Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Approbation des comptes en SCI : rapport de gestion, quitus et PV (2026)

C'est le rituel annuel que la grande majorité des SCI bâcle ou oublie — et qui se paye au prix fort le jour où quelque chose dérape. Une mésentente entre associés, un divorce, une succession, un contrôle fiscal, une banque qui demande les trois derniers exercices : à chaque fois, la première question posée est la même. « Montrez-moi les procès-verbaux d'approbation des comptes. » Quand la réponse est « il n'y en a pas », la discussion change de nature.

Ce guide traite précisément de ce sujet : l'obligation de rendre compte prévue par l'article 1856 du Code civil, ce que doit contenir le rapport de gestion, le vrai délai pour approuver les comptes (qui n'est pas celui que l'on croit), la portée réelle du quitus, la rédaction du procès-verbal et la tenue du registre. Pour la mécanique générale de l'assemblée — convocation, tenue, types de décisions, modèles — reportez-vous à notre guide dédié à l'assemblée générale de SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, CGI, BOFiP). Mis à jour le 20 juillet 2026.


1. L'obligation de rendre compte : l'article 1856 du Code civil

Deux phrases. C'est tout ce que le législateur a écrit sur le sujet — et c'est beaucoup plus contraignant que ne le laisse croire cette brièveté. L'article 1856 du Code civil dispose :

« Les gérants doivent, au moins une fois dans l'année, rendre compte de leur gestion aux associés. Cette reddition de compte doit comporter un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société au cours de l'année ou de l'exercice écoulé comportant l'indication des bénéfices réalisés ou prévisibles et des pertes encourues ou prévues. »

Trois mots comptent dans ce texte, et ils sont systématiquement négligés.

« Au moins une fois dans l'année »

C'est une périodicité minimale, pas une faculté. Elle ne dépend ni de la taille de la SCI, ni de son régime fiscal, ni du nombre d'associés. Une SCI familiale à deux associés qui détient un seul appartement y est soumise exactement comme une SCI à dix associés détenant un immeuble de rapport. Le fait que le gérant soit également l'associé majoritaire, ou que tous les associés soient d'accord sur tout, ne dispense de rien.

« Rapport écrit »

Le point le plus souvent violé, et de loin. La loi n'exige pas seulement que le gérant explique sa gestion : elle exige un écrit. Une conversation au dîner de Noël, un mail récapitulatif de trois lignes, un relevé bancaire transféré en pièce jointe : rien de tout cela ne satisfait l'article 1856. Une SCI qui produit un procès-verbal d'approbation mais aucun rapport de gestion n'est qu'à moitié en règle — et c'est la moitié la plus facile qu'elle a faite.

« Bénéfices réalisés ou prévisibles, pertes encourues ou prévues »

Le texte impose une dimension prospective. Le rapport ne se limite pas au passé : il doit indiquer ce qui est prévisible. Une SCI qui sait qu'un bail commercial arrive à échéance sans renouvellement, ou qu'un ravalement de 40 000 € a été voté en copropriété, doit le dire dans son rapport. C'est précisément cette information prospective qui protège le gérant : un associé ne peut pas reprocher plus tard une décision dont il a été informé en amont par écrit.

À retenir. La loi impose la reddition de compte (rapport écrit annuel). Elle n'impose pas, en tant que telle, une procédure d'approbation par vote. C'est votre pacte social — les statuts — qui organise l'approbation. Dans l'immense majorité des modèles de statuts de SCI, une clause prévoit une assemblée annuelle d'approbation des comptes : elle est alors contractuellement obligatoire, et sa violation est une faute du gérant au sens de l'article 1850 du Code civil.

Le pendant : le droit d'information de l'associé (art. 1855)

L'obligation du gérant a un miroir : le droit de l'associé. L'article 1855 du Code civil prévoit que les associés ont le droit d'obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et des documents sociaux, et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d'un mois.

Ce délai d'un mois est ferme. Un gérant qui ne répond pas s'expose à une action en communication forcée, souvent assortie d'une astreinte, et alimente un dossier de faute de gestion. Dans les situations de mésentente entre associés, la question écrite de l'article 1855 est presque toujours le premier acte de la procédure : elle sert à constituer la preuve du refus d'information.


2. Ce que doit contenir le rapport de gestion

Aucun plan type n'est imposé. Le Code civil fixe un contenu minimal — activité, bénéfices, pertes, perspectives — et laisse la forme entièrement libre. La structure ci-dessous est celle que nous utilisons pour une SCI patrimoniale : deux à quatre pages. Pas trente. Un rapport trop long ne sera pas lu, et un rapport non lu ne protège personne.

Section Ce qu'on y écrit Obligatoire ?
1. Rappel de l'activitéBiens détenus, adresses, nature des baux, locataires, taux d'occupation, vacance de l'exerciceOui (art. 1856)
2. Résultats de l'exerciceLoyers encaissés, charges, intérêts d'emprunt, amortissements (IS), résultat comptable et fiscalOui (art. 1856)
3. Événements significatifsTravaux, sinistre, impayé, renégociation de prêt, entrée ou sortie d'associé, changement de gérantOui (art. 1856)
4. Trésorerie et comptes courantsSolde bancaire à la clôture, mouvements des comptes courants d'associés, apports et remboursementsVivement recommandé
5. EndettementCapital restant dû, échéance, taux, assurance emprunteur, covenants éventuelsVivement recommandé
6. PerspectivesBénéfices prévisibles, pertes prévues, travaux votés, révision des loyers, échéances de bailOui (art. 1856)
7. Proposition d'affectationReport à nouveau, réserve, distribution proposée aux associésRecommandé

Ce qui n'est PAS obligatoire dans une SCI

Savoir ce qu'on n'a pas à faire fait gagner autant de temps que le reste. Les obligations lourdes du Code de commerce ne s'appliquent pas à une société civile :

  • Pas de rapport de gestion au sens de l'article L232-1 du Code de commerce, avec ses mentions imposées (activité en matière de recherche et développement, prises de participation, délais de paiement fournisseurs, informations extra-financières…). Le rapport de la SCI est celui de l'article 1856, beaucoup plus souple.
  • Pas de rapport du commissaire aux comptes : la nomination d'un CAC n'est pas obligatoire dans une SCI patrimoniale classique. Le recours à un professionnel du chiffre ne l'est pas davantage — voir notre guide l'expert-comptable est-il obligatoire en SCI.
  • Pas de rapport spécial sur les conventions réglementées. Il n'existe pas, en société civile de droit commun, de procédure légale de conventions réglementées comparable à celle de la SARL (art. L223-19 du Code de commerce) ou de la SAS (art. L227-10). Si vos statuts prévoient une information des associés sur les conventions passées entre la SCI et son gérant, elle est statutaire et volontaire — mais alors elle vous engage.
  • Pas d'annexe comptable normalisée pour une SCI à l'IR tenant une comptabilité de trésorerie. À l'IS, en revanche, la SCI doit tenir une comptabilité d'engagement et établir bilan, compte de résultat et annexe — non pas au titre du Code de commerce, puisqu'elle n'est pas commerçante, mais en application des articles 54 et 209 I du CGI et de l'article 38 quater de l'annexe III au CGI, qui renvoient aux règles du plan comptable général.

