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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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La réponse rapide : 30 secondes · Le guide complet : 28 min

Faux RIB et virement frauduleux en SCI : qui rembourse, et le gérant est-il responsable ?

Un virement est parti du compte de votre société civile immobilière vers un compte qui n'était pas le bon. Faux notaire, faux artisan annonçant un changement de coordonnées bancaires, locataire qui a réglé son loyer à un escroc. Une seule question compte : qui supporte la perte. Elle ne dépend ni du montant ni de l'habileté de l'escroc, mais d'un seul fait : quelqu'un dans la SCI a-t-il donné l'ordre. Deux arrêts de 2026 ont déplacé les lignes, dans les deux sens.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les textes officiels (code monétaire et financier, code civil, code pénal, code général des impôts ou CGI, droit de l'Union) au 3 septembre 2026. Cette page prend la suite du guide ouvrir un compte bancaire pro pour une SCI : là, le compte s'ouvre ; ici, il vient d'être vidé.

La réponse en 30 secondes

Personne dans la SCI n'a ordonné le virement : la banque rembourse au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant votre signalement, et aucun contrat ne peut lui retirer cette obligation. Votre convention de compte, en revanche, peut vous faire porter la preuve. C'est là que se joue le dossier.

Le gérant a ordonné le virement, mais sur un faux RIB : aucun remboursement automatique. Il faut démontrer une faute de la banque — redevenu possible depuis l'arrêt du 4 mars 2026, mais étroit. Second angle, plus large, depuis le 9 octobre 2025 : la banque qui n'a pas vérifié le nom du bénéficiaire perd son bouclier et doit rembourser.

Quelqu'un vous devait de l'argent et a payé l'escroc : il vous le doit toujours. Celui qui usurpe l'identité du créancier n'est pas un créancier apparent au sens de l'article 1342-3 du code civil : la chambre commerciale l'a jugé le 17 juin 2026. L'arrêt interprète un texte de 2016, il ne crée pas une règle datée — la solution vaut aussi pour les paiements antérieurs. Dans les deux sens : votre locataire doit repayer, vous aussi si vous avez réglé un faux notaire.

La suite dit comment on passe de ces trois phrases à un montant.


1. Les trois scénarios à distinguer avant tout

La quasi-totalité des articles en ligne mélange deux situations qui n'ont rien à voir. De là vient la déception du gérant qui a lu « la banque rembourse sous vingt-quatre heures », qui écrit à son conseiller, et qui reçoit en retour un article de code lui expliquant que son virement a été « dûment exécuté ». Il n'a pas été mal informé sur le droit. Il a été rangé dans la mauvaise case.

Trois situations, et trois régimes qui ne mettent pas le même adversaire en face de vous. Trouvez la vôtre avant de rédiger quoi que ce soit.

Scénario Ce qui s'est passé Qui rembourse, et sur quel fondement
A. Opération non autorisée Codes d'accès volés, compte piraté, virement partant seul. Personne dans la SCI n'a consenti. La banque, au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant le signalement (art. L133-18).
B. Ordre donné sur un faux RIB Le gérant a bien signé, mais l'identifiant du compte était celui d'un escroc. Faux notaire, faux fournisseur, fausse consigne du président. Personne, sauf faute prouvée de la banque (art. L133-21, brèche du 4 mars 2026).
C. Paiement détourné en amont Le débiteur de la SCI, en général un locataire, a payé sur un faux RIB au lieu du compte de la société. Le débiteur, qui n'est pas libéré et doit payer une seconde fois (Cass. com., 17 juin 2026).

Les deux arrêts qui font cette page portent sur des sommes réelles. 60 343,69 € pour la fraude au faux notaire tranchée le 4 mars 2026. 103 375,64 € pour le fournisseur dont l'identité électronique avait été usurpée, dans l'affaire du 17 juin 2026. Une SCI qui achète un immeuble ou fait ravaler une façade se situe exactement dans ces ordres de grandeur.

Un mot de vocabulaire, parce qu'il revient partout ensuite. Le prestataire de services de paiement, c'est votre banque, vue par le code monétaire et financier. L'identifiant unique, c'est l'IBAN, le numéro international qui désigne un compte et un seul. Le RIB, relevé d'identité bancaire, est le document qui porte cet identifiant : un faux RIB, c'est un document d'apparence normale, au nom du vrai créancier, mais qui donne le compte de l'escroc. Et le rappel de fonds, souvent appelé recall, est la demande qu'une banque adresse à une autre pour récupérer une somme déjà créditée.


2. Scénario A : le virement que personne n'a ordonné

Le code monétaire et financier tient en une ligne sur ce point : une opération de paiement est autorisée si le payeur a donné son consentement à son exécution (art. L133-6). Pas de consentement, pas d'autorisation. Et pas d'autorisation, régime protecteur.

L'article L133-18 est alors d'une brutalité rare pour un texte bancaire. Signalez l'opération dans les conditions de l'article L133-24, et la banque rembourse le montant immédiatement, et en tout état de cause au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant. Le compte doit être rétabli dans l'état où il se serait trouvé sans le débit. Une seule échappatoire : la banque a des raisons de soupçonner une fraude de votre part, et elle les communique par écrit à la Banque de France.

Le retard se paie. Le texte majore le taux de l'intérêt légal de cinq points. La majoration passe à dix points au-delà de sept jours de retard, et à quinze points au-delà de trente jours (rédaction issue de l'article 22 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022). Une indemnité complémentaire prévue au contrat reste possible.

Retenez surtout ceci, et n'en démordez pas : ni l'article L133-18, ni le premier alinéa de l'article L133-24 ne figurent dans la liste des textes auxquels une convention de compte peut déroger. On lit parfois en ligne qu'une société perd le bénéfice du remboursement parce qu'elle n'est pas un consommateur. C'est faux, et la section suivante donne la liste exacte de ce qui est réellement dérogeable.

Cas chiffré n° 1 — trois virements partis un samedi, remboursés avec 45 jours de retard

La SCI Bel-Air constate le lundi matin trois virements de 9 500 € passés le samedi vers un compte inconnu, soit 28 500 €. Aucun associé n'a rien signé. Elle signale le jour même. La banque invoque d'abord une négligence grave du gérant, puis rembourse avec 45 jours de retard.

Le créancier est ici une personne morale : c'est le taux de l'intérêt légal « tous autres cas », soit 2,75 % au second semestre 2026 (arrêté du 26 juin 2026, Journal officiel du 30 juin 2026). Le taux de 6,84 % réservé aux particuliers ne joue pas ici. Les majorations donnent 7,75 %, puis 12,75 %, puis 17,75 %.

  • Jours 1 à 7, à 7,75 % : 28 500 × 7,75 % × 7 / 365 = 42,36 €
  • Jours 8 à 30, soit 23 jours, à 12,75 % : 28 500 × 12,75 % × 23 / 365 = 228,98 €
  • Jours 31 à 45, soit 15 jours, à 17,75 % : 28 500 × 17,75 % × 15 / 365 = 207,89 €

Total des pénalités : 479,23 €, en plus du remboursement des 28 500 €.

