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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Louer un logement à une société : quel bail votre SCI doit signer (2026)

Une entreprise vous écrit : elle veut louer votre T3 pour un cadre muté, elle s'engage sur six ans, elle propose 100 € de plus par mois que le marché. Le réflexe est de sortir le bail d'habitation habituel et d'y changer le nom du locataire. C'est l'erreur la plus chère du dossier. Quand le locataire est une personne morale qui n'habite pas le logement, la loi du 6 juillet 1989 ne s'applique pas. Le contrat retombe sur le Code civil : ni durée minimale, ni préavis, ni plafond de dépôt. Ce que votre société civile immobilière (SCI) n'écrit pas, elle ne l'aura pas. Une clause y sépare 51 300 € de 2 850 €.

Ce guide est le miroir de notre guide du bail d'habitation en SCI : celui-là vaut quand le locataire est une personne physique, celui-ci quand ce régime est hors jeu.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre les sources officielles. Mis à jour le 1er septembre 2026.

À retenir en 30 secondes

  • Locataire personne morale qui n'habite pas : hors loi du 6 juillet 1989, bail civil.
  • Le chiffre du dossier : 48 450 € sur la seule clause de sortie.
  • Dépôt de garantie déplafonné : 2 850 € au lieu de 950 €.
  • Le silence du bail n'interdit plus la sous-location : il l'autorise.

1. Une société veut louer votre logement : ce qui se joue vraiment

Trois situations font presque toute la demande. Une entreprise mute un cadre et lui offre un logement de fonction. Une société de travaux loge une équipe près d'un chantier. Une association loge un travailleur social. Celui qui signe n'est jamais celui qui dort dans le lit.

Ce n'est pas louer à un particulier sous un autre nom : c'est changer de code. « Une société, c'est plus solide » : vrai sur le papier, faux en droit. La loi ne vous protège plus, et elle ne protège plus le locataire non plus. Une SCI qui signe trois pages avec une société signe trois pages de vide.

Un point à écarter tout de suite : ici le preneur est un tiers, pas la société d'exploitation du gérant. Loyer de marché, acte anormal de gestion et abus de droit ne se posent pas — c'est le sujet du loyer facturé par une SCI à sa propre société.


2. Pourquoi la loi de 1989 ne s'applique pas, et par quel chemin

Deux chemins y mènent, et ils ne se valent pas : le premier est certain, le second est discuté.

Chemin 1 : par conséquence, à partir de la définition de la résidence principale

L'article 2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 pose deux conditions cumulatives. Le titre Ier — la partie de la loi qui régit les locations vides servant de résidence principale — vise les locaux qui constituent la résidence principale du preneur. Et cette résidence principale, c'est le logement occupé huit mois par an au moins par le preneur, son conjoint ou une personne à charge.

Une société n'occupe rien. Ni conjoint, ni personne à charge. Aucune branche de la définition n'est remplie : le titre Ier ne s'applique pas.

Le texte ne le dit pas, la Cour de cassation si. L'article 2 n'exclut pas expressément le preneur personne morale : l'exclusion se déduit. Mais la Cour la pose en termes généraux depuis 1995 : « les dispositions de la loi du 6 juillet 1989 ne régissent pas les locations consenties à des personnes morales », sauf accord exprès des parties pour s'y soumettre (Cass. 3e civ., 23 mai 1995, n° 93-12.789, publié au Bulletin ; le preneur y était une association). C'est l'exception dont la fin de cette section montre le piège. Le 119e Congrès des notaires (2023) dit la même chose.

Chemin 2 : le 3° de l'article 2, discuté — et ce qu'il laisse à la charge de la SCI

Le 3° du même article 2 écarte du titre Ier les logements attribués ou loués en raison de l'exercice d'une fonction ou de l'occupation d'un emploi. On le lit souvent comme visant le seul logement que l'employeur lui-même attribue à son salarié.

Le critère décisif est le lien contractuel entre le logement et l'emploi, pas la forme du montage. Une cour d'appel a ainsi écarté la qualification de logement de fonction pour un bail consenti par une SCI qui n'était pas l'employeur, sans référence aux contrats de travail. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi en relevant qu'elle l'avait souverainement déduit d'un faisceau d'indices (Cass. 3e civ., 6 mai 2021, n° 20-10.869, inédit). Un rejet inédit ne pose aucune exigence générale : le 3° peut donc être discuté ici, où le bail est signé par l'employeur pour loger son salarié.

La conclusion ne bouge pas — la loi de 1989 est écartée par les deux chemins —, mais la charge de la SCI, si. Deux des quatre dispositions que le 3° laisse survivre ne protègent pas l'occupant : ce sont des obligations du bailleur. L'article 3-3 impose d'annexer au contrat le dossier de diagnostic technique, et les deux premiers alinéas de l'article 6 un logement décent — dus quelle que soit la forme du preneur.

