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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Surendettement ou faillite d'un associé : impact sur la SCI (2026)

Un associé qui coule n'entraîne pas la SCI par le fond. La société est une personne morale à part : l'immeuble est à elle, pas à lui. Les créanciers de l'associé butent donc sur le patrimoine social — ils ne peuvent pas y toucher. Leur seule prise, ce sont ses parts, qui, elles, dorment bien dans son patrimoine personnel.

Et c'est là que tout se joue. Comment un créancier met-il la main sur ces parts ? Qu'est-ce qui change quand la commission de surendettement ou un liquidateur judiciaire entre dans la danse ? Un inconnu peut-il s'inviter dans votre SCI familiale par la fenêtre de la saisie ? Et, question qui fâche vraiment : comment les associés restants gardent-ils le contrôle ? J'ai vu des SCI en parfaite santé se retrouver bloquées parce que personne n'avait imaginé qu'un seul associé puisse déraper. Ce guide déroule le mécanisme de bout en bout, de l'article 1857 du Code civil à l'article 1868, avec les leviers concrets pour tenir la société debout.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de la consommation, Code de commerce). Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Mis à jour le 24 juillet 2026.


1. Le principe : la SCI n'est pas débitrice des dettes de l'associé

Avant les procédures, une règle de base — celle qui rassure autant qu'elle piège ceux qui la lisent trop vite : la SCI et l'associé forment deux patrimoines séparés. La société détient l'immeuble. L'associé détient des parts. Deux choses différentes, qu'on confond à ses dépens.

L'écran de la personne morale

Un créancier personnel de l'associé — le banquier qui a financé sa résidence principale, l'organisme qui l'a poursuivi pour une caution, le Trésor public — ne peut pas saisir l'immeuble de la SCI. Cet immeuble n'appartient pas à son débiteur. Il appartient à une personne morale tierce. C'est l'effet dit de « l'écran de la personne morale », et c'est l'un des intérêts patrimoniaux majeurs de la SCI par rapport à la détention en indivision, où le créancier peut provoquer le partage puis la vente du bien.

Ce qui reste au créancier, c'est la part sociale. Elle est dans le patrimoine du débiteur, elle vaut quelque chose (une quote-part de l'actif net), donc elle se saisit. Sauf que saisir une part de SCI, ce n'est pas mettre la main sur un immeuble. Le créancier récupère un droit dans une société qu'il ne pilote pas — souvent minoritaire, invendable en pratique, et corseté par les statuts. Autant dire un trophée encombrant.

Ne pas confondre avec l'article 1857

Un contresens revient tout le temps, méfiez-vous. L'article 1857 du Code civil rend bien les associés responsables des dettes sociales, de façon indéfinie, conjointe et proportionnelle à leurs parts — jamais solidaire, ne l'écrivez nulle part. Et l'article 1858 oblige le créancier à poursuivre d'abord la société, sans succès, avant de viser les associés. Seulement voilà : ces textes ne fonctionnent que dans un sens. Ils arment les créanciers de la SCI, pas ceux d'un associé. Un créancier de la SCI peut aller chercher l'associé ; un créancier de l'associé, lui, ne remontera jamais jusqu'à la SCI. Inverser les deux flux, c'est se tromper de bout en bout.

À retenir : l'effondrement financier d'un associé n'atteint jamais directement l'immeuble de la SCI. Il atteint ses parts. Toute la stratégie de défense consiste à contrôler ce qui arrive à ces parts — les racheter, les faire rembourser, ou empêcher un tiers d'y entrer.


2. Le surendettement des particuliers et le sort des parts

Le mot « faillite », dans la bouche des gens, mélange deux régimes qui n'ont rien à voir. Le premier vise les particuliers : c'est le surendettement, Livre VII du Code de la consommation. Le second vise ceux qui exercent une activité indépendante : c'est la liquidation judiciaire (chapitre 3). Confondre les deux, c'est appliquer les mauvais textes.