Réserve honnête : le texte ne dit pas si les majorations se cumulent par tranches de jours ou si le taux le plus élevé s'applique à toute la période. Dans la seconde lecture, 28 500 × 17,75 % × 45 / 365 donne 623,68 €, soit 144,45 € de plus. Aucune décision publiée ne tranche. Réclamez la seconde, acceptez la première.

Deux pivots décident de ce dossier, et aucun des deux n'est le montant. Le premier : votre convention a-t-elle déplacé la charge de la preuve ? Le second : l'opération s'est-elle déroulée avec une authentification forte, c'est-à-dire la combinaison d'au moins deux éléments parmi un mot de passe, un appareil détenu et une donnée biométrique ? La définition figure au f de l'article L133-4 ; c'est l'article L133-44 qui impose à la banque de l'appliquer. Si la réponse est non, le payeur ne supporte en principe aucune conséquence financière, sauf agissement frauduleux de sa part. Encore faut-il que ce texte s'applique toujours à vous.


3. Ce que votre convention de compte peut, elle, vous retirer

L'article L133-2 énumère les textes auxquels une convention peut déroger dès lors que l'utilisateur n'est pas une personne physique agissant pour des besoins non professionnels. Une SCI est une personne morale : elle est exclue de cette exception par sa seule forme, quelle que soit la manière dont elle agit. La raison est plus simple que celle qu'on lit ailleurs, et elle ne souffre pas d'exception. La Cour de cassation a par ailleurs jugé qu'une SCI qui souscrit des prêts immobiliers pour acquérir des immeubles conformément à son objet agit en qualité de professionnel (Cass. 1re civ., 9 juillet 2025, n° 23-23.066). Le raisonnement converge, mais deux limites à cet arrêt méritent d'être dites : il n'est pas publié au Bulletin, et il portait sur des clauses abusives, pas sur un service de paiement. Nous l'avons détaillé dans le guide sur la clause de domiciliation des loyers. Le critère, lui, ne joue pas en faveur de la SCI : elle est dans le champ de toutes les dérogations.

La liste est limitative. La voici article par article, de quoi cocher votre convention ligne à ligne.

  • L133-1-1
  • Les deux derniers alinéas de L133-7
  • L133-8
  • L133-19
  • L133-20
  • L133-22
  • L133-23
  • L133-25, L133-25-1 et L133-25-2
  • Les I et III de l'article L133-26

S'y ajoute la faculté, ouverte par le second alinéa de l'article L133-24, de convenir d'un délai de signalement autre que treize mois.

Deux articles de cette liste comptent plus que tous les autres réunis.

L133-19 porte la franchise de 50 € qui limite votre perte avant notification, l'absence de responsabilité quand les données ont été détournées à votre insu, et surtout l'immunité en l'absence d'authentification forte. Il porte aussi son revers : le payeur supporte tout s'il a agi frauduleusement, ou s'il a manqué intentionnellement ou par négligence grave à ses obligations de sécurité. Écarté par contrat, ce ne sont pas seulement les protections qui tombent, c'est le cadre entier de la discussion sur la négligence grave.

L133-23 est le vrai point de bascule. Il dispose que lorsqu'un utilisateur nie avoir autorisé une opération, c'est à la banque de prouver que celle-ci a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée, et qu'aucune déficience technique ne l'a affectée. L'usage enregistré de l'instrument ne suffit pas. Retirez ce texte à une SCI, et la charge de la preuve peut basculer sur elle. Un gérant qui doit prouver un négatif perd presque toujours.

La première pièce à sortir

Votre convention de compte professionnel. Vous n'y cherchez pas l'article L133-18, qui ne peut pas vous être retiré. Vous y cherchez trois choses : une clause écartant L133-23, une clause écartant L133-19, et un délai de signalement raccourci.

Ce que nous ne savons pas : ces clauses sont licites au regard de L133-2, mais leur efficacité n'a pas été testée sur une décision publiée. Une clause qui vide de sa substance l'obligation de rembourser de L133-18 en déplaçant l'intégralité de la preuve prête le flanc à la discussion. Ne partez pas battu.


4. Scénario B : pourquoi L133-21 n'est plus le mur qu'on croit

C'est le scénario le plus fréquent en SCI, et le plus dur. Le gérant a reçu un courriel qui semblait venir de l'étude notariale, du maçon ou du syndic. Le message annonçait un changement de coordonnées bancaires. Le gérant a fait le virement lui-même. Il a consenti : l'opération est autorisée, et tout le régime de la section précédente devient hors sujet.

L'article L133-21 dit alors la règle défavorable, en deux temps. Un ordre exécuté conformément à l'identifiant unique fourni par l'utilisateur est réputé dûment exécuté pour ce qui concerne le bénéficiaire désigné par cet identifiant. Et si l'identifiant est inexact, la banque n'est pas responsable de la mauvaise exécution. En clair : la banque regarde l'IBAN, pas le nom. Elle a fait son travail.

Deux obligations subsistent malgré tout, et elles ne sont pas décoratives. Le troisième alinéa impose à votre banque de s'efforcer de récupérer les fonds. Le même alinéa ajoute une seconde obligation, dont la condition se lit rarement : si elle n'y parvient pas, elle met à votre disposition, à votre demande, les informations qu'elle détient pouvant documenter votre recours en justice. C'est celle qu'on oublie de réclamer, alors qu'elle vous donne le nom de la banque destinataire et, souvent, de quoi identifier le titulaire du compte. Elle se déclenche à l'échec du rappel de fonds : faites constater cet échec par écrit, puis réclamez les informations.

La brèche du 4 mars 2026

Le 4 mars 2026, la chambre commerciale a rejeté le pourvoi d'une banque contre un arrêt de la cour d'appel d'Amiens et posé une règle nouvelle (n° 25-11.959, publié). Sa formule est courte. Si la responsabilité contractuelle de droit commun de l'article 1231-1 du code civil n'est pas applicable à l'exécution d'un ordre conforme à l'identifiant unique, il en va autrement lorsque le prestataire ne s'est pas borné à exécuter l'ordre de paiement.

Dans cette affaire, il s'agissait d'une fraude au faux notaire, et la banque avait elle-même rédigé l'ordre avant de le faire signer à ses clients — deux particuliers achetant un logement, et non une société. La cour d'appel avait retenu que l'identité bancaire portée sur cet ordre comportait des incohérences apparentes et manifestes. Elles ne pouvaient laisser aucun doute, pour un professionnel normalement diligent, sur le caractère de faux grossier de l'identifiant. La Cour de cassation approuve les juges du fond d'en avoir « exactement déduit » que la banque devait indemniser, sur le fondement du droit commun, le préjudice causé par ce manquement à son devoir de vigilance. Aucun partage de responsabilité n'a été retenu : la banque a supporté l'intégralité des 60 343,69 € virés.