La porte de sortie que la SCI peut ouvrir elle-même

Un point décisif, rarement écrit : la loi de 1989 peut être rendue applicable par le contrat. Une cour d'appel l'a jugé sur un bail qui renvoyait aux dispositions de la loi de 1989 relatives aux frais du contrat : ce seul renvoi a suffi (CA Versailles, 1re ch., 2e sect., 24 janvier 2023, n° 22/02864). L'arrêt les rattache à un « article 5-1 » qui ne figure pas au texte consolidé — ces frais relèvent de l'article 5. Recopier un contrat type, c'est y retomber.


3. Quel bail selon le preneur : quatre situations, quatre régimes

La question à poser n'est pas « quelle est votre forme sociale ? » mais « que ferez-vous du logement ? ».

Ce que le preneur fait du logement Régime Où aller
Il y loge un salarié, un dirigeant, un stagiaire. Aucune activité n'est exercée sur place.Hors loi de 1989 — bail civil, art. 1713 et s. du Code civilCette page
C'est un organisme agréé qui sous-loue à un ménage modeste (intermédiation locative, agrément de l'art. L365-4 du CCH).Régime propre, avec transfert du risque d'impayéLoc'Avantages et intermédiation
Il exploite un fonds dans les lieux : résidence gérée, résidence services, hôtellerie.Bail commercialRésidence gérée · Bail commercial
Il y installe une activité libérale (profession non commerciale).Bail professionnelBail professionnel

Trois variantes. Logement plus bureau où l'occupant reçoit : le contrat devient mixte (la location mixte en SCI). Salarié qui signe lui-même pour quelques mois : le bail mobilité, mais c'est du meublé (nos baux courts en SCI). Écartez le bail dérogatoire et la convention d'occupation précaire, réservés aux locaux commerciaux.


4. Le bail civil : ce que le Code civil donne, ce qu'il ne donne pas

Le régime de repli s'appelle le bail civil : le louage des choses, articles 1713 et suivants du Code civil. Des articles de 1804 dont le cœur n'a pas bougé. Trois changent tout.

  • Article 1737 — le bail écrit meurt tout seul. Conclu pour une durée déterminée, il cesse de plein droit au terme. Aucun congé, aucun préavis, aucun motif : au dernier jour, c'est fini.
  • Article 1738 — mais il peut ressusciter. Si le preneur reste au terme et qu'on le laisse en possession, un nouveau bail se forme, réglé comme les locations sans écrit : à durée indéterminée. Au terme, on reprend les clés ou on signe.
  • Article 1736 — et il devient difficile à défaire. Un bail sans écrit ne se résilie qu'en observant les délais fixés par l'usage des lieux. Cet « usage » n'est écrit nulle part : il se prouve devant un juge.

Conséquence : ni durée minimale, ni préavis légal, ni motif de congé encadré. Ce que le bail ne dit pas, personne ne le dira à votre place.

Ce que le Code civil impose quand même

Ce n'est pas un désert : sept obligations s'appliquent d'office.

Article Ce qu'il impose, en français
1719Le bailleur délivre le logement, l'entretient en état de servir, et en fait jouir paisiblement le preneur pendant toute la durée du bail.
1720Délivrance en bon état de réparations de toute espèce ; pendant le bail, le bailleur fait toutes les réparations nécessaires autres que locatives.
1724Si des réparations urgentes durent plus de vingt et un jours, le loyer est diminué à proportion du temps et de la partie du logement dont le preneur est privé.
1728Le preneur use du bien raisonnablement, suivant la destination prévue au bail, et paie le prix aux termes convenus.
1730-1731S'il y a un état des lieux, le preneur doit rendre le bien tel qu'il l'a reçu. À défaut d'état des lieux, il est présumé l'avoir reçu en bon état de réparations locatives — la preuve contraire reste admise, mais elle est à faire, et la présomption ne couvre pas les grosses réparations.
1732-1733Le preneur répond des dégradations, sauf à prouver qu'elles ont eu lieu sans sa faute. Il répond de l'incendie, sauf cas fortuit, force majeure, vice de construction ou feu communiqué par une maison voisine.
1743Si la SCI vend l'immeuble, l'acquéreur ne peut pas expulser le locataire titulaire d'un bail authentique ou dont la date est certaine.

Un exemple, parce que l'article 1724 n'est pas décoratif : des réparations urgentes de quarante-cinq jours privant le preneur d'une pièce sur trois ouvrent, sur un loyer de 950 €, une diminution d'environ 950 ÷ 30 × 45 ÷ 3 = 475 €.

Et une règle qui joue à l'envers de vos réflexes

L'article 1717 autorise le preneur à sous-louer, et même à céder son bail, tant qu'on ne le lui a pas interdit : l'inverse exact de la loi de 1989 (nos guides sur la sous-location et le bail professionnel). Ce qu'elle produit sur un logement loué à une société, c'est la section 10.


5. Bail loi 1989, bail civil, bail meublé : le comparatif ligne à ligne

Le tableau à imprimer avant le rendez-vous. La colonne « loi 1989 » suppose une SCI bailleresse.

