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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Parts de SCI : combien elles valent vraiment, et ce que vous pouvez en faire

Un immeuble à 400 000 € financé par 180 000 € d'emprunt ne fait pas des parts qui valent 400 000 €. Le jour de la signature, une part de 100 € de valeur nominale peut n'en valoir que 70 ; vingt ans plus tard, la même part en vaut 619, sans que l'immeuble ait fait autre chose que se réévaluer normalement. Entre les deux, il ne s'est rien passé de mystérieux : l'emprunt s'est remboursé.

Une part de société civile immobilière — une SCI — n'est pas un morceau d'immeuble. C'est une fraction de ce qui reste quand la société a payé ses dettes. Cette page pose les trois valeurs d'une part, fait le calcul en entier, et passe en revue les six opérations qu'on peut faire avec ses parts, avec le coût de chacune.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code général des impôts, BOFiP). Mis à jour le 27 août 2026 · 25 min de lecture.

Si vous cherchez d'abord une vue d'ensemble — régimes fiscaux, création, comptabilité, gérance —, commencez par le guide général de la SCI en 2026 puis revenez ici. Cette page descend d'un cran : elle ne parle que de la part elle-même.


1. Une part de SCI, c'est quoi exactement ?

Une part sociale est l'unité de mesure de ce que vous avez mis dans la société. Vous apportez de l'argent ou un bien, la société vous remet des parts, et ces parts disent quelle fraction de la société vous détenez. Le Code civil le formule en une phrase : les droits de chaque associé dans le capital sont proportionnels à ses apports (article 1843-2 du Code civil).

Ce qu'une part n'est pas compte au moins autant :

  • Ce n'est pas un morceau d'immeuble. Le propriétaire du bien, c'est la société. Détenir 30 % des parts ne donne aucun droit sur 30 % des murs, ni sur une pièce en particulier.
  • Ce n'est pas un droit d'occuper. Habiter un logement de la SCI suppose un bail ou une décision des associés, pas la seule qualité d'associé.
  • Ce n'est pas une action. Les actions d'une SAS ou d'une SA sont négociables : elles se transmettent par un simple virement de compte à compte. Les parts sociales, non. Elles se cèdent par un acte, et la plupart du temps avec l'accord des autres associés.
  • Ce n'est pas un titre papier. Aucun certificat n'est émis. Votre nom figure dans les statuts et dans les actes successifs, c'est tout — nous y revenons à la section 8.

Pour le vocabulaire complet de la SCI — gérant, apport, capital, agrément, boni —, notre lexique de la SCI définit chaque terme en une phrase.


2. Combien vaut une part de SCI : valeur nominale, réelle et vénale

Trois chiffres différents désignent la même part, et les confondre coûte cher.

  • La valeur nominale est le chiffre inscrit dans les statuts : le capital social divisé par le nombre de parts. Elle est purement conventionnelle et ne bouge jamais toute seule.
  • La valeur réelle, ou mathématique, est l'actif net divisé par le nombre de parts. L'actif net, c'est tout ce que la société possède moins tout ce qu'elle doit.
  • La valeur vénale est le prix qu'un acquéreur accepterait réellement de payer. Elle part de la valeur réelle et lui applique des abattements, appelés décotes.

La SCI Les Cèdres, notre dossier fil rouge. Capital de 100 000 €, divisé en 1 000 parts de 100 € de valeur nominale. Deux associés apportent en plus 150 000 € en comptes courants d'associés, c'est-à-dire en prêts remboursables faits à la société. La société emprunte 180 000 € sur 20 ans à 3,5 %, soit une mensualité de 1 044 €. Elle achète un immeuble 400 000 € et paie 30 000 € de frais d'acquisition. Le gros du poste, ce sont les droits de mutation : 6,32 % dans la grande majorité des départements en 2026, 5,81 % dans une minorité, soit ici 25 280 €. Le solde va aux émoluments du notaire, à la contribution de sécurité immobilière et aux formalités. Les 430 000 € réunis sont intégralement employés.

Moment Immeuble Trésorerie Emprunt restant Comptes courants Actif net Une part vaut
Jour de l'achat400 000 €0 €− 180 000 €− 150 000 €70 000 €70 €
5 ans plus tard440 000 €10 000 €− 146 000 €− 120 000 €184 000 €184 €
Emprunt soldé, an 20594 000 €25 000 €0 €0 €619 000 €619 €

Trois résultats, en toutes lettres :

  • Jour 1 : une part de 100 € de nominal vaut 70 €. Elle a perdu 30 % en une journée. Ce n'est pas une mauvaise affaire, c'est mécanique : les 30 000 € de frais d'acquisition ont été payés et ne se retrouvent pas dans la valeur de l'immeuble. Divisés par 1 000 parts, ils font exactement 30 € par part. Dans un département resté à 5,81 %, les droits tombent à 23 240 € et les frais totaux à 27 960 € : la part d'ouverture vaut alors 72 € au lieu de 70 €, et le raisonnement ne change pas.
  • An 5 : la part passe de 70 € à 184 €, soit ×2,6. Pendant ce temps l'immeuble n'a pris que 10 %. L'écart ne vient pas du marché immobilier, il vient du remboursement de l'emprunt et des comptes courants : chaque mensualité transforme de la dette en valeur de part.
  • An 20 : le nominal vaut toujours 100 €, la part en vaut 619. La valeur nominale n'a strictement aucune fonction d'information. C'est un repère comptable, rien d'autre.