Qui peut en bénéficier

Le surendettement vise la personne physique de bonne foi qui se trouve dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de ses dettes professionnelles et non professionnelles exigibles et à échoir (article L711-1 du Code de la consommation, dans sa rédaction issue de la loi du 14 février 2022). Attention : la procédure reste réservée à celui qui n'exerce pas d'activité indépendante le rendant justiciable des procédures collectives (chapitre 3) ; c'est ce critère, plus que la nature des dettes, qui trace la frontière. La procédure est instruite par la commission de surendettement départementale, dont le secrétariat est assuré par la Banque de France. Détenir des parts de SCI n'interdit pas d'y accéder : la commission apprécie la situation globale, actif et passif.

Les trois issues possibles — et leur effet sur les parts

Une fois le dossier déclaré recevable, la commission oriente vers l'une des solutions suivantes. C'est cette orientation qui détermine le sort des parts de SCI :

Mesure Mécanisme Effet sur les parts de SCI
Plan conventionnelAccord amiable avec les créanciers (rééchelonnement)Conservées
Mesures imposéesRééchelonnement, gel des intérêts, effacement partielConservées
Rétablissement personnel sans liquidationEffacement des dettes, patrimoine insuffisantConservées si sans valeur nette
Rétablissement personnel avec liquidation judiciaireMandataire, vente des actifs (art. L742-1 C. conso.)Réalisables (vendues)

Retenez ceci : le surendettement ne fait pas perdre les parts d'office. Dans l'écrasante majorité des dossiers — plan conventionnel ou mesures imposées — l'associé garde ses parts et continue de siéger aux assemblées comme avant. Un seul cas fait basculer les choses : le rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Là, si le débiteur possède un patrimoine qui vaut la peine d'être vendu, un mandataire s'en charge, et les parts de SCI passent dans le lot.

Ce que « liquidation » veut dire ici

Le mandataire vend d'abord les actifs — les parts incluses —, le produit va aux créanciers, et seul ce qui reste dû après cette vente est effacé. Les parts ne s'évaporent pas : elles changent de mains contre de l'argent qui rembourse les dettes. Et c'est pile à cet instant que la clause d'agrément et le droit de rachat des autres associés (chapitres 5 et 6) font toute la différence — sans eux, un inconnu peut emporter les parts.


3. La liquidation judiciaire d'un associé indépendant

Changement de décor pour le second régime. Ici, l'associé exerce une activité indépendante — commerçant, artisan, agriculteur, profession libérale, entrepreneur individuel. Le jour où il ne paie plus et où le redressement est clairement hors de portée, il bascule dans les procédures collectives du Livre VI du Code de commerce. Pas dans le surendettement.

Le dessaisissement du débiteur

L'ouverture de la liquidation judiciaire emporte une conséquence majeure : le débiteur est dessaisi de l'administration et de la disposition de ses biens (article L641-9 du Code de commerce). C'est le liquidateur qui exerce, à sa place, les droits et actions portant sur son patrimoine. Or les parts de SCI font partie de ce patrimoine. Le liquidateur peut donc, en principe, chercher à les céder pour désintéresser les créanciers de l'associé.

Voilà ce qui réveille les autres associés la nuit : un étranger — le liquidateur d'abord, puis l'acheteur qu'il finira par dénicher — s'installe dans une société qui était un cercle fermé, souvent familial. Le terrain rêvé pour une mésentente entre associés, à ceci près qu'ici l'importun ne s'est pas invité : il a été imposé.

Le tribunal compétent

Petite précision utile : c'est la situation de l'associé qui détermine le tribunal saisi de sa procédure (tribunal de commerce pour un commerçant ou artisan, tribunal judiciaire pour un professionnel libéral ou un débiteur non commerçant). La SCI, elle, si elle devait un jour faire l'objet d'une procédure collective, relèverait toujours du tribunal judiciaire, jamais du tribunal de commerce — une société civile n'est pas commerçante.


4. L'article 1860 du Code civil : rembourser ou dissoudre

Si vous ne deviez retenir qu'un article de tout ce guide, ce serait celui-là. L'article 1860 du Code civil règle le sort de l'associé rattrapé par l'insolvabilité et, surtout, il verrouille la survie de la société. Apprenez-le.