N'en tirez pas une règle générale. La brèche est étroite et tient à un fait précis : la banque avait mis la main dans l'opération. Un virement que vous saisissez seul depuis votre espace en ligne n'entre pas dans ce cas de figure. Un virement préparé au guichet par un conseiller, si. Une réserve de plus, que nous préférons dire : les victimes indemnisées étaient des particuliers. La règle n'est pas pour autant réservée aux consommateurs — elle repose sur l'article L133-21, absent de la liste dérogeable de l'article L133-2, et sur l'article 1231-1 du code civil. Une SCI peut donc s'en prévaloir, mais le degré de vigilance exigé d'une banque s'apprécie au regard de la qualité du client, et la transposition à une société n'a pas encore été jugée.

Un second angle d'attaque existe depuis le 9 octobre 2025, et il est plus large que cette brèche : le bouclier de L133-21 n'est acquis à la banque que si elle a rendu le service de vérification du bénéficiaire. La section suivante donne le texte, qui s'applique directement.

Cas chiffré n° 2 — le faux notaire, dans une SCI à l'impôt sur les sociétés

La SCI Grand-Pré achète un immeuble 420 000 €. L'étude réclame un premier versement de 84 000 €. Le courriel usurpe l'étude et porte un IBAN étranger. En agence, la conseillère saisit elle-même l'ordre. Les 84 000 € partent.

  • Rappel de fonds : 12 000 € restitués, le compte ayant déjà été vidé. Solde perdu : 72 000 €.
  • Le versement n'a pas libéré la SCI : elle doit reverser 84 000 € à la vraie étude.
  • La banque a rédigé l'ordre : elle n'est pas couverte par L133-21. Le manquement au devoir de vigilance est retenu, mais l'indemnisation est réduite de 40 % faute d'avoir rappelé l'étude sur son numéro connu — hypothèse de travail, aucun partage n'ayant été retenu dans l'arrêt du 4 mars 2026.
  • Indemnisation : 72 000 × 60 % = 43 200 €.

Sortie totale de trésorerie : 84 000 + 84 000 − 12 000 − 43 200 = 112 800 €, dont 84 000 € qui étaient dus de toute façon. Perte réelle, avant impôt : 28 800 €.

Si la charge est admise en déduction et que la SCI est dans la tranche à 25 % de l'impôt sur les sociétés, l'économie est de 28 800 × 25 % = 7 200 €, soit 21 600 € de coût final. Si son bénéfice reste sous 42 500 €, le taux peut tomber à 15 %. Trois conditions à vérifier (art. 219, I, b du CGI) : chiffre d'affaires sous 10 millions d'euros, capital entièrement libéré, détention à 75 % au moins par des personnes physiques. L'économie n'est alors que de 4 320 €, et le coût final remonte à 24 480 €. La déductibilité elle-même n'est pas acquise : voir la section 9.


5. Ce qui a changé le 9 octobre 2025 : la vérification du bénéficiaire

Depuis le 9 octobre 2025 en zone euro, votre banque doit vous dire, avant que vous n'autorisiez le virement, si le nom que vous avez saisi correspond bien au titulaire du compte désigné par l'IBAN. C'est le service dit de vérification du bénéficiaire, souvent désigné par son sigle anglais VoP, pour Verification of Payee. Il vient du règlement (UE) 2024/886 du 13 mars 2024, qui a inséré un article 5 quater dans le règlement (UE) n° 260/2012.

Une précision de champ, parce qu'on lit souvent l'inverse : il ne s'agit pas du seul virement instantané. L'article 5 quater s'intitule « Vérification du bénéficiaire dans le cas d'un virement », sans restriction. La fiche officielle de service-public.gouv.fr publiée le 29 septembre 2025 le dit dans les mêmes termes : la vérification porte sur « tous les virements (instantané ou classique) ». Elle est gratuite, et cette gratuité figure dans le règlement lui-même, à l'article 5 ter, paragraphe 2. Un mot sur la méthode, car il compte pour la suite : EUR-Lex nous a opposé une page d'index, et nous sommes allés chercher la version française officielle du Journal officiel de l'Union auprès de l'Office des publications. Les paragraphes cités ci-dessous ont donc été relus mot à mot, le 4 septembre 2026.

Trois points comptent pour une SCI, et aucun n'est celui qu'on attend.

  • Un « ne correspond pas » ne bloque rien. Le paragraphe 5 précise que la vérification n'empêche pas le payeur d'autoriser le virement. L'alerte s'affiche, vous cliquez quand même, et le virement part. C'est un avertissement, pas un verrou.
  • Le paragraphe 8 est le vrai levier, et presque personne ne le cite. Il conditionne d'abord le bouclier. Le prestataire n'est pas tenu responsable d'un virement exécuté en faveur d'un mauvais bénéficiaire sur la base d'un identifiant inexact, « pour autant qu'il ait satisfait aux exigences du présent article ». La banque qui n'a pas rendu le service ne peut donc plus se cacher derrière l'IBAN. Il ajoute ensuite une obligation de remboursement, en toutes lettres : la banque du payeur qui n'a pas rendu le service exigé au paragraphe 1 « restitue sans tarder au payeur le montant viré » et rétablit le compte débité. Une condition à ne pas perdre de vue : il faut que ce manquement ait entraîné une opération de paiement mal exécutée. Ce n'est pas un considérant, c'est le dispositif d'un règlement de l'Union : il s'applique directement, sans article français. Le quatrième alinéa du même paragraphe renvoie au droit du contrat pour « tout autre préjudice financier » — c'est là, et là seulement, qu'intervient l'article 1231-1 du code civil.
  • Une SCI qui paie par lots peut avoir renoncé au service sans le savoir. Le paragraphe 6 impose d'offrir aux utilisateurs qui ne sont pas des consommateurs la faculté de renoncer à la vérification, mais seulement « lorsqu'ils soumettent plusieurs ordres de paiement sous une forme groupée ». La condition est ferme, et elle change tout. Une SCI qui saisit ses virements un par un depuis son espace en ligne ne peut pas y avoir renoncé : la faculté ne lui est tout simplement pas ouverte. Une SCI qui dépose des fichiers de virements groupés, elle, doit vérifier son contrat — la renonciation est réversible et se rétablit à tout moment.

Dernier point, pour éviter une recherche inutile : cette obligation n'a pas été transposée dans un article du code monétaire et financier. Une recherche en texte intégral sur les codes français ne renvoie aucun résultat pour « vérification du bénéficiaire ». N'allez pas chercher un article français qui n'existe pas : citez le règlement, et le paragraphe.


6. Scénario C : payer un escroc n'éteint pas la dette

C'est le cœur de cette page, et l'apport le plus utile de l'année. L'article 1342-3 du code civil pose depuis 2016 une règle simple : le paiement fait de bonne foi à un créancier apparent est valable. Le créancier apparent, c'est celui que les circonstances désignaient légitimement comme le titulaire de la créance — l'héritier apparent, le cessionnaire dont la cession sera annulée plus tard. Pendant des années, des débiteurs trompés ont plaidé ce texte pour dire qu'ayant payé de bonne foi, ils étaient libérés.

