La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
La réponse rapide : 30 secondes · Le guide complet : 28 min

Taxe sur les salaires en SCI : qui la doit, et combien elle coûte en 2026

La taxe sur les salaires est un impôt d'employeur : une société la paie sur les salaires qu'elle verse, en plus des cotisations, parce qu'elle échappe à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Une société civile immobilière (SCI) qui loue des logements nus est exactement dans ce cas, à 100 %. Deux points, pourtant, sont presque partout écrits de travers : la rémunération du gérant n'entre pas dans l'assiette, et un salarié n'y déclenche presque jamais un euro à payer. Ce guide chiffre six situations et montre la marche de 570 € qui surgit juste au-dessus de 18 616 € de salaire annuel.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à partir de l'article 231 du Code général des impôts, de la doctrine fiscale et d'une décision du Conseil d'État de 2016. C'est le prélèvement que notre guide fiscalité de la SCI 2026 ne recense pas, parce qu'il ne dépend pas de votre patrimoine mais de votre paie.

La réponse en 30 secondes

Vous ne payez que votre gérant : 0 €, et rien à déclarer. Sa rémunération est hors assiette.

Un seul salarié à 18 616 € brut par an ou moins : 0 €, la franchise de 1 200 € efface tout.

Vos recettes de l'an dernier sous 37 500 € : 0 €, quel que soit le salaire versé.

Sinon : 1 851 € sur un gardien payé 24 000 €, 2 748 € sur 30 000 €. La taxe est déductible.

Impôt sur le revenu (IR) ou impôt sur les sociétés (IS) : le régime d'imposition des bénéfices ne change pas le montant d'un centime.


1. La réponse en trois questions

Trois questions suffisent à savoir si votre SCI doit un euro. Répondez dans l'ordre : au premier « non », vous pouvez fermer la page.

La question Si la réponse est non Si la réponse est oui
1. La SCI verse-t-elle un salaire, au sens d'un contrat de travail ?Rien à payer, rien à déclarerPassez à la question 2
2. Ses recettes de l'année civile précédente dépassaient-elles 37 500 € ?Exonérée, quel que soit le salairePassez à la question 3
3. Un salarié unique dépasse-t-il 18 616 € brut sur l'année, avantages en nature compris ?Taxe brute sous 1 200 € : franchise, 0 € à payerTaxe due : 570 € au minimum, 1 851 € à 24 000 € de salaire — sauf rapport d'assujettissement, qui la réduit d'autant (question bonus)
Question bonus : la SCI encaisse-t-elle des recettes soumises à la TVA, par option ou de plein droit ?Assiette égale à 100 % des salaires versésTaxe réduite par le rapport d'assujettissement, et hors champ au-dessus de 90 % de recettes taxées

Deux mots de vocabulaire commandent tout le reste. L'assiette d'un impôt, c'est la somme sur laquelle on applique le taux ; être redevable, c'est devoir le payer. Une SCI peut très bien être redevable de la taxe et n'avoir aucune assiette, faute de verser le moindre salaire.


2. Pourquoi la rémunération du gérant n'entre pas dans l'assiette

C'est le point sur lequel le web se trompe le plus, et l'erreur coûte cher. On lit encore que rémunérer le gérant d'une SCI déclencherait 4,25 % de taxe : c'est faux, et la doctrine qui le soutenait a été annulée en 2016. La chronologie est d'ailleurs racontée à l'envers presque partout : 2013 n'est pas l'année où le gérant est sorti de l'assiette, c'est l'année où l'administration a cru pouvoir l'y faire entrer.

Le texte d'abord. L'article 231, 1 du CGI soumet à la taxe « les sommes payées à titre de rémunérations aux salariés ». Il renvoie ensuite à l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale, celui de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus d'activité. Ce renvoi fixe les sommes à retenir, pas les personnes imposables. Les personnes, elles, sont désignées par le premier membre de phrase : les salariés. Le gérant n'en est pas un, puisqu'il tient un mandat et non un contrat de travail.

D'où vient alors la confusion ? D'un changement d'assiette. Jusqu'au 31 décembre 2012, l'article 231 renvoyait aux règles de calcul des cotisations de sécurité sociale. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 l'a rebranché sur l'assiette de la CSG (loi n° 2012-1404 du 17 décembre 2012, article 13). Or celle-ci est plus large : elle vise aussi les sommes versées à l'occasion de l'exercice d'un mandat. L'administration en a tiré un commentaire, publié le 22 janvier 2014, qui ajoutait à l'assiette tous les dirigeants énumérés à l'article 80 ter du CGI.

Le Conseil d'État l'a annulé le 21 janvier 2016 (CE, n° 388989, société Juliane, mentionné aux tables du recueil Lebon). Sa décision juge ce paragraphe illégal en tant qu'il inclut les dirigeants qui ne sont pas mentionnés à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale.

La doctrine a été rectifiée en conséquence : elle exige désormais deux conditions à la fois, figurer à l'article 80 ter du CGI et à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale. Or ce dernier article est une liste de catégories rattachées au régime général des salariés. Elle nomme les gérants minoritaires de société à responsabilité limitée, les présidents du conseil d'administration et les directeurs généraux de société anonyme, les présidents et dirigeants de société par actions simplifiée. Les gérants de sociétés civiles n'y sont pas. Le régime social du gérant relève d'une autre logique, exposée dans notre guide sur le gérant de SCI : ce qui compte ici, c'est son absence de cette liste-là.

Cas n° 1 — Le gérant rémunéré : zéro euro

Une SCI à l'impôt sur les sociétés verse 24 000 € par an à son gérant associé, au titre de son mandat, et n'emploie personne d'autre.

Taxe sur les salaires due : 0 €. Aucune assiette, aucune ligne comptable, et pas de formulaire 2502-SD à déposer — c'est la déclaration annuelle de la taxe, détaillée en section 8. Le même montant versé à un gardien salarié aurait coûté 1 851 € : c'est toute la distance entre un mandat et un contrat.

Conséquence pratique : l'arbitrage rémunération contre dividendes mené dans notre guide sur la rémunération du gérant de SCI n'a pas à être refait pour tenir compte de cette taxe. Il n'y a rien à ajouter dans la colonne des coûts.


