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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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La réponse rapide : 30 secondes · Le guide complet : 28 min

Garantie de paiement des travaux : ce que votre SCI doit à l'entreprise (article 1799-1)

L'entreprise réclame une garantie avant d'ouvrir le chantier, ou menace de l'arrêter en cours de route. Elle est dans son droit. L'article 1799-1 du Code civil oblige le maître de l'ouvrage — celui qui commande les travaux et les paie, ici votre société civile immobilière (SCI) — à garantir le paiement de son entrepreneur au-delà de 12 000 € hors taxes. Trois voies, pas une : un crédit versé directement à l'entreprise, un cautionnement solidaire — l'engagement d'une banque ou d'un assureur agréé de payer à la place de la SCI —, ou une garantie déjà stipulée au marché. Aucune clause ne permet à l'entreprise d'y renoncer, et elle obtient l'engagement en quelques semaines devant le juge des référés, sous astreinte. Ce guide dit ce que ça coûte vraiment — 465 à 2 280 € sur les cas chiffrés ici — et ce que coûte le refus.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à partir des textes consolidés consultés le 3 septembre 2026 et des décisions vérifiées une à une. Si le chantier n'a pas démarré, lisez d'abord construire une maison en SCI : son chapitre 3 recense les garanties que la SCI reçoit. Cette page est le miroir, ce qu'elle doit. Pour une rénovation, partez plutôt des travaux déductibles en SCI.

La réponse en 30 secondes

Oui, c'est obligatoire — mais seulement au-delà de 12 000 € HT de sommes dues, marché par marché, acomptes de signature déduits. En dessous, l'entreprise ne peut rien exiger.

Trois voies : un crédit affecté exclusivement et en totalité au paiement de cette entreprise, un cautionnement solidaire d'un établissement agréé, ou une garantie déjà stipulée au marché (séquestre notarié, garantie à première demande). Votre prêt travaux versé sur le compte de la SCI n'est aucun des trois.

Une exception, et une seule : la SCI qui fait faire les travaux pour son propre compte, hors activité professionnelle en rapport avec ce marché — typiquement pour loger ses associés — échappe au cautionnement (alinéa 4). C'est à elle de le prouver, et une SCI qui rénove pour louer a déjà perdu sur ce terrain (section 7).

Si vous refusez : l'entreprise obtient la caution en référé, sous astreinte — de quelques centaines d'euros à 1 000 € par jour de retard sur les dossiers que nous voyons. Et si elle est en plus impayée de travaux déjà faits, elle peut arrêter le chantier quinze jours après une mise en demeure.

Ce que ça coûte : de l'ordre de 1 % l'an du montant garanti, plus des frais de dossier. Sur les cas chiffrés de cette page, entre 465 € et 2 280 €. Ajoutez le portage de la contre-garantie quand la banque en exige une : 1 861 € au cas n° 3, davantage que la commission elle-même. Un chantier arrêté trois mois coûte 12 960 € — notre cas n° 2, soit 5,7 fois la caution qui l'aurait évité.


1. Ce que l'article 1799-1 oblige vraiment la SCI à faire

Le texte tient en cinq alinéas et personne ne les lit jusqu'au bout. C'est dommage : la réponse à votre question se trouve dans leur articulation, pas dans le premier d'entre eux.

Les cinq alinéas, traduits

Alinéa Ce qu'il dit, en clair
1 — l'obligationLe maître de l'ouvrage d'un marché de travaux privé doit garantir à l'entrepreneur le paiement des sommes dues, dès que celles-ci dépassent un seuil fixé par décret en Conseil d'État.
2 — le crédit spécifiqueSi la SCI finance par un crédit dédié, la banque ne peut verser le prêt à une autre personne que celles du 3° de l'article 1779 — architectes, entrepreneurs, techniciens — tant qu'elles n'ont pas reçu l'intégralité de leur créance. Les versements se font sur l'ordre écrit et sous la responsabilité exclusive du maître d'ouvrage. Une garantie par le circuit de l'argent, pas par un acte.
3 — le cautionnementÀ défaut de crédit spécifique, ou en cas de crédit partiel, et sauf garantie déjà prévue au contrat, le paiement est garanti par un cautionnement solidaire. Et tant qu'aucune garantie n'est fournie et que l'entrepreneur demeure impayé de travaux exécutés, celui-ci peut suspendre le chantier après quinze jours de mise en demeure.
4 — l'exceptionL'alinéa 3 ne joue pas quand le maître d'ouvrage conclut le marché pour son propre compte et pour des besoins « ne ressortissant pas à une activité professionnelle en rapport avec ce marché ».
5 — les logements sociauxTout l'article est écarté pour les marchés d'un organisme mentionné à l'article L. 411-2 du Code de la construction et de l'habitation — les organismes d'habitations à loyer modéré — ou d'une société d'économie mixte, portant sur des logements locatifs aidés par l'État et réalisés par cet organisme ou cette société.

Trois mots de vocabulaire, parce qu'ils commandent la suite. Un marché de travaux privé est le contrat par lequel une entreprise s'engage à exécuter des travaux pour un client qui n'est pas une personne publique. Le texte renvoie au 3° de l'article 1779 du Code civil, qui vise « les architectes, entrepreneurs d'ouvrages et techniciens ». Le mot solidaire, accolé au cautionnement, n'est pas décoratif : il dispense l'entreprise de poursuivre la SCI avant d'appeler le garant — elle frappe directement à la porte de la banque. Et les quatre derniers mots de l'alinéa 4, « en rapport avec ce marché », sont presque toujours coupés dans les citations de seconde main : ils changent tout.

Trois conséquences, développées plus bas

De cette architecture découlent trois règles que le reste du guide déroule. L'exception ne neutralise qu'un alinéa, le troisième : le cautionnement tombe, mais la règle du crédit spécifique de l'alinéa 2 continue de s'appliquer (section 7). L'obligation naît à la signature du marché et ne s'éteint qu'au paiement intégral, pas à la réception (section 6). La suspension du chantier suppose deux conditions réunies, pas une seule (section 5). Cette dernière est l'une des rares cartes du maître d'ouvrage, et presque personne ne la joue.

À retenir

L'article ne dit nulle part qu'il est d'ordre public. C'est la Cour de cassation qui l'a jugé : « les dispositions de l'article 1799-1 du Code civil sont d'ordre public et [...] les parties ne peuvent y déroger par des conventions particulières » (Cass. 3e civ., 1er décembre 2004, n° 03-13.949, publié au bulletin, c'est-à-dire retenu par la Cour pour sa portée, et rendu contre une SCI). Une clause de renonciation glissée dans vos conditions générales de marché est donc privée d'effet : l'entreprise pourra réclamer la garantie malgré sa signature. La sanction exacte, clause réputée non écrite ou clause nulle, relève de l'appréciation du juge. Ce qui est certain, c'est que la clause ne vous protège pas.

Votre situation, ligne par ligne

Huit configurations couvrent la quasi-totalité des chantiers de SCI. Trouvez la vôtre, puis lisez la section correspondante.