« S'il y a déconfiture, faillite personnelle, liquidation de biens ou règlement judiciaire atteignant l'un des associés, à moins que les autres unanimes ne décident de dissoudre la société par anticipation ou que cette dissolution ne soit prévue par les statuts, il est procédé, dans les conditions énoncées à l'article 1843-4, au remboursement des droits sociaux de l'intéressé, lequel perdra alors la qualité d'associé. » — Article 1860 du Code civil

Le texte, jamais réécrit depuis 1978, emploie les anciens termes des procédures collectives (« liquidation de biens », « règlement judiciaire »). Il faut aujourd'hui les lire comme visant la liquidation judiciaire et le redressement judiciaire actuels du Livre VI du Code de commerce, ainsi que la « déconfiture » du débiteur civil non commerçant.

Deux issues, une par défaut

Décomposons. Lorsqu'un associé tombe en liquidation judiciaire (ou, selon l'interprétation dominante, en situation de « déconfiture » pour un non-commerçant), la SCI se trouve devant une alternative :

  • Option 1 — la dissolution anticipée. Les autres associés peuvent, à l'unanimité, décider de dissoudre la société. Cette voie est rarement souhaitable : elle sacrifie une SCI saine à cause d'un seul associé défaillant. Elle n'a de sens que si la société n'a plus d'objet ou si la mésentente est totale.
  • Option 2 — le remboursement des droits sociaux (le principe). À défaut de dissolution, la société rembourse à l'associé la valeur de ses parts, évaluée à l'amiable ou, en cas de désaccord, par un expert désigné selon l'article 1843-4 du Code civil. L'associé perd alors la qualité d'associé, et la société continue avec les associés restants.

Le montage est malin : la valeur des parts se transforme en argent qui tombe dans le patrimoine du débiteur — donc dans la poche de ses créanciers — sans qu'un seul tiers ne pose le pied au capital. La SCI se referme, l'associé s'en va, les créanciers touchent leur dû sur la soulte. Neuf fois sur dix, c'est la sortie la moins mauvaise pour tout le monde.

La valorisation, vrai point sensible

Tout se joue sur le montant à rembourser. La quote-part d'actif net doit coller à la vraie valeur de l'immeuble, une fois retranchés l'emprunt restant dû et les comptes courants. Une SCI encore lourdement endettée ? Des parts qui ne valent pas grand-chose. Une SCI désendettée avec un bien qui a pris 30 % en dix ans ? Des parts qui coûtent une fortune à racheter. C'est exactement là que la valorisation des parts de SCI et l'article 1843-4 entrent en scène. Fixer la méthode de calcul dès les statuts vous épargne une expertise contentieuse qui traîne des mois et vide les poches.


5. La saisie des parts face à la clause d'agrément

Et si un créancier — ou le liquidateur — décide d'ignorer l'article 1860 pour vendre les parts de force, directement ? Le Code civil a posé un dispositif d'équilibriste : le créancier a le droit de se payer, les associés ont le droit de ne pas hériter d'un intrus. Les deux cohabitent.

La saisie des droits d'associé

Techniquement, la saisie des parts de SCI relève de la saisie des droits d'associé et valeurs mobilières du Code des procédures civiles d'exécution. Le créancier muni d'un titre exécutoire signifie l'acte à la société, ce qui rend les parts indisponibles. Mais parce que la part sociale est un droit dans une société de personnes fermée, sa réalisation forcée obéit à des règles spéciales, propres à la société civile.

Le heurt avec l'agrément : articles 1867 et 1868

C'est ici qu'intervient la clause d'agrément de l'article 1861 du Code civil : dans une SCI, les parts ne peuvent être cédées à un tiers qu'avec le consentement des associés (les statuts fixent la majorité requise, souvent l'unanimité). Cette clause ne s'efface pas devant une vente forcée. Les articles 1866 à 1868 organisent la conciliation :

  • La réalisation forcée des parts doit être notifiée un mois avant la vente aux associés et à la société (article 1868).
  • Pendant ce délai d'un mois, les associés peuvent décider la dissolution de la société ou acquérir les parts dans les conditions des articles 1862 et 1863 (voir chapitre 6).
  • Si la vente a tout de même lieu, les associés bénéficient encore d'un droit de substitution à l'acquéreur, à exercer dans les cinq jours francs (article 1867).

