé au prorata — c'est un montage à but principalement fiscal, et l'administration ne s'y trompe pas. Trois indices vous protègent : des lots juridiquement distincts qui existaient avant la mise en vente, des acquéreurs sans lien entre eux, des dates d'acte espacées correspondant à des négociations réellement séparées. À l'inverse, une division de l'immeuble décidée après la signature d'une promesse globale ne se défend pas. Voir abus de droit en SCI et principaux motifs de redressement.

Le vrai risque n'est pas l'abus de droit : c'est le marchand de biens

On présente souvent ce levier comme peu risqué. Il ne l'est pas, et le danger n'est même pas celui que l'on croit. Diviser un immeuble en lots puis les céder les uns après les autres, c'est exactement le schéma que vise le 1° du I de l'article 35 du CGI : les profits tirés d'opérations d'achat-revente d'immeubles réalisées à titre habituel relèvent des BIC. Et le 2 de l'article 206 du CGI soumet alors de plein droit à l'impôt sur les sociétés la société civile qui se livre à des opérations visées aux articles 34 et 35 — la tolérance doctrinale ne joue que tant que les recettes commerciales restent marginales, environ 10 % des recettes totales (BOI-IS-CHAMP-10-30).

La conséquence est sans commune mesure avec l'enjeu de départ : la SCI perd intégralement le régime des plus-values des particuliers, abattement pour durée de détention compris, et bascule dans les plus-values professionnelles avec réintégration des amortissements. On économise 2 à 6 % de surtaxe et l'on récupère une imposition à l'IS sur la totalité de la plus-value. Autrement dit : ce levier ne se manie que sur un immeuble déjà divisé de longue date, avec des cessions réellement espacées et un patrimoine locatif conservé — jamais comme une technique d'optimisation de la surtaxe. Voir SCI et marchand de biens et le passage d'une SCI à l'IS.

Levier 4 — Ce qui ne fonctionne pas : faire entrer un associé avant la vente

C'est le conseil que l'on croise le plus souvent sur les forums, et il repose entièrement sur la prémisse fausse démontée au chapitre 4. Le seuil se mesure au niveau de la société : faire entrer un quatrième, un cinquième ou un dixième associé personne physique ne bouge pas le montant de la taxe d'un centime.

Le pire, c'est que l'opération n'est pas seulement inutile. Elle coûte, et elle expose.

  • Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts passe obligatoirement par un acte notarié ou d'avocat (art. 1865-1 C. civ.). Des honoraires, pour un gain nul.
  • 5 % de droits d'enregistrement à la charge de l'acquéreur — assis, non pas sur le prix des parts, mais sur la valeur réelle des immeubles détenus par la société à proportion des titres cédés, après déduction du seul passif afférent à leur acquisition (art. 726, II du CGI).
  • Une cession de parts signée quelques semaines avant une promesse déjà en négociation, sans autre motif que fiscal : difficile d'imaginer un meilleur candidat à l'article L64 A du LPF.
  • Si l'entrant est une société à l'IS, l'économie de surtaxe existe vraiment (cas B ci-dessus), mais le coût de l'IS l'écrase presque toujours, faute d'abattement pour durée de détention. Voir holding immobilière et SCI et détenir des parts de SCI via une holding à l'IS.

Levier 5 — Les exonérations qui neutralisent l'assiette

Le raisonnement est simple : pas d'assiette IR, pas de surtaxe. Dès qu'une exonération joue, la taxe tombe avec elle. Les principales figurent au II de l'article 150 U du CGI et à l'article 150 VC :

