Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Plus-value en SCI : l'abattement exceptionnel des zones tendues (article 150 VE du CGI)

Vingt-deux ans pour effacer l'impôt sur le revenu, trente ans pour les prélèvements sociaux. Les abattements pour durée de détention font leur travail, mais ils le font lentement. Face à eux, un second mécanisme existe, autrement plus brutal : l'abattement exceptionnel de plus-value, qui ampute d'un coup la base imposable d'une SCI — 60 %, 75 %, parfois 85 %. Sa contrepartie tient en une phrase. Vendre en zone tendue, à un acquéreur qui s'engage par acte authentique à construire du logement collectif, et dans une fenêtre de temps qui a déjà été refermée puis rouverte trois fois depuis 2018.

Pour un gérant de SCI en 2026, une seule question compte vraiment : quelle fenêtre est ouverte, et jusqu'à quand. Autant y répondre tout de suite. L'abattement exceptionnel de l'article 150 VE du CGI est bien vivant : l'article 54 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) l'a prorogé aux promesses de vente ayant acquis date certaine jusqu'au 31 décembre 2027. En revanche, l'abattement de 70 % ou 85 % que l'on croise encore dans quantité d'articles — celui de l'article 28 de la loi de finances rectificative pour 2017 — est mort le 31 décembre 2020 pour la signature des promesses. Je le vois pourtant encore cité dans des notes de promoteur. Confondre les deux, c'est promettre à un vendeur un avantage qui n'existe plus depuis six ans.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, Légifrance, BOFiP, arrêté de zonage). Mis à jour le 5 août 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

Verdict 2026 en une ligne

L'abattement exceptionnel de l'article 150 VE du CGI est en vigueur : version applicable depuis le 21 février 2026, promesse de vente signée et ayant acquis date certaine du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027, acte authentique au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la promesse. Taux : 60 % en zone tendue (hors Corse), 75 % pour un bien bâti en grande opération d'urbanisme, opération d'intérêt national ou opération de revitalisation de territoire, 85 % lorsque la surface habitable des logements sociaux, en bail réel solidaire ou intermédiaires réalisés atteint au moins 50 % de la surface totale des constructions du programme immobilier.


1. Le point de départ : comment se calcule la plus-value d'une SCI à l'IR

On ne comprend pas ce que fait l'abattement exceptionnel tant qu'on ne sait pas sur quoi il mord. Dix lignes de rappel, donc, avant d'entrer dans le vif ; le détail complet est dans notre guide de la plus-value en SCI.

La plus-value brute

Une SCI soumise à l'impôt sur le revenu qui vend un immeuble relève du régime des plus-values des particuliers : l'article 150 U du CGI vise expressément les cessions réalisées « par des sociétés qui relèvent des articles 8 à 8 ter ». La SCI n'est donc pas transparente — elle est translucide — mais son résultat de cession est calculé comme si un particulier vendait.

  • Prix de cession (art. 150 VA) : le prix stipulé à l'acte, majoré des charges et indemnités imposées à l'acquéreur, diminué des frais supportés par le vendeur sur justificatifs (diagnostics obligatoires, mainlevée d'hypothèque, commission d'agence si elle est à la charge du vendeur).
  • Prix d'acquisition (art. 150 VB) : le prix payé, augmenté des frais d'acquisition — réels sur justificatifs ou forfait de 7,5 % — et des travaux, réels ou forfait de 15 % si le bien bâti est détenu depuis plus de cinq ans.

La différence donne la plus-value brute. Un piège classique ici : les travaux déjà déduits des revenus fonciers ne se reprennent pas une seconde fois dans le prix d'acquisition. On ne déduit pas deux fois la même facture. D'où l'arbitrage permanent avec le déficit foncier, qui se joue des années avant la vente.

Les abattements pour durée de détention (art. 150 VC du CGI et art. L. 136-7, VI-2, du CSS)

C'est ici que le temps travaille pour vous. Deux cadences distinctes, jamais alignées — et c'est précisément ce décalage qui explique les résultats contre-intuitifs du cas chiffré plus bas. Précision d'attribution que presque personne ne fait : l'article 150 VC du CGI ne fixe que la cadence applicable à l'impôt sur le revenu (6 % de la 6e à la 21e année, 4 % la 22e) ; la cadence propre aux prélèvements sociaux (1,65 %, 1,60 % puis 9 %) est fixée par le 2 du VI de l'article L. 136-7 du code de la sécurité sociale, qui ne renvoie à l'article 150 VC que pour le décompte de la durée de détention.

Durée de détention Abattement impôt sur le revenu Abattement prélèvements sociaux
Jusqu'à la 5e année0 %0 %
De la 6e à la 21e année6 % par an1,65 % par an
22e année4 %1,60 %
De la 23e à la 30e année9 % par an
Exonération totale22 ans30 ans

Les taux d'imposition

La plus-value nette est imposée à l'impôt sur le revenu au taux proportionnel de 19 % (art. 200 B du CGI) et aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.

Ne jamais écrire 18,6 % ici. La CSG de droit commun est portée à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux. Attention à l'attribution, souvent renvoyée à la seule LFSS pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : la version en vigueur de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale est celle applicable depuis le 27 juin 2026, issue de l'article 65 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026. Son IV maintient expressément la CSG à 9,2 %, donc les prélèvements sociaux à 17,2 %, pour les revenus fonciers et pour les plus-values immobilières des particuliers. Le taux de 18,6 % concerne les dividendes et autres revenus mobiliers. Le détail est dans notre guide des prélèvements sociaux en SCI en 2026.

Dernière couche, quand la plus-value imposable franchit 50 000 euros : la taxe sur les plus-values immobilières élevées de l'article 1609 nonies G du CGI, barème progressif de 2 % à 6 % (taux maximal atteint au-delà de 260 000 euros de plus-value). Retenez ce seuil, il va resservir. Deux précisions qui comptent pour la suite : le I de l'article 1609 nonies G exclut expressément les cessions de terrains à bâtir du champ de la taxe — vendre une parcelle constructible n'y expose donc jamais ; et pour une SCI, la taxe est due par la société, sur la plus-value qu'elle réalise, et non par chaque associé sur sa quote-part (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Une tolérance existe cependant, on y revient au chapitre 5.

Deux voisins restent hors sujet ici, exprès : la revente rapide, traitée dans vendre moins de cinq ans après l'achat, et la SCI à l'impôt sur les sociétés, dont le régime n'a plus rien à voir — voir plus-value d'une SCI à l'IS.


2. L'abattement exceptionnel de plus-value (article 150 VE) : le dispositif en vigueur en 2026

Nous y voilà. Cet abattement ne se mérite pas par la durée de détention : il se mérite par la destination du bien vendu. L'État renonce à une partie de l'impôt parce que le propriétaire livre son terrain ou son immeuble à un opérateur qui va produire du logement. Rien d'autre. Le prix à payer, c'est un empilement de conditions cumulatives, trois taux différents et une fenêtre de temps qui a bougé à presque chaque loi de finances depuis huit ans.

D'où vient ce texte, et pourquoi il faut se méfier de ce qu'on lit

C'est précisément de cet empilement que viennent presque toutes les erreurs publiées en ligne. Trois strates successives, chacune avec son champ d'application et ses taux :

Génération Texte Champ et taux État
2018-2020Art. 28 de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017 (non codifié)Zones A bis et A — 70 % / 85 %Clos (promesses jusqu'au 31/12/2020)
2021-2023Art. 38 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020, créant l'art. 150 VEBâti en périmètre GOU ou ORT — 70 % / 85 %Clos (promesses jusqu'au 31/12/2023)
2024-2027Art. 9 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, réécrivant l'art. 150 VE ; modifié par l'art. 86 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 (exclusion de la Corse) ; prorogé par l'art. 54 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026Terrains à bâtir et bâti en zone tendue ; bâti en GOU, OIN et ORT — 60 % / 75 % / 85 %En vigueur

Test de fraîcheur en une seconde : si un article, un simulateur ou une note de conseil vous parle en 2026 d'un abattement de « 70 % ou 85 % », il décrit une génération périmée. Les taux du jour sont 60 %, 75 % et 85 %. Même une doctrine BOFiP pas encore actualisée peut commenter l'ancienne rédaction — dans ce cas, c'est le texte de l'article sur Légifrance, version en vigueur, qui fait foi.

Les conditions cumulatives, une par une

Le mécanisme s'énonce en deux lignes et se rate sur un détail. Cinq verrous, tous obligatoires : il suffit qu'un seul saute pour que l'abattement disparaisse en entier.

Verrou 1 — La nature du bien. Sont éligibles les terrains à bâtir définis au 1° du 2 du I de l'article 257 du CGI, les biens immobiliers bâtis et les droits relatifs à ces mêmes biens. C'est l'apport majeur de la génération 2024 : le terrain nu constructible est entré dans le champ, là où la version 2021 ne connaissait que le bâti. Une subtilité passe souvent à la trappe. Le terrain à bâtir n'est éligible que dans le premier cas de figure, celui de la zone tendue. Le second cas, celui des périmètres d'aménagement, reste réservé au bâti et aux droits qui s'y rapportent. Pour une SCI qui détient depuis vingt ans une parcelle devenue constructible au dernier PLU, la nuance vaut de l'argent — voir notre guide terrain à bâtir en SCI.

Verrou 2 — La localisation. Le bien doit être situé, pour tout ou partie de sa surface :

  • Cas n° 1 (1° du A du I) — le bien est situé dans une commune classée en zone tendue, c'est-à-dire dans une zone géographique « se caractérisant par un déséquilibre important entre l'offre et la demande de logements ». La liste est fixée par l'arrêté du 5 juin 2025 pris pour l'application des articles 150 U et 150 VE du CGI, qui renvoie aux communes classées en zones A bis, A et B1 telles que définies par l'arrêté prévu à l'article D. 304-1 du code de la construction et de l'habitation ;
  • Cas n° 2 (2° du A du I) — le bien est situé dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme fixé par l'acte mentionné au second alinéa de l'article L. 312-4 du code de l'urbanisme, dans celui d'une opération d'intérêt national mentionnée au premier alinéa de l'article L. 102-13 du même code, ou dans le périmètre délimité par une convention d'opération de revitalisation de territoire au sens du II de l'article L. 303-2 du code de la construction et de l'habitation. Attention : ce cas n° 2 ne vise que le bâti et les droits s'y rapportant, pas les terrains à bâtir.

Exception territoriale à connaître : le VI de l'article 150 VE, issu de l'article 86 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025), écarte le 1° du A du I — donc le cas « zone tendue » et son abattement de 60 % — pour les biens situés en Corse. Le cas n° 2 (grande opération d'urbanisme, opération d'intérêt national, opération de revitalisation de territoire) n'est pas concerné par cette exclusion.

Le réflexe à avoir avant toute promesse : vérifier le classement exact de la commune, pas celui de l'agglomération. Deux rues plus loin, en B2, l'abattement de 60 % tombe — sauf si le bien, bâti, se trouve dans un périmètre de grande opération d'urbanisme, d'opération d'intérêt national ou de revitalisation de territoire, qui ouvre alors le taux de 75 % quel que soit le zonage. Autre point : le classement a pu bouger depuis votre acquisition. Le zonage A / B / C est révisé périodiquement, et seul celui en vigueur à la date de la cession compte.

Verrou 3 — Le calendrier. La cession doit être précédée d'une promesse unilatérale ou synallagmatique de vente :

  • signée et ayant acquis date certaine à compter du 1er janvier 2024 et au plus tard le 31 décembre 2027 (date issue de la prorogation par la loi de finances pour 2026) ;
  • suivie d'une cession réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle la promesse a acquis date certaine.

Concrètement : promesse en 2026, acte au plus tard le 31 décembre 2028. Promesse en 2027, acte au plus tard le 31 décembre 2029. Ajoutons un mot sur le trou de calendrier du début 2026, parce qu'il a fait paniquer quelques vendeurs. La fenêtre précédente s'arrêtait aux promesses du 31 décembre 2025 et la loi de finances pour 2026 n'a été promulguée que le 19 février. L'administration a comblé l'intervalle par un rescrit de publication urgente (BOI-RES-RFPI-000242, publié le 31 décembre 2025), maintenant le bénéfice du dispositif pour les promesses ayant acquis date certaine entre le 1er janvier 2026 et la promulgation — un rescrit jumeau, BOI-RES-RFPI-000243, a fait de même pour les exonérations de l'article 150 U en faveur du logement social. Le texte voté a ensuite validé cette position. Une promesse de janvier 2026 n'est donc pas perdue.

Le vrai point technique, celui sur lequel je vois passer des dossiers mal ficelés, c'est la date certaine. Elle s'acquiert par l'enregistrement de l'acte, par sa constatation dans un acte authentique, ou par le décès de l'un des signataires. Trois voies, pas quatre. Une promesse sous seing privé qui dort dans un tiroir n'a pas date certaine : elle ne prouve rien à l'égard de l'administration, et tout l'abattement s'évapore avec elle. Pour une formalité à quelques dizaines d'euros.

Verrou 4 — L'engagement de l'acquéreur. Le cessionnaire s'engage personnellement, par une mention portée dans l'acte authentique d'acquisition, à réaliser et à achever, dans un délai de quatre ans à compter de la date d'acquisition, un ou plusieurs bâtiments d'habitation collectifs au sens du 6° de l'article L. 111-1 du code de la construction et de l'habitation. Le texte ouvre trois voies, au choix selon la nature du bien : la construction, la démolition des constructions existantes suivie d'une reconstruction, ou la réhabilitation complète de ces constructions « concourant à la production d'immeubles neufs » au sens de la TVA. Dans tous les cas, le programme doit atteindre un gabarit au moins égal à 75 % du gabarit maximal autorisé par les règles d'urbanisme applicables.

Dans cette phrase, trois expressions font tomber des dossiers à elles seules. Je les relis toujours mot à mot :

  • « Collectifs » : une maison individuelle, même neuve, même en zone A bis, ne coche pas la case. Ce que l'État achète ici, c'est de la densité, pas du pavillon.
  • « 75 % du gabarit » : interdit de poser un petit programme sur un terrain qui en permettait un grand. C'est ce seuil qui justifie l'avantage consenti au vendeur. Et la réponse, c'est l'acquéreur qui l'a — vous ne pouvez que la lui réclamer par écrit.
  • « Dans l'acte authentique » : noir sur blanc, dans l'acte de vente. Une clause restée dans la promesse et jamais reprise à l'acte ne vaut rien fiscalement.

Verrou 5 — L'absence de lien familial. Exit les cessions au profit du conjoint, du partenaire lié par un PACS, du concubin notoire, d'un ascendant ou d'un descendant du cédant, et exit également la personne morale dont l'un de ces proches est associé ou le devient à l'occasion de l'opération. Vendre l'immeuble de la SCI à la SCI de ses enfants pour capter 60 % d'abattement : le texte a prévu le coup. Pour transmettre, ce sont d'autres outils qu'il faut sortir — donation de parts ou démembrement.

Les trois taux

Taux Condition Ce que cela suppose
60 %Bien situé en zone tendue (A bis, A, B1), hors Corse — terrain à bâtir ou bâtiLe cas général : un promoteur achète pour construire du collectif libre
75 %Bien bâti situé dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme (art. L. 312-4 c. urb.), d'une opération d'intérêt national (art. L. 102-13 c. urb.) ou d'une opération de revitalisation de territoire (art. L. 303-2, II, CCH)Le périmètre doit être formellement institué ; se faire confirmer par la collectivité ou l'aménageur
85 %L'acquéreur s'engage à ce que la surface habitable des logements sociaux (3°, 5° et 6° de l'art. L. 831-1 CCH), en bail réel solidaire (art. L. 255-1 CCH) ou intermédiaires (art. L. 302-16 CCH) réalisés représente, dès l'achèvement, au moins 50 % de la surface totale des constructions du programme immobilierLe taux le plus fort ; suppose une opération mixte, souvent montée avec un bailleur social. Le dénominateur est la surface totale des constructions du programme, pas la seule surface habitable : un programme social à 50 % de la surface habitable peut n'être qu'à 42 ou 45 % de la surface totale, et retomber à 60 %

Le piège du taux de 85 % : le III de l'article 150 VE exige que la surface habitable des logements sociaux, BRS ou intermédiaires réalisés atteigne « au moins 50 % de la surface totale des constructions du programme immobilier ». Ce n'est pas 50 % de la surface habitable. La surface totale des constructions du permis étant toujours supérieure à la seule surface habitable — circulations, locaux communs, stationnements couverts, commerces en pied d'immeuble —, le seuil réel est nettement plus exigeant qu'il n'y paraît. Réclamez le calcul au promoteur, chiffres du permis à l'appui, avant de tabler sur 85 %.

Verrou supplémentaire en commune SRU déficitaire : lorsque le bien est situé dans une commune mentionnée au I de l'article L. 302-5 du CCH qui n'atteint pas les seuils fixés aux I et II du même article, le cessionnaire doit en outre s'engager à ce que la part de surface habitable de logements sociaux représente un seuil minimal de 25 % de la surface totale des constructions du programme immobilier. Cette exigence est écartée dans les quartiers faisant l'objet d'une convention prévue à l'article 10-3 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003.

Attention au faux calcul : 85 % ne s'ajoute pas à 60 %. Le taux majoré remplace le taux de base dès que la condition de mixité sociale est remplie. On ne cumule jamais deux taux de l'article 150 VE.

Où l'abattement s'insère dans le calcul

L'article 150 VE ne crée aucune assiette parallèle. Il s'applique sur les plus-values déterminées dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VD — donc après les abattements pour durée de détention de l'article 150 VC, sur une base déjà rabotée. L'ordre des opérations, dans le détail :

  1. Prix de cession corrigé moins prix d'acquisition majoré = plus-value brute
  2. Application des abattements pour durée de détention, séparément pour l'IR (art. 150 VC du CGI) et pour les prélèvements sociaux (art. L. 136-7, VI-2, du CSS)
  3. Application de l'abattement exceptionnel de l'art. 150 VE (60 %, 75 % ou 85 %) sur chacune des deux assiettes
  4. Impôt sur le revenu à 19 % sur l'assiette IR, prélèvements sociaux à 17,2 % sur l'assiette PS
  5. Surtaxe de l'art. 1609 nonies G si l'assiette IR restante dépasse 50 000 euros

Cette séquence n'est pas un détail de forme, elle pèse sur le chèque final. Parce que l'abattement exceptionnel arrive en dernier, il ampute aussi l'assiette de la surtaxe. Et ce n'est pas une lecture d'auteur : le II de l'article 1609 nonies G assoit la taxe sur « le montant de la plus-value imposable déterminée dans les conditions prévues, selon le cas, aux articles 150 V à 150 VE ». Le 150 VE est nommément dans le renvoi. Résultat, un immeuble qui aurait supporté 3 000 ou 4 000 euros de surtaxe repasse sous les 50 000 euros et n'en paie plus un centime. C'est exactement ce qui se produit dans le cas chiffré du chapitre 6.

Simulez votre plus-value de cession dans SCI-AI

Prix d'acquisition majoré, forfaits de 7,5 % et 15 %, abattements pour durée de détention, abattement exceptionnel et surtaxe : le calcul complet, chiffré, avant même d'ouvrir la promesse chez le notaire.


3. Les dispositifs voisins de l'article 150 VE : ceux qui vivent, ceux qui sont clos

L'article 150 VE ne joue pas seul. Juste à côté, le II de l'article 150 U du CGI abrite plusieurs exonérations, qui suppriment l'assiette au lieu de la réduire. Attention au mot « exonération », d'ailleurs : depuis la loi de finances pour 2024, plusieurs d'entre elles ne jouent qu'au prorata de la surface réellement consacrée au logement social. Une exonération à 40 % du prorata reste une exonération, mais elle peut rapporter moins qu'un abattement bien placé. Ajoutez à cela que chaque dispositif tourne à son propre rythme, avec des échéances jamais synchronisées. État vérifié en 2026, texte par texte.

Cession en faveur du logement social ou intermédiaire (150 U, II, 7°)

La plus-value est exonérée lorsque le bien est cédé jusqu'au 31 décembre 2027 — date issue de la prorogation par l'article 52 de la loi de finances pour 2026 :

  • a) à l'un des organismes limitativement énumérés, qui s'engage à achever le programme dans un délai de dix ans : organisme d'habitations à loyer modéré, société d'économie mixte gérant des logements sociaux, association mentionnée à l'article L. 313-34 du CCH et sociétés civiles immobilières qu'elle détient, organisme agréé au titre de la maîtrise d'ouvrage d'insertion, organisme de foncier solidaire. Le raccourci « bailleur social » est trompeur : la catégorie est plus large ;
  • b) à tout autre cessionnaire qui s'engage, par une mention portée dans l'acte authentique, à réaliser et achever des logements sociaux, des logements en bail réel solidaire au sens de l'article L. 255-1 du CCH — ou, en zone tendue, des logements locatifs intermédiaires au sens de l'article L. 302-16 du CCH — dans un délai de quatre ans.

La loi de finances pour 2024 a glissé là deux conditions techniques qu'on lit trop vite. Le programme doit porter sur des bâtiments d'habitation collectifs dont le gabarit atteint au moins 75 % du gabarit maximal autorisé — exactement la même exigence que dans l'article 150 VE. Et lorsque le bien se situe dans une commune mentionnée au I de l'article L. 302-5 du CCH qui n'atteint pas les seuils fixés aux I et II du même article, le cessionnaire s'engage également à ce que la part de surface habitable de logements sociaux représente un seuil minimal de 25 % de la surface totale des constructions du programme immobilier.

L'erreur la plus répandue sur ce texte : écrire que l'exonération est « totale ». Elle est en principe calculée au prorata de la surface habitable des logements sociaux ou intermédiaires destinés à être construits, rapportée à la surface totale des constructions figurant sur le permis de construire du programme. Elle n'est totale que pour les cessions au profit des organismes visés au a lorsque ce prorata dépasse 80 %. Le manquement à l'engagement expose le cessionnaire à une amende de 10 % du prix de cession.

C'est le dispositif le plus puissant du lot, et une SCI y a pleinement accès. Il faut donc systématiquement le mettre en face de l'abattement de 85 % de l'article 150 VE. Dans une opération mixte, tout se joue sur deux paramètres : qui achète, et quelle proportion de surface sociale sort réellement du permis. Prenons une plus-value imposable de 200 000 euros. Exonération au prorata de 45 % : 110 000 euros restent taxables. Abattement de 85 % : il n'en reste que 30 000. L'exonération, sur le papier plus séduisante, coûte ici près de 30 000 euros d'impôt supplémentaire. Ce calcul se fait chiffres en main avant la promesse — après, il n'y a plus rien à arbitrer.

Cession à une collectivité territoriale ou à un établissement public foncier (150 U, II, 8°)

Même horizon — jusqu'au 31 décembre 2027, également par l'article 52 de la loi de finances pour 2026 — pour les cessions consenties à une collectivité territoriale, à un établissement public de coopération intercommunale compétent ou à un établissement public foncier en vue de leur rétrocession selon les modalités du 7°. L'exonération est là encore calculée au prorata de la surface habitable des logements sociaux ou intermédiaires destinés à être construits. Le délai de revente est d'un an suivant l'acquisition, porté à dix ans pour un établissement public foncier.

Scénario fréquent quand une SCI détient un immeuble dans un périmètre d'aménagement : la collectivité préempte ou achète, puis rétrocède à l'opérateur. Le vendeur, lui, n'a souvent pas conscience que ce montage lui ouvre une exonération.

Cession d'un droit de surélévation (150 U, II, 9°)

Peu de gérants savent qu'ils détiennent cet actif. Une SCI propriétaire d'un immeuble en zone dense peut vendre le droit de surélever sans se séparer de l'immeuble : elle encaisse un capital, et elle continue de percevoir ses loyers comme la veille. La plus-value correspondante est exonérée pour les cessions réalisées au plus tard le 31 décembre 2026 — date issue de la prorogation de deux ans opérée par l'article 85 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025) —, à charge pour l'acquéreur de réaliser et achever des locaux d'habitation dans les quatre ans. La sanction du non-respect est ici plus lourde : 25 % de la valeur de cession du droit.

Fenêtre la plus courte du guide. Le 9° s'éteint, en l'état du texte, le 31 décembre 2026. Une SCI qui envisage de valoriser un droit de surélévation a donc quelques mois, pas quelques années. À vérifier bien sûr au moment de la signature : ce type de date a déjà été prorogé plusieurs fois en loi de finances.

Cession de faible montant (150 U, II, 6°)

Exonération lorsque le prix de cession est inférieur ou égal à 15 000 euros. Le BOFiP précise que ce seuil s'apprécie bien par bien, et non annuellement, en retenant la valeur en pleine propriété (BOI-RFPI-PVI-10-40-70). En indivision, il s'apprécie au regard de chaque quote-part indivise ; lorsque le cédant est une société, c'est la société qui vend, et le prix de cession du bien est celui stipulé à l'acte. La doctrine ne tranche pas expressément le cas des sociétés relevant de l'article 8. Sur une opération limite, faites confirmer la position par le notaire plutôt que de compter dessus. Utile pour un lot de parking ou de cave ; sans objet pour un immeuble.

Expropriation (150 U, II, 4°)

Exonération en cas de cession consécutive à une déclaration d'utilité publique, à condition de remployer l'intégralité de l'indemnité dans les douze mois en acquisition, construction, reconstruction ou agrandissement d'immeubles. Cela surprend toujours, mais c'est une piste sérieuse quand une opération d'aménagement se dessine : dans certaines configurations, mieux vaut se laisser exproprier que vendre de gré à gré.

Ce qui est clos, et qu'il ne faut plus invoquer

  • L'abattement exceptionnel de 70 % / 85 % en zones A bis et A (art. 28 de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017) : fenêtre de signature des promesses fermée le 31 décembre 2020. Toutes les ventes correspondantes sont réalisées depuis longtemps.
  • La première version codifiée de l'article 150 VE (art. 38 de la loi de finances pour 2021), limitée au bâti en périmètre de grande opération d'urbanisme ou d'opération de revitalisation de territoire, taux de 70 % ou 85 % : promesses jusqu'au 31 décembre 2023 seulement. Elle a été réécrite, et non simplement prolongée, par l'article 9 de la loi de finances pour 2024 : les périmètres de grande opération d'urbanisme et de revitalisation de territoire ont été conservés, les opérations d'intérêt national, les zones tendues et les terrains à bâtir ajoutés, mais les taux de base ont été abaissés à 60 % et 75 %.

Deux autres exonérations, enfin, reviennent souvent dans les questions alors qu'elles n'ont aucun rapport avec la construction de logements : celle de la résidence principale (1° du II de l'article 150 U) et celle liée au remploi dans une résidence principale (1° bis). On lit partout qu'une SCI en serait exclue « parce qu'elle n'habite nulle part ». C'est faux, et la nuance vaut de l'argent : ces deux exonérations sont attachées à la personne de l'associé, pas à la société.

  • Résidence principale (1°). Lorsqu'une société relevant des articles 8, 8 bis ou 8 ter du CGI met gratuitement un logement à la disposition d'un associé qui l'occupe à titre de résidence principale, cet associé bénéficie de l'exonération dans les mêmes conditions qu'un propriétaire direct. Elle est doublement limitée : à la fraction de l'immeuble qu'il occupe et à sa quote-part dans la société (BOI-RFPI-PVI-10-40-10).
  • Remploi (1° bis). Même logique : lorsque la cession est réalisée par une société de l'article 8, l'exonération s'applique aux associés personnes physiques fiscalement domiciliés en France qui remplissent les conditions, à hauteur de leur quote-part. Les conditions s'apprécient associé par associé, et le remploi peut être effectué par l'associé lui-même ou par la société qui acquiert la résidence principale de l'un d'eux (BOI-RFPI-PVI-10-40-30).

La formule exacte est donc : la SCI comme telle n'est pas exonérée, mais la quote-part de l'associé concerné peut l'être. Cela reste, en pratique, moins large qu'une détention directe — un seul associé, une seule fraction de l'immeuble —, ce qui en fait l'un des arbitrages les plus structurants entre détention en SCI et détention en nom propre.


4. Tableau récapitulatif : abattements et exonérations de plus-value en SCI

Neuf mécanismes, deux logiques seulement — l'abattement réduit l'assiette, l'exonération la supprime — et presque autant de fenêtres temporelles différentes. Le tableau ci-dessous est celui que je garde sous les yeux avant de relire une promesse : base légale, condition centrale, effet, calendrier, état vérifié en 2026.

Dispositif Base légale Condition centrale Effet Fenêtre État 2026
Abattement exceptionnel zone tendue Art. 150 VE CGI Commune en zone A bis, A ou B1 (hors Corse) + engagement de construire du collectif à 75 % du gabarit sous 4 ans Abattement 60 % Promesse du 1/01/2024 au 31/12/2027, acte au 31/12 de la 2e année suivante Ouvert
Abattement exceptionnel GOU / OIN / ORT Art. 150 VE CGI Bien bâti dans un périmètre de grande opération d'urbanisme (art. L. 312-4 c. urb.), d'opération d'intérêt national (art. L. 102-13 c. urb.) ou d'opération de revitalisation de territoire (art. L. 303-2, II, CCH) Abattement 75 % Idem Ouvert
Abattement exceptionnel majoré Art. 150 VE CGI Surface habitable des logements sociaux, BRS ou intermédiaires réalisés ≥ 50 % de la surface totale des constructions du programme Abattement 85 % Idem Ouvert
Cession en faveur du logement social ou intermédiaire Art. 150 U, II, 7° CGI Organisme mentionné au a (HLM, SEM de logement social, association de l'art. L. 313-34 CCH et ses SCI, organisme agréé maîtrise d'ouvrage d'insertion, organisme de foncier solidaire) s'engageant sur 10 ans, ou tout autre cessionnaire s'engageant à achever du logement social, en BRS ou intermédiaire sous 4 ans Exonération au prorata de la surface sociale ; totale pour un organisme du a si ce prorata dépasse 80 % Cessions jusqu'au 31/12/2027 Ouvert
Cession à une collectivité ou à un EPF Art. 150 U, II, 8° CGI Rétrocession en vue de logement social (1 an, 10 ans pour un EPF) Exonération, au prorata Cessions jusqu'au 31/12/2027 Ouvert
Cession d'un droit de surélévation Art. 150 U, II, 9° CGI Engagement d'achever des locaux d'habitation sous 4 ans (amende 25 %) Exonération totale Cessions jusqu'au 31/12/2026 Ouvert, échéance proche
Cession de faible montant Art. 150 U, II, 6° CGI Prix de cession inférieur ou égal à 15 000 euros, bien par bien Exonération totale Permanent Ouvert
Abattement exceptionnel 70 % / 85 % zones A bis et A Art. 28, loi n° 2017-1775 du 28/12/2017 Démolition-reconstruction de collectif Abattement 70 % ou 85 % Promesses jusqu'au 31/12/2020 Clos
Abattement exceptionnel GOU / ORT, 1re version Art. 38, loi n° 2020-1721 (art. 150 VE ancien) Bâti en GOU ou ORT Abattement 70 % ou 85 % Promesses jusqu'au 31/12/2023 Clos et remplacé

5. Le cas de la SCI : abattement au niveau de la société ou de l'associé ?

Tout ce qui précède vaut pour n'importe quel vendeur, particulier compris. Une question demeure, et c'est celle qui nous occupe : quand le vendeur est une SCI, à quel étage se calcule l'abattement ? Celui de la société, ou celui de chaque associé ? Le montant final n'est pas le même, et la réponse se déduit du texte lui-même.

La plus-value se calcule au niveau de la société

C'est le point sur lequel je reprends le plus souvent mes interlocuteurs. Quand une SCI translucide vend un immeuble, la plus-value est calculée une seule fois, au niveau de la société. Prix d'acquisition payé par la SCI. Durée de détention de la SCI. Forfaits de 7,5 % et de 15 % appréciés chez la SCI. Et abattement de l'article 150 VE appliqué à cette plus-value sociale.

Le raisonnement tient en deux renvois. Le I de l'article 150 U soumet au régime des plus-values des particuliers les cessions réalisées « par des sociétés qui relèvent des articles 8 à 8 ter » : c'est donc la cession opérée par la société qui est le fait générateur, et la plus-value se détermine chez elle. Et l'article 150 VE s'applique « sur les plus-values déterminées dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VD », c'est-à-dire sur cette même plus-value sociale. Précision d'honnêteté : je n'ai trouvé aucun paragraphe du BOFiP énonçant la règle en ces termes pour l'abattement de l'article 150 VE — la conclusion se déduit du texte, elle n'est pas reprise telle quelle par la doctrine. Sur un dossier à fort enjeu, faites-la confirmer par le notaire rédacteur.

Le résultat net n'est réparti entre les associés qu'ensuite, selon leurs droits dans les bénéfices, l'impôt étant acquitté par le notaire pour le compte des associés personnes physiques. Conséquence que peu de vendeurs anticipent : un associé entré dans la SCI il y a deux ans profite exactement des mêmes abattements que le fondateur. Ce qui compte, c'est la date d'acquisition de l'immeuble par la société, jamais celle des parts. Sur ce terrain, la SCI s'écarte franchement de la détention directe.

Corollaire pratique : l'abattement exceptionnel n'a pas à être « demandé » par chaque associé. Il se matérialise dans la déclaration déposée par le notaire au nom de la société. La répartition entre associés intervient après, sur un montant déjà abattu.

La surtaxe de l'article 1609 nonies G aussi

Même logique pour la taxe sur les plus-values immobilières élevées : elle est due par la société, sur la plus-value qu'elle réalise, et non par chaque associé sur sa quote-part (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Prenons une SCI de quatre associés personnes physiques qui dégage 120 000 euros de plus-value imposable. Elle est taxée sur 120 000 euros. Pas exonérée au motif que chaque quote-part de 30 000 euros resterait sous le seuil de 50 000. L'illusion de la division par quatre coûte cher.

La tolérance qu'il faut connaître. Le même BOFiP admet que « le seuil de 50 000 € soit apprécié au regard du montant de la plus-value imposable correspondant aux droits des seuls associés redevables de l'impôt sur le revenu » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60 et exemple 3 du § 75). Sont donc neutralisées, pour le franchissement du seuil, la quote-part revenant à un associé soumis à l'IS — cohérent avec l'article 238 bis K évoqué ci-dessous — et celle d'un associé personne physique bénéficiant d'une exonération propre, par exemple au titre de sa résidence principale. Dans une SCI comportant une holding, le seuil ne s'apprécie donc pas mécaniquement sur la totalité de la plus-value sociale.

D'où l'utilité double de l'abattement exceptionnel : en écrasant la plus-value imposable, il peut faire disparaître la surtaxe purement et simplement. La section suivante le montre en euros.

Les associés personnes morales sortent du régime

Glissez une holding dans le tour de table, et la mécanique se dédouble. L'article 238 bis K du CGI veut que la quote-part de résultat de cet associé soit déterminée selon les règles de l'IS : plus-value professionnelle, reprise des amortissements théoriques, zéro abattement pour durée de détention, donc zéro abattement exceptionnel. Sur la même vente, deux calculs parallèles. Les associés personnes physiques encaissent le bénéfice de l'article 150 VE, la holding paie plein pot — je n'ai jamais vu personne l'anticiper avant le rendez-vous de signature. Le mécanisme est détaillé dans SCI avec un associé personne morale et SCI avec associés à l'IR et à l'IS.

Et si la SCI est à l'impôt sur les sociétés ?

Alors rien de ce qui précède ne s'applique. Une SCI à l'IS relève des plus-values professionnelles des articles 39 duodecies et suivants du CGI : le résultat de cession est égal au prix de vente diminué de la valeur nette comptable, c'est-à-dire du prix d'acquisition minoré de tous les amortissements pratiqués. Il n'existe ni abattement pour durée de détention, ni abattement exceptionnel, ni exonération au bout de vingt-deux ou trente ans. C'est l'inconvénient structurel de l'IS, à mettre en balance avec ses avantages annuels — arbitrage traité dans SCI à l'IS ou à l'IR.

Une SCI à l'IS qui vend à un promoteur en zone tendue ne touche aucun des dispositifs de ce guide. Zéro. C'est un paramètre à poser sur la table très en amont, avant même de signer l'option pour l'IS, dès lors qu'une revente à dix ou quinze ans fait partie du plan.


6. Cas chiffré : la plus-value d'une SCI avec et sans abattement exceptionnel

Une SCI familiale à l'impôt sur le revenu, deux associés à parts égales. Elle a acheté en juin 2009 un petit immeuble de rapport pour 400 000 euros. En septembre 2026, un promoteur pose 900 000 euros sur la table. La commune est classée zone A bis, et le projet consiste à démolir pour reconstruire un collectif de vingt-deux logements au gabarit maximal du PLU. Promesse reçue en la forme authentique en septembre 2026, acte de vente réitéré en décembre 2026 — bien avant l'échéance du 31 décembre 2028 ouverte par la fenêtre. Le dossier tient en cinq lignes ; la facture fiscale, elle, varie du simple au septuple selon la rédaction de l'acte. Déroulons-le trois fois : sans abattement, avec 60 %, avec 85 %.

Étape 1 — La plus-value brute

Poste Base légale Montant
Prix de cessionArt. 150 VA900 000 €
Prix d'acquisitionArt. 150 VB400 000 €
Frais d'acquisition, forfait 7,5 %Art. 150 VB, II, 3°+ 30 000 €
Travaux, forfait 15 % (détention > 5 ans)Art. 150 VB, II, 4°+ 60 000 €
Prix d'acquisition majoré490 000 €
Plus-value brute410 000 €

Étape 2 — Les abattements pour durée de détention

Achat en juin 2009, acte de vente en décembre 2026 : 17 années révolues de détention, donc 12 années au-delà de la cinquième. La durée se décompte de date à date et à la date de l'acte authentique, jamais à celle de la promesse — un acte qui glisserait au-delà du 20 juin 2027 ferait basculer le dossier à 18 ans révolus et changerait tous les montants qui suivent. Et c'est là que les deux cadences divergent brutalement. À durée de détention identique, l'assiette des prélèvements sociaux pèse près de trois fois celle de l'impôt sur le revenu.

  • Impôt sur le revenu : 12 × 6 % = 72 % d'abattement. Assiette IR = 410 000 × 28 % = 114 800 €.
  • Prélèvements sociaux : 12 × 1,65 % = 19,80 % d'abattement. Assiette PS = 410 000 × 80,20 % = 328 820 €.

Étape 3 — Scénario A : sans abattement exceptionnel

Le scénario par défaut : commune hors zone tendue, ou promoteur qui refuse l'engagement à l'acte, ou promesse sans date certaine dans la fenêtre. Un seul de ces trois éléments suffit.

Imposition Assiette Taux Montant
Impôt sur le revenu114 800 €19 %21 812 €
Prélèvements sociaux328 820 €17,2 %56 557 €
Surtaxe plus-values élevées114 800 €3 % (art. 1609 nonies G)3 444 €
Total dû81 813 €

Étape 4 — Scénario B : abattement de 60 % (zone tendue)

Cette fois, le promoteur s'engage dans l'acte : démolition, puis achèvement sous quatre ans d'un immeuble d'habitation collectif dépassant 75 % du gabarit autorisé. L'abattement de 60 % vient après ceux pour durée de détention, et il frappe les deux assiettes.

Imposition Assiette après 150 VC Assiette après 150 VE (−60 %) Montant
Impôt sur le revenu (19 %)114 800 €45 920 €8 725 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)328 820 €131 528 €22 623 €
Surtaxe plus-values élevées114 800 €45 920 € — sous le seuil de 50 000 €0 €
Total dû31 348 €

Économie : 50 465 euros. Près de 62 % de la facture fiscale initiale, effacés par une clause de deux paragraphes dans l'acte. Et l'effet de seuil sur la surtaxe pèse à lui seul 3 444 euros de ce total.

Étape 5 — Scénario C : abattement de 85 % (programme social ou intermédiaire)

Même opération, à un détail près : le programme comporte une part sociale telle que la surface habitable des logements sociaux, en bail réel solidaire ou intermédiaires atteint au moins 50 % de la surface totale des constructions figurant au permis. Ce n'est pas une hypothèse d'école — en zone A bis, les PLU imposent très souvent une part sociale minimale — mais ce n'est pas non plus acquis d'avance : le dénominateur étant la surface totale des constructions et non la seule surface habitable, un programme annoncé « à 50 % de social » peut échouer à quelques points près et retomber sur le taux de 60 %. Faites vérifier le ratio sur les surfaces du permis avant de signer.

Une réserve, en zone A bis : si la commune est mentionnée au I de l'article L. 302-5 du CCH sans atteindre les seuils fixés aux I et II du même article, le taux de 85 % suppose en outre que le cessionnaire s'engage à ce que la part de surface habitable de logements sociaux représente au moins 25 % de la surface totale des constructions du programme — sauf dans les quartiers couverts par une convention de l'article 10-3 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003. Les chiffres ci-dessous supposent cette condition remplie.

Imposition Assiette après 150 VE (−85 %) Montant
Impôt sur le revenu (19 %)17 220 €3 272 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)49 323 €8 484 €
Surtaxe plus-values élevées17 220 €0 €
Total dû11 756 €

Synthèse des trois scénarios

Scénario Impôt total Économie Net pour la SCI
A — Sans abattement exceptionnel81 813 €818 187 €
B — Abattement de 60 %31 348 €50 465 €868 652 €
C — Abattement de 85 %11 756 €70 057 €888 244 €

À lire comme un levier de négociation. Ces 50 000 à 70 000 euros ne tombent pas du ciel : ils se négocient. Un promoteur qui refuse d'insérer l'engagement dans l'acte vous coûte ici l'équivalent de 5 à 8 % du prix de vente — dites-le-lui comme cela, en euros. Et l'inverse est vrai : un vendeur averti peut concéder un prix légèrement inférieur contre un engagement ferme assorti d'une clause de garantie, et encaisser davantage au net. Le sort du prix, ensuite, se règle en assemblée : voir comment distribuer le prix de vente d'un immeuble de SCI.

Reste la comptabilité, qu'on oublie dans l'euphorie de la signature. Même en SCI à l'IR, la cession appelle un jeu d'écritures précis : sortie du bien, solde de l'emprunt, encaissement du net vendeur. Le pas-à-pas est dans les écritures comptables de la vente d'un immeuble en SCI.


7. Mode d'emploi de l'abattement exceptionnel : promesse, clauses, notaire, 2048-IMM

Le droit est acquis sur le papier ; reste à ne pas le perdre en chemin. L'abattement exceptionnel se gagne ou se perd sur trois documents seulement : la promesse, l'acte authentique et la déclaration déposée par le notaire. Voici l'ordre dans lequel je les traite quand une SCI s'apprête à vendre son immeuble à un opérateur.

