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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
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Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Autoliquidation de la TVA sur les travaux en SCI : qui la déclare (2026)

« Mon plombier m'a facturé 8 400 € hors taxes en me disant que j'étais en autoliquidation. Je fais quoi ? » Cette question, on me la pose deux ou trois fois par mois. La réponse tient en une phrase : rien. Vous ne faites rien, parce que ce n'est pas à vous de faire quoi que ce soit — et parce que la facture que vous avez sous les yeux est très probablement fausse.

L'autoliquidation de la TVA dans le bâtiment est sans doute le mécanisme fiscal le plus mal compris du secteur. Le texte qui la fonde, l'article 283, 2 nonies du CGI, ne parle pas de la relation entre l'entreprise et son client. Il parle d'autre chose : la relation entre un sous-traitant et l'entreprise principale qui l'a missionné. Votre SCI, quand elle fait rénover son immeuble, se situe un cran au-dessus de cette relation. Elle est maître d'ouvrage. Elle reçoit des factures TTC. Elle n'autoliquide rien.

Sauf que — et c'est tout l'intérêt du sujet — une SCI peut parfaitement se retrouver à autoliquider de la TVA. Simplement pas par la porte qu'elle croyait. Un abonnement logiciel souscrit auprès d'un éditeur irlandais, une commission de plateforme de location, une campagne de publicité en ligne : voilà les vraies situations, et elles concernent des SCI qui n'ont jamais mis un pied sur un chantier. Beaucoup plus rarement, la SCI se glisse elle-même dans une chaîne de travaux. Ce guide trie ces cas un par un, donne les mentions de facture à exiger, les lignes exactes de la CA3, et déroule un chantier chiffré de bout en bout avec les écritures.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, annexe II au CGI, BOFiP, Legifrance). Mis à jour le 30 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Le mécanisme général : qui est redevable de la TVA ?

Le principe : le vendeur collecte, l'acheteur déduit

Reprenons depuis le début, parce que tout le malentendu vient de là. L'article 283, 1 du CGI pose une règle d'une simplicité désarmante : « la taxe sur la valeur ajoutée doit être acquittée par les personnes qui réalisent les opérations imposables ». Celui qui vend facture la TVA, l'encaisse, la reverse. Celui qui achète la récupère, s'il est assujetti et déducteur.

La taxe voyage donc physiquement d'une poche à l'autre avant d'arriver au Trésor. Deux acteurs, deux flux de trésorerie, deux déclarations. C'est le schéma que vous connaissez et qui couvre 95 % de vos factures.

L'exception : l'autoliquidation inverse la charge

L'autoliquidation coupe ce voyage. Le fournisseur facture hors taxes et n'encaisse pas un centime de TVA. C'est le preneur — le client — qui inscrit lui-même la taxe sur sa déclaration, comme s'il se l'était facturée, et qui la déduit dans la foulée s'il en a le droit. Une seule déclaration porte les deux mouvements.

L'administration parle de transfert de la qualité de redevable. Retenez surtout ce qui ne bouge pas : l'opération reste imposable, le taux reste le taux, la base reste la base. Seul change le nom de celui qui écrit le chiffre dans la case.

Aspect Régime normal Autoliquidation
Qui facture la TVA ?Le fournisseurPersonne — facture HT
Qui est redevable ?Le fournisseurLe preneur (le client)
Flux de trésorerie TVAClient → fournisseur → TrésorAucun (si droit à déduction total)
Mention sur factureTaux et montant de TVA« Autoliquidation »
Taux applicable20 %, 10 % ou 5,5 %Identique — inchangé
Déclaration du preneurTVA déductible seulementTVA collectée et déductible

Pourquoi l'État a créé ce mécanisme

Deux raisons, et elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Les garder en tête aide à comprendre pourquoi le champ d'application est si étroit d'un côté et si large de l'autre.

  • La fraude au sous-traitant fantôme. Le montage était connu de tous : on interposait une entreprise éphémère qui facturait 100 000 € de travaux avec 20 000 € de TVA, encaissait, puis s'évaporait sans rien reverser. L'entreprise principale, elle, déduisait ses 20 000 € en toute bonne foi. Le Trésor payait la note. En 2014, le législateur a coupé le flux : plus de TVA entre les deux, plus rien à faire disparaître.
  • La simplification internationale. Obliger un éditeur de logiciel dublinois à s'immatriculer en France pour collecter 240 € de TVA sur votre abonnement n'aurait aucun sens. On confie donc la déclaration au client français, qui est déjà dans le système. C'est le principe général des services intracommunautaires, et il est bien antérieur au dispositif BTP.

À retenir dès maintenant : l'autoliquidation n'est ni un avantage, ni une faveur, ni un régime dans lequel on « se met ». C'est une obligation déclarative qui tombe sur celui qui reçoit, qu'il l'ait vue venir ou non. Et l'oublier se sanctionne, même quand le solde à payer est de zéro.


2. L'autoliquidation BTP : le champ exact de l'article 283, 2 nonies

Le texte et sa date d'entrée en vigueur

Le 2 nonies de l'article 283 du CGI est né avec la loi de finances pour 2014 (loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013). Il vise les contrats de sous-traitance conclus à compter du 1er janvier 2014. Notez bien le critère retenu : la date de signature du sous-traité, et rien d'autre. Ni la date des travaux, ni celle de la facture. Un sous-traité signé le 20 décembre 2013 et exécuté en 2015 échappait au dispositif — anecdotique aujourd'hui, mais c'était un contentieux courant à l'époque.

Le texte, dans sa rédaction en vigueur, dispose que « pour les travaux de construction, y compris ceux de réparation, de nettoyage, d'entretien, de transformation et de démolition effectués en relation avec un bien immobilier par une entreprise sous-traitante, au sens de l'article 1er de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance, pour le compte d'un preneur assujetti, la taxe est acquittée par le preneur ». Le commentaire administratif de référence figure au BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 530 et suivants.

Trois conditions, et elles se cumulent. Qu'une seule manque, et le dispositif tombe : la facture repasse en TTC classique. C'est cette mécanique du tout ou rien qui explique la plupart des erreurs de terrain.

Condition Ce qu'elle exige Piège fréquent
1. Nature des travauxTravaux de construction en relation avec un bien immobilierCroire que toute intervention sur chantier est visée
2. Contrat de sous-traitanceUn sous-traité au sens de la loi de 1975Confondre sous-traitance et co-traitance ou marché direct
3. Preneur assujettiL'entreprise principale doit être assujettieCroire que le maître d'ouvrage est le « preneur »

Condition 1 : quels travaux sont visés

Le texte vise les travaux de construction, y compris ceux de réparation, de nettoyage, d'entretien, de transformation et de démolition, effectués en relation avec un bien immobilier. La formule ratisse large, et c'est voulu : gros œuvre, second œuvre, lots techniques, finitions, démolition préalable, nettoyage de fin de chantier, tout y passe.

Sont donc dans le champ :

  • Le terrassement, les fondations, la maçonnerie, la charpente, la couverture.
  • L'électricité, la plomberie, le chauffage, la ventilation, la climatisation.
  • Les menuiseries, les cloisons, les revêtements de sol et muraux, la peinture.
  • L'isolation thermique et acoustique, le ravalement, l'étanchéité — voir notre guide sur l'amortissement des travaux d'étanchéité.
  • La démolition, le curage, le désamiantage, le nettoyage de chantier.
  • Les travaux d'équipement s'ils s'incorporent à l'immeuble (ascenseur, chaufferie, réseaux).

Le BOFiP est en revanche formel sur ce qui reste dehors, même quand la prestation se déroule sur le chantier (BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 534). Deux exclusions piègent régulièrement les entreprises. La location d'engins et de matériels de chantier d'abord : elle sort du dispositif même lorsque le loueur assure le montage et le démontage sur site. Le nettoyage ensuite, qui n'est dans le champ que s'il prolonge ou accompagne les travaux sous-traités ; dès qu'il fait l'objet d'un sous-traité distinct, il en sort. Une grue louée 6 000 € avec montage se facture donc TTC, et l'entreprise de nettoyage final sous contrat séparé aussi.

Opération Dans le champ ? Explication
Fourniture de matériaux sans poseNonLivraison de biens, pas travaux
Location d'engins et de matériels de chantierNonExclue même avec montage et démontage sur site (§ 534)
Fabrication de matériaux ou d'ouvrages spécifiquesÀ qualifierLivraison de biens si elle n'est pas assortie de la pose
Honoraires d'architecteNonPrestation intellectuelle
Bureau d'études, économiste, ingénierieNonPrestation intellectuelle expressément exclue (§ 534)
Maîtrise d'œuvre, coordination SPSNonPrestation intellectuelle
Contrôle technique, diagnosticsNonPrestation intellectuelle
Nettoyage prolongement ou accessoire des travauxOuiMême régime que les travaux qu'il accompagne
Nettoyage objet d'un contrat de sous-traitance séparéNonExclu du dispositif (§ 534)
Entretien courant d'un immeuble (contrat annuel)À qualifierSeulement s'il y a un sous-traité de travaux

Condition 2 : un vrai contrat de sous-traitance

La loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 définit en son article 1er la sous-traitance comme l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant, l'exécution de tout ou partie du contrat d'entreprise ou d'une partie du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage.

