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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Parts de SCI dans une holding à l'IS : montage, coût réel et limites (2026)

Faire détenir ses parts de SCI par une holding soumise à l'impôt sur les sociétés est le montage le plus mal vendu de la place. On vous le présente comme une optimisation. Ce n'en est pas une. Ou plutôt : pas au sens où l'entend celui qui vous le vend. Interposer une holding ne supprime pas d'impôt, elle en déplace le calendrier et en change le mode de calcul. Pendant la détention, votre quote-part cesse d'être un revenu foncier taxé à votre tranche marginale plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; elle devient un résultat déterminé selon les règles de l'IS, amortissement de l'immeuble compris. Le soulagement immédiat est réel, parfois spectaculaire. Et puis arrive le jour où vous voulez récupérer l'argent, et le montage sort sa facture : un second étage d'imposition, aucun abattement pour durée de détention, et la réintégration de chacun des amortissements que vous aviez déduits avec tant de plaisir.

Précisons tout de suite le périmètre, parce que trois sujets voisins sont régulièrement confondus. Ici, la holding est associée d'une SCI : elle inscrit à son actif des parts d'une société civile restée translucide. Elle ne détient pas les murs. La question que je traite n'est donc pas « comment ça marche » mais « est-ce que ça vaut le coup » : à quelles conditions le montage crée de la valeur, combien il coûte le jour où l'on démonte, et à partir de quand il travaille contre vous. Cas chiffré sur dix ans, calculs détaillés, et les chiffres qui piquent.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Légifrance, Code monétaire et financier). Mis à jour le 28 juillet 2026.

Vous n'êtes peut-être pas sur la bonne page. Si votre holding détient directement les immeubles, c'est le guide holding immobilière qu'il vous faut. Si vous cherchez le principe de l'article 8 du CGI, allez voir translucidite-fiscale-sci. Si c'est la mécanique fiscale de l'article 238 bis K, c'est sci-associe-personne-morale. Ici, on parle stratégie et coût de sortie : faut-il le faire, et combien ça coûte réellement ?

1. Pourquoi loger ses parts de SCI dans une holding — et ce que ça ne fait pas

Déminons le terrain. Quand le mot « holding » arrive dans une conversation, il traîne presque toujours derrière lui une promesse implicite : payer moins d'impôt. C'est faux. Sur un cycle complet, si vous consommez le revenu, c'est même exactement l'inverse — je le chiffre au chapitre 4. La holding sert à autre chose. Elle sert à quatre choses, précisément, et aucune ne s'appelle défiscalisation.

Utilité n° 1 : la capacité de réinvestissement

À elle seule, celle-ci suffit à justifier le montage. En détention directe, chaque euro de résultat foncier part immédiatement à votre tranche marginale, majorée de 17,2 % de prélèvements sociaux. À 41 % de TMI : 58,2 % de ponction avant même que vous ayez eu le temps de décider quoi faire de l'argent. Reste 41,80 € par tranche de 100 € pour réinvestir.

Logez les parts dans une holding à l'IS, et les mêmes 100 € commencent par être absorbés en partie par l'amortissement de la construction, avant d'être taxés à 15 % ou 25 %. Il vous en reste 75 à 95 pour le dossier suivant. Répétez l'opération sur dix ans et trois acquisitions : la force de frappe est de l'ordre du double. Rien de magique là-dedans, c'est de l'arithmétique. Mais c'est là, et nulle part ailleurs, que se trouve la valeur du montage.

Utilité n° 2 : la mutualisation de trésorerie

Un patrimoine qui grandit se fragmente. Une SCI par immeuble, parfois par projet, chacune avec son compte, son emprunt, son cycle de trésorerie. L'une déborde de cash pendant que l'autre attend une facture de ravalement. Sans structure faîtière, le moindre flux entre les deux repasse par votre patrimoine personnel — c'est-à-dire par la case impôt. La holding fait circuler l'argent sans ce péage, dans les limites du monopole bancaire dont je parle au chapitre 5. Pour les excédents qui dorment, voyez côté placement de la trésorerie d'une SCI : les supports compatibles avec un bilan ne sont pas les mêmes que ceux d'un particulier.

Utilité n° 3 : la gouvernance

Une holding, c'est un étage de décision. On y organise des droits de vote dissociés du capital, des actions de préférence si c'est une SAS, une gérance qui ne bouge pas quand la répartition des parts bouge. Sur un patrimoine familial à plusieurs branches ou plusieurs générations, l'économie est réelle : plus besoin de renégocier la gouvernance de chaque SCI à chaque entrée ou sortie. Rappelez-vous que la cession de parts de SCI reste soumise à un agrément contraignant. Faire remonter les mouvements d'un cran allège considérablement la vie sociale des filiales.

Utilité n° 4 : la transmission

Donner des titres de holding, c'est un acte, une valorisation, un pacte. Donner des parts de quatre SCI, c'est quatre fois le même travail avec quatre fois plus d'occasions de se tromper. L'assiette taxable, elle, ne bouge pas d'un euro — mais l'ergonomie et le coût de l'opération, si. Les abattements applicables sont détaillés dans le guide donation de parts de SCI.

Ce que la holding ne fait pas

  • Elle ne supprime pas l'impôt, elle le décale et le recompose. Le total sur un cycle complet est généralement supérieur à la détention directe si vous consommez le revenu.
  • Elle ne protège pas votre patrimoine personnel des dettes de la SCI. L'article 1857 du Code civil laisse les associés — donc la holding — tenus indéfiniment et proportionnellement à leurs parts, et non solidairement ; l'article 1858 impose au créancier de poursuivre d'abord vainement la société. La holding fait écran entre la SCI et vous, mais elle-même reste exposée à hauteur de sa quote-part.
  • Elle ne permet pas de récupérer 95 % du résultat en franchise d'impôt : le régime mère-fille ne s'applique pas à une SCI translucide, nous y venons.
  • Elle ne rattrape pas une comptabilité bancale. Au contraire, elle en augmente les exigences : deux jeux d'écritures, un FEC, une liasse fiscale et des retraitements annuels.

La bonne question n'est donc pas « faut-il une holding ? ». C'est « vais-je réinvestir ce que je gagne, pendant au moins dix ans ? ». Oui : le montage est redoutable. Non, vous comptez sur les loyers pour vivre : il vous coûtera de l'argent, et je préfère vous le dire maintenant qu'après la facture du notaire.


2. La remontée du résultat : l'article 238 bis K

S'il ne fallait retenir qu'un seul texte de tout cet article, ce serait celui-là. Tout le montage tient dans une phrase de l'article 238 bis K du CGI.

Le principe : deux règles de calcul dans une même société

Une SCI relevant de l'article 8 du CGI est translucide. Pas transparente — la nuance n'est pas un caprice de juriste : la SCI a bien une personnalité fiscale propre, elle détermine un résultat, elle dépose une déclaration. Simplement, elle ne paie pas l'impôt. Ce sont les associés qui le paient, chacun sur sa quote-part.

Restait à régler une question : selon quelles règles cette quote-part se calcule-t-elle ? Réponse à l'article 238 bis K du CGI. Son I prévoit que, lorsque les droits sont inscrits à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés, « la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits ».

Prenez une SCI détenue à 60 % par des personnes physiques et à 40 % par votre holding. Un immeuble, un compte bancaire, un exercice — et pourtant deux résultats fiscaux différents la même année. Ce n'est pas un bug du système, c'est sa logique.

Élément Quote-part des associés personnes physiques Quote-part de la holding à l'IS
Base légaleArt. 8 et 28 s. CGI (revenus fonciers)Art. 238 bis K, I CGI (règles de l'IS)
LoyersEncaissés (comptabilité de trésorerie)Acquis (comptabilité d'engagement)
Charges déductiblesListe limitative de l'art. 31 CGIToute charge engagée dans l'intérêt social (art. 39 CGI)
Amortissement de la constructionImpossibleDéductible, par composants
Travaux d'améliorationDéductibles immédiatement si éligiblesImmobilisés puis amortis
DéficitDéficit foncier, plafond 10 700 €/an sur le revenu globalDéficit reportable en avant sans limite de durée
Taux d'impositionTMI (0 à 45 %) + 17,2 % de PS15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %

L'amortissement : le vrai moteur du montage

Une seule ligne du tableau ci-dessus explique 90 % de l'attrait du montage. En revenus fonciers, le bâti ne se déprécie pas : fiscalement, votre immeuble de 1930 vaut le même prix qu'au premier jour. La holding, elle, applique les règles de l'IS et amortit la construction par composants sur le fondement de l'article 39, 1, 2° du CGI, mis en œuvre par l'article 15 bis de l'annexe II au CGI (décret n° 2005-1442 du 14 novembre 2005), lui-même transposant le règlement CRC n° 2002-10. Seul le terrain reste hors du jeu : il ne s'amortit jamais.