  • Détention d'au moins 22 ans — 22 années révolues suffisent, l'abattement atteignant alors 100 % (6 % × 16 ans de la 6e à la 21e, puis 4 % au terme de la 22e) : exonération d'IR, donc de surtaxe (les PS restent dus jusqu'à 30 ans).
  • Résidence principale de l'associé : exonération de sa quote-part, admise pour les sociétés relevant de l'article 8 (voir cas C).
  • Cession dont le prix n'excède pas 15 000 € (art. 150 U, II, 6°) — utile pour les dépendances, caves et emplacements de stationnement cédés isolément.
  • Exonération au titre du remploi en vue de l'acquisition d'une résidence principale (art. 150 U, II, 1° bis) : le BOFiP prévoit expressément que la fraction ainsi exonérée est retranchée avant l'appréciation du seuil de 50 000 € (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20). Ses conditions sont strictes et sa mise en œuvre lorsque le cédant est une société de l'article 8 doit être arbitrée avec le notaire, au cas par cas.
  • Cessions au profit du logement social (art. 150 U, II, 7° et 8°) : la fraction exonérée est également écartée du seuil. Ces exonérations ont été prorogées jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026.
  • Abattement exceptionnel de l'article 150 VE : 70 %, porté à 85 % lorsque le cessionnaire s'engage à réaliser majoritairement des logements sociaux ou intermédiaires, dans les périmètres des grandes opérations d'urbanisme (GOU) et des opérations de revitalisation de territoire (ORT). Il réduit directement l'assiette de la surtaxe (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20). Le dispositif a été prorogé par la loi de finances pour 2026, mais il reste enfermé dans des conditions de date strictes, appréciées à la date à laquelle la promesse a acquis date certaine et à celle de la cession : vérifiez son état exact à la source avant de bâtir un calcul dessus.
  • Non-résidents : exonération plafonnée à 150 000 € de plus-value nette imposable sur un logement situé en France (art. 150 U, II, 2°), déduite avant la comparaison au seuil de 50 000 €.

Un mot pour finir sur les terrains à bâtir, purement et simplement hors champ. Une SCI qui cède un terrain constructible ne paiera jamais la surtaxe. Qu'elle ne se réjouisse pas trop vite : la TVA sur le prix ou sur la marge l'attend au tournant, et l'addition y est souvent plus salée. Voir notre guide dédié terrain à bâtir en SCI.


7. Articulation de la surtaxe avec les 19 %, les 17,2 % et la CSG

Trois impositions parallèles, deux assiettes différentes

La surtaxe ne remplace rien du tout : elle s'ajoute. Une cession d'immeuble par une SCI à l'impôt sur le revenu déclenche trois prélèvements, calculés séparément et versés le même jour par le notaire. Deux partagent la même assiette, le troisième roule sur une base beaucoup plus large. C'est de là que viennent 90 % des simulations fausses.

Imposition Taux 2026 Assiette Texte
Impôt sur le revenu19 %PV nette après abattement IR (art. 150 VC)Art. 200 B
Prélèvements sociaux17,2 %PV nette après abattement social (cadence distincte)Art. L136-7 et L136-8 CSS
Surtaxe2 % à 6 %Identique à l'assiette IRArt. 1609 nonies G

Sur l'assiette IR, le cumul va de 36,2 % (19 + 17,2, sans surtaxe) à 42,2 % (19 + 17,2 + 6). Chiffre à manier avec précaution : les 17,2 % ne frappent pas la même base et, sur un bien détenu longtemps, ils pèsent en réalité bien plus lourd que les deux autres réunis.

Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % en 2026

L'article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS pour 2026) a porté le taux global des prélèvements sociaux à 18,6 % par une hausse de la CSG de 9,2 % à 10,6 %. Cette hausse vise les revenus mobiliers et les produits de placement : dividendes, gains sur valeurs mobilières, etc.

Les plus-values immobilières et les revenus fonciers, eux, restent à 17,2 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %), grâce au taux dérogatoire maintenu par le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale. Depuis janvier, je vois passer des simulateurs en ligne qui ont appliqué 18,6 % partout : sur 376 000 € d'assiette, l'erreur coûte 5 300 € de faux calcul. Le détail figure dans notre guide prélèvements sociaux en SCI en 2026. En revanche, si la SCI est à l'IS et distribue des dividendes, c'est bien le PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) qui s'applique : voir PFU et SCI à l'IS et dividendes en SCI à l'IS.

La CSG payée sur la plus-value n'est jamais déductible

Un gérant habitué aux revenus fonciers, où 6,8 points de CSG viennent en déduction du revenu global de l'année suivante, cherche naturellement la même ligne après une vente. Elle n'existe pas.

La règle est écrite : « la CSG afférente aux revenus du patrimoine soumis à l'impôt sur le revenu à un taux proportionnel est exclue du champ d'application de la déductibilité partielle » (BOI-IR-BASE-20-20, § 50). Le § 210 du même document vise expressément « la CSG acquittée sur les plus-values immobilières, y compris celles soumises au prélèvement prévu à l'article 244 bis A du CGI » parmi les cas non déductibles.

La plus-value immobilière étant taxée au taux proportionnel de 19 %, les 9,2 % de CSG supportés sur elle sont définitivement perdus. Sur notre cas chiffré, cela représente 34 600 € de CSG qui ne reviendront jamais, sous aucune forme. Rien à reporter sur la déclaration de l'année suivante. La comparaison avec le régime des revenus fonciers est développée dans notre guide CSG déductible en SCI.

