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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Immeuble mixte en SCI : ventiler entre commerce et habitation (2026)

Une boutique au rez-de-chaussée, trois appartements au-dessus. Au cadastre, c'est un bien. À la banque, c'est un prêt. Au Trésor, c'est un avis de taxe foncière. Dans votre comptabilité, c'est quatre régimes juridiques et fiscaux qui cohabitent. Des baux qui n'ont ni la même durée ni le même indice. Une TVA récupérable sur 80 m² et sur aucun des 180 autres. Un amortissement à décomposer deux fois. Des charges dont une partie ne se refacture à personne. Tout cela découle d'une seule décision, prise le mois de l'achat et tenue vingt ans : la clé de ventilation. On la construit ici, puis on regarde poste par poste ce qu'elle commande.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de commerce, CGI et son annexe II, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 8 août 2026.


1. Immeuble mixte ou local mixte : la frontière à tenir

Deux expressions voisines, deux situations qui n'ont presque rien en commun. Je commence par là parce que la confusion revient sans arrêt, et qu'elle ne se rattrape pas en cours de route : on se trompe de bail, puis de régime de TVA, puis de déclaration.

L'immeuble mixte : plusieurs locaux, plusieurs destinations

Un immeuble mixte réunit, dans une même construction, des locaux distincts affectés à des usages différents : un commerce en pied d'immeuble et des logements aux étages, un cabinet médical au premier et des appartements au-dessus, des bureaux et un appartement de fonction. Chaque local a sa porte, son compteur, son locataire et son bail. La mixité est architecturale et locative : elle se traduit par une pluralité de contrats.

Le local mixte : un seul local, deux usages simultanés

Un local mixte est un seul et même local occupé à la fois pour habiter et pour travailler par la même personne : l'infirmière libérale qui reçoit dans une pièce de son appartement, le graphiste qui a transformé une chambre en atelier. Il y a un locataire, un bail, un loyer. La mixité est fonctionnelle : elle se joue à l'intérieur du même contrat. Les règles n'ont rien à voir : bail relevant de la loi du 6 juillet 1989 lorsque l'habitation domine, ventilation des charges à l'intérieur d'un même local, TVA le plus souvent hors jeu. Un guide entier y est consacré, SCI et location mixte habitation-professionnel ; celui-ci ne traite pas ce cas.

Le test en une question : combien de baux signez-vous ? Un seul contrat pour un occupant unique qui vit et travaille au même endroit, c'est un local mixte. Plusieurs contrats pour plusieurs occupants aux activités différentes, c'est un immeuble mixte — et c'est ici qu'il faut ventiler.

Trois configurations types d'immeuble mixte

Configuration Composition Point de vigilance dominant
A — L'immeuble de rapport classique 1 boutique en pied d'immeuble + 3 à 6 logements aux étages, monopropriété Option TVA partielle et sectorisation ; refacturation de la taxe foncière au seul commerçant
B — Les lots dispersés en copropriété 2 appartements + 1 local professionnel + 1 cave, dans une copropriété de 40 lots Ventilation des appels de fonds par lot ; les tantièmes remplacent votre clé pour les charges communes
C — L'immeuble d'exploitation partagé Un plateau de bureaux loué à la société d'un associé + un logement loué à un tiers Normalité du loyer intragroupe, option TVA sur le seul plateau, amortissement différencié

La configuration A est de loin la plus répandue. C'est aussi la plus mal tenue. Sur les immeubles mixtes qui arrivent chez nous en reprise de comptabilité, le scénario ne varie presque jamais : une ligne « loyers », une ligne « travaux », et rien nulle part qui dise comment l'immeuble se décompose. Tant que personne ne demande rien, ça tient très bien. Le jour où quelqu'un demande, il n'y a rien à montrer. Si votre question du moment porte plutôt sur le choix d'investissement — rentabilité, financement, découpe — que sur le traitement comptable, commencez par notre guide immeuble de rapport en SCI.


2. La clé de ventilation, socle de tout le reste

TVA, amortissement, charges, plus-value : tout ce qui suit découle d'une seule réponse. Dans quelle proportion cet immeuble est-il « commercial », dans quelle proportion est-il « habitation » ? Cette proportion porte un nom — la clé de ventilation — et elle a une date de naissance : celle de l'acquisition. Posée plus tard, elle restera soupçonnée d'avoir été calibrée pour arranger quelqu'un.

Trois clés possibles, une seule vraiment défendable

Clé Atouts Faiblesses Verdict
Surface Objective, mesurable, stable dans le temps, vérifiable par un tiers, gratuite Ignore les écarts de valeur au m² entre un rez-de-chaussée commercial et un dernier étage La clé de référence
Valeur vénale Économiquement la plus juste quand les lots ont des valeurs très dissemblables Suppose une expertise ou des comparables solides ; contestable si elle est « maison » Acceptable si documentée
Revenus (loyers) Reflète le rendement réel de chaque partie Change à chaque bail, à chaque vacance, à chaque indexation : instable et manipulable À proscrire comme clé générale

Prenez la surface. C'est la seule clé qu'un vérificateur ne peut pas vraiment discuter : il peut venir, mesurer, et retomber sur votre chiffre. La valeur vénale tient debout si vous avez un avis de valeur d'agence ou une expertise datée de l'achat — dans ce cas, elle va au dossier permanent, avec les autres pièces. Les loyers, non. Une vacance de six mois, une indexation, un renouvellement, et votre clé a changé alors que l'immeuble n'a pas bougé d'un centimètre.

L'exception qui n'en est pas une : en matière de TVA, la loi impose sa clé pour les dépenses utilisées simultanément par les deux parties. Le coefficient de taxation forfaitaire est un rapport de chiffres d'affaires, pas de surfaces (CGI, ann. II, art. 206, III-3). Votre clé de surface reste la clé comptable et juridique ; la clé TVA lui est superposée. Nous détaillons ce point au chapitre 4 — c'est là que la plupart des dossiers dérapent.

Mesurer les surfaces : ne pas mélanger les référentiels

Encore faut-il mesurer, et mesurer proprement. Trois référentiels circulent, on les confond en permanence, et ils ne servent pas à la même chose.

  • La surface habitable (art. R156-1 du Code de la construction et de l'habitation) : surface de plancher construite, déduction faite des murs, cloisons, marches et cages d'escalier, gaines et embrasures de portes et fenêtres. Les parties dont la hauteur est inférieure à 1,80 m ne sont pas comptées. Sont exclus : combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs, vérandas et dépendances. C'est la surface à mentionner dans un bail d'habitation.
  • La surface « loi Carrez » (art. 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 4-1 et 4-2 du décret n° 67-223) : elle déduit les mêmes éléments et applique le même seuil de 1,80 m (art. 4-1). Elle ne concerne que les lots de copropriété et ne s'applique pas aux lots de moins de 8 m² (art. 4-2). Caves, garages et emplacements de stationnement sont hors champ du mesurage ; terrasses, loggias, balcons et séchoirs extérieurs le sont aussi, faute d'être clos et couverts. La divergence réelle avec la surface habitable ne porte en pratique que sur les combles non aménagés, les remises, les vérandas et les volumes vitrés clos et couverts.
  • La surface d'exploitation ou de vente du local commercial : elle relève de l'usage et de la fiscalité propre au commerce, et ne se déduit d'aucun des deux référentiels précédents.

Peu importe, au fond, lequel des trois vous retenez. Ce qui compte, c'est d'appliquer le même à tous les lots. Mesurer les appartements en surface habitable et la boutique en surface au sol brute gonfle mécaniquement la part commerciale — donc la TVA déduite, donc l'amortissement accéléré. Un vérificateur qui ouvre le plan le repère en trente secondes.

Figer la clé par écrit dès l'acquisition

Une clé ne vaut que si elle est antérieure au litige. Dans le mois de l'acquisition, montez un document unique — appelez-le « note de ventilation de l'immeuble » — et rangez-y :

  • Le plan coté de chaque niveau, avec la destination de chaque local.
  • Le tableau des surfaces par lot, avec le référentiel employé et la date du mesurage.
  • Le pourcentage retenu pour chaque destination, avec le calcul apparent.
  • La ventilation du prix d'acquisition entre terrain et construction, puis entre commerce et habitation.
  • Les justificatifs : acte notarié, avis de valeur, procès-verbal de mesurage, DPE, règlement de copropriété le cas échéant.
  • Une décision de gérance datée qui valide la clé et la déclare applicable à l'ensemble des retraitements comptables et fiscaux.

Comptez une bonne heure pour le produire, et vingt ans de service rendu. C'est lui qui justifiera votre plan d'amortissement, votre coefficient de déduction TVA, votre répartition des charges, et le jour de la revente, la ventilation du prix. La ventilation entre terrain et construction est un sujet à elle seule : elle est traitée dans déterminer la valeur du terrain en SCI.

