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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Associé de SCI qui ne paie pas : ce qu'on peut imposer à celui qui refuse de financer

Votre société civile immobilière manque d'argent. Vous avancez seul, votre coassocié ne répond pas — et vous ne pouvez pas l'y contraindre. La Cour de cassation l'a jugé pour une SCI : refuser un appel de fonds en cours de vie sociale n'est pas une faute, sauf si les statuts l'avaient organisé dès le départ. Donc pas de condamnation à payer, pas de dommages-intérêts, pas de dissolution judiciaire de ce chef. Il vous reste un outil : le compte courant d'associé, l'argent que vous prêtez à la société et qu'elle vous doit. Cette page dit ce qu'il vaut, quand vous le récupérez, et ce que coûte l'attente.

Elle ne traite que le volet financier du conflit : les autres issues sont comparées en coût et en délai dans Mésentente entre associés de SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code général des impôts, BOFiP, arrêts publiés au Bulletin). Mis à jour le 1er septembre 2026.


1. Une SCI bénéficiaire et à sec : le vrai problème n'est pas le déficit

Un seul dossier sert de fil à la page, et il est banal. SCI Bellevue, Paul et Rémi à parts égales. Capital de 10 000 €, 1 000 parts de 10 €, 500 chacun. Un immeuble de rapport acheté 320 000 €, emprunt restant dû 210 000 €. Un lot se vide. Le second locataire part six mois plus tard. La toiture lâche.

Le trou de trésorerie, mois par mois

Loyers réellement encaissés : 600 €. Mensualité d'emprunt : 1 250 €. Charges, assurance et taxe foncière lissées : 250 €. Sorties 1 500 €, entrées 600 € : il manque 900 € tous les mois. Sur cinq ans, 900 × 60 = 54 000 €.

Paul paie. Rémi ne paie pas. Et le premier réflexe de Paul, comme celui de tout le monde, est de chercher le texte qui obligera Rémi à sortir la moitié.

Une distinction avant d'aller plus loin. Ce n'est pas un problème de déficit, c'est un problème de trésorerie. Une SCI peut afficher un bénéfice fiscal et n'avoir plus un euro en banque : le capital remboursé sort du compte sans être déductible. C'est le cas standard quand l'emprunt s'amortit (cash-flow d'une SCI, SCI déficitaire, SCI et vacance locative).


2. Peut-on obliger un associé de SCI à financer ? Non — et la dissolution se ferme pour lui

Un appel de fonds aux associés, c'est la demande faite par la société à ses associés de remettre de l'argent au pot. Malgré le nom identique, rien à voir avec les appels de fonds du syndic, charges d'immeuble qui s'imposent au propriétaire. La question, donc : une société civile peut-elle créer en cours de route une obligation de payer ?

Non. La réponse tient dans un arrêt publié au Bulletin, rendu en SCI : Cass. com., 10 juillet 2012, n° 11-14.267. La Cour casse au visa des articles 1382 — devenu 1240 —, 1836 et 1844-7, 5° du Code civil :

« le refus de répondre à des appels de fonds pendant le cours de la vie sociale ne pouvait, sauf à ce que ceux-ci soient prévus par les statuts, être imputé à faute »

Trois conséquences. Pas de condamnation à payer : la société ne peut pas assigner l'associé en versement de sa quote-part, c'est-à-dire de la fraction correspondant à ses parts. Pas de dommages-intérêts : le texte de la responsabilité civile figure au visa parce qu'il n'y a rien à réparer. Pas de sanction interne : on ne prive ni de son vote ni de sa part de résultat celui qui n'a rien fait de fautif.

La quatrième conséquence se lit dans le visa : l'article 1844-7, 5°. Dans cette affaire, c'est l'associé qui refusait les appels de fonds qui demandait la dissolution. La cour d'appel la lui avait refusée, et avait ordonné une expertise sur le préjudice de ses coassociés, au motif que son refus était fautif. La Cour de cassation casse les deux. Deux enseignements, symétriques. Celui qui paie seul ne peut pas fonder une dissolution sur l'inexécution de ses obligations par son coassocié : il n'y a pas d'obligation, donc pas d'inexécution. Et celui qui ne paie pas conserve, lui, la faculté de demander la dissolution pour mésentente sans qu'on lui oppose son refus de financer. Cette branche-là exige une paralysie démontrée (Mésentente entre associés).

Derrière l'arrêt, une règle courte : les engagements d'un associé ne peuvent en aucun cas être augmentés sans son consentement (article 1836 alinéa 2 du Code civil). D'ordre public : sa violation entraîne la nullité (Cass. com., 13 novembre 2003, n° 00-20.646, publié). Le détail est dans Associé minoritaire de SCI. Ce n'est pas une question de majorité, c'est une question de consentement individuel.


3. Appel de fonds en SCI : quand les statuts rendent le versement obligatoire

La protection de l'article 1836 n'est pas absolue. Un arrêt publié en SCI en trace la limite : Cass. 1re civ., 8 novembre 1988, n° 87-10.514, SCI Le Grand Hôpital. L'article 1836, y dit la Cour, ne règle que les décisions modificatives des statuts, non celles prises conformément aux statuts pour exécuter l'objet social. Les associés ont été condamnés à payer leur part dans les investissements.

