Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Saisie de parts de SCI : un créancier personnel peut-il saisir vos parts ? (2026)

La réponse tient en deux phrases. Non, un créancier personnel ne peut pas saisir l'immeuble détenu par votre SCI. Oui, il peut saisir vos parts, les faire vendre aux enchères, et faire entrer un tiers au capital. C'est toute la différence entre l'écran que la SCI met réellement en place et celui qu'on lui prête. Ce guide détaille la procédure exacte de saisie des droits d'associé, l'articulation des articles 1867 et 1868 du Code civil, ce que la clause d'agrément peut vraiment faire, le terrain miné de l'action paulienne — et ce qui protège pour de bon.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code des procédures civiles d'exécution, doctrine administrative BOFiP). Mis à jour le 20 juillet 2026.

À ne pas confondre : ce guide traite de la saisie des parts sociales par un créancier personnel de l'associé. La saisie de l'immeuble par un créancier de la SCI elle-même (banque prêteuse, entreprise de travaux impayée, Trésor public pour un impôt dû par la société) obéit à une logique totalement différente : c'est une saisie immobilière classique, et elle aboutit.


1. Ce que le créancier personnel peut et ne peut pas atteindre

Tout part d'un principe simple et solide : la SCI est une personne morale dotée d'un patrimoine propre, distinct de celui de ses associés. L'immeuble qu'elle acquiert ou qui lui est apporté sort du patrimoine des associés et entre dans le sien. Or un créancier ne peut saisir que ce qui appartient à son débiteur. Son gage général, c'est le patrimoine de la personne qui lui doit de l'argent — pas celui d'une autre personne juridique, fût-elle détenue à 99 % par ce débiteur.

Conséquence immédiate et souvent mal comprise : le créancier personnel d'un associé n'a aucun droit sur l'immeuble de la SCI. Il ne peut ni le saisir, ni y inscrire une hypothèque judiciaire, ni le faire vendre. L'immeuble n'est pas « à moitié » à l'associé qui détient 50 % des parts : il est à 100 % à la société. L'associé, lui, ne détient qu'un droit social, un bien meuble incorporel.

Mais ce bien meuble incorporel est bel et bien dans son patrimoine. Et il est saisissable.

Cible Créancier personnel de l'associé Créancier de la SCI
Immeuble détenu par la SCINon (hors patrimoine du débiteur)Oui (saisie immobilière)
Comptes bancaires de la SCINonOui (saisie-attribution)
Loyers encaissés par la SCINonOui (saisie des créances de loyer)
Parts sociales de l'associéOui (saisie des droits d'associé)Oui, après poursuite vaine de la SCI
Compte courant d'associé du débiteurOui (saisie-attribution)Indirectement
Dividendes votés au profit du débiteurOui
Patrimoine personnel de l'associéOuiOui, au prorata des parts (art. 1857/1858)

Le rappel qui s'impose sur la responsabilité des associés

Puisqu'on parle de créanciers, autant lever tout de suite une confusion fréquente. Les associés de SCI répondent des dettes sociales de manière indéfinie et à proportion de leur part dans le capital (art. 1857 du Code civil) — et non solidairement. Un associé détenant 30 % des parts répond de 30 % de la dette sociale, pas de sa totalité. De plus, cette poursuite est subsidiaire : le créancier social doit avoir préalablement et vainement poursuivi la société (art. 1858), ce que la jurisprudence interprète comme l'exigence d'une exécution réellement tentée et restée infructueuse.

Cette responsabilité joue dans le sens « dette de la SCI → poursuite des associés ». Elle ne joue jamais dans l'autre sens : la dette personnelle d'un associé n'est jamais une dette de la SCI, et ne rend jamais l'immeuble social saisissable.


2. Les parts de SCI sont-elles saisissables ? Oui, comme n'importe quel actif

Il n'existe aucune insaisissabilité légale des parts de société civile. Ce sont des biens meubles incorporels, valorisables, cessibles, transmissibles — donc saisissables. Le Code des procédures civiles d'exécution leur consacre une procédure dédiée : la saisie et la vente des droits d'associé et des valeurs mobilières, organisée au livre II, titre III « La saisie des droits incorporels » (art. L231-1 à L233-1 pour la partie législative, art. R231-1 à R233-9 pour la partie réglementaire). L'article L231-1 est explicite : tout créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut procéder à la saisie et à la vente des droits incorporels, autres que les créances de sommes d'argent, dont son débiteur est titulaire.

Cette procédure couvre indistinctement les actions de sociétés cotées, les parts de SARL, les parts de sociétés civiles, les parts de fonds communs de placement. Les parts de SCI n'ont aucun statut d'exception. La doctrine administrative du recouvrement forcé (BOI-REC-FORCE-20-40) le confirme expressément pour le comptable public, qui l'utilise comme n'importe quel créancier privé.

Ce que le créancier doit avoir en main

  • Un titre exécutoire : jugement définitif, acte notarié revêtu de la formule exécutoire, titre de perception pour le comptable public, injonction de payer devenue exécutoire.
  • Une créance certaine, liquide et exigible.
  • Un commissaire de justice (ex-huissier) territorialement compétent pour signifier les actes.

À noter : la saisie des droits d'associé s'exécute sans commandement de payer préalable, contrairement à la saisie-vente mobilière. Le débiteur n'est donc pas systématiquement averti avant que ses parts ne soient bloquées.

Et avant le titre exécutoire ?

Un créancier qui n'a pas encore de titre mais dont la créance paraît fondée en son principe et dont le recouvrement est menacé peut solliciter du juge de l'exécution l'autorisation de pratiquer une saisie conservatoire des droits d'associé (art. L511-1 du CPCE ; doctrine administrative BOI-REC-GAR-20-10-30-30). Les parts deviennent alors indisponibles à titre conservatoire, en attendant le titre définitif qui convertira la mesure en saisie exécutoire. C'est un outil redoutable : l'associé découvre souvent la mesure au moment où il veut vendre ou nantir ses parts.


3. La procédure de saisie des droits d'associé, étape par étape

La mécanique est minutée. Chaque étape a son délai, et plusieurs sont sanctionnées par la nullité ou la caducité — ce qui, pour le débiteur, constitue souvent le seul angle d'attaque sérieux. Un acte de saisie mal rédigé tombe.

