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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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SCI et local industriel ICPE : qui paie la remise en état des sols

Votre société civile immobilière (SCI) loue un entrepôt ou un atelier à une activité classée : une installation classée pour la protection de l'environnement, une ICPE. Le locataire ferme, et la question tombe : qui dépollue, et qui paie ? La remise en état pèse sur le dernier exploitant, jamais sur la SCI au seul motif qu'elle possède le sol. C'est lui qui notifie sa cessation au préfet, met le site en sécurité et fait attester sa réhabilitation par une entreprise certifiée. La SCI ne devient débitrice que dans quatre situations, toutes évitables. Mais elle subit la vacance presque à chaque fois : c'est le risque le plus fréquent d'un local classé, et le premier cas chiffré de cette page le porte à 109 933 € sans un euro de dépollution.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à partir du code de l'environnement consolidé au 3 septembre 2026. Cette page prend le relais du guide SCI et local professionnel, qui traite le bail, le loyer et l'option TVA, dès l'instant où votre preneur exerce une activité classée. Les fondamentaux de la société sont dans le Guide Ultime SCI 2026.

La réponse en 30 secondes

Le principe : la remise en état incombe à l'exploitant. Les articles L. 512-6-1, L. 512-7-6 et L. 512-12-1 du code de l'environnement désignent « l'exploitant », jamais le propriétaire du terrain.

Les quatre exceptions. L'exploitant a disparu, et la charge de la preuve n'est pas la même des deux côtés. Sur la pollution des sols, il faut qu'il soit démontré qu'elle a été négligente (art. L. 556-3, II, 2°). Sur les déchets abandonnés, c'est à elle de démontrer devant le juge judiciaire qu'elle y est étrangère. Elle vend sans informer par écrit, et une pollution constatée rend le terrain impropre à la destination stipulée à l'acte : les deux conditions sont cumulatives (art. L. 514-20, al. 3). Elle loue un terrain classé sans informer : là, elle perd du loyer, jamais la dépollution. Elle change elle-même l'usage.

Ce qui vous protège : sept lignes dans le bail, et un dossier de diligences écrites. Aucune garantie financière légale ne couvre un atelier.

Coût d'une cessation « propre » pour le bailleur : 109 933 € de loyers et de frais, sans un euro de dépollution.


1. Votre locataire est-il une ICPE, et sous quel régime

Une ICPE, donc : une activité inscrite à une nomenclature parce qu'elle présente un risque. L'article L. 511-1 du code de l'environnement la définit comme une installation « exploitée ou détenue » par une personne physique ou morale, publique ou privée. Encore faut-il qu'elle présente des dangers ou des inconvénients pour l'un des sept intérêts que le texte énumère. Sept groupes exactement, et il faut les compter comme le texte les écrit. La commodité du voisinage ; la santé, la sécurité et la salubrité publiques ; l'agriculture. Puis la protection de la nature, de l'environnement et des paysages ; l'utilisation économe des sols naturels, agricoles ou forestiers. Enfin l'utilisation rationnelle de l'énergie ; la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique.

Le mot « détenues » inquiète les bailleurs, à tort. Il vise l'installation elle-même, pas le terrain qui la porte. Le critère de l'exploitant est le pouvoir de direction et de contrôle sur l'activité : qui choisit les procédés, qui achète les produits, qui répond de la conformité devant l'inspection. Une SCI qui encaisse un loyer n'a rien de tout cela. Elle est propriétaire de l'assise foncière, c'est-à-dire du sol qui porte l'installation. Autre qualité, autre régime de responsabilité.

Trois régimes, et tout en découle

L'article L. 511-2 classe les installations en trois régimes, par ordre croissant de contrainte : déclaration (D), enregistrement (E), autorisation (A). Ce n'est pas une nuance administrative. Le régime commande cinq choses qui vous concernent directement. Le délai de notification de l'arrêt. L'étendue des attestations que l'exploitant devra produire. Votre place dans le choix de l'usage futur du terrain. Le champ de l'information due à un futur acheteur. Et l'existence — rarissime — de garanties financières.

Comment le savoir ? Demandez au preneur le récépissé de déclaration ou l'arrêté préfectoral, avec le numéro de rubrique. C'est une pièce d'une page, il l'a forcément. La plupart des baux commerciaux n'en disent pas un mot, ce qui est une lacune de rédaction et non une preuve que l'activité n'est pas classée. Un garage de réparation, un pressing, une imprimerie, un entrepôt couvert au-delà d'un certain volume de stockage combustible, un atelier de traitement de surface : tous relèvent d'une rubrique dès qu'ils en dépassent le seuil. Ne vous fiez pas à un chiffre isolé lu en ligne. La plupart des rubriques croisent un volume et une quantité de matières, et seule la nomenclature annexée à l'article R. 511-9 fait foi.

Le cas le plus dangereux n'est pas celui du locataire classé dès l'origine. C'est celui qui le devient en cours de bail, parce qu'il a installé une cabine de peinture ou augmenté son stockage de solvants, sans en informer personne. Votre bail parle d'une activité, la réalité en montre une autre : c'est une déspécialisation de fait, et la laisser courir sans écrit vous construit un dossier de tolérance qui vous sera opposé plus tard.


2. Qui remet en état à l'arrêt : l'exploitant, et personne d'autre

Trois articles, un par régime, et une même règle de départ. L'article L. 512-6-1 pour l'autorisation, l'article L. 512-7-6 pour l'enregistrement, l'article L. 512-12-1 pour la déclaration : tous les trois font peser l'obligation sur l'exploitant, et sur lui seul — « son exploitant » dans les deux premiers, « l'exploitant » dans le troisième. Le propriétaire du terrain n'y est jamais désigné comme débiteur de la remise en état. C'est le point de départ, et il ne bouge pas.

Une différence sépare toutefois les régimes, et elle vaut de l'argent. En enregistrement, l'usage futur du site est déterminé conjointement avec le maire ou le président de l'intercommunalité compétente en urbanisme et, si ce n'est pas l'exploitant, le propriétaire du terrain. Avec une réserve que presque personne ne relève : pour un nouveau site, c'est l'arrêté d'enregistrement qui fixe l'état final, après avis des mêmes personnes (art. L. 512-7-6, al. 4). En déclaration, l'exploitant retient un usage comparable à la dernière période d'activité, et il en informe le propriétaire. Codécideur ici, consulté là, spectateur ailleurs.

En autorisation, l'article L. 512-6-1 coupe la question en deux, et c'est le point que les pages sur ce sujet manquent presque toutes. Son premier alinéa ne vise que les installations autorisées avant le 1er février 2004 : là, l'usage futur est bien déterminé conjointement avec le maire et le propriétaire. Son quatrième alinéa vise le cas inverse, sous deux conditions cumulatives : un nouveau site, et des installations autorisées plus de six mois après la publication de la loi du 30 juillet 2003, soit à compter du 1er février 2004. Là, c'est l'arrêté d'autorisation lui-même qui fixe, après avis des mêmes personnes, l'état dans lequel le site devra être remis à son arrêt. Vous n'êtes plus codécideur à la sortie : vous avez été consulté à l'entrée. Retenez la seconde condition, qu'on oublie toujours : un site déjà industriel, simplement ré-autorisé après 2004, n'est pas un « nouveau site » au sens du texte.

