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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Répartir le résultat de la SCI entre associés : comptabilité et déclaration 2072 (2026)

Exercice clôturé. Résultat calculé. La dernière ligne affiche 24 000 € de revenu net, et vous voilà devant la seule question qui compte vraiment : qui déclare quoi ? Une SCI à l'IR ne paie aucun impôt sur ce chiffre. Ce sont ses associés qui le paient, chacun pour sa part. Reste à calculer cette part sans se tromper, à l'inscrire dans les bons comptes, et à la poser au bon endroit de la déclaration — trois opérations où j'ai vu à peu près toutes les erreurs possibles.

De quoi parle-t-on ? Répartir, c'est transformer un chiffre unique — le résultat de la société — en autant de quotes-parts qu'il y a de titulaires de droits. L'opération a trois faces, et elles ne se laissent pas séparer. Une face juridique : quelle clé applique-t-on, et à quelle date apprécie-t-on les droits de chacun ? Une face comptable : quels comptes bougent, dans quel sens, avec quelle pièce ? Une face déclarative : que porte-t-on sur l'annexe A2 de la 2072, et que reprend l'associé sur sa 2044 ? On les prend ici dans cet ordre, numéros de comptes exacts à l'appui, et on finit par un cas chiffré de bout en bout.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à jour du Code civil, du CGI et du BOFiP au 28/07/2026. Ce tutoriel traite de la ventilation du résultat entre les associés ; le choix du sort du résultat (réserve, report à nouveau ou distribution) est traité dans notre guide dédié à l'affectation du résultat en SCI. Pour le cadre général, voyez le guide comptabilité SCI.

À retenir en 30 secondes

  • La clé par défaut est la proportionnalité aux parts (art. 1844-1 C. civ.), mais les statuts peuvent prévoir autre chose — sous réserve de la prohibition des clauses léonines.
  • Un sous-compte 455 par associé. 45511, 45512, 45513… L'écriture d'affectation débite le compte 120 et crédite chaque sous-compte de sa quote-part.
  • La 2072 matérialise la répartition sur son annexe A2 (cadre IX) : identité, numéro fiscal, nombre de parts et quote-part de chaque associé. Le total doit tomber pile sur le résultat R5.
  • Cession en cours d'année : c'est l'associé présent à la clôture qui est imposé sur l'exercice entier, sauf convention conclue avant la clôture et dotée d'une date certaine (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, § 30).
  • Mettre en réserve ne diffère jamais l'impôt à l'IR. L'associé est imposé sur sa quote-part qu'il l'encaisse ou non (art. 8 du CGI).
  • En démembrement, l'usufruitier prend le résultat courant (art. 8 du CGI) ; le nu-propriétaire n'est pas imposé sur ce résultat.

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne remplace pas un conseil personnalisé. Les numéros de comptes suivent le plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03) ; les références fiscales sont à jour du CGI et du BOFiP au 28/07/2026. La répartition du résultat en présence d'un démembrement, d'une cession en cours d'exercice ou d'un associé personne morale comporte des arbitrages techniques : faites-les valider par un professionnel avant le dépôt de votre déclaration.

Références légales mobilisées dans ce guide

  • Article 1844-1 du Code civil — répartition des bénéfices et contribution aux pertes à proportion des parts, sauf clause contraire ; clauses léonines réputées non écrites.
  • Article 1856 du Code civil — obligation annuelle du gérant de rendre compte de sa gestion aux associés par un rapport écrit d'ensemble indiquant les bénéfices réalisés ou prévisibles et les pertes encourues ou prévues ; le texte n'impose ni assemblée, ni approbation des comptes, ni procès-verbal.
  • Article 1853 du Code civil — les décisions collectives sont prises en assemblée, sauf si les statuts prévoient qu'elles résultent d'une consultation écrite (rédaction issue de la loi n° 2024-537 du 13 juin 2024, en vigueur le 14 septembre 2024, qui admet la voie électronique).
  • Article 587 du Code civil — quasi-usufruit et dette de restitution, appliqué aux distributions de réserves sur parts démembrées (Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246).
  • Article 8 du CGI — imposition personnelle des associés sur la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits ; sort de l'usufruitier en cas de démembrement des parts.
  • Article 12 du CGI — annualité de l'impôt sur le revenu.
  • Article 218 bis du CGI — imposition à l'IS de l'associé personne morale sur sa part de bénéfices.
  • Article 238 bis K du CGI — I : parts inscrites à l'actif d'une personne morale passible de l'IS de droit commun ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole au réel → quote-part déterminée selon les règles applicables au détenteur ; II : tous les autres cas.
  • Article 156, I-3° du CGI — imputation du déficit foncier sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, le surplus et la fraction issue des intérêts d'emprunt s'imputant sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
  • Article 1655 ter du CGI — sociétés d'attribution, seul cas de véritable transparence fiscale.
  • Article 1865-1 du Code civil — forme obligatoire de la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière depuis le 27 juin 2026 (créé par l'art. 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026).
  • BOI-RFPI-CHAMP-30-20 — « Revenus fonciers — Champ d'application — Personnes concernées — Sociétés » : imposition des associés des sociétés immobilières non transparentes ; le § 160 renvoie, pour les modalités de répartition du résultat, au BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20.
  • BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20 — règles générales d'imposition des associés : part de bénéfices acquise dès la clôture (§ 30), opposabilité des seules conventions antérieures à la clôture, répartition usufruitier / nu-propriétaire (I-B § 100 à 200).
  • Formulaires 2072-S et 2072-C — annexe A2, cadre IX : « Liste des associés et usufruitiers et répartition du résultat ».
  • Plan comptable général, règlement ANC n° 2014-03 — comptes 106, 110, 119, 120, 129, 455, 457, 512.

1. Le principe de répartition du résultat : au prorata des parts, sauf clause contraire

Avant la moindre écriture et avant le moindre formulaire, une question de droit civil : selon quelle clé le résultat se partage-t-il ? La réponse tient en une phrase, à l'article 1844-1 du Code civil. La part de chaque associé dans les bénéfices et sa contribution aux pertes se déterminent à proportion de sa part dans le capital social, le tout sauf clause contraire.

On ne lit en général que la première moitié de cette phrase. Elle pose la règle par défaut : 60 % des parts, 60 % du bénéfice, 60 % de la perte. La seconde moitié est pourtant celle qui ouvre le jeu — la proportionnalité n'est pas d'ordre public, les statuts peuvent la moduler. Aucune SCI n'est donc condamnée à un partage mécanique. Simplement, si elle veut autre chose, elle doit l'écrire. Et l'écrire correctement.

La clause de répartition inégale et ses limites

Une clause statutaire peut attribuer à un associé plus, ou moins, que sa participation au capital. Les motifs légitimes ne manquent pas et je les rencontre régulièrement : l'associé qui gère l'immeuble toute l'année sans toucher un euro de rémunération de gérance, celui qui a payé la réfection de toiture sur son compte courant pendant que les autres regardaient, ou la famille qui veut faire remonter les revenus vers un parent âgé tout en ayant déjà donné la propriété aux enfants.

La liberté existe, mais elle est bornée par trois exigences.

  • La clause doit figurer dans les statuts, ou dans un acte modificatif régulièrement adopté. Un accord verbal, une « habitude » installée depuis six ans, une ligne dans un pacte d'associés que personne n'a communiqué : rien de tout cela ne tiendra face à un vérificateur. Le lieu naturel de cette clause, ce sont les statuts de la SCI.
  • Elle doit être chiffrable sans ambiguïté. « Le gérant percevra une part majorée du bénéfice » ne se traduit en aucune écriture — essayez, vous verrez. « L'associé A perçoit 45 % du bénéfice bien qu'il détienne 30 % des parts » se passe en trente secondes.
  • Elle ne doit pas être léonine. C'est la limite absolue, posée par l'alinéa 2 du même article 1844-1.

La prohibition des clauses léonines

L'article 1844-1, alinéa 2 du Code civil répute non écrites quatre stipulations : celle qui attribue à un associé la totalité du profit, celle qui l'exonère de la totalité des pertes, celle qui exclut un associé totalement du profit, et celle qui met à sa charge la totalité des pertes.

La sanction surprend souvent : la société n'est pas annulée, c'est la clause seule qui s'efface. Si vous avez bâti votre répartition dessus, elle disparaît et la proportionnalité aux parts reprend la main — y compris rétroactivement, le jour où l'administration ou un associé fâché ouvre le dossier. Le mot qui commande tout, ici, c'est « totalité ». Une répartition très déséquilibrée mais non totale, 95 % / 5 % par exemple, n'est pas léonine par elle-même. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne sera jamais discutée : elle le sera simplement sur un autre terrain.

