Créer une SCI en 2026 : le guide complet, étape par étape
Créer une SCI coûte environ 309 € de frais obligatoires et prend 2 à 4 semaines. Une SCI — société civile immobilière — est une société que l'on crée à au moins deux pour acheter et détenir un bien immobilier à la place des personnes. C'est la société qui est propriétaire ; vous, vous détenez des parts de cette société. Le parcours tient en sept étapes : rédiger les statuts, fixer le capital, publier une annonce légale à 191 € HT, déposer le dossier sur le guichet unique de l'INPI, déclarer les bénéficiaires effectifs, recevoir le Kbis, ouvrir le compte. Aucun dépôt de capital sur compte bloqué n'est exigé, et les apports sont enregistrés gratuitement. Deux points sur lesquels beaucoup de contenus en ligne se trompent encore. Ce guide suit l'ordre réel des formalités, avec les montants 2026 vérifiés poste par poste, les délais constatés selon les greffes, les motifs de rejet les plus fréquents, et les cas où la SCI n'est tout simplement pas la bonne structure.
Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les textes officiels (Code civil, Code de commerce, CGI, arrêtés tarifaires 2026). Mis à jour le 20 août 2026.
Sommaire
- Avant de commencer : les 5 décisions à prendre
- Le parcours en 7 étapes
- Étape 1 — Les statuts
- Étape 2 — Le capital, les apports et le dépôt des fonds
- Étape 3 — L'annonce légale (191 € HT)
- Étape 4 — Le dossier au guichet unique INPI
- Étape 5 — Les bénéficiaires effectifs
- Étape 6 — Le Kbis et le numéro SIREN
- Étape 7 — Le compte bancaire
- Le coût réel d'une création de SCI
- Les délais réels, étape par étape
- Les 8 erreurs qui font rejeter un dossier
- Après le Kbis : la première année
- Sources officielles et textes de référence
- FAQ — 16 questions sur la création d'une SCI
Avant de commencer : les 5 décisions à prendre
Administrativement, créer une SCI est simple. Ce qui est difficile se décide avant : savoir si la structure sert à quelque chose dans votre cas, puis arbitrer cinq points qui engagent la société pour dix ou vingt ans. Deux de ces cinq points sont pratiquement irréversibles. Bâclés pour gagner une semaine, ces choix sont à l'origine de presque tous les litiges qui remontent trois ans plus tard.
Avant tout : la SCI est-elle la bonne réponse ?
Une SCI n'est pas un avantage fiscal, c'est un contenant. Elle règle trois problèmes, pas un de plus : détenir un bien à plusieurs sans subir les blocages de l'indivision, transmettre progressivement par donation de parts, organiser qui décide de quoi. En dehors de ces trois usages, elle ajoute surtout des obligations. Une comptabilité, une assemblée annuelle, une déclaration, un compte bancaire dédié, et personne pour s'en charger à votre place.
Quatre situations où la réponse est non, franchement :
- Vous investissez seul. L'article 1832 du Code civil impose deux associés, et il n'existe pas de SCI unipersonnelle. Pour un studio à 120 000 € acheté seul et loué nu, la détention en direct reste plus simple, plus souple et moins chère : la comparaison est faite dans SCI ou nom propre.
- Votre projet est la location meublée. Une SCI à l'IR — c'est-à-dire dont le résultat est imposé à l'impôt sur le revenu de chaque associé, et non au niveau de la société — bascule à l'impôt sur les sociétés (IS) de plein droit dès que cette activité cesse d'être marginale : l'article 206, 2 du CGI soumet à l'IS les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale. Vous vous retrouvez à l'IS sans l'avoir choisi, et avec une plus-value de revente calculée sur une base beaucoup plus dure, expliquée deux sous-parties plus bas. Regardez plutôt le statut LMNP ou la SARL de famille.
- Vous achetez pour revendre. L'objet d'une société civile est civil. L'achat-revente répété est une activité commerciale, requalifiable comme telle avec les conséquences fiscales qui vont avec. Le sujet est traité dans SCI et marchand de biens.
- Il s'agit de votre résidence principale. Techniquement possible, rarement pertinent : le financement est plus difficile à décrocher, une partie des dispositifs d'aide à l'accession est fermée aux sociétés, et la revente se complique. Les conditions à réunir sont détaillées dans habiter un bien détenu par sa SCI.
Un cinquième cas mérite d'être regardé à froid : deux personnes achètent un bien ensemble, sans projet de second achat ni de transmission. Une convention d'indivision bien rédigée fait souvent le même travail, pour beaucoup moins cher et sans comptabilité annuelle. Le match est arbitré dans indivision ou SCI.
Reste le point qu'on oublie le plus souvent : la SCI ne met pas votre patrimoine personnel à l'abri. L'article 1857 du Code civil rend les associés responsables des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts. Sans solidarité entre eux, mais sans plafond non plus. Le créancier doit d'abord poursuivre la société ; s'il en revient les mains vides, il vient chercher chaque associé. Sur un impayé social de 80 000 €, un associé à 50 % doit 40 000 € sur son patrimoine propre, quel que soit le montant qu'il a mis au capital. Ce qu'une SCI protège, c'est l'immeuble contre les blocages de l'indivision, pas l'associé contre ses créanciers.
À cela s'ajoute la caution, et c'est la déception numéro un des créateurs de SCI. Aucune banque ne prête à une société civile sans exiger la caution personnelle et solidaire des associés, très souvent à 100 % du prêt pour chacun. Solidaire, cette fois : la banque n'a ni à poursuivre la société d'abord, ni à diviser sa demande entre vous. Elle réclame la totalité à celui des deux qui a de quoi payer, à charge pour lui de se retourner ensuite contre l'autre. Autrement dit, l'engagement que vous signez à la banque est plus large que celui que vous impose la loi. Voyez la caution personnelle en SCI, le prêt bancaire en SCI, la responsabilité des associés et ce que la SCI protège réellement.
Si aucune de ces situations n'est la vôtre, restent cinq décisions à prendre.
Qui seront les associés ?
Il en faut au moins deux : l'article 1832 du Code civil définit la société comme un contrat, et un contrat suppose deux volontés. Il n'existe pas de SCI unipersonnelle, quelle que soit la formule qu'on lise ailleurs. Les associés peuvent être des personnes physiques ou morales, majeures ou mineures, résidentes ou non. Un mineur peut donc être associé, mais il est représenté par ses parents et certains actes — vendre ses parts, hypothéquer un bien qui lui appartient — exigent l'autorisation du juge : voyez SCI familiale et enfants mineurs. Un non-résident peut créer une SCI française sans condition de nationalité, avec des conséquences fiscales qui lui sont propres : voyez SCI et non-résident. Le duo le plus fréquent reste le couple, suivi du montage parent-enfants dans le cadre d'une SCI familiale. Détail qui compte : détenir 99 % des parts et donner 1 % à un proche pour « faire nombre » est légal, mais un associé purement nominal, qui ne perçoit rien et ne vote jamais, fournit un argument à l'administration si elle cherche à démontrer une société fictive. Le nombre d'associés est par ailleurs sans plafond : voyez combien d'associés une SCI peut compter.