Situation de la SCI Ce qu'elle doit Fondement
Marché de 12 000 € HT ou moins, acomptes de signature déduitsRienDécret n° 99-658, art. 1er
Marché au-dessus du seuil, financé par un crédit affecté exclusivement et en totalité au paiement de cette entrepriseRien de plus : la banque paie l'entreprise directementArt. 1799-1, al. 2
Marché au-dessus du seuil, prêt travaux versé sur le compte de la SCICautionnement solidaire, sur les sommes restant duesArt. 1799-1, al. 3
Marché au-dessus du seuil, financé partiellement par un crédit spécifiqueCautionnement sur la part non couverte par le créditArt. 1799-1, al. 3
Garantie équivalente déjà prévue au marché (séquestre notarié, garantie à première demande)Rien de plusAl. 3, « à défaut de garantie résultant d'une stipulation particulière »
SCI qui fait construire ou rénover pour son propre compte, hors activité professionnelle en rapport avec ce marchéLe cautionnement tombe — et avec lui le droit de suspendre le chantier, qui figure dans le même alinéa 3. La règle du crédit spécifique de l'alinéa 2 subsisteArt. 1799-1, al. 4
Travaux votés en assemblée générale de copropriétéRien : le maître d'ouvrage est le syndicat des copropriétairesLa SCI n'a signé aucun marché
Logements locatifs aidés par l'État réalisés par un organisme HLM ou une société d'économie mixteTout l'article est écartéArt. 1799-1, al. 5

Une précision sur la troisième ligne : le cautionnement porte sur les sommes restant dues, pas sur le prix total du marché. La Cour de cassation parle de « la garantie de paiement du solde dû sur le marché » (Cass. 3e civ., 5 décembre 2024, n° 23-10.727). Une entreprise déjà payée à 70 % n'obtiendra donc une caution que sur les 30 % restants.


2. Le seuil de 12 000 € HT : comment on le calcule vraiment

Le seuil ne figure pas dans le Code civil, qui renvoie à un décret en Conseil d'État. Ce décret existe : le décret n° 99-658 du 30 juillet 1999, toujours en vigueur au 3 septembre 2026, dans sa rédaction issue du décret n° 2014-1315 du 3 novembre 2014. Tout son dispositif tient dans un seul article, et cet article 1er fixe le seuil « hors taxes, à 79 000 F et, à compter du 1er janvier 2002, à 12 000 euros ». Le montant n'a pas bougé depuis vingt-quatre ans : il n'est pas indexé.

La même phrase donne l'assiette, et c'est là que tout se joue : « les sommes dues s'entendent du prix convenu au titre du marché, déduction faite des arrhes et acomptes versés lors de la conclusion de celui-ci ». Les arrhes, c'est-à-dire la somme versée à la signature que la SCI perdrait si elle renonçait au marché. Trois enseignements en découlent.

  • Le seuil s'apprécie marché par marché, pas chantier par chantier. Le texte dit le prix « au titre du marché », au singulier : un chantier éclaté en huit lots donne huit examens séparés.
  • Les acomptes versés à la signature sortent de l'assiette. Ils ne sont plus dus, donc plus à garantir. Un acompte de 30 % suffit souvent à faire passer un lot sous la barre, et le procédé est licite : c'est le décret lui-même qui déduit ces sommes. Soyez lucide sur le troc, cependant. Vous échangez une caution de quelques centaines d'euros contre 30 % du lot payés d'avance, à une entreprise que vous ne pourrez plus retenir si le chantier tourne mal.
  • Le calcul se fait hors taxes. La TVA n'entre pas dans la comparaison avec les 12 000 €, même si le cautionnement délivré portera, lui, sur des montants toutes taxes comprises.

Ne confondez pas les deux assiettes : l'erreur coûte le référé. Le seuil s'apprécie sur le prix convenu à la conclusion du marché, arrhes et acomptes de conclusion déduits, et une fois pour toutes. Les situations réglées en cours de chantier réduisent, elles, le montant à cautionner — la Cour de cassation parle de « la garantie de paiement du solde dû sur le marché » (Cass. 3e civ., 5 décembre 2024, n° 23-10.727). Mais elles ne font jamais repasser un marché sous les 12 000 €. Un marché de 100 000 € HT payé à 90 % reste un marché soumis au texte.

Cas n° 1 — Cinq lots, deux cautions

La SCI Les Ormes, à l'impôt sur les sociétés, rénove un immeuble d'habitation achevé depuis plus de deux ans, en cinq lots séparés : gros œuvre 48 000 € HT, couverture 22 500 €, menuiseries 15 800 €, électricité 9 400 €, peinture 6 200 €. Total : 101 900 € HT.

Électricité et peinture sont sous 12 000 € HT : rien à garantir. Le menuisier a encaissé un acompte de 30 % à la signature, soit 15 800 × 30 % = 4 740 €. Les sommes dues tombent à 15 800 − 4 740 = 11 060 € HT, sous le seuil : rien non plus.

Restent le gros œuvre et la couverture : 48 000 + 22 500 = 70 500 € HT à garantir, en deux cautionnements distincts.

Sur 101 900 € HT de chantier, la SCI garantit 70 500 €, soit 69 %. Le raisonnement « mon chantier dépasse 12 000 €, donc je garantis tout » lui aurait coûté trois cautions inutiles.

Un mot sur la tentation inverse. Découper artificiellement un marché en tranches de 11 900 € pour rester sous le seuil, avec la même entreprise et le même devis d'origine, expose à une requalification. Le juge regarde l'économie réelle du contrat, pas le nombre de feuilles de papier. Dans ce cas, ne faites pas ça. Faites le calcul du gain avant de prendre le risque : sur le lot de couverture du cas n° 1, 22 500 € HT soit 24 750 € TTC, une caution de huit mois coûte 24 750 × 1 % × 8/12 + 300 = 465 €. Vous risquez une condamnation en référé sous astreinte quotidienne pour économiser cela.


3. Voie n° 1 : le crédit spécifique, que votre prêt n'est probablement pas

Beaucoup de gérants se croient couverts parce qu'ils ont emprunté pour financer les travaux. Le texte est plus exigeant que ça, et le décret l'est encore davantage.

L'alinéa 2 interdit à la banque de verser le prêt « à une personne autre que celles mentionnées au 3° de l'article 1779 » — les architectes, entrepreneurs d'ouvrages et techniciens — tant que celles-ci n'ont pas reçu le paiement intégral de leur créance. Le décret de 1999 ajoute la définition qui tranche : le crédit doit être « destiné exclusivement et en totalité au paiement de travaux exécutés par l'entrepreneur ». Deux adverbes, et la quasi-totalité des prêts de SCI sortent du dispositif.

Un prêt travaux de 200 000 € versé sur le compte de la SCI ne remplit aucune des deux conditions. Cette somme paiera aussi l'architecte, la taxe d'aménagement et les intérêts prélevés par la banque pendant le chantier, et elle est versée à la SCI, pas à l'entrepreneur. L'alinéa 3 reprend donc ses droits — il subordonne précisément son obligation à l'absence de recours à un crédit spécifique, ce qui est un argument de texte avant d'être une construction jurisprudentielle. Une SCI qui n'offrait qu'un cautionnement partiel s'est ainsi vu imputer la rupture du marché. Les juges du fond avaient retenu que ces dispositions d'ordre public « pouvaient être mises en oeuvre à tout moment », et que « l'obligation du maître de l'ouvrage ne s'éteignait qu'à la fourniture de la garantie ou après entier paiement ». La Cour de cassation les a approuvés (Cass. 3e civ., 30 novembre 2010, n° 09-70.325, rejet ; arrêt inédit, c'est-à-dire non retenu par la Cour pour sa portée, à la différence d'un arrêt publié au bulletin).

