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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Prélèvements sociaux 2026 : ce que paient vraiment les SCI

« La SCI, c'est 17,2 % de prélèvements sociaux. » Cette phrase était vraie jusqu'en 2025. Elle ne l'est plus qu'une fois sur deux. Une société civile immobilière (SCI) ne verse elle-même aucun prélèvement social. Ce sont ses associés qui paient, et le taux dépend de ce qu'ils encaissent. Les loyers nus et les plus-values immobilières restent à 17,2 %. Les dividendes et les intérêts de compte courant d'associé — l'argent qu'un associé prête à sa société — versés depuis le 1er janvier 2026 sont passés à 18,6 %. 1,4 point de plus, mais sur certains revenus seulement. Cette page donne le taux exact revenu par revenu, et le déroule en euros.

Le régime fiscal de la société commande tout le reste. À l'impôt sur le revenu (IR), les prélèvements sociaux tombent chaque année, même sans un euro distribué. À l'impôt sur les sociétés (IS), ils n'existent qu'au moment de la distribution. Si vous n'avez pas encore tranché entre les deux, lisez d'abord notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR : lequel coûte le moins cher. Les chiffres qui suivent n'en sont qu'un paramètre, et rarement le plus lourd.

Mis à jour le 26 août 2026. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Chaque taux et chaque fondement de cette page ont été vérifiés à cette date sur texte consolidé (code de la sécurité sociale, code général des impôts, loi de financement de la sécurité sociale pour 2026). Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Le tableau des prélèvements sociaux, revenu par revenu

Voici l'objet à copier. Trois contributions composent ce qu'on appelle les prélèvements sociaux. La CSG, contribution sociale généralisée, dont le taux varie. La CRDS, contribution pour le remboursement de la dette sociale, invariablement à 0,5 %. Et le prélèvement de solidarité, à 7,5 % (article 235 ter du code général des impôts, le CGI). Seule la CSG change d'un revenu à l'autre : c'est elle qui fait tout l'écart. Les renvois de la colonne Pourquoi ce taux citent le code de la sécurité sociale, en abrégé CSS.

Revenu Taux Décomposition Pourquoi ce taux À partir de quand
Loyers nus encaissés par une SCI à l'IR17,2 %CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5C'est un revenu foncier : la CSG y reste à 9,2 % (IV, 1° de l'art. L136-8 CSS)Inchangé depuis 2018, revenus 2025 et 2026 compris
Plus-value immobilière réalisée par une SCI à l'IR17,2 %CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5C'est une plus-value immobilière : la CSG y reste à 9,2 % (IV, 2° de l'art. L136-8 CSS)Inchangé
Vente de parts d'une SCI à l'IR17,2 %CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Vendre les parts d'une SCI dont l'actif est principalement immobilier, c'est vendre l'immeuble : même régime que la plus-value immobilière (art. 150 UB CGI)Inchangé
Dividende versé par une SCI à l'IS18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Produit de placement absent de la liste protégée : CSG portée à 10,6 % (1° du I de l'art. L136-7 CSS ; art. 12 de la loi n° 2025-1403 du 30/12/2025)Versements à compter du 1er janvier 2026
Intérêts d'un compte courant d'associé18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Un intérêt n'est pas un loyer : produit de placement précompté par la société (chapeau du I de l'art. L136-7 CSS, art. 125 A, I du CGI)Versements à compter du 1er janvier 2026
Placements de trésorerie d'une SCI à l'IR18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Ce ne sont pas des loyers. La société n'étant pas une personne physique, rien n'est précompté : l'associé les déclare en revenus de capitaux mobiliers (c du I de l'art. L136-6 CSS)Imposition des revenus 2025, déclarés en 2026
Vente de parts d'une SCI à l'IS18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Ces parts-là sont des titres, pas de l'immobilier : la liste protégée ne les vise pas (e du I de l'art. L136-6 CSS)Imposition des revenus 2025, déclarés en 2026
Bénéfice d'une SCI à l'IS mis en réserve0 %Tant que rien n'est distribué, aucune personne physique n'a perçu de revenu
La SCI elle-même, quel que soit son régime0 %Les prélèvements sociaux ne frappent que les personnes physiques

Trois lectures de ce tableau. La première : la SCI n'est jamais redevable, ni à l'IR ni à l'IS — elle a des associés, pas de compte à la sécurité sociale. La deuxième : l'immobilier nu est le seul revenu resté à 17,2 %. Dès que l'argent prend la forme d'un dividende, d'un intérêt ou d'une plus-value sur titres, il passe à 18,6 %. La troisième est dans la dernière colonne : la hausse n'a pas la même date de départ selon le revenu. C'est l'objet de la section suivante.


2. Pourquoi deux taux au lieu d'un seul, et lequel vous concerne

Jusqu'à l'imposition des revenus 2024, la quasi-totalité des revenus du capital supportait 17,2 %. Un seul taux, aucune question à se poser. L'article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a cassé cette unité (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Il porte la CSG de droit commun sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %.

Mais le législateur n'a pas voulu que la hausse touche l'immobilier locatif. Il a donc procédé à l'envers de ce qu'on attendrait. Il a d'abord relevé le taux pour tout le monde. Puis il a ajouté au même article L136-8 du code de la sécurité sociale un paragraphe IV, qui rétablit 9,2 % pour une liste fermée de revenus. C'est la « liste protégée » de la colonne Pourquoi ce taux. Elle compte cinq entrées ; deux nous concernent :

  • Les revenus fonciers — visés par renvoi au a du I de l'article L136-6. Ce sont les loyers nus de votre SCI à l'IR.
  • Les plus-values immobilières — visées par renvoi au 2° du I de l'article L136-7. Cela couvre la vente de l'immeuble comme la vente des parts d'une SCI à l'IR.

Les trois autres entrées visent l'épargne logement (plan et compte d'épargne logement), l'assurance-vie et le plan d'épargne populaire : rien qui touche une SCI. Tout ce qui n'est pas dans cette liste est à 10,6 % de CSG, donc à 18,6 %. C'est une règle d'exclusion, pas une règle d'inclusion — et c'est pourquoi tant de tableaux publiés depuis janvier se trompent : ils cherchent ce qui a augmenté alors qu'il faut chercher ce qui a été épargné.

Le test en une question. Le revenu figure-t-il dans le IV de l'article L136-8 ? Loyer nu ou plus-value immobilière : oui, donc 17,2 %. Tout le reste : non, donc 18,6 %. Appliquer 18,6 % à un loyer, ou 17,2 % à un dividende versé en 2026, c'est se tromper de 1,4 point dans les deux sens.