Et la SCI à l'IS ?

Aucune des trois. La plus-value d'une SCI soumise à l'IS est une plus-value professionnelle : on la calcule sur la valeur nette comptable — prix de revient moins amortissements pratiqués — puis elle rejoint le résultat imposable à 15 % puis 25 %. Ni abattement pour durée de détention, ni surtaxe. Le comparatif complet est dans plus-value en SCI à l'IS, et l'arbitrage entre les deux régimes dans SCI à l'IS ou à l'IR.

Le piège de l'arbitrage : échapper à la surtaxe ne fait pas de l'IS le bon choix. Sur un bien détenu vingt ans et amorti à fond, la plus-value professionnelle est mécaniquement énorme — les amortissements déduits chaque année reviennent tous dans le résultat au moment de la vente — et rien ne vient l'atténuer. Les 6 % de surtaxe sont souvent le moindre des deux maux. On ne choisit jamais son régime fiscal sur ce paramètre-là.


8. Cas chiffré complet : une SCI qui cède un immeuble à 800 000 €

Les données

La SCI Belleville, à l'impôt sur le revenu, a acheté un immeuble de rapport en avril 2011 pour 285 000 €. Elle le vend en septembre 2026 pour 800 000 € : 15 années révolues de détention. Comme dans neuf dossiers sur dix, les factures de travaux ont disparu au fil des déménagements — la SCI se rabat sur les deux forfaits.

Poste Calcul Montant
Prix de cessionPrix stipulé à l'acte800 000 €
Prix d'acquisitionAvril 2011285 000 €
+ Frais d'acquisition (forfait)7,5 % × 285 00021 375 €
+ Travaux (forfait, détention > 5 ans)15 % × 285 00042 750 €
= Prix d'acquisition majoré285 000 + 21 375 + 42 750349 125 €
Plus-value brute800 000 − 349 125450 875 €
− Abattement IR (15 ans)60 % × 450 875− 270 525 €
Plus-value nette imposable à l'IR450 875 × 40 %180 350 €
− Abattement social (15 ans)16,5 % × 450 875− 74 394 €
Assiette des prélèvements sociaux450 875 × 83,5 %376 481 €

L'imposition totale

Imposition Base Taux Montant
Impôt sur le revenu180 350 €19 %34 267 €
Prélèvements sociaux376 481 €17,2 %64 755 €
Surtaxe (tranche 160 001 – 200 000 €)180 350 €4 %7 214 €
Total dû106 236 €

Le taux effectif ressort à 23,6 % de la plus-value brute. Sur le compte de la SCI, il atterrit 693 764 € — pas 800 000. Et c'est là-dessus qu'il faudra rembourser le capital restant dû, solder les comptes courants d'associés, puis seulement distribuer. La surtaxe, à elle seule, représente 7 214 € : le prix d'une belle salle de bains, évaporé parce que personne n'avait entendu parler de l'article 1609 nonies G.

Configuration 1 — SCI 99 % / 1 %

M. et Mme Belleville détiennent respectivement 99 % et 1 % des parts.

Associé Quote-part Part de la surtaxe supportée
M. Belleville99 %7 142 €
Mme Belleville1 %72 €
Surtaxe totale100 %7 214 €

Configuration 2 — Trois associés à parts égales

Mêmes chiffres, mais trois associés personnes physiques détiennent chacun un tiers des parts.

Élément Ce que l'on croit souvent La règle applicable
Base du seuil60 117 € par associé180 350 € au niveau de la SCI
Tranche60 001 – 100 000 € (2 %)160 001 – 200 000 € (4 %)
Surtaxe3 × 1 202 € = 3 606 €7 214 €
Par associé1 202 €2 405 €

Verdict : 7 214 € dans les deux configurations, au centime près. Le nombre d'associés n'entre nulle part dans le calcul. Les 3 608 € d'écart entre ce que l'on croit et ce que l'on paie, c'est exactement la somme que des gérants découvrent chaque semaine sur le décompte du notaire, trois jours avant la signature.