Le financement partiel ne libère pas davantage : si un crédit spécifique couvre 60 % du marché, la caution reste due sur les 40 % restants. Demandez à votre banque si un déblocage direct entre les mains des entreprises est possible. Certaines le pratiquent sur les opérations de construction ; sur un simple prêt travaux, la réponse est presque toujours non. Voyez notre guide du crédit SCI et banques et financement de SCI.

Cas n° 2 — Le prêt qui ne garantit rien : 10 680 € perdus

La SCI Bellevue emprunte 200 000 € à 3,60 % pour un marché unique de 180 000 € HT, soit 198 000 € TTC. La TVA est à 10 %, le taux des travaux d'amélioration sur des logements achevés depuis plus de deux ans (art. 279-0 bis du Code général des impôts). Chantier prévu sur douze mois : sept situations mensuelles de 25 000 € HT, puis un solde de 5 000 € HT à la réception. La banque débloque sur le compte de la SCI : l'alinéa 2 n'est pas satisfait, le cautionnement reste dû. Le gérant estime que son prêt suffit et ne fournit rien.

Au sixième mois, cinq situations de travaux — les factures d'avancement mensuelles — de 25 000 € HT chacune ont été réglées, soit 137 500 € TTC. La sixième, de 27 500 € TTC, est échue et impayée. Solde dû : 198 000 − 137 500 = 60 500 € TTC. Les deux conditions de l'alinéa 3 sont réunies, la mise en demeure reste sans effet quinze jours, l'entreprise suspend.

Trois mois d'arrêt. Six logements à 620 € de loyer non perçus : 6 × 620 × 3 = 11 160 €. Intérêts qui courent à vide : 200 000 × 3,60 % × 3/12 = 1 800 €. Coût de l'arrêt : 12 960 €. Le cautionnement refusé, sur les douze mois du marché : 198 000 × 1 % + 300 = 2 280 €. Précision d'assiette, parce qu'elle se lit mal : ces 2 280 € sont le coût de la caution due dès la signature, quand la totalité du marché restait à payer. Demandée seulement au sixième mois, elle n'aurait porté que sur le solde de 60 500 € et coûté bien moins — ce qui rend le refus encore moins défendable.

Écart : 12 960 − 2 280 = 10 680 € perdus pour avoir économisé 2 280 €. Et la caution reste due au terme de la suspension.


4. Voie n° 2 : le cautionnement solidaire, qui le délivre et ce qu'il coûte

Quatre garants possibles, et pas un de plus

L'alinéa 3 énumère limitativement : un établissement de crédit, une société de financement, une entreprise d'assurance ou un organisme de garantie collective. Le décret y ajoute une condition géographique — siège ou succursale dans un État membre de la Communauté européenne, aujourd'hui l'Union européenne, ou dans un autre État de l'Espace économique européen — et deux règles que personne ne cite. La caution « est tenue sur les seules justifications présentées par l'entrepreneur » que sa créance est certaine, liquide et exigible et que le maître d'ouvrage est défaillant. En clair : une créance établie dans son principe, chiffrée et déjà échue — la banque ne paie pas sur simple appel téléphonique. Et la mise en demeure préalable à la suspension se fait par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.

La conséquence est brutale pour qui cherche une solution maison : ni l'engagement personnel du gérant, ni celui d'un associé fortuné, ni une lettre d'intention ne remplissent la condition. Rien à voir avec la caution personnelle donnée à la banque : là, une personne physique garantit la société ; ici, un établissement agréé garantit l'entreprise.

Voie n° 3 : la garantie conventionnelle déjà prévue au marché

L'alinéa 3 ne joue qu'« à défaut de garantie résultant d'une stipulation particulière ». Si le marché prévoit déjà une garantie réelle au profit de l'entreprise, aucun cautionnement supplémentaire n'est dû. Deux formes reviennent. Une somme séquestrée chez le notaire, c'est-à-dire bloquée entre ses mains jusqu'au paiement de l'entreprise. Ou une garantie autonome à première demande : l'engagement d'une banque de payer l'entreprise sur sa seule demande écrite, sans pouvoir discuter le fond du litige. C'est la voie à négocier quand la banque traîne. Elle suppose une clause rédigée, pas une promesse de payer à trente jours.

Le prix, et la contre-garantie

Le dossier passe par le service des engagements, distinct de celui du crédit : comptez deux à six semaines. La banque exige le plus souvent une contre-garantie, le nantissement d'un compte à terme — un compte bloqué à son profit pour le montant cautionné. Ce n'est pas un coût, c'est de la trésorerie immobilisée pendant tout le chantier, à prévoir dans le plan de trésorerie.

Sur le prix, aucun texte, aucun tarif réglementé. Ce qui suit est une hypothèse de marché observée sur des dossiers de SCI patrimoniales, pas une norme : de l'ordre de 1 % l'an du montant cautionné, au prorata de la durée du chantier, plus 200 à 400 € de dossier. Le taux se négocie, surtout quand la contre-garantie est du cash bloqué.

Cas n° 3 — Ce que coûtent réellement les deux cautions du cas n° 1

Reprenons la SCI Les Ormes et ses 70 500 € HT à garantir. À 10 % de TVA, les sommes réellement dues aux deux entreprises font 70 500 × 1,10 = 77 550 € TTC. C'est sur ce montant que la banque calcule.

Hypothèse : 1 % l'an, chantier de 8 mois, 300 € de dossier par acte — la banque émet un cautionnement par bénéficiaire, donc deux ici. Commission annuelle : 77 550 × 1 % = 775,50 €. Au prorata : 775,50 × 8/12 = 517,00 €. Frais de dossier : 2 × 300 = 600 €. Total : 517,00 + 600 = 1 117,00 €, soit 1,58 % des 70 500 € HT garantis et 1,10 % du chantier complet.

Ajoutez la contre-garantie, puisque c'est elle qui décide. Si la banque exige le nantissement d'un compte à terme de 77 550 € pendant les huit mois du chantier, la SCI immobilise cette somme au lieu de l'employer ailleurs. Valorisée au coût du crédit qu'elle remplace, 3,60 % l'an comme au cas n° 2 : 77 550 × 3,60 % × 8/12 = 1 861 €.

Coût complet de la garantie : 1 117 + 1 861 = 2 978 €, dont 62 % n'apparaissent sur aucune facture bancaire. Sur une SCI qui finance en fonds propres, c'est le vrai sujet de la négociation.


5. Ce que l'entreprise peut faire si la SCI ne fournit rien

La suspension : deux conditions, pas une

C'est la menace la plus brandie et la plus mal comprise. L'alinéa 3 permet à l'entrepreneur de « surseoir à l'exécution du contrat » — d'arrêter le chantier — après une mise en demeure restée sans effet pendant quinze jours. Mais il pose deux conditions à réunir ensemble : qu'aucune garantie n'ait été fournie, et que l'entrepreneur demeure impayé de travaux déjà exécutés.