Vous êtes mariés ? Vérifiez ceci avant de signer
C'est la première complication réelle du duo le plus fréquent, et la page moyenne sur la création de SCI n'en dit pas un mot. Deux règles, sous le régime légal de la communauté :
- Vous employez de l'argent commun pour souscrire les parts ? Ces parts sont communes, même si un seul de vous deux figure aux statuts. Elles entrent dans la liquidation du régime en cas de divorce, et le conjoint non associé peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié d'entre elles (art. 1832-2 du Code civil). Il doit en être averti, et l'acte doit en faire mention.
- Vous apportez un bien commun à la SCI ? Le consentement exprès de votre conjoint est requis : un immeuble commun ne s'apporte pas seul (art. 1424 du Code civil). Sans ce consentement, l'apport est annulable.
En séparation de biens, chacun souscrit avec ses fonds propres et la question ne se pose pas — à condition de pouvoir en faire la preuve, donc de faire partir les virements des bons comptes. Le sujet complet, régime par régime, est dans SCI et régime matrimonial.
IR ou IS ?
C'est le choix le plus lourd de conséquences. Par défaut, la SCI relève du régime de l'article 8 du CGI, dit de translucidité : elle ne paie pas d'impôt elle-même. Chaque associé déclare sa quote-part, c'est-à-dire la fraction du résultat qui correspond à ses parts, l'ajoute à ses autres revenus et la voit imposée à sa tranche marginale, plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
Vous lirez peut-être que les prélèvements sociaux passent à 18,6 % en 2026. C'est vrai pour les dividendes et les intérêts, pas pour les revenus fonciers ni pour les plus-values immobilières, qui restent à 17,2 %. Une SCI à l'IR n'est pas concernée. (Art. 12 de la LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 ; IV de l'art. L136-8 du Code de la sécurité sociale.)
Sur option, elle passe à l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 % (barème applicable aux exercices ouverts en 2026, art. 219, I-b du CGI), avec la possibilité d'amortir l'immeuble, donc de déduire chaque année une fraction de son prix.
La contrepartie tient en une expression qu'il faut traduire, parce qu'elle porte tout l'arbitrage : à l'IS, la plus-value de revente se calcule sur la valeur nette comptable. Comprenez : le prix de vente moins ce qu'il reste du bien dans les comptes une fois retirés les amortissements déjà déduits. Comme vous avez amorti pendant vingt ans, cette valeur restante est très basse — donc la plus-value taxable est très haute, bien plus haute que le gain économique réel. Et il n'existe, à l'IS, aucun abattement pour durée de détention : vendre au bout de trente ans ne change rien. Le calcul est déroulé dans la plus-value d'une SCI à l'IS. L'option se notifie avant la fin du troisième mois de l'exercice concerné et devient irrévocable après le cinquième exercice suivant (art. 239 du CGI).
Un point à anticiper dès la rédaction des statuts : le taux réduit de 15 % suppose que le capital soit entièrement libéré à la clôture, c'est-à-dire que chaque associé ait réellement versé à la société l'argent qu'il a promis d'apporter. Or, en SCI, rien n'oblige à le faire tout de suite.
Une société qui laisse des apports promis mais jamais versés perd donc le taux réduit et paie 25 % dès le premier euro de bénéfice. Sur 30 000 € de résultat, l'oubli coûte 3 000 € par an. (Le b du I de l'article 219 du CGI réserve par ailleurs ce taux aux sociétés dont le chiffre d'affaires reste sous 10 M€ et détenues à 75 % au moins par des personnes physiques : une SCI de famille remplit ces deux conditions sans y penser.)
La règle qui tranche dans 80 % des cas
- Revente envisagée dans moins de quinze ans → IR. L'abattement pour durée de détention est votre principal actif fiscal, et l'IS vous en prive définitivement.
- Aucune revente prévue, loyers réinvestis, résultat positif taxé à votre tranche → IS. L'amortissement efface l'impôt courant pendant des années, et vous ne payez jamais le prix de sortie.
- Tranche marginale à 11 % → IR. L'IS à 15 % coûte plus cher que vous. Le calcul de votre tranche est expliqué dans tranche marginale et revenus de SCI.
- Vous hésitez → restez à l'IR. L'option pour l'IS reste ouverte à tout moment (passer de l'IR à l'IS) ; l'inverse ne l'est plus après le cinquième exercice.
Et dans tous les cas, simulez la revente avant.
Karim et Léa, un T3 à 220 000 € : ce que le régime change vraiment
Ils achètent à parts égales un T3 à 220 000 €, loué 850 € par mois, soit 10 200 € de loyers annuels. La première année : 4 200 € d'intérêts d'emprunt et 3 000 € d'autres charges déductibles. Tous deux sont dans la tranche à 30 %.
À l'IR, le résultat foncier est de 10 200 − 4 200 − 3 000 = 3 000 €. Chacun déclare 1 500 €, taxés à 30 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux : 708 € chacun, environ 1 420 € pour le couple.
À l'IS, la SCI amortit la construction — 187 000 € une fois le terrain sorti, sur 34 ans, soit 5 500 € par an. Le résultat devient 10 200 − 4 200 − 3 000 − 5 500 = − 2 500 €. Impôt : zéro, et ce pendant les huit à dix premières années, le temps que les intérêts s'effacent.
Jusque-là, l'IS gagne, et de loin. Puis ils revendent 300 000 € au bout de quinze ans.
| Base taxable | IR : 30 500 € de plus-value brute, après les forfaits légaux de 7,5 % (frais d'acquisition) et 15 % (travaux) | IS : 300 000 − 137 500 € de valeur nette comptable = 162 500 € |
| Abattement pour 15 ans de détention | 60 % à l'impôt, 16,5 % aux prélèvements sociaux | Aucun |
| Impôt de plus-value | ≈ 6 700 € | 36 375 € |
Sur quinze ans, l'IS leur aura fait économiser de l'ordre de 30 000 € d'impôt courant — l'économie grossit chaque année, à mesure que les intérêts d'emprunt diminuent. Il leur coûte près de 30 000 € de plus le jour de la vente. Match nul, sauf qu'à l'IS il reste encore à sortir l'argent de la société, ce qui suppose une distribution de dividendes taxée à 31,4 %.
Vendez plus tôt et l'IR l'emporte largement : l'économie d'impôt courant n'a pas eu le temps de se constituer, alors que l'écart de plus-value, lui, se creuse dès la première année d'amortissement. Ne vendez jamais et l'IS gagne, puisque le prix de sortie n'est jamais payé. Tout l'arbitrage tient dans cette phrase.
Ne tranchez donc pas sans avoir simulé la revente avec vos propres chiffres. Le détail de l'arbitrage est traité dans le chapitre IS contre IR du guide et dans la translucidité fiscale expliquée.
Quel capital, et sous quelle forme ?
