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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Temps de lecture : 37 min

Démembrement de parts de SCI : le calcul complet, et les deux montages qu'on confond

Deux opérations portent le même nom. Démembrer les parts de votre société civile immobilière (SCI), ce n'est pas démembrer l'immeuble qu'elle détient : l'assiette taxable diffère, la gestion diffère, et la seconde coûte presque toujours plus cher. Cette page traite de la première, la plus utile en famille : vous donnez la nue-propriété de vos parts à vos enfants et vous gardez l'usufruit, donc les loyers et le contrôle. Sur le dossier déroulé plus bas — un immeuble de 600 000 € financé par 240 000 € de crédit restant dû — la note de transmission passe de 74 777 € à zéro. Avec une contrepartie qu'on vous dit rarement : vos enfants deviennent associés le jour de la signature, dettes comprises.

Ce guide prolonge notre dossier SCI familiale : transmettre sans (presque) payer de droits, qui traite du choix de la structure et du calendrier des donations. Ici, on entre dans le mécanisme et on va au bout des chiffres.


1. Démembrer les parts ou l'immeuble : deux montages qu'on confond

Le démembrement consiste à couper un droit de propriété en deux. L'usufruitier garde l'usage et les revenus (art. 578 du Code civil). Le nu-propriétaire détient le droit de devenir plein propriétaire quand l'usufruit prendra fin, sans rien avoir à faire à ce moment-là. Jusqu'ici, tout le monde suit.

La confusion commence après. On peut couper en deux les parts sociales — le titre de société — ou couper en deux l'immeuble lui-même. Ce ne sont pas deux façons de dire la même chose.

Ce qui change Démembrement des parts Démembrement de l'immeuble
Qui possède le bien La SCI, en pleine propriété Deux titulaires distincts sur le même bien
Assiette de la donation Actif net : les dettes de la société viennent en déduction Valeur vénale du bien, sans déduction d'emprunt
Décote d'illiquidité Admise, environ 10 % : des parts non cotées et soumises à agrément ne se revendent pas Non
Formalités Acte notarié, pas de publicité foncière Acte notarié et publicité foncière
Qui paie la toiture La société, qui décide seule Le nu-propriétaire pour la toiture et les murs, l'usufruitier pour l'entretien courant (art. 605 et 606)
Souplesse On démembre 10 %, 40 % ou 100 % des parts Le bien est une unité : c'est tout ou rien
À l'extinction Aucun droit de mutation dans les deux cas (art. 1133 du code général des impôts, ou CGI). Nuance sur l'immeuble démembré en direct : la réunion se publie au fichier immobilier et supporte alors l'imposition fixe de 25 € de l'article 1020. Sur des parts, rien du tout.

La ligne décisive est la deuxième. Une part sociale vaut ce que la société possède moins ce qu'elle doit. Un crédit en cours réduit donc l'assiette taxable euro pour euro, ce qu'aucun démembrement d'immeuble en direct ne permet. C'est de là que vient l'essentiel du gain. La section 5 le déroule sur un dossier complet.

L'autre sens du montage existe aussi : la SCI n'achète que l'usufruit d'un bien, ou seulement sa nue-propriété. Ce sont des stratégies d'investissement, pas de transmission familiale. Elles ont leurs pages : SCI usufruitière pour le premier cas, acheter la nue-propriété via une SCI pour le second, usufruit locatif social pour la variante avec un bailleur social. Si votre objectif est de transmettre à vos enfants, restez ici.


2. Ce que rapporte le montage : le calcul, tout de suite

Pas de suspense : voici le dossier complet, déroulé jusqu'à l'euro. Il servira de fil rouge dans toute la page.

Cas n° 1 — Sylvie et Marc, 58 et 59 ans, deux enfants

  • Immeuble détenu par la SCI : 600 000 €
  • Emprunt restant dû : 240 000 €
  • Actif net de la société : 600 000 − 240 000 = 360 000 €
  • Décote d'illiquidité 10 % (parts non cotées, clause d'agrément) : 324 000 €
  • Nue-propriété à 58 et 59 ans (tranche 51-60 ans) : 50 % × 324 000 = 162 000 €
  • Chaque parent donne la moitié, à deux enfants : 40 500 € par couple parent-enfant
  • Abattement de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779 du CGI)
  • Droits de donation : 0 €

Maintenant l'autre branche : ils ne font rien, et les parts sont transmises à leur décès, vingt ans plus tard. L'emprunt est remboursé et l'immeuble vaut 900 000 €. Actif net 900 000 €, décote 10 %, soit 810 000 € ; chaque enfant reçoit 405 000 €, dont 202 500 € de chaque parent ; après l'abattement de 100 000 €, la part taxable est de 102 500 € par couple parent-enfant.

Le barème de l'article 777 du CGI s'applique par tranches : 8 072 € à 5 % = 403,60 € ; 4 037 € à 10 % = 403,70 € ; 3 823 € à 15 % = 573,45 € ; les 86 568 € restants à 20 % = 17 313,60 €. Total : 18 694,35 € par couple parent-enfant. Multiplié par quatre — deux parents, deux enfants — cela fait 74 777 €.

Zéro contre 74 777 €. Et si l'immeuble ne prend aucune valeur pendant ces vingt ans, l'écart tombe à 20 777 € — ce qui reste très supérieur au coût de l'opération, chiffré en section 12. L'essentiel du gain ne vient pas du barème : il vient du fait que la valeur future du bien est déjà sortie de votre patrimoine.


3. Le barème de l'article 669, et ce que coûte un anniversaire

Le partage de valeur entre usufruit et nue-propriété n'est pas négociable en fiscalité : le I de l'article 669 du CGI l'impose par tranches de dix ans, selon l'âge de l'usufruitier au jour de la donation.

Âge de l'usufruitier (ans révolus) Valeur de l'usufruit Nue-propriété = assiette taxable
Moins de 21 ans90 %10 %
21 à 30 ans80 %20 %
31 à 40 ans70 %30 %
41 à 50 ans60 %40 %
51 à 60 ans50 %50 %
61 à 70 ans40 %60 %
71 à 80 ans30 %70 %
81 à 90 ans20 %80 %
91 ans et plus10 %90 %

« Ans révolus » désigne l'âge atteint au dernier anniversaire. À 60 ans et onze mois, vous êtes encore dans la tranche 51-60. Le jour même de vos 61 ans, l'assiette taxable de la donation augmente de dix points d'un coup — la tranche se lit « moins de 61 ans révolus », et un anniversaire atteint vous en fait sortir. Ce n'est pas une nuance de spécialiste : c'est parfois toute la facture.