Une entreprise dont toutes les situations sont réglées ne remplit que la première. Si elle arrête quand même, elle sort du texte et commet un abandon de chantier, que la SCI traite sur le terrain contractuel : mise en demeure de reprendre, constat pour figer l'avancement, puis résiliation à ses torts. Le délai de quinze jours, lui, est légal. Ni l'article 1799-1 ni le décret ne disent d'où il court. L'exigence d'un avis de réception commande de le compter depuis la réception de la lettre, et c'est la lecture que nous retenons : comptez large si la date est serrée.

La vraie voie : le référé sous astreinte

Dans les faits, l'entreprise avisée n'arrête pas le chantier — elle assigne. Le fondement est l'article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile : « dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable », le juge peut « ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire ». Fournir une caution est exactement cela, une obligation de faire. Et la Cour de cassation juge que l'obligation de l'article 1799-1 n'est pas sérieusement contestable en référé (Cass. 3e civ., 18 mai 2017, n° 16-16.795, publié). Une précision si vous ouvrez cet arrêt : il vise l'article 809, alinéa 2, l'ancien texte du référé devant le tribunal de grande instance, devenu l'article 835, alinéa 2, avec le décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019. Le juge n'examine donc pas le fond du litige sur la qualité des travaux.

Une précision que peu de pages font, et qui vaut d'être dite : les ordonnances de référé des tribunaux judiciaires ne sont pas publiées dans les bases ouvertes. Nous ne citerons donc pas de numéro de rôle que vous ne pourriez pas vérifier. Et pour la même raison, nous n'adosserons pas l'ordre de grandeur des astreintes à une décision : nous n'en avons trouvé aucune, publiée, qui en chiffre une sur ce fondement. Sur les dossiers que nous voyons, elles vont de quelques centaines d'euros à 1 000 € par jour, souvent plafonnées sur trois à quatre mois. Traitez ce chiffre comme l'hypothèse de marché du coût de la caution, plus haut : une observation assumée, pas une donnée sourcée.

Faites l'arithmétique sur le haut de cette fourchette. Une SCI qui doit un cautionnement de 135 000 € TTC et qui laisse courir mille euros par jour pendant trois mois s'expose à un plafond de 90 000 € — 1 000 × 90 jours. La caution, elle, aurait coûté sur un an 135 000 × 1 % + 300 = 1 650 €. Le rapport est de 1 à 55, et aucun arbitrage de trésorerie ne résiste à ce chiffre-là.

Le rebond sur les associés

Le pire scénario ne s'arrête pas à la société. L'entreprise obtient ensuite au fond la condamnation au paiement du solde, et se heurte à une SCI sans trésorerie. L'article 1857 du Code civil ouvre alors la porte : les associés répondent des dettes sociales au-delà de leur apport et sur leur patrimoine personnel, mais à proportion de leur part dans le capital. L'article 1858 impose au créancier d'avoir d'abord poursuivi « préalablement et vainement » la société.

Cas n° 4 — La dette qui remonte jusqu'aux associés

Une SCI est condamnée à fournir un cautionnement de 132 000 € TTC, égal au solde du marché. Elle ne le fournit pas. L'entreprise l'assigne au fond, obtient la condamnation au paiement, fait saisir et se heurte à un compte vide.

Les poursuites contre la société ayant été préalables et vaines, l'entreprise se retourne vers les deux associés, qui détiennent 60 % et 40 % du capital. Chacun doit sa quote-part — sa part du capital, ni plus ni moins — sans solidarité entre eux.

Associé A : 132 000 × 60 % = 79 200 €. Associé B : 132 000 × 40 % = 52 800 €. Somme : 132 000 €. Et si l'associé B est insolvable, l'entreprise ne peut pas réclamer sa part à l'associé A : la responsabilité est indéfinie, elle n'est pas solidaire.

Le cautionnement est le dernier écran entre un litige de chantier et le patrimoine personnel des associés. Le mécanisme complet est détaillé dans la responsabilité des associés sur les dettes.


6. Après la réception, après la résiliation, malgré la contestation

Quatre réflexes défensifs reviennent chez les gérants, et la Cour de cassation les a écartés l'un après l'autre. Les voici tels qu'ils se formulent au téléphone, avec l'arrêt qui les enterre.

  • « Les travaux sont réceptionnés, la garantie n'a plus d'objet. » Non. Le cautionnement reste exigible malgré la réception, tant que le contrat n'est pas intégralement exécuté — c'est-à-dire tant que l'entreprise n'a pas été payée (Cass. 3e civ., 24 avril 2003, n° 01-13.439, publié au bulletin, rendu dans une affaire où le maître d'ouvrage était déjà une SCI).
  • « Le chantier est terminé, l'entreprise a laissé passer le moment de la demander. » Non. Elle « peut être sollicitée à tout moment, même après la réalisation des travaux », par l'entrepreneur qui n'a pas été payé (Cass. 3e civ., 15 septembre 2016, n° 15-19.648, publié au bulletin). L'obligation naît de la conclusion du marché et ne s'éteint qu'au paiement intégral.
  • « J'ai résilié le marché, tout est éteint. » Non. La garantie « peut être sollicitée à tout moment, même après la résiliation du marché dès lors que le montant des travaux n'a pas été intégralement réglé » (Cass. 3e civ., 18 mai 2017, n° 16-16.795, publié au bulletin).
  • « Les travaux sont mal faits, je vais me faire payer une indemnité, je compenserai. » Non. La possibilité d'une compensation future avec une créance du maître de l'ouvrage, même certaine en son principe, ne le dispense pas de fournir la garantie du solde dû (Cass. 3e civ., 11 mai 2010, n° 09-14.558, publié au bulletin ; puis 17 juin 2015, n° 14-17.897, inédit). La formule a été reprise récemment (Cass. 3e civ., 5 décembre 2024, n° 23-10.727, inédit).

La conclusion tient en une phrase : contester la qualité des travaux, même avec un rapport d'expert, ne dispense pas de fournir la caution. Le juge des référés impose la garantie, le juge du fond tranchera plus tard sur les malfaçons. Pour ce second versant, voyez la garantie décennale et l'assurance dommages-ouvrage.


7. L'exception de l'alinéa 4 : la seule porte de sortie, et elle est factuelle

C'est la section la plus délicate de ce guide. Une règle y est fixée et un arrêt publié la porte ; le reste est une question de fait, que beaucoup de pages en ligne tranchent alors qu'elle ne l'est pas.

Ce que l'exception fait exactement

L'alinéa 4 écarte « les dispositions de l'alinéa précédent » lorsque le maître d'ouvrage conclut un marché pour son propre compte et pour la satisfaction de besoins ne ressortissant pas à une activité professionnelle en rapport avec ce marché. Les deux conditions sont cumulatives, et l'exception ne dépend pas de la forme juridique : le texte ne dit pas « le particulier », il décrit une situation.

Reste à savoir ce qu'elle emporte, et la réponse est moins simple qu'il n'y paraît. L'alinéa 3 contient deux choses : le cautionnement, et le droit de l'entrepreneur de surseoir à l'exécution du contrat. Les deux tombent ensemble — l'entreprise ne peut donc pas davantage arrêter le chantier sur ce fondement. La règle du crédit spécifique de l'alinéa 2, elle, survit intacte. Ce que devient l'obligation générale de l'alinéa 1, privée de son mode d'exécution, n'est tranché par aucune décision publiée. Nous ne le tranchons pas non plus.