Un tableau de ventilation type

Lot Destination Surface Quote-part Régime TVA
Lot 1 — RDCBoutique80 m²30,77 %Option art. 260-2°
Lot 2 — 1erLogement60 m²23,08 %Exonéré (art. 261 D 2°)
Lot 3 — 2eLogement60 m²23,08 %Exonéré
Lot 4 — 3eLogement60 m²23,08 %Exonéré
Total immeuble260 m²100 %Commerce 30,77 % / Habitation 69,23 %

Une page. Elle pèse plus lourd, en vérification, que trois classeurs de factures empilées sans logique de répartition.

Ventilez votre immeuble mixte lot par lot dans SCI-AI

Déclarez vos lots et leur destination une seule fois : la répartition des loyers, des charges, de la TVA et des amortissements s'applique ensuite automatiquement, exercice après exercice, sans ressaisie.


3. Les baux : un statut par lot, pas par immeuble

Un principe commande tout ce chapitre : le statut locatif ne s'attache pas à l'immeuble, il s'attache au local loué. L'article L145-1 du Code de commerce subordonne l'application du statut des baux commerciaux à l'existence d'un fonds de commerce ou artisanal exploité dans les lieux loués ; la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ne régit, elle, que les locaux à usage d'habitation ou à usage mixte habitation-professionnel constituant la résidence principale du preneur. Un même immeuble peut donc parfaitement abriter, en même temps, quatre régimes différents.

Le tableau des régimes possibles dans un immeuble mixte

Type de bail Texte Durée Indice d'indexation
Bail commercial Art. L145-1 et s. C. com. 9 ans, résiliation triennale du preneur (art. L145-4) ILC (commerce) ou ILAT (activités tertiaires)
Bail dérogatoire Art. L145-5 C. com. 3 ans maximum, non renouvelable au-delà Librement stipulé
Bail professionnel Art. 57 A de la loi n° 86-1290 6 ans minimum, congé du preneur à tout moment sous 6 mois Librement stipulé (souvent ILAT)
Bail d'habitation — bailleur personne morale Art. 10 de la loi n° 89-462 6 ans IRL (art. 17-1)
Bail d'habitation — SCI familiale Art. 13 de la loi n° 89-462 3 ans possibles IRL

La durée du bail d'habitation : le piège de la personne morale

Celle-là, je la vois passer tous les mois, et elle vient presque toujours d'un modèle de bail téléchargé pour un particulier. Quand le bailleur est une personne morale, le bail d'habitation est de six ans, pas de trois (art. 10 de la loi du 6 juillet 1989). Une SCI est une personne morale. Les trois ans ne redeviennent possibles que si la SCI est familiale, c'est-à-dire constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus (art. 13 de la même loi). Deux amis qui montent une SCI signent donc des baux de six ans, avec tout ce que cela emporte sur le congé et la reprise. Le point est déroulé dans bail d'habitation en SCI, et un contrat conforme vous attend dans notre modèle de bail pour SCI.

Ce que la coexistence des statuts change au quotidien

  • Des échéanciers indépendants. Le bail commercial se renouvelle par périodes de neuf ans avec des sorties triennales ; les baux d'habitation se reconduisent tacitement tous les six ans ; le bail professionnel se dénoue sous six mois à l'initiative du preneur. Tenez un tableau d'échéances par lot, avec les dates de préavis. Un congé manqué de quinze jours coûte trois ans de loyer verrouillé.
  • Des indexations qui divergent. L'IRL et l'ILC ne varient ni au même rythme ni à la même date. Chaque lot a sa date anniversaire d'indexation. Le sujet est traité en détail dans notre guide révision et indexation du loyer en SCI.
  • Des congés aux régimes opposés. En habitation, le congé du bailleur n'est possible que pour vendre, pour reprendre ou pour motif légitime et sérieux, et la reprise par une SCI n'est ouverte qu'à la SCI familiale, au profit d'un associé (art. 13 et 15-I). En commercial, le refus de renouvellement ouvre en principe droit à une indemnité d'éviction « égale au préjudice causé par le défaut de renouvellement » et comprenant notamment la valeur marchande du fonds de commerce déterminée suivant les usages de la profession, augmentée des frais de déménagement, de réinstallation et des droits de mutation (art. L145-14 du Code de commerce). Selon l'activité, elle relève d'une évaluation d'expert, jamais d'un barème : la valeur marchande du fonds se détermine suivant les usages de la profession, le plus souvent en pourcentage du chiffre d'affaires annuel — de l'ordre de 30 % à 120 % selon l'activité —, à quoi s'ajoutent les indemnités accessoires. Sur un commerce bien implanté, la note se compte en dizaines voire en centaines de milliers d'euros : c'est le risque financier majeur d'un immeuble mixte, et il se chiffre au cas par cas.
  • Des états des lieux différents. En habitation, l'état des lieux est régi par l'article 3-2 de la loi de 1989 et le décret n° 2016-382. En commercial, c'est l'article L145-40-1 du Code de commerce qui l'impose à l'entrée et à la sortie.
  • Des charges récupérables selon des listes distinctes. Voir le chapitre 6.

Pour le volet commercial proprement dit — rédaction, destination, déspécialisation, révision — reportez-vous à notre guide SCI et bail commercial, et pour l'acquisition du lot commercial lui-même à acheter un local commercial en SCI.

La question de la destination des lieux

Deux niveaux se superposent et sont souvent confondus. La destination contractuelle est celle que le bail assigne au local : elle lie le preneur, qui ne peut en changer sans autorisation. La destination au sens de l'urbanisme relève du Code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme : transformer un logement en commerce, ou l'inverse, peut exiger une déclaration préalable, voire un permis, et se heurter aux règles locales de protection du commerce de proximité. S'y ajoute, dans les communes concernées, le régime du changement d'usage des locaux d'habitation. Ne modifiez jamais l'affectation d'un lot sans avoir vérifié ces trois niveaux — et les conséquences TVA du chapitre suivant.


4. La TVA : option partielle, secteurs distincts, coefficient

Section technique, et la plus chère en cas de faux pas : ici, une décision mal prise ne se solde pas sur un exercice, elle se traîne sur vingt ans de régularisations. Autant la prendre dans l'ordre.

Le principe : la location nue est exonérée

La location de locaux nus est une activité économique située dans le champ de la TVA, mais exonérée par l'article 261 D 2° du CGI. Cette exonération vise aussi bien les logements que les locaux professionnels loués nus. L'exception notable concerne les emplacements de stationnement, taxés de plein droit à 20 % lorsqu'ils sont loués isolément — sujet traité dans notre guide location de parkings en SCI.

« Dans le champ mais exonéré » : la nuance a des allures de vocabulaire scolaire, elle ne l'est pas du tout. C'est elle qui décide lequel des trois coefficients de déduction va porter la ventilation, et c'est précisément là que la moitié des dossiers se trompent de coefficient. J'y reviens en détail deux paragraphes plus bas.

L'option de l'article 260-2° : ce qu'elle peut et ne peut pas couvrir

L'article 260, 2° du CGI permet au bailleur de soumettre volontairement à la TVA la location de locaux nus à usage professionnel. Quatre règles en dessinent le périmètre. Dans un immeuble mixte, aucune des quatre n'est anodine :

  1. Les locaux d'habitation en sont exclus. « L'option ne peut pas être exercée si les locaux nus donnés en location sont destinés à l'habitation ou à un usage agricole » (BOI-TVA-CHAMP-50-10, § 20). Aucune rédaction de bail, aucune convention ne permet de contourner cette exclusion. Vos appartements resteront exonérés.
  2. Le périmètre : une option distincte par immeuble, mais un choix possible local par local. Le BOFiP écrit encore qu'une option distincte doit être formulée pour chaque immeuble ou ensemble d'immeubles et qu'elle « couvre obligatoirement tous les locaux non exclus de son champ d'application qu'un bailleur possède dans un immeuble donné » (§ 110 et 120, version du 4 avril 2014). Cette lecture est dépassée : le Conseil d'État a jugé qu'une option exercée pour certains locaux d'un même immeuble n'a pas pour effet de soumettre à la TVA les autres locations du même immeuble (CE, 8e et 3e ch., 9 septembre 2020, n° 439143, SCI EMO), et l'administration s'est ralliée à cette solution (RM Grau, JOAN 16 novembre 2021, question n° 38389) : le bailleur peut mentionner « de façon expresse, précise et non équivoque » les locaux nus à usage professionnel qu'il entend soumettre à la TVA, sans que ce choix dépende d'une division juridique de l'immeuble. Vous pouvez donc opter pour la seule boutique et laisser le bureau du premier étage hors option — mais à la condition impérative que la lettre d'option le dise sans ambiguïté.
  3. La forme est simple : une lettre adressée au service des impôts territorialement compétent (§ 210). L'option prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est formulée (§ 220) — donc pas de rétroactivité au 1er janvier, ni à la date d'acquisition.
  4. Elle vous engage durablement : elle ne peut être dénoncée qu'à compter du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle au cours de laquelle elle a été exercée (§ 260).