À quelle date apprécie-t-on les droits de chacun ?

Deuxième question, nettement plus piégeuse que la première. Le résultat d'un exercice se fabrique jour après jour, loyer après loyer, mais il n'est constaté qu'une seule fois : à la clôture. Alors qui le prend ? Celui qui était associé au 1er janvier, celui qui l'est au 31 décembre, ou les deux au prorata de leur passage ?

Le point de départ est l'article 8 du CGI : les associés des sociétés civiles sont personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société. La doctrine administrative en tire une règle nette : « la part des bénéfices sociaux à laquelle a droit chacun des associés doit être regardée comme étant acquise dès la clôture de chaque exercice, même si, à cette date, elle n'a pas été encore appréhendée » (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, § 30) — doctrine expressément rendue applicable aux sociétés immobilières non transparentes par le BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 160.

Le principe est donc celui de l'associé présent à la clôture. Celui qui détient les parts au dernier jour de l'exercice — le 31 décembre, pour l'immense majorité des SCI à l'IR — est imposé sur la quote-part attachée à ces parts, et sur l'exercice entier. Vendez vos parts le 30 juin : par défaut, vous ne déclarez rien au titre de cette année-là. C'est l'acquéreur, arrivé six mois plus tôt, qui encaisse fiscalement les douze mois. Beaucoup d'acheteurs découvrent ce détail au printemps suivant.

L'exception existe, et elle est précisément encadrée. Une convention modifiant la répartition — typiquement une clause de l'acte de cession partageant le résultat de l'exercice en cours entre le cédant et le cessionnaire — est opposable à l'administration à la double condition d'avoir été conclue avant la clôture de l'exercice et d'avoir date certaine. Conclue après la clôture, elle est inopposable : le même BOFiP écarte expressément les conventions postérieures à la date à laquelle l'administration doit se placer, comme il écarte les conventions occultes. L'annexe A2 de la 2072 permet de matérialiser un tel partage, puisqu'elle réclame pour chaque associé ses dates d'entrée et de sortie de la société. Le détail du formulaire figure dans notre guide case par case de la déclaration 2072.

Point technique à ne pas traiter à la légère

Le formulaire comporte des colonnes de dates, donc on proratise. C'est un raisonnement séduisant et faux. Sans convention antérieure à la clôture, la règle reste celle de l'associé présent au dernier jour de l'exercice, et un prorata improvisé déplace l'impôt sur la mauvaise tête — avec un redressement à la clé chez celui qui n'a rien déclaré. Deux réflexes, donc : une clause explicite dans l'acte de cession sur le sort du résultat en cours, et une date certaine avant la clôture. Le doute se tranche avant le dépôt, jamais après.

Répartition n'est pas distribution

Une dernière mise au point, sans laquelle le reste de ce guide n'a pas de sens. Répartir n'est pas verser. La répartition attribue une quote-part et déclenche l'impôt. Le versement est un mouvement de trésorerie, qui peut arriver six mois plus tard, cinq ans plus tard, ou jamais.

Prenons la SCI qui dégage 24 000 € et laisse tout dormir sur son compte pour financer la toiture de l'an prochain. Elle n'a rien évité du tout : les trois associés sont imposés sur leur quote-part sans avoir vu passer un centime. Les praticiens appellent ça l'imposition « en sec », et c'est le premier vrai choc de la deuxième année d'existence d'une SCI. Le choix de laisser les fonds dans la société relève, lui, de l'affectation du résultat — sujet mitoyen mais différent, traité dans notre guide affectation du résultat en SCI.

Précision de vocabulaire. On lit souvent qu'une SCI à l'IR est « transparente ». Le terme exact est translucide : la société existe bien, elle détermine son propre résultat et dépose sa propre déclaration, mais l'impôt est établi au nom des associés (art. 8 du CGI). La véritable transparence fiscale, au sens strict, ne concerne que les sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI, dont les associés sont réputés propriétaires directs des locaux. Cette nuance n'est pas cosmétique : c'est parce que la SCI est translucide qu'elle a un résultat propre à répartir, et donc une 2072 à déposer.


2. Les sous-comptes 455 par associé : construire un plan de comptes qui ventile

Une répartition ne s'improvise pas le jour de la clôture. Elle se prépare bien avant, dans le plan de comptes. Une SCI qui n'a qu'un compte 455 global sait combien elle doit « à ses associés » — mais pas à qui, ni combien à chacun. La répartition devient alors un calcul de coin de table : injustifiable en contrôle, irreproductible l'année suivante, et source de discussions pénibles le jour où quelqu'un veut sortir.

Les comptes réellement mobilisés

Voici le jeu complet, avec l'intitulé exact du plan comptable général et le rôle de chaque compte dans l'opération.

Compte Intitulé PCG Rôle dans la répartition
120 Résultat de l'exercice (bénéfice) Le montant global à répartir. Il est débité pour être soldé.
129 Résultat de l'exercice (perte) Le déficit à répartir. Il est crédité pour être soldé.
110 Report à nouveau (solde créditeur) Part du bénéfice laissée en attente, non inscrite aux comptes courants.
119 Report à nouveau (solde débiteur) Perte conservée au bilan plutôt que reportée sur les comptes courants.
106 Réserves Mise en réserve (usage courant en SCI à l'IS).
4551 Associés — Comptes courants (principal) Le compte pivot de la répartition, à subdiviser par associé (45511, 45512…).
4558 Associés — Intérêts courus Intérêts du compte courant. Hors répartition du résultat.
457 Associés — Dividendes à payer Dividendes votés en assemblée (SCI à l'IS uniquement).
512 Banques Contrepartie du versement effectif à l'associé.
108 Compte de l'exploitant À proscrire en SCI : ce compte est conçu pour l'entreprise individuelle.

Un mot sur le compte 108, parce qu'il resurgit régulièrement dans les dossiers qu'on reprend. Il enregistre les mouvements entre l'entreprise individuelle et son exploitant : une logique de personne unique, qui se confond avec sa boîte. Une SCI, elle, est une société dotée de la personnalité morale face à plusieurs associés distincts ; ses relations avec eux se logent en 455 subdivisé, point. Si vous récupérez un dossier truffé de 108, le nettoyage fait partie intégrante des travaux de reprise de comptabilité.

Faut-il un compte « 4552 Résultat à répartir » ?

La question revient sans arrêt, et une réponse floue se paie deux exercices plus tard. Alors soyons net. Le plan comptable général ne prévoit officiellement que deux subdivisions au compte 455 : 4551 « Principal » et 4558 « Intérêts courus ». Le fameux « 4552 Résultat à répartir » n'existe nulle part dans le règlement ANC.

Vous pouvez malgré tout en créer un. Le PCG autorise les subdivisions libres dès lors qu'elles remontent proprement au compte de rattachement et que leur intitulé parle de lui-même. Certains cabinets ouvrent effectivement une subdivision dédiée pour distinguer, à l'intérieur du compte courant, ce qui vient de l'affectation du résultat de ce qui vient d'apports de trésorerie. Question de confort de lecture, rien de plus.

Mon conseil pour une SCI : subdivisez d'abord par associé, pas par nature. Ce que vous devez savoir en permanence, c'est combien la société doit à chacun. Savoir quelle fraction de la dette envers M. Durand vient d'une affectation de 2023 plutôt que d'un virement de 2024 ne vous servira presque jamais. Rien n'interdit de faire les deux, mais commencez par le bon axe.

Sous-compte Intitulé à retenir Ce qu'il contient
45511Associé A — compte courantApports de trésorerie, charges avancées, quotes-parts affectées, prélèvements
45512Associé B — compte courantIdem, pour l'associé B
45513Associé C — compte courantIdem, pour l'associé C
45514Mme X — usufruitièreQuote-part de résultat courant revenant à l'usufruitier des parts démembrées
45515M. Y — nu-propriétaireSommes revenant au nu-propriétaire (résultat exceptionnel, prix de cession)
4558Associés — intérêts courusIntérêts rémunérant les comptes courants, à ne jamais mélanger avec la répartition

Trois règles d'hygiène pour que la ventilation tienne dans le temps

  • Un sous-compte par personne, jamais par foyer. Deux époux associés sont deux associés : deux sous-comptes, deux quotes-parts, deux lignes sur l'annexe A2 — même s'ils déposent une déclaration de revenus commune. C'est aussi ce qui vous sauve le jour d'un divorce ou d'une succession.
  • L'intitulé porte le nom en clair. « 45512 — Associé 2 » ne vous dira plus rien dans cinq ans, et encore moins à votre successeur. « 45512 — DURAND Claire » se relit sans effort, par un tiers, un notaire ou un vérificateur.
  • On ne recycle jamais un numéro. Quand un associé sort, son sous-compte se solde ; son numéro ne repart pas au suivant. Nouvel associé, nouveau numéro. C'est ce qui garde la piste d'audit lisible dix ans plus tard.

