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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Lecture : 38 min

Locataire en redressement judiciaire : les quatre délais qui décident de ce que votre SCI récupère

Non, vous ne résiliez rien. Le jugement qui place votre locataire commercial en redressement ou en liquidation judiciaire ne tue pas le bail, et la clause qui prétend le contraire est réputée non écrite. Votre vrai problème n'est pas la résiliation : c'est un calendrier. Deux mois pour déclarer votre créance, trois mois d'attente en redressement, trois mois pour agir en liquidation — pas un jour de plus —, un an pour garder votre rang sur les loyers d'après. Rater le premier coûte tout l'arriéré — et, si un plan est arrêté puis exécuté, le recours contre la caution du dirigeant.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Textes cités : code de commerce et code civil, version consolidée au 1er septembre 2026. Une procédure collective, c'est le traitement judiciaire d'une entreprise en difficulté, réglé par le livre VI du code de commerce. Votre société civile immobilière (SCI) n'y est pas jugée : elle y entre comme créancière d'une entreprise qui l'est. Sur le bail lui-même, commencez par le guide SCI et bail commercial ; pour un impayé hors procédure, voyez SCI et impayés de loyer.

La réponse en 30 secondes

Le bail survit au jugement. Pas de congé, pas de serrures changées, pas de relocation.

Déclarez sous deux mois tout l'arriéré antérieur, au mandataire judiciaire — le professionnel qui représente les créanciers. Le délai part de la publication du jugement au BODACC, le bulletin où paraissent les annonces légales des entreprises.

En redressement : trois mois d'attente avant de pouvoir agir sur les loyers d'après.

En liquidation : trois mois à compter de la publication pour agir sur les impayés d'avant. L'exact inverse : c'est le piège.

Un an après la fin de l'observation pour signaler vos loyers postérieurs impayés, sinon vous perdez votre rang.


1. Le jour du jugement : le bail ne tombe pas, votre calendrier démarre

Ouvrez votre bail. Vous y trouverez presque à coup sûr une clause du type : « le présent bail sera résilié de plein droit en cas de redressement ou de liquidation judiciaire du preneur ». Cette clause ne vaut rien. L'article L. 145-45 du code de commerce dit que le redressement et la liquidation judiciaires n'entraînent pas, de plein droit, la résiliation du bail des immeubles affectés à l'industrie, au commerce ou à l'artisanat du débiteur. Puis il ajoute : toute stipulation contraire est réputée non écrite.

La même règle est écrite deux fois de plus, pour tous les contrats en cours cette fois. En sauvegarde et en redressement, c'est l'article L. 622-13, I : aucune indivisibilité, résiliation ou résolution ne peut résulter du seul fait de l'ouverture de la procédure, nonobstant toute disposition légale ou toute clause contractuelle. En liquidation, c'est l'article L. 641-11-1, I, dans les mêmes termes.

Trois interdits en découlent, immédiats. Vous ne délivrez pas de congé. Vous ne changez pas les serrures. Vous ne relouez pas le local à un autre. Un bailleur qui fait l'un des trois se met dans son tort et perd le bénéfice de tout ce qui suit.

Le même texte porte une contrepartie qu'on lit rarement : le cocontractant doit remplir ses obligations malgré le défaut d'exécution des engagements antérieurs. Traduction pour vous : vous continuez à fournir la jouissance des lieux, à entretenir, à assurer, même si le locataire vous doit six mois de loyer. Ce que vous obtenez en échange, c'est un droit d'être payé à l'échéance sur tout ce qui court après le jugement. Et, si vous ne l'êtes pas, un privilège : le droit de passer avant les autres créanciers dans la file d'attente des paiements.

Ce qui démarre le jour du jugement, ce n'est donc pas une résiliation. C'est un compte à rebours à quatre branches, dont personne n'a le devoir de vous avertir.


2. Les quatre délais, sur une seule frise

Voici le tableau de bord de la page. Chaque ligne est un délai distinct, avec son propre point de départ et sa propre sanction. Lisez la troisième colonne avant les autres : c'est elle qui dit ce que coûte l'oubli.

Délai Point de départ Ce que vous perdez si vous le ratez Texte
2 mois pour déclarer Publication du jugement au BODACC Tout l'arriéré antérieur ; et le recours contre la caution personne physique tant que le plan est exécuté — pas en liquidation, où la caution reste poursuivable L. 622-24 et R. 622-24
3 mois d'attente Jugement d'ouverture (sauvegarde ou redressement) Rien, mais toute demande formée avant est prématurée L. 622-14, 2°
3 mois pour agir Publication du jugement de liquidation judiciaire La résiliation fondée sur les impayés antérieurs, définitivement L. 641-12, 2°
1 an (6 mois en liquidation) Fin de la période d'observation, ou publication du jugement de liquidation Le privilège sur les loyers postérieurs impayés, pas la créance L. 622-17, IV et L. 641-13, III

Deux lignes portent le même chiffre, trois mois, et jouent en sens inverse. Le deuxième délai est une attente, le troisième est une forclusion : passé la date, le droit d'agir est éteint. C'est la confusion la plus coûteuse de tout le dossier.

Un mot sur le point de départ de la dernière ligne. La période d'observation, c'est la phase pendant laquelle le tribunal laisse l'entreprise tourner, le temps de dire si elle peut être sauvée.

La première chose à faire, aujourd'hui

Ouvrez l'annonce BODACC de votre locataire et notez trois informations : la date du jugement, la date de la publication, et le nom du mandataire judiciaire. Ces trois informations pilotent toute la suite.

Posez ensuite quatre rappels dans votre agenda, aux quatre échéances du tableau. C'est un travail de dix minutes qui vaut, dans les cas ci-dessous, entre 9 800 € et 24 000 € de créance sauvée.


3. Antérieur ou postérieur : la coupure d'où tout découle

Le jugement d'ouverture coupe votre créance en deux, et les deux moitiés ne suivent aucune règle commune. Tout ce qui suit dans cette page dépend de cette ligne.

Loyers antérieurs au jugement Loyers postérieurs (occupation après)
Faut-il déclarer ? Oui, sous deux mois Non
Le débiteur peut-il payer ? Interdit (L. 622-7, I), sauf compensation de créances connexes Oui, à l'échéance (L. 622-17, I)
Pouvez-vous agir en justice ? Non : l'action en paiement est interdite en redressement comme en liquidation (L. 622-21, I, applicable par L. 641-3). La liquidation rouvre la seule demande de résiliation, 3 mois durant (L. 641-12, 2°) Oui, après 3 mois d'attente
Quel rang ? Privilège du bailleur, limité à 2 ans (L. 622-16) Privilège de procédure (L. 622-17, II), à conserver

Une précision compte en pratique, et elle n'est pas tranchée. Un terme payable d'avance et échu avant le jugement est traité, selon la lecture dominante, en créance antérieure pour sa totalité. Y compris pour la part de jouissance qui déborde sur l'après : un loyer du 1er mars encaissable d'avance, avec un jugement le 12 mars, se déclare en entier. Cette lecture, celle qui fait naître la créance à l'échéance convenue, n'est consacrée par aucun texte. Celle qui fait naître la créance au fil de la jouissance se défend aussi.

D'où la conduite prudente, que le code autorise. Déclarez la totalité. La déclaration porte le montant dû au jour du jugement, avec l'indication des sommes à échoir et de la date de leurs échéances (article L. 622-25). Celles dont le montant n'est pas encore définitivement fixé se déclarent sur la base d'une évaluation (article L. 622-24, alinéa 4). Une créance déclarée en trop se réduit ; une créance non déclarée ne se rattrape pas.

Le gel n'est pas symbolique. L'article L. 622-21, I interrompt ou interdit toute action tendant à la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent, et toute action tendant à la résolution d'un contrat pour défaut de paiement. Le II arrête ou interdit toute procédure d'exécution sur les meubles comme sur les immeubles. Votre commandement de payer, votre assignation, votre saisie-vente : tout s'arrête au jour du jugement. Les créances postérieures visées au I de l'article L. 622-17, elles, échappent expressément à ce gel — c'est écrit dans le texte même.