Configuration 3 — Ce qui aurait vraiment changé la donne

  • Attendre 2033 pour vendre (22 années révolues de détention) : assiette IR à zéro, donc IR à zéro et surtaxe à zéro. Il ne resterait que les prélèvements sociaux, sur une assiette ramenée à 72 % de la plus-value brute — l'abattement social atteint alors 28 % (1,65 % × 16 ans + 1,60 %), soit 324 630 € d'assiette et 55 836 € de prélèvements sociaux au lieu de 64 755 €. Total : 34 267 € d'IR + 7 214 € de surtaxe + 8 919 € de prélèvements sociaux, soit 50 400 € d'impôt en moins à prix de vente inchangé. Sept ans d'attente : le calcul mérite d'être posé.
  • Retrouver 60 000 € de factures de travaux réels plutôt que le forfait de 42 750 € : prix d'acquisition majoré à 366 375 €, plus-value brute à 433 625 €, assiette IR à 173 450 €, assiette sociale à 362 077 €. La surtaxe descend à 6 938 €, l'IR à 32 956 € et les prélèvements sociaux à 62 277 €. Deux heures de fouille dans les archives, 4 065 € récupérés (1 311 € d'IR, 276 € de surtaxe et 2 478 € de prélèvements sociaux) : c'est le gisement le plus rentable du dossier.
  • Vendre les parts au lieu de l'immeuble : chaque associé aurait alors été confronté seul au seuil de 50 000 €, ce qui, à trois, aurait fortement allégé la note. Contrepartie : 5 % de droits d'enregistrement pour l'acquéreur, assis sur la valeur réelle des immeubles à proportion des titres cédés et non sur le prix des parts (art. 726, II du CGI), et le passage obligé par l'acte notarié ou d'avocat de l'article 1865-1 du Code civil.

Ce que ce cas doit vous laisser : les vrais leviers se sont joués des années plus tôt, dans un classeur de factures et sur une date de signature. Aucun montage juridique de dernière minute ne rattrape une plus-value mal préparée — j'ai vu des gérants tenter, ils ont surtout payé des honoraires. Notre guide vendre un immeuble en SCI détaille le rétroplanning complet, de la décision d'AG à la distribution du prix.

Ne découvrez pas la surtaxe chez le notaire

Dans SCI-AI, chaque bien porte son historique complet — prix d'acquisition, frais, travaux justifiés, date d'entrée au patrimoine. La simulation de cession chiffre l'IR, les prélèvements sociaux et la taxe de l'article 1609 nonies G, et vous indique l'effet d'un décalage de vente.


9. Les 8 erreurs fréquentes sur la surtaxe des plus-values en SCI

Ces huit-là reviennent dans presque tous les dossiers de vente qui passent entre nos mains. Les quatre premières faussent le calcul de la taxe ; les quatre suivantes font exploser le plan de trésorerie.

Erreur 1 — Diviser le seuil de 50 000 € par le nombre d'associés

L'erreur reine, reprise par une bonne partie du web et parfois même par des conseils peu spécialisés. Le seuil se mesure sur la plus-value sociale (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Seules les quotes-parts non imposables à l'IR — associés à l'IS, associés exonérés — sortent du calcul.

Erreur 2 — Calculer la surtaxe sur l'assiette des prélèvements sociaux

Les deux assiettes s'écartent dès la sixième année, et le fossé se creuse ensuite très vite. Notre cas chiffré : 180 350 € d'un côté, 376 481 € de l'autre. Appliquer les 4 % à la mauvaise base, c'est annoncer 15 059 € au lieu de 7 214 €.

Erreur 3 — Appliquer le taux à la seule fraction dépassant 50 000 €

Non, ce barème n'est pas progressif comme l'impôt sur le revenu. À 180 350 €, les 4 % frappent tout — pas 4 % de 130 350 €. C'est justement parce que le procédé est brutal que le législateur a ajouté les formules de lissage.

Erreur 4 — Croire qu'une SCI à l'IS y échappe « gratuitement »

Elle y échappe, oui, mais parce qu'elle bascule dans les plus-values professionnelles : réintégration de tous les amortissements pratiqués et aucun abattement pour durée de détention. Sur un bien détenu vingt ans, la facture IS dépasse très souvent les 19 % + 6 % du régime des particuliers. Voir plus-value en SCI à l'IS.

Erreur 5 — Confondre exclusion des terrains à bâtir et exonération

Le terrain à bâtir sort du champ de la surtaxe, mais il reste soumis aux 19 % et aux prélèvements sociaux, et il traîne derrière lui une question de TVA — sur le prix ou sur la marge, art. 268 du CGI — dont l'enjeu dépasse souvent celui de la surtaxe. Voir terrain à bâtir en SCI.

Erreur 6 — Attendre l'acte authentique pour découvrir le montant

À ce stade, il n'y a plus rien à actionner. Les factures ne réapparaîtront pas, la date d'acquisition est gravée dans le marbre, et repousser la signature ferait capoter la vente. Le décompte fiscal se demande avant la promesse, pas après.

Erreur 7 — Oublier la surtaxe dans le plan de remboursement

Le scénario classique : une SCI signe à 800 000 € en pensant solder tranquillement un prêt de 700 000 €, sans avoir provisionné les 106 000 € que le notaire prélève à la source. Il manque 6 000 € le jour de l'acte, et il faut les trouver quelque part. Le décompte s'établit avant de fixer le prix plancher. Voir distribuer le prix de vente en SCI et piloter la trésorerie d'une SCI.

Erreur 8 — Croire que la CSG sera récupérée l'année suivante

Elle ne le sera pas : la CSG sur plus-value immobilière est totalement non déductible (BOI-IR-BASE-20-20, § 50 et § 210). Voir CSG déductible en SCI.


10. FAQ — surtaxe sur la plus-value immobilière en SCI

En SCI, le seuil de 50 000 € s'apprécie-t-il par associé ?

Non. Le BOFiP énonce que « la taxe est due par la personne morale qui réalise une plus-value soumise à l'impôt sur le revenu d'un montant supérieur à 50 000 € » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Le seuil s'apprécie sur la plus-value sociale. Seules les quotes-parts d'associés non redevables de l'IR sur cette plus-value — associés à l'IS, associés exonérés au titre de la résidence principale — sont écartées de l'appréciation.

Pourquoi une indivision est-elle mieux traitée qu'une SCI sur cette taxe ?

Parce que les indivisaires et les concubins constituent chacun un cédant distinct : le seuil de 50 000 € s'apprécie individuellement sur leur quote-part de plus-value (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 30). Les partenaires de PACS sont assimilés à des indivisaires (§ 50), et pour un couple marié cédant un bien commun l'administration admet la même appréciation par quote-part (§ 40). La SCI est au contraire un cédant unique. Le comparatif complet des deux modes de détention figure dans notre guide indivision ou SCI.

Le passage de 50 000 € à 50 001 € coûte-t-il vraiment 500 € ?

Oui. La formule de la première tranche donne 2 % × 50 001 − (60 000 − 50 001) × 1/20 = 500,07 €. C'est la seule discontinuité du barème : partout ailleurs, les formules de lissage assurent la continuité. C'est aussi la seule zone où il est vraiment rationnel de chercher à rester juste sous le seuil.

La surtaxe a-t-elle été supprimée par la loi de finances 2026 ?

Non. De nombreux amendements de refonte de la fiscalité des plus-values immobilières ont été discutés à l'automne 2025, mais aucun n'a survécu à la navette : la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 ne modifie ni l'article 1609 nonies G, ni l'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC. Le texte reste en vigueur dans sa rédaction issue de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, applicable aux cessions réalisées depuis le 1er janvier 2024.

Une SCI à l'IS paie-t-elle la surtaxe ?

Non. L'article 1609 nonies G ne vise que les plus-values des articles 150 U et 150 UB à 150 UD, réalisées par des personnes physiques ou des sociétés relevant des articles 8 à 8 ter. Une SCI à l'IS relève des plus-values professionnelles (art. 39 duodecies) : la plus-value entre dans le résultat, imposé à 15 % puis 25 %, sans abattement pour durée de détention ni surtaxe.

Faire entrer un associé juste avant la vente réduit-il la taxe ?

Non, si l'entrant est une personne physique : le seuil s'apprécie au niveau de la société, donc rien ne change. Si l'entrant est une société à l'IS, sa quote-part est écartée du seuil, mais elle sera imposée selon les règles de l'IS sans abattement pour durée — le surcoût dépasse presque toujours l'économie. Et une opération motivée uniquement par la vente à venir expose à l'article L64 A du LPF.

Que se passe-t-il si un associé occupe le bien en résidence principale ?

Sa quote-part de plus-value est exonérée d'impôt sur le revenu, et le BOFiP admet de l'écarter de l'appréciation du seuil de 50 000 €. Sur une plus-value sociale de 120 000 € dont 60 % revient à cet associé, il ne reste que 48 000 € dans l'assiette du seuil : aucune surtaxe. Condition impérative : une occupation gratuite, réelle et documentée, sans loyer ni avantage en nature déclaré.

Vendre les parts plutôt que l'immeuble permet-il d'éviter la surtaxe ?

Cela change le niveau d'appréciation du seuil : la plus-value est réalisée par chaque associé cédant (art. 150 UB), donc comparée individuellement aux 50 000 €. Trois associés dégageant 45 000 € chacun ne déclenchent aucune taxe, là où la vente de l'immeuble aurait été taxée sur 135 000 €. Il faut toutefois intégrer les droits d'enregistrement de 5 % à la charge de l'acquéreur — assis non pas sur le prix des parts mais sur la valeur réelle des immeubles détenus à proportion des titres cédés (art. 726, II du CGI), ce qui alourdit souvent la note dans une SCI endettée — et l'acte notarié ou d'avocat désormais obligatoire (art. 1865-1 C. civ.).

La surtaxe s'applique-t-elle après 22 ans de détention ?

Non. À 22 ans révolus, l'abattement de l'article 150 VC efface intégralement la plus-value imposable à l'impôt sur le revenu. L'assiette de la surtaxe étant identique à celle de l'IR, elle devient nulle. Les prélèvements sociaux, dont l'abattement progresse plus lentement, restent dus jusqu'à 30 ans de détention.

Peut-on déduire la surtaxe de la plus-value imposable ?

Non. Les trois impositions — 19 % d'IR, 17,2 % de prélèvements sociaux, 2 à 6 % de surtaxe — se calculent en parallèle sur leurs assiettes respectives, jamais en cascade. La surtaxe n'est pas davantage déductible du résultat foncier de la SCI ni du revenu global des associés.

Le notaire peut-il se tromper dans le calcul ?

Oui, cela arrive. Le plus souvent sur l'articulation entre le seuil social et les quotes-parts exonérées, ou sur l'arbitrage entre frais réels et forfaits. Et son erreur ne vous protège pas : si l'administration rectifie, c'est la SCI qui paie le complément. Réclamez le projet de décompte avant la promesse, et faites-le relire.

Une SCI peut-elle vendre trois lots pour multiplier le seuil ?

Le seuil s'apprécie par cession, donc oui sur le principe — à condition que les lots soient juridiquement distincts avant la mise en vente, cédés à des acquéreurs différents et par actes séparés correspondant à des négociations réelles. Mais le risque principal n'est pas l'abus de droit : c'est la requalification en marchand de biens. Diviser un immeuble et céder plusieurs lots relève du 1° du I de l'article 35 du CGI (opérations d'achat-revente à titre habituel) et le 2 de l'article 206 du CGI soumet alors la société civile à l'IS de plein droit, ce qui fait perdre tout le régime des plus-values des particuliers, abattement pour durée de détention compris.

Sur quel imprimé la taxe est-elle calculée et quand est-elle payée ?

Sur la déclaration 2048-IMM-SD (millésime 05-2026) pour une cession d'immeuble : le notaire la dépose et la paie au moment de la formalité fusionnée de publicité foncière, sur les fonds du prix, et sans paiement le dépôt et la formalité sont refusés. Pour une cession de parts de société à prépondérance immobilière, c'est la 2048-M-SD (cerfa 12358), et le circuit est différent : aucune publicité foncière, la déclaration se dépose au service des impôts lors de l'enregistrement de l'acte, à peine de refus de la formalité d'enregistrement — ou, à défaut d'acte soumis à l'enregistrement obligatoire, au service des impôts du domicile du cédant dans le mois de la cession (3° du I de l'article 150 VG du CGI). Le déclarant est le cédant.

Un non-résident associé de la SCI est-il concerné ?

Oui : le I de l'article 1609 nonies G vise expressément les plus-values réalisées dans les conditions de l'article 244 bis A par les contribuables non domiciliés fiscalement en France assujettis à l'impôt sur le revenu. Lorsque le cédant bénéficie de l'exonération plafonnée à 150 000 € de l'article 150 U, II, 2°, le seuil de 50 000 € ne s'apprécie que sur la fraction excédant ce plafond (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20). Les conventions fiscales et les règles de représentation fiscale doivent être examinées au cas par cas — voir notre guide sur la SCI et les associés non-résidents.

Les moins-values d'autres ventes peuvent-elles réduire l'assiette ?

Non. L'article 150 VD pose le principe de non-imputation des moins-values immobilières. Vendre un bien à perte la même année ne diminue en rien l'assiette de la surtaxe sur un autre bien vendu avec profit, ni celle de l'IR ou des prélèvements sociaux.

Un décalage de quelques semaines change-t-il vraiment quelque chose ?

Souvent, oui. L'abattement se compte par périodes de douze mois depuis la date d'acquisition, jamais par année civile. Franchir un anniversaire, c'est 6 % de la plus-value brute qui quittent l'assiette IR. Juste sous une borne de tranche ou au-dessus des 50 000 €, quinze jours de patience peuvent valoir plusieurs milliers d'euros.

Le taux global d'imposition peut-il dépasser 42 % ?

En taux effectif, non : le cumul maximal est de 42,2 % (19 % + 17,2 % + 6 %), atteint sur un bien détenu moins de six ans, lorsque les deux assiettes sont encore égales à la plus-value brute. Au-delà, le taux rapporté à la plus-value brute décroît, car l'assiette de l'IR — donc celle de la surtaxe — diminue plus vite que celle des prélèvements sociaux : dans notre cas chiffré à quinze ans de détention, il tombe à 23,6 %. En taux marginal en revanche, dans la zone de lissage 250 001 – 260 000 €, un euro supplémentaire peut être frappé à plus de 67 % (19 + 17,2 + 31 points de surtaxe marginale).

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Prix d'acquisition majoré, abattements IR et sociaux, taxe de l'article 1609 nonies G, ventilation par associé et impact sur le prix net distribuable : tout est calculé à partir de votre comptabilité, avant la promesse de vente. Un expert-comptable peut valider votre décompte avant signature.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les montants indiqués résultent de l'application du barème de l'article 1609 nonies G du CGI en vigueur au 31 juillet 2026 ; vérifiez l'état du texte à la date de votre promesse de vente. Sources : article 1609 nonies G du CGI (Légifrance, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024, issue de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, art. 9), articles 150 U à 150 VH du CGI, BOI-RFPI-TPVIE-10 et BOI-RFPI-TPVIE-20 (§ 20 à 60), BOI-IR-BASE-20-20 (§ 50 et § 210), imprimés 2048-IMM-SD et 2048-M-SD (impots.gouv.fr).