Avant d'opter, posez le calcul noir sur blanc. D'un côté la TVA récupérée sur les travaux affectés à la partie commerciale. De l'autre, la TVA à facturer au locataire, les déclarations qui vont avec, et neuf années d'engagement. Sur une boutique qui ne verra pas de chantier sérieux, le jeu n'en vaut pas toujours la chandelle. La mécanique complète est dans lever l'option TVA en SCI ; le cadre général, dans SCI et TVA.

Séquence à respecter : l'option prend effet au premier jour du mois de sa formulation. Si vous achetez un immeuble le 15 mars et que vous engagez des travaux commerciaux dès avril, l'option doit être adressée en mars. Une option envoyée en juin ne fera pas remonter la déduction sur les factures d'avril et mai autrement que par le jeu, plus étroit, des régularisations.

L'obligation de constituer des secteurs distincts d'activité

C'est une obligation légale, pas une commodité. L'article 209, I-2° de l'annexe II au CGI prévoit que les immeubles, ensembles d'immeubles ou fractions d'immeubles dont la location est imposée en application du 2° de l'article 260 du CGI constituent un secteur d'activité distinct. Le même article impose par ailleurs que les opérations situées hors du champ de la TVA et les opérations imposables soient comptabilisées dans des comptes distincts. La conséquence pratique est directe : la partie commerciale sous option doit être suivie dans des comptes distincts, avec ses recettes, ses dépenses et sa TVA déductible propres.

Dans un immeuble mixte, l'architecture comptable minimale ressemble à ceci :

Secteur Contenu Droit à déduction
Secteur taxé Loyers de la boutique et des bureaux sous option, travaux et charges affectés exclusivement à ces locaux Total (coefficient de taxation = 1)
Activité exonérée Loyers d'habitation, travaux et charges affectés exclusivement aux logements Nul (coefficient de taxation = 0)
Dépenses mixtes Toiture, façade, cage d'escalier, chaufferie commune, honoraires de gestion et de comptabilité, assurance de l'immeuble Partiel (coefficient forfaitaire)

Le coefficient de déduction, ligne à ligne

L'article 206, I de l'annexe II au CGI pose la formule : coefficient de déduction = coefficient d'assujettissement × coefficient de taxation × coefficient d'admission. Appliquée à un immeuble mixte loué nu :

  • Coefficient d'assujettissement (art. 206, II) : proportion d'utilisation du bien pour la réalisation d'opérations situées dans le champ de la TVA. Un immeuble entièrement donné en location, même exonérée, est utilisé pour une activité économique dans le champ. Ce coefficient vaut donc en principe 1. C'est un point contre-intuitif que beaucoup manquent : ce n'est pas ici que la ventilation habitation / commerce se joue.
  • Coefficient de taxation (art. 206, III) : il vaut 1 si le bien est utilisé exclusivement pour des opérations ouvrant droit à déduction, 0 s'il est utilisé exclusivement pour des opérations n'y ouvrant pas droit, et il devient forfaitaire en cas d'utilisation concurrente. Le forfait est un rapport de chiffres d'affaires : au numérateur, le montant annuel du chiffre d'affaires afférent aux opérations ouvrant droit à déduction ; au dénominateur, celui de l'ensemble des opérations imposables. Lorsque des secteurs distincts ont été constitués, le chiffre d'affaires à retenir est celui du ou des secteurs pour lesquels le bien est utilisé.
  • Coefficient d'admission (art. 206, IV) : il traduit les exclusions générales du droit à déduction. Pour un immeuble locatif, il vaut normalement 1.

Règle d'arrondi à ne pas oublier : les quatre coefficients sont arrondis par excès à la deuxième décimale (art. 206, V). Un rapport de 0,3836 devient 0,39 — l'arrondi joue en votre faveur, mais il doit être appliqué à chaque coefficient et non au seul résultat final.

Pour aller plus loin sur la mécanique des trois coefficients, leur calcul provisoire et leur régularisation annuelle, notre guide prorata et coefficient de déduction TVA en SCI traite le sujet isolément et en détail.

Les travaux affectant tout l'immeuble : la clé d'affectation en pratique

Une facture affectée à un seul lot, une facture qui sert tout l'immeuble, une facture à cheval : trois cas, trois traitements. Toute la discipline tient dans un réflexe unique — classer la facture le jour où elle arrive, et pas en mars au moment du bilan, quand plus personne ne se rappelle de quel étage il s'agissait.

Dépense Affectation TVA déductible
Réfection de la devanture de la boutiqueSecteur taxé100 %
Remplacement de la chaudière d'un appartementActivité exonérée0 %
Réfection complète de la toitureMixteCoefficient forfaitaire
Ravalement de façadeMixteCoefficient forfaitaire
Honoraires de comptabilité de la SCIMixteCoefficient forfaitaire
Diagnostic amiante avant travaux sur le seul local commercialSecteur taxé100 %

Ne confondez pas le taux et le coefficient. Avant même de savoir quelle fraction de la taxe est déductible, il faut savoir quelle taxe figure sur la facture. Sur un immeuble achevé depuis plus de deux ans, les travaux d'entretien, d'amélioration, de transformation ou d'aménagement portant sur les parties communes relèvent du taux réduit de 10 % (art. 279-0 bis du CGI) pour la seule quote-part afférente aux locaux d'habitation ; la part correspondant au local commercial reste à 20 %. Une facture de toiture d'immeuble mixte porte donc deux taux, avant que le coefficient de déduction ne s'applique au total. Le chapitre 9 le chiffre.

Deux habitudes changent tout, et elles ne coûtent rien. La première : exiger des factures ventilées quand un chantier touche plusieurs lots. Une facture de couvreur qui distingue « toiture partie commerce » et « toiture partie logements » transforme une dépense mixte en deux dépenses directement affectables — la déduction devient lisible, et surtout indiscutable. La seconde : garder la preuve physique de l'affectation, plan, photo, descriptif du devis. Une affectation, ça se prouve. Ça ne se déclare pas.

Sur le traitement comptable et la TVA des travaux eux-mêmes, y compris l'autoliquidation en sous-traitance, voyez travaux en SCI et autoliquidation de la TVA sur les travaux.

La régularisation par vingtièmes en cas de changement d'affectation

Voilà le mécanisme qui transforme la clé de ventilation en engagement de long terme. Pour un immeuble immobilisé, la TVA initialement déduite est révisable par vingtième pendant vingt années — celle de l'acquisition, de l'achèvement ou de la première utilisation, et les dix-neuf suivantes (CGI, ann. II, art. 207, II-3).

  • Régularisation annuelle (art. 207, II) : chaque année, une régularisation est due, égale à un vingtième du produit de la taxe initiale par l'écart de coefficient — sauf si la différence entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de l'année et celui des coefficients de référence n'excède pas un dixième en valeur absolue (art. 207, II-4). Un immeuble dont le mix locatif se déforme durablement — la boutique reste vide deux ans, les loyers d'habitation progressent — peut déclencher ce mécanisme sans aucun changement matériel.
  • Régularisation globale (art. 207, III) : elle intervient en cas d'événement affectant définitivement l'affectation — cession de l'immeuble non soumise à la TVA, local venant à être utilisé pour des opérations n'ouvrant pas droit à déduction, transfert entre secteurs, cessation d'activité. Elle solde en une fois les vingtièmes restant à courir.

L'exemple qui parle : vous déduisez 30 000 € de TVA sur des travaux affectés à la boutique en 2026. En 2032, vous transformez la boutique en deux studios. Il reste 14 vingtièmes à courir. La régularisation globale porte sur 30 000 × 14/20 = 21 000 € à reverser. Cette somme doit être anticipée avant de décider la transformation, pas découverte après les travaux.

Les obligations déclaratives

La SCI qui a opté devient assujettie redevable. Elle facture la TVA sur les loyers commerciaux, la mentionne sur ses quittances, la déclare, la reverse. Le formulaire dépend du régime — CA3 au réel normal, déclaration annuelle au simplifié — et la comptabilité doit permettre de justifier les bases et les déductions secteur par secteur. Le remplissage est détaillé dans déclaration de TVA en SCI. Détail souvent ignoré : les loyers commerciaux soumis à la TVA échappent à la contribution sur les revenus locatifs. Opter ne change donc pas que la TVA, cela redessine aussi le paysage des taxes annexes.


5. L'amortissement à l'IS : terrain, composants, durées

Ce chapitre ne parle qu'aux SCI à l'impôt sur les sociétés, sur option ou de plein droit. À l'IR, il n'y a rien à amortir : le revenu foncier, c'est les recettes encaissées moins les charges déductibles, limitativement énumérées à l'article 31 du CGI, et l'amortissement n'y figure pas. Si le choix du régime n'est pas encore fait, voyez SCI à l'IS ou à l'IR.