Point Bail loi 1989 (locataire personne physique) Bail civil à une société Bail meublé
Durée minimale6 ans (3 ans si SCI familiale : art. 10, al. 1er)Aucune — libre1 an (9 mois pour un étudiant)
Congé du bailleurÀ l'échéance seulement, préavis 6 mois, motifs limitésFin de plein droit au terme, sans congé (art. 1737)À l'échéance, préavis 3 mois, motifs limités
Congé du preneurÀ tout moment, 3 mois (1 mois en zone tendue)Rien — sauf si le bail le prévoitÀ tout moment, 1 mois
Plafond du dépôt de garantie1 mois hors chargesAucun plafond légal2 mois
Sous-location et cession, par défautInterdites sauf accord écrit du bailleurAutorisées, sauf interdiction écrite (art. 1717)Interdites sauf accord écrit
Encadrement du niveau des loyersApplicable dans les communes concernéesNon tranché — voir la réserve en section 11Applicable dans les communes concernées
Régime fiscal de la SCIRevenus fonciersRevenus fonciersActivité commerciale : impôt sur les sociétés au-delà de la tolérance de 10 % de recettes

Un mot sur une ligne : les revenus fonciers sont la catégorie où chaque associé déclare sa part de loyer, charges et intérêts déduits. Deux colonnes ont leur guide : le modèle de bail d'habitation SCI et la location meublée en SCI.


6. Le dépôt de garantie sans plafond, et les autres libertés à prendre

Le seul avantage du bail civil immédiat et gratuit. Le plafond d'un mois appartient à la loi de 1989 : hors de son champ, il n'existe plus.

Cas chiffré n° 1 — le dépôt de garantie

Le décor de tout ce guide : un T3 de 68 m², loyer de marché nu 850 €/mois, loyer négocié 950 €/mois, bail civil de six ans. Hypothèses de démonstration.

  • Sous la loi de 1989 : dépôt plafonné à un mois, soit 950 €.
  • En bail civil : trois mois, soit 950 × 3 = 2 850 €.
  • Écart : 2 850 − 950 = 1 900 € de garantie en plus, pour une ligne écrite.

Ce n'est pas un caprice : un salarié muté à l'autre bout du pays ne sera pas là pour l'état des lieux de sortie. Écrivez aussi le délai de restitution : voyez les écritures du dépôt de garantie et les dégradations locatives.

Les autres libertés. La durée est libre. Charges et travaux échappent au décret sur les charges récupérables (les charges locatives, la refacturation au locataire). L'indexation n'existe que si vous l'écrivez.


7. Six ans fermes à 950 € : ce que vaut l'engagement d'une entreprise

L'argument de vente : « six ans fermes, au-dessus du marché ». Chiffrons-le.

Cas chiffré n° 2 — la valeur de l'engagement de six ans

  • Prime de loyer : (950 − 850) × 72 mois = 7 200 € sur six ans, soit +11,8 % de loyer.
  • Vacance évitée, avec un changement de locataire à mi-parcours : deux mois sans loyer (2 × 850 = 1 700 €), une remise en état (600 €), des honoraires de relocation (850 €), soit 3 150 €.
  • Gain total : 7 200 + 3 150 = 10 350 € sur six ans, soit 10 350 ÷ 6 = 1 725 € par an.
  • Rapporté au loyer annuel de marché (850 × 12 = 10 200 €) : +16,9 % de revenu locatif.

Hypothèses annoncées comme telles.

16,9 %, c'est beaucoup. Mais un engagement ne vaut jamais plus que celui qui le prend : une société se liquide, un particulier non. Votre créance devient alors une créance de procédure collective, à déclarer et à faire la queue (les impayés de loyer, la procédure collective).

Les trois pièces à exiger, et le refus qui va avec

Ni fiche de paie, ni avis d'imposition : trois pièces font tout le travail.

  1. Trois exercices de comptes déposés au greffe — trois ans d'existence, le filtre qui élimine les coquilles récentes. Attention : une micro-entreprise peut déclarer ses comptes non publics, et une petite entreprise garder son compte de résultat confidentiel (art. L232-25 du code de commerce). Demandez alors les liasses au preneur — un refus est lui-même une réponse.
  2. Des capitaux propres positifs — au bilan, ce que la société possède moins ce qu'elle doit. Négatifs, les pertes ont mangé le capital : le loyer se paiera sur la trésorerie.
  3. Un dépôt de garantie de trois mois, complété si possible par un cautionnement de la société mère ou du dirigeant, qui obéit ici au droit commun (voyez la caution du locataire en SCI).

Dans ce cas, ne faites pas ça. Une société créée il y a huit mois, sans comptes déposés, qui propose la prime de notre cas n° 2 (+11,8 %) et vous presse de signer : ne signez pas. Faites le compte — 7 200 € de prime sur six ans, contre 11 400 € (12 × 950) pour douze mois d'impayés. Un seul exercice d'impayés efface six ans de prime, et 4 200 € en plus. Si l'une des trois pièces manque, la réponse est non.


8. La clause de sortie : 48 450 € entre deux rédactions

La négociation centrale du dossier, et la seule qui se compte en dizaines de milliers d'euros. Cas chiffré n° 3. Bail de six ans à 950 €/mois. Au mois 18, le cadre logé part et la société veut sortir.