Sur un immeuble acquis 500 000 € dont 100 000 € de terrain, une ventilation raisonnable donne ceci :

Composant Valeur Durée Dotation annuelle
Terrain100 000 €Non amortissable0 €
Gros œuvre / structure240 000 €50 ans4 800 €
Façades / étanchéité60 000 €25 ans2 400 €
Installations techniques60 000 €20 ans3 000 €
Agencements intérieurs40 000 €20 ans2 000 €
Total500 000 €12 200 €/an

Douze mille deux cents euros de charge déductible par an. Une charge qui n'existe pas en revenus fonciers, et qui ne sort d'aucun compte bancaire. Sur dix ans : 122 000 € de base imposable effacée. La méthode de ventilation et les durées admises sont détaillées dans le guide amortissement en SCI à l'IS ; pour la formalisation année par année, voyez le plan d'amortissement.

L'amortissement est un différé, pas un cadeau. Chaque euro amorti rabote la valeur nette comptable de l'immeuble et gonflera d'autant la plus-value professionnelle le jour de la cession. L'effet boomerang est chiffré au chapitre 4. Retenez ceci en attendant : un conseiller qui vous vante l'amortissement sans prononcer le mot « réintégration » ne vous a montré que la moitié du montage.

Les conséquences déclaratives pour la SCI

Non, l'entrée d'une holding au capital ne fait pas basculer la SCI à l'IS : elle reste sous l'article 8 du CGI. En revanche, ses obligations formelles changent, et personne ne prévient le gérant :

  • Déclaration 2072-C au lieu de la 2072-S : la version complète est requise dès qu'un associé est une personne morale, précisément parce qu'il faut ventiler des quotes-parts calculées selon deux règles. Voir notre guide de la déclaration 2072.
  • FEC obligatoire : la tolérance administrative qui dispense de FEC les SCI relevant de l'article 8 du CGI dont tous les associés sont des personnes physiques (BOI-CF-IOR-60-40-10, § 55) tombe dès qu'un associé est une personne morale à l'IS ou une entreprise imposée à un régime réel — solution confirmée par la CAA de Nantes le 16 avril 2024 (n° 23NT01148). Il faut alors une comptabilité d'engagement en partie double et un fichier des écritures comptables présentable en contrôle au sens de l'article L47 A du LPF.
  • Suivi extra-comptable des amortissements : la SCI tient sa comptabilité, la holding tient à part les retraitements propres à sa quote-part. C'est là que naissent la majorité des erreurs que je vois passer — un tableau d'amortissement oublié pendant deux exercices, et le rattrapage devient un chantier.
  • Cohérence des deux liasses : la quote-part déclarée par la SCI et celle intégrée au résultat de la holding doivent se réconcilier à l'euro près. Un écart de 300 € qu'on ne sait pas expliquer, et l'inspecteur tire le fil.

Structurer et suivre une détention à étages dans SCI-AI

sci-ai.app gère les SCI à l'IR comme à l'IS : ventilation par composants, plan d'amortissement, quotes-parts par associé, 2072-C, liasse 2033 et FEC générés et télétransmis. Vous gardez la vue consolidée sur toutes vos entités.


3. L'IS en cascade et le mythe du régime mère-fille

Vous savez maintenant comment le résultat remonte. Reste la question qui décide de tout : combien coûte le trajet complet de l'euro de loyer jusqu'à votre compte personnel ? Deux étages d'imposition, donc deux additions. Mais avant de les faire, il faut évacuer une croyance qui circule partout et qui fausse la moitié des business plans que je relis.

Le point technique que presque tout le monde rate

Le régime mère-fille ne s'applique pas à la quote-part de résultat d'une SCI translucide. Je l'écris en gras parce que je l'ai vu passer dans des plans de financement bancaires, dans des notes de conseil, et une fois dans une plaquette commerciale.

Ce régime, rappelons-le, fait une chose précise. Les articles 145 et 216 du CGI permettent à une société mère de neutraliser les produits de participation qu'elle reçoit de ses filiales : les dividendes sortent de son résultat imposable, à l'exception d'une quote-part de frais et charges de 5 %. Objectif : éviter de taxer deux fois un bénéfice qui a déjà supporté l'IS chez la filiale.

Deux obstacles, ici. Le premier : le régime parle de dividendes, c'est-à-dire d'une décision de distribuer un bénéfice social. Une SCI translucide ne distribue rien de tel — elle répartit un résultat qui est imposé chez l'associé, versé ou non. Le second est plus expéditif encore, et il vient du BOFiP : « Ne peuvent constituer des filiales au sens de ce régime les sociétés de personnes dont les résultats sont soumis à l'application des dispositions de l'article 8 du CGI » (BOI-IS-BASE-10-10-10-10, § 150). Difficile d'être plus clair.

À retenir

La quote-part de résultat d'une SCI à l'IR remontée dans une holding est imposée à 100 % à l'IS de la holding. Pas d'exonération à 95 %, pas de quote-part de frais et charges de 5 %. Quiconque vous promet le contraire confond le régime de l'article 8 du CGI et celui d'une filiale à l'IS.

Et à bien y regarder, c'est logique : la SCI n'ayant payé aucun impôt sur son résultat, il n'y a pas de double imposition à neutraliser. La holding est le premier et le seul redevable de l'étage 1. Le mécanisme se tient parfaitement. Il n'est simplement pas celui qu'on vous a vendu.

Le taux d'IS de l'étage 1

La quote-part entre dans le résultat imposable de la holding et suit ses taux : 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois, puis 25 %. Le taux réduit de l'article 219, I-b du CGI n'est pas automatique : il suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros et un capital entièrement libéré, détenu de façon continue à 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant elle-même à ces conditions. Cette dernière incise vaut de l'or : une holding détenue à 100 % par son dirigeant transmet la qualification à ses propres filiales à l'IS. Les conditions, une par une, et les pièges de la détention indirecte : voir taux réduit d'IS à 15 %.

L'étage 2 : sortir le cash

L'IS payé, l'argent est dans la holding. Il n'est pas dans votre poche, et la nuance coûte cher. Pour l'y amener, il faut voter une distribution, laquelle subit le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026. Un mot sur ce 18,6 % : c'est le taux des revenus mobiliers. Celui des revenus fonciers reste à 17,2 %. La confusion est fréquente et fausse tous les calculs comparatifs. L'arbitrage avec le barème progressif est traité dans PFU et SCI à l'IS et dividendes de SCI à l'IS ; le détail des taux 2026 se trouve dans prélèvements sociaux 2026.

Le coût cumulé sur une base économique identique

Prenons 100 € de résultat économique et suivons-les à la trace jusqu'à votre compte personnel. Une précaution de méthode : on raisonne à base identique, donc en neutralisant l'amortissement. L'amortissement ne crée aucune richesse, il déplace la date à laquelle on l'impose. L'inclure ici truquerait la comparaison.

Circuit Étage 1 Étage 2 Net perçu
Direct, TMI 30 %47,20 € (30 % + 17,2 %)52,80 €
Direct, TMI 41 %58,20 € (41 % + 17,2 %)41,80 €
Direct, TMI 45 %62,20 € (45 % + 17,2 %)37,80 €
Holding, IS à 15 %, distribution15,00 €26,69 € (PFU 31,4 % sur 85 €)58,31 €
Holding, IS à 25 %, distribution25,00 €23,55 € (PFU 31,4 % sur 75 €)51,45 €
Holding, IS à 15 %, sans distribution15,00 €0 € (différé)85,00 € réinvestissables

Regardez la dernière ligne. Tout est là. Si vous distribuez, la holding vous fait gagner quelques points contre une TMI élevée — 58,31 € contre 41,80 € à 41 % — et vous en fait perdre contre une TMI modeste : à 30 %, la détention directe laisse 52,80 € quand la holding taxée à 25 % n'en laisse que 51,45 €. Un euro et trente-cinq centimes d'écart. De quoi financer, disons, un quart d'heure d'expert-comptable.

Ne distribuez pas, et le tableau change de nature : 85 € de capacité d'investissement contre 41,80 € en direct. Deux fois plus de munitions à chaque tour. Cumulé et réinvesti sur une décennie, ce différentiel-là construit un patrimoine. L'économie d'impôt nominale, non.