Cas n° 2 — Bernard, 60 ans et 11 mois : trois semaines qui coûtent 4 389 €

Bernard détient seul des parts valorisées 400 000 € après décote et veut en donner la nue-propriété à ses deux enfants.

  • Signature avant ses 61 ans : nue-propriété 50 %, soit 200 000 € ; 100 000 € par enfant ; abattement de 100 000 € ; droits : 0 €.
  • Signature trois semaines plus tard : nue-propriété 60 %, soit 240 000 € ; 120 000 € par enfant ; part taxable 20 000 € ; droits par enfant : 403,60 + 403,70 + 573,45 + 813,60 = 2 194,35 €, soit 4 389 € au total.

Si vous approchez d'un anniversaire de dizaine, prenez rendez-vous chez le notaire avant, pas après. C'est le conseil le plus rentable de cette page rapporté au temps qu'il coûte.

L'usufruit à durée fixe : la règle des 23 % par décennie

Le II du même article prévoit une autre méthode quand l'usufruit est consenti pour une durée déterminée. Il vaut alors 23 % de la pleine propriété par période de dix ans, sans fractionnement et sans regard à l'âge. Un usufruit de dix ans vaut 23 %. Un usufruit de quinze ans en vaut 46 %, parce que la deuxième période est entamée. Vingt-cinq ans : 69 %.

Vient ensuite une limite que beaucoup passent sous silence, parce que le texte ne l'écrit pas. Quand l'usufruitier est une personne physique, l'administration plafonne la valeur ainsi obtenue à celle du barème par âge du I. Pour un usufruitier de 78 ans, un usufruit consenti pour vingt ans reste donc plafonné à 30 %, et non 46 %. C'est ce barème du II qui gouverne la donation temporaire d'usufruit. Elle répond à un tout autre besoin — faire baisser un impôt pendant quelques années, aider un enfant étudiant — et elle a sa page.


4. L'extinction de l'usufruit : le cœur économique du démembrement

Tout le montage tient sur une phrase du code : la réunion de l'usufruit à la nue-propriété ne donne ouverture à aucun droit de mutation quand elle résulte du décès de l'usufruitier ou de l'arrivée du terme (art. 1133 du CGI). Autrement dit, le jour de votre décès, vos enfants deviennent pleins propriétaires sans déclarer quoi que ce soit et sans payer un euro.

Reprenons le cas n° 1. L'usufruit avait été valorisé 162 000 € au jour de la donation. Vingt ans plus tard, il s'éteint sur une société qui détient un immeuble de 900 000 €. Ce ne sont pas 162 000 € qui échappent à l'impôt : c'est la reconstitution entière, avec vingt ans de plus-value latente et de capital remboursé. Le fisc ne perçoit rien sur cette reconstitution, alors que la même transmission par succession aurait coûté 74 777 €.

Deux précisions que presque personne ne donne. La première tient à une réserve du texte : l'article 1133 réserve l'article 1020, qui taxe 25 € les actes publiés au fichier immobilier. Cette réserve ne peut jouer que sur un immeuble démembré en direct. Des parts de société, elles, ne se publient nulle part. Il n'y a donc ni acte, ni formalité, ni euro à sortir : l'usufruit s'éteint tout seul, à la date du décès.

La seconde est plus rude. L'exonération ne couvre que l'usufruit, rien d'autre. Le reste de votre patrimoine entre normalement dans la succession, à commencer par votre compte courant d'associé — l'argent que vous avez avancé à la société et qu'elle vous doit. C'est l'angle mort de ces dossiers : on soigne la donation pendant des mois, et on laisse le compte courant se faire taxer plein pot.

Au décès de l'usufruitier : ce qu'il reste à faire, concrètement

  • Mettre à jour le registre des mouvements de parts de la société : notre modèle de tableau de suivi des parts et des associés montre les colonnes à tenir quand la propriété est éclatée entre usufruit et nue-propriété.
  • Déposer une déclaration modificative au registre des bénéficiaires effectifs si les droits de vote basculent au-dessus ou en dessous du seuil de 25 %.
  • Signaler au notaire chargé de la succession que les parts ne figurent pas à l'actif successoral — mais que le compte courant, lui, y figure.
  • Modifier les statuts seulement s'ils nomment les associés. Le déroulé de la succession d'un associé est détaillé dans décès d'un associé de SCI.

5. Le levier de l'emprunt sur la valeur des parts, et son revers

C'est le point le plus puissant du démembrement de parts et le plus mal expliqué. La valeur d'une part se calcule sur l'actif net. Tant que la société doit de l'argent à la banque, les parts valent peu — et c'est exactement le moment où il faut donner.

Cas n° 3 — Nadia, 54 ans, deux enfants, SCI créée il y a deux ans

Immeuble 480 000 €, trésorerie 8 000 €, capital restant dû sur l'emprunt 410 000 €.

  • Actif net : 480 000 + 8 000 − 410 000 = 78 000 €
  • Après décote d'illiquidité de 10 % : 70 200 €
  • Nue-propriété à 54 ans : 50 %, soit 35 100 €, donc 17 550 € par enfant
  • Droits : 0 €, et l'abattement de 100 000 € n'est entamé qu'à hauteur de 17 550 € par enfant

Vingt ans plus tard, emprunt soldé, immeuble toujours à 480 000 € : actif net 480 000 €, décote 10 % → 432 000 €, nue-propriété à 74 ans → 70 %, soit 302 400 €, donc 151 200 € par enfant et 51 200 € de part taxable. Droits : 403,60 + 403,70 + 573,45 + 7 053,60 = 8 434,35 € par enfant, soit 16 869 € au total. Le même patrimoine, transmis vingt ans trop tard.

Deux effets se cumulent ici : la dette qui écrase l'assiette, et l'âge qui fait grimper la fraction taxable. Donner tôt les capture tous les deux.