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À partir de vos écritures de l'exercice, le logiciel produit le rapport de gestion conforme à l'article 1856, le procès-verbal d'approbation des comptes et la résolution d'affectation du résultat. Vous relisez, vous signez, c'est classé.


3. Le délai pour approuver les comptes : statutaire, pas légal

C'est l'erreur la plus répandue dans les articles consacrés aux SCI, et elle est reprise en boucle : « les comptes doivent être approuvés dans les six mois de la clôture ». Ce n'est pas exact pour une société civile.

D'où vient le délai de six mois

Le délai de six mois est une règle du Code de commerce, applicable à certaines sociétés commerciales : l'assemblée générale ordinaire d'approbation des comptes d'une SA doit se tenir dans les six mois de la clôture de l'exercice (article L225-100 du Code de commerce), de même que celle d'une SARL (article L223-26), l'un comme l'autre réservant la prolongation de ce délai par décision de justice. Il vaut aussi pour la SAS à associé unique (article L227-9, dernier alinéa). En revanche, dans une SAS pluripersonnelle, aucun délai légal de six mois ne s'impose : l'article L227-1, alinéa 3 du Code de commerce écarte expressément l'application des articles L225-17 à L225-126, donc de l'article L225-100, et l'approbation est organisée par les statuts (art. L227-9, al. 2). Ce délai est assorti, dans les sociétés commerciales, d'une obligation de dépôt des comptes au greffe dans le mois suivant l'approbation.

Rien de tel dans le titre IX du livre III du Code civil, qui régit les sociétés civiles. Le seul repère légal y est l'article 1856 : au moins une fois dans l'année. Il n'y a ni délai de six mois, ni sanction pénale de retard, ni procédure de prorogation judiciaire.

Alors quel délai s'applique à votre SCI ?

Celui de vos statuts. Et dans l'immense majorité des cas, vos statuts reprennent le délai de six mois, par mimétisme des modèles de sociétés commerciales. Ouvrez vos statuts et cherchez la clause intitulée « Assemblée annuelle », « Approbation des comptes » ou « Décisions collectives ordinaires ». Vous y trouverez le plus souvent une formule du type : « Les associés se réunissent au moins une fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice, à l'effet d'approuver les comptes. »

Si cette clause existe, le délai de six mois vous est opposable — non pas parce que la loi l'impose, mais parce que vous vous l'êtes imposé. Le dépasser est une violation des statuts, expressément visée par l'article 1850 du Code civil comme cause de responsabilité du gérant.

Situation Délai applicable Sanction du dépassement
Statuts fixant un délai (souvent 6 mois)Le délai statutaireViolation des statuts, faute du gérant (art. 1850 C. civ.)
Statuts muets sur le délai« Au moins une fois dans l'année » (art. 1856)Faute de gestion si aucune reddition annuelle
SCI à l'IR (déclaration 2072)Comptes arrêtés avant la télédéclaration du 20 mai 2026Majoration fiscale du retard déclaratif (art. 1728 CGI)
SCI à l'IS (2065 + liasse)Comptes arrêtés avant la déclaration de résultatMajoration fiscale, intérêts de retard

La vraie contrainte de calendrier est fiscale

Même en l'absence de délai légal civil, vous n'avez pas la liberté de repousser indéfiniment l'arrêté des comptes : la déclaration fiscale, elle, a une date butoir. Une SCI à l'IR dépose sa déclaration 2072, une SCI à l'IS sa déclaration 2065 accompagnée de la liasse 2033, dans la seconde quinzaine de mai pour un exercice clos au 31 décembre — le 20 mai 2026 précisément. La date de dépôt papier est fixée au 5 mai (2e jour ouvré suivant le 1er mai), et les téléprocédures bénéficient d'un délai supplémentaire de 15 jours calendaires. Les chiffres présentés à l'assemblée doivent être ceux qui partent au fisc.

Exercice décalé. Si votre exercice ne se clôture pas au 31 décembre, la déclaration de résultat à l'IS est due dans les trois mois suivant la clôture, et le délai statutaire d'approbation court également à compter de la clôture réelle. Une SCI clôturant au 30 juin 2026 avec une clause statutaire de six mois doit tenir son assemblée avant le 31 décembre 2026 et déposer sa liasse avant le 30 septembre 2026. Voir notre calendrier fiscal SCI.

L'enchaînement logique à respecter

  1. Clôture comptable : lettrage, rapprochement bancaire, cut-off des loyers et charges. Voir la checklist de clôture.
  2. Arrêté des comptes par le gérant : c'est le gérant qui arrête les comptes, sous sa responsabilité.
  3. Rédaction du rapport de gestion (art. 1856) et de la proposition d'affectation.
  4. Convocation des associés, avec mise à disposition des documents.
  5. Assemblée : approbation des comptes, affectation du résultat, quitus le cas échéant.
  6. Procès-verbal signé, porté au registre des délibérations.
  7. Déclaration fiscale cohérente avec les comptes approuvés. Si l'échéance est déjà passée, voir que faire en cas de retard de déclaration de SCI.

Beaucoup de SCI inversent les étapes 5 et 7 : la déclaration part en mai, l'assemblée se tient — si elle se tient — en novembre, sur des chiffres qu'on ne peut plus modifier. Ce n'est pas rédhibitoire, mais cela vide l'approbation de son sens : les associés ne peuvent plus contester utilement ce qui a déjà été déclaré.


4. La convocation et le vote

Ici encore, c'est le couple statuts / décret de 1978 qui commande. Le décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 fixe les règles supplétives applicables aux décisions collectives des sociétés civiles.

La convocation

Sauf clause statutaire différente, l'article 40 du décret de 1978 impose une convocation adressée à chaque associé par lettre recommandée, au moins quinze jours avant la réunion. Deux exigences complémentaires sont régulièrement oubliées :

  • Un ordre du jour explicite : les questions inscrites doivent être libellées de telle sorte que leur contenu et leur portée apparaissent clairement, sans qu'il y ait lieu de se reporter à d'autres documents. Un ordre du jour réduit à « questions diverses » ou à « point sur la SCI » ne vaut rien.
  • La mise à disposition des documents au siège social, dès la convocation : projet de résolutions, rapport de gestion, comptes de l'exercice. Tout associé peut en prendre connaissance ou copie, et demander leur envoi par lettre simple ou, à ses frais, par lettre recommandée.

La règle spécifique à l'assemblée d'approbation (art. 41 du décret de 1978). Quand l'ordre du jour comporte la reddition de compte des gérants, la mise à disposition au siège ne suffit pas : le rapport de gestion, le cas échéant les rapports de l'organe de surveillance ou du commissaire aux comptes, le texte des résolutions proposées et les documents nécessaires à l'information des associés doivent leur être adressés par lettre simple, quinze jours au moins avant la réunion, tout en restant simultanément tenus à leur disposition au siège social. C'est précisément la formalité que les SCI oublient : convoquer sans joindre le rapport de gestion est une irrégularité, même si la convocation elle-même respecte le délai.