3. Ce qui fait basculer la SCI : le contrat de travail

La bascule tient à un seul critère : l'existence d'un lien de subordination, matérialisé par un contrat de travail. Quatre profils se rencontrent réellement dans une SCI.

  • Le gardien ou l'employé d'immeuble, dans un immeuble de rapport détenu en direct par la société : c'est le cas le plus fréquent, et de loin.
  • Une secrétaire ou une assistante, sur un patrimoine assez large pour justifier un poste administratif.
  • Un gérant non associé placé en subordination, avec horaires, instructions et bulletin de paie. Le mandat social n'empêche pas le contrat de travail, il ne le crée pas non plus.
  • Un associé titulaire d'un contrat de travail distinct de sa participation, pour des fonctions techniques réelles.

Ce que l'administration regarde, c'est la matérialité : un contrat écrit, un bulletin de paie, une déclaration sociale nominative, des cotisations versées. Le mandat de gérant ne repose sur aucun de ces éléments.

Le cas du cumul mérite un mot, parce qu'il se règle par une simple discipline d'écriture. Quand le gérant est aussi salarié de la SCI, seul le salaire entre dans l'assiette ; la rémunération de gérance reste dehors. Encore faut-il que les deux soient séparées dans les décisions et dans la paie. Confondues sur une seule ligne, elles seront traitées comme un tout : 24 000 € de mandat et 12 000 € de salaire tenus séparément coûtent 0 €, réunis en une ligne de 36 000 € ils coûtent 3 564 €. Les conditions du cumul sont examinées dans notre guide sur le cumul mandat et contrat de travail en SCI.

Ce guide s'arrête à l'impôt d'employeur : la convention collective, la paie mensuelle et le droit du licenciement sont un autre sujet.


4. Hors TVA, donc dans la taxe : les 90 % et le rapport d'assujettissement

La taxe sur les salaires est le miroir de la TVA. Le même article 231 ne la met qu'à la charge de certains employeurs. Sont visés ceux qui « ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée », et ceux qui ne l'ont pas été « sur 90 % au moins de leur chiffre d'affaires au titre de l'année civile précédant » le versement.

Une SCI qui loue des logements nus est exonérée de TVA. Elle n'a donc aucun chiffre d'affaires taxé, se situe très loin des 90 %, et se retrouve redevable sur la totalité des salaires qu'elle verse. La doctrine ne laisse aucune place au doute. Le paragraphe 10 du BOI-TPS-TS-10-10-10 range parmi les redevables « les sociétés exerçant une activité civile (société d'investissements, sociétés immobilières) », puis, une ligne plus bas, « les propriétaires fonciers ». La même phrase réserve « celles de ces sociétés qui ont pour objet la construction d'immeubles ou le négoce des biens » : une société civile de construction-vente, ou de marchand de biens, est donc nommément écartée du champ. Le mécanisme de l'exonération de TVA est expliqué dans notre guide TVA et SCI ; nous n'en reprenons ici que la conséquence.

Notez ce que le texte ne dit jamais : un mot sur l'impôt sur le revenu ou sur l'impôt sur les sociétés. Le régime d'imposition des bénéfices est totalement indifférent, et deux SCI jumelles, l'une à l'IR et l'autre à l'IS, paient le même montant au centime près.

Entre 0 et 90 %, la taxe ne porte que sur une fraction

Quand une SCI encaisse à la fois des loyers taxés et des loyers exonérés, elle reste redevable, mais sur une partie seulement des rémunérations. Cette partie s'obtient en appliquant un rapport d'assujettissement : au numérateur, les recettes qui n'ont pas ouvert droit à déduction de TVA ; au dénominateur, la totalité des recettes, y compris celles qui sont hors du champ de la TVA. Le tout sur l'année civile précédente.

L'ordre des opérations décide du résultat, et c'est là que presque tout le monde se trompe. On ne réduit pas le salaire avant de dérouler le barème. Les limites de tranches, 9 229 € et 18 423 €, s'apprécient sur la rémunération individuelle entière, et le rapport s'applique ensuite à chacune des fractions. La doctrine admet le raccourci qui donne le même résultat : calculez la taxe du barème sur le salaire complet, puis multipliez-la par le rapport (BOI-TPS-TS-30, § 240). L'ordre inverse fait sous-déclarer. Un gardien payé 60 000 € dans une SCI dont le rapport vaut 30 % doit 6 828,19 × 30 % = 2 048 € ; en réduisant d'abord le salaire, on trouverait 0 €.

Ce rapport n'est pas le coefficient de déduction de TVA, celui qui dit quelle part de la TVA payée sur vos dépenses vous pouvez récupérer. Numérateur, dénominateur et période de référence : les trois diffèrent, et confondre les deux calculs fait déclarer une assiette fausse dans un sens ou dans l'autre. Le coefficient de déduction est traité séparément dans notre guide sur le prorata de TVA en SCI mixte.

Cas n° 2 — La SCI mixte : le rapport à 30 %

Recettes de l'année précédente : 70 000 € de loyers de bureaux soumis à la TVA sur option, 30 000 € de loyers d'habitation exonérés. Total : 100 000 €, et un gardien payé 30 000 €.

Le chiffre d'affaires taxé représente 70 % du total, donc moins de 90 % : la SCI est redevable. Le rapport d'assujettissement vaut 30 000 / 100 000 = 30 %. Le barème se déroule d'abord sur la rémunération entière du gardien, soit 2 748,19 € pour 30 000 €, puis le rapport s'y applique : 2 748,19 × 30 % = 824,46 € de taxe brute. Sous la franchise de 1 200 € : 0 € à payer.

Sans l'option TVA, la même SCI aurait un rapport de 100 %, donc la taxe pleine du barème : 2 748 €. L'option vaut donc 2 748 € par an sur ce seul terrain. Nous verrons plus loin pourquoi cela ne suffit pas à la justifier.

La falaise des 90 % fait moins de dégâts qu'on ne le dit

On présente souvent le seuil de 90 % comme un précipice : un point de chiffre d'affaires en moins et la taxe tomberait. Faisons le calcul, parce qu'il donne exactement l'inverse.