La ligne de partage est nette. Si les statuts organisaient le financement quand l'associé les a acceptés, l'appel de fonds n'augmente pas ses engagements : il les exécute, et il est exigible. Statuts muets, aucune décision ultérieure ne crée l'obligation.

Et la clause ne s'ajoute pas après coup. L'insérer, c'est augmenter les engagements de ceux qui ne l'ont pas voulue. Le « en aucun cas » de l'article 1836 alinéa 2 ne se contourne par aucune règle de majorité : il faut le consentement personnel de chaque associé dont les engagements augmentent. Et celui qui refuse de payer refusera la clause.

La rédaction qui tient, pour une SCI qui se constitue ou pour des associés unanimes, comporte six éléments :

  • le fait générateur : insuffisance de trésorerie à la clôture, travaux votés, échéance non couverte ;
  • un plafond annuel, en euros ou en pourcentage du capital — sans plafond, c'est un chèque en blanc qu'un juge regardera de près ;
  • le délai de versement après la demande ;
  • l'exigence d'une mise en demeure préalable ;
  • la sanction du défaut de versement ;
  • son articulation avec une éventuelle clause d'exclusion.

Le plafond se chiffre, sinon il ne sert à rien. Sur la SCI Bellevue, capital 10 000 €, un plafond de 20 % du capital ne ferait que 2 000 € par an — deux mois de trou. Un plafond utile s'exprime en euros et se cale sur le besoin réel : les 900 € qui manquent chaque mois font 10 800 € par an, soit 5 400 € par associé. Un plafond de 12 000 € par an et par associé laisse la marge.

Cadre de rédaction : Statuts de SCI. Coût d'une modification : Modifier les statuts.

Une fois la clause en place, tout change : l'associé qui ne verse pas devient débiteur de la société. Elle l'assigne en paiement, compense sa dette avec son compte courant créditeur, et peut l'exclure si les statuts le prévoient (Exclure un associé de SCI). Cette page-là suppose un appel de fonds régulièrement décidé ; celle-ci répond à la question d'avant — à quelle condition l'est-il ? Uniquement si les statuts l'organisaient.


4. Contribution aux pertes et dettes sociales : deux régimes inverses

On lit partout que celui qui a payé seul peut se retourner contre son coassocié sur le fondement de l'article 1857. C'est faux, et un arrêt publié rendu en SCI le dit en une phrase.

Cass. com., 3 mai 2012, n° 11-14.844 : l'obligation aux dettes de l'article 1857 est « instituée au seul profit des tiers ». Un associé créancier de sa société ne peut pas s'en prévaloir contre ses coassociés. Face aux créanciers extérieurs, les règles sont autres (Responsabilité des associés d'une SCI).

Obligation aux dettes (art. 1857-1858) Contribution aux pertes (art. 1832 al. 3 et 1844-1)
Au profit de quiLes tiers, et eux seulsLa société, et les associés entre eux
Quand elle joueEn cours de vie sociale, dès qu'une dette est exigibleÀ la liquidation, sauf clause statutaire contraire
NatureIndéfinie, proportionnelle, non solidaire, subsidiaireRépartition interne du solde final
Utilisable par l'associé qui a payé ?NonOui, mais à la liquidation seulement

La règle de la seconde colonne a été jugée en SCI : sauf stipulation contraire des statuts, la contribution aux pertes ne s'exécute qu'à la liquidation (Cass. com., 15 février 2023, n° 20-22.018). Deux précautions, omises partout. L'arrêt est inédit : belle formule, pas un arrêt de principe. Et son visa, tel qu'il est publié, cite l'article 1832, alinéa 3, du « code de commerce » — alors que ce texte figure au code civil. L'erreur matérielle est toujours en ligne sur Légifrance ; les commentateurs rétablissent d'eux-mêmes la bonne référence. L'arrêt historique (Cass. com., 3 mars 1975, n° 73-13.721, publié) a, lui, été rendu en nom collectif puis en commandite : le transposer est défendable, mais c'est une transposition.

Les statuts peuvent répartir les pertes autrement qu'à proportion du capital, dans la limite des quatre stipulations que l'article 1844-1 alinéa 2 répute non écrites. Voir Répartir le résultat de la SCI.


5. Cas n° 1 — celui qui avance seul récupère-t-il ses 54 000 € ?

Personne ne peut être contraint. Reste un mécanisme : le compte courant d'associé. Pas un compte bancaire, mais une ligne au passif du bilan — le compte 455 — qui enregistre ce qu'un associé a prêté à la société. Paul y verse ses 900 € mensuels. Cinq ans plus tard, elle lui doit 54 000 €.

Scénario normal : les lots se relouent, l'immeuble monte à 350 000 €, l'emprunt s'amortit jusqu'à 165 000 € de capital restant dû.

Poste, au bout de cinq ans Montant
Valeur de l'immeuble350 000 €
− Capital restant dû à la banque− 165 000 €
− Compte courant de Paul (dette de la société)− 54 000 €
= Actif net réévalué131 000 €
Quote-part de chacun (50 %)65 500 €
Position économique de Paul (65 500 + 54 000)119 500 €
Position économique de Rémi65 500 €

Paul a mis 54 000 € de plus, il a 54 000 € de plus. Le compte courant a fait son travail : il a restitué l'écart au lieu de le diluer dans la valeur des parts, où Rémi en aurait capté la moitié. Seul outil qui répare l'inégalité de financement, et il ne coûte rien.