Conséquence pratique, et elle change votre calendrier : sur un site nouveau autorisé après 2004, la marge de négociation ne se joue pas à la cessation, elle s'est jouée au moment de l'autorisation. Réclamez l'arrêté préfectoral avant de signer le bail et lisez-en l'article de remise en état : il vous dit, des années à l'avance, dans quel état vous récupérerez votre terrain.

Pourquoi c'est décisif : l'article L. 556-1 A définit la réhabilitation comme la mise en compatibilité de l'état des sols avec, d'une part, la protection des intérêts que le code énumère et, d'autre part, l'usage futur envisagé. Un site n'est donc jamais dépollué dans l'absolu, il l'est pour un usage. Partout où vous avez un siège à la table — accord conjoint en enregistrement sur un site existant, avis ailleurs —, prenez-le, et demandez par écrit que l'usage retenu soit celui de votre projet, pas celui du passé.

À défaut d'accord, la loi retient un usage comparable — mais pas le même selon le régime. En autorisation ancienne, c'est celui de la dernière période d'exploitation. Sur un nouveau site, en autorisation comme en enregistrement, c'est celui des installations pour lesquelles l'autorisation ou l'enregistrement est demandé. En déclaration, il n'y a rien à négocier du tout : l'usage comparable y est la règle de principe, pas une solution de repli. Dans tous les cas, traduisez : usage industriel. Vous récupérez un terrain dépollué pour de l'industrie, et pas pour du logement, ce qui vous laisse une facture entière à payer le jour où vous voudrez transformer. Le préfet peut durcir ce niveau en autorisation et en enregistrement (art. L. 512-6-1, al. 3 et L. 512-7-6, al. 3), s'il constate une incompatibilité manifeste avec les documents d'urbanisme. Le régime de la déclaration ne lui ouvre pas cette faculté.

Ce qui change selon le régime Déclaration (D) Enregistrement (E) Autorisation (A)
Texte de la remise en étatArt. L. 512-12-1Art. L. 512-7-6Art. L. 512-6-1
Débiteur de la remise en étatL'exploitantL'exploitantL'exploitant
Rôle de la SCI propriétaireInformée seulementCodécide sur un site existant ; pour un nouveau site, avis avant l'arrêté d'enregistrement, qui fixe l'état finalCodécide si l'installation a été autorisée avant le 1er février 2004 ; sinon, avis avant l'arrêté d'autorisation, qui fixe l'état final
Notification de l'arrêt au préfet1 mois au moins avant (art. R. 512-66-1)3 mois au moins avant (art. R. 512-46-25)3 mois au moins avant, 6 mois pour les installations de l'art. R. 512-35 (art. R. 512-39-1)
Attestations par entreprise certifiéeMise en sécurité seule, dans les cas fixés par décretMise en sécurité, adéquation, mise en œuvreMise en sécurité, adéquation, mise en œuvre
Information de l'acheteur (art. L. 514-20)Hors champDueDue
Garanties financières légalesNonNon, sauf catégories de l'art. L. 516-1Non, sauf catégories de l'art. L. 516-1

Lecture de la dernière ligne : l'article L. 516-1 réserve les garanties financières obligatoires aux installations des articles L. 229-32 et L. 515-36, aux carrières et aux installations de stockage de déchets. Un atelier, un entrepôt ou un garage n'en relèvent pas, quel que soit leur régime.


3. Attestations, délais, et le calendrier réel de relocation

Depuis l'article 148 de la loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020, dite loi ASAP, la cessation d'activité ne se déclare plus sur parole. Pour les cessations déclarées à compter du 1er juin 2022, l'exploitant doit faire attester ses travaux par une entreprise certifiée dans le domaine des sites et sols pollués.

En autorisation et en enregistrement, ce sont trois attestations en cascade : la mise en sécurité d'abord, puis l'adéquation des mesures de réhabilitation proposées, puis leur mise en œuvre. En déclaration, une seule, portant sur la mise en sécurité, et uniquement dans les cas définis par décret en Conseil d'État. On lit parfois en ligne que la déclaration supporte le même arsenal que l'autorisation : c'est faux, et cela conduit des bailleurs à réclamer des documents qui n'existeront jamais.

L'article R. 512-75-1, dans sa rédaction du 8 juillet 2024, découpe la cessation en quatre étapes : arrêt définitif, mise en sécurité, détermination des usages futurs, réhabilitation. Quatre étapes, c'est plus de quatre trimestres de vacance, et c'est là que le sujet devient financier.

Cas 1 — Le locataire cesse dans les règles, et ça vous coûte quand même

Entrepôt de 900 m², loyer 6 500 € HT par mois, locataire en régime d'autorisation, qui a délivré congé pour son échéance triennale : le bail prend fin le jour de l'arrêt d'activité. Il notifie sa cessation trois mois avant cet arrêt, comme le lui impose l'article R. 512-39-1, et paie son loyer jusque-là. Puis il met le site en sécurité en cinq mois et conduit la réhabilitation en huit mois. Le local redevient relouable treize mois après l'arrêt, seize mois après la notification. Ce sont ces treize mois-là qui sont vides.

Loyers perdus : 13 × 6 500 = 84 500 €.

Frais propres au bailleur : étude de sol contradictoire 7 200 € TTC, avocat 4 800 € TTC, prime d'assurance de propriétaire non occupant de l'exercice, qui reste due, 1 300 € = 13 300 €.

Taxe foncière, qui reste due pendant la vacance : 11 200 € × 13/12 = 12 133 €.

Total : 109 933 €, sans un euro de dépollution à votre charge. Loyers en hors taxes, prestations en TTC, taxe foncière hors champ de la TVA : une SCI non assujettie supporte bien le TTC.

Le dépôt de garantie de trois mois, soit 19 500 €, en couvre 17,7 %. C'est le chiffre que personne ne vous donne quand on vous explique que « le locataire est responsable ». Vérifiez toutefois votre bail avant de retenir ce total : la cessation ICPE ne met pas fin au bail commercial, et si le preneur reste tenu du loyer pendant la réhabilitation, les 84 500 € tombent.

Ce que la SCI doit exiger, et exiger avant la restitution des clés : la copie de la notification de cessation adressée au préfet, et la copie de chaque attestation au fur et à mesure. Une fois le preneur parti et sa société radiée, plus rien ne vous permettra de les obtenir. Le calendrier de sortie se prépare au moins un an à l'avance, exactement comme les autres échéances du bail commercial.


4. La SCI peut-elle être poursuivie ? L'article L. 556-3, dans l'ordre

C'est l'article que la plupart des pages sur ce sujet ne citent jamais, alors qu'il est le pivot. Son I décrit l'arsenal de l'autorité de police, et il est lourd. Exécution d'office des travaux aux frais du responsable. Obligation de consigner une somme répondant du montant des travaux : consigner, c'est bloquer l'argent d'avance, avant tout débat sur le fond. Recouvrement selon les règles applicables aux créances étrangères à l'impôt, avec un privilège de l'État équivalent à celui du code général des impôts — le Trésor passe devant vos autres créanciers. En cas de disparition ou d'insolvabilité du responsable, l'État peut confier la réhabilitation à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

Son II désigne ce responsable, et il le fait par ordre de priorité. Au 1°, le dernier exploitant de l'installation à l'origine de la pollution, ou la personne désignée aux articles L. 512-21 et L. 556-1. Au 2°, à titre subsidiaire, en l'absence de responsable au titre du 1°, le propriétaire de l'assise foncière des sols pollués, s'il est démontré qu'il a fait preuve de négligence ou qu'il n'est pas étranger à cette pollution.

