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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Céder un immeuble détenu par une SCI à l'IS : ce qu'il reste vraiment à l'associé

Vous vendez 450 000 € un immeuble payé 300 000 € il y a douze ans. Vous vous attendez à être imposé sur 150 000 € de gain. Vous le serez sur 255 120 €. Sur 100 € de plus-value, l'associé n'en garde que 52,59 € : les 47,41 € restants partent d'abord en impôt sur les sociétés (IS), puis en imposition du dividende quand l'argent rejoint un compte personnel. Cette page déroule la cascade complète sur des dossiers chiffrés, mesure ce que le report d'impôt des années précédentes vous a réellement rapporté — et dit dans quel cas il vaut mieux ne pas vendre du tout.

Le mécanisme de calcul lui-même, année après année, est détaillé dans notre guide de la plus-value en SCI à l'IS et de son calcul sur la valeur nette comptable. Ici, nous partons de ce résultat et nous allons jusqu'au bout : jusqu'à l'euro qui arrive sur le compte de l'associé.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, Légifrance).
Dernière mise à jour : 31 août 2026 · environ 25 min de lecture.


1. La cascade complète de la cession, sur un dossier chiffré

Une société civile immobilière (SCI) qui a opté pour l'impôt sur les sociétés amortit son immeuble : elle déduit chaque année une fraction du prix du bâtiment, censée représenter son usure. Ces déductions réduisent l'impôt pendant toute la détention. Elles réduisent aussi, du même montant, la valeur du bien dans les comptes — sa valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix payé diminué des amortissements déjà déduits. Et c'est sur cette valeur diminuée, non sur le prix payé, que la plus-value se calcule le jour de la vente.

Voici le dossier que nous suivrons dans toute la page. Une SCI à l'IS, capital social de 300 000 € entièrement libéré — les associés ont réellement versé la totalité de ce qu'ils avaient souscrit —, détenue à 100 % par des personnes physiques. Immeuble acheté 300 000 € il y a douze ans, dont 60 000 € de terrain, qui ne s'amortit pas.

Base amortissable : 240 000 €, répartie par composants — gros œuvre, toiture, façades, installations techniques, agencements. Retenons une annuité de 8 760 €, soit une durée moyenne de vingt-sept ans. La répartition qui produit ce chiffre est dans notre guide de l'amortissement en SCI à l'IS. Pas d'emprunt en cours, pas de déficit antérieur, des loyers nets exactement absorbés par l'amortissement. L'immeuble part à 450 000 €.

Étape Montant Référence
Prix d'acquisition300 000 €dont terrain 60 000 €
Amortissements cumulés (12 × 8 760 €)− 105 120 €art. 39, 1, 2° CGI
Valeur nette comptable194 880 €
Prix de cession450 000 €valeur vénale (le prix qu'un acheteur en donnerait aujourd'hui), acte de vente
Plus-value imposable255 120 €art. 38, 2 CGI, par renvoi de l'art. 209, I
IS à 15 % sur 42 500 €6 375 €art. 219, I, b CGI
IS à 25 % sur 212 620 €53 155 €art. 219, I CGI
Impôt sur les sociétés59 530 €
Résultat distribuable issu de la vente195 590 €après approbation des comptes
Imposition du dividende à 31,4 %− 61 415 €art. 200 A CGI + art. L136-7 CSS
Net pour les associés au titre de la plus-value134 175 €soit 52,59 % de la plus-value

Deux chiffres méritent d'être posés côte à côte. Le bien a réellement pris 150 000 € de valeur. La plus-value imposée est de 255 120 €. L'écart, 105 120 €, est très exactement la somme des amortissements déduits pendant douze ans. Ils reviennent tous dans la base taxable le jour de la vente : l'impôt sur les sociétés n'a pas effacé cet impôt, il l'a différé.

Les 31,4 % appliqués au dividende sont le prélèvement forfaitaire unique — 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le taux de 18,6 % vient de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Il ne vise que les sommes mises en paiement à compter du 1er janvier 2026 : un dividende versé en 2025 restait à 17,2 %, soit 30 % au total. La décomposition de ce prélèvement et l'option pour le barème progressif sont traitées dans notre guide du prélèvement forfaitaire unique en SCI à l'IS.

Et les 300 000 € d'apports, dans tout ça ? Ils sortent en plus des 134 175 €, et sans imposition supplémentaire — à condition d'avoir distribué d'abord les bénéfices et les réserves (art. 112, 1° du CGI). Le compte se vérifie au jour de la vente : 300 000 € de capitaux propres, soit 194 880 € de valeur nette comptable plus 105 120 € de trésorerie accumulée. L'ordre de sortie est détaillé dans notre guide sur la distribution du prix de vente aux associés.


2. Pourquoi vous lisez quatre coûts de sortie différents, de 22 % à 84 %

On lit tour à tour, sur une même opération, qu'elle coûte 22 %, 27 %, 47 % ou 84 %. Ce ne sont pas des désaccords de calcul. Ce sont quatre dénominateurs. Les trois premiers se lisent sur le dossier ci-dessus ; le quatrième change de société.

Ce qu'on rapporte à quoi Calcul Taux
Coût de sortie / toute la trésorerie qui quitte la SCI120 945 / 555 12021,8 %
Coût de sortie / prix de vente120 945 / 450 00026,9 %
Coût de sortie / plus-value — la lecture utile120 945 / 255 12047,4 %
Autre SCI, à capital symbolique : capitaux propres entièrement constitués de réserves215 145 / 255 12084,3 %

La dernière ligne est celle qui affole, et elle mérite son explication. Dans notre dossier, 300 000 € des 555 120 € qui sortent de la SCI ne sont pas un dividende : c'est le remboursement de ce que les associés avaient apporté, et cette part échappe à l'imposition du dividende. Prenez maintenant une autre SCI, à capital symbolique, dont les capitaux propres sont intégralement des réserves accumulées. Les 495 590 € disponibles après impôt sur les sociétés sortent alors en totalité en dividendes : 155 615 € d'imposition au lieu de 61 415 €, et un coût de sortie de 215 145 €.