Étape 1 — Sortir le terrain, qui ne s'amortit jamais

Avant même de parler commerce ou habitation, on sort le terrain, qui ne s'amortit jamais. On voit souvent 10 à 20 % en périphérie et en zone détendue, nettement davantage — 25 à 50 %, parfois plus dans les hypercentres — en zone urbaine dense, où c'est précisément la charge foncière qui fait le prix. Mais un pourcentage recopié sur un forum ne vaut rien : sous-évaluer le terrain d'un immeuble urbain, c'est gonfler la base amortissable, et c'est exactement le redressement qu'on cherche à éviter. Ce qui se défend, c'est un élément objectif : la mention portée à l'acte, des comparables de terrains nus, ou la méthode par le coût de reconstruction. Le sujet est déroulé dans valeur du terrain en SCI, et la comptabilisation dans les écritures d'achat d'un immeuble.

Étape 2 — Ventiler la construction entre les deux destinations

La clé entre en scène. À 30,77 % pour le commerce, une construction inscrite pour 480 000 € se coupe en deux : 147 700 € côté boutique, 332 300 € côté logements. Ce n'est pas une coquetterie de comptable. C'est ce qui vous autorisera, plus tard, à retenir des durées différentes de chaque côté, et à sortir un lot de l'actif le jour d'une vente partielle sans avoir à refaire le plan entier.

Étape 3 — Décomposer par composants, partie par partie

L'approche par composants oblige à isoler les éléments dont la durée d'utilisation s'écarte de celle de la structure. Les durées du tableau ci-dessous sont des ordres de grandeur courants, rien de plus : ce qui les justifie, c'est l'état réel de votre immeuble, constaté et documenté — pas la colonne d'un guide.

Composant Quote-part usuelle Durée — partie habitation Durée — partie commerciale
Gros œuvre / structure50 à 60 %40 à 50 ans40 à 45 ans
Toiture et étanchéité8 à 12 %25 ans25 ans
Installations techniques (réseaux, chauffage, électricité)18 à 22 %20 ans15 à 18 ans
Agencements et aménagements intérieurs12 à 18 %15 ans8 à 10 ans

Pourquoi les durées peuvent différer. Un agencement commercial — devanture, vitrine, cloisonnement de surface de vente, enseigne — subit une usure et une obsolescence bien supérieures à celles d'une cuisine d'appartement : il est refait à chaque changement d'enseigne, tous les huit à dix ans en moyenne. Les installations techniques d'un local recevant du public sont soumises à des contraintes réglementaires qui imposent des remises à niveau plus fréquentes. À l'inverse, le gros œuvre est le même pour les deux parties : les écarts de durée y sont marginaux et doivent le rester, sous peine de paraître opportunistes.

Chaque composant a son guide dédié : gros œuvre, toiture, étanchéité, réseaux et aménagements intérieurs. Le cadre général se trouve dans l'amortissement en SCI à l'IS et la construction du tableau dans plan d'amortissement.

Étape 4 — Tenir huit lignes plutôt que deux

Au bout du compte, un immeuble mixte à l'IS, c'est huit lignes de composants amortissables — quatre côté habitation, quatre côté commerce —, plus le ou les terrains, qu'il est cohérent de ventiler eux aussi entre les deux destinations si vous voulez pouvoir sortir un lot de l'actif un jour. Oui, c'est quatre lignes de plus que ce que fait la moyenne des dossiers. C'est aussi la seule architecture qui permette, sans tout reconstruire, de sortir un lot lors d'une vente partielle, de constater une mise au rebut sur un composant refait, ou de défendre un amortissement rapide sur un agencement de boutique. Les écritures d'amortissement suivent la même logique, compte par compte.

À noter : l'amortissement se calcule sur le coût d'acquisition, frais d'acquisition inclus si la SCI a choisi de les immobiliser. La ventilation commerce / habitation doit alors porter aussi sur ces frais, avec la même clé — un point que beaucoup oublient et qui crée un écart durable entre le bilan et la note de ventilation.


6. Charges et taxes : ce qui se ventile, ce qui se refacture

Pour chaque charge qui tombe, le même triage, toujours dans le même ordre. Est-elle affectable à un seul lot ? Sinon, quelle clé lui applique-t-on ? Et enfin : est-elle refacturable au locataire ? La dernière question n'a pas une réponse mais deux, selon le bail concerné. C'est là que l'immeuble mixte devient exigeant.

La taxe foncière : un avis unique, deux régimes de refacturation

Un immeuble, un avis. La ventilation interne, c'est votre clé qui la fait. La refacturation, en revanche, obéit à deux régimes qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre :

  • Baux d'habitation : la taxe foncière n'est pas récupérable. La liste des charges récupérables est limitative (art. 23 de la loi n° 89-462 et décret n° 87-713) et la taxe foncière n'y figure pas. Seule la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est récupérable, dans les conditions du décret.
  • Bail commercial : la taxe foncière peut être mise à la charge du preneur. L'article R145-35 du Code de commerce interdit d'imputer au locataire les impôts dont le bailleur est légalement redevable, mais réserve expressément la taxe foncière, ses taxes additionnelles, et les impôts, taxes et redevances liés à l'usage du local ou à un service dont le locataire bénéficie directement ou indirectement. Deux conditions : que le bail le prévoie, et que la charge figure dans l'inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances imposé par l'article L145-40-2 du Code de commerce.

Cet inventaire vient de la loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014 et vaut pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2014. C'est une obligation à part entière, et la première victime des baux repris tels quels du vendeur : sans elle, votre refacturation ne tient qu'à la bonne volonté du preneur. Le même article impose un état récapitulatif annuel adressé au preneur, ainsi que la communication, à la conclusion du bail puis tous les trois ans, d'un état prévisionnel des travaux envisagés et d'un état récapitulatif des travaux réalisés avec leur coût. Le volet fiscal est traité dans taxe foncière en SCI, le mécanisme contractuel et comptable dans refacturer les charges au locataire.

Ce que l'article R145-35 interdit de refacturer, même en commercial

Une précision de date, souvent oubliée et pourtant décisive : cette liste résulte du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014 et ne vaut que pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 5 novembre 2014, date de sa publication. Un bail commercial en cours signé avant cette date et non renouvelé depuis — cas fréquent dans un immeuble de rapport repris avec ses locataires — reste régi par ses seules stipulations contractuelles. Vérifiez donc la date du bail avant de conclure quoi que ce soit sur une refacturation. Pour les baux postérieurs, ne peuvent jamais être imputés au preneur :

  • Les dépenses relatives aux grosses réparations de l'article 606 du Code civil et, le cas échéant, les honoraires liés à leur réalisation.
  • Les dépenses de mise en conformité relevant des grosses réparations, ou les travaux de remise en état de vétusté.
  • Les honoraires du bailleur liés à la gestion des loyers.
  • Dans un immeuble multi-locataires — ce qui est le cas par définition d'un immeuble mixte —, les charges, impôts, taxes et travaux relatifs à des locaux vacants ou imputables à d'autres locataires.

Le dernier point mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il coûte de l'argent chaque année. La boutique reste vide six mois ? Sa quote-part de charges communes ne se reporte pas sur les locataires des étages : elle reste à la charge de la SCI, point final. Et c'est encore votre clé qui sert à la chiffrer — 30,77 % du ravalement, dans notre exemple, que personne ne remboursera.

Les charges de copropriété

Immeuble en copropriété ? Le travail est déjà fait, et pas par vous : le règlement a réparti au moyen des tantièmes généraux et des clés spéciales — ascenseur, chauffage collectif, nettoyage. Votre rôle se limite à reprendre la ventilation lot par lot telle qu'elle sort des appels de fonds. Surtout ne la recalculez pas avec votre clé de surface : les deux peuvent diverger en toute légitimité — une boutique en rez-de-chaussée ne supporte pas l'ascenseur — et c'est le règlement qui fait foi.

La distinction entre charges récupérables et charges de propriétaire, puis entre provisions et charges définitives, se traite ensuite selon les règles habituelles. Voyez charges de copropriété en SCI, appels de fonds, travaux de copropriété et fonds de travaux. Le partage entre charges locatives et charges du bailleur est détaillé dans charges locatives en SCI.

La taxe sur les bureaux : seulement dans deux zones

La taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement ne concerne que deux zones géographiques :

  • L'Île-de-France (art. 231 ter du CGI) : Paris et les départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise et des Yvelines.
  • Les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes (art. 231 quater du CGI).

Le redevable est le propriétaire, l'usufruitier, le preneur à bail à construction, l'emphytéote ou le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel, apprécié au 1er janvier de l'année d'imposition. Les seuils d'exonération de surface sont déterminants pour un immeuble mixte : la taxe ne s'applique pas aux bureaux d'une surface inférieure à 100 m², aux locaux commerciaux inférieurs à 2 500 m², aux locaux de stockage inférieurs à 5 000 m² ni aux surfaces de stationnement inférieures à 500 m² (art. 231 ter, V du CGI pour l'Île-de-France ; art. 231 quater, V pour les trois départements du Sud). Attention à la méthode : le seuil ne s'apprécie pas lot par lot mais en cumulant tous les locaux de même nature qu'un même propriétaire possède à une même adresse ou, en cas d'adresses multiples, dans un même groupement topographique. Deux plateaux de bureaux de 120 m² et 80 m² dans le même immeuble sont donc taxés sur 200 m², et non exonérés au titre du second.