Une SCI qui passe juste sous les 90 % a un rapport d'assujettissement d'un peu plus de 10 %. Sa taxe vaut donc environ un dixième de celle du barème. Or il faut 1 200 € pour sortir de la franchise, donc 12 000 € de taxe barémique. Cela suppose un salaire brut d'environ 98 000 € pour un seul employé, 98 028 € exactement. Aucune SCI patrimoniale ne paie cela à son gardien. Notez tout de même le piège : réduire le salaire avant le barème donnerait un seuil deux fois plus haut, et une exposition sous-estimée d'autant. La falaise des 90 % existe sur le papier ; dans la vie réelle, c'est la franchise qui décide.


5. L'exonération des 37 500 € de recettes, que personne ne cite

Le même article 231, 1 contient un alinéa d'exonération que la plupart des articles en ligne oublient. Sont exonérées les rémunérations versées par les employeurs dont le chiffre d'affaires de l'année civile précédente reste sous les plafonds de la franchise en base de TVA. Cette franchise-là, c'est le régime qui dispense les petits chiffres d'affaires de facturer la TVA ; l'article 231 lui emprunte ses seuils, fixés aux I et I bis de l'article 293 B du CGI.

Le I de cet article 293 B pose deux limites à respecter ensemble : 85 000 € de chiffre d'affaires total, et 37 500 € pour les prestations de services. Or la location est une prestation de services, et une SCI bailleresse n'encaisse rien d'autre. C'est donc le plafond de 37 500 € qui mord le premier. Les seuils sont détaillés dans notre guide sur la franchise de TVA en SCI.

Le piège est dans l'assiette de ce seuil, et il fonctionne dans les deux sens. La doctrine précise que ce chiffre d'affaires s'apprécie « au regard de l'ensemble des recettes et autres produits, y compris ceux qui n'entrent pas dans le champ d'application de la TVA » (BOI-TPS-TS-10-10-20, § 180). Autrement dit : vos loyers exonérés comptent quand même.

Cas n° 3 — Deux SCI, deux réponses opposées

SCI A encaisse 30 000 € de loyers d'habitation par an et emploie un gardien à temps plein payé 30 000 €. Ses recettes de l'an dernier n'excèdent pas 37 500 € : elle est exonérée. Taxe due : 0 €, alors que le barème seul aurait donné 2 748 €.

SCI B encaisse 96 000 € de loyers d'habitation, tous exonérés de TVA. Son chiffre d'affaires taxable est nul, et beaucoup en concluent qu'elle est exonérée. Faux : ses recettes de 96 000 € dépassent 37 500 €. Elle est redevable, sur 100 % des salaires versés.

C'est la seule exonération qui efface la taxe sans regarder le niveau des salaires. Elle vise les petites SCI, d'un ou deux lots : le cas est rare avec un gardien à temps plein, mais l'économie se compte alors en milliers d'euros.


6. Le barème 2026, salarié par salarié

« Le taux est de 4,25 % » : c'est la deuxième erreur la plus répandue sur ce sujet. Ce taux n'est que celui de la première tranche ; au-delà, le barème est progressif, et le taux effectif dépasse 10 % dès 40 000 € de salaire.

Pour les rémunérations versées en 2026, l'article 231, 2 bis fixe trois taux : 4,25 % jusqu'à 9 229 €, 8,50 % sur la fraction comprise entre 9 229 € et 18 423 €, 13,60 % au-delà de 18 423 €. Ces deux limites sont relevées chaque année dans la même proportion que la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu ; celles de 2026 ont été inscrites dans le code par le décret n° 2026-562 du 29 juin 2026. Pour les rémunérations versées en 2025, elles valaient 9 147 € et 18 259 € : ne mélangez pas les deux jeux de chiffres, la taxe liquidée en janvier 2026 porte sur les salaires de 2025.

Ces trois taux ne valent qu'en métropole. Le 5 de l'article 231 ramène le taux à 2,95 % en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, et à 2,55 % en Guyane et à Mayotte. Le dernier alinéa du 2 bis y écarte en outre les taux majorés : outre-mer, la taxe est proportionnelle, sans tranche. Un gardien payé 24 000 € par une SCI guadeloupéenne produit 708 € de taxe brute, donc 0 € après la franchise, quand la même paie coûte 1 851 € en métropole.

Deux règles de méthode, souvent inversées. Le barème s'applique salarié par salarié, sur la rémunération annuelle individuelle : deux employés à 12 000 € ne se cumulent pas en un salarié à 24 000 €. Le premier montage coûte 667 € : deux fois 627,77 € de taxe brute, soit 1 255,54 €, moins une décote de 588,35 €. Le second en coûte 1 851 €. Même budget salarial, 1 184 € d'écart. La franchise et la décote, elles, s'apprécient sur le montant total dû par l'employeur, tous salariés confondus : la première efface la taxe quand elle reste petite, la seconde la réduit de façon dégressive juste au-dessus du seuil.

L'assiette, enfin, est celle de la CSG sur les revenus d'activité : le brut, plus les avantages en nature et en argent. Avec une différence : la réduction pour frais professionnels de 1,75 % de la CSG est expressément écartée (article L. 136-2, I, du code de la sécurité sociale). Ce détail fait mécaniquement gonfler la base par rapport à ce qu'un gestionnaire de paie a en tête.

Le tableau ci-dessous déroule ce barème sur des salaires réels, franchise et décote comprises ; la section 7 chiffre l'une et l'autre.

Salaire annuel brut Taxe brute (barème) Franchise ou décote Taxe due Taux effectif
9 229 €392,23 €Franchise0 €0 %
14 000 €797,77 €Franchise0 €0 %
18 423 €1 173,72 €Franchise0 €0 %
18 616 €1 199,97 €Franchise, de justesse0 €0 %
18 700 €1 211,39 €Décote de 621,46 €590 €3,15 %
20 000 €1 388,19 €Décote de 488,86 €899 €4,50 %
24 000 €1 932,19 €Décote de 80,86 €1 851 €7,71 %
24 793 €2 040,04 €Fin de la décote2 040 €8,23 %
30 000 €2 748,19 €Aucune2 748 €9,16 %
40 000 €4 108,19 €Aucune4 108 €10,27 %

Lisez la dernière colonne : le taux réel part de zéro, franchit 7 % à 24 000 € et dépasse 10 % à 40 000 €. Nulle part, en métropole, il ne vaut 4,25 %. La colonne « taxe due » est arrondie à l'euro le plus proche, comme l'impose l'article 1724 du CGI.