Une convocation irrégulière (délai trop court, absence de convocation d'un associé, ordre du jour flou) est le premier terrain d'attaque d'un associé minoritaire mécontent. Attention toutefois : depuis l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, entrée en vigueur le 1er octobre 2025 et applicable aux sociétés civiles comme aux sociétés commerciales, l'annulation d'une décision sociale n'est plus automatique — et elle est même devenue nettement plus difficile à obtenir. Le raisonnement se fait désormais en deux temps.

Premier filtre : la nature de la règle violée. Le nouvel article 1844-10 du Code civil pose que, sauf si la loi en dispose autrement, la violation des statuts ne constitue pas une cause de nullité : la nullité d'une décision sociale ne peut résulter que de la violation d'une disposition impérative du droit des sociétés ou d'une cause de nullité des contrats. Concrètement, si vos statuts imposent une convocation par lettre recommandée et que le gérant a convoqué par simple e-mail, ce manquement purement statutaire n'ouvre plus, à lui seul, la voie de l'annulation. Il reste une faute du gérant au sens de l'article 1850 du Code civil, susceptible d'engager sa responsabilité et de faire refuser le quitus, mais ce n'est plus un motif de nullité de l'assemblée.

Second filtre : le triple test. Lorsque la règle violée est bien une disposition impérative (par exemple l'éviction pure et simple d'un associé titulaire du droit de vote), le juge doit encore vérifier trois conditions cumulatives posées par le nouvel article 1844-12-1 du Code civil : le demandeur justifie d'un grief résultant d'une atteinte à l'intérêt protégé, l'irrégularité a eu une influence sur le sens de la décision, et les conséquences de la nullité pour l'intérêt social ne sont pas excessives. Autrement dit : l'irrégularité formelle ne suffit plus. Mais un associé purement et simplement écarté d'une assemblée qui approuve des comptes qu'il conteste coche assez facilement les deux premières cases.

Les alternatives à la réunion physique

Mode Base légale Condition
Assemblée réunieArt. 1853 C. civ.Mode de principe
Consultation écriteArt. 1853 C. civ. + art. 42 du décret de 1978Uniquement si les statuts la prévoient ; envoi par LRAR et quinze jours minimum laissés à chaque associé pour voter
Acte signé de tous les associésArt. 1854 C. civ.Consentement unanime exprimé dans un acte

Dans une SCI familiale où tout le monde s'entend, l'article 1854 est la voie royale : un procès-verbal d'assemblée rédigé, daté et signé par tous les associés vaut décision collective régulière, sans convocation ni réunion. Attention : il faut vraiment la signature de tous. Un associé manquant fait tomber le mécanisme, et il faut alors repasser par la convocation régulière.

Dernière précision utile aux SCI familiales : l'article 43 du décret de 1978 écarte les formalités des articles 40 à 42 lorsque tous les associés sont gérants. Une SCI à deux associés cogérants n'a donc pas à s'auto-convoquer par recommandé — ce qui ne la dispense en rien du rapport écrit de l'article 1856, du procès-verbal et du registre.

La majorité : le piège des statuts muets

L'article 1852 du Code civil est sans ambiguïté : les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés.

Conséquence rarement anticipée : une SCI dont les statuts ne fixent aucune règle de majorité pour l'approbation des comptes doit y procéder à l'unanimité. Tant que la famille s'entend, personne ne s'en aperçoit. Le jour d'un divorce, d'une succession ou d'une brouille, un associé détenant 5 % des parts peut bloquer l'approbation des comptes exercice après exercice. Si vos statuts sont muets, la modification des statuts pour insérer une clause de majorité est une mesure de sécurité élémentaire — mais elle-même se vote à l'unanimité, donc mieux vaut y penser avant le conflit.

Qui vote en cas de démembrement ?

Question centrale dans les SCI de transmission. L'article 1844 du Code civil pose le principe : tout associé a le droit de participer aux décisions collectives. En cas de démembrement, le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il est réservé à l'usufruitier.

Traduit en pratique pour une assemblée d'approbation des comptes :

  • Résolution 1 — approbation des comptes : vote du nu-propriétaire.
  • Résolution 2 — affectation du résultat : vote de l'usufruitier.

Les statuts peuvent aménager cette répartition — c'est l'un des points à travailler dès la mise en place d'un démembrement de parts de SCI — mais ils ne peuvent pas priver le nu-propriétaire du droit de participer aux décisions collectives : il doit être convoqué et pouvoir s'exprimer, même lorsque le vote appartient à l'usufruitier. Dans une SCI démembrée, convoquez systématiquement les deux et faites-les signer tous les deux.


5. Le quitus : ce qu'il couvre vraiment

Aucune résolution n'est aussi mal comprise que celle-là. Le gérant vote son quitus et se croit déchargé de l'exercice écoulé, comme si l'assemblée avait tiré un trait. C'est faux, et le Code civil le dit noir sur blanc.

Le texte qui vide le quitus de son effet libératoire

L'article 1843-5, dernier alinéa, du Code civil dispose qu'aucune décision de l'assemblée des associés ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour la faute commise dans l'accomplissement de leur mandat. Le même article répute non écrite toute clause statutaire qui subordonnerait l'exercice de l'action sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée, ou qui comporterait par avance renonciation à cette action.

La Cour de cassation applique cette règle sans nuance : le quitus donné par l'assemblée n'a pas d'effet libératoire pour le gérant à raison des fautes commises dans sa gestion. Un associé qui a voté le quitus en assemblée peut donc, ensuite, agir en responsabilité contre le gérant.

Ce que le quitus fait Ce que le quitus ne fait pas
Établit que les associés ont reçu l'information de l'exerciceÉteindre l'action en responsabilité (art. 1843-5, dernier al.)
Marque politiquement la confiance des associésCouvrir une faute dissimulée au moment du vote
Rend plus difficile un reproche sur un fait clairement exposéCouvrir une violation des statuts ou de la loi
Sert d'élément de preuve dans un litige ultérieurEmpêcher un tiers (créancier, fisc) d'agir

Alors pourquoi voter le quitus ?

Parce que son utilité est probatoire, pas libératoire. Un quitus voté après présentation d'un rapport de gestion complet et sincère établit que les associés ont eu, à cette date, l'information sur un fait donné. Si un associé conteste dix ans plus tard une décision de travaux dont le rapport faisait explicitement état, le gérant oppose le rapport et le procès-verbal. C'est un élément de défense sérieux — pas une immunité.

La différence tient à un mot : la dissimulation. Un fait exposé dans le rapport est difficilement critiquable ensuite. Un fait tu — un loyer sous-évalué consenti à un proche, un remboursement de compte courant fait avant les autres, une facture de complaisance — reste attaquable, et la prescription elle-même ne court qu'à compter de sa révélation.