Le 17 juin 2026, la chambre commerciale, réunie en formation plénière — la plus solennelle de ses formations —, a fermé cette porte (arrêt n° 317, pourvoi n° 24-13.306, FP-B+R, publié au Bulletin et au Rapport annuel). Sa formule tient en une phrase : n'est pas créancier apparent, au sens de ce texte, le tiers qui usurpe l'identité du créancier. L'affaire portait sur 103 375,64 € payés à un escroc qui avait usurpé l'identité électronique d'un fournisseur et transmis un faux RIB. La cour d'appel avait confondu deux croyances : croire à l'identité du créancier n'est pas croire à l'identité du titulaire du compte. Cassation, « en toutes ses dispositions », de l'arrêt rendu le 21 décembre 2023 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence : l'affaire sera rejugée à Lyon.

Ne vous laissez pas arrêter par la date de l'arrêt. Il interprète un texte entré en vigueur le 1er octobre 2016 : il ne crée pas une règle réservée aux paiements postérieurs. Les loyers détournés en 2024 ou en 2025 restent donc dus, dans la limite de la prescription de cinq ans.

Cet arrêt est une lame à double tranchant, et c'est ce que presque personne n'écrit.

  • Du bon côté : le locataire qui a réglé son loyer sur un faux RIB n'est pas libéré. Il vous doit toujours l'intégralité des sommes.
  • Du mauvais côté : la SCI qui a payé un faux notaire ou un faux artisan n'est pas libérée non plus. Elle devra payer une seconde fois le vrai créancier. C'est ce qui transforme une fraude en double sortie de trésorerie.

Cas chiffré n° 3 — le faux artisan, à l'impôt sur le revenu puis à l'impôt sur les sociétés

Ravalement de façade facturé 36 000 € toutes taxes comprises, ou TTC (30 000 € hors taxes, plus 6 000 € de taxe sur la valeur ajoutée). Un courriel annonce un changement de coordonnées bancaires quinze jours avant l'échéance. Le virement part sur le faux RIB. Rien n'est récupéré, et l'entreprise réclame évidemment son dû. La SCI paie une seconde fois.

Sortie totale de trésorerie : 72 000 €. Perte réelle : 36 000 €.

  • SCI à l'impôt sur le revenu, en location nue : n'étant pas assujettie à la TVA, elle déduit la facture réelle pour son montant TTC, soit 36 000 €, au titre des dépenses d'entretien et de réparation (art. 31 du CGI). La perte de 36 000 €, elle, n'entre dans aucune rubrique de cet article : 0 € déductible, 36 000 € de perte sèche.
  • SCI à l'impôt sur les sociétés : si la charge est admise, l'économie est de 36 000 × 25 % = 9 000 €, et le coût net tombe à 27 000 €.

Écart entre les deux régimes, sur le même sinistre : 9 000 €.

Côté TVA, la question ne se pose que si la SCI est assujettie, ce qui suppose une option ou des locaux professionnels. Dans ce cas, ne comptez pas deux fois : le droit à déduction naît de la seule facture de l'entreprise réelle, effectivement réglée, et la SCI récupère 6 000 €, une fois. Les 6 000 € partis chez l'escroc n'ouvrent aucun second droit à déduction, faute d'opération et de facture régulière en face. Sa perte reste donc de 36 000 €, taxe comprise.

De là une règle de conduite, à dire crûment. Ne réglez jamais un changement de coordonnées bancaires sur la seule foi d'un courriel, même parfaitement imité, même signé, même accompagné d'un RIB en pièce jointe. Rappelez le créancier sur le numéro que vous connaissiez avant, jamais sur celui qui figure dans le message. C'est un appel de deux minutes contre 36 000 €.


7. Réclamer un loyer déjà payé à un escroc sans faire exploser le bail

Vous êtes du bon côté du droit, et c'est justement pour cela que la manière compte. Le locataire a payé de bonne foi, il a la preuve de son virement, et il va très mal prendre l'idée de payer deux fois. Un courrier maladroit transforme un dossier gagné en contentieux locatif de trois ans.

La marche à suivre tient en quatre étapes.

  1. Un constat écrit et daté, adressé au locataire : quels loyers, quelles dates, quel IBAN a servi, et le fait que ce compte n'est pas celui de la SCI. Joignez le relevé de la société montrant l'absence de crédit.
  2. Le RIB authentique, transmis par un canal vérifiable : remise en main propre, courrier recommandé, ou espace locataire. Jamais par simple courriel, sous peine de reproduire la faille.
  3. Une mise en demeure motivée, fondée sur l'article 1342-2, alinéa 1, du code civil : le paiement doit être fait au créancier ou à la personne désignée pour le recevoir. Fermez dans le même courrier la seule défense du locataire — n'est pas créancier apparent au sens de l'article 1342-3 le tiers qui usurpe l'identité du créancier (Cass. com., 17 juin 2026). Citez la règle, pas le numéro seul : le locataire n'est pas juriste, et son conseil vérifiera.
  4. Un plan d'apurement, c'est-à-dire un échéancier de rattrapage, proposé dans le même envoi. Deux trimestres à repayer d'un coup mettent en difficulté une petite entreprise locataire, et un plan écrit vaut mieux qu'un impayé de plus.

Vient alors la question qui fâche. La fuite vient parfois de chez vous : boîte mail du gérant compromise, liste de locataires diffusée, quittance envoyée en clair. Le locataire peut alors soutenir que la SCI a commis une faute. Il réclamera des dommages et intérêts sur le fondement de l'article 1240 du code civil, à compenser avec sa dette. Le point n'est pas tranché : l'arrêt du 17 juin 2026 ferme la voie du créancier apparent, mais ne dit rien d'une faute opposable au créancier. Ne promettez pas à vos associés une récupération à 100 %.

Attention aussi à un réflexe malheureux : la quittance. Si vous en avez délivré une pour un loyer que vous n'avez jamais encaissé, vous avez signé une présomption de paiement contre vous-même. Rectifiez-la par écrit sans attendre. Les mentions et la portée d'une quittance sont détaillées dans notre guide sur la quittance de loyer en SCI. Et si le locataire refuse purement et simplement de repayer, vous basculez dans une procédure d'impayé classique, décrite dans SCI et impayés de loyer : relance, commandement de payer, clause résolutoire.

Cas chiffré n° 4 — deux trimestres de loyer commercial encaissés par un escroc

Bail commercial, loyer trimestriel de 9 000 € hors taxes. La SCI a opté pour la TVA sur ses loyers : l'appel est donc de 10 800 € TTC. Un faux courrier annonce au locataire un changement de RIB. Deux trimestres partent chez l'escroc, soit 21 600 € TTC (18 000 € hors taxes et 3 600 € de TVA).

  • Le paiement n'est pas libératoire : le locataire doit toujours 21 600 € à la SCI.
  • À l'impôt sur le revenu : le revenu foncier se calcule sur les loyers encaissés. Rien n'est entré, il n'y a rien à déclarer. 0 € d'impôt avancé.
  • À l'impôt sur les sociétés : la comptabilité d'engagement rattache le produit à l'exercice où le loyer est né, pas où il est payé. Les 18 000 € hors taxes sont déjà en produit et la créance de 21 600 € figure au compte client. Dans la tranche à 25 %, la SCI avance 4 500 € d'impôt sur un loyer qu'elle n'a pas touché.
  • TVA : un loyer est une prestation de services, et la taxe y est exigible à l'encaissement (art. 269, 2, c du CGI). Les 3 600 € ne sont donc pas dus tant que le locataire n'a pas payé la SCI ; déclarés à l'émission des quittances, ils ont été avancés et se régularisent. Réserve prévue par le même texte : si la SCI a opté pour le paiement de la taxe d'après les débits, la taxe est due dès la facturation, et il n'y a rien à récupérer.