La règle que presque personne ne cite : c'est à vous de prouver

Il existe sur ce point un arrêt publié au bulletin, rendu contre une SCI, et il est rarement mentionné. La Cour de cassation y pose une règle de charge de la preuve. Le maître d'ouvrage qui prétend échapper au cautionnement doit l'établir lui-même. Il lui faut prouver que le marché a pour objet « des besoins ne ressortissant pas à son activité professionnelle » (Cass. 3e civ., 24 avril 2003, n° 01-13.439, Bull. 2003 III n° 81).

Le doute profite donc à l'entreprise, pas à la SCI — et dans cette affaire, la SCI a perdu. Les juges avaient relevé qu'elle était immatriculée, dotée d'un capital de deux millions de francs, qu'elle avait conclu un marché de rénovation et qu'elle invoquait un lourd préjudice locatif. Ils en ont déduit le caractère spéculatif de l'opération, et la Cour de cassation a approuvé. Traduction pour un gérant de 2026 : une SCI qui rénove pour louer part avec un lourd handicap sur ce terrain.

La décision inverse, et ce qu'elle vaut

À l'opposé, une cour d'appel a dispensé une SCI de garantie sur ce même fondement : CA Poitiers, 1re chambre civile, 14 mai 2024, n° 22/01837, SARL Ferjoux Christian et Fils contre SCI Berydix. L'espèce : la SCI faisait construire la maison qu'allaient habiter ses associés, et la totalité de l'ouvrage n'avait pas été confiée à l'entreprise demanderesse.

Trois réserves, et elles pèsent. C'est une décision de cour d'appel, qui ne lie personne. Elle ne motive pas l'application de l'alinéa 4 : la cour se borne à écrire que « par application de l'alinéa 4 précité, la sci Berydix n'était pas tenue de fournir une garantie à société Ferjoux ». Et elle ajoute, au surplus, que l'entreprise avait entrepris les travaux « sans solliciter cette garantie » — un motif que la Cour de cassation a précisément écarté (3e civ., 15 septembre 2016, n° 15-19.648, publié). Un mot enfin si vous voulez la lire : cet arrêt ne figure pas dans le fonds ouvert de Légifrance, il se consulte sur les bases de jurisprudence des cours d'appel.

Ce que nous savons, et ce que nous ne savons pas

Acquis : la charge de la preuve pèse sur la SCI, et une opération de rénovation destinée à la location a déjà été jugée professionnelle au sens de l'alinéa 4, par un arrêt publié.

Non acquis : aucune décision publiée de la Cour de cassation ne juge qu'une SCI qui loue son bien est, par cela seul et sans autre indice, exclue de l'exception. L'arrêt de 2003 approuve une appréciation de fait fondée sur un faisceau d'indices ; il ne pose aucun automatisme lié à la forme sociale.

Nous ne trancherons donc pas ce qui n'est pas tranché. Ce qui suit est une grille de lecture, à manier en sachant que c'est à vous de convaincre le juge, et non à l'entreprise de vous contredire.

La grille : quatre indices, jamais la forme sociale

  • La destination du marché. Loge-t-il les associés, ou produit-il un bien à louer ou à vendre ?
  • L'usage du bien achevé. Résidence des associés, location nue, location meublée, exploitation commerciale.
  • La qualité de l'occupant. Un associé, un membre de sa famille, un locataire tiers.
  • L'activité réellement exercée, et non celle que décrit l'objet social. Une SCI dont l'objet mentionne la location mais qui n'a jamais loué n'est pas dans la position d'une SCI qui encaisse des loyers depuis dix ans.

Ce que la grille ne contient pas : la forme sociale. « C'est une SCI, donc l'exception ne joue jamais » est aussi faux que « c'est une SCI familiale, donc elle est dispensée ». Mais gardez l'arrêt de 2003 en tête à chaque ligne : ces indices, c'est vous qui devez les réunir et les documenter. Un procès-verbal d'assemblée disant que les travaux sont destinés au logement des associés, un bail inexistant, une absence de recettes : cela se prépare avant le chantier, pas devant le juge des référés.

Cas n° 5 — La SCI familiale dans l'exception, et le jour où elle en sort

Une SCI familiale à l'impôt sur le revenu détient un seul bien : la maison qu'occupent ses deux associés. Elle confie une maçonnerie de 96 000 € HT, bien au-dessus du seuil. Le marché sert à loger les associés : la solution retenue par la cour d'appel de Poitiers dans une espèce comparable, une SCI faisant construire la maison de ses associés, conduit à écarter le cautionnement. L'alinéa 2 survit toutefois — un crédit spécifique devrait être versé directement à l'entreprise.

Trois ans plus tard, les associés déménagent et la SCI loue la maison 1 450 € par mois. Elle lance un ravalement de 34 000 € HT, soit 37 400 € TTC à 10 % de TVA. Le marché sert désormais une activité de location : l'exception ne joue plus.

Coût sur un chantier de 9 mois : 37 400 × 1 % × 9/12 = 280,50 €, plus 300 € de dossier, soit 580,50 €. Rapporté au marché de 34 000 € HT : 1,71 %.

Même société, mêmes associés, même immeuble : la destination du marché a changé, et l'obligation avec elle. Douze jours de loyer suffisent à la payer : 580,50 / 1 450 × 30 = 12,0 jours.


8. Ce que cette garantie n'est pas : cinq confusions à lever

Cinq mécanismes portent des noms voisins et jouent dans des sens opposés ; les confondre fait perdre du temps, et parfois de l'argent.

Ce n'est pas la retenue de garantie de 5 %. Celle-là protège la SCI contre les malfaçons, mais pas en lui laissant l'argent. Le mécanisme est celui de la loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 : 5 % au plus des acomptes, consignés entre les mains d'un tiers consignataire, ou remplacés par une caution personnelle et solidaire fournie par l'entreprise. Ces sommes sont libérées un an après la réception, sauf opposition motivée notifiée par lettre recommandée. La 1799-1 protège l'entreprise contre l'impayé : sens inverse, bénéficiaire inverse. Retenue chiffrée dans notre guide de la décennale.

Ce n'est pas la dommages-ouvrage. Celle-là est une assurance souscrite par la SCI pour se faire préfinancer la réparation des désordres : une prime, un assureur, un sinistre. Ici, aucune assurance, un engagement de payer (l'obligation de dommages-ouvrage).

Ce n'est pas la caution due au sous-traitant. Le sous-traitant relève de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975, avec son agrément et son action directe — le droit de réclamer son dû au maître d'ouvrage lui-même. Sa propre garantie de paiement lui est due par l'entrepreneur principal, pas par vous. Le cautionnement de l'alinéa 3 est dû à l'entreprise avec qui la SCI a signé, à personne d'autre. Une réserve à connaître. Le deuxième alinéa de l'article 1799-1, celui du crédit spécifique, est rendu applicable au sous-traitant par la loi de 1975 elle-même (art. 12, dernier alinéa). Mais au seul sous-traitant « qui remplit les conditions édictées au présent article » : accepté, et ses conditions de paiement agréées. C'est une extension voulue par le législateur, pas une conséquence du champ propre de l'alinéa 2. Le volet fiscal de cette relation — qui déclare la TVA quand un sous-traitant intervient — est traité dans l'autoliquidation de la TVA sur les travaux.