Deux dates de départ, et non une seule

Le titre de cette page porte 2026, et c'est ici que la confusion coûte de l'argent. Le II de l'article 12 de la loi du 30 décembre 2025 fixe deux dates d'entrée en vigueur, selon la voie par laquelle le prélèvement est recouvré.

  • Revenus du patrimoine — ceux que l'administration calcule sur votre déclaration et met en recouvrement avec l'impôt sur le revenu (article L136-6). La hausse s'applique « à compter de l'imposition des revenus de l'année 2025 ». Pour une SCI, cela vise la plus-value de cession de parts d'une société à l'impôt sur les sociétés. Cela vise aussi les produits de la trésorerie placée par la société, encaissés par elle et imposés chez chaque associé.
  • Produits de placement — ceux qu'un payeur retient à la source au moment du versement (article L136-7). La hausse ne s'applique qu'aux sommes versées « à compter du 1er janvier 2026 ». Ce sont les dividendes et les intérêts de compte courant d'associé.

Deux dates, deux conséquences opposées. Un dividende de SCI mis en paiement en octobre 2025 supporte 17,2 %, pas 18,6 % : c'est un produit de placement, et la hausse ne le rattrape pas. Le même dividende versé en janvier 2026 supporte 18,6 %. Sur 25 500 € distribués, l'écart fait 357 €. À l'inverse, une cession de parts d'une SCI à l'impôt sur les sociétés réalisée en juin 2025 supporte bien 18,6 %, sur la déclaration déposée au printemps 2026. C'est un revenu du patrimoine : la hausse le rattrape rétroactivement. On lit couramment le contraire, des deux côtés.

Retenez la règle de tri, elle tient en une ligne : ce qui est retenu à la source bascule au 1er janvier 2026, ce qui passe par votre avis d'imposition bascule dès les revenus 2025. Et tout exemple portant sur un exercice antérieur à 2025 reste à 17,2 % de bout en bout.

Trois cas voisins basculent de la même façon, dès les revenus 2025, parce qu'ils passent eux aussi par le rôle. La location meublée non professionnelle, imposée en bénéfices industriels et commerciaux (f du I de l'article L136-6). Les revenus réputés distribués et les avantages occultes de l'article 111, c du CGI, que personne ne précompte (c du I). La cession de parts d'une SCI à l'IS, déjà vue.

La loi ménage une réserve, et une seule. Une plus-value placée en report d'imposition par l'article 150-0 B ter du CGI garde le taux de son année de réalisation (II de l'article 34 de la loi n° 2016-1918 du 29 décembre 2016). Un apport de parts effectué entre 2018 et 2024 reste donc à 17,2 %, même si le report tombe en 2026.


3. SCI à l'IR : payer 17,2 % sans avoir rien touché

C'est la source d'incompréhension numéro un, et elle mérite d'être posée avant tout le reste. Une SCI à l'IR est fiscalement translucide : elle calcule un résultat, mais ne l'impose pas. Elle le répartit entre les associés au prorata de leurs parts — c'est ce qu'on appelle la quote-part — et chacun l'ajoute à ses propres revenus (article 8 du CGI). L'imposition est déclenchée par le résultat, pas par le versement. Si la société garde l'argent en banque, vous êtes imposé quand même.

Cas chiffré : 5 872 € à payer, 0 € encaissé

Une SCI familiale à l'IR, un frère et une sœur à parts égales, un petit immeuble de rapport loué nu. Exercice 2026 :

  • Loyers encaissés : 42 000 €
  • Charges déductibles : taxe foncière 2 400 €, assurance propriétaire non occupant 620 €, intérêts d'emprunt 9 800 €, travaux d'entretien 3 200 €, frais de gestion 1 100 € — soit 17 120 €
  • Résultat foncier : 42 000 − 17 120 = 24 880 €
  • Quote-part de chaque associé : 12 440 €

Pour un associé imposé dans la tranche à 30 % :

  • Prélèvements sociaux : 12 440 × 17,2 % = 2 139,68 €
  • Impôt sur le revenu : 12 440 × 30 % = 3 732 €
  • Total : 5 871,68 €, soit 5 872 € arrondis. À deux associés, 11 744 €.

Regardons maintenant la caisse. La SCI a encaissé 42 000 €, décaissé 17 120 € de charges et remboursé 11 400 € de capital d'emprunt — un remboursement de capital qui n'est pas déductible, contrairement aux intérêts. Il reste 13 480 € sur le compte, que les associés ont décidé de conserver pour la réfection de la toiture. Distribution : zéro. Chacun reçoit pourtant un avis de 5 872 €, à régler sur ses deniers personnels.

Ce n'est ni une anomalie ni une erreur de l'administration : c'est le prix de la translucidité. Pour construire ce résultat foncier correctement, la liste des charges déductibles en SCI est déterminante — chaque euro de charge oubliée est un euro taxé à 47,2 % dans cet exemple. Le report se fait via la déclaration 2072 de la société puis la quote-part sur la 2044 de chaque associé.


4. SCI à l'IS : la société ne paie rien, l'associé attend

À l'IS, la logique s'inverse. La société est imposée en son nom sur son bénéfice : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (article 219, I-b du CGI). Le taux réduit suppose trois conditions : un chiffre d'affaires sous 10 millions d'euros, un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, et ce même capital entièrement libéré. Libéré veut dire réellement versé sur le compte de la société, pas seulement promis dans les statuts. Sur ce bénéfice, aucun prélèvement social. Jamais. Ni à 17,2 %, ni à 18,6 %. Les prélèvements sociaux n'apparaissent qu'un étage plus haut, chez l'associé, et seulement s'il reçoit quelque chose.

Cas chiffré : distribuer ou laisser en réserve

SCI à l'IS, deux associés à parts égales, personnes physiques, résultat fiscal 2026 de 30 000 €. Impôt sur les sociétés : 30 000 × 15 % = 4 500 €. Il reste 25 500 € de bénéfice net. Trois scénarios, chiffrés jusqu'au bout :

Scénario Impôt société Prélèvements sociaux Impôt associé Total prélevé
IS, bénéfice mis en réserve4 500 €0 €0 €4 500 € (15,00 %)
IS, distribution intégrale des 25 500 €4 500 €4 743 €3 264 €12 507 € (41,69 %)
IR, même base, associés à 30 %0 €5 160 €9 000 €14 160 € (47,20 %)
IR, même base, associés à 11 %0 €5 160 €3 300 €8 460 € (28,20 %)

Le détail de la ligne 2 : les 25 500 € distribués supportent le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Prélèvements sociaux : 25 500 × 18,6 % = 4 743 €. Impôt : 25 500 × 12,8 % = 3 264 €. Net en poche : 25 500 − 8 007 = 17 493 €.