La prescription de l'action contre le gérant

Attention à une confusion répandue : la prescription triennale des actions en responsabilité contre les dirigeants est propre aux sociétés commerciales (art. L223-23 du Code de commerce pour la SARL, L225-254 pour la SA). Elle ne s'applique pas à une société civile. En l'absence de texte dérogatoire, l'action en responsabilité contre le gérant d'une SCI relève de la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du Code civil : cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer — solution confirmée par la Cour de cassation. Ce point de départ « glissant » est déterminant : un gérant qui a dissimulé une opération ne peut pas se réfugier derrière le temps écoulé, puisque le délai ne court qu'à compter de la connaissance des faits par les associés.

Le conseil qui compte. Si vous êtes gérant, votre meilleure protection n'est pas le quitus : c'est un rapport de gestion écrit, complet et sincère, remis à tous les associés, et un procès-verbal signé. La transparence documentée protège infiniment mieux qu'une résolution de quitus. Sur l'étendue des pouvoirs et de la responsabilité du gérant, voir notre guide gérant de SCI.


6. Le PV d'approbation des comptes et le registre des délibérations

Le procès-verbal n'est pas de la paperasse : c'est la preuve de la décision. Sans lui, la décision a peut-être été prise, mais elle n'est pas opposable — et devant un juge, une décision qu'on ne peut pas prouver n'a pas été prise.

Le contenu imposé par l'article 44 du décret de 1978

L'article 44 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 fixe précisément les mentions à porter. Toute délibération des associés est constatée par un procès-verbal indiquant :

  • les nom et prénoms des associés ayant participé au vote et le nombre de parts détenues par chacun ;
  • les documents et rapports soumis à discussion (rapport de gestion, comptes de l'exercice) ;
  • le texte des résolutions mises aux voix ;
  • le résultat du vote, résolution par résolution.

Lorsqu'il s'agit d'une assemblée réunie, le procès-verbal doit en outre mentionner la date et le lieu de la réunion, les nom, prénoms et qualité du président de séance, ainsi qu'un résumé des débats. En cas de consultation écrite, il doit établir que les formalités ont été respectées et reproduire la réponse de chaque associé. Le procès-verbal est établi et signé par les gérants et, s'il y a lieu, par le président de séance.

Un modèle de résolutions

Trame de PV d'approbation des comptes

Première résolution — Approbation des comptes. L'assemblée, après avoir entendu la lecture du rapport de gestion du gérant et pris connaissance des comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2025, approuve lesdits comptes tels qu'ils lui ont été présentés, se soldant par un bénéfice de … €. Cette résolution est adoptée par … voix pour, … contre, … abstention.

Deuxième résolution — Affectation du résultat. L'assemblée décide d'affecter le bénéfice de l'exercice, soit … €, de la manière suivante : … € au compte de report à nouveau, … € en distribution aux associés au prorata de leurs parts. Cette résolution est adoptée par …

Troisième résolution — Quitus. L'assemblée donne au gérant quitus entier et sans réserve de sa gestion pour l'exercice écoulé, sous réserve des dispositions de l'article 1843-5 du Code civil. Cette résolution est adoptée par …

Quatrième résolution — Comptes courants d'associés. L'assemblée prend acte du solde des comptes courants d'associés au 31 décembre 2025, tel que détaillé en annexe, et décide (le cas échéant) d'autoriser le remboursement partiel à hauteur de … €.

Le registre spécial (article 45 du décret de 1978)

C'est l'obligation formelle la moins respectée, et la plus facile à corriger. L'article 45 du décret impose que les procès-verbaux soient établis sur un registre spécial tenu au siège social, coté et paraphé — la formalité étant gratuite — par un juge du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire, ou par le maire ou un adjoint au maire de la commune du siège social.

Deux variantes sont expressément admises :

  • Feuilles mobiles numérotées sans discontinuité, paraphées dans les mêmes conditions et revêtues du sceau de l'autorité qui les a paraphées. Dès qu'une feuille est remplie, même partiellement, elle est jointe à celles précédemment utilisées. Toute addition, suppression, substitution ou interversion de feuilles est interdite.
  • Forme électronique : depuis le décret n° 2019-1118 du 31 octobre 2019, le registre peut être tenu et les procès-verbaux établis sous forme électronique, à condition que la signature respecte au minimum les exigences de la signature électronique avancée de l'article 26 du règlement européen n° 910/2014 (eIDAS) et que les procès-verbaux soient horodatés par un procédé offrant toute garantie de preuve.

Le passage en mairie. Pour une SCI, le plus simple reste d'acheter un registre coté (quelques euros en papeterie), de le faire parapher gratuitement à la mairie du siège social, et d'y coller ou recopier chaque PV. C'est une démarche de vingt minutes, une fois pour toutes, qui règle une objection classique en cas de contrôle ou de contentieux entre associés. Sur l'ensemble des registres à tenir, voir notre guide registres comptables SCI.

Quelle est la sanction d'un PV irrégulier ?

Il n'existe pas d'amende automatique. Le risque est probatoire et se matérialise toujours à retardement : une décision non consignée est difficile à prouver, une décision consignée hors registre est contestable, une assemblée tenue en violation d'une disposition impérative du droit des sociétés peut être annulée si les conditions de l'article 1844-12-1 du Code civil sont réunies (la seule violation des statuts ne suffit plus depuis le 1er octobre 2025, art. 1844-10 C. civ., mais elle reste une faute du gérant au sens de l'article 1850). Dans un contentieux entre associés, l'avocat adverse commence systématiquement par demander le registre. Son absence transforme un dossier gagnable en dossier fragile.


7. Affectation du résultat et comptes courants

Approuver les comptes ne dit rien du sort du résultat. Ce sont deux résolutions distinctes, et la seconde a des conséquences fiscales directes. Le sujet est traité en profondeur dans notre guide sur l'affectation du résultat en SCI ; voici ce qui doit impérativement figurer dans le PV d'approbation.

SCI à l'IR : le résultat est imposé, distribué ou non

Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, le résultat fiscal est réputé appréhendé par les associés à hauteur de leur quote-part, que la SCI distribue ou non. Chaque associé personne physique reporte sa part sur sa déclaration 2044, puis sur sa 2042. Le PV n'a donc pas d'incidence sur l'imposition, mais il reste indispensable pour :

  • tracer le montant réellement laissé en trésorerie dans la société ;
  • documenter les sommes portées au crédit des comptes courants d'associés — c'est-à-dire une dette de la SCI envers eux, remboursable ensuite en franchise d'impôt ;
  • éviter qu'un virement au profit d'un associé soit requalifié, faute de justification, en avantage occulte.