C'est le plus trompeur des quatre, et le plus répandu : il rapporte le coût de sortie d'années de réserves à la plus-value d'un seul exercice. Ce n'est pas un taux de friction, c'est une addition de deux choses qui ne se comparent pas.

Le levier le plus puissant de toute l'opération n'est donc pas le taux d'impôt, c'est la part de la trésorerie sortante qui correspond à un apport. Avant de vendre, regardez ce que les associés ont réellement versé au capital et laissé en compte courant, c'est-à-dire en avance de trésorerie remboursable.

La seule lecture qui réponde à la question « combien va me coûter le fait de vendre » est la troisième : le coût rapporté à la plus-value. C'est celle que nous utilisons dans toute la page. Sur ce dossier, 47,4 %.


3. Le taux d'IS à 15 % que beaucoup de SCI n'ont pas

Le taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice n'est pas automatique. Le b du I de l'article 219 du CGI pose trois conditions cumulatives. Un chiffre d'affaires n'excédant pas 10 millions d'euros. Un capital détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques, ou par une société qui répond elle-même à ces conditions et dont le capital est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Et un capital entièrement libéré. Une holding familiale interposée ne préserve donc le taux réduit que si ses propres comptes cochent les mêmes cases : chiffre d'affaires sous 10 millions, capital libéré. Vérifiez-les aussi. La loi de finances pour 2026 n'y a rien changé, ni au taux ni au plafond.

C'est la libération du capital que les SCI ratent le plus souvent : un capital souscrit sans être intégralement versé est très fréquent. Les statuts annoncent 300 000 €, les associés en ont versé 150 000 €, et personne n'y repense pendant douze ans.

Ce que cela coûte, sur le dossier de référence :

  • Capital entièrement libéré : impôt sur les sociétés de 59 530 €, imposition du dividende de 61 415 €, coût de sortie 120 945 €, soit 47,4 % de la plus-value.
  • Capital libéré de moitié : la tranche à 15 % tombe, l'intégralité des 255 120 € passe à 25 %, soit un impôt de 63 780 €. Le distribuable tombe à 191 340 €, l'imposition du dividende à 60 081 €, et le coût de sortie monte à 123 861 €, soit 48,6 %.

Écart : 4 250 € d'impôt sur les sociétés en plus, et 2 916 € de coût de sortie net supplémentaire une fois pris en compte le moindre dividende. Ce montant ne renverse pas une décision, mais la SCI n'avait aucune raison de le payer. Un virement du solde du capital, effectué avant la clôture de l'exercice de la vente, suffit à le récupérer. Vérifiez cette ligne dans vos statuts avant de signer le compromis.


4. Ce que valait vraiment le report d'impôt des amortissements

« L'amortissement fait gagner plus qu'il ne coûte à la revente. » Cette phrase circule partout et elle est presque toujours affirmée sans être calculée. Nous la calculons, sur le dossier de référence. Le résultat la contredit dans la configuration la plus fréquente.

Pendant douze ans, l'amortissement de 8 760 € par an a absorbé exactement le résultat locatif : la SCI n'a payé aucun impôt sur les sociétés. Sans amortissement, ces 8 760 € auraient été imposés dans la tranche à 15 %, le résultat restant très en deçà de 42 500 €.

Année Amortissement déduit Impôt évité (15 %) Cumul
18 760 €1 314 €1 314 €
28 760 €1 314 €2 628 €
38 760 €1 314 €3 942 €
48 760 €1 314 €5 256 €
58 760 €1 314 €6 570 €
68 760 €1 314 €7 884 €
78 760 €1 314 €9 198 €
88 760 €1 314 €10 512 €
98 760 €1 314 €11 826 €
108 760 €1 314 €13 140 €
118 760 €1 314 €14 454 €
128 760 €1 314 €15 768 €
Vente : les mêmes 105 120 € reviennent dans la base, cette fois au-dessus de 42 500 €, donc à 25 %− 26 280 €

Solde nominal : − 10 512 €. Le report a été encaissé à 15 % et remboursé à 25 %. L'écart de dix points porte sur la totalité des amortissements repris.

Reste l'argument de la valeur du temps : 1 314 € encaissés dans un an valent plus que 1 314 € encaissés dans douze ans. C'est vrai, et il faut le chiffrer. Actualiser, c'est ramener un flux futur à ce qu'il vaut aujourd'hui, en le divisant par le rendement qu'on aurait obtenu en attendant. À 3 % l'an, les douze économies de 1 314 € valent aujourd'hui 13 080 €, et les 26 280 € payés dans douze ans en valent 18 432 €. Le solde reste négatif : − 5 352 €.

Le point de bascule se situe aux alentours de 9 %. À ce taux, les douze économies annuelles actualisées valent 9 409 € et la reprise 9 344 € : l'opération devient tout juste gagnante. Autrement dit, le report d'impôt ne rapporte que si les associés font travailler la trésorerie libérée à près de 9 % net par an, pendant douze ans. Peu de SCI patrimoniales y parviennent.

La démarcation, sans laquelle ce résultat devient un piège. Ce solde négatif tient à un seul fait : l'économie s'est faite à 15 % et la reprise à 25 %. Si le résultat courant de votre SCI dépasse déjà 42 500 € — plusieurs immeubles, loyers élevés —, l'économie annuelle se fait elle aussi à 25 %. Le solde nominal devient alors nul, et la moindre actualisation rend le report gagnant dès le premier euro. Le calibrage des durées d'amortissement, qui décide de ce niveau, est traité dans notre guide sur l'optimisation des amortissements en SCI.