Ces totaux sont bruts. Il faut encore leur appliquer la CSG déductible de la section 7, qui ne joue qu'à l'IR : 30 000 × 6,8 % = 2 040 € retranchés du revenu global, soit 612 € d'impôt économisés à 30 % et 224,40 € à 11 %. Le coût réel de l'IR tombe donc à 13 548 € (45,16 %) et à 8 235,60 € (27,45 %). Sous le PFU, l'IS n'ouvre droit à aucune déduction : ses 12 507 € restent 12 507 €.

Ce tableau dit deux choses opposées, et il faut les tenir ensemble. Oui, mettre en réserve à l'IS coûte trois fois moins cher que l'IR : 4 500 € contre 13 548 €. Mais dès qu'on distribue tout, l'écart avec l'IR fond à 1 041 € — et il s'inverse pour un associé imposé à 11 %, où l'IR l'emporte largement (8 235,60 € contre 12 507 €).

Ce que ce calcul ne prouve pas. Il compare une base identique de 30 000 €. Dans la vraie vie, la base de l'IS est bien plus basse, parce que la société amortit l'immeuble. Sur un immeuble de 300 000 € dont 240 000 € amortissables sur 30 ans, la base baisse de 8 000 € par an, soit 1 200 € d'impôt sur les sociétés économisés à 15 %. Cet avantage se paie à la revente, où ces 240 000 € reviennent en plus-value taxable. On parle de réintégration, et cette plus-value-là ne bénéficie d'aucun abattement pour durée de détention. Les prélèvements sociaux ne sont donc qu'un des paramètres de l'arbitrage. Le comparatif complet est dans SCI à l'IS ou à l'IR, et l'effet à la revente dans plus-value en SCI à l'IS.

Ces 31,4 % ne sont pas payés l'année suivante : ils sont retenus à la source par la SCI au moment du versement. Les associés qui votent une distribution de 25 500 € se partagent 17 493 €, nets de tout. Le mécanisme complet des distributions — décision d'assemblée, report à nouveau, réserves — est traité dans dividendes d'une SCI à l'IS et affectation du résultat.


5. Compte courant d'associé : le poste de prélèvements sociaux qu'on oublie

Un compte courant d'associé, c'est l'argent qu'un associé prête à sa société — l'apport personnel qui a complété le crédit, les travaux qu'il a payés de sa poche. La société le lui doit. Elle peut aussi le rémunérer par des intérêts, si les statuts ou une convention le prévoient.

Ces intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers. Ils n'ont rien de foncier, même s'ils naissent d'une opération immobilière. Ils sont donc à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026, comme un dividende. L'erreur est facile : on associe ces intérêts à l'immeuble, donc on leur applique 17,2 %. Il manque 1,4 point.

Cas chiffré : 120 000 € de compte courant rémunéré

Un associé a avancé 120 000 € à sa SCI à l'IS. La convention prévoit une rémunération au taux plafond de déduction fiscale, soit 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025. L'article 39, 1, 3° du CGI pose deux conditions : le capital doit être entièrement libéré, et le plafond s'apprécie compte par compte, sans compensation entre associés. Les intérêts sont arrêtés à la clôture et mis en paiement en 2026 : sur un produit de placement, c'est la date de versement qui commande le taux social, donc 18,6 %. Inscrits au crédit du compte courant dès le 31 décembre 2025, les mêmes intérêts n'auraient supporté que 17,2 %, soit 76,44 € de moins.

  • Intérêts servis : 120 000 × 4,55 % = 5 460 €
  • Chez la société : charge déductible, donc 5 460 × 15 % = 819 € d'impôt sur les sociétés économisés
  • Chez l'associé : prélèvements sociaux 5 460 × 18,6 % = 1 015,56 €, impôt 5 460 × 12,8 % = 698,88 €
  • Net encaissé : 5 460 − 1 714,44 = 3 745,56 €

Comparons avec un dividende du même montant brut. Les prélèvements sociaux et l'impôt sont rigoureusement identiques : 1 714,44 €, puisque les deux revenus sont au PFU. La différence est en amont. Pour distribuer 5 460 € de dividende, il faut d'abord dégager 6 423,53 € de résultat et payer 963,53 € d'impôt sur les sociétés. L'intérêt de compte courant, lui, sort avant impôt. Écart réel : 963,53 € par an — ce sont les 819 € vus autrement, du côté du résultat qu'il aurait fallu dégager en plus pour verser la même somme en dividende.

L'arbitrage entre intérêt de compte courant et dividende ne se joue donc pas sur les prélèvements sociaux, identiques de part et d'autre : il se joue sur la seule déductibilité. Les conditions, les plafonds et les écritures sont détaillés dans compte courant d'associé en SCI.

Le cas symétrique, et son point de bascule. Dans une SCI à l'IR, les intérêts de compte courant sont déductibles du revenu foncier à une condition d'affectation : l'avance doit avoir servi à acquérir, conserver, construire, réparer ou améliorer le bien loué (article 31, I, 1°, d du CGI). Une avance qui a seulement comblé une trésorerie ne donne droit à rien. Les intérêts, eux, restent taxés à 18,6 % chez l'associé depuis le 1er janvier 2026. On déduit d'un côté, on réintègre de l'autre. Prenons les mêmes 5 460 €, chez des associés imposés à 30 %. La déduction économise 5 460 × 47,2 % = 2 577,12 €. L'associé, lui, paie 1 714,44 € au titre du PFU. Gain net : 862,68 €. À 11 %, la déduction ne vaut plus que 5 460 × 28,2 % = 1 539,72 €, et l'opération devient perdante de 174,72 €. Le point de bascule est là : au-dessous de la tranche à 30 %, rémunérer le compte courant coûte plus cher que de ne pas le faire. Et si la condition d'affectation n'est pas remplie, il ne reste que le PFU : 1 714,44 € payés sans aucune contrepartie.


6. Plus-value : exonéré d'impôt à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans

Quand une SCI à l'IR vend son immeuble, la plus-value relève du régime des particuliers : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Mais les deux ne frappent pas la même base de calcul, parce que l'abattement pour durée de détention suit deux calendriers différents. C'est le piège le plus coûteux du sujet, et le plus facile à éviter.

