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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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SCI et TVA : votre société civile immobilière doit-elle facturer la TVA ?

Mis à jour le 19/09/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 35 min · 9 500 mots

Votre SCI — société civile immobilière — doit-elle facturer de la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée, sur ses loyers ? Non, par principe. Louer un local nu, c'est-à-dire vide de meubles et d'équipements, est une opération exonérée : la SCI n'ajoute rien au loyer, et ne récupère rien sur ce qu'elle achète. Oui, dans quatre cas. Le local n'est pas nu mais aménagé ou équipé. La SCI a opté pour taxer des locaux nus non destinés à l'habitation. Des services d'hébergement sont fournis dans l'immeuble, par elle ou par le locataire exploitant à qui elle le loue. Ou elle loue des emplacements de stationnement. Un autre sujet existe, et il n'a rien à voir : la TVA que la SCI supporte quand elle achète un immeuble neuf. Cette page traite les deux, séparément.

Pour situer la TVA parmi les autres impôts de la société, partez du guide SCI 2026 : tout comprendre en 30 minutes.

À retenir en 30 secondes

  • Loyers exonérés par défaut (article 261 D 2° du code général des impôts, le CGI). Aucune TVA facturée, aucune TVA récupérable : elle devient un coût définitif.
  • L'option de l'article 260 2° ouvre la déduction sur les locaux nus non destinés à l'habitation. Interdite sur un logement, formulée immeuble par immeuble, et dénonçable seulement à partir du 1er janvier de la 9e année civile qui suit.
  • Déduire engage pour 20 ans. Sortir l'immeuble du champ de la TVA avant la fin de cette période oblige à reverser les vingtièmes restants.
  • Au 1er janvier 2027, la TVA quitte le CGI pour le code des impositions sur les biens et services. Les règles ne changent pas ; les numéros d'articles, si.

1. Le principe : une SCI qui loue nu ne facture aucune TVA

Le texte qui commande tout est court. Le 2° de l'article 261 D du code général des impôts — le CGI, le recueil des règles fiscales françaises — exonère de TVA les locations de terrains non aménagés et de locaux nus. Deux exceptions, dans le texte même du 2° : les emplacements pour le stationnement des véhicules, et les locations par lesquelles le bailleur poursuit sous une autre forme l'exploitation d'un actif commercial, accroît ses débouchés, ou participe aux résultats de l'entreprise locataire. La première est courante et fait l'objet de la section 8. La seconde est rare, et elle piège un montage précis : elle est décrite en section 2, juste après le tableau. Un local nu, c'est un local livré vide : murs, sol, arrivées d'eau et d'électricité, rien de plus. Un deux-pièces sans meubles. Un plateau de bureaux sans cloisons ni câblage. Et peu importe qui s'y installe : particulier, avocat ou chaîne de restauration, le loyer se facture sans TVA.

Une SCI classique n'est donc pas redevable de la TVA, c'est-à-dire qu'elle n'a pas à la collecter ni à la reverser. Elle ne dépose aucune déclaration de TVA, ne tient aucun compte de TVA, et ses loyers s'écrivent en une seule colonne. C'est confortable. C'est aussi ce qui coûte le plus cher sur la durée, et presque personne ne le chiffre.

Ce que l'exonération coûte réellement

Une opération exonérée n'ouvre aucun droit à déduction. Toute la TVA que la SCI paie à ses fournisseurs reste chez elle, définitivement, et vient gonfler le prix de revient de l'immeuble.

Cas chiffré n° 1 — la TVA qu'une SCI d'habitation ne reverra jamais

SCI à l'impôt sur le revenu, trois appartements loués nus. Sur l'exercice 2026 :

  • 32 000 € hors taxes d'isolation et de menuiseries, TVA à 5,5 % → 1 760 €
  • 12 000 € HT de peinture et de plomberie, TVA à 10 % → 1 200 €
  • 4 000 € HT d'honoraires de gestion et d'expertise, TVA à 20 % → 800 €

TVA payée sur l'exercice : 3 760 €. TVA récupérée : 0 €. À ce rythme, sur dix ans, ce sont 37 600 € qui partent sans retour. Et il n'existe aucune parade : le a de l'article 260 2° du CGI interdit expressément l'option lorsque les locaux nus sont destinés à l'habitation. Sur un immeuble de logements, la question de la TVA est close avant d'être posée.