À une condition, une seule : que la société soit solvable le jour où Paul demande son remboursement. Régime complet : Compte courant d'associé en SCI. La pièce à signer avant le premier virement : Modèle de convention de compte courant.


6. Cas n° 2 — 19 000 € perdus, et aucun recours contre le coassocié

Même dossier, autre marché. L'immeuble n'a pas monté : il a reculé, et ne vaut plus que 200 000 €. Le capital restant dû est toujours de 165 000 €, la créance de Paul toujours de 54 000 €.

Poste Montant
Prix de vente de l'immeuble200 000 €
− Remboursement de la banque− 165 000 €
= Disponible pour rembourser le compte courant35 000 €
Créance de Paul54 000 €
Perte sèche de Paul− 19 000 €

Les parts ne valent plus rien, pour l'un comme pour l'autre : 5 000 € de capital perdus chacun. Mais Paul a, en plus, 19 000 € sortis de sa poche que personne ne lui rend. Et aucune action immédiate contre Rémi. Trois raisons se cumulent :

  • l'obligation aux dettes de l'article 1857 n'existe qu'au profit des tiers ;
  • la contribution aux pertes ne s'exécute qu'à la liquidation, sauf clause statutaire — la SCI Bellevue n'en a aucune, comme la quasi-totalité des SCI familiales ;
  • cette obligation est conjointe et non solidaire, donc divisée de plein droit (article 1309 du Code civil) : chacun n'a jamais été tenu que de sa part.

Le chiffre à retenir : au titre de la contribution aux pertes, Paul récupérera au mieux 9 500 € — la moitié des 19 000 € —, et seulement à la liquidation, si Rémi est solvable ce jour-là. Pas un euro avant. Cinq ans durant, il a supporté seul un risque qu'ils portaient à deux.

Une question ouverte, à ne pas trancher trop vite. On lit parfois que celui qui a payé au-delà de sa part est subrogé, c'est-à-dire investi des droits du créancier désintéressé. La Cour de cassation l'a écarté en 2015 pour l'associé de société civile : Cass. 1re civ., 18 février 2015, n° 13-25.536, inédit. Mais le visa était celui des anciens articles 1251, 3° et 1857 du Code civil, le premier réservé à celui qui est « tenu avec d'autres ». L'article 1346, issu de la réforme de 2016, y a substitué le critère bien plus large de l'« intérêt légitime ». Rien depuis en société civile : la question mérite d'être plaidée, pas d'être tenue pour acquise.

Ce que devient le compte courant quand la société ferme : Dissolution et liquidation d'une SCI. Si plus personne ne comble le trou : La SCI ne peut plus payer son emprunt.


7. Compte courant créditeur ou débiteur : la dissymétrie qui donne le pouvoir

Deux règles gouvernent le compte courant, et elles ne sont pas symétriques : côte à côte, elles expliquent le rapport de force entre Paul et Rémi.

Sens du compte Quand est-il exigible ?
Créditeur — la société doit de l'argent à l'associéÀ tout moment, sauf convention de blocage ou clause statutaire.
Débiteur par affectation des pertes — l'associé doit de l'argent à la sociétéÀ la liquidation seulement, sauf clause statutaire contraire.

La première vient d'un arrêt publié : faute de convention particulière ou statutaire, les comptes d'associés sont remboursables à tout moment (Cass. com., 24 juin 1997, n° 95-20.056). Rendu en société anonyme, la formule est générale. Elle est reprise en SCI par Cass. 3e civ., 3 mai 2018, n° 16-16.558 (inédit) : sauf stipulation contraire, un associé est en droit d'exiger le remboursement de son compte courant à tout moment. La cour d'appel, qui avait subordonné ce remboursement à l'accord de tous les associés, s'est vu reprocher une fausse application de l'article 1836 alinéa 2. Le juge lui-même ne peut pas fixer de terme (Cass. com., 10 mai 2011, n° 10-18.749, publié). Régime complet : compte courant d'associé.

Ce que personne n'en tire, et qui est le vrai levier de Paul. Sa créance de 54 000 € est exigible aujourd'hui, sans préavis ni motif. La SCI ne peut évidemment pas la payer. Mais une mise en demeure change la conversation : elle constate que la société ne fait pas face, oblige le gérant à réagir, date le problème. C'est souvent ce qui débloque une vente que deux ans de courriers n'avaient pas obtenue. Rémi n'a rien d'équivalent : compte courant à zéro, pertes exigibles à la liquidation.

Avec un avertissement que personne ne donne. Tant que Paul ne réclame rien, sa créance reste dans l'actif disponible de la SCI. Le jour où il la réclame, elle passe au passif exigible : 54 000 € exigibles que la société ne peut pas payer, c'est l'état de cessation des paiements. Le gérant a alors quarante-cinq jours pour saisir le tribunal (article L631-4 du Code de commerce), et l'omission est un cas d'interdiction de gérer (article L653-8). Si Paul est lui-même gérant, la mise en demeure qu'il envoie déclenche une obligation qui pèse sur lui. On l'utilise donc comme une échéance de négociation datée, accompagnée d'un délai écrit accordé à la société — jamais comme un coup de semonce à l'aveugle.