Année de détention Abattement d'impôt sur le revenu
art. 150 VC CGI
Abattement de prélèvements sociaux
art. L136-7, VI, 2° CSS
1re à 5e0 %0 %
6e à 21e6 % par an1,65 % par an
22e4 % → exonération totale1,60 % → cumul 28 %
23e à 30edéjà exonéré9 % par an
Au-delà de 30 ansExonéréExonéré

Cas chiffré : le même bien vendu à 10, 22 et 30 ans

Appartement acheté 200 000 € par une SCI à l'IR, prix d'acquisition majoré du forfait de frais de 7,5 % soit 215 000 €, revendu 320 000 €. Plus-value brute : 105 000 €.

Détention Base impôt sur le revenu Impôt (19 %) Base prélèvements sociaux Prélèv. sociaux (17,2 %) Total dû
10 ans−30 % → 73 500 €13 965 €−8,25 % → 96 337,50 €16 570,05 €32 005 €
dont 1 470 € de surtaxe
22 ans−100 % → 0 €0 €−28 % → 75 600 €13 003,20 €13 003 €
30 ans0 €0 €−100 % → 0 €0 €0 €

La colonne de droite est la leçon de la section. À 22 ans, beaucoup de vendeurs croient avoir atteint l'exonération : elle n'est acquise que pour l'impôt sur le revenu. Il reste 13 003 € de prélèvements sociaux. Et ces 13 003 € ne stagnent pas : entre la 23e et la 30e année, l'abattement social accélère à 9 points par an, soit 1 625,40 € de moins chaque année sur cet exemple. Signer chez le notaire trois semaines avant l'anniversaire de l'acquisition plutôt qu'un mois après, c'est donc 1 625 € laissés sur la table pour rien.

La ligne à 10 ans intègre la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI. Elle est due dès que la plus-value imposable à l'impôt sur le revenu dépasse 50 000 € : ici 2 % de 73 500 €, soit 1 470 €. À 22 ans, la base d'impôt sur le revenu étant nulle, la surtaxe disparaît avec elle. Le mécanisme est détaillé dans la surtaxe sur les plus-values élevées, et le calcul complet de la plus-value dans plus-value immobilière en SCI.

Un amendement ramenant l'exonération d'impôt sur le revenu de 22 à 17 ans a bien été voté en première lecture à l'Assemblée nationale, le 3 novembre 2025. Il n'a pas été retenu dans la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Les deux cadences du tableau ci-dessus sont celles du droit en vigueur : un amendement abandonné n'est pas une règle.

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7. La CSG déductible : 6,8 points, pas un de plus

Une partie de la CSG que vous payez vient réduire votre revenu imposable de l'année suivante. C'est l'article 154 quinquies du CGI, dont le II fixe cette fraction à 6,8 points. Quand la CSG est montée à 10,6 %, ce chiffre-là, lui, n'a pas bougé d'un dixième.

La conséquence est arithmétique. Sur un loyer, la CSG est de 9,2 points dont 6,8 déductibles : il reste 2,4 points perdus. Sur un dividende, elle est de 10,6 points dont toujours 6,8 déductibles : 3,8 points sont perdus au lieu de 2,4. La hausse de 2026 n'a donc pas seulement coûté 1,4 point de taux : elle a élargi d'autant la part de CSG qu'on ne récupère jamais.

Cas chiffré : ce que les 17,2 % coûtent réellement

Reprenons l'associé de la section 3 : quote-part de 12 440 €, tranche à 30 %.

  • Prélèvements sociaux payés : 2 139,68 €
  • Fraction de CSG déductible : 12 440 × 6,8 % = 845,92 €, retranchés du revenu global de l'année du paiement
  • Économie d'impôt correspondante : 845,92 × 30 % = 253,78 €
  • Coût net des prélèvements sociaux : 2 139,68 − 253,78 = 1 885,90 €

Rapporté à la quote-part, cela fait 15,16 % et non 17,2 %. Deux points d'écart, en votre faveur, à intégrer dans tout calcul de rendement. Deux conditions strictes, en revanche : la déduction ne joue que pour les revenus imposés au barème progressif, et elle s'impute sur le revenu global de l'année du paiement, donc avec un an de décalage.

Trois portes fermées, à connaître avant de compter dessus. Sous le PFU, aucune CSG n'est déductible : la flat tax est forfaitaire, c'est le prix du forfait. Sur une plus-value immobilière, rien non plus : le II de l'article 154 quinquies renvoie aux premier alinéa et 1° du I de l'article L136-7 du CSS, pas au 2° où figure la plus-value immobilière. Il réserve en outre la déduction aux revenus imposés au barème, ce qu'une plus-value taxée à 19 % n'est pas. Sur un dividende, enfin, la déduction ne redevient possible qu'en optant pour le barème — une option globale, qui embarque tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année. Le détail du mécanisme, année par année, est dans la CSG déductible des revenus de SCI.


8. Quand les prélèvements sociaux sortent vraiment de votre compte

Les taux sont une chose. Les dates de décaissement en sont une autre, et c'est sur elles que les SCI se font surprendre. Les deux circuits de recouvrement n'ont rien en commun.

Revenus fonciers : sur votre avis d'impôt, avec un an de retard

Les prélèvements sociaux sur les loyers sont calculés par l'administration à partir de votre déclaration, puis mis en recouvrement avec l'impôt sur le revenu, sur le même avis. Ils entrent aussi dans le calcul de l'acompte de prélèvement à la source versé chaque mois le 15, ou chaque trimestre. Cet acompte n'est pas une retenue : c'est une avance calculée sur vos revenus passés, régularisée ensuite.

Le problème surgit la première année. Une SCI qui encaisse ses premiers loyers en 2026 ne déclenche aucun acompte en 2026 : l'administration ignore encore l'existence du revenu. Vous déclarez au printemps 2027, l'avis arrive à l'été, et à l'automne 2027 deux choses tombent en même temps.

Avec l'associé de la section 3, qui doit 5 872 € au titre de 2026 :

  • Solde de 2026 étalé de septembre à décembre 2027 : 5 872 €
  • Nouvel acompte 2027, démarré en septembre sur la base de 2026 : environ 489 € par mois, soit 1 956 € sur quatre mois. L'acompte étant calculé au taux moyen du foyer majoré de 17,2 %, et non à la tranche marginale, il sera un peu inférieur
  • Total du dernier trimestre 2027 : jusqu'à 7 828 € — pour un associé qui n'avait rien payé en 2026.

La règle de pouce s'applique dès le premier loyer encaissé. Mettez de côté, sur un compte séparé, 17,2 % plus votre tranche marginale d'imposition sur votre quote-part prévisionnelle. La tranche marginale, c'est le taux qui frappe votre dernier euro de revenu. Dans notre exemple, cela fait 47,2 % de 12 440 €, soit 5 872 € provisionnés. Le détail des échéances est dans le calendrier fiscal de la SCI.