7. La franchise, la décote et la marche à 570 €

C'est le chapitre qui décide d'un salaire : l'article 1679 du CGI pose deux mécanismes qui se suivent.

La franchise : la taxe n'est pas due lorsque son montant annuel n'excède pas 1 200 €. En dessous, vous ne payez rien et vous ne déposez rien. La décote : entre 1 200 € et 2 040 €, la taxe exigible est réduite des trois quarts de l'écart entre 2 040 € et son montant.

Traduit en salaire, cela donne deux repères qu'aucun texte ne publie. La taxe brute frôle 1 200 € à 18 616 € de salaire, 1 199,97 € exactement, et elle franchit 2 040 € à 24 793 €. Jusqu'à 18 616 € inclus, aucune taxe ; entre les deux, une taxe réduite ; au-delà, le barème plein.

Cas n° 4 — Le gardien à temps partiel, puis à temps plein

SCI 100 % habitation nue, 96 000 € de loyers l'an dernier, rapport d'assujettissement de 100 %.

Gardien payé 14 000 €. Taxe brute = 9 229 × 4,25 % + 4 771 × 8,50 % = 392,23 + 405,54 = 797,77 €. Sous 1 200 € : franchise, 0 € à payer.

Gardien payé 24 000 €. Taxe brute = 392,23 + 781,49 + 5 577 × 13,60 % = 392,23 + 781,49 + 758,47 = 1 932,19 €. Décote = 0,75 × (2 040 − 1 932,19) = 80,86 €. Taxe due : 1 851 €, soit 7,71 % du salaire. Un versement unique, une déclaration 2502-SD au 15 janvier suivant.

La marche : 84 € de salaire en plus, 590 € de taxe en plus

Voici ce qu'aucune page ne dit, et c'est le seul chiffre à retenir avant de fixer un salaire. Le passage de la franchise à la décote n'est pas continu. Dès que la taxe brute dépasse 1 200 €, la décote se calcule sur l'écart avec 2 040 € et la taxe due bondit d'un coup à 570 €. Zéro juste avant, 570 € juste après, rien entre les deux. Et 570 €, c'est seulement le plancher : 84 € de salaire au-dessus du seuil, et la marche vaut déjà 590 €.

Cas n° 5 — La marche, en euros

Salaire de 18 616 €. Taxe brute = 392,23 + 781,49 + 193 × 13,60 % = 392,23 + 781,49 + 26,25 = 1 199,97 €. Sous 1 200 € : 0 €.

Salaire de 18 700 €. Taxe brute = 392,23 + 781,49 + 277 × 13,60 % = 392,23 + 781,49 + 37,67 = 1 211,39 €. Décote = 0,75 × (2 040 − 1 211,39) = 621,46 €. Taxe due : 590 €.

84 € de salaire en plus, 590 € de taxe en plus. Et au-delà de cette marche, chaque euro de salaire supplémentaire coûte encore 23,8 centimes de taxe tant que la décote s'applique, contre 13,6 centimes une fois sorti de la zone. La décote est un cadeau qui se reprend à 175 %.

La conséquence tient en une ligne. Entre 18 616 € et 18 700 € de salaire annuel, la taxe passe de 0 € à 590 €, et elle atteint déjà 661 € à 19 000 €. Regardez ce plafond de 18 616 € avant de signer, avantages en nature compris.


8. Déclarer et payer : 2502-SD, 2501-SD, le 15 janvier

La taxe sur les salaires est un impôt annuel, assis sur les rémunérations de l'année civile. Ce qui varie, c'est le rythme des versements, commandé par la taxe due au titre de l'année précédente.

Taxe due au titre de l'année précédente Ce que vous déposez Quand
Taxe estimée sous la franchise de 1 200 €RienDispense de déclaration
Moins de 4 000 €Un versement unique et la déclaration annuelle 2502-SDAu plus tard le 15 janvier suivant
De 4 000 à 10 000 €Relevés de versement 2501-SD trimestriels, puis la 2502-SDDans les 15 jours suivant chaque trimestre — trois relevés, le quatrième trimestre étant soldé par la 2502-SD
Plus de 10 000 €Relevés 2501-SD mensuels, puis la 2502-SDDans les 15 jours suivant chaque mois — onze relevés, décembre étant soldé par la 2502-SD

Ces trois rythmes ne sont pas dans l'article 1679, contrairement à ce qu'on lit souvent. Ils sont fixés par l'article 369 de l'annexe III au CGI, qui abrite aussi la dispense de dépôt.

La 2502-SD est la déclaration annuelle de liquidation et de régularisation : elle solde l'année, quel que soit le rythme des versements, et se dépose au plus tard le 15 janvier de l'année suivante. Le télérèglement est obligatoire pour tout le monde depuis les rémunérations de 2015 (article 1681 septies, 5 du CGI), depuis l'espace professionnel du site des impôts. Si vous ne l'avez pas encore ouvert, la marche à suivre est dans notre guide sur l'espace professionnel impots.gouv pour une SCI.

Deux conséquences pratiques : la première année d'embauche, aucune taxe n'était due au titre de l'année précédente, donc le régime est annuel. Et une SCI sous la franchise ne dépose rien du tout : ni relevé 2501-SD, ni déclaration 2502-SD, par l'effet du 5 de ce même article 369. Ajoutez le 15 janvier à votre calendrier fiscal de SCI dès la première paie.


9. Comptabiliser la taxe et la déduire : le coût net

L'écriture est simple : la taxe sur les salaires se comptabilise au compte 6311, dont l'intitulé au plan comptable général est précisément « taxe sur les salaires ». C'est une subdivision du compte 631, « impôts, taxes et versements assimilés sur rémunérations (administration des impôts) ». Elle rejoint le salaire et les cotisations dans le coût réel de l'emploi. Les autres comptes utiles à une SCI figurent dans notre plan comptable de SCI.