Rédaction du bail Ce que la société doit Calcul
Bail muet sur la résiliation anticipée51 300 €72 − 18 = 54 mois restants × 950 €
Faculté de résiliation annuelle, préavis de trois mois2 850 €3 mois de préavis × 950 €
Compromis : résiliation à partir de la 3e année, préavis 6 mois, indemnité 3 mois14 250 €Sortie impossible au mois 18 ; départ au mois 30 au plus tôt, soit 12 mois de loyer (11 400 €) + 2 850 € d'indemnité
Écart entre les deux premières rédactions48 450 €51 300 − 2 850, pour trois lignes de contrat

Tout tient à l'article 1737 : rien n'autorise le preneur à partir avant le terme, et s'il part, il laisse courir un contrat qu'il doit honorer.

Une nuance d'honnêteté, parce qu'elle sera opposée à la SCI. Les 51 300 € sont des loyers à courir, pas un chèque : si la SCI reloue, sa créance diminue d'autant. Mais la position de départ change tout — ici la SCI accorde une faveur ; là, elle cherche un locataire en urgence (la vacance locative).

La rédaction de compromis qui se signe réellement

Une société sérieuse n'acceptera pas six ans sans porte de sortie ; une SCI bien conseillée n'acceptera pas trois mois dès le premier jour. Le point d'équilibre tient en trois éléments.

  • résiliation possible à compter de la troisième année — la SCI sécurise deux ans fermes ;
  • préavis de six mois, par lettre recommandée, de quoi relouer sans trou ;
  • indemnité forfaitaire de trois mois de loyer, qui couvre la remise en état et les frais de relocation.

Hors du scénario du tableau, cette clause a un prix plancher pour le preneur : six mois de préavis plus trois mois d'indemnité, soit 6 × 950 + 3 × 950 = 8 550 €. Écrivez enfin ce que devient le bail au terme : reconduction expresse par écrit, ou restitution des clés. Sinon, l'article 1738 le transforme en bail à durée indéterminée.


9. Le loyer variable : la clause qui coûte le régime fiscal de la SCI

La clause la plus dangereuse qu'une société puisse glisser dans un bail a l'air d'un cadeau : 700 € de fixe, plus 3 % du chiffre d'affaires de l'établissement du salarié.

Cas chiffré n° 4 — le loyer indexé sur le chiffre d'affaires

  • Chiffre d'affaires de l'établissement, par hypothèse : 400 000 €.
  • Part variable : 400 000 × 3 % = 12 000 € par an, soit 12 000 ÷ 12 = 1 000 €/mois.
  • Loyer apparent : 700 + 1 000 = 1 700 €/mois, soit exactement le double du loyer de marché (850 €).
  • Loyer annuel total : (700 × 12) + 12 000 = 8 400 + 12 000 = 20 400 €.
  • Seul bien de la SCI : 100 % de ses recettes deviennent commerciales.

Pourquoi 100 %, et pas la seule part variable ? Parce que la doctrine ne découpe pas le loyer. Le BOFiP range en bénéfices industriels et commerciaux — la catégorie fiscale des profits d'entreprise — les profits d'une location nue qui font participer le bailleur à la gestion ou aux résultats de l'entreprise commerciale exploitée par le preneur. Le texte vise « notamment » le loyer calculé sur son chiffre d'affaires (BOI-RFPI-CHAMP-10-30, § 40, 5 avril 2017). Le profit bascule tout entier : les 20 400 €, pas les 12 000 €.

L'administration n'a aucune raison de s'en priver. Une société civile qui se livre à des opérations commerciales devient passible de l'impôt sur les sociétés (art. 206, 2 du CGI), sous réserve d'une tolérance de 10 % des recettes totales hors taxes, appréciées chaque année (BOI-IS-CHAMP-10-30, n° 320). Ici, 100 % : il ne reste aucune marge. Et cet impôt sur les sociétés ne se choisit pas, il se subit.

Ce qui change dépasse le taux annuel. La SCI amortit son immeuble, mais la revente s'impose sur un autre socle : l'écart entre le prix de vente et la valeur nette comptable, le prix d'achat diminué des amortissements déduits. Les abattements pour durée de détention disparaissent. Sur un bien acheté 220 000 € il y a douze ans et valant 310 000 €, l'écart est de 90 000 €. À l'impôt sur le revenu, douze ans de détention en auraient effacé une partie. À l'impôt sur les sociétés, c'est un montant plus élevé encore qui est imposé, sans aucun abattement (voyez le passage de l'IR à l'IS et la plus-value en SCI à l'IS).

La phrase à retenir : une clause de loyer variable glissée en page 4 d'un bail rédigé par la société peut coûter le régime fiscal de la SCI. Elle se refuse en une ligne : « le loyer est fixe et indépendant de l'activité du preneur ».

Une confusion à couper court : la qualité de personne morale du locataire ne fait pas sortir des revenus fonciers. Elle n'est un critère nulle part. Deux choses font sortir : la participation aux résultats du preneur, et le meublé.


10. Les dix clauses à écrire soi-même, et les trois portes ouvertes

Aucune loi ne les fournit. Absentes du contrat, elles n'existent pas.