Et la valeur vénale ? Faisons-la, sur le même dossier. Un associé vend 250 parts sur 1 000, à l'an 5, soit 46 000 € de valeur réelle. L'acheteur retranche d'abord une décote d'illiquidité de 10 % : des parts de SCI ne se revendent pas en trois clics. Puis une décote de minorité de 15 % : avec un quart des parts, il ne décide de rien. Soit 46 000 × 0,90 × 0,85 = 35 190 €. La même part vaut 100 € au nominal, 184 € en valeur réelle et 140,76 € en valeur vénale.

Ces décotes sont admises dans leur principe, et celle-ci tient : le cumul ressort à 23,5 %. Au-delà d'une fourchette de 20 à 30 %, et sans justification écrite du caractère minoritaire et de l'absence de liquidité, l'administration redresse et récupère l'écart en droits. Les fourchettes admises décote par décote, la jurisprudence et un cas de redressement sont dans notre guide de la cession de parts de SCI. Et pour les parts d'une société déjà constituée, voir reprendre une SCI existante.


3. Combien de parts de SCI émettre, et à quel nominal ?

À la création, on choisit librement le découpage : 100 000 € de capital peuvent faire 100 parts de 1 000 €, 1 000 parts de 100 € ou 10 000 parts de 10 €. La société est identique dans les trois cas. Ce qui change, c'est la finesse avec laquelle on pourra donner, vendre ou faire entrer quelqu'un plus tard.

Le test, sur les Cèdres à l'an 5. La part vaut 184 €. Un parent veut donner à son enfant le maximum couvert par l'abattement de 100 000 € en ligne directe, qui se reconstitue tous les quinze ans. Combien de parts peut-il donner sans dépasser ?

Découpage du capital Valeur d'une part à l'an 5 Donation la plus proche de 100 000 € Abattement gaspillé
100 parts de 1 000 €1 840 €54 parts = 99 360 €640 €
1 000 parts de 100 €184 €543 parts = 99 912 €88 €
10 000 parts de 10 €18,40 €5 434 parts = 99 985,60 €14,40 €

L'écart paraît dérisoire — 640 € contre 14,40 € d'abattement perdu. Il ne l'est plus quand l'opération se répète tous les quinze ans, sur trois enfants, pendant quarante-cinq ans — et quand la part est passée de 70 € à 619 €, comme dans notre dossier. À l'an 20, la part à 1 000 € de nominal vaut 6 190 € : chaque tranche indivisible pèse alors 6 190 € d'abattement à laisser sur la table ou à dépasser.

Notre règle, sur ce point : au moins 1 000 parts, et 10 000 si une transmission progressive est envisagée. Le montant du capital lui-même — 1 €, 1 000 € ou 100 000 € — obéit à d'autres considérations, traitées dans notre guide du capital social d'une SCI. Et si l'entrée d'un associé se fait par création de parts nouvelles plutôt que par rachat, la mécanique de la prime d'émission est expliquée dans faire entrer un nouvel associé.


4. Qui reçoit combien de parts : le prorata des apports

La règle par défaut est simple : chacun reçoit des parts à hauteur de ce qu'il a apporté. Qui met 60 % du capital reçoit 60 % des parts. Les statuts peuvent s'en écarter, mais s'en écarter n'est pas neutre : ce que l'un reçoit en plus, l'autre le donne.

Le cas classique. Un père apporte 90 000 €, son fils 10 000 €, et les statuts leur attribuent 500 parts chacun. Chaque associé détient donc 50 000 € de valeur pour un apport de 90 000 € d'un côté et de 10 000 € de l'autre. Le père a transféré 40 000 € à son fils sans acte de donation. L'administration fiscale y voit ce qu'elle appelle une donation indirecte, et elle a raison.

Les droits à payer immédiatement sont de 0 €, puisque l'abattement de 100 000 € en ligne directe couvre les 40 000 €. Le problème arrive plus tard. Cet abattement est consommé à hauteur de 40 000 € pendant quinze ans. Si le père décède dix ans après en laissant 200 000 € de plus à son fils, l'abattement encore disponible n'est que de 60 000 € : la part taxable passe de 100 000 € à 140 000 €. Les 40 000 € supplémentaires tombent dans la tranche à 20 %, soit 8 000 € de droits en plus.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Répartir les parts autrement qu'au prorata des apports pour « faire simple » ou « faire moitié-moitié » est l'un des rares gestes qui coûtent de l'argent sans rien apporter en échange. Si l'objectif est de transmettre, transmettez explicitement : une donation de parts déclarée fait courir le délai de quinze ans à une date certaine et fige la valeur retenue. Notre guide de la donation de parts de SCI détaille les abattements, le barème et la chronologie.