Le revers, qu'il faut dire. Vos enfants ne reçoivent pas 480 000 € d'immeuble : ils reçoivent 78 000 € nets de dette. Et la qualité d'associé appartient au nu-propriétaire, pas à vous (Cass. 3e civ., 16 février 2022, n° 20-15.164). Ce sont donc eux qui répondent des dettes sociales. Cette responsabilité est indéfinie mais non solidaire : chacun n'est tenu qu'à proportion de ses parts (art. 1857 du Code civil), et seulement après que le créancier a vainement poursuivi la société (art. 1858). Le détail de cette responsabilité est dans responsabilité des associés de SCI.

Un dernier point à vérifier avant de prendre rendez-vous chez le notaire. La plupart des offres de prêt consenties à une société civile contiennent une clause de changement de contrôle. Au-delà d'un seuil de parts transmises, souvent 25 ou 33 %, l'accord préalable de la banque est requis, sous peine d'exigibilité immédiate du capital restant dû. Une donation mal préparée peut donc rendre l'emprunt exigible du jour au lendemain. Relisez cette clause avant, pas après.

Un démembrement se calcule sur un bilan, pas sur une estimation

Le notaire aura besoin de l'actif net exact de votre société à la date de l'acte. SCI AI tient la comptabilité, sort le bilan et la liasse fiscale, et vous donne le chiffre à jour.


6. Qui touche les loyers et qui paie l'impôt après la donation

Dans une SCI soumise à l'impôt sur le revenu (IR), la société ne paie pas d'impôt : ce sont les associés qui déclarent leur part du résultat. En cas de parts démembrées, la règle par défaut est simple : l'usufruitier est imposé sur le bénéfice courant, celui des loyers. Le nu-propriétaire, lui, ne déclare rien sur ces loyers-là. La règle n'est pourtant pas « il ne déclare rien » : la doctrine lui attribue les profits exceptionnels — une plus-value réalisée par la société, par exemple — et lui laisse la faculté d'imputer sa part des déficits. Tant que la société se contente d'encaisser des loyers, il n'a effectivement aucune ligne à porter. C'est cohérent avec l'idée du montage : vous donnez la valeur, vous gardez le revenu.

Cas n° 4 — l'impôt annuel de Sylvie et Marc

  • Loyers encaissés : 30 000 €
  • Charges déductibles : intérêts 7 200 €, taxe foncière 2 400 €, assurance et gestion 1 900 €, travaux d'entretien 3 000 € = 14 500 €
  • Résultat foncier : 15 500 €, imposé chez les seuls usufruitiers
  • Impôt sur le revenu à 30 % de tranche marginale (le taux qui frappe le dernier euro gagné) : 4 650 €
  • Prélèvements sociaux à 17,2 % sur les revenus fonciers : 2 666 €
  • Coût fiscal total : 7 316 € — reste 8 184 € après impôt sur un résultat foncier de 15 500 €
  • Moins le remboursement du capital de l'emprunt, non déductible et voisin de 11 000 € par an : tant que le crédit court, la trésorerie réellement disponible est proche de zéro

Les enfants nus-propriétaires déclarent 0 €. Sur les 2 666 € de prélèvements sociaux, une fraction de contribution sociale généralisée (CSG) s'imputera sur le revenu global de l'année suivante. Soit 6,8 % de 15 500 €, c'est-à-dire 1 054 € de revenu en moins à déclarer, et environ 316 € d'impôt économisé à 30 % de tranche marginale. Le détail est dans CSG déductible en SCI. L'usufruit ne rapporte du cash qu'après le remboursement du prêt.

Un mot sur ce taux de 17,2 %, parce que la confusion s'est installée depuis janvier. La hausse de CSG votée fin 2025 porte bien les prélèvements sociaux à 18,6 %, mais sur les seuls revenus de capitaux mobiliers : dividendes, intérêts de compte courant. Les loyers et les plus-values immobilières des particuliers, eux, restent à 17,2 %. Si on vous applique 18,6 % sur un revenu foncier, c'est une erreur.

La répartition du résultat n'est pourtant pas figée. Usufruitier et nu-propriétaire peuvent convenir d'une répartition conventionnelle du résultat. Elle n'est opposable à l'administration qu'à une double condition. Il faut qu'elle soit conclue ou insérée dans les statuts avant la clôture de l'exercice, et qu'elle résulte d'un acte régulièrement enregistré ayant date certaine — une date qu'un tiers officiel a constatée et que l'on ne peut plus contester. La doctrine qui pose cette règle (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20, n° 100) n'a pas été mise à jour depuis le 12 septembre 2012. Elle est ancienne, mais c'est toujours celle qu'oppose l'administration.

La quote-part, c'est la fraction du résultat qui vous revient en proportion de vos parts. Le mécanisme déclaratif lui-même — quelle case, quel formulaire, qui signe la 2072 — est traité dans déclarer sa quote-part de SCI sur la 2044 et dans répartir le résultat entre associés.

Si la société est à l'impôt sur les sociétés (IS), le raisonnement change du tout au tout. Il n'y a plus de résultat transparent, seulement des dividendes votés. Et la plus-value de revente se calcule sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'achat diminué des amortissements déjà passés, sans abattement pour durée de détention. Pour un objectif de transmission, l'IR reste le meilleur terrain. Nous voyons peu de dossiers familiaux où l'IS l'emporte, et ce sont presque toujours des dossiers à fort besoin de trésorerie. Le comparatif complet est dans SCI à l'IS ou à l'IR.


7. Qui vote quoi une fois les parts démembrées

La loi du 19 juillet 2019 a réécrit le troisième alinéa de l'article 1844 du Code civil. Le régime actuel se résume en quatre lignes, et il faut les lire dans le bon ordre.

Prérogative À qui elle revient par défaut Les statuts peuvent-ils y déroger ?
Participer aux assemblées Les deux Non : les statuts n'aménagent que le droit de vote, jamais le droit de participer aux décisions collectives
Voter l'affectation des bénéfices L'usufruitier Oui, mais avec une réserve (voir plus bas)
Voter toutes les autres décisions Le nu-propriétaire Oui
Qualité d'associé Le nu-propriétaire seul Non : une clause qui la donnerait à l'usufruitier serait sans effet (Cass. 3e civ., 16 février 2022)

Trois conséquences pratiques, dont deux qu'on lit rarement.