Étape Contenu Délai / sanction
1. Signification de la saisieActe du commissaire de justice signifié à la SCI (personne morale émettrice), art. R232-1 CPCEPoint de départ
2. Mentions obligatoiresIdentité du débiteur, titre exécutoire, décompte des sommes en principal, frais et intérêts, indication de l'indisponibilité, sommation de déclarer les nantissements et saisies antérieuresÀ peine de nullité (art. R232-5)
3. Dénonciation au débiteurActe signifié à l'associé saisi, l'informant de la mesure et de ses droits8 jours, à peine de caducité (art. R232-6)
4. Fenêtre de vente amiableLe débiteur peut vendre lui-même ses parts, sous contrôle du commissaire de justice, et consigner le prix (art. R233-5, qui renvoie aux art. R221-30 à R221-32)1 mois
5. Notification aux associés et à la sociétéNotification de la réalisation forcée envisagée (art. 1868 C. civ.)1 mois avant la vente
6. Cahier des chargesDressé par le commissaire de justice poursuivant : rappel de la procédure antérieure, statuts de la société, tout document nécessaire à l'appréciation de la consistance et de la valeur des droits mis en vente (art. R233-6). Copie notifiée à la société, qui en informe les associés (art. R233-7)Observations plus recevables passé 2 mois (art. R233-7)
7. AdjudicationVente forcée aux enchères des parts, à défaut de vente amiable (art. R233-5)Sur publicité préalable (art. R233-8)
8. SubstitutionLes associés (ou la société) peuvent se substituer à l'adjudicataire5 jours francs (art. 1867)

L'effet immédiat : l'indisponibilité

Dès la signification, l'acte de saisie rend indisponibles les droits pécuniaires du débiteur (art. R232-8 du CPCE). Concrètement :

  • L'associé saisi ne peut plus céder ses parts librement (une cession consentie malgré la saisie est inopposable au créancier saisissant).
  • Les revenus produits par les parts — dividendes votés, remboursements — sont également frappés d'indisponibilité et doivent être conservés.
  • La SCI, tiers saisi, engage sa responsabilité si elle règle malgré tout des sommes à l'associé saisi. Le gérant qui distribue en connaissance de cause s'expose personnellement.

En revanche, l'indisponibilité porte sur les droits pécuniaires. Les droits politiques de l'associé — vote en assemblée, droit d'information de l'article 1855 du Code civil — ne sont pas transférés au créancier. L'associé saisi reste associé, avec sa voix, jusqu'à l'adjudication.

La sortie honorable : la consignation

Le débiteur peut à tout moment obtenir la mainlevée de la saisie en consignant auprès de la Caisse des dépôts et consignations une somme suffisante pour désintéresser le créancier (art. R232-8 du CPCE). C'est souvent la solution la plus économique : elle évite l'adjudication, la décote sur la valeur des parts, et l'entrée d'un tiers au capital. Encore faut-il pouvoir mobiliser la somme — ce qui, pour un associé de SCI dont la richesse est précisément immobilisée dans la société, est rarement évident.

Une SCI dont les comptes sont à jour se défend mieux

Cahier des charges, valorisation des parts, exercice du droit de rachat par les associés : tout repose sur des comptes annuels lisibles et à jour. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, produit le bilan et les procès-verbaux d'assemblée automatiquement.


4. Articles 1867 et 1868 : la vente forcée des parts

C'est le cœur du dispositif, et c'est aussi le point sur lequel circulent le plus d'approximations. Les deux textes ne visent pas la même situation.

L'article 1866 : le nantissement, préalable au 1867

L'article 1866 du Code civil pose que « les parts sociales peuvent faire l'objet d'un nantissement », dans les conditions du dernier alinéa de l'article 2355. Depuis l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 réformant le droit des sûretés, entrée en vigueur le 1er janvier 2022, le régime spécifique du nantissement de parts de société civile qui figurait aux articles 53 à 57 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 a été abrogé (article 5 du décret n° 2021-1888 du 29 décembre 2021). Le nantissement de parts de SCI relève désormais du même régime que celui des parts de SNC ou de SARL — le gage de meubles sans dépossession, par renvoi du dernier alinéa de l'article 2355 — avec inscription au registre des sûretés mobilières, et non plus dépôt d'un avis de nantissement au greffe.

Pourquoi ça compte ici ? Parce qu'un créancier bancaire qui finance un associé demande souvent en garantie le nantissement de ses parts de SCI — et que ce nantissement, une fois agréé par les autres associés, change les règles du jeu en cas de réalisation forcée.

L'article 1867 : le nantissement agréé vaut agrément du futur adjudicataire

L'article 1867 organise le cas du nantissement consenti avec l'accord des autres associés. Ses effets sont les suivants :

  • Les associés peuvent donner leur consentement au projet de nantissement dans les mêmes conditions que pour une cession de parts (donc selon la clause d'agrément statutaire).
  • Ce consentement emporte agrément du cessionnaire en cas de réalisation forcée des parts nanties, à la condition que cette réalisation soit notifiée un mois avant la vente aux associés et à la société.
  • Chaque associé peut se substituer à l'acquéreur dans un délai de cinq jours francs à compter de la vente. Si plusieurs associés exercent cette faculté, ils sont réputés acquéreurs à proportion du nombre de parts qu'ils détenaient antérieurement, sauf clause ou convention contraire.
  • Si aucun associé n'exerce cette faculté, la société peut racheter les parts elle-même, en vue de leur annulation — ce qui suppose une réduction du capital social.
  • Ces règles ne s'appliquent pas à la réalisation d'un nantissement opérée dans les conditions de l'article 2348 (pacte commissaire, attribution du bien au créancier).

L'article 1868 : la saisie ordinaire, sans nantissement agréé

C'est le texte qui s'applique à la situation la plus courante — un créancier quelconque saisit les parts sans qu'aucun nantissement n'ait jamais été consenti :

« La réalisation forcée qui ne procède pas d'un nantissement auquel les autres associés ont donné leur consentement doit pareillement être notifiée un mois avant la vente aux associés et à la société.

Les associés peuvent, dans ce délai, décider la dissolution de la société ou l'acquisition des parts dans les conditions prévues aux articles 1862 et 1863.

Si la vente a eu lieu, les associés ou la société peuvent exercer la faculté de substitution qui leur est reconnue par l'article 1867. Le non-exercice de cette faculté emporte agrément de l'acquéreur. »

Article 1868 du Code civil

Trois choses à en retenir.

Un : la procédure n'est pas bloquée, elle est notifiée. Le créancier ne demande l'autorisation de personne. Il respecte un délai de prévenance d'un mois, c'est tout. Et ce mois n'est pas un droit d'opposition — c'est une fenêtre pour agir, qui se referme.