Décortiquez cette phrase et vous y trouvez une chaîne à trois niveaux : un maître d'ouvrage, un entrepreneur principal, un sous-traitant. Surtout, vous y trouvez la clé du raisonnement : le sous-traitant exécute une part d'un contrat que l'entrepreneur principal a signé ailleurs. Pas de contrat en amont, pas de sous-traitance.

La chaîne contractuelle, en clair

Niveau 1 — Le maître d'ouvrage (votre SCI)
Il commande les travaux. Il signe un contrat d'entreprise, ou plusieurs marchés en lots séparés. Il reçoit des factures TTC. Il n'autoliquide rien.

Niveau 2 — L'entreprise principale
Elle a signé le marché avec la SCI. Si elle sous-traite, c'est elle qui autoliquide la TVA des sous-traitants. Elle facture la SCI TTC.

Niveau 3 — Le sous-traitant
Il facture l'entreprise principale hors taxes, avec la mention « Autoliquidation ». Il n'a aucune relation contractuelle directe avec la SCI.

Sous-traitance en chaîne : si le sous-traitant de rang 1 sous-traite lui-même à un rang 2, il devient à son tour « preneur assujetti » et autoliquide la TVA du rang 2. Le mécanisme se répète à chaque étage — sauf au sommet, où le maître d'ouvrage reste hors du dispositif.

Attention à la co-traitance. Dans un groupement momentané d'entreprises, chaque membre est titulaire de sa part du marché et contracte directement avec le maître d'ouvrage. Personne ne sous-traite personne. Tous facturent la SCI TTC, mandataire du groupement compris. Le fait qu'une seule entreprise centralise les échanges ne change rien à l'affaire.

Et surtout, attention aux lots séparés. Prenez une rénovation banale : la SCI signe cinq marchés — maçonnerie, électricité, plomberie, menuiserie, peinture. Résultat, cinq entreprises principales et zéro sous-traitant. Cinq factures TTC. C'est de très loin le mode d'organisation le plus courant sur les opérations de moins de 300 000 €, et c'est exactement celui où l'autoliquidation n'a aucune raison d'apparaître. Si elle apparaît quand même, quelqu'un s'est trompé.

Condition 3 : un preneur assujetti

Le texte exige que les travaux soient réalisés « pour le compte d'un preneur assujetti ». Dans un sous-traité, le preneur, c'est l'entreprise principale : elle commande la prestation, elle en est le destinataire juridique, elle la paie.

Tout le malentendu tient dans ce mot. « Preneur » évoque spontanément celui qui reçoit les travaux, donc le propriétaire de l'immeuble. Et j'ai vu des artisans expérimentés comme des gérants aguerris tomber dans le panneau. Non : le preneur est le cocontractant du sous-traitant. Votre SCI n'a jamais signé avec le sous-traitant. Elle n'est donc preneur de rien.


3. Pourquoi votre SCI maître d'ouvrage n'autoliquide pas la TVA de ses travaux

La règle, formulée en une phrase

Une SCI qui commande des travaux à une entreprise n'autoliquide jamais la TVA au titre de l'article 283, 2 nonies du CGI, quelle que soit l'organisation du chantier en aval, quel que soit le nombre de sous-traitants mobilisés, et quand bien même elle serait parfaitement assujettie et redevable de la TVA sur ses loyers.

La raison est structurelle, pas circonstancielle. Votre SCI est au sommet de la chaîne, et personne n'est au-dessus d'elle. Ce qu'elle a signé est un contrat d'entreprise — ou un marché de travaux, peu importe le nom —, jamais un sous-traité. Le 2 nonies ne monte pas jusqu'à cet étage.

Que l'entreprise principale sous-traite tout, la moitié ou rien du tout ne vous regarde pas, du moins fiscalement. Sa facture arrive TTC, au taux applicable à vos travaux, et vous réglez la TVA avec le prix. Point.

Le test en trois questions

Avant de vous interroger sur une facture de travaux, passez ce test. Il prend dix secondes et il tranche à peu près tous les cas :

Question Si la réponse est « non »
Ma SCI a-t-elle signé un contrat de travaux avec un tiers maître d'ouvrage ?Pas d'autoliquidation BTP
Ma SCI confie-t-elle à un tiers l'exécution d'une part de ce contrat ?Pas d'autoliquidation BTP
Ce tiers exécute-t-il des travaux de construction sur un immeuble ?Pas d'autoliquidation BTP

Il faut trois « oui ». Une SCI patrimoniale ordinaire, qui achète, détient et loue — voir notre panorama des différents types de SCI —, bute dès la première question. Inutile de lire les deux suivantes : le raisonnement est terminé.

Que faire si un artisan vous facture hors taxes « en autoliquidation » ?

Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit, et c'est un signal d'alerte. Un artisan qui vous adresse à vous, maître d'ouvrage, une facture HT mentionnant « Autoliquidation » s'est trompé. Reste à savoir dans quel sens, parce que la correction n'est pas la même :

  • Il vous prend pour une entreprise principale. Fréquent quand la SCI porte un nom qui sonne « bâtiment » ou affiche un objet social très large. Détrompez-le par écrit et réclamez une facture rectificative TTC. Deux lignes de mail suffisent.
  • Il est sous-traitant et se trompe de destinataire. Sa facture aurait dû partir chez l'entreprise principale. Sur les chantiers un peu bordéliques, c'est le grand classique. Ne la payez pas : régler un sous-traitant sur présentation de sa facture ne crée aucun lien contractuel, et vous risquez de payer deux fois la même prestation — une fois à lui, une fois dans le décompte général de l'entreprise principale.
  • Il est en franchise en base et appelle « autoliquidation » ce qui n'est qu'une absence de TVA. Rien à voir. La mention de franchise n'a jamais été une mention d'autoliquidation, et surtout, ici, vous n'avez strictement rien à déclarer. Notre guide sur la franchise en base de TVA en SCI reprend les seuils 2026.

Le réflexe à garder : aucune facture de travaux hors taxes ne se paie tant qu'on n'a pas identifié pourquoi elle est hors taxes. Une facture HT reçue à tort vous prive de la déduction si vous êtes déducteur, et peut vous valoir une amende si l'administration estime que vous auriez dû autoliquider. Trente secondes de vérification contre un rappel deux ans plus tard : le calcul est vite fait.

Saisissez vos factures en autoliquidation dans SCI-AI

Le logiciel identifie automatiquement les factures hors taxes reçues, vous alerte quand une autoliquidation est due, génère les deux écritures de TVA et reporte les montants sur les bonnes lignes de votre déclaration.


4. Les trois cas où une SCI est réellement concernée par l'autoliquidation

Écarter l'autoliquidation BTP ne revient pas à écarter l'autoliquidation. Trois portes restent ouvertes, et la deuxième s'ouvre chaque mois dans des milliers de SCI familiales qui ne s'en doutent pas.

Cas 1 — La SCI intervient dans une chaîne de travaux (rare)

Commençons par le cas le plus improbable, histoire de l'évacuer. Une SCI peut entrer dans le champ du 2 nonies par deux positions.

Position A : la SCI est entreprise principale. Un tiers maître d'ouvrage lui a confié un marché de travaux, qu'elle sous-traite pour partie. Elle autoliquide alors la TVA de ses sous-traitants, comme n'importe quelle entreprise générale. Mais posez-vous la vraie question avant : que fait une société civile à la tête d'un marché de travaux ? Cette activité est commerciale au sens de l'article 206, 2 du CGI, et la SCI bascule presque mécaniquement à l'impôt sur les sociétés. « Presque », parce que l'administration admet une tolérance : les recettes commerciales accessoires n'entraînent pas l'assujettissement à l'IS tant qu'elles n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes de la société civile, appréciés sur une moyenne pluriannuelle (BOI-IS-CHAMP-10-30). Un marché de travaux réellement marginal peut donc rester sans conséquence — mais il représente rarement moins de 10 % du chiffre d'affaires d'une SCI patrimoniale. Vous croyiez régler un problème de TVA, vous venez de changer de régime fiscal pour de bon. Relisez votre objet social avant de signer quoi que ce soit.

Position B : la SCI est sous-traitante. Encore plus rare, mais concevable pour une SCI qui met des moyens à disposition d'une entreprise dans le cadre d'un chantier. Elle facture alors hors taxes avec la mention « Autoliquidation », et porte son chiffre d'affaires sur la ligne des opérations non imposables de sa déclaration.

Le cas de la SCCV, qu'on lit partout de travers. Non, une société civile de construction-vente n'autoliquide pas la TVA de ses travaux, quoi qu'en disent quelques forums. Une SCCV qui fait construire pour vendre est un maître d'ouvrage, ni plus ni moins. Elle signe des contrats d'entreprise directs et reçoit des factures TTC — TVA qu'elle déduit intégralement puisque ses ventes d'immeubles neufs sont taxables. Elle n'entre dans le champ du 2 nonies que si elle est elle-même titulaire d'un marché qu'elle sous-traite, ce qui n'est pas son schéma habituel. Notre guide dédié à la SCCV et à la construction-vente détaille le régime TVA de ces opérations.

Cas 2 — Achats auprès d'un fournisseur non établi en France

Nous y voilà. C'est le cas qui concerne réellement les SCI — et celui que personne ne voit venir, parce qu'il n'a rien à voir avec un chantier.