Écart entre les deux régimes, sur le même détournement : 4 500 € d'impôt avancé à l'impôt sur les sociétés, zéro à l'impôt sur le revenu — sur un loyer que la SCI n'a jamais touché.

La créance ne se déprécie que si le recouvrement devient réellement douteux, et la dépréciation se calcule hors taxes, sur les 18 000 €. Le mécanisme est détaillé dans provision pour créance douteuse en SCI, et le suivi des sommes dues dans la balance âgée.


8. Le gérant doit-il rembourser la SCI ?

C'est la question que les associés posent à la deuxième réunion improvisée, quand la sidération est retombée. L'article 1850 du code civil y répond : chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers, soit des infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans sa gestion. Si plusieurs gérants ont participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire à l'égard des tiers et des associés : chacun peut alors être poursuivi pour la totalité.

Le mot important est « fautes ». Une faute de gestion ne se présume pas du seul fait d'avoir été trompé. Les escroqueries au faux président et au faux fournisseur reposent sur des montages travaillés, avec des courriels imités au pixel près et des interlocuteurs qui connaissent le dossier. Un faux parfaitement exécuté qui trompe un gérant diligent n'est pas une faute de gestion, et il faut le dire aussi clairement que l'inverse.

Ce qui fait basculer, en revanche, se répertorie assez bien.

Ce que le gérant a fait Faute de gestion ?
Il a été trompé par un faux irréprochable, après avoir tenté de joindre le créancierNon
Il a viré une somme élevée sans aucune vérification par un second canalDiscutable, et c'est le terrain du procès
Il a dépassé un plafond de virement fixé par les statuts ou par une décision d'associésOui, violation des statuts
Il a passé outre une alerte explicite de la banque ou du service de vérification du bénéficiaireOui, très probablement
Il a renoncé au service de vérification du bénéficiaire, là où la SCI transmet des ordres par lots, sans en informer les associésOui
Il a dissimulé la fraude, ou tardé plusieurs semaines à la signalerOui, et cela aggrave la perte

Reprenez le cas n° 2 : sur 28 800 € de perte nette, un gérant qui a dépassé un plafond statutaire de 50 000 € par virement s'expose à devoir la totalité. Un gérant qui a rappelé l'étude, gardé la trace de l'appel et signalé la fraude dans l'heure ne doit rien. Entre les deux, tout est affaire de preuve — et la preuve se constitue avant, pas après.

Deux précisions de procédure, pour ne pas se tromper d'adversaire. Le quitus — le vote par lequel l'assemblée approuve la gestion de l'année écoulée — ne protège de rien : l'article 1843-5 du code civil interdit à toute décision d'assemblée d'éteindre l'action en responsabilité contre le gérant. Et l'action se prescrit par cinq ans, pas par trois : la règle abrégée des sociétés anonymes ne s'applique pas ici. Le délai court du jour où les associés ont connu ou auraient dû connaître les faits leur permettant d'agir (art. 2224 du code civil). La présentation de la perte à l'assemblée le fait donc partir, même à l'égard de l'associé qui n'a rien lu. Les recours des associés sont détaillés dans litige avec le gérant de SCI, et l'étendue des pouvoirs du gérant dans le guide du gérant de SCI.

La meilleure parade est structurelle, et elle protège le gérant autant que la société : une cogérance avec double signature au-delà d'un seuil inscrit dans les statuts. Deux personnes ne se font pas tromper par le même courriel. Le prix se paie, et nous ne le cachons pas : chaque virement important attend une seconde signature, et le second gérant entre lui aussi dans le champ de l'article 1850. Sur une SCI familiale qui encaisse un loyer par mois, la gêne est nulle. Sur une SCI qui règle des artisans toutes les semaines, elle se sent. Côté assurance, ne comptez pas sur la responsabilité civile du dirigeant pour combler la perte : elle couvre la mise en cause du gérant, pas le préjudice de la société.


9. Comptabiliser et déduire la perte : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés

Le régime fiscal de la société décide de tout, et l'écart est le plus brutal du dossier.

À l'impôt sur le revenu, la réponse est non. L'article 31 du CGI ouvre par une phrase qui commande tout le reste : « les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent », suivie d'une énumération. Cette énumération est limitative, et c'est un point constant. Une perte par escroquerie n'y figure sous aucune rubrique : ni réparation, ni entretien, ni amélioration, ni frais de gestion, ni intérêt d'emprunt. La SCI à l'impôt sur le revenu supporte donc l'intégralité de la perte, sans le moindre euro d'économie fiscale. Nous l'écrivons sous la même réserve que pour l'impôt sur les sociétés : aucun texte ni commentaire administratif ne traite expressément d'une perte par escroquerie en revenus fonciers. La conclusion se déduit du seul caractère limitatif de l'énumération, qui est constant. Ne comptez pas sur une déduction, mais faites poser la question si le montant le justifie. Le périmètre exact de l'article 31 est détaillé dans les charges déductibles d'une SCI.

À l'impôt sur les sociétés, la réponse est probablement oui, mais nous ne l'affirmons pas. Le raisonnement attendu est celui du droit commun des charges. Une perte subie dans l'intérêt de l'exploitation diminue l'actif net et se déduit de l'exercice. La déduction est en revanche refusée lorsque le détournement procède du comportement délibéré des dirigeants, ou d'une carence manifeste dans l'organisation des contrôles. Nous n'avons retrouvé, pendant la préparation de cette page, ni décision du Conseil d'État ni commentaire administratif applicable directement à ce cas. Nous préférons l'écrire au conditionnel plutôt que d'inventer une référence. Traitez la déduction comme probable, provisionnez le risque, et faites valider la position avant de l'inscrire dans votre déclaration de résultats.

Deux erreurs circulent ensuite, une côté écritures et une côté fiscalité. La première : ressortir les comptes 671 ou 6788. Le règlement de l'Autorité des normes comptables (ANC) n° 2022-06 du 4 novembre 2022, homologué par l'arrêté du 26 décembre 2023, a supprimé la plupart des subdivisions du compte 67 et les transferts de charges. Il modifie le plan comptable général et s'applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025.

Le résultat exceptionnel est désormais réservé aux événements majeurs et inhabituels, et le classement dépend donc du montant rapporté à la taille de la société. Un détournement de quelques centaines d'euros se loge dans les charges diverses de gestion courante, en compte 658. Un détournement de plusieurs dizaines de milliers d'euros, dans une SCI dont le résultat annuel se compte en milliers d'euros, remplit en revanche les deux critères et relève de l'exceptionnel. Tranchez avec votre expert-comptable et documentez le choix : une charge en 658 ampute le résultat courant que liront les associés, une charge exceptionnelle non. Vérifiez le compte retenu avec la nomenclature à jour de votre plan comptable avant de saisir.