En clair : dans une SCI munie d'une clause d'agrément, aucun créancier ne peut imposer le tiers de son choix. Il peut forcer la vente de la valeur, soit — mais la main reste aux associés, libres de préempter, de racheter ou de dissoudre. La frontière exacte entre le créancier personnel qui déclenche la saisie et l'associé défaillant lui-même mériterait tout un guide ; ici, gardez deux repères. L'article 1867 donne aux associés un droit de substitution à l'acquéreur, à faire jouer dans les cinq jours francs suivant la vente. L'article 1868, lui, impose une notification préalable de la réalisation forcée un mois avant la vente, et ouvre la porte au rachat ou à la dissolution.

Point de vigilance : ces protections ne jouent pleinement que si les statuts contiennent une véritable clause d'agrément et sont à jour. Une SCI dont les statuts sont laconiques ou anciens s'expose à une entrée de tiers bien plus facile. C'est l'un des premiers points à vérifier — voir nos statuts de SCI.

Vos statuts protègent-ils vraiment votre SCI ?

Clause d'agrément, sort des parts en cas de défaillance, comptes courants encadrés : sci-ai.app centralise vos documents sociaux et vous alerte sur les angles morts. Un expert-comptable dédié peut auditer vos statuts.


6. Racheter les parts pour garder le contrôle

Quand un associé lâche, la parade est presque toujours la même : racheter ses parts pour bloquer l'arrivée d'un tiers et refermer la société sur elle-même. Le Code civil donne plusieurs points d'appui pour ça.

Le rachat en cas de refus d'agrément (articles 1862-1863)

Lorsqu'un projet de cession — y compris une cession forcée — se heurte au refus d'agrément, les associés ne peuvent pas se contenter de dire non : ils doivent proposer une solution de sortie. Les articles 1862 et 1863 organisent trois possibilités :

  • Les autres associés rachètent les parts, à proportion de leur participation lorsqu'ils sont plusieurs à vouloir acquérir.
  • La société elle-même rachète les parts en vue de leur annulation, ce qui suppose une réduction de capital.
  • Le prix est fixé à l'amiable ou, à défaut, par expertise (article 1843-4).

Attention au chrono : si personne ne propose de rachat dans le délai légal de six mois, l'agrément peut être réputé acquis — autrement dit, le tiers passe. D'où l'urgence de bouger. Pour le reste, le rachat suit le rail de n'importe quelle cession de parts de SCI : formalités, valorisation, enregistrement.

Cas chiffré : sortir un associé en liquidation

Donnée Montant
Valeur vénale de l'immeuble600 000 €
Emprunt restant dû- 250 000 €
Comptes courants d'associés- 50 000 €
Actif net de la SCI300 000 €
Part de l'associé défaillant (40 %)120 000 €
Rachat par les 2 autres associés (30 %/30 %)60 000 € chacun

Prenons cette SCI à trois, répartie 40 / 30 / 30. L'associé le plus gros — 40 %, mais sans la majorité — part en liquidation judiciaire. Deux options : laisser le liquidateur brader ses 40 % à un inconnu, ou couper court. Les deux autres associés (ou la société elle-même, via une réduction de capital) rachètent les parts à leur valeur d'actif net : 120 000 €. Cet argent file dans le patrimoine du débiteur pour ses créanciers, et la SCI reste entre les mains d'origine. Sur le papier, tout est simple. Le hic est financier : il faut sortir 120 000 € cash ou emprunter. Préparer ce financement à l'avance, c'est justement le sujet du chapitre suivant.


7. Continuité de la SCI ou risque de dissolution ?

La question qu'on me pose à chaque fois : la faillite d'un associé peut-elle « tuer » la SCI ? Bonne nouvelle, non — pas d'office. Mauvaise nouvelle, ça ne se fait pas tout seul non plus : quelques précautions restent à prendre.

La survie est le principe

L'article 1860 pose par défaut la continuation de la société : l'associé défaillant sort contre remboursement, les autres poursuivent. La dissolution n'est qu'une faculté, subordonnée à une décision unanime des associés restants ou à une clause statutaire. Aucune procédure de surendettement ni aucune liquidation judiciaire personnelle n'emporte, à elle seule, la dissolution de la SCI. Les causes de dissolution d'une société sont limitativement énumérées par l'article 1844-7 du Code civil, et l'insolvabilité d'un associé n'y figure pas comme cause automatique.