L'article 283, 1, second alinéa du CGI prévoit que lorsqu'une livraison de biens ou une prestation de services mentionnée à l'article 259 A du CGI est effectuée par un assujetti établi hors de France, la taxe est acquittée par l'acquéreur, le destinataire ou le preneur qui agit en tant qu'assujetti et qui dispose d'un numéro d'identification à la TVA en France — les deux conditions sont cumulatives. C'est notamment par cette voie que sont visés les services se rattachant à un immeuble (art. 259 A, 2° du CGI). L'article 283, 2 pose une règle voisine pour les prestations relevant du principe général de territorialité de l'article 259, 1° du CGI : lorsqu'elles sont fournies par un assujetti qui n'est pas établi en France, la taxe est acquittée par le preneur.

Sorti du jargon, voici ce que cela donne sur les dépenses réelles d'une SCI :

Dépense typique Fournisseur souvent établi Autoliquidation ?
Logiciel de gestion locative en ligneIrlande, LuxembourgOui
Stockage cloud, sauvegarde de documentsIrlande, Pays-BasOui
Commission d'une plateforme de locationIrlande, EspagneOui
Publicité en ligne pour trouver un locataireIrlandeOui
Honoraires d'un conseil établi dans l'UEBelgique, LuxembourgOui
Mobilier acheté à un vendeur européen (livré en France)Allemagne, ItalieOui, sous réserve du seuil
Travaux sur l'immeuble par une entreprise étrangèreUE ou hors UEOui (services rattachés à l'immeuble)

Aucun seuil. Aucun. Pour les prestations de services, l'obligation se déclenche dès le premier euro dès lors que la SCI agit en tant qu'assujettie : un abonnement à 19 € par mois chez un éditeur irlandais suffit à vous rendre redevable. (La SCI qui n'exerce aucune activité économique — immeuble mis gratuitement à disposition des associés — n'est pas assujettie et reste, elle, hors de ce mécanisme.) Les acquisitions intracommunautaires de biens sont plus clémentes : une personne morale non assujettie, ou un assujetti qui ne réalise que des opérations sans droit à déduction, bénéficie d'un régime dérogatoire tant qu'elle reste sous 10 000 € d'achats par an (art. 256 bis du CGI) — sauf à opter volontairement pour la taxation. Retenez la dissymétrie : les biens ont un seuil, les services n'en ont pas.

La double peine, et je la vois régulièrement. La SCI n'a pas de numéro de TVA intracommunautaire. Le prestataire européen lui applique donc la TVA de son propre pays — 23 % en Irlande. Cette TVA étrangère n'est pas déductible en France, et la SCI reste malgré tout redevable de la TVA française sur la même opération. Deux taxes pour un seul service. Le remède coûte un formulaire : demandez le numéro de TVA intracommunautaire à votre service des impôts des entreprises avant le premier achat, puis communiquez-le au fournisseur.

Cas 3 — Importations et livraisons à soi-même

L'autoliquidation de la TVA à l'importation est généralisée et obligatoire depuis le 1er janvier 2022 (article 293 A du CGI). La TVA due à l'importation n'est plus payée en douane : elle est déclarée et acquittée sur la déclaration de TVA de l'assujetti identifié à la TVA en France. Une SCI qui importe un équipement hors Union européenne — une chaudière, un ascenseur, du matériel de chantier — doit donc être identifiée à la TVA et porter l'opération sur sa déclaration.

Les livraisons à soi-même ressemblent de loin à l'autoliquidation — la société se facture une opération à elle-même — mais reposent sur un tout autre fondement (article 257 du CGI), et leurs cas d'application ont fondu au fil des réformes. Elles n'ont rien à voir avec le 2 nonies. Si votre SCI construit ou fait construire un immeuble neuf, la question de la livraison à soi-même doit être examinée spécifiquement : voir notre guide sur la TVA sur un local neuf en SCI et celui consacré au fait de construire via une SCI.

Mécanisme Fondement Qui déclare Fréquence en SCI
Autoliquidation BTPArt. 283, 2 nonies CGIL'entreprise principaleQuasi nulle
Services d'un prestataire non établiArt. 259, 1° et 283, 2 CGILe preneur françaisTrès fréquente
Acquisition intracommunautaire de biensArt. 256 bis CGIL'acquéreur françaisOccasionnelle
Importation hors UEArt. 293 A CGIL'importateur identifiéRare
Livraison à soi-mêmeArt. 257 CGILa société elle-mêmeCiblée (construction)

5. Mentions de facture et sanctions

Savoir qui doit autoliquider ne suffit pas : encore faut-il que la facture le dise. C'est la mention portée sur le document qui matérialise le transfert de redevable, et c'est aussi elle que le vérificateur regarde en premier. L'oublier se sanctionne ; l'employer à tort aussi.

Ce que doit contenir la facture du sous-traitant

La facture émise par un sous-traitant en autoliquidation doit respecter toutes les mentions habituelles des articles 289 du CGI et 242 nonies A de l'annexe II au CGI, avec deux particularités :

  • Aucun montant de TVA ne doit figurer. Ni taux, ni base par taux, ni total de taxe. La facture est établie en montants hors taxes, et le total à payer est égal au total HT.
  • La mention « Autoliquidation » doit apparaître de manière lisible. C'est exactement ce mot que le 13° du I de l'article 242 nonies A de l'annexe II au CGI exige, et rien de plus : le visa du texte applicable n'est pas obligatoire. On confond souvent cette obligation avec celle, voisine dans le même article, qui impose de mentionner « la disposition pertinente » — mais celle-là vise les opérations exonérées, pas l'autoliquidation.

La formule qui passe partout, plus complète que ce que le texte exige : « Autoliquidation — TVA due par le preneur assujetti, article 283, 2 nonies du CGI ». Elle n'est pas obligatoire dans cette longueur, mais elle coupe court aux discussions (et à compter du 1er septembre 2026, la référence se prendra au CIBS, l'ancienne restant admise jusqu'au 31 décembre 2027 — voir plus bas). En revanche, une facture qui se contente d'aligner des montants « HT » sans le mot « Autoliquidation » est incomplète, et l'amende de l'article 1737, II du CGI ne demande qu'à s'appliquer.

Modèle de bloc de pied de facture — sous-traitant

Total HT ............................. 40 000,00 €
TVA ......................................... néant
Total à payer ....................... 40 000,00 €

Autoliquidation — TVA due par le preneur
assujetti (art. 283, 2 nonies du CGI).
Marché principal : rénovation 12 rue X — MO : SCI Les Tilleuls.

Le piège de la TVA facturée à tort

Supposons maintenant que le sous-traitant facture quand même sa TVA. Le résultat est doublement mauvais, et pour deux personnes différentes :

  • Il doit la reverser. L'article 283, 3 du CGI rend redevable de la taxe toute personne qui la mentionne sur une facture, même si elle n'était pas due. La TVA facturée à tort est une TVA due.
  • Le destinataire ne peut pas la déduire. Une TVA qui n'était pas légalement due n'ouvre pas droit à déduction. L'entreprise principale qui l'aurait déduite s'expose à un rappel, majoré des intérêts de retard.

La seule issue correcte est l'émission d'une facture rectificative par le sous-traitant, et le remboursement de la TVA indûment perçue. C'est un motif classique de redressement en cas de contrôle fiscal.

La sanction du défaut d'autoliquidation

L'article 1788 A, 4 du CGI fixe une amende de 5 % de la TVA déductible omise quand le redevable n'a pas porté sur sa déclaration la taxe qu'il devait autoliquider. Sur 65 000 € de sous-traitance à 10 %, cela fait 325 €. Sur un programme de 2 M€, on change d'ordre de grandeur.

Deux points sur lesquels les gérants se trompent presque systématiquement :

  • La neutralité ne vous sauve pas. Un assujetti à droit à déduction intégral qui oublie d'autoliquider n'a coûté strictement rien au Trésor : la taxe collectée aurait été déduite en face, au centime près. L'amende tombe quand même. Ce qui est sanctionné, c'est la case vide, pas le manque à gagner.
  • Mais vous ne perdez pas la déduction. Les conditions de fond remplies, l'oubli d'une formalité déclarative ne prive pas en principe l'assujetti de son droit à déduire. On paie l'amende, pas la TVA deux fois.

Ajoutez, en cas de rappel, l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI. Et si l'administration estime que l'omission était volontaire, la majoration de 40 % de l'article 1729 vient s'y greffer.

Manquement Sanction Texte
Omission d'autoliquider5 % de la TVA déductible omiseArt. 1788 A, 4 CGI
TVA facturée à tort par le sous-traitantTVA due par l'émetteurArt. 283, 3 CGI
Déduction d'une TVA non dueRappel + intérêt de retardArt. 1727 CGI
Mentions de facture manquantes15 € par omission ou inexactitude, dans la limite du quart du montant facturéArt. 1737, II CGI
Manquement délibéréMajoration de 40 %Art. 1729 CGI

Un point d'actualité majeur : la TVA change de code au 1er septembre 2026

Il faut le dire clairement, parce que cela concerne toutes les références citées dans ce guide. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 recodifie l'ensemble du bloc TVA du code général des impôts dans le livre II du Code des impositions sur les biens et services (CIBS). À compter du 1er septembre 2026, l'article 283 lui-même est abrogé — donc son 1 second alinéa, son 2, son 2 nonies et son 3 —, au même titre que les articles 259, 259 A, 256 bis, 269, 278-0 bis A, 279-0 bis, 260, 261 D et 293 A auxquels renvoie cet article.