Une conséquence directe, souvent mal comprise : une procédure d'expulsion en cours s'éteint. Le sujet est développé dans le guide sur l'expulsion d'un locataire en SCI ; ici, retenez seulement que l'ouverture de la procédure vous renvoie devant un autre juge, avec d'autres délais.


4. Déclarer les loyers antérieurs : deux mois, un courrier, huit mentions

C'est l'acte le plus simple de toute la page, et celui qui coûte le plus cher quand on l'oublie. L'article L. 622-24 impose aux créanciers antérieurs d'adresser la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire. Pas au tribunal. Pas au greffe. Pas au locataire. Son nom figure sur l'annonce BODACC.

Le délai est fixé par l'article R. 622-24 : deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Le point de départ n'est donc ni la date du jugement, ni la date à laquelle vous l'avez appris. Il est augmenté de deux mois — donc porté à quatre — pour les créanciers qui ne demeurent pas sur le territoire où siège le tribunal. Ce territoire, c'est la France métropolitaine quand la procédure y est ouverte, et le département ou la collectivité d'outre-mer concerné dans le cas contraire. Un bailleur installé dans un autre département métropolitain n'y a pas droit : ce n'est pas le ressort du tribunal qui compte, c'est le territoire.

Votre courrier doit porter huit choses. Cinq sont imposées par les articles L. 622-25 et R. 622-23. Les trois autres relèvent de la bonne pratique, mais leur oubli se paie.

  1. Le montant échu, toutes taxes comprises. Si le bail est soumis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par option, la créance se déclare TTC. Déclarer le seul montant hors taxes ampute la créance d'un sixième du total. Sur l'arriéré du cas n° 3 plus bas — 19 200 € TTC —, déclarer 16 000 € hors taxes abandonne 3 200 € de créance, définitivement.
  2. Le décompte terme par terme. Date d'échéance, loyer, charges, indexation, solde. C'est ce décompte que le mandataire compare à la comptabilité du débiteur.
  3. Le dépôt de garantie et la compensation invoquée. L'article L. 622-7, I interdit tout paiement d'une créance antérieure, à l'exception du paiement par compensation de créances connexes. Le dépôt que vous détenez et l'arriéré que vous réclamez naissent du même bail : la compensation s'invoque. Déclarez le montant brut de l'arriéré et invoquez-la dans le courrier, sans la déduire vous-même. Ce lien entre les deux créances se discute devant le juge-commissaire, et beaucoup de baux interdisent d'imputer le dépôt sur les loyers en cours de bail. Une créance déclarée nette d'une compensation ensuite refusée est perdue pour la différence.
  4. Le cautionnement, s'il existe. Mentionnez l'acte, son montant, l'identité de la caution. Une déclaration régulière conditionne, on va le voir, votre recours contre elle.
  5. La nature privilégiée de la créance, avec son fondement : l'article 2332, 1° du code civil, privilège du bailleur sur le mobilier garnissant les lieux. Nommez l'assiette en entier, mobilier d'exploitation compris — machines, matériel, agencements. Dans un local commercial, c'est là qu'est la valeur.
  6. Les créances à échoir, avec la date de leurs échéances (article L. 622-25). Celles dont le montant n'est pas encore définitivement fixé se déclarent sur la base d'une évaluation (article L. 622-24, alinéa 4). L'omission est fréquente.
  7. La certification de sincérité. « Je certifie sincère la présente créance » : l'article L. 622-25, alinéa 3 impose cette formule dès lors que la créance ne résulte pas d'un titre exécutoire. Son absence est un moyen de contestation classique.
  8. Les modalités de calcul des intérêts dont le cours n'est pas arrêté (article R. 622-23, 2°). Cette seule indication vaut déclaration pour le montant arrêté plus tard. Elle rapporte de l'argent, et presque personne ne l'écrit.

La déclaration peut être faite par vous, par un préposé ou par un mandataire de votre choix — un avocat, votre gestionnaire. Une déclaration faite en votre nom sans pouvoir régulier peut être ratifiée jusqu'à ce que le juge statue sur l'admission de la créance. Ce filet existe : utilisez-le si vous découvrez tardivement qu'un tiers a déclaré pour vous.

Joignez enfin vos pièces sous bordereau — une liste numérotée des documents transmis. L'article R. 622-23, dernier alinéa l'impose, et les copies suffisent. Un détail qui protège : gardez la preuve d'envoi. Recommandé avec avis de réception, ou le portail dédié des mandataires. Le jour où la créance est contestée, c'est cette date qui décide.


5. Personne ne vous préviendra : le piège du BODACC

Voici pourquoi tant de bailleurs découvrent la procédure trop tard. L'article L. 622-24 prévoit un avertissement personnel, mais pour deux catégories seulement : les créanciers titulaires d'une sûreté publiée, et ceux qui sont liés au débiteur par un contrat publié. Une sûreté, c'est une garantie attachée à la dette — hypothèque, nantissement, gage. Publiée, elle figure dans un registre que le mandataire peut consulter. Pour ces deux catégories, et pour elles seules, le délai de deux mois ne court qu'à compter de la notification de cet avertissement.

Or le bailleur ordinaire n'entre dans aucune des deux cases. Son privilège de l'article 2332, 1° est un privilège occulte : il ne s'inscrit nulle part, il n'est publié nulle part. Et un bail 3-6-9 — le bail commercial de neuf ans que le locataire peut quitter tous les trois ans — n'est pas un contrat publié. La publicité foncière n'impose la publication que de deux choses en matière de baux. D'abord les baux d'une durée de plus de douze années. Ensuite, même pour un bail plus court, la quittance ou la cession d'une somme équivalente à trois années de loyers non échus. C'est l'article 28, 1° b du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955.

Le résultat tient en une phrase : sauf bail de plus de douze ans publié, votre délai court depuis la seule publication au BODACC, et rien ne le décalera. Une nuance à connaître, car elle circule à l'envers : le mandataire judiciaire doit bien avertir les créanciers connus d'avoir à déclarer, dans les quinze jours du jugement, et l'article R. 622-21 le lui impose. Mais « connus » veut dire portés sur la liste que le débiteur lui a remise. Si votre locataire vous a oublié, personne ne vous écrira. Et surtout, cet avertissement ne repousse pas le point de départ du délai : seule la notification faite au titulaire d'une sûreté publiée ou d'un contrat publié le fait. Les deux mois passent donc pendant que vous attendez une lettre qui ne viendra peut-être jamais.

La parade coûte zéro euro. Le BODACC est consultable gratuitement en ligne et propose une veille par alerte sur un numéro SIREN. Enregistrez le SIREN de chacun de vos locataires personnes morales le jour de la signature du bail. Une SCI qui détient trois locaux commerciaux met un quart d'heure à couvrir tout son portefeuille, une fois pour toutes.

Deuxième réflexe, gratuit lui aussi : quand un locataire commence à payer avec deux semaines de retard, consultez ses comptes annuels et vérifiez l'absence de procédure en cours. Le décalage entre les premiers impayés et le jugement d'ouverture se compte souvent en mois. C'est la fenêtre pendant laquelle un impayé se traite encore en droit commun, avec un commandement et une clause résolutoire. Après le jugement, cette fenêtre est fermée.


6. Les deux mois sont passés : deux bouées, et le coût réel de la forclusion

Rien n'est encore perdu, mais tout devient plus difficile. Deux mécanismes peuvent vous sauver.

La première bouée, la présomption de déclaration. L'article L. 622-24, alinéa 3 dispose que lorsque le débiteur a porté une créance à la connaissance du mandataire judiciaire, il est présumé avoir agi pour le compte du créancier tant que celui-ci n'a pas déclaré. Le débiteur remet en effet au mandataire la liste de ses créanciers et le montant de ses dettes (article L. 622-6, alinéa 2). Si votre loyer y figure, vous n'avez plus qu'à ratifier. Premier coup de téléphone à passer : demandez au mandataire si vous êtes sur la liste, et à quel montant.