La seconde erreur est fiscale : chercher une symétrie avec l'indemnité d'assurance. Une indemnité perçue et une perte subie ne se compensent pas automatiquement, et leur traitement fiscal obéit à des règles propres, développées dans la fiscalité de l'indemnité d'assurance en SCI. Enfin, où que la charge se loge, elle apparaîtra dans les comptes présentés à l'assemblée : la manière de la lire est expliquée dans lire le bilan et le compte de résultat de sa SCI.


10. Les quinze jours qui suivent, et ce qui ne sert à rien

La première heure vaut plus que les six mois suivants. Voici l'ordre, et il n'est pas négociable.

  1. Le jour même. Appelez la banque, faites opposition, demandez par écrit un rappel de fonds. Doublez l'appel d'un courriel horodaté : c'est votre preuve de diligence.
  2. Sous 48 heures. Adressez une réclamation écrite qui vise l'article exact : L133-18 si personne n'a ordonné le virement, L133-21 si le gérant l'a ordonné sur un faux identifiant. Ne mélangez pas les deux, cela décrédibilise le dossier.
  3. Dès l'échec du rappel de fonds. Réclamez par écrit, sur le fondement du troisième alinéa de L133-21, les informations que la banque détient pour documenter votre recours. Le texte ne l'y oblige que si elle n'a pas récupéré les fonds : faites-lui d'abord constater cet échec.
  4. Dans la semaine. Déposez plainte pour escroquerie : cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende (art. 313-1 du code pénal), portés à dix ans et 1 000 000 € en bande organisée — et c'est alors l'article 313-2, pas le 313-1. Le récépissé sert au civil.
  5. Dans la semaine, en parallèle. Gelez les preuves : courriels d'origine avec leurs en-têtes techniques, relevés, ordre de virement, échanges avec la banque. Notre guide sur la valeur probante et l'archivage des justificatifs décrit la manière de les conserver.
  6. Dans les quinze jours. Informez les associés par écrit, changez tous les accès, abaissez les plafonds, rétablissez la vérification du bénéficiaire si elle avait été désactivée.

Ce qui ne sert à rien, et ce qui nuit

Trois moyens reviennent dans les courriers types que l'on trouve en ligne. Ils sont perdants.

Reprocher à la banque un manquement à ses obligations anti-blanchiment. On lit souvent que la banque de l'escroc aurait dû repérer un compte servant de relais. La Cour de cassation juge que ces obligations de vigilance ont pour seule finalité la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle en tire que « la victime d'agissements frauduleux ne peut se prévaloir de l'inobservation » de ces obligations « pour réclamer des dommages-intérêts à l'organisme financier » (Cass. com., 21 septembre 2022, n° 21-12.335). L'espèce visait la banque de la victime, et non celle du fraudeur, mais la formule vaut pour tout organisme financier. Dans ce cas, ne faites pas ça : le moyen sera écarté et il affaiblira, aux yeux du juge, les arguments sérieux qui l'accompagnent.

Saisir le médiateur bancaire. L'article L316-1 du code monétaire et financier réserve ce recours gratuit au consommateur, c'est-à-dire à une personne physique. Une SCI, personne morale, n'en est jamais un. Vous perdrez plusieurs semaines pour recevoir une décision d'irrecevabilité. Les trois voies réellement ouvertes à une société sont en fin de page, dans la foire aux questions.

Payer des « frais de déblocage » à qui prétend récupérer les fonds. C'est la seconde escroquerie, montée sur la première, et elle vise spécifiquement les victimes récentes. Aucun intermédiaire ne récupère des fonds contre une avance.

L'erreur Ce qu'elle coûte
Attendre le lundi pour signaler un virement du samediLe compte de l'escroc est vidé : dans le cas n° 2, la différence entre 12 000 € récupérés et zéro
Invoquer L133-18 sur un virement que le gérant a ordonnéRefus immédiat, et un mois perdu avant de repartir sur le bon fondement
Laisser un plafond de virement instantané élevéAucun rappel de fonds possible : la perte est intégrale
Renoncer au service de vérification du bénéficiaire, quand la SCI transmet des ordres par lotsLa dernière alerte automatique disparaît, et le gérant s'expose au titre de l'article 1850
Ne pas réclamer les informations du 3e alinéa de L133-21Aucune action possible contre le titulaire du compte destinataire

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11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici vient des textes ci-dessous, dans leur version consultée au 3 septembre 2026. Nous ne posons pas de lien vers une page que nous n'avons pas ouverte nous-mêmes : les références sont données en clair, ce qui vaut mieux qu'un lien approximatif.