Que personne ne s'affole : il s'agit d'une recodification à droit constant. Les règles exposées ici ne bougent pas d'un iota, seules leurs références changent de code. Concrètement, à compter du 1er septembre 2026, une facture ou une note d'analyse citera la disposition correspondante du CIBS plutôt que l'article du CGI. Les anciennes références au CGI restent toutefois admises sur les factures jusqu'au 31 décembre 2027 : personne ne sera repris pour avoir écrit « article 283, 2 nonies du CGI » en octobre 2026.

Le cas le plus connu est celui de la franchise en base, à ne pas confondre avec l'autoliquidation. La mention que doit porter un professionnel en franchise reposait historiquement sur l'article 293 B du CGI, abrogé lui aussi au 1er septembre 2026 et remplacé par l'article L. 223-3 du CIBS, avec la même tolérance jusqu'au 31 décembre 2027.

Si vous recevez d'un artisan une facture portant « TVA non applicable, art. 293 B du CGI », c'est une facture de franchise, pas une facture d'autoliquidation : vous n'avez rien à déclarer, et vous n'avez rien à déduire non plus. Le sujet est détaillé dans notre guide sur la franchise de TVA en SCI. Sur les évolutions de la facturation en 2026, voir aussi notre guide sur la facturation électronique appliquée aux SCI.


6. Déclarer l'autoliquidation : les lignes de la CA3

Le double mouvement

Déclarer une opération autoliquidée, c'est écrire deux chiffres au lieu d'un : la TVA comme si on l'avait collectée, puis la même TVA en déduction si on y a droit. Un seul de ces deux chiffres, et la déclaration est fausse. Les deux, et l'opération ne coûte rien en trésorerie.

Tout se joue sur la 3310-CA3. Le tableau ci-dessous donne les emplacements usuels ; pour la mécanique d'ensemble, notre guide sur la déclaration de TVA d'une SCI reprend la déclaration case par case. Un point à connaître avant de chercher une case qui n'existe plus : l'ancienne ligne 2A « Achats de prestations de services intracommunautaires » a été supprimée lors de la refonte de la CA3 en 2022. Depuis le 1er janvier 2023, tous les achats de services autoliquidés — intracommunautaires ou non — se portent sur la seule ligne A3.

Qui Ce qu'il porte Emplacement usuel sur la CA3
Le sous-traitantLe montant HT de ses travaux autoliquidésCadre A, ligne 05 « Autres opérations non imposables »
L'entreprise principaleLe montant HT reçu du sous-traitantCadre A, ligne 02 « Autres opérations imposables »
L'entreprise principaleLa TVA correspondante, au taux applicableCadre B, ligne du taux concerné (20 %, 10 %, 5,5 %)
L'entreprise principaleLa même TVA en déductionCadre B, ligne 20 « Autres biens et services »
La SCI (services d'un assujetti non établi en France)Le montant HT des services reçus, intracommunautaires ou nonCadre A, ligne A3 « Achats de prestations de services réalisés auprès d'un assujetti non établi en France (article 283-2 du CGI) »
La SCI (acquisition intracommunautaire de biens)Le montant HT des biens acquisCadre A, ligne 03 « Acquisitions intracommunautaires »
La SCI (importation)La base d'imposition à l'importationCadre A, ligne A4 « Importations autres que les produits pétroliers » et cases I1 à I6 selon le taux (pré-remplies)

Bon à savoir : depuis la généralisation de l'autoliquidation à l'importation, la ligne A4 et les cases de TVA correspondantes (I1 à I6) sont pré-remplies sur la déclaration de TVA à partir des données douanières, à compter du 14 de chaque mois. Le détail des données est consultable via le service « données ATVAI » sur douane.gouv.fr. Il faut néanmoins vérifier ce pré-remplissage : une donnée erronée ou manquante reste sous la responsabilité du déclarant.

La date à laquelle il faut déclarer

L'autoliquidation ne touche pas aux règles d'exigibilité — encore une chose qu'elle ne change pas. Le preneur déclare la taxe à la date où elle aurait été exigible chez le fournisseur, et il faut donc raisonner comme si on était à sa place.

  • Travaux immobiliers — ce sont des prestations de services : l'exigibilité intervient lors de l'encaissement des acomptes ou du prix (art. 269, 2, c du CGI), sauf option du prestataire pour le paiement de la taxe d'après les débits, auquel cas c'est la facturation qui déclenche.
  • Prestations de services intracommunautaires — l'exigibilité intervient en principe au moment où le service est rendu, ou lors de l'encaissement d'un acompte.
  • Acquisitions intracommunautaires de biens — l'exigibilité intervient lors de la délivrance de la facture et, à défaut, au plus tard le 15 du mois suivant celui du fait générateur (art. 269, 2, d du CGI).

Un exemple vaut mieux qu'un principe. Facture d'un sous-traitant reçue le 12 décembre, sous-traitant n'ayant pas opté pour les débits, règlement le 20 février : l'entreprise principale autoliquide en février. Pas en décembre, même si la facture dort dans le classeur depuis deux mois. C'est une source d'écart classique au moment des rapprochements bancaires et des travaux de clôture.

La neutralité n'est pas automatique

« De toute façon, l'autoliquidation c'est neutre. » On me le sert souvent, et c'est vrai à une condition : que le preneur ait un droit à déduction intégral. Retirez cette condition, et la TVA autoliquidée devient une dépense sèche.

Situation de la SCI Droit à déduction Effet de l'autoliquidation
Location nue d'habitation uniquementAucunTVA réellement décaissée
Locaux professionnels avec option TVAIntégral sur ces locauxNeutre
Immeuble mixte (habitation + pro optionné)Partiel (coefficient)Neutre à hauteur du coefficient
Location de parkings isolésIntégralNeutre
SCI en franchise en baseAucunTVA réellement décaissée

Traduisons. Une SCI qui loue des logements nus souscrit un abonnement logiciel à 1 200 € HT par an chez un éditeur irlandais : elle autoliquide 240 € qu'elle ne récupérera jamais. Son abonnement lui coûte 1 440 €, pas 1 200 €. Rien de dramatique à cette échelle, mais il faut le budgéter — et le déclarer, ce qui est autrement plus important. Pour arbitrer votre situation TVA d'ensemble, notre guide SCI et TVA pose le cadre complet.


7. Retenue de garantie, action directe et paiement direct

Retenue de garantie, action directe du sous-traitant impayé, délégation de paiement : les marchés de travaux traînent une série de mécanismes qui brouillent la lecture TVA d'un chantier. Une seule règle permet de s'y retrouver, et elle tient en cinq mots. Ces mécanismes déplacent l'argent, jamais les factures.

La retenue de garantie et son effet sur la TVA

Dans les marchés privés de travaux, la loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 autorise le maître d'ouvrage à retenir jusqu'à 5 % du montant des travaux à titre de garantie de la bonne exécution. Cette retenue est en principe consignée et restituée à l'expiration du délai d'un an suivant la réception, sauf opposition motivée.

Deux effets, et il faut absolument les distinguer :

  • La base imposable ne bouge pas. La TVA porte sur le prix total du marché, retenue comprise. Retenir 12 000 € sur un marché de 240 000 € ne fait pas un marché à 228 000 € : c'est une modalité de paiement, pas un rabais.
  • L'exigibilité est décalée. Les travaux immobiliers étant des prestations de services, la TVA n'est exigible qu'à l'encaissement (art. 269, 2, c du CGI). La fraction retenue n'étant pas encaissée, la TVA correspondante n'est exigible qu'au moment de la libération de la retenue — sauf si l'entreprise a opté pour le paiement d'après les débits, auquel cas elle est exigible dès la facturation.

La même logique s'applique en autoliquidation : l'entreprise principale autoliquide la TVA de son sous-traitant à mesure des paiements effectifs, retenue de garantie comprise seulement lorsqu'elle est libérée.

Action directe et délégation de paiement

La loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 protège le sous-traitant en organisant, dans les marchés privés, une action directe contre le maître d'ouvrage lorsque l'entrepreneur principal ne le paie pas dans le mois suivant une mise en demeure. Elle impose par ailleurs à l'entrepreneur principal de fournir au sous-traitant une caution personnelle et solidaire délivrée par un établissement qualifié, ou de mettre en place une délégation de paiement. Le sous-traité conclu sans l'une de ces garanties est frappé de nullité, que le sous-traitant peut invoquer.

Deux précisions souvent inversées dans les discussions de chantier. D'une part, l'acceptation du sous-traitant et l'agrément de ses conditions de paiement par le maître d'ouvrage (art. 3) sont, en jurisprudence, la condition de l'action directe : un sous-traitant non agréé se voit opposer ce défaut d'agrément. D'autre part, le maître d'ouvrage qui a connaissance d'un sous-traitant sur le chantier doit mettre l'entrepreneur principal en demeure de le faire accepter (art. 14-1) ; s'il s'en abstient, il engage sa responsabilité envers ce sous-traitant. Rien de tout cela ne touche à la TVA, mais tout cela touche au risque de payer deux fois.

Dans les marchés publics, le mécanisme est différent : c'est le paiement direct du sous-traitant par la personne publique, au-delà d'un certain seuil.