Elle est déductible dans les deux régimes, mais par deux chemins différents. À l'impôt sur les sociétés, c'est une charge de l'exercice, déduite telle quelle : aucune réintégration, c'est-à-dire aucune somme à rajouter au bénéfice imposable. À l'impôt sur le revenu, elle suit la rémunération du gardien. Le e du 1° du I de l'article 31 du CGI admet en déduction les frais de rémunération des gardes et concierges. Et la doctrine précise que ces rémunérations s'entendent « augmentées des charges fiscales et sociales qui s'y rapportent » (BOI-RFPI-BASE-20-10, § 50). La taxe est l'une de ces charges. Attention à la portée de ce texte : il ne majore le forfait de 20 € par local que des rémunérations de gardes et concierges. Le salaire d'un autre employé, une secrétaire ou une personne d'entretien, et la taxe qui s'y rapporte restent absorbés par ce forfait. La liste complète des postes déductibles est dans notre guide sur les charges déductibles d'une SCI.

Sa voisine, elle, ne l'est pas : le IX de l'article 231 ter dit en une phrase que la taxe sur les bureaux « n'est pas déductible de l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés ». Deux articles qui se suivent, deux régimes opposés.

Cas n° 6 — L'immeuble de rapport, deux salariés, le coût net

SCI à l'impôt sur le revenu, 100 % habitation nue, 180 000 € de loyers l'an dernier. Elle emploie un gardien à 26 000 € et une employée d'entretien à 12 000 €.

Gardien : 392,23 + 781,49 + 7 577 × 13,60 % = 392,23 + 781,49 + 1 030,47 = 2 204,19 €. Employée : 392,23 + 2 771 × 8,50 % = 392,23 + 235,54 = 627,77 €.

Total : 2 831,96 €, au-dessus de 2 040 €, donc aucune décote. Taxe due : 2 832 € sur 38 000 € de salaires, soit 7,45 %. Versement annuel, 2502-SD au 15 janvier.

Reste à poser le solde, et il est moins favorable qu'il n'y paraît. Seule la part afférente au gardien passe par le e du 1° du I de l'article 31. Déduite des revenus fonciers d'associés imposés à 30 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, elle fait économiser 2 204 × 47,2 % = 1 040 €. Les 628 € afférents à l'employée d'entretien restent couverts par le forfait de 20 € par local. Coût net réel : 1 792 €. C'est ce chiffre-là qu'il faut mettre en face d'un contrat de nettoyage.


10. Quatre façons de la faire disparaître, et ce qu'elles coûtent

Quatre leviers circulent sur ce sujet. Un seul se pilote vraiment ; le deuxième ne se décide pas, et les deux derniers coûtent plus cher que la taxe qu'ils effacent.

Rester à 18 616 € de salaire annuel ou moins. C'est le levier le plus simple et le plus efficace, puisqu'il ramène la taxe à zéro. Il suppose un temps partiel, et il exige de compter les avantages en nature dans le total. Attention à la marche : 84 € de trop coûtent 590 €. Et à un piège de plus dès que la SCI emploie deux personnes : la franchise s'apprécie par employeur, pas par salarié. Deux salariés payés 14 000 € chacun sont l'un et l'autre sous le plafond, et coûtent pourtant 1 262 €. Ce qu'il faut viser, alors, ce sont 1 200 € de taxe brute cumulée.

Rester sous 37 500 € de recettes annuelles. L'exonération est totale, mais personne ne baisse ses loyers pour éviter les 2 748 € du cas n° 3. Un constat, pas une stratégie.

Externaliser. Une facture de société de nettoyage n'est pas un salaire : la base disparaît. Elle est remplacée par 20 % de TVA que votre SCI ne récupère pas. Sur 12 000 € HT de prestation, ce sont 2 400 € de coût définitif, contre 0 € de taxe sur les salaires pour un employé payé le même montant. Le calcul ne penche pas du côté qu'on croit.

Lever l'option TVA. C'est le seul levier qui agit sans toucher à la paie. Au-delà de 90 % de chiffre d'affaires taxé, la SCI sort du champ de l'article 231. En dessous, elle reste redevable, mais le rapport d'assujettissement réduit la taxe à due proportion. Cela suffit souvent à repasser sous la franchise : au cas n° 2, avec 70 % de recettes taxées seulement, l'option ramène 2 748 € à zéro. C'est aussi le levier qu'il ne faut pas actionner pour cette seule raison.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Reprenons la SCI mixte du cas n° 2 : l'option lui fait gagner 2 748 € par an. Ce que la même option engage à côté, sur des locaux professionnels : 20 % de TVA facturée aux locataires, et pour longtemps. Elle ne peut être dénoncée qu'à partir du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle de l'option (article 194 de l'annexe II au CGI). S'y ajoute un délai de régularisation de vingt ans sur la TVA déduite au titre de l'immeuble (article 207 de la même annexe).

Chiffrons ce risque. Une SCI qui a récupéré 60 000 € de TVA sur des travaux et qui sort du régime au bout de cinq ans reverse les quinze vingtièmes restants, soit 45 000 €. Seize années de taxe sur les salaires économisée, remboursées d'un coup.

Notre position : ne levez jamais l'option TVA dans le seul but d'échapper à la taxe sur les salaires. Levez-la si elle se justifie par la récupération de TVA sur un investissement et par la nature de vos locataires, et prenez l'économie de taxe comme un supplément. L'arbitrage complet est dans notre guide sur l'option TVA en SCI.

Avant d'actionner l'un de ces leviers, vérifiez le montant en jeu : dans la majorité des dossiers que nous voyons, la taxe due est nulle. L'énergie dépensée à l'éviter serait mieux employée sur la cotisation foncière des entreprises ou sur la contribution sur les revenus locatifs, qui tombent tous les ans.


11. Ce qu'elle n'est pas, et les six erreurs qui coûtent

Le numéro d'article entretient une confusion permanente : l'article 231 est la taxe sur les salaires, tandis que les articles 231 ter et 231 quater sont la taxe sur les bureaux, assise sur des mètres carrés. Rien à voir.