Le droit de participer aux assemblées — être convoqué, assister, poser des questions — n'est pas aménageable. Le quatrième alinéa de l'article 1844 n'autorise à déroger qu'à la répartition du droit de vote, jamais au droit de participation. Une clause qui écarterait un nu-propriétaire des convocations ne produirait aucun effet.

La répartition du vote, elle, se modèle librement : le quatrième alinéa autorise à déroger à la seconde phrase du troisième, celle qui distribue le droit de vote. Et la Cour de cassation va plus loin qu'on ne le lit d'ordinaire. Sa chambre commerciale a validé une clause attribuant la totalité du droit de vote à l'usufruitier, assemblées ordinaires et extraordinaires comprises (2 décembre 2008, n° 08-13.185). Une seule condition : que les statuts ne privent pas le nu-propriétaire de son droit de participer aux décisions collectives. Ce droit-là, c'est être convoqué, mais aussi assister, poser ses questions et être entendu. On lit souvent l'inverse en ligne — qu'il faudrait laisser au nu-propriétaire une matière à voter : ce n'est pas ce que dit l'arrêt. La censure joue dans l'autre sens, contre la clause qui priverait l'usufruitier de son mot à dire sur les bénéfices, donc sur les fruits auxquels il a droit (chambre commerciale, 31 mars 2004, n° 03-16.694).

Vous pouvez donc donner la nue-propriété et garder la main sur le vote. Et si vos statuts sont muets, une porte plus rapide encore reste ouverte, par la troisième phrase du même alinéa. Pour toutes les décisions autres que l'affectation des bénéfices, usufruitier et nu-propriétaire peuvent convenir entre eux que le vote sera exercé par l'usufruitier. Une convention signée le jour de la donation suffit. Ni assemblée, ni statuts à refaire.

Le levier le plus efficace n'est d'ailleurs pas dans les statuts. Il est dans la fonction : restez gérant. Le gérant engage la société par tous les actes entrant dans l'objet social (art. 1849 du Code civil), et l'assemblée ne tranche que ce qui excède ses pouvoirs. Attention au réflexe inverse : des statuts muets ne vous donnent pas les pleins pouvoirs, ils renvoient ces décisions à l'unanimité des associés (art. 1852 du Code civil), donc à l'accord de chacun de vos enfants. Écrivez dans les statuts l'étendue exacte des pouvoirs du gérant. Un usufruitier gérant garde alors la main sur la gestion courante, qu'il ait démembré 10 % ou 100 % de ses parts.


8. L'effet sur l'impôt sur la fortune immobilière : la déception

Contre-intuitif, et c'est la déception la plus fréquente : le démembrement n'allège pas votre impôt sur la fortune immobilière (IFI). L'article 968 du CGI pose que les actifs grevés d'usufruit sont compris dans le patrimoine de l'usufruitier pour leur valeur en pleine propriété. Vous avez donné la moitié de la valeur, vous continuez à déclarer la totalité.

Le même article prévoit une répartition entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème de l'article 669, mais dans trois cas seulement, et aucun ne correspond à une donation familiale volontaire :

  • l'usufruit que la loi attribue elle-même au conjoint survivant (art. 757, 767, 1094 et 1098 du Code civil). La frontière est mince : l'usufruit issu d'une donation entre époux (art. 1094-1) et le legs en usufruit, eux, restent en dehors ;
  • le démembrement issu d'une vente où le vendeur s'est réservé l'usufruit. Encore faut-il que l'acheteur ne soit pas l'une des personnes visées à l'article 751 du CGI : un héritier présomptif — celui qui hériterait de vous si vous mouriez aujourd'hui, vos enfants en pratique — ou un donataire ;
  • l'usufruit réservé par le donateur d'un bien donné ou légué à l'État, à une collectivité, à un établissement public ou à une association reconnue d'utilité publique.

Et dans ces trois cas, la répartition suppose encore que l'usufruitier n'ait ni vendu ni donné son usufruit : le même article le précise expressément.

Dans le cas n° 1, Sylvie et Marc ne déclarent pas les 600 000 € de l'immeuble : ils déclarent la valeur de leurs parts en pleine propriété, soit les 324 000 € calculés en section 2. La dette bancaire de la société est déjà déduite dans ce chiffre. Avec ce seul actif immobilier, ils sont très en dessous du seuil d'imposition (1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable, art. 964 du CGI). Ils ne paient donc aucun IFI, et le démembrement n'y est pour rien. Il n'a pas fait baisser leur assiette d'un euro ; il a seulement empêché celle de leurs enfants de monter, puisque les nus-propriétaires ne déclarent rien. Les règles de valorisation des parts et de déduction des dettes à l'IFI sont détaillées dans SCI et IFI.


9. Les six pièges du démembrement, dans l'ordre de gravité

1. La présomption de l'article 751 du CGI

C'est le piège numéro un du démembrement familial, parce qu'il annule tout le montage d'un coup. Un bien dont le défunt avait l'usufruit et dont un héritier présomptif, un descendant, un donataire ou un légataire avait la nue-propriété est réputé faire partie de la succession en pleine propriété. Les parts que vous croyiez sorties de votre patrimoine y reviennent pour leur valeur totale.

Chiffrons-le, ce que personne ne fait. La présomption ramène les parts dans la succession en pleine propriété, pour leur valeur au jour du décès. Sur le dossier de Sylvie et Marc, vingt ans plus tard, c'est la branche « on ne fait rien » de la section 2 qui revient : 810 000 € de parts et 74 777 € de droits, exactement ce que la donation avait effacé. Les 5 400 € de facture notariale auront été payés pour rien. Deux causes suffisent : un acte sous seing privé, ou une signature intervenue moins de trois mois avant le décès.

La présomption cède devant la preuve contraire, et le texte en donne le mode d'emploi. Le texte ouvre deux portes. Soit une donation régulière consentie plus de trois mois avant le décès. Soit un démembrement à titre gratuit, réalisé lui aussi plus de trois mois avant le décès, constaté par acte authentique et dont la valeur de la nue-propriété a été fixée selon le barème de l'article 669. Pour des parts de SCI données devant notaire, les deux portes sont ouvertes en même temps. D'où la règle de conduite : passez par notaire, ne repoussez pas la signature, et ne montez pas ce dossier dans les semaines qui suivent un diagnostic médical grave.