Ce n'est pas la caution personnelle de l'associé. Homonymie pure : celle-là engage une personne physique envers la banque pour garantir le prêt de la SCI (jusqu'où êtes-vous engagé). Ici, un établissement agréé s'engage envers l'entreprise.

Ce n'est pas votre affaire en copropriété. Les travaux votés en assemblée sont conclus par le syndicat des copropriétaires : c'est lui le maître d'ouvrage. Votre SCI paie des appels de fonds (travaux de copropriété en SCI), et redevient maître d'ouvrage dans son propre lot.

Deux cas voisins. En vente en l'état futur d'achèvement, la SCI achète un immeuble à construire : pas maître d'ouvrage, rien à garantir. Une société civile de construction-vente doit la garantie, et l'exception de l'alinéa 4 lui est fermée. Non parce qu'elle n'agirait pas pour son propre compte : elle est bien maître d'ouvrage de sa propre opération. Mais parce que la seconde condition manque — construire pour vendre est précisément l'activité professionnelle en rapport avec ce marché.


9. Écriture comptable et sort fiscal de la commission

Où passe la dépense

La commission de cautionnement rémunère un service bancaire rendu à la société, non un élément du coût de construction. Elle se comptabilise en charge de l'exercice, au compte 627 « Services bancaires et assimilés ». Le raisonnement : ce n'est pas un coût directement attribuable à la mise en état d'utilisation de l'immeuble, contrairement aux honoraires de maîtrise d'œuvre ou aux frais de raccordement. C'est la position que nous appliquons, à confirmer avec votre conseil si la commission pèse lourd. Le partage entre charge et actif est traité poste par poste dans charge ou immobilisation, ses suites dans l'amortissement d'une SCI à l'impôt sur les sociétés.

Déductible à l'impôt sur les sociétés, incertain à l'impôt sur le revenu

À l'impôt sur les sociétés (IS), la réponse est simple : charge engagée dans l'intérêt de la société, donc déductible au titre de l'article 39, 1 du Code général des impôts (CGI). Rien à justifier au-delà de la facture bancaire.

Ce que cela rapporte, sur le cas n° 3. La commission de 1 117 € passe en charge de l'exercice et réduit le résultat imposable d'autant. Au taux normal de 25 %, l'économie d'impôt est de 1 117 × 25 % = 279 € : le coût net de la garantie tombe à 838 €. Au taux réduit de 15 %, applicable sous conditions aux 42 500 premiers euros de bénéfice, l'économie n'est que de 168 € et le coût net remonte à 949 €. Autrement dit, la caution du cas n° 3 coûte à la SCI moins d'un mois de loyer d'un seul logement.

À l'impôt sur le revenu (IR), la question est ouverte, et nous préférons le dire. Les charges déductibles des revenus fonciers sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI : ce qui n'y figure pas n'est pas déductible, même si la dépense est réelle. La doctrine administrative — les commentaires que l'administration fiscale publie et qui l'engagent — range bien les « sommes versées à un organisme de cautionnement » parmi les frais d'emprunt déductibles (BOI-RFPI-BASE-20-80, § 190, publié le 1er septembre 2017). Mais cette rubrique suppose un emprunt, alors qu'une caution donnée à un entrepreneur n'en garantit aucun.

Deux lectures restent possibles : rattacher la commission aux frais de gestion, ou considérer qu'elle n'entre dans aucune catégorie de l'article 31. Nous n'avons trouvé aucune doctrine tranchant le point au 3 septembre 2026. Sur quelques centaines d'euros, l'enjeu est faible ; au-delà, faites arbitrer et documentez la position retenue (voyez les charges déductibles d'une SCI et SCI à l'IS ou à l'IR).

Un point pour finir : l'article 1799-1 n'a aucun effet sur la TVA du chantier ni sur la déductibilité des travaux. Fournir ou non la caution ne change rien au sort fiscal de la dépense.

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Un chantier, c'est vingt écritures et trois arbitrages

  • Chaque facture de chantier ventilée en charge ou en immobilisation
  • Commissions bancaires et frais de garantie affectés au bon compte
  • Amortissement par composants calculé sur le coût de construction retenu
  • Déclaration annuelle de la SCI préparée et télétransmise

10. Sept erreurs qui coûtent cher

Le réflexe, pourquoi il est faux, ce qu'il faut faire à la place.

Le réflexe Pourquoi c'est faux Quoi faire
Faire signer une renonciation à l'entrepriseLe texte est d'ordre public : la clause est privée d'effet. Vous n'avez rien gagné et vous avez semé la méfiance.Négocier une garantie conventionnelle, licite et moins chère.
Croire que le prêt travaux suffitLe crédit doit être affecté exclusivement et en totalité aux travaux de cet entrepreneur, et versé entre ses mains. Cas n° 2 : 10 680 € perdus.Fournir le cautionnement, ou obtenir de la banque un déblocage direct.
Calculer le seuil sur le total du chantierOn raisonne marché par marché, acomptes de conclusion déduits. Cas n° 1 : 101 900 € HT de chantier, 70 500 € à garantir.Reprendre chaque devis séparément avant de commander une caution.
Attendre l'assignation pour bougerLa banque met deux à six semaines ; le juge accorde quinze jours à un mois. Vous paierez l'astreinte avant d'obtenir l'acte.Ouvrir le dossier bancaire dès la mise en demeure.
Bloquer la caution pour faire pression sur des malfaçonsLes deux débats sont séparés : vous paierez l'astreinte et fournirez quand même l'acte.Fournir la caution, et demander une expertise sur les désordres.
Découper le marché en tranches sous le seuilLe juge regarde l'économie réelle du contrat. Gain espéré en centaines d'euros, risque en dizaines de milliers.Garder un vrai découpage en lots, justifié par des corps de métier distincts.
Oublier la ligne au plan de financementLa commission est modeste, la contre-garantie ne l'est pas : un compte à terme nanti de 77 550 € gèle la trésorerie tout le chantier, soit 1 861 € de portage au cas n° 3.Inscrire caution et nantissement au plan de financement, avant l'ouverture.

Sur ce dernier point, si la trésorerie manque au moment de nantir, l'argent entre dans l'urgence par compte courant d'associé — c'est-à-dire par un prêt qu'un associé consent à sa société et qu'elle lui remboursera, avec les formalités que cela suppose.

Notre position, sur ce type de dossier

Quand une entreprise demande la garantie avant d'ouvrir le chantier, fournissez-la. Sur les cas chiffrés de cette page, elle coûte entre 465 € et 2 280 €, contre 12 960 € pour trois mois d'arrêt et une astreinte quotidienne qui, sur les dossiers que nous voyons, atteint 1 000 € par jour. Le seul débat qui vaut la peine d'être mené, c'est celui du montant — la caution ne porte que sur les sommes restant dues, marché par marché — et celui de la contre-garantie exigée par la banque. Le refus de principe, lui, ne rapporte jamais.


11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée vient des textes ci-dessous, consultés au 3 septembre 2026. Si un chiffre lu ailleurs diffère, c'est le texte qui tranche — pas l'article de blog, ni celui-ci.

