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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

TASCOM et SCI : qui paie la taxe sur les surfaces commerciales ? (2026)

Votre SCI détient les murs d'un supermarché, d'une jardinerie ou d'une enseigne de bricolage. Un mardi soir, au téléphone, votre locataire vous parle de « la TASCOM ». Vous ouvrez le Code général des impôts, vous ne trouvez rien, et vous passez la nuit à vous demander si vous n'avez pas laissé filer un impôt pendant quinze ans. Rassurez-vous tout de suite. La TASCOM est due par l'exploitant du magasin, pas par le propriétaire des murs. Une SCI bailleresse n'en est jamais redevable, quelle que soit la taille du magasin qu'elle loue. La question principale est réglée, et il a fallu trois lignes.

Sauf que si vous êtes arrivé jusqu'ici, ce n'est pas pour ces trois lignes. Tout se joue ensuite. Votre locataire peut-il vous la refacturer ? Un bail peut-il la mettre à votre charge ? Que devient-elle quand le local est vide, quand l'exploitant change, quand le magasin ouvre un drive ? Et la question dont personne ne parle : quel effet une taxe de 20 000 ou de 70 000 € par an produit-elle sur la capacité de votre preneur à payer son loyer, puis sur ce loyer lui-même le jour du renouvellement ?

J'ai tout repris texte en main, référence par référence. Si j'insiste autant sur les sources, c'est que sur cette taxe-là une bonne moitié de ce qui circule en ligne est faux, à commencer par l'idée qu'elle figurerait au CGI. Elle n'y a jamais figuré un seul jour depuis 1972.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Légifrance, BOFiP, impots.gouv.fr, Code de commerce, CGI). Mis à jour le 5 août 2026.

TASCOM et SCI : l'essentiel en 30 secondes

  • Le redevable est l'exploitant du magasin, désigné par l'article 6 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 et par le BOFiP (BOI-TFP-TSC-10, § 210). Une SCI qui se borne à louer les murs n'est jamais redevable de la TASCOM.
  • La taxe sur les surfaces commerciales n'est pas au CGI : elle vit à l'article 3 de la loi de 1972, jamais codifiée. C'est la source numéro un des confusions.
  • Seuils 2026 : plus de 400 m² de surface de vente, au moins 460 000 € de chiffre d'affaires HT et établissement ouvert à compter du 1er janvier 1960.
  • Barème 2026 : de 5,74 € à 34,12 € par m² selon le chiffre d'affaires au mètre carré, majoration de 50 % au-delà de 2 500 m², coefficient communal de 0,8 à 1,2 (1,3 dans certains cas).
  • Refacturation : il n'y a rien à refacturer à votre locataire, il est déjà le redevable légal. L'inverse, une clause mettant la TASCOM à la charge du bailleur, est valable, mais doit être chiffrée et intégrée au loyer.
  • Ce qui vous concerne vraiment : la taxe foncière, la taxe sur les bureaux et l'effet indirect de la TASCOM sur la capacité contributive de votre preneur et sur la valeur locative au renouvellement.
Vous cherchez peut-être une autre taxe. Si votre SCI détient des bureaux, des locaux commerciaux ou du stockage en Île-de-France (article 231 ter du CGI) ou dans les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes-Maritimes (article 231 quater du CGI), la taxe qui vous concerne vraiment, et dont vous êtes cette fois bien le redevable, est la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux : voyez taxe sur les bureaux et SCI. Si vous êtes au stade de l'acquisition, c'est acheter un local commercial en SCI. Si c'est le contrat qui vous occupe, allez directement au guide SCI et bail commercial. Cette page-ci ne traite que de la TASCOM et de la question du redevable.

1. Ce qu'est la TASCOM et où elle est réellement codifiée

Commençons par ce qui fait perdre le plus de temps aux gérants de SCI : la TASCOM n'est pas dans le Code général des impôts. Cherchez « taxe sur les surfaces commerciales » dans le CGI aussi longtemps que vous voudrez, vous ne trouverez rien. On en tire alors spontanément l'une de ces deux conclusions, et elles sont fausses toutes les deux : soit la taxe n'existe pas, soit on cherche mal.

Le texte fondateur : l'article 3 de la loi du 13 juillet 1972

La TASCOM est instituée par l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés. Relisez l'intitulé complet, il dit tout : cette taxe n'a jamais été conçue comme un impôt sur l'immobilier commercial. Elle finançait un régime d'aide au départ des petits commerçants et artisans, à l'époque où l'essor des hypermarchés vidait les centres-bourgs. Le principe était simple et parfaitement assumé : faire payer par les grandes surfaces l'indemnité de départ de ceux qu'elles poussaient à fermer boutique.

Pendant longtemps on l'a appelée la TACA, taxe d'aide au commerce et à l'artisanat. Le nom a changé, la finalité aussi. Le support législatif, lui, n'a pas bougé d'un pouce : une loi de 1972, remaniée une bonne dizaine de fois, jamais codifiée. Une survivance, en somme. Et c'est très exactement pour cette raison que la taxe reste introuvable quand on la cherche là où on a l'habitude de chercher.

Où chercher, très concrètement. Le texte est sur Légifrance sous « LOI n° 72-657 du 13 juillet 1972 », articles 3 et suivants (art. 3 pour l'assiette et les tarifs, art. 4 pour la déclaration et le paiement, art. 6 pour le redevable et le fait générateur). La doctrine administrative est au BOFiP, série TFP, sous l'identifiant BOI-TFP-TSC et ses trois divisions : BOI-TFP-TSC-10 (champ d'application), BOI-TFP-TSC-20 (établissement de la taxe) et BOI-TFP-TSC-30 (modalités déclaratives, recouvrement, contrôle et contentieux), toutes mises à jour le 26 février 2025. Le formulaire déclaratif est l'imprimé n° 3350-SD (Cerfa 14001) sur impots.gouv.fr ; l'imprimé n° 3350-C-SD sert en cas de cessation d'exploitation. Trois références, pas une de plus. Le reste est du commentaire, y compris cette page.

À qui profite le produit de la taxe

La destination du produit, elle, a complètement changé depuis 1972. Bon à savoir le jour où un maire vous parle de « sa » TASCOM. Depuis le 1er janvier 2011, en application de l'article 77 de la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (le grand texte de la réforme de la taxe professionnelle), le produit de la TASCOM va à la commune sur le territoire de laquelle est situé l'établissement imposable. Les EPCI faisant application de l'article 1609 nonies C du CGI, ceux à fiscalité professionnelle unique, sont substitués à leurs communes membres pour la perception.

Cette même disposition permet à la collectivité bénéficiaire d'appliquer au montant de la taxe un coefficient multiplicateur compris entre 0,8 et 1,2, ne comportant que deux décimales. La première année d'application, il ne peut être inférieur à 0,95 ni supérieur à 1,05 ; sa variation d'une année sur l'autre est ensuite plafonnée à 0,05 (BOI-TFP-TSC-20, § 230). Une exception peu connue : les EPCI et communes ayant délibéré pour instituer l'abattement de taxe foncière sur les propriétés bâties en faveur des boutiques et magasins de moins de 400 m² situés hors d'un ensemble commercial peuvent porter le coefficient jusqu'à 1,3 (cinquième alinéa du 1.2.4.1 de l'article 77 précité ; BOI-TFP-TSC-20, § 240). La délibération se prend dans les conditions prévues au I de l'article 1639 A bis du CGI pour valoir sur la taxe due l'année suivante. Concrètement, deux magasins rigoureusement identiques, séparés par trois kilomètres et une limite communale, peuvent supporter des TASCOM qui varient de moitié. Une partie de cette taxe se décide en conseil municipal, pas à Bercy.

Une seule composante échappe aux collectivités : la majoration de 50 % applicable aux établissements dont la surface de vente excède 2 500 m², créée par l'article 46 de la loi n° 2014-1655 du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014. Elle est perçue au profit de l'État et se calcule sur le montant de la taxe avant application du coefficient communal.

Le calendrier : 1er janvier, 15 mai, 15 juin

Trois dates, et on les confond tout le temps.

Date Ce qui se joue
1er janvier NFait générateur : l'existence de l'établissement à cette date déclenche la taxe pour l'année N. C'est aussi cette date qui désigne le redevable — celui qui exploite ce jour-là.
15 mai NExigibilité de la taxe (article 6, I de la loi de 1972).
Avant le 15 juin NDépôt de la déclaration n° 3350-SD et paiement : le texte dit « avant le 15 juin » (article 4 de la loi de 1972 ; « avant le 15 du sixième mois qui suit le fait générateur », BOI-TFP-TSC-30, § 1 et 20), et l'administration retient la date du 15 juin comme échéance, soit pour 2026 le lundi 15 juin 2026 sur impots.gouv.fr. Dépôt auprès du service des impôts des entreprises dont dépend l'établissement.
Année N−1Période de référence : c'est le chiffre d'affaires de l'année civile précédente, et la surface de vente au 31 décembre N−1, qui servent au calcul.

Ce décalage d'un an explique une bonne part des tensions locatives qu'on me raconte. Un commerçant qui vient de terminer une mauvaise année paie au mois de juin suivant une taxe calculée sur sa bonne année, celle d'avant. La note tombe donc systématiquement au plus mauvais moment de son cycle. Juridiquement, cela ne vous regarde pas. Économiquement, si, et j'y reviens au chapitre 5.


2. Qui paie la TASCOM : l'exploitant, jamais la SCI propriétaire des murs

On arrive au cœur du sujet, et pour une fois la réponse a une netteté qu'on rencontre rarement en fiscalité : la TASCOM est due par la personne qui exploite l'établissement. Le propriétaire des murs, lui, n'apparaît nulle part dans le texte.

Le texte, mot à mot

L'article 6 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 désigne comme redevable l'exploitant de l'établissement. Il fixe le fait générateur à l'existence de cet établissement au 1er janvier de l'année au titre de laquelle la taxe est due. La doctrine administrative va plus loin encore dans la clarté. Je la cite telle quelle :

« La taxe est due par la personne qui exploite l'établissement au jour du fait générateur de la taxe. »
BOI-TFP-TSC-10, § 210

Pas un mot sur le propriétaire, ni sur le bailleur, ni sur le titulaire d'un droit réel quelconque. Le critère retenu est l'exploitation, et c'est une notion de pur fait : celui qui tient le magasin, encaisse les clients et supporte le risque commercial. Une SCI qui encaisse un loyer n'exploite rien du tout ; elle met un immeuble à disposition, ce qui est précisément le contraire.

La démonstration en une phrase, à ressortir telle quelle à votre locataire. La TASCOM se calcule à partir du chiffre d'affaires du commerçant rapporté à sa surface de vente. Ni le loyer, ni la valeur du bien, ni la surface de plancher totale n'entrent dans le calcul. Une taxe dont l'assiette est le chiffre d'affaires d'un commerce ne peut pas, par construction, être due par quelqu'un qui n'exerce aucun commerce.

Pourquoi ce n'est pas seulement une question de vocabulaire

Redevable légal d'un côté, personne qui supporte économiquement la charge de l'autre : si vous ne deviez retenir qu'une seule distinction de toute la fiscalité immobilière, ce serait celle-là. Elle suffit à départager quatre impôts que les gérants de SCI mélangent en permanence.

Taxe Redevable légal Peut-elle être mise à la charge de l'autre partie ?
TASCOML'exploitant (le locataire)Oui, vers le bailleur, par clause expresse — mais c'est très rare et rarement une bonne idée.
Taxe foncièreLe propriétaire (la SCI)Oui, vers le locataire : l'article R145-35, 3° du Code de commerce l'autorise expressément.
Taxe sur les bureaux (art. 231 ter CGI)Le propriétaire (la SCI)Discuté — la clause est fréquente, mais l'art. R145-35, 3° ne nomme que la taxe foncière. Et elle n'est pas déductible des revenus fonciers
CFEL'exploitantOui, vers le bailleur, par clause expresse — même configuration que la TASCOM, et tout aussi rarement opportun. En sens inverse, l'article R145-35, 3° interdit expressément d'imputer au locataire la contribution économique territoriale dont le bailleur est redevable.

Lisez bien la colonne du milieu. La TASCOM et la CFE sont dans le même camp : ce sont des impôts d'exploitation. La taxe foncière et la taxe sur les bureaux sont dans l'autre : ce sont des impôts de propriété. Votre SCI est concernée par la seconde colonne, pas par la première.

La seule exception : une SCI qui exploiterait elle-même

Existe-t-il un cas où une SCI paierait la TASCOM ? Techniquement oui, et l'hypothèse vaut la peine d'être déroulée jusqu'au bout, parce qu'on comprend alors pourquoi elle ne se réalise à peu près jamais.

Il faudrait que la société civile exploite elle-même un commerce de détail. Le BOFiP définit celui-ci comme le fait de « vendre des marchandises dans l'état où elles sont achetées (ou après transformations mineures ou manipulations usuelles tel que le reconditionnement) à des consommateurs finals » (BOI-TFP-TSC-10, § 30). Une SCI qui ferait cela vendrait des biens meubles achetés pour être revendus : un acte de commerce au sens de l'article L110-1, 1° du Code de commerce.

Les conséquences, elles, n'auraient plus rien à voir avec la TASCOM. Une société civile qui exerce une activité commerciale est assujettie de plein droit à l'impôt sur les sociétés par l'article 206, 2 du CGI. Ce basculement emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise au sens de l'article 202 ter : imposition immédiate des résultats non encore taxés et, sous réserve des atténuations prévues par le texte, des plus-values latentes sur l'actif social. Sur un immeuble commercial détenu depuis quinze ans, la note se compte en dizaines de milliers d'euros. La TASCOM, à côté, fait figure de menue monnaie.

L'administration admet bien une tolérance quand les recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes, appréciée avec un lissage sur l'année en cause et les trois précédentes (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320 et 330). Sauf qu'exploiter un magasin de plus de 400 m² réalisant au moins 460 000 € de chiffre d'affaires ne rentrera jamais dans une tolérance de 10 %. Ce que je réponds systématiquement au gérant qui me pose la question : le jour où votre SCI devient redevable de la TASCOM, la TASCOM est le dernier de vos problèmes. Pour la mécanique complète de la commercialité, voyez SCI et marchand de biens et l'objet social d'une SCI.

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3. Les seuils et le barème TASCOM 2026, chiffre par chiffre

Vous n'êtes pas le redevable. Sachez quand même calculer la TASCOM de votre locataire, pour deux raisons. La première : un bailleur qui comprend l'économie de son preneur négocie mieux, à l'entrée comme au renouvellement. La seconde, plus importante encore : plusieurs paramètres de cette taxe dépendent de vous, la surface que vous louez, la configuration du local, l'existence d'une annexe, l'ajout d'une station-service sur le parking. L'agrandissement de 300 m² que vous accordez d'un trait de plume dans un avenant peut faire franchir un seuil et coûter chaque année plusieurs milliers d'euros à votre preneur.

Les trois conditions cumulatives d'assujettissement

  • Une surface de vente supérieure à 400 m², appréciée établissement par établissement.
  • Un chiffre d'affaires annuel hors taxes d'au moins 460 000 €, celui de l'année civile précédente.
  • Un établissement ouvert à compter du 1er janvier 1960. Les commerces ouverts avant cette date sont hors champ (BOI-TFP-TSC-10, § 160), survivance de 1972 qui joue encore dans de vieux centres-villes.

Le seuil de 400 m² connaît une exception qui compte. Il ne s'applique pas aux établissements contrôlés directement ou indirectement par une même personne et exploités sous une même enseigne commerciale, dès lors que la surface de vente cumulée de l'ensemble excède 4 000 m². En pratique, cela donne des situations qui étonnent : un magasin de 280 m² intégré à un réseau succursaliste est redevable, alors que l'indépendant de 380 m² installé vingt mètres plus loin, sur le même trottoir, ne l'est pas.

Ne confondez pas « réseau sous même enseigne » et « ensemble commercial ». Le seuil de 4 000 m² vise un réseau : plusieurs établissements sous la même enseigne, contrôlés par la même personne. Il ne vise pas une galerie marchande ou un retail park où cohabitent vingt enseignes différentes. Le fait que votre local de 350 m² se trouve dans un centre commercial de 30 000 m² ne rend pas votre locataire redevable. De toutes les erreurs qui circulent sur cette taxe, c'est celle que je rencontre le plus souvent, y compris sous la plume de professionnels.

Et la franchise n'est pas du contrôle. Le contrôle s'entend au sens de l'article L233-3 du Code de commerce (majorité des droits de vote, pouvoir de nommer la majorité des organes de direction) — BOI-TFP-TSC-10, § 130. L'administration précise que « le contrat prévu par l'article L330-3 du Code de commerce liant deux sociétés (contrat de franchise) n'est en principe pas suffisant pour constituer un contrôle du franchisé par le franchiseur » (BOI-TFP-TSC-10, § 140). Un franchisé juridiquement indépendant n'agrège donc pas ses mètres carrés à ceux du réseau : le dispositif vise en pratique les réseaux succursalistes. L'enseigne, elle, s'entend au sens de l'article L581-3 du code de l'environnement, « toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s'y exerce » ; l'usage d'un signe commun protégé au titre du droit des marques suffit — le BOFiP renvoie ici à l'article L711-3 du code de la propriété intellectuelle, référence héritée de la numérotation antérieure à l'ordonnance n° 2019-1169 du 13 novembre 2019 et non actualisée depuis, la marque s'acquérant aujourd'hui par l'enregistrement (articles L711-1 et L712-1 du même code) —, et l'ajout d'une précision géographique ou de clientèle ne crée pas une enseigne distincte dès lors que le signe suffit à rattacher l'établissement à une chaîne (BOI-TFP-TSC-10, § 150).

La surface de vente : une définition étroite, à votre avantage

La définition est doctrinale et elle est étroite, ce qui joue en faveur de votre preneur. La surface de vente s'entend, selon le BOFiP (BOI-TFP-TSC-10, § 240), « des espaces affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, de ceux affectés à l'exposition des marchandises proposées à la vente et à leur paiement, ainsi que de ceux affectés à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente ».

Sont donc exclus :

  • Les locaux de production : laboratoire de boulangerie, atelier de découpe, cuisine.
  • Les surfaces de stockage : réserves, entrepôt attenant, quai de déchargement.
  • Les espaces de prestations de services dont l'accès est fermé aux clients (§ 260).
  • Les surfaces non closes et non couvertes (§ 270) : cour de matériaux, pépinière extérieure, parking, aire de jardinerie en plein air.
  • Les bureaux administratifs, vestiaires et locaux sociaux.