Aucun minimum n'est imposé. La vraie question est de savoir ce que la banque va lire dans ce chiffre et comment vous voulez faire entrer de l'argent dans la société par la suite : capital ou compte courant d'associé. C'est développé au chapitre consacré au capital et aux apports et, en profondeur, dans le guide capital social d'une SCI.
Qui sera gérant, avec quels pouvoirs ?
Le gérant représente la société vis-à-vis des tiers. Il peut être associé ou non, personne physique ou morale, unique ou multiple. Vis-à-vis des tiers de bonne foi, il engage la SCI pour tout acte entrant dans l'objet social, y compris un emprunt : les limitations statutaires ne leur sont pas opposables. D'où l'intérêt d'écrire précisément ce que le gérant peut faire seul et ce qui doit passer en assemblée. Point souvent mal compris : sauf clause contraire, la révocation du gérant d'une société civile se décide à la majorité de plus de la moitié des parts sociales (art. 1851 du Code civil), et non à l'unanimité des autres associés. Tout est détaillé dans le guide gérant de SCI.
Où sera le siège, et sous quel nom ?
Le siège détermine le greffe compétent, le support d'annonce légale à utiliser et le tribunal en cas de litige. Il peut être fixé au domicile du gérant, dans un local détenu par la société ou chez un domiciliataire agréé. Le détail des trois options est dans choisir le siège social d'une SCI. La dénomination, elle, est libre, à condition de ne pas heurter une marque ou une dénomination antérieure. Une recherche sur les bases de l'INPI prend cinq minutes et vous évite une action en concurrence déloyale ; l'économie de ces cinq minutes est le genre de pari qui se solde par un changement de nom deux ans plus tard, annonce légale comprise. Le guide dénomination sociale d'une SCI décrit la vérification d'antériorité et les mentions à faire figurer sur les documents.
À retenir
Deux décisions seulement sont difficiles à défaire : l'option pour l'IS (irrévocable après cinq exercices) et l'apport d'un immeuble au capital (l'en sortir suppose une vente ou une réduction de capital, avec frais et fiscalité). Tout le reste (dénomination, siège, objet, gérant, capital) se modifie ensuite pour quelques centaines d'euros. Ne bloquez pas votre projet trois semaines sur le choix d'un nom.
Le parcours de création d'une SCI en 7 étapes
Voici l'enchaînement réel, dans l'ordre où les formalités doivent être accomplies. Une inversion classique consiste à déposer le dossier INPI avant d'avoir l'attestation de parution de l'annonce légale : le dossier est alors incomplet dès le départ.
Rédiger et signer les statuts
1 à 7 joursLe contrat fondateur : objet, capital, répartition des parts, pouvoirs du gérant, agrément des cessions, durée. Acte authentique obligatoire uniquement si un immeuble est apporté au capital.
Fixer le capital et les apports
0 à 3 joursMontant du capital, nature des apports (numéraire, nature, industrie) et répartition des parts entre les associés.
Publier l'annonce légale
24 à 48 hAvis de constitution dans un support habilité du département du siège. Forfait national de 191 € HT pour une SCI. L'attestation de parution est la pièce à conserver.
Déposer le dossier sur le guichet unique
30 min à 1 hformalites.entreprises.gouv.fr, opéré par l'INPI depuis le 1er janvier 2023. Formulaire de création, upload des statuts, de l'attestation de parution et des pièces justificatives.
Déclarer les bénéficiaires effectifs
SimultanéPersonnes physiques détenant plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou exerçant un contrôle. La déclaration est intégrée au parcours du guichet unique.
Recevoir le Kbis et le SIREN
3 à 14 joursLe greffe contrôle la conformité, immatricule la société au registre du commerce et des sociétés — son inscription au registre national des entreprises, tenu par l'INPI, en découle — et délivre l'extrait Kbis, la carte d'identité officielle de la société. La SCI acquiert alors la personnalité morale.
Ouvrir le compte et démarrer
1 à 5 joursCompte au nom de la société, assurances, comptabilité, et le cas échéant déclaration de CFE, la cotisation foncière des entreprises. C'est le moment où la SCI peut signer un compromis ou un prêt en son nom.
Une checklist de création imprimable reprend ces sept étapes avec les pièces à cocher une par une.
Ces sept étapes peuvent aussi être déléguées. Elles sont comprises dans l'abonnement SCI AI, auquel cas il ne reste que les débours légaux à régler ; le détail est sur la page tarifs.
Étape 1 — Rédiger et signer les statuts de la SCI
Les statuts sont le contrat de société. Concrètement, c'est le document qui dit qui possède quoi, qui décide de quoi, et ce qui se passe le jour où un associé veut partir, divorce ou décède. L'article 1835 du Code civil impose qu'ils soient établis par écrit et qu'ils déterminent, outre les apports de chaque associé, la forme, l'objet, l'appellation, le siège social, le capital social, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement.
Au-delà de ce socle, la valeur des statuts tient aux clauses facultatives. Quatre méritent d'être discutées systématiquement :
- L'agrément des cessions. À défaut de clause, l'article 1861 du Code civil soumet les cessions à l'agrément de tous les associés, y compris les cessions entre associés et au conjoint, tant que les statuts n'en dispensent pas. Son dernier alinéa fait exception, « sauf dispositions contraires des statuts », pour les cessions consenties à un ascendant ou à un descendant du cédant : celles-là échappent à l'agrément par défaut. Aux statuts, donc, de durcir ou d'assouplir ce régime. C'est cette clause, et elle seule, qui décide si un ex-conjoint ou un héritier peut entrer dans la société sans votre accord.
- Le droit de préemption, qui donne aux associés en place un rachat prioritaire des parts mises en vente. Voyez la rédaction d'une clause de préemption.
- La limitation des pouvoirs du gérant, par seuil et par nature d'acte : au-delà de tel montant d'emprunt, de travaux ou de vente, décision collective obligatoire.
- Les règles de majorité, décision par décision. Le silence renvoie à l'unanimité pour tout ce qui excède les pouvoirs du gérant (art. 1852), ce qui bloque une SCI à trois associés dès la première mésentente.
Nouveauté à intégrer dès la rédaction. Depuis le 27 juin 2026, vous ne pouvez plus vendre vos parts de SCI par un simple papier signé entre vous. Il faut un notaire, un avocat, ou un expert-comptable dans les cas où il y est habilité — sinon la cession est nulle (art. 1865-1 du Code civil). Concrètement : prévoyez-le dans vos clauses d'agrément et de préemption, sinon elles décrivent une procédure qui n'existe plus.
Ce que coûte une clause d'agrément absente, le jour du divorce
Sophie et Marc créent une SCI à parts égales pour un appartement de 240 000 €. Statuts recopiés sur un modèle générique : pas de clause de préemption, pas de clause d'exclusion, majorités renvoyées au droit commun. Ils divorcent six ans plus tard. Marc veut sortir avec son argent, Sophie veut garder le bien.
Rien dans les statuts n'oblige Marc à céder ses parts, ni Sophie à les racheter, ni personne à vendre l'immeuble — la vente excède les pouvoirs du gérant, et le silence des statuts renvoie à l'unanimité (art. 1852). Chacun peut donc bloquer l'autre indéfiniment. Ce qui s'est passé :
| Expertise de valorisation des parts | 2 500 € |
| Honoraires d'avocat, de part et d'autre | 8 000 € |
| Cession de parts par acte d'avocat et formalités | 1 400 € |
| Coût de la sortie | 11 900 € |
Plus vingt-deux mois pendant lesquels ni l'un ni l'autre ne pouvait rien décider.
Une clause de préemption et une clause de sortie, trois paragraphes écrits le jour des statuts, coûtaient zéro euro et fixaient à l'avance le prix, le délai et l'ordre de priorité. Voyez la clause d'agrément, la clause d'exclusion et SCI et divorce.
Autre limite à connaître : la clause dite léonine, qui attribuerait la totalité du bénéfice à un associé ou l'exonérerait de toute contribution aux pertes, est réputée non écrite (art. 1844-1). Une répartition inégale reste parfaitement licite ; c'est l'exclusion totale qui est prohibée. L'objet social, lui, doit être assez large pour couvrir vos projets à dix ans. Le guide objet social d'une SCI donne des formulations éprouvées, et le guide statuts de SCI passe en revue l'intégralité des clauses, article par article.
Les statuts doivent être signés par tous les associés, en autant d'exemplaires que nécessaire. La signature électronique est admise et pratique quand les associés ne sont pas au même endroit.
Une ligne des statuts se décide en dix secondes et se subit ensuite pendant des années : la date de clôture du premier exercice. Le 31 décembre est l'usage, parce qu'il aligne la société sur l'année fiscale des associés, mais aucun texte ne l'impose et rien n'interdit un premier exercice allongé jusqu'à la fin de l'année civile suivante. Créée en octobre, votre SCI a donc intérêt à clôturer au 31 décembre de l'année d'après : un exercice de quinze mois et une seule déclaration, au lieu de deux déclarations en quatorze mois dont la première n'aurait presque rien contenu. La marche à suivre pour en changer ensuite, et son coût, sont dans changer la date de clôture d'une SCI.
Faut-il pour autant payer 1 800 € de statuts notariés ? Pour une SCI à deux associés, capital en numéraire, un logement loué nu : non. Un modèle sérieux, relu et adapté à votre situation, fait le travail. Le notaire redevient indispensable dans trois cas, et ils ne sont pas rares : apport d'un immeuble au capital, démembrement des parts dès la constitution, montage articulé à une donation. Payer du sur-mesure pour une situation standard, c'est du confort. S'en passer quand la situation ne l'est pas, c'est une erreur qui se chiffre en dizaines de milliers d'euros à la revente ou à la succession.
Étape 2 — Capital social, apports et dépôt des fonds
Le dépôt du capital n'est pas obligatoire
C'est le point sur lequel la plupart des contenus disponibles en ligne se trompent, en transposant à la SCI une règle propre aux sociétés commerciales. Aucun texte n'impose le dépôt des apports en numéraire d'une société civile sur un compte bloqué, et le guichet unique ne réclame aucune attestation de dépôt des fonds pour immatriculer une SCI. Les associés se libèrent de leurs apports selon les modalités et le calendrier prévus aux statuts, parfois plusieurs années après la constitution. Les banques proposent volontiers un compte de dépôt à la constitution : c'est un service commercial utile, pas une obligation. Le point est développé dans le dépôt de capital en SCI.
Quel montant retenir ?
Juridiquement, 1 € suffit. En pratique, trois choses déplacent le curseur.
La banque, d'abord. Un couple qui sollicite 300 000 € avec une SCI au capital de 100 € présente un dossier plus fragile que le même couple avec 10 000 € de capital : ce n'est pas rédhibitoire, les cautions personnelles évoquées plus haut couvrant l'essentiel du risque, mais l'analyste le voit. La trésorerie ensuite : le capital est le seul argent dont la société dispose avant d'encaisser son premier loyer, et une SCI qui reçoit sa taxe foncière avant sa première quittance doit pouvoir la payer sans que le gérant sorte sa carte bleue. La transmission enfin : dans une logique de donation progressive, un capital élevé gonfle mécaniquement la valeur des parts données, là où un capital modeste complété par des comptes courants laisse la main.
La fourchette la plus courante s'établit entre 1 000 et 10 000 €. Au-delà, l'argent est presque toujours mieux placé en compte courant d'associé : il ressort quand vous voulez, sans assemblée, sans annonce légale et sans réduction de capital.
Numéraire, nature, industrie
Trois catégories, mais deux seulement composent le capital. L'apport en industrie (un savoir-faire, du temps de gestion) est licite en société civile. L'article 1843-2, alinéa 2 du Code civil précise en revanche qu'il ne concourt pas à la formation du capital social : il ouvre droit à des parts d'industrie, qui donnent voix aux décisions et part aux bénéfices, jamais à une fraction du capital. Le capital indiqué aux statuts et à l'annonce légale ne comprend donc que les apports en numéraire et en nature.
| Critère | Apport en numéraire | Apport en nature (immeuble) |
|---|---|---|
| Formalisme | Simple mention aux statuts, libération selon le calendrier statutaire | Acte notarié et publicité foncière obligatoires |
| Droits d'enregistrement | Gratuit (art. 810 I du CGI) | Apport pur et simple : gratuit si la SCI est à l'IR (art. 810 I du CGI). Si la SCI est passible de l'IS, l'apport est assimilé à une mutation à titre onéreux (art. 809 I 3°) et taxé à 2,20 % plus taxes additionnelles, soit environ 5 % (art. 810 III) — droits également exigibles en cas d'option ultérieure pour l'IS (art. 809 II). Fraction rémunérée par une reprise de passif : 2,20 % plus taxes additionnelles (art. 683 bis) |
| Commissaire aux apports | Non | Jamais obligatoire en société civile |
| Évaluation | Montant = valeur | Libre, sous la responsabilité des associés |
Deux choses que vous ne devez pas payer
Les droits d'enregistrement sur les apports — 0 €
Depuis la loi de finances pour 2019, l'article 810 I du CGI énonce que « les apports sont enregistrés gratuitement », et l'article 810 bis étend cette gratuité aux actes et déclarations annexes. Les droits fixes de 375 € ou 500 € que l'on voit encore cités ont disparu au 31 décembre 2018.
Le commissaire aux apports — 0 €
Le seuil de 30 000 € dont on vous parlera vient du droit des sociétés commerciales : il vise la SARL et la SAS, pas la société civile. Aucun texte n'impose de commissaire aux apports dans une SCI. Les associés évaluent eux-mêmes les apports en nature, sous leur responsabilité. Si un prestataire vous le facture, il vous vend une formalité qui n'existe pas : 800 à 3 000 € pour rien.
En revanche, apporter un immeuble grevé d'un emprunt que la SCI reprend transforme cette fraction en apport à titre onéreux, soumis à la taxe de publicité foncière ou au droit d'enregistrement de 2,20 % de l'article 683 bis du CGI, auquel s'ajoutent les taxes additionnelles départementale (art. 1595) et communale (art. 1584), soit environ 5 % au total, sans compter les émoluments du notaire, c'est-à-dire ses honoraires tarifés. Sur une dette reprise de 150 000 €, comptez environ 7 500 € de droits. Cela suffit à faire tomber la plupart des montages qui reposaient sur l'idée d'apporter le bien « plus tard ». D'où la règle : faites acheter le bien directement par la SCI plutôt que de le lui apporter après coup. Le sujet est traité dans apporter un immeuble à une SCI et dans créer la SCI avant ou après l'achat.
Dernier choix possible : un capital variable. Les statuts fixent un plancher et un plafond, et toute variation à l'intérieur de cette fourchette se fait sans modification statutaire ni annonce légale — commode pour une SCI destinée à accueillir des associés successifs. La contrepartie est qu'un capital variable ouvre la porte à une clause d'exclusion, à manier avec précaution. Le pour et le contre sont pesés dans le capital social d'une SCI.
Étape 3 — Publier l'annonce légale (191 € HT)
L'avis de constitution informe les tiers de la naissance de la société. Il se publie dans un support habilité du département du siège social, journal papier ou service de presse en ligne. Cela se fait avant le dépôt du dossier d'immatriculation, puisque l'attestation de parution en fait partie.
Le tarif 2026, en clair
- 191 € HT (229,20 € TTC) : forfait national pour la constitution d'une SCI.
- 222 € HT pour la constitution des autres sociétés civiles.
- Ce forfait couvre les annexes I à VI de l'arrêté, c'est-à-dire la métropole, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna.
- Seule l'annexe VII — La Réunion et Mayotte — est majorée : 223 € HT pour une SCI, 263 € HT pour les autres sociétés civiles.
- Ce forfait de constitution est acquis quelle que soit la longueur de l'avis. La règle du retour à la tarification au caractère ne vise que les annonces de modification cumulant plusieurs opérations (voir plus bas).
Source : arrêté du 19 novembre 2021 relatif à la tarification des annonces judiciaires et légales, modifié par l'arrêté du 19 novembre 2025, en vigueur au 1er janvier 2026.
Le forfait est un vrai forfait : il ne dépend ni de la longueur de l'avis, ni du support, et aucun rabais n'est autorisé. Un prestataire qui annonce 120 € facture soit une autre prestation, soit un autre type d'annonce. À l'inverse, si l'on vous facture au caractère pour une constitution de SCI, c'est une erreur de saisie du support.
Les mentions obligatoires de l'avis de constitution
Le contenu de l'avis n'est pas libre : l'article 22 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 en fixe la liste. Doivent y figurer :
- la dénomination sociale et la forme (société civile immobilière) ;
- le montant du capital social ;
- l'adresse du siège social ;
- l'objet social, sommairement indiqué ;
- la durée de la société ;
- le montant des apports en numéraire ;
- la description sommaire et l'évaluation des apports en nature ;
- les nom, prénoms et adresse des gérants et des personnes ayant le pouvoir d'engager la société envers les tiers ;
- le greffe d'immatriculation ;
- le cas échéant, l'existence de clauses d'agrément des cessionnaires de parts, avec l'organe habilité à statuer sur les demandes d'agrément.
Une erreur sur l'un de ces éléments oblige à publier un avis rectificatif. Relisez avant de valider, en particulier le montant du capital et l'orthographe de la dénomination : deux minutes de relecture contre une seconde publication à payer plein tarif. Le guide annonce légale de SCI détaille chaque mention avec un modèle d'avis complet.
Ce que vous ne devez pas payer : l'insertion au BODACC. Elle est gratuite à la constitution comme à la radiation depuis l'arrêté du 9 novembre 2017. Toute estimation de coût de création faisant apparaître une ligne BODACC facturée est fausse.
Étape 4 — Déposer le dossier au guichet unique INPI
Depuis le 1er janvier 2023, les centres de formalités des entreprises n'existent plus. Toutes les formalités de création passent par le guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l'INPI, qui redistribue ensuite le dossier au greffe et aux administrations concernées. Le parcours écran par écran est décrit dans le guichet unique INPI pour une SCI.
Les pièces à téléverser
Pour chaque associé
Pièce d'identité en cours de validité (carte nationale d'identité ou passeport), copie recto/verso en PDF
Pour le gérant, en plus
Déclaration de non-condamnation et de filiation, datée et signée, générée automatiquement dans le parcours
Pour le siège social
Justificatif de jouissance du local : attestation de l'hébergeant accompagnée d'un justificatif de domicile de moins de 3 mois, bail, contrat de domiciliation ou titre de propriété
Documents de la société
Statuts signés par tous les associés, en PDF (signature manuscrite scannée ou électronique)
Attestation de parution de l'annonce légale émise par le support — et non le bon de commande ou la facture
Acte notarié d'apport, uniquement en cas d'apport immobilier
Étape 5 — Déclarer les bénéficiaires effectifs
Ce n'est pas une formalité séparée : la déclaration des bénéficiaires effectifs est intégrée au même parcours du guichet unique et se règle en même temps que les frais de greffe. Sont bénéficiaires effectifs les personnes physiques qui détiennent, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou qui exercent par tout autre moyen un pouvoir de contrôle sur la société. Dans une SCI à deux associés à parts égales, les deux sont déclarés. Quand aucune personne n'atteint le seuil, on déclare le ou les représentants légaux.
On la traite souvent comme une case à cocher. C'est une erreur : l'absence de déclaration comme la déclaration d'informations inexactes ou incomplètes sont pénalement sanctionnées par l'article L574-5 du Code monétaire et financier. Six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende pour le dirigeant, 37 500 € pour la société, avec des peines complémentaires possibles dont l'interdiction de gérer. Le registre vit ensuite pendant toute la vie de la société : toute cession de parts ou tout changement de gérant qui modifie la structure de contrôle impose une déclaration rectificative. Les détails et les cas particuliers (démembrement, indivision, société associée) sont traités dans la déclaration des bénéficiaires effectifs d'une SCI. Sur la question de la visibilité des données, voyez ce qui est public lors d'une création de SCI.
Étape 6 — Recevoir le Kbis et le numéro SIREN
Le greffier contrôle la cohérence du dossier : concordance entre statuts, annonce légale et formulaire, validité des pièces, licéité de l'objet, totalisation des parts. S'il relève une anomalie, il réclame les pièces ou renseignements manquants : l'article R123-97 du Code de commerce vous laisse alors quinze jours à compter de cette réclamation pour compléter, faute de quoi il prend une décision de refus d'inscription motivée. Sinon, il immatricule la société au registre du commerce et des sociétés — son inscription au registre national des entreprises, tenu par l'INPI, en découle — et délivre l'extrait Kbis — la carte d'identité officielle de la société, le document que réclameront la banque, le notaire et les fournisseurs. Il porte le numéro SIREN, l'identifiant à neuf chiffres de la société, et le code APE qui décrit son activité.
C'est l'immatriculation qui donne à la SCI sa personnalité morale. Avant ce jour, elle est une société en formation : les actes accomplis en son nom engagent personnellement ceux qui les ont signés, jusqu'à ce que la société les reprenne à son compte. D'où une règle pratique importante : si vous devez signer un compromis avant l'immatriculation, faites-le au nom de la « SCI X en cours de formation, représentée par… », et prévoyez une reprise expresse des engagements, généralement annexée aux statuts.
Le cas inverse est au moins aussi fréquent : vous avez déjà signé le compromis à votre nom personnel et vous vous demandez s'il est trop tard. La réponse tient à une clause. Si le compromis comporte une faculté de substitution au profit d'une société à constituer, la SCI peut prendre votre place, à condition d'être immatriculée avant la signature de l'acte authentique : il n'y a alors qu'une seule mutation et aucun droit supplémentaire. Sans cette clause, ou si l'acte authentique est déjà signé, il faudra vendre le bien à la SCI — avec des droits de mutation à titre onéreux — ou le lui apporter, l'apport pur et simple restant gratuit à l'enregistrement si la SCI est à l'IR, mais la fraction correspondant à un emprunt repris étant taxée à environ 5 %. Relisez votre compromis avant l'acte, pas après : c'est la seule fenêtre. L'ordre à respecter est traité dans créer la SCI avant ou après l'achat.
Nadia et Paul, un compromis signé « SCI en cours de formation » : le calendrier réel
Ils signent le compromis le 3 mars pour un T2 à 168 000 €, au nom de « la SCI Perrine, société civile immobilière en cours de formation, représentée par Nadia B. ». Acte authentique fixé au 20 mai.
| 3 mars | Compromis signé pour le compte de la société en formation |
| 5 mars | Statuts signés par les deux associés |
| 7 mars | Annonce légale publiée, attestation de parution reçue |
| 9 mars | Dossier déposé sur le guichet unique |
| 19 mars | Kbis reçu, SIREN attribué |
| 2 avril | Compte ouvert au nom de la SCI, offre de prêt éditée |
| 20 mai | Acte authentique signé par la SCI, reprise des engagements votée |
Deux points ont tout tenu. La banque d'abord : elle n'édite pas d'offre de prêt au nom d'une société sans SIREN, ce qui place la vraie date limite bien avant l'acte, une fois comptés le délai d'édition de l'offre et les dix jours de réflexion obligatoires. La reprise ensuite : l'assemblée qui a suivi l'immatriculation a repris expressément le compromis signé par Nadia. Sans ce vote, Nadia serait restée personnellement tenue d'un contrat signé pour le compte d'une société qui n'existait pas encore.
Quatorze jours entre la signature des statuts et le Kbis : c'est le milieu de la fourchette. Si le greffe avait mis un mois, il aurait fallu une prorogation du compromis — à négocier avec le vendeur, ce qui n'est jamais gratuit.
Les informations d'immatriculation sont ensuite consultables librement sur le registre national des entreprises via data.inpi.fr.
Étape 7 — Ouvrir le compte bancaire de la SCI
Dernière étape, et la seule qui ne se joue pas devant un formulaire. Aucun texte n'impose un compte étiqueté « professionnel », mais un compte ouvert au nom de la société est indispensable : loyers encaissés, charges, échéances de prêt et taxe foncière ne doivent jamais transiter par le compte personnel d'un associé. Cette confusion des patrimoines est l'un des premiers indices retenus contre une SCI en cas de contrôle. La banque demandera le Kbis, les statuts, les pièces d'identité des associés et souvent un prévisionnel. Voyez ouvrir un compte bancaire pour une SCI, et obtenir un prêt bancaire en SCI si un financement suit.
Combien coûte la création d'une SCI en 2026 ?
Les frais obligatoires de création d'une SCI
| Poste | Montant 2026 | Sur quel texte |
|---|---|---|
| Annonce légale de constitution | 229,20 € (191 € HT + TVA) | Arrêté du 19/11/2021 modifié le 19/11/2025 |
| Frais de greffe d'immatriculation | 60,38 € | Art. A743-8 et s. du Code de commerce, arrêté du 25/02/2026 |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs | 19,33 € (16,11 € HT + TVA) | Art. A743-8 et s. du Code de commerce, arrêté du 25/02/2026 |
| Insertion au BODACC | 0 € | Arrêté du 9/11/2017 |
| Enregistrement des apports | 0 € | Art. 810 I et 810 bis du CGI |
| Dépôt du capital | 0 € (non exigé) | Aucun texte ne l'impose |
| Total incompressible | ≈ 309 € TTC |
Les tarifs de greffe ont été réécrits par l'arrêté du 25 février 2026, en vigueur depuis le 1er mars 2026 et jusqu'au 29 février 2028 : ils ont légèrement baissé (63,54 € et 20,34 € jusqu'au 28 février 2026). Les montants antérieurs circulent encore dans beaucoup de comparatifs ; c'est le montant affiché au moment de votre dépôt sur le guichet unique qui fait foi.
Une précision qui évite les mauvaises surprises : ces 309 € sont un plancher, pas un budget. Ils couvrent le premier jour de la société, pas sa première année. Ni la rédaction des statuts, ni la comptabilité, ni l'assurance ne sont dedans. Le coût de fonctionnement, lui, est chiffré plus bas.
Créer sa SCI soi-même, en ligne ou chez le notaire : quatre budgets
Prenons le même projet à chaque fois : une SCI entre deux associés à parts égales, capital de 5 000 € en numéraire, destinée à acquérir un appartement à louer nu. Seul change le mode de rédaction des statuts et de dépôt du dossier.
| Critère | En autonomie | SCI AI | Plateforme juridique | Notaire |
|---|---|---|---|---|
| Rédaction et formalités | 0 € | 79 € | 150-300 € | 1 500-2 500 € |
| Débours obligatoires | ≈ 309 € | ≈ 309 € | ≈ 309 € | ≈ 309 € |
| Budget total de la création | ≈ 309 € | 388 € | 459-609 € | 1 809-2 809 € |
| Première année, comptabilité comprise | ≈ 909 € | 538 € | 1 059-1 209 € | 2 409-3 409 € |
| Délai constaté | 2-4 sem. | 1-3 sem. | 1-3 sem. | 3-6 sem. |
| Statuts sur mesure | À vos risques | Oui | Oui | Oui, avec conseil |
| Comptabilité incluse | Non | Oui (liasse + FEC) | Non | Non |
| Apport d'immeuble possible | Non | Non | Non | Oui |
| Adapté si | Vous maîtrisez le droit des sociétés | Création et gestion dès le jour 1 | Création seule | Apport d'immeuble, démembrement |
Lecture de la ligne « première année » : aux frais de création s'ajoute la tenue comptable du premier exercice, estimée à 600 € via un outil en ligne, sauf lorsqu'elle est déjà comprise dans l'offre. Chez SCI AI, la création est offerte pour tout abonnement annuel à 229 € : la première année revient alors à 538 €, comptabilité et liasse comprises ; sans abonnement, la création seule est facturée 79 € TTC en plus des 309 € de débours. Le choix entre autonomie et notaire est arbitré en détail dans créer sa SCI soi-même ou chez le notaire.