Et si vous êtes marié sous un régime de communauté, une règle de plus s'ajoute. Payer des parts avec de l'argent commun oblige à en avertir son conjoint et à le mentionner dans l'acte (article 1832-2 du Code civil). À défaut, le conjoint peut faire annuler l'acte. Il peut aussi notifier à la société qu'il veut être personnellement associé : il l'est alors pour la moitié des parts. Aux Cèdres, un époux qui souscrit 500 parts avec des fonds communs expose 250 parts à la revendication de son conjoint, soit 46 000 € à l'an 5 — la moitié exactement de ce qu'il croyait détenir seul.

Le moment de cette revendication décide de tout. Faite au moment de l'apport, elle est couverte par l'agrément — l'accord des autres associés pour laisser entrer un nouveau venu — déjà donné. Faite après, elle se heurte aux clauses d'agrément des statuts, et l'époux déjà associé ne vote pas sur son propre conjoint. Une fois la communauté dissoute, elle n'est plus possible du tout. Deux pages traitent ce sujet en entier : SCI et régime matrimonial pour la souscription et la revendication, SCI et divorce pour le partage et les récompenses.


5. Ce que la part de SCI donne : cinq droits et une obligation

Détenir des parts, c'est cinq droits et une obligation. Chaque ligne du tableau renvoie à la page qui la développe.

Attaché à la part Ce que cela veut dire
VoterTout associé a le droit de participer aux décisions collectives (article 1844, alinéa 1). Le nombre de voix suit en principe le nombre de parts, sauf clause statutaire. Un associé qui ne pèse pas la majorité garde des droits fermes : voir l'associé minoritaire.
Toucher sa quote-part de résultatLa quote-part, c'est la fraction du bénéfice ou du déficit qui vous revient, proportionnelle à vos parts sauf répartition statutaire différente. Voir répartir le résultat entre associés.
Être informéL'article 1855 du Code civil garantit d'obtenir au moins une fois par an communication des livres et documents sociaux, et de poser des questions écrites sur la gestion. Voir le droit d'information de l'associé.
SortirCéder, se retirer, ou faire racheter ses parts par la société. Chaque voie a son coût et son délai : voir sortir d'une SCI.
Recevoir le boniLe boni de liquidation est le surplus qui reste à la dissolution, une fois les dettes payées et les apports remboursés. Il se partage au prorata des parts.
Répondre des dettesObligation indéfinie mais non solidaire, à proportion des parts (article 1857), et subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société (article 1858). Voir la responsabilité des associés.

La dernière ligne mérite un chiffre, parce qu'elle est massivement mal comprise. Sur une dette de 60 000 € que la SCI n'arrive pas à payer, un associé détenant 25 % des parts doit 15 000 €. Pas 60 000 €, pas la totalité à charge de se retourner ensuite contre les autres : 15 000 €, sa proportion, et seulement après que le créancier a échoué à se faire payer par la société. On lit fréquemment en ligne que les associés de SCI sont « solidairement responsables » : c'est faux, et l'écart est de 45 000 € sur cet exemple.


6. Parts et compte courant d'associé : deux poches, deux régimes

Le compte courant d'associé est l'argent qu'un associé prête à sa société en plus de son apport au capital. Ce n'est pas du capital : c'est une créance, autrement dit une somme que la société doit rembourser.

Aux Cèdres, à l'an 5. Paul et Marie détiennent 500 parts chacun, valant 92 000 € chacun. Mais le compte courant de Paul s'élève à 100 000 € et celui de Marie à 20 000 €. La SCI vend et se liquide. Le compte courant se rembourse avant tout partage entre associés :

Associé Parts Valeur des parts Compte courant remboursé Total encaissé
Paul500 (50 %)92 000 €100 000 €192 000 €
Marie500 (50 %)92 000 €20 000 €112 000 €

80 000 € d'écart à parts strictement égales. C'est la raison pour laquelle une phrase du type « on est à 50-50 » ne dit rien de la situation réelle de deux associés tant qu'on n'a pas regardé les comptes courants.

Le compte courant ne se cède pas avec les parts. Qui vend ses parts reste créancier de la société, sauf si l'acte cède aussi la créance. Quand l'acquéreur la reprend, il faut ventiler dans l'acte : prix des parts d'un côté, prix de la créance de l'autre. Le transfert de créance relève du droit fixe de 125 € (article 680 du CGI), pas du droit proportionnel de 5 % — sur le compte courant de Paul, une rédaction paresseuse coûterait 4 875 €. Dernier effet, moins visible : un compte courant qui grossit fait baisser la valeur des parts, puisqu'il vient en dette au passif. Le régime complet — alimentation, intérêts déductibles, remboursement, succession — est dans notre guide du compte courant d'associé en SCI.