Deux : pendant ce mois, les associés ont trois portes de sortie.

Option Mécanisme Effet
Acquérir les partsUn ou plusieurs associés rachètent les parts saisies (art. 1862) ; à défaut d'accord sur le prix, expertise de l'art. 1843-4Le créancier est désintéressé, le capital reste entre les mains des associés existants
Faire racheter par la sociétéRachat par la SCI en vue de l'annulation des parts (art. 1867 in fine) et réduction du capitalLes parts disparaissent, les autres associés voient leur pourcentage augmenter
Dissoudre la sociétéDécision de dissolution anticipée dans le délai d'un moisL'actif est liquidé, le créancier appréhende la quote-part de boni revenant au débiteur

La dissolution est l'option nucléaire, et elle est rarement pertinente : elle transforme un actif illiquide difficile à valoriser en cash immédiatement saisissable, ce qui sert précisément le créancier. Elle a néanmoins un intérêt lorsque les associés veulent à tout prix éviter la cohabitation avec un tiers et préfèrent solder l'aventure. Voir notre guide sur la dissolution-liquidation d'une SCI.

Trois : le silence vaut agrément. C'est la phrase la plus lourde de conséquences du texte. Si les associés ne rachètent pas pendant le mois de préavis et n'exercent pas la substitution dans les cinq jours francs suivant l'adjudication, l'adjudicataire est agréé de plein droit. Il devient associé, sans que la clause d'agrément statutaire puisse y faire obstacle. La passivité est une décision.

Point de vigilance sur les délais. Cinq jours francs, c'est court — et le point de départ est la vente, pas sa notification. Les associés qui découvrent l'adjudication avec quelques jours de retard ont perdu leur droit de substitution. La règle pratique : dès réception de la notification du mois de préavis, mandater un conseil et prévoir le financement du rachat.


5. L'agrément des associés face au créancier

Dans une société civile, l'article 1861 du Code civil pose que les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés. Les statuts peuvent assouplir cette règle (majorité qualifiée, agrément donné par le gérant, dispense pour les cessions entre associés ou au profit du conjoint et des descendants). C'est l'un des grands arguments de vente de la SCI : on choisit ses associés.

Face à une saisie, cet argument doit être manié avec précision, parce qu'il est vrai — mais pas de la façon dont on l'imagine.

Ce que l'agrément ne fait pas

  • Il n'interdit pas la saisie. Le créancier n'a rien à demander à personne pour rendre les parts indisponibles.
  • Il n'interdit pas la vente forcée. Les articles 1867 et 1868 organisent expressément cette vente ; l'agrément est absorbé par le mécanisme de substitution.
  • Il ne rend pas les parts invendables. Il en réduit l'attractivité, ce qui pèse sur le prix d'adjudication — mais un prix bas profite d'abord à l'adjudicataire, pas au débiteur, dont la dette ne s'éteint qu'à hauteur du prix perçu.
  • Il ne joue pas si personne ne l'active. Le non-exercice de la faculté de substitution emporte agrément de l'acquéreur (art. 1868 al. 3).

Ce que l'agrément fait vraiment

  • Il transforme un droit de veto en droit de préemption. Les associés ne peuvent pas dire « non », mais ils peuvent dire « nous prenons, au prix ».
  • Il dissuade les enchérisseurs. Un acheteur professionnel sait qu'il peut être évincé par substitution dans les cinq jours francs. Beaucoup renoncent, ce qui laisse souvent les associés seuls en lice.
  • Il permet d'organiser en amont. Des statuts bien rédigés peuvent prévoir un mécanisme de rachat, une promesse croisée, une clause de valorisation, une obligation d'information mutuelle en cas de difficultés personnelles d'un associé.

C'est exactement le rôle d'un pacte d'associés adossé aux statuts de la SCI : anticiper l'événement plutôt que le subir. Une clause de rachat préfinancée, une répartition claire des rôles, une valorisation contractuelle des parts — tout cela se prépare quand tout va bien, jamais dans le mois de préavis.

Le cas particulier du prix

Lorsque les associés exercent le rachat pendant le mois de préavis, la question du prix devient centrale. À défaut d'accord, l'article 1843-4 du Code civil ouvre la voie à une désignation d'expert chargé de déterminer la valeur des parts. Cette valorisation ne se limite jamais à la seule valeur vénale de l'immeuble : elle intègre le passif bancaire résiduel, les comptes courants d'associés, la fiscalité latente sur les plus-values, et le caractère minoritaire ou majoritaire de la participation. Notre guide sur la cession de parts de SCI détaille les méthodes de valorisation admises.


6. Compte courant, dividendes, boni : les autres cibles

Un créancier bien conseillé ne commence pas par la saisie de parts, qui est longue, coûteuse et incertaine. Il regarde d'abord les créances liquides que le débiteur détient sur sa propre SCI.

Le compte courant d'associé : la cible n° 1

Le compte courant d'associé est une créance de l'associé sur la société. Il correspond aux sommes qu'il a avancées (apport de trésorerie pour l'acquisition, paiement de travaux, versement pour combler un déficit) et que la SCI lui doit. Juridiquement, c'est une créance ordinaire, remboursable à vue sauf convention de blocage.

Un créancier personnel peut donc pratiquer une saisie-attribution entre les mains de la SCI (art. L211-1 et suivants du CPCE). L'effet est immédiat et brutal : la saisie-attribution emporte attribution immédiate au créancier saisissant de la créance saisie, à concurrence de son montant. La SCI, tiers saisi, doit déclarer l'étendue de ses obligations envers l'associé et payer entre les mains du créancier.

Comparé à une saisie de parts, c'est incomparablement plus rapide : pas de cahier des charges, pas d'adjudication, pas de décote, pas de mois de préavis aux associés. C'est pourquoi un compte courant d'associé important est une exposition majeure pour qui a des créanciers personnels.

Cible Procédure Rapidité Rendement pour le créancier
Compte courant d'associéSaisie-attributionTrès rapide100 % du solde disponible
Dividendes votésSaisie-attribution sur la créance de dividendeRapideMontant du dividende net
Parts socialesSaisie des droits d'associé + adjudicationLente (plusieurs mois)Prix d'adjudication, souvent fortement décoté
Boni de liquidationSaisie-attribution après dissolutionVariableQuote-part nette du débiteur

Les dividendes et distributions

Dès qu'une assemblée générale vote une distribution, l'associé devient titulaire d'une créance certaine sur la société. Cette créance est saisissable. Un créancier vigilant qui sait que la SCI distribue régulièrement peut donc capter les distributions au fil de l'eau.