  1. Durée et sort au terme : durée ferme, et ce qui se passe le dernier jour — clés rendues ou reconduction écrite, jamais le silence.
  2. Résiliation anticipée : à partir de quand, quel préavis, quelle indemnité — la clause à 48 450 €.
  3. Désignation de l'occupant : son nom, le nombre maximal d'occupants, la procédure de remplacement.
  4. Interdiction de sous-louer et de céder le bail, avec résiliation de plein droit après mise en demeure.
  5. Dépôt de garantie : montant, délai et conditions de restitution.
  6. État des lieux d'entrée et de sortie : obligatoire, et qui signe pour la société (pouvoir écrit annexé).
  7. Assurance : risques locatifs couverts, attestation annuelle (nos assurances propriétaire non occupant (PNO) et garantie loyers impayés (GLI)).
  8. Travaux et charges : répartition explicite, le décret sur les charges récupérables ne s'appliquant plus.
  9. Départ du salarié logé : il n'ouvre aucun droit de sortie automatique — écrivez-le.
  10. Procédure collective du preneur : information immédiate de la SCI et sort du dépôt. N'y adossez pas de clause résolutoire : les articles L622-13, I et L641-11-1, I du code de commerce privent d'effet, « nonobstant toute clause contractuelle », celle qui ferait de l'ouverture de la procédure une cause de résiliation. Seule tient la clause résolutoire pour défaut de paiement, elle-même paralysée pour l'arriéré antérieur au jugement d'ouverture, qui se déclare au passif.

Ne signez pas un bail civil sans la clause n° 4. Ici, le silence n'interdit pas : il autorise

C'est l'inversion la plus coûteuse du sujet, et elle piège les bailleurs expérimentés. Un gérant qui a signé vingt baux d'habitation sait la sous-location interdite sauf accord écrit. En bail civil, c'est l'inverse. Trois portes restent ouvertes.

Première porte : la société sous-loue en meublé, y compris à la nuit sur une plateforme. La SCI, propriétaire, peut en répondre devant la mairie. Et la société sous-bailleresse aussi. Le locataire qui sous-loue en meublé de courte durée sans l'autorisation de changement d'usage de la commune (article L631-7 du code de la construction et de l'habitation) encourt lui-même l'amende civile de l'article L651-2 du même code. L'autorisation de sous-louer donnée par le bailleur, fût-elle assortie d'une garantie écrite de licéité, ne l'en exonère pas (Cass. 3e civ., 15 février 2023, n° 22-10.187, publié) — et dans cette affaire, le locataire condamné était une société. Deux responsabilités, dont une que la SCI ne maîtrise pas : raison de plus d'écrire la clause (voyez le changement d'usage en SCI).

Deuxième porte, la plus brutale : la société cède le bail à une autre société. La SCI hérite d'un preneur qu'elle n'a jamais rencontré, sans recours. Sur notre bail de six ans à 950 €, une cession au douzième mois laisse 60 mois (72 − 12), soit 57 000 € dus par une contrepartie inconnue.

Troisième porte, fiscale. En meublé, la question du régime de la SCI se pose — sans bascule automatique. L'inquiétude vient du 5° bis du I de l'article 35 du CGI, qui vise la location « directe ou indirecte » de locaux meublés, sans qu'aucun commentaire administratif ne traite le bailleur qui loue nu à un preneur sous-louant meublé. Un risque documenté, pas une règle — qui se ferme en une ligne (voyez la location meublée en SCI).

Deux lignes ferment les trois portes : interdiction de sous-louer, interdiction de céder, résiliation de plein droit.


11. Trois réserves, un copier-coller à éviter, cinq erreurs

Ce que je ne peux pas vous affirmer

La décence. Si le 3° de l'article 2 s'applique, la question est tranchée : les deux premiers alinéas de l'article 6 survivent, la décence est due. Sinon, elle repose sur l'article 1719, 1° du Code civil, qui impose un logement décent « s'il s'agit de son habitation principale ». Le sens de ce « son » face à une personne morale n'a été tranché par aucune décision que j'aie lue. Louez décent dans les deux cas (le logement indécent en SCI).

Le diagnostic de performance énergétique (DPE). Il fait partie du dossier de diagnostic technique de l'article 3-3, que le 3° maintient. L'incertitude porte donc sur l'application du 3°, pas sur le contenu de l'obligation. Faites-le établir et annexez-le (le DPE et les passoires thermiques).

L'encadrement du niveau des loyers. On lit qu'il ne s'appliquerait pas au bail civil : je ne peux pas l'écrire, le dispositif étant rattaché aux zones de l'article 17 de la loi de 1989. Son expérimentation s'achève le 24 novembre 2026, et rien n'était adopté au 1er septembre 2026 pour la prolonger. En commune concernée, faites vérifier avant de fixer le loyer (la révision du loyer en SCI).

Ne recopiez pas le contrat type de bail d'habitation en changeant le nom du locataire

Second « ne faites pas ça », et il annule les bénéfices du premier. Le contrat type de la loi de 1989 est d'ordre public : le recopier, c'est manifester la volonté d'y soumettre le bail.