Trois verrous, donc, et ils sont cumulatifs. Le rang est subsidiaire : il faut d'abord qu'il n'existe plus de responsable au 1°. Il faut ensuite une négligence, ou un lien avec la pollution. Il faut enfin que cela soit démontré, et la charge de cette démonstration ne pèse pas sur vous. On lit parfois que le seul fait de n'avoir rien exigé de son preneur suffit à caractériser la négligence. Ce n'est pas ce que dit le texte : c'est un élément d'appréciation, pas la règle.

Le tiers demandeur, et son angle mort

L'article L. 512-21 permet à un tiers intéressé — un aménageur, le plus souvent — de demander au préfet à se substituer à l'exploitant pour la réhabilitation, avec l'accord de celui-ci. Si l'usage envisagé diffère de celui qui aurait été retenu, l'accord du maire et du propriétaire du terrain est également requis. Vous avez donc un droit de veto, et c'est une bonne nouvelle.

L'angle mort est au VII du même article. En cas de défaillance du tiers demandeur et d'impossibilité de mettre en œuvre les garanties financières qu'il avait constituées, le dernier exploitant ne demeure responsable que de la mise en sécurité. Pas de la réhabilitation. Autrement dit, une substitution mal garantie transforme une obligation complète en obligation minimale, et le terrain qui vous revient n'est plus le même. Avant de donner votre accord, lisez le montant des garanties et faites-le écrire dans l'arrêté.


5. Le second front : la police des déchets

Le passif environnemental d'un bailleur ne se joue pas seulement sur les installations classées. Il se joue aussi, et souvent d'abord, sur les déchets. C'est une autre police, au sens administratif du mot : un autre corps de règles, un autre pouvoir de contrainte, une autre définition du responsable. L'article L. 541-2 du code de l'environnement pose que tout producteur ou détenteur de déchets est tenu d'en assurer ou d'en faire assurer la gestion jusqu'à leur élimination ou valorisation finale, même lorsque le déchet est transféré à un tiers.

Le propriétaire d'un terrain sur lequel des déchets ont été abandonnés peut être qualifié de détenteur. C'est le front qui a coûté le plus cher aux bailleurs, parce qu'il ne suppose ni installation classée ni preuve d'une faute. Il suppose en revanche qu'aucun autre responsable ne soit identifié et solvable : c'est exactement la situation du cas 2, où le preneur a été liquidé.

Cass. 3e civ., 11 juillet 2012, n° 11-10.478, publié au Bulletin. Des propriétaires donnent à bail un terrain pour une activité de conditionnement et de commercialisation de produits chimiques, sous régime d'installation classée. La locataire est liquidée, la procédure clôturée pour insuffisance d'actif — il ne reste rien à distribuer — et les produits demeurent sur place. Le préfet confie l'élimination à l'ADEME, qui réclame ensuite 246 917 € aux bailleresses. La Cour de cassation pose qu'en l'absence de tout autre responsable, le propriétaire d'un terrain où des déchets ont été entreposés en est, à ce seul titre, le détenteur. Il n'y échappe qu'en démontrant « être étranger au fait de leur abandon et ne l'avoir pas permis ou facilité par négligence ou complaisance ». En l'espèce, la démonstration est faite : la cour d'appel a retenu qu'aucun comportement fautif ne pouvait être reproché aux propriétaires, et la Cour de cassation en approuve la déduction. Le pourvoi de l'ADEME est rejeté, et les 246 917 € restent à sa charge.

Côté juge administratif, la décision de référence est CE, 26 juillet 2011, n° 328651, commune du Palais-sur-Vienne. Elle est mentionnée aux tables du Recueil Lebon, et non publiée au Recueil : la nuance vaut d'être faite, beaucoup de pages la surclassent. Le Conseil d'État y pose une règle courte. En l'absence de détenteur connu des déchets, le propriétaire du terrain où ils ont été entreposés peut être regardé comme leur détenteur au sens de l'article L. 541-2. Le critère est écrit dans la décision : « notamment s'il a fait preuve de négligence à l'égard d'abandons sur son terrain ». Il censure sur ce point la cour administrative d'appel de Bordeaux, qui avait jugé que la seule qualité de propriétaire, sans acte d'appropriation des déchets, suffisait à écarter la qualification.

Un point n'est pas tranché, et il faut le dire comme tel : la charge de la preuve n'est pas la même selon la voie empruntée. Devant le juge judiciaire, saisi de l'action en remboursement de l'ADEME, c'est au propriétaire de démontrer qu'il est étranger à l'abandon. Devant le juge administratif, la mise en demeure d'éliminer les déchets se fonde sur l'article L. 541-3, et le critère est celui qu'on vient de lire : subsidiarité d'abord, négligence appréciée ensuite. Sur le terrain distinct des sols pollués, l'article L. 556-3, II, 2° exige de son côté qu'il « soit démontré » que le propriétaire a été négligent. Ne présentez aucune de ces règles comme la règle unique.

La parade, elle, est la même dans les deux cas : une diligence documentée. Une visite annuelle du site, actée par un compte rendu signé. Des relances écrites en recommandé dès qu'un stockage anormal apparaît. Des analyses de sol à l'entrée dans les lieux. Un constat d'huissier à la sortie. Ces pièces ne sont pas de la paperasse : ce sont les seuls éléments que vous produirez devant un juge, et leur absence est exactement ce qui fait basculer le dossier.

Cas 2 — L'exploitant a disparu : la SCI paie-t-elle ?

Même entrepôt, valeur vénale 720 000 €. Le locataire est liquidé, la procédure clôturée pour insuffisance d'actif. Restent sur place 40 fûts de solvants et une zone souillée de 400 m³ de terres. Élimination des fûts en filière agréée : 26 000 € HT, soit 650 € le fût. Excavation et évacuation des terres : 142 000 € HT, soit 355 € le mètre cube, le prix unitaire du cas 5. Total 168 000 € HT, soit 201 600 € TTC, c'est-à-dire 28,0 % de la valeur de l'immeuble.

Branche favorable. La SCI produit six comptes rendus de visite annuelle, quatre relances recommandées sur le stockage extérieur, et un constat d'huissier daté du départ. Solution de l'arrêt de 2012 : elle est étrangère à l'abandon et ne l'a ni permis ni facilité. Elle n'est pas tenue. Coût pour elle : 0 € de dépollution.

Branche défavorable. Vingt-six mois sans une visite ni un écrit. Le préfet la désigne responsable subsidiaire au titre de l'article L. 556-3, II, 2° et la met en demeure de consigner. Les 201 600 € tombent sur la société.