Suspendre les distributions pour échapper à la saisie n'est pas sans risque : si la décision de ne pas distribuer est prise dans le seul but de faire échec aux poursuites d'un créancier, elle peut être analysée comme un abus de majorité, et exposer les associés majoritaires à une action en responsabilité. Encore faut-il que la SCI ait une politique de distribution documentée — d'où l'importance de tenir de véritables assemblées générales annuelles avec des procès-verbaux datés et motivés.

La SCI, tiers saisi malgré elle

Lorsque la SCI est destinataire d'un acte de saisie, c'est le gérant qui doit répondre, mais le tiers saisi est la société elle-même. La SCI est tenue de déclarer l'étendue de ses obligations envers l'associé saisi. Une déclaration inexacte, incomplète ou tardive expose la société à être condamnée, sur le fondement de l'article L123-1 du Code des procédures civiles d'exécution, à payer les sommes dues au créancier, sauf recours contre le débiteur. Le gérant, lui, n'engage sa responsabilité personnelle que s'il a commis une faute séparable de ses fonctions — déclaration mensongère délibérée, paiement effectué en connaissance de l'indisponibilité — sur le fondement du droit commun de la responsabilité et de l'article 1850 du Code civil. Le gérant d'une SCI familiale qui minimise sciemment le compte courant de son frère pour lui rendre service fait courir un risque à la société et prend, pour lui-même, un risque réel.


7. La fraude paulienne (art. 1341-2) et la SCI fictive

Jusqu'ici, on a raisonné sur une SCI constituée normalement, avant toute difficulté, et dont l'existence n'est pas contestée. Reste le scénario qu'on entend le plus souvent, généralement formulé avec assurance : « je mets mon patrimoine en SCI, comme ça mes créanciers ne peuvent plus rien ». C'est la définition même de la fraude paulienne. Ça ne fonctionne pas, et ça se retourne.

L'article 1341-2 du Code civil

Ce texte permet au créancier « d'agir en son nom personnel pour faire déclarer inopposables à son égard les actes faits par son débiteur en fraude de ses droits, à charge d'établir, s'il s'agit d'un acte à titre onéreux, que le tiers cocontractant avait connaissance de la fraude ».

Appliqué à l'apport d'un immeuble en SCI, cela donne quatre conditions :

Condition Ce qu'il faut prouver
Une créance antérieureLa créance doit être antérieure à l'acte dans son principe (elle n'a pas besoin d'être liquide ni exigible au jour de l'apport)
Un appauvrissement du débiteurL'acte a réduit le gage du créancier ou l'a rendu plus difficile à réaliser
La fraude du débiteurLa conscience du préjudice causé au créancier suffit — l'intention de nuire n'est pas exigée
La complicité du tiers (acte onéreux)Pour un apport rémunéré par des parts : la connaissance de la fraude par les autres associés / la société

Le point décisif : l'apport rémunéré par des parts appauvrit quand même

L'objection classique du débiteur est : « je n'ai pas donné mon immeuble, je l'ai apporté et j'ai reçu des parts en échange, mon patrimoine n'a pas diminué d'un euro ». La jurisprudence de la Cour de cassation écarte cet argument : l'existence d'une contrepartie ne fait pas obstacle à la fraude paulienne (voir notamment Cass. com., 29 mai 2024, n° 22-20.308, qui censure les juges du fond pour n'avoir pas recherché si la difficulté à négocier les parts et le risque d'inscription d'hypothèques par les créanciers de la SCI ne constituaient pas des facteurs d'appauvrissement). Le raisonnement est le suivant : l'apport remplace un bien facilement saisissable et immédiatement liquidable par un actif illiquide, décoté, protégé par une clause d'agrément et dont la valeur dépend du bon vouloir des autres associés. L'équivalence comptable ne fait pas l'équivalence économique. Le gage du créancier est bel et bien dégradé, donc le débiteur s'est appauvri au sens paulien.

Autrement dit : le mécanisme même qui rend la SCI attractive comme prétendu bouclier est exactement ce qui fait tomber l'apport sous le coup de l'action paulienne.

L'effet : l'inopposabilité, pas la nullité

L'action paulienne n'annule pas l'apport. Elle le rend inopposable au créancier demandeur. Concrètement, la SCI subsiste, l'immeuble reste juridiquement à elle vis-à-vis de tout le monde — sauf du créancier victorieux, qui peut le saisir comme si l'apport n'avait jamais eu lieu. Les autres créanciers, eux, restent hors du bénéfice de la décision : l'action paulienne profite à celui qui l'exerce.

Le délai : cinq ans, mais à compter de quand ?

L'action paulienne se prescrit par cinq ans en application de l'article 2224 du Code civil, à compter du jour où le créancier a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son action. Ce n'est donc pas mécaniquement cinq ans à compter de l'acte. Attention toutefois à ne pas surestimer le décalage : pour un apport d'immeuble, l'acte est nécessairement notarié et publié au service de la publicité foncière, et cette publication fait présumer la connaissance de l'acte par les créanciers — elle sert alors de point de départ au délai. Le décalage joue surtout pour des actes non soumis à publicité (cession de parts, donation de parts, remboursement de compte courant), qu'un créancier peut légitimement ignorer pendant des années.

L'action oblique et la fictivité

Deux autres armes complètent l'arsenal du créancier :

  • L'action oblique (art. 1341-1 du Code civil) : le créancier exerce les droits et actions de son débiteur négligent. Il peut ainsi provoquer, à la place de l'associé passif, une action que celui-ci s'abstient d'exercer contre la société — par exemple une demande en remboursement de compte courant.
  • L'action en déclaration de fictivité : si la SCI n'a aucune substance réelle — pas de compte bancaire propre, pas de comptabilité, aucune assemblée, apports non libérés, confusion totale des patrimoines, aucun affectio societatis — le créancier peut faire constater que la société est une SCI fictive. La personnalité morale devient alors inopposable, et l'immeuble est traité comme appartenant au débiteur.

Sur le terrain fiscal, la logique est parallèle : l'administration dispose de la procédure d'abus de droit pour écarter les montages fictifs ou à but exclusivement (ou principalement) fiscal.

À retenir sans nuance : créer une SCI pour échapper à un créancier existant ou prévisible ne protège rien et aggrave la situation. Cela ajoute au dossier un acte frauduleux, des frais de constitution perdus, et un risque de mise en cause personnelle du gérant. La SCI est un outil de détention et de transmission, pas un coffre-fort anti-saisie.