Un compte courant qui passe dans le rouge a ses propres risques (compte courant débiteur). Avances inégales entre associés : Comptes courants multiples.


8. Cas n° 3 — diluer l'associé qui ne paie pas : le calcul qui déçoit, puis celui qui condamne

L'idée vient toujours : « puisqu'il ne met rien, j'augmente le capital tout seul et je le réduis à la portion congrue ». Reprenons l'actif net de 131 000 € et les 1 000 parts : la part vaut 131 €. Paul veut apporter 60 000 € et souscrire seul les parts nouvelles.

Première hypothèse : il souscrit à la valeur réelle, 131 € la part — 10 € de nominal et 121 € de prime d'émission, ce supplément que paie le souscripteur pour ne pas s'approprier au passage la valeur déjà constituée. 60 000 / 131 = 458 parts nouvelles, soit 4 580 € de capital et 55 418 € de prime, 1 458 parts au total. Paul en détient 958, soit 65,71 % ; Rémi en garde 500, soit 34,29 %. L'actif net passe à 191 000 €.

Souscription de 60 000 € par Paul seul À la valeur réelle (131 €) À la valeur nominale (10 €)
Parts nouvelles créées4586 000
Total des parts1 4587 000
Rémi après l'opération34,29 %7,14 %
Valeur de la quote-part de Rémi65 501 €13 643 €
Ce que Rémi perd0 €51 857 €

Rémi n'a strictement rien perdu : 65 501 € après, contre 65 500 € avant. Et Paul n'a rien gagné : 65,71 % de 191 000 €, soit 125 499 €, contre les 125 500 € qu'il détenait déjà (65 500 € plus les 60 000 € versés). L'opération lui rend à l'euro près ce qu'il y met. La dilution à la valeur réelle déplace le pouvoir, jamais la richesse : outil de prise de contrôle, pas sanction. Voir Faire entrer un nouvel associé en SCI.

Seconde hypothèse : il souscrit à la valeur nominale, 10 € la part. 6 000 parts nouvelles, 7 000 au total, Rémi tombe à 7,14 % et sa quote-part à 13 643 €. Il perd 51 857 € sans avoir commis la moindre faute, puisque son refus n'en est pas une. Abus de majorité caractérisé, et annulable : la Cour de cassation a approuvé, en SCI, l'annulation d'une augmentation de capital qui « n'avait pour seul objet que de diluer la participation » du minoritaire, passé du tiers à 11,1 % (Cass. 3e civ., 8 juillet 2015, n° 13-14.348, publié, rejet). Voir Abus de majorité.

Et de toute façon, dans la plupart des SCI, l'arme n'existe pas. Aucun texte ne fixe de majorité pour l'augmentation de capital d'une société civile : c'est une modification des statuts, donc l'article 1836 alinéa 1er, unanimité sauf clause contraire. Statuts muets, Rémi bloque. Pas de droit préférentiel de souscription légal non plus — celui de l'article L225-132 du Code de commerce vise les sociétés anonymes et, par renvoi, les SAS. Entre associés d'accord, le compte courant se transforme en capital (voir aussi Capital social de SCI).


9. Cas n° 4 — ce que rapporte l'avance : 4 214 € nets pour 54 000 € immobilisés

L'avance est un prêt : elle peut être rémunérée. Reste à savoir à quel taux — et la règle change avec le régime fiscal.

SCI à l'impôt sur le revenu, en location nue. Le plafond de l'article 39, 1, 3° du Code général des impôts (CGI) ne s'applique pas. La doctrine vise d'abord les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés. Elle ne l'étend au-delà qu'aux sociétés non passibles de cet impôt « dès lors qu'elles exercent une activité industrielle ou commerciale » (BOI-BIC-CHG-50-50-30, § 10). Une SCI de location nue en revenus fonciers n'entre dans aucune des deux catégories. Elle relève de l'article 31, I, 1°, d : aucun plafond de taux, mais une condition d'affectation — la dette doit avoir servi à acquérir, conserver ou améliorer l'immeuble.

SCI à l'impôt sur les sociétés. Le plafond s'applique, et il ne se donne jamais avec une année : il se donne avec une date de clôture. Clôture au 31 décembre 2025 : 4,55 %. Clôtures du 30 juin au 29 septembre 2026 : 4,33 %. Écrire « le plafond 2026 est de 4,55 % » sert un chiffre périmé à la moitié des lecteurs. Autre oubli fréquent : la déduction suppose le capital intégralement libéré.

Et cette condition, sur le dossier de Paul, ne se franchit pas d'un bloc. Ses 900 € mensuels ont payé la mensualité d'emprunt, les charges, l'assurance et la taxe foncière, plus la toiture. Seule la part affectée à la toiture — une réparation — et, sous réserve de la tracer, celle qui se substitue à l'emprunt d'acquisition ouvrent droit à déduction. Les intérêts rattachés aux charges courantes restent imposables chez Paul sans être déductibles chez la SCI. La convention doit donc affecter chaque versement à une dépense identifiée, et le suivi de l'avance reprendre cette ventilation. Faute de quoi le rendement net calculé ci-dessous devient un coût net pour les deux associés.