La seconde bouée, le relevé de forclusion. Le juge-commissaire est le juge que le tribunal désigne pour suivre la procédure au jour le jour. L'article L. 622-26 lui permet de vous relever de la forclusion. À une condition : établir que votre défaillance n'est pas due à votre fait, ou qu'elle tient à une omission du débiteur lors de l'établissement de cette liste. L'action ne peut être exercée que dans un délai de six mois à compter de la publication du jugement d'ouverture. Passé ce délai, c'est terminé. Deux réserves figurent au même alinéa. Pour le titulaire d'une sûreté publiée ou d'un contrat publié, les six mois courent de la réception de l'avis. Et le créancier qui justifie avoir été placé dans l'impossibilité de connaître l'obligation du débiteur voit le délai courir du jour où il ne pouvait plus ignorer l'existence de sa créance. Un bailleur qui connaît son loyer impayé n'entre en pratique dans aucune des deux. Relevé, vous ne concourez qu'aux distributions postérieures à votre demande.

Le prix du silence, maintenant. L'article L. 622-26 ne dit pas que la créance est éteinte — cette formule circule, elle est fausse. Il dit deux choses. D'abord, les créanciers non déclarants ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes. Ensuite, les créances non déclarées sont inopposables au débiteur : vous ne pouvez plus rien lui réclamer, pendant l'exécution du plan et après elle lorsque les engagements ont été tenus. Et, dans les mêmes conditions, elles sont inopposables aux personnes physiques coobligées — celles qui se sont engagées à côté du débiteur — ou ayant consenti une sûreté personnelle. Autrement dit : votre caution est protégée aussi longtemps que le plan est respecté. Si le plan est résolu, l'inopposabilité tombe.

Et une réserve qui vaut de l'argent, parce qu'elle change la conduite à tenir quand la forclusion est déjà acquise : cette inopposabilité est adossée au plan. En liquidation judiciaire, faute de plan, elle ne joue pas. La caution personne physique y reste poursuivable, même si vous n'avez rien déclaré. Ne renoncez donc pas à ce recours sur la seule foi d'une déclaration manquée : vérifiez d'abord dans quelle procédure vous êtes.

Cas chiffré n° 1 — La forclusion : 24 000 € pour un courrier non envoyé

Une SCI loue un local à 3 000 € par mois, charges comprises, sans option à la TVA. Le locataire cumule 8 termes impayés, soit 24 000 €. Redressement judiciaire ouvert le 5 février 2026, publication au BODACC le 13 février. La déclaration est due le 13 avril 2026. La SCI, qui n'a pas vu passer l'annonce, ne déclare rien. Le dirigeant s'était pourtant porté caution solidaire à hauteur de 36 000 €.

Un plan de redressement à 100 % sur dix ans est arrêté le 4 décembre 2026, puis exécuté sans incident. Effet de l'article L. 622-26 : la SCI n'est pas admise aux répartitions, et sa créance est inopposable au débiteur comme à la caution du dirigeant.

Résultat : 0 € encaissé au lieu de 24 000 €. Le plan payait pourtant l'intégralité. Le recours contre la caution, qui aurait couvert la totalité de l'arriéré, est neutralisé pour la même raison.

Fenêtre de rattrapage manquée : le relevé de forclusion était recevable jusqu'au 13 août 2026. Coût du courrier non envoyé : 24 000 €, pour trois pages et un recommandé à moins de 10 €.

Ce cas explique pourquoi la déclaration est la seule ligne de cette page qui ne souffre aucun arbitrage. Elle ne coûte rien, elle ne vous engage à rien, et son omission détruit à la fois la créance et sa garantie.


7. Les loyers postérieurs et le second délai que personne ne connaît

Les loyers correspondant à une occupation postérieure au jugement ne se déclarent pas. Ils relèvent du I de l'article L. 622-17 : les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture, pour les besoins de la procédure ou en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur pendant cette période, sont payées à leur échéance. Vous fournissez la jouissance des lieux ; le loyer est votre contrepartie.

Quand elles ne sont pas payées à l'échéance, ces créances sont payées par privilège avant toutes les autres. Le II réserve trois exceptions : les super-privilèges de salaires, les frais de justice postérieurs, et le privilège de conciliation de l'article L. 611-11.

Le III classe ensuite ces créances privilégiées entre elles, et il faut lire son 3° jusqu'au bout. Il vise les créances nées de l'exécution des contrats poursuivis « et dont le cocontractant accepte de recevoir un paiement différé ». Le bailleur qui n'a rien accepté et qu'on ne paie pas ne relève donc pas du 3° mais du , « les autres créances, selon leur rang » — là où joue son privilège mobilier. Beaucoup de fiches pratiques rangent le loyer au 3° en oubliant la condition : elles se trompent. Conséquence contre-intuitive : le paiement différé accepté fait bien monter du 4° au 3°, mais à une condition que le même texte pose juste après le 4°. Les délais de paiement du 3° sont autorisés par le juge-commissaire, dans la limite nécessaire à la poursuite de l'activité pendant la période d'observation, et ils font l'objet d'une publicité. Un protocole signé de gré à gré avec l'administrateur ne vous fait donc pas changer de rang : il ne fait que vous priver de la demande de résiliation du 2° de l'article L. 622-14. Si vous acceptez un échéancier, exigez qu'il passe par une ordonnance. Le même alinéa ajoute une exclusion utile à connaître : en cas de résiliation d'un contrat régulièrement poursuivi, les indemnités et pénalités ne bénéficient pas de l'article.

Vient alors le IV, et c'est le piège du guide. Les créances impayées perdent ce privilège si elles n'ont pas été portées à la connaissance de l'administrateur et, à défaut, du mandataire judiciaire, dans l'année qui suit la fin de la période d'observation. L'administrateur, c'est le professionnel qui gère l'entreprise avec son dirigeant, quand le tribunal en désigne un. Le texte prévoit lui-même le cas où ces organes ont cessé leurs fonctions : la lettre part alors au commissaire à l'exécution du plan — celui qui veille ensuite au respect de l'échéancier — ou au liquidateur. C'est presque toujours la situation, puisque l'année court après la fin de l'observation. En liquidation, l'article L. 641-13, III retient six mois à compter de la publication du jugement qui ouvre ou prononce la liquidation ou, à défaut, un an à compter de la publication du jugement arrêtant le plan de cession. L'information part au mandataire judiciaire, à l'administrateur lorsqu'il en est désigné, ou au liquidateur. Le texte réserve les frais et dépens de la procédure, qui ne perdent pas leur rang.

Notez la nuance, elle est décisive : vous perdez le rang, pas la créance. La dette reste due. Elle change simplement de file d'attente, et passe derrière tout le monde.

Cas chiffré n° 2 — Le délai d'un an : 9 800 € de rang perdus

Redressement judiciaire ouvert le 9 mars 2026. La période d'observation est close par l'arrêté d'un plan le 9 mars 2027. Loyer mensuel : 2 800 € hors taxes. Sur les douze mois d'observation, l'administrateur en règle sept ; cinq restent impayés, soit 5 × 2 800 = 14 000 € de créances postérieures.

Ces 14 000 € sont privilégiés, à une condition : être portés à la connaissance des organes de la procédure avant le 9 mars 2028. Un courrier suffit. La SCI, persuadée que son avis d'échéance mensuel valait information, n'écrit rien.

Faute de rang, la SCI n'est plus servie qu'après tout le monde. On retient ici 30 %, le taux que récupère en pratique une créance déclassée une fois passés tous les privilégiés : 14 000 × 30 % = 4 200 € au lieu de 14 000 €. Un mot sur ce taux, parce qu'il n'est pas une conséquence écrite du texte. Le IV vous fait perdre le privilège, il ne place pas votre créance postérieure dans les remises du plan, qui n'apure que le passif antérieur déclaré. La dette reste juridiquement due en totalité ; elle n'est simplement plus recouvrable.