Deux réserves. Ce calcul se tient au niveau de la société : l'économie annuelle et la reprise à la vente supportent ensuite la même imposition du dividende, ce qui ne change pas le sens du résultat. Et un déficit antérieur s'impute sur la plus-value avant tout le reste — voir notre guide du déficit reportable en SCI à l'IS.


5. Vendre les parts plutôt que l'immeuble : le gain du vendeur est le coût de l'acheteur

L'alternative est connue : au lieu de faire vendre l'immeuble par la SCI, les associés vendent leurs parts. Il n'y a alors qu'un seul étage d'imposition, celui de l'associé. Reprenons le même dossier, le même jour.

La société détient un immeuble valant 450 000 € et 105 120 € de trésorerie, sans dette : ses parts valent 555 120 €. Elles avaient été souscrites 300 000 €.

Côté vendeur Vendre l'immeuble Vendre les parts
Base imposable255 120 €255 120 €
Impôt sur les sociétés59 530 €0 €
Imposition de l'associé (31,4 %)61 415 €80 108 €
Apports récupérés sans imposition300 000 €
Net dans la poche des associés434 175 €475 012 €

Écart : 40 837 €, soit 16 % de la plus-value, en faveur de la cession de parts. La plus-value de cession de parts d'une SCI à l'IS relève de l'article 150-0 A du CGI et supporte le même prélèvement de 31,4 %. Attention à une subtilité de date : sur les parts, les prélèvements sociaux sont à 18,6 % dès l'imposition des revenus 2025, et non à compter de 2026 comme pour les dividendes.

On s'arrête généralement là, et on conclut que la cession de parts est meilleure. C'est incomplet, parce qu'un seul côté de la table a été chiffré.

Ce que l'acquéreur perd, et qu'il fera payer

Les droits d'enregistrement ne sont pas le sujet. Sur les parts, ils sont de 5 %, assis sur la valeur nette de la société, c'est-à-dire après déduction de son passif (article 726, I, 2° et II du CGI). Ici, pas de dette : 27 756 €. Sur l'immeuble, les droits de mutation à titre onéreux — la part fiscale de ce qu'on appelle les frais de notaire — atteignent environ 6,32 % dans la grande majorité des départements depuis la loi de finances pour 2025. Soit 28 440 €.

L'écart est de 684 € : négligeable. La part fiscale du débours de l'acquéreur est d'ailleurs quasiment identique dans les deux cas, 478 440 € contre 477 756 €, puisqu'en achetant les parts il reçoit aussi les 105 120 € de trésorerie. S'y ajoutent les émoluments du notaire et la contribution de sécurité immobilière de 0,10 % côté immeuble (articles 879, I et 881 K du CGI), les honoraires de l'acte imposé par l'article 1865-1 côté parts.

Le vrai sujet est l'amortissement futur. S'il achète l'immeuble, l'acquéreur repart d'une base amortissable de 360 000 € — 450 000 € moins le terrain, réévalué lui aussi et qui représente toujours 20 % du prix, soit 90 000 €. S'il achète les parts, la société conserve ses comptes : il hérite d'un bâtiment déjà amorti, dont il ne reste que 134 880 € à déduire.

  • Amortissements futurs perdus : 225 120 €.
  • Impôt sur les sociétés supplémentaire, à 25 % : 56 280 €, étalés sur les vingt-sept ans du plan d'amortissement.

Ces deux nombres ne se comparent pas tels quels. Les 40 837 € sont encaissés le jour de l'acte ; les 56 280 € s'étalent sur vingt-sept ans. Actualisés à 3 %, ils ne pèsent plus que 34 000 € : l'acquéreur des parts continue de déduire 8 760 € par an tant que le plan court, puis ne déduit plus rien. La perte de l'acquéreur est donc du même ordre que le gain du vendeur, sans le dépasser.

Un acheteur qui sait compter demandera malgré tout une décote. Posons-la, à 10 % du prix des parts. Elles partent alors à 499 608 €, la plus-value de l'associé tombe à 199 608 €, son prélèvement à 62 677 €, et il lui reste 436 931 € : soit 2 756 € de mieux que les 434 175 € de la vente de l'immeuble. L'avantage ne disparaît pas, il fond — de 40 837 € à 2 756 €. La cession de parts n'est pas un gain acquis, c'est un transfert négocié, et le vendeur n'en garde que ce qu'il parvient à défendre.

Le renversement est net dans un cas : si l'acquéreur est un particulier ou une SCI à l'impôt sur le revenu, il n'amortit pas. Il n'a aucune raison de demander cette décote, et les 40 837 € restent intégralement au vendeur. Notre position sur ce dossier : cherchez d'abord un acquéreur qui n'amortit pas. C'est ce qui décide, bien plus que l'arbitrage technique entre les deux voies.

Un point de forme, qui n'est pas facultatif. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose que la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou par acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Est à prépondérance immobilière la société non cotée dont l'actif est principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France (2° du I de l'article 726 du CGI). Une SCI de location l'est presque toujours. Deux pièges. Cette définition-là, contrairement à d'autres du même code, n'exclut pas les immeubles que la société occupe elle-même. Et elle est rétrospective : l'actif est, ou a été au cours de l'année précédant la cession, principalement immobilier. Une SCI qui n'a plus que de la trésorerie reste donc dans le champ douze mois après la vente de son bien. Le champ exact du texte n'est pas tranché — ni jurisprudence, ni commentaire administratif publié. Notre conseil : acte notarié ou acte d'avocat, quelle que soit la forme de l'opération.