4. Cas chiffré sur 10 ans : détention directe contre parts de SCI dans une holding

Assez de principes. Un dossier complet, du premier loyer encaissé jusqu'à l'argent qui arrive réellement sur votre compte après la revente. C'est le seul angle qui permette de trancher, et c'est celui que la plupart des simulateurs évitent soigneusement.

Les hypothèses

Paramètre Valeur
Immeuble de rapport acquis par la SCI500 000 € hors frais d'acquisition (dont 100 000 € de terrain)
FinancementEmprunt 400 000 € sur 20 ans, apport 100 000 €
Loyers annuels36 000 €
Charges d'exploitation (taxe foncière, PNO, gestion, entretien)8 000 €/an
Intérêts d'emprunt (moyenne sur 10 ans)11 000 €/an
Amortissement de la construction (branche holding)12 200 €/an (voir ventilation ci-dessus)
Tranche marginale de l'investisseur41 %
Revente de l'immeuble700 000 € à l'exercice suivant la 10e année

Hypothèses volontairement stabilisées pour la lisibilité : dans la réalité, les intérêts décroissent d'année en année et les loyers s'indexent. L'ordre de grandeur et le sens des écarts ne changent pas. On raisonne sur une détention à 100 % des parts par la holding dans la branche B. Deux précisions de périmètre : le plan de financement porte sur le seul prix d'acquisition, hors droits de mutation (5,80 % à environ 6,3 % selon les départements) et hors émoluments et débours, qu'il faut financer en plus — à l'IS, ces frais peuvent au choix être déduits en charges ou incorporés au coût d'entrée et amortis (PCG art. 213-8, BOI-BIC-CHG-20-20-10), ce qui modifierait légèrement la dotation de 12 200 €/an. Et le remboursement du capital d'emprunt — environ 167 000 € sur les dix premières années au taux implicite de l'hypothèse — pèse à l'identique sur les deux branches : il n'apparaît donc pas dans les tableaux, qui raisonnent avant service de la dette en capital.

Phase 1 : les dix années d'exploitation

Cumul 10 ans A — Détention directe (SCI à l'IR) B — Parts détenues par la holding
Loyers360 000 €360 000 €
Charges d'exploitation− 80 000 €− 80 000 €
Intérêts d'emprunt− 110 000 €− 110 000 €
Amortissement de la constructionNon déductible− 122 000 €
Base imposable170 000 €48 000 €
Impôt étage 198 940 € (IR 41 % + PS 17,2 %)7 200 € (IS 15 %)
Trésorerie générée après étage 1, avant remboursement du capital71 060 € (chez vous)162 800 € (dans la holding)
Dont réellement distribuable71 060 €40 800 € seulement

7 200 € d'impôt contre 98 940 €. Sur dix ans, la holding a laissé 91 740 € de fiscalité courante dans la poche du groupe. Sur ce seul indicateur, il n'y a pas match.

Lisez bien la ligne « avant remboursement du capital ». Ces 71 060 € et 162 800 € sont des flux avant service de la dette en capital. Sur ces dix années, l'amortissement de l'emprunt absorbe environ 167 000 € dans les deux branches, ce qui ramène la trésorerie réelle à un niveau très faible en B et à un effort d'épargne en A. Le chiffre qui compte n'est donc pas le montant brut, mais l'écart : la holding conserve 91 740 € de trésorerie de plus que la détention directe (98 940 − 7 200). C'est ce différentiel-là, et lui seul, qui finance l'opération suivante.

Mais descendez d'une ligne, et vous tombez sur ce que personne ne vous raconte. La holding affiche 162 800 € de trésorerie générée ; son bénéfice distribuable, lui, plafonne à 40 800 €. Autrement dit le résultat comptable après IS. L'écart de 122 000 € — soit très exactement le montant des amortissements — correspond à une charge sans décaissement : elle a réduit l'impôt sans jamais réduire l'encaissement. Cet argent est bien là, sur le compte. Il peut rembourser du capital d'emprunt, financer l'acquisition suivante, servir de garantie. Mais vous ne pouvez pas vous le verser, faute de bénéfice distribuable en face.

Voilà, en une phrase, pourquoi la holding est un outil de réinvestissement et pas un outil de train de vie. Le cash existe. Il est simplement prisonnier de la structure jusqu'à ce qu'un bénéfice comptable vienne le libérer — c'est-à-dire, le plus souvent, jusqu'au jour de la revente.

Phase 2 : la revente de l'immeuble à 700 000 €

Dix ans passent. L'immeuble part à 700 000 €, soit 200 000 € de plus-value économique. Même bien, même gain, même vendeur — et deux traitements fiscaux qui n'ont plus rien à voir.

Étape A — Plus-value des particuliers (art. 150 U CGI) B — Plus-value professionnelle (IS)
Prix de cession700 000 €700 000 €
Prix d'acquisition retenu612 500 € (500 000 + forfait frais 7,5 % + forfait travaux 15 %)378 000 € (valeur nette comptable)
Plus-value taxable brute87 500 €322 000 €
Abattement pour durée de détention (10 ans)− 30 % (IR) / − 8,25 % (PS)Aucun
Impôt sur le revenu / IS11 638 € (19 % sur 61 250 €)76 250 € (15 % puis 25 %)
Prélèvements sociaux13 808 € (17,2 % sur 80 281 €)Sans objet
Surtaxe art. 1609 nonies G1 225 € (2 % sur 61 250 €)Sans objet
Impôt étage 126 671 €76 250 €
PFU pour sortir le solde (31,4 %)— (l'argent est déjà chez vous)77 166 € (sur 245 750 € distribuables)
Coût fiscal total de la sortie26 671 €153 416 €

La réintégration des amortissements ne fait pas dans la dentelle. Le bien a coûté 500 000 €, sa valeur nette comptable est tombée à 378 000 €, et la plus-value fiscale (322 000 €) dépasse de loin la plus-value économique (200 000 €). Ajoutez l'absence totale d'abattement pour durée de détention — le particulier est exonéré d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans, la holding jamais, quelle que soit l'ancienneté — puis le second étage de PFU. Total : 153 416 € de coût de sortie. Attention à la lecture : ce n'est pas « l'impôt sur les 200 000 € de gain économique ». La plus-value fiscale de 322 000 € comprend 122 000 € de réintégration d'amortissements, lesquels avaient déjà procuré environ 18 300 € d'économie d'IS pendant les dix années d'exploitation. Rapporter toute la facture au seul gain de 200 000 € reviendrait à compter deux fois l'effet du différé. Le solde honnête du cycle figure au tableau de la phase 3.

Phase 3 : le bilan du cycle complet

Cycle complet (exploitation + cession + sortie du cash) A — Direct B — Holding
Richesse économique produite370 000 €370 000 €
Impôt sur l'exploitation98 940 €7 200 €
Impôt sur la plus-value26 671 €76 250 €
PFU sur les distributions89 977 €
Impôt total125 611 €173 427 €
Net effectivement perçu244 389 €196 573 €

Le verdict, sans ménagement

Sur un cycle complet avec sortie intégrale du cash, la détention directe l'emporte de 47 816 €, soit près de 20 % de mieux — et pourtant l'investisseur est à 41 % de TMI, l'hypothèse la plus défavorable à la détention directe.

Mais retournez le raisonnement : au terme de la 10e année, avant toute revente, et une fois le capital d'emprunt remboursé de part et d'autre, la holding a conservé 91 740 € de trésorerie de plus que la détention directe — le montant exact de l'impôt courant évité. Si cet écart est réinvesti dans un nouvel immeuble à effet de levier, il produit à son tour du rendement, du remboursement de capital et de la plus-value — et le classement s'inverse largement.

Je résume, et vous pouvez retenir cette phrase seule : la holding est un accélérateur de capitalisation, pas un réducteur d'impôt. Elle paie si vous réinvestissez longtemps et gardez les actifs. Elle coûte si vous voulez vivre des loyers ou revendre à dix ans. Il n'y a pas de troisième option, et surtout pas de version où l'on gagne sur les deux tableaux.