Les vrais points de fragilité

Le danger n'est donc pas la dissolution imposée, mais la paralysie :

  • Blocage de gestion si l'associé défaillant était aussi le gérant : sa situation personnelle peut justifier son remplacement, à organiser rapidement.
  • Perte de trésorerie si le liquidateur exige le remboursement immédiat du compte courant d'associé.
  • Contentieux de valorisation si les statuts ne prévoient pas de méthode de calcul, allongeant la sortie.
  • Réunion de toutes les parts en une seule main à éviter : une SCI ne peut avoir qu'un seul associé que temporairement (un an pour régulariser), sous peine de dissolution possible.

Et si, malgré tout, la société devait s'arrêter, autant tenir le volant plutôt que subir : notre guide dissolution et liquidation de SCI déroule les étapes dans l'ordre. Mais soyons clairs — dans l'immense majorité des cas, la SCI encaisse le choc et continue.


8. Anticiper : agrément, pacte, comptes courants

Tout ce qu'on vient de voir se règle dans la panique — sauf si vous avez pris les devants. Quatre leviers à poser, idéalement le jour de la création, pour qu'un associé qui déraille ne se transforme jamais en crise pour la société.

1. Une clause d'agrément stricte

C'est la première barrière. Des statuts prévoyant un agrément à l'unanimité pour toute cession à un tiers, y compris en cas de réalisation forcée, obligent le créancier ou le liquidateur à passer par le rachat ou la dissolution plutôt que par l'entrée directe d'un tiers. Une clause d'agrément vague ou absente, à l'inverse, laisse la porte ouverte. Vérifiez vos statuts.

2. Une clause réglant le sort des parts

Les statuts peuvent aller plus loin que l'article 1860 et organiser expressément la continuation de la société avec rachat obligatoire des parts de l'associé défaillant, selon une méthode de valorisation prédéfinie. On évite ainsi à la fois le risque de dissolution et le contentieux d'expertise. C'est le moment de choisir une formule de prix claire (actif net comptable, valeur vénale réévaluée, etc.).

3. Un pacte d'associés

Au-delà des statuts, un pacte d'associés peut prévoir des promesses croisées de rachat à prix connu, des droits de préemption renforcés, et les modalités de financement du rachat (délais, échelonnement). Le pacte, confidentiel, complète utilement les statuts sur les aspects que l'on ne souhaite pas rendre publics.

4. Une gestion prudente des comptes courants

Le compte courant d'associé est une créance de l'associé sur la SCI : en cas de liquidation, le liquidateur peut en réclamer le remboursement et assécher la trésorerie sociale. Une convention de compte courant prévoyant un préavis de remboursement, voire un blocage temporaire, protège la société d'un appel de fonds brutal. C'est un point trop souvent négligé.

La bonne nouvelle : ces quatre leviers coûtent quelques lignes de rédaction à la création. Les mettre en place après coup, une fois la difficulté survenue, est bien plus difficile — un associé en pleine tourmente n'a plus intérêt à signer une clause qui organise sa sortie. L'anticipation est ici la seule vraie protection.


FAQ — Surendettement et faillite d'un associé de SCI

Les dettes personnelles d'un associé peuvent-elles être payées avec les biens de la SCI ?

Non. La SCI est une personne morale distincte : l'immeuble lui appartient, pas à l'associé. Un créancier personnel de l'associé ne peut donc pas saisir l'immeuble de la SCI. Il ne peut agir que sur les parts sociales, qui figurent dans le patrimoine de son débiteur. C'est l'effet de l'écran de la personne morale. L'article 1857 du Code civil ne joue que dans l'autre sens : il permet aux créanciers de la SCI de poursuivre les associés, jamais l'inverse.

Le surendettement d'un associé entraîne-t-il automatiquement la perte de ses parts de SCI ?

Non. Tout dépend de l'orientation décidée par la commission de surendettement. Un plan conventionnel ou des mesures imposées (rééchelonnement, effacement partiel) laissent à l'associé la propriété de ses parts. Ce n'est qu'en cas de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire (article L742-1 du Code de la consommation) qu'un mandataire peut réaliser les actifs du débiteur, parts de SCI comprises.

Un associé placé en liquidation judiciaire reste-t-il associé de la SCI ?