Prélèvement Assis sur Déductible Où creuser
Taxe sur les salaires (art. 231)Les rémunérations verséesOuiCette page
Taxe sur les bureaux (art. 231 ter et 231 quater)Des surfaces, en Île-de-France (art. 231 ter) et dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes (art. 231 quater)NonTaxe sur les bureaux
Contribution sur les revenus locatifsLes loyers d'immeubles achevés depuis 15 ansOuiCRL en SCI à l'IS
Cotisation foncière des entreprisesLa valeur locative des locaux d'activitéOuiCFE et SCI
Cotisations sociales patronalesLe salaire brut, via la déclaration sociale nominativeOuiHors sujet ici
Prélèvement à la sourceLe net imposable du salarié, collecté par la SCISans objet, ce n'est pas son impôtHors sujet ici

Les six erreurs qui coûtent, et leur prix

L'erreur Ce qu'elle coûte
Renoncer à rémunérer le gérant pour « éviter la taxe »Sur 24 000 € de rémunération déductible non versée par une SCI à l'IS, jusqu'à 6 000 € d'impôt sur les sociétés payé en trop
Appliquer 4,25 % à l'ensemble du salaireSur 24 000 €, 1 020 € provisionnés contre 1 851 € dus : 831 € de découvert, plus la majoration
Fixer un salaire à 18 700 € sans regarder la marche590 € de taxe pour 84 € de salaire supplémentaire
Liquider et payer une taxe couverte par la franchiseUn gardien à 14 000 € : 798 € versés sans être dus, perdus si la réclamation n'est pas faite
Confondre rapport d'assujettissement et coefficient de déduction de TVASur le cas n° 2, retenir 70 % au lieu de 30 % : 1 837 € déclarés au lieu de 0 €
Oublier de déduire la taxe du résultatSur 2 832 € de taxe, 1 040 € d'économie d'impôt laissés de côté chaque année

Offre SCI AI

Une SCI qui emploie quelqu'un a une vraie comptabilité à tenir

  • Salaires, charges et taxes d'employeur ventilés au bon compte
  • Synchronisation bancaire et rapprochement automatique
  • Déclaration 2072 ou liasse 2033, télétransmises en EDI
  • Un expert-comptable dédié quand le dossier le mérite

12. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque chiffre de cette page vient des sources ci-dessous, consultées le 3 septembre 2026. Les articles de code sont cités en clair : cherchez leur numéro sur Legifrance, les identifiants de liens changent et pointent souvent ailleurs.

  • Article 231 du CGI, version en vigueur du 1er juillet 2026 au 1er janvier 2027. Champ, assiette, seuil des 90 %, rapport d'assujettissement, exonération liée à l'article 293 B, barème du 2 bis (9 229 € et 18 423 €). Son 5 ramène le taux de base à 2,95 % en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion et à 2,55 % en Guyane et à Mayotte, et le dernier alinéa du 2 bis écarte les taux majorés outre-mer. La version précédente, en vigueur du 19 juin 2025 au 1er juillet 2026, portait 9 147 € et 18 259 € : ce sont les limites des rémunérations de 2025.
  • Décret n° 2026-562 du 29 juin 2026, article 2 — c'est lui qui a inscrit dans l'article 231 les limites de 9 229 € et 18 423 €. Il tire les conséquences de la revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu opérée par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
  • Loi n° 2012-1404 du 17 décembre 2012, article 13 — bascule de l'assiette, des cotisations de sécurité sociale vers celle de la CSG, pour les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2013.
  • Article 1679 du CGI, dans sa rédaction applicable aux rémunérations versées depuis le 1er janvier 2014 — franchise de 1 200 € et décote des trois quarts de l'écart avec 2 040 €. Ce sont les deux seuls mécanismes de réduction qu'il contient ; pour le reste, il renvoie à un décret les conditions et délais de versement.
  • Article 369 de l'annexe III au CGI — rythme des versements (4 000 € et 10 000 €), dépôt de la 2502-SD au plus tard le 15 janvier, et, à son 5, dispense de dépôt sous la franchise. Ce n'est pas l'article 1679, contrairement à ce qu'on lit couramment.
  • Article 1681 septies, 5 du CGI — télérèglement obligatoire pour la taxe due sur les rémunérations versées depuis le 1er janvier 2015. Article 1724 du CGI — arrondi du versement à l'euro le plus proche.
  • Article 1679 A du CGI, en vigueur depuis le 1er juillet 2026 — abattement de 24 256 €. Il est réservé aux associations de la loi de 1901, fondations reconnues d'utilité publique, fonds de dotation, centres de lutte contre le cancer, syndicats professionnels et certaines mutuelles. Aucune société.
  • Article 231 bis I du CGI — exonération des rémunérations d'apprentis dans les entreprises d'au plus dix salariés.
  • Article 293 B du CGI, version en vigueur du 1er mars 2025 au 1er janvier 2027 — 85 000 € de chiffre d'affaires total et 37 500 € de prestations de services pour l'année civile précédente. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 l'abroge au 1er janvier 2027 et recodifie la TVA dans le code des impositions sur les biens et services. Le renvoi de l'article 231 changera alors de support, pas de contenu.
  • Article L. 136-1 du code de la sécurité sociale — assiette de la CSG d'activité, à laquelle l'article 231 renvoie. Article L. 136-2, I — réduction pour frais professionnels de 1,75 %, expressément écartée par l'article 231.
  • Article L. 311-3 du code de la sécurité sociale — liste des catégories rattachées au régime général. On y trouve au 11° les gérants minoritaires de société à responsabilité limitée, au 12° les présidents et directeurs généraux de société anonyme, au 23° les dirigeants de société par actions simplifiée. Le mot « société civile » n'y figure nulle part.
  • CE, 21 janvier 2016, n° 388989, société Juliane, mentionné aux tables du recueil Lebon. La décision annule le paragraphe 40 du BOI-TPS-TS-20-10 du 22 janvier 2014, en tant qu'il incluait les dirigeants de l'article 80 ter du CGI qui ne sont pas mentionnés à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale.
  • BOI-TPS-TS-10-10-10, publié le 18 décembre 2019, § 10 — les sociétés immobilières et les propriétaires fonciers sont nommément visés parmi les redevables, à l'exception des sociétés civiles qui ont pour objet la construction d'immeubles ou le négoce des biens.
  • BOI-TPS-TS-10-10-20, publié le 21 février 2024, § 180 — le seuil s'apprécie sur l'ensemble des recettes, hors champ de la TVA compris.
  • BOI-TPS-TS-20-10, publié le 30 janvier 2019, § 10 et § 40 — assiette CSG sans la réduction de 1,75 %, et double condition pour les dirigeants : être à l'article 80 ter du CGI et à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale.
  • BOI-TPS-TS-20-30, publié le 5 février 2025 — composition du rapport d'assujettissement, numérateur et dénominateur.
  • BOI-TPS-TS-30, publié le 24 juin 2020. Son § 240 applique le rapport à chacune des fractions de la rémunération individuelle, et non au salaire avant sa répartition entre les tranches. Ses § 320 et suivants donnent la franchise par employeur, les taux majorés par salarié, et des exemples de décote. BOI-TPS-TS-40, même date — obligations déclaratives et de paiement.
  • BOI-RFPI-BASE-20-10, publié le 6 juillet 2016, § 50 — rémunérations de gardes et concierges déductibles, « augmentées des charges fiscales et sociales qui s'y rapportent ».
  • Service-Public Entreprendre — taxe sur les salaires, fiche mise à jour le 1er janvier 2026 : franchise, décote, périodicité, barème des rémunérations de 2025.
  • Articles L. 6241-1 et L. 6241-2 du code du travail — champ de la taxe d'apprentissage et taux de 0,59 % plus 0,09 %. Article L. 6331-1 — contribution à la formation professionnelle, 0,55 % en dessous de onze salariés.
  • Décret n° 87-713 du 26 août 1987, article 2, dans sa rédaction issue du décret n° 2008-1411 du 19 décembre 2008. La rémunération du gardien ou du concierge « et les charges sociales et fiscales y afférentes » est récupérable à 75 % ou à 40 %, celle d'un employé d'immeuble « en totalité ». « Le salaire en nature » est exclu dans les deux cas.
  • Article 231 ter, IX du CGI — la taxe sur les bureaux « n'est pas déductible de l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés ». Articles 194 et 207 de l'annexe II au CGI — durée de l'option TVA et régularisation par vingtièmes. Articles 31 (I, 1°, e), 1724, 1727 et 1728 du CGI.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon ce qui vous occupe.