Avant la promesse : trois vérifications, dans cet ordre

  1. Le classement de la commune. Zone A bis, A ou B1 au sens de l'arrêté prévu à l'article D. 304-1 du CCH, par référence à l'arrêté du 5 juin 2025 — et hors Corse. À défaut, vérifier l'existence d'un périmètre de grande opération d'urbanisme, d'opération d'intérêt national ou de revitalisation de territoire, qui ouvre le taux de 75 % pour un bien bâti.
  2. La qualité et le projet de l'acquéreur. Promoteur, aménageur ou bailleur social : l'engagement ne pose aucun problème, c'est leur quotidien. Particulier ou investisseur patrimonial : n'y comptez pas. Si l'acquéreur ne construit pas, le dispositif est hors sujet, retour au droit commun.
  3. Le gabarit du projet. Réclamez au promoteur une note écrite comparant le gabarit projeté au gabarit maximal du PLU. En dessous de 75 %, l'abattement tombe. Et cette information, c'est lui qui l'a, pas vous.

La promesse : date certaine, et rien d'autre ne compte

Toute l'éligibilité temporelle tient à la date certaine de la promesse. Trois voies l'établissent, pas une de plus : la promesse est reçue en la forme authentique chez le notaire, elle est enregistrée auprès du service des impôts, ou l'un des signataires décède. Pour une promesse unilatérale sous seing privé, l'enregistrement dans les dix jours est de toute façon exigé à peine de nullité par l'article 1589-2 du code civil. Mon conseil reste néanmoins la forme notariée : quelques centaines d'euros pour sécuriser plusieurs dizaines de milliers, l'arbitrage est vite fait.

Dans la promesse elle-même, quatre clauses méritent leur place :

  • une clause d'engagement de l'acquéreur décrivant précisément le programme (nature collective, nombre de logements, gabarit visé, part éventuelle de logement social, BRS ou intermédiaire) ;
  • l'obligation de reprise de cet engagement dans l'acte authentique, rédigée comme une condition essentielle et déterminante du consentement du vendeur ;
  • une clause de garantie financière : si l'acquéreur ne reprend pas l'engagement à l'acte, ou en modifie la portée, le vendeur perd l'abattement ; l'indemnisation correspondante doit être chiffrable et prévue à l'avance ;
  • un calendrier de réitération compatible avec la fenêtre : rappelons que l'acte doit intervenir au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la promesse. Une promesse de 2026 dont la réitération glisserait à 2029 fait tout perdre.

L'acte authentique : l'engagement doit y figurer

C'est la condition de forme la plus rigide du dispositif, et la plus bête à rater. Le texte exige que le cessionnaire s'engage « personnellement, par une mention portée dans l'acte authentique d'acquisition ». Ni annexe, ni courrier séparé, ni promesse seule. Dans l'acte de vente, point. Le notaire rédacteur en est le garant, et c'est lui qui appliquera ensuite l'abattement dans la déclaration.

Le jour de la signature, je relis systématiquement deux choses :

  • La substitution d'acquéreur. Les promoteurs se substituent presque toujours une société de programme créée pour l'opération. Le texte a prévu la situation : le second alinéa du V de l'article 150 VE dispose qu'« en cas d'acquisitions successives ou de fusion de sociétés, les engagements souscrits par le cessionnaire ne sont pas rompus lorsque le nouvel acquéreur ou la société absorbante s'engage, dans l'acte authentique d'acquisition ou de fusion, à se substituer respectivement au cédant ou à la société absorbée pour le respect des engagements pris par celui-ci dans le délai restant à courir ». Autrement dit, la reprise est possible, mais elle suppose un engagement de substitution écrit dans l'acte authentique et un délai qui continue de courir. Le conseil pratique reste donc le même : vérifier noir sur blanc, le jour de la signature, que le substitué reprend bien l'engagement.
  • La qualité du vendeur. C'est la SCI qui vend, donc c'est la SCI qui doit être partie à l'acte, représentée par son gérant dûment habilité. Si les statuts exigent une décision collective pour vendre un actif immobilier, faites voter l'assemblée générale avant la promesse : un gérant qui vend sans pouvoir fragilise toute l'opération.

La déclaration n° 2048-IMM

La plus-value d'une SCI translucide part sur l'imprimé n° 2048-IMM, établi par le notaire et déposé au service de la publicité foncière en même temps que l'acte, impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et surtaxe éventuelle payés dans la foulée. Ce circuit a des conséquences très concrètes pour la SCI :

  • La SCI n'a rien à télédéclarer au titre de la plus-value — le notaire est le payeur. Chaque associé doit en revanche reporter le montant sur sa déclaration de revenus, ligne dédiée, à titre informatif.
  • Une erreur d'abattement se rattrape par réclamation contentieuse auprès du service des impôts, dans le délai de l'article R*196-1 du LPF. Et cela arrive : l'article 150 VE n'est pas du quotidien pour tous les offices, surtout dans sa version 2024.
  • Les revenus fonciers de l'année de cession restent, eux, à déclarer normalement sur la déclaration 2072 de la SCI.

Et si l'acquéreur ne construit pas ?

C'est la bonne nouvelle du dispositif, et elle rassure tous les vendeurs à qui je l'explique : la sanction pèse sur l'acquéreur, jamais sur le cédant. Manquement à l'engagement pris dans l'acte, et le cessionnaire doit, au titre du V de l'article 150 VE, une amende égale à 10 % du prix de cession. Précision utile sur le champ de cette amende : le V vise le non-respect des engagements mentionnés au II et au dernier alinéa du III. Elle ne sanctionne donc pas seulement l'engagement de construire : le manquement à l'engagement de mixité sociale qui ouvre le taux de 85 % l'expose à la même amende. Le vendeur, lui, a acquis son abattement au vu de l'engagement porté à l'acte, point final. Le 7° du II de l'article 150 U fonctionne à l'identique, même amende de 10 % à la charge du cessionnaire ; le 9° monte à 25 % de la valeur de cession du droit de surélévation.

Ce n'est pas une raison pour bâcler la promesse. Du côté du vendeur, il reste deux façons de tout perdre : l'engagement non repris à l'acte — auquel cas l'abattement n'a jamais existé — et l'opération qui déborde de la fenêtre temporelle. Aucune des deux n'est un risque fiscal. Ce sont des risques contractuels, et ils se traitent avec des clauses, pas avec une réclamation.

Ce que le dispositif ne fait pas

  • Il ne transforme pas une SCI en marchand de biens. Vendre à un promoteur un immeuble détenu dix-sept ans, c'est de la gestion patrimoniale, rien d'autre. La requalification naît de l'achat pour revendre exercé à titre habituel — sujet traité dans SCI et marchand de biens.
  • Il ne couvre pas la TVA. Une cession d'immeuble achevé depuis plus de cinq ans est en principe hors champ ou exonérée, mais un terrain à bâtir vendu par un assujetti relève de règles propres, éventuellement de la TVA sur la marge de l'article 268 du CGI : voir TVA sur la cession d'un immeuble par une SCI.
  • Il ne règle pas le sort du produit de vente. Rembourser l'emprunt, distribuer, réinvestir ou placer la trésorerie de la SCI sont des décisions distinctes, à préparer avant la signature.
  • Il ne dispense pas de purger le droit de préemption urbain, ni les droits éventuels des locataires en place au titre du congé pour vendre lorsque l'immeuble est loué en habitation.

8. Les six erreurs qui font perdre l'abattement exceptionnel en SCI

On ne perd presque jamais l'abattement sur le fond. On le perd sur une date, sur une mention oubliée, ou sur un taux périmé recopié d'un article de 2019. Les six fautes ci-dessous sont celles qui reviennent dans les dossiers de vente à promoteur, par ordre de fréquence décroissante.

Erreur 1 — Citer les taux de 70 % et 85 %

Ils datent des générations 2018-2020 et 2021-2023. Les taux du jour sont 60 %, 75 % et 85 %. Un simulateur en ligne, un article de presse, parfois même une doctrine administrative pas encore rafraîchie afficheront les anciens. En cas de doute, le texte de l'article 150 VE dans sa version en vigueur tranche seul.

Erreur 2 — Signer une promesse sans date certaine

Une promesse sous seing privé non enregistrée n'a pas date certaine. Pas de date certaine entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2027, pas d'abattement — et le projet aurait beau être exemplaire, cela ne changerait rien.

Erreur 3 — Laisser filer le délai de réitération

L'acte doit intervenir au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la promesse. Or les recours contre le permis de construire font régulièrement déraper les calendriers de plusieurs trimestres. Si le promoteur conditionne son achat à un permis purgé de tout recours, calez le calendrier en conséquence dès la promesse — ou sachez que vous jouez l'abattement à pile ou face.

Erreur 4 — Oublier la mention dans l'acte authentique

L'engagement doit être souscrit personnellement par l'acquéreur, dans l'acte de vente. Une clause restée dans la promesse, un courrier d'intention, un protocole en annexe : rien de tout cela ne remplace la mention que le texte exige.

Erreur 5 — Vendre à sa famille

Conjoint, partenaire de PACS, concubin notoire, ascendants, descendants, et les sociétés dans lesquelles ils sont associés : tous exclus. L'idée de céder à la SCI des enfants qui portera le projet vient naturellement à l'esprit. Le législateur y avait pensé avant nous. Pour transmettre, il existe des outils faits pour cela.