L'agrément, l'évaluation des parts et la procédure sont détaillés dans notre guide de la cession de parts de SCI. Si l'acheteur pressenti est déjà associé, lisez plutôt notre guide sur la vente d'un bien de SCI à un associé, où le risque de prix minoré prend le pas sur tout le reste.

Connaître sa valeur nette comptable avant de négocier

sci-ai.app tient le plan d'amortissement par composants de chaque immeuble et affiche à tout moment la valeur nette comptable. C'est le chiffre dont dépend toute cette page.


6. TVA sur la cession : trois situations, et le reversement qu'on oublie

Trois situations, et une seule vraie surprise.

  • Immeuble achevé depuis plus de cinq ans, vendu sans option : la vente est exonérée de TVA. C'est le cas le plus fréquent.
  • Immeuble neuf, achevé depuis moins de cinq ans, ou terrain à bâtir : la vente est dans le champ de la TVA de plein droit, dès lors que la SCI est assujettie, c'est-à-dire qu'elle exerce une activité économique à titre habituel. Une société qui loue l'est presque toujours.
  • Ancien avec option : le vendeur peut soumettre volontairement la vente à la TVA, ce qui n'a d'intérêt que face à un acquéreur qui la récupère.

La surprise est ailleurs. Certaines SCI ont récupéré la TVA lors de l'acquisition ou de travaux : locaux professionnels avec option, parkings, para-hôtellerie. Si l'une d'elles vend ensuite sans TVA — vente exonérée, sans option —, elle doit en reverser une fraction, calculée par vingtièmes sur le délai restant à courir (articles 206 à 210 de l'annexe II au CGI). Sur un immeuble acquis dix ans plus tôt avec 60 000 € de TVA récupérée, le reversement atteint la moitié, soit 30 000 €. Ce montant n'apparaît dans aucune simulation de plus-value et il tombe le jour de l'acte. Le sujet complet est traité dans notre guide de la TVA sur la cession d'immeuble en SCI.

Les articles 256 et suivants du CGI restent la norme jusqu'au 1er janvier 2027. La recodification vers le code des impositions sur les biens et services, un temps fixée au 1er septembre 2026, a été reportée par l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 — à droit constant.


7. Trois taxes qu'il ne faut pas ajouter à la note

Trois prélèvements sont régulièrement ajoutés à tort au coût d'une cession par une SCI à l'IS. Aucun des trois n'est dû ici.

  • La surtaxe sur les plus-values immobilières élevées (article 1609 nonies G du CGI), qui monte jusqu'à 6 % au-delà de 50 000 €, frappe les plus-values des particuliers. La plus-value d'une SCI à l'IS est un résultat d'exploitation ordinaire : elle n'en relève pas. Le régime complet est exposé dans notre guide de la surtaxe sur les plus-values en SCI.
  • La contribution sur les revenus locatifs (CRL), de 2,5 %, ne porte que sur les loyers encaissés, jamais sur un prix de vente. Voir notre guide sur la CRL en SCI à l'IS.
  • Les prélèvements sociaux ne frappent pas la plus-value au niveau de la société. Ils n'apparaissent qu'au second étage, sur le dividende, à 18,6 %, et ils sont déjà comptés dans les 31,4 % de notre cascade. Les ajouter une seconde fois est l'erreur la plus courante des simulations faites à la main.

Deux autres réflexes sont à écarter. Les abattements pour durée de détention de l'article 150 VC du CGI n'existent pas à l'impôt sur les sociétés. Et la majoration de 25 % qui frappe parfois les revenus distribués vise le prélèvement fiscal, jamais les prélèvements sociaux.


8. Le bien très amorti : le cas où nous vous déconseillons de vendre

Un dernier dossier, et c'est celui qui pose la vraie question. Un immeuble acheté 200 000 € il y a vingt-cinq ans, dont 40 000 € de terrain. Le bâtiment, 160 000 €, est intégralement amorti : la valeur nette comptable est tombée à 40 000 €, celle du seul terrain. Il est vendu 380 000 €.

Étape Montant
Plus-value (380 000 − 40 000)340 000 €
Impôt sur les sociétés (6 375 + 74 375)80 750 €
Résultat distribuable259 250 €
Imposition du dividende (31,4 %)81 405 €
Net pour les associés au titre de la plus-value177 845 €
Coût de sortie total162 155 €

Soit 47,7 % de la plus-value et 42,7 % du prix de vente. La détention longue, qui exonère un particulier au bout de vingt-deux ou trente ans, joue ici exactement à l'envers : plus vous détenez, plus vous avez amorti, plus la plus-value est grosse. Le bien n'a réellement pris que 180 000 € de valeur ; il est imposé sur 340 000 €.

Le point de bascule, calculé

Avant la vente, les associés détiennent une société valant 540 000 € : l'immeuble à sa valeur vénale, plus la trésorerie accumulée pendant vingt-cinq ans. Après la vente, la distribution et le remboursement des apports, ils disposent personnellement de 377 845 €. La sortie a donc coûté 162 155 €, soit 30 % de la valeur économique de leur participation.

Que rapporte, en face, l'immeuble conservé ? À 380 000 € servant 4 %, il produit 15 200 € de loyer net. L'amortissement étant épuisé, la SCI paie désormais 15 200 × 15 % = 2 280 € d'impôt par an, là où il les absorbait : 4 % brut deviennent 3,40 % net d'impôt sur les sociétés. Un placement de remplacement logé dans la même SCI subit exactement le même impôt : la comparaison qui suit se fait donc sur les rendements avant impôt.

Le point de bascule dépend alors d'une seule question : où va l'argent ?