Précisions de calcul : la branche A ignore l'effet de la CSG déductible à 6,8 %, qui allège légèrement l'IR de l'année suivante ; l'abattement de 30 % (IR) et 8,25 % (PS) correspond à cinq années au-delà de la cinquième, aux cadences de 6 % et 1,65 % par an ; la surtaxe de l'article 1609 nonies G s'apprécie au niveau de la société (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) ; la branche B applique le taux réduit de 15 % dans la limite annuelle de 42 500 € puis 25 %. Deux postes défavorables à la branche B ne sont volontairement pas intégrés aux tableaux, pour ne pas mélanger fiscalité et frais : la CRL déclenchée par l'entrée de la holding (900 €/an, soit 9 000 € sur dix ans — voir chapitre 8) et le coût de structure (800 à 3 000 €/an, soit 8 000 à 30 000 € sur dix ans — voir chapitre 6). Les réintégrer dégraderait la branche B de 17 000 à 39 000 € supplémentaires et ne ferait que renforcer la conclusion. La branche A, de son côté, ignore la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de l'article 223 sexies du CGI (3 % puis 4 %), que la plus-value immobilière peut déclencher l'année de la cession en gonflant le revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 € pour un célibataire ou 500 000 € pour un couple.


5. Trésorerie, levier et réemploi dans la holding

Le montage se justifie par le réinvestissement. Encore faut-il que la plomberie tienne. Trois sujets, dans l'ordre où ils se posent en pratique : emprunter, faire descendre l'argent, et ne pas le laisser dormir.

La capacité d'emprunt de la holding

Une holding qui encaisse des quotes-parts régulières présente un dossier bancaire lisible : revenus récurrents, bilan, liasse, historique. De quoi emprunter en son nom pour acheter de nouvelles parts, financer un apport dans une SCI en création, ou racheter la participation d'un associé qui veut sortir.

Deux avantages, dont un seul est vraiment décisif. Le premier, banal : les intérêts sont déductibles du résultat à l'IS dès lors qu'ils sont engagés dans l'intérêt de la société et justifiés (art. 39 du CGI). Le second, autrement plus puissant : la dette se rembourse avec des flux qui n'ont subi que l'IS, jamais votre tranche marginale. Un euro de capacité de remboursement dans une holding à 15 % pèse comme deux euros de capacité personnelle à 41 % de TMI.

Deux garde-fous, tout de même. Les banques raisonnent groupe consolidé, pas entité par entité : un endettement lourd au niveau de la holding se répercute sur la notation de toutes les filiales, y compris celles qui vont bien. Et si l'endettement prend de l'ampleur, le plafonnement des charges financières nettes de l'article 212 bis du CGI entre en scène — la déduction est limitée au plus élevé de 3 millions d'euros ou de 30 % du résultat fiscal avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements. Pour la structuration du financement lui-même, allez voir prêt bancaire en SCI et apport personnel.

L'apport en compte courant : la voie simple

Pour faire descendre de la trésorerie de la holding vers une SCI, rien ne bat l'apport en compte courant d'associé. La holding, associée, avance les fonds ; la SCI rembourse quand elle le peut. L'avance n'est pas un revenu imposable pour la SCI, le remboursement n'en est pas un pour la holding. Seul l'intérêt éventuellement convenu suit le régime des produits financiers.

Simple, donc — à condition de tenir trois points :

  • Une convention écrite et datée, avec le montant, la rémunération éventuelle et les modalités de remboursement. Sans écrit, l'administration a les mains libres pour requalifier les mouvements et refuser la déduction des intérêts. C'est une page, et elle vous évite deux ans de discussion.
  • Un taux qui ressemble au marché. Trop élevé, vous entrez dans l'acte anormal de gestion. Nul, c'est admis, mais il faut l'assumer et pouvoir expliquer en quoi l'intérêt du groupe le commande.
  • Une traçabilité bancaire sans faille : les fonds passent de compte de société à compte de société. Jamais par le vôtre, même « le temps du virement ».

Le formalisme complet et les écritures figurent dans le guide compte courant d'associé en SCI.

La convention de trésorerie : attention au monopole bancaire

Beaucoup l'ignorent : faire circuler des fonds entre entités d'un même groupe, c'est en principe faire de la banque, activité réservée aux établissements de crédit. Ce qui sauve le montage tient dans une exception, l'article L511-7, I-3° du Code monétaire et financier : une entreprise peut réaliser des opérations de trésorerie avec des sociétés ayant avec elle, directement ou indirectement, des liens de capital conférant à l'une d'elles un pouvoir de contrôle effectif sur les autres.

Le piège du contrôle effectif. Votre holding détient 30 % d'une SCI aux côtés d'associés indépendants ? Pas de contrôle effectif, donc pas d'exception au monopole bancaire, donc une convention de trésorerie irrégulière. L'avance devra passer par un compte courant d'associé classique, qui relève d'une exception distincte. Ce point se vérifie avant de rédiger, pas après.

Quand elle est possible, la convention fixe les plafonds, la rémunération des soldes créditeurs comme débiteurs, la périodicité des arrêtés et les conditions de dénonciation. Une trame et les clauses à surveiller : convention de trésorerie entre une SASU et une SCI.

Le réemploi : ce qu'on fait de l'argent qui dort

Une holding qui empile du cash sans rien en faire perd sa raison d'être. L'argent ne produit rien, il devra tout de même supporter le PFU le jour de la sortie, et il alourdit au passage l'assiette d'IFI si le groupe détient des immeubles non affectés à une exploitation. Reste à le placer, ce qui suppose des supports compatibles avec un bilan à l'IS et une comptabilisation propre des produits : le tour des options se trouve dans placer la trésorerie d'une SCI.


6. Les limites : abus de droit, substance, coût de structure

Le montage a des bornes. Dans la pratique, trois choses décident si votre holding reste un choix d'organisation défendable ou devient un problème : ce que l'administration pense de sa substance, la normalité des flux entre les étages, et la note annuelle que la structure présente au groupe.

L'abus de droit fiscal

Disons-le d'emblée : détenir des parts de SCI via une holding n'est pas un abus de droit. C'est un choix d'organisation licite, banal, pratiqué par des milliers de groupes familiaux. Le risque n'apparaît que dans des configurations bien identifiées.

L'administration dispose de deux armes. L'article L64 du LPF vise les actes fictifs ou inspirés par un motif exclusivement fiscal, qui recherchent le bénéfice d'une application littérale des textes contre l'intention de leurs auteurs. L'article L64 A du LPF — le « mini-abus de droit » — descend le curseur au motif principalement fiscal. Il s'applique aux rectifications notifiées depuis le 1er janvier 2021 portant sur des actes passés depuis le 1er janvier 2020, et la doctrine a pris soin de préciser qu'il ne vise que les montages dépourvus de substance économique.

Ce qui allume les voyants, concrètement :

  • La holding coquille : créée quelques semaines avant l'opération, sans autre actif que les parts de SCI, sans compte bancaire actif, sans dirigeant réellement en fonction, sans assemblée.
  • L'enchaînement suspect : apport des parts à la holding puis cession de l'immeuble dans la foulée, sans réinvestissement du produit.
  • La double vie de l'immeuble : un bien logé dans la structure mais occupé gratuitement ou à loyer dérisoire par le dirigeant ou sa famille — un classique du redressement.
  • L'absence totale de rationnel économique : aucune stratégie de développement, aucune acquisition ultérieure, aucun financement adossé.

La parade tient en un mot : la substance. Tenez les assemblées, signez les procès-verbaux, faites vivre les comptes bancaires, écrivez la stratégie d'investissement noir sur blanc dans les décisions sociales, respectez le formalisme des conventions. Ce n'est pas de la paperasse défensive, c'est ce qui rend le montage crédible. La procédure et les moyens de défense sont détaillés dans abus de droit et SCI ; l'inventaire des indices retenus par l'administration figure dans SCI fictive.

L'acte anormal de gestion

À ne pas confondre avec l'abus de droit : l'acte anormal de gestion sanctionne une décision qui appauvrit la société sans contrepartie. Dans un montage à étages, il prend presque toujours l'une de ces quatre formes :

  • un prix de cession des parts à la holding manifestement décalé de leur valeur réelle ;
  • une avance en compte courant sans intérêt consentie à une entité en difficulté sans intérêt de groupe démontré ;
  • un loyer inférieur au marché consenti à un occupant lié ;
  • la prise en charge par la holding de dépenses profitant personnellement au dirigeant.

La sanction ne varie pas : réintégration au résultat imposable, majorations, et bien souvent imposition du bénéficiaire au titre des revenus distribués. Vous retrouverez la même liste dans les motifs de redressement en SCI, à ceci près que la complexité de la structure joue ici comme circonstance aggravante.

Le coût de structure

C'est le poste que tout le monde sous-estime, et de loin. Une holding, ce n'est pas une ligne administrative supplémentaire : c'est une société entière, avec tout ce que cela suppose.