SCI à l'IS : la distribution déclenche le PFU

Dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, la distribution décidée en assemblée constitue un dividende, imposé chez l'associé personne physique au prélèvement forfaitaire unique. En 2026, le PFU sur les revenus mobiliers s'établit à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ces derniers ayant été relevés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (à ne pas confondre avec le taux de 17,2 % qui reste applicable aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières des particuliers). Concrètement, la SCI prélève ces sommes à la source lors du versement et les reverse au moyen de la déclaration n° 2777, au plus tard le 15 du mois suivant. Les 12,8 % ne sont qu'un acompte d'impôt sur le revenu (art. 117 quater du CGI), imputable sur l'impôt finalement dû : l'associé dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple soumis à imposition commune) peut en demander la dispense, par une attestation sur l'honneur remise à la société au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le versement (art. 242 quater du CGI). Cette dispense ne porte que sur l'acompte d'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent prélevés à la source. L'option globale pour le barème progressif reste possible, avec abattement de 40 % sur le dividende brut et CSG déductible à hauteur de 6,8 % l'année suivante.

La conséquence pratique est majeure : sans PV d'affectation, une somme versée à un associé par une SCI à l'IS est indéfendable. Soit c'est un dividende, et il fallait le déclarer et acquitter le PFU ; soit c'est un remboursement de compte courant, et il faut prouver l'existence de la créance. Le procès-verbal, adossé à un suivi rigoureux du compte courant d'associé, est ce qui permet de trancher.

Nature du versement à l'associé Justificatif nécessaire Fiscalité (SCI à l'IS)
DividendePV d'affectation du résultatPFU 31,4 % ou barème
Remboursement de compte courantHistorique des apports, relevé de compte courantNon imposable (restitution de créance)
Rémunération du gérantDécision collective ou clause statutaireImposable chez le gérant, déductible pour la SCI
Versement sans justificationAucunRisque de requalification en distribution occulte

Le cas du résultat déficitaire

Un exercice déficitaire s'approuve exactement comme un exercice bénéficiaire, avec une résolution d'affectation qui porte la perte au compte de report à nouveau débiteur. À l'IS, ce déficit est reportable en avant sans limitation de durée, dans les conditions de l'article 209 I du CGI — l'imputation sur le bénéfice d'un exercice suivant restant plafonnée à 1 000 000 € majorés de 50 % de la fraction du bénéfice excédant ce seuil — voir notre guide sur le déficit reportable en SCI à l'IS. À l'IR, le déficit foncier suit son régime propre, avec l'imputation sur le revenu global plafonnée à 10 700 € par an. Dans les deux cas, l'existence du déficit doit être documentée dans les comptes approuvés : c'est ce qui vous permettra de l'invoquer plusieurs exercices plus tard.


8. Faut-il déposer les comptes d'une SCI au greffe ?

Non. Et c'est l'un des rares points où la SCI est nettement plus légère que les sociétés commerciales.

Une SARL, une SAS ou une SA doit déposer ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce dans le mois suivant leur approbation (deux mois par voie électronique). Ces comptes deviennent publics et consultables par n'importe qui. Aucune obligation équivalente n'existe pour une société civile immobilière. Les comptes de votre SCI ne sont pas publiés, pas consultables par vos concurrents, vos locataires ou vos voisins.

Formalité SARL / SAS / SA SCI
Approbation annuelle des comptesSA / SARL : 6 mois légaux (C. com.) ; SAS : selon les statutsReddition annuelle (art. 1856) + statuts
Dépôt des comptes au greffeObligatoire, sous astreinteNon requis
Publicité des comptesComptes publicsConfidentiels
Registre des délibérationsObligatoireObligatoire (art. 45 décret 1978)
Formalité au greffe après l'assembléeDépôt des comptesAucune, sauf modification statutaire décidée

Les deux exceptions à connaître

  • Une clause statutaire volontaire. Rien n'interdit à des statuts de prévoir un dépôt des comptes. C'est très rare, mais si votre pacte social le prévoit, cela vous engage. Vérifiez.
  • Les très grandes sociétés civiles ayant une activité économique. L'article L612-1 du Code de commerce impose aux personnes morales de droit privé non commerçantes exerçant une activité économique qui dépassent deux des trois seuils fixés par décret (nombre de salariés, montant hors taxes du chiffre d'affaires ou des ressources, total du bilan) d'établir des comptes annuels — bilan, compte de résultat et annexe — et de nommer un commissaire aux comptes. Aucune SCI patrimoniale ordinaire n'est concernée : on parle ici de structures d'une tout autre dimension.

En revanche, si l'assemblée décide une modification statutaire — changement de gérant, transfert de siège, augmentation de capital — cette décision, elle, donne lieu à des formalités : publication dans un support d'annonces légales et dépôt au registre du commerce et des sociétés dans le mois de la délibération. C'est la modification qui est publiée, pas les comptes.


9. Ce que l'on risque à ne pas approuver les comptes de sa SCI

« Personne ne contrôle, il n'y a pas d'amende, tant que tout va bien ça ne pose aucun problème. » Le raisonnement est parfaitement juste. Il tient exactement jusqu'au jour où tout ne va plus bien. Quatre scénarios, tous vus en pratique, où l'absence d'approbation se paye.

Risque 1 — La responsabilité civile du gérant (art. 1850)

L'article 1850 du Code civil rend chaque gérant responsable individuellement envers la société et envers les tiers des infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts et des fautes commises dans sa gestion. Ne jamais réunir l'assemblée annuelle prévue par les statuts entre exactement dans le deuxième cas. Ne jamais produire le rapport écrit de l'article 1856 entre dans le premier.

À cela s'ajoute la révocation judiciaire pour cause légitime : un associé peut demander au tribunal la révocation du gérant, et le défaut répété de reddition de compte est l'un des motifs les mieux accueillis, précisément parce qu'il est facile à prouver — il suffit de montrer qu'il n'existe aucun procès-verbal. Voir notre guide changer de gérant de SCI.

Risque 2 — Le contrôle fiscal et la SCI fictive

Lors d'un contrôle fiscal de SCI, le vérificateur demande systématiquement le registre des délibérations. Une SCI sans aucune vie sociale depuis dix ans — pas d'assemblée, pas de PV, pas de rapport, un compte bancaire confondu avec celui du gérant — présente les caractéristiques classiques de la SCI fictive. L'administration peut alors écarter la personnalité morale et réintégrer les revenus chez la personne physique, ou invoquer l'abus de droit de l'article L64 du LPF.

À elle seule, l'absence de PV ne suffit jamais à faire tomber une SCI. Mais elle ne vient jamais seule : elle s'ajoute au compte bancaire mélangé, aux loyers non encaissés, aux statuts jamais respectés. C'est le faisceau d'indices qui emporte la décision, et l'absence de vie sociale en est l'un des indices les plus cités.

Risque 3 — Le blocage bancaire et notarial

C'est le risque le plus concret et le plus fréquent. Trois situations le déclenchent :

  • Demande de prêt. Une banque qui finance une SCI demande les statuts, les trois derniers exercices et, très souvent, les procès-verbaux d'approbation correspondants. Un dossier sans PV est retardé ou refusé.
  • Cession de parts. Le notaire ou l'avocat rédacteur vérifie la régularité de la vie sociale avant une cession de parts. L'absence de comptes approuvés rend la valorisation des parts contestable et fragilise l'acte.
  • Succession. Au décès d'un associé, le notaire doit valoriser les parts dans l'actif successoral. Sans comptes approuvés, la valeur retenue est arbitraire, ce qui expose les héritiers à un redressement en droits de succession et à des conflits entre eux.