2. Le quasi-usufruit et la dette de restitution

Si la société vend l'immeuble puis distribue le prix, ou si elle est dissoute, l'usufruit se reporte sur une somme d'argent. On parle alors de quasi-usufruit : l'usufruitier peut dépenser cet argent, à charge pour ses héritiers de le restituer au nu-propriétaire (art. 587 du Code civil). Cette créance de restitution vient normalement en déduction de l'actif successoral, ce qui réduit les droits.

Deux verrous ont été posés. D'abord l'article 773, 2° du CGI : une dette consentie au profit d'un héritier n'est déductible que si elle a date certaine avant l'ouverture de la succession. Ensuite l'article 774 bis, créé par la loi de finances pour 2024. Les dettes de restitution portant sur une somme d'argent dont le défunt s'était réservé l'usufruit ne sont plus déductibles du tout, pour les successions ouvertes depuis le 29 décembre 2023. Le texte réserve deux échappatoires. La première : la dette née du prix de cession d'un bien dont le défunt s'était réservé l'usufruit, à condition de démontrer qu'elle n'a pas été contractée dans un objectif principalement fiscal. La seconde : les usufruits qui résultent des articles 757 ou 1094-1 du Code civil, c'est-à-dire l'usufruit légal du conjoint survivant et celui qu'il tient d'une donation entre époux.

Un chiffre pour mesurer l'enjeu, puisque ce piège ne se chiffre jamais. Vingt ans après la donation, la société vend l'immeuble et distribue 900 000 €. Chaque parent reçoit 450 000 € grevés de quasi-usufruit. Si l'article 774 bis écarte la dette de restitution, ces 450 000 € restent dans l'actif successoral. Chaque enfant reçoit alors 225 000 € par parent, soit 125 000 € taxables après abattement : 23 194 € de droits par couple parent-enfant, et 92 777 € pour la famille. C'est plus lourd que les 74 777 € que le montage devait éviter, parce qu'une somme d'argent ne supporte aucune décote d'illiquidité.

Traduction opérationnelle : ne laissez jamais un quasi-usufruit s'installer sans convention écrite, enregistrée, datée, et sans avoir vérifié dans quelle case de l'article 774 bis vous tombez. C'est un rendez-vous chez le notaire, pas une décision d'assemblée générale.

3. La réserve héréditaire

Le fisc n'est pas le seul arbitre. Vos enfants ont droit à une part minimale de votre succession — la réserve héréditaire — qui se calcule en remettant dans le total les donations déjà consenties. Une donation de nue-propriété consentie à un seul enfant, ou une répartition inégale entre eux, peut donc être remise en cause au décès par une action en réduction. La parade s'appelle la donation-partage, mais elle a un prix d'entrée. Elle ne fige la valeur des lots au jour de l'acte qu'à condition que tous vos enfants aient reçu un lot et l'aient expressément accepté (art. 1078 du Code civil). Donner à un seul enfant, même sous cette étiquette, ne gèle aucune valeur : le bien sera réévalué au jour du décès. Réserver l'usufruit des parts ne gêne pas, en revanche, tant que la réserve ne porte pas sur une somme d'argent. Les configurations sensibles ont leurs pages : famille recomposée, enfant en situation de handicap, saut de génération vers les petits-enfants.

4. La clause d'agrément mal calibrée

L'agrément est l'autorisation que les autres associés doivent donner pour qu'un nouveau venu entre dans la société. Deux erreurs symétriques se rencontrent. Trop souple, la clause laisse un gendre ou un créancier entrer dans le tour de table. Trop rigide, elle empêche vos propres enfants de recevoir les parts sans passer par un vote qu'un associé minoritaire peut bloquer. Point de droit que beaucoup de guides écrivent à l'envers : les cessions consenties aux ascendants ou descendants du cédant sont dispensées d'agrément de plein droit, sauf clause statutaire contraire (art. 1861, alinéa 2, du Code civil). C'est donc une clause à écrire en connaissance de cause, pas à recopier. Voir la clause d'agrément en SCI.

5. La forme de l'acte

Une donation de parts exige un acte notarié, à peine de nullité (art. 931 du Code civil). Le don manuel est exclu. La chambre commerciale de la Cour de cassation l'a jugé le 11 février 2026 (n° 24-18.103), à propos de parts de société à responsabilité limitée (SARL). Le motif : ces parts ne peuvent pas être représentées par des titres négociables, donc elles ne se transmettent pas par la remise matérielle qui fonde le don manuel. Le raisonnement vaut à l'identique pour une SCI, à laquelle l'article 1841 du Code civil interdit d'émettre des titres négociables. Une donation faite sous seing privé est nulle, et cette nullité peut être invoquée longtemps après.

Attention à ne pas transposer ici une autre règle, souvent citée à tort. L'article 1865-1 du Code civil, en vigueur depuis le 27 juin 2026, impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour les cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière. Il ne vise que la cession, c'est-à-dire la vente. La donation reste sous l'article 931, l'apport et la succession sous leurs propres régimes. Le point est développé dans cession de parts de SCI.

6. L'abus de droit, en trois lignes

L'administration peut écarter un montage dont le but est exclusivement ou principalement fiscal (art. L64 et L64 A du livre des procédures fiscales). Une transmission anticipée avec réserve d'usufruit n'est pas visée en elle-même : c'est l'usage normal de l'outil. Ce qui est attaqué, c'est la société sans vie — pas de compte bancaire, loyers encaissés sur le compte personnel du gérant, aucune assemblée jamais tenue. Les critères sont détaillés dans abus de droit et SCI et SCI fictive.


10. Les six clauses à écrire dans les statuts avant de signer

Rattraper des statuts mal écrits après la donation coûte une assemblée, une annonce légale et un dépôt au greffe. Les écrire correctement avant ne coûte rien. Voici les six lignes à relire — et si vous rédigez vos statuts cette semaine, faites-le en pensant au démembrement, même si vous n'y êtes pas encore.