Pas nécessairement. Le débiteur est dessaisi de l'administration de son patrimoine (article L641-9 du Code de commerce) : le liquidateur exerce ses droits patrimoniaux. Surtout, l'article 1860 du Code civil ouvre une option à la SCI — soit rembourser à l'associé la valeur de ses droits (évaluée au besoin selon l'article 1843-4), auquel cas il perd la qualité d'associé, soit décider la dissolution anticipée.

La procédure de surendettement peut-elle atteindre l'immeuble détenu par la SCI ?

Non. L'immeuble est la propriété de la SCI, personne morale distincte de l'associé endetté. Il ne fait pas partie du patrimoine saisissable du débiteur. Seules ses parts sociales, qui représentent une fraction de la valeur nette de la société, entrent dans l'assiette de la procédure. C'est précisément l'intérêt patrimonial de loger un bien en SCI plutôt qu'en indivision.

Qu'est-ce que l'article 1860 du Code civil ?

C'est le texte clé. En cas de déconfiture, faillite personnelle, liquidation judiciaire ou redressement judiciaire frappant un associé, la SCI a le choix : les autres associés décident unanimement la dissolution anticipée (ou celle-ci est prévue par les statuts), ou bien il est procédé au remboursement des droits sociaux de l'associé concerné selon l'article 1843-4. L'associé perd alors sa qualité et la société continue.

Le liquidateur peut-il vendre les parts de SCI à un tiers étranger ?

En théorie oui, mais la clause d'agrément (article 1861) et la procédure de réalisation forcée (articles 1867 et 1868) constituent un garde-fou. La vente forcée doit être notifiée un mois à l'avance aux associés et à la société. Pendant ce délai, les associés peuvent décider la dissolution ou racheter les parts. Après la vente, ils disposent encore d'un droit de substitution à l'acquéreur.

Comment les autres associés évitent-ils l'entrée d'un créancier ou d'un tiers ?

Trois leviers : le remboursement des droits sociaux au titre de l'article 1860 (l'associé sort, la société continue) ; le rachat des parts par les associés ou par la société en cas de refus d'agrément (articles 1862 et 1863) ; le droit de substitution après une vente forcée (article 1868). Dans les trois cas, le prix est fixé à l'amiable ou par expert selon l'article 1843-4.

Le compte courant d'associé est-il saisissable par les créanciers ?

Oui. Le compte courant d'associé est une créance de l'associé sur la SCI : c'est un actif de son patrimoine personnel, donc saisissable. En liquidation judiciaire, le liquidateur peut en demander le remboursement selon les modalités de la convention (préavis, blocage éventuel). D'où l'intérêt de rédiger une convention encadrant les conditions de remboursement.

Surendettement des particuliers ou liquidation judiciaire : quelle différence ?

Le surendettement (Livre VII du Code de la consommation) concerne les particuliers qui n'exercent pas d'activité indépendante ; depuis la loi du 14 février 2022, il couvre leurs dettes professionnelles comme non professionnelles, sous le traitement de la commission de la Banque de France. La liquidation judiciaire (Livre VI du Code de commerce) vise les personnes exerçant une activité indépendante — commerçant, artisan, profession libérale, entrepreneur individuel. Le mot « faillite » recouvre ces deux régimes très différents.

Une clause d'agrément protège-t-elle vraiment contre l'entrée d'un créancier ?

Elle filtre efficacement toute cession volontaire à un tiers, mais elle ne bloque pas à elle seule la réalisation forcée des parts. Son intérêt est de contraindre : soit les associés rachètent, soit ils décident la dissolution, soit ils se substituent à l'acquéreur. Sans agrément, un tiers entre plus librement ; avec un agrément strict, l'entrée non désirée devient très difficile.

La SCI peut-elle racheter elle-même les parts de l'associé en difficulté ?

Oui, la société peut acquérir les parts en vue de leur annulation, ce qui suppose une réduction de capital. C'est l'une des options des articles 1862 et 1863 en cas de refus d'agrément. À défaut, ce sont les autres associés qui rachètent, à proportion de leurs parts. Le vrai sujet est le financement : il faut mobiliser de la trésorerie ou souscrire un emprunt.

L'effacement des dettes efface-t-il la valeur des parts de SCI ?

Non. Dans un rétablissement personnel avec liquidation judiciaire, le mandataire réalise d'abord les actifs du débiteur, parts de SCI comprises. Le produit de la vente rembourse les créanciers. Seul le solde de dettes restant impayé après réalisation des actifs est effacé. Les parts ne disparaissent donc pas : elles sont vendues au profit des créanciers.