Ce que le bail civil donnait Ce qui reste après le copier-coller
Dépôt de garantie de 2 850 €950 € — soit 1 900 € de garantie envolés
Durée librement fixéeSix ans minimum, la SCI étant une personne morale (voir le comparatif de la section 5)
Fin de plein droit au terme, sans congéCongé à l'échéance seulement, six mois de préavis, motifs limités
Clause de sortie négociée à la section 8Inopposable, comme toute clause moins favorable au preneur

Faites rédiger le bail, ou partez d'une trame civile — pas du modèle de bail d'habitation, excellent pour louer à une personne physique.

Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher

Erreur Coût estimé sur notre exemple
Recopier le contrat type d'habitation1 900 € de garantie, plus six ans de durée imposée
Laisser le bail muet sur la sous-location et la cession57 000 € de loyers dus par un preneur inconnu
Accepter un loyer indexé sur le chiffre d'affaires du preneur20 400 € de loyer basculés en bénéfices industriels et commerciaux, et un régime d'impôt sur les sociétés qu'on ne quitte plus
Signer sans les trois pièces (comptes, capitaux propres, dépôt)11 400 € pour douze mois d'impayés, à déclarer au passif et rarement recouvrés
Laisser courir le bail après son terme sans rien signerUn bail que la SCI ne peut plus dater : préavis inconnu, à prouver devant un juge

12. Questions fréquentes sur la location d'un logement à une entreprise

La société peut-elle exiger un bail de trois ans, ou la durée est-elle libre ?

La durée est libre, et la société ne peut en imposer aucune : les minimums de trois et six ans appartiennent à la loi du 6 juillet 1989, hors jeu ici. Si elle insiste, répondez que ce qui la protège n'est pas une durée légale inexistante, mais la clause de résiliation qu'elle négocie — section 8.

Faut-il un état des lieux, et qui le signe pour la société ?

Oui, impérativement. Et regardez qui signe pour la société : le représentant légal, ou un porteur de pouvoir écrit annexé au bail. Jamais le seul salarié occupant — il n'est pas partie au contrat, et ce qu'il signe n'engage pas son employeur.

Le salarié logé a-t-il des droits propres contre la SCI ?

Non, il n'est pas partie au bail. Ses droits naissent de son contrat de travail et s'exercent contre son employeur. Il ne peut pas opposer à la SCI un maintien dans les lieux, et la SCI ne peut pas lui réclamer le loyer : son débiteur est la société signataire.

Peut-on demander la caution de la société mère ou du dirigeant ?

Oui, et c'est un avantage décisif. Sous la loi de 1989, l'article 22-1 interdit à un bailleur personne morale de demander un cautionnement, sauf société civile familiale, organisme listé par décret ou étudiant non boursier. Hors de ce champ, l'interdiction tombe. Reste une règle : la caution personne physique appose elle-même la mention de l'article 2297 du Code civil (la caution du locataire).

Le bail doit-il désigner nommément le salarié occupant ?

Aucun texte ne l'impose, tout le recommande. Sans désignation, la SCI ne sait ni qui vit chez elle, ni combien. La clause utile nomme l'occupant, plafonne leur nombre et oblige la société à signaler tout changement.

Que se passe-t-il si la société est placée en liquidation judiciaire ?

Le bail n'est pas résilié de plein droit : le liquidateur choisit de le poursuivre ou d'y renoncer. Les loyers antérieurs au jugement d'ouverture deviennent une créance à déclarer ; les postérieurs se paient à l'échéance. L'arriéré est rarement recouvré. Voyez la procédure collective, les impayés de loyer, l'expulsion.

La SCI doit-elle fournir le dossier de diagnostic technique ?

Oui, annexez-le au bail. Le 3° de l'article 2 de la loi de 1989 maintient expressément l'article 3-3 — le dossier de diagnostic technique — pour les logements loués en raison de l'occupation d'un emploi. Si ce chemin s'applique, la SCI le doit ; sinon, son absence se paie de toute façon plus cher que sa production.

La société déduit-elle le loyer, et cela change-t-il quelque chose pour la SCI ?

Côté société, le loyer est une charge déductible si le logement sert l'intérêt de l'entreprise ; l'avantage en nature du salarié est un sujet de paie, pas le vôtre. Côté SCI, rien ne bouge : le loyer d'une location nue reste un revenu foncier (les écritures de loyers en SCI).

Peut-on transformer un bail loi 1989 en cours en bail civil au profit de l'employeur du locataire ?

Pas par avenant. Le titre Ier est d'ordre public : tant que la personne physique est preneuse et y a sa résidence principale, aucun accord ne peut la priver de ses droits. Il faut éteindre le bail existant, et pas par congé : l'article 15, I ne l'ouvre au bailleur que pour vendre ou pour un motif légitime et sérieux. Le droit de reprise, lui, est réservé aux personnes physiques et aux SCI familiales de l'article 13. Un congé donné pour relouer à une société est frauduleux : jusqu'à 30 000 € d'amende pénale pour une personne morale (article 15, IV). Restent la résiliation amiable écrite et le départ du locataire.

Une association loi 1901 est-elle traitée comme une société ?