  • Article 1799-1 du Code civil, en vigueur depuis le 1er janvier 2014 (ordonnance n° 2013-544 du 27 juin 2013) — les cinq alinéas de la garantie.
  • Article 1779 du Code civil — le 3° vise « les architectes, entrepreneurs d'ouvrages et techniciens ».
  • Décret n° 99-658 du 30 juillet 1999, article 1er — seuil de 12 000 € HT, assiette, définition du crédit spécifique, qualité des garants, mise en demeure par lettre recommandée.
  • Ordre public : Cass. 3e civ., 1er décembre 2004, n° 03-13.949, Bull. 2004 III n° 220. Cassation partielle au visa de l'article 1799-1 du Code civil, ensemble l'article 6 du même code. La formule : « les dispositions de l'article 1799-1 du Code civil sont d'ordre public et [...] les parties ne peuvent y déroger par des conventions particulières ». Le maître d'ouvrage y était déjà une SCI.
  • Charge de la preuve de l'exception de l'alinéa 4 : Cass. 3e civ., 24 avril 2003, n° 01-13.439, Bull. 2003 III n° 81 — il appartient au maître de l'ouvrage d'établir que le marché satisfait des besoins ne ressortissant pas à son activité professionnelle.
  • Garantie due malgré la réception, la résiliation ou une compensation à venir : Cass. 3e civ., 24 avril 2003, n° 01-13.439, publié ; 11 mai 2010, n° 09-14.558, publié ; 17 juin 2015, n° 14-17.897, inédit ; 15 septembre 2016, n° 15-19.648, publié ; 18 mai 2017, n° 16-16.795, publié ; 5 décembre 2024, n° 23-10.727, inédit.
  • Articulation des alinéas 2 et 3 : Cass. 3e civ., 30 novembre 2010, n° 09-70.325, inédit, rejet — rendu contre une SCI maître d'ouvrage.
  • Alinéa 2 et sous-traitant : loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975, article 12, dernier alinéa — « les dispositions du deuxième alinéa de l'article 1799-1 du code civil sont applicables au sous-traitant qui remplit les conditions édictées au présent article ». Application : CA Saint-Denis de La Réunion, 22 juillet 2022, n° 20/01725, qui rappelle ce texte puis déboute le sous-traitant, intervenu sur le chantier avant son agrément.
  • Décision du fond : CA Poitiers, 1re ch. civ., 14 mai 2024, n° 22/01837, SARL Ferjoux Christian et Fils c/ SCI Berydix — SCI dispensée par l'alinéa 4, sans motivation de fait sur ce point. Cet arrêt ne figure pas dans le fonds ouvert de Légifrance ; il se consulte sur les bases de jurisprudence des cours d'appel.
  • Ce que nous ne citons pas : aucune ordonnance de référé de tribunal judiciaire, et aucune décision à l'appui de l'ordre de grandeur des astreintes. Ces décisions ne sont pas publiées dans les bases ouvertes, et un numéro de rôle que vous ne pouvez pas consulter ne prouve rien.
  • BOI-RFPI-BASE-20-80, § 190, publié le 1er septembre 2017 — frais d'emprunt déductibles et sommes versées à un organisme de cautionnement.
  • Loi n° 71-584 du 16 juillet 1971, articles 1er et 2 — retenue de garantie de 5 %, consignation, substitution par une caution personnelle et solidaire, libération un an après la réception sauf opposition motivée.
  • Articles 31, 39, 1 et 279-0 bis du CGI ; articles 1857 et 1858 du Code civil ; articles L. 261-10 et L. 261-10-1 du Code de la construction et de l'habitation, pour le champ de la garantie financière d'achèvement.
  • Article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile. Il a repris l'article 809, alinéa 2, visé par les arrêts de 2010 et 2017, avec le décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019. Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 sur la sous-traitance. Article L. 411-2 du Code de la construction et de l'habitation, visé par l'alinéa 5.

Pour aller plus loin sur les travaux en société civile immobilière

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon l'étape où vous en êtes.

Monter et sécuriser le chantier

Financer

Comptabiliser et déduire

Cas particuliers et risques


12. FAQ — 16 questions sur la garantie de paiement

Seize questions telles qu'elles se posent au téléphone, avec des réponses à jour au 3 septembre 2026. Chantier terminé, clause de renonciation, une caution ou plusieurs, avenants, caution du gérant, séquestre, suspension malgré un paiement à jour. Puis seuil hors taxes ou toutes taxes, délais bancaires, architecte, sous-traitant, VEFA, copropriété, déductibilité, responsabilité personnelle du gérant, société civile de construction-vente. Elles se déplient juste en dessous.