Risque 4 — Le conflit entre associés

C'est celui qui fait le plus de dégâts. Tant que tout le monde s'entend, l'absence de PV ne gêne personne. Le jour où un associé conteste — divorce, brouille familiale, héritier entrant qui découvre la SCI — le gérant se retrouve à devoir prouver dix ans de gestion sans un seul document formalisé. Chaque décision devient discutable : ce virement de 8 000 €, était-ce un dividende ou un remboursement de compte courant ? Ces travaux de 25 000 €, qui les a validés ? Ce loyer minoré consenti au fils du gérant, sur quelle base ?

Face à ces questions, le gérant diligent sort son registre. L'autre sort ses souvenirs. Le juge, lui, ne juge que sur pièces.

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Comptabilité, rapport de gestion, procès-verbal d'approbation, affectation du résultat, suivi des comptes courants et déclaration fiscale télétransmise. Tout est produit à partir d'une seule saisie, et archivé année après année.


10. Trois cas pratiques chiffrés d'approbation des comptes

Cas 1 — SCI familiale à l'IR, deux associés, un appartement

Situation. SCI détenue à 50/50 par deux frères. Un appartement loué nu 900 € par mois. Exercice clos au 31 décembre 2025.

Poste Montant
Loyers encaissés (12 mois)10 800 €
Taxe foncière− 1 240 €
Charges de copropriété non récupérables− 860 €
Assurance PNO− 190 €
Intérêts d'emprunt et assurance emprunteur− 3 420 €
Frais de gestion et comptabilité− 229 €
Résultat fiscal+ 4 861 €

Ce que fait le gérant. Il rédige un rapport de gestion de deux pages : rappel du bail, absence de vacance sur l'exercice, montant des travaux d'entretien, mention d'un ravalement voté en copropriété pour 2027 avec une quote-part estimée à 6 400 € (c'est l'information prospective exigée par l'article 1856). Plutôt que de convoquer son frère par recommandé, il fait constater la décision dans un acte signé par les deux associés (art. 1854 C. civ.), ce qui dispense de convocation et de réunion, puis fait signer le procès-verbal en deux exemplaires et l'inscrit au registre paraphé en mairie.

Résolutions votées. Approbation des comptes ; affectation du résultat de 4 861 € en report à nouveau (la trésorerie est conservée en prévision du ravalement) ; quitus au gérant. Chaque frère déclare ensuite 2 430,50 € sur sa 2044.

Coût de l'opération : une soirée de travail, ou quelques minutes si les documents sont générés automatiquement. Bénéfice : une preuve écrite que le ravalement à venir a été porté à la connaissance de l'associé, ce qui évite d'avance le reproche « tu ne m'avais pas dit qu'il faudrait remettre 6 400 € ».

Cas 2 — SCI à l'IS, trois associés, distribution

Situation. SCI à l'IS détenant deux locaux commerciaux. Résultat après impôt de l'exercice 2025 : 18 000 €. Trois associés personnes physiques à parts égales. Le gérant souhaite distribuer 12 000 € et conserver 6 000 €.

Étape Montant Document requis
Résultat net après IS18 000 €Comptes annuels approuvés
Affecté en report à nouveau6 000 €2e résolution du PV
Distribué (4 000 € par associé)12 000 €2e résolution du PV
PFU 31,4 % prélevé à la source (acompte d'IR de 12,8 % + PS de 18,6 %)− 3 768 €Déclaration 2777 dans les 15 jours du mois suivant, puis IFU et 2042
Net perçu par les trois associés8 232 € (2 744 € chacun)

Le point critique. Sans procès-verbal d'affectation, ces 12 000 € versés ne sont adossés à aucune décision sociale. En cas de contrôle, l'administration peut soit les traiter comme des distributions non déclarées assorties des pénalités correspondantes, soit, si les associés soutiennent qu'il s'agissait de remboursements de comptes courants, exiger la preuve des apports correspondants. Le PV coûte une demi-heure ; le redressement, plusieurs milliers d'euros. Le sujet est développé dans notre guide dividendes en SCI à l'IS.

Cas 3 — Rattraper cinq exercices non approuvés

Situation. SCI créée en 2019. Les déclarations fiscales ont toujours été déposées, mais aucune assemblée n'a jamais été tenue, aucun rapport écrit, aucun registre. Un associé souhaite vendre ses parts et son avocat exige les procès-verbaux.

La marche à suivre. On ne réécrit pas l'histoire, on la régularise :

  1. Acquérir et faire parapher un registre spécial à la mairie du siège.
  2. Reconstituer, pour chaque exercice, un état des comptes cohérent avec la déclaration fiscale effectivement déposée. C'est le point non négociable : les comptes approuvés doivent correspondre aux déclarations déjà transmises.
  3. Rédiger un rapport de gestion synthétique par exercice (une page suffit pour un rattrapage).
  4. Tenir une assemblée unique de régularisation, avec pour chaque exercice une résolution d'approbation et une résolution d'affectation, votées successivement.
  5. Mentionner honnêtement dans le PV le caractère tardif de la régularisation. Antidater est une très mauvaise idée : le faux en écriture est autrement plus grave que le retard.
  6. Porter l'ensemble au registre et conserver les justificatifs.

Ce rattrapage est parfaitement admis et fréquent. Si votre comptabilité elle-même est incomplète, il faut la reconstituer en amont : voir notre guide sur la reprise de comptabilité d'une SCI.


11. Checklist et calendrier type de l'approbation annuelle

Déroulé annuel pour une SCI clôturant au 31 décembre. Les dates sont indicatives : avec un exercice décalé, tout glisse d'autant.

Période Action Qui
Janvier – févrierClôture comptable : rapprochement bancaire, lettrage, cut-off loyers et charges, régularisation des provisions de copropriétéGérant / logiciel
MarsArrêté des comptes, calcul du résultat, état des comptes courants d'associésGérant
Mars – avrilRédaction du rapport de gestion (art. 1856) et de la proposition d'affectationGérant
Avril (J−15 minimum)Convocation des associés, mise à disposition des documents au siègeGérant
Avril – début maiAssemblée d'approbation : comptes, affectation, quitus, comptes courantsAssociés
Dans la fouléeSignature du PV, inscription au registre spécial, archivage des annexesGérant
20 mai 2026Télédéclaration 2072 (IR) ou 2065 + liasse 2033 (IS), cohérente avec les comptes approuvés (dépôt papier au 5 mai, + 15 jours pour les téléprocédures)Gérant / EC
Au plus tard fin juinButoir statutaire habituel (6 mois après la clôture) si l'assemblée n'a pas encore été tenueAssociés

La checklist des pièces à conserver

  • Le rapport de gestion signé du gérant.
  • Les comptes de l'exercice présentés (état recettes/dépenses à l'IR, bilan et compte de résultat à l'IS).
  • Les lettres de convocation et leurs accusés de réception, ou l'acte signé de tous les associés.
  • Le procès-verbal signé, porté au registre spécial.
  • Les éventuels pouvoirs donnés par les associés représentés.
  • Le relevé détaillé des comptes courants d'associés à la clôture.
  • L'accusé de réception de la télédéclaration fiscale.