La SCI n'a pas cette trésorerie. Les associés répondent alors des dettes sociales à proportion de leurs parts, sans solidarité entre eux (art. 1857 C. civ.), et seulement après poursuite vaine de la société (art. 1858). À deux associés à parts égales : 100 800 € chacun. C'est le prix de vingt-six mois sans courrier.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Votre locataire est parti en laissant des fûts, et vous êtes tenté de les faire enlever vous-même pour relouer trois mois plus tôt. C'est le réflexe le plus naturel du monde. Dans ce cas, ne faites pas ça — pas sans avoir d'abord fait constater l'état des lieux par huissier, mis en demeure l'exploitant ou son liquidateur par écrit, et signalé la situation au préfet.

La raison est simple : en prenant en charge les déchets de votre propre initiative, vous vous conduisez comme leur détenteur, vous perdez la démonstration que vous étiez étranger à l'abandon, et vous fabriquez vous-même la preuve qu'on vous opposera. Trois mois de loyer gagnés, soit 19 500 € sur l'entrepôt du cas 1, contre un risque de 201 600 €. Le calcul n'est pas serré.


6. Vendre le local : l'article L. 514-20 et ce qu'il n'ouvre pas

Cet article est cité partout, et mal lu presque partout. Il a trois étages : deux obligations d'information, puis une sanction. Un seul de ces étages pèse sur une SCI qui a loué sans jamais exploiter, et c'est le premier.

Alinéa 1. Lorsqu'une installation soumise à autorisation ou à enregistrement a été exploitée sur un terrain, le vendeur de ce terrain est tenu d'en informer par écrit l'acheteur. Il l'informe également, pour autant qu'il les connaisse, des dangers ou inconvénients importants qui résultent de l'exploitation. Cette obligation vise tout vendeur, exploitant ou non. La déclaration est hors champ.

Alinéa 2. Si le vendeur est l'exploitant de l'installation, il indique en outre par écrit à l'acheteur si son activité a entraîné la manipulation ou le stockage de substances chimiques ou radioactives. C'est là, et là seulement, que l'acte de vente atteste de l'accomplissement de la formalité. Une SCI qui a loué sans exploiter n'est pas concernée par ce second étage.

Alinéa 3. Et c'est ici que la lecture courante dérape. La sanction n'est pas ouverte par le seul défaut d'information. Il faut, en plus, qu'une pollution constatée rende le terrain impropre à la destination précisée dans le contrat. Les deux conditions sont cumulatives. L'acheteur dispose alors de deux ans à compter de la découverte de la pollution, et non de la vente. Il choisit entre trois issues : la résolution de la vente, la restitution d'une partie du prix, ou la réhabilitation du site aux frais du vendeur lorsque le coût ne paraît pas disproportionné par rapport au prix de vente.

Cas 3 — La SCI revend, et se fait rattraper cinq ans après

Atelier acheté 640 000 € en 2019. Le terrain a supporté jusqu'en 2011 une installation en régime d'autorisation ; le vendeur de 2019 ne l'a jamais écrit, la SCI ne l'a jamais su. Elle revend 790 000 € en 2026, sans information écrite non plus.

En 2027, l'acquéreur découvre une pollution qui rend le terrain impropre à la destination stipulée à l'acte. Les deux conditions de l'alinéa 3 sont réunies. Coût de la réhabilitation : 96 000 € HT, soit 12,2 % du prix de vente — un rapport que le juge ne tiendra pas pour disproportionné. La branche « réhabilitation aux frais du vendeur » est donc ouverte contre la SCI.

Ajoutez 18 000 € d'expertise et de procédure : 114 000 € à la charge de la société, réclamés un an après qu'elle a encaissé le prix.

La SCI dispose du même recours contre son propre vendeur de 2019 : le délai de deux ans courant de la découverte, il reste ouvert jusqu'en 2029. Encore faut-il que celui-ci soit encore solvable. L'étude historique et documentaire qui aurait révélé l'installation avant l'achat de 2019 coûtait 3 900 € HT : 29 fois moins.

Retenez la formule inverse de celle qu'on lit ailleurs : ce n'est pas « à défaut d'information, l'acquéreur peut demander la résolution ». C'est « à défaut d'information et si une pollution rend le terrain impropre à sa destination contractuelle ». Le reste de la mécanique d'une cession est traité dans vendre l'immeuble de la SCI, qui déroule mandat, compromis et acte — l'information environnementale, elle, est ici.


7. Louer le local : le secteur d'information sur les sols

L'article L. 125-6 charge l'État d'élaborer des secteurs d'information sur les sols, en abrégé SIS : des terrains où la connaissance de la pollution justifie, notamment en cas de changement d'usage, la réalisation d'études de sols et de mesures de gestion. Le préfet informe les propriétaires concernés, arrête les secteurs, et ces secteurs sont annexés au plan local d'urbanisme. Le certificat d'urbanisme indique de son côté si le terrain figure sur la carte nationale des anciens sites industriels.

L'obligation qui vous concerne est à l'article suivant, et elle ne vise pas que la vente. Lorsqu'un terrain situé en SIS fait l'objet d'un contrat de vente ou de location, l'article L. 125-7 oblige le vendeur ou le bailleur à en informer par écrit l'acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l'État, et l'acte de location atteste de l'accomplissement de cette formalité. C'est une obligation du bailleur, pas une faculté.

La sanction suppose ici encore deux conditions réunies : l'absence d'information, et une pollution constatée qui rend le terrain impropre à la destination précisée dans le contrat. À défaut de destination stipulée, on retient l'usage envisagé au sens de l'article L. 556-1 A. Le locataire dispose alors de deux ans à compter de la découverte pour demander la résolution du contrat ou une réduction du loyer.

Vient la dissymétrie que presque personne ne relève, et elle borne votre risque : le texte n'ouvre la réhabilitation aux frais du vendeur qu'à l'acquéreur. Le locataire, lui, n'a que la résolution ou la réduction du loyer. Une SCI bailleresse qui a omis l'information s'expose donc à perdre du loyer, jamais à financer une dépollution sur ce fondement.

Le document lui-même est décrit à l'article R. 125-26 : il mentionne sa date et le numéro des parcelles, reprend le dernier arrêté préfectoral, les informations du système d'information géographique et les dispositions de l'article L. 556-2. L'article R. 125-27 impose de l'annexer à la promesse de vente ou au contrat de location. Il est gratuit : les données sont publiques et accessibles via le portail Géorisques.

Cas 4 — Le document gratuit qui coûte 44 100 €

Local d'activité de 400 m², loyer 42 000 € HT par an, bail de neuf ans. Le terrain est classé en secteur d'information sur les sols par un arrêté préfectoral de 2023. La SCI n'a rien communiqué, et l'acte de location n'atteste de rien.

Au bout de quatorze mois, le preneur constate que la pollution rend le terrain impropre à l'usage stipulé au bail et saisit le juge dans le délai de deux ans. Il obtient une réduction de loyer de 35 %, soit 14 700 € par an. Sur les trois années qui séparent le jugement de l'échéance triennale suivante, la SCI encaisse 44 100 € de moins — et davantage si le preneur reste au-delà.

Ce qu'il ne peut pas obtenir, et c'est votre seule bonne nouvelle : la réhabilitation aux frais du bailleur, que le texte réserve à l'acquéreur.

Le document qui aurait évité ces 44 100 € est public, gratuit, et tient en deux pages.