Cette délimitation a une conséquence très concrète pour vous, bailleur. Sur un ensemble de 3 000 m² de plancher, il n'est pas rare que la surface de vente taxable retombe à 1 700 m². Un bail qui décrit les surfaces local par local et affectation par affectation aide votre locataire à défendre son assiette en cas de contrôle, et vous épargne trois heures de discussion le jour où vous relouez. Un plan annexé, avec le détail des affectations, vaut infiniment mieux qu'une surface globale posée sur une ligne. Voyez à ce sujet notre modèle de bail et clauses à connaître.

Le piège du drive : surface non taxée, chiffre d'affaires taxé

C'est le point le plus contre-intuitif du dispositif, et il est pourtant parfaitement établi. Les surfaces d'un drive n'entrent pas dans l'assiette : les zones de stockage et de préparation des commandes ne sont pas ouvertes au public, et l'espace où le client vient retirer son coffre est d'une superficie négligeable. Le chiffre d'affaires du drive, lui, compte. Le Conseil d'État l'a jugé sans ambiguïté : le chiffre d'affaires à retenir pour déterminer le taux est celui de l'ensemble des ventes au détail réalisées annuellement par l'établissement, y compris les ventes conclues sur internet dont le client prend livraison dans un espace dédié du magasin, quand bien même les surfaces de cet espace ne sont pas prises en compte dans l'assiette (CE, 8e-3e ch. réunies, 10 mars 2020, n° 436879). L'administration l'a formulé de la même façon :

« Le chiffre d'affaires à retenir pour le calcul de la taxe est le chiffre d'affaires global des ventes au détail, que les surfaces auxquelles il se rapporte soient comprises ou non dans l'assiette de la taxe. »
Réponse ministérielle Berville, question écrite n° 33149, JOAN 22 décembre 2020

La même réponse ajoute, pour les surfaces extérieures : « si les surfaces de vente situées à l'extérieur des locaux exploités par les magasins d'outillage, de jardinage ou de matériaux de construction ne sont pas comprises dans l'assiette de la TASCOM, les ventes au détail réalisées au sein de ces surfaces extérieures de l'établissement doivent en revanche être prises en compte pour le calcul du chiffre d'affaires de cet établissement au sens de cette taxe ».

Le résultat est arithmétique, et il est brutal. Un drive, une vente en ligne retirée à l'entrepôt, une cour de matériaux à ciel ouvert, une pépinière extérieure : tout cela gonfle le numérateur sans gonfler le dénominateur. Le ratio CA/m² s'envole, le tarif au mètre carré grimpe, et la taxe enfle sur les seuls mètres carrés intérieurs. D'où les tarifs unitaires très élevés que subissent les jardineries et les négoces de matériaux, dont l'essentiel de l'activité se passe dehors. D'où, aussi, la réduction que le législateur a fini par leur accorder, et dont je parle quelques lignes plus bas.

Le barème TASCOM 2026 de droit commun

Chiffre d'affaires par m² de surface de vente Tarif applicable
Inférieur ou égal à 3 000 €5,74 € par m²
Entre 3 000 € et 12 000 €5,74 € + [0,00315 × (CA/S − 3 000)]
Supérieur à 12 000 €34,12 € par m²

Entre 3 000 et 12 000 € de CA au mètre carré, la progressivité est continue : le tarif glisse linéairement de 5,74 € à environ 34,09 € en haut de tranche (5,74 + 0,00315 × 9 000), le tarif plafond au-delà de 12 000 € étant fixé à 34,12 €. Il subsiste donc une micro-discontinuité de 0,03 € par m² au franchissement du seuil — 90 € sur un magasin de 3 000 m², autant dire rien. Écart comparable sur le barème carburants : la formule plafonne à 35,68 € quand le tarif au-delà de 12 000 € est de 35,70 €, soit 0,02 € par m². Pas d'effet de seuil brutal, donc, à l'intérieur de la tranche. Pour une fois, le mécanisme est à peu près bien fait.

Le barème TASCOM carburants

Un régime spécifique s'applique aux établissements qui exercent aussi une activité de vente au détail de carburants, ou qui sont contrôlés par la même personne qu'une station de distribution.

Chiffre d'affaires par m² Tarif carburants
Inférieur ou égal à 3 000 €8,32 € par m²
Entre 3 000 € et 12 000 €8,32 € + [0,00304 × (CA/S − 3 000)]
Supérieur à 12 000 €35,70 € par m²

S'y ajoute une règle qui surprend tout le monde la première fois : la surface de vente retenue est majorée forfaitairement de 70 m² par position de ravitaillement (BOI-TFP-TSC-10, § 290). Les établissements dont l'activité principale est la vente ou la réparation de véhicules automobiles y échappent. Une position de ravitaillement, c'est le nombre de véhicules pouvant faire le plein en même temps. Cette surface forfaitaire s'ajoute à l'assiette de calcul mais ne compte pas pour apprécier les seuils de 400 et 4 000 m² (BOI-TFP-TSC-10, § 100 et 120).

Mesurez ce que cela veut dire côté bailleur. Vous autorisez l'installation d'une station-service à six positions sur le parking de votre supermarché : vous venez d'ajouter 420 m² à l'assiette de la TASCOM de votre locataire et de le faire basculer sur le barème carburants. Ce genre de décision ne se règle pas par un avenant griffonné un vendredi soir. La contrepartie se négocie.

Réductions, majorations, coefficient : l'ordre des opérations

Mécanisme Condition Effet
Réduction 30 %Professions dont l'exercice requiert des superficies de vente anormalement élevées : vente à titre principal, c'est-à-dire pour plus de la moitié du chiffre d'affaires total (BOI-TFP-TSC-20, § 160), de meubles meublants, véhicules automobiles, machinisme agricole ou matériaux de construction (art. 3 du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995, modifié en dernier lieu par le décret n° 2021-705 du 2 juin 2021) ; liste complétée par l'arrêté du 17 juin 2014 pour les fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux−30 % sur le tarif
Réduction 20 %Surface de vente inférieure à 600 m² et CA annuel par m² au plus égal à 3 800 € (BOI-TFP-TSC-20, § 180). Depuis le décret n° 2021-705 du 2 juin 2021, elle bénéficie aussi aux établissements de moins de 400 m² rendus imposables par leur appartenance à un réseau sous même enseigne−20 % sur le tarif (cumulable avec la réduction de 30 %, § 190)
Franchise QPVÉtablissement situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville au sens de l'article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 (BOI-TFP-TSC-20, § 210)−1 500 € sur le montant de la taxe
Majoration 30 %Surface de vente supérieure à 5 000 m² et CA/m² supérieur à 3 000 € (BOI-TFP-TSC-20, § 210)+30 %
Majoration 50 %Surface de vente excédant 2 500 m²+50 %, au profit de l'État, calculée avant application de la modulation locale (BOI-TFP-TSC-20, § 220)
Coefficient communalDélibération de la commune ou de l'EPCI à fiscalité professionnelle unique×0,8 à ×1,2 (deux décimales) ; ×0,95 à ×1,05 la première année, puis variation annuelle limitée à 0,05. Plafond porté à 1,3 pour les collectivités ayant institué l'abattement de taxe foncière en faveur des commerces de moins de 400 m² hors ensemble commercial (BOI-TFP-TSC-20, § 240)

Un détail que beaucoup découvrent au moment de payer : les établissements dont la surface de vente excède 2 500 m² versent en outre, avec leur déclaration, un acompte égal à 50 % du montant de la taxe majorée due au titre de l'année (article 4 de la loi de 1972). Cet acompte s'impute sur le montant de la taxe due au 1er janvier de l'année suivante — ou, en cas de cessation d'activité l'année même de son versement, sur la taxe due au titre de cette cessation — et l'excédent éventuel est restitué (BOI-TFP-TSC-30, § 50). Les modalités exactes figurent sur l'imprimé n° 3350-SD de l'année en cours. Utilisez ce document plutôt qu'un tableau recopié sur un blog. Y compris le mien, si vous lisez cette page dans trois ans.

Ce qui se passe quand l'exploitation ne couvre pas l'année entière

Deux situations reviennent souvent dans la vie d'une SCI bailleresse. Depuis le 1er janvier 2016, elles ont chacune leur régime (article 66 de la loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015).

Ouverture ou exploitation partielle de l'année de référence. Le chiffre d'affaires est annualisé pour apprécier le seuil de 460 000 € et déterminer le tarif, puis le montant de la taxe est réduit au prorata de la durée d'exploitation. L'intention du législateur se devine sans peine : éviter qu'un magasin ouvert le 2 novembre passe à travers les mailles par un simple effet de calendrier.

Cessation d'exploitation en cours d'année. Elle constitue un fait générateur autonome — et c'est ici qu'il faut être précis, parce que presque tout ce qui circule sur le sujet raconte l'inverse. Ce second fait générateur s'ajoute au fait générateur annuel, il ne s'y substitue pas. L'exploitant présent au 1er janvier reste redevable de la totalité de la taxe de l'année N, assise sur le chiffre d'affaires N−1, déclarée et payée sur l'imprimé n° 3350-SD avant le 15 juin (article 6, I). Il est en outre redevable, au titre de la cessation, d'une seconde taxe calculée sur le chiffre d'affaires réalisé du 1er janvier à la date de cessation : ce chiffre d'affaires est annualisé pour apprécier le seuil de 460 000 € et déterminer le tarif, puis le montant obtenu est réduit au prorata de la durée d'exploitation. La surface retenue est celle constatée à la date de cessation, le coefficient multiplicateur celui en vigueur à cette date, et cette seconde taxe est déclarée sur l'imprimé n° 3350-C-SD et payée avant le 15 du sixième mois suivant la cessation (article 6, II de la loi de 1972 ; BOI-TFP-TSC-20, I-A § 10 et I-B § 20 pour les deux faits générateurs, avec un exemple chiffré du cumul au § 280 ; BOI-TFP-TSC-30, § 1 et 20 pour les délais de dépôt). Un exploitant qui ferme en mars ne paie donc pas « deux mois et demi de TASCOM » : il paie 100 % de la taxe de l'année, plus une fraction d'une taxe annualisée. L'écart avec l'idée reçue se compte en dizaines de milliers d'euros sur un hypermarché.

Ces règles servent le jour d'une défaillance de locataire ou d'une cession de bail : elles disent qui doit quoi, et surtout elles vous évitent d'être embarqué dans une négociation où le preneur sortant essaie de vous faire porter un reliquat de taxe qui n'a jamais été le vôtre. J'ai vu ce numéro deux fois en dix-huit mois.


4. Refacturation de la TASCOM : ce que le bail commercial peut et ne peut pas déplacer

C'est la question qui amène réellement les gérants de SCI sur cette page. « Mon locataire veut me refacturer la TASCOM. » Ou, plus souvent, dans l'autre sens : « est-ce que je peux lui refacturer telle taxe ? » Le raisonnement se déroule en trois temps, et il faut les prendre dans l'ordre, sinon on se trompe.

Premier temps : le décret Pinel protège le preneur, pas le bailleur

Depuis la loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014 et son décret d'application n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, le régime des charges du bail commercial est encadré. Deux textes portent l'essentiel.

L'article L145-40-2 du Code de commerce impose que tout bail commercial comporte un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés au bail, avec l'indication de leur répartition entre le bailleur et le preneur. Cet inventaire donne lieu à un état récapitulatif annuel, et le bailleur doit informer le preneur des impôts, taxes et redevances nouveaux en cours de bail. Ce texte est d'ordre public : l'article L145-15 du Code de commerce répute non écrite toute clause faisant échec aux articles L145-37 à L145-41, parmi lesquels figure l'article L145-40-2. Le mot « limitatif » est celui qui compte : ce qui n'est pas dans l'inventaire n'est pas refacturable.

L'article R145-35 du Code de commerce dresse ensuite la liste de ce qui ne peut pas être imputé au locataire. Son 3° est le siège de la matière :

« Ne peuvent être imputés au locataire : […] 3° Les impôts, notamment la contribution économique territoriale, taxes et redevances dont le redevable légal est le bailleur ou le propriétaire du local ou de l'immeuble ; toutefois, peuvent être imputés au locataire la taxe foncière et les taxes additionnelles à la taxe foncière ainsi que les impôts, taxes et redevances liés à l'usage du local ou de l'immeuble ou à un service dont le locataire bénéficie directement ou indirectement. »
Article R145-35, 3° du Code de commerce

Relisez la première partie de la phrase. Le texte interdit d'imputer au locataire les impôts dont le redevable légal est le bailleur. La protection ne joue donc que dans un seul sens, du bailleur vers le preneur. Sur la situation inverse, le décret est muet.

Deuxième temps : la TASCOM ne pose donc pas le même problème que la taxe foncière

Tout le nœud est là, et il devient évident une fois qu'on l'a vu. La taxe foncière et la taxe sur les bureaux sont des impôts dont votre SCI est le redevable légal. Les transférer au preneur suppose de passer le filtre de l'article R145-35. La taxe foncière le franchit expressément, puisqu'elle est nommément citée comme imputable ; d'autres impositions restent bloquées.

La TASCOM se trouve dans l'autre configuration : votre locataire en est déjà le redevable légal. Il n'y a rien à lui transférer, donc aucun texte à faire jouer. La question « puis-je refacturer la TASCOM à mon locataire ? » est sans objet : elle est déjà à sa charge. Il la déclare lui-même, sur son imprimé 3350-SD, à partir de son chiffre d'affaires, auprès du service des impôts des entreprises dont il dépend. De votre côté, rien.

La conséquence pratique, en une ligne. Si un locataire vous adresse une facture ou un appel de fonds au titre de la TASCOM sans qu'aucune clause du bail ne le prévoie, ne payez pas. Demandez-lui le fondement contractuel. En l'absence de clause expresse mettant cette taxe à votre charge — celle que l'on retrouve normalement dans l'inventaire de l'article L145-40-2 —, il n'y a pas d'obligation de paiement. Le principe reste que chacun supporte l'impôt dont il est le redevable légal.

Troisième temps : le cas inverse, un bail qui met la TASCOM à la charge du bailleur

C'est rare, mais cela existe : on le rencontre dans les baux négociés en position de force par une grande enseigne, ou dans les montages où le bailleur a consenti un « package » de charges pour attirer une locomotive commerciale dans sa galerie. Une telle clause est-elle valable ?

Oui, sur le principe. L'article R145-35 protège le preneur ; il n'interdit pas au bailleur d'accepter par convention une charge qui ne lui incombe pas légalement. La liberté contractuelle joue à plein. Restent quatre garde-fous, à connaître avant de signer une clause pareille.

  • La clause doit être expresse, et il faut la porter dans l'inventaire de l'article L145-40-2. Ne vous méprenez pas sur le rôle de cet inventaire : il protège le preneur, en rendant non imputable au locataire ce qui n'y figure pas. Il ne conditionne pas l'efficacité d'un engagement pris par le bailleur de supporter une charge qui ne lui incombe pas légalement — cet engagement-là vaut par le seul effet du contrat (articles 1103 et 1193 du Code civil). Autrement dit, ne comptez pas vous en délier au motif qu'il aurait été oublié dans le tableau des charges. L'y faire figurer relève de la bonne rédaction, pas de la validité : à défaut, la répartition sera discutée à chaque état récapitulatif annuel. Et dans tous les cas, une formule vague du type « le bailleur prend à sa charge les impôts liés à l'exploitation » ne suffira pas. Nommez la taxe.
  • Le redevable légal reste le locataire. Vous ne devenez jamais débiteur envers le Trésor. Vous êtes débiteur envers votre locataire d'une somme égale à la taxe. Si le locataire ne paie pas la TASCOM, c'est lui qui est poursuivi, pas vous — mais vous, vous lui devez quand même le remboursement. Cette dissociation a des conséquences comptables et fiscales que je détaille au chapitre 6.
  • Le montant vous échappe totalement. Vous vous engagez à rembourser une taxe assise sur le chiffre d'affaires d'un tiers que vous ne pilotez pas, sur une surface qui peut évoluer, avec un coefficient communal susceptible de bouger de 0,05 par an. Un engagement à montant indéterminé, en clair. Sur un magasin de 3 000 m², comptez 40 000 à 70 000 € par an.
  • Cela se paiera au renouvellement. Une charge que vous assumez alors qu'elle incombe normalement à l'autre est un élément de la valeur locative. Voir le chapitre suivant.

Mon conseil, sans détour : si une enseigne exige cette clause, ne la refusez pas frontalement. Chiffrez-la, et faites-la entrer dans le loyer. Un loyer de 180 000 € avec TASCOM à votre charge n'est pas un loyer de 180 000 €. Sur le supermarché du cas C plus bas, dont la taxe ressort à 22 756 €, c'est un loyer de 157 000 € présenté autrement. Et ce sont ces 157 000 € qui serviront de référence à toutes les négociations des vingt prochaines années. Sur le partage des charges en général, voyez refacturer les charges au locataire et charges locatives en SCI.

Le cas particulier des ensembles immobiliers et des locaux vacants

Si votre SCI détient un ensemble immobilier avec plusieurs preneurs (une petite galerie, un retail park, un immeuble de rapport à usage mixte), retenez le 5° de l'article R145-35 : ne peuvent être imputés au locataire « les charges, impôts, taxes, redevances et le coût des travaux relatifs à des locaux vacants ou imputables à d'autres locataires ».

En clair, le coût de la vacance reste chez vous : c'est vrai de la taxe foncière, des charges de copropriété, de l'assurance. Pour la TASCOM, en revanche, la question ne se pose même pas, et la raison est structurelle : un local vacant ne génère aucune TASCOM, faute d'exploitant. La taxe s'éteint d'elle-même pendant la vacance, puis renaît avec le nouvel occupant. Une des très rares bonnes nouvelles de la vacance locative.

Le texte autorise en revanche une pondération conventionnelle de la répartition des charges entre locataires, à condition qu'elle soit portée à leur connaissance. C'est utile dans un ensemble où les surfaces et les flux de clientèle sont très inégaux.


5. L'impact indirect de la TASCOM sur votre SCI : loyer, renouvellement, éviction

Ce chapitre-là, presque aucun article sur la TASCOM ne l'écrit. C'est pourtant le seul qui touche votre patrimoine. Vous n'êtes pas redevable, entendu. Mais votre locataire l'est, et il paie cette taxe avec exactement le même argent que celui qui vous sert de loyer.