Premier cas, le produit reste dans la SCI et finance un autre bien. Le second étage d'imposition n'est pas payé, seulement différé : il reste 540 000 − 80 750 = 459 250 € à faire travailler, dans la même enveloppe fiscale. Le rapport est 540 000 / 459 250 = 1,18. Le nouveau placement doit rapporter 18 % de plus, soit 4,7 % en face des 4 % du patrimoine conservé, pour faire jeu égal. Et s'il sert 6 %, les deux capitaux se rejoignent au bout de huit ans et demi.

Second cas, les associés veulent l'argent sur leur compte personnel. Le second étage est alors payé lui aussi, et il ne reste que 377 845 €. Le rapport devient 540 000 / 377 845 = 1,43, soit 5,7 % à trouver en face de 4 %. Mais ce rapport oppose une valeur brute logée dans la SCI à un net déjà imposé deux fois. Il ne vaut que si le patrimoine conservé ne rejoint jamais un compte personnel : donation, transmission. Sinon, le second étage frappe aussi cette branche — il est différé, jamais effacé — et le seuil redescend vers les 3,40 % nets chiffrés plus haut.

Notre réponse, sur ce dossier : ne vendez pas pour un horizon court. Même dans le cas le plus favorable à la vente, celui où le produit reste dans la SCI, il faut huit ans et demi à 6 % pour rattraper les 80 750 € d'impôt sur les sociétés que la vente déclenche. Sortir ensuite l'argent sur un compte personnel n'évite rien : cela avance seulement un impôt qui n'était pas encore dû. Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure.

Si vous suivez ce conseil, trois voies restent ouvertes, et aucune ne passe par la vente de l'immeuble. Conserver, et encaisser les 3,40 % nets qu'on vient de chiffrer. Céder les parts, en cherchant un acquéreur qui n'amortit pas, comme le montre la section 5. Transmettre : une donation de parts fixe pour le donataire un nouveau prix d'acquisition de ses parts, sans toucher à la valeur nette comptable de l'immeuble dans la société — voir notre guide sur la transmission des parts de SCI. Le miroir de cette page, pour une détention courte où la valeur nette comptable est encore élevée, est notre guide de la vente d'un bien de SCI avant cinq ans.


9. Les trois erreurs de calendrier qui coûtent de l'argent

La vente et l'impôt ne tombent pas le même jour. Trois décalages coûtent régulièrement de l'argent.

Erreur 1 : distribuer avant d'avoir mis l'impôt de côté

Sur le dossier de référence, le notaire verse 450 000 € en novembre. Les 59 530 € d'impôt sur les sociétés, eux, ne sortent qu'au 15 mai suivant. Entre les deux, la trésorerie paraît confortable, et tout distribuer laisserait la société incapable de payer son propre impôt cinq mois plus tard. Provisionnez les 59 530 € dès l'encaissement du prix, et ne distribuez que le solde. L'ordre des priorités dans la sortie du prix est détaillé dans notre guide sur la distribution du prix de vente.

Erreur 2 : oublier que la plus-value gonfle les acomptes de l'année suivante

Les acomptes d'impôt sur les sociétés se calculent sur le résultat du dernier exercice clos. L'exercice de la vente affichant 255 120 € de bénéfice, la SCI se voit réclamer environ 59 530 € d'acomptes l'année suivante, répartis en quatre échéances — alors qu'elle n'a plus d'immeuble et plus de loyers. Ces acomptes lui seraient restitués un an plus tard, mais la trésorerie reste immobilisée entre-temps.

L'article 1668 du CGI permet de se dispenser des acomptes restants quand la société estime avoir déjà versé l'équivalent de son impôt : l'estimation l'engage. En dessous de 3 000 € d'impôt de référence, aucun acompte n'est dû (article 359, 3 de l'annexe III au CGI). Les formulaires 2571 et 2572 sont détaillés dans notre guide des acomptes et du solde d'IS en SCI.

Erreur 3 : compter quatre mois après le 31 décembre

Le solde d'impôt sur les sociétés est dû le 15 du quatrième mois suivant la clôture — ou le 15 mai lorsque l'exercice est clos le 31 décembre. Ce sont les deux branches du 2 de l'article 1668 du CGI, et la seconde est une règle spéciale, pas un décompte. Quatre mois après le 31 décembre donneraient le 15 avril : c'est faux, et un mois d'écart sur 59 530 € n'est pas anodin dans un plan de trésorerie. Les échéances de l'année sont regroupées dans notre calendrier fiscal de la SCI. La plus-value se déclare dans la liasse jointe à la déclaration 2065, et les modalités de paiement sont rappelées sur le portail impots.gouv.fr.


10. Questions fréquentes sur la cession d'un immeuble en SCI à l'IS

Peut-on bénéficier de l'abattement pour durée de détention en SCI à l'IS ?

Non. Les abattements de l'article 150 VC du CGI et l'exonération au bout de 22 et 30 ans appartiennent au régime des plus-values immobilières des particuliers (articles 150 U et suivants). Une SCI à l'impôt sur les sociétés n'en relève jamais : sa plus-value est un résultat d'exploitation ordinaire. Pire, la durée joue à l'envers. Sur notre dernier dossier, 25 ans de détention produisent 340 000 € de plus-value imposable pour seulement 180 000 € de hausse réelle du prix, parce que le bâtiment a été amorti en totalité entre-temps.

La plus-value consomme-t-elle la tranche à 15 % que j'utilise pour mes loyers ?

Oui, et c'est un surcoût que personne n'anticipe. La tranche réduite de 42 500 € s'applique au bénéfice total de l'exercice, loyers et plus-value confondus. Si la SCI dégage 20 000 € de résultat locatif l'année de la vente, ces 20 000 € passent de 15 % à 25 % : 2 000 € d'impôt sur les sociétés en plus. Sur notre dossier de référence, la note attribuable à la seule plus-value passe alors de 59 530 € à 61 530 €.

Un déficit reportable peut-il absorber la plus-value ?