7. Les six opérations possibles sur des parts de SCI

On ne peut faire que six choses avec des parts de SCI : les vendre, les donner, les apporter à une autre société, les mettre en garantie, les laisser à ses héritiers, ou les faire racheter par la société. Un mot à poser avant le tableau. Le nantissement est la mise en garantie : les parts restent à vous, mais un créancier pourra les faire vendre si vous ne remboursez pas.

Le tableau ci-dessous compare les six opérations sur un même paquet : 250 parts des Cèdres à l'an 5, soit 46 000 €.

Opération Qui doit dire oui Forme de l'acte Coût fiscal sur 46 000 €
Céder à un tiersLes associés, par agrément (art. 1861)Acte notarié, d'avocat contresigné ou d'expert-comptable habilité — obligatoire5 % = 2 300 € (art. 726, I, 2° du CGI)
Donner à un enfantAgrément non requis de plein droit (art. 1861), sauf clause contraireActe notarié (art. 931 du Code civil)0 € de droits sous abattement, environ 1 092 € TTC d'émoluments
Apporter à une autre sociétéLes associés, comme pour une cessionActe d'apport et statuts de la bénéficiaire ; par prudence, les mêmes formes qu'une cession (voir plus bas)0 € d'enregistrement si l'apport est pur et simple (art. 810, I) — la fraction rémunérée par une reprise de passif est taxée à 5 %. Plus-value en sursis d'imposition l'année de l'apport (art. 150 UB, II à l'impôt sur le revenu ; art. 150-0 B, ou report de l'art. 150-0 B ter à l'impôt sur les sociétés) : 0 € l'année de l'apport, puis les 7 602 € ou 6 594 € calculés plus bas à la revente des titres reçus
Nantir au profit d'une banquePersonne : aucun agrément n'est exigé. Mais l'associé peut demander le consentement des autres : ce consentement vaut alors agrément de l'acquéreur en cas de vente forcée, à condition que la vente soit notifiée un mois à l'avance aux associés et à la société (art. 1867)Écrit à peine de nullité, opposable aux tiers par inscription au registre des sûretés mobilières (art. 1866, renvoyant à l'art. 2355 depuis le 1er janvier 2022)0 € d'impôt : ce n'est pas une mutation. Restent l'inscription au greffe, environ 115 € TTC pour une créance garantie de 46 000 €, et l'acte, gratuit si la banque fournit son modèle
Transmettre au décèsLes héritiers continuent la société, sauf agrément exigé par les statuts (art. 1870)Déclaration de succession0 € de droits : les 46 000 € restent sous l'abattement de 100 000 € par enfant, le même qu'en donation
Faire racheter par la SCIDécision collective, avec réduction du capitalActe, publicité et délai d'opposition des créanciersRégime des plus-values dans les deux cas : art. 150-0 A si la SCI est à l'impôt sur les sociétés, par l'effet du 6° de l'art. 112 du CGI ; plus-value immobilière de l'art. 150 UB si elle est à l'impôt sur le revenu

Le nantissement mérite quelques lignes de plus, parce que c'est l'opération sur laquelle on trouve le moins de choses écrites. L'inscription au registre des sûretés mobilières coûte environ 115 € TTC à ce niveau de créance et vit cinq ans. Si l'emprunteur cesse de payer, la banque fait vendre les parts : la décote d'illiquidité joue alors à plein, et l'adjudication descend couramment sous les 35 190 € de valeur vénale calculés plus haut.

Trois garde-fous protègent les associés restants. La vente forcée leur est notifiée un mois à l'avance (article 1867). Pendant ce mois, si les associés n'avaient rien consenti, ils peuvent décider la dissolution ou racheter eux-mêmes les parts (article 1868). Après la vente enfin, chaque associé garde cinq jours francs pour se substituer à l'acquéreur, et si aucun ne le fait, la société peut racheter les parts pour les annuler. Le mécanisme complet est dans notre guide du nantissement de parts de SCI.

Deux précisions sur l'assiette du droit de 5 %. Il s'assied sur le prix exprimé et les charges qui s'y ajoutent, ou sur la valeur réelle si elle est supérieure (II de l'article 726 du CGI). Le passif de la société est donc bien pris en compte, puisqu'on part de la valeur nette des parts. C'est ce qui ramène notre paquet à 46 000 € et le droit à 2 300 €. On lit encore régulièrement en ligne que seul le passif lié à l'acquisition de l'immeuble se déduirait : c'était l'assiette dérogatoire instaurée en 2012, supprimée depuis fin 2014. La servir aujourd'hui, c'est gonfler l'assiette d'un passif parfaitement déductible. Garde-fou réel, dans l'autre sens : le prix n'est qu'un plancher, et l'administration peut redresser sur la valeur vénale (article 666 du CGI).

Et la plus-value du cédant ? La dernière colonne du tableau donne le droit d'enregistrement, qui est à la charge de l'acquéreur. Le vendeur, lui, paie sur son gain — et le régime n'est pas le même selon le régime fiscal de la SCI. Reprenons nos 250 parts, souscrites à leur nominal de 100 € soit 25 000 €, revendues 46 000 € : le gain est de 21 000 €.