La TASCOM pèse sur la capacité contributive du preneur

Reprenez les ordres de grandeur du chapitre 3. Un supermarché de 1 800 m² qui réalise 9 millions d'euros de chiffre d'affaires acquitte environ 22 000 € de TASCOM par an. Rapporté à un loyer annuel de 180 000 €, on est à plus de 12 % du loyer. Sur un hypermarché de 3 000 m², la taxe majorée franchit sans peine les 70 000 €.

Le bailleur qui ignore ce chiffre se fait une fausse idée de la solidité de son locataire. Le taux d'effort d'un commerçant ne se lit pas dans le seul ratio loyer sur chiffre d'affaires : ajoutez-y la taxe foncière si elle est refacturée, les charges de l'ensemble immobilier, la CFE, puis la TASCOM. Sur un commerce alimentaire dont la marge nette oscille entre 2 et 3 % du chiffre d'affaires, ces 22 000 € de taxe représentent l'équivalent de 730 000 à 1,1 million d'euros de chiffre d'affaires à réaliser pour rien. Un directeur de magasin, lui, connaît ce chiffre par cœur.

D'où le réflexe que je fais prendre à toute SCI qui achète des murs de commerce : réclamez la déclaration TASCOM du preneur dans les pièces de la due diligence, au même titre que ses trois derniers bilans. L'imprimé 3350-SD vous livre gratuitement deux informations qu'aucun exploitant ne vous donne spontanément : le chiffre d'affaires du magasin et sa surface de vente déclarée. Ce sont elles qui déterminent votre rendement réel. Voyez aussi acheter un local commercial en SCI pour la liste complète des vérifications d'acquisition.

La répartition des charges est un élément de la valeur locative

S'il ne faut retenir qu'un point juridique de ce chapitre, c'est celui-ci. L'article L145-33 du Code de commerce énumère les cinq éléments qui déterminent la valeur locative d'un bail renouvelé ou révisé :

« Le montant des loyers des baux renouvelés ou révisés doit correspondre à la valeur locative. À défaut d'accord, cette valeur est déterminée d'après : 1° Les caractéristiques du local considéré ; 2° La destination des lieux ; 3° Les obligations respectives des parties ; 4° Les facteurs locaux de commercialité ; 5° Les prix couramment pratiqués dans le voisinage. »
Article L145-33 du Code de commerce

Le 3° est celui qui nous intéresse. Les obligations que les parties se sont réparties, autrement dit qui paie quoi, entrent dans la détermination du loyer. La Cour de cassation l'a rappelé dans un arrêt du 8 février 2024 (3e civ., n° 22-24.268, non publié au Bulletin), rendu au visa des articles L145-33 et R145-8 du Code de commerce, à propos de la taxe foncière : sauf disposition expresse, son paiement est à la charge du bailleur, et les obligations incombant normalement au bailleur dont celui-ci s'est déchargé sur le locataire constituent un facteur de diminution de la valeur locative. L'usage du secteur, aussi constant soit-il, ne suffit pas à neutraliser cette règle.

Le raisonnement se retourne sans effort sur la TASCOM. Vous avez accepté de porter une taxe qui incombe normalement au preneur ? Vous assumez alors une obligation qui va au-delà de ce que prévoient la loi et les usages, autrement dit un facteur d'augmentation de la valeur locative, dont vous pourrez vous prévaloir au renouvellement. L'inverse est vrai aussi : si vous avez refacturé au preneur la taxe foncière et les charges de l'ensemble immobilier, préparez-vous à voir son expert les déduire de la valeur locative qu'il proposera. Ces négociations-là se gagnent avec un tableau de charges propre, pas avec des convictions.

À garder en tête avant de signer quoi que ce soit. Chaque euro de charge que vous déplacez d'un côté ou de l'autre finit dans le loyer, avec un décalage de neuf ans. Un bail « tout charges au preneur » se paie par un loyer facial plus bas au renouvellement ; un bail où le bailleur assume tout se paie par un loyer plus élevé. Seul compte le net que la SCI encaisse. C'est d'ailleurs la seule ligne que votre banquier regardera. Voyez réviser le loyer d'une SCI et valeurs locatives.

Et l'indemnité d'éviction ?

Si vous refusez le renouvellement du bail, l'indemnité d'éviction est due. Elle a pour objet de réparer le préjudice causé par le défaut de renouvellement, et son évaluation repose principalement sur la valeur du fonds de commerce, augmentée des frais de déménagement, de réinstallation et des indemnités accessoires.

Je le dis nettement, parce que beaucoup de sites laissent croire l'inverse : il n'existe aucun barème d'indemnité d'éviction. On est dans l'évaluation d'expert, au cas par cas, à partir des usages de la profession considérée et des éléments propres au fonds. La TASCOM n'y joue aucun rôle direct ; elle intervient seulement très en amont, dans l'appréciation de la rentabilité du fonds, puisqu'un magasin dont la charge fiscale d'exploitation est lourde vaut, toutes choses égales par ailleurs, un peu moins cher. Pour le reste, voyez notre guide indemnité d'éviction en SCI.


6. Comptabiliser et déduire la TASCOM dans une SCI

Reste la question que tout gérant finit par poser : qu'est-ce qu'on écrit dans les comptes ? Dans le cas normal, celui de la quasi-totalité des SCI qui louent des murs de commerce, la réponse est courte. Rigoureusement rien. La TASCOM n'apparaît ni dans les comptes de la SCI, ni dans sa déclaration, ni dans son FEC. Elle n'existe pas pour vous. Le seul flux que vous enregistrez, c'est le loyer, comme tous les mois : voyez les écritures de loyers en SCI.

Deux hypothèses seulement font naître un sujet comptable, et comme elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre, gardez-les bien séparées.

Hypothèse 1 : la SCI rembourse la TASCOM au preneur (clause dérogatoire)

Comptablement, la SCI n'enregistre pas un impôt dont elle serait redevable : elle enregistre l'exécution d'un engagement contractuel pris envers son locataire. La nuance n'est pas de vocabulaire, et elle ouvre deux lectures.

  • La lecture « charge » : la somme est portée en charge de l'exercice. Dans le plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03), on la loge naturellement dans le compte 635 « Autres impôts, taxes et versements assimilés », subdivision des impôts locaux, ou dans un sous-compte dédié clairement libellé. Ce qui importe est moins le numéro que la traçabilité : la pièce justificative doit être la clause du bail plus l'avis d'imposition du preneur.
  • La lecture « réduction de loyer » : on analyse la prise en charge comme un abandon partiel de loyer, qui vient en diminution du produit. Souvent la plus fidèle à la réalité économique, en particulier quand la clause a été consentie en contrepartie d'un loyer facial plus élevé.

Le choix entre les deux n'a rien de cosmétique : c'est lui qui commande tout le traitement fiscal qui suit.

La déductibilité : la vraie difficulté est à l'IR

SCI à l'impôt sur le revenu. Les charges déductibles des revenus fonciers sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI. La lettre pertinente est le c du 1° du I, qui admet en déduction :

« Les impositions, autres que celles incombant normalement à l'occupant, perçues, à raison desdites propriétés, au profit des collectivités territoriales, de certains établissements publics ou d'organismes divers, à l'exception des taxes annuelles sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement prévues aux articles 231 ter et 231 quater. »
Article 31, I, 1°, c du CGI

Arrêtez-vous sur l'incise. Le texte écarte expressément les impositions incombant normalement à l'occupant. Or la TASCOM est exactement cela : une imposition dont le redevable légal est l'exploitant, c'est-à-dire l'occupant. Une SCI à l'IR qui rembourserait la TASCOM à son locataire puis la déduirait comme charge foncière s'expose à un rejet en cas de contrôle. Ce n'est pas un risque théorique.

Notez au passage que la même lettre écarte nommément la taxe des articles 231 ter et 231 quater, autrement dit la taxe sur les bureaux, non déductible des revenus fonciers alors même que la SCI en est le redevable légal. Le législateur sait être précis quand il le décide.

Le traitement défendable à l'IR est donc la seconde lecture comptable : analyser la prise en charge comme une réduction du loyer et ne déclarer, sur la déclaration 2072, que le loyer net effectivement conservé par la SCI. Le résultat chiffré est comparable, le fondement juridique est solide : les revenus fonciers sont imposés d'après les recettes effectivement encaissées (articles 28 et 29 du CGI), et si la SCI reverse une partie du loyer sous forme de prise en charge d'une taxe du preneur, elle n'a économiquement encaissé que le solde. Faites néanmoins valider la présentation avant de la retenir, en tenant compte de la rédaction exacte de votre bail.

SCI à l'impôt sur les sociétés. La logique est tout autre, et nettement plus confortable. Le résultat se détermine selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux : toute charge engagée dans l'intérêt de la société, justifiée et comptabilisée, est déductible par l'article 39 du CGI. Une prise en charge contractuelle de la TASCOM du preneur remplit ces conditions dès lors qu'elle a une contrepartie économique réelle : un loyer plus élevé, la sécurisation d'une locomotive commerciale. Le vrai point de vigilance n'est pas la déductibilité de principe mais l'acte anormal de gestion. Une SCI qui porterait la taxe d'un locataire lié aux associés sans la moindre contrepartie s'exposerait à une réintégration. Voyez SCI à l'IS ou à l'IR, charges déductibles en SCI et louer à sa propre société.