Écart : 9 800 €, pour une lettre non envoyée. En liquidation, la même lettre aurait dû partir dans les six mois de la publication du jugement.

Le geste à retenir : dès qu'un loyer postérieur reste impayé plus de trente jours, envoyez un courrier de signalement à l'administrateur, avec copie au mandataire, en visant expressément le IV de l'article L. 622-17. Deux paragraphes, un décompte, un recommandé. Répétez-le à chaque trimestre. C'est le meilleur ratio effort-rendement de tout ce dossier.

Un mot sur le suivi. Une SCI qui possède plusieurs locaux a besoin d'un état de ses créances par âge pour savoir, à tout moment, ce qui est dû et depuis quand ; la méthode est décrite dans le guide sur la balance âgée des loyers. Sans ce document, ni les deux mois ni l'année ne se pilotent.


8. Résilier en redressement : les trois mois d'attente

L'article L. 622-14 règle la résiliation du bail en sauvegarde, et l'article L. 631-14 l'étend au redressement judiciaire. Trois branches, dans cet ordre.

Première branche : la décision de ne pas continuer. La résiliation intervient au jour où le bailleur est informé de la décision de l'administrateur de ne pas continuer le bail. Vous ne décidez rien ; vous êtes informé. L'inexécution qui en résulte peut donner lieu à des dommages et intérêts, dont le montant se déclare au passif. Et il y a là un délai propre, très court, que presque personne ne cite. L'article R. 622-21, alinéa 2 vous laisse un mois pour déclarer cette créance-là, à compter de la résiliation ou de la notification de la décision qui la prononce. Ces dommages et intérêts existent, et ils se chiffrent. Nommez les postes : loyers perdus jusqu'à la relocation, remise en état, frais de recommercialisation. Sur le bail du cas n° 3 ci-dessous, loué 4 000 € hors taxes par mois : six mois de vacance et 6 000 € de remise en état font 6 × 4 000 + 6 000 = 30 000 € à déclarer. Dans le mois de la résiliation, et non dans les deux mois de l'article L. 622-24. Beaucoup de bailleurs découvrent ce poste après l'échéance.

Précision utile pour les petites structures, où aucun administrateur n'est désigné. En sauvegarde, l'article L. 627-2 confie au débiteur lui-même, après avis conforme du mandataire judiciaire, la faculté ouverte à l'administrateur de poursuivre les contrats en cours et de demander la résiliation du bail. En cas de désaccord, tout intéressé saisit le juge-commissaire. En redressement, le rattachement est moins net qu'on ne l'écrit : ce texte appartient au chapitre VII du titre II, que l'article L. 631-21 ne rend applicable qu'« au plan de redressement », et que l'article L. 631-14 ne vise pas. C'est néanmoins la même mécanique qui se pratique pendant l'observation, et c'est la situation la plus fréquente des procédures de commerçants et d'artisans.

Deuxième branche : votre demande, pour les loyers d'après. Le cas visé est le défaut de paiement des loyers et charges afférents à une occupation postérieure au jugement d'ouverture. Le texte pose alors une condition d'attente : vous ne pouvez agir qu'au terme d'un délai de trois mois à compter du jugement. Et il ajoute que si le paiement des sommes dues intervient avant l'expiration de ce délai, il n'y a pas lieu à résiliation.

Troisième branche : le local vide ne suffit pas. Nonobstant toute clause contraire, le défaut d'exploitation pendant la période d'observation n'entraîne pas résiliation du bail. Une clause d'exploitation continue, très courante dans les baux de centre commercial, est neutralisée pendant toute l'observation.

La voie procédurale est la requête au juge-commissaire. L'article R. 622-13, alinéa 2 lui donne un pouvoir précis : constater, sur la demande de tout intéressé, la résiliation de plein droit des contrats et sa date. Les cas visés sont ceux du III de l'article L. 622-13 et de l'article L. 622-14. La pratique connaît encore des saisines du juge des référés, et il serait excessif d'affirmer qu'elles sont toujours irrecevables. La requête reste la voie sûre.

Cas chiffré n° 3 — Redressement, bail avec option TVA : 6 840 € de perte et un dépôt évaporé

Loyer 4 000 € hors taxes par mois, avec option à la TVA, soit 4 800 € TTC payables d'avance le 1er. Dépôt de garantie : 12 000 €. Redressement judiciaire ouvert le 12 mars 2026, publié au BODACC le 20 mars.

Volet antérieur. Quatre termes impayés (1er décembre à 1er mars) = 4 × 4 800 = 19 200 € TTC, à déclarer avant le 20 mai 2026. La SCI déclare les 19 200 € bruts et invoque la compensation du dépôt de garantie, que le juge-commissaire admet : 19 200 − 12 000 = 7 200 € restent en jeu. Le plan arrêté en décembre 2026 apure les créances à 5 % : 7 200 × 5 % = 360 €.

Volet postérieur. Les termes d'avril, mai et juin ne sont pas réglés : 3 × 4 800 = 14 400 €. La SCI ne peut saisir le juge-commissaire qu'à compter du 12 juin 2026. Elle dépose sa requête le 15 juin. L'administrateur règle les 14 400 € le 22 juin, avant l'audience : la demande perd son objet, et le bail continue.

Solde. Dû sur la période : 19 200 + 14 400 = 33 600 €. Récupéré : 12 000 (dépôt compensé, déjà en caisse depuis la signature) + 360 (répartition) + 14 400 (postérieurs réglés) = 26 760 €. Perte : 6 840 €. Sur ces 6 840 €, 1 140 € sont une taxe sur la valeur ajoutée jamais encaissée, donc jamais reversée au Trésor : la perte économique nette de la SCI est de 5 700 € hors taxes.

Et une conséquence qu'aucun tableau ne montre : le bail continue désormais sans dépôt de garantie, puisqu'il a servi à éponger l'arriéré. Au prochain incident, la SCI n'aura plus rien devant elle. Négociez sa reconstitution au moment de l'arrêté du plan, ou vous porterez ce trou jusqu'au terme du bail.

Deux remarques d'honnêteté sur ce cas. Le règlement du 22 juin intervient après l'expiration des trois mois : ce n'est donc pas le texte qui écarte la résiliation, c'est la disparition de la dette qui vide la demande. Si le paiement était tombé le 8 juin, le texte l'aurait dit lui-même. Et le taux de 5 % retenu ici est celui d'un plan d'apurement ordinaire : votre privilège sur le mobilier ne produit d'effet que si ce mobilier est vendu, ce qui n'arrive pas dans un plan de continuation.


9. Résilier en liquidation : le même « trois mois », à l'envers

C'est la section la plus mal traitée sur le web, et celle qui fait perdre le plus d'argent. On lit partout, en substance, qu'« en liquidation, c'est le liquidateur qui décide de résilier ». C'est très en dessous du texte. L'article L. 641-12 organise trois cas, et le deuxième vous appartient.

1°. La résiliation intervient au jour où le bailleur est informé de la décision du liquidateur de ne pas continuer le bail. Rien de neuf par rapport au redressement.

2°. La branche qui change tout. Le bailleur peut demander la résiliation judiciaire, ou faire constater la résiliation de plein droit du bail, pour des causes antérieures au jugement de liquidation. Si la liquidation suit une sauvegarde ou un redressement, la référence remonte au jugement d'ouverture de la procédure qui l'a précédée. Et le texte ajoute : il doit, s'il ne l'a déjà fait, introduire sa demande dans les trois mois de la publication du jugement de liquidation judiciaire.

3°. Pour les impayés postérieurs, renvoi aux troisième à cinquième alinéas de l'article L. 622-14 : c'est le même régime qu'en redressement, avec la même attente de trois mois et la même règle du paiement libératoire.