  • SCI à l'impôt sur le revenu : c'est le régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 UB du CGI), soit 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. À cinq ans de détention, aucun abattement pour durée de détention ne joue encore. Résultat : 3 990 € + 3 612 € = 7 602 €.
  • SCI à l'impôt sur les sociétés : c'est le régime des plus-values de cession de valeurs mobilières (article 150-0 A), prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Résultat : 6 594 €.

Le piège est dans les deux taux sociaux, qui ne sont pas les mêmes. Le maintien à 17,2 % ne couvre qu'une liste fermée, où figurent les revenus fonciers et les plus-values immobilières, mais aussi l'assurance-vie et une partie de l'épargne réglementée (IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale). La cession de parts d'une SCI à l'impôt sur les sociétés n'y figure pas : elle est déjà à 18,6 % pour une cession de 2025, donc 31,4 % et non 30 %. Le calcul complet, abattements pour durée de détention et surtaxe compris, est déroulé dans notre guide de la cession de parts de SCI.

Le formalisme a changé le 27 juin 2026. Une cession de parts ne peut plus se faire sous seing privé quand la société est à prépondérance immobilière. Entendez : quand son actif est, ou a été au cours de l'année précédant la cession, principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France. Peu importe ici qu'elle les affecte ou non à sa propre exploitation, à la différence des autres définitions de la prépondérance immobilière (2° du I de l'article 726 du CGI ; BOI-ENR-DMTOM-40-10-10). Seuls les organismes HLM, certaines sociétés foncières et les SEM de logement social échappent à cette définition. Une SCI qui a vendu son immeuble il y a six mois et ne détient plus que de la trésorerie reste donc dans le champ. Il faut un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du Code civil). Le texte vise « la cession », sans dire qu'elle soit à titre onéreux. La succession n'en est pas une et reste hors champ ; la donation passe de toute façon devant notaire (article 931 du Code civil). Mais son application à l'apport en société, à l'échange de titres et au rachat par la société est discutée. Ni l'administration ni un juge ne l'ont tranchée : tant qu'elle ne l'est pas, donnez à ces actes les mêmes formes qu'à une cession.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ne signez pas un modèle de cession de parts sous seing privé téléchargé en ligne. Beaucoup de ces modèles circulent encore, rédigés avant juin 2026. Un acte irrégulier n'est pas une simple maladresse de forme — la cession est nulle, l'acquéreur n'a jamais été associé, et tout ce qu'il a voté entre-temps devient discutable.

Reste l'agrément, et une précision que peu de guides donnent juste : les cessions aux ascendants ou descendants du cédant en sont dispensées de plein droit, sauf clause contraire. Celles consenties entre associés et au conjoint y restent soumises. La procédure, le délai de six mois et les suites d'un refus sont dans notre guide de la clause d'agrément en SCI. Le texte de référence est la section du Code civil consacrée à la cession des parts sociales.


8. Comment prouver qu'on est propriétaire de ses parts de SCI

Il n'existe aucun titre de propriété des parts de SCI. Pas de certificat, pas de compte-titres, rien qui ressemble à un acte notarié d'immeuble. Votre preuve est une chaîne de documents : les statuts d'origine, qui attribuent les parts numérotées à chaque associé, puis chaque acte successif — cession, donation, partage, apport — qui a fait bouger ces parts depuis.

Le Code civil organise ensuite l'opposabilité : le moment où la société, puis les tiers, doivent tenir compte du changement (article 1865 du Code civil, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019). Envers la société, trois voies :

  • la signification de la cession à la société par commissaire de justice, l'huissier d'aujourd'hui (article 1690) ;
  • l'acceptation de la cession par la société dans un acte authentique (article 1690 également) ;
  • le transfert sur les registres de la société — de loin la voie la plus simple, mais elle n'existe que si les statuts la stipulent. C'est une clause de trois lignes à écrire le jour de la constitution ; sans elle, chaque cession repasse par le commissaire de justice ou par le notaire.

Vis-à-vis des tiers, il faut en plus la publicité au registre du commerce et des sociétés, le dépôt pouvant se faire par voie électronique. Attention, la pièce à déposer a changé le 6 mai 2026. Le décret n° 2026-340 du 30 avril 2026 a réécrit l'article 52 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : ce sont désormais les statuts mis à jour qu'on dépose, et non plus l'acte de cession. Celui-ci ne revient au greffe qu'à titre de secours, si le gérant reste inerte huit jours après une mise en demeure.

Au barème de greffe en vigueur depuis le 1er mars 2026, cette formalité coûte 185,77 € TTC côté greffe. Le détail : 42,26 € HT d'émolument d'inscription modificative, 8,45 € de TVA et 5,90 € de droit affecté au registre national des entreprises. Puis 13,16 € TTC pour le dépôt de la pièce — 6,05 € HT, plus la TVA et un second droit RNE —, dû une seule fois quel que soit le nombre de pièces. S'y ajoutent 116 € d'insertion au BODACC, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, où la modification est publiée pour que les tiers puissent en prendre connaissance. Côté journal d'annonces légales, rien à prévoir : une cession de parts n'appelle pas d'insertion par elle-même. La dépense réapparaît si la même assemblée touche au capital ou à l'objet, à 136 € HT au barème 2026, soit 163,20 € TTC.