Dividendes et intérêts : retenus à la source, tout de suite

À l'opposé, les 18,6 % sur un dividende ou un intérêt de compte courant sont prélevés par la société au moment du versement. Elle les reverse au Trésor dans les quinze premiers jours du mois suivant, avec l'acompte d'impôt de 12,8 % (article 1671 C du CGI). Pas d'attente, pas de régularisation à l'automne : l'associé reçoit un net.

Attention à la dispense d'acompte, que l'on peut demander avant le 30 novembre (article 242 quater du CGI). Elle suppose un revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année inférieur à 50 000 € pour les dividendes, 75 000 € pour un couple. Pour les intérêts, le seuil tombe à 25 000 €, ou 50 000 € pour un couple. Et elle ne porte que sur les 12,8 % d'impôt. Les 18,6 % de prélèvements sociaux restent retenus dans tous les cas. Un associé dispensé encaisse 81,4 % de son dividende, pas 100 %. Le fonctionnement du PFU et l'arbitrage avec le barème sont traités dans le PFU appliqué aux SCI à l'IS.


9. Non-résidents : 7,5 % au lieu de 17,2 %

Un associé qui vit hors de France relève d'un régime à part. Ce régime vient de l'arrêt de Ruyter de la Cour de justice de l'Union européenne (affaire C-623/13, 26 février 2015). Il a ensuite été codifié par l'article 26 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018). Le principe : le même euro ne peut pas financer deux systèmes de sécurité sociale.

Une personne affiliée à un régime de sécurité sociale d'un autre État de l'Espace économique européen (Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de la Suisse, et qui ne relève d'aucun régime obligatoire français, est donc :

  • exonérée de CSG et de CRDS (0,5 %) sur ses revenus fonciers et plus-values immobilières de source française — soit 9,2 points de CSG évités sur les loyers, et 10,6 points sur la plus-value depuis le 1er janvier 2026 ;
  • redevable du prélèvement de solidarité de 7,5 %, qui n'est pas affecté à la sécurité sociale.

Sur la quote-part de 12 440 € de notre exemple, cela fait 933 € au lieu de 2 139,68 € : une économie de 1 206,68 € bruts, ramenée à 952,90 € une fois déduite la CSG dont bénéficie le résident. Mais deux garde-fous. Le premier : la fraction déductible de 6,8 points n'a ici aucun objet, puisque la CSG n'est pas prélevée. Le second : un associé résidant hors de l'Espace économique européen et de la Suisse paie l'intégralité du taux, sans rabais. Sa plus-value immobilière est même imposée sur le fondement de l'article 244 bis A du CGI, visé au I bis de l'article L136-7, et non au 2° du I de ce même article. La liste protégée du IV de l'article L136-8 ne l'atteint donc pas : la CSG y est de 10,6 %, soit 18,6 % pour toute vente conclue depuis le 1er janvier 2026. Le Royaume-Uni depuis le Brexit, les conventions bilatérales et les obligations déclaratives sont traités dans SCI et associé non-résident.


10. Cinq choses à ne pas faire avec vos prélèvements sociaux

Ne passez pas à l'IS pour le seul motif des prélèvements sociaux

C'est le conseil le plus fréquent depuis janvier, et c'est le plus mauvais. Le tableau de la section 4 le montre. Sur une base identique, et une fois intégrée la CSG déductible de la section 7, l'IS avec distribution intégrale ne fait gagner que 1 041 € par an face à l'IR à 30 % (12 507 € contre 13 548 €). Et il perd 4 271 € face à l'IR à 11 % (12 507 € contre 8 235,60 €). Ajoutez que l'option est irrévocable au-delà du cinquième exercice (article 239 du CGI) et que la revente réintégrera les amortissements. Dans ce cas précis — basculer à l'IS pour économiser 1,4 point de prélèvement social — ne le faites pas. L'IS se choisit pour l'amortissement et la capacité de réinvestissement, jamais pour le taux social. Voyez passer une SCI de l'IR à l'IS avant toute décision.

Ne vendez pas à 22 ou 25 ans en vous croyant exonéré

L'exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans n'emporte pas celle des prélèvements sociaux. Dans notre exemple, 13 003 € restaient dus à 22 ans. Chaque année gagnée avant la 30e vaut 9 points d'abattement social.

Ne comptez pas sur la mise en réserve si vous vivez des loyers

« Zéro prélèvement social tant qu'on ne distribue pas » n'est un avantage que si vous n'avez pas besoin de l'argent. Un investisseur qui prélève chaque mois de quoi vivre distribue nécessairement, et retrouve ses 18,6 %. Le montage ne vaut que pour une SCI en phase d'accumulation.

Ne demandez pas la dispense d'acompte en croyant échapper aux 18,6 %

Elle ne concerne que l'acompte d'impôt de 12,8 %. Les prélèvements sociaux restent retenus à la source, sans exception ni dispense.

Ne laissez pas la SCI payer l'avis d'imposition de l'associé

C'est une dette personnelle. Réglée par la société, elle crée un compte courant débiteur, que l'administration peut requalifier en revenu distribué. Distribuez d'abord, payez ensuite.

La seule voie qui supprime vraiment les prélèvements sociaux, et son revers. Faire détenir les parts par une société soumise à l'impôt sur les sociétés — une holding — supprime effectivement toute CSG, puisque les prélèvements sociaux ne frappent que les personnes physiques. Mais ils reviennent intacts le jour où la holding distribue à son associé. Le gain est un report, pas une disparition. C'est l'objet de détenir des parts de SCI via une holding.

Sources officielles


11. Prélèvements sociaux en SCI : questions fréquentes

Un associé personne morale paie-t-il des prélèvements sociaux sur sa quote-part de SCI ?

Non. Les prélèvements sociaux ne frappent que les personnes physiques. Imaginons que les parts soient détenues par une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), une SARL ou une holding soumise à l'impôt sur les sociétés. Cette société-là intègre la quote-part de résultat dans son propre résultat imposable. Elle ne supporte ni CSG, ni CRDS, ni prélèvement de solidarité. Le sujet n'est pas supprimé, il est déplacé : les prélèvements sociaux reviendront le jour où la holding versera un dividende à son associé personne physique.

Une SCI déficitaire génère-t-elle des prélèvements sociaux ?