8. Combien valent des parts de SCI adjugées ?

La question intéresse les deux camps, pour des raisons opposées. Le débiteur, parce qu'un prix d'adjudication faible ne solde pas sa dette : il reste redevable du reliquat. Les associés, parce que ce même prix fixe le ticket d'entrée du rachat ou de la substitution.

La valeur mathématique n'est pas le prix

On part de l'actif net réévalué de la SCI :

  • Valeur vénale des immeubles (expertise ou avis de valeur, pas la valeur nette comptable).
  • Moins le capital restant dû sur les emprunts.
  • Moins les comptes courants d'associés (qui sont des dettes de la société).
  • Moins la fiscalité latente si la SCI est à l'IS (les amortissements pratiqués seront réintégrés lors de la cession de l'immeuble).
  • Moins les dettes fiscales et sociales courantes.

On applique ensuite le pourcentage de détention. Puis on décote. Les décotes usuellement retenues en pratique et en expertise :

Facteur de décote Justification Ordre de grandeur
IlliquiditéMarché secondaire quasi inexistant pour des parts de SCI patrimoniale10 à 20 %
MinoritéAbsence de contrôle sur la gestion, la distribution et la cession de l'immeuble10 à 25 %
Clause d'agrémentRevente future subordonnée à l'accord des autres associés5 à 15 %
Contexte conflictuelMésentente déclarée, contentieux en cours, gérance hostileVariable, souvent lourde
Risque de substitutionL'adjudicataire sait qu'il peut être évincé sous 5 jours francsDissuasif

Ces décotes se cumulent partiellement. En pratique, une participation minoritaire dans une SCI familiale endettée s'adjuge souvent 20 à 40 % en deçà de sa valeur mathématique, et bien davantage en contexte conflictuel — une mésentente entre associés déjà installée écrase mécaniquement le prix d'adjudication. Un excellent argument… pour l'action paulienne du créancier, qui y trouve précisément la preuve de l'appauvrissement.

Le débiteur n'est pas totalement désarmé face à une mise à prix dérisoire : les contestations qui s'élèvent à l'occasion de la vente forcée relèvent du juge de l'exécution (art. L213-6 du Code des procédures civiles d'exécution), qu'il peut saisir lorsque le prix de départ de l'adjudication paraît manifestement insuffisant. C'est un recours utile, mais il suppose de réagir avant la vente et d'apporter une évaluation contradictoire sérieuse — d'où l'intérêt d'une comptabilité à jour et de comptes annuels opposables.

Conséquence pour le débiteur. Si les parts s'adjugent à 60 000 € alors que la dette est de 120 000 €, la dette n'est éteinte qu'à hauteur de 60 000 €. Le créancier conserve son titre pour le solde et peut poursuivre d'autres biens. La saisie de parts n'est pas un « solde de tout compte ».


9. Trois cas pratiques chiffrés

Cas n° 1 — SCI familiale, associé caution d'une entreprise défaillante

Situation. Marc détient 50 % d'une SCI familiale avec sa sœur. La SCI possède un immeuble locatif valorisé 600 000 €, financé par un emprunt dont le capital restant dû est de 350 000 €. Marc a un compte courant d'associé de 40 000 € dans la SCI. Il s'est porté caution personnelle d'un prêt professionnel de son entreprise, aujourd'hui liquidée. La banque réclame 180 000 € et détient un titre exécutoire.

Ce que la banque fait, dans l'ordre.

  1. Saisie-attribution du compte courant entre les mains de la SCI : elle capte les 40 000 € (sous réserve d'une convention de blocage opposable et de la trésorerie effectivement disponible). Reste dû : 140 000 €.
  2. Saisie des droits d'associé sur les 50 % de parts de Marc. Valeur mathématique : (600 000 − 350 000 − 40 000) × 50 % = 105 000 €. Avec une décote de 30 % pour illiquidité et agrément : environ 73 500 €.
  3. Notification à la sœur et à la SCI un mois avant la vente (art. 1868).
  4. La sœur rachète les parts à 105 000 € pour éviter l'entrée d'un tiers, en mobilisant un crédit — la mécanique est celle d'une sortie d'associé de SCI, mais subie. La banque encaisse. Reste dû par Marc : 35 000 € — qu'elle poursuivra sur son patrimoine personnel.

Ce qui n'arrive jamais : la banque ne saisit pas l'immeuble. Il reste dans la SCI, désormais détenue à 100 % par la sœur.

Cas n° 2 — Apport tardif et action paulienne

Situation. En janvier 2024, Laurent reçoit une mise en demeure d'un fournisseur pour 90 000 €. En avril 2024, il constitue une SCI avec son fils et lui apporte sa maison secondaire, évaluée 320 000 €, recevant en contrepartie 3 200 parts sur 3 250. En 2026, le fournisseur obtient un jugement, découvre l'apport et découvre que Laurent n'a plus rien de saisissable.

Ce qu'il fait. Il assigne Laurent et la SCI sur le fondement de l'article 1341-2 du Code civil :

  • Créance antérieure : la mise en demeure de janvier 2024 précède l'apport d'avril 2024. Établi.
  • Appauvrissement : la maison, immédiatement saisissable, est remplacée par des parts de SCI illiquides. Établi selon la jurisprudence constante.
  • Fraude : la chronologie de trois mois et l'absence de tout motif patrimonial ou successoral documenté suffisent à caractériser la conscience du préjudice.
  • Complicité du tiers : le fils, co-associé, connaissait la situation de son père.

Résultat. L'apport est déclaré inopposable au fournisseur, qui saisit la maison comme si elle appartenait toujours à Laurent. Coût de l'opération pour Laurent : les frais de constitution, les frais d'acte notarié et de publicité foncière de l'apport, les honoraires de conseil, les frais de procédure — et un dossier judiciaire durablement compromis.

Cas n° 3 — SCI à trois, la dissolution comme contre-feu

Situation. Trois associés à parts égales (1/3 chacun) dans une SCI détenant deux locaux commerciaux valorisés ensemble 900 000 €, sans dette bancaire. L'un d'eux, en divorce conflictuel, voit ses parts saisies par sa banque pour un solde débiteur de 110 000 €.