Et quand on ne retrouve plus l'acte ? Cela arrive souvent, sur des SCI familiales de vingt ou trente ans. Il faut alors reconstituer la chaîne : copie des statuts déposés au greffe, procès-verbaux d'assemblée mentionnant la répartition, notaire ayant instrumenté les actes. Tant qu'elle est trouée, la vente se bloque et la succession s'enlise. Le bon réflexe tient en une ligne : tenir un tableau des associés dès le premier jour et le mettre à jour à chaque mouvement. Nous en donnons un modèle rempli dans notre guide du tableau de suivi des parts et associés.


9. La part démembrée : qui vote, qui encaisse, combien elle vaut

Une part est dite démembrée quand deux personnes se partagent la propriété : l'usufruitier, qui perçoit les revenus, et le nu-propriétaire, qui détient la propriété dépouillée de ces revenus et récupérera la pleine propriété au décès de l'usufruitier.

La répartition du vote est réglée par le troisième alinéa de l'article 1844 du Code civil, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019. Trois règles, dans l'ordre :

  • Nu-propriétaire et usufruitier ont tous deux le droit de participer aux décisions collectives.
  • Le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, réservées à l'usufruitier.
  • Pour les autres décisions, les deux peuvent convenir que le vote sera exercé par l'usufruitier.

Le quatrième alinéa dit précisément à quoi les statuts peuvent déroger : à l'alinéa 2, celui de l'indivision, et à la seconde phrase de l'alinéa 3. On peut donc redistribuer le droit de vote entre usufruitier et nu-propriétaire. On ne peut jamais priver l'un des deux du droit de participer aux décisions : c'est la première phrase, et elle n'est pas dérogeable.

Côté valeur, l'usufruit et la nue-propriété se chiffrent au barème de l'article 669 du CGI, qui dépend uniquement de l'âge de l'usufruitier. Sur les 1 000 parts des Cèdres valant 184 000 € à l'an 5, si le parent donne la seule nue-propriété à son enfant :

Âge du donateur Usufruit Nue-propriété Valeur donnée Droits après abattement de 100 000 €
55 ans50 %50 %92 000 €0 €
65 ans40 %60 %110 400 €636 €
75 ans30 %70 %128 800 €3 954 €

Un détail absent du tableau, et que beaucoup de simulateurs oublient. Les émoluments du notaire ne se calculent pas sur la nue-propriété donnée, mais sur la valeur des parts en pleine propriété (article A444-67 du Code de commerce, tarif de la donation). Sur 184 000 € de pleine propriété, cela fait 2 800 € TTC, que le donateur ait 55 ou 75 ans. À 55 ans, c'est donc la totalité du coût de l'opération : les droits, eux, sont nuls.

Le calcul à 75 ans, pour qu'il n'y ait pas de doute : 128 800 € de nue-propriété, moins 100 000 € d'abattement, laissent 28 800 € taxables. Le barème en ligne directe donne alors 403,60 € sur la première tranche à 5 %, puis 403,70 € sur la tranche à 10 %. Viennent ensuite 573,45 € sur la tranche à 15 %, et 2 573,60 € sur les 12 868 € restants, taxés à 20 %. Total : 3 954 €. Sur ce dossier, vingt ans d'attente coûtent 3 954 € — la valeur des parts n'ayant même pas bougé dans le calcul. Le montage lui-même, ses conditions de validité et ses pièges sont traités dans notre guide du démembrement de parts de SCI.


10. Les cinq erreurs sur les parts de SCI, et ce qu'elles coûtent

Toutes chiffrées sur le même dossier, pour qu'on voie ce qu'elles coûtent réellement.

L'erreur Ce qu'elle coûte
Vendre ses parts à leur valeur nominale21 000 € offerts : 250 parts cédées à 100 € font 25 000 €, quand elles en valent 46 000 €. Et l'administration peut requalifier l'écart en donation déguisée, puisque le prix n'est qu'un plancher.
Négocier des parts sans regarder les comptes courants80 000 € d'écart entre deux associés à 50-50, comme Paul et Marie. Un acquéreur qui ignore le compte courant du cédant paie deux fois ou se fait doubler.
Répartir les parts hors du prorata des apports8 000 € de droits de succession en plus dix ans après, par consommation silencieuse de l'abattement de 100 000 €.
Céder sans agrément, ou sans l'acte de l'article 1865-1La cession est nulle. Il faut tout refaire, réenregistrer, et purger la période pendant laquelle l'acquéreur a voté sans être associé.
Ne rien prévoir dans les statuts sur la valorisationFaute de clause utilisable, c'est un expert de l'article 1843-4 du Code civil qui fixe la valeur du sortant. Sur le paquet à 46 000 €, une décote de minorité de 15 % retenue par cet expert coûte 6 900 €.