Lisez maintenant les deux « trois mois » l'un à côté de l'autre. En redressement, l'arriéré d'avant le jugement est gelé et ne peut plus fonder une résiliation. En liquidation, ce même arriéré redevient une cause de résiliation, et vous avez trois mois pour vous en servir. Un bailleur qui applique à la liquidation le réflexe du redressement — « tout est gelé, j'attends » — laisse passer sa seule fenêtre.

Le juge à saisir est le même, par requête. Mais le 2° ouvre deux actions, et elles ne se logent pas au même endroit. Pour faire constater une résiliation de plein droit — clause résolutoire acquise avant l'ouverture —, la voie est donnée par l'article R. 641-21, alinéa 2 : le juge-commissaire constate, sur la demande de tout intéressé, la résiliation et sa date. Le texte précise même que cela vaut lorsque le maintien de l'activité n'a pas été autorisé. Pour une résiliation judiciaire proprement dite, la compétence est discutée comme elle l'est pour l'article L. 622-14, 2°. En pratique : saisissez le juge-commissaire par requête et, si le doute subsiste, doublez la démarche avant l'expiration des trois mois plutôt qu'après.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ne « laissez pas la liquidation suivre son cours » en pensant récupérer les murs plus vite. Si vous ne saisissez pas le juge-commissaire dans les trois mois de la publication, votre bail survit à la liquidation. Le liquidateur peut alors le céder à un repreneur que vous n'avez pas choisi, et vous n'avez plus prise sur l'identité de votre futur locataire. La section 11 chiffre ce scénario.

N'en concluez pas pour autant que tout est verrouillé. Passé les trois mois, vous perdez la cause antérieure, pas toute action. Le défaut de paiement des loyers postérieurs au jugement de liquidation reste ouvert par le 3° du même article, qui renvoie aux troisième à cinquième alinéas de l'article L. 622-14. Et le liquidateur peut lui-même décider de ne pas continuer le bail (1°). Ce que vous perdez, c'est la maîtrise du calendrier.

Un dernier point, contre-intuitif : la résiliation n'est pas toujours la bonne décision. Un local commercial vide se reloue rarement en trois mois. Avant de saisir, comparez le manque à gagner d'une vacance au dividende espéré du repreneur : le cas n° 4 fait cette comparaison, chiffres à l'appui. Le guide sur la vacance locative en SCI donne les ordres de grandeur, et la fiscalité d'un local vide.


10. La clause résolutoire engagée avant le jugement : morte, gelée ou sans objet

Beaucoup de bailleurs arrivent au jugement d'ouverture avec une procédure déjà lancée : un commandement de payer visant la clause résolutoire, parfois une assignation. Trois situations, trois sorts opposés. On lit souvent que « la clause résolutoire acquise avant le jugement est paralysée » : c'est inexact, et l'inverse peut être vrai.

Situation A — le bail est déjà mort. Si une décision de justice a constaté ou prononcé la résiliation et acquis l'autorité de la chose jugée avant l'ouverture, il n'y a plus de bail au jour du jugement. Il n'y a donc pas de contrat en cours, et rien à geler. L'ancrage textuel se lit à l'article L. 145-41. Les juges ne peuvent accorder des délais et suspendre les effets d'une clause résolutoire que « lorsque la résiliation n'est pas constatée ou prononcée par une décision de justice ayant acquis l'autorité de la chose jugée ».

Situation B — l'action est gelée. Commandement délivré, mois écoulé, mais aucune décision définitive au jour du jugement : l'action tombe sous l'article L. 622-21, I, 2°, qui interdit toute action tendant à la résolution d'un contrat pour défaut de paiement. Vous ne pouvez plus rien en redressement. En liquidation, cette même action redevient recevable, dans les trois mois de l'article L. 641-12, 2°.

Situation C — la clause est sans objet. Si votre clause vise l'ouverture de la procédure elle-même, elle est réputée non écrite par l'article L. 145-45. Elle ne produit rien, ni avant, ni après.

Un texte récent mérite d'être signalé, même s'il ne relève pas du livre VI. L'article L. 145-41 a été complété par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, dans sa version en vigueur depuis le 28 mai 2026. Son nouvel alinéa ajoute deux exigences. L'octroi de délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire sont conditionnés à la capacité du preneur à régler la dette locative. Ils le sont aussi à la reprise du versement intégral du loyer courant avant la date de la première audience. Le même article précise qu'il s'applique aux demandes de suspension introduites à compter de l'entrée en vigueur de la loi.

Ce texte joue en droit commun, pas dans la procédure collective, mais il change votre calcul en amont : un preneur qui ne reprend pas le loyer courant n'obtiendra plus de délais. Il vaut la peine d'agir vite avant l'ouverture, tant que ce terrain reste disponible. Le pilotage des échéances du bail, commandement compris, est détaillé dans le guide sur les échéances du 3-6-9 en SCI.


11. Le bail cédé sans vous : deux solidarités effacées en sens contraire

Le bail d'un local commercial est souvent l'actif le plus vendable d'une entreprise en difficulté. Deux mécanismes permettent de le céder, et tous deux effacent une garantie — mais pas la même, et pas dans le même sens.

Cession par le liquidateur, hors plan. L'avant-dernier alinéa de l'article L. 641-12 autorise le liquidateur à céder le bail dans les conditions prévues au contrat conclu avec le bailleur, avec tous les droits et obligations qui s'y rattachent. Vos clauses contractuelles survivent donc, agrément compris. Mais le texte ajoute : toute clause imposant au cédant des dispositions solidaires avec le cessionnaire est réputée non écrite. Vous perdez la garantie du preneur sortant, celle-là même que votre bail avait pris soin de stipuler.

Cession dans un plan de cession. Le régime est tout autre, et bien plus brutal pour vous. L'article L. 642-7 permet au tribunal de déterminer les contrats de location nécessaires au maintien de l'activité, et dispose que le jugement qui arrête le plan emporte cession de ces contrats. Ils doivent être exécutés aux conditions en vigueur au jour de l'ouverture de la procédure, nonobstant toute clause contraire. Puis, par dérogation : toute clause imposant au cessionnaire d'un bail des dispositions solidaires avec le cédant est réputée non écrite.

La symétrie est parfaite, et elle est à votre détriment dans les deux sens. Hors plan, le cédant est libéré. Dans un plan, le cessionnaire est libéré. Dans les deux cas, c'est le bailleur qui absorbe.

Deux conséquences pratiques. La clause d'agrément de votre bail ne vous protège pas contre un plan de cession : le jugement opère la cession, sans votre accord. Et le repreneur ne reprend jamais l'arriéré : votre créance reste dans la procédure, avec les autres. Le tribunal peut en outre autoriser le repreneur à adjoindre des activités connexes ou complémentaires à celle prévue au bail. Il doit alors vous entendre ou vous appeler. Ce n'est d'ailleurs pas votre seule prise : le tribunal détermine les contrats cédés « au vu des observations des cocontractants du débiteur transmises au liquidateur ou à l'administrateur », et c'est le premier alinéa du même article. Adressez ces observations par écrit dès que vous apprenez qu'un plan de cession est envisagé. Cette adjonction ressemble à une déspécialisation — l'ajout d'une activité que le bail n'autorisait pas —, mais elle ne vient pas du preneur : elle vous est imposée par le tribunal. Le mécanisme ordinaire, lui, est décrit dans le guide sur la déspécialisation du bail commercial.

Cas chiffré n° 4 — Le plan de cession : 22 144 € de coût, dont 12 544 € perdus quoi qu'elle fasse

Loyer 3 200 € hors taxes par mois, soit 38 400 € par an. Bail signé en 2022, avec clause d'agrément et garantie solidaire du cédant. Liquidation judiciaire ouverte le 15 janvier 2026, publiée le 23 janvier. Arriéré : quatre termes, soit 12 800 €.