Non. L'assiette des prélèvements sociaux, c'est le résultat foncier positif. Une année où la SCI à l'impôt sur le revenu dégage un déficit, la quote-part de l'associé est négative : ni impôt sur le revenu, ni 17,2 %. Le déficit s'impute ensuite sur les revenus fonciers des dix années suivantes, et jusqu'à 10 700 € par an sur le revenu global hors intérêts d'emprunt. Les années où ce report absorbe le résultat, les 17,2 % tombent d'autant.

La majoration de 25 % s'applique-t-elle aux prélèvements sociaux ?

Non, jamais. Quand un revenu distribué est requalifié — avantage occulte, rémunération non déclarée — l'assiette de l'impôt sur le revenu est majorée de 25 %. Le fondement est l'article 39 de la loi de finances pour 2021, inséré au 1° du A du 1 de l'article 200 A du CGI. Cette majoration ne s'étend pas aux prélèvements sociaux : le Conseil constitutionnel l'a expressément écarté (décision n° 2017-643/650 QPC du 7 juillet 2017), et la réserve figure au I de l'article L136-6 du code de la sécurité sociale. Les prélèvements sociaux se calculent sur 100 % du revenu, pas sur 125 %. Un avantage occulte n'étant précompté par personne, il passe par le rôle : son taux est de 18,6 % dès l'imposition des revenus 2025.

Que paie-t-on en prélèvements sociaux quand on vend ses parts de SCI ?

Cela dépend du régime de la société, et l'écart est réel. Les parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu qui détient de l'immobilier relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 UB du CGI) : 17,2 %, avec les abattements pour durée de détention. Les parts d'une SCI à l'impôt sur les sociétés ne sont plus, elles, un morceau d'immeuble : leur cession relève du régime des plus-values sur droits sociaux (article 150-0 A du CGI). Cette plus-value n'est pas couverte par le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale. Elle supporte donc 18,6 %, dès l'imposition des revenus 2025, sans aucun abattement pour durée de détention.

Les prélèvements sociaux sont-ils déductibles du résultat de la SCI ?

Non. Ils ne sont jamais une charge de la société : c'est une dette personnelle de l'associé, née de son avis d'imposition. Ils ne figurent ni dans les charges déductibles du revenu foncier, ni dans le résultat d'une SCI à l'impôt sur les sociétés. Seule existe la déduction de 6,8 points de CSG, et elle s'opère sur le revenu global de l'associé, pas dans les comptes de la SCI.

La SCI peut-elle payer les prélèvements sociaux de ses associés depuis son compte bancaire ?

Techniquement, le virement passera. Comptablement, c'est un piège : la société règle une dette personnelle de l'associé, ce qui creuse un compte courant débiteur. L'associé doit alors le rembourser, et l'administration peut y voir un revenu distribué imposable. Le réflexe correct est de distribuer d'abord — ou de rembourser du compte courant — puis de laisser l'associé payer son avis depuis son compte personnel.

Le remboursement d'un compte courant d'associé supporte-t-il des prélèvements sociaux ?

Non. Rembourser un compte courant d'associé, c'est rendre à l'associé de l'argent qu'il avait avancé à la société : ce n'est pas un revenu, c'est l'extinction d'une créance. Aucun prélèvement social, aucun impôt sur le revenu. Seuls les intérêts éventuellement servis sur ce compte sont des revenus : eux supportent 18,6 % s'ils ont été payés ou inscrits en compte à partir du 1er janvier 2026, et 17,2 % avant cette date.

Un compte courant d'associé non rémunéré pose-t-il un problème fiscal ?

Non. Aucun texte n'oblige une SCI à rémunérer les avances de ses associés, et ne pas les rémunérer ne constitue ni un acte anormal de gestion, ni une libéralité. Pas d'intérêts servis, donc pas de revenus de capitaux mobiliers, donc pas de prélèvements sociaux. C'est d'ailleurs la situation de la grande majorité des SCI familiales.

Le micro-foncier réduit-il les prélèvements sociaux ?

Oui. L'abattement de 30 % du micro-foncier réduit la base de l'impôt sur le revenu ET celle des prélèvements sociaux, qui partagent la même assiette. Sur 14 000 € de loyers, la base retenue est de 9 800 €, donc 9 800 × 17,2 % = 1 685,60 € au lieu de 2 408 €. Mais la porte est étroite. Un associé de SCI n'y a droit que si la société est à l'impôt sur le revenu et s'il détient par ailleurs au moins un bien loué nu en direct. Il faut en outre que le total de ses revenus fonciers bruts reste sous 15 000 €. Autant dire que le cas est rare.

Faut-il remplir une déclaration spécifique pour les prélèvements sociaux ?

Non, aucune. Ils n'ont pas de formulaire propre : l'administration les calcule à partir des montants déjà portés sur votre déclaration de revenus. Le résultat foncier passe par la 2072 de la SCI, puis la 2044 et la 2042 de l'associé. Les revenus de capitaux mobiliers sont pré-remplis à partir de l'imprimé fiscal unique — le récapitulatif annuel des revenus de capitaux mobiliers — transmis par la société. Rien à ajouter : ils tombent tout seuls.

Qui paie les prélèvements sociaux quand les parts sont démembrées ?

L'usufruitier, c'est-à-dire celui qui perçoit les revenus. Sauf convention contraire opposable à l'administration, c'est lui qui est imposé sur la quote-part de résultat foncier et qui supporte les 17,2 %. Le nu-propriétaire ne perçoit rien et ne paie rien tant que le démembrement dure. C'est l'un des ressorts de la donation de la nue-propriété des parts : elle transmet la valeur sans transférer la charge fiscale annuelle.

La contribution sur les revenus locatifs de 2,5 % est-elle un prélèvement social ?

Non, ce sont deux choses distinctes qu'on confond souvent parce qu'elles frappent les mêmes loyers. La contribution sur les revenus locatifs est due par la société elle-même, à 2,5 % des loyers d'immeubles achevés depuis quinze ans au moins, et concerne principalement les SCI à l'impôt sur les sociétés. Les prélèvements sociaux, eux, sont dus par l'associé personne physique. Une même SCI peut supporter les deux, sur des assiettes et à des étages différents.

Un associé mineur supporte-t-il les prélèvements sociaux ?

Oui, comme n'importe quel associé personne physique. Sa quote-part de résultat foncier est rattachée au foyer fiscal de ses parents, qui la déclarent avec leurs propres revenus. Les 17,2 % sont donc calculés dans l'avis du foyer. Détenir des parts au nom d'un enfant mineur ne crée aucune exonération de prélèvements sociaux : cela répartit seulement la base imposable entre les foyers concernés.