Un mot sur la dernière ligne, parce que l'article 1843-4 ne dit pas la même chose selon qui l'a appelé, et que presque aucun guide ne le relève. Quand c'est la loi qui y renvoie — refus d'agrément suivi d'un rachat (article 1862), retrait (article 1869), déconfiture d'un associé (article 1860) —, l'expert est tenu d'appliquer la méthode prévue par les statuts ou par une convention. Quand ce sont les statuts qui envoient à l'expert, cas d'une clause d'exclusion, il n'est tenu que par une convention liant les parties : les statuts, eux, ne s'imposent plus à lui.

Conséquence pratique sur la seule clause d'exclusion : écrire la méthode de valorisation dans les statuts ne suffit pas. Il faut soit la reprendre dans une convention signée des associés, soit rendre la valeur déterminable par elle-même. Sinon l'expert reprend la main, et les 6 900 € de décote reviennent avec lui.

Pour aller plus loin

Cession de parts de SCI La procédure complète, l'évaluation avec les trois décotes et leurs fourchettes, la jurisprudence, et le calcul de la plus-value à l'impôt sur le revenu comme à l'impôt sur les sociétés. Donation de parts de SCI Les abattements 2026, le barème des droits, les trois formes de donation et trois cas chiffrés menés jusqu'au montant final. Démembrement de parts de SCI Le montage de transmission en entier : fiscalité, IFI, décès de l'usufruitier, risque d'abus de droit, et l'arbitrage entre démembrer les parts ou le bien. Nantissement de parts de SCI Comment une banque prend des parts en garantie, ce qui se passe le jour du défaut de paiement, et le comparatif chiffré avec l'hypothèque et la caution. Rachat de parts par la SCI La réduction de capital étape par étape, le délai d'opposition des créanciers, le financement du rachat et la fiscalité du cédant. Clause d'agrément en SCI Qui est dispensé d'agrément et qui ne l'est pas, le délai de six mois, l'agrément réputé acquis, et comment rédiger la clause sans se piéger. Compte courant d'associé en SCI Alimentation, taux d'intérêt déductible, imposition, remboursement, abandon de créance et sort du compte au décès de l'associé. Capital social d'une SCI Quel montant choisir et pourquoi, les trois types d'apports, le capital variable, la libération, et l'arbitrage entre capital et compte courant. Sortir d'une SCI Les quatre voies de sortie comparées, le droit de retrait de l'article 1869, l'évaluation au moment de partir et la fiscalité de chaque option. Saisie de parts de SCI Ce qu'un créancier personnel peut réellement saisir, la procédure de vente forcée, le sort de l'agrément face au créancier et ce que rapportent des parts adjugées. Décès d'un associé de SCI L'agrément des héritiers, l'évaluation des parts pour la succession, le sort du compte courant du défunt et la sortie de l'indivision successorale. Tableau de suivi des parts et associés Le modèle rempli : tableau des associés, journal des mouvements, suivi du démembrement sans double comptage et contrôle du capital.