Hypothèse 2 : la SCI encaisse un remboursement du preneur

La situation symétrique est plus rare encore : le bail prévoit que le preneur verse à la SCI une somme forfaitaire censée couvrir un impôt. Devant une ligne pareille, deux réflexes.

  • Si la somme correspond à un impôt dont la SCI est le redevable légal (taxe foncière typiquement), c'est un produit imposable, qui vient s'ajouter au loyer, et l'impôt correspondant est déductible côté SCI selon les règles vues plus haut. Ne faites pas de compensation muette : enregistrez le produit et la charge séparément.
  • Si la somme correspond à un impôt dont le preneur est le redevable légal, elle n'a pas de cause. Interrogez la clause : neuf fois sur dix, c'est une erreur de rédaction reprise d'un modèle de bail générique, et il vaut mieux la corriger par avenant que de laisser une ligne inexplicable dans vos comptes pendant neuf ans.
Le réflexe qui vous évitera un contrôle désagréable. Quelle que soit l'hypothèse, tenez un tableau annuel de répartition des charges et impôts calé sur l'inventaire de l'article L145-40-2, justificatifs joints. Un vérificateur le réclame en premier. Votre locataire, lui, cesse de contester dès qu'il le voit. Dans sci-ai.app, cette ventilation se tient toute seule à partir des écritures : voyez la plateforme.

7. Cas chiffré : quatre magasins, quatre TASCOM

Rien ne vaut un calcul posé. Voici quatre configurations que je croise régulièrement chez des SCI détenant des murs de commerce. Dans les quatre, la SCI ne paie rien : les montants ci-dessous sont ceux que supporte son locataire, et ils vous disent ce qui pèse réellement sur sa trésorerie.

Cas A — Le magasin de proximité de 500 m²

Supérette de centre-bourg, 500 m² de surface de vente, 1 700 000 € de chiffre d'affaires en 2025, commune sans coefficient particulier (coefficient 1,00).

  • CA au m² : 1 700 000 ÷ 500 = 3 400 €/m²
  • Tarif : 5,74 + [0,00315 × (3 400 − 3 000)] = 5,74 + 1,26 = 7,00 €/m²
  • Réduction de 20 % sur le tarif (surface de vente inférieure à 600 m² et CA/m² au plus égal à 3 800 €) : 7,00 × 0,8 = 5,60 €/m²
  • Taxe : 5,60 × 500 = 2 800 €, sans coefficient communal à appliquer
  • TASCOM due : 2 800 €

Cas B — La jardinerie de 1 200 m²

Jardinerie, 1 200 m² de surface de vente couverte (la pépinière extérieure de 2 500 m² n'est pas taxable), 3 600 000 € de chiffre d'affaires total, coefficient communal 1,10.

  • CA au m² : 3 600 000 ÷ 1 200 = 3 000 €/m² — notez que le chiffre d'affaires réalisé dehors compte, alors que les mètres carrés extérieurs, eux, ne comptent pas
  • Tarif : 5,74 €/m²
  • Réduction de 30 % sur le tarif — elle suppose que la vente de fleurs, plantes, graines et engrais représente plus de la moitié du chiffre d'affaires total de l'établissement : 5,74 × 0,7 = 4,02 €/m² (le BOFiP arrondit le taux effectif à deux décimales)
  • Taxe avant coefficient : 4,02 × 1 200 = 4 824 €, puis coefficient communal 1,10
  • TASCOM due : environ 5 305 € — le résultat varie de quelques euros selon que la réduction est appliquée au tarif arrondi à deux décimales (5 306,40 €) ou au montant brut de la taxe (5 303,76 €)

Cas C — Le supermarché de 1 800 m²

Supermarché alimentaire, 1 800 m² de surface de vente, 9 000 000 € de chiffre d'affaires (drive inclus), coefficient communal 1,05. Loyer annuel versé à la SCI : 180 000 € HT.

  • CA au m² : 9 000 000 ÷ 1 800 = 5 000 €/m²
  • Tarif : 5,74 + [0,00315 × (5 000 − 3 000)] = 5,74 + 6,30 = 12,04 €/m²
  • Taxe brute : 12,04 × 1 800 = 21 672 €
  • Aucune réduction (surface > 600 m², activité alimentaire hors liste du décret de 1995)
  • Aucune majoration (surface inférieure à 2 500 m² et à 5 000 m²)
  • Coefficient communal 1,05
  • TASCOM due : environ 22 756 €, soit 12,6 % du loyer annuel que ce locataire verse à votre SCI

Cas D — L'hypermarché de 3 000 m²

Même enseigne, format supérieur : 3 000 m² de surface de vente, 18 000 000 € de chiffre d'affaires, coefficient communal 1,05.

  • CA au m² : 18 000 000 ÷ 3 000 = 6 000 €/m²
  • Tarif : 5,74 + [0,00315 × (6 000 − 3 000)] = 5,74 + 9,45 = 15,19 €/m²
  • Taxe brute : 15,19 × 3 000 = 45 570 €
  • Coefficient communal 1,05 sur cette base : 47 848,50 €
  • Majoration de 50 % (surface > 2 500 m²), calculée sur le montant avant coefficient : 45 570 × 50 % = 22 785 € au profit de l'État
  • TASCOM totale : environ 70 634 €
  • Mais le décaissement ne s'arrête pas là. La surface excédant 2 500 m², l'exploitant verse en outre avec sa déclaration un acompte égal à 50 % de la taxe ainsi majorée (article 4 de la loi de 1972), soit environ 35 317 €, imputable sur la taxe due au 1er janvier suivant. La première année, la trésorerie du preneur supporte donc près de 106 000 €, et non 70 634 €. C'est ce chiffre-là qu'il a en tête quand il négocie son loyer.
Cas Surface de vente CA/m² TASCOM annuelle Payée par la SCI ?
A — Supérette500 m²3 400 €2 800 €Non
B — Jardinerie1 200 m²3 000 €≈ 5 305 €Non
C — Supermarché1 800 m²5 000 €≈ 22 756 €Non
D — Hypermarché3 000 m²6 000 €≈ 70 634 €Non

Ces calculs sont donnés à titre pédagogique, sur la base du barème applicable en 2026. Ils supposent une activité unique, sans vente de carburants et hors quartier prioritaire de la politique de la ville. Le calcul réel se fait sur l'imprimé n° 3350-SD de l'année concernée, par l'exploitant, sous sa responsabilité.

Regardez ce que dit ce tableau, c'est le vrai enseignement de l'article : entre le cas C et le cas D, la surface est multipliée par 1,7 et la TASCOM par 3,1. Le saut vient d'abord de la surface et du tarif, qui se multiplient l'un l'autre (×1,67 et ×1,26, soit ×2,1 avant toute majoration) ; la majoration de 50 % ajoute ensuite près de 50 % par-dessus (47 848,50 € deviennent 70 633,50 €). 2,1 × 1,48 ≈ 3,1. Si votre SCI envisage une extension de son local commercial, ce seuil se pose sur la table avant les travaux, pas après. Une extension qui fait passer un magasin de 2 400 à 2 600 m² de surface de vente coûte à votre locataire une majoration de 50 % sur la totalité de sa taxe — et ce surcoût finira, d'une manière ou d'une autre, dans la négociation du loyer.


8. Les huit erreurs les plus fréquentes sur la TASCOM en SCI

Les huit qui suivent, je les retrouve année après année dans les baux et les comptes des SCI qui détiennent des murs de commerce. Aucune n'est théorique : chacune est arrivée sur mon bureau, apportée par un gérant.

Erreur 1 : chercher la TASCOM dans le CGI et conclure qu'elle n'existe pas

Elle est à l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972, jamais codifiée. Le BOFiP la traite sous BOI-TFP-TSC. Le fait qu'elle ne soit pas au CGI n'enlève rien à sa force obligatoire.

Erreur 2 : payer une TASCOM refacturée par le locataire sans base contractuelle

Vous n'êtes pas le redevable légal. Sans clause expresse mettant la taxe à votre charge — clause qui a normalement sa place dans l'inventaire de l'article L145-40-2 du Code de commerce —, vous ne devez rien. Demandez le fondement avant de régler quoi que ce soit : j'ai vu des SCI payer pendant six ans une taxe qui ne les concernait pas, simplement parce que personne n'avait relu le bail.

Erreur 3 : confondre ensemble commercial et réseau sous même enseigne

Le seuil de 4 000 m² qui écarte la condition des 400 m² vise des établissements contrôlés par une même personne, au sens de l'article L233-3 du Code de commerce, et exploités sous une même enseigne. Un centre commercial multi-enseignes n'est pas concerné, et un simple contrat de franchise ne caractérise en principe pas un contrôle (BOI-TFP-TSC-10, § 140).

Erreur 4 : croire que la surface louée est la surface taxable

La surface de vente au sens de la TASCOM est bien plus étroite que la surface du bail : réserves, ateliers, bureaux, quais, parkings et surfaces extérieures sont exclus. Un bail qui décrit précisément l'affectation de chaque zone est un service rendu à votre locataire — et à vous, le jour où vous relouez.

Erreur 5 : oublier que le chiffre d'affaires du drive compte

La surface du drive n'est pas taxée, mais son chiffre d'affaires entre dans le ratio CA/m² et fait monter le tarif applicable à toute la surface intérieure (CE, 10 mars 2020, n° 436879). C'est une source récurrente de contentieux entre bailleurs et enseignes lors des extensions.