Un associé surendetté peut-il continuer à voter aux assemblées de la SCI ?

En surendettement classique (plan ou mesures imposées), l'associé conserve la pleine qualité d'associé et ses droits de vote. En liquidation judiciaire, il est dessaisi de l'administration de son patrimoine : le liquidateur exerce ses droits patrimoniaux, même si le droit de vote « politique » soulève des débats. En pratique, la vie sociale de la SCI doit continuer normalement, PV d'AG à l'appui.

La caution personnelle donnée par un associé aggrave-t-elle le risque ?

La caution engage le patrimoine personnel de l'associé, pas celui de la SCI. Mais si l'associé est appelé en garantie et s'effondre, ses parts de SCI deviennent saisissables comme tout autre actif. C'est un cas fréquent : un associé cautionne le prêt d'une autre société, celle-ci défaille, et le créancier se retourne vers ses parts de SCI. D'où l'importance d'anticiper dans les statuts.

Comment anticiper le risque dès la création de la SCI ?

Quatre réflexes : une clause d'agrément stricte (article 1861) qui filtre toute entrée de tiers ; une clause statutaire réglant le sort des parts en cas de liquidation d'un associé (continuation plutôt que dissolution) ; un pacte d'associés prévoyant une promesse de rachat à prix connu ; et une gestion prudente des comptes courants d'associés, avec convention encadrant leur remboursement.

La faillite d'un associé peut-elle entraîner la dissolution de la SCI ?

Pas automatiquement. L'article 1860 du Code civil pose le principe inverse : la société continue, sauf décision unanime des autres associés de la dissoudre ou clause statutaire en ce sens. La règle par défaut est donc la survie de la SCI, avec sortie de l'associé défaillant contre remboursement de ses droits. La dissolution reste une option, jamais une conséquence obligée.