Poste Nature Ordre de grandeur
Constitution de la holdingPonctuel300 à 2 500 € selon la voie retenue
Acte de cession des partsPonctuelActe notarié ou d'avocat obligatoire depuis le 27/06/2026 (art. 1865-1 C. civ.)
Acte d'apport des partsPonctuelFormalisme authentique non expressément imposé par le texte, mais vivement recommandé
Droits d'enregistrement (cession)Ponctuel5 % de la valeur des parts (art. 726 CGI)
Évaluation des partsPonctuel500 à 3 000 €
Comptabilité et liasse de la holdingAnnuelà partir de 229 € avec sci-ai.app, 800 à 2 500 € en cabinet
Comptabilité renforcée de la SCI (FEC, 2072-C)AnnuelSurcoût par rapport à une SCI IR simple
Vie sociale (AG, PV, dépôts)AnnuelTemps de gestion doublé

En régime de croisière, comptez 800 à 3 000 € par an de coûts additionnels pour l'ensemble du groupe, frais de mise en place non compris. Sur un patrimoine qui dégage 17 000 € de résultat annuel, cela représente près d'un cinquième du résultat parti en frais de fonctionnement. La règle empirique que j'applique dans mes rendez-vous : en dessous de 30 000 € de résultat économique consolidé, la structure coûte plus qu'elle ne rapporte. Le détail des postes est dans coût annuel d'une SCI.

Le formalisme depuis le 27 juin 2026

Une nouveauté que la plupart des articles en ligne n'ont pas encore intégrée, et qui va faire des dégâts. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose depuis le 27 juin 2026 que la cession de parts ou actions d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable. Le tout à peine de nullité.

Attention à ne pas lire ce texte comme un simple durcissement. C'est un changement de nature. L'ancien article 1865 posait une condition de preuve et d'opposabilité ; l'article 1865-1 pose une condition de validité. Traduction : l'acte sous signature privée que vous rédigiez vous-même n'a plus aucune valeur pour céder des parts de SCI, y compris à votre propre holding, y compris si vous êtes l'unique associé des deux côtés de la table. La prépondérance immobilière s'apprécie principalement au sens de l'article 726 du CGI. Et le professionnel rédacteur, lui, doit satisfaire aux obligations de vigilance LCB-FT (titre VI du livre V du Code monétaire et financier) — comptez quelques justificatifs de plus à fournir.

Une limite de champ, en revanche, qu'il faut énoncer honnêtement : le texte vise la cession. Il ne mentionne pas expressément l'apport en société, ni la donation, ni l'échange. La doctrine parue depuis juillet 2026 relève cette lacune et se borne à recommander le même formalisme par prudence, sans affirmer qu'il serait légalement obligatoire pour un apport. Le texte est récent et n'a encore reçu aucune interprétation judiciaire : sur un apport de parts à votre holding, faites-le rédiger par un notaire ou un avocat, non parce que la nullité est certaine, mais parce que le coût de la prudence est dérisoire au regard du risque.


7. La sortie : céder les parts de SCI, liquider ou transmettre la holding

Un montage se juge à sa sortie. Il en existe trois, et l'écart de coût entre la meilleure et la pire dépasse largement tout ce que vous aurez économisé pendant la détention.

Porte n° 1 : la holding cède les parts de la SCI

Plutôt que de vendre l'immeuble, on vend les parts. L'opération bascule dans les plus-values professionnelles, et son sort se joue à l'article 219, I-a sexies-0 bis du CGI.

Ce texte écarte du régime des plus-values à long terme les titres de sociétés dont l'actif est, à la date de la cession ou à la clôture du dernier exercice qui la précède, constitué pour plus de 50 % de sa valeur réelle par des immeubles ou des droits portant sur des immeubles, non affectés à leur propre exploitation. Autant dire que votre SCI de rapport y entre les yeux fermés.

Ce qu'il faut retenir de l'article 219, I-a sexies-0 bis

  • Titres de SPI non cotées : exclus du régime long terme. La plus-value entre intégralement dans le résultat imposable au taux normal (15 % puis 25 %).
  • Titres de SPI cotées qualifiés de titres de participation : taux réduit des plus-values à long terme, fixé à 19 %.
  • Aucun abattement pour durée de détention, quelle que soit l'ancienneté de la participation.
  • Aucune exonération de type « niche Copé » : le régime des titres de participation exonérés à 88 % ne s'applique pas aux SPI non cotées.

Un mot maintenant sur une règle que je vois oubliée dans une liasse sur deux. Le calcul de la plus-value sur des parts de société translucide obéit à une correction dégagée par le Conseil d'État le 16 février 2000 (n° 133296, SA Établissements Quemener, publiée au recueil Lebon) : le prix de revient des parts est majoré des bénéfices déjà imposés chez l'associé et des pertes comblées, puis minoré des déficits déduits et des bénéfices distribués. Sans elle, le même résultat est taxé deux fois — une première en quote-part annuelle, une seconde dans la plus-value de cession. Un quart de siècle après l'arrêt, elle reste la principale source d'impôt payé en trop sur ce type d'opération.

Le calcul détaillé figure dans plus-value en SCI à l'IS ; la comparaison des deux régimes dans plus-value en SCI.

Porte n° 2 : la liquidation de la holding

Dissoudre la holding pour récupérer l'actif net suppose d'abord de réaliser les actifs, donc de payer l'IS sur toutes les plus-values latentes d'un coup, puis de traiter le boni de liquidation. Ce boni — la différence entre l'actif net réparti et le montant des apports — suit le régime des revenus distribués : PFU de 31,4 % ou barème progressif sur option globale. Les deux étages tombent la même année, sans le moindre lissage possible.

C'est arithmétiquement la sortie la plus chère. Elle ne se justifie que quand la structure n'a plus d'objet. À lire avant de s'y engager : dissolution et liquidation d'une SCI et sortir d'une SCI.

Porte n° 3 : la transmission des titres de la holding

De loin la plus intelligente. Transmettre les titres de la holding à ses enfants, en pleine propriété ou en nue-propriété, fait disparaître la question de la sortie du cash : la valeur passe à la génération suivante sans jamais avoir traversé le second étage d'imposition. Le montage cesse d'être un piège pour devenir ce qu'il aurait toujours dû être — un véhicule de long terme.

Trois leviers se combinent, et ils se cumulent :

  • Les abattements de l'article 779, I du CGI : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans (art. 784 du CGI).
  • Le démembrement : la donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit réduit l'assiette taxable selon le barème de l'article 669 du CGI, tout en conservant au donateur les revenus et une partie du pouvoir.
  • La décote pour illiquidité des titres non cotés, à documenter sérieusement — l'administration la conteste régulièrement lorsqu'elle n'est pas motivée.

Un point sur lequel je suis intransigeant : le pacte Dutreil exige une activité opérationnelle. Une holding purement patrimoniale, dont l'objet se résume à détenir des parts de SCI de location nue, n'y a en principe pas droit. J'ai vu des schémas de transmission entiers bâtis sur cette hypothèse, sans validation préalable. Ne faites pas ça. Pour le reste, voyez donation de parts de SCI et démembrement en SCI.


8. Variantes du montage et frottements d'entrée

Tout ce qui précède décrit le schéma standard : holding à l'IS, SCI restée à l'IR. Restent deux questions qui pèsent lourd sur le résultat final. Que devient le montage si la SCI est elle-même à l'IS ? Et par quel chemin faire entrer la holding au capital sans laisser la moitié de la valeur en frottements ?

Variante : la SCI est elle-même à l'IS

SCI ayant opté pour l'IS (art. 239 du CGI) et parts détenues par une holding : la mécanique n'a plus rien à voir. L'article 238 bis K devient sans objet. La SCI détermine et paie son propre IS, puis distribue de vrais dividendes. Et qui dit dividendes dit régime mère-fille — cette fois, il s'applique.