Les options des deux autres associés :

Option Coût Conséquence
Racheter à deux les parts saisies≈ 300 000 € (1/3 de 900 000 €), soit 150 000 € chacunIls détiennent 50/50, le créancier est désintéressé, l'associé sortant récupère le surplus
Faire racheter par la SCILa SCI paie 300 000 € (emprunt ou trésorerie) et annule les partsRéduction de capital, endettement de la société, mais aucune sortie de cash personnel
Ne rien faire0 €L'adjudicataire — potentiellement un investisseur spécialisé — entre au capital, réputé agréé
Dissoudre la sociétéFrais de liquidation + fiscalité de cession des immeublesChacun récupère sa quote-part de boni ; le créancier saisit celle du débiteur

Le bon réflexe : comparer le coût du rachat (300 000 €) au montant de la dette (110 000 €). Un rachat partiel n'est pas possible dans le cadre de la substitution — on prend les parts au prix d'adjudication. En revanche, pendant le mois de préavis, une négociation directe avec le créancier saisissant permet parfois de solder la dette contre mainlevée, pour un coût très inférieur à la valeur des parts. C'est presque toujours la meilleure issue, et elle suppose de réagir dès la notification.


10. Ce qui protège réellement

Une fois écartées les fausses protections, il reste des leviers réels. Tous partagent le même point commun : ils se mettent en place en temps non suspect, c'est-à-dire longtemps avant qu'un créancier n'apparaisse. Aucun d'eux n'est rattrapable dans l'urgence — c'est même leur définition.

1. L'antériorité et la substance

Une SCI créée dix ans avant la difficulté, qui possède son propre compte bancaire, tient une comptabilité, réunit ses associés en assemblée chaque année et dépose ses déclarations est opposable. Sa personnalité morale ne se discute pas. À l'inverse, une coquille sans vie sociale est un cadeau fait au créancier, qui l'attaquera sur la fictivité. La comptabilité de la SCI et les registres sociaux ne sont pas des formalités : ce sont les preuves de l'autonomie de la société.

2. Limiter le compte courant d'associé

Un compte courant élevé est la voie d'accès la plus directe pour un créancier. Deux parades légitimes : capitaliser une partie du compte courant en capital social par augmentation de capital, ou conclure une convention de blocage du compte courant, décidée en assemblée et documentée, qui rend la créance non exigible pendant une durée déterminée. Ces opérations doivent être réalisées pour des motifs économiques réels et avant toute difficulté, faute de quoi elles seront elles-mêmes attaquables.

3. Le démembrement organisé à froid

La donation de la nue-propriété des parts aux enfants, avec réserve d'usufruit, réduit l'assiette saisissable dans le patrimoine du parent : le créancier ne pourra saisir que l'usufruit, dont la valeur est faible et dont la vente forcée est très peu attractive. Mais attention : réalisée en présence d'un créancier connu, cette donation est le premier acte que l'action paulienne fera tomber. Voir notre guide sur le démembrement en SCI.

4. Ne pas multiplier les cautions personnelles

Dans la quasi-totalité des dossiers de saisie de parts, l'origine de la dette n'est pas la SCI : c'est une caution personnelle donnée pour une activité professionnelle ou un prêt tiers. La SCI n'y peut rien. Négocier le périmètre et la durée des cautionnements, obtenir leur mainlevée après remboursement partiel, préférer des garanties réelles limitées à un bien précis : c'est là que se joue la vraie protection, en amont du financement.

5. Des statuts qui organisent le rachat

Des statuts sérieux prévoient :

  • Une clause d'agrément stricte, y compris entre associés et pour les transmissions à titre gratuit.
  • Une méthode de valorisation contractuelle des parts, pour éviter les expertises longues et coûteuses.
  • Une obligation d'information mutuelle en cas de procédure d'exécution visant un associé.
  • Une faculté de rachat par la société expressément prévue, avec les modalités de réduction de capital correspondantes.

Ces clauses ne bloquent pas un créancier, mais elles donnent aux associés le temps et les outils pour réagir dans le mois de préavis. Voir notre guide sur la modification des statuts de SCI.

6. Ce qui ne protège pas — la liste noire

Idée reçue Réalité
« La SCI met mon patrimoine à l'abri »Elle met l'immeuble hors d'atteinte des créanciers personnels, pas les parts
« J'apporte mon bien avant les ennuis »Action paulienne (art. 1341-2), prescription de 5 ans à compter de la connaissance
« La clause d'agrément bloque tout »Elle est neutralisée par les art. 1867 et 1868 ; le silence vaut agrément
« Je ne détiens que 1 %, je ne risque rien »Le 1 % est saisissable ; et l'associé quasi unique fragilise l'écran sociétaire
« Je bloque les distributions »Risque d'abus de majorité si la décision n'a pas de justification économique
« Je vends mes parts à un proche »Cession inopposable au créancier si les parts sont déjà indisponibles ; paulienne sinon

Une SCI solide, c'est d'abord une SCI tenue

Comptes annuels, assemblées, procès-verbaux, comptes courants suivis au centime : c'est ce qui rend votre personnalité morale opposable. sci-ai.app automatise l'ensemble, IR comme IS.


11. Les erreurs qui coûtent cher

Erreur 1 : croire que la SCI est un écran total

L'écran est réel mais partiel. Il protège l'immeuble, pas les parts. Vendre une SCI comme une « protection du patrimoine » sans distinguer les deux niveaux est trompeur. Le bon raisonnement est : que se passe-t-il si mon créancier saisit mes parts et fait entrer un tiers au capital ? Si la réponse est « catastrophe », il faut organiser les statuts en conséquence.

Erreur 2 : laisser gonfler le compte courant d'associé

C'est la faille la plus fréquente et la plus facile à exploiter. Un associé qui a avancé 150 000 € à sa SCI détient une créance liquide de 150 000 €, saisissable en quelques semaines par saisie-attribution, sans adjudication ni décote. Suivre et arbitrer les comptes courants fait partie de la gestion courante d'une SCI.

Erreur 3 : rater le mois de préavis de l'article 1868

La notification prévue par l'article 1868 arrive souvent au siège social — c'est-à-dire chez le gérant, parfois à une adresse obsolète. Le mois s'écoule, personne ne réagit, l'adjudication a lieu, et les cinq jours francs de substitution passent aussi. Résultat : un tiers est réputé agréé. Vérifier l'adresse du siège et le suivi du courrier social n'est pas anecdotique.

Erreur 4 : céder ses parts après la saisie

Une cession consentie alors que les parts sont déjà frappées d'indisponibilité est inopposable au créancier saisissant. Elle ajoute au dossier une tentative d'organisation d'insolvabilité. Le risque pénal existe, mais il est circonscrit : le délit d'organisation frauduleuse d'insolvabilité de l'article 314-7 du Code pénal (3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende) suppose de vouloir se soustraire à une condamnation patrimoniale prononcée par une juridiction répressive, ou, en matière délictuelle, quasi délictuelle ou d'aliments, par une juridiction civile. Il ne couvre donc pas, en principe, la simple dette contractuelle envers une banque — laquelle relève, elle, de l'action paulienne.