Erreur 6 — Appliquer 18,6 % de prélèvements sociaux

La plus-value immobilière des particuliers reste à 17,2 %. Le passage à 18,6 % vise les dividendes et les autres revenus mobiliers, pas les revenus fonciers ni les plus-values immobilières. Sur l'assiette de 328 820 euros de notre cas chiffré, la confusion coûte plus de 4 600 euros de faux impôt dans la simulation — de quoi fausser toute une négociation de prix.

Un projet de vente à un promoteur ?

Zonage, calendrier de promesse, choix entre abattement de 60 %, de 85 % et exonération de l'article 150 U : la décision se prend avant la signature, pas après. Un échange d'une heure vaut souvent plusieurs dizaines de milliers d'euros.


9. FAQ — Abattement exceptionnel et plus-value en SCI

Les questions qui reviennent le plus dans les échanges sur l'abattement exceptionnel. La liste complète, cas particuliers compris, se déplie en bas de page.

L'abattement exceptionnel est-il encore applicable en 2026 ?

Oui. L'article 54 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a prorogé l'article 150 VE du CGI : la promesse doit avoir acquis date certaine entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2027, et l'acte doit être signé au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la promesse. Une promesse de 2027 laisse jusqu'au 31 décembre 2029.

Quel taux s'applique : 60 %, 75 % ou 85 % ?

60 % pour un bien en zone tendue (A bis, A, B1), hors Corse ; 75 % pour un bien bâti situé dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme, d'une opération d'intérêt national ou d'une opération de revitalisation de territoire ; 85 % lorsque la surface habitable des logements sociaux, en bail réel solidaire ou intermédiaires réalisés représente au moins 50 % de la surface totale des constructions du programme immobilier — et non 50 % de la seule surface habitable, nuance qui rend le taux majoré nettement plus difficile à atteindre. Les taux de 70 % correspondent à des versions périmées du texte.

Une SCI à l'IS peut-elle en bénéficier ?

Non. À l'IS, la plus-value est professionnelle : prix de vente moins valeur nette comptable, donc réintégration de tous les amortissements, taxation au taux de l'IS, sans aucun abattement pour durée de détention ni abattement exceptionnel. Voir notre guide de la plus-value en SCI à l'IS.

Dans quel ordre s'appliquent les abattements ?

D'abord l'abattement pour durée de détention, calculé séparément pour l'impôt sur le revenu (article 150 VC du CGI) et pour les prélèvements sociaux (2 du VI de l'article L. 136-7 du code de la sécurité sociale) ; ensuite l'abattement exceptionnel de l'article 150 VE, sur chacune des deux assiettes déjà réduites. C'est ce qui permet, dans notre cas chiffré, de passer sous le seuil de la surtaxe. Les prélèvements sociaux, eux, restent à 17,2 % sur une plus-value immobilière.

Que se passe-t-il si le promoteur ne construit pas ?

C'est l'acquéreur qui s'est engagé personnellement dans l'acte et c'est lui qui supporte la sanction : une amende égale à 10 % du prix de cession, due au titre des engagements mentionnés au II et au dernier alinéa du III de l'article 150 VE — l'engagement de construire comme celui de mixité sociale ouvrant le taux de 85 %. Le vendeur conserve le bénéfice de l'abattement. Le seul vrai risque pour la SCI est que l'engagement ne soit pas repris à l'acte — d'où l'importance de la clause de reprise dans la promesse.

Comment savoir si ma commune est en zone tendue ?

Le zonage applicable est celui des zones A bis, A et B1 au sens de l'article D. 304-1 du code de la construction et de l'habitation, la liste des communes étant fixée par l'arrêté du 5 juin 2025 pris pour l'application des articles 150 U et 150 VE du CGI. Ce classement est révisé périodiquement : c'est celui en vigueur à la date de la cession qui compte.

Vaut-il mieux viser l'abattement de 85 % ou l'exonération de l'article 150 U ?

Cela dépend du programme. L'exonération du 7° du II de l'article 150 U n'est pas systématiquement totale : elle est calculée au prorata de la surface habitable des logements sociaux ou intermédiaires produits, et n'est intégrale que pour une cession à l'un des organismes mentionnés au a (organisme HLM, société d'économie mixte gérant des logements sociaux, association de l'article L. 313-34 du CCH et ses SCI, organisme agréé au titre de la maîtrise d'ouvrage d'insertion, organisme de foncier solidaire) dont le prorata dépasse 80 %. En dessous, un abattement de 85 % sur la totalité de la plus-value peut être plus favorable. Les deux voies doivent être chiffrées avant de rédiger la promesse ; l'exonération expire le 31 décembre 2027.

La surtaxe sur les plus-values élevées s'apprécie-t-elle par associé ?

Non : la taxe est due par la société, sur la plus-value qu'elle réalise (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Une SCI de quatre associés personnes physiques qui dégage 120 000 euros de plus-value imposable est taxée sur ce montant, même si chacun n'en supporte que 30 000 euros. C'est une différence notable avec l'indivision, où le seuil s'apprécie par indivisaire. Une tolérance existe toutefois : le seuil de 50 000 euros peut être apprécié au regard des seuls droits des associés redevables de l'impôt sur le revenu, ce qui écarte la quote-part d'un associé à l'IS ou d'un associé personnellement exonéré.

Puis-je vendre à la SCI de mes enfants pour bénéficier de l'abattement ?

Non. Le texte exclut les cessions au profit des ascendants et descendants du cédant, du conjoint, du partenaire de PACS, du concubin notoire, et des sociétés dans lesquelles ces personnes sont associées. Pour transmettre, l'outil adapté est la donation de parts, pas la vente de l'immeuble.

Faut-il une décision collective des associés pour vendre ?

Cela dépend des statuts. Beaucoup de statuts de SCI subordonnent la vente d'un actif immobilier à une décision collective, parfois à l'unanimité. Il faut donc faire délibérer l'assemblée avant la promesse et conserver le procès-verbal : un gérant qui vend sans pouvoir expose la société à un contentieux. Voir le gérant peut-il vendre un bien de la SCI ?

Le dispositif s'applique-t-il aux associés non-résidents ?

La plus-value d'un associé non-résident relève du prélèvement de l'article 244 bis A du CGI. Point technique à connaître : le II de cet article ne renvoie qu'aux articles 150 V à 150 VD, sans citer l'article 150 VE. C'est la doctrine administrative qui admet l'application de l'abattement exceptionnel aux plus-values réalisées par des contribuables non domiciliés en France (BOI-RFPI-PVINR-20-10). Faites confirmer la position par le notaire au cas par cas, car s'y ajoutent la convention fiscale applicable et, le cas échéant, la désignation d'un représentant fiscal. Voir SCI et associés non-résidents.

Comment sécuriser l'opération dans mes comptes ?

Faites voter la vente en assemblée, conservez la promesse enregistrée, l'acte mentionnant l'engagement et la déclaration 2048-IMM établie par le notaire, puis passez les écritures de sortie du bien et de solde d'emprunt. Le détail est dans les écritures de vente d'un immeuble en SCI, et la conservation des pièces dans quels documents conserver.

Simulez votre plus-value de cession dans SCI-AI

Forfaits d'acquisition et de travaux, abattements pour durée de détention IR et prélèvements sociaux, abattement exceptionnel de l'article 150 VE, surtaxe de l'article 1609 nonies G, répartition entre associés : sci-ai.app calcule la facture réelle avant que vous ne signiez la promesse.

Sources

  • Code général des impôts, art. 150 U, 150 VA à 150 VD, 150 VC, 150 VE, 200 B, 238 bis K, 257, 1609 nonies G (Légifrance, version en vigueur au 21 février 2026).
  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, art. 52 et 54.
  • Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, art. 85 (prorogation du 9° du II de l'art. 150 U) et art. 86 (modification de l'art. 150 VE, exclusion de la Corse).
  • Loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, art. 9 (refonte de l'art. 150 VE).
  • Loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, art. 38 (création de l'art. 150 VE) ; loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017, art. 28 (dispositif clos).
  • Arrêté du 5 juin 2025 déterminant les communes classées en zones tendues pour l'application des art. 150 U et 150 VE du CGI.
  • Code de la sécurité sociale, art. L136-8, IV (taux de CSG de 9,2 % maintenu pour les plus-values immobilières ; version en vigueur depuis le 27 juin 2026, issue de l'art. 65 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) et art. L. 136-7, VI-2 (cadence d'abattement pour durée de détention propre aux prélèvements sociaux) ; code de la construction et de l'habitation, art. D. 304-1, L. 111-1 (6°), L. 255-1, L. 302-5, L. 302-16, L. 303-2, II, L. 313-34 et L. 831-1 ; loi n° 2003-710 du 1er août 2003, art. 10-3 ; code de l'urbanisme, art. L. 102-13 et L. 312-4 ; code civil, art. 1589-2 ; livre des procédures fiscales, art. R*196-1.
  • BOFiP : BOI-RFPI-PVI-20-20 (assiette et abattements), BOI-RFPI-PVI-10-40-110 (exonérations en faveur du logement social), BOI-RFPI-PVI-10-40-40 (droit de surélévation), BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20, 60 et 75 (taxe sur les plus-values élevées et tolérance d'appréciation du seuil de 50 000 € au regard des seuls associés redevables de l'impôt sur le revenu), BOI-RFPI-PVI-10-40-10 (exonération de résidence principale de l'associé occupant un logement mis gratuitement à sa disposition par une société de l'art. 8), BOI-RFPI-PVI-10-40-30 (exonération de remploi appréciée associé par associé), BOI-RES-RFPI-000242 et BOI-RES-RFPI-000243 (rescrits de publication urgente du 31 décembre 2025 sur la prorogation) ; BOI-RFPI-PVI-10-40-70 (cessions inférieures ou égales à 15 000 €) ; BOI-RFPI-PVINR-20-10 (assiette du prélèvement des non-résidents).
FAQ