  • La répartition du droit de vote en cas de démembrement. Écrivez-la explicitement : quelles décisions restent à l'usufruitier, lesquelles vont au nu-propriétaire. Sans clause, c'est le partage par défaut de l'article 1844 qui s'applique, et il donne l'essentiel du vote à vos enfants.
  • L'agrément. Distinguez les cessions, les donations, les transmissions par décès, et prévoyez le sort du démembrement lui-même.
  • Le sort des parts au décès d'un associé, nu-propriétaire compris : c'est ce qui évite de se retrouver en indivision avec la belle-famille.
  • La majorité requise pour révoquer le gérant. En société civile, le mode de nomination ne protège pas le gérant : statutaire ou nommé par acte séparé, il est révocable par les associés représentant plus de la moitié des parts (art. 1851 du Code civil). Ce qui protège, c'est la clause : les statuts peuvent exiger une majorité renforcée, ou l'unanimité, pour révoquer. Écrivez-la avant de donner, quand vous détenez encore toutes les parts.
  • Une clause de répartition conventionnelle du résultat, si vous voulez que le nu-propriétaire perçoive une fraction des bénéfices. Elle doit être insérée avant la clôture de l'exercice pour être opposable.
  • Ne nommez pas les associés dans les statuts. C'est l'erreur de rédaction la plus courante : elle transforme chaque donation en modification statutaire, avec assemblée, annonce légale et greffe à la clé. Une réserve depuis le 6 mai 2026 : la publicité de la donation au registre du commerce passe désormais par le dépôt des statuts mis à jour (voir section 12). Des statuts anonymes vous épargnent l'assemblée et l'annonce légale, pas ce dépôt.

Le détail de la rédaction est dans statuts de SCI, et la procédure de correction dans modifier les statuts. Prévoyez aussi, dans l'acte de donation lui-même, une éventuelle clause d'inaliénabilité et un droit de retour conventionnel.


11. Les cas où il ne faut pas démembrer ses parts

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide. Voici quatre situations où le démembrement de parts est le mauvais outil, avec ce que coûte l'erreur.

Votre situation Pourquoi ça coince Coût de l'erreur
Vous revendrez l'immeuble dans les dix ans Vendre suppose l'accord d'associés qui n'ont plus aucun intérêt à vendre : ils perdraient une valeur qu'ils n'ont pas encore touchée Vente bloquée, ou donation à refaire : 5 073 € d'émoluments perdus et l'abattement de 100 000 € par enfant immobilisé quinze ans
Vos enfants sont mineurs et un emprunt est prévu Les banques refusent de prêter à une société dont un associé est mineur, ou exigent le juge des tutelles Refus de prêt, projet abandonné — et l'abattement de 100 000 € par enfant immobilisé quinze ans pour rien
Vous avez plus de 71 ans et un patrimoine modeste La nue-propriété vaut déjà 70 % : le levier du barème a presque disparu Environ 3 300 € de frais pour un gain souvent nul
Vous voulez d'abord protéger votre conjoint Donner la nue-propriété aux enfants réduit ce qui restera disponible pour le survivant Le survivant doit racheter ce qui a été donné, ou vivre sous l'accord des enfants : sur le cas n° 1, racheter la nue-propriété coûterait 162 000 € plus un nouvel acte

Le premier se dit sans détour. Si vous savez que vous vendrez l'immeuble dans les cinq à dix ans, ne démembrez pas. Vous transformeriez une décision de gestion en négociation familiale, et le prix de sortie serait de racheter à vos propres enfants ce que vous venez de leur donner. Donnez après la vente, sur le produit. Ou ne donnez pas encore.

Le deuxième se règle en changeant l'ordre des opérations : empruntez d'abord, donnez ensuite. Le détail des refus bancaires et de l'autorisation du juge des tutelles est dans SCI avec enfants mineurs.

Le troisième appelle un chiffre, puisque le tableau annonce un gain « souvent nul ». Un parent de 74 ans, veuf, avec 200 000 € de parts et deux enfants : la nue-propriété vaut 70 %, soit 140 000 €, donc 70 000 € par enfant — sous l'abattement, donc 0 € de droits. Mais une donation en pleine propriété des mêmes parts donnerait 100 000 € par enfant, également sous l'abattement, donc 0 € de droits elle aussi. Elle transmet pourtant 60 000 € de valeur en plus, soit 43 % de mieux, pour exactement le même acte et le même coût. À cet âge et à ce niveau de patrimoine, garder l'usufruit ne fait plus gagner d'impôt : cela ne se justifie plus que si vous avez besoin des loyers. Et l'acte, lui, se paie dans les deux cas — les émoluments se calculant toujours sur la pleine propriété. Ce parent est veuf : il n'y a qu'un donateur, donc un seul passage du barème. Sur 200 000 € d'assiette : 314,41 + 209,48 + 571,90 + (140 000 × 0,998 % = 1 397,20) = 2 492,99 € hors taxes, soit 2 992 € TTC, environ 3 300 € une fois les débours ajoutés.

Le quatrième est le plus douloureux, parce qu'il se découvre trop tard. Si votre priorité est de mettre votre conjoint à l'abri, commencez par lui : donation entre époux, testament, ou clause de tontine sur les parts. La nue-propriété donnée aux enfants, elle, ne revient pas. Sur le cas n° 1, le survivant qui voudrait la reprendre devrait la racheter 162 000 €. Il faut y ajouter 5 % de droits d'enregistrement sur une cession de parts de société à prépondérance immobilière, soit 8 100 € (art. 726 du CGI). Dans ce cas, ne démembrez pas encore.

Deux alternatives valent d'être comparées avant de trancher. La donation de parts en pleine propriété, d'abord : plus simple, et parfois aussi efficace. La donation directe du bien sans passer par une société, ensuite : elle reste préférable quand il n'y a qu'un bien, pas d'emprunt et pas de projet d'achat ultérieur.


12. Combien coûte l'opération : la facture ligne par ligne

Les émoluments du notaire sur une donation sont tarifés par l'article A444-67 du Code de commerce — barème donation, à ne pas confondre avec celui de la vente. Ils se calculent sur la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, même quand vous ne donnez que la nue-propriété. Le « par chaque donateur » n'est pas un détail : quand les deux parents donnent, le barème s'applique deux fois, une fois sur la part de chacun. C'est la mauvaise surprise classique du rendez-vous de signature.