Ce constat explique la structure du reste de cette page. La TVA n'est pas un choix ouvert à toutes les SCI : elle concerne les locaux professionnels, les emplacements de stationnement et les activités d'hébergement. Pour tout le reste, l'exonération n'est pas une option par défaut, c'est un mur.


2. Les quatre cas où la TVA s'applique aux loyers de la SCI

Quatre situations font sortir les loyers d'une SCI de l'exonération, et ce sont elles qui commandent la quasi-totalité des dossiers. Deux relèvent d'une décision de la société, deux s'imposent à elle sans qu'elle ait rien demandé. Une cinquième existe, beaucoup plus rare, cachée dans la même phrase du texte : elle est traitée juste après le tableau, en dehors de ce compte de quatre.

Ce que loue la SCI Pourquoi la TVA s'applique Taux de TVA La SCI a-t-elle le choix ?
Local aménagé ou équipé (atelier avec machines, bureau meublé et câblé, cuisine professionnelle installée) Ce n'est plus un local nu : la location sort du champ de l'exonération (art. 261 D 2°) 20 % Non, de plein droit
Locaux nus non destinés à l'habitation, sur option de la SCI La SCI a demandé elle-même à taxer ses loyers (art. 260 2° CGI) 20 % Oui, sur décision
Hébergement para-hôtelier (séjours ≤ 30 nuitées et 3 services sur 4), ou meublé résidentiel assorti de 3 services sur 4 Fournir des services transforme la location en hébergement (art. 261 D 4° b et b bis CGI) 10 % Non, dès que les conditions sont réunies
Emplacements de stationnement loués seuls Le stationnement est expressément exclu de l'exonération (art. 261 D 2°) 20 % Non, sauf franchise

Ce troisième cas a une variante, et elle surprend beaucoup de bailleurs. Une SCI loue son immeuble, nu ou meublé, à l'exploitant d'une résidence para-hôtelière : le c du 4° de l'article 261 D rend cette location taxable de plein droit. La SCI ne sert pourtant aucun petit déjeuner et ne change aucun drap. Son bail est taxé quand même, parce que son locataire — le preneur, dans le vocabulaire des baux — fournit ces services à sa place. C'est le montage des résidences étudiantes et des résidences seniors, développé dans SCI et résidence gérée.

Le cinquième cas, hors de ce compte de quatre

La même phrase du 2° de l'article 261 D contient une seconde sortie d'exonération, que presque personne ne cite. Elle vise le bailleur qui reste économiquement associé à l'exploitation de son locataire : celui qui, par la location, poursuit « sous une autre forme » l'exploitation d'un actif commercial ou accroît ses débouchés, et celui qui « participe aux résultats de l'entreprise locataire ». Il n'est plus un simple bailleur. Ses loyers sont alors taxables de plein droit, à 20 %, sans option et sans lettre au service des impôts.

Le cas est rare, mais il vise précisément un montage courant en SCI : la société qui loue ses murs à la société d'exploitation de son gérant. Un loyer fixe ne déclenche rien — c'est le cas chiffré n° 3 de la section 6, et il relève bien de l'option. Un loyer indexé sur les résultats du locataire, en revanche, fait basculer le bail dans cette seconde branche : la TVA devient obligatoire, et une SCI qui l'ignore récolte un rappel au lieu d'une déduction. Sur la fixation du loyer, voir le loyer d'une SCI à sa société d'exploitation.

Un dernier sujet manque volontairement à ce tableau, et c'est important. Quand une SCI achète un immeuble neuf, