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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

La SCI peut-elle racheter ses propres parts ? Réduction de capital, procédure et fiscalité (2026)

Oui, une SCI peut racheter les parts d'un associé — mais jamais pour les garder. La nuance est capitale, et c'est elle qui déroute la plupart des associés qui me posent la question. Une SA ou une SAS peut détenir ses propres titres en portefeuille ; une société civile, non. Aucun texte ne le lui permet. Le rachat n'a donc de sens qu'à une condition : les parts rachetées sont annulées dans la foulée, ce qui fait mécaniquement baisser le capital social. C'est un levier redoutablement efficace pour faire sortir un associé — fâché, héritier indésirable, ou simplement pressé de partir — le jour où personne d'autre ne veut ou ne peut lui racheter ses parts. Dans ce guide, je reprends tout : le principe juridique, la procédure étape par étape, les trois façons de financer l'opération et la note fiscale que paie le sortant, avec un cas chiffré à l'appui.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, service-public.fr). Mis à jour le 23 juillet 2026.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Le rachat de parts par la société combine droit des sociétés et fiscalité des plus-values : faites valider votre montage par un professionnel avant de vous engager.


1. Le principe : une SCI ne peut pas détenir durablement ses parts

C'est le point de départ, et il surprend presque tout le monde. Dans les sociétés par actions, le rachat par la société de ses propres actions est balisé par le Code de commerce (art. L225-207 et suivants) : une SA peut, dans certaines limites, garder ses actions en portefeuille, par exemple pour les redistribuer plus tard. Pour la société civile, rien de tel. Le Code civil est muet, et ce silence vaut interdiction d'une auto-détention durable.

Réfléchissez-y une seconde : une SCI qui serait associée d'elle-même devrait voter à sa propre assemblée et se verser ses propres dividendes. L'absurde saute aux yeux. En pratique, les parts auto-détenues n'ont ni droit de vote ni droit aux bénéfices, et une société qui prétendrait les conserver au bilan s'exposerait à une contestation, voire à la nullité de l'opération. Bref : on ne stocke pas des parts de SCI, on les efface.

La conséquence : rachat = annulation

Puisque la SCI ne peut pas conserver les parts qu'elle rachète, l'opération n'a de sens que si elle se termine par leur annulation. Or annuler des parts, c'est réduire le capital social d'autant. Autrement dit, « rachat de parts par la SCI » n'est jamais une opération qui vit seule : c'est le volet « sortie de l'associé » d'une réduction de capital non motivée par des pertes. Tenez cette phrase en tête, tout le reste en découle.

À retenir

« La SCI rachète les parts de l'associé sortant » est un raccourci. Ce qui se passe réellement : la société rembourse l'associé, annule ses parts et réduit son capital d'autant. Le capital passe par exemple de 100 000 € à 70 000 € si l'associé détenait 30 % des parts.

La seule souplesse tolérée, c'est une détention de passage, de courte durée : la SCI rachète, puis reventile rapidement les parts vers les associés restants ou un nouvel entrant. Le temps d'organiser le relais, pas davantage. Sans repreneur en vue, l'annulation par réduction de capital reste la route normale — et la seule vraiment sûre.


2. Le mécanisme : réduction de capital et annulation des parts

Deux fondements juridiques mènent au même résultat : les parts rachetées, puis annulées. Le point d'arrivée comptable est identique, mais on n'y accède pas par la même porte.

Voie n°1 : la réduction de capital non motivée par des pertes

Ici, c'est la société qui décide, collectivement. Réunis en assemblée générale extraordinaire (AGE), les associés votent la réduction du capital et, dans le même mouvement, le rachat puis l'annulation des parts d'un ou plusieurs d'entre eux. « Non motivée par des pertes » signifie qu'on ne cherche pas à éponger un déficit : on rend une part du capital à un associé qui s'en va. La distinction n'est pas de la coquetterie — c'est elle qui déclenche le droit d'opposition des créanciers, dont je parle plus bas.

Voie n°2 : le retrait de l'associé (art. 1869 du Code civil)

Le retrait, à l'inverse, part de l'associé : c'est son droit de quitter la société. L'article 1869 du Code civil l'autorise à sortir en tout ou partie, dans les conditions fixées par les statuts ou, à défaut, avec l'accord unanime des autres — voire sur décision du juge pour justes motifs. En échange, il récupère la valeur de ses droits sociaux, et ses parts sont annulées.

Le résultat est le même que par la voie n°1 : les parts du sortant disparaissent, le capital baisse, les pourcentages se recalculent. Ce qui change, c'est le point de départ — la société qui décide, ou l'associé qui exige. On choisit l'une ou l'autre selon le climat (départ à l'amiable ou bras de fer) et selon ce que prévoient déjà les statuts. À trancher avec votre conseil, jamais au feeling.

L'effet sur la répartition du capital

Voilà un point qui prête à confusion. Après annulation, les parts du sortant n'existent tout simplement plus. Les associés restants ne les « récupèrent » pas : ils gardent exactement le même nombre de parts qu'avant, mais comme le total a fondu, leur pourcentage grimpe tout seul. Un exemple vaut mieux qu'un long discours.

Associé Avant (1 000 parts) Rachat Après (700 parts)
Associé A400 parts (40 %)400 parts (57,1 %)
Associé B300 parts (30 %)300 parts (42,9 %)
Associé C (sortant)300 parts (30 %)rachetées et annulées0 part

Regardez bien : A et B sortent 0 euro de leur poche. C'est la SCI qui règle C, sur sa trésorerie ou via un emprunt. Leur poids passe de 40 et 30 % à 57,1 et 42,9 %, sans un centime déboursé personnellement. C'est exactement là que se joue la différence avec une cession de parts classique, où l'acquéreur, lui, paie de sa poche.


3. Rachat par la SCI ou cession à un associé : la vraie différence

C'est LA question qui revient dans presque tous mes rendez-vous, et se tromper coûte cher. Deux mécanismes portent le même nom dans le langage courant — « racheter les parts » — mais n'ont rien à voir. Voici comment les distinguer d'un coup d'œil.

Critère Cession de parts (classique) Rachat par la SCI
Qui paie ?L'acquéreur (associé ou tiers)La SCI (trésorerie / emprunt)
Devenir des partsTransférées à l'acquéreurAnnulées
Capital socialInchangéRéduit
Décision requiseAgrément (art. 1861 C. civ.)AGE + modification statutaire
Opposition des créanciersNonOui (réduction de capital)
Fiscalité du sortantPlus-value de cessionPlus-value de cession (identique)
Cas typiqueUn repreneur existeAucun repreneur / conflit

La cession classique — détaillée dans notre guide de la cession de parts de SCI — c'est le cas simple : un associé ou un tiers achète, le capital ne bouge pas, tout se règle par un acte de cession et la procédure d'agrément. Dès qu'un repreneur est sur la table, c'est la voie à privilégier, presque toujours.

Le rachat par la SCI, lui, entre en scène quand ce repreneur n'existe pas. Personne ne veut acheter, ou les associés restants n'ont pas les liquidités personnelles — mais la société, elle, a de la trésorerie ou une capacité d'emprunt. C'est aussi l'arme de dernier recours quand un conflit bloque tout le reste.

Attention à la confusion des flux. Si les associés restants « rachètent » les parts avec l'argent de la SCI mais sans réduction de capital formalisée, l'administration peut y voir une distribution déguisée ou un abus. La qualification comptable et juridique de l'opération doit être irréprochable : réduction de capital votée, parts annulées, statuts modifiés.


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4. La procédure pas à pas (AGE, publicité, opposition)

Le rachat par réduction de capital, ça se déroule dans un ordre précis. Sautez une étape et l'opération devient inopposable, voire nulle — avec un associé « sorti » qui l'est en réalité toujours. Voici le chemin, dans l'ordre.

Étape 1 — Évaluer les parts

Tout commence par le nerf de la guerre : le prix. Idéalement, sortant et société s'entendent à l'amiable. Quand ça coince, l'article 1843-4 du Code civil sort l'artillerie : un expert désigné d'un commun accord ou par le président du tribunal, et son chiffre s'impose aux deux camps. La base de calcul, dans l'écrasante majorité des cas, c'est l'actif net réévalué : on prend la valeur de marché des immeubles, on retranche les dettes (capital restant dû des emprunts en tête), et on applique le pourcentage de parts du sortant. Un immeuble à 500 000 €, 200 000 € de crédit résiduel, 30 % de parts ? Environ 90 000 € de valeur, avant discussions et éventuelle décote.

Étape 2 — Convoquer et tenir l'AGE

Réduire le capital et retoucher les statuts, c'est du ressort de l'AGE. Le gérant convoque dans les formes et délais prévus par les statuts. On délibère à la majorité que fixent vos statuts pour les modifications statutaires. Et si vos statuts sont silencieux ? L'article 1852 du Code civil tranche : unanimité. Retenez-le, c'est souvent là que tout se joue — un seul associé peut faire capoter l'opération. Notre guide pour modifier les statuts de votre SCI détaille la mécanique.

Le procès-verbal d'AGE doit acter : la décision de réduire le capital, le montant de la réduction, le prix de rachat des parts, leur annulation, et la nouvelle rédaction des articles concernés des statuts (capital et répartition).

Étape 3 — Ouvrir le délai d'opposition des créanciers

C'est l'étape qu'on aimerait zapper, et qu'on a tout intérêt à respecter. Comme la société rend de l'argent à un associé au lieu de le garder en garantie, ses créanciers antérieurs — la banque au premier chef — peuvent vouloir dire non. Une précision juridique s'impose ici : contrairement à la SARL (art. L223-34 du Code de commerce) ou à la SA (art. L225-205), le Code civil n'organise pas expressément ce droit d'opposition pour la société civile. En pratique, notaires et avocats le transposent des règles applicables aux sociétés commerciales, avec le même repère : un délai d'un mois à compter du dépôt de la décision au greffe. Si un créancier saisit le tribunal, le juge peut écarter l'opposition, exiger le remboursement de sa créance ou la mise en place de garanties. La bonne pratique consiste donc à attendre l'expiration de ce délai avant de verser le prix et d'annuler les parts — c'est ce qui allonge le calendrier.

Étape 4 — Publicité et formalités

  • Annonce légale : publication d'un avis de réduction de capital dans un support d'annonces légales du département du siège (voir notre guide annonce légale de SCI).
  • Dépôt au guichet unique INPI : dépôt du PV d'AGE, des statuts mis à jour et du formulaire de modification.
  • Mise à jour des registres : registre des mouvements de parts et statuts consolidés.

Étape 5 — Verser le prix et annuler les parts

Le délai d'opposition purgé, on peut enfin agir : la SCI verse le prix, annule les parts, et la réduction de capital devient définitive. Le capital social de la SCI est officiellement rabaissé, la nouvelle répartition est opposable à tous. L'associé est sorti — pour de bon, cette fois.

Délai réaliste

Comptez deux à trois mois entre la décision et la réalisation définitive, principalement à cause du délai d'opposition des créanciers d'un mois qu'il est prudent de laisser s'écouler avant de payer.


5. Comment financer le rachat ?

Voilà la question terre à terre qui fait ou défait le projet : où trouve-t-on l'argent pour payer le sortant ? Trois robinets, qu'on ouvre souvent ensemble.

La trésorerie de la SCI

Le plus direct, quand les caisses le permettent : loyers accumulés, réserves. Pas de dette, pas d'intérêts, pas de banque à convaincre. Le hic ? Vider la trésorerie d'un coup, c'est se retrouver à sec le jour où la chaudière lâche ou où la taxe foncière tombe. On ne rachète pas un associé pour mettre la SCI en tension deux ans.

L'apport en compte courant d'associé

Les associés qui restent avancent l'argent à la société via leur compte courant d'associé. La SCI paie le sortant avec ces fonds, puis rembourse ses apporteurs à son rythme, au fil des loyers. Souple, oui — à deux conditions : que les restants aient effectivement l'épargne pour avancer, et que le compte courant soit propre (convention écrite, taux d'intérêt le cas échéant). Un compte courant bricolé, c'est une porte ouverte au redressement.

L'emprunt bancaire

La SCI peut aussi emprunter. Mais anticipez la réaction du banquier : une réduction de capital ampute les fonds propres, et un dossier qui affaiblit le bilan pour racheter un associé n'a pas la même tête qu'un prêt pour acheter un immeuble. Le prêteur regardera d'abord la capacité de remboursement au regard des loyers nets. Autre subtilité, fiscale celle-là : les intérêts ne sont déductibles que si l'emprunt sert bien l'intérêt social et que le montage est solidement documenté. La déductibilité d'un crédit destiné à racheter des parts pour les détruire est plus fragile que celle d'un crédit d'acquisition — à border avant de signer, pas après.

Mode de financement Avantage Limite
Trésorerie SCISimple, sans detteAssèche la trésorerie
Compte courant d'associéSouple, remboursableSuppose l'épargne des restants
Emprunt bancairePréserve la trésorerieFonds propres réduits, déductibilité fragile

6. La fiscalité du cédant : plus-value de cession

Attention, c'est ici qu'on se fait piéger. Beaucoup imaginent qu'un remboursement par la société est « neutre » fiscalement. Faux. Pour le sortant, encaisser le prix de ses parts, c'est une cession à titre onéreux de droits sociaux — donc une plus-value imposable, exactement comme s'il avait vendu à un tiers. Le régime qui s'applique dépend, lui, de la nature fiscale de la SCI.

SCI à l'IR à prépondérance immobilière

Pour la très grande majorité des SCI (à l'IR, dont l'actif est principalement composé d'immeubles), la plus-value relève du régime des plus-values immobilières des particuliers : l'article 150 UB du CGI renvoie aux articles 150 U et suivants. Concrètement :

  • Taux : 19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux = 36,2 % sur la plus-value nette.
  • Abattement pour durée de détention : exonération totale d'IR au bout de 22 ans, exonération totale de prélèvements sociaux au bout de 30 ans.
  • Surtaxe : pour une plus-value imposable supérieure à 50 000 €, une taxe additionnelle de l'article 1609 nonies G du CGI s'applique (de 2 % à 6 %).

Notre guide dédié détaille le calcul complet des plus-values en SCI à l'IR.

SCI à l'IS (ou SCI non à prépondérance immobilière)

Pour une SCI ayant opté pour l'impôt sur les sociétés, les parts sont des valeurs mobilières : la plus-value du cédant personne physique relève de l'article 150-0 A du CGI. Elle est en principe soumise au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, ces derniers relevés par la LFSS 2026), sauf option pour le barème progressif. À noter : le régime des plus-values sur titres d'une SCI à l'IS est distinct de celui des dividendes ; pour ces derniers, voir notre guide sur la plus-value en SCI à l'IS.

Cas chiffré : rachat des parts d'un associé en SCI IR

Hypothèses

  • SCI à l'IR à prépondérance immobilière, associé sortant détenant 30 % des parts
  • Prix de rachat (valeur des parts) : 150 000 €
  • Prix d'acquisition initial des parts (apport) : 30 000 €
  • Durée de détention : 12 ans
Plus-value brute (150 000 − 30 000)120 000 €
Abattement IR (12 ans : 7 ans × 6 %) = 42 %− 50 400 €
Base imposable IR → impôt à 19 %69 600 € → 13 224 €
Abattement PS (12 ans : 7 ans × 1,65 %) = 11,55 %− 13 860 €
Base imposable PS → PS à 17,2 %106 140 € → 18 256 €
Surtaxe (art. 1609 nonies G, tranche 60 001–100 000 € : 2 % × 69 600 €)≈ 1 392 €
Imposition totale de l'associé sortant≈ 32 872 €

Exemple illustratif. Les montants réels dépendent de la valeur retenue, de la durée exacte de détention et de la situation de l'associé. Faites établir le calcul par un professionnel.

Traduction : le sortant touche 150 000 €, en garde environ 117 000 € une fois le fisc servi (près de 33 000 € d'impôt et prélèvements). De son côté, la SCI a réduit son capital et décaissé les 150 000 €, qu'ils viennent de la trésorerie, d'un compte courant ou d'un crédit. Retenez la répartition des rôles : c'est le cédant qui paie l'impôt, jamais la société.


7. Cas d'usage : conflit, décès, départ

Faire sortir un associé en conflit

De loin le plus courant. La mésentente s'installe, les assemblées tournent à l'affrontement, la SCI se grippe. Racheter les parts de l'associé fâché permet de le payer et de tourner la page. Le hic, toujours le même : il faut la majorité statutaire pour voter la réduction de capital. Autrement dit, soit le sortant est d'accord sur le principe et le prix, soit il ne pèse pas assez pour bloquer. Quand ça se durcit vraiment, direction notre guide sur la mésentente entre associés de SCI.

Racheter les parts d'un héritier

Au décès d'un associé, ses parts filent à ses héritiers. Sauf que les survivants n'ont pas toujours envie de se retrouver associés du gendre ou du neveu du défunt. Si les statuts contiennent une clause d'agrément et que l'agrément est refusé, la SCI doit alors racheter les parts des héritiers écartés (art. 1870-1 du Code civil). Trois portes de sortie : un coassocié rachète, un tiers agréé rachète, ou la SCI elle-même rachète par réduction de capital. Et le prix se fixe à l'amiable ou, à défaut, par l'expert de l'article 1843-4.

Départ amiable d'un associé

Pas de conflit, pas de décès : juste un associé qui veut sortir. Un besoin de cash, un changement de cap patrimonial, et aucun repreneur à l'horizon. Le rachat par la société lui rend la valeur de ses parts sans forcer les autres à mettre la main au portefeuille. La suite dans notre guide complet pour sortir d'une SCI.


8. Les alternatives au rachat par la SCI

Ne partez pas du principe que le rachat par la société est la bonne réponse. Neuf fois sur dix, une autre voie est plus simple, plus rapide ou moins chère. Voici les quatre à mettre dans la balance.

Alternative Quand la privilégier Effet sur le capital
Cession à un coassociéUn associé a les fonds et veut monter au capitalInchangé
Cession à un tiersUn repreneur extérieur agréé se présenteInchangé
Donation des partsTransmission familiale à titre gratuitInchangé
Rachat par la SCIAucun repreneur, trésorerie disponibleRéduit
DissolutionBlocage total, plus d'affectio societatisSociété liquidée

La cession à un coassocié ou à un tiers reste la voie la plus simple dès qu'un repreneur existe : pas de réduction de capital, pas d'opposition des créanciers. C'est le sujet de notre guide de la cession de parts.

La donation change complètement de logique : on ne vend pas, on transmet. En famille, c'est souvent la vraie bonne idée — passer les parts aux enfants à titre gratuit, en profitant des abattements de droits de donation (100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans). Tout est dans notre guide sur la donation de parts de SCI.

La dissolution est l'ultime recours quand la mésentente est irréductible et qu'aucune sortie négociée n'est possible : elle met fin à la société et partage l'actif entre associés (art. 1844-7 5° du Code civil). Voir notre guide dissolution et liquidation de SCI.


9. Les erreurs à éviter

Erreur 1 : croire que la SCI peut garder les parts

C'est le contresens fondateur. Non, une société civile n'a pas de régime d'auto-détention. Toute part rachetée doit être annulée, point. Prévoir de les « stocker » au bilan, c'est bâtir sur du sable.

Erreur 2 : oublier la majorité statutaire

La réduction de capital passe par l'AGE. Statuts muets ? Unanimité obligatoire (art. 1852), donc un seul minoritaire suffit à tout bloquer. Relisez vos statuts avant même d'ouvrir le dossier, et anticipez la question dès la rédaction, idéalement dans un pacte d'associés.

Erreur 3 : négliger l'opposition des créanciers

Payer et annuler les parts sans laisser courir le délai d'opposition, c'est prendre un risque inutile : par transposition des règles des sociétés commerciales, la pratique attend un mois avant de finaliser. J'ai vu des dossiers se compliquer pour ça. Respectez le calendrier.

Erreur 4 : ne pas formaliser la réduction de capital

Le grand classique : rembourser un associé « à la main » avec la trésorerie de la SCI, sans AGE, sans annulation, sans statuts modifiés. Résultat probable en cas de contrôle : requalification en distribution déguisée, voire en abus. Tout doit être écrit, voté, déposé.

Erreur 5 : sous-estimer la fiscalité du sortant

Le sortant paie une plus-value, comme dans une cession classique. Négocier un prix net dans sa tête sans avoir chiffré l'impôt, c'est la garantie d'un litige quand la note tombe. Le calcul se fait avant de signer, pas après.

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10. FAQ — Rachat de parts par la SCI

Une SCI peut-elle racheter ses propres parts sociales ?

Oui, mais pas pour les conserver. Aucun texte n'autorise une société civile à détenir durablement ses propres parts (contrairement à la SA, art. L225-207 du Code de commerce). Le rachat n'est possible que s'il s'accompagne de l'annulation immédiate des parts, via une réduction de capital non motivée par des pertes ou dans le cadre du retrait d'un associé (art. 1869 du Code civil).

Comment se déroule le rachat de parts par une SCI ?

La procédure passe par une décision collective en AGE, à la majorité prévue par les statuts (souvent l'unanimité). L'AGE décide la réduction de capital, fixe le prix, annule les parts et modifie les statuts. Suivent la publicité légale, le dépôt au guichet unique INPI et l'ouverture du délai d'opposition des créanciers.

Quelle est la différence entre rachat par la SCI et cession à un associé ?

Dans une cession classique, un associé ou un tiers achète les parts et le capital reste inchangé. Dans le rachat par la SCI, c'est la société qui rembourse le sortant puis annule les parts : le capital est réduit. La fiscalité du cédant est en revanche identique (régime des plus-values).

Le rachat de parts par la SCI génère-t-il une plus-value imposable ?

Oui. Le remboursement s'analyse comme une cession à titre onéreux de droits sociaux. Pour une SCI à l'IR à prépondérance immobilière, la plus-value relève du régime des plus-values immobilières (art. 150 UB renvoyant à 150 U du CGI). Pour une SCI à l'IS, elle relève de l'art. 150-0 A (plus-values sur valeurs mobilières).

Quelle majorité faut-il pour racheter les parts d'un associé ?

Le rachat modifie le capital et les statuts : il relève de l'AGE, à la majorité fixée par les statuts pour les modifications statutaires. À défaut de clause, l'art. 1852 du Code civil impose l'unanimité. Vérifiez vos statuts avant d'engager l'opération : un minoritaire peut bloquer une réduction de capital si l'unanimité est requise.

La SCI peut-elle emprunter pour racheter les parts d'un associé ?

Oui : par la trésorerie, par apport en compte courant des associés restants, ou par emprunt bancaire. L'emprunt reste délicat car une réduction de capital diminue les fonds propres. Les intérêts ne sont déductibles que si le financement est engagé dans l'intérêt social et correctement documenté.

Les créanciers de la SCI peuvent-ils s'opposer au rachat ?

Oui, quand le rachat s'accompagne d'une réduction de capital non motivée par des pertes. Le Code civil n'organise pas expressément ce droit d'opposition pour la société civile : la pratique le transpose des règles des sociétés commerciales (SARL, art. L223-34 C. com. ; SA, art. L225-205), avec un délai d'un mois à compter du dépôt au greffe. Le tribunal saisi peut rejeter l'opposition, ordonner le remboursement ou la constitution de garanties. Par prudence, on attend l'expiration de ce délai avant de finaliser.

Peut-on racheter les parts d'un héritier après le décès d'un associé ?

Oui. Si les statuts prévoient une clause d'agrément et que les survivants refusent l'entrée des héritiers, la SCI doit organiser le rachat de leurs parts (art. 1870-1 du Code civil). Le rachat peut être fait par un coassocié, un tiers agréé, ou la SCI elle-même via réduction de capital. La valeur est fixée à l'amiable ou par expert (art. 1843-4).

La SCI peut-elle conserver les parts qu'elle a rachetées ?

Non, pas durablement. Une société civile n'a aucun régime d'auto-détention comparable à celui des sociétés par actions. Les parts rachetées doivent être annulées, ce qui réduit le capital. À défaut, la SCI serait associée d'elle-même, situation instable qui expose à un risque de nullité et prive les parts de droit de vote et de dividende.

Faut-il modifier les statuts après un rachat de parts ?

Oui, systématiquement. La réduction de capital et l'annulation des parts modifient le montant du capital et la répartition entre associés, mentions statutaires obligatoires. Une AGE adopte la modification, puis les statuts mis à jour sont déposés au guichet unique. L'omission rend l'opération inopposable aux tiers.

Quelle valeur retenir pour racheter les parts d'un associé ?

La valeur est en principe fixée d'un commun accord. En cas de désaccord, l'art. 1843-4 du Code civil permet de recourir à un expert désigné à l'amiable ou par le tribunal, dont l'évaluation s'impose. La valeur correspond généralement à l'actif net réévalué de la SCI (valeur vénale des immeubles moins les dettes), au prorata des parts.

Le rachat de parts par la SCI est-il soumis à des droits d'enregistrement ?

La cession de parts de SCI à prépondérance immobilière supporte en principe un droit de 5 % (art. 726 du CGI), à la charge de l'acquéreur. Lorsque le rachat s'opère par réduction de capital suivie d'annulation, l'analyse peut différer selon les modalités : faites valider le traitement fiscal par un professionnel avant de procéder.

Peut-on faire sortir un associé en conflit par un rachat de parts ?

C'est un outil possible, à condition d'obtenir la majorité statutaire pour la réduction de capital. Attention : il n'existe pas d'exclusion forcée de plein droit dans une SCI, sauf clause spécifique. Si l'associé bloque l'AGE, les alternatives sont le retrait judiciaire (art. 1869), la cession à un tiers ou la dissolution pour mésentente (art. 1844-7 5°).

Quelle différence entre réduction de capital et retrait d'associé ?

Le retrait (art. 1869 du Code civil) est un droit individuel de l'associé de quitter la société ; ses parts sont remboursées et annulées. La réduction de capital est une décision collective pouvant viser à racheter et annuler les parts d'un ou plusieurs associés. Les deux aboutissent au même résultat comptable et à la même fiscalité pour le sortant, mais reposent sur des fondements distincts.

Combien de temps prend un rachat de parts par réduction de capital ?

Généralement deux à trois mois. L'AGE peut être tenue rapidement, mais le délai d'opposition des créanciers (un mois après le dépôt au greffe) doit s'écouler avant que la réduction ne soit définitive. S'y ajoutent l'évaluation des parts, la rédaction des actes, la publication de l'annonce légale et le dépôt au guichet unique INPI.

Quelles alternatives au rachat par la SCI ?

Trois principales : la cession des parts à un coassocié ou à un tiers agréé (capital inchangé) ; la donation des parts (transmission à titre gratuit, utile en famille) ; ou, en cas de blocage total, la dissolution de la SCI. Le choix dépend de la trésorerie disponible, de la fiscalité recherchée et de l'accord de l'associé sortant.