Questions fréquentes

Oui. L'article 54 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a prorogé le dispositif : la promesse de vente doit avoir acquis date certaine entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2027, et l'acte authentique doit être signé au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la promesse. Une promesse signée en 2026 laisse donc jusqu'au 31 décembre 2028 pour régulariser la vente.
Les trois existent. Le taux est de 60 % pour un bien situé dans une commune classée en zone tendue (A bis, A ou B1 selon l'arrêté du 5 juin 2025, hors Corse), de 75 % pour un bien bâti situé dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme, d'une opération d'intérêt national ou d'une opération de revitalisation de territoire, et de 85 % lorsque la surface habitable des logements sociaux, en bail réel solidaire ou intermédiaires réalisés représente au moins 50 % de la surface totale des constructions du programme immobilier. Attention au dénominateur : c'est la surface totale des constructions du programme, et non la seule surface habitable. Les taux de 70 % que l'on lit encore partout correspondent à des versions antérieures du texte, périmées.
Oui. L'article 150 VE renvoie aux plus-values déterminées dans les conditions des articles 150 V à 150 VD, c'est-à-dire au régime de l'article 150 U du CGI, qui vise expressément les cessions réalisées par des sociétés relevant des articles 8 à 8 ter. Une SCI translucide qui vend un immeuble bâti ou un terrain à bâtir est donc éligible, à condition que toutes les conditions de zonage, de calendrier et d'engagement de l'acquéreur soient réunies.
Non. L'abattement de l'article 150 VE appartient au régime des plus-values des particuliers. Une SCI à l'IS relève des plus-values professionnelles : le résultat de cession est égal au prix de vente diminué de la valeur nette comptable, donc majoré de tous les amortissements pratiqués, et il est taxé au taux de l'IS. Aucun abattement pour durée de détention ni abattement exceptionnel ne s'y applique.
Oui. L'article 150 VE agit sur la plus-value nette imposable telle qu'elle est déterminée aux articles 150 V à 150 VD, c'est-à-dire sur une assiette commune à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Les deux assiettes sont réduites, mais chacune part de sa propre base : la cadence d'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC du CGI ne vaut que pour l'impôt sur le revenu, celle des prélèvements sociaux étant fixée par le 2 du VI de l'article L. 136-7 du code de la sécurité sociale.
17,2 %, et non 18,6 %. Le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 27 juin 2026 issue de l'article 65 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, maintient le taux de CSG à 9,2 % pour les revenus fonciers et pour les plus-values immobilières des particuliers. Le relèvement de la CSG à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux, vise les autres revenus du patrimoine, notamment les dividendes : il ne résulte pas de la seule LFSS pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025).
D'abord l'abattement pour durée de détention de l'article 150 VC, ensuite l'abattement exceptionnel de l'article 150 VE. Ce dernier s'applique donc sur une base déjà réduite. C'est logique et c'est favorable : plus le bien est détenu depuis longtemps, plus les deux abattements se cumulent.
Le vendeur n'est pas inquiété. C'est l'acquéreur qui prend l'engagement dans l'acte authentique et c'est lui qui supporte la sanction : une amende égale à 10 % du prix de cession, prévue au V de l'article 150 VE, qui vise le non-respect des engagements mentionnés au II et au dernier alinéa du III — donc aussi bien l'engagement de construire que l'engagement de mixité sociale ouvrant le taux de 85 %. Le même mécanisme joue pour les exonérations du 7° du II de l'article 150 U. Le seul vrai risque pour le vendeur se situe en amont : si l'engagement ne figure pas dans l'acte authentique, l'abattement n'a jamais été acquis.
Les communes classées en zones A bis, A et B1 au sens de l'arrêté prévu à l'article D. 304-1 du code de la construction et de l'habitation, listées par l'arrêté du 5 juin 2025 pris pour l'application des articles 150 U et 150 VE du CGI ; la Corse est exclue de ce cas. Le taux de 75 % vise, lui, les biens bâtis situés dans un périmètre de grande opération d'urbanisme (art. L. 312-4 du code de l'urbanisme), d'opération d'intérêt national (art. L. 102-13) ou d'opération de revitalisation de territoire (art. L. 303-2, II, du CCH).
Oui, depuis la refonte du texte par la loi de finances pour 2024. L'article 150 VE vise désormais aussi bien les terrains à bâtir au sens du 1° du 2 du I de l'article 257 du CGI que les biens immobiliers bâtis et les droits s'y rapportant. C'est un élargissement majeur par rapport à la version issue de la loi de finances pour 2021, qui ne visait que le bâti en périmètre de grande opération d'urbanisme ou de revitalisation de territoire.
Non. Le texte exclut expressément les cessions consenties au conjoint, au partenaire lié par un PACS, au concubin notoire, aux ascendants et descendants du cédant, ainsi qu'aux personnes qui leur sont apparentées au sein de la société acquéreuse. L'objectif est d'écarter les montages purement familiaux du bénéfice d'un avantage conçu pour produire du logement.
Oui, indirectement mais efficacement. La taxe de l'article 1609 nonies G du CGI est assise sur la plus-value imposable à l'impôt sur le revenu : si l'abattement exceptionnel ramène cette assiette sous 50 000 euros, la surtaxe disparaît purement et simplement. En SCI, la surtaxe est due par la société sur la plus-value qu'elle réalise, et non par chaque associé sur sa quote-part (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) ; la doctrine admet toutefois que le seuil de 50 000 euros soit apprécié au regard des seuls droits des associés redevables de l'impôt sur le revenu.
Au niveau de la SCI, par déduction du texte : le I de l'article 150 U vise les cessions réalisées par des sociétés relevant des articles 8 à 8 ter, et l'article 150 VE s'applique sur les plus-values déterminées dans les conditions des articles 150 V à 150 VD, donc sur la plus-value sociale. La plus-value est ainsi calculée une seule fois, au niveau de la société qui possède le bien : prix de cession, prix d'acquisition, durée de détention et abattements sont ceux de la société. Le résultat net est ensuite réparti entre les associés selon leurs droits, et l'impôt est acquitté par le notaire pour le compte des associés personnes physiques. Le BOFiP ne commente pas ce point pour l'abattement de l'article 150 VE : sur un dossier à fort enjeu, faites confirmer la position par le notaire.
La déclaration n° 2048-IMM, établie et déposée par le notaire au moment de la publication de l'acte au service de la publicité foncière, avec paiement immédiat de l'impôt et des prélèvements sociaux. L'abattement exceptionnel se matérialise sur cette déclaration, et l'engagement de l'acquéreur doit figurer dans l'acte authentique lui-même : sans mention dans l'acte, pas d'abattement.
Il faut choisir, et donc chiffrer. Une exonération efface la plus-value imposable, un abattement la réduit — mais l'exonération du 7° du II de l'article 150 U n'est en principe accordée qu'au prorata de la surface habitable de logements sociaux ou intermédiaires produits, et n'est totale que pour une cession à l'un des organismes mentionnés au a — organisme HLM, société d'économie mixte gérant des logements sociaux, association de l'article L. 313-34 du CCH et ses SCI, organisme agréé au titre de la maîtrise d'ouvrage d'insertion, organisme de foncier solidaire — dont ce prorata dépasse 80 %. Une exonération partielle peut donc être moins avantageuse qu'un abattement de 85 % : la comparaison se fait avant la rédaction de la promesse.
Vendre un immeuble détenu depuis des années à un promoteur ne fait pas d'une SCI un marchand de biens : il n'y a ni achat pour revendre, ni caractère habituel. Le risque naît si la SCI enchaîne les opérations d'achat-revente ou participe à la construction en vue de la vente. Dans ce cas, c'est une autre structure, une société civile de construction-vente, qui est adaptée.