Ce que ces mécanismes ne changent pas

Le flux de paiement n'est pas le flux de facturation. Que la SCI paie directement le sous-traitant par action directe ou délégation, la chaîne de facturation demeure : le sous-traitant facture l'entreprise principale hors taxes avec la mention « Autoliquidation », et l'entreprise principale facture la SCI TTC. La SCI paie simplement, pour le compte de l'entreprise principale, une somme qu'elle déduit ensuite de ce qu'elle lui doit.

Un cas vécu, pour fixer les idées. Votre SCI règle 20 000 € à un sous-traitant que l'entreprise principale n'a pas payé. Elle ne reçoit aucune facture de ce sous-traitant, et c'est normal. Elle garde la preuve du virement, l'impute sur le solde qu'elle doit à l'entreprise principale, et comptabilise toujours la facture TTC de cette dernière. En écriture : le paiement va au débit du compte fournisseur de l'entreprise principale. Pas un centime ne transite par un compte au nom du sous-traitant.

Piège à éviter : accepter, dans ce contexte, une facture émise par le sous-traitant au nom de la SCI. Elle ne correspond à aucun contrat, elle risque de faire double emploi avec la facture de l'entreprise principale, et sa TVA n'est pas déductible faute de lien contractuel. Notre guide sur les écritures comptables de travaux en SCI détaille la bonne imputation de ces flux.


8. Cas pratique chiffré : SCI à l'IS qui rénove un immeuble

Les données

Assez de théorie. Prenons la SCI Les Tilleuls, à l'impôt sur les sociétés, propriétaire d'un immeuble de rapport de six logements construit en 1978 et loué nu à usage d'habitation. Elle lance une rénovation lourde et confie le chantier entier à une entreprise générale, qui sous-traitera deux lots.

Acteur Rôle Montant HT
SCI Les TilleulsMaître d'ouvrage
Entreprise ALPHAEntreprise principale (marché global)240 000 €
Entreprise BÊTASous-traitant électricité40 000 €
Entreprise GAMMASous-traitant plomberie / chauffage25 000 €
Cabinet DELTAMaîtrise d'œuvre (contrat direct SCI)18 000 €

Deux paramètres commandent tout le reste. D'abord le taux : amélioration d'un immeuble d'habitation achevé depuis plus de deux ans, donc 10 % (article 279-0 bis du CGI). Sur un chantier qualifié de « rénovation lourde », cette qualification n'a rien d'acquis : le 2 de l'article 279-0 bis exclut du taux de 10 % les travaux qui, sur une période de deux ans, concourent à la production d'un immeuble neuf au sens des critères de reconstruction du gros œuvre et des seconds œuvres, ou qui augmentent la surface de plancher existante de plus de 10 %. Ces deux seuils se vérifient avant de retenir le taux, pas après (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-10 et -20). Ensuite le droit à déduction : la SCI ne loue que des logements nus, elle n'a donc aucun droit à déduction. Toute TVA supportée ici est de l'argent perdu.

Changement de doctrine à connaître pour 2026. L'administration excluait jusqu'ici les prestations de sous-traitance du bénéfice des taux réduits, réservés aux travaux facturés au client final. Cette position a été abandonnée : depuis la mise à jour du BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40 du 22 octobre 2025 (§ 20), les travaux réalisés par un sous-traitant peuvent bénéficier des taux réduits de 10 % et 5,5 % dès lors qu'ils en respectent l'ensemble des conditions, et il est seulement admis que les prestations de sous-traitance réalisées avant le 1er janvier 2026 restent soumises au taux normal. Dans le cas ci-dessous, l'autoliquidation se fait donc au taux de 10 %. La même source précise que, l'autoliquidation transférant la qualité de redevable au preneur, la certification des conditions par le client n'est pas requise du sous-traitant.

Qui facture quoi

Émetteur Destinataire HT TVA facturée TTC
BÊTAALPHA40 000 €Néant — autoliquidation40 000 €
GAMMAALPHA25 000 €Néant — autoliquidation25 000 €
ALPHASCI Les Tilleuls240 000 €24 000 € (10 %)264 000 €
DELTASCI Les Tilleuls18 000 €3 600 € (20 %)21 600 €

Ce qu'il faut lire dans ce tableau. DELTA fait de la maîtrise d'œuvre, c'est-à-dire une prestation intellectuelle : ni autoliquidation, ni taux réduit, 20 % plein pot. BÊTA et GAMMA facturent ALPHA hors taxes parce qu'ils sont sous-traitants. Et ALPHA, seule interlocutrice de la SCI, facture 240 000 € HT plus 10 %. Trois régimes différents sur un seul chantier — c'est la norme, pas l'exception.

Ce que déclare chacun

Acteur TVA collectée TVA déductible Solde
BÊTA0 € (ligne 05)Ses propres achatsCrédit de TVA probable
GAMMA0 € (ligne 05)Ses propres achatsCrédit de TVA probable
ALPHA24 000 € (SCI) + 6 500 € (autoliquidation)6 500 € (autoliquidation) + ses propres achats24 000 € avant imputation de sa TVA déductible propre
SCI Les TilleulsRien à déclarerRien à déduire27 600 € de TVA supportée

Regardez les deux lignes du bas. Chez ALPHA, les 6 500 € autoliquidés (65 000 € × 10 %) sortent par une porte et rentrent par l'autre, sur la même déclaration : zéro impact. Chez la SCI, 24 000 € + 3 600 € = 27 600 € de TVA définitivement acquis au Trésor, qui viennent gonfler le coût de l'opération de 10,7 %. Voilà pourquoi je répète que le vrai sujet TVA d'une SCI n'est pas l'autoliquidation, mais le droit à déduction.

Les écritures comptables chez la SCI

SCI à l'IS, travaux qui augmentent nettement la valeur et la durée de vie de l'immeuble : on immobilise. Et comme la TVA n'est pas récupérable, elle suit le même chemin — elle entre dans le coût d'acquisition et s'amortira avec le reste.

Réception de la facture ALPHA — 264 000 € TTC

Compte Libellé Débit Crédit
2135Installations générales, agencements, aménagements264 000,00
404Fournisseurs d'immobilisations — ALPHA264 000,00

Deux lignes, et aucun compte de TVA : ni 44566, ni 4452. Les 24 000 € de taxe sont dans les 264 000 € immobilisés, et ils s'amortiront au même rythme que le reste. C'est l'application directe de la règle selon laquelle une taxe non récupérable fait partie du coût d'acquisition. Si votre logiciel vous propose ici une ligne de TVA déductible, c'est qu'il n'a pas compris que la SCI n'est pas assujettie.

Variante — même chantier sur un local professionnel avec option TVA (taux de 20 %)

Compte Libellé Débit Crédit
2135Agencements et aménagements240 000,00
44562TVA déductible sur immobilisations48 000,00
404Fournisseurs d'immobilisations — ALPHA288 000,00

Attention au taux dans cette variante : l'option pour la TVA de l'article 260, 2° du CGI ne peut porter que sur des locaux non affectés à l'habitation. Le taux réduit de 10 % de l'article 279-0 bis, réservé aux locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans, ne s'applique donc pas ici : les travaux sont facturés à 20 %, soit 48 000 € de TVA sur un marché de 240 000 € HT. Cette TVA est intégralement déductible, ce qui ramène le coût de l'opération au montant hors taxes. ALPHA autoliquide symétriquement la TVA de ses sous-traitants à 20 %, soit 13 000 € sur 65 000 € HT.

Troisième variante : la SCI achète un logiciel européen

Changeons complètement de registre. La même SCI Les Tilleuls s'abonne pour 1 200 € HT par an à un outil édité en Irlande. Elle a eu le bon réflexe de communiquer son numéro de TVA intracommunautaire, l'éditeur facture donc hors taxes avec mention d'autoliquidation. Résultat : 240 € de TVA française à déclarer (20 %), et pas un euro de déduction en face. Aucun chantier, aucun sous-traitant, et pourtant une autoliquidation bien réelle.

Abonnement logiciel UE — SCI sans droit à déduction

Compte Libellé Débit Crédit
651Redevances pour licences et abonnements logiciels (TVA non déductible incluse)1 440,00
401Fournisseur — éditeur irlandais1 200,00
4452TVA due intracommunautaire240,00

Le compte 4452 est ensuite soldé lors du paiement de la TVA au Trésor. Si la SCI disposait d'un droit à déduction, on aurait ajouté une écriture symétrique au débit du compte 44566 pour 240 €, et la charge serait restée à 1 200 €. Pour la mécanique générale des comptes, voir notre plan comptable adapté aux SCI.

Ces écritures sont générées automatiquement dans SCI-AI

Vous indiquez que la facture est en autoliquidation, le logiciel produit les deux écritures de TVA, calcule le montant au bon taux et le reporte sur la déclaration. Les factures hors taxes reçues d'un fournisseur étranger sont détectées automatiquement.


9. Taux réduits, franchise, SCI non assujettie : les frontières

Trois sujets viennent régulièrement se mélanger à l'autoliquidation dans l'esprit des gérants, pour une raison simple : eux aussi produisent des factures bizarres, sans TVA ou avec un taux inattendu. Aucun ne remet en cause ce qui précède. Mais chacun pèse sur la facture finale, parfois lourdement.