La SCI attend, persuadée que tout est gelé. Sa fenêtre de l'article L. 641-12, 2° se referme le 23 avril 2026. Le 22 juin, le tribunal arrête un plan de cession : le bail est cédé aux conditions du 15 janvier, la clause d'agrément est écartée, et la solidarité du cessionnaire est réputée non écrite. Le repreneur ne doit pas les 12 800 €.

Répartition finale aux créanciers : 2 %. La SCI touche 12 800 × 2 % = 256 €. Perte sur l'arriéré : 12 544 €. Ajoutez le droit d'entrée qu'elle aurait pu demander à un nouveau preneur choisi par elle, estimé à trois mois de loyer, soit 9 600 €. Coût total : 22 144 €.

Et pourtant. Comparons les deux branches sur douze mois, en ne comptant chaque euro qu'une fois. Avec le plan de cession : la SCI perd 12 544 € d'arriéré et encaisse 38 400 € de loyers du repreneur, soit +25 856 €. En résiliant dans les trois mois : elle perd le même arriéré, car résilier ne le récupère pas — il reste dans la liquidation à 2 %. Elle n'encaisse aucun loyer pendant l'année de vacance et touche 9 600 € de droit d'entrée en relouant, soit −2 944 €, taxe foncière et charges non récupérables en sus. Le plan de cession reste, ici, l'issue la moins coûteuse de 28 800 €. Ce n'est pas une raison pour laisser filer le délai : c'est une raison pour décider, et non pour subir.

C'est le genre d'arbitrage où l'intuition trompe. Un bailleur furieux veut « récupérer ses murs ». Le calcul dit souvent l'inverse : un locataire médiocre payant vaut mieux qu'un local vide. La question n'est pas de savoir si le repreneur vous plaît, mais s'il paiera le loyer du mois prochain.


12. Votre rang, vos garanties, et le cas où le locataire est votre propre société

Votre rang. Le bailleur a un privilège sur le mobilier qui garnit les lieux et appartient au débiteur, pour toutes les sommes dues en exécution du bail ou de l'occupation. Le texte ajoute une précision décisive : « y compris, le cas échéant, le mobilier d'exploitation et la récolte de l'année ». C'est l'article 2332, du code civil, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021, en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Lisez la phrase jusqu'au bout : la version réécrite conserve l'assiette large. Pour un local commercial, c'est justement le mobilier d'exploitation — machines, matériel, agencements — qui porte l'essentiel de la valeur, et c'est lui qu'il faut nommer dans la cinquième mention de votre déclaration. En revanche, le « 2332, 3° » qu'on lit partout est une référence périmée : le 3° vise aujourd'hui le prix de vente d'un meuble.

En procédure collective, ce privilège est plafonné. L'article L. 622-16 le limite aux deux dernières années de loyers avant le jugement d'ouverture. Si le bail est résilié, il couvre en outre l'année courante, l'exécution du bail et les dommages et intérêts alloués. Si le bail n'est pas résilié, vous ne pouvez pas exiger le paiement des loyers à échoir tant que les sûretés constituées tiennent. Ce texte joue en redressement par l'article L. 631-14, et en liquidation par le dernier alinéa de l'article L. 641-12, qui renvoie à ses trois premiers alinéas.

Une précision, parce que le chiffre circule : la limite de six mois de loyer qu'on lit parfois n'est pas un plafond général du privilège du bailleur. Elle figure au 1 de l'article 1920 du code général des impôts (CGI), et elle ne régit que le rang du Trésor pour les créances dont le recouvrement suit les règles des contributions indirectes. La transposer à votre créance est une erreur de lecture.

Vos garanties. Trois leviers, de force très inégale.

Garantie En sauvegarde et redressement En liquidation
Dépôt de garantie Imputable sur l'arriéré par compensation de créances connexes (L. 622-7, I) Identique : L. 641-3 renvoie aux premier et troisième alinéas du I de L. 622-7
Caution personne physique Poursuites suspendues jusqu'au jugement arrêtant le plan (L. 622-28, al. 2) Poursuivable immédiatement : L. 641-3 ne vise que la première phrase de L. 622-28
Privilège mobilier Deux dernières années de loyers (L. 622-16) ; ne produit d'effet que si le mobilier est vendu Même limite, par renvoi de L. 641-12

Un démenti qui vaut de l'argent, parce que beaucoup de contenus en ligne disent encore l'inverse. On lit couramment qu'en redressement, la caution ne peut pas se prévaloir du plan. C'était vrai sous l'ancien article L. 631-20, qui écartait pour le redressement la règle de l'article L. 626-11. Cet article a été réécrit par l'ordonnance n° 2021-1193 du 15 septembre 2021 : il porte désormais sur la résolution du plan et ne dit plus rien des cautions. Le I de l'article L. 631-19 rend applicable au plan de redressement tout le chapitre VI du titre II, à deux alinéas près. La caution personne physique peut donc se prévaloir du plan de redressement, comme de celui de sauvegarde. Concrètement : si le plan étale la dette sur dix ans, vous ne pouvez pas réclamer à la caution ce que le plan n'a pas encore rendu exigible. Les modalités d'engagement d'une caution sont traitées dans les guides sur la caution du locataire et la sortie d'un engagement de caution.

Quand le locataire est votre propre société d'exploitation

C'est le montage classique : une SCI détient les murs, une société d'exploitation les occupe, le même dirigeant est aux deux bouts. Le jour où l'exploitation tombe, le réflexe naturel — « je ne vais pas me déclarer contre moi-même » — détruit la créance de la SCI. Le gérant de la SCI a un mandat social distinct : il doit déclarer, dans les deux mois, contre sa propre société. S'abstenir est une faute de gestion opposable par les autres associés, et l'associé unique n'existe pas en SCI.

Cas chiffré n° 5 — Ma propre société : 10 050 € de trésorerie à sortir, et 1 875 € d'impôt malgré la provision

SCI à l'impôt sur les sociétés (IS), bénéficiaire par ailleurs, détenant les murs d'un local d'activité. Prêt bancaire : 3 350 € par mois. Loyer facturé à la société d'exploitation : 5 000 € hors taxes avec option à la TVA, soit 6 000 € TTC. Dépôt de garantie : 15 000 €. La société d'exploitation, dirigée par la même personne, est placée en redressement le 10 février 2026 ; publication au BODACC le 18 février.

Déclaration. Trois termes impayés = 3 × 6 000 = 18 000 € TTC, à déclarer avant le 18 avril 2026. Après imputation du dépôt de garantie par compensation : 18 000 − 15 000 = 3 000 € déclarés. Le dépôt n'apporte aucune trésorerie neuve — il est encaissé depuis la signature du bail, et le plus souvent déjà consommé.

Trésorerie. Sur ces trois mois, la SCI ne perçoit rien et doit sortir 3 × 3 350 = 10 050 € d'échéances de prêt. C'est ce trou-là qui tue les SCI de murs, pas la perte comptable.

Impôt. À l'impôt sur les sociétés, le loyer est un produit acquis dès qu'il est facturé, encaissé ou non. La SCI comptabilise 15 000 € hors taxes de produits fantômes. Au taux réduit de 15 %, applicable dans la limite de 42 500 € de bénéfice, cela ajoute 2 250 € d'impôt au résultat de l'exercice, sur un loyer jamais reçu. L'hypothèse compte autant que le chiffre : une SCI de murs déficitaire, qui rembourse et qui amortit, ne paie rien et ce poste disparaît. Voici le détail que les modèles oublient : la provision ne rattrape pas tout. La compensation a éteint 15 000 € TTC de la créance, soit 12 500 € hors taxes — cette part est payée, il n'y a rien à déprécier dessus. Seul le solde de 3 000 € TTC, soit 2 500 € hors taxes, est provisionnable : 2 500 × 15 % = 375 € d'économie. La SCI supporte donc 1 875 € d'impôt sur des loyers qu'elle n'a pas vus passer en banque cette année-là.