Traduction pour notre immeuble : la boutique de 80 m², même en plein Paris, n'est pas taxée — on est à des kilomètres des 2 500 m². Un plateau de bureaux de 140 m² dans le même immeuble francilien, lui, l'est. Deux conséquences en comptabilité, et la première surprend toujours : la taxe francilienne n'est déductible ni de l'assiette de l'impôt sur le revenu ni de celle de l'impôt sur les sociétés (art. 231 ter, IX), il faut donc la réintégrer extra-comptablement. La seconde est plus récente : l'exonération dont bénéficiaient les locaux situés en zone franche urbaine-territoire entrepreneur a été supprimée par l'article 42 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, et pour les deux taxes. Attention à la date d'effet : la loi ayant été publiée après le 1er janvier, l'exonération continue de s'appliquer aux impositions établies au titre de 2026 et ne disparaît qu'à compter de celles établies au titre de 2027. Catégories, tarifs et circonscriptions : tout est dans la taxe sur les bureaux en SCI.

CFE, CRL et assurance

  • CFE : « une SCI qui loue ne paie pas de CFE » — l'idée circule beaucoup, et elle est fausse dès qu'il y a du commerce dans l'immeuble. L'article 1447, I du CGI répute exercée à titre professionnel l'activité de location ou de sous-location d'immeubles nus autres qu'à usage d'habitation : la location nue de la boutique place donc la SCI elle-même dans le champ. La CFE n'est toutefois pas due lorsque les recettes brutes hors taxes tirées de cette activité de location sont inférieures à 100 000 € sur la période de référence. Le commerçant reste, de son côté, redevable au titre de son propre établissement : les deux impositions ne s'excluent pas. Voyez la CFE en SCI.
  • CRL : la contribution sur les revenus locatifs, au taux de 2,5 % (art. 234 nonies à 234 quindecies du CGI), vise les revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Depuis 2006, elle n'est plus due que par les personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés : une SCI restée à l'IR n'est donc pas concernée. Les revenus qui donnent lieu au paiement de la TVA en sont exonérés. Dans un immeuble mixte à l'IS sous option partielle, la CRL frappe donc typiquement les seuls loyers d'habitation — d'où l'importance d'une comptabilité qui les isole. Détail dans CRL et SCI.
  • Assurance : une multirisque immeuble couvre l'ensemble, mais la prime se ventile comme le reste pour le résultat par secteur. Surtout, la police doit mentionner noir sur blanc l'activité commerciale exercée au rez-de-chaussée. Un contrat souscrit comme « immeuble d'habitation » vous sera opposé le jour où le feu part du commerce — et ce jour-là, l'économie de prime paraîtra dérisoire. Voyez assurance PNO et GLI en SCI.

7. Les revenus : revenus fonciers à l'IR, résultat à l'IS

Bonne nouvelle, pour une fois dans ce guide. La ventilation gouverne l'actif, les charges et la TVA — elle ne gouverne pas la catégorie d'imposition des loyers. Sur ce terrain-là, un immeuble mixte se déclare beaucoup plus simplement qu'on ne l'imagine. Reste une ligne rouge, et on la franchit souvent sans s'en apercevoir.

À l'IR : tous les loyers sont des revenus fonciers

On me pose la question chaque semaine, alors autant l'écrire en gras : dans une SCI à l'IR, le loyer d'un local commercial loué nu est un revenu foncier, exactement comme celui d'un appartement. Ni la qualité du locataire — commerçant, société, professionnel libéral — ni la destination du local n'y changent rien. Le seul critère, c'est le caractère nu de la location. Il n'existe donc pas de « partie BIC » à côté d'une « partie foncière » dans votre déclaration.

En pratique, tout se simplifie : une seule déclaration 2072 pour toute la SCI, un seul résultat foncier, une seule répartition entre associés, puis une seule quote-part reportée sur la 2044 de chacun. Les charges déductibles sont celles, limitativement énumérées, de l'article 31 du CGI — pour tous les lots indistinctement. Un déficit éventuel suit le régime du déficit foncier, avec son plafond d'imputation sur le revenu global de 10 700 € par an — porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique permettant à un logement de passer d'une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D, dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par l'article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026.

La ligne rouge : si un lot est loué meublé ou équipé, l'activité devient commerciale au sens fiscal et la SCI bascule à l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206, 2 du CGI). Une tolérance administrative joue lorsque les recettes commerciales hors taxes n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes de l'exercice (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320) ; en cas de dépassement exceptionnel, l'IS n'est pas appliqué si la moyenne des recettes commerciales de l'année en cause et des trois années antérieures n'excède pas 10 % de la moyenne des recettes totales de la même période (§ 330). Louer le studio du dernier étage en meublé « parce que c'était plus simple » peut donc faire basculer tout l'immeuble à l'IS, avec imposition immédiate des plus-values latentes. Voyez SCI et location meublée.

À l'IS : un résultat unique, une analyse sectorielle

À l'IS, tous les loyers tombent dans le même résultat, les amortissements se déduisent, le barème s'applique. La ventilation ne déplace pas un euro d'assiette — elle sert à piloter, ce qui n'est pas rien :

  • Le suivi de rentabilité par lot. Une boutique à 210 €/m²/an face à des logements à 150 €/m²/an : la comparaison ne veut rien dire tant que les charges ne sont pas ventilées en face. Les ratios sont dans indicateurs de pilotage d'une SCI et calcul de rendement.
  • La cohérence avec les secteurs TVA. Si vous avez opté, la comptabilité doit de toute façon distinguer le secteur taxé : autant que le compte de résultat analytique s'appuie sur le même découpage.

Sur la mécanique déclarative, voyez la liasse fiscale 2033. Sur l'enregistrement des loyers, y compris ceux facturés avec TVA, les écritures de loyers.

Le cas du local commercial loué avec option TVA

Une fois l'option levée, la mécanique déclarative se dédouble :

  • Le loyer commercial est facturé hors taxes plus TVA. Il faut émettre une facture ou une quittance mentionnant la TVA, son taux et son montant.
  • Le loyer hors taxes constitue le revenu imposable — la TVA collectée n'est jamais un produit. C'est une erreur classique de déclarer le loyer TTC en revenu foncier ou en produit d'exploitation.
  • La TVA collectée sur ce loyer et la TVA déductible du secteur se déclarent séparément du résultat, sur les formulaires de TVA.
  • Les loyers d'habitation restent hors TVA et hors de ce circuit.

8. La revente : prix ventilé, plus-value, TVA

La revente, c'est le moment où la note rédigée le mois de l'acquisition rembourse largement l'heure qu'elle a coûté — ou celui où son absence se paie, comptant. Tout s'enchaîne vite : ventiler le prix, calculer la plus-value, solder la TVA déduite pendant des années sur la partie commerciale.

Ventiler le prix de vente

Vendu en bloc à un acquéreur unique, l'acte peut se contenter d'un prix global. Faites quand même figurer une ventilation entre les lots, alignée sur la note rédigée à l'achat. L'acquéreur en a besoin pour bâtir sa propre comptabilité ; la TVA peut ne frapper qu'une partie du prix ; et surtout, si vous ne ventilez pas, quelqu'un d'autre le fera à votre place, un jour, et pas dans votre sens.

Vente lot par lot — au commerçant en place, à un investisseur, aux locataires ? La ventilation n'est plus une option : chaque cession a son prix, son acquéreur, son calcul. Et il vous faut alors le prix d'acquisition ventilé par lot, celui que vous avez figé dix ans plus tôt. Sans lui, on improvise, et on improvise mal.

La plus-value : globale ou par lot ?

Situation SCI à l'IR SCI à l'IS
Vente en bloc Un seul calcul de plus-value des particuliers (art. 150 U du CGI), abattements pour durée de détention Plus-value professionnelle : prix de cession moins valeur nette comptable, tous composants confondus
Vente lot par lot Un calcul par cession, avec prix d'acquisition ventilé selon la clé d'origine Sortie des immobilisations correspondantes de l'actif, reprise des amortissements pratiqués

À l'IR, rappelons la règle qui vaut pour toute plus-value immobilière des particuliers : l'impôt sur le revenu est dû au taux de 19 % (art. 200 B du CGI) et les prélèvements sociaux restent à 17,2 % — le 2 du IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale maintient la CSG à 9,2 % pour ces plus-values, de sorte que la hausse portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les autres revenus du patrimoine ne leur est pas applicable. La surtaxe des plus-values supérieures à 50 000 € (art. 1609 nonies G du CGI) s'apprécie, pour une société relevant de l'article 8 du CGI, au niveau de la société et non associé par associé (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). À l'IS, la plus-value intègre la reprise des amortissements déduits, ce qui gonfle mécaniquement l'assiette — c'est le revers du régime. Nos guides plus-value en SCI à l'IR et plus-value en SCI à l'IS détaillent les deux calculs, et vendre un immeuble détenu en SCI la procédure.