Chiffrons pour Paul. La SCI Bellevue loue nu, aucun plafond ne s'impose. La convention retient tout de même 4,55 %, le taux applicable à l'impôt sur les sociétés pour une clôture au 31 décembre 2025 — un repère public ne se discute pas. Son compte courant est monté de 0 à 54 000 € : encours moyen, 27 000 €.

Ce que rapportent cinq ans d'avances

27 000 € × 4,55 % = 1 228,50 € par an. Sur cinq exercices ouverts à compter de 2026 : 6 142,50 € d'intérêts bruts. Après prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % — 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux — il reste 4 214 € nets.

Réserve de date : les 18,6 % de prélèvements sociaux visent les intérêts payés ou inscrits en compte à compter du 1er janvier 2026. Avant : 17,2 %, soit un prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

Réserve de méthode : les cas chiffrés de cette page raisonnent hors intérêts, sur le seul principal — Paul se les fait verser à l'échéance. Inscrits en compte courant, ils porteraient sa créance à 60 142 € au bout de cinq ans, et la perte du cas n° 2 à 25 142 €.

Le verdict : 4 214 € nets pour 54 000 € immobilisés cinq ans et un risque de perte de 19 000 €. Ce n'est pas un rendement, c'est une compensation. Elle vaut d'être prise : une convention, une résolution. Mais celui qui avance seul n'est pas rémunéré pour son risque, il est indemnisé de son immobilisation.


10. Les cinq leviers face à un associé qui ne paie pas : majorité requise et verdict

Les cinq moyens réels, avec ce qu'il faut voter et ce qu'il faut en attendre.

Levier Ce qu'il faut voter Verdict
Avance en compte courant rémunéréeUne résolution autorisant la convention et fixant le taux — majorité prévue par les statutsLe seul qui fonctionne. Il n'engage que celui qui accepte de verser.
Augmentation de capitalModification des statuts : unanimité, sauf clause statutaire contraire (art. 1836 al. 1er)Bloqué par le refus. Et même votée, elle ne rapporte rien à la valeur réelle.
Clause statutaire d'appel de fondsModification des statuts et consentement personnel de chaque associé (art. 1836 al. 2)Excellente pour l'avenir, inutilisable contre celui qui refuse déjà.
Vente de l'immeubleDécision excédant les pouvoirs du gérant : statuts, à défaut unanimité (art. 1852)Solde le problème d'un coup — mais un seul refus suffit si les statuts sont muets.
Céder ses parts ou se retirerCession : agrément de tous les associés, sauf clause statutaire plus souple ; les cessions aux ascendants et descendants en sont dispensées sauf clause contraire (art. 1861). Retrait : statuts, à défaut unanimité des autres, ou justes motifs en justice (art. 1869)La sortie réelle, au prix d'une décote. Voir le cas n° 5.

Deux absents, volontairement. L'exclusion, qui suppose une clause statutaire et un manquement (Exclure un associé de SCI). Et la dissolution judiciaire, fermée sur ce motif (Mésentente entre associés).

Chacun de ces leviers passe par une décision collective procès-verbalisée dans les formes, sans quoi le vote se rejouera devant le juge (Assemblée générale de SCI). Blocage du gérant : Litige avec le gérant.


11. Cas n° 5 — partir : 16 375 € de décote contre 19 000 € de risque

Paul finit par poser la vraie question : arrêter les frais. Il cède ses 500 parts, qui valent 65 500 € en valeur réelle, et réclame son compte courant. Deux choses distinctes, à ventiler dans l'acte.

Sauf que 65 500 €, c'est la valeur réelle des parts — immeuble repris à son prix de marché —, pas un prix de cession. Ce n'est pas non plus la valeur comptable, qui s'arrêterait ici à 50 500 €, le bilan portant l'immeuble à son coût d'acquisition de 320 000 €. Une SCI en conflit dont le seul repreneur crédible est le coassocié se négocie avec une décote de contexte — la réduction qu'impose l'absence de marché — de 20 à 30 %.

L'arbitrage, posé chiffre contre chiffre

Valeur réelle des parts : 65 500 €. Décote de contexte de 25 % : prix négocié 49 125 €, soit 16 375 € de moins. En face : 19 000 € de perte potentielle si le marché recule (cas n° 2), plus cinq années supplémentaires de trésorerie immobilisée et de risque porté seul.

Notre lecture : la décote se paie une fois, le risque se reconduit chaque année. Quand l'immeuble ne couvre plus confortablement l'emprunt et le compte courant, sortir à 75 % de la valeur réelle est un bon prix. Rester cinq ans de plus en avançant sans trancher : dans ce cas, ce n'est pas la bonne réponse.

Deux points de procédure. Les droits d'enregistrement de 5 % pèsent sur le cessionnaire, mais attention à l'assiette. Pour une société à prépondérance immobilière, l'article 726, II du CGI retient la valeur réelle des immeubles diminuée du seul passif d'acquisition, augmentée des autres actifs bruts, à proportion des parts cédées. Ce n'est ni la valeur nette des parts, ni le prix négocié. Ici : 350 000 − 165 000 = 185 000 €, dont 92 500 € pour les 50 % de Paul, soit 4 625 € de droits. Le compte courant de 54 000 €, qui n'a pas financé l'achat, ne s'en déduit pas. Ventiler la créance dans l'acte évite de la taxer une seconde fois à 5 % — elle relève du droit fixe de 125 € des actes innomés, article 680 du CGI —, cela n'allège pas l'assiette. Et depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière exige un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Les autres portes de sortie : Sortir d'une SCI ; le coût réel de l'acte : Cession de parts de SCI ; la variante interne : Rachat de parts par la SCI.