Deux frontières à ne pas franchir. L'état des risques de l'article L. 125-5 est une obligation différente, avec un autre document et une autre sanction : il est traité dans les diagnostics obligatoires d'une SCI. Il ne dispense pas de l'information sur les sols, que l'article L. 125-7 impose « sans préjudice de l'article L. 125-5 ». Et ni le décret tertiaire ni l'annexe environnementale du bail ne couvrent la pollution des sols. Cette annexe, que beaucoup de rédacteurs rattachent à tort au code de commerce, est celle de l'article L. 125-9 du code de l'environnement. Elle n'est due que pour les baux portant sur plus de 2 000 m² de bureaux ou de commerces, et elle traite l'énergie, l'eau et les déchets d'exploitation. Ce sont trois corps de règles distincts, et les confondre revient à croire une case cochée alors qu'elle ne l'est pas.


8. La clause environnementale du bail : les sept lignes qui changent tout

Voici le point dur, et il vaut le détour. L'article L. 516-1 ne soumet à garanties financières obligatoires que les installations des articles L. 229-32 et L. 515-36, les carrières et les installations de stockage de déchets. Un atelier de mécanique, un entrepôt logistique, un pressing, une imprimerie : aucune garantie financière légale. Et là où elles existent, elles ne couvrent pas les indemnisations dues par l'exploitant aux tiers.

La conséquence est brutale et se résume en une phrase : la seule garantie de dépollution que votre SCI aura jamais est celle qu'elle a écrite dans son bail. Ce sont sept clauses, et elles tiennent en une page.

  1. État des lieux environnemental d'entrée. Analyses de sol datées, points de prélèvement géoréférencés, rapport annexé au bail. Ce rapport est votre point zéro : l'état du sol le jour de l'entrée. Sans lui, rien à imputer au preneur à la sortie.
  2. Communication de la rubrique. Le preneur remet le récépissé ou l'arrêté, et signale par écrit toute modification de rubrique ou de régime dans les quinze jours.
  3. Interdiction d'une nouvelle rubrique sans accord écrit. Le passage d'un régime à l'autre change votre exposition : il ne se subit pas, il s'autorise.
  4. Information sous huit jours de la notification de cessation. C'est le déclencheur de votre propre calendrier, et sans lui vous découvrez le départ au moment des clés.
  5. Remise des attestations. Copie de chacune, sous huit jours à compter de son établissement. Aucun texte ne l'impose au preneur : seul le bail le peut.
  6. Garantie financière contractuelle. Garantie autonome à première demande — la banque paie sur simple appel, sans discuter le fond — ou cautionnement bancaire dédié. Chiffrez-la sur le coût d'une remise en état, révisez-la à chaque échéance triennale. Le dépôt de garantie ne joue pas ce rôle.
  7. Restitution compatible avec un usage nommé au bail. Écrivez l'usage — « usage de bureaux » ou « usage d'habitation » — plutôt que « en bon état ». Sinon vous récupérez un terrain réhabilité pour de l'industrie.

Une précision sur la première clause, parce qu'elle est systématiquement mal comprise. Un état des lieux environnemental n'est pas un état des lieux classique. Ce n'est pas un constat visuel de peintures et de menuiseries : c'est un jeu de prélèvements analysés en laboratoire, avec des coordonnées et une date. Un huissier ne voit rien de ce qui se trouve à un mètre cinquante sous la dalle.

Reste la limite de ces sept lignes, et nous préférons l'écrire nous-mêmes : elles ne valent que la solvabilité de celui qui les signe. Une clause de passif environnemental opposée à une société sans actif ne vaut rien, et une garantie bancaire que le preneur n'obtiendra jamais ne vaut pas davantage. Si votre candidat est une structure récente, sans capital et sans groupe derrière elle, dans ce cas ne signez pas. Demandez la caution de sa maison mère ou d'une banque, ou louez à quelqu'un d'autre. Un loyer de 6 500 € par mois ne rachète pas un risque à 201 600 €.

Trois décisions à ne pas prendre, et ce qu'elles coûtent

Signer un bail à une activité classée sans état des lieux environnemental. Économie immédiate : 3 000 à 8 000 € HT. Coût de l'erreur : l'intégralité de la dépollution, faute de pouvoir dater l'imprégnation. Sur le cas 2, 201 600 €.

Compter sur le dépôt de garantie. Trois mois de loyer, soit 19 500 € sur un entrepôt à 6 500 €. Couverture réelle d'une cessation ordinaire : 17,7 %. D'une dépollution : moins de 10 %.

Acheter un local industriel sans étude historique et documentaire. Économie : 3 900 € HT. Coût de l'erreur sur le cas 3 : 114 000 €, plus le temps de procédure. Le meilleur rapport du guide est pourtant ailleurs : le document d'information sur les sols du cas 4 est gratuit, et son absence coûte 44 100 €.


9. Quand la SCI transforme elle-même : elle devient débitrice

Jusqu'ici la SCI était spectatrice, ou créancière. Un cas la fait basculer du côté du débiteur, et il est fréquent : celui où elle transforme le bien elle-même.

Souvenez-vous de la règle posée plus haut : la réhabilitation se mesure toujours à l'aune d'un usage (art. L. 556-1 A). Un site n'est donc pas « propre » dans l'absolu. Il est propre pour quelque chose.

L'article L. 556-1 en tire la règle. Prenez un terrain qui a accueilli une installation classée, arrêtée et régulièrement réhabilitée. Si un usage différent y est ultérieurement envisagé, les mesures de gestion de la pollution des sols incombent au maître d'ouvrage à l'initiative du changement d'usage. Comprenez : celui qui commande les travaux et dépose le permis. C'est lui qui définit ces mesures et les met en œuvre, et un bureau d'études certifié en atteste. Le dispositif s'applique aux permis déposés à compter du 1er juillet 2024.

Traduction pour une SCI : vous achetez un ancien atelier réhabilité, on vous dit qu'il est en règle, et c'est vrai — il l'est pour un usage industriel. Le jour où vous déposez un permis pour six logements, vous êtes le maître d'ouvrage du changement d'usage, et la facture est la vôtre. À quoi s'ajoute, si le terrain est en secteur d'information sur les sols, l'étude des sols de l'article L. 556-2, dont l'attestation est jointe à la demande de permis.

Cas 5 — La transformation qui ajoute 23,9 % au prix d'achat

Ancien atelier mécanique acheté 480 000 € en 2026. L'installation classée a été arrêtée en 2015 et régulièrement réhabilitée — pour un usage industriel. La SCI dépose un permis pour six logements : usage différent, donc article L. 556-1, et elle est maître d'ouvrage.

Études et plan de gestion : 14 500 € HT. Excavation de 220 m³ de terres et évacuation en filière agréée : 78 000 € HT. Attestation du bureau d'études certifié : 2 900 € HT.

Total : 95 400 € HT, soit 114 480 € TTC+ 23,9 % du prix d'achat, avant d'avoir encaissé le premier loyer.

Ce montant n'apparaît dans aucun plan de financement bâti sur le seul prix d'acquisition. Il se découvre au dépôt du permis, quand le compromis est signé.

La logique d'urbanisme et de fiscalité de cette opération est traitée ailleurs : voyez transformer un local commercial en habitation pour l'autorisation d'urbanisme, et le changement d'usage en SCI pour les autorisations préalables. Ce qui est propre à cette page, c'est que le passif de sols suit le changement d'usage, et qu'il change de porteur au passage.


10. Ce que ça coûte, ce que ça déduit, ce que ça fait à la valeur

À l'impôt sur le revenu : aucune case « amélioration »

En matière de travaux, l'article 31, I, 1° du code général des impôts (CGI) n'ouvre que trois portes aux revenus fonciers, et une seule peut éventuellement recevoir une dépollution. Le a vise les dépenses de réparation et d'entretien. Le b vise les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation. Le b bis vise les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux professionnels et commerciaux, mais uniquement celles qui protègent des effets de l'amiante ou facilitent l'accueil des personnes handicapées.

Une dépollution de terrain industriel n'entre donc dans aucune case d'amélioration. Sa déduction ne peut se plaider que sur le a, et nous n'avons pas trouvé de doctrine administrative qui tranche ce point pour les revenus fonciers. Écrivons-le sans détour : ne bâtissez pas votre plan de trésorerie sur cette déduction. La frontière générale entre charge déductible et travaux figure dans les charges déductibles d'une SCI et dans travaux en SCI : charge ou immobilisation.

À l'impôt sur les sociétés : deux traitements, 5 700 € la première année et 17 172 € au total

À l'impôt sur les sociétés (IS), la dépense de dépollution suit l'un de deux chemins. Soit elle constitue une charge de l'exercice, soit elle est incorporée au coût d'entrée du terrain lorsqu'elle conditionne l'usage du bien. L'écart n'est pas théorique, chiffrons-le sur le cas 5. On raisonne sur les 114 480 € TTC et non sur les 95 400 € HT : le projet est une location nue de logements, exonérée de TVA, et la SCI ne récupère donc pas la taxe.

Hypothèse : la SCI dégage un bénéfice de 38 000 € avant travaux et remplit les trois conditions du taux réduit de 15 % de l'article 219, I, b du CGI. Bénéfice sous le plafond de 42 500 € par période de douze mois, chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros, et capital entièrement libéré détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques. Ce dernier point est celui où la plupart des SCI perdent le taux réduit : un capital souscrit mais jamais appelé suffit à le faire tomber. Sans ces trois conditions, le taux est de 25 % et les montants ci-dessous sont à multiplier par 5/3 : 9 500 € d'impôt sans les travaux, et 28 620 € de valeur fiscale totale.

  • Sans les travaux : IS dû = 38 000 × 15 % = 5 700 €.
  • Branche « charge » : résultat = 38 000 − 114 480 = − 76 480 €. IS de l'exercice = 0 €, soit 5 700 € d'économie immédiate. Le déficit de 76 480 € se reporte en avant sans limite de durée et vaudra, s'il s'impute à 15 %, 11 472 € d'impôt évité sur les exercices suivants. Valeur fiscale totale : 17 172 €, soit 15,0 % de la dépense.
  • Branche « coût d'entrée du terrain » : 0 € déduit. Le terrain n'est pas un bien amortissable, donc pas un euro d'amortissement non plus. La dépense ne réduira l'impôt qu'à la revente, en majorant la valeur nette comptable : la valeur pour laquelle le terrain figure au bilan, celle que l'on retranche du prix de vente pour calculer la plus-value.

L'écart de trésorerie immédiat entre les deux branches est donc de 5 700 € la première année, et de 17 172 € en valeur totale. Ce n'est pas un choix libre : il dépend de la nature réelle des travaux, et il se documente au dossier avant la clôture, pas après.

La valeur, la banque, l'assurance

Trois effets qui ne figurent sur aucune facture. La décote d'abord, c'est-à-dire la baisse de prix que l'acheteur exige : un terrain porteur d'une pollution connue ne se négocie plus au prix du marché. L'acquéreur intègre le coût de gestion dans son offre, majoré d'une prime d'incertitude. La banque ensuite : sur un local industriel, l'étude de sols est devenue une pièce d'instruction courante, au même titre que l'audit énergétique — le sujet du financement est traité dans le crédit d'une SCI. L'assurance enfin : les garanties de propriétaire non occupant indemnisent l'accident daté, pas l'imprégnation lente d'un ancien atelier. L'exclusion est écrite noir sur blanc dans la plupart des contrats, et la FAQ dit quelle clause aller lire.

Enfin, si votre locataire appartenait à un groupe et a été liquidé, ne refermez pas le dossier trop vite. L'article L. 512-17 du code de l'environnement ouvre une voie que beaucoup présentent comme nouvelle, et qui ne l'est pas — cela compte si votre preneur a été liquidé avant 2026. Le liquidateur, le ministère public ou le représentant de l'État dans le département peuvent saisir le tribunal. Objet de la demande : faire établir une faute de la société mère ayant contribué à l'insuffisance d'actif de la filiale, et mettre à sa charge tout ou partie du financement des mesures de réhabilitation. Ce recours existe depuis la loi Grenelle II du 12 juillet 2010. Ce que la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 (art. 43) a changé, depuis le 28 mai 2026, est le niveau de preuve : il fallait jusque-là une faute caractérisée de la société mère, une simple faute suffit désormais. Signalez-le au liquidateur par écrit, et tôt : c'est la seule voie de recouvrement quand la filiale est vide. Le déroulé d'une procédure collective côté locataire est décrit dans SCI et procédure collective, et l'étendue de l'engagement des associés dans la responsabilité des associés de SCI.

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Pendant que vous gérez le terrain, on gère les comptes

  • Loyers de bail commercial et provisions suivis au fil de l'eau
  • Travaux ventilés entre charge et immobilisation
  • Déclaration 2072 ou liasse à l'IS, télétransmises par échange de données informatisé (EDI)
  • Un expert-comptable joignable quand le dossier se complique

11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chacune des références ci-dessous a été relue sur sa version consolidée le 3 septembre 2026. Les cinq articles les plus utiles sont liés directement ; les autres sont cités en clair, sans lien, parce qu'un identifiant deviné vaut moins qu'une référence exacte.