Le critère n'est pas la forme sociale, c'est l'usage des lieux. Une association qui loge une personne sans y exercer d'activité est dans la situation d'une société : hors titre Ier, bail civil. Si elle y exerce une activité, on passe au bail professionnel ; agréée pour l'intermédiation locative, voyez Loc'Avantages.

Faut-il enregistrer le bail, et pourquoi la date certaine compte à la revente ?

Pas obligatoire pour un bail à durée limitée, et il coûte 25 € : le droit fixe de l'article 739 du CGI. Il donne une date certaine (article 1377), et l'acquéreur de l'immeuble ne peut pas expulser le locataire dont le bail a date certaine (article 1743). Vingt-cinq euros pour sécuriser six ans : le meilleur rapport du dossier.

La TVA est-elle due sur le loyer versé par une société ?

Non. La location de locaux nus est exonérée par le 2° de l'article 261 D du CGI, et l'option de taxation du 2° de l'article 260 est fermée pour les locaux d'habitation. Que le preneur soit assujetti n'y change rien : loyer sans TVA, aucune déduction sur vos travaux. Une réserve : l'article 261 D écarte lui-même l'exonération « lorsque le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataire » (la TVA en SCI).

Peut-on prévoir une indexation, et sur quel indice ?

Oui, mais seulement si le bail la prévoit : sans clause, pas de révision. Hors loi de 1989, l'indice se choisit librement, à condition d'être en relation avec l'objet du contrat. En pratique, retenez l'IRL (indice de référence des loyers, publié par l'Insee) — la révision du loyer en donne la mécanique.

Que faire si la société laisse le logement vide pendant six mois ?

Le loyer reste dû : la société a la jouissance du bien, pas l'obligation de l'occuper, sauf si le bail l'exige. D'où une clause à écrire : occupation effective ou, à défaut, entretien, chauffage hors gel et assurance annuelle. Un logement inoccupé sort de la garantie de certains contrats — vérifiez avec votre assurance propriétaire non occupant.

Un logement loué à une société qui ne l'occupe pas entre-t-il dans l'assiette de la taxe sur les logements vacants ?

La taxe vise les logements vacants, et le V de l'article 232 du CGI en écarte ceux occupés plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs sur la période de référence. Un logement loué mais jamais habité n'entre clairement dans aucune case : la question n'est pas tranchée. Conservez bail et quittances. À suivre : l'article 108 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 crée une taxe unique dès les impositions de 2027, avec la même tolérance (article 1406 bis du CGI) (la taxe sur les logements vacants).

Faut-il l'accord des associés pour signer un bail hors loi de 1989 ?

Non, sauf clause statutaire contraire : le gérant engage la SCI dans la limite de l'objet social. Vérifiez que l'objet social couvre la location, et que les statuts ne réservent pas à l'assemblée les baux longs — clause fréquente, qu'un bail de six ans déclenche (qui signe le bail d'une SCI).

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Pour aller plus loin

SCI et bail d'habitation Le régime miroir : durée de 3 ou 6 ans, mentions obligatoires, dépôt plafonné et congés, quand le locataire est une personne physique. Modèle de bail d'habitation SCI Le contrat type article par article, les annexes et les clauses réputées non écrites — celui qu'il ne faut surtout pas recopier pour une société. Sous-location en SCI La règle de l'article 8, le sort des sous-loyers perçus sans autorisation, et ce que le bailleur peut refuser. Bail professionnel en SCI Le régime à retenir si le preneur exerce une activité libérale dans les lieux, avec les clauses de sous-location et de cession rédigées. SCI et bail commercial Le statut des baux commerciaux quand le preneur exploite un fonds : durée, renouvellement, indemnité d'éviction et fiscalité. Résidence gérée en SCI L'autre location à une personne morale : le bail exploitant, la TVA, et pourquoi son régime n'a rien de commun avec celui de cette page. Loc'Avantages et intermédiation locative Louer à un organisme agréé qui sous-loue : le transfert du risque d'impayé et de vacance, et les taux de réduction d'impôt. SCI et impayés de loyer Relance, commandement, clause résolutoire et assignation : la mécanique de recouvrement, valable quel que soit le locataire. SCI et procédure collective Sauvegarde, redressement, liquidation : ce que devient une créance de loyer quand le débiteur est une société en difficulté. SCI et location meublée La tolérance de 10 % de recettes commerciales et le passage à l'impôt sur les sociétés : le mécanisme complet, avec ses conséquences. Qui signe le bail d'une SCI ? Pouvoirs du gérant, limites de l'objet social, clause statutaire restrictive et délégation : à vérifier avant le rendez-vous de signature. Tous nos guides SCI L'ensemble des guides : création, comptabilité, fiscalité, location et transmission.
FAQ