La TVA sur la cession

Une question avant toutes les autres : quel âge a l'immeuble ? Tout part de là.

  • Immeuble achevé depuis moins de cinq ans : il s'agit d'un immeuble neuf au sens de l'article 257, I-2-2° du CGI, et sa livraison est soumise à la TVA de plein droit lorsqu'elle est réalisée par un assujetti agissant en tant que tel.
  • Immeuble achevé depuis plus de cinq ans : la livraison est exonérée (art. 261, 5, 2° du CGI), avec possibilité d'option pour la taxation (art. 260, 5° bis du CGI). C'est la situation la plus courante.
  • Conséquence sur les déductions antérieures : lorsque la cession intervient sans TVA avant la fin de la période de vingt ans, le cédant doit régulariser globalement la taxe déduite au titre des vingtièmes restants (CGI, ann. II, art. 207, III-1-1°). Opter pour la taxation de la vente permet d'éviter cette régularisation — c'est souvent l'argument décisif quand la SCI a déduit une TVA significative sur des travaux.
  • Le cas particulier de la cession d'un immeuble loué sous option : lorsque l'acquéreur reprend l'activité locative taxée, la vente peut relever de la dispense de TVA de l'article 257 bis du CGI (transmission d'une universalité totale ou partielle de biens). L'acquéreur est alors réputé continuer la personne du cédant et reprend à son compte le solde de la période de régularisation. Ce point se vérifie avec le notaire avant la signature, pas après.

Retenez qu'en immeuble mixte, seule la fraction commerciale ayant ouvert droit à déduction entre dans ces mécanismes. La partie habitation, jamais entrée dans le champ de la déduction, ne génère ni TVA sur la vente ni régularisation. Autrement dit, votre clé cesse d'être un document d'archive et redevient un outil de calcul, le jour de la signature. Le sujet complet est traité dans TVA sur la cession d'un immeuble en SCI. Sur ce qu'il advient du produit de la vente au sein de la société, voyez distribuer le prix de vente.


9. Cas complet : 600 000 €, une boutique et trois logements

Reprenons l'immeuble du chapitre 2 et déroulons tout, de l'acte notarié au résultat fiscal. SCI à l'IS, option TVA levée sur la seule boutique. Chiffres arrondis pour rester lisibles.

Données de départ

Élément Valeur
Prix d'acquisition de l'immeuble600 000 €
Boutique en rez-de-chaussée80 m², loyer 1 400 €/mois HT
Trois logements (1er, 2e, 3e)3 × 60 m² = 180 m², loyer 750 €/mois chacun
Surface totale retenue260 m²
Quote-part terrain retenue20 %, soit 120 000 €
Emprunt450 000 € sur 20 ans, intérêts de la première année : 15 800 €

Étape 1 — La clé

Commerce : 80 ÷ 260 = 30,77 %. Habitation : 180 ÷ 260 = 69,23 %. Deux divisions, et le dossier est fait pour vingt ans — à condition d'acter le résultat par une décision de gérance du mois de l'acquisition, plan coté et procès-verbal de mesurage annexés.

Étape 2 — La ventilation du bilan

Poste Total Commerce (30,77 %) Habitation (69,23 %)
Terrain (non amortissable)120 000 €36 900 €83 100 €
Construction480 000 €147 700 €332 300 €
Total600 000 €184 600 €415 400 €

Étape 3 — Le plan d'amortissement

Ligne d'immobilisation Base Durée Dotation annuelle
Habitation — gros œuvre (55 %)182 800 €50 ans3 656 €
Habitation — toiture / étanchéité (10 %)33 200 €25 ans1 328 €
Habitation — installations techniques (20 %)66 500 €20 ans3 325 €
Habitation — agencements (15 %)49 800 €15 ans3 320 €
Commerce — gros œuvre (55 %)81 200 €45 ans1 804 €
Commerce — toiture / étanchéité (10 %)14 800 €25 ans592 €
Commerce — installations techniques (20 %)29 500 €18 ans1 639 €
Commerce — agencements et devanture (15 %)22 200 €10 ans2 220 €
Dotation annuelle totale≈ 17 900 €

Étape 4 — Le coefficient de déduction TVA

Loyers annuels : boutique 1 400 × 12 = 16 800 € HT ; logements 750 × 3 × 12 = 27 000 €. Total des opérations imposables : 43 800 €.

Pour une dépense utilisée par les deux parties — une réfection de toiture, par exemple :

  • Coefficient d'assujettissement : 1 (l'immeuble est intégralement utilisé pour une activité économique dans le champ de la TVA).
  • Coefficient de taxation forfaitaire : 16 800 ÷ 43 800 = 0,3836, arrondi par excès à 0,39.
  • Coefficient d'admission : 1.
  • Coefficient de déduction : 1 × 0,39 × 1 = 0,39.

Toiture refaite pour 30 000 € HT. Premier réflexe, et il surprend souvent : le taux de TVA de la facture n'est pas uniforme. L'immeuble étant achevé depuis plus de deux ans, les travaux d'entretien et d'amélioration portant sur les parties communes relèvent du taux réduit de 10 % de l'article 279-0 bis du CGI pour la quote-part afférente aux locaux d'habitation, le solde restant à 20 %. La ventilation du taux suit ici l'affectation des travaux, donc la clé de surface :

  • TVA figurant sur la facture : 30 000 × 10 % = 3 000 €, et non 6 000 €.
  • Si l'habitation avait représenté moins de 50 % de l'immeuble, il aurait fallu ventiler : 10 % sur la seule quote-part d'habitation, 20 % sur le solde.
  • Attention encore : si la réfection comporte une isolation thermique de la toiture, elle relève non plus du 10 % mais du taux de 5,5 % de l'article 278-0 bis A du CGI, auquel l'article 279-0 bis renvoie expressément.

C'est sur ce montant, et sur lui seul, que joue ensuite le coefficient de déduction. Déductible : 3 000 × 0,39 = 1 170 €. Les 1 830 € qui restent ne sont pas perdus pour autant, ils viennent grossir le coût de l'immobilisation — et donc la base amortissable. Le bénéfice du taux réduit repose désormais sur une simple mention portée sur le devis et la facture : l'attestation Cerfa 1300-SD / 1301-SD a été supprimée le 16 février 2025 par l'article 41 de la loi de finances pour 2025.

Deux enseignements sur une seule facture. D'abord, c'est le franchissement du seuil de 50 % d'habitation qui commande le taux, avant même que le coefficient n'intervienne : appliquer 20 % à tout aurait fait grimper la TVA de 3 000 € à 6 000 €, dont une bonne part non déductible. Ensuite, ne confondez pas la clé comptable — la surface — et la clé TVA — le rapport de chiffres d'affaires : 30,77 % de 3 000 € n'auraient donné que 923 €, soit environ 250 € de moins que les 1 170 € auxquels vous avez droit, parce que la boutique dégage proportionnellement plus de loyer que de surface. Utiliser la surface comme coefficient de déduction est une erreur de méthode, même quand elle vous défavorise.

Étape 5 — Le résultat de l'exercice

Poste Montant
Loyers boutique (HT)+ 16 800 €
Loyers logements+ 27 000 €
Taxe foncière (part non refacturée)− 4 200 €
Assurance de l'immeuble− 900 €
Entretien courant et parties communes− 2 400 €
Comptabilité et frais de gestion− 350 €
Intérêts d'emprunt− 15 800 €
Dotation aux amortissements− 17 900 €
Résultat fiscal≈ 2 250 €
IS au taux réduit de 15 %≈ 338 €

Une ligne volontairement absente : la contribution sur les revenus locatifs. Si l'immeuble est achevé depuis quinze ans au moins, la SCI étant à l'IS, la CRL frapperait les seuls loyers d'habitation — les loyers de la boutique étant soumis à la TVA en sont exonérés — soit 27 000 × 2,5 % = 675 €, à retrancher du résultat. Elle a été laissée de côté pour ne pas alourdir le tableau, mais elle doit figurer dans votre propre calcul.

Deux choses à retenir de ce tableau. L'amortissement absorbe à lui seul 41 % des loyers encaissés : voilà tout l'intérêt de l'IS sur ce type d'immeuble, et il est d'autant plus marqué que la part d'agencements commerciaux, amortis sur dix ans, est importante. Mais attention au décalage — le résultat fiscal et la trésorerie ne racontent pas la même histoire. Le remboursement du capital de l'emprunt ne passe pas par le compte de résultat ; l'amortissement, lui, ne sort pas un euro de la caisse. Deux suivis, donc : le résultat d'un côté, le cash-flow de l'autre.

Ce que ce cas ne dit pas : le taux réduit d'IS à 15 % n'est acquis que si les conditions de l'article 219, I-b du CGI sont remplies — plafond de bénéfice, chiffre d'affaires et détention du capital. Voyez le taux réduit d'IS en SCI avant de l'appliquer.


10. Les cinq erreurs qui coûtent cher en contrôle

Ce sont les cinq que je retrouve le plus souvent en reprise de dossier. Elles ont un point commun : aucune ne se voit tant que rien ne bouge. Elles sortent toutes le même jour — celui de la vérification, de la vente, du départ d'un locataire — c'est-à-dire trop tard pour reconstituer quoi que ce soit.