Le mauvais calcul consiste à ne regarder que la ligne « rédaction ». L'économie de 150 à 300 € réalisée en recopiant un modèle de statuts se paie au premier événement non prévu. Une modification statutaire ultérieure coûte à elle seule une annonce légale forfaitaire de 109 € HT en 2026 (changement de gérant, transfert de siège), 136 € HT (objet social, capital) ou 199 € HT (dénomination, transformation, mouvements d'associés). Et encore, à condition que l'annonce ne porte que sur une seule modification, faute de quoi elle repasse à la tarification au caractère. S'y ajoutent les frais de greffe et, si vous faites appel à un professionnel, ses honoraires. Deux modifications suffisent à effacer l'économie initiale. L'arbitrage complet est traité dans créer sa SCI soi-même ou chez le notaire et dans modifier les statuts d'une SCI.
Claire et Bruno, un appartement à 185 000 € à Nantes : ce qu'ils ont payé
Deux associés à parts égales, capital de 5 000 € en numéraire, un T2 qu'ils loueront nu. Ils ont hésité trois semaines entre le notaire, devisé à 1 809 € tout compris, et l'autonomie à 309 €. Ce qui a tranché : leur apport est en numéraire, pas en immeuble, et ils n'ont ni démembrement des parts ni donation en projet. Dans leur cas précis, le notaire leur aurait apporté un conseil de rédaction — réel, mais qui ne valait pas 1 500 € pour deux associés qui s'entendent et un seul bien.
| Statuts rédigés en ligne (abonnement annuel souscrit, création offerte) | 0 € |
| Annonce légale de constitution (191 € HT) | 229,20 € |
| Frais de greffe d'immatriculation | 60,38 € |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs | 19,33 € |
| Insertion BODACC | 0 € |
| Enregistrement des apports en numéraire | 0 € |
| Dépôt du capital (non exigé) | 0 € |
| Coût réel de la création | 308,91 € |
Écart avec le devis du notaire : 1 500 €. Ils en ont remis 229 € dans l'abonnement qui couvre la comptabilité et la liasse de la première année, et gardé 1 271 € en trésorerie sur le compte de la SCI — de quoi payer la première taxe foncière, qui arrive toujours avant le premier loyer.
Les frais de constitution ne sont pas perdus : ils sont comptabilisés en charges de l'exercice ou immobilisés et amortis sur cinq ans, au choix. Le traitement comptable exact est décrit dans les écritures des frais de création d'une SCI.
Quel délai pour créer une SCI ? Les durées réelles étape par étape
| Étape | En autonomie | Via un prestataire | Via un notaire |
|---|---|---|---|
| Statuts | 3 à 7 jours | 1 à 3 jours | 1 à 4 semaines |
| Signature | 1 jour | Électronique, immédiat | Rendez-vous à caler |
| Annonce légale | 24 à 48 h | 24 h | 24 à 48 h |
| Dépôt guichet unique | 1 h | Pris en charge | Pris en charge |
| Traitement par le greffe | 3 à 14 jours | 3 à 14 jours | 3 à 14 jours |
| Total constaté | 2 à 4 semaines | 1 à 3 semaines | 3 à 6 semaines |
Un écart mérite d'être signalé entre le texte et la pratique : l'article R123-95 du Code de commerce impose au greffier d'immatriculer dans le jour franc ouvrable — un jour entier, hors week-ends et jours fériés — suivant la réception d'une demande complète, ce délai pouvant être porté à cinq jours francs ouvrables lorsque la complexité du dossier le justifie. Les deux semaines que l'on constate parfois ne sont donc pas un délai légal : c'est de l'engorgement, et vous n'avez aucun levier dessus.
La variable la plus imprévisible est le greffe. Les juridictions les plus fluides rendent un Kbis en 48 à 72 heures ; d'autres, saturées, mettent une à deux semaines. Cas particulier du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle : en droit local, le registre du commerce et des sociétés n'est pas tenu par un greffier de tribunal de commerce mais par la chambre commerciale du tribunal judiciaire, et l'immatriculation est validée par un juge. Le dossier part du même guichet unique, mais le circuit compte une étape de plus, et cela se voit sur le délai. Ce délai-là ne se négocie pas. La seule variable sur laquelle vous ayez prise reste la qualité du dossier déposé. Marginalement, la date compte aussi : la dernière quinzaine de décembre est le pire moment pour déposer, les greffes traitant alors la vague des créations calées sur une clôture au 31 décembre.
Le piège numéro un des délais : un dossier incomplet fait repartir le traitement de zéro. Le greffe notifie une demande de régularisation, vous corrigez, et le dossier reprend sa place dans la file. Vérifiez trois fois avant de soumettre : statuts signés par tous les associés, attestation de parution et non bon de commande, pièces d'identité en cours de validité, justificatif de siège de moins de trois mois, répartition des parts totalisant exactement 100 %.
Un mot sur les cartes nationales d'identité prorogées de cinq ans : l'extension administrative est valable en France, mais certains greffes la contestent encore. Si vous avez un passeport en cours de validité, produisez-le, vous supprimez un motif de rejet.
Les 8 erreurs qui font rejeter un dossier de création de SCI
1. Produire le bon de commande de l'annonce légale
Le greffe attend l'attestation de parution émise par le support après publication. Le bon de commande, la facture ou le devis sont systématiquement refusés. C'est le premier motif de régularisation.
2. Un objet social trop étroit
« Gestion de l'appartement situé 12 rue X » bloque tout second achat et prive le gérant de pouvoirs pour le reste. Rédigez large : acquisition, propriété, administration, gestion et location de tous biens immobiliers, et l'accessoire qui s'y rattache. Voyez changer l'objet social pour mesurer ce que coûte la correction.
3. Une répartition des parts qui ne tombe pas juste
Un capital de 1 000 € divisé en 3 parts égales ne se répartit pas exactement. Choisissez un nombre de parts divisible par le nombre d'associés et vérifiez que la somme des parts égale le capital, au centime près. Une incohérence entre statuts, annonce et formulaire vaut régularisation.
4. Omettre la clause d'agrément, ou la rédiger à l'ancienne
Sans clause adaptée, vous subissez le régime légal, qui laisse notamment passer librement les cessions aux ascendants et descendants du cédant. Et depuis le 27 juin 2026, une clause qui décrit une cession « sous seing privé » est obsolète le jour de sa signature : il faut désormais un notaire, un avocat ou un expert-comptable habilité. Voyez la cession de parts de SCI.
5. Un justificatif de siège social qui ne tient pas
L'attestation d'hébergement seule ne suffit pas : le greffe attend aussi un justificatif de domicile de l'hébergeant de moins de trois mois. Une facture d'énergie de l'an dernier, un bail au nom du conjoint sans attestation jointe, une domiciliation chez un tiers qui n'est ni associé ni gérant : trois motifs de régularisation qui reviennent constamment. Les trois options possibles et leurs pièces sont détaillées dans choisir le siège social d'une SCI.