Ces documents se conservent pendant toute la durée de vie de la SCI. Voir notre guide sur les documents à conserver en SCI et sur la clôture comptable.


12. Les huit erreurs les plus fréquentes en approbation des comptes

Erreur 1 — Croire que le délai de six mois est légal

Il ne l'est pas pour une société civile. Il est statutaire, ce qui change deux choses : il faut le vérifier dans vos statuts (il peut être différent, ou absent), et son non-respect s'analyse en violation des statuts et non en infraction légale. Ne pas le savoir conduit à raisonner sur une règle qui n'est peut-être pas la vôtre.

Erreur 2 — Approuver les comptes sans rapport de gestion

C'est l'erreur la plus répandue. On produit un PV d'approbation d'une page, sans le rapport écrit d'ensemble pourtant expressément exigé par l'article 1856. Le PV mentionne parfois « après lecture du rapport du gérant » alors qu'aucun rapport n'existe : c'est une mention fausse dans un document qui sera peut-être produit en justice.

Erreur 3 — Confondre approbation des comptes et affectation du résultat

Ce sont deux résolutions distinctes, votées séparément, et dans une SCI démembrée elles ne sont même pas votées par la même personne (nu-propriétaire pour l'une, usufruitier pour l'autre). Les fondre en une seule résolution fragilise l'ensemble.

Erreur 4 — Distribuer sans procès-verbal

Un virement au profit d'un associé sans décision formalisée est le cadeau parfait pour un vérificateur. Dans une SCI à l'IS, il devient une distribution occulte assortie du PFU et des pénalités. Dans une SCI à l'IR, il brouille la frontière entre remboursement de compte courant et appréhension de bénéfices.

Erreur 5 — Ne pas tenir de registre coté et paraphé

Un PV rangé dans un classeur, ou pire dans une boîte mail, n'a pas la même force probante qu'un PV inscrit sur un registre paraphé. La formalité en mairie est gratuite et prend vingt minutes. Il n'y a aucune bonne raison de s'en passer.

Erreur 6 — Surestimer la portée du quitus

Le gérant qui pense que le quitus le met à l'abri se protège moins bien que celui qui rédige un rapport complet. L'article 1843-5, dernier alinéa, interdit à l'assemblée d'éteindre l'action en responsabilité : c'est la sincérité de l'information, pas le vote du quitus, qui protège réellement.

Erreur 7 — Oublier de convoquer le nu-propriétaire

Dans une SCI démembrée, ne convoquer que l'usufruitier (souvent le parent donateur) est une irrégularité. Le nu-propriétaire a le droit de participer aux décisions collectives et vote l'approbation des comptes. Une assemblée tenue sans lui est contestable : depuis l'ordonnance du 12 mars 2025, la nullité suppose un grief, une influence sur le sens de la décision et une proportionnalité (art. 1844-12-1 C. civ.), mais l'éviction pure et simple d'un associé titulaire du droit de vote remplit sans difficulté ces conditions.

Erreur 8 — Antidater les procès-verbaux de rattrapage

Tentant, et très risqué. Un PV antidaté est un faux, avec des conséquences pénales sans commune mesure avec le simple retard qu'il prétend masquer. Une régularisation assumée, datée du jour où elle intervient, est parfaitement admise et suffit dans l'immense majorité des cas.


13. FAQ — Approbation des comptes en SCI

L'approbation des comptes est-elle obligatoire dans une SCI ?

Ce qui est légalement obligatoire, c'est la reddition de compte : l'article 1856 du Code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion au moins une fois par an, par un rapport écrit d'ensemble. La procédure d'approbation par vote découle des statuts, qui la prévoient dans la quasi-totalité des SCI. Elle est alors contractuellement obligatoire et sa violation constitue une faute du gérant.

Le délai de six mois s'applique-t-il vraiment à ma SCI ?

Seulement si vos statuts le prévoient. Le délai de six mois est une règle du Code de commerce applicable aux sociétés commerciales, reprise par mimétisme dans la plupart des modèles de statuts de SCI. Ouvrez vos statuts : si la clause y figure, elle vous est opposable. Si elle est absente, seule s'applique la règle du « au moins une fois dans l'année » de l'article 1856.

Le quitus protège-t-il le gérant d'une action en responsabilité ?

Non. L'article 1843-5, dernier alinéa, du Code civil interdit à toute décision de l'assemblée des associés d'éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat. Le quitus a une valeur probatoire — il montre que les associés ont reçu l'information — mais aucun effet libératoire, en particulier pour les fautes dissimulées.

Ma SCI doit-elle déposer ses comptes au greffe ?

Non. Contrairement aux SARL, SAS et SA, aucune obligation de dépôt des comptes annuels au greffe ne pèse sur une SCI. Les comptes d'une SCI restent confidentiels. Seules les modifications statutaires décidées en assemblée (changement de gérant, transfert de siège, modification du capital) donnent lieu à publicité et dépôt au RCS.

Peut-on approuver les comptes sans réunir les associés ?

Oui. Par consultation écrite si les statuts la prévoient (art. 1853 C. civ. et art. 42 du décret de 1978), ou par acte signé de tous les associés au titre de l'article 1854 du Code civil. Cette seconde voie est la plus utilisée dans les SCI familiales : un procès-verbal daté et signé par l'intégralité des associés vaut décision collective régulière.

Que faire si aucun exercice n'a jamais été approuvé ?

On régularise. Registre paraphé en mairie, reconstitution des comptes en cohérence avec les déclarations fiscales déjà déposées, rapport synthétique par exercice, puis une assemblée unique approuvant chaque exercice par résolutions successives, datée du jour réel. Le rattrapage assumé est admis ; l'antidatage, lui, est un faux.

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Ce guide a une vocation pédagogique et informative. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé : chaque SCI a ses propres statuts, et c'est d'abord eux qu'il faut lire. Sources : Code civil (art. 1843-5, 1844, 1844-10, 1844-12-1, 1850, 1852, 1853, 1854, 1855, 1856, 2224), décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 (art. 40, 41, 42, 43, 44, 45), ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 portant réforme du régime des nullités en droit des sociétés, Code de commerce (art. L223-26, L225-100, L227-1, L227-9, L612-1), CGI (art. 54, 117 quater, 209, 242 quater, 1728) et art. 38 quater de l'annexe III au CGI, BOFiP et impots.gouv.fr (calendrier des déclarations professionnelles 2026).