FAQ

Garantie de paiement des travaux : les 16 questions les plus posées

Oui, et c'est jugé (Cass. 3e civ., 15 septembre 2016, n° 15-19.648, publié au bulletin). Ce qui surprend, à ce stade, c'est ce que devient la garantie. Elle ne porte plus sur le prix du marché mais sur le seul solde impayé, et elle ne sécurise plus rien : elle prépare le recouvrement. L'entreprise obtient l'ordre de fournir un cautionnement, puis appelle le garant si le solde reste dû. Autant dire que, chantier fini, fournir la caution ou régler la facture revient à peu près au même — et régler coûte moins cher, puisque la commission bancaire s'ajoute à une dette que vous devrez payer de toute façon.
Non, elle ne vaut rien : ces dispositions sont d'ordre public (Cass. 3e civ., 1er décembre 2004, n° 03-13.949, publié au bulletin). Le vrai coût de cette clause est ailleurs. Vous ouvrez le chantier en ayant demandé à l'entreprise de renoncer à une protection légale, elle l'apprend le jour où son avocat relit le marché, et la discussion sur le solde démarre avec ce passif. Si la caution vous gêne, négociez la garantie prévue au marché plutôt qu'une renonciation : celle-là est licite, et elle éteint vraiment l'obligation.
Une par marché qui dépasse le seuil. L'obligation naît de chaque contrat pris isolément, et le décret du 30 juillet 1999 raisonne sur « le prix convenu au titre du marché ». Un chantier confié à cinq entreprises différentes peut donc appeler deux cautionnements, cinq, ou aucun. La banque délivre en pratique un acte de cautionnement par bénéficiaire, ce qui multiplie les frais de dossier : c'est un argument pour regrouper les lots chez un entrepreneur général plutôt que de les éclater.
Le décret vise « le prix convenu au titre du marché ». Un avenant qui modifie le prix du même contrat s'y intègre : un marché de 9 000 € HT porté à 14 000 € HT par avenant franchit le seuil. Un lot confié plus tard à la même entreprise par un devis distinct est en revanche un marché distinct, apprécié pour lui-même. Nous n'avons trouvé aucune décision de la Cour de cassation qui tranche expressément ce point : la sécurité passe par la rédaction, en numérotant les avenants au marché d'origine.
Non, et la fortune personnelle du gérant n'y change rien : la liste des garants est limitative et ne comprend que des professionnels agréés. Une chose est vraie, cependant. Un engagement personnel suffit souvent à rassurer l'entreprise et à faire retomber la tension : beaucoup de chantiers repartent comme ça, sans qu'aucun juge n'ait été saisi. Mais il ne satisfait pas l'obligation légale. Si l'entreprise change d'avis et assigne, le juge des référés ordonnera quand même le cautionnement bancaire, et la signature du gérant n'aura servi à rien.
Oui, à condition que ce soit une vraie garantie. Le test tient en une question : le jour où la SCI ne paie pas, l'entreprise peut-elle être payée sans son accord, par un tiers ou sur une somme déjà sortie de ses mains ? Un séquestre notarié passe ce test, une garantie à première demande émise par une banque aussi. Une clause de paiement à trente jours, une promesse de provisionner un compte, un échéancier signé ne le passent pas : ce sont des modalités de paiement, et l'obligation de cautionnement reste entière.
Elle sort du texte : la suspension suppose deux conditions réunies, et une entreprise payée à jour n'en remplit qu'une. Son arrêt devient un simple abandon de chantier, qui se traite sur le terrain contractuel — mise en demeure de reprendre, constat de l'avancement, résiliation à ses torts. L'ordre compte plus qu'on ne le croit : faites constater l'état exact du chantier avant qu'une autre entreprise n'y touche. Sans ce constat, la discussion sur qui a fait quoi, et sur ce qui a été mal fait, est perdue d'avance.
Le seuil se lit hors taxes, la caution se calcule toutes taxes comprises. Ce n'est pas une incohérence : le décret compare 12 000 € au prix du marché HT, alors que le cautionnement doit couvrir ce que la SCI décaissera vraiment, et une facture d'entreprise porte la TVA. D'où un basculement brutal d'une ligne de devis à l'autre. Un lot de 11 500 € HT ne déclenche rien du tout. Le même lot à 12 500 € HT appelle une caution de 13 750 €, TVA à 10 % comprise. C'est le taux des travaux d'amélioration sur un logement achevé depuis plus de deux ans (art. 279-0 bis du CGI) ; sur un local professionnel, refaites le calcul à 20 %. Avec ses frais de dossier, pour mille euros de travaux en plus.
Comptez deux à six semaines, parce que le dossier ne reste pas chez votre chargé d'affaires : il part au service des engagements. Préparez les pièces avant de téléphoner, c'est ce qui fait gagner quinze jours — marché signé, statuts, comptes de la SCI, plan de financement du chantier. Et posez la question de la contre-garantie dès le premier rendez-vous, pas à la signature. C'est là que se joue l'essentiel : la commission se compte en centaines d'euros, le compte à terme nanti se compte en dizaines de milliers, et c'est lui qui décide si l'opération tient en trésorerie.
Le point n'est pas tranché, et le texte est asymétrique. Un mot d'abord sur le rôle : le maître d'œuvre est celui qui conçoit le projet et dirige les entreprises, sans exécuter lui-même les travaux. Or les alinéas 1 et 3 visent « l'entrepreneur », donc celui qui les exécute. L'alinéa 2, celui du crédit spécifique, protège en revanche toutes les personnes mentionnées au 3° de l'article 1779 du Code civil, qui cite « les architectes, entrepreneurs d'ouvrages et techniciens ». L'alinéa 2 est d'ailleurs rendu applicable au sous-traitant qui remplit les conditions de l'action directe — mais par une extension expresse du législateur (art. 12, dernier alinéa, de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975), et non de lui-même. Ce qui montre plutôt l'inverse : cet alinéa ne s'étend pas tout seul au-delà des personnes du 3° de l'article 1779. Nos recherches du 3 septembre 2026 n'ont pas fait remonter de décision de cassation étendant le cautionnement de l'alinéa 3 à l'architecte. Nous ne tranchons donc pas : traitez la demande d'un maître d'œuvre comme une négociation, pas comme une obligation acquise.
Non : il n'a pas signé avec vous. Le sous-traitant relève d'un autre texte, la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 — agrément par le maître d'ouvrage, action directe contre lui en cas de défaillance de l'entrepreneur principal, mise en demeure préalable. Sa garantie de paiement, elle, pèse sur celui qui l'a fait travailler. Une conséquence pratique quand une entreprise de second rang vous écrit directement : répondez-lui sur le terrain de la loi de 1975, pas sur celui de l'article 1799-1, et prévenez votre entrepreneur principal le jour même. Une lettre de sous-traitant impayé est presque toujours le premier signe que le titulaire du marché va mal.
Non. En vente en l'état futur d'achèvement, la SCI achète un immeuble à construire : elle est acquéreur, pas maître d'ouvrage. C'est le promoteur qui conclut les marchés de travaux et qui doit, le cas échéant, la garantie à ses entreprises. La SCI reçoit de son côté la garantie financière d'achèvement, le miroir exact : elle la protège si le promoteur défaille. Une réserve, souvent oubliée quand une SCI achète des bureaux ou un local commercial. Cette garantie n'est obligatoire que dans le secteur protégé, celui des immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation (art. L. 261-10 et L. 261-10-1 du Code de la construction et de l'habitation). Ailleurs, elle se négocie, elle n'est pas due de plein droit.
Non, à ce titre. Le maître d'ouvrage est le syndicat des copropriétaires, une personne morale distincte, qui signe le marché par la main du syndic et le paie sur les fonds appelés aux copropriétaires. Votre SCI ne signe rien : elle règle des appels de fonds. Le jour où elle fait refaire l'électricité de son propre lot, en revanche, elle redevient maître d'ouvrage à part entière et le seuil de 12 000 € HT la concerne. Y compris si l'artisan travaille au même moment pour la copropriété : ce sont deux marchés distincts.
À l'impôt sur les sociétés, oui, sans discussion : charge de l'exercice au compte 627, déductible au titre de l'article 39, 1 du Code général des impôts. À l'impôt sur le revenu, la réponse n'est pas acquise, et nous ne la donnerons pas à la place de votre conseil. Gardez surtout la proportion en tête avant d'y passer une soirée : on parle de 465 à 2 280 € sur les cas chiffrés de ce guide, pour un chantier qui en coûte des dizaines de milliers. Documentez la position retenue, classez la facture bancaire avec le marché dans le dossier de l'exercice, et passez à la suite.
Rien au titre de l'article 1799-1 : l'obligation pèse sur le maître d'ouvrage, donc sur la société, et c'est elle que le juge condamne. Le gérant s'expose ailleurs, sur le terrain de la faute de gestion envers les associés, s'il a laissé un chantier s'arrêter et une astreinte courir alors qu'une caution à quelques centaines d'euros aurait suffi. Le risque est mince en droit, et beaucoup moins en famille : dans une SCI où les autres associés découvrent l'addition au moment d'approuver les comptes, c'est ce point-là qui met le gérant en difficulté, pas l'entreprise.
Oui, et sans échappatoire. Une société civile de construction-vente conclut des marchés de travaux privés : elle est maître d'ouvrage et doit la garantie au-delà du seuil. L'exception de l'alinéa 4 lui est fermée, mais pas pour la raison qu'on lit souvent. Elle agit bien pour son propre compte : elle est maître d'ouvrage de sa propre opération. Ce qui manque, c'est la seconde condition, cumulative — construire pour vendre est précisément l'activité professionnelle en rapport avec ce marché. Inscrivez la ligne au plan de financement dès le montage, à côté de l'assurance dommages-ouvrage. Une SCCV qui découvre le poste au moment de l'ordre de service découvre en même temps que sa banque met deux à six semaines à délivrer l'acte.