  • Article L. 556-3 du code de l'environnement — pouvoirs de l'autorité de police, consignation, et définition du responsable par ordre de priorité (dernier exploitant, puis propriétaire à titre subsidiaire).
  • Article L. 514-20 du code de l'environnement — information de l'acheteur d'un terrain ayant supporté une installation soumise à autorisation ou à enregistrement, et sanctions de l'alinéa 3.
  • Article L. 125-7 du code de l'environnement — information de l'acquéreur ou du locataire d'un terrain en secteur d'information sur les sols, résolution, réduction du loyer, réhabilitation réservée à l'acquéreur.
  • Article L. 516-1 du code de l'environnement — liste fermée des installations soumises à garanties financières, et exclusion des indemnisations dues aux tiers.
  • Article L. 512-17 du code de l'environnement — action contre la société mère de l'exploitant en liquidation judiciaire. Ouverte par la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, et modifiée par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, art. 43, en vigueur le 28 mai 2026 : la « faute caractérisée » y devient la simple « faute ».
  • Articles L. 511-1, L. 511-2 et R. 511-9 du code de l'environnement — définition, sept groupes d'intérêts protégés, classement en trois régimes et nomenclature annexée.
  • Articles L. 512-6-1 (autorisation), L. 512-7-6 (enregistrement) et L. 512-12-1 (déclaration) du code de l'environnement — remise en état à la cessation, détermination de l'usage futur, attestations. Le premier alinéa de l'article L. 512-6-1 ne vise que les installations autorisées avant le 1er février 2004. Son quatrième alinéa vise le nouveau site autorisé après cette date : l'état final y est fixé par l'arrêté d'autorisation, après avis du maire et du propriétaire. L'article L. 512-7-6 comporte la même coupure à son quatrième alinéa. L'article L. 512-12-1 ne comporte, lui, ni accord à rechercher ni faculté du préfet de durcir la réhabilitation.
  • Article L. 512-21 du code de l'environnement — tiers demandeur, accord du propriétaire du terrain, et limitation du VII à la mise en sécurité.
  • Articles L. 556-1 A, L. 556-1 et L. 556-2 du code de l'environnement — définition de l'usage et de la réhabilitation, obligations du maître d'ouvrage du changement d'usage, étude des sols en secteur d'information.
  • Articles L. 125-6, L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement. Élaboration des secteurs d'information sur les sols et mention au certificat d'urbanisme. Obligation du producteur ou détenteur de déchets jusqu'à l'élimination ou la valorisation finale, et mise en demeure par l'autorité de police des déchets.
  • Articles R. 125-26 et R. 125-27 du code de l'environnement — contenu du document d'information sur les sols et annexion au contrat.
  • Articles R. 512-39-1, R. 512-46-25, R. 512-66-1 et R. 512-75-1 du code de l'environnement, dans leur rédaction en vigueur depuis le 8 juillet 2024. Notification de l'arrêt définitif : 3 mois en autorisation, 6 mois pour les installations de l'article R. 512-35, 3 mois en enregistrement, 1 mois en déclaration. L'article R. 512-75-1 découpe la cessation en quatre étapes.
  • Loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020, article 148 — attestations par entreprise certifiée, applicables aux cessations déclarées à compter du 1er juin 2022.
  • Loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, article 43 — modification de la rédaction de l'article L. 512-17, en vigueur le 28 mai 2026. Modification, et non création : le mécanisme lui préexistait de seize ans.
  • Cass. 3e civ., 11 juillet 2012, n° 11-10.478, publié au Bulletin — rejet du pourvoi de l'ADEME. En l'absence de tout autre responsable, le propriétaire est détenteur des déchets, sauf à démontrer qu'il est étranger à leur abandon et ne l'a ni permis ni facilité.
  • CE, Assemblée, 8 juillet 2005, n° 247976, société Alusuisse-Lonza-France, publié au Recueil Lebon. Prescription trentenaire de l'action du préfet en remise en état à l'égard de l'exploitant, de son ayant droit ou de son substitué, courant du jour où la cessation d'activité a été portée à la connaissance de l'administration, sauf dissimulation. L'arrêt ne statue pas sur le propriétaire de l'assise foncière.
  • CE, 26 juillet 2011, n° 328651, commune du Palais-sur-Vienne, mentionné aux tables du Recueil Lebon. Le propriétaire peut être regardé comme détenteur des déchets en l'absence de détenteur connu, notamment s'il a fait preuve de négligence à l'égard d'abandons sur son terrain.
  • Articles 31, I, 1° et 219, I, b du CGI, articles 1857 et 1858 du code civil — cités dans le corps du guide. Article L. 125-9 du code de l'environnement — annexe environnementale des baux de plus de 2 000 m² de bureaux ou de commerces.

Pour aller plus loin sur le local d'activité en SCI

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon ce que vous avez à traiter ce mois-ci.

Louer à une activité classée

Acheter, vendre, transformer

Quand ça tourne mal

Payer et déduire


12. FAQ — 14 questions sur les sols pollués en SCI

Quatorze questions qui reviennent dans presque tous les dossiers, et que le corps du guide ne traite pas de front. La qualité d'exploitant, la portée réelle d'une clause de bail, le rôle du liquidateur, l'assurance, la déductibilité des études, et ce que vous pouvez exiger de votre preneur. Elles se déplient juste en dessous.