Une SCI qui loge gratuitement un associé génère-t-elle des prélèvements sociaux ?

Non, et c'est logique : pas de loyer encaissé, pas de revenu foncier, donc aucune assiette à taxer. Ni impôt sur le revenu, ni 17,2 %. La contrepartie est sèche : les charges de ce logement — taxe foncière, travaux, intérêts d'emprunt — ne sont pas déductibles non plus, faute de se rattacher à un revenu imposable. Beaucoup de SCI familiales fonctionnent ainsi, puis découvrent qu'elles ne peuvent créer aucun déficit foncier sur le bien occupé. Dès qu'un loyer est perçu, même modeste, il redevient un revenu foncier taxé à 17,2 % chez chaque associé.

Les loyers d'un local commercial détenu en SCI supportent-ils aussi 17,2 % ?

Oui, à l'identique. Ce qui commande le taux n'est pas la qualité du locataire mais la nature de la location : un local nu, loué nu, produit un revenu foncier taxé à 17,2 % chez l'associé d'une SCI à l'impôt sur le revenu. Louer à une entreprise plutôt qu'à un particulier ne change ni le taux ni l'assiette, et l'option pour la TVA sur les loyers professionnels n'y change rien davantage : elle joue sur la facturation, pas sur les prélèvements sociaux. La réponse ne bascule que si le local est loué équipé ou meublé : le revenu devient alors industriel et commercial. Les prélèvements sociaux restent dus, mais l'assiette se calcule autrement et le taux monte à 18,6 %, dès l'imposition des revenus 2025 : un bénéfice industriel et commercial n'est pas un revenu foncier.

Que deviennent les prélèvements sociaux quand une SCI passe de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés ?

Le passage à l'impôt sur les sociétés est traité comme une cessation d'activité : le résultat foncier de la période écoulée est imposé immédiatement chez les associés, prélèvements sociaux de 17,2 % compris. Après quoi le robinet annuel se ferme : plus aucun prélèvement social tant que la société ne distribue pas. L'option est irrévocable au-delà du cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI) : ce n'est pas un réglage que l'on essaie une année pour voir.

Savoir ce que vous devrez, avant de le devoir

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Pour aller plus loin

  • SCI à l'IS ou à l'IR

    Le comparatif complet des deux régimes : amortissement, plus-value de sortie, seuil de bascule chiffré. Les prélèvements sociaux n'en sont qu'un paramètre parmi d'autres.

  • CSG déductible des revenus de SCI

    Le mécanisme des 6,8 points année par année, la case de la 2042 où il se reporte, et ce qui se passe quand le revenu global est trop faible pour absorber la déduction.

  • Dividendes d'une SCI à l'IS

    Comment décider et voter une distribution : quorum, procès-verbal, acompte sur dividende, et le calendrier de reversement des 18,6 % au Trésor.

  • Compte courant d'associé en SCI

    Le taux plafond de déduction des intérêts, son mode de calcul trimestre par trimestre, et la convention à rédiger avant de servir le premier euro.

  • Plus-value immobilière en SCI

    Le calcul complet : prix d'acquisition majoré, forfait travaux de 15 %, abattements année par année et exonérations possibles.

  • Plus-value en SCI à l'IS

    L'autre face de l'amortissement : la réintégration des amortissements pratiqués dans la plus-value professionnelle, sans aucun abattement pour durée de détention.

  • Déclaration 2072

    Le formulaire annuel de la SCI à l'impôt sur le revenu, rempli case par case : c'est lui qui fixe l'assiette des 17,2 % de chaque associé.

  • Charges déductibles en SCI

    La liste comparée IR / IS. Chaque charge oubliée est un euro taxé deux fois : à votre tranche marginale et à 17,2 %.

  • Déficit foncier en SCI

    Le seul levier qui réduit légalement l'assiette des prélèvements sociaux : imputation sur le revenu global, report sur dix ans, et l'engagement de location de trois ans à respecter.

  • Calendrier fiscal SCI 2026

    Toutes les échéances de l'année, à l'IR comme à l'IS, pour anticiper le pic de trésorerie de l'automne décrit en section 8.

  • SCI et associé non-résident

    Le régime complet du non-résident : représentant fiscal, conventions bilatérales, cas du Royaume-Uni, et les limites de l'exonération de Ruyter.

  • Le PFU appliqué aux SCI à l'IS

    Prélèvement forfaitaire unique ou barème progressif : le seuil de bascule selon votre tranche, et pourquoi l'option pour le barème est globale.

  • Passer une SCI de l'IR à l'IS

    La procédure, le coût fiscal immédiat de la bascule, et le délai de cinq exercices au-delà duquel l'option devient irrévocable.

  • Détenir des parts de SCI via une holding

    Le seul montage qui neutralise vraiment les prélèvements sociaux — et les conditions pour que le report ne coûte pas plus cher que le gain.

  • Surtaxe sur les plus-values élevées

    Le barème progressif au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, et pourquoi il disparaît en même temps que l'impôt sur le revenu à 22 ans.