Erreur 6 : accepter une clause de prise en charge sans la chiffrer

Une clause mettant la TASCOM à la charge du bailleur est un engagement à montant indéterminé, indexé sur le chiffre d'affaires d'un tiers. Sur un hypermarché, elle peut représenter 70 000 € par an. Si vous l'acceptez, faites-la payer dans le loyer facial.

Erreur 7 : déduire à l'IR une TASCOM prise en charge

L'article 31, I, 1°, c du CGI exclut les impositions « incombant normalement à l'occupant ». La TASCOM en fait partie. À l'IR, le traitement défendable est la réduction de loyer, pas la charge déductible. À l'IS, la question ne se pose pas dans les mêmes termes (article 39 du CGI).

Erreur 8 : ignorer l'effet de seuil des 2 500 m² avant une extension

Franchir 2 500 m² de surface de vente déclenche une majoration de 50 % sur la totalité de la taxe, au profit de l'État. Ce seuil se raisonne avant de déposer une demande d'autorisation, avec le preneur, et il se négocie.


9. FAQ — TASCOM et SCI

Ma SCI doit-elle déclarer quoi que ce soit au titre de la TASCOM ?

Non, rien. La déclaration n° 3350-SD est déposée par l'exploitant auprès du service des impôts des entreprises dont dépend l'établissement, avec son chiffre d'affaires et sa surface de vente. Votre SCI n'a aucune obligation déclarative, aucune ligne à remplir sur sa 2072 ou sur sa liasse, et aucune écriture à passer.

Le vendeur des murs ne m'a rien dit sur la TASCOM : est-ce un vice caché ?

Non, puisque la taxe ne pèse pas sur l'immeuble mais sur son exploitant. Il n'y a donc aucune dette fiscale attachée aux murs, contrairement à ce qui peut exister en matière de taxe foncière. Ce que vous pouvez en revanche reprocher au vendeur, c'est de ne pas vous avoir communiqué le bail et son inventaire de charges — pièces que vous devez exiger avant de signer.

Mon locataire conteste sa TASCOM : dois-je intervenir ?

Vous n'êtes pas partie au litige et vous n'avez aucun droit à agir : la réclamation appartient au redevable. Vous pouvez en revanche l'aider utilement en lui fournissant les plans du local, les surfaces par affectation et les permis, qui sont souvent la pièce décisive pour faire admettre qu'un entrepôt ou un atelier n'est pas une surface de vente. C'est du temps bien investi : un locataire dont la charge fiscale baisse paie son loyer plus facilement.

Puis-je faire figurer la TASCOM dans l'inventaire des charges du bail ?

Vous le pouvez, et c'est même une bonne pratique — non pas pour la refacturer, mais pour lever toute ambiguïté. Une ligne « taxe sur les surfaces commerciales : à la charge du preneur, redevable légal » dans l'inventaire de l'article L145-40-2 vous évitera une discussion dans huit ans, quand ni vous ni votre locataire ne serez plus les mêmes personnes. Voyez SCI et bail commercial.

Un local d'activité ou un entrepôt loué à un grossiste est-il concerné ?

La TASCOM vise le commerce de détail, c'est-à-dire la vente de marchandises à des consommateurs finals. Un grossiste qui vend à des professionnels n'est pas dans le champ, sauf si son activité de détail devient prépondérante. Un pur entrepôt logistique n'a par définition aucune surface de vente. Point de veille : un amendement au projet de loi de finances pour 2026, adopté en commission le 17 octobre 2025, étendait la TASCOM aux surfaces de stockage des entrepôts de vente en ligne ; tous les amendements de ce type ont été rejetés en séance le 21 novembre 2025 et la mesure ne figure pas dans la loi n° 2026-103 du 19 février 2026. Ce n'est donc pas du droit positif, mais le sujet revient à chaque budget : à surveiller. Voyez louer un local d'activité en SCI.

Mon locataire a fermé en mars : qui paie la TASCOM de l'année ?

Lui, et pour plus que ce que l'on croit. La taxe de l'année reste due en totalité par celui qui exploitait au 1er janvier (imprimé n° 3350-SD, avant le 15 juin), et une taxe supplémentaire s'y ajoute au titre de la cessation, qui est depuis le 1er janvier 2016 un fait générateur autonome : chiffre d'affaires du 1er janvier à la fermeture, annualisé pour apprécier le seuil et le tarif, puis réduit au prorata de la durée d'exploitation, déclaré sur l'imprimé n° 3350-C-SD avant le 15 du sixième mois suivant la cessation. Votre SCI n'a rien à faire, y compris si le local reste vide ensuite.

La TASCOM est-elle soumise à la TVA quand elle est refacturée ?

Une somme refacturée entre bailleur et preneur suit en principe le régime du loyer auquel elle se rattache. Si le bail est soumis à la TVA sur option (article 260, 2° du CGI), le complément de loyer que constitue économiquement cette refacturation l'est aussi. Si la location est exonérée, il n'y a pas de TVA à ajouter. Le raisonnement mérite d'être validé au cas par cas selon la rédaction de la clause — voyez l'option TVA et SCI et TVA.

Existe-t-il un équivalent de la TASCOM pour les bureaux ou les parkings ?

Pas au sens strict, mais la confusion est fréquente. La taxe annuelle sur les bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement est due par le propriétaire, donc par votre SCI, en Île-de-France (article 231 ter du CGI) et dans les trois départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes (article 231 quater du CGI). C'est l'exact contraire de la TASCOM. Voyez taxe sur les bureaux et SCI et, pour le stationnement, parkings et box en SCI.

Un changement d'enseigne dans mon local modifie-t-il la TASCOM ?

Potentiellement beaucoup. Le passage d'un exploitant indépendant à une société contrôlée par un réseau succursaliste dont la surface cumulée dépasse 4 000 m² peut rendre redevable un local de moins de 400 m² qui ne l'était pas — un simple contrat de franchise ne suffit pas, il faut un véritable contrôle au sens de l'article L233-3 du Code de commerce. Le changement d'activité peut ouvrir ou fermer le droit à la réduction de 30 % du décret de 1995. Et l'ajout d'un drive ou de pompes à carburant modifie le calcul. Ce sont autant de sujets à traiter au moment de la cession du bail ou de la despécialisation, avec le preneur.

Peut-on demander la TASCOM du locataire dans le cadre d'une acquisition ?

Oui, et je le recommande systématiquement. La déclaration n° 3350-SD contient le chiffre d'affaires du magasin et sa surface de vente déclarée : deux données qu'un exploitant ne communique jamais spontanément et qui vous disent, mieux qu'un bilan de groupe, si le point de vente tient la route. Le vendeur ne peut pas vous y contraindre, mais rien ne vous empêche d'en faire une condition de votre offre. Voyez acheter un local commercial en SCI.

Le coefficient communal peut-il augmenter fortement d'une année sur l'autre ?

Non, la progression est encadrée. La collectivité peut appliquer au montant de la taxe un coefficient compris entre 0,8 et 1,2 — porté à 1,3 au maximum lorsqu'elle a institué l'abattement de taxe foncière en faveur des commerces de moins de 400 m² situés hors d'un ensemble commercial —, mais sa variation d'une année sur l'autre ne peut excéder 0,05. Une commune ne peut donc pas passer de 1,00 à 1,20 du jour au lendemain : il lui faut quatre délibérations successives. Cela laisse le temps de l'anticiper dans une négociation de bail.

La TASCOM est-elle un obstacle à l'implantation d'une enseigne dans mon local ?

Elle fait partie des paramètres qu'un directeur d'expansion regarde, avec le loyer, la taxe foncière refacturée, les charges d'ensemble immobilier et le coefficient communal. Sur des formats supérieurs à 2 500 m², elle pèse assez pour orienter un choix entre deux communes voisines. C'est aussi pour cette raison que le coefficient multiplicateur voté par une collectivité est une information à connaître avant d'acheter des murs de commerce.

Que se passe-t-il si mon locataire ne paie pas sa TASCOM ?

Le Trésor le poursuit lui, pas vous. Aucune solidarité du bailleur n'est prévue par la loi de 1972, et la taxe n'est pas garantie par un privilège sur l'immeuble. Le risque pour votre SCI est indirect : un preneur en difficulté fiscale est un preneur qui finira par ne plus payer son loyer. Surveillez les signaux et voyez impayés de loyer en SCI.

Une SCI qui loue à sa propre société d'exploitation est-elle concernée ?

Les deux structures restent distinctes : la société d'exploitation paie la TASCOM, la SCI encaisse le loyer et paie la taxe foncière. Le montage classique « SCI pour les murs, société commerciale pour le fonds » fonctionne parfaitement de ce point de vue. Attention en revanche au niveau du loyer, qui doit rester conforme à la valeur locative sous peine d'acte anormal de gestion : voyez détenir les murs de son entreprise en SCI et fixer le loyer entre SCI et société d'exploitation.

Faut-il provisionner la TASCOM dans les comptes de la SCI ?

Non, sauf dans l'hypothèse rare où le bail met la taxe à votre charge : dans ce cas seulement, l'engagement de remboursement doit être constaté à la clôture de l'exercice au cours duquel il est né. Dans le cas normal, il n'y a rien à provisionner puisque la SCI n'a aucune dette. Voyez la comptabilité d'une SCI et le plan comptable d'une SCI.