Oui, sans limite de durée et jusqu'à 1 M€ par exercice, plus la moitié de la fraction supérieure. Sur notre dossier de référence, 100 000 € de déficit antérieur ramènent la base imposable de 255 120 € à 155 120 € et l'impôt sur les sociétés de 59 530 € à 34 530 €, soit 25 000 € économisés. C'est le seul levier qui agisse sur l'étage société, et il se prépare avant la vente, pas après.

Si la SCI vend à perte, que devient la moins-value ?

Elle est une charge ordinaire de l'exercice, déductible sans plafond du résultat de la SCI. Si elle rend le résultat négatif, le déficit se reporte en avant sans limite de durée. Il n'existe pas de régime particulier des moins-values à long terme pour un immeuble : le traitement est le symétrique exact de celui de la plus-value. Une réserve toutefois : vendre à perte à un associé ou à une société liée expose à un redressement pour acte anormal de gestion, c'est-à-dire une opération qu'une société n'aurait jamais acceptée d'un tiers.

Les frais de vente réduisent-ils la plus-value ?

Ils ne se déduisent pas du prix de cession comme chez un particulier. À l'impôt sur les sociétés, honoraires d'agence, diagnostics et frais de mainlevée sont des charges de l'exercice : le résultat imposable baisse du même montant, donc l'économie d'impôt est identique. Sur 15 000 € d'honoraires d'agence dans la tranche à 25 %, la SCI économise 3 750 €.

La SCI doit-elle payer l'impôt même si le prix de vente sert à rembourser l'emprunt ?

Oui, et c'est le décalage le plus douloureux du dossier. Le remboursement du capital restant dû n'est pas une charge déductible : seuls les intérêts le sont. Sur notre dossier de référence, si 250 000 € d'emprunt sont soldés chez le notaire, la SCI n'encaisse que 200 000 € mais reste redevable des 59 530 € d'impôt sur les sociétés, calculés sur une plus-value inchangée de 255 120 €. Il lui reste 140 470 €. Une société très endettée peut donc vendre, rembourser sa banque et se retrouver sans de quoi payer son propre impôt : ce point se vérifie avant de fixer le prix, pas après.

Vendre en deux fois, sur deux exercices, réduit-il l'impôt ?

Oui, mais faiblement. Deux exercices, c'est deux fois la tranche de 42 500 € imposée à 15 % au lieu d'une seule : 4 250 € d'économie au maximum, et uniquement si l'immeuble est réellement divisible en deux lots vendus à deux dates. Rapporté aux 59 530 € d'impôt de notre dossier de référence, cela ne change aucune décision. Ne construisez pas une opération autour de ce gain.

Mon acquéreur refuse d'acheter les parts. Quelle décote peut-il légitimement demander ?

S'il est lui-même à l'impôt sur les sociétés, il perd les amortissements futurs qu'un achat direct de l'immeuble lui aurait ouverts. Sur notre dossier de référence, cette perte vaut 56 280 € d'impôt supplémentaire étalés sur vingt-sept ans, soit 34 000 € une fois actualisés à 3 %. Une décote de 10 % du prix des parts est économiquement fondée, mais elle n'annule pas l'avantage du vendeur : elle le ramène de 40 837 € à 2 756 €.

Vendre les parts à un particulier ou à une société à l'IS : est-ce le même prix ?

Non, et c'est le point le plus mal compris du dossier. Un particulier, ou une SCI à l'impôt sur le revenu, n'amortit pas : la valeur nette comptable de l'immeuble dans la société lui est indifférente et il n'a aucune raison de demander une décote à ce titre. Un acquéreur à l'impôt sur les sociétés, lui, achète un immeuble déjà amorti et le sait. À prix affiché égal, la cession de parts rapporte donc davantage au vendeur quand l'acheteur est un particulier.

Faut-il un notaire pour céder les parts depuis juin 2026 ?

En pratique, oui. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose une forme à la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière : acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le champ exact du texte n'est pas tranché : il n'existe ni jurisprudence, ni commentaire administratif publié. La nullité, que la doctrine majoritaire tient pour absolue, se prescrit par cinq ans à compter du jour où chaque intéressé a connu les faits. Notre conseil est simple : passez par un acte notarié ou un acte d'avocat, quelle que soit la forme de l'opération.

Peut-on réinvestir le prix de vente sans payer l'impôt ?

Non. Il n'existe aucun report ni sursis d'imposition — deux mécanismes qui permettent, dans d'autres régimes, de repousser l'impôt au jour d'une revente ultérieure — pour la plus-value immobilière d'une société à l'impôt sur les sociétés qui réinvestit dans un autre immeuble. Le mécanisme de report de l'article 150-0 B ter du CGI, souvent cité à tort ici, vise l'apport de titres par un particulier à une holding qu'il contrôle : ce n'est pas la même opération. L'impôt est dû sur l'exercice de la vente, réinvestissement ou non.

Puis-je laisser l'argent dans la SCI et ne rien distribuer ?

Oui, et c'est souvent le bon réflexe. Ne rien distribuer ne supprime pas l'impôt sur les sociétés : 59 530 € restent dus sur notre dossier de référence. Mais le second étage attend. Les 61 415 € d'imposition du dividende ne sortent que le jour où l'argent rejoint un compte personnel. Tant qu'il finance un autre bien dans la même SCI, il travaille avant cette imposition. Le second étage n'est pas évité, il est différé, et aucune prescription ne l'efface.

Faut-il repasser à l'impôt sur le revenu avant de vendre ?