Erreur 1 — N'avoir aucune clé écrite

L'erreur fondatrice, celle qui contamine tout le reste. Sans note datée de l'acquisition, chaque répartition n'est plus qu'une affirmation invérifiable : l'amortissement, la TVA déduite, la part de charges laissée à la SCI. Le vérificateur ne discute même pas votre chiffre. Il constate qu'il n'est adossé à rien, et il propose le sien. Le remède : une page, un plan, un tableau de surfaces, une décision de gérance. Une heure, au démarrage.

Erreur 2 — Changer de clé en cours de route

L'amortissement à la surface, les charges au loyer, la plus-value à la valeur vénale, et chaque fois celle qui arrange. Un vérificateur repère ce motif immédiatement, et il en tire la conclusion qui s'impose. Une clé unique appliquée fidèlement pendant vingt ans se défend, même imparfaite ; trois clés opportunistes ne se défendent pas. Une seule exception, et c'est la loi elle-même qui l'impose : le coefficient de taxation TVA, rapport de chiffres d'affaires par disposition expresse.

Erreur 3 — Croire que l'option TVA couvre tout l'immeuble

Déduire la TVA sur des travaux de logements parce que « la SCI est assujettie » : rectification quasi certaine, intérêts de retard en prime. L'option de l'article 260-2° ne peut jamais viser des locaux nus destinés à l'habitation, quelle que soit la rédaction du bail. L'erreur symétrique est plus subtile — laisser le périmètre de l'option dans le flou. Depuis l'arrêt SCI EMO (CE, 9 septembre 2020, n° 439143) et la réponse ministérielle du 16 novembre 2021, vous pouvez parfaitement opter local par local — mais précisément parce que le choix vous appartient, il doit être exprimé de façon expresse, précise et non équivoque dans la lettre d'option. Un courrier vague expose à des reconstitutions défavorables dans les deux sens. Le remède : écrire noir sur blanc, dans la lettre d'option puis dans la note de ventilation, quels lots sont dans le champ de l'option et lesquels n'y sont pas.

Erreur 4 — Refacturer au locataire commercial ce que le bail ne permet pas

La taxe foncière passe au preneur, oui — mais seulement si le bail le prévoit et si l'inventaire précis et limitatif de l'article L145-40-2 du Code de commerce la mentionne. Les grosses réparations de l'article 606 du Code civil, les honoraires de gestion des loyers et les charges des locaux vacants, jamais (art. R145-35, pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 5 novembre 2014). Une refacturation irrégulière ne se voit pas pendant des années, puis se solde d'un coup, en restitution sur plusieurs exercices, le jour du contentieux ou du départ du locataire.

Erreur 5 — Transformer un lot sans anticiper la régularisation TVA

Transformer la boutique en logements, ou l'inverse, ce n'est pas qu'une affaire d'urbanisme et de devis. C'est un changement d'affectation : régularisation globale de la TVA déduite sur les vingtièmes restant à courir, clé de ventilation à refaire, et derrière elle les plans d'amortissement et la répartition des charges. Faites ce calcul avant d'arbitrer, chiffres en main, et posez-le en face du gain locatif attendu. Il arrive qu'il l'annule.

Le fil rouge de ces cinq erreurs est toujours le même : traiter un immeuble mixte comme un immeuble ordinaire dont on ventilerait « à peu près » deux ou trois postes. Un immeuble mixte n'est pas compliqué. Il réclame une décision structurante, prise tôt, et tenue longtemps.


11. FAQ — Immeuble mixte en SCI

Quelle différence entre un immeuble mixte et un local mixte ?

Un immeuble mixte réunit plusieurs locaux distincts à destinations différentes, chacun avec son bail et son locataire. Un local mixte est un seul local occupé à la fois pour habiter et travailler, par une seule personne, sous un seul bail. Le test tient en une question : combien de baux signez-vous ? Le second cas est traité dans notre guide location mixte en SCI.

Quelle clé de ventilation retenir : surface, valeur vénale ou loyers ?

La surface, dans l'immense majorité des cas : objective, mesurable, stable et vérifiable par un tiers. La valeur vénale est acceptable si elle repose sur une expertise ou des comparables datés de l'acquisition. Les loyers sont à proscrire comme clé générale, car ils bougent à chaque bail. Seule exception : en TVA, la loi impose son propre rapport de chiffres d'affaires (CGI, ann. II, art. 206, III).

Faut-il un bail différent pour chaque lot ?

Oui, et pas seulement pour des raisons pratiques : le statut des baux commerciaux s'apprécie local par local (art. L145-1 du Code de commerce) et la loi du 6 juillet 1989 ne régit que les locaux d'habitation ou mixtes constituant la résidence principale. Un immeuble peut donc abriter simultanément un bail commercial de 9 ans, un bail professionnel de 6 ans et des baux d'habitation de 6 ans.

Peut-on opter à la TVA sur la totalité d'un immeuble mixte ?

Non. L'option de l'article 260-2° du CGI ne peut pas être exercée sur des locaux nus destinés à l'habitation ou à un usage agricole (BOI-TVA-CHAMP-50-10, § 20). Elle porte donc sur la boutique et les bureaux, jamais sur les appartements. Depuis l'arrêt SCI EMO (CE, 9 septembre 2020, n° 439143) et la réponse ministérielle Grau (JOAN 16 novembre 2021, n° 38389), le bailleur peut même désigner local par local ceux qu'il soumet à la TVA, à condition de le faire de façon expresse, précise et non équivoque.

Qu'est-ce qu'un secteur distinct d'activité et suis-je obligé d'en créer un ?

Oui, c'est une obligation. L'article 209, I-2° de l'annexe II au CGI impose que les immeubles ou parties d'immeubles dont la location est soumise à la TVA sur option constituent des secteurs distincts d'activité, suivis dans des comptes séparés. Concrètement, la boutique sous option doit avoir ses propres comptes de recettes, de dépenses et de TVA déductible.

Comment récupérer la TVA sur une réfection de toiture qui couvre tout l'immeuble ?

En appliquant le coefficient de déduction, produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission (CGI, ann. II, art. 206, I). Le coefficient de taxation est ici forfaitaire : loyers ouvrant droit à déduction rapportés à l'ensemble des loyers imposables. Chaque coefficient est arrondi par excès à la deuxième décimale. Le détail est dans notre guide prorata de TVA.

Qu'est-ce que la régularisation par vingtièmes ?

Pour un immeuble immobilisé, la TVA déduite est révisable par vingtième pendant vingt années : celle de l'acquisition ou de l'achèvement et les dix-neuf suivantes (CGI, ann. II, art. 207, II-3). Aucune régularisation annuelle n'est due tant que l'écart avec les coefficients de référence n'excède pas un dixième en valeur absolue (art. 207, II-4). Un changement d'affectation ou une cession non taxée déclenche, lui, une régularisation globale (art. 207, III).

Peut-on amortir la partie habitation d'un immeuble mixte ?

À l'IS, oui : tout l'immeuble est amortissable, habitation comprise, après déduction du terrain qui ne s'amortit jamais. À l'IR, non : une SCI relevant des revenus fonciers ne pratique aucun amortissement, ses charges déductibles étant limitativement énumérées à l'article 31 du CGI. Voir notre guide amortissement en SCI.

Les loyers du local commercial sont-ils imposés en BIC ?

Non, et c'est la confusion la plus fréquente. Dans une SCI à l'IR, le loyer d'un local commercial loué nu est un revenu foncier, au même titre que celui d'un appartement. Ce qui compte est le caractère nu de la location, pas la qualité du locataire. Une location meublée ou équipée, en revanche, serait commerciale et ferait basculer la SCI à l'IS de plein droit (art. 206, 2 du CGI).

La taxe foncière peut-elle être mise à la charge du commerçant ?

Oui en bail commercial : l'article R145-35 du Code de commerce réserve expressément la taxe foncière et ses taxes additionnelles parmi les impôts imputables au preneur. Deux conditions cumulatives : que le bail le stipule, et que la charge figure dans l'inventaire précis et limitatif de l'article L145-40-2. En bail d'habitation, la taxe foncière n'est jamais récupérable.

Mon immeuble mixte est-il soumis à la taxe sur les bureaux ?

Seulement s'il est situé en Île-de-France (art. 231 ter du CGI) ou dans les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes-Maritimes (art. 231 quater), et si les surfaces dépassent les seuils : 100 m² de bureaux, 2 500 m² de locaux commerciaux, 5 000 m² de stockage, 500 m² de stationnement — seuils appréciés en cumulant les locaux de même nature détenus à une même adresse. À noter : la taxe francilienne n'est déductible ni de l'IR ni de l'IS (art. 231 ter, IX). Détails dans taxe sur les bureaux.

Faut-il mettre l'immeuble en copropriété pour justifier la ventilation ?