FAQ

Questions fréquentes

Oui. L'article 1609 nonies G du CGI est toujours en vigueur dans sa rédaction issue de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 (art. 9), applicable aux cessions réalisées depuis le 1er janvier 2024 ; Légifrance ne recense aucune version postérieure. Plusieurs amendements de refonte du régime des plus-values immobilières ont été discutés lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2026, mais la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 n'a modifié ni l'article 1609 nonies G, ni l'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC. La taxe s'applique donc à toutes les cessions de 2026.
À partir de 50 001 € de plus-value nette imposable à l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire après application de l'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC du CGI. En dessous ou égal à 50 000 €, aucune taxe n'est due. Le passage de 50 000 € à 50 001 € coûte immédiatement 500 € : c'est une véritable marche d'escalier, la seule du barème.
Non, et c'est l'erreur la plus répandue. Le BOFiP (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) énonce que « la taxe est due par la personne morale qui réalise une plus-value soumise à l'impôt sur le revenu d'un montant supérieur à 50 000 € ». Le seuil s'apprécie donc au niveau de la SCI, sur la plus-value sociale, et non sur la quote-part de chaque associé. Répartir la vente entre trois associés ne fait pas disparaître la taxe.
Parce que les indivisaires et les concubins constituent chacun un cédant distinct : le seuil de 50 000 € s'apprécie individuellement sur leur quote-part (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 30). Les partenaires de PACS sont assimilés à des indivisaires (§ 50) et, pour un couple marié cédant un bien commun, l'administration admet la même appréciation par quote-part (§ 40). La SCI, elle, est un cédant unique : le seuil reste apprécié au niveau de la société.
De 2 % à 6 % de la plus-value nette imposable, selon un barème par tranches de l'article 1609 nonies G du CGI. Le taux s'applique à la totalité de la plus-value, pas seulement à la fraction dépassant le seuil : à 180 000 € de plus-value, la taxe est de 4 % × 180 000 € = 7 200 €. Des formules de lissage neutralisent les ressauts à l'entrée de chaque tranche.
Non. L'article 1609 nonies G vise les plus-values réalisées dans les conditions des articles 150 U et 150 UB à 150 UD par les personnes physiques ou les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter du CGI. Une SCI à l'IS relève du régime des plus-values professionnelles (art. 39 duodecies et suivants) : la plus-value entre dans le résultat imposable, sans surtaxe.
Non. Le second alinéa du I de l'article 1609 nonies G dispose que « la taxe ne s'applique pas aux plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir ou de droits s'y rapportant ». Attention à la définition : la doctrine précise que les terrains à bâtir visés s'entendent de ceux mentionnés au 1° du 2 du I de l'article 257 du CGI, c'est-à-dire au sens de la TVA immobilière (BOI-RFPI-TPVIE-10) — un terrain « constructible » au sens courant qui ne répond pas à cette définition reste dans le champ. Et cette exclusion ne signifie pas que le terrain à bâtir est moins taxé : il obéit à ses propres règles, notamment en matière de TVA.
Non, puisque le seuil s'apprécie au niveau de la société : l'arrivée d'un associé supplémentaire ne modifie pas la plus-value sociale ni le montant de la taxe. L'opération est donc inutile sur ce terrain, et elle est risquée : une entrée d'associé motivée uniquement par la fiscalité de la vente à venir est un candidat naturel à la procédure de l'article L64 A du LPF.
On applique la formule de la première tranche : 2 % × 51 000 € − (60 000 € − 51 000 €) × 1/20, soit 1 020 € − 450 € = 570 €. Le taux effectif ressort à 1,12 %. Sans la formule de lissage, la taxe aurait été de 1 020 € : le mécanisme atténue le choc à l'entrée de la tranche, sans supprimer la marche initiale de 500 € à 50 001 €.
Avant. Le II de l'article 1609 nonies G renvoie aux articles 150 V à 150 VE du CGI : l'assiette est la plus-value nette imposable à l'impôt sur le revenu, après abattement pour durée de détention au rythme de l'article 150 VC. L'assiette des prélèvements sociaux, qui suit une cadence d'abattement plus lente, est différente et généralement bien supérieure : les deux ne doivent jamais être confondues.
Non. À 22 ans révolus, l'abattement pour durée de détention efface totalement la plus-value imposable à l'impôt sur le revenu : l'assiette de la surtaxe devient nulle, donc la taxe aussi. Les prélèvements sociaux, eux, restent dus jusqu'à 30 ans de détention car leur abattement progresse moins vite.
Le notaire. Il établit la déclaration 2048-IMM-SD au nom de la SCI cédante, y calcule la taxe et la prélève sur le prix de vente au moment de la formalité de publicité foncière. À défaut de paiement, le dépôt et la formalité sont refusés. La SCI ne perçoit donc que le prix net d'impôt : c'est un point à intégrer dans le plan de remboursement du prêt.
Sur l'imprimé 2048-IMM-SD pour une cession d'immeuble (millésime 05-2026 pour les cessions de 2026), qui comporte un cadre dédié au calcul de la taxe de l'article 1609 nonies G. Pour une cession de parts de société à prépondérance immobilière, c'est l'imprimé 2048-M-SD (cerfa 12358). Les notices 2048-IMM-NOT-SD et 2048-M-NOT-SD détaillent les cadres.
Non. Le BOFiP admet (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) que le seuil soit apprécié au regard de la seule plus-value correspondant aux droits des associés redevables de l'impôt sur le revenu. La quote-part d'un associé soumis à l'IS, dont le résultat est déterminé selon les règles de l'article 238 bis K du CGI, est écartée — de même que celle d'un associé personne physique exonéré au titre de la cession de sa résidence principale ou de la cession d'un logement en vue de l'acquisition de celle-ci (art. 150 U, II, 1° bis).
Oui, lorsque la SCI est à l'IR : la cession de parts relève de l'article 150 UB du CGI, expressément visé par l'article 1609 nonies G. Mais le raisonnement change : c'est l'associé cédant qui réalise la plus-value, donc le seuil de 50 000 € s'apprécie chez lui, cédant par cédant. Deux associés qui cèdent chacun 45 000 € de plus-value nette ne déclenchent aucune taxe.
Oui. Sa quote-part de plus-value est exonérée d'impôt sur le revenu, et le BOFiP admet qu'elle soit écartée de l'appréciation du seuil de 50 000 €. Une plus-value sociale de 120 000 € dont 60 % revient à un associé occupant à titre de résidence principale ne laisse que 48 000 € dans l'assiette du seuil : aucune surtaxe n'est alors due.
Non. La CSG afférente aux revenus du patrimoine soumis à l'impôt sur le revenu à un taux proportionnel est exclue de la déductibilité partielle (BOI-IR-BASE-20-20, § 50 et § 210). La plus-value immobilière étant taxée à 19 %, la CSG acquittée sur elle n'est jamais déductible du revenu global — contrairement à celle payée sur les revenus fonciers.