Payer quelqu'un dans une SCI

Comprendre le statut TVA qui déclenche la taxe

Les autres impôts d'une SCI

Déclarer, comptabiliser, gérer


13. FAQ — 14 questions sur la taxe sur les salaires en SCI

Les quatorze questions qui reviennent le plus, avec des réponses arrêtées au 3 septembre 2026. Déclaration à néant, cumul gérant et salarié, avantages en nature, charges récupérables, externalisation, première année d'option TVA, oubli de déclaration et taxe d'apprentissage : elles se déplient juste en dessous.

FAQ

Taxe sur les salaires en SCI : les 14 questions les plus posées

Non, et il n'existe pas de « déclaration à néant » en matière de taxe sur les salaires. Le formulaire ne se dépose que s'il y a des rémunérations de salariés à déclarer. Une SCI qui n'emploie personne ne dépose donc rien, et une SCI qui ne verse qu'une rémunération de gérant non plus, puisque cette rémunération reste hors assiette. Ni case à cocher, ni justification à produire : votre dossier fiscal reste simplement muet sur ce point.
Les deux casquettes se traitent séparément, et tout se joue sur les pièces que vous êtes capable de produire. D'un côté, une décision d'associés qui fixe la rémunération de gérance. De l'autre, un contrat de travail écrit, un bulletin de paie et une déclaration sociale nominative. Un gérant qui reçoit 24 000 € au titre de son mandat et 12 000 € au titre d'un poste de gardien n'est taxé que sur 12 000 €, donc 0 € après franchise. Les deux sommes réunies sur une seule ligne, ce sont 36 000 € de salaire présentés à l'administration, et 3 564 € de taxe pour une séparation d'écritures mal tenue. Les conditions du cumul sont détaillées dans notre guide sur le cumul mandat et contrat de travail.
Non, pas un euro de plus. C'est le premier réflexe à corriger : passer à l'impôt sur les sociétés ne fait pas disparaître la taxe, et rester à l'impôt sur le revenu ne la déclenche pas. L'article 231 du CGI ne regarde qu'une seule chose, le statut TVA. Changer de régime d'imposition pour ce motif reviendrait à bouleverser toute la fiscalité de la SCI pour un poste qui, dans la plupart des dossiers, vaut zéro euro. Les leviers qui agissent réellement sur le montant sont réunis à la section 10 de ce guide.
Oui, et c'est le piège le plus coûteux de la page. L'assiette est celle de la CSG sur les revenus d'activité : brut, plus les avantages en nature et en argent, sans la réduction pour frais professionnels de 1,75 % applicable en matière de CSG. Un gardien payé 16 000 € logé dans un appartement évalué 3 600 € est traité comme s'il touchait 19 600 €. Sans le logement, la taxe brute ressort à 967,77 €, effacée par la franchise : 0 €. Avec le logement, elle monte à 1 333,79 €, la décote la ramène à 804 €. L'avantage en nature coûte donc 804 € de taxe.
L'apprenti est exonéré, mais sous condition d'effectif : l'article 231 bis I du CGI réserve l'exonération totale aux entreprises qui emploient au plus dix salariés, et n'accorde aux autres qu'une exonération limitée à 11 % du SMIC. Une SCI patrimoniale est évidemment sous le seuil. La gratification de stage, tant qu'elle ne dépasse pas le minimum légal, n'est pas soumise à la CSG sur les revenus d'activité et reste donc hors taxe ; la fraction versée au-delà suit le régime des salaires. Un contrat aidé, lui, est un contrat de travail ordinaire : sa rémunération entre dans l'assiette.
En partie, oui, et c'est l'inverse de ce qu'on lit partout. L'article 2 du décret n° 87-713 du 26 août 1987, dans sa rédaction issue du décret n° 2008-1411 du 19 décembre 2008, rend récupérables « les dépenses correspondant à sa rémunération et aux charges sociales et fiscales y afférentes ». À hauteur de 75 % lorsque le gardien ou le concierge assure à la fois l'entretien des parties communes et l'élimination des déchets, de 40 % lorsqu'il n'assure que l'un des deux. Et en totalité lorsque la tâche revient non à un gardien, mais à un employé d'immeuble. La taxe sur les salaires est une charge fiscale afférente à cette rémunération : elle entre donc dans la base à laquelle ce pourcentage s'applique. Sur les 1 851 € dus pour un gardien payé 24 000 €, cela fait 1 388 € récupérables à 75 %, ou 740 € à 40 %. Le même article exclut en revanche « le salaire en nature » de la base récupérable : la part de taxe engendrée par le logement de fonction, 804 € plus haut dans cette FAQ, reste définitivement à la charge de la SCI. Ce qu'il ne faut pas faire, en revanche, c'est créer une ligne « taxe sur les salaires » autonome dans le décompte : elle ne figure pas comme telle dans la liste limitative de l'annexe, et elle serait contestable.