La TVA, elle, n'est pas exigible tant que le loyer n'est pas encaissé, sauf option pour les débits. Filet de secours : si le dirigeant a porté la dette de loyer sur la liste des créanciers remise au mandataire, la présomption de l'article L. 622-24, alinéa 3 joue au profit de la SCI. C'est le seul cas où l'oubli se répare tout seul.

Deux choses à ne pas faire dans ce montage. Ne signez pas d'avenant de suspension amiable du loyer après le jugement : vous ne réglez rien et vous fabriquez la preuve d'une gestion complaisante. Et n'abandonnez pas la créance d'un trait de plume. L'article 39, 13 du code général des impôts exclut des charges déductibles les aides consenties à une autre entreprise. Il réserve deux cas : les aides à caractère commercial, et, pour les autres, l'entreprise en procédure collective. Dans ce second cas, la déduction reste plafonnée à la situation nette négative du bénéficiaire — le montant par lequel ses dettes dépassent ce qu'il possède —, puis à la part détenue par les autres associés. Une remise peut donc se déduire, mais pas librement. Un acte anormal de gestion, c'est une décision prise contre l'intérêt de la société, et le fisc l'écarte. Une remise consentie par le même dirigeant des deux côtés, sans la moindre contrepartie, y ressemble beaucoup. Les limites du loyer intragroupe sont traitées dans le guide sur le loyer versé par sa société d'exploitation, et le montage lui-même dans SCI et murs de son entreprise.

Ce que ça change dans vos comptes

Deux régimes, deux traitements. Une SCI à l'impôt sur le revenu (IR) déclare ses revenus fonciers à l'encaissement : un loyer impayé n'est pas imposé, et il n'y a rien à provisionner. Une SCI à l'impôt sur les sociétés tient une comptabilité d'engagement : le loyer est un produit dès sa facturation, imposé même s'il n'entre jamais en banque. La correction passe par une provision pour dépréciation de la créance, déductible sur le fondement de l'article 39, 1, 5° du CGI. La TVA, elle, ne se récupère que si vous avez opté pour les débits. Dans ce cas seul, la taxe est sortie de votre trésorerie sans que le loyer y entre. L'article 272 du CGI permet alors de l'imputer ou de s'en faire rembourser, sur créance devenue définitivement irrécouvrable et après rectification de la facture initiale. Sous le régime de droit commun, la taxe n'étant exigible qu'à l'encaissement, il n'y a rien à récupérer. Le détail des écritures, des justificatifs à réunir et de la reprise de provision est traité dans le guide dédié à la provision pour créance douteuse en SCI ; il n'y a rien à répéter ici. Pour le sort du dépôt de garantie compensé, voyez les écritures du dépôt de garantie.

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Gardez la trace de ce que votre locataire vous doit

  • Quittancement automatique et suivi des loyers dus, terme par terme
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13. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici a été relue sur le texte consolidé du code de commerce et du code civil dans sa version au 1er septembre 2026. Les articles sont donnés en clair, sans lien : un identifiant Légifrance recopié de mémoire pointe une fois sur deux ailleurs, et une référence fausse est pire qu'une référence absente.

  • Article L. 145-45 du code de commerce — le redressement et la liquidation judiciaires n'entraînent pas de plein droit la résiliation du bail ; toute stipulation contraire est réputée non écrite.
  • Articles L. 622-13, I et L. 641-11-1, I — aucune résiliation d'un contrat en cours ne peut résulter du seul fait de l'ouverture, nonobstant toute clause.
  • Article L. 622-14 — résiliation du bail en sauvegarde : décision de l'administrateur, délai d'attente de trois mois, paiement libératoire, défaut d'exploitation sans effet.
  • Article L. 627-2 (sauvegarde ; chapitre VII du titre II rendu applicable au plan de redressement par l'article L. 631-21) — en l'absence d'administrateur, le débiteur exerce la faculté après avis conforme du mandataire judiciaire.
  • Article L. 641-12 — résiliation en liquidation : décision du liquidateur (1°), demande du bailleur pour causes antérieures dans les trois mois de la publication (2°), causes postérieures (3°), cession du bail et solidarité du cédant réputée non écrite.
  • Articles R. 622-13, alinéa 2 et R. 641-21, alinéa 2 — le juge-commissaire constate, sur demande de tout intéressé, la résiliation de plein droit et sa date.
  • Article L. 622-24 — déclaration adressée au mandataire judiciaire, avertissement personnel réservé aux titulaires d'une sûreté ou d'un contrat publié, présomption de déclaration par le débiteur, déclaration sur évaluation des créances dont le montant n'est pas encore définitivement fixé.
  • Articles L. 622-25 et R. 622-23 — contenu de la déclaration. Montant dû au jour du jugement, sommes à échoir et dates de leurs échéances, nature et assiette de la sûreté, certification de sincérité, modalités de calcul des intérêts non arrêtés, pièces jointes sous bordereau.
  • Article R. 622-24 — délai de deux mois à compter de la publication au BODACC, augmenté de deux mois pour le créancier qui ne demeure pas sur le territoire où siège la juridiction saisie.
  • Article R. 622-21 — avertissement des créanciers connus par le mandataire dans les quinze jours, et délai d'un mois pour déclarer la créance née de la résiliation du bail.
  • Article L. 622-26 — non-admission aux répartitions. Inopposabilité au débiteur et aux personnes physiques coobligées pendant l'exécution du plan, et après elle si les engagements ont été tenus. Relevé de forclusion dans les six mois de la publication. Report du point de départ pour le titulaire d'une sûreté publiée, et pour le créancier placé dans l'impossibilité de connaître sa créance.
  • Article L. 622-6, alinéa 2 — liste des créanciers et du montant des dettes remise par le débiteur au mandataire.
  • Article L. 622-17 — paiement à l'échéance des créances postérieures utiles, et privilège du II. Ordre du III : 3° pour le cocontractant qui accepte un paiement différé, 4° pour les autres créances selon leur rang. Les délais de paiement du 3° sont autorisés par le juge-commissaire et font l'objet d'une publicité. Les indemnités et pénalités sont exclues du bénéfice de l'article. Perte du privilège au IV, faute d'information dans l'année de la fin de l'observation.
  • Article L. 641-13, III — même perte du privilège en liquidation, hors frais et dépens de la procédure, dans les six mois de la publication du jugement ou, à défaut, l'année de la publication du jugement arrêtant le plan de cession.
  • Article L. 622-7, I — interdiction de payer les créances antérieures, sauf paiement par compensation de créances connexes.
  • Article L. 622-21, I et II — interruption des actions en paiement et en résolution, pour les seuls créanciers dont la créance n'est pas mentionnée au I de l'article L. 622-17. Arrêt des procédures d'exécution sur meubles et immeubles, sans préjudice des droits de ces mêmes créanciers postérieurs.
  • Article L. 622-16 — privilège du bailleur limité aux deux dernières années de loyers avant le jugement d'ouverture.
  • Article 2332, 1° du code civil (ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021) — privilège sur le mobilier garnissant les lieux et appartenant au débiteur, y compris, le cas échéant, le mobilier d'exploitation et la récolte de l'année.
  • Articles L. 622-28, L. 626-11 et L. 631-19, I — arrêt du cours des intérêts, suspension des poursuites contre les cautions personnes physiques, faculté de se prévaloir du plan.
  • Articles L. 631-14, L. 631-21 et L. 641-3 — extension des textes de la sauvegarde au redressement et à la liquidation. Le périmètre de chaque renvoi diffère. L. 631-14 vise les articles L. 622-3 à L. 622-9 et L. 622-13 à L. 622-33. L. 631-21 rend le chapitre VII du titre II applicable au plan de redressement. L. 641-3 ne reprend de l'article L. 622-28 que sa première phrase.
  • Article L. 642-7 — cession des contrats par le jugement arrêtant le plan, conditions du jour de l'ouverture, solidarité du cessionnaire réputée non écrite, adjonction d'activités connexes après audition du bailleur.
  • Articles L. 621-3 et L. 631-7 — durée de la période d'observation et prolongation exceptionnelle en redressement.
  • Article L. 145-41 (loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, en vigueur le 28 mai 2026) — clause résolutoire de droit commun, suspension par le juge, nouvel alinéa 3 conditionnant les délais de paiement.
  • Article 28, 1° b du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 — publicité obligatoire du bail de plus de douze années. Et, même pour un bail plus court, de la quittance ou de la cession d'une somme équivalente à trois années de loyers non échus.
  • Article 1920, 1 du CGI — limite de six mois de loyer propre au rang du Trésor, souvent transposée à tort au privilège du bailleur.
  • Articles 39, 1, 5° et 272 du CGI — provision pour créance douteuse ; imputation ou remboursement de la seule taxe « qui a été perçue », sur créance devenue définitivement irrécouvrable et après rectification de la facture. Développés dans le guide dédié.
  • Article 39, 13 du CGI — aides consenties à une autre entreprise : exclusion des charges déductibles, exception des aides à caractère commercial, exception et plafond en cas de procédure collective ouverte.