Critère Holding + SCI à l'IR (translucide) Holding + SCI à l'IS
Qui paie l'IS sur le résultat ?La holding, sur sa quote-partLa SCI elle-même
Base légale de la remontéeArt. 238 bis K, I CGIDistribution de dividendes
Régime mère-fille applicable ?Non (BOI-IS-BASE-10-10-10-10, § 150)Oui si les conditions des art. 145 et 216 sont remplies
Imposition à la remontée100 % du résultatQuote-part de frais et charges de 5 % du dividende
Nombre de tranches à 42 500 €Une (au niveau de la holding)Une par société, sous conditions
Souplesse du calendrierImposition annuelle, distribuée ou nonLa SCI choisit quand distribuer

Cette variante devient nettement plus efficace dès que plusieurs SCI coexistent : chacune emporte sa propre tranche à 15 %, et les dividendes remontent vers la holding en quasi-franchise. Trois SCI, ce sont trois fois 42 500 € au taux réduit au lieu d'un seul. Encore faut-il cocher les conditions de l'article 145 du CGI : détention d'au moins 5 % du capital et engagement de conservation de deux ans. Le choix entre les deux configurations dépend du nombre d'entités, de l'horizon et de ce que vous comptez faire du cash. Le cadre général est posé dans SCI à l'IS ou à l'IR ; les conséquences de l'option — à commencer par l'imposition immédiate des plus-values latentes — dans passer sa SCI de l'IR à l'IS.

Rappel sur l'option IS. On peut y renoncer jusqu'au cinquième exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée (art. 239 du CGI). Passé ce délai, elle est irrévocable — définitivement. Et la renonciation elle-même emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI), avec la note fiscale qui va avec. Ce bouton-là ne se presse pas deux fois.

Faire entrer la holding : cession ou apport ?

Deux chemins mènent au même endroit. Ils ne coûtent pas du tout la même chose.

La cession des parts à la holding. Vous vendez vos parts à votre propre société, qui vous règle — le plus souvent en inscrivant le prix à votre compte courant plutôt qu'en décaissant. Deux frottements s'additionnent :

  • Une plus-value immobilière des particuliers chez vous : l'article 150 UB, I du CGI soumet exclusivement au régime du I et du 1° du II de l'article 150 U les gains nets de cession de droits sociaux de sociétés relevant des articles 8 à 8 ter dont l'actif est principalement constitué d'immeubles ou de droits portant sur ces biens — prépondérance appréciée à la clôture des trois exercices qui précèdent la cession. Abattements pour durée de détention applicables.
  • Des droits d'enregistrement de 5 % pour la holding : l'article 726 du CGI vise les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière, assis sur le prix exprimé et le capital des charges, ou sur la valeur réelle si elle est supérieure.

Sur des parts valorisées 300 000 € : 15 000 € de droits, à sortir immédiatement, en numéraire, avant même que le montage ait produit le moindre euro. Dans la plupart des dossiers que je vois, c'est ce chiffre-là qui enterre la piste de la cession.

L'apport des parts à la holding. Vous apportez vos parts au capital de la holding et recevez des titres en échange. L'article 150 UB, II du CGI dispose que « les dispositions du I ne sont pas applicables, au titre de l'année de l'échange des titres, aux plus-values réalisées dans le cadre d'une opération de fusion, de scission ou d'un apport de titres à une société soumise à l'impôt sur les sociétés ». Il s'agit d'un sursis d'imposition depuis le 1er janvier 2004 (BOI-RFPI-SPI-10-30, § 140), sous réserve que la soulte éventuelle n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus.

Le jour où vous céderez les titres reçus, la plus-value se calculera par référence au prix ou à la valeur d'acquisition des titres remis à l'échange, diminué de la soulte reçue ou majoré de la soulte versée (BOI-RFPI-SPI-10-30, § 60). Rien n'est effacé. Tout est décalé. C'est un thème récurrent de cet article.

Une confusion à ne pas commettre. Le mécanisme d'apport-cession de l'article 150-0 B ter du CGI — dont la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a porté le quota de remploi de 60 % à 70 %, le délai de réinvestissement de deux à trois ans et la durée de conservation des actifs réinvestis à cinq ans, pour les cessions de titres apportés réalisées à compter de son entrée en vigueur — s'applique aux titres relevant du régime des plus-values mobilières de l'article 150-0 A. Les parts d'une SCI translucide à prépondérance immobilière relèvent, elles, de l'article 150 UB et donc du régime des plus-values immobilières des particuliers. Le texte applicable à votre apport n'est donc pas le même — et les conséquences non plus. Faites trancher ce point par le rédacteur de l'acte au vu de la composition exacte de l'actif.

Côté droits d'enregistrement, la bonne nouvelle est que des parts de société civile non soumise à l'IS ne sont pas assimilées à un immeuble pour la taxation des apports : l'assimilation à une mutation à titre onéreux de l'article 809, I, 3° du CGI vise les apports d'immeubles, de droits immobiliers, de fonds de commerce, de clientèle, de droit à un bail ou de promesse de bail faits à une personne morale passible de l'IS par une personne qui n'y est pas soumise — pas les droits sociaux ordinaires. Concrètement, l'apport pur et simple — intégralement rémunéré en titres de la holding — est enregistré gratuitement : depuis le 1er janvier 2019 et l'article 26 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, le I de l'article 810 du CGI dispose que « les apports sont enregistrés gratuitement », à la constitution comme en cours de vie sociale lors d'une augmentation de capital. Le droit fixe de 375 € ou 500 € qu'évoquent encore beaucoup d'articles en ligne n'existe plus, et l'article 810 bis a été abrogé par le même texte. En revanche, la fraction d'apport rémunérée autrement qu'en titres (soulte, prise en charge d'un passif) constitue un apport à titre onéreux taxable comme une cession : 5 % au titre de l'article 726 du CGI si la société est à prépondérance immobilière. Terrain technique, erreur qui se paie comptant : faites chiffrer l'opération avant de signer, pas après. Les mêmes mécaniques appliquées à un bien détenu en direct sont exposées dans apport d'immeuble à une SCI.

Les autres frottements à ne pas oublier

  • IFI : empiler des sociétés n'a jamais fait disparaître un immeuble. Les articles 964 et suivants du CGI taxent les parts et actions à hauteur de la fraction représentative des immeubles détenus, directement ou indirectement. Voir SCI et IFI.
  • Taxe de 3 % : l'article 990 D du CGI vise les entités détenant des immeubles en France, et une chaîne de sociétés multiplie mécaniquement le nombre de déclarants potentiels. Nouveauté à ne pas manquer : l'article 102 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 supprime l'exonération par simple engagement de communiquer, à compter de la taxe due au titre de 2027. Voir taxe de 3 % et SCI.
  • Contribution sur les revenus locatifs (CRL) : celle-ci, personne ne la voit venir, et pourtant c'est le montage lui-même qui la déclenche. L'article 234 terdecies du CGI rend la CRL exigible au niveau de la société de personnes dès lors qu'au moins un de ses associés est soumis à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun à la clôture de l'exercice (BOI-RFPI-CTRL-20-10). Faire entrer votre holding au capital d'une SCI à l'IR peut donc suffire à rendre la SCI redevable, au taux de 2,5 % des recettes nettes (taux fixé par l'article 234 quindecies du CGI, la contribution étant instituée par l'article 234 nonies), pour les immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Sur 36 000 € de loyers, cela fait 900 € par an que personne n'avait budgétés.
  • Déficits : un déficit constaté dans la quote-part remontée s'impute sur le résultat de la holding et se reporte en avant sans limitation de durée, dans les conditions du report déficitaire à l'IS — l'imputation annuelle restant plafonnée à 1 000 000 € majorés de 50 % de la fraction du bénéfice excédant ce seuil (art. 209, I du CGI). Un régime bien plus favorable que le déficit foncier et son plafond de 10 700 € par an.
  • Acomptes d'IS : dès que l'IS de référence de l'exercice précédent dépasse 3 000 €, la holding entre dans le calendrier des quatre acomptes trimestriels de l'article 1668 du CGI. En dessous, l'impôt est payé en une seule fois au solde. Voir acomptes et solde d'IS.

9. Les 8 erreurs les plus fréquentes du montage holding + SCI

Les dossiers qui atterrissent chez nous après coup se ressemblent tous, à quelques variantes près. Voici les huit erreurs que je retrouve le plus souvent chez ceux qui ont logé leurs parts de SCI dans une holding sans avoir modélisé le cycle complet.

Erreur 1 : croire au régime mère-fille

Championne toutes catégories. Le gérant bâtit son plan de financement en tablant sur 95 % de résultat remontant en franchise, puis découvre à la première liasse qu'il est taxé sur 100 %. Sur une quote-part de 40 000 €, l'écart de trésorerie se compte en milliers d'euros dès l'année un. Avant de projeter quoi que ce soit : vérifiez si votre SCI est translucide (art. 8 du CGI) ou à l'IS. Cinq minutes de vérification contre deux ans de plan faux.