Cas n° 5 — la facture du dossier n° 1 (deux donateurs, assiette 162 000 € chacun)

  • Par parent : 6 500 € à 4,837 % = 314,41 €
  • 10 500 € à 1,995 % = 209,48 €
  • 43 000 € à 1,330 % = 571,90 €
  • 102 000 € à 0,998 % = 1 017,96 €
  • Émoluments par parent : 2 113,75 € hors taxes
  • Pour les deux parents : 4 227,50 € hors taxes, soit 5 073 € TTC
  • Débours, copies, état civil : environ 300 € TTC
  • Droits de donation : 0 € (nue-propriété sous l'abattement)
  • Total de l'ordre de 5 400 € TTC — contre 74 777 € de droits évités

Trois lignes qu'on vous facture parfois à tort. Il n'y a aucune annonce légale à publier : une donation de parts ne modifie pas les statuts, sauf s'ils nomment les associés. Il n'y a aucun droit d'enregistrement de 5 % : ce droit frappe les cessions à titre onéreux, pas les donations, qui relèvent des droits de mutation à titre gratuit. Et il n'y a pas d'inscription modificative au greffe tant que rien ne change à la gérance. Il reste en revanche deux formalités à ne pas sauter. La donation doit d'abord être rendue opposable à la société, par signification ou par acceptation dans l'acte. Elle doit ensuite être publiée au registre du commerce et des sociétés pour être opposable aux tiers (art. 1865 du Code civil) : le notaire s'en charge, pour quelques dizaines d'euros. Depuis le 6 mai 2026, cette publicité ne se fait plus en déposant l'acte, mais en déposant les statuts mis à jour, certifiés conformes par le gérant. C'est le décret n° 2026-340 du 30 avril 2026, qui a réécrit l'article 52 du décret du 3 juillet 1978. Vient ensuite le dépôt modificatif au registre des bénéficiaires effectifs, obligatoire seulement si la donation fait franchir à quelqu'un le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote. Il coûte 33,80 € TTC — 28,17 € HT, plus la TVA à 20 % — et se dépose dans les trente jours. C'est la ligne n° 84-2 de l'article A743-10-1 du code de commerce, dans sa rédaction issue de l'arrêté du 25 février 2026. Il n'existe pas de tarif réduit quand la déclaration accompagne une autre formalité : le barème ne comporte que deux lignes.

La valorisation, elle, est le vrai terrain de discussion avec l'administration. Deux repères. Le premier est la décote d'illiquidité : la réduction admise parce qu'une part de société civile ne se revend pas comme un appartement. Aucun texte n'en fixe le taux. La chambre commerciale de la Cour de cassation en a validé le principe le 15 février 2023 (n° 20-19.451). L'affaire portait sur des parts de SCI valorisées pour l'impôt de solidarité sur la fortune, l'ancêtre de l'IFI. La solution vaut de la même façon aujourd'hui. Elle y a admis 10 % au titre de l'illiquidité et 10 % au titre de l'occupation effective du bien. Les deux décotes se cumulent en cascade et non par addition : 0,9 × 0,9, soit 19 % et non 20 %. Elle a en revanche refusé qu'une décote s'applique au seul motif du démembrement.

Le second repère tient en une phrase : l'assiette, c'est l'actif net réel, jamais le capital social. Une SCI au capital de 1 000 € qui détient un immeuble de 600 000 € a des parts qui valent 600 000 € moins ses dettes. Nous voyons pourtant encore des donations calculées sur le capital social. C'est une donation sous-évaluée, et elle se paie plus tard.