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FAQ

Questions fréquentes

Oui. La seule contrainte est arithmétique : nombre de parts × valeur nominale = capital social. 999 parts de 100 € donnent un capital de 99 900 €, c'est parfaitement régulier. En revanche, une part ne se coupe pas en deux. Quand plusieurs personnes en possèdent une ensemble, elles sont représentées par un mandataire unique, choisi parmi elles ou en dehors, et désigné en justice si elles ne s'entendent pas (article 1844, alinéa 2 du Code civil). Les statuts peuvent écarter cette règle : l'alinéa 4 le permet.
On ajuste le découpage du capital, jamais la règle du prorata. Avec 100 000 € de capital et trois associés à parts égales, 1 000 parts de 100 € donnent 334 / 333 / 333 : le premier associé pèse 0,1 point de plus que les deux autres. Un capital de 99 000 € divisé en 30 000 parts de 3,30 € donne exactement 10 000 parts à chacun, et l'égalité est parfaite. C'est le genre de détail qui décide d'une majorité serrée vingt ans plus tard.
Oui, une société civile immobilière peut avoir pour associé une personne morale : SARL, SAS, holding, autre SCI. Attention, la fiscalité change. La quote-part de résultat revenant à un associé soumis à l'impôt sur les sociétés est recalculée selon les règles de cet impôt (article 238 bis K du CGI). Et cela vaut même si la SCI, elle, reste à l'impôt sur le revenu.
Non. Le premier alinéa de l'article 1844 du Code civil pose que tout associé a le droit de participer aux décisions collectives, et ce droit ne se retire pas par une clause. Ce que les statuts peuvent faire, c'est moduler le poids des voix — par exemple une voix par associé au lieu d'une voix par part. Priver un associé du droit de participer expose la décision à l'annulation.
Il n'existe aucun seuil légal. L'article 1852 du Code civil renvoie aux statuts pour toutes les décisions qui excèdent les pouvoirs du gérant et, à défaut de clause, exige l'unanimité des associés. Détenir 51 % des parts ne sert donc à rien si les statuts sont muets : un associé à 1 % bloque tout. Une seule majorité est fixée par la loi, celle de la révocation du gérant, acquise avec plus de la moitié des parts sociales sauf clause statutaire contraire (article 1851). Les règles de majorité se décident le jour de la rédaction des statuts, jamais après.
Elles le sont dans les statuts, par tranches attribuées à chaque associé (parts 1 à 500, 501 à 1 000...). Cette numérotation n'a aucune valeur de titre de propriété, mais elle sert quand on cède une partie seulement de ses parts, ou quand certaines sont démembrées et d'autres non. La tenir à jour évite de compter deux fois les mêmes parts.
Non. L'absence, même répétée, ne fait perdre aucune part : elle fait seulement perdre l'influence sur les décisions, qui se prennent sans vous. On ne peut être privé de ses parts que dans quatre cas. Une clause statutaire d'exclusion régulièrement mise en œuvre, une saisie par un créancier, une cession que l'on a soi-même signée. Et la déconfiture, la faillite personnelle ou la liquidation judiciaire de l'associé : ses parts lui sont alors remboursées et il perd la qualité d'associé (article 1860 du Code civil).
Oui, rien n'impose de céder un lot minimum. Mais le coût de l'opération ne dépend pas du nombre de parts : l'acte obligatoire de l'article 1865-1 du Code civil, la procédure d'agrément et l'enregistrement sont les mêmes pour une part que pour mille. Sur une part valant 184 €, les frais d'acte dépassent largement la valeur cédée. Céder une part unique se fait pour une raison juridique, pas patrimoniale.
Oui, aucun texte ne l'interdit : l'associé de société civile n'a pas la qualité de commerçant. Ce sont ses représentants légaux qui exercent ses droits. Deux précautions : le mineur est tenu des dettes sociales comme les autres associés, à proportion de ses parts, et certains actes engageant son patrimoine relèvent de l'autorisation du juge (article 387-1 du Code civil). Faites vérifier le montage avant, pas après.
Les parts sont imposables à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des immeubles détenus par la société (articles 965 et suivants du CGI). On part donc de la valeur réelle des parts, puis on applique le ratio immobilier — et toutes les dettes de la SCI ne sont pas déductibles de cette assiette.
On ne déclare pas les parts, on déclare ce qu'elles rapportent. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la société dépose une déclaration 2072 et chaque associé reporte sa quote-part de résultat sur sa déclaration 2044. Dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, la société dépose sa liasse fiscale et l'associé ne déclare que les dividendes réellement versés. Les parts n'apparaissent en tant que telles que dans deux situations : la déclaration d'impôt sur la fortune immobilière, si votre patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 €, et l'année d'une cession, pour calculer la plus-value.
Zéro, mais pas moins : une part ne vaut jamais un montant négatif. En revanche, l'associé reste tenu des dettes de la société à proportion de ses parts (article 1857 du Code civil). Céder à 1 € des parts d'une SCI en perte ne libère donc pas des dettes déjà nées : le cédant peut rester poursuivi pour celles qui existaient avant son départ.
Oui, par incorporation de réserves ou par apports nouveaux : le nombre de parts ne bouge pas, leur nominal monte. C'est une modification des statuts, donc une décision collective, une mise à jour des statuts et une inscription modificative au greffe. Coût de la formalité au barème du 1er mars 2026, côté greffe : 185,77 € TTC. Le détail : 42,26 € HT d'émolument, 8,45 € de TVA, 5,90 € de droit affecté au registre national des entreprises, 13,16 € TTC de dépôt de la pièce et 116 € d'insertion au BODACC. S'agissant d'une modification du capital, il faut y ajouter l'annonce légale, à 136 € HT au barème 2026 : 163,20 € TTC, soit un total de 348,97 €. L'alternative est d'émettre des parts nouvelles, ce qui dilue les associés qui ne souscrivent pas.
Cela dépend du régime fiscal. Une SCI à l'impôt sur le revenu ne verse pas de dividendes : chaque associé est imposé sur sa quote-part de résultat, qu'elle lui soit versée ou non. Une SCI à l'impôt sur les sociétés, elle, distribue de vrais dividendes, imposés chez l'associé — avec des prélèvements sociaux à 18,6 % sur les sommes mises en paiement depuis le 1er janvier 2026, contre 17,2 % auparavant.
Elles disparaissent avec la société. Le liquidateur vend les biens, paie les dettes, rembourse les comptes courants d'associés puis les apports. Ce qui reste après tout cela est le boni de liquidation — le surplus — réparti entre les associés au prorata de leurs parts, sauf clause statutaire différente.
Sans limite. Il n'existe aucun titre de propriété des parts : les statuts et la suite des actes successifs sont la seule preuve que vous êtes associé et à quel prix vous êtes entré. Ce prix d'acquisition sert aussi à calculer la plus-value le jour où vous sortirez. Un acte perdu se paie deux fois : en preuve et en impôt.