L'autoliquidation ne touche pas au taux

« En autoliquidation, c'est 20 %. » Cette phrase, on l'entend sur tous les chantiers de France. Elle est fausse. Le taux reste celui qui se serait appliqué en régime normal : l'autoliquidation change le nom du redevable, elle ne requalifie ni l'opération ni son taux.

Cette affirmation appelait, jusqu'en 2025, une réserve importante : l'administration considérait que les taux réduits étaient réservés aux travaux facturés au client final et refusait leur application aux prestations de sous-traitance. Cette doctrine a été abandonnée par la mise à jour du BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40 du 22 octobre 2025, qui admet désormais que les travaux réalisés par un sous-traitant bénéficient des taux réduits lorsqu'ils en remplissent toutes les conditions, l'ancienne solution n'étant tolérée que pour les prestations réalisées avant le 1er janvier 2026. Attention au critère retenu par cette tolérance : c'est la date de réalisation des prestations, et non celle de la signature du sous-traité — le BOFiP admet le maintien du taux normal pour « les prestations de sous-traitance de travaux effectuées antérieurement au 1er janvier 2026 ». Un sous-traité signé en 2025 mais exécuté en 2026 relève donc du taux de 10 %, et un chantier à cheval sur les deux années peut relever des deux régimes. À ne pas confondre avec le critère du 2 nonies lui-même, où c'est bien la date de conclusion du contrat qui compte.

Nature des travaux Taux Condition principale
Amélioration, transformation, entretien d'un logement10 %Logement achevé depuis plus de 2 ans (art. 279-0 bis CGI)
Rénovation énergétique éligible5,5 %Logement achevé depuis plus de 2 ans, prestation figurant sur la liste fixée par arrêté (art. 278-0 bis A CGI)
Pompe à chaleur air/air réversible éligible5,5 %Depuis le 18 juillet 2026, sous conditions de performance et de fluide frigorigène (arrêté du 13 juillet 2026)
Chaudière à combustible fossile (fourniture et pose)20 %Exclue des taux de 5,5 % et 10 % depuis le 1er mars 2025
Travaux sur locaux professionnels ou commerciaux20 %Taux normal
Construction neuve, surélévation, reconstruction20 %Hors champ des taux réduits
Prestations intellectuelles (architecte, BE)20 %Jamais de taux réduit
Installation photovoltaïque ≤ 9 kWc5,5 %Depuis le 1er octobre 2025, sous conditions

Formalité importante : l'attestation Cerfa 1300-SD / 1301-SD que le client devait remettre à l'entreprise pour bénéficier du taux réduit est supprimée depuis le 16 février 2025 (article 41 de la loi de finances pour 2025). Une simple mention sur le devis et la facture suffit désormais, le client certifiant les conditions d'application. Notez également que la fourniture et la pose des chaudières à combustibles fossiles sont exclues des deux taux réduits, 5,5 % et 10 %, depuis le 1er mars 2025 et relèvent du taux normal de 20 % : seuls leur entretien et leur réparation conservent le taux réduit, et l'ancien régime reste applicable aux devis acceptés avec acompte encaissé avant cette date. La liste des prestations de rénovation énergétique éligibles au taux de 5,5 % est, elle, fixée par arrêté — arrêté du 4 décembre 2024, modifié par l'arrêté du 13 juillet 2026 (JO du 17 juillet 2026, en vigueur le 18 juillet 2026) qui ouvre le taux de 5,5 % aux pompes à chaleur air/air réversibles, jusque-là exclues comme équipements de confort, sous conditions de performance énergétique (classe et seuils SCOP/SEER selon la puissance et la technologie) et de conformité du fluide frigorigène à la réglementation F-Gas.

Pour construire votre plan de travaux et arbitrer entre les taux, consultez nos guides travaux en SCI : ce qui est déductible, rénovation globale d'un immeuble en SCI et rénovation énergétique en SCI. Sur les aides mobilisables, notre guide sur l'audit énergétique et celui sur les passoires thermiques détenues en SCI complètent utilement le tableau.

La SCI non assujettie : elle ne peut pas autoliquider un service BTP

Une SCI purement patrimoniale, qui loue des logements nus, exerce une activité économique exonérée par l'article 261 D du CGI. Elle ne collecte rien, elle ne déduit rien. On en tire souvent une conclusion trop rapide — « donc la TVA ne me concerne pas » — alors que la réalité se scinde en deux :

  • Sur les travaux : elle paie ses factures TTC, sans déduction possible. La TVA est un coût pur, à intégrer dans le budget de l'opération. Aucune autoliquidation BTP n'est envisageable, puisqu'elle n'est preneur d'aucun sous-traité.
  • Sur les services étrangers : elle reste tenue de s'identifier à la TVA et d'autoliquider la taxe due sur les services acquis auprès d'un prestataire non établi en France, sans pouvoir la déduire. C'est le point qui surprend le plus les gérants.

Résumons brutalement : ne pas pouvoir déduire ne dispense jamais de déclarer. Cela rend seulement la déclaration plus douloureuse.

La SCI en franchise en base

Une SCI qui exerce une activité taxable mais reste sous les seuils de la franchise en base — 37 500 € / 41 250 € pour les prestations de services, dont la location de parkings, et 85 000 € / 93 500 € pour les livraisons de biens en 2026 — ne facture pas de TVA et n'en déduit pas.

Le seuil unique de 25 000 € annoncé par l'article 32 de la loi de finances pour 2025 n'est jamais entré en vigueur et a été supprimé par la loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025. Les seuils applicables restent ceux issus de la loi de finances pour 2024.

Même refrain que pour la SCI exonérée : la franchise ne dispense pas d'autoliquider les services achetés à l'étranger, elle supprime seulement la déduction en face. Voir notre guide sur la franchise en base de TVA en SCI, ainsi que celui consacré à la location de parkings en SCI, cas le plus fréquent de SCI naturellement taxable.

L'option TVA sur locaux professionnels change tout

Une SCI qui loue des locaux nus non affectés à l'habitation peut opter pour la TVA (article 260, 2° du CGI), l'exonération de principe résultant de l'article 261 D, 2° du CGI. L'option transforme radicalement l'économie des travaux : la TVA supportée devient déductible. Sur un chantier de locaux professionnels de 240 000 € HT taxé à 20 %, c'est 48 000 € de différence.

Cette option obéit à des règles strictes de prise d'effet, de durée d'engagement et de régularisation par vingtièmes des déductions initiales en cas de changement d'affectation ou de cession (article 207 de l'annexe II au CGI). Elle s'apprécie immeuble par immeuble. Elle mérite un arbitrage complet avant le lancement de travaux importants : c'est typiquement le sujet à traiter en amont, pas après réception des factures. Nos guides achat d'un local commercial en SCI et SCI et bail commercial abordent l'articulation avec le bail.


10. Les huit erreurs les plus fréquentes

Ces huit-là reviennent dans presque tous les dossiers de travaux qu'on reprend. Les cinq premières relèvent d'une mauvaise lecture du régime ; les trois dernières, d'une mise en œuvre approximative une fois le régime correctement identifié. Les secondes se corrigent en une soirée. Les premières coûtent parfois des années de retraitement.

Erreur 1 — Croire que le maître d'ouvrage autoliquide

L'erreur mère, celle dont découlent toutes les autres. Le « preneur » du 2 nonies, c'est l'entreprise principale, jamais le propriétaire de l'immeuble. Une SCI qui contracte en direct avec des entreprises reçoit des factures TTC. Point final.

Erreur 2 — Payer une facture de travaux hors taxes sans se poser de question

Hors franchise en base — seul cas où l'absence de TVA est normale — une facture HT reçue en tant que maître d'ouvrage est presque toujours une erreur du prestataire. La payer telle quelle vous prive de la déduction si vous êtes déducteur, et laisse une anomalie dans votre comptabilité qu'un contrôle repérera immédiatement. Demandez systématiquement une facture rectificative.

Erreur 3 — Confondre franchise en base et autoliquidation

Même symptôme, causes opposées. En franchise, la TVA n'existe pas : personne ne la déclare, nulle part. En autoliquidation, elle existe bel et bien, elle a juste changé de porteur. La mention imprimée en bas de facture suffit à trancher — encore faut-il la lire.

Erreur 4 — Ignorer les achats de services étrangers

Le plus fréquent, et de loin. Abonnements logiciels, stockage cloud, publicité en ligne, commissions de plateformes : si le prestataire est établi hors de France, la TVA est due par la SCI dès lors qu'elle agit en tant qu'assujettie — ce qui est le cas de toute SCI qui exerce une activité locative, même intégralement exonérée. Sans seuil et sans franchise. Une seule échappatoire, et elle est étroite : la SCI qui n'exerce aucune activité économique, typiquement celle dont l'immeuble est mis gratuitement à la disposition des associés, n'est pas assujettie, n'a pas à s'identifier et n'autoliquide rien. Pour toutes les autres, chaque déclaration incomplète expose à l'amende de 5 % de l'article 1788 A, 4 du CGI — et les factures de ce type sont mensuelles, donc les omissions aussi.

Erreur 5 — Ne pas demander de numéro de TVA intracommunautaire

Sans numéro communiqué au fournisseur, celui-ci applique la TVA de son propre pays. Cette TVA n'est pas déductible en France, et la SCI reste en principe redevable de la TVA française. Le numéro se demande au service des impôts des entreprises, avant la première opération.