FAQ

Questions fréquentes

Ce qui est obligatoire, c'est la reddition de compte : l'article 1856 du Code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an, par un rapport écrit d'ensemble. L'approbation formelle des comptes par vote des associés découle en pratique de cette obligation et des statuts, qui prévoient presque toujours une assemblée annuelle d'approbation. En clair : le rapport écrit annuel est imposé par la loi, la procédure d'approbation est organisée par vos statuts.
Il n'existe pas de délai légal de 6 mois pour une société civile. Le délai de 6 mois après la clôture est une règle du Code de commerce applicable à la SA (art. L225-100), à la SARL (art. L223-26) et à la SAS à associé unique (art. L227-9) ; en SAS pluripersonnelle, le délai relève déjà des statuts. Les rédacteurs de statuts de SCI reprennent très souvent ce délai par mimétisme. Pour votre SCI, le délai applicable est celui que fixent vos statuts. Si les statuts sont muets, aucun délai précis ne s'impose, mais la reddition de compte doit intervenir au moins une fois par an (art. 1856 C. civ.) et les comptes doivent de toute façon être arrêtés avant la déclaration fiscale, fixée au 20 mai 2026.
L'article 1856 du Code civil exige un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société au cours de l'exercice écoulé, comportant l'indication des bénéfices réalisés ou prévisibles et des pertes encourues ou prévues. En pratique : rappel de l'activité (biens détenus, baux, vacance), commentaire des résultats, événements significatifs (travaux, refinancement, entrée ou sortie d'associé, sinistre, impayé), situation de trésorerie et des comptes courants, et perspectives pour l'exercice suivant. Deux à quatre pages suffisent pour une SCI patrimoniale.
Non, beaucoup moins que ce que l'on croit. L'article 1843-5, dernier alinéa, du Code civil dispose qu'aucune décision de l'assemblée des associés ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat. Le quitus a donc surtout une valeur morale et probatoire : il montre que les associés ont eu l'information et l'ont validée. Il ne couvre en aucun cas une faute dissimulée, une violation des statuts ou une infraction.
Celle que prévoient les statuts. L'article 1852 du Code civil renvoie aux dispositions statutaires et, à défaut de telles dispositions, exige l'unanimité des associés. Une SCI dont les statuts sont muets sur les règles de majorité se retrouve donc à devoir approuver ses comptes à l'unanimité, ce qui devient bloquant dès la première mésentente. Vérifiez ce point dans vos statuts avant la prochaine assemblée.
Sauf clause statutaire différente, l'article 40 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 prévoit une convocation par lettre recommandée adressée au moins quinze jours avant la réunion, avec un ordre du jour explicite et la mise à disposition, au siège social, du projet de résolutions et des documents d'information. Lorsque l'ordre du jour porte sur la reddition de compte des gérants, l'article 41 du même décret impose en outre d'adresser aux associés, par lettre simple et quinze jours au moins avant la réunion, le rapport de gestion, le texte des résolutions et les documents d'information. Une convocation irrégulière reste la première cause de contestation d'une assemblée, même si, depuis l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, la nullité suppose un grief, une influence sur le sens de la décision et une proportionnalité (art. 1844-12-1 du Code civil).
Oui, de deux façons. Par consultation écrite si les statuts l'autorisent (art. 1853 C. civ., art. 42 du décret de 1978). Ou par acte signé de tous les associés : l'article 1854 du Code civil permet que les décisions résultent du consentement de tous les associés exprimé dans un acte. C'est la voie la plus utilisée dans les SCI familiales : un procès-verbal d'assemblée signé par tous, sans convocation ni réunion.
Oui. L'article 45 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 impose un registre spécial tenu au siège social, coté et paraphé par un juge du tribunal ou par le maire (ou un adjoint) de la commune du siège, la formalité étant gratuite. Une variante est admise : des feuilles mobiles numérotées sans discontinuité, paraphées, revêtues du sceau de l'autorité. Depuis 2019, le registre et les procès-verbaux peuvent être tenus sous forme électronique avec signature électronique avancée et horodatage.
Non. Aucune obligation de dépôt des comptes au greffe ne pèse sur une SCI, contrairement aux SARL, SAS et SA. Les comptes d'une SCI ne sont donc pas publics, ce qui est l'un de ses attraits. Deux nuances seulement : une clause statutaire qui imposerait volontairement un dépôt, et le cas des personnes morales non commerçantes ayant une activité économique qui dépassent les seuils de l'article L612-1 du Code de commerce — celles-ci doivent établir des comptes annuels et nommer un commissaire aux comptes, ce qui reste sans rapport avec une SCI patrimoniale ordinaire.
Trois risques concrets. Civil : sa responsabilité peut être engagée sur le fondement de l'article 1850 du Code civil pour violation des statuts ou faute de gestion, et sa révocation judiciaire pour motif légitime peut être demandée. Fiscal : l'absence totale de vie sociale nourrit un dossier de SCI fictive ou d'abus de droit lors d'un contrôle. Pratique : sans procès-verbal, impossible de justifier une distribution, un remboursement de compte courant ou une décision de travaux en cas de conflit.
Oui. L'obligation de rendre compte de l'article 1856 ne dépend pas du régime fiscal. Une SCI à l'IR présente aux associés un état des recettes et des dépenses, le solde bancaire, l'état des comptes courants d'associés et la répartition du résultat par quote-part, celle-là même qui figurera sur la déclaration 2072 puis sur la 2044 de chaque associé.
L'article 1844 du Code civil réserve à l'usufruitier le droit de vote sur les décisions concernant l'affectation des bénéfices ; sur les autres décisions, dont l'approbation des comptes elle-même, le droit de vote appartient au nu-propriétaire. Les statuts peuvent aménager cette répartition, sauf à priver totalement le nu-propriétaire du droit de participer aux décisions collectives. Dans une SCI démembrée, il faut donc convoquer les deux.
Non, ce sont deux résolutions distinctes. La première constate et valide les comptes présentés. La seconde décide du sort du résultat : report à nouveau, mise en réserve, ou distribution. Les voter séparément est important : une distribution non formalisée dans un procès-verbal est fragile face au fisc, surtout dans une SCI à l'IS où elle déclenche le prélèvement forfaitaire unique.
Oui, et c'est son droit. Le vote négatif doit être consigné au procès-verbal. Un associé peut aussi, en amont, exercer son droit d'information de l'article 1855 du Code civil : communication des livres et documents sociaux au moins une fois par an et questions écrites sur la gestion, auxquelles le gérant doit répondre par écrit dans le délai d'un mois. Un refus persistant du gérant de communiquer ouvre la voie à une action en justice, éventuellement sous astreinte.
Pendant toute la durée de vie de la SCI, et au-delà. Les procès-verbaux servent à prouver l'origine des comptes courants d'associés, les distributions passées, le prix de revient fiscal des parts en cas de cession, et la régularité des décisions en cas de succession. Le registre des délibérations est le document le plus demandé, après les statuts, lors d'un contrôle fiscal ou d'une vente de parts.
Oui. On tient une assemblée qui approuve successivement chaque exercice en retard, exercice par exercice, avec une résolution d'approbation et une résolution d'affectation du résultat pour chacun. Le procès-verbal mentionne honnêtement le caractère tardif de la régularisation. C'est nettement préférable à l'absence totale de traces : un rattrapage documenté vaut mieux qu'un vide de dix ans découvert en plein contrôle ou en pleine succession.