Erreur 2 : ignorer la réintégration des amortissements

On savoure l'amortissement pendant dix ans, on découvre la valeur nette comptable le matin de la signature. Dans le cas chiffré plus haut, la plus-value fiscale (322 000 €) dépasse de 61 % la plus-value économique (200 000 €). Ce n'est pas une anomalie du système : c'est le prix normal du différé. Il se budgète dès le premier exercice. Et la sortie se modélise avant l'entrée, jamais l'inverse.

Erreur 3 : monter la holding pour un seul bien

Une holding posée sur une SCI unique détenant un seul immeuble : je n'ai encore jamais vu ce schéma se justifier. Les coûts de structure et le second étage d'imposition mangent le gain avant même qu'il apparaisse. Le montage commence à payer à trois ou quatre entités, ou quand un vrai projet de développement est sur la table. Pour dimensionner l'architecture avant d'ajouter un étage : une SCI par bien ou plusieurs.

Erreur 4 : négliger la vie sociale de la holding

Aucune assemblée, aucun procès-verbal, un compte bancaire qui n'a pas bougé depuis dix-huit mois, un gérant qui n'exerce rien : voilà le portrait-robot de la holding que l'administration balaiera sans effort. La substance ne se décrète pas au moment du contrôle, elle se construit exercice après exercice. Tenez vos assemblées, archivez vos décisions comme si un inspecteur devait les lire demain matin.

Erreur 5 : oublier la comptabilité renforcée de la SCI

L'arrivée d'un associé personne morale fait basculer la SCI en 2072-C, avec FEC obligatoire et double détermination du résultat. Beaucoup de gérants rouvrent tranquillement le même tableur qu'avant. Puis vient le contrôle : l'absence de FEC conforme est sanctionnée d'une amende de 5 000 € par exercice ou, en cas de rectification et si le montant est plus élevé, d'une majoration de 10 % des droits mis à la charge du contribuable (art. 1729 D du CGI). Trois exercices, et l'addition atteint 15 000 €. Le cadre exact est posé dans comptabilité de SCI.

Erreur 6 : céder les parts par acte sous seing privé

Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil frappe de nullité toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière qui ne serait pas constatée par acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable dans les cas où il y est habilité. Le document que vous avez rédigé vous-même entre vous et votre holding est donc nul, et avec lui toute la chaîne d'exercices qui en découle. Cette erreur n'existait pas il y a un mois. Elle va occuper les tribunaux pendant dix ans.

Erreur 7 : oublier la correction Quemener

Quand la holding cède les parts, le prix de revient doit être majoré des bénéfices déjà imposés et des pertes comblées, puis minoré des déficits déduits et des bénéfices distribués (CE, 16 février 2000, n° 133296). Oubliez la correction, et vous payez l'impôt deux fois sur le même résultat. Fréquent, coûteux, et parfaitement évitable — à condition d'avoir tenu le suivi depuis l'origine. Reconstituer quinze exercices a posteriori, c'est une autre affaire.

Erreur 8 : structurer avant de savoir ce qu'on veut

Le montage engage sur dix à vingt ans, coûte cher à défaire et ne se démonte jamais sans frottement. Trois questions, donc, avant de créer quoi que ce soit. Vais-je réinvestir ou consommer ? Sur quel horizon ? Combien d'entités à terme ? Si l'une des trois reste sans réponse, ne montez rien. Commencez par une SCI simple et ajoutez l'étage le jour où le besoin sera démontré, pas supposé.


10. FAQ — Parts de SCI détenues par une holding

Le régime mère-fille s'applique-t-il à la quote-part d'une SCI à l'IR ?

Non. Les articles 145 et 216 du CGI visent des dividendes de filiales soumises à l'IS. Le BOFiP est explicite : « Ne peuvent constituer des filiales au sens de ce régime les sociétés de personnes dont les résultats sont soumis à l'application des dispositions de l'article 8 du CGI » (BOI-IS-BASE-10-10-10-10, § 150). La quote-part est imposée à 100 % chez la holding.

Une holding associée d'une SCI à l'IR peut-elle amortir l'immeuble ?

Oui, dans sa quote-part. L'article 238 bis K, I du CGI prévoit que la part de bénéfice correspondant aux droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne qui les détient. La holding étant à l'IS, elle amortit la construction par composants — le terrain restant non amortissable. Voir notre guide de l'amortissement.

La SCI bascule-t-elle automatiquement à l'IS si une holding entre au capital ?

Non. La SCI reste régie par l'article 8 du CGI et continue de déposer une 2072. C'est justement le rôle de l'article 238 bis K de faire coexister deux règles de détermination du résultat dans une même société. En revanche, elle passe de la 2072-S à la 2072-C et devient tenue de produire un FEC.

Quel taux d'IS s'applique à la quote-part remontée ?

15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois, puis 25 % (art. 219, I-b du CGI). Le taux réduit suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros et un capital entièrement libéré détenu à 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société y répondant elle-même. Détails dans notre guide IS à 15 %.

Combien coûte réellement la sortie du cash ?

Un second étage. Après l'IS, la distribution subit le PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026). Sur 100 € de résultat, il reste environ 58,30 € nets avec un IS à 15 %, et 51,45 € avec un IS à 25 %. Voir PFU et SCI à l'IS.

Le montage permet-il vraiment de payer moins d'impôt ?

Pas sur un cycle complet si vous consommez le cash : notre cas chiffré donne 173 427 € d'impôt en holding contre 125 611 € en direct. Le gain est ailleurs : au terme de la dixième année, la holding a conservé 91 740 € de trésorerie de plus que la détention directe, une fois le capital d'emprunt remboursé de part et d'autre. C'est un accélérateur de capitalisation, pas un réducteur d'impôt.

Apporter mes parts à une holding déclenche-t-il une imposition immédiate ?

En principe non. L'article 150 UB, II du CGI écarte l'imposition au titre de l'année de l'échange pour les apports de titres à une société soumise à l'IS. Il s'agit d'un sursis depuis le 1er janvier 2004 (BOI-RFPI-SPI-10-30, § 140), à condition que la soulte éventuelle n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus.

Quels droits d'enregistrement si je vends mes parts à ma holding ?

5 % au titre de l'article 726 du CGI, applicable aux cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière, assis sur le prix exprimé et les charges ou sur la valeur réelle si elle est supérieure. Sur des parts valorisées 300 000 €, cela représente 15 000 € à payer immédiatement. Voir cession de parts de SCI.

Puis-je rédiger moi-même l'acte de cession à ma holding ?

Non, plus depuis le 27 juin 2026. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable dans les cas où il y est légalement habilité — à peine de nullité. L'acte sous signature privée entre associés n'est plus valable.

La holding peut-elle emprunter pour acquérir les parts ?

Oui, et c'est souvent l'intérêt principal du montage : les intérêts sont déductibles du résultat à l'IS s'ils sont engagés dans l'intérêt social et justifiés (art. 39 du CGI), et la dette se rembourse avec des flux qui n'ont pas subi l'impôt personnel. Surveillez toutefois les dispositifs de limitation des charges financières et le risque d'acte anormal de gestion si le prix des parts est surévalué.

Une convention de trésorerie est-elle possible entre la holding et la SCI ?

Seulement s'il existe un contrôle effectif. L'article L511-7, I-3° du Code monétaire et financier autorise les opérations de trésorerie entre sociétés liées par des liens de capital conférant à l'une un pouvoir de contrôle effectif sur les autres. En participation minoritaire, l'exception ne joue pas : il faut passer par un compte courant d'associé.

Comment est taxée la vente des parts par la holding ?

Au taux normal de l'IS. L'article 219, I-a sexies-0 bis du CGI exclut du régime des plus-values à long terme les titres de sociétés dont l'actif est constitué pour plus de 50 % de sa valeur réelle par des immeubles non affectés à leur propre exploitation. Aucun abattement pour durée de détention. Pensez à la correction du prix de revient issue de la décision Quemener (CE, 16 février 2000, n° 133296).

Le montage peut-il être requalifié en abus de droit ?

Pas par nature : c'est un choix d'organisation licite. Le risque naît de l'absence de substance — holding coquille, aucune assemblée, enchaînement apport puis vente immédiate. L'administration peut alors invoquer l'article L64 du LPF (but exclusivement fiscal) ou l'article L64 A (but principalement fiscal). Voir notre guide abus de droit et SCI.

À partir de combien de biens loger ses parts de SCI dans une holding devient-il pertinent ?