Rien de cosmétique là-dedans. Ces conventions déterminent la qualité de votre fichier des écritures comptables (FEC) et la lisibilité de vos registres comptables — deux choses qu'on vous demandera un jour, souvent au pire moment. Le plan de comptes complet d'une SCI est détaillé dans notre guide plan comptable SCI.


3. Les écritures de répartition : affectation, compte courant, cas du déficit

Plan de comptes prêt, clé connue : place aux écritures. Toutes interviennent après la clôture, dans le journal des opérations diverses (OD), et toutes appellent la même pièce justificative — la décision collective qui a approuvé les comptes et statué sur l'affectation. En pratique un procès-verbal d'assemblée ; mais l'article 1853 du Code civil permet aussi, lorsque les statuts le prévoient, une consultation écrite ou un acte signé de tous les associés, qui remplit exactement le même office. Ce qui compte, c'est qu'une décision datée et signée existe : j'y reviens en fin de guide, c'est la septième erreur.

Étape 0 — Le résultat doit d'abord exister

Un rappel de chronologie, parce que l'ordre compte. À la clôture, les comptes de charges (classe 6) et de produits (classe 7) se soldent les uns contre les autres. Ce qui reste, c'est le résultat, et il se loge à un seul endroit :

  • au compte 120 « Résultat de l'exercice (bénéfice) », au crédit, si les produits l'emportent ;
  • au compte 129 « Résultat de l'exercice (perte) », au débit, dans le cas inverse.

Tant que ce travail n'est pas fait, il n'y a rien à répartir — et j'ai vu des gérants tenter l'affectation avant même d'avoir passé leurs charges à payer. Cut-off des loyers, charges à payer, produits à recevoir, dotations : tout est décrit dans notre guide de clôture comptable de la SCI, et résumé dans la checklist de clôture.

Écriture n° 1 — Affecter un bénéfice aux comptes courants (SCI à l'IR)

Voilà l'écriture qui justifie ce guide à elle seule. Le compte 120 est débité jusqu'à revenir à zéro, chaque sous-compte 455 est crédité de la quote-part de son titulaire. Illustration avec 24 000 € de bénéfice et trois associés à 50 %, 30 % et 20 %.

Date Compte Libellé Débit Crédit
30/06/2026 120 Résultat de l'exercice 2025 — affectation AG 24 000 €
30/06/2026 45511 Associé A — quote-part 50 % 12 000 €
30/06/2026 45512 Associé B — quote-part 30 % 7 200 €
30/06/2026 45513 Associé C — quote-part 20 % 4 800 €

Ce que cette écriture change, très concrètement. Le compte 120 retombe à zéro : le résultat 2025 est consommé. En face, la SCI reconnaît une dette de 24 000 € envers ses associés, ventilée nom par nom. À partir de là, chacun peut réclamer le remboursement de son compte courant — dans les conditions des statuts, et à condition qu'il y ait de la trésorerie en face, ce qui est une autre histoire. Le fonctionnement détaillé de ces comptes est décrit dans notre guide écritures du compte courant d'associé, et leur régime juridique et fiscal dans le compte courant d'associé en SCI.

Écriture n° 2 — Ne pas tout inscrire en compte courant

L'assemblée peut décider de n'affecter qu'une partie du bénéfice aux comptes courants et de laisser le reste en report à nouveau. Sur 24 000 €, si l'on n'attribue que 12 000 € aux associés :

Compte Libellé Débit Crédit
120Résultat de l'exercice24 000 €
45511Associé A — 50 % de 12 000 €6 000 €
45512Associé B — 30 % de 12 000 €3 600 €
45513Associé C — 20 % de 12 000 €2 400 €
110Report à nouveau créditeur12 000 €

Attention : cette écriture ne change rien à l'impôt (à l'IR)

Compte courant, report à nouveau, moitié-moitié : peu importe. Les trois associés restent imposés sur la totalité de leur quote-part du résultat fiscal — 12 000 €, 7 200 € et 4 800 €. L'article 8 du CGI taxe la part de bénéfices sociaux correspondant aux droits de l'associé, pas ce qu'il a effectivement touché. La comptabilité organise la dette de la société ; elle n'a aucune prise sur l'assiette imposable.

Écriture n° 3 — Le versement effectif à l'associé

Quand l'associé prélève sa quote-part, le mouvement est purement financier : la dette diminue, la trésorerie aussi.

Compte Libellé Débit Crédit
45511Associé A — prélèvement sur compte courant6 000 €
512Banque — virement du 15/07/20266 000 €

Ce virement n'ajoute aucun revenu imposable. L'associé a déjà payé l'impôt sur cette quote-part au titre de l'exercice concerné ; il récupère simplement une somme que la société lui devait. Le prendre pour un revenu et le redéclarer est l'une des doubles impositions les plus courantes en SCI familiale — et l'une des plus faciles à éviter.

Écriture n° 4 — Le cas du déficit

Tout s'inverse : cette fois c'est le compte 129 qu'il faut solder, au crédit. Deux destinations possibles, et le choix entre les deux a des conséquences bien réelles.

Option A — répartir le déficit sur les comptes courants. Sur un déficit de 9 000 € réparti 50/30/20 :

Compte Libellé Débit Crédit
45511Associé A — quote-part de perte 50 %4 500 €
45512Associé B — quote-part de perte 30 %2 700 €
45513Associé C — quote-part de perte 20 %1 800 €
129Résultat de l'exercice (perte)9 000 €

Option B — conserver la perte au bilan. Débit du compte 119 « Report à nouveau (solde débiteur) » pour 9 000 €, crédit du compte 129 pour le même montant. Aucun compte courant n'est touché.

Comment choisir entre les deux options ?

Un seul critère décide : l'état des comptes courants. Imputer une perte de 4 500 € sur un compte courant qui n'affiche que 1 200 € le fait basculer débiteur — autrement dit, l'associé doit désormais 3 300 € à sa propre SCI. À éviter : les statuts l'interdisent souvent, l'opération s'expose à une requalification en avance consentie par la société, et le bilan envoie un signal désastreux au premier lecteur venu, banquier en tête.

La règle que j'applique : comptes courants largement créditeurs, parce que les associés ont financé l'acquisition ? Option A, propre et fidèle à la réalité économique. Comptes courants faibles ou à zéro ? Option B par le 119, sans hésiter. Dans les deux cas, l'imputation fiscale du déficit chez l'associé suit ses propres règles, indépendantes de ce choix comptable.

Côté fiscal, le déficit foncier reste imputable sur le revenu global de l'associé dans la limite de 10 700 € par an (art. 156, I-3° du CGI), le surplus et la fraction provenant des intérêts d'emprunt s'imputant sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce mécanisme, ses plafonds et son cas majoré pour la sortie de passoire énergétique sont détaillés dans notre guide déficit foncier en SCI ; le cas d'une SCI structurellement déficitaire est traité dans SCI déficitaire.

Le tableau de répartition : la pièce qui justifie tout

Une écriture d'affectation sans document de support ne tient pas debout. Prenez l'habitude d'annexer à la décision d'affectation — procès-verbal d'assemblée, consultation écrite ou acte unanime — un tableau nominatif de répartition : nom, nombre de parts, pourcentage de droits, période de détention si elle ne couvre pas l'exercice entier, montant de la quote-part en euros. Une page, pas davantage. Ce tableau sert trois fois — pièce justificative de l'écriture, brouillon de l'annexe A2, et document que chaque associé recevra pour remplir sa propre déclaration.

C'est aussi la pièce qu'on vous demandera en cas de contrôle fiscal, et celle que réclamera un associé exerçant son droit d'information.

La répartition par associé, calculée automatiquement

sci-ai.app tient un sous-compte 455 par associé, applique votre clé statutaire (y compris les répartitions inégales et les prorata temporis), génère l'écriture d'affectation et pré-remplit l'annexe A2 de la 2072. Chaque associé reçoit son tableau de quote-part prêt à reporter sur sa 2044.


4. L'annexe A2 de la 2072 : la répartition vue par l'administration

La comptabilité organise la dette de la société envers ses associés. La déclaration 2072 organise l'impôt : c'est par elle que la SCI dit à l'administration qui doit être imposé, et sur combien. Les deux documents doivent raconter rigoureusement la même histoire. Quand ils divergent, c'est toujours la 2072 qui gagne — et l'écart se paie.

Quelle 2072 déposer ?

Formulaire Quand l'utiliser Conséquence sur la répartition
2072-S Tous les associés sont des personnes physiques, pas de régime spécial Une seule détermination du résultat, répartie à l'annexe A2
2072-C Au moins un associé personne morale ou entreprise, ou immeubles relevant d'un régime spécial (monuments historiques, dispositifs d'amortissement, déductions spécifiques) Quote-part de l'associé personne morale déterminée selon ses propres règles (I de l'art. 238 bis K du CGI)

La date limite de dépôt est fixée au 5 mai 2026 pour l'exercice 2025, avec un délai supplémentaire en télédéclaration — laquelle est obligatoire — portant l'échéance au 20 mai 2026. Le calendrier complet des obligations de la SCI figure dans notre calendrier fiscal SCI, et les conséquences d'un dépôt tardif dans retard de déclaration.

Le chemin du résultat : de R5 à l'annexe A2

La 2072-S se remplit dans un ordre imposé, et la répartition arrive tout à la fin. Ne commencez jamais par elle.

Le parcours de remplissage

1. Annexe A1 (cadre VII) — une par immeuble : recettes brutes, puis charges déductibles ligne par ligne. Le solde donne le revenu ou le déficit de l'immeuble.

2. Page 1, cadre I « Résultat net à répartir entre les associés » — agrégation : les lignes R1 à R5 consolident les annexes A1. La ligne R5 porte le résultat net à répartir : c'est le chiffre unique que la répartition va découper.

3. Annexe A2, cadre IX « Liste des associés et usufruitiers et répartition du résultat » — la liste nominative et la ventilation de R5 entre ses titulaires. C'est ici que se joue tout l'objet de ce guide.

Ce qu'on inscrit, associé par associé

L'annexe A2 réclame, pour chaque associé, un bloc d'informations complet. Aucune n'est décorative : toutes servent à l'administration pour rapprocher automatiquement la 2072 de la déclaration personnelle correspondante.

Information demandée Où la trouver Pourquoi elle compte
Identité complèteStatuts, registre des associésIdentifie la personne imposée, distincte du foyer fiscal
AdresseDernière adresse connue de l'associéRattachement au service des impôts compétent
Numéro fiscal (13 chiffres)Avis d'imposition de l'associéClé de rapprochement automatique avec sa 2044
Nombre de parts détenuesStatuts et actes de cessionJustifie la clé de répartition appliquée
Dates d'entrée et de sortieActes de cession, de donation, de successionPermet de matérialiser un partage conventionnel du résultat de l'exercice
Qualité de la détentionActes de donation, de démembrementDistingue pleine propriété, usufruit et nue-propriété
Quote-part de résultatVotre tableau de répartitionMontant que l'associé devra reporter sur sa 2044

Le contrôle de cohérence à faire avant de valider

La somme des quotes-parts de l'annexe A2 doit tomber exactement sur le résultat R5, à l'euro près. C'est le premier test que fera l'administration, et le plus facile à rater. Les trois classiques : l'arrondi d'une répartition en tiers (33,33 % × 3 = 99,99 %, il manque un euro sur 10 000), la quote-part oubliée d'un associé entré en novembre, et l'usufruitier plus le nu-propriétaire comptés tous les deux pour le même résultat. Faites l'addition avant de valider, et logez l'écart d'arrondi chez l'associé majoritaire au lieu de le laisser flotter.

Ce que la 2072 ne dit pas

Le formulaire a deux angles morts, et on les découvre rarement au bon moment.

  • La 2072 ne contient pas les plus-values immobilières. Si la SCI a vendu un immeuble, la plus-value fait l'objet d'une déclaration distincte déposée par le notaire au moment de la vente ; seuls les loyers perçus jusqu'à la cession figurent en annexe A1. La répartition d'une plus-value entre associés obéit donc à un circuit parallèle — voir notre guide plus-value en SCI.
  • La 2072 ne se substitue pas à la déclaration personnelle de l'associé. Déposer une 2072 impeccable ne dispense aucun associé de reporter sa quote-part sur sa propre 2044. Le formulaire de la société informe l'administration ; c'est la déclaration de l'associé qui déclenche l'impôt.

5. Le report de la quote-part par l'associé : de la 2044 à la 2042

La 2072 déposée, la balle passe dans le camp des associés. La chaîne est courte — trois maillons — mais aucun ne se saute.

La chaîne déclarative complète

SCI → 2072 : la société détermine son résultat foncier et le répartit nominativement (annexe A2).

Associé → 2044 : il reporte sa seule quote-part dans la rubrique consacrée aux revenus des parts de sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés.

Associé → 2042 : le revenu foncier net total, tous immeubles et toutes sociétés confondus, remonte sur la déclaration d'ensemble des revenus.

Imposition : barème progressif de l'impôt sur le revenu, majoré des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % applicable aux revenus fonciers.

Le mécanisme complet, avec le choix entre régime réel et micro-foncier et les cas d'exclusion, est développé dans notre guide dédié : reporter sa quote-part de SCI sur la 2044. Le détail des contributions sociales et de la fraction de CSG déductible est traité dans prélèvements sociaux 2026 et CSG déductible.

Ce que le gérant doit transmettre à chaque associé

Aucun texte n'impose de format. Le bon sens, si : après l'assemblée, le gérant envoie à chaque associé une note d'une demi-page reprenant

  • le montant exact de sa quote-part de résultat, positive ou négative ;
  • la période de détention retenue si elle ne couvre pas l'exercice entier ;
  • la ventilation utile à sa déclaration personnelle, notamment la part des intérêts d'emprunt en cas de déficit ;
  • un rappel de la rubrique de report sur la 2044.

Sans cette note, chacun improvise. Et l'improvisation donne toujours le même résultat : l'un recopie le résultat global de la SCI, l'autre oublie purement et simplement, le troisième déclare l'année suivante. Ces trois écarts sont exactement ceux que les recoupements automatiques de la DGFiP repèrent en premier.

Le cas de l'associé non-résident. Un associé fiscalement domicilié hors de France reste imposable en France sur sa quote-part de revenus fonciers de source française, selon des modalités propres et sous réserve des conventions fiscales. Sa quote-part figure normalement à l'annexe A2, mais son parcours déclaratif personnel diffère. Voyez notre guide SCI et associé non-résident.


6. Le démembrement : usufruitier, nu-propriétaire, qui déclare quoi ?

Le démembrement est le pain quotidien de la SCI familiale : les parents donnent la nue-propriété aux enfants, gardent l'usufruit, transmettent la valeur sans lâcher les revenus. Dès lors, la répartition se joue à deux étages — d'abord quelles parts, ensuite quelle branche du démembrement. Beaucoup de gérants s'arrêtent au premier.

La règle pour le résultat courant

L'article 8 du CGI tranche explicitement le sort du résultat courant en cas de démembrement des parts sociales : l'usufruitier est soumis à l'impôt sur le revenu pour la quote-part correspondant aux droits dans les bénéfices que lui confère sa qualité d'usufruitier, et le nu-propriétaire n'est pas soumis à l'impôt à raison du résultat imposé au nom de l'usufruitier. La doctrine administrative précise le périmètre : l'usufruitier est imposé sur le bénéfice courant, à l'exclusion des plus ou moins-values de cession d'éléments de l'actif immobilisé (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, I-B § 100 et s., auquel renvoie le BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 160).

Rien de surprenant au regard du droit civil : l'usufruit, c'est le droit de jouir de la chose et d'en percevoir les fruits. Les loyers sont des fruits civils, ils reviennent à l'usufruitier, l'imposition suit le même chemin. En chiffres : 40 parts démembrées sur 200, une SCI qui dégage 24 000 € de revenu foncier, et c'est l'usufruitier qui porte 4 800 € sur sa 2044. Le nu-propriétaire, zéro.

Le résultat exceptionnel et les plus-values

La symétrie est posée par la même doctrine : le nu-propriétaire est imposable sur les résultats exceptionnels, en particulier ceux provenant de la cession d'éléments de l'actif immobilisé, là où l'usufruitier l'est sur le résultat courant (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, I-B § 100 à 200). La logique est celle du droit civil : le résultat exceptionnel touche à la substance du bien, donc au capital, domaine du nu-propriétaire. La doctrine réserve toutefois le cas d'une convention licite conclue avant la clôture de l'exercice et enregistrée, qui peut modifier cette répartition.

En pratique, c'est moins simple que l'énoncé. La plus-value immobilière d'une SCI à l'IR ne passe pas par la 2072 : elle suit son propre circuit déclaratif au moment de la vente, chez le notaire. Et sa ventilation entre usufruitier et nu-propriétaire dépend de ce que disent l'acte de démembrement et les statuts — partage du prix, report du démembrement sur le prix, quasi-usufruit. Sur ce terrain-là, aucun principe général ne remplace la lecture des actes. Sortez-les avant de raisonner.

Ne réglez pas un démembrement à partir d'un principe général

Le sort du résultat en présence d'un démembrement se joue sur trois documents : l'article 8 du CGI pour le résultat courant, les statuts (qui peuvent organiser la répartition des droits entre usufruitier et nu-propriétaire, y compris le droit de vote sur l'affectation), et l'acte de donation ou de démembrement. Une convention de répartition entre usufruitier et nu-propriétaire est envisageable, mais son opposabilité à l'administration suppose qu'elle soit licite, antérieure à la clôture de l'exercice concerné et enregistrée. Sur un dossier réel — donation-partage, transmission, cession d'un immeuble démembré — faites valider la position avant de déclarer.

Traduction comptable du démembrement

Comptablement, un démembrement se traduit par deux sous-comptes, pas un. Usufruitier et nu-propriétaire sont titulaires de droits différents ; ils ne partagent pas un compte courant, même quand il s'agit d'une mère et de son fils.

Élément Usufruitier Nu-propriétaire
Résultat courant (loyers nets)Imposé (art. 8 du CGI)Non imposé à ce titre
Sous-compte 45545514 — usufruitier45515 — nu-propriétaire
Ligne sur l'annexe A2Oui, avec la quote-partOui, avec mention de sa qualité
Résultat exceptionnel / plus-valueSelon les actesPrincipalement concerné
Dividendes (SCI à l'IS)Fruits : dividende prélevé sur le résultat de l'exercice. Sur réserves : quasi-usufruit, sauf convention contraireCréancier de la restitution du quasi-usufruit à l'extinction (art. 587 C. civ.)

La dernière ligne demande une explication, parce qu'on la lit régulièrement à l'envers. En SCI à l'IS, les dividendes prélevés sur le résultat de l'exercice constituent des fruits et reviennent à l'usufruitier. Pour ceux prélevés sur les réserves, la Cour de cassation juge que le droit de jouissance de l'usufruitier s'exerce, sauf convention contraire avec le nu-propriétaire, sous la forme d'un quasi-usufruit sur la somme distribuée : l'usufruitier perçoit les fonds et devient débiteur, au titre de l'article 587 du Code civil, d'une dette de restitution exigible à l'extinction de l'usufruit — dette déductible de l'actif successoral (Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246, publié au Bulletin). Ce n'est donc pas le nu-propriétaire qui encaisse par défaut : c'est l'usufruitier, à charge de rendre. Une distribution de réserves dans une SCI démembrée n'est jamais une opération anodine.

Le mécanisme du démembrement, ses avantages successoraux et ses pièges sont développés dans nos guides démembrement de parts de SCI et donation temporaire d'usufruit. Pour la transmission elle-même, voyez donation de parts de SCI.


7. Les cas particuliers : associé entrant, personne morale, SCI à l'IS

Tout ce qui précède décrit une SCI sage : mêmes associés du 1er janvier au 31 décembre, tous personnes physiques, revenus fonciers. Dans la vraie vie, ça ne dure jamais bien longtemps. Trois événements viennent presque toujours compliquer la répartition — quelqu'un entre ou sort en cours d'exercice, une société arrive au capital, ou la SCI passe à l'impôt sur les sociétés. Aucun ne change la clé ; tous changent la façon de l'appliquer.

L'associé entré ou sorti en cours d'exercice

Après le démembrement, c'est le cas le plus fréquent — et celui qui produit le plus d'erreurs. Trois événements le déclenchent : une cession de parts, une donation, ou le décès d'un associé.

Reprenons le réflexe de la section 1, dans le bon ordre. Par défaut, pas de prorata : l'associé présent à la clôture est imposé sur la quote-part annuelle entière attachée à ses parts (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, § 30). Celui qui détient 30 % et cède au 30 juin d'un exercice civil ne déclare rien au titre de l'année ; l'acquéreur déclare 30 % pleins.

Le partage prorata temporis suppose une convention conclue avant la clôture et dotée d'une date certaine — en pratique, une clause insérée dans l'acte de cession. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, l'annexe A2 accueille autant de lignes qu'il y a eu de titulaires successifs des mêmes parts : chacun avec ses dates, chacun avec sa quote-part. 30 % × 6/12 = 15 % du résultat annuel pour le cédant, 15 % pour l'acquéreur. Rangez la convention avec l'acte. C'est elle qui justifie la ventilation, pas la case du formulaire.

Cession de parts : la forme de l'acte a changé le 27 juin 2026

Depuis l'entrée en vigueur de l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière — ce qui vise la quasi-totalité des SCI — doit être constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable. Le tout à peine de nullité.

Le changement est de nature, pas de degré : l'ancien article 1865 posait une condition de preuve et d'opposabilité, le nouvel article 1865-1 pose une condition de validité. L'acte sous signature privée « fait maison » entre associés n'est donc plus valable. Conséquence directe pour la répartition : si l'acte de cession est nul, le prétendu cédant est toujours associé — et c'est lui qui doit figurer à l'annexe A2 pour l'exercice entier.

Restent deux points comptables que les gérants découvrent souvent trop tard.

  • La cession de parts ne transporte pas le compte courant. Le compte courant est une créance personnelle du cédant sur la société, juridiquement distincte des parts. Il reste dû au cédant sauf cession de créance expresse et distincte, prévue dans l'acte. Comptablement, le sous-compte 45512 du cédant subsiste après la cession, tandis qu'un nouveau sous-compte s'ouvre pour l'acquéreur.
  • Le sous-compte du sortant se solde, il ne disparaît pas. Tant que la SCI n'a pas remboursé son compte courant, l'ancien associé reste créancier et doit figurer au passif — même s'il n'apparaît plus sur l'annexe A2 des exercices suivants.

L'associé personne morale

Faites entrer une société au capital — holding à l'IS, SAS, autre SCI à l'IS — et le dossier change de catégorie. La clé civile de répartition, elle, ne bouge pas. En revanche, la détermination de la quote-part bascule sous le I de l'article 238 bis K du CGI : lorsque les parts sont inscrites à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun (ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'IR de plein droit selon un régime de bénéfice réel), la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne qui détient ces droits, et non selon celles des revenus fonciers. Dans tous les autres cas, c'est le II du même article qui s'applique : la quote-part est déterminée en tenant compte de la nature de l'activité et du montant des recettes de la société.

Traduction opérationnelle : la SCI tient deux résultats en parallèle sur le même exercice. Un résultat « revenus fonciers » pour les personnes physiques, un résultat « règles IS » pour l'associé société, avec amortissements, comptabilité d'engagement et retraitements. La société intègre ensuite sa quote-part dans son propre résultat imposable (art. 218 bis du CGI). Deux comptabilités pour un seul immeuble : le coût de gestion s'en ressent immédiatement.

Conséquence Détail
Formulaire2072-C obligatoire (la 2072-S ne suffit plus)
Double déterminationRésultat foncier pour les personnes physiques, résultat « règles IS » pour la société
ComptabilitéComptabilité d'engagement complète, amortissements à suivre
FECÀ prévoir : la comptabilité étant tenue de façon informatisée, le fichier des écritures comptables doit pouvoir être présenté (art. L. 47 A du LPF), y compris pour une SCI restée à l'IR
Coût de gestionNettement supérieur à celui d'une SCI familiale classique

Avant de faire entrer une société au capital d'une SCI à l'IR, pesez cette contrainte : elle vous accompagnera tous les ans, pas une fois. Nos guides holding immobilière et SCI et SCI à l'IS ou à l'IR détaillent les arbitrages.

La SCI à l'IS : la répartition n'a pas le même sens

Disons-le sans détour, la confusion est partout : en SCI à l'impôt sur les sociétés, il n'y a pas de répartition fiscale du résultat entre associés. La société paie l'impôt sur son propre bénéfice. Les associés ne sont imposés que si une distribution est décidée, et seulement à ce moment-là.

Étape SCI à l'IR SCI à l'IS
Qui paie l'impôt sur le résultat ?Chaque associé, sur sa quote-partLa société elle-même
Déclaration de la société2072-S ou 2072-C2065 + liasse fiscale
Répartition nominative obligatoire ?Oui, annexe A2Non, sauf distribution
Compte utilisé455 subdivisé par associé457 « Dividendes à payer » après vote
Imposition de l'associéBarème IR + 17,2 % de prélèvements sociauxPFU de 31,4 % sur les dividendes en 2026

Le piège de l'IS : ne virez jamais le résultat en compte courant sans décision de distribution

Recopier à l'IS l'écriture « débit 120 / crédit 455 » de l'IR est une erreur coûteuse. Créditer le compte courant d'un associé sans décision régulière de distribution, c'est mettre des sommes à sa disposition : l'opération s'analyse en revenu distribué, imposable entre ses mains, majorations comprises si le vérificateur passe derrière. L'ordre correct ne souffre pas d'exception : assemblée, décision de distribution, compte 457, paiement. Le solde ne bascule en compte courant qu'après, et seulement si l'associé choisit de laisser son dividende dans la société.

Le traitement fiscal des distributions est développé dans dividendes en SCI à l'IS et le PFU appliqué à la SCI ; la déclaration correspondante dans la 2065 et la liasse 2033.

Les associés relevant de régimes différents

Dernier cas, plus rare mais que je croise quand même chaque année : une même SCI réunit des associés dont les quotes-parts n'obéissent pas aux mêmes règles — une personne physique détenant ses parts dans son patrimoine privé, et une autre les ayant inscrites à l'actif de son entreprise. Attention à la lettre du texte : le I de l'article 238 bis K vise les entreprises industrielles, commerciales, artisanales ou agricoles imposables de plein droit selon un régime de bénéfice réel. Un professionnel libéral relevant des BNC n'entre donc pas dans ce I, et sa quote-part est déterminée selon le II, en fonction de la nature de l'activité et des recettes de la SCI. La situation, ses conséquences déclaratives et son coût de gestion sont abordés dans notre guide SCI et profession libérale.


8. Exemple complet de répartition : trois associés, une cession, un usufruit

Assemblons toutes les briques sur un seul dossier, volontairement chargé. Non pas pour faire compliqué : c'est très exactement ce à quoi ressemble une SCI familiale après six ou sept ans d'existence.

La situation

SCI Les Tilleuls — exercice du 1er janvier au 31 décembre 2026

Capital : 200 parts. Régime : impôt sur le revenu, revenus fonciers. Patrimoine : un immeuble de rapport loué nu.

Résultat net à répartir (ligne R5 de la 2072-S) : 24 000 €. On suppose ici, par simplification pédagogique, que le résultat comptable du compte 120 est égal à ce résultat foncier fiscal.

Marc — 100 parts (50 %), pleine propriété, associé toute l'année.

Claire — 60 parts (30 %), pleine propriété, cède ses 60 parts à David le 30 juin 2026 par acte notarié. L'acte comporte une clause de répartition du résultat 2026 prorata temporis entre le cédant et le cessionnaire.

David — acquéreur des 60 parts de Claire, associé à compter du 30 juin 2026.

Hélène et Paul — 40 parts (20 %) démembrées : Hélène usufruitière, Paul son fils nu-propriétaire.

Tout le calcul qui suit tient à deux détails. Premier détail : la cession du 30 juin 2026 est postérieure au 27 juin 2026, donc soumise au nouvel article 1865-1 du Code civil — acte notarié ou acte d'avocat, sans alternative. Le même transfert griffonné sur papier libre entre Claire et David aurait été nul, avec la cascade de conséquences décrite plus haut. Second détail : c'est la clause de répartition insérée dans cet acte, donc conclue avant le 31 décembre 2026 et dotée d'une date certaine, qui rend le prorata temporis possible. Sans elle, David encaisse fiscalement 7 200 € pour les 60 parts sur l'année entière, et Claire ne déclare rien. Une phrase dans un acte, 3 600 € de base imposable qui changent de tête.

Étape 1 — Le tableau de répartition

Associé Parts Droits Détention Calcul Quote-part
Marc 100 50 % 12 mois 24 000 × 50 % 12 000 €
Claire 60 → 0 30 % 6 mois 24 000 × 30 % × 6/12 3 600 €
David 0 → 60 30 % 6 mois 24 000 × 30 % × 6/12 3 600 €
Hélène (usufruitière) 40 20 % 12 mois 24 000 × 20 % 4 800 €
Paul (nu-propriétaire) 40 20 % 12 mois Résultat courant → usufruitier 0 €
Total — doit égaler R5 24 000 €

Le contrôle tombe juste : 12 000 + 3 600 + 3 600 + 4 800 + 0 = 24 000 €. Cette addition-là, faites-la à chaque exercice avant de valider l'annexe A2. Et regardez la ligne de Paul : quote-part nulle, mention de sa qualité de nu-propriétaire, mais il figure bien sur la déclaration. Il est associé, il apparaît — même s'il n'est imposé sur rien cette année.

Étape 2 — L'écriture d'affectation

Assemblée du 15 mai 2027 approuvant les comptes de l'exercice 2026 et décidant d'affecter l'intégralité du résultat aux comptes courants.

Date Compte Libellé Débit Crédit
15/05/2027120Résultat 2026 — affectation AG du 15/05/202724 000 €
15/05/202745511MARC — quote-part 50 %12 000 €
15/05/202745512CLAIRE — quote-part 30 % × 6/123 600 €
15/05/202745516DAVID — quote-part 30 % × 6/123 600 €
15/05/202745514HÉLÈNE — usufruitière, quote-part 20 %4 800 €

Trois choses sautent aux yeux dans cette écriture.

  • David reçoit un nouveau numéro (45516), il ne récupère pas le 45512 de Claire. Le compte courant ne se transmet pas avec les parts : Claire reste créancière de la SCI à hauteur de son solde, y compris de la quote-part 2026 qui lui est affectée alors qu'elle n'est plus associée à la clôture.
  • Paul n'apparaît pas dans l'écriture puisqu'aucune somme ne lui revient au titre du résultat courant. Son sous-compte 45515 existe dans le plan de comptes, il reste simplement à zéro cette année. Il s'animera le jour d'une opération touchant à la substance — cession de l'immeuble, ou constatation d'une créance de restitution née d'un quasi-usufruit.
  • Le compte 120 est soldé à l'euro près. Si un résidu subsiste après avoir appliqué la clé au solde du 120, reprenez le tableau : une quote-part a probablement été mal calculée.

Attention : le compte 120 n'est pas le R5

Dans cet exemple, résultat comptable et résultat foncier fiscal ont été volontairement confondus pour ne pas alourdir la démonstration. Dans un dossier réel, ils diffèrent presque toujours en SCI à l'IR, et pour des raisons structurelles : le remboursement du capital d'emprunt est un décaissement non déductible fiscalement, certains travaux immobilisés en comptabilité sont déductibles des revenus fonciers (ou l'inverse), des dotations aux amortissements peuvent être passées en comptabilité sans être déductibles, et diverses charges comptabilisées ne figurent pas dans la liste limitative de l'article 31 du CGI.

Conséquence pratique : un résidu au compte 120 ne signifie pas nécessairement qu'une quote-part a été mal calculée. On réconcilie les deux grandeurs par un tableau de passage du résultat comptable au résultat fiscal, puis on applique la clé de répartition séparément — au solde du compte 120 pour les écritures d'affectation, au R5 pour l'annexe A2. Deux totaux différents, une seule et même clé. Le détail de ce passage est traité dans notre guide du résultat comptable au résultat fiscal en SCI.

Étape 3 — L'annexe A2 de la 2072

Ligne A2 Parts Qualité Période Quote-part déclarée
Marc100Pleine propriété01/01 – 31/12/202612 000 €
Claire60Pleine propriété01/01 – 30/06/20263 600 €
David60Pleine propriété30/06 – 31/12/20263 600 €
Hélène40Usufruit01/01 – 31/12/20264 800 €
Paul40Nue-propriété01/01 – 31/12/20260 €
Total (= R5)24 000 €

Chaque ligne porte évidemment l'identité complète, l'adresse et le numéro fiscal à 13 chiffres — omis ici pour la lisibilité. Notez le décompte : cinq lignes pour trois blocs de parts. Ce n'est pas une anomalie, c'est la signature d'une répartition correctement pensée. Une SCI à trois blocs qui ne produit que trois lignes après une cession et un démembrement a forcément oublié quelqu'un.

Ne contrôlez pas la colonne « Parts » par addition

Additionnez la colonne « Parts » du tableau ci-dessus : 100 + 60 + 60 + 40 + 40 = 300, pour un capital de 200 parts seulement. C'est parfaitement normal, et ce n'est surtout pas une erreur à corriger. Les 60 parts cédées apparaissent deux fois, une fois chez chaque détenteur successif ; les 40 parts démembrées apparaissent également deux fois, une fois au titre de l'usufruit et une fois au titre de la nue-propriété. Le total de la colonne « Parts » n'a donc aucune valeur de contrôle : seul le total de la colonne « Quote-part » doit égaler R5, ici 24 000 €. Chercher à faire tomber la colonne des parts sur le nombre de parts du capital conduit invariablement à supprimer une ligne — et donc à oublier un titulaire de droits.

Étape 4 — Ce que déclare chaque associé

Associé À reporter sur sa 2044 Point de vigilance
Marc12 000 €Cumule avec ses éventuels autres revenus fonciers
Claire3 600 €Déclare bien qu'elle ne soit plus associée au 31/12 ; la plus-value de cession suit un circuit distinct
David3 600 €Première déclaration au titre de la SCI ; conserver l'acte de cession
Hélène4 800 €Impose la totalité du résultat courant attaché aux 40 parts
PaulRien au titre du résultat courantReste associé ; concerné le jour d'une opération sur la substance

Variante — la même SCI à l'impôt sur les sociétés

Même société, même immeuble, mêmes associés — mais à l'IS cette fois, avec 24 000 € de bénéfice comptable avant impôt. Plus rien ne se passe pareil.

Variante IS — le même résultat, un autre parcours

1. La SCI paie l'IS sur son bénéfice : au taux réduit de 15 % applicable sous conditions, l'impôt s'élève à 3 600 €, laissant 20 400 € de bénéfice net.

2. Aucun associé n'est imposé à ce stade : ni Marc, ni David, ni Hélène. La 2072 n'existe pas ici, la société dépose une 2065 avec sa liasse.

3. Si l'assemblée décide de distribuer les 20 400 €, la répartition se fait alors selon les parts détenues au jour de la mise en distribution, via le compte 457.

4. Chaque bénéficiaire supporte le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème.

5. Sur les parts démembrées, le dividende prélevé sur le résultat de l'exercice revient à Hélène, usufruitière.

Mettez les deux scénarios côte à côte. À l'IR, Claire paie l'impôt sur 3 600 € qu'elle n'a peut-être jamais vus passer. À l'IS, personne ne paie rien tant que rien n'est distribué — sauf que la société a déjà réglé son IS, et que la distribution supportera une seconde couche. C'est tout l'arbitrage traité dans SCI à l'IS ou à l'IR et, pour le basculement, dans passer sa SCI de l'IR à l'IS.


9. Les 7 erreurs de répartition à éviter

Sept erreurs reviennent dans presque tous les dossiers que nous reprenons. Aucune n'est exotique. Toutes coûtent du temps, de l'argent, ou les deux. Et toutes se règlent au moment de construire le tableau de répartition — pas trois jours avant le dépôt.

Erreur 1 — Croire que la mise en réserve diffère l'impôt à l'IR

Numéro un incontesté, et elle se reproduit chaque année tant qu'elle n'a pas été comprise. L'article 8 du CGI impose l'associé sur sa quote-part de bénéfice social, encaissement ou pas. Réserver, reporter, réinvestir dans la salle de bains du deuxième étage : aucun effet sur l'assiette. La seule manière de décaler l'imposition dans le temps, c'est de changer de régime — pas d'affectation.

Erreur 2 — Un seul compte 455 pour tous les associés

Un compte 455 global vous apprend que la SCI doit 46 000 € à « ses associés ». Il ne vous dira jamais qui peut réclamer quoi. Le jour d'une sortie, d'un divorce ou d'un décès, reconstituer la ventilation à rebours prend des heures, coûte des honoraires et finit parfois devant un juge. Un sous-compte par associé dès le premier exercice reste le meilleur rapport temps investi / ennuis évités de toute la vie d'une SCI.

Erreur 3 — Reporter le résultat global au lieu de la quote-part

Chaque associé reporte sa quote-part sur sa 2044. Pas le R5 de la SCI. À trois associés, l'erreur triple l'assiette déclarée — trois fois 24 000 € au lieu de 24 000 € au total. On la voit surtout la première année, quand le gérant envoie la 2072 complète à tout le monde sans préciser le montant que chacun doit reprendre. Parade en une ligne : envoyez le tableau nominatif, jamais le formulaire.

Erreur 4 — Oublier l'associé sortant sur l'annexe A2

Un associé qui a cédé ses parts en cours d'exercice doit figurer sur l'annexe A2 avec ses dates d'entrée et de sortie, et avec la quote-part qui lui revient si une convention antérieure à la clôture a organisé un partage. L'omettre déséquilibre le total par rapport à R5 et crée un revenu non déclaré chez le cédant. L'erreur symétrique consiste à proratiser sans convention : le cessionnaire, seul présent à la clôture, se voit alors imputer moins qu'il ne doit déclarer.

Erreur 5 — Confondre usufruitier et nu-propriétaire

Faire déclarer le résultat courant par le nu-propriétaire déplace l'impôt sur la mauvaise personne — en général un enfant à faible taux marginal, ce qui rend l'erreur d'autant plus tentante et d'autant plus repérable. L'article 8 du CGI ne laisse aucune marge d'improvisation sur le résultat courant : c'est l'usufruitier, un point c'est tout.

Erreur 6 — Déclarer une répartition qui ne correspond pas aux statuts

L'administration a vos statuts déposés d'un côté, votre 2072 de l'autre. Le rapprochement prend deux minutes. Une répartition « arrangée » d'une année sur l'autre pour soulager la tranche marginale de tel ou tel associé, sans clause statutaire ni décision régulière, est un cadeau offert au vérificateur : réintégration chez le véritable titulaire des droits, majorations, et terrain de l'abus de droit. Attention au critère, souvent cité de façon dépassée : l'abus de droit classique de l'article L. 64 du LPF suppose un but exclusivement fiscal, mais l'article L. 64 A du même livre — le « mini-abus de droit » créé par l'article 109 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, applicable aux rectifications notifiées depuis le 1er janvier 2021 — se contente d'un but principalement fiscal. Il ne joue pas en matière d'IS, mais s'applique pleinement à une SCI à l'IR : c'est très exactement le terrain d'une répartition « arrangée » pour soulager la tranche marginale d'un associé.

Erreur 7 — Passer l'écriture d'affectation sans décision écrite

Une affectation sans décision collective, c'est une écriture qui flotte. Soyons précis sur le fondement, parce qu'on lit souvent l'inverse : l'article 1856 du Code civil n'impose ni assemblée annuelle, ni approbation des comptes, ni procès-verbal — il oblige seulement le gérant à rendre compte de sa gestion au moins une fois par an, par un rapport écrit d'ensemble indiquant les bénéfices réalisés ou prévisibles et les pertes encourues ou prévues. L'obligation d'approuver les comptes vient des statuts, et l'article 1853 du Code civil permet expressément d'y satisfaire par une consultation écrite plutôt que par une assemblée. Le procès-verbal n'est donc pas exigé par la loi ; il reste néanmoins la seule pièce justificative opposable de votre écriture d'affectation, et, à défaut d'assemblée, une consultation écrite ou un acte unanime prévu par les statuts fait tout aussi bien l'affaire. Sans l'un de ces trois documents : pas de justificatif dans votre journal d'OD, et rien à opposer à l'associé qui, cinq ans plus tard, conteste sa quote-part. Le formalisme est décrit dans nos guides assemblée générale de SCI et approbation des comptes ; les conflits qui naissent de son absence dans mésentente entre associés.

Le contrôle en quatre points avant de déposer

  • La somme des quotes-parts de l'annexe A2 est strictement égale au résultat R5.
  • Le compte 120 (ou 129) est soldé à zéro après l'écriture d'affectation.
  • La clé appliquée correspond mot pour mot à ce que disent les statuts.
  • Chaque associé a reçu son montant, avec la rubrique de report sur la 2044.

Les 3 choses à retenir

  1. La clé, c'est les statuts, à défaut les parts : l'article 1844-1 du Code civil pose la proportionnalité par défaut et autorise une clause contraire, sous la seule réserve de la prohibition des clauses léonines.
  2. Un sous-compte 455 par associé, une ligne A2 par titulaire : l'écriture débite le compte 120 et crédite chaque sous-compte de sa quote-part, et le total de l'annexe A2 doit tomber pile sur le résultat R5.
  3. À l'IR, l'impôt suit les droits, pas les encaissements : mettre en réserve ne diffère rien, l'associé présent à la clôture est imposé sur l'exercice entier sauf convention antérieure, et en démembrement l'usufruitier prend le résultat courant.
Répartir automatiquement le résultat par associé

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FAQ

Questions fréquentes

Par défaut, à proportion de la part de chacun dans le capital : c'est la règle de l'article 1844-1 du Code civil. Détenir 30 % des parts, c'est donc prendre 30 % du bénéfice et supporter 30 % de la perte. Mais cette proportionnalité n'est pas d'ordre public : les statuts peuvent retenir une autre clé, à condition de ne priver personne de tout profit et de ne pas faire porter la totalité des pertes à un seul associé.
Oui, l'article 1844-1 du Code civil réserve expressément le cas d'une « clause contraire ». Une SCI peut donc attribuer à un associé une quote-part de bénéfice supérieure à sa participation au capital, par exemple pour rémunérer un apport en industrie ou compenser un investissement inégal. La clause doit figurer dans les statuts, être rédigée en termes clairs et chiffrables, et rester dans les limites de la prohibition des clauses léonines.
C'est une clause qui attribue à un associé la totalité du profit, l'exonère de la totalité des pertes, exclut un associé de tout profit ou met à sa charge la totalité des pertes. L'article 1844-1, alinéa 2 du Code civil la répute non écrite : la société n'est pas annulée, mais la clause disparaît et la répartition redevient proportionnelle aux parts. Le risque n'est donc pas la nullité de la SCI, c'est l'effacement pur et simple de la clé que vous aviez voulu mettre en place.
Par défaut, c'est l'associé présent à la clôture de l'exercice : la part de bénéfices est réputée acquise dès la clôture (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, § 30, applicable aux SCI par renvoi du BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 160). Le cessionnaire supporte donc la quote-part annuelle entière, et le cédant rien. Une clause de l'acte de cession peut organiser un partage prorata temporis, mais elle n'est opposable à l'administration que si elle a été conclue avant la clôture et a date certaine ; l'annexe A2 de la 2072 permet alors de le matérialiser via les dates d'entrée et de sortie.
À l'IR, oui, sans la moindre exception. L'article 8 du CGI impose l'associé sur sa quote-part de bénéfice social, que celui-ci soit distribué, laissé en report à nouveau, mis en réserve ou réinvesti le lendemain dans des travaux. La décision votée en assemblée ne change rien à l'impôt. C'est toute la différence avec une SCI à l'IS, où seule une distribution effective rend l'associé imposable.
Le compte 455 « Associés — Comptes courants », subdivisé par associé : 45511 pour l'associé A, 45512 pour l'associé B, etc. L'écriture d'affectation débite le compte 120 « Résultat de l'exercice (bénéfice) » et crédite chaque sous-compte du montant de la quote-part correspondante. Le compte 108 « Compte de l'exploitant » n'a pas sa place ici : il est conçu pour l'entreprise individuelle, pas pour une société dotée de la personnalité morale.
Non. Le plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03) ne prévoit au compte 455 que deux subdivisions officielles : 4551 « Principal » et 4558 « Intérêts courus ». Les sous-comptes du type 45511, 45512 ou un 4552 dédié au résultat à répartir sont des subdivisions libres, parfaitement admises tant qu'elles s'agrègent correctement au compte 455 et que leur intitulé est explicite dans le plan de comptes du dossier.
La logique s'inverse : on crédite le compte 129 « Résultat de l'exercice (perte) » pour le solder, par le débit des sous-comptes 455 de chaque associé à hauteur de sa quote-part. Attention toutefois : si le compte courant d'un associé devient débiteur, cela signifie qu'il doit de l'argent à la SCI, situation à éviter et souvent interdite par les statuts. Dans ce cas, il est plus prudent de loger la perte au compte 119 « Report à nouveau (solde débiteur) ».
Sur l'annexe A2, cadre IX de la 2072-S, intitulé « Liste des associés et usufruitiers et répartition du résultat ». Pour chacun, vous indiquez l'identité complète, l'adresse, le numéro fiscal à 13 chiffres (ou le SIREN pour une personne morale), les dates d'entrée et de sortie de la société, le nombre de parts détenues et la quote-part de résultat qui lui revient. Le total des quotes-parts doit correspondre exactement au résultat net à répartir calculé en R5, à l'euro près.
Sa quote-part, et rien qu'elle — jamais le résultat total de la SCI. Elle se porte dans la rubrique de la 2044 réservée aux revenus des parts de sociétés immobilières non soumises à l'IS, puis le revenu foncier net remonte sur la 2042. L'erreur classique : recopier le R5 de la 2072. Dans une SCI à trois associés, elle triple purement et simplement l'assiette déclarée.
L'article 8 du CGI règle la question pour le résultat courant : l'usufruitier est soumis à l'impôt sur le revenu pour la quote-part correspondant aux droits dans les bénéfices que lui confère sa qualité, et le nu-propriétaire n'est pas imposé à raison de ce résultat. Autrement dit, les loyers nets remontent chez l'usufruitier. Le sort du résultat exceptionnel, en particulier des plus-values immobilières, obéit à une logique distincte qu'il faut examiner cas par cas.
La clé de répartition civile reste la même, mais la quote-part revenant à l'associé personne morale est déterminée selon les règles de l'impôt sur les sociétés en application du I de l'article 238 bis K du CGI, et non selon celles des revenus fonciers. Concrètement, la SCI doit calculer deux résultats parallèles et déposer une 2072-C et non une 2072-S. Elle doit aussi tenir une comptabilité commerciale complète, donc être en mesure de présenter un fichier des écritures comptables (art. L. 47 A du LPF).
Pas au sens fiscal : à l'IS, la SCI est elle-même redevable de l'impôt sur son bénéfice, et les associés ne sont imposés qu'en cas de distribution effective de dividendes. La répartition n'intervient donc qu'après la décision d'affectation en assemblée, via le compte 457 « Associés — Dividendes à payer », et les dividendes supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
Aucun texte ne l'impose en société civile. L'article 1856 du Code civil oblige seulement le gérant à rendre compte de sa gestion au moins une fois par an, par un rapport écrit d'ensemble sur l'activité indiquant les bénéfices réalisés ou prévisibles et les pertes encourues ou prévues : ni assemblée annuelle, ni approbation des comptes, ni procès-verbal. L'obligation d'approuver les comptes résulte des statuts, et l'article 1853 du Code civil autorise expressément une consultation écrite lorsque les statuts le prévoient. En pratique, le procès-verbal — ou l'acte unanime, ou le résultat de la consultation écrite — reste la seule pièce justificative opposable de votre écriture d'affectation.
C'est l'une des incohérences que l'administration détecte le plus facilement, puisqu'elle dispose à la fois des statuts déposés et de la 2072. Une répartition déclarée qui s'écarte de la clé statutaire sans clause ni décision régulière peut être écartée, avec réintégration chez l'associé réellement titulaire des droits, majorations à la clé et, en présence d'un montage, un risque d'abus de droit — au sens de l'article L. 64 du LPF (but exclusivement fiscal) comme du « mini-abus de droit » de l'article L. 64 A du LPF, qui se contente d'un but principalement fiscal et s'applique pleinement à une SCI à l'IR. La règle est simple : ce que vous déclarez doit être la copie conforme de ce que disent vos statuts.
Renoncer au versement ne fait pas disparaître l'imposition. À l'IR, l'associé est imposé sur sa quote-part du seul fait de sa qualité d'associé à la clôture, indépendamment de tout encaissement ; renoncer revient donc à payer l'impôt sans percevoir les fonds, la somme restant inscrite au passif de la SCI. Une renonciation répétée ou déséquilibrée peut en outre être analysée comme une libéralité entre associés, avec les conséquences fiscales correspondantes.