Erreur 5 : négliger la comptabilité au motif que la SCI est « à l'IR et familiale »

C'est précisément la SCI familiale sans comptes ni assemblées qui se fait qualifier de fictive. Le coût d'une comptabilité tenue est dérisoire face à la perte de l'écran sociétaire. Et une SCI dont les comptes sont à jour permet aux associés de valoriser et racheter les parts rapidement en cas de saisie — au lieu de subir une expertise de plusieurs mois.

Erreur 6 : confondre saisie des parts et saisie de l'immeuble

Un gérant paniqué par une saisie des parts d'un associé annonce parfois aux autres que « la banque va prendre l'immeuble ». C'est faux, et cette confusion conduit à des décisions absurdes — vente précipitée de l'immeuble, dissolution mal préparée. La saisie de parts ne touche pas l'actif social. La SCI continue de fonctionner, d'encaisser ses loyers et de rembourser son emprunt pendant toute la procédure.


12. FAQ — Saisie des parts de SCI

Le créancier saisissant devient-il associé de ma SCI ?

Non. La saisie rend les parts indisponibles, elle ne les transfère pas. Le créancier n'a pas vocation à devenir associé : il fait vendre les parts pour se payer sur le prix. C'est l'adjudicataire — celui qui remporte les enchères — qui entre au capital, sauf substitution d'un associé dans les cinq jours francs. Le créancier peut toutefois enchérir lui-même s'il le souhaite.

Puis-je continuer à voter en assemblée pendant la saisie ?

Oui. L'indisponibilité frappe les droits pécuniaires attachés aux parts. Vous restez associé jusqu'à la vente, avec votre droit de vote et votre droit d'information de l'article 1855 du Code civil. En revanche, toute décision d'assemblée qui viserait manifestement à faire échec à la saisie (distribution détournée, cession de l'immeuble à prix vil) serait attaquable.

Une SCI peut-elle refuser de communiquer les informations au commissaire de justice ?

Non. La SCI est tiers saisi : elle est tenue de déclarer l'étendue de ses obligations envers l'associé saisi et de fournir les éléments demandés (nombre de parts détenues, nantissements et saisies antérieures). Une déclaration inexacte, incomplète ou tardive expose la société à être condamnée, sur le fondement de l'article L123-1 du CPCE, à payer les sommes dues au créancier, sauf recours contre le débiteur. Le gérant, lui, n'engage sa responsabilité personnelle qu'en cas de faute séparable de ses fonctions (art. 1850 C. civ.).

Que se passe-t-il si les parts appartiennent à la communauté conjugale ?

Tout dépend du régime matrimonial et de l'origine de la dette. Sous communauté légale, une dette contractée par un époux engage en principe ses biens propres et les biens communs — donc les parts communes. L'exception est décisive ici : en application de l'article 1415 du Code civil, l'époux qui souscrit seul un cautionnement ou un emprunt n'engage que ses biens propres et ses revenus, sauf consentement exprès de son conjoint (lequel, dans ce cas, n'engage pas ses biens propres). Or, dans la plupart des dossiers de saisie de parts, la dette vient précisément d'une caution ou d'un prêt. C'est un point à examiner très précisément : voir notre guide sur le régime matrimonial et la SCI.

La saisie des parts entraîne-t-elle la dissolution de la SCI ?

Pas automatiquement. La dissolution est une faculté offerte aux associés pendant le mois de préavis de l'article 1868, pas une conséquence de la saisie. Dans l'immense majorité des cas, la SCI survit à la procédure avec un associé différent. Elle continue d'encaisser ses loyers, de rembourser son prêt et de déposer ses déclarations pendant toute la durée de la saisie.

Un associé peut-il racheter seulement une partie des parts saisies ?

Dans le cadre de la substitution de l'article 1867, non : on se substitue à l'acquéreur, donc sur la totalité du lot adjugé. Si plusieurs associés exercent la faculté, ils sont réputés acquéreurs à proportion du nombre de parts qu'ils détenaient antérieurement, sauf clause ou convention contraire. En revanche, pendant le mois de préavis, rien n'interdit une négociation amiable de périmètre différent avec le créancier saisissant.

Peut-on faire annuler la saisie ?

On peut la contester devant le juge de l'exécution : nullité pour défaut de mention obligatoire (art. R232-5 du CPCE), caducité pour absence de dénonciation au débiteur dans les 8 jours, contestation du titre exécutoire ou du montant réclamé, demande de délais de grâce. Ces contestations sont enfermées dans des délais courts et supposent l'assistance d'un avocat. Elles ne suppriment pas la dette, elles font tomber la mesure.

Vaut-il mieux vendre ses parts soi-même avant l'adjudication ?

Presque toujours oui, à condition de le faire dans le cadre légal : le débiteur dispose d'un délai d'un mois après la dénonciation pour procéder à une vente amiable sous le contrôle du commissaire de justice, en informant celui-ci des offres reçues (identité de l'acquéreur, prix, délai de consignation). Une vente amiable encadrée obtient presque toujours un meilleur prix qu'une adjudication. Une vente clandestine, elle, est inopposable au créancier.

Structurez proprement votre SCI avec sci-ai.app

Comptabilité automatisée, comptes courants d'associés suivis, procès-verbaux d'assemblée générés, déclaration 2072 ou liasse 2033 télétransmise. Une SCI tenue est une SCI dont la personnalité morale est opposable — et dont les parts se valorisent sans expertise interminable.

Ce guide a une vocation pédagogique et informative. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Une situation de saisie engage des délais courts et des conséquences patrimoniales lourdes : faites-vous assister par un avocat dès la première notification.