Empiriquement, à partir de trois ou quatre entités, ou d'un résultat économique consolidé supérieur à 30 000 € par an assorti d'un projet de développement. En dessous, les 800 à 3 000 € annuels de coûts additionnels et le second étage d'imposition annulent le gain. Voir une SCI par bien ou plusieurs.

Les parts de la holding entrent-elles dans l'assiette de l'IFI ?

Oui, à hauteur de la fraction représentative des immeubles détenus directement ou indirectement (art. 964 et suivants du CGI). L'interposition d'une société ne fait pas disparaître l'assiette, sous réserve des règles d'exclusion tenant à l'affectation des immeubles à une activité opérationnelle. Voir SCI et IFI.

Peut-on faire marche arrière et sortir les parts de SCI de la holding ?

Techniquement oui, économiquement rarement. Sortir les parts suppose une cession ou une distribution en nature, l'une comme l'autre taxables : plus-value professionnelle chez la holding, puis PFU chez vous. C'est précisément pourquoi il faut modéliser la sortie avant de construire l'entrée. Faites le point avec nous avant de vous engager.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Un montage à étages engage sur plusieurs années et doit être validé au regard de votre situation patrimoniale, familiale et fiscale complète.

Structurer et suivre une détention à étages dans SCI-AI

Holding à l'IS, SCI à l'IR, quotes-parts déterminées selon deux jeux de règles : sci-ai.app gère la ventilation par composants, le plan d'amortissement, la 2072-C, la liasse 2033, le FEC et la télétransmission — pour chaque entité, avec une vue consolidée.

FAQ

Questions fréquentes

C'est une société commerciale soumise à l'impôt sur les sociétés (SAS, SARL, ou société civile ayant opté pour l'IS) qui figure au registre des associés de votre SCI à la place — ou aux côtés — des personnes physiques. La SCI reste translucide au sens de l'article 8 du CGI : elle ne paie pas d'impôt elle-même, mais sa quote-part de résultat est désormais imposée entre les mains de la holding, selon les règles de l'IS.
Non. Le régime des sociétés mères des articles 145 et 216 du CGI vise des produits de participation, c'est-à-dire des dividendes versés par une filiale soumise à l'IS. Le BOFiP est explicite : « Ne peuvent constituer des filiales au sens de ce régime les sociétés de personnes dont les résultats sont soumis à l'application des dispositions de l'article 8 du CGI » (BOI-IS-BASE-10-10-10-10, § 150). La quote-part d'une SCI translucide est un résultat imposable à 100 % chez la holding, pas un dividende exonéré à 95 %.
Oui, dans sa quote-part. L'article 238 bis K, I du CGI prévoit que « la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits ». La holding étant à l'IS, sa fraction du résultat est recalculée avec amortissement de la construction par composants, alors que les associés personnes physiques de la même SCI restent, eux, en revenus fonciers sans amortissement.
Non, ce n'est pas automatique. L'entrée d'un associé personne morale à l'IS ne fait pas basculer la SCI à l'IS : elle reste régie par l'article 8 du CGI et continue de déposer une déclaration 2072. C'est l'article 238 bis K qui règle le problème, en faisant coexister deux règles de détermination du résultat au sein d'une même société. En revanche, la SCI passe de la 2072-S à la 2072-C et doit tenir une comptabilité permettant de produire un FEC.
Le taux normal de 25 %, ou le taux réduit de 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois (art. 219, I-b du CGI). Le taux réduit suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros et un capital entièrement libéré, détenu de manière continue pour 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant elle-même à ces conditions. Une holding détenue à 100 % par son dirigeant remplit en général ces conditions.
Un second étage d'imposition. Le bénéfice après IS, une fois distribué au dirigeant, subit le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026), sauf option globale pour le barème progressif. Sur une base de 100 € de résultat, l'addition IS à 15 % puis PFU laisse environ 58,30 € nets ; à 25 % d'IS, environ 51,45 €.
Pas sur un cycle complet, si vous consommez le cash. La holding diffère l'impôt personnel et réduit fortement la pression fiscale pendant la phase de détention grâce à l'amortissement, mais elle rattrape le décalage à la sortie : réintégration des amortissements dans la plus-value professionnelle, absence d'abattement pour durée de détention, puis PFU sur la distribution. Le gain réel se situe ailleurs : dans la capacité de réinvestissement, pas dans l'économie d'impôt.
En principe non. L'article 150 UB, II du CGI dispose que « les dispositions du I ne sont pas applicables, au titre de l'année de l'échange des titres, aux plus-values réalisées dans le cadre d'une opération de fusion, de scission ou d'un apport de titres à une société soumise à l'impôt sur les sociétés ». Il s'agit d'un sursis d'imposition depuis le 1er janvier 2004 (BOI-RFPI-SPI-10-30, § 140), à condition que l'éventuelle soulte n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus.
L'article 726 du CGI soumet les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière à un droit d'enregistrement de 5 %, assis sur le prix exprimé et les charges, ou sur la valeur réelle si elle est supérieure. Sur une SCI dont les parts valent 300 000 €, la facture est donc de 15 000 € — un frottement qui suffit souvent à orienter le choix vers l'apport plutôt que la vente.
Plus depuis le 27 juin 2026. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 C. civ.) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. L'acte « fait maison » entre associés n'est plus valable.
Oui, et c'est souvent l'intérêt principal du montage. Les intérêts de l'emprunt contracté par la holding pour acquérir les parts sont déductibles de son résultat à l'IS s'ils sont engagés dans l'intérêt de la société et correctement justifiés (art. 39 du CGI), et la dette est remboursée avec des flux qui n'ont pas subi l'impôt personnel. Attention toutefois aux dispositifs de limitation de la déduction des charges financières et à la qualification d'acte anormal de gestion si le prix des parts est manifestement surévalué.
Oui, sous condition de contrôle. L'article L511-7, I-3° du Code monétaire et financier autorise une entreprise à réaliser des opérations de trésorerie avec des sociétés ayant avec elle, directement ou indirectement, des liens de capital conférant à l'une un pouvoir de contrôle effectif sur les autres. Si votre holding détient une participation minoritaire sans contrôle, l'exception au monopole bancaire ne joue pas et l'avance doit prendre la forme d'un compte courant d'associé.
La plus-value est professionnelle et taxée au taux normal de l'IS. L'article 219, I-a sexies-0 bis du CGI exclut du régime des plus-values à long terme les titres de sociétés dont l'actif est constitué pour plus de 50 % de sa valeur réelle par des immeubles non affectés à leur propre exploitation. Aucun abattement pour durée de détention, aucun taux réduit : le résultat de cession entre intégralement dans le résultat imposable à 15 % / 25 %.
Pas par nature. Détenir des parts de SCI via une holding est un choix d'organisation parfaitement licite. Le risque apparaît quand la holding est une coquille sans activité ni substance, créée juste avant une opération et dont le seul effet est fiscal : l'administration peut alors mobiliser l'article L64 du LPF (but exclusivement fiscal) ou l'article L64 A du LPF (but principalement fiscal, applicable aux rectifications notifiées depuis le 1er janvier 2021 portant sur des actes passés depuis le 1er janvier 2020).
Oui. Une SCI à l'IR comptant au moins un associé personne morale dépose une déclaration 2072-C (complète) et non plus la 2072-S simplifiée, parce qu'elle doit ventiler des quotes-parts déterminées selon deux jeux de règles différents. Elle devient également tenue de présenter un fichier des écritures comptables (FEC) conforme en cas de contrôle, ce qui suppose une comptabilité d'engagement en partie double.
Oui, à hauteur de la fraction représentative des immeubles. L'interposition d'une société ne fait pas disparaître l'assiette : les articles 964 et suivants du CGI imposent les parts ou actions à proportion de la valeur des biens et droits immobiliers détenus directement ou indirectement, sous réserve des règles d'exclusion tenant à l'affectation des immeubles à l'activité opérationnelle de la société.
Empiriquement, à partir de trois ou quatre entités, ou d'un résultat économique consolidé supérieur à 30 000 € par an assorti d'un projet de développement. En dessous, les 800 à 3 000 € annuels de coûts additionnels et le second étage d'imposition annulent le gain. Une holding qui coiffe une SCI unique détenant un seul immeuble n'a presque jamais de sens économique.
Techniquement oui, économiquement rarement. Sortir les parts suppose une cession ou une distribution en nature, l'une comme l'autre taxables : plus-value professionnelle chez la holding au taux normal de l'IS, puis prélèvement forfaitaire unique chez vous sur la distribution. C'est précisément pourquoi il faut modéliser la sortie avant de construire l'entrée.