Erreur 6 — Autoliquider au mauvais taux

Une entreprise principale qui autoliquide systématiquement à 20 % les travaux d'un sous-traitant intervenant sur un logement de plus de deux ans surpaie la TVA collectée. Elle la déduit certes en face, mais si son droit à déduction est partiel, elle perd réellement de l'argent. Le taux à retenir est celui de l'opération sous-jacente : depuis l'abandon de l'ancienne doctrine (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, mise à jour du 22 octobre 2025), les prestations de sous-traitance réalisées à compter du 1er janvier 2026 relèvent elles-mêmes des taux de 10 % ou 5,5 % lorsqu'elles en remplissent les conditions. Le réflexe « sous-traitance = 20 % », encore très répandu dans les logiciels de facturation, est désormais faux.

Erreur 7 — Déclarer à la mauvaise période

L'exigibilité des travaux immobiliers suit l'encaissement, sauf option pour les débits. Autoliquider à la date de la facture plutôt qu'à celle du paiement décale la déclaration d'une ou plusieurs périodes. En fin d'exercice, cela crée des écarts entre la comptabilité et les déclarations qu'il faut ensuite justifier — un motif classique de discussion lors d'un contrôle du FEC.

Erreur 8 — Traiter la retenue de garantie comme une réduction de prix

La retenue de 5 % n'est pas une remise commerciale. La base imposable reste le prix entier, et la somme retenue reste due. La passer en diminution de charge fausse d'un coup le résultat et la TVA ; sa place est au passif, jusqu'à libération. Notre guide sur les écritures de travaux et celui sur les charges déductibles en SCI précisent le traitement.

Récapitulatif : le réflexe à avoir devant une facture sans TVA

1. Lisez la mention. « Autoliquidation », « franchise en base », « exonération » : trois régimes différents.

2. Identifiez votre position. Maître d'ouvrage, entreprise principale, sous-traitant ? Une seule réponse est possible par contrat.

3. Vérifiez le lieu d'établissement du fournisseur. Hors de France ? L'autoliquidation est très probablement due.

4. Déterminez votre droit à déduction. Il conditionne le coût réel, pas l'obligation de déclarer.

5. En cas de doute, demandez une facture rectificative plutôt que d'inventer un traitement.


11. FAQ — Autoliquidation de la TVA en SCI

Autoliquidation de la TVA sur les travaux en SCI : dans quels cas s'applique-t-elle vraiment ?

Trois situations, pas une de plus : la SCI se glisse elle-même dans une chaîne de travaux comme entreprise principale ou sous-traitante, elle achète biens ou services à un fournisseur non établi en France, ou elle importe hors Union européenne. Partout ailleurs, la SCI maître d'ouvrage reçoit des factures TTC et n'a rien à autoliquider. Et c'est le deuxième cas, pas le premier, qui concerne l'immense majorité des SCI.

Un artisan me facture hors taxes en me disant que je dois autoliquider : que faire ?

Sortez le contrat. Si votre SCI a signé le marché avec lui, il se trompe et il doit vous facturer TTC. Demandez la facture rectificative par écrit, et ne réglez rien avant de l'avoir. Payer une facture irrégulière ne vous protège de rien : cela vous prive de la déduction si vous êtes déducteur, et laisse une anomalie dans vos comptes.

Mon entreprise générale sous-traite : dois-je vérifier quelque chose ?

Sur le plan TVA, non : cela ne vous concerne pas. Sur le plan civil, oui, mais pas dans le sens qu'on imagine. L'acceptation du sous-traitant et l'agrément de ses conditions de paiement (art. 3 de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975) sont, en jurisprudence, la condition de l'action directe de l'article 12 : les accorder ouvre ce recours contre vous, cela ne vous en protège pas. Ce qui vous expose réellement, c'est la passivité — si vous avez connaissance d'un sous-traitant sur le chantier, l'article 14-1 vous oblige à mettre l'entrepreneur principal en demeure de le faire accepter, à défaut de quoi vous engagez votre responsabilité envers ce sous-traitant.

Une SCI exonérée doit-elle vraiment déclarer la TVA sur un abonnement européen ?

Oui. L'obligation d'autoliquider les services acquis auprès d'un prestataire non établi en France ne dépend pas du droit à déduction du preneur. La SCI doit s'identifier à la TVA, déposer une déclaration et acquitter la taxe — sans pouvoir la récupérer. Le service lui coûte donc 20 % de plus que le prix affiché.

Quel est le risque si je ne déclare pas une autoliquidation ?

Une amende de 5 % de la TVA déductible omise (art. 1788 A, 4 du CGI), applicable même si l'opération aurait été neutre. S'y ajoutent l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI et, en cas de manquement délibéré, la majoration de 40 % de l'article 1729. Le droit à déduction n'est en principe pas perdu.

Le taux réduit de 10 % s'applique-t-il aussi en autoliquidation ?

Oui. L'autoliquidation ne modifie ni la nature ni le taux de l'opération. L'administration refusait auparavant les taux réduits aux prestations de sous-traitance ; elle a abandonné cette position au BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40 mis à jour le 22 octobre 2025, avec une tolérance de taux normal limitée aux prestations réalisées avant le 1er janvier 2026. Depuis, l'entreprise principale autoliquide au taux réduit applicable, pas à 20 %.

Comment savoir si mon fournisseur est établi hors de France ?

Regardez le numéro de TVA figurant sur la facture : un préfixe autre que FR indique un établissement dans un autre État membre. Attention, certaines plateformes ont un établissement stable en France qui participe à l'opération : la facture est alors française, avec TVA et sans autoliquidation. Le critère juridique est l'existence d'un établissement participant à la prestation, pas l'adresse du siège du groupe ; le numéro de TVA porté sur la facture n'en est qu'un indice.

Faut-il une déclaration spécifique en plus de la CA3 ?

Pour les achats de services intracommunautaires, la CA3 suffit du côté du preneur. Les obligations d'état récapitulatif pèsent en principe sur le prestataire, dans son propre pays. En revanche, une SCI qui rendrait elle-même des services à des assujettis établis dans l'Union aurait des obligations déclaratives propres.

Une SCI à l'IR peut-elle être concernée par l'autoliquidation ?

Oui : la TVA est totalement indépendante du régime d'imposition des bénéfices. Une SCI à l'IR qui achète un abonnement logiciel européen ou qui loue des parkings soumis à TVA relève exactement des mêmes règles qu'une SCI à l'IS. Le choix IR/IS n'a aucune incidence sur ces obligations.

Comment comptabiliser une TVA autoliquidée non déductible ?

Elle s'ajoute au coût de la charge ou de l'immobilisation concernée. Pour une charge : le compte de charge est débité du montant TTC reconstitué, le fournisseur crédité du HT et le compte 4452 « TVA due intracommunautaire » crédité de la taxe. Pour une immobilisation, la TVA non récupérable est incorporée au coût amortissable.

Que se passe-t-il si je paie directement un sous-traitant impayé ?

Rien ne change sur le plan TVA : le sous-traitant continue de facturer l'entreprise principale hors taxes, et l'entreprise principale vous facture TTC. Votre paiement s'impute comptablement sur le compte fournisseur de l'entreprise principale. N'acceptez pas de facture directe du sous-traitant : elle ne repose sur aucun contrat.

L'autoliquidation s'applique-t-elle aux honoraires d'architecte sous-traités ?

Non. L'administration exclut expressément les prestations intellectuelles confiées par une entreprise de construction à un bureau d'études, à un économiste de la construction ou à une société d'ingénierie. Ces prestations restent facturées avec TVA au taux normal, même lorsqu'elles s'inscrivent dans un chantier.

Et si mes travaux sont réalisés par une entreprise étrangère ?

Les services se rattachant à un immeuble sont taxables en France, au lieu de situation de l'immeuble. Si l'entreprise n'est pas établie en France, votre SCI, si elle est identifiée à la TVA, autoliquide la taxe. C'est l'un des rares cas où une SCI maître d'ouvrage autoliquide effectivement des travaux — non pas au titre du 2 nonies, mais au titre de la territorialité.

Dois-je conserver les factures d'autoliquidation plus longtemps ?

Les durées de droit commun s'appliquent : dix ans pour les pièces comptables (art. L123-22 du Code de commerce), six ans pour les pièces fiscales (art. L102 B du LPF). En pratique, conservez l'ensemble du dossier de chantier — marchés, sous-traités, factures, PV de réception — pendant toute la période de responsabilité décennale.

L'autoliquidation change-t-elle le traitement des travaux au bilan ?

Non. La qualification comptable — charge d'entretien ou immobilisation amortissable — dépend de la nature des travaux, pas de leur régime de TVA. Seul le montant immobilisé change selon que la TVA est récupérable ou non. Voir nos guides sur les écritures de travaux et sur l'amortissement en SCI à l'IS.

Mon logiciel doit-il gérer l'autoliquidation automatiquement ?

Dès qu'une SCI assujettie a un seul fournisseur étranger, oui. L'autoliquidation demande deux écritures symétriques, et la saisie manuelle en oublie une régulièrement — la déclaration part alors incomplète sans que personne ne s'en aperçoive. Dans sci-ai.app, cocher « autoliquidation » sur une facture génère les deux écritures et alimente la déclaration.