Où trouver le texte officiel et les chiffres à jour ?

Trois sources et trois seulement : la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 sur Légifrance pour le texte, la série BOI-TFP-TSC du BOFiP pour la doctrine, et l'imprimé n° 3350-SD de l'année en cours sur impots.gouv.fr pour les tarifs et les modalités déclaratives. Le formulaire est mis à jour chaque année et fait foi. Notre calendrier fiscal SCI reprend par ailleurs les échéances qui, elles, vous concernent réellement.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. La qualification d'une surface de vente, l'appréciation d'un seuil et la rédaction d'une clause de répartition des charges dans un bail commercial s'apprécient au cas par cas, à partir de plans, de baux et de déclarations réelles. Faites relire vos clauses avant de signer plutôt qu'après le premier appel de charges.

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FAQ

Questions fréquentes

Non. L'article 6 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 désigne comme redevable la personne qui exploite l'établissement au jour du fait générateur, et la doctrine administrative le confirme sans réserve : « la taxe est due par la personne qui exploite l'établissement au jour du fait générateur » (BOI-TFP-TSC-10, § 210). Le propriétaire des murs n'apparaît nulle part dans le texte. Une SCI bailleresse n'est donc pas redevable de la TASCOM, quelle que soit la surface de vente du magasin qu'elle loue.
Non, et c'est l'erreur la plus répandue à son sujet. La TASCOM est instituée par l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés. Elle n'a jamais été codifiée au CGI. Chercher « TASCOM » dans le CGI ne donne rien, ce qui explique une partie des confusions que l'on lit en ligne. La doctrine administrative, elle, est bien au BOFiP, série TFP, sous BOI-TFP-TSC et ses trois divisions (BOI-TFP-TSC-10 pour le champ d'application, BOI-TFP-TSC-20 pour l'établissement de la taxe, BOI-TFP-TSC-30 pour les obligations déclaratives).
Aucun texte ne l'autorise, aucun texte ne l'interdit non plus : c'est une pure question contractuelle. L'article R145-35 du Code de commerce protège le preneur en interdisant de lui imputer les impôts dont le redevable légal est le bailleur ; il ne dit rien de la situation inverse. Une clause mettant la TASCOM à la charge du bailleur est donc valable dès lors qu'elle est expresse : elle relève du droit commun des contrats (articles 1103 et 1193 du Code civil), et l'inventaire de l'article L145-40-2 ne conditionne pas son efficacité, puisque ce texte protège le preneur. Elle doit néanmoins y figurer, faute de quoi la répartition sera discutée à chaque état récapitulatif annuel.
Trois conditions cumulatives : une surface de vente supérieure à 400 m², un chiffre d'affaires annuel hors taxes d'au moins 460 000 €, et un établissement ouvert à compter du 1er janvier 1960. Le seuil de 400 m² est écarté pour les établissements contrôlés directement ou indirectement par une même personne et exploités sous une même enseigne commerciale lorsque la surface de vente cumulée du réseau excède 4 000 m² (BOI-TFP-TSC-10, § 90, 120, 160 et 180).
Le tarif dépend du chiffre d'affaires rapporté au mètre carré de surface de vente. En dessous de 3 000 € de CA par m², le tarif est de 5,74 € par m². Au-delà de 12 000 €, il est de 34,12 € par m². Entre les deux, il se calcule par la formule 5,74 € + [0,00315 × (CA/S − 3 000)]. Des tarifs spécifiques, plus élevés, s'appliquent aux établissements qui vendent aussi du carburant.
Non. Sans exploitant, il n'y a pas de redevable : la TASCOM disparaît mécaniquement pendant la vacance. Ce qui reste à la charge de la SCI, ce sont les impôts et charges du propriétaire, taxe foncière en tête. L'article R145-35, 5° du Code de commerce interdit d'ailleurs, dans un ensemble immobilier, de répartir sur les autres locataires les charges et impôts imputables à des locaux vacants.
Depuis le 1er janvier 2016, la cessation d'exploitation en cours d'année constitue un fait générateur autonome qui s'ajoute au fait générateur annuel, et non qui s'y substitue. L'exploitant présent au 1er janvier reste donc redevable de la totalité de la taxe de l'année (article 6, I), et il est en outre redevable d'une seconde taxe au titre de la cessation, calculée sur le chiffre d'affaires annualisé puis réduite au prorata de sa durée d'exploitation (article 6, II), déclarée sur l'imprimé n° 3350-C-SD avant le 15 du sixième mois suivant la cessation. Le repreneur, lui, sera redevable au titre de l'année suivante s'il exploite l'établissement au 1er janvier. La SCI bailleresse n'intervient à aucun moment.
Non. La surface de vente s'entend des espaces affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, à l'exposition et au paiement des marchandises, et à la circulation du personnel pour les présenter à la vente (BOI-TFP-TSC-10, § 240). Les locaux de production, de stockage et ceux où sont réalisées des prestations de services, dont l'accès est fermé aux clients, sont expressément exclus (BOI-TFP-TSC-10, § 260). Les réserves, quais et ateliers ne sont donc pas taxés.
Les deux réponses sont opposées, et c'est ce qui piège tout le monde. Les surfaces d'un drive ne sont pas taxables : les zones de stockage et de préparation ne sont pas ouvertes au public, et l'espace de retrait accessible à la clientèle est d'une superficie négligeable. Mais son chiffre d'affaires entre bien dans le CA de référence : le Conseil d'État a jugé que le chiffre d'affaires à retenir est celui de l'ensemble des ventes au détail de l'établissement, y compris celles réalisées sur internet avec retrait dans un espace dédié dont la surface n'est pas comprise dans l'assiette (CE, 10 mars 2020, n° 436879). Un drive fait donc monter le tarif au m² sans ajouter de m².
Pas du fait du centre commercial. Le seuil de 4 000 m² qui écarte la condition de 400 m² vise les établissements contrôlés par une même personne au sens de l'article L233-3 du Code de commerce et exploités sous une même enseigne commerciale, c'est-à-dire un réseau succursaliste et non une galerie marchande. Un indépendant de 300 m² dans un centre commercial n'est pas redevable, et le simple contrat de franchise ne suffit pas à caractériser un contrôle du franchisé par le franchiseur (BOI-TFP-TSC-10, § 140).
Le fait générateur est l'existence de l'établissement au 1er janvier de l'année d'imposition et la taxe est exigible le 15 mai (article 6, I de la loi de 1972) ; la déclaration n° 3350-SD (Cerfa 14001) doit être déposée avec son paiement avant le 15 juin (article 4 de la même loi ; l'administration retient l'échéance du 15 juin, soit le 15 juin 2026 pour cette année) auprès du service des impôts des entreprises dont dépend l'établissement. Le chiffre d'affaires retenu est celui de l'année civile précédente.
Depuis le 1er janvier 2011, en application de l'article 77 de la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010, le produit est affecté à la commune sur le territoire de laquelle est situé l'établissement, ou à l'EPCI à fiscalité professionnelle unique qui s'y substitue. Seule la majoration de 50 % applicable aux surfaces de plus de 2 500 m², créée par l'article 46 de la loi n° 2014-1655 du 29 décembre 2014, est perçue au profit de l'État.
À l'IR, c'est très fragile. L'article 31, I, 1°, c du CGI n'admet en déduction que « les impositions, autres que celles incombant normalement à l'occupant » : la TASCOM incombe précisément à l'occupant, elle sort donc du texte. Le traitement défendable est d'analyser la prise en charge comme une réduction du loyer et de ne déclarer que le loyer net effectivement conservé. À l'IS, la logique est différente : la charge est déductible si elle est engagée dans l'intérêt de la société et justifiée (article 39 du CGI).
Pas par elle-même. En revanche, la répartition des impôts entre bailleur et preneur relève des « obligations respectives des parties », troisième élément de la valeur locative de l'article L145-33 du Code de commerce. La Cour de cassation a jugé le 8 février 2024 (3e civ., n° 22-24.268, non publié au Bulletin), au visa des articles L145-33 et R145-8 du Code de commerce, que les obligations incombant normalement au bailleur dont il s'est déchargé sur le locataire constituent un facteur de diminution de la valeur locative. Le raisonnement se transpose : une charge fiscale déplacée sur l'autre partie se paie tôt ou tard dans le loyer.
Seulement en cessant d'être une SCI au sens fiscal. Il faudrait qu'elle exploite elle-même un commerce de détail, c'est-à-dire qu'elle vende des marchandises à des consommateurs finals, ce qui est une activité commerciale au sens de l'article L110-1 du Code de commerce et entraînerait son assujettissement de plein droit à l'impôt sur les sociétés (article 206, 2 du CGI) avec les conséquences d'une cessation d'entreprise (article 202 ter). Le jour où votre SCI paie la TASCOM, vous avez un problème bien plus grave que la TASCOM.
Sur le chiffre d'affaires du commerçant, rapporté à la surface de vente, et sur rien d'autre. Le loyer que verse le locataire à la SCI n'entre dans aucun terme du calcul : ni dans l'assiette, ni dans le tarif, ni dans les seuils. C'est la meilleure démonstration que cette taxe ne concerne pas le propriétaire des murs — elle frappe une exploitation, pas un immeuble.