12. Ne faites pas ça — et les six erreurs qui coûtent le plus cher

Ne payez pas les échéances de la SCI depuis votre compte personnel sans rien formaliser. C'est le réflexe de tous les associés qui paient seuls, et c'est celui qui transforme une créance en cadeau.

Un virement personnel sans convention, sans écriture au 455 et sans mention en assemblée n'est rien. Pas un apport, il n'a pas été enregistré comme tel. Pas un prêt, il n'y a pas de contrat. Devant un juge, la qualification disponible est celle du paiement volontaire. Aucun intérêt non plus : cinq années perdues. Et une créance absente du bilan passe après le partage, c'est-à-dire souvent jamais — ici, la moitié des 54 000 € reviendrait à Rémi par le seul jeu de la valeur des parts.

Le geste correct, avant le premier virement : une convention de compte courant signée par la société et par l'associé ; une résolution d'assemblée qui l'autorise et fixe le taux ; une écriture au 455 dès le premier euro. Une heure de travail. Ici, cela vaut 54 000 €.

Le second « ne faites pas ça » vise l'autre camp : ne diluez pas votre coassocié à la valeur nominale. L'opération lui retire 51 857 € sans faute de sa part, et elle est annulable.

Erreur Ce qu'elle coûte, sur ce dossier
Avancer depuis son compte personnel, sans convention ni écriture54 000 € de créance difficilement opposable, plus 6 142 € d'intérêts jamais dus
Voter un appel de fonds à la majorité, puis assigner en paiement0 € recouvré sur les 54 000 €, et les frais de la procédure à sa charge
Souscrire seul une augmentation de capital à la valeur nominale51 857 € retirés au coassocié, opération annulable pour abus de majorité
La souscrire à la valeur réelle en croyant récupérer de l'argent60 000 € de plus immobilisés pour une valeur inchangée à l'euro près
Attendre cinq ans qu'il change d'avis19 000 € de risque porté seul, contre 16 375 € de décote acceptée aujourd'hui
Abandonner son compte courant pour « assainir le bilan »54 000 € perdus sans aucune déduction en face pour un associé personne physique

Pour une SCI qui ne connaît pas encore ce problème, dix lignes de statuts au premier jour suffisent. Clause d'appel de fonds plafonnée, convention de compte courant, accord écrit si l'un ne suit pas (Pacte d'associés en SCI, Investir entre amis). Et avant d'engager un euro de plus, exigez les comptes (droit d'information de l'associé).


13. Questions fréquentes sur l'associé de SCI qui ne paie pas

Nous avons voté un appel de fonds à la majorité : la décision est-elle nulle ?

Pas forcément nulle, mais inefficace contre celui qui n'a pas consenti. L'obligation de payer n'existe pas si les statuts n'organisaient pas les appels de fonds. Si un associé accepte de verser, faites-le constater par un écrit signé de lui.

L'associé qui ne paie rien a-t-il quand même droit à sa part des loyers et du prix de vente ?

Oui. Les droits se mesurent à la part dans le capital, pas aux versements faits en cours de route (art. 1844-1 C. civ., sauf clause contraire). La moitié des parts donne droit à la moitié du résultat et du boni de liquidation, même après cinq ans sans un euro versé. D'où l'intérêt du compte courant, dette de la société remboursée avant tout partage.

La banque peut-elle poursuivre mon coassocié pour la moitié de l'échéance impayée ?

Oui, mais pas tout de suite. La responsabilité est proportionnelle aux parts (art. 1857), jamais solidaire, et subsidiaire : le créancier doit d'abord avoir poursuivi vainement la société (art. 1858). Attention à la caution personnelle, appelable pour la totalité. Voir Responsabilité des associés de SCI.

La SCI a perdu la moitié de son capital : faut-il le reconstituer ?

Non. Reconstituer les capitaux propres est une obligation de SARL (art. L223-42 C. com.) et de société par actions (art. L225-248). Rien d'équivalent en société civile, et cette perte ne figure pas parmi les causes de dissolution de l'art. 1844-7.

Puis-je abandonner mon compte courant pour assainir le bilan ?

C'est possible, et presque toujours une mauvaise idée pour un associé personne physique. Vous perdez la créance sans déduction en face : l'art. 31 du CGI énumère limitativement les charges déductibles des revenus fonciers. Et à l'impôt sur les sociétés, l'abandon est en principe un produit imposable.

Onze autres questions sont traitées dans la FAQ complète, en bas de page.