  • Article L133-6 du code monétaire et financier — une opération de paiement est autorisée si le payeur a donné son consentement à son exécution.
  • Article L133-18 du code monétaire et financier, dans sa rédaction issue de l'article 22 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022. Remboursement d'une opération non autorisée au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant. Majorations du taux légal de cinq points, de dix points au-delà de sept jours de retard, de quinze points au-delà de trente jours.
  • Article L133-2 du code monétaire et financier — liste limitative des dispositions auxquelles une convention peut déroger lorsque l'utilisateur n'est pas une personne physique agissant pour des besoins non professionnels.
  • Articles L133-19 et L133-23 du code monétaire et financier — franchise de 50 €, négligence grave, effet de l'absence d'authentification forte, et charge de la preuve pesant sur le prestataire. Tous deux dérogeables pour une SCI.
  • Article L133-24 du code monétaire et financier — signalement sans tarder et au plus tard dans les treize mois, à peine de forclusion, c'est-à-dire d'extinction du droit lui-même. Le même alinéa écarte la forclusion « à moins que le prestataire de services de paiement ne lui ait pas fourni ou n'ait pas mis à sa disposition les informations relatives à cette opération de paiement ». Second alinéa permettant un délai conventionnel différent.
  • Article L133-21 du code monétaire et financier, dans sa rédaction issue de l'article 4 de la loi n° 2018-700 du 3 août 2018. Ordre exécuté conformément à l'identifiant unique, et absence de responsabilité en cas d'identifiant inexact. Obligation de s'efforcer de récupérer les fonds et, à défaut d'y parvenir, de fournir à la demande du payeur les informations documentant son recours (3e alinéa) ; frais de recouvrement si la convention les prévoit (4e alinéa).
  • Articles L133-4 et L133-44 du code monétaire et financier — l'authentification forte est définie au f de l'article L133-4 ; l'article L133-44 impose seulement de l'appliquer.
  • Article L316-1 du code monétaire et financier — « Tout consommateur a droit de recourir gratuitement à un médiateur […] ». Le consommateur étant une personne physique, la médiation bancaire est fermée à une SCI.
  • Articles 1342-2, 1342-3, 1231-1 et 1240 du code civil — obligation de payer entre les mains du créancier ou de la personne désignée pour recevoir (1342-2, al. 1), paiement au créancier apparent (1342-3), responsabilité contractuelle de droit commun, responsabilité délictuelle.
  • Articles 1843-5, 1850, 1855, 1856 et 2224 du code civil — interdiction d'éteindre l'action contre le gérant (1843-5), responsabilité du gérant (1850). L'article 1855 organise le droit de communication que l'associé exerce sur demande ; l'article 1856 impose au gérant une reddition de comptes annuelle avec rapport écrit d'ensemble. L'article 2224 fixe la prescription à cinq ans, courant du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir.
  • Cass. com., formation plénière, 17 juin 2026, arrêt n° 317, pourvoi n° 24-13.306, FP-B+R — n'est pas créancier apparent le tiers qui usurpe l'identité du créancier. Cassation « en toutes ses dispositions » de l'arrêt rendu le 21 décembre 2023 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, renvoi devant la cour d'appel de Lyon. Somme en cause : 103 375,64 €. La métadonnée « Cassation partielle » affichée par Légifrance sur cette décision contredit son propre dispositif : c'est le texte de l'arrêt qui fait foi.
  • Cass. com., 4 mars 2026, n° 25-11.959, publié au Bulletin (ECLI:FR:CCASS:2026:CO00102) — la responsabilité de droit commun redevient applicable lorsque le prestataire ne s'est pas borné à exécuter l'ordre de paiement. Rejet du pourvoi contre CA Amiens, 1re chambre civile, 19 décembre 2024 ; banque condamnée à l'intégralité des 60 343,69 €. Les victimes indemnisées étaient deux personnes physiques acquérant un logement, et la constatation des incohérences du faux relève des juges du fond, que la Cour approuve.
  • Cass. com., 21 septembre 2022, n° 21-12.335 — les obligations de vigilance anti-blanchiment ne peuvent pas être invoquées par une victime.
  • Cass. 1re civ., 9 juillet 2025, n° 23-23.066, non publié au Bulletin — une SCI qui souscrit des prêts immobiliers pour acquérir des immeubles conformément à son objet agit en qualité de professionnel. Arrêt rendu à propos de clauses abusives, non d'un service de paiement : nous le signalons plutôt que de le faire passer pour un arrêt de principe.
  • Règlement (UE) 2024/886 du 13 mars 2024, insérant les articles 5 ter et 5 quater dans le règlement (UE) n° 260/2012. Article 5 quater, « Vérification du bénéficiaire dans le cas d'un virement ». Son § 5 : la vérification n'empêche pas le payeur d'autoriser le virement. Son § 6 : renonciation ouverte aux utilisateurs non consommateurs « lorsqu'ils soumettent plusieurs ordres de paiement sous une forme groupée », et réversible. Son § 8 : le prestataire n'échappe à la responsabilité de l'article 88 de la directive (UE) 2015/2366 que « pour autant qu'il ait satisfait aux exigences du présent article ». À défaut, il « restitue sans tarder au payeur le montant viré », dès lors que le manquement a entraîné une opération mal exécutée. Son § 9 : application en zone euro au plus tard le 9 octobre 2025. Article 5 ter, § 2 : ces services sont fournis à titre gratuit. Le considérant 22 dit la même chose dans l'exposé des motifs. Texte relu mot à mot le 4 septembre 2026 sur la version française officielle du Journal officiel de l'Union récupérée auprès de l'Office des publications, EUR-Lex ne renvoyant qu'une page d'index. Champ et gratuité également confirmés par la fiche officielle de service-public.gouv.fr publiée le 29 septembre 2025.
  • Articles 313-1 et 313-2 du code pénal — l'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 € d'amende (art. 313-1). Les peines sont portées à dix ans et 1 000 000 € en bande organisée, et c'est alors l'article 313-2. À ne pas confondre avec l'article L313-1 du code de la consommation, qui définit tout autre chose.
  • Article 8 du code de procédure pénale — « L'action publique des délits se prescrit par six années révolues à compter du jour où l'infraction a été commise. » Délai porté de trois à six ans par la loi n° 2017-242 du 27 février 2017 ; rédaction en vigueur issue de la loi n° 2024-420 du 10 mai 2024. Confirmé par la fiche service-public.gouv.fr « Porter plainte », vérifiée le 8 juillet 2026.
  • Article 31 du CGI — énumération limitative des charges de la propriété déductibles des revenus fonciers.
  • Règlement de l'Autorité des normes comptables (ANC) n° 2022-06 du 4 novembre 2022, relatif à la modernisation des états financiers, modifiant le plan comptable général — c'est-à-dire le règlement ANC n° 2014-03 du 5 juin 2014. Homologué par l'arrêté du 26 décembre 2023, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Une précision qui évite une recherche vaine : l'arrêté d'homologation porte « 2014-04 » sur cette ligne, alors que deux autres lignes du même article 1er désignent correctement le plan comptable général comme le règlement n° 2014-03. Suppression de la plupart des subdivisions du compte 67 et des transferts de charges ; résultat exceptionnel réservé aux événements majeurs et inhabituels.
  • Arrêté du 26 juin 2026 relatif à la fixation du taux de l'intérêt légal (Journal officiel du 30 juin 2026). Second semestre 2026 : 6,84 % pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, 2,75 % pour tous les autres cas. C'est ce second taux qui s'applique à une SCI.
  • Article 219, I, b du CGI — le taux réduit de 15 % suppose un bénéfice plafonné à 42 500 €, un chiffre d'affaires sous 10 M€, un capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.
  • Article 269, 2, c du CGI — la TVA sur les prestations de services, dont les loyers, est exigible à l'encaissement, sauf option pour les débits.
  • Articles 2220 et 2241 du code civil — les délais de forclusion échappent au régime de la prescription, mais une demande en justice, même en référé, interrompt le délai de forclusion.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon ce que vous avez à traiter cette semaine.

Le compte et les flux

Les loyers et le locataire

Le gérant et les associés

Comptabiliser et déduire


12. FAQ — 14 questions sur le virement frauduleux en SCI

Quatorze questions que le corps de ce guide ne traite pas, à jour au 3 septembre 2026. Délai de contestation, recours ouverts à une société, dépôt de plainte, assurances. Puis le rappel de fonds dans l'espace unique de paiement en euros (SEPA), la vérification du bénéficiaire, la régularisation par le gérant, la présentation de la perte à l'assemblée et la prescription pénale. Elles se déplient juste en dessous.