FAQ

SCI et local industriel ICPE : les 14 questions les plus posées

Non. Le critère est le pouvoir de direction sur l'activité, pas la propriété du sol. Mais la vraie question, le jour venu, est celle de la preuve : personne ne vous croira sur parole. Constituez le dossier pendant que le preneur est là. Le récépissé de déclaration ou l'arrêté préfectoral établi à son nom. Le bail qui nomme l'activité classée. Les factures d'exploitation, d'électricité et d'enlèvement de déchets, qui ne passent jamais par vous. Vos comptes rendus de visite, qui montrent un bailleur qui surveille sans décider. Une SCI qui garde ces pièces ne discute pas sa qualité d'exploitant pendant six mois : elle la règle en dix minutes.
Entre les parties, oui : une clause de passif environnemental est parfaitement valable et vous ouvre un recours contre le locataire ou sa caution. Envers l'administration, non. Le préfet applique l'article L. 556-3 du code de l'environnement sans être lié par votre bail : il désigne le dernier exploitant, puis à titre subsidiaire le propriétaire. Une clause ne déplace pas l'ordre de priorité fixé par la loi. La SCI peut donc être contrainte de payer d'abord et de se retourner ensuite — et la valeur réelle de la clause, c'est la solvabilité du preneur au moment où vous l'actionnez. Dans le même esprit, la clause « le preneur prend les lieux dans l'état où ils se trouvent » ne vous dispense pas de l'information écrite due au locataire d'un terrain classé en secteur d'information sur les sols. C'est une obligation légale du bailleur, pas une déclaration de connaissance.
Trois réflexes, dans cet ordre et par écrit. Mise en demeure de lui faire produire sous quinze jours son récépissé ou son arrêté préfectoral, rubrique de la nomenclature comprise. Refus explicite de la modification d'activité si le bail ne l'autorise pas. Un changement qui fait entrer le local dans le champ des installations classées n'est pas un détail d'exploitation, et il ne se régularise pas par le silence du bailleur. Puis, selon la gravité, mise en demeure de revenir à l'activité contractuelle ou action en résiliation. Le point à ne pas rater est le calendrier : datez chaque courrier, conservez les accusés de réception, et ne réglez jamais ce genre de sujet au téléphone.
La police administrative des installations classées n'obéit pas au délai de deux ans que vous lisez ailleurs. Ce délai de deux ans est celui des actions civiles ouvertes à l'acquéreur par l'article L. 514-20 et au locataire par l'article L. 125-7, et il court à compter de la découverte de la pollution, pas de la signature. Le préfet, lui, raisonne en trente ans. Le Conseil d'État en a fixé la borne, mais pour trois débiteurs seulement : l'exploitant, son ayant droit, et la personne qui s'est substituée à lui. Passé trente ans depuis le jour où la cessation d'activité a été portée à la connaissance de l'administration, le préfet ne peut plus leur imposer la charge financière de la remise en état. Seule exception : la dissimulation des dangers du site (CE, Assemblée, 8 juillet 2005, n° 247976, société Alusuisse-Lonza-France, publié au Recueil Lebon). Cet arrêt ne statue pas sur le propriétaire de l'assise foncière recherché à titre subsidiaire, ni sur la police des déchets : ne comptez pas sur cette borne pour vous. Raisonnez sur trente ans, pas sur deux. Tirez-en une conséquence d'archivage. Le dossier de sortie de votre locataire — notification, attestations, constat, analyses — est la seule chose qui vous mettra hors de cause dans quinze ou vingt ans. Il ne se reconstitue pas après coup.
Oui, dans la limite de l'actif disponible : la remise en état reste une obligation de l'exploitant, et le liquidateur exerce les obligations de la société qu'il liquide. En pratique l'actif est vide, et c'est là que tout se joue pour vous. Écrivez-lui dès l'ouverture de la procédure, sans attendre qu'il vous sollicite : il ne connaît ni votre site, ni son historique, ni les attestations qui manquent. Signalez-lui par écrit que votre preneur appartenait à un groupe, si c'est le cas. La voie ouverte contre la société mère, assouplie le 28 mai 2026, est décrite plus haut, et elle se perd si personne ne la soulève. Un liquidateur qui n'a rien reçu ne demandera rien.
Non, jamais. Aucun texte n'oblige le propriétaire d'un terrain classé en secteur d'information sur les sols à le dépolluer. Le classement crée une obligation d'informer, et il déclenche une étude des sols le jour où un projet de construction ou de lotissement est déposé sur la parcelle (article L. 556-2 du code de l'environnement). Vous pouvez donc louer, et vous pouvez vendre. La conséquence réelle est ailleurs : le classement se voit, il pèse sur le prix et sur la conversation avec votre banque. Beaucoup de propriétaires découvrent le leur au détour d'un certificat d'urbanisme, alors que le préfet est tenu de les informer. Allez vérifier votre parcelle sur Géorisques avant qu'un acquéreur ne le fasse à votre place.
Oui, à la condition d'informer par écrit. Aucun texte n'impose de vendre un terrain propre, et le marché des friches industrielles ne vit que de cela. Le prix se négocie alors en connaissance de cause, souvent avec une part du prix séquestrée chez le notaire jusqu'aux résultats des analyses. Ce qui coûte cher, ce n'est pas la pollution vendue au grand jour. C'est la pollution tue : elle rouvre le débat deux ou trois ans plus tard, devant un acquéreur qui a désormais le choix entre trois issues, et sous un régime que vous ne choisissez plus.
Presque jamais. Les contrats de propriétaire non occupant, et les garanties d'atteinte à l'environnement qui s'y greffent, indemnisent l'accident : une cuve qui se perce, un incendie, un déversement daté. La pollution graduelle, celle qui s'installe par imprégnation sur dix ou vingt ans d'exploitation normale, est exclue par principe dans la plupart des contrats. Or c'est exactement le profil d'un ancien atelier. Vérifiez la définition contractuelle du fait générateur avant de compter sur cette ligne, et ne construisez aucun plan de financement de dépollution sur une garantie que vous n'avez pas lue.
Oui, et c'est même là qu'il est le plus utile. Un bail dérogatoire — le bail court, conclu hors du statut des baux commerciaux — dure au plus trois ans. Trois ans suffisent largement à imprégner un sol, et l'occupant, lui, part vite. Sans analyses datées à l'entrée, vous ne pourrez pas démontrer que ce qu'on trouve à la sortie est arrivé pendant l'occupation. La brièveté du bail ne vous aidera en rien. Elle joue même contre vous : un occupant parti depuis trois ans est un occupant introuvable, et une société dissoute ne répond plus à rien. Cet état des lieux coûte 3 000 à 8 000 € HT selon la surface et le nombre de points de prélèvement, comme indiqué plus haut. C'est la dépense la mieux placée du dossier.
C'est à plaider, et nous n'écrirons pas que c'est acquis : le raisonnement complet est plus haut, et il se termine sur une incertitude que nous n'avons pas su lever. Deux réflexes pratiques, en attendant. Faites facturer séparément l'étude de sols, le plan de gestion et les travaux eux-mêmes — une facture globale intitulée « dépollution » est le meilleur moyen de perdre la discussion d'un seul bloc. Et conservez le rapport d'analyses, qui est la seule pièce rattachant la dépense à votre immeuble. Surtout, ne faites pas figurer cette économie d'impôt dans votre prévisionnel : elle n'est pas acquise.
Non, et c'est une nuance que beaucoup d'actes traitent mal. L'attestation portée dans l'acte vise le vendeur qui exploitait lui-même l'installation classée. Une SCI qui a seulement loué doit l'information écrite, pas cette attestation-là : les deux obligations d'information de l'article L. 514-20 sont détaillées plus haut. Ce qu'il faut en faire chez le notaire tient en deux points. Exigez que l'information soit rédigée, annexée à l'acte et signée, et non expédiée par une formule de style au milieu des déclarations du vendeur. Et refusez la clause qui vous ferait attester de ce que vous n'avez pas à attester : elle ne vous protège de rien, et fabrique un écrit qu'on vous opposera.
Seulement si le bail l'a prévu, et c'est précisément pour cela que cette clause figure dans les sept. Les attestations sont établies par l'exploitant, pour l'administration : vous n'êtes destinataire de rien. Une clause de remise ne suffit d'ailleurs pas à elle seule. Adossez-lui une conséquence chiffrée — une pénalité par semaine de retard, ou une retenue sur le dépôt de garantie — faute de quoi vous réclamerez poliment des documents à quelqu'un qui est déjà parti. Et demandez-les au fil de l'eau : la première attestation est établie des mois avant la dernière, et c'est la seule fenêtre où le preneur a encore une raison de vous répondre.
Non, et aucune rédaction ne le rendra suffisant. Un dépôt de garantie de bail commercial représente le plus souvent trois mois de loyer hors taxes : sur l'entrepôt du cas 1, 19 500 €, quand une excavation de terres souillées se chiffre en centaines de milliers d'euros. Il couvre les impayés et les dégradations, pas un passif environnemental. Autre limite, moins connue : il ne se réévalue pas. Un dépôt constitué à la signature vaut toujours son montant d'origine quinze ans plus tard, quand la facture de remise en état, elle, se règle en euros du jour. La seule garantie qui tienne est celle de la sixième clause listée plus haut : chiffrée sur un coût de remise en état, et révisée à chaque échéance triennale.
Ce n'est pas ainsi que le texte est construit. La réduction du loyer prévue à l'article L. 125-7 du code de l'environnement est judiciaire. Le preneur la demande au juge, il ne se la sert pas lui-même. Et il lui faut encore démontrer que la pollution rend le terrain impropre à ce que le bail prévoyait, puis agir dans les deux ans de la découverte. Entre le jour où il cesse de payer et celui où un juge tranche, c'est vous qui portez la trésorerie. Un locataire qui s'arrête unilatéralement s'expose à la clause résolutoire de son bail — celle qui fait tomber le bail pour un loyer impayé — quelle que soit la pollution. Le bras de fer n'est pourtant pas toujours la bonne réponse : si le grief est sérieux, une réduction négociée par écrit coûte moins cher que deux ans d'instance.