Deux points restent discutés, et cette page ne prétend pas les trancher. Le premier : la date de naissance de la créance quand un terme de loyer chevauche le jugement, faute de texte. Le second : la juridiction compétente pour une demande de résiliation judiciaire, à l'article L. 622-14, 2° comme au 2° de l'article L. 641-12, la requête au juge-commissaire étant la voie sûre sans que le référé soit toujours irrecevable. Le constat d'une résiliation de plein droit, lui, relève sans discussion du juge-commissaire. Signalons enfin que la procédure de votre locataire peut relever du tribunal de commerce ou, dans douze ressorts, du tribunal des activités économiques ouvert à titre expérimental.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon ce que vous avez à faire cette semaine.

Le bail et son exécution

Impayés, garanties et sortie

Comptes, TVA et suites

Le montage, et la SCI elle-même en difficulté


14. FAQ — 14 questions de bailleur

Quatorze questions que le corps du guide ne traite pas : la sauvegarde, le bail dérogatoire, la relocation anticipée, la saisie des meubles, l'assurance loyers impayés, l'échéancier du plan, le local abandonné, et sept autres.

FAQ

Locataire en procédure collective : les 14 questions les plus posées

Pour l'essentiel, non. Les articles L. 622-13 à L. 622-33 du code de commerce forment le socle commun, et l'article L. 631-14 les rend applicables au redressement judiciaire. La différence tient au débiteur, pas à vous : en sauvegarde, l'entreprise n'est pas encore en cessation des paiements. Vos deux mois de déclaration, votre attente de trois mois et votre année de conservation du privilège sont identiques.
Oui. Le livre VI du code de commerce vise les contrats en cours, sans distinguer le régime du bail. Ce que vous perdez, ce n'est pas la protection du livre VI, c'est le statut des baux commerciaux : pas de droit au renouvellement, pas d'indemnité d'éviction. Le privilège de l'article L. 622-16 et la déclaration de créance, eux, jouent de la même façon.
Non, et c'est l'erreur la plus chère après la forclusion. Tant que le juge-commissaire n'a pas constaté la résiliation et fixé sa date, le bail existe toujours. Signer un nouveau bail vous met en situation de double location, donc exposé à des dommages et intérêts envers le second preneur. Attendez l'ordonnance, puis la restitution effective des clés.
Oui, mais par écrit et contre quelque chose. Une remise sèche entre deux sociétés dirigées par la même personne reste attaquable comme acte anormal de gestion. Négociez une contrepartie réelle — reprise du paiement courant, garantie nouvelle, allongement de la durée — puis datez et signez le protocole. Un conseil de calendrier : ne signez rien avant d'avoir déclaré votre créance, sans quoi vous négociez sans savoir ce que la procédure vous rendra. Côté fiscal, la déduction de l'abandon obéit à l'article 39, 13 du code général des impôts ; les conditions et le plafond sont détaillés au chapitre 12 de ce guide.
Sur l'arriéré antérieur, non : le II de l'article L. 622-21 arrête ou interdit toute procédure d'exécution, y compris une saisie déjà engagée. Mais ce même II réserve expressément les droits des créanciers dont la créance est mentionnée au I de l'article L. 622-17 : pour vos loyers postérieurs impayés, ce gel ne vous atteint pas. Sur l'arriéré antérieur, en revanche, votre privilège change simplement de terrain. Il s'exerce à l'intérieur de la procédure, sur le prix du mobilier s'il est vendu, et non plus par un commissaire de justice que vous mandatez. Vous ne perdez pas votre garantie, vous perdez la main sur son exécution.
Le juge-commissaire, par requête, et non par assignation en référé. Ce qui décide de l'issue, c'est ce que vous y joignez : le bail, un décompte terme par terme de ce qui reste dû, la preuve de la date de publication du jugement, et la démonstration que votre délai est respecté. Demandez au juge deux choses, pas une : qu'il constate la résiliation, et qu'il en fixe la date. C'est cette date qui ouvre votre période d'indemnité d'occupation.
Six mois au maximum, renouvelables une fois pour six mois (article L. 621-3). En redressement judiciaire, le tribunal peut exceptionnellement prolonger de six mois de plus, à la demande du procureur de la République (article L. 631-7). Comptez donc jusqu'à dix-huit mois. Cette durée vous intéresse pour une raison précise : c'est sa fin qui déclenche votre année de l'article L. 622-17, IV.
Le relevé de forclusion est hors délai, les six mois de l'article L. 622-26 étant écoulés. Trois pistes restent ouvertes. Demandez au mandataire si le débiteur vous a porté sur la liste de ses créanciers, ce qui fait jouer la présomption de déclaration. Réclamez les loyers postérieurs, qui ne se déclarent pas. Vérifiez si une caution est mobilisable.
Presque jamais. La garantie loyers impayés est un produit conçu pour l'habitation, adossé à des critères de solvabilité de particuliers. Des contrats existent pour les locaux commerciaux, mais ils excluent fréquemment l'ouverture d'une procédure collective, ou plafonnent l'indemnisation à quelques mois. Relisez la clause d'exclusion avant de compter dessus.
Oui, et sans rien changer à vos habitudes : appelez le terme, envoyez la quittance, facturez. Une seule différence de forme, mais elle compte : l'avis d'échéance part à l'administrateur ou au liquidateur, pas seulement au débiteur. Sur un bail avec option à la taxe sur la valeur ajoutée, la taxe reste due mais n'est exigible qu'à l'encaissement. Sauf si vous avez opté pour les débits : elle sort alors de votre trésorerie sans que le loyer y soit entré.
Le bail et ses avenants, le dernier avis d'indexation, un décompte terme par terme de l'arriéré, les relances et mises en demeure, l'acte de cautionnement s'il en existe un, le reçu du dépôt de garantie. Le mandataire judiciaire n'ira rien chercher pour vous : une créance mal justifiée est contestée, et une créance contestée non défendue dans les délais est rejetée.
Oui, pour la période pendant laquelle les locaux ne vous sont pas restitués. Cette indemnité naît après le jugement : elle se paie à l'échéance et ne se déclare pas au passif. Attention au délai d'un an de l'article L. 622-17, IV, qui la concerne comme les loyers postérieurs. Signalée trop tard, elle perd son rang privilégié.
Selon l'échéancier du plan, qui peut s'étaler sur dix ans. Les plans prévoient le plus souvent des annuités progressives, avec un premier versement modeste au bout d'un an. Une créance admise n'est pas un chèque : c'est une ligne dans un calendrier que le commissaire à l'exécution du plan fait vivre, et que la résolution du plan peut interrompre.
Non : le local vide n'est pas une cause de résiliation pendant l'observation (article L. 622-14, dernier alinéa). Faites d'abord constater l'abandon par un commissaire de justice, pour dater les faits et fixer l'état des lieux avant que la vacance ne les dégrade. Puis agissez sur le seul terrain qui fonctionne : le défaut de paiement des loyers postérieurs, une fois les trois mois écoulés.