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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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SCI familiale et succession : quatre exemples chiffrés jusqu'aux droits payés

Vous avez compris le principe. Reste la question qui compte : combien, pour une famille comme la vôtre ? Cette page ne réexplique rien. Elle déroule quatre familles : un couple de 55 ans avec un emprunt, un veuf de 70 ans sans dette, une famille recomposée, deux enfants dont un seul veut reprendre l'immeuble. Chaque dossier va jusqu'au dernier euro : droits payés, frais de notaire, et coût de l'inaction. Trois de ces quatre familles finissent à 0 € de droits. La quatrième paie 20 983 €, et c'est la plus instructive.

Le montage lui-même est ailleurs : ce qu'apporte une société civile immobilière (SCI), ce qu'elle coûte, quand elle ne sert à rien. C'est notre guide de la SCI familiale : transmettre sans (presque) payer de droits. Ici, on ne fait que compter.

Mis à jour le . Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Chaque montant est recalculé sur les barèmes des articles 777 et 669 du CGI et sur les émoluments de donation de l'article A444-67 du Code de commerce.

1. Quatre familles, quatre additions : le tableau des droits payés

La réponse d'abord, la démonstration ensuite. Chaque ligne est recalculée plus bas.

Famille Valeur nette transmise Droits payés Émoluments proportionnels TTC Coût de l'inaction Écart net
Cas 1 — Couple 55 ans, 2 enfants, immeuble financé99 000 € puis 228 375 €0 €6 222 €28 697 €22 475 €
Cas 2 — Veuf 70 ans, 3 enfants, aucune dette432 000 € (nue-propriété : la propriété sans les revenus)20 983 €9 219 €114 419 €84 217 €
Cas 3 — Recomposée, 3 enfants dont 1 commun267 300 € (nue-propriété)0 €5 932 €39 870 €33 938 €
Cas 4 — Couple 60 ans, 2 enfants, un seul repreneur400 000 €0 €5 983 €61 052 €55 069 €

Ce que ce tableau dit, et qu'on lit rarement : ce qui fait basculer l'addition n'est pas la SCI, c'est le nombre de donateurs et la dette de la société. Le veuf du cas 2 paie 20 983 € alors qu'il a plus d'enfants que le couple du cas 1 : il est seul, donc un abattement par enfant au lieu de deux, et sa société n'a aucun emprunt à déduire.

Une réserve sur la colonne des frais : ce sont les seuls émoluments proportionnels du notaire, sa rémunération tarifée par décret. S'y ajoutent les émoluments de formalités et les débours, de 300 à 500 € par acte, qui dépendent des pièces à produire.


2. Les cinq nombres qui commandent une succession en SCI familiale

Cinq données suffisent à prédire l'ordre de grandeur. Les quatre cas qui suivent ne font que les faire varier.

1. La valeur nette des parts. Une part ne vaut pas l'immeuble : elle vaut l'actif moins le passif. Immeuble à 400 000 €, emprunt de 180 000 € : 220 000 €, soit une base presque divisée par deux. Méthode d'évaluation : la donation de parts de SCI.

2. Le nombre de donateurs. L'abattement de 100 000 € de l'article 779 I du CGI joue par parent et par enfant : 400 000 € pour un couple avec deux enfants, 200 000 € pour un parent seul. La moitié, pour le même patrimoine.

3. L'âge du donateur, s'il garde l'usufruit. La nue-propriété, c'est la propriété sans les revenus ni l'usage ; l'usufruit, les revenus et l'usage jusqu'au décès. Donner la première en gardant le second ne transmet qu'une fraction de la valeur : la nue-propriété vaut 60 % tant que le donateur a moins de 71 ans révolus, 70 % ensuite (art. 669 du CGI). Le barème ne glisse pas, il saute : franchir une tranche coûte dix points d'un coup. Sur 720 000 € et trois enfants, ces dix points font 72 000 € de base en plus, soit 14 400 € de droits — et pour un donateur de 70 ans, cela se joue à son prochain anniversaire, pas dans dix ans. Voir le démembrement de parts de SCI.

4. Le nombre d'enfants. Chaque enfant ouvre son propre abattement chez chaque parent : 300 000 € par parent pour trois enfants, 200 000 € pour deux. C'est aussi ce qui fixe la réserve héréditaire.

5. La date de la dernière donation. L'abattement se reconstitue en entier quinze ans après l'acte précédent, de date à date (art. 784 du CGI). En deçà, la donation antérieure est rappelée et s'impute sur l'abattement restant.

Un contresens à écarter : rien de tout cela ne vaut pour la cession, la vente. Vendre déclenche un droit d'enregistrement de 5 % et une plus-value ; donner, les seuls droits de donation. Détail dans céder des parts de SCI.

Convention retenue dans les quatre cas : les biens se revalorisent de 1,6 % par an, l'ordre de grandeur de l'inflation longue. C'est une hypothèse, pas une prévision : à 3 % par an, tous les écarts de cette page doublent.


3. Cas 1 — Couple de 55 ans, deux enfants, 400 000 € dont 180 000 € d'emprunt : 0 € de droits

La fiche d'entrée

Marc et Hélène ont 55 ans, deux enfants majeurs. Ils travaillent, et les loyers remboursent l'emprunt. En 2026, leur SCI achète un immeuble de rapport à 400 000 €, financé par un emprunt de 180 000 € sur quinze ans. Parts à parts égales, Marc gérant.

Valeur des parts en 2026 : 400 000 − 180 000 = 220 000 € d'actif net. Les statuts posent un agrément à l'unanimité et une inaliénabilité de dix ans : une part ainsi verrouillée ne se revend pas librement, d'où une décote d'illiquidité de 10 % et une valeur retenue de 198 000 €.