Non. La mise en copropriété n'est nécessaire que si vous vendez des lots séparément ou si la loi l'impose. Un plan coté, un tableau de surfaces par lot et une décision de gérance annexée au dossier permanent remplissent la même fonction probatoire, pour un coût nul. La mise en copropriété reste utile si une revente à la découpe est envisagée à moyen terme.

Comment répartir les charges de copropriété entre le commerce et les logements ?

Si l'immeuble est en copropriété, le règlement a déjà tranché : tantièmes généraux et clés spéciales par service. Reprenez la ventilation des appels de fonds telle quelle, sans la recalculer avec votre clé de surface — les deux peuvent légitimement diverger. En monopropriété, votre clé s'applique, sauf pour les charges directement affectables à un seul lot.

Que se passe-t-il si je transforme la boutique en logements ?

Trois conséquences en cascade. En TVA, le lot sort du secteur taxé : une régularisation globale des vingtièmes restants est due. En urbanisme, le changement de destination peut exiger une déclaration préalable ou un permis, et se heurter aux règles locales. En comptabilité, la clé de ventilation doit être refaite, avec impact sur les plans d'amortissement et la refacturation des charges.

Comment calculer la plus-value à la revente d'un immeuble mixte ?

À l'IR, un seul calcul suffit si la vente porte sur l'ensemble en un lot (art. 150 U du CGI) ; si les lots sont vendus séparément, chaque cession a son calcul, avec un prix d'acquisition ventilé selon la clé d'origine. Les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières restent à 17,2 %. À l'IS, la plus-value est professionnelle et intègre la reprise des amortissements pratiqués.

Faut-il une SCI par lot ou une seule SCI pour tout l'immeuble ?

Une seule SCI dans la grande majorité des cas : l'immeuble est un bien unique, le prêt est unique, et multiplier les structures multiplie les frais, les déclarations et les assemblées. La sectorisation TVA et la ventilation comptable suffisent à traiter la mixité. Le sujet est développé dans une SCI par bien ou plusieurs ?

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les règles décrites reposent sur les textes en vigueur au 8 août 2026 : Code civil, Code de commerce, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, CGI et son annexe II, doctrine BOFiP. Chaque immeuble a ses particularités : faites valider votre clé de ventilation et votre position TVA avant de les appliquer.

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FAQ

Questions fréquentes

Un immeuble mixte réunit plusieurs locaux distincts à destinations différentes : une boutique au rez-de-chaussée, des appartements aux étages. Chaque local a son bail, son locataire et son régime. Un local mixte est un seul et même local occupé à la fois pour habiter et pour travailler, par une seule personne, sous un seul bail. Les deux situations n'obéissent pas aux mêmes règles : voir notre guide dédié à la location mixte.
La surface est la clé la plus défendable en contrôle : elle est objective, mesurable, stable dans le temps et opposable. La valeur vénale se justifie quand les lots ont des valeurs au mètre carré très différentes, mais elle suppose une expertise. Les loyers sont la plus fragile car ils bougent à chaque bail. En matière de TVA, la loi impose sa propre clé pour les dépenses mixtes : un rapport de chiffres d'affaires (CGI, ann. II, art. 206, III).
Oui. Le statut des baux commerciaux s'apprécie local par local (art. L145-1 du Code de commerce) et la loi du 6 juillet 1989 ne régit que les locaux à usage d'habitation ou mixte habitation-profession. Un même immeuble peut donc abriter simultanément un bail commercial de 9 ans, un bail professionnel de 6 ans et des baux d'habitation. Chaque bail a sa durée, son congé, son indice et son échéancier.
Non. L'option de l'article 260-2° du CGI ne peut jamais viser des locaux nus destinés à l'habitation ou à un usage agricole (BOI-TVA-CHAMP-50-10, § 20). Elle porte donc sur la boutique et les bureaux, jamais sur les appartements, qui restent exonérés (art. 261 D 2° du CGI). Depuis l'arrêt SCI EMO (CE, 9 septembre 2020, n° 439143) et la réponse ministérielle Grau (JOAN 16 novembre 2021, question n° 38389), le bailleur peut même choisir local par local ceux qu'il soumet à la TVA, à condition de les désigner de façon expresse, précise et non équivoque.
L'article 209, I-2° de l'annexe II au CGI impose que les immeubles, ensembles d'immeubles ou parties d'immeubles dont la location est soumise à la TVA sur option constituent des secteurs distincts d'activité. Concrètement, la partie commerciale sous option doit être suivie dans des comptes séparés : recettes, dépenses et TVA déductible propres. C'est une obligation, pas une facilité de gestion.
Il faut appliquer un coefficient de déduction, produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission (CGI, ann. II, art. 206, I). Pour une réfection de toiture servant les deux parties, le coefficient de taxation est forfaitaire : loyers ouvrant droit à déduction rapportés à l'ensemble des loyers imposables. Chaque coefficient est arrondi par excès à la deuxième décimale.
Pour un immeuble, la TVA initialement déduite est susceptible d'être révisée par vingtièmes pendant vingt années, soit l'année de l'acquisition ou de l'achèvement et les dix-neuf suivantes (CGI, ann. II, art. 207, II-3). Chaque année, aucune régularisation n'est due si l'écart entre les coefficients de l'année et les coefficients de référence n'excède pas un dixième en valeur absolue (art. 207, II-4). Un changement d'affectation de lot ou une cession non taxée déclenche, lui, une régularisation globale (art. 207, III).
Oui. À l'impôt sur les sociétés, tout l'immeuble est amortissable, habitation comprise, après déduction de la quote-part de terrain qui, elle, ne s'amortit jamais. La ventilation par composants s'applique aux deux parties, avec des durées qui peuvent différer : les agencements d'une boutique s'usent plus vite que ceux d'un appartement.
Non, et c'est la confusion la plus fréquente. Une SCI à l'IR qui loue un local commercial NU perçoit des revenus fonciers, exactement comme pour un appartement. Ce n'est pas la nature du locataire ni celle du local qui compte, mais le caractère nu de la location. En revanche, une location meublée ou équipée serait commerciale et ferait basculer la SCI à l'IS de plein droit (art. 206, 2 du CGI).
En bail commercial, oui : l'article R145-35 du Code de commerce interdit de mettre à la charge du preneur les impôts dont le bailleur est légalement redevable, mais réserve expressément la taxe foncière et ses taxes additionnelles. Encore faut-il que le bail le prévoie et que l'inventaire précis et limitatif des charges de l'article L145-40-2 le mentionne. En bail d'habitation, la taxe foncière n'est jamais récupérable.
Seulement si l'immeuble est situé en Île-de-France (art. 231 ter du CGI) ou dans les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes-Maritimes (art. 231 quater du CGI), et si les surfaces dépassent les seuils : 100 m² de bureaux, 2 500 m² de locaux commerciaux, 5 000 m² de stockage, 500 m² de stationnement. Une boutique de 80 m² à Lyon n'est pas concernée. Attention, ces seuils s'apprécient en cumulant les locaux de même nature détenus à une même adresse. La taxe francilienne n'est pas déductible de l'assiette de l'IR ni de l'IS (art. 231 ter, IX).
Ce n'est obligatoire que si l'immeuble est mis en copropriété ou si des lots sont vendus séparément. Mais dès lors que vous détenez un immeuble entier avec des destinations différentes, un plan coté et un tableau de surfaces par lot, annexés à une décision de gérance, remplissent la même fonction de preuve. C'est ce document qui portera votre clé de ventilation pendant vingt ans.
Si l'immeuble est en copropriété, la répartition est déjà faite par le règlement au moyen des tantièmes et des clés de charges spéciales : ascenseur, chauffage, nettoyage. La SCI n'a qu'à reprendre la ventilation des appels de fonds. Si l'immeuble est monopropriété, c'est votre clé de surface qui s'applique, sauf pour les charges affectables directement à un seul lot.
Trois conséquences en cascade. En TVA, le lot sort du secteur taxé : une régularisation globale de la taxe déduite est due au titre des vingtièmes restant à courir (CGI, ann. II, art. 207, III). En urbanisme, un changement de destination peut exiger une déclaration préalable ou un permis. En comptabilité, la clé de ventilation doit être refaite, ce qui modifie les plans d'amortissement et la refacturation des charges.
À l'IR, la plus-value se calcule immeuble par immeuble au sens de l'acte : si la vente porte sur l'ensemble en un seul lot, un seul calcul suffit (art. 150 U du CGI). Si les lots sont vendus séparément, chaque cession a son propre calcul et le prix d'acquisition doit être ventilé selon la clé posée à l'achat. À l'IS, la plus-value est professionnelle et intègre la reprise des amortissements pratiqués.
Une seule SCI dans l'immense majorité des cas : l'immeuble est un bien unique au cadastre, le prêt est unique, et multiplier les structures multiplie les frais et les déclarations. La sectorisation TVA et la ventilation comptable suffisent à traiter proprement la mixité. Une SCI par lot ne se justifie que si vous prévoyez de céder les lots à des acquéreurs différents à horizon court.