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FAQ

Questions fréquentes

Non, sauf si les statuts organisaient déjà les appels de fonds au moment où il est entré dans la société. Une assemblée ne crée pas d'obligation de payer à la charge de celui qui ne l'a pas acceptée. L'article 1836 alinéa 2 du Code civil interdit d'augmenter les engagements d'un associé sans son consentement. La Cour de cassation en a tiré, pour une SCI, que le refus de répondre à un appel de fonds n'est pas une faute (Cass. com., 10 juillet 2012, n° 11-14.267, publié). Une clause statutaire disant que « toutes les décisions se prennent à la majorité » ne suffit pas : ce n'est pas une question de majorité, c'est une question de consentement individuel.
Pas nécessairement nulle, mais inefficace contre celui qui n'a pas consenti. Deux choses se distinguent : la délibération, qui peut être régulière au regard des statuts, et l'obligation de payer, qui n'existe pas si les statuts n'organisaient pas les appels de fonds. En pratique, la société ne peut pas assigner l'associé en paiement, et le gérant qui engagerait cette action ferait perdre à la société des frais de procédure sans contrepartie. Si un associé consent malgré tout à verser, faites-le constater par un écrit signé de lui, pas seulement par un vote : c'est ce consentement individuel, et lui seul, qui rend la somme exigible.
Oui, mais elle ne vaudra que contre ceux qui l'auront acceptée. L'article 1836 alinéa 2 du Code civil écrit « en aucun cas » : aucune clause de majorité, même renforcée, ne remplace le consentement personnel de l'associé concerné. La clause adoptée sans lui est nulle (Cass. com., 13 novembre 2003, n° 00-20.646, publié). Elle reste utile pour l'avenir, notamment pour l'associé qui entrera plus tard et acceptera les statuts tels qu'ils sont, mais elle ne règle pas le conflit du jour.
Non, sauf si vous avez signé une convention de blocage ou si les statuts prévoyaient déjà une condition de remboursement. Le compte courant d'associé — l'argent que vous prêtez à la société — est remboursable à tout moment en l'absence de convention particulière ou statutaire (Cass. com., 24 juin 1997, n° 95-20.056, publié, formule générale rendue en société anonyme, confirmée en SCI par Cass. 3e civ., 3 mai 2018, n° 16-16.558, inédit). Une assemblée qui déciderait de bloquer votre compte augmenterait vos engagements sans votre accord : la décision vous serait inopposable. Le juge lui-même ne peut pas vous imposer un terme de remboursement (Cass. com., 10 mai 2011, n° 10-18.749, publié). Reste la réalité économique : si la société n'a pas l'argent, le droit ne le fabrique pas.
Seulement s'il a signé une convention de blocage, ou si les statuts contenaient déjà cette condition quand il est devenu associé. Le blocage imposé par une assemblée est précisément ce que la Cour de cassation a jugé inopposable en 1997. En pratique, la convention de blocage se négocie quand l'avance est faite, pas quand on veut la retenir. Une banque qui finance des travaux l'exige souvent : c'est le seul moment où l'associé a une raison d'accepter.
Oui pour le principal, non pour les intérêts. Vous pouvez faire constater la créance : relevés bancaires à l'appui, une assemblée reconnaît le montant avancé, une convention de compte courant est signée, et les écritures sont passées au compte 455 avec effet à chaque virement. Ce qui ne se rattrape pas, ce sont les intérêts : sans convention antérieure, aucun intérêt n'est dû pour le passé, et une convention rétroactive n'est pas opposable à l'administration fiscale. Plus le temps passe, plus la reconnaissance dépend de la bonne volonté de votre coassocié, puisqu'elle passe par une décision collective.
Oui, mais pas immédiatement et pas pour la totalité. Les associés d'une société civile répondent des dettes sociales à proportion de leurs parts (article 1857 du Code civil) : la responsabilité est indéfinie mais proportionnelle, jamais solidaire. Et elle est subsidiaire : le créancier doit d'abord avoir poursuivi vainement la société elle-même (article 1858). La banque doit donc avoir préalablement et vainement poursuivi la SCI — un titre contre la société et une exécution restée sans résultat — avant de réclamer 50 % à chacun. Attention : si l'un des associés s'est porté caution personnelle du prêt, la caution est un engagement distinct qui échappe à cette mécanique et peut être appelé pour la totalité.
Oui. Les droits d'un associé se mesurent à sa part dans le capital social, pas à ce qu'il a versé en cours de route (article 1844-1 du Code civil, sauf clause contraire des statuts). Celui qui détient la moitié des parts a droit à la moitié du résultat distribué et à la moitié du boni de liquidation, ce qui reste à partager une fois la société fermée et ses dettes payées. Cela vaut même s'il n'a pas remis un euro depuis cinq ans. D'où l'intérêt de faire passer l'avance par un compte courant. Celui-ci est une dette de la société, remboursée avant tout partage. Un versement non formalisé, lui, se dilue dans la valeur des parts et profite pour moitié à celui qui n'a rien donné.
Oui. L'article 1844-1 du Code civil fixe la répartition proportionnelle « sauf clause contraire » : les statuts peuvent mettre 80 % des pertes à la charge d'un associé et 20 % à l'autre. La limite est étroite mais nette. Le deuxième alinéa énumère quatre stipulations : attribuer tout le profit à un associé, l'exonérer de toutes les pertes, exclure un associé de tout profit, mettre toutes les pertes à sa charge. Elles sont réputées non écrites. C'est la clause dite léonine. Une répartition inégale est donc licite tant qu'elle n'est pas totale, et elle se rédige à la constitution, pas au milieu du conflit.