6. Opter pour l'IS sans simuler la revente
L'impôt sur les sociétés allège l'imposition courante grâce à l'amortissement, mais la plus-value de cession se calcule sur la valeur nette comptable, sans abattement pour durée de détention. Sur un bien conservé vingt ans, l'écart final peut dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros. Simulez le scénario complet avant d'opter.
7. Apporter un immeuble hypothéqué sans mesurer les droits
La fraction d'apport correspondant à la dette reprise est un apport à titre onéreux, taxé au droit de l'article 683 bis du CGI. Sur 150 000 € de dette reprise, comptez environ 7 500 € (2,20 % de l'article 683 bis du CGI plus les taxes additionnelles départementale et communale). C'est souvent plus que le gain espéré du montage.
8. Faire vivre la SCI sur un compte personnel
Encaisser les loyers sur le compte du gérant est l'indice le plus fréquemment relevé à l'appui d'une SCI fictive. Ouvrez un compte au nom de la société dès réception du Kbis, sans exception.
Ce que coûte réellement une erreur de statuts
Deux associés créent une SCI à parts égales avec un modèle de statuts trouvé en ligne. Coût de création : 309 €, contre environ 459 € via un prestataire. Économie apparente : 150 €.
Trois ans plus tard, ils veulent acquérir un second bien. L'objet social ne vise que le premier appartement, et aucune clause ne plafonne les pouvoirs du gérant. Il faut donc une assemblée générale extraordinaire, une modification statutaire, une annonce légale de modification et une inscription modificative au greffe.
| Rédaction des statuts refondus par un professionnel | 1 200 € |
| Annonce légale de modification (objet social, 136 € HT) | 163,20 € |
| Inscription modificative et dépôt d'actes au greffe (tarif du 1er mars 2026 au 29 février 2028) | 185,77 € |
| Total de la correction | 1 548,97 € |
Soit dix fois l'économie initiale, plus deux mois de procédure pendant lesquels l'acquisition est suspendue.
Après le Kbis : les obligations de la première année de la SCI
L'immatriculation n'est pas une fin de parcours. Les douze premiers mois comportent quelques échéances que l'on découvre parfois trop tard.
Checklist de la première année
Ouvrir le compte bancaire au nom de la société et n'y faire transiter que ses flux
Notifier l'option pour l'IS si vous l'avez retenue : avant la fin du troisième mois de l'exercice concerné, auprès du service des impôts des entreprises
Vérifier votre situation au regard de la CFE, la cotisation foncière des entreprises : la location nue de logements est hors champ, la location de locaux professionnels n'y entre qu'au-delà de 100 000 € de recettes brutes hors taxes (seuil de l'art. 1447 I du CGI, inchangé en 2026), la location meublée est imposable
Souscrire les assurances : propriétaire non occupant, garantie des loyers impayés le cas échéant, responsabilité du dirigeant
Mettre en place la comptabilité dès la première écriture, et non à la veille de la première déclaration
Tenir le registre des assemblées : les articles 44 et 45 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 imposent de consigner les procès-verbaux sur un registre spécial tenu au siège social, et l'article 1856 du Code civil oblige le gérant à rendre compte de sa gestion au moins une fois par an
Déposer la première déclaration : formulaire 2072 à l'IR ; à l'IS, la liasse fiscale, c'est-à-dire le jeu de tableaux comptables (2033) joint à la déclaration de résultat (2065). Aux échéances du calendrier fiscal
Le vrai coût d'une SCI n'est pas celui de sa création. Le budget de fonctionnement annuel d'une société qui détient un logement loué nu tourne, en pratique, entre 450 et 3 500 € par an (fourchette 2026), et l'écart tient presque entièrement à la façon dont la comptabilité est tenue : quelques centaines d'euros avec un outil en ligne, plusieurs milliers avec un cabinet. L'assurance et le compte bancaire pèsent chacun une centaine d'euros. Autrement dit, la structure vous coûtera en trois ans plusieurs fois ce que vous aurez payé pour la créer. C'est ce chiffre-là qu'il faut mettre en face du gain attendu, pas les 309 € du départ. Le détail poste par poste est chiffré dans combien coûte une SCI par an, et les pièges spécifiques aux douze premiers mois sont recensés dans les erreurs de la première année.
Précision utile : la taxe foncière n'est pas un coût de structure. Elle est due à raison du bien, que vous le déteniez en SCI ou en direct, et reste déductible dans les deux régimes. La compter dans le « coût de la SCI » fausse toute comparaison avec la détention en nom propre. Cette comparaison est faite ligne à ligne dans SCI ou nom propre.
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Vous ne payez que les 309 € de débours obligatoires.
Sources officielles et textes de référence
Chaque montant et chaque règle cités dans ce guide proviennent des textes ci-dessous, consultés dans leur version consolidée au 20 août 2026. Si un chiffre lu ailleurs diffère, c'est le texte qui tranche.
- Article 1835 du Code civil — contenu obligatoire des statuts.
- Article 810 du Code général des impôts — gratuité de l'enregistrement des apports.
- Arrêté du 19 novembre 2025 modifiant l'arrêté du 19 novembre 2021 sur la tarification des annonces judiciaires et légales — forfaits en vigueur au 1er janvier 2026.
- Arrêté du 25 février 2026 fixant les tarifs réglementés des greffiers des tribunaux de commerce (art. A743-8 à A743-18 du Code de commerce), en vigueur du 1er mars 2026 au 29 février 2028.
- Article 22 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 — mentions obligatoires de l'avis de constitution d'une société civile.
- Article 1865-1 du Code civil — forme obligatoire des cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière depuis le 27 juin 2026.
- Articles L223-9 et D223-6-1 du Code de commerce (SARL, décret n° 2010-1669 du 29 décembre 2010) et cinquième alinéa de l'article L227-1 (SAS, loi du 9 décembre 2016) — origine du seuil de 30 000 € en matière de commissaire aux apports, sans application aux sociétés civiles.
- Articles 1832-2 et 1424 du Code civil — emploi de biens communs pour souscrire des parts, et consentement du conjoint à l'apport d'un immeuble commun.
- Guichet unique — tarifs des formalités, en vigueur au 1er mars 2026.
- Guichet unique des formalités des entreprises — dépôt du dossier d'immatriculation.
- Registre national des entreprises (INPI) — consultation des données d'immatriculation.
- Service-public.fr — prise de décisions dans une SCI.
- impots.gouv.fr — CFE de l'entreprise nouvelle.
Pour aller plus loin sur la création d'une SCI
Chaque étape de la création a son guide dédié. Voici où creuser, selon l'endroit où vous en êtes.
Préparer et rédiger
Capital et apports
Formalités
Une fois immatriculée
FAQ — Questions fréquentes sur la création d'une SCI
Seize questions, celles qui reviennent le plus souvent, avec des réponses à jour au 20 août 2026 : coût, délai, dépôt du capital, arbitrage IR ou IS, conjoint marié, enfants mineurs, caution bancaire, compromis déjà signé, date de clôture du premier exercice. Elles se déplient juste en dessous.