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FAQ

Questions fréquentes

Non. La SCI est une personne morale distincte : l'immeuble lui appartient, pas à l'associé. Un créancier personnel de l'associé ne peut donc pas saisir l'immeuble de la SCI. Il ne peut agir que sur les parts sociales, qui figurent dans le patrimoine de son débiteur. C'est l'effet de l'écran de la personne morale. À l'inverse, l'article 1857 du Code civil ne joue que dans l'autre sens : il permet aux créanciers de la SCI de poursuivre les associés, jamais les créanciers d'un associé de poursuivre la SCI.
Non. Tout dépend de l'orientation décidée par la commission de surendettement. Si le dossier débouche sur un plan conventionnel ou des mesures imposées (rééchelonnement, effacement partiel), l'associé conserve ses parts. Ce n'est qu'en cas de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire (article L742-1 du Code de la consommation) qu'un mandataire peut réaliser les actifs du débiteur, parts de SCI comprises.
Pas nécessairement. Le débiteur est dessaisi de l'administration de son patrimoine (article L641-9 du Code de commerce) : c'est le liquidateur qui exerce ses droits patrimoniaux. Surtout, l'article 1860 du Code civil ouvre une option à la SCI : soit rembourser à l'associé la valeur de ses droits sociaux (évaluée au besoin selon l'article 1843-4), auquel cas il perd la qualité d'associé, soit décider la dissolution anticipée.
Non. L'immeuble est la propriété de la SCI, personne morale distincte de l'associé endetté. Il ne fait pas partie du patrimoine saisissable du débiteur. Seules ses parts sociales, qui représentent une fraction de la valeur nette de la société, entrent dans l'assiette de la procédure. C'est précisément l'intérêt patrimonial de loger un bien en SCI plutôt qu'en indivision.
C'est le texte clé. Il prévoit qu'en cas de déconfiture, de faillite personnelle, de liquidation judiciaire ou de redressement judiciaire frappant un associé, la SCI a le choix : ou bien les autres associés décident unanimement la dissolution anticipée (ou celle-ci est prévue par les statuts), ou bien il est procédé au remboursement des droits sociaux de l'associé concerné, dans les conditions de l'article 1843-4. L'associé perd alors sa qualité et la société continue.
En théorie oui, mais la clause d'agrément (article 1861 du Code civil) et la procédure de réalisation forcée (articles 1867 et 1868) constituent un garde-fou. La vente forcée doit être notifiée un mois à l'avance aux associés et à la société. Pendant ce délai, les associés peuvent décider la dissolution ou racheter les parts. Après la vente, ils disposent encore d'un droit de substitution à l'acquéreur.
Trois leviers : le remboursement des droits sociaux au titre de l'article 1860 (l'associé sort, la société continue) ; le rachat des parts par les associés ou par la société elle-même en cas de refus d'agrément (articles 1862 et 1863) ; le droit de substitution après une vente forcée (article 1868). Dans les trois cas, le prix est fixé à l'amiable ou par expert selon l'article 1843-4.
Oui. Le compte courant d'associé est une créance de l'associé sur la SCI : c'est un actif de son patrimoine personnel, donc saisissable. En cas de liquidation judiciaire, le liquidateur peut en demander le remboursement selon les modalités de la convention de compte courant (préavis, blocage éventuel). D'où l'intérêt de rédiger une convention prévoyant des conditions de remboursement encadrées.
Le surendettement (Livre VII du Code de la consommation) concerne les particuliers qui n'exercent pas d'activité indépendante ; depuis la loi du 14 février 2022, il couvre leurs dettes professionnelles comme non professionnelles, et la commission de la Banque de France en assure le traitement. La liquidation judiciaire (Livre VI du Code de commerce) vise les personnes exerçant une activité indépendante — commerçant, artisan, profession libérale, entrepreneur individuel. Le mot « faillite » recouvre en réalité ces deux régimes très différents.
Elle filtre efficacement toute cession volontaire à un tiers, mais elle ne bloque pas à elle seule la réalisation forcée des parts. Son intérêt est de contraindre : soit les associés rachètent les parts, soit ils décident la dissolution, soit ils se substituent à l'acquéreur. Sans agrément, un tiers peut entrer plus librement. Avec un agrément strict, l'entrée non désirée devient très difficile.
Oui, la société peut acquérir les parts en vue de leur annulation, ce qui suppose une réduction de capital. C'est l'une des options offertes par les articles 1862 et 1863 en cas de refus d'agrément. À défaut, ce sont les autres associés qui rachètent, à proportion de leurs parts. Le financement du rachat est le vrai sujet : il faut mobiliser de la trésorerie ou un emprunt.
Non. Dans un rétablissement personnel avec liquidation judiciaire, le mandataire réalise d'abord les actifs du débiteur, parts de SCI comprises. Le produit de la vente rembourse les créanciers. Ce n'est que le solde de dettes restant impayé après réalisation des actifs qui est effacé. Les parts ne « disparaissent » donc pas : elles sont vendues au profit des créanciers.
En surendettement « classique » (plan ou mesures imposées), l'associé conserve la pleine qualité d'associé et ses droits de vote. En liquidation judiciaire, il est dessaisi de l'administration de son patrimoine : le liquidateur exerce ses droits patrimoniaux, même si le droit de vote « politique » soulève des débats. En pratique, la vie sociale de la SCI doit continuer normalement, PV d'AG à l'appui.
La caution engage le patrimoine personnel de l'associé, pas celui de la SCI. Mais si l'associé est appelé en garantie et s'effondre, ses parts de SCI deviennent saisissables comme n'importe quel autre actif. C'est un cas fréquent : un associé cautionne le prêt d'une autre société, celle-ci défaille, et le créancier se retourne vers ses parts de SCI. D'où l'importance d'anticiper dans les statuts.
Quatre réflexes : une clause d'agrément stricte (article 1861) qui filtre toute entrée de tiers ; une clause statutaire réglant le sort des parts en cas de liquidation d'un associé (continuation plutôt que dissolution) ; un pacte d'associés prévoyant une promesse de rachat à prix connu ; et une gestion prudente des comptes courants d'associés, avec convention encadrant leur remboursement.
Pas automatiquement. L'article 1860 du Code civil pose le principe inverse : la société continue, sauf décision unanime des autres associés de la dissoudre ou clause statutaire en ce sens. La règle par défaut est donc la survie de la SCI, avec sortie de l'associé défaillant contre remboursement de ses droits. La dissolution reste une option, jamais une conséquence obligée.