Saisissez vos factures en autoliquidation dans SCI-AI

Détection des factures hors taxes, génération automatique des écritures de TVA collectée et déductible, report sur les bonnes lignes de la déclaration, contrôle de cohérence avant transmission. Votre comptabilité de SCI reste juste, même sur les cas techniques.

Sources officielles

  • Article 283 du CGI, notamment son 1 second alinéa (fournisseur non établi en France), son 2 (services de l'article 259, 1°), son 2 nonies (autoliquidation dans le secteur du bâtiment) et son 3 (TVA facturée à tort)
  • Article 259, 1° du CGI (territorialité des prestations de services entre assujettis) et article 259 A, 2° du CGI (services se rattachant à un immeuble)
  • Article 256 bis du CGI (acquisitions intracommunautaires et régime dérogatoire)
  • Article 293 A du CGI (autoliquidation de la TVA à l'importation depuis le 1er janvier 2022)
  • Article 269, 2, c et d du CGI (exigibilité des prestations de services et des acquisitions intracommunautaires)
  • Articles 279-0 bis et 278-0 bis A du CGI (taux réduits de 10 % et 5,5 % sur les travaux)
  • Articles 260, 2° et 261 D du CGI (exonération des locations nues et option pour la TVA), article 207 de l'annexe II au CGI (régularisations par vingtièmes)
  • Article 1788 A, 4 du CGI (amende de 5 % pour défaut d'autoliquidation) ; article 1737, II du CGI (mentions de facture) ; articles 1727 et 1729 du CGI
  • Article 242 nonies A, I, 13° de l'annexe II au CGI (mention « Autoliquidation ») ; BOI-TVA-DECLA-30-20-20-30
  • BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 530 et suivants (détermination du redevable ; § 534 exclusions, § 536 mention de facture, § 537 obligations déclaratives)
  • BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 20, mise à jour du 22 octobre 2025 (application des taux réduits aux prestations de sous-traitance ; tolérance pour les prestations antérieures au 1er janvier 2026)
  • BOI-TVA-LIQ-30-20-90-10 et BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20 (conditions du taux de 10 % ; exclusions du 2 de l'article 279-0 bis) ; BOI-IS-CHAMP-10-30 (tolérance des 10 % de recettes commerciales accessoires)
  • Arrêté du 4 décembre 2024, modifié par l'arrêté du 13 juillet 2026 (JO du 17 juillet 2026) : liste des prestations de rénovation énergétique éligibles au taux de 5,5 %, étendue aux pompes à chaleur air/air réversibles
  • Formulaire 3310-CA3-SD et sa notice 3310-NOT-CA3-SD (lignes 02, 03, 05, 20, A3, A4 et I1 à I6 ; ligne 2A supprimée depuis la refonte de 2022)
  • Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 (exclusion des chaudières à combustibles fossiles des taux réduits au 1er mars 2025 ; suppression de l'attestation 1300-SD / 1301-SD)
  • Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance
  • Loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 (retenue de garantie dans les marchés privés de travaux)
  • Loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014
  • Ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 portant recodification de la TVA dans le livre II du CIBS : abrogation, au 1er septembre 2026, de l'ensemble du bloc TVA du CGI (dont les articles 283, 259, 259 A, 256 bis, 269, 278-0 bis A, 279-0 bis, 260, 261 D, 293 A et 293 B) — recodification à droit constant, anciennes références admises sur les factures jusqu'au 31 décembre 2027
  • Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975, articles 3, 12 et 14-1 (acceptation et agrément du sous-traitant, action directe, obligation de mise en demeure du maître d'ouvrage)
FAQ

Questions fréquentes

Non, sauf cas de figure très particulier. L'autoliquidation BTP de l'article 283, 2 nonies du CGI concerne le duo sous-traitant / entreprise principale, pas le duo entreprise / maître d'ouvrage. Votre SCI commande des travaux, elle reçoit des factures TTC, elle paie la TVA avec le prix. Rien à déclarer de ce chef.
C'est l'entreprise principale, celle qui a signé le marché avec votre SCI et qui sous-traite une partie de son contrat. Le sous-traitant facture hors taxes avec la mention « Autoliquidation », et l'entreprise principale déclare elle-même cette TVA sur sa propre CA3. Votre SCI n'intervient à aucun moment dans ce mécanisme.
L'article 283, 2 nonies du CGI, issu de la loi de finances pour 2014 (loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013). Il s'applique aux contrats de sous-traitance conclus à compter du 1er janvier 2014. Le commentaire administratif de référence figure au BOI-TVA-DECLA-10-10-20.
Les travaux de construction, y compris de réparation, de nettoyage, d'entretien, de transformation et de démolition, effectués en relation avec un bien immobilier. Sont exclus la simple fourniture de matériaux sans pose, la location d'engins et de matériels de chantier — y compris lorsqu'elle s'accompagne du montage et du démontage sur site — et les prestations intellectuelles (bureau d'études, économiste de la construction, société d'ingénierie). Le nettoyage n'est visé que s'il est le prolongement ou l'accessoire des travaux : un nettoyage faisant l'objet d'un contrat de sous-traitance séparé est exclu (BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 534).
Oui, dans trois hypothèses : si elle intervient elle-même comme entreprise principale ou comme sous-traitant dans une chaîne de travaux, si elle achète des biens ou des services auprès d'un fournisseur non établi en France, et si elle importe des biens hors Union européenne. Les deux derniers cas sont beaucoup plus fréquents qu'on ne le croit.
Oui, dès le premier euro. Un service fourni par un assujetti non établi en France à un preneur identifié à la TVA en France est autoliquidé par ce dernier (art. 283, 2 du CGI), et aucun seuil ne vient adoucir la règle pour les services. La SCI doit donc obtenir un numéro de TVA intracommunautaire et déposer une déclaration, même si elle ne facture jamais la moindre TVA sur ses loyers.
Non, et c'est là que la facture grimpe. L'autoliquidation n'est neutre que pour un assujetti qui a un droit à déduction. Une SCI de location nue déclare la taxe autoliquidée, la verse au Trésor, et n'en revoit jamais la couleur. Sur un abonnement de 1 200 € HT, cela fait 240 € de coût supplémentaire bien réel.
La mention « Autoliquidation », prévue par l'article 242 nonies A de l'annexe II au CGI, accompagnée d'un montant hors taxes et de l'absence de tout montant de TVA. Une facture de sous-traitance qui ferait apparaître de la TVA est irrégulière : la taxe serait due par son auteur au titre de l'article 283, 3 du CGI, sans être déductible chez le destinataire.
Une amende de 5 % de la TVA déductible omise, prévue par l'article 1788 A, 4 du CGI. Le droit à déduction n'est en principe pas perdu si les conditions de fond sont remplies : la sanction est l'amende, pas la perte de la déduction. Elle s'applique néanmoins à chaque déclaration incomplète.
Le montant hors taxes est porté en ligne 02 « Autres opérations imposables » du cadre A, la TVA correspondante est calculée dans le cadre B au taux applicable, puis reprise en TVA déductible en ligne 20 « Autres biens et services » si le droit à déduction existe. Le sous-traitant, lui, porte son chiffre d'affaires en ligne 05 « Autres opérations non imposables » (BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 537). Les achats de services auprès d'un prestataire non établi en France relèvent, eux, de la seule ligne A3, l'ancienne ligne 2A ayant été supprimée en 2022.
Elle ne modifie pas la base imposable : la TVA porte sur le prix total du marché, retenue comprise. En revanche, comme les travaux immobiliers sont des prestations de services, l'exigibilité intervient à l'encaissement (art. 269, 2, c du CGI), sauf option pour les débits. La fraction retenue ne devient donc exigible qu'au moment de sa libération.
Non. Que le sous-traitant soit payé par l'entreprise principale, par délégation de paiement ou par action directe contre le maître d'ouvrage (loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975), la facturation reste inchangée : le sous-traitant facture l'entreprise principale hors taxes, et l'entreprise principale facture le maître d'ouvrage TTC.
Non, les deux mécanismes sont indépendants. Depuis la mise à jour du BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40 du 22 octobre 2025, les prestations de sous-traitance qui remplissent les conditions des articles 279-0 bis et 278-0 bis A du CGI relèvent elles-mêmes des taux réduits, l'ancienne doctrine qui les soumettait au taux normal n'étant tolérée que pour les prestations réalisées avant le 1er janvier 2026. L'entreprise principale autoliquide donc au taux réduit.
En tant que maître d'ouvrage qui fait construire pour vendre, non : ses relations avec les entreprises sont des contrats d'entreprise directs, pas des contrats de sous-traitance. Elle reçoit des factures TTC et déduit la TVA correspondante, puisque ses ventes d'immeubles neufs sont taxables. Elle peut en revanche être concernée par les autres cas d'autoliquidation.
Il faut le demander au service des impôts des entreprises dont dépend la SCI, avant la première opération concernée. Une SCI exonérée qui achète des services auprès d'un prestataire européen sans numéro s'expose à une facturation avec la TVA du pays d'origine, non déductible, doublée d'une régularisation en France.
Oui depuis le 1er janvier 2022 : la TVA due à l'importation est déclarée et acquittée sur la déclaration de TVA de l'assujetti identifié en France, et non plus payée en douane (art. 293 A du CGI). Une SCI qui importe un équipement hors Union européenne doit donc être identifiée à la TVA et porter l'opération sur sa déclaration.