Non : la taxe frappe des rémunérations de salariés, pas des factures de prestataires. Externaliser le ménage supprime donc mécaniquement la base. Ce n'est pas pour autant une économie. Les 20 % de TVA portés par la facture restent définitivement à la charge d'une SCI exonérée de TVA sur ses loyers, alors que la taxe ainsi évitée est le plus souvent nulle. Le chiffrage complet est au troisième levier de la section 10.
Partiellement, et la frontière est celle de la CSG. L'indemnité échappe à la CSG sur les revenus d'activité à hauteur du montant légal ou conventionnel de l'indemnité de licenciement ; cette fraction est donc hors assiette de la taxe sur les salaires. Tout ce qui est versé au-delà y entre. Une indemnité négociée très au-dessus du barème conventionnel fait donc apparaître une taxe l'année du départ, souvent dans une SCI qui n'en payait aucune. Un gardien payé 16 000 € par an, qui n'a jamais déclenché un euro, part avec 10 000 € au-delà du minimum conventionnel : l'assiette de l'année passe à 26 000 €, soit 2 204 € de taxe pour ce seul exercice.
Sur l'année civile précédente, sans exception. C'est ce qui rend la première année décevante. Une SCI qui lève l'option au 1er avril 2026 calcule son rapport pour 2026 sur le chiffre d'affaires de 2025. Or aucune recette n'y était soumise à la TVA. Le rapport reste donc à 100 %, et la taxe est due en plein sur toute l'année 2026. L'économie ne commence qu'au 1er janvier 2027, et encore partiellement : le rapport de 2027 se calcule sur 2026, dont trois mois seulement échappaient à la TVA, soit 25 %. Il ne tombe à zéro qu'en 2028. Comptez deux exercices avant que l'option produise son plein effet sur ce terrain.
Le texte exonère les employeurs dont le chiffre d'affaires de l'année civile précédente n'excède pas les plafonds de l'article 293 B du CGI. Une SCI immatriculée en 2026 n'a réalisé aucun chiffre d'affaires en 2025. Lue à la lettre, la condition est remplie et les rémunérations versées en 2026 sont exonérées. Mais le texte ne règle pas expressément le sort des employeurs créés en cours d'année, et la doctrine ne tranche pas davantage. Si votre première embauche dépasse 18 616 € de salaire annuel, sécurisez la position par un rescrit plutôt que de ne rien provisionner. En dessous, la question est sans enjeu : la franchise de 1 200 € couvre de toute façon le salarié unique payé 18 616 € ou moins.
Vous encourez la majoration de 10 % de l'article 1728 du CGI, portée à 40 % si une mise en demeure reste sans effet pendant trente jours, plus l'intérêt de retard de 0,20 % par mois de l'article 1727. Sur la taxe de 1 851 € due pour un gardien payé 24 000 €, l'oubli simple coûte 185 € de majoration, et 740 € après mise en demeure. Le calendrier de régularisation est détaillé dans notre guide sur le retard de déclaration. Sous la franchise, en revanche, il n'y a aucune déclaration à oublier.
Non, jamais. Cet abattement est prévu à l'article 1679 A du CGI, et porté à 24 256 € dans la version en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Il est réservé à une liste fermée : associations de la loi de 1901, fondations reconnues d'utilité publique, fonds de dotation, syndicats professionnels, centres de lutte contre le cancer et certaines mutuelles. Une société civile immobilière n'appartient à aucune de ces catégories. On lit parfois que « les petites structures » y ont droit : c'est faux, et l'erreur se paie au premier contrôle.
La contribution à la formation professionnelle, oui, dans tous les cas. Elle vise les sociétés quelles que soient leur forme juridique, leur régime d'imposition, leur activité et leur effectif. Le taux est de 0,55 % de la masse salariale brute en dessous de onze salariés (article L. 6331-1 du code du travail). Sur un gardien payé 24 000 €, cela fait 132 € par an, payés mensuellement en déclaration sociale nominative. La taxe d'apprentissage suit une autre logique. L'article L. 6241-1 du code du travail la met à la charge des employeurs passibles de l'impôt sur les sociétés, de plein droit ou sur option. Il y ajoute ceux qui, à l'impôt sur le revenu, exercent une activité industrielle, commerciale ou artisanale. Une SCI restée à l'impôt sur le revenu en location nue en est donc hors champ. Une SCI ayant opté pour l'impôt sur les sociétés y entre, au taux de 0,68 %, soit 163 € sur le même gardien. Ce taux est la somme de 0,59 % et de 0,09 % (article L. 6241-2 du même code). C'est le seul endroit de ce guide où le choix IR ou IS change quelque chose.
Non, et la confusion est fréquente parce que tout part du même bulletin de paie. La déclaration sociale nominative sert aux cotisations sociales et, depuis 2022, à la contribution formation et à la taxe d'apprentissage. La taxe sur les salaires suit un tout autre canal : les formulaires 2501-SD et 2502-SD, déposés depuis l'espace professionnel du site des impôts, avec télérèglement obligatoire. Un même gardien génère donc deux flux déclaratifs distincts, à deux dates différentes.