Presque jamais, et c'est rarement possible. La renonciation à l'option n'est ouverte que jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI). Au-delà, elle est irrévocable. Une SCI qui détient son bien depuis douze ans n'a plus cette porte. Surtout, la manœuvre déclenche elle-même ce qu'elle prétend éviter. Sortir de l'impôt sur les sociétés produit les conséquences d'une cessation d'entreprise (deuxième alinéa du 2 de l'article 221 du CGI). L'atténuation de l'article 221 bis suppose deux choses : des écritures comptables inchangées, et une imposition encore possible sous le nouveau régime. Et l'article 111 bis du CGI répute distribués aux associés tous les bénéfices et réserves, capitalisés ou non : le second étage d'imposition tombe immédiatement, sans qu'un euro n'ait été versé.

Ma SCI clôture au 30 juin : le calendrier change-t-il ?

Oui. Le solde d'impôt sur les sociétés est alors dû le 15 du quatrième mois suivant la clôture, soit le 15 octobre. La date du 15 mai ne concerne que les exercices clos le 31 décembre, ou les années où aucun exercice n'est clos : c'est une règle spéciale du 2 de l'article 1668 du CGI, et non un décompte en mois. Quatre mois après le 31 décembre donneraient le 15 avril, ce qui est faux.

Faut-il dissoudre la SCI après la vente ?

Rien ne l'impose, sauf si les statuts ont visé un immeuble déterminé : l'objet social est alors éteint, ce qui est une cause de dissolution (article 1844-7, 2° du Code civil). Relisez la clause d'objet avant de laisser la société en sommeil. Avec une clause large, du type acquisition et gestion de tous immeubles, la SCI sans bien reste une société valablement constituée, qui continue de déposer sa déclaration de résultat. La conserver a un sens si un autre achat est prévu à court terme, puisque la trésorerie y travaille avant l'imposition du dividende. Si aucun projet n'existe, la structure coûte des frais annuels pour rien et la dissolution devient la voie logique — elle a ses propres règles de calendrier et de coût.

Deux compléments utiles sur des points voisins : le rachat de parts par la SCI elle-même, quand un seul associé veut sortir, et la cession-bail, quand l'occupant veut vendre les murs tout en restant dans les lieux. La part fiscale du prélèvement de 31,4 % repose sur l'article 200 A du CGI.

Savoir ce que coûterait la vente, avant de signer

sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI à l'IS, suit la valeur nette comptable de chaque immeuble et produit la liasse fiscale de l'exercice de cession. La cascade se lit avant de signer, pas après.

Pour aller plus loin

Plus-value en SCI à l'IS — le calcul lui-même : comment la valeur nette comptable se construit année après année, et le déroulé pas à pas sur un exercice. Distribuer le prix de vente — l'ordre des priorités entre remboursement du compte courant, dividende et réduction de capital, à l'impôt sur le revenu comme à l'impôt sur les sociétés. Vendre un immeuble détenu en SCI — la procédure : qui décide, quels pouvoirs a le gérant, mandat, compromis, diagnostics et acte. Les écritures de la vente — la traduction comptable de tout ce qui précède : sortie de l'actif, produit de cession, affectation du résultat. Céder des parts de SCI — l'agrément, l'évaluation des parts et leurs décotes, les droits de 5 % et la forme de l'acte depuis juin 2026. TVA sur la cession d'immeuble — l'arbre de décision complet, la TVA sur marge et le calcul détaillé de la régularisation par vingtièmes. Vendre avant cinq ans — le miroir de cette page : détention courte, valeur nette comptable encore élevée, et risque de requalification en marchand de biens. Vendre le bien à un associé — les quatre risques d'un prix inférieur à la valeur vénale, et pourquoi racheter les parts est souvent préférable. Dividendes en SCI à l'IS — l'assemblée, l'acompte sur dividende, le prélèvement à la source et la déclaration 2777. Calendrier fiscal de la SCI — toutes les échéances de l'année, mois par mois, à l'impôt sur le revenu comme à l'impôt sur les sociétés. Tous nos guides SCI — l'index complet, de la création à la dissolution.
FAQ