FAQ

Questions fréquentes

Non. Les prélèvements sociaux ne frappent que les personnes physiques. Imaginons que les parts soient détenues par une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), une SARL ou une holding soumise à l'impôt sur les sociétés. Cette société-là intègre la quote-part de résultat dans son propre résultat imposable. Elle ne supporte ni CSG, ni CRDS, ni prélèvement de solidarité. Le sujet n'est pas supprimé, il est déplacé : les prélèvements sociaux reviendront le jour où la holding versera un dividende à son associé personne physique.
Non. L'assiette des prélèvements sociaux, c'est le résultat foncier positif. Une année où la SCI à l'impôt sur le revenu dégage un déficit, la quote-part de l'associé est négative : ni impôt sur le revenu, ni 17,2 %. Le déficit s'impute ensuite sur les revenus fonciers des dix années suivantes, et jusqu'à 10 700 € par an sur le revenu global hors intérêts d'emprunt. Les années où ce report absorbe le résultat, les 17,2 % tombent d'autant.
Non, jamais. Quand un revenu distribué est requalifié — avantage occulte, rémunération non déclarée — l'assiette de l'impôt sur le revenu est majorée de 25 %. Le fondement est l'article 39 de la loi de finances pour 2021, inséré au 1° du A du 1 de l'article 200 A du CGI. Cette majoration ne s'étend pas aux prélèvements sociaux : le Conseil constitutionnel l'a expressément écarté (décision n° 2017-643/650 QPC du 7 juillet 2017), et la réserve figure au I de l'article L136-6 du code de la sécurité sociale. Les prélèvements sociaux se calculent sur 100 % du revenu, pas sur 125 %. Un avantage occulte n'étant précompté par personne, il passe par le rôle : son taux est de 18,6 % dès l'imposition des revenus 2025.
Cela dépend du régime de la société, et l'écart est réel. Les parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu qui détient de l'immobilier relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 UB du CGI) : 17,2 %, avec les abattements pour durée de détention. Les parts d'une SCI à l'impôt sur les sociétés ne sont plus, elles, un morceau d'immeuble : leur cession relève du régime des plus-values sur droits sociaux (article 150-0 A du CGI). Cette plus-value n'est pas couverte par le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale. Elle supporte donc 18,6 %, dès l'imposition des revenus 2025, sans aucun abattement pour durée de détention.
Non. Ils ne sont jamais une charge de la société : c'est une dette personnelle de l'associé, née de son avis d'imposition. Ils ne figurent ni dans les charges déductibles du revenu foncier, ni dans le résultat d'une SCI à l'impôt sur les sociétés. Seule existe la déduction de 6,8 points de CSG, et elle s'opère sur le revenu global de l'associé, pas dans les comptes de la SCI.
Techniquement, le virement passera. Comptablement, c'est un piège : la société règle une dette personnelle de l'associé, ce qui creuse un compte courant débiteur. L'associé doit alors le rembourser, et l'administration peut y voir un revenu distribué imposable. Le réflexe correct est de distribuer d'abord — ou de rembourser du compte courant — puis de laisser l'associé payer son avis depuis son compte personnel.
Non. Rembourser un compte courant d'associé, c'est rendre à l'associé de l'argent qu'il avait avancé à la société : ce n'est pas un revenu, c'est l'extinction d'une créance. Aucun prélèvement social, aucun impôt sur le revenu. Seuls les intérêts éventuellement servis sur ce compte sont des revenus : eux supportent 18,6 % s'ils ont été payés ou inscrits en compte à partir du 1er janvier 2026, et 17,2 % avant cette date.
Non. Aucun texte n'oblige une SCI à rémunérer les avances de ses associés, et ne pas les rémunérer ne constitue ni un acte anormal de gestion, ni une libéralité. Pas d'intérêts servis, donc pas de revenus de capitaux mobiliers, donc pas de prélèvements sociaux. C'est d'ailleurs la situation de la grande majorité des SCI familiales.
Oui. L'abattement de 30 % du micro-foncier réduit la base de l'impôt sur le revenu ET celle des prélèvements sociaux, qui partagent la même assiette. Sur 14 000 € de loyers, la base retenue est de 9 800 €, donc 9 800 × 17,2 % = 1 685,60 € au lieu de 2 408 €. Mais la porte est étroite. Un associé de SCI n'y a droit que si la société est à l'impôt sur le revenu et s'il détient par ailleurs au moins un bien loué nu en direct. Il faut en outre que le total de ses revenus fonciers bruts reste sous 15 000 €. Autant dire que le cas est rare.
Non, aucune. Ils n'ont pas de formulaire propre : l'administration les calcule à partir des montants déjà portés sur votre déclaration de revenus. Le résultat foncier passe par la 2072 de la SCI, puis la 2044 et la 2042 de l'associé. Les revenus de capitaux mobiliers sont pré-remplis à partir de l'imprimé fiscal unique — le récapitulatif annuel des revenus de capitaux mobiliers — transmis par la société. Rien à ajouter : ils tombent tout seuls.
L'usufruitier, c'est-à-dire celui qui perçoit les revenus. Sauf convention contraire opposable à l'administration, c'est lui qui est imposé sur la quote-part de résultat foncier et qui supporte les 17,2 %. Le nu-propriétaire ne perçoit rien et ne paie rien tant que le démembrement dure. C'est l'un des ressorts de la donation de la nue-propriété des parts : elle transmet la valeur sans transférer la charge fiscale annuelle.
Non, ce sont deux choses distinctes qu'on confond souvent parce qu'elles frappent les mêmes loyers. La contribution sur les revenus locatifs est due par la société elle-même, à 2,5 % des loyers d'immeubles achevés depuis quinze ans au moins, et concerne principalement les SCI à l'impôt sur les sociétés. Les prélèvements sociaux, eux, sont dus par l'associé personne physique. Une même SCI peut supporter les deux, sur des assiettes et à des étages différents.
Oui, comme n'importe quel associé personne physique. Sa quote-part de résultat foncier est rattachée au foyer fiscal de ses parents, qui la déclarent avec leurs propres revenus. Les 17,2 % sont donc calculés dans l'avis du foyer. Détenir des parts au nom d'un enfant mineur ne crée aucune exonération de prélèvements sociaux : cela répartit seulement la base imposable entre les foyers concernés.
Non, et c'est logique : pas de loyer encaissé, pas de revenu foncier, donc aucune assiette à taxer. Ni impôt sur le revenu, ni 17,2 %. La contrepartie est sèche : les charges de ce logement — taxe foncière, travaux, intérêts d'emprunt — ne sont pas déductibles non plus, faute de se rattacher à un revenu imposable. Beaucoup de SCI familiales fonctionnent ainsi, puis découvrent qu'elles ne peuvent créer aucun déficit foncier sur le bien occupé. Dès qu'un loyer est perçu, même modeste, il redevient un revenu foncier taxé à 17,2 % chez chaque associé.
Oui, à l'identique. Ce qui commande le taux n'est pas la qualité du locataire mais la nature de la location : un local nu, loué nu, produit un revenu foncier taxé à 17,2 % chez l'associé d'une SCI à l'impôt sur le revenu. Louer à une entreprise plutôt qu'à un particulier ne change ni le taux ni l'assiette, et l'option pour la TVA sur les loyers professionnels n'y change rien davantage : elle joue sur la facturation, pas sur les prélèvements sociaux. La réponse ne bascule que si le local est loué équipé ou meublé : le revenu devient alors industriel et commercial. Les prélèvements sociaux restent dus, mais l'assiette se calcule autrement et le taux monte à 18,6 %, dès l'imposition des revenus 2025 : un bénéfice industriel et commercial n'est pas un revenu foncier.
Le passage à l'impôt sur les sociétés est traité comme une cessation d'activité : le résultat foncier de la période écoulée est imposé immédiatement chez les associés, prélèvements sociaux de 17,2 % compris. Après quoi le robinet annuel se ferme : plus aucun prélèvement social tant que la société ne distribue pas. L'option est irrévocable au-delà du cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI) : ce n'est pas un réglage que l'on essaie une année pour voir.