FAQ

Virement frauduleux en SCI : les 14 questions les plus posées

Treize mois à compter de la date de débit, et il s'agit d'un délai de forclusion : passé le terme, le droit lui-même est éteint (art. L133-24, al. 1 du code monétaire et financier). Nuance que les courriers types ignorent. Les causes de suspension et d'interruption de la prescription ne régissent pas un délai de forclusion (art. 2220 du code civil). Mais une demande en justice, même en référé, c'est-à-dire en urgence, l'interrompt bel et bien (art. 2241). Attention au deuxième alinéa : sauf pour une personne physique agissant hors de ses besoins professionnels, les parties peuvent convenir d'un délai différent. Une société civile immobilière peut donc s'être vu imposer trente ou soixante jours par sa convention de compte. C'est la première ligne à lire, avant même de rédiger la réclamation. Une réserve, enfin, qui sauve des dossiers réputés perdus. Le texte écarte lui-même la forclusion lorsque le prestataire « ne lui ait pas fourni ou n'ait pas mis à sa disposition les informations relatives à cette opération de paiement ». Si la banque ne vous a jamais communiqué l'opération, le délai ne vous est pas opposable.
Trois voies, dans cet ordre. La réclamation écrite au service qualité de la banque, qui déclenche ses délais de réponse internes et construit la preuve. La mise en demeure motivée ensuite, sur l'article exact que vous invoquez et sur lui seul. Le tribunal judiciaire enfin, seul juge compétent pour ce litige civil. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, elle, reçoit les signalements mais ne tranche aucun litige individuel : lui écrire ne vous rendra pas un euro.
Aucun texte ne conditionne le remboursement au dépôt d'une plainte. Les banques le demandent presque toujours, et le refuser vous fait perdre du temps sans rien vous faire gagner. La plainte a surtout deux utilités concrètes : elle date votre découverte de la fraude, ce qui compte pour le délai de signalement, et le récépissé constitue une pièce que le juge civil lit favorablement. Déposez-la en ligne ou au commissariat, avec le relevé, l'ordre de virement et les courriels frauduleux.
En principe non, et c'est le contresens le plus fréquent. Une police de responsabilité civile des dirigeants couvre le gérant lorsqu'il est mis en cause, c'est-à-dire ses frais de défense et les condamnations prononcées contre lui personnellement. Elle ne couvre pas le préjudice subi par la société elle-même. Le sinistre relève d'une garantie « fraude » ou « cyber » distincte, rarement souscrite par une SCI patrimoniale. Vérifiez vos conditions particulières avant de déclarer, et relisez notre guide sur l'assurance RC dirigeant.
Oui, si votre convention de compte le prévoit. Le quatrième alinéa de l'article L133-21 du code monétaire et financier autorise le prestataire de services de paiement à imputer des frais de recouvrement à l'utilisateur, à condition que la convention le stipule. Ces frais sont en général forfaitaires et modestes au regard des sommes en jeu. Les payer ne vaut pas renonciation à agir contre la banque, et ne préjuge en rien du succès de la demande de rappel de fonds.
Non : il est la victime de l'escroquerie, pas son auteur. L'article 313-1 du code pénal punit celui qui trompe pour obtenir une remise de fonds, et le gérant trompé se trouve exactement de l'autre côté. Le pénal ne revient dans le dossier que si le gérant a lui-même détourné les fonds en simulant une fraude, ce qui relève alors de l'abus de confiance. Notre guide sur la responsabilité pénale du gérant traite la SCI en position d'auteur ; cette page traite la SCI en position de victime.
Pratiquement jamais. Les fonds sont crédités en quelques secondes et l'escroc les fait ressortir dans la foulée, souvent vers plusieurs comptes en cascade. La demande de rappel arrive sur un compte vide. C'est pour cette raison que le plafond de virement instantané est le premier réglage à faire sur le compte d'une SCI. Abaissez-le à un montant qui couvre la vie courante. Laissez les gros paiements passer par un virement classique : son exécution différée laisse quelques heures pour se raviser.
C'est une procédure interbancaire propre à l'espace unique de paiement en euros, ou SEPA, et non un droit. Votre banque demande à la banque du bénéficiaire de restituer les fonds ; cette dernière n'y est tenue par aucun texte et doit en pratique obtenir l'accord de son client, c'est-à-dire de l'escroc. Le taux de succès dépend d'une seule variable : le compte a-t-il encore un solde. D'où l'ordre des priorités le jour même, appeler d'abord et écrire ensuite. Les deux obligations que votre propre banque doit, elle, assumer sont détaillées plus haut : réclamez-les par écrit, jamais au téléphone.
D'abord une question préalable, qui vous fera peut-être gagner la recherche : la renonciation n'est ouverte qu'aux utilisateurs qui soumettent plusieurs ordres de paiement sous une forme groupée. Une SCI qui saisit ses virements un par un depuis son espace en ligne ne peut donc pas y avoir renoncé. Si votre SCI dépose des fichiers de virements groupés, trois endroits sont à regarder. La convention de compte et ses avenants, à la rubrique des virements. Le paramétrage de votre espace en ligne, où l'option apparaît parfois sous le nom du service. Le dernier virement passé, enfin : si rien ne s'est affiché sur le nom du bénéficiaire avant que vous validiez, posez la question par écrit à votre conseiller. Notre position est nette : ne renoncez pas, et vérifiez que personne ne l'a fait pour vous à l'ouverture du compte. Le gain de confort est nul, la perte de protection est réelle.
Rien ne l'interdit, et cela se pratique. Deux formes possibles. Un versement en compte courant d'associé, c'est-à-dire un prêt du gérant à sa société, remboursable plus tard : la trésorerie est rétablie mais la perte reste dans le résultat. Ou un abandon de créance : le gérant renonce définitivement à être remboursé, et la somme constitue en principe un produit imposable chez une SCI à l'impôt sur les sociétés. Attention au réflexe inverse : rembourser sans faire constater la perte en assemblée n'efface pas la faute éventuelle et prive les associés de la reddition de comptes que l'article 1856 du code civil impose au gérant chaque année. L'article 1855, lui, organise le droit de communication que les associés exercent sur demande : ce sont deux obligations distinctes.
Oui, et de façon lisible. L'article 1856 du code civil impose au gérant un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société ; une sortie de trésorerie de plusieurs dizaines de milliers d'euros y a évidemment sa place. En pratique, trois éléments : le montant brut détourné, ce qui a été récupéré, et l'état des recours engagés à la date de l'assemblée. Présenter la perte nette sans la détailler est une erreur : c'est précisément ce que les associés reprocheront ensuite au gérant, bien plus que la fraude elle-même.
Presque jamais. Une multirisque immeuble couvre le bâtiment et la responsabilité du propriétaire, pas la trésorerie de la société. La garantie qui indemnise un détournement se souscrit à part. Quand elle existe, elle suppose des mesures de sécurité contractuelles : double validation des virements au-delà d'un seuil, procédure écrite de changement de coordonnées bancaires. Lisez ces conditions avant le sinistre, pas après : leur non-respect est le motif de refus le plus courant.
Exiger, non : aucun texte ne l'impose. Négocier, oui, et la plupart des banques professionnelles le proposent. Trois réglages se demandent ensemble : la double signature au-delà d'un seuil que vous fixez, un plafond de virement instantané bas, et une liste blanche de bénéficiaires dont l'ajout suppose un délai de carence. Ce n'est pas seulement la société que vous protégez : un contrôle organisé et documenté rend très difficile la démonstration d'une faute de gestion contre le gérant.
Six ans, l'escroquerie étant un délit : « l'action publique des délits se prescrit par six années révolues à compter du jour où l'infraction a été commise » (art. 8 du code de procédure pénale). Le délai a été porté de trois à six ans par la loi n° 2017-242 du 27 février 2017 ; la rédaction en vigueur est issue de la loi n° 2024-420 du 10 mai 2024. Le point de départ est le jour de l'infraction, avec un report au jour de la découverte pour les infractions occultes ou dissimulées. Ne confondez pas avec l'action civile des associés contre le gérant, qui se prescrit par cinq ans à compter du jour où ils ont connu ou auraient dû connaître les faits leur permettant d'agir (art. 2224 du code civil).