Questions fréquentes

Non. Les abattements de l'article 150 VC du CGI et l'exonération au bout de 22 et 30 ans appartiennent au régime des plus-values immobilières des particuliers (articles 150 U et suivants). Une SCI à l'impôt sur les sociétés n'en relève jamais : sa plus-value est un résultat d'exploitation ordinaire. Pire, la durée joue à l'envers. Sur notre dernier dossier, 25 ans de détention produisent 340 000 € de plus-value imposable pour seulement 180 000 € de hausse réelle du prix, parce que le bâtiment a été amorti en totalité entre-temps.
Oui, et c'est un surcoût que personne n'anticipe. La tranche réduite de 42 500 € s'applique au bénéfice total de l'exercice, loyers et plus-value confondus. Si la SCI dégage 20 000 € de résultat locatif l'année de la vente, ces 20 000 € passent de 15 % à 25 % : 2 000 € d'impôt sur les sociétés en plus. Sur notre dossier de référence, la note attribuable à la seule plus-value passe alors de 59 530 € à 61 530 €.
Oui, sans limite de durée et jusqu'à 1 M€ par exercice, plus la moitié de la fraction supérieure. Sur notre dossier de référence, 100 000 € de déficit antérieur ramènent la base imposable de 255 120 € à 155 120 € et l'impôt sur les sociétés de 59 530 € à 34 530 €, soit 25 000 € économisés. C'est le seul levier qui agisse sur l'étage société, et il se prépare avant la vente, pas après.
Elle est une charge ordinaire de l'exercice, déductible sans plafond du résultat de la SCI. Si elle rend le résultat négatif, le déficit se reporte en avant sans limite de durée. Il n'existe pas de régime particulier des moins-values à long terme pour un immeuble : le traitement est le symétrique exact de celui de la plus-value. Une réserve toutefois : vendre à perte à un associé ou à une société liée expose à un redressement pour acte anormal de gestion, c'est-à-dire une opération qu'une société n'aurait jamais acceptée d'un tiers.
Ils ne se déduisent pas du prix de cession comme chez un particulier. À l'impôt sur les sociétés, honoraires d'agence, diagnostics et frais de mainlevée sont des charges de l'exercice : le résultat imposable baisse du même montant, donc l'économie d'impôt est identique. Sur 15 000 € d'honoraires d'agence dans la tranche à 25 %, la SCI économise 3 750 €.
Oui, et c'est le décalage le plus douloureux du dossier. Le remboursement du capital restant dû n'est pas une charge déductible : seuls les intérêts le sont. Sur notre dossier de référence, si 250 000 € d'emprunt sont soldés chez le notaire, la SCI n'encaisse que 200 000 € mais reste redevable des 59 530 € d'impôt sur les sociétés, calculés sur une plus-value inchangée de 255 120 €. Il lui reste 140 470 €. Une société très endettée peut donc vendre, rembourser sa banque et se retrouver sans de quoi payer son propre impôt : ce point se vérifie avant de fixer le prix, pas après.
Oui, mais faiblement. Deux exercices, c'est deux fois la tranche de 42 500 € imposée à 15 % au lieu d'une seule : 4 250 € d'économie au maximum, et uniquement si l'immeuble est réellement divisible en deux lots vendus à deux dates. Rapporté aux 59 530 € d'impôt de notre dossier de référence, cela ne change aucune décision. Ne construisez pas une opération autour de ce gain.
S'il est lui-même à l'impôt sur les sociétés, il perd les amortissements futurs qu'un achat direct de l'immeuble lui aurait ouverts. Sur notre dossier de référence, cette perte vaut 56 280 € d'impôt supplémentaire étalés sur vingt-sept ans, soit 34 000 € une fois actualisés à 3 %. Une décote de 10 % du prix des parts est économiquement fondée, mais elle n'annule pas l'avantage du vendeur : elle le ramène de 40 837 € à 2 756 €.
Non, et c'est le point le plus mal compris du dossier. Un particulier, ou une SCI à l'impôt sur le revenu, n'amortit pas : la valeur nette comptable de l'immeuble dans la société lui est indifférente et il n'a aucune raison de demander une décote à ce titre. Un acquéreur à l'impôt sur les sociétés, lui, achète un immeuble déjà amorti et le sait. À prix affiché égal, la cession de parts rapporte donc davantage au vendeur quand l'acheteur est un particulier.
En pratique, oui. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose une forme à la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière : acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le champ exact du texte n'est pas tranché : il n'existe ni jurisprudence, ni commentaire administratif publié. La nullité, que la doctrine majoritaire tient pour absolue, se prescrit par cinq ans à compter du jour où chaque intéressé a connu les faits. Notre conseil est simple : passez par un acte notarié ou un acte d'avocat, quelle que soit la forme de l'opération.
Non. Il n'existe aucun report ni sursis d'imposition — deux mécanismes qui permettent, dans d'autres régimes, de repousser l'impôt au jour d'une revente ultérieure — pour la plus-value immobilière d'une société à l'impôt sur les sociétés qui réinvestit dans un autre immeuble. Le mécanisme de report de l'article 150-0 B ter du CGI, souvent cité à tort ici, vise l'apport de titres par un particulier à une holding qu'il contrôle : ce n'est pas la même opération. L'impôt est dû sur l'exercice de la vente, réinvestissement ou non.
Oui, et c'est souvent le bon réflexe. Ne rien distribuer ne supprime pas l'impôt sur les sociétés : 59 530 € restent dus sur notre dossier de référence. Mais le second étage attend. Les 61 415 € d'imposition du dividende ne sortent que le jour où l'argent rejoint un compte personnel. Tant qu'il finance un autre bien dans la même SCI, il travaille avant cette imposition. Le second étage n'est pas évité, il est différé, et aucune prescription ne l'efface.
Presque jamais, et c'est rarement possible. La renonciation à l'option n'est ouverte que jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI). Au-delà, elle est irrévocable. Une SCI qui détient son bien depuis douze ans n'a plus cette porte. Surtout, la manœuvre déclenche elle-même ce qu'elle prétend éviter. Sortir de l'impôt sur les sociétés produit les conséquences d'une cessation d'entreprise (deuxième alinéa du 2 de l'article 221 du CGI). L'atténuation de l'article 221 bis suppose deux choses : des écritures comptables inchangées, et une imposition encore possible sous le nouveau régime. Et l'article 111 bis du CGI répute distribués aux associés tous les bénéfices et réserves, capitalisés ou non : le second étage d'imposition tombe immédiatement, sans qu'un euro n'ait été versé.
Oui. Le solde d'impôt sur les sociétés est alors dû le 15 du quatrième mois suivant la clôture, soit le 15 octobre. La date du 15 mai ne concerne que les exercices clos le 31 décembre, ou les années où aucun exercice n'est clos : c'est une règle spéciale du 2 de l'article 1668 du CGI, et non un décompte en mois. Quatre mois après le 31 décembre donneraient le 15 avril, ce qui est faux.
Rien ne l'impose, sauf si les statuts ont visé un immeuble déterminé : l'objet social est alors éteint, ce qui est une cause de dissolution (article 1844-7, 2° du Code civil). Relisez la clause d'objet avant de laisser la société en sommeil. Avec une clause large, du type acquisition et gestion de tous immeubles, la SCI sans bien reste une société valablement constituée, qui continue de déposer sa déclaration de résultat. La conserver a un sens si un autre achat est prévu à court terme, puisque la trésorerie y travaille avant l'imposition du dividende. Si aucun projet n'existe, la structure coûte des frais annuels pour rien et la dissolution devient la voie logique — elle a ses propres règles de calendrier et de coût.