Pas sur ce fondement-là. L'article 1844-7 5° du Code civil permet la dissolution judiciaire pour justes motifs, « notamment en cas d'inexécution de ses obligations par un associé ». Or le refus de financer n'est pas une inexécution, puisqu'il n'y avait pas d'obligation. L'autre branche du même texte reste ouverte : la mésentente entre associés paralysant le fonctionnement de la société. Mais elle exige une paralysie réelle et démontrée : les loyers ne sont plus encaissés, les déclarations ne sont plus déposées, aucune décision ne peut plus être prise. Le seul désaccord sur le financement n'y suffit pas. Et cette porte-là reste ouverte dans les deux sens : on n'oppose pas à celui qui refuse de financer que le blocage vient de lui, la Cour de cassation a censuré ce raisonnement en 2012.
Non, et c'est la même règle qui joue dans les deux sens. Une augmentation de capital ne vous engage pas davantage tant que la souscription reste une simple faculté : elle vous dilue, elle ne vous oblige pas. En revanche, dès qu'une obligation accessoire est attachée à la résolution — un engagement d'achat, une garantie, une avance à consentir —, l'article 1836 alinéa 2 redevient applicable et l'unanimité est requise, même si l'engagement paraît sans conséquence immédiate (Cass. com., 13 novembre 2003, n° 00-20.646, publié).
Non. L'obligation de consulter les associés et de reconstituer les capitaux propres est prévue pour les SARL (article L223-42 du Code de commerce) et pour les sociétés anonymes et par actions simplifiées (article L225-248). Aucun texte équivalent n'existe pour les sociétés civiles, et la perte de la moitié du capital ne figure pas parmi les huit causes de dissolution de l'article 1844-7 du Code civil. Il n'existe pas davantage de procédure d'alerte au profit des associés d'une société civile : le seul levier légal est le droit d'obtenir communication des livres et documents sociaux et de poser des questions écrites au gérant (article 1855).
C'est possible, mais c'est presque toujours une mauvaise idée pour un associé personne physique. Vous perdez définitivement la créance, sans aucune déduction en face : les charges déductibles des revenus fonciers sont énumérées limitativement par l'article 31 du CGI et un abandon de créance n'y figure pas. Du côté de la société, si elle est à l'impôt sur les sociétés, l'abandon constitue en principe un produit d'exploitation imposable, et une clause de retour à meilleure fortune ne diffère pas cette imposition. Enfin, si votre compte courant a été alimenté par des loyers que vous avez renoncé à encaisser, l'administration peut y voir un acte de disposition et imposer quand même ces loyers. À écarter sans avis préalable.
Cela ne change rien à vos droits et tout à leur valeur. Vous conservez votre créance de compte courant sur la société, votre part du boni éventuel, et votre droit d'exiger la contribution aux pertes à la liquidation. Mais une créance sur un débiteur insolvable ne vaut rien. Concrètement, cela déplace l'arbitrage : mieux vaut provoquer la vente de l'immeuble tant qu'il couvre encore le prêt et votre avance que d'attendre une liquidation où vous seriez le seul à supporter le solde. Une exception à connaître, et à lire de près. L'article 1860 du Code civil vise la déconfiture, la faillite personnelle, la liquidation de biens ou le règlement judiciaire d'un associé. Sa rédaction date de 1978 : elle n'a jamais été mise au vocabulaire des procédures collectives actuelles. Le texte prévoit alors le remboursement des droits sociaux de l'intéressé, qui perd la qualité d'associé. Une réserve : la dissolution anticipée suppose l'unanimité des autres associés, ou une clause des statuts qui la prévoyait déjà — c'est l'article 1860 lui-même qui le dit, et non le régime général des modifications statutaires. La perte n'est donc pas automatique : elle suit le remboursement.
Une convention par associé suffit, et elle couvre les avances successives. Elle doit nommer les parties et préciser que les avances sont portées au crédit d'un compte courant ouvert au nom de l'associé. Elle fixe le taux d'intérêt et sa périodicité de calcul. Elle dit si le compte est remboursable à tout moment ou bloqué, et jusqu'à quand. Elle règle enfin le sort du solde en cas de cession des parts. Elle doit être autorisée par une décision des associés qui fixe le taux, et chaque versement doit être enregistré au compte 455 dès le premier euro. Sans ces trois pièces — convention, résolution, écriture —, la créance existe mais devient difficile à faire valoir.
Oui. Les procédures de sauvegarde, de redressement et de liquidation judiciaires s'appliquent à toute personne morale de droit privé (articles L620-2, L631-2 et L640-2 du Code de commerce), une société civile immobilière comprise. Le gérant peut aussi être convoqué par le président du tribunal au titre de la prévention des difficultés, sans condition de seuil ni de commissaire aux comptes (article L611-2-1). Attention au tribunal à saisir. Depuis le 1er janvier 2025 et jusqu'au 31 décembre 2028, douze anciens tribunaux de commerce — dont Paris, Lyon, Marseille, Nanterre et Versailles — sont devenus tribunaux des activités économiques. Dans leur ressort, ils sont seuls compétents pour les procédures amiables et collectives des sociétés civiles (article 26 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023). Ailleurs, c'est toujours le tribunal judiciaire. En revanche, un litige entre associés — dissolution, révocation du gérant, contestation d'une cession — relève du tribunal judiciaire partout, jamais du tribunal de commerce.