13. Vos questions sur le démembrement — 14 réponses

Oui, et c'est même l'usage le plus courant. Rien n'oblige à démembrer la totalité : vous pouvez donner la nue-propriété de 30 % de vos parts et garder les 70 % restants en pleine propriété. C'est ce qui permet de caler la donation exactement sur l'abattement disponible, puis de recommencer quinze ans plus tard sur un autre paquet. Un seul point de vigilance : chaque donation est un acte notarié distinct, avec ses émoluments. Fractionner en cinq fois coûte cinq fois les frais fixes du notaire.
C'est la technique classique pour les concubins et les partenaires de pacte civil de solidarité (PACS) : chacun prend l'usufruit de la moitié des parts et la nue-propriété de l'autre moitié. Au décès du premier, c'est l'usufruit du défunt qui s'éteint : le survivant, qui était nu-propriétaire de cette moitié-là, en devient plein propriétaire sans un euro de droits (art. 1133 du CGI). Attention à ne pas croire que tout est réglé pour autant : sur l'autre moitié, le survivant garde son usufruit, mais la nue-propriété du défunt entre dans sa succession et part à ses héritiers. Le croisement protège une moitié, pas les deux. Cela évite tout de même le taux de 60 % applicable entre personnes non parentes sur la part ainsi sécurisée. La rédaction doit être irréprochable : si les apports de chacun ne correspondent pas à ce qu'il reçoit, l'administration y voit une donation déguisée. Faites chiffrer avant de signer.
Il peut céder son usufruit seul, mais il ne peut pas vendre la pleine propriété des parts sans le nu-propriétaire : chacun ne dispose que de son propre droit. En pratique, un usufruit de parts de SCI ne trouve pas d'acheteur en dehors du cercle familial. La vente utile est celle où usufruitier et nu-propriétaire vendent ensemble et se partagent le prix entre eux. Le plus souvent, ils reprennent le barème de l'article 669 comme référence. Rien ne les y oblige : la clé de partage se négocie, ou se fixe dans l'acte de donation. Encore faut-il qu'ils soient d'accord. C'est la principale raison pour laquelle un démembrement ne se met pas en place quand une revente est prévue à court terme.
Rien au niveau des parts : c'est la société qui vend, pas les associés, et le démembrement des parts reste en place. Le prix entre en trésorerie dans la SCI. La plus-value est calculée à partir de la date d'acquisition du bien par la société, pas de la date de votre donation : la donation de parts ne purge aucune plus-value latente. La question sensible arrive ensuite, quand la société distribue ce prix ou qu'on la dissout : l'usufruit se reporte alors sur une somme d'argent et devient un quasi-usufruit, avec les conséquences successorales décrites plus haut.
Non. Le compte courant d'associé — l'argent que vous avez avancé à la société et qu'elle vous doit — est une créance personnelle, juridiquement séparée des parts. Il reste à vous après la donation, et il entrera dans votre succession pour son montant exact, sans décote d'illiquidité. Beaucoup de dossiers oublient ce point : on donne 160 000 € de nue-propriété de parts en franchise de droits, et on laisse 90 000 € de compte courant qui seront taxés plein pot au décès. Si vous voulez le transmettre, il faut le donner séparément, dans le même acte ou dans un autre.
Oui. Un ascendant du mineur accepte la donation à sa place (art. 935 du Code civil) : quand les parents sont eux-mêmes donateurs, ce sera le plus souvent un grand-parent, ou un administrateur désigné par le juge. Le notaire organise ce point. Le vrai frein n'est pas juridique mais bancaire : tant qu'un mineur figure parmi les associés, la plupart des banques refusent de prêter à la société ou exigent l'autorisation du juge des tutelles. Si un emprunt est prévu dans les cinq ans, donnez après, pas avant.
Ni l'un ni l'autre : c'est la SCI. C'est l'un des grands avantages du démembrement de parts sur celui de l'immeuble. Quand on démembre un bien en direct, la répartition des articles 605 et 606 du Code civil s'applique et provoque des conflits sans fin sur la toiture ou les murs porteurs. Quand on démembre des parts, l'immeuble reste la propriété pleine et entière de la société : elle décide, elle paie, elle emprunte s'il le faut. Les associés n'ont à se mettre d'accord que sur le vote, pas sur la facture.
En principe non : donner, c'est donner (art. 894 du Code civil). Trois portes de sortie seulement, et elles sont étroites : l'inexécution des charges que vous avez imposées au donataire, l'ingratitude, et la survenance d'un enfant si l'acte l'a prévue. En revanche, vous pouvez tout prévoir au départ : un droit de retour conventionnel (art. 951) fait revenir les parts dans votre patrimoine si le donataire meurt avant vous, sans droits de succession. Faites-le inscrire dans l'acte : après, il est trop tard.
Juridiquement oui, il est propriétaire de son droit. Deux verrous le limitent en pratique. D'abord les statuts : une clause d'agrément stricte rend la vente impossible sans l'accord des autres associés, et c'est le principal outil de protection de la famille. Ensuite le marché : une nue-propriété de parts de société civile, sans droit aux revenus et sans date de sortie connue, ne vaut presque rien pour un tiers. Si vous craignez qu'un enfant revende, ajoutez une clause d'inaliénabilité temporaire dans l'acte de donation.
Non, et c'est contre-intuitif. La Cour de cassation l'a jugé le 16 février 2022 (3e chambre civile, n° 20-15.164) : la qualité d'associé appartient au seul nu-propriétaire. L'usufruitier, lui, conserve trois choses : le vote sur l'affectation des bénéfices, le droit de participer aux assemblées, et la faculté de provoquer une délibération quand la question a une incidence directe sur son droit de jouissance. Mais il n'est pas associé. Conséquence pratique : c'est le nu-propriétaire, votre enfant, qui répond des dettes sociales à proportion de ses parts.
Des parts nanties, c'est-à-dire affectées en garantie d'un prêt, restent votre propriété : rien ne vous interdit d'en donner la nue-propriété. Mais le nantissement suit les parts. Si l'emprunt garanti n'est pas remboursé, le créancier peut faire vendre les parts que vous venez de donner, et vos enfants perdent tout sans avoir jamais rien décidé. Vérifiez l'acte de nantissement : il contient presque toujours une clause interdisant de disposer des parts sans l'accord écrit du créancier. Le sujet est traité dans notre page sur le nantissement de parts de SCI.
Non, dans l'immense majorité des cas. Une donation de parts ne modifie pas les statuts, sauf si ceux-ci nomment les associés et leur répartition — ce qui est une mauvaise pratique de rédaction, justement pour cette raison. Pas de modification statutaire, donc pas d'annonce légale et pas d'inscription modificative au greffe. Restent deux formalités. La publication de la donation au registre du commerce, dont le notaire se charge et qui passe depuis le 6 mai 2026 par le dépôt des statuts mis à jour. Puis le dépôt modificatif au registre des bénéficiaires effectifs, 33,80 € TTC, si la donation fait franchir à quelqu'un le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote.
La nue-propriété entre dans sa succession et passe à ses propres héritiers — vos petits-enfants, ou son conjoint. L'usufruit, lui, reste chez vous jusqu'à votre décès. Vous pouvez donc vous retrouver usufruitier face à des nus-propriétaires que vous n'avez pas choisis, votre belle-fille par exemple. Deux parades à écrire dans l'acte de donation : le droit de retour conventionnel, qui vous ramène les parts, et une clause d'agrément statutaire qui filtre les héritiers du nu-propriétaire.
Oui, et le cumul est intéressant : l'abattement grand-parent vers petit-enfant est de 31 865 € (art. 790 B du CGI), distinct de celui de 100 000 € que vos enfants ont par ailleurs. Sur trois petits-enfants et deux grands-parents, cela fait 191 190 € d'abattement mobilisables en plus, tous les quinze ans. Le point à surveiller n'est pas fiscal mais civil : ces donations s'imputent sur la quotité disponible et non sur la part réservataire de vos enfants, donc le calcul de la réserve doit être fait avant, pas après.

14. Pour aller plus loin : les pages qui prolongent celle-ci

Chacune des pages ci-dessous développe un point que nous n'avons fait qu'effleurer.

Les textes du démembrement, à la source

Le notaire vous demandera l'actif net à la date de l'acte

SCI AI tient la comptabilité de votre société, sort le bilan et la liasse fiscale, et vous donne le chiffre exact sur lequel se calcule votre donation.

Essai gratuit illimité
Les montants et les références de cette page sont à jour au 25 août 2026. Ils ont une valeur pédagogique et ne remplacent pas l'étude de votre situation familiale par un notaire. Pour cadrer le dossier avant le rendez-vous, prenez rendez-vous avec un conseiller SCI AI (30 min, gratuit). Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app.