FAQ

Questions fréquentes

Oui, mais pas pour les conserver. Aucun texte n'autorise une société civile à détenir durablement ses propres parts (contrairement à la SA, art. L225-207 du Code de commerce). Le rachat n'est donc possible que s'il s'accompagne de l'annulation immédiate des parts rachetées, via une réduction de capital non motivée par des pertes ou dans le cadre du retrait d'un associé (art. 1869 du Code civil). Une détention transitoire, le temps de reventiler les parts, reste tolérée en pratique mais doit rester courte.
La procédure passe par une décision collective des associés en assemblée générale extraordinaire (AGE), à la majorité prévue par les statuts (souvent l'unanimité). L'AGE décide la réduction de capital, fixe le prix de rachat, annule les parts et modifie les statuts. Suivent la publicité légale (annonce dans un support d'annonces légales, dépôt au greffe via le guichet unique INPI) et l'ouverture d'un délai d'opposition des créanciers.
Dans une cession classique (art. 1861 du Code civil), un associé ou un tiers achète les parts et le capital reste inchangé : c'est un simple transfert de propriété. Dans le rachat par la SCI, c'est la société elle-même qui rembourse l'associé sortant, puis annule les parts : le capital est réduit et la répartition entre les associés restants est mécaniquement modifiée. La fiscalité du cédant est en revanche identique (régime des plus-values).
Oui. Le remboursement de l'associé sortant s'analyse comme une cession à titre onéreux de droits sociaux. Pour une SCI à l'IR à prépondérance immobilière, la plus-value relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 UB renvoyant à l'art. 150 U du CGI), avec abattements pour durée de détention. Pour une SCI à l'IS ou non à prépondérance immobilière, elle relève de l'art. 150-0 A du CGI (plus-values sur valeurs mobilières).
Le rachat modifie le capital et les statuts : il relève de l'AGE. La majorité applicable est celle fixée par les statuts pour les modifications statutaires. À défaut de clause, l'art. 1852 du Code civil impose l'unanimité des associés. Il est donc essentiel de vérifier vos statuts avant d'engager l'opération, car un associé minoritaire peut bloquer une réduction de capital si l'unanimité est requise.
Oui. Le rachat peut être financé par la trésorerie disponible, par un apport en compte courant des associés restants, ou par un emprunt bancaire souscrit par la SCI. L'emprunt reste toutefois délicat : une réduction de capital diminue les fonds propres et peut inquiéter la banque. Les intérêts d'emprunt ne sont déductibles que si le financement est engagé dans l'intérêt social et correctement documenté.
Oui, lorsque le rachat s'accompagne d'une réduction de capital non motivée par des pertes. Le Code civil n'organise pas expressément ce droit d'opposition pour la société civile : la pratique le transpose des sociétés commerciales (SARL, art. L223-34 C. com. ; SA, art. L225-205). Par prudence, les créanciers antérieurs se voient reconnaître un délai d'un mois à compter du dépôt au greffe pour former opposition, et l'usage est d'attendre son expiration avant de payer et d'annuler les parts. Le tribunal saisi peut rejeter l'opposition, ordonner le remboursement ou la constitution de garanties.
Oui, c'est un cas d'usage fréquent. Si les statuts prévoient une clause d'agrément et que les associés survivants refusent l'entrée des héritiers, la SCI doit organiser le rachat de leurs parts (art. 1870-1 du Code civil). Le rachat peut être fait par un coassocié, par un tiers agréé, ou par la SCI elle-même via réduction de capital. La valeur des parts est fixée à l'amiable ou par un expert (art. 1843-4 du Code civil).
Non, pas durablement. Une société civile ne dispose d'aucun régime d'auto-détention comparable à celui des sociétés par actions. Les parts rachetées doivent être annulées, ce qui réduit le capital. À défaut d'annulation, la SCI se retrouverait associée d'elle-même, situation juridiquement instable qui expose la société à un risque de nullité et prive les parts de tout droit de vote et de dividende.
Oui, systématiquement. La réduction de capital et l'annulation des parts modifient le montant du capital social et la répartition entre associés, deux mentions statutaires obligatoires. Une AGE doit adopter la modification, puis les statuts mis à jour sont déposés au greffe via le guichet unique. L'omission de cette formalité rend l'opération inopposable aux tiers et fragilise les décisions futures de la SCI.
La valeur des parts est en principe fixée d'un commun accord entre l'associé sortant et la SCI. En cas de désaccord, l'art. 1843-4 du Code civil permet de recourir à un expert désigné à l'amiable ou par le président du tribunal, dont l'évaluation s'impose aux parties. La valeur retenue correspond généralement à l'actif net réévalué de la SCI (valeur vénale des immeubles moins les dettes), au prorata des parts.
La cession de parts de SCI est en principe soumise à un droit d'enregistrement de 5 % (art. 726 du CGI pour les sociétés à prépondérance immobilière), à la charge de l'acquéreur. Lorsque le rachat s'opère par réduction de capital suivie d'annulation, l'analyse peut différer selon les modalités : il est indispensable de faire valider le traitement fiscal par un professionnel avant de procéder, car les enjeux d'assiette sont significatifs.
Le rachat par la SCI est un outil possible pour dénouer une mésentente, à condition d'obtenir la majorité statutaire requise pour la réduction de capital. Attention : il n'existe pas de mécanisme d'exclusion forcée de plein droit dans une SCI, sauf clause statutaire spécifique. Si l'associé refuse de céder et bloque l'AGE, les alternatives sont le retrait judiciaire (art. 1869), la cession à un tiers ou, en dernier recours, la dissolution pour mésentente (art. 1844-7 5°).
Le retrait (art. 1869 du Code civil) est un droit individuel de l'associé de quitter la société ; ses parts sont remboursées et annulées. La réduction de capital est une décision collective de la société qui peut viser à racheter et annuler les parts d'un ou plusieurs associés. En pratique, les deux mécanismes aboutissent au même résultat comptable (annulation des parts, baisse du capital) et à la même fiscalité pour le sortant, mais reposent sur des fondements juridiques distincts.
Trois alternatives principales : la cession des parts à un coassocié ou à un tiers agréé (cession classique, capital inchangé) ; la donation des parts (transmission à titre gratuit, utile en contexte familial) ; ou, en cas de blocage total, la dissolution de la SCI. Le choix dépend de la trésorerie disponible, de la fiscalité recherchée et de l'accord ou non de l'associé sortant.
Comptez généralement deux à trois mois. L'AGE peut être tenue rapidement, mais le délai d'opposition des créanciers (un mois après le dépôt au greffe) doit impérativement s'écouler avant que la réduction ne soit définitive. S'ajoutent le temps d'évaluation des parts, de rédaction des actes, de publication de l'annonce légale et de dépôt au guichet unique INPI.