Questions fréquentes

La durée est libre, et la société ne peut en imposer aucune : les minimums de trois et six ans appartiennent à la loi du 6 juillet 1989, hors jeu ici. Si elle insiste, répondez que ce qui la protège n'est pas une durée légale inexistante, mais la clause de résiliation qu'elle négocie — section 8.
Oui, impérativement. Et regardez qui signe pour la société : le représentant légal, ou un porteur de pouvoir écrit annexé au bail. Jamais le seul salarié occupant — il n'est pas partie au contrat, et ce qu'il signe n'engage pas son employeur.
Non, il n'est pas partie au bail. Ses droits naissent de son contrat de travail et s'exercent contre son employeur. Il ne peut pas opposer à la SCI un maintien dans les lieux, et la SCI ne peut pas lui réclamer le loyer : son débiteur est la société signataire.
Oui, et c'est un avantage décisif. Sous la loi de 1989, l'article 22-1 interdit à un bailleur personne morale de demander un cautionnement, sauf société civile familiale, organisme listé par décret ou étudiant non boursier. Hors de ce champ, l'interdiction tombe. Reste une règle : la caution personne physique appose elle-même la mention de l'article 2297 du Code civil (la caution du locataire).
Aucun texte ne l'impose, tout le recommande. Sans désignation, la SCI ne sait ni qui vit chez elle, ni combien. La clause utile nomme l'occupant, plafonne leur nombre et oblige la société à signaler tout changement.
Le bail n'est pas résilié de plein droit : le liquidateur choisit de le poursuivre ou d'y renoncer. Les loyers antérieurs au jugement d'ouverture deviennent une créance à déclarer ; les postérieurs se paient à l'échéance. L'arriéré est rarement recouvré. Voyez la procédure collective, les impayés de loyer, l'expulsion.
Oui, annexez-le au bail. Le 3° de l'article 2 de la loi de 1989 maintient expressément l'article 3-3 — le dossier de diagnostic technique — pour les logements loués en raison de l'occupation d'un emploi. Si ce chemin s'applique, la SCI le doit ; sinon, son absence se paie de toute façon plus cher que sa production.
Côté société, le loyer est une charge déductible si le logement sert l'intérêt de l'entreprise ; l'avantage en nature du salarié est un sujet de paie, pas le vôtre. Côté SCI, rien ne bouge : le loyer d'une location nue reste un revenu foncier (les écritures de loyers en SCI).
Pas par avenant. Le titre Ier est d'ordre public : tant que la personne physique est preneuse et y a sa résidence principale, aucun accord ne peut la priver de ses droits. Il faut éteindre le bail existant, et pas par congé : l'article 15, I ne l'ouvre au bailleur que pour vendre ou pour un motif légitime et sérieux. Le droit de reprise, lui, est réservé aux personnes physiques et aux SCI familiales de l'article 13. Un congé donné pour relouer à une société est frauduleux : jusqu'à 30 000 € d'amende pénale pour une personne morale (article 15, IV). Restent la résiliation amiable écrite et le départ du locataire.
Le critère n'est pas la forme sociale, c'est l'usage des lieux. Une association qui loge une personne sans y exercer d'activité est dans la situation d'une société : hors titre Ier, bail civil. Si elle y exerce une activité, on passe au bail professionnel ; agréée pour l'intermédiation locative, voyez Loc'Avantages.
Pas obligatoire pour un bail à durée limitée, et il coûte 25 € : le droit fixe de l'article 739 du CGI. Il donne une date certaine (article 1377), et l'acquéreur de l'immeuble ne peut pas expulser le locataire dont le bail a date certaine (article 1743). Vingt-cinq euros pour sécuriser six ans : le meilleur rapport du dossier.
Non. La location de locaux nus est exonérée par le 2° de l'article 261 D du CGI, et l'option de taxation du 2° de l'article 260 est fermée pour les locaux d'habitation. Que le preneur soit assujetti n'y change rien : loyer sans TVA, aucune déduction sur vos travaux. Une réserve : l'article 261 D écarte lui-même l'exonération « lorsque le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataire » (la TVA en SCI).
Oui, mais seulement si le bail la prévoit : sans clause, pas de révision. Hors loi de 1989, l'indice se choisit librement, à condition d'être en relation avec l'objet du contrat. En pratique, retenez l'IRL (indice de référence des loyers, publié par l'Insee) — la révision du loyer en donne la mécanique.
Le loyer reste dû : la société a la jouissance du bien, pas l'obligation de l'occuper, sauf si le bail l'exige. D'où une clause à écrire : occupation effective ou, à défaut, entretien, chauffage hors gel et assurance annuelle. Un logement inoccupé sort de la garantie de certains contrats — vérifiez avec votre assurance propriétaire non occupant.
La taxe vise les logements vacants, et le V de l'article 232 du CGI en écarte ceux occupés plus de quatre-vingt-dix jours consécutifs sur la période de référence. Un logement loué mais jamais habité n'entre clairement dans aucune case : la question n'est pas tranchée. Conservez bail et quittances. À suivre : l'article 108 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 crée une taxe unique dès les impositions de 2027, avec la même tolérance (article 1406 bis du CGI) (la taxe sur les logements vacants).
Non, sauf clause statutaire contraire : le gérant engage la SCI dans la limite de l'objet social. Vérifiez que l'objet social couvre la location, et que les statuts ne réservent pas à l'assemblée les baux longs — clause fréquente, qu'un bail de six ans déclenche (qui signe le bail d'une SCI).