FAQ

Questions fréquentes

Non. L'immeuble appartient à la SCI, personne morale distincte, et ne figure pas dans le patrimoine de l'associé. Le créancier personnel d'un associé n'a aucun droit direct sur cet immeuble : il ne peut ni le saisir, ni l'hypothéquer, ni le faire vendre. Sa seule cible dans le patrimoine du débiteur, ce sont les parts sociales — et, le cas échéant, le compte courant d'associé et les dividendes distribués.
Oui, sans aucune ambiguïté. Les parts sociales sont un bien meuble incorporel qui figure à l'actif du patrimoine personnel de l'associé. Elles se saisissent par la procédure de saisie des droits d'associé et des valeurs mobilières prévue au livre II, titre III du Code des procédures civiles d'exécution (art. L231-1 à L233-1, R231-1 à R233-9). Aucun texte ne rend les parts de société civile insaisissables.
Un commissaire de justice signifie l'acte de saisie entre les mains de la SCI elle-même (art. R232-1 CPCE), sans commandement préalable. La saisie doit être dénoncée à l'associé débiteur dans les 8 jours, à peine de caducité. Le débiteur dispose ensuite d'un mois pour vendre ses parts à l'amiable sous contrôle du commissaire de justice. À défaut, la vente forcée par adjudication est engagée sur cahier des charges (art. R233-1 et suivants).
Il traite du nantissement de parts de société civile. Le consentement donné par les associés au projet de nantissement emporte agrément du cessionnaire en cas de réalisation forcée, à condition que celle-ci soit notifiée un mois avant la vente aux associés et à la société. Chaque associé peut alors se substituer à l'acquéreur dans un délai de cinq jours francs à compter de la vente ; à défaut, la société peut racheter les parts en vue de leur annulation.
C'est le texte qui s'applique à la saisie ordinaire, c'est-à-dire à la réalisation forcée qui ne procède pas d'un nantissement agréé. Il impose la même notification un mois avant la vente aux associés et à la société. Dans ce délai, les associés peuvent décider la dissolution de la société ou l'acquisition des parts dans les conditions des articles 1862 et 1863. Si la vente a lieu, la faculté de substitution de l'article 1867 reste ouverte, et son non-exercice emporte agrément de l'acquéreur.
Non. L'agrément ne suspend ni n'annule la procédure d'exécution : il l'aménage. Le créancier n'a pas à demander l'autorisation des associés pour saisir et faire vendre. Les associés récupèrent la main autrement : préemption via le rachat pendant le mois de préavis, substitution à l'adjudicataire dans les cinq jours francs, rachat par la société pour annulation, voire dissolution anticipée. S'ils ne font rien, l'adjudicataire est réputé agréé.
Non, et c'est même le scénario type de la fraude paulienne. L'article 1341-2 du Code civil permet au créancier de faire déclarer inopposable l'acte accompli en fraude de ses droits. La Cour de cassation juge que l'apport d'un immeuble à une SCI, même rémunéré par des parts, appauvrit le débiteur parce qu'il remplace un bien facilement saisissable par un actif illiquide. Le créancier retrouve alors la possibilité de saisir l'immeuble comme si l'apport n'avait pas eu lieu.
Cinq ans à compter du jour où le créancier a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son action (art. 2224 du Code civil), et non mécaniquement cinq ans à compter de l'acte lui-même. Nuance importante pour l'immobilier : la publication de l'acte au service de la publicité foncière fait présumer la connaissance du créancier et sert alors de point de départ. Le décalage joue surtout pour les actes non publiés (cession ou donation de parts, remboursement de compte courant), qu'un créancier peut légitimement ignorer pendant des années.
Oui. Le compte courant d'associé est une créance de l'associé sur la SCI. Elle se saisit par saisie-attribution entre les mains de la société (art. L211-1 et suivants du CPCE), ce qui est nettement plus simple et plus rapide qu'une saisie de parts. C'est souvent la première cible d'un créancier bien conseillé, surtout lorsque le compte courant est important et remboursable à vue.
Oui. Un créancier de la SCI elle-même (banque, entrepreneur, fisc pour un impôt dû par la société) poursuit d'abord la société sur son patrimoine, immeuble compris, par la voie de la saisie immobilière. Il peut ensuite, s'il n'est pas désintéressé, poursuivre les associés à proportion de leurs parts (art. 1857 du Code civil), après avoir vainement poursuivi la société (art. 1858). Cette responsabilité est indéfinie et proportionnelle, mais elle n'est pas solidaire.
Beaucoup moins que la quote-part théorique d'actif net. Une part de SCI n'est ni liquide, ni cotée, ni assortie du contrôle du bien : l'adjudicataire hérite d'une minorité dans une société qu'il ne dirige pas. Les décotes constatées en pratique vont couramment de 20 % à 40 %, et davantage encore pour une participation minoritaire dans une SCI endettée ou en mésentente. C'est précisément ce qui rend l'apport en SCI appauvrissant aux yeux du juge.
Oui. Le comptable public dispose du même arsenal que les créanciers privés et utilise la saisie des droits d'associé et des valeurs mobilières, décrite dans sa propre doctrine (BOI-REC-FORCE-20-40). Il peut aussi pratiquer une saisie conservatoire sur les parts avant même d'avoir un titre exécutoire définitif, dès lors que la créance paraît fondée et que le recouvrement est menacé.
Elle continue d'exister avec un nouvel associé. Si les autres associés n'ont exercé ni le rachat pendant le mois de préavis, ni la substitution dans les cinq jours francs, l'adjudicataire est réputé agréé et entre au capital. Il dispose alors des droits d'un associé : information (art. 1855), vote en assemblée, quote-part du résultat et du boni de liquidation, et surtout la possibilité de provoquer un blocage ou une demande de dissolution en cas de mésentente.
Le régime spécifique du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 (articles 53 à 57), qui reposait sur le dépôt d'un avis de nantissement au greffe, a été abrogé au 1er janvier 2022 par l'article 5 du décret n° 2021-1888 du 29 décembre 2021. Depuis l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 réformant le droit des sûretés, le nantissement de parts de société civile est aligné sur celui des parts de SNC et de SARL : c'est un gage de meubles sans dépossession (art. 1866 du Code civil renvoyant au dernier alinéa de l'article 2355), inscrit au registre des sûretés mobilières.
Ne pas compter sur la SCI comme bouclier anti-créanciers. Ce qui protège vraiment, c'est l'antériorité (une SCI créée bien avant toute difficulté, avec une vraie vie sociale), la maîtrise de l'endettement personnel, l'absence de caution personnelle inutile, un démembrement ou une donation réalisés en temps non suspect, et des statuts qui organisent sérieusement l'agrément et le rachat. Une SCI montée dans l'urgence face à un créancier est un aveu, pas une protection.
L'inverse. Si le créancier démontre que la SCI n'a aucune autonomie réelle — pas de compte bancaire propre, pas d'assemblée, pas de comptabilité, apports fictifs, confusion des patrimoines — il peut faire constater la fictivité et obtenir que l'immeuble soit traité comme appartenant au débiteur. La tenue rigoureuse de la comptabilité et des assemblées n'est pas un luxe administratif : c'est ce qui rend la personnalité morale opposable.