Donation 2026 : la moitié des parts en pleine propriété

Marc et Hélène donnent la moitié des parts, soit 99 000 €. Deux donateurs, deux donataires : quatre couples, chacun pour 99 000 ÷ 4 = 24 750 €.

  • Droits de donation : 0 €. Abattement consommé : 24,75 %.
  • Émoluments du notaire, où la plupart des estimations se trompent : l'article A444-67 du Code de commerce assied l'émolument sur les biens donnés par chaque donateur. Deux assiettes de 49 500 €, pas une de 99 000 €. Par donateur (4,837 % jusqu'à 6 500 €, 1,995 % jusqu'à 17 000 €, 1,330 % jusqu'à 60 000 €, 0,998 % au-delà) : 314,41 + 209,48 + 432,25 = 956,13 € HT. Pour les deux : 1 912,26 € HT, soit 2 294,71 € TTC, hors débours.
  • Contribution de sécurité immobilière : 0 €. On donne des parts, pas un immeuble : pas de publicité foncière, pas de taxe de 0,10 %.

Donation 2041 : la seconde moitié, quinze ans plus tard

Quinze ans passent. L'emprunt est soldé, l'immeuble a pris 1,6 % par an et vaut 507 500 €. Après décote, les parts valent 456 750 €, la moitié restante 228 375 €. On signe le lendemain du quinzième anniversaire de l'acte de 2026 : quinze ans tout juste ne suffisent pas, l'article 784 du CGI ne rendant l'abattement entier que passé ce délai.

  • Base par couple donateur/donataire : 228 375 ÷ 4 = 57 094 €, sous l'abattement de 100 000 €. Droits : 0 €.
  • Émoluments, toujours par donateur, sur 114 187,50 € chacun : 1 095,78 (trois premières tranches) + 540,79 = 1 636,57 € HT, soit pour les deux 3 273,14 € HT ou 3 927,77 € TTC.

Et s'ils n'avaient rien fait ?

Ils gardent les parts jusqu'au bout. Second décès en 2056, à 85 ans. L'immeuble vaut 644 000 € (toujours 1,6 % par an), soit 579 600 € de parts après décote. Hypothèse retenue : les deux décès en 2056, et à chaque fois la moitié du défunt aux deux enfants. Chaque parent transmet donc 289 800 €, soit 144 900 € par enfant : 44 900 € de base taxable après l'abattement de 100 000 €. Si le conjoint survivant exerce son option (art. 757 du Code civil) et recueille l'usufruit ou le quart en propriété, la facture se décale mais ne disparaît pas : elle se reporte sur la seconde succession, à une valeur plus élevée.

Barème de l'article 777 du CGI : 5 % sur 8 072 € (403,60 €), puis 10 % jusqu'à 12 109 € (403,70 €), puis 15 % jusqu'à 15 932 € (573,45 €). Restent 28 968 € à 20 %, soit 5 793,60 €. Total : 7 174,35 € par enfant et par succession. Deux enfants, deux successions : 28 697 €.

Cas 1 — récapitulatif Montant
Transmis : 100 % des parts, en deux donations (2026 et 2041)99 000 € puis 228 375 €
Droits de donation payés0 €
Émoluments proportionnels (2 294,71 + 3 927,77)6 222 € TTC
Sans rien faire : droits de succession aux deux décès28 697 €
Écart net en faveur de l'anticipation22 475 €

Ce qui aurait pu mal tourner

Le découpage en deux donations n'a rien rapporté et a coûté 2 658 €. Une donation unique de la totalité en 2026, sur 198 000 €, donnait le même résultat : 0 € de droits, l'abattement n'étant consommé qu'à 49,5 %. Coût : 1 485,00 € HT par donateur, soit 3 564,00 € TTC au lieu de 6 222,48 €. Fractionner sert dans deux cas, et un seul est fiscal : quand la base dépasse l'abattement, et quand les parents ont besoin de garder une partie des revenus — c'est 10 000 € par an sur ce dossier. Marc et Hélène travaillent, et la base est à 24 750 € par couple donateur/donataire : ni l'un ni l'autre. Ici, on paie le notaire deux fois pour rien.

L'écart, lui, ne vient pas de la forme sociétaire mais de l'emprunt de 180 000 € déduit de la base. Le débat est tranché dans SCI familiale ou donation directe.


4. Cas 2 — Veuf de 70 ans, trois enfants, 800 000 € sans dette : 20 983 € de droits

La fiche d'entrée

Jean a 70 ans, veuf depuis quatre ans, trois enfants majeurs. Sa SCI détient deux appartements valorisés 800 000 €, sans emprunt. Il vit des loyers : il ne peut pas s'en séparer. Agrément à l'unanimité dans les statuts, donc décote de 10 % : les parts valent 720 000 €.

C'est le cas le plus défavorable de cette page, et l'un des plus fréquents. Un seul donateur, donc un abattement par enfant. Aucune dette à déduire. Ici, on paie.

Donation 2026 : la nue-propriété des parts, usufruit réservé

Jean donne la nue-propriété de toutes les parts à ses trois enfants et garde l'usufruit : loyers et affectation du résultat restent à lui jusqu'à sa mort.

  • Barème de l'article 669 du CGI : à 70 ans, Jean relève de la tranche « moins de 71 ans révolus », lue à l'âge atteint au jour de l'acte. L'usufruit vaut 40 %, la nue-propriété 60 %.
  • Assiette taxable : 720 000 × 60 % = 432 000 €, soit 144 000 € par enfant, ramenés à 44 000 € après l'abattement de 100 000 €.
  • Droits par enfant : 403,60 + 403,70 + 573,45 + (28 068 × 20 % = 5 613,60) = 6 994,35 €. Pour les trois : 20 983 €.

Jean a 70 ans, et c'est cette année-là que tout se joue. S'il signe après son 71e anniversaire, la nue-propriété passe à 70 % : 504 000 € d'assiette, 168 000 € par enfant, 68 000 € de base, 11 794,35 € de droits chacun — 35 383 € pour la fratrie. Douze mois d'attente coûtent 14 400 €.

Le piège d'assiette qui coûte 3 449 €. Les émoluments ne se calculent pas sur la nue-propriété donnée, mais sur la valeur en pleine propriété, réserve d'usufruit comprise (art. A444-67 du Code de commerce). Sur 720 000 € : 1 095,78 + 6 586,80 = 7 682,58 € HT, soit 9 219,10 € TTC. Sur les 432 000 €, on aurait trouvé 5 770,01 € TTC : les estimations rapides oublient ces 3 449 €.

Le décès, à 84 ans

En 2040, Jean meurt. L'usufruit s'éteint et se réunit à la nue-propriété sans aucun droit (art. 1133 du CGI). Les trois enfants deviennent pleins propriétaires, quelle que soit la valeur qu'a prise l'immeuble. Le gain réel est là, et il n'apparaît sur aucune facture. Agrément des héritiers, évaluation, indivision : voir le décès d'un associé de SCI.

Et s'il n'avait rien fait ?

Jean garde tout et meurt en 2040. Les biens valent 999 086 € (1,6 % par an pendant quatorze ans), soit 899 177 € de parts après décote, donc 299 726 € par enfant. Base après abattement : 199 726 €. Droits : 1 380,75 (trois premières tranches) + (183 794 × 20 % = 36 758,80) = 38 139,55 € par enfant, soit 114 419 € pour la fratrie.

Cas 2 — récapitulatif Montant
Transmis : nue-propriété de 100 % des parts432 000 €
Droits de donation payés (3 × 6 994,35 €)20 983 €
Émoluments proportionnels, assiette en pleine propriété9 219 € TTC
Réunion de l'usufruit au décès (art. 1133 CGI)0 €
Sans rien faire : droits de succession en 2040114 419 €
Écart net en faveur de l'anticipation84 217 €

Ce qui aurait pu mal tourner

Un décès dans les trois mois de la donation aurait coûté 57 600 € de plus. L'article 751 du CGI répute transmis en pleine propriété le bien dont le défunt avait l'usufruit et son héritier présomptif — celui qui hériterait s'il mourait aujourd'hui — la nue-propriété. La présomption tombe passé trois mois. Jean mort deux mois après l'acte, les parts auraient été taxées sur 720 000 € : 240 000 € par enfant, 140 000 € de base, 26 194,35 € de droits chacun, 78 583 € pour la fratrie. Déduction faite des 20 983 € déjà versés, le supplément est de 57 600 €.

Dernier point, souvent mal compris. Jean reste redevable de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) sur la valeur en pleine propriété des parts, 720 000 €, quand il n'en détient plus que 40 % de la valeur économique (art. 968 du CGI). Le passif ne s'y déduit pas aussi librement qu'aux droits de donation — voir SCI et IFI.

Une transmission se prépare sur une comptabilité tenue

Les trois chiffres qui commandent l'addition — valeur nette des parts, capital restant dû, comptes courants — sortent des comptes annuels.


5. Cas 3 — Famille recomposée : protéger le conjoint sans léser les enfants du premier lit

La fiche d'entrée

Paul a 62 ans. Deux enfants d'un premier mariage, Léa (34) et Hugo (31), et Camille (22), née de son second mariage avec Sophie, 55 ans. Sa SCI détient un immeuble de 550 000 € grevé d'un emprunt résiduel de 100 000 €, soit 450 000 € d'actif net. Paul a 99 % des parts, Sophie 1 %. Ce que Paul peut donner vaut donc 445 500 € : c'est l'assiette, pas les 450 000 € de la société.

Ici, aucune décote : les statuts sont standards, et une décote sans clause pour la justifier est le premier point qu'un contrôle remet en cause.

Ce que Paul veut : que Sophie garde les loyers jusqu'à sa mort et que ses trois enfants héritent à égalité. Ce que la loi lui impose : avec trois enfants, la réserve héréditaire — la part garantie aux enfants — est de trois quarts, et la quotité disponible, ce dont il dispose librement, d'un quart (art. 912 et 913 du Code civil). Sur 445 500 €, cela fait 334 125 € de réserve et 111 375 € de disponible. Réserve, droits du conjoint et action en retranchement : SCI et famille recomposée.

La solution : donation-partage de la nue-propriété, usufruit réversible au profit de Sophie

En 2026, Paul consent une donation-partage sur la nue-propriété de ses parts, à égalité entre ses trois enfants, en se réservant l'usufruit. Une donation-partage est un acte unique qui donne et qui partage : les lots de chaque enfant y sont composés. L'acte porte une clause de réversion d'usufruit : à sa mort, son usufruit s'éteint et celui de Sophie s'ouvre — un droit qui lui est acquis dès la signature, dont seul l'exercice est reporté (Cass. ch. mixte, 8 juin 2007, n° 05-10.727). C'est une donation faite aujourd'hui, pas une décision différée : elle ne se reprend pas.

  • Paul a 62 ans : même tranche « moins de 71 ans révolus », donc nue-propriété à 60 % (art. 669 du CGI). Soit 445 500 × 60 % = 267 300 €, donc 89 100 € par enfant.
  • Après abattement de 100 000 € : 0 € de droits pour chacun des trois.
  • Émoluments de donation-partage (art. A444-68 du Code de commerce, mêmes taux que l'A444-67). Paul donne seul, et le 2° retient la valeur en pleine propriété : 445 500 €, pas les 267 300 € de nue-propriété. Soit 1 095,78 + 3 847,29 = 4 943,07 € HT, ou 5 931,68 € TTC.
  • Réversion d'usufruit au conjoint survivant : 0 €. L'article 796-0 quater du CGI la soumet aux mutations par décès, dont le conjoint est exonéré (art. 796-0 bis).

Résultat : Sophie touche les loyers jusqu'à sa mort ; les trois enfants, nus-propriétaires dès 2026, deviennent pleins propriétaires à l'extinction de l'usufruit sans aucun droit (art. 1133 du CGI). C'est la clause d'agrément qui décide si Sophie entre comme associée : clause d'agrément en SCI.

Et s'il n'avait rien fait ?

Paul meurt en 2042, à 78 ans. L'immeuble vaut 709 000 € (toujours 1,6 % par an), l'emprunt est soldé : ses 99 % de parts valent 701 910 €. Face à des enfants qui ne sont pas ceux du couple, le conjoint survivant ne recueille qu'un quart en pleine propriété (art. 757 du Code civil), soit 175 477,50 €, exonérés (art. 796-0 bis du CGI). Les trois enfants se partagent le reste : 175 477,50 € chacun, dont 100 000 € d'abattement. Base : 75 477,50 €. Droits : 1 380,75 + (59 545,50 × 20 % = 11 909,10) = 13 289,85 € par enfant, soit 39 870 €.

Et Sophie n'a pas les loyers : elle a un quart des parts en indivision avec trois enfants dont deux ne sont pas les siens. Le vrai coût de l'inaction n'est pas fiscal.

Cas 3 — récapitulatif Montant
Transmis : nue-propriété des parts aux 3 enfants à égalité267 300 €
Droits de donation payés0 €
Émoluments proportionnels de donation-partage5 932 € TTC
Réversion d'usufruit au conjoint survivant0 €
Sans rien faire : droits de succession en 204239 870 €
Écart net en faveur de l'anticipation33 938 €

Ce qui aurait pu mal tourner

Paul aurait pu vouloir avantager Camille : 60 % des parts pour elle, 20 % à chacun des aînés, par trois donations séparées. La société ne sécurise rien. Hors donation-partage, rien n'est figé : au décès, les donations sont réunies fictivement — recomptées dans le patrimoine, sur le papier — à leur valeur de ce jour-là (art. 922 du Code civil), soit 701 910 €. La réserve de chaque enfant est d'un quart, 175 477,50 € ; Léa et Hugo n'ont reçu que 140 382 €. Il manque 35 095,50 € à chacun : Camille leur doit 70 191 €, seize ans après, sur un immeuble qu'elle ne peut pas vendre seule.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Pour avantager un enfant, la seule voie sûre est la quotité disponible, chiffrée dans l'acte. Une SCI ne crée aucun droit de disposer que le Code civil refuse.


6. Cas 4 — Deux enfants, un seul repreneur : la donation-partage avec soulte

La fiche d'entrée

Bernard et Françoise ont 60 ans. Thomas, 33 ans, s'occupe déjà de l'immeuble ; Clara, 30 ans, vit à l'étranger. La SCI détient un immeuble de 480 000 € grevé de 80 000 € d'emprunt, soit 400 000 € d'actif net, parts égales entre les parents.

Pas de décote ici non plus, mais pour une autre raison. L'acte prévoit une soulte : la somme que verse l'enfant qui reçoit plus à celui qui reçoit moins. Décoter appauvrirait Clara au profit de Thomas. Valeur retenue : 400 000 €.

L'opération : une donation-partage, pas deux donations

En 2026, Bernard et Françoise consentent à leur tour une donation-partage.

  • Lot de Thomas : la totalité des parts, 400 000 €, à charge de verser 200 000 € de soulte à sa sœur. Lot de Clara : cette soulte.
  • Chaque enfant reçoit donc 200 000 € nets, apportés par deux donateurs : 100 000 € par couple donateur/donataire, exactement l'abattement.
  • Droits de donation : 0 €.
  • La soulte ne supporte aucun droit de vente : dans une donation-partage, elle n'est pas translative de propriété (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 260). Un partage ordinaire, lui, la taxerait.
  • Émoluments (art. A444-68 du Code de commerce). La donation-partage est ici conjonctive — deux donateurs — et le 1° assied l'émolument sur les biens donnés par chaque donateur : deux assiettes de 200 000 €, pas une de 400 000 €. Par donateur : 1 095,78 + 1 397,20 = 2 492,98 € HT. Pour les deux : 4 985,96 € HT, soit 5 983,15 € TTC.

L'intérêt décisif n'est pas dans les droits : l'article 1078 du Code civil fige les valeurs au jour de l'acte dès lors que chaque réservataire a reçu un lot et l'a accepté. Si l'immeuble triple, Clara ne réclamera rien de plus.

Le pacte Dutreil ne joue pas ici : la loi de finances pour 2024 a exclu de l'article 787 B du CGI la gestion de son propre patrimoine immobilier (SCI et pacte Dutreil). Pour organiser l'entente entre héritiers : le pacte d'associés.

Et s'ils n'avaient rien fait ?

Décès des deux parents en 2046. L'immeuble vaut 659 000 € (toujours 1,6 % par an), l'emprunt est soldé. Chaque parent transmet 329 500 €, soit 164 750 € par enfant. Base après abattement : 64 750 €. Droits : 1 380,75 + (48 818 × 20 % = 9 763,60) = 11 144,35 € par enfant et par succession, soit 44 577 € au total.

Et surtout, Thomas et Clara se retrouvent copropriétaires de titres dont un seul veut s'occuper. Pour sortir, Thomas rachète la moitié de sa sœur : 329 500 €, au droit d'enregistrement de 5 % de l'article 726 du CGI, soit 16 475 €. Sortie complète : 44 577 + 16 475 = 61 052 €, hors émoluments.

Cas 4 — récapitulatif Montant
Transmis : 100 % des parts à Thomas, 200 000 € de soulte à Clara400 000 €
Droits de donation payés0 €
Droit de vente sur la soulte0 €
Émoluments proportionnels de donation-partage5 983 € TTC
Sans rien faire : succession (44 577 €) + rachat des parts (16 475 €)61 052 €
Écart net en faveur de l'anticipation55 069 €

Ce qui aurait pu mal tourner

Le risque le plus coûteux de ce dossier n'est pas fiscal : il tient à trois lignes sur la soulte. Clara reçoit 200 000 €, valeur du jour. Vingt ans plus tard, les parts de Thomas en valent 659 000 : il a capté toute la hausse, et c'est le principe du partage anticipé. Une règle corrige cela, en partie. Le débiteur de la soulte a obtenu des délais, et la valeur de son lot a bougé de plus d'un quart ? Les sommes restant dues varient dans la même proportion (art. 828 du Code civil). En donation-partage, cette variation est d'ordre public. L'article 1075-4 rend l'article 828 applicable aux soultes nonobstant toute convention contraire : la clause qui prétend l'écarter est réputée non écrite (Cass. 1re civ., 6 juillet 2011, n° 10-21.134). C'est la seule protection de l'enfant non repreneur qu'on ne puisse pas lui retirer. Thomas paie comptant : Clara a 200 000 €, rien de plus. Il obtient des délais, paie sur dix ans, et les parts ont pris 50 % : les 100 000 € restant dus deviennent 150 000 €. Cette règle-là ne se négocie pas ; ce qui se négocie, c'est le calendrier de paiement.

Le second risque est juridique. Le figement de l'article 1078 suppose que chaque réservataire ait accepté son lot dans l'acte. Si Clara ne signe pas, il tombe : la réserve se recalcule en 2046 sur une masse de 659 000 €, ce que les parents ont réellement donné. Avec deux enfants, la réserve individuelle est d'un tiers (art. 913 du Code civil), soit 219 667 €. Clara n'ayant reçu que 200 000 €, Thomas lui doit 19 667 €, vingt ans après. L'écart reste modeste parce que la soulte fait la moitié des lots ; il devient lourd si l'enfant non repreneur reçoit moins d'un tiers.

Et si on sautait une génération ? Les deux branches chiffrées

Mêmes données : 400 000 € de parts, deux grands-parents donateurs, deux enfants, quatre petits-enfants. Sauter une génération suppose une donation-partage transgénérationnelle (art. 1078-4 du Code civil) : les enfants consentent à ce que leurs propres enfants soient allotis à leur place.

  • Aux deux enfants. 100 000 € par couple donateur/donataire, exactement l'abattement de l'article 779 I : 0 € de droits. Émoluments : 2 492,98 € HT par donateur, soit 5 983,15 € TTC.
  • Aux quatre petits-enfants. Chacun reçoit 100 000 €, dont 50 000 € de chaque grand-parent. L'abattement est celui de l'article 790 B : 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant. Base : 18 135 € par couple. Droits : 1 380,75 + (2 203 × 20 %) = 1 821,35 € par couple, soit 14 571 € pour les huit. Émoluments inchangés : 5 983,15 € TTC.

Le saut coûte donc 14 571 € aujourd'hui et supprime une taxation entière. Si les enfants recevaient à leur place puis transmettaient en 2046 leurs 200 000 € devenus 329 500 €, leurs quatre enfants paieraient 11 144,35 € chacun, soit 44 577 €. Le saut rapporte donc 30 006 €, à condition que les enfants n'aient pas besoin de ces parts. Trois scénarios de plus dans transmettre à ses petits-enfants en SCI. Le saut ne se combine pas avec une soulte.


7. Les trois cas où ces exemples de succession en SCI ne marchent pas

Quatre dossiers qui finissent bien ne font pas une règle : changez une donnée d'entrée et le montage se retourne. Trois configurations où il faut refermer cette page.

1. La résidence principale est le patrimoine

Mettre sa résidence principale dans une SCI pour la transmettre fait perdre l'abattement de 20 % de l'article 764 bis du CGI. Ce texte vise le logement qu'occupe encore, au décès, le conjoint survivant, le partenaire de pacte civil de solidarité (PACS) ou un enfant mineur ou protégé. Il ne s'étend aux titres que pour les sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI — ce qu'une SCI de location n'est jamais. Sur une maison de 400 000 €, cela fait 80 000 € de base taxable en plus par héritier concerné, soit 16 000 € de droits au taux marginal de 20 %. Au-delà de 552 324 € de part taxable, la tranche passe à 30 % : 24 000 €. Dans ce cas, ne faites pas ça : voir SCI et résidence principale.

L'idée fausse inverse circule autant : la SCI ne fait pas perdre l'exonération de plus-value sur la résidence principale. Société à l'impôt sur le revenu (art. 8 du CGI), associé logé gratuitement : l'exonération lui reste acquise à hauteur de sa part (BOI-RFPI-PVI-10-40-10 § 140, 27 juin 2023). C'est l'option pour l'impôt sur les sociétés qui la fait tomber.

2. Un enfant donataire est mineur

Un mineur peut être associé, mais ses parts sont administrées par ses parents, sous contrôle du juge pour les actes graves. La conséquence est bancaire : une banque refuse presque toujours de prêter à une SCI dont un associé est mineur. Le cas 1, qui repose sur 180 000 € d'emprunt déductible, devient impossible à monter. Voir SCI familiale et enfants mineurs.

3. Les parents ont besoin des loyers

C'est la limite du cas 1. Marc et Hélène travaillent : donner la pleine propriété de la moitié des parts ne les prive de rien. Un couple qui vit du rendement de l'immeuble, lui, perd la moitié de ses revenus le jour de la signature. Sur 400 000 € rapportant 20 000 € bruts, cela fait 10 000 € par an, soit 150 000 € sur quinze ans — cinq fois les 28 697 € de droits économisés. Reste la nue-propriété avec usufruit réservé, celle des cas 2 et 3 : voir SCI, retraite et revenus.


8. Transposer à votre SCI familiale : les huit données à réunir

Aucun des quatre cas ne sera exactement le vôtre. Ces huit données suffisent à refaire les calculs sur le vôtre. Réunissez-les avant le rendez-vous.

  1. La valeur vénale des biens, au jour où vous comptez donner. Un avis de valeur écrit, pas une estimation en ligne.
  2. Le capital restant dû de chaque emprunt au 31 décembre, sur le tableau d'amortissement de la banque.
  3. Le solde de chaque compte courant d'associé : ces créances ne suivent pas les parts et restent taxables à la succession.
  4. Le nombre de parts et leur répartition entre pleine propriété, usufruit et nue-propriété : le registre de suivi des parts est fait pour ça.
  5. La date de naissance de chaque donateur : le barème de l'article 669 bascule de dix points d'un anniversaire à l'autre.
  6. La date et le montant de chaque donation des quinze dernières années, dons de sommes d'argent compris.
  7. Les clauses d'agrément et d'inaliénabilité, qui commandent l'entrée des donataires et la décote défendable : à relire dans vos statuts de SCI avant de donner, pas après.
  8. Le nombre d'enfants par lit et la situation matrimoniale, qui fixent la réserve et le disponible.

Le moment de voir un notaire. Pas quand vous avez décidé : quand l'une de ces trois lignes est vraie. La base par couple donateur/donataire dépasse 100 000 €. Il y a des enfants de lits différents, un conjoint à protéger ou un enfant vulnérable. Un enfant recevra plus que les autres. Sinon, l'acte reste obligatoire (art. 931 du Code civil) mais la conversation sera courte.


9. SCI familiale et succession : vos questions fréquentes

L'administration peut-elle refuser la décote appliquée aux parts ?

Oui. La décote d'illiquidité tient au fait qu'une part de SCI ne se revend pas librement : son principe est admis, mais elle se justifie clause par clause — agrément à l'unanimité, inaliénabilité temporaire, absence de droit de retrait. La valeur déclarée n'est qu'un plancher : l'administration contrôle la valeur vénale réelle (art. 666 du CGI, art. L17 du Livre des procédures fiscales). Une décote de 10 à 15 % motivée par une clause réelle passe ; une décote de 30 % sans motif est le premier point de redressement.

Le parent peut-il payer les droits à la place de ses enfants ?

Oui, et c'est l'un des rares avantages gratuits de la matière : l'administration admet de longue date que la prise en charge des droits par le donateur n'est pas un supplément de donation taxable. Sur le cas 2, Jean peut donc régler les 20 983 € lui-même sans que ses enfants paient un euro de plus — et cela sort 20 983 € de sa future succession.

Que devient le compte courant d'associé du parent quand il donne ses parts ?

Il ne bouge pas. Le compte courant d'associé — l'argent que l'associé a avancé à sa société et qu'elle lui doit — est une créance, pas une part. Donner les parts ne donne pas la créance : elle reste au parent et sera taxée à sa succession pour son montant nominal, sans décote. C'est l'angle mort le plus fréquent : un parent qui a financé 120 000 € de travaux en compte courant transmet 120 000 € de créance taxable en plus des parts.

Faut-il attendre exactement quinze ans pour redonner ?

Oui, exactement. Le délai de l'article 784 du CGI court de date à date depuis l'acte précédent. Une donation consentie le 19 septembre d'une année N se renouvelle en franchise à compter du 20 septembre de N+15, soit le lendemain du quinzième anniversaire (BOI-ENR-DMTG-10-50-50). Quatorze ans et onze mois : la première donation est rappelée et vient réduire l'abattement disponible. Quinze ans et un jour : l'abattement de 100 000 € est intégralement reconstitué. Il n'y a pas de tolérance. Une donation de parts est notariée, donc elle porte sa date dans l'acte : c'est seulement pour un don manuel, qui n'a pas de date certaine, que le point de départ devient celui de sa déclaration ou de son enregistrement.

L'usufruitier peut-il vendre l'immeuble tout seul ?

Non, et c'est ce qui distingue la SCI du démembrement direct d'un bien. L'usufruitier de parts n'est pas propriétaire de l'immeuble : la propriétaire, c'est la société. Vendre est une décision sociale, prise à la majorité des statuts, et le gérant ne peut le faire que si l'objet social l'y autorise (art. 1849 du Code civil). En démembrement direct, il faut l'accord de l'usufruitier et de tous les nus-propriétaires.

Un enfant peut-il refuser les parts qu'on lui donne ?

Oui. Une donation suppose l'acceptation du donataire (art. 932 du Code civil) : on ne peut pas la lui imposer. La conséquence est lourde en donation-partage, car l'article 1078 ne fige les valeurs que si tous les réservataires ont reçu un lot et l'ont accepté dans l'acte. Un refus de signer fait tomber le figement : la donation redevient <em>rapportable</em> — recomptée dans le partage — à sa valeur au jour du décès, le scénario chiffré à 19 667 € du cas 4.

Une donation de parts doit-elle obligatoirement passer par un notaire ?

Oui, et depuis toujours : l'article 931 du Code civil impose l'acte notarié pour toute donation, à peine de nullité. Ce n'est pas une nouveauté de 2026. L'article 1865-1 du Code civil, en vigueur depuis le 27 juin 2026, impose lui aussi un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour les parts de sociétés à prépondérance immobilière. Mais il ne vise que les cessions : ni les donations, ni les apports, ni les successions.

Que se passe-t-il si un enfant décède avant ses parents ?

En succession, ses propres enfants viennent à sa place par représentation et se partagent sa part, avec l'abattement de 100 000 € qui aurait été celui de leur parent. En donation, il n'y a pas de représentation automatique : pour que les petits-enfants reçoivent du vivant des grands-parents, il faut un acte — donation directe (abattement de 31 865 €, art. 790 B) ou donation-partage transgénérationnelle.

Peut-on donner les parts d'une SCI créée il y a trois mois ?

Juridiquement, oui : aucun délai n'est exigé. Fiscalement, apporter l'immeuble puis donner les parts dans la foulée, sans autre justification que d'effacer des droits, expose à la procédure d'abus de droit (art. L64 du Livre des procédures fiscales). Ce qui protège, c'est une SCI qui vit : assemblées tenues, comptes établis, gérant qui gère.

Les enfants donataires doivent-ils déclarer les loyers ?

Cela dépend de ce qu'ils ont reçu. Celui qui reçoit la pleine propriété des parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu déclare sa quote-part de résultat foncier, qu'il perçoive ou non les loyers. Celui qui ne reçoit que la nue-propriété ne déclare rien : l'usufruitier reste imposé sur les revenus. C'est le cœur des cas 2 et 3.

Le parent peut-il rester gérant après avoir donné ses parts ?

Oui, et c'est le principal intérêt de la SCI face à une donation directe du bien : on transmet la valeur sans transmettre le pouvoir. Un gérant nommé dans les statuts pour la durée de la société, révocable à une majorité qualifiée, garde la main. La limite est réelle : cumuler la gérance, l'usufruit, la faculté de disposer et l'usage exclusif du bien affaiblit la réalité de la donation. Transmettre, c'est se dessaisir.

Faut-il modifier les statuts à chaque donation de parts ?

Seulement si les statuts nomment les associés et leur répartition, le cas le plus fréquent. La mise à jour se dépose au greffe : 42,26 € HT d'inscription modificative, 8,45 € de TVA, 5,90 € de droit affecté au registre national des entreprises, 13,16 € de dépôt d'acte et 116 € de BODACC, le bulletin officiel des annonces de sociétés. Total : 185,77 € TTC (arrêté du 25 février 2026). Sinon, le registre des mouvements de parts suffit.

Une SCI dispense-t-elle de déclaration de succession ?

Non, et c'est un contresens fréquent. Les parts sociales entrent dans la succession comme n'importe quel autre bien : elles figurent dans la déclaration déposée par les héritiers, pour leur valeur nette au jour du décès, et les droits se calculent dessus. Ce que la société change, c'est la valeur déclarée — l'actif diminué du passif — et la possibilité d'avoir déjà transmis avant. Elle ne fait jamais sortir un patrimoine du champ de la déclaration. Seule exception visible dans le cas 2 de cette page : l'usufruit qui s'éteint au décès ne se transmet pas, il disparaît, et les nus-propriétaires n'ont aucun droit à acquitter à ce titre (art. 1133 du CGI).

Une SCI qui se transmet est une SCI qui tient ses comptes

Valeur nette des parts, capital restant dû, comptes courants, registre des mouvements : sci-ai.app tient vos comptes et sort les chiffres qu'un notaire demandera.

Pour aller plus loin

SCI familiale : le guide complet — la page parente : à quoi sert le montage, ce qu'il coûte à créer et à tenir, et les situations où il ne sert à rien. Donation de parts de SCI — les trois formes de donation, la méthode d'évaluation des parts, la chronologie de l'acte et les huit pièges les plus fréquents. Démembrement de parts de SCI — le barème de l'article 669 en entier, la répartition des droits de vote entre usufruitier et nu-propriétaire, et la limite de l'abus de droit. SCI et petits-enfants — le saut de génération chiffré : abattement de 31 865 €, donation-partage transgénérationnelle et trois scénarios comparés jusqu'aux droits payés. SCI et famille recomposée — la réserve et la quotité disponible en tableau, les droits du conjoint survivant et l'action en retranchement. Décès d'un associé de SCI — ce qui se passe dans la société le jour J : agrément des héritiers, évaluation des parts, sort du compte courant du défunt. J'ai hérité de parts de SCI — côté héritier : l'option successorale, les documents à réclamer et l'audit en dix points avant de signer quoi que ce soit. SCI familiale ou donation directe — l'arbitrage chiffré entre donner les parts et donner le bien : coût d'entrée, souplesse de partage et cas où la société ne sert à rien. SCI ou nue-propriété — les deux stratégies de transmission comparées : acheter directement en démembrement, ou démembrer les parts d'une société existante. Compte courant d'associé en SCI — la créance qui ne suit pas les parts : comment elle se constitue, comment elle se rembourse et pourquoi elle reste taxable à la succession. Léguer ses parts de SCI — la transmission par testament : types de legs, legs d'usufruit ou de nue-propriété, et le cas du partenaire non marié.
FAQ

Questions fréquentes

Oui. La décote d'illiquidité tient au fait qu'une part de SCI ne se revend pas librement : son principe est admis, mais elle se justifie clause par clause — agrément à l'unanimité, inaliénabilité temporaire, absence de droit de retrait. La valeur déclarée n'est qu'un plancher : l'administration contrôle la valeur vénale réelle (art. 666 du CGI, art. L17 du Livre des procédures fiscales). Une décote de 10 à 15 % motivée par une clause réelle passe ; une décote de 30 % sans motif est le premier point de redressement.
Oui, et c'est l'un des rares avantages gratuits de la matière : l'administration admet de longue date que la prise en charge des droits par le donateur n'est pas un supplément de donation taxable. Sur le cas 2, Jean peut donc régler les 20 983 € lui-même sans que ses enfants paient un euro de plus — et cela sort 20 983 € de sa future succession.
Il ne bouge pas. Le compte courant d'associé — l'argent que l'associé a avancé à sa société et qu'elle lui doit — est une créance, pas une part. Donner les parts ne donne pas la créance : elle reste au parent et sera taxée à sa succession pour son montant nominal, sans décote. C'est l'angle mort le plus fréquent : un parent qui a financé 120 000 € de travaux en compte courant transmet 120 000 € de créance taxable en plus des parts.
Oui, exactement. Le délai de l'article 784 du CGI court de date à date depuis l'acte précédent. Une donation consentie le 19 septembre d'une année N se renouvelle en franchise à compter du 20 septembre de N+15, soit le lendemain du quinzième anniversaire (BOI-ENR-DMTG-10-50-50). Quatorze ans et onze mois : la première donation est rappelée et vient réduire l'abattement disponible. Quinze ans et un jour : l'abattement de 100 000 € est intégralement reconstitué. Il n'y a pas de tolérance. Une donation de parts est notariée, donc elle porte sa date dans l'acte : c'est seulement pour un don manuel, qui n'a pas de date certaine, que le point de départ devient celui de sa déclaration ou de son enregistrement.
Non, et c'est ce qui distingue la SCI du démembrement direct d'un bien. L'usufruitier de parts n'est pas propriétaire de l'immeuble : la propriétaire, c'est la société. Vendre est une décision sociale, prise à la majorité des statuts, et le gérant ne peut le faire que si l'objet social l'y autorise (art. 1849 du Code civil). En démembrement direct, il faut l'accord de l'usufruitier et de tous les nus-propriétaires.
Oui. Une donation suppose l'acceptation du donataire (art. 932 du Code civil) : on ne peut pas la lui imposer. La conséquence est lourde en donation-partage, car l'article 1078 ne fige les valeurs que si tous les réservataires ont reçu un lot et l'ont accepté dans l'acte. Un refus de signer fait tomber le figement : la donation redevient rapportable — recomptée dans le partage — à sa valeur au jour du décès, le scénario chiffré à 19 667 € du cas 4.
Oui, et depuis toujours : l'article 931 du Code civil impose l'acte notarié pour toute donation, à peine de nullité. Ce n'est pas une nouveauté de 2026. L'article 1865-1 du Code civil, en vigueur depuis le 27 juin 2026, impose lui aussi un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour les parts de sociétés à prépondérance immobilière. Mais il ne vise que les cessions : ni les donations, ni les apports, ni les successions.
En succession, ses propres enfants viennent à sa place par représentation et se partagent sa part, avec l'abattement de 100 000 € qui aurait été celui de leur parent. En donation, il n'y a pas de représentation automatique : pour que les petits-enfants reçoivent du vivant des grands-parents, il faut un acte — donation directe (abattement de 31 865 €, art. 790 B) ou donation-partage transgénérationnelle.
Juridiquement, oui : aucun délai n'est exigé. Fiscalement, apporter l'immeuble puis donner les parts dans la foulée, sans autre justification que d'effacer des droits, expose à la procédure d'abus de droit (art. L64 du Livre des procédures fiscales). Ce qui protège, c'est une SCI qui vit : assemblées tenues, comptes établis, gérant qui gère.
Cela dépend de ce qu'ils ont reçu. Celui qui reçoit la pleine propriété des parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu déclare sa quote-part de résultat foncier, qu'il perçoive ou non les loyers. Celui qui ne reçoit que la nue-propriété ne déclare rien : l'usufruitier reste imposé sur les revenus. C'est le cœur des cas 2 et 3.
Oui, et c'est le principal intérêt de la SCI face à une donation directe du bien : on transmet la valeur sans transmettre le pouvoir. Un gérant nommé dans les statuts pour la durée de la société, révocable à une majorité qualifiée, garde la main. La limite est réelle : cumuler la gérance, l'usufruit, la faculté de disposer et l'usage exclusif du bien affaiblit la réalité de la donation. Transmettre, c'est se dessaisir.
Seulement si les statuts nomment les associés et leur répartition, le cas le plus fréquent. La mise à jour se dépose au greffe : 42,26 € HT d'inscription modificative, 8,45 € de TVA, 5,90 € de droit affecté au registre national des entreprises, 13,16 € de dépôt d'acte et 116 € de BODACC, le bulletin officiel des annonces de sociétés. Total : 185,77 € TTC (arrêté du 25 février 2026). Sinon, le registre des mouvements de parts suffit.
Non, et c'est un contresens fréquent. Les parts sociales entrent dans la succession comme n'importe quel autre bien : elles figurent dans la déclaration déposée par les héritiers, pour leur valeur nette au jour du décès, et les droits se calculent dessus. Ce que la société change, c'est la valeur déclarée — l'actif diminué du passif — et la possibilité d'avoir déjà transmis avant. Elle ne fait jamais sortir un patrimoine du champ de la déclaration. Seule exception visible dans le cas 2 de cette page : l'usufruit qui s'éteint au décès ne se transmet pas, il disparaît, et les nus-propriétaires n'ont aucun droit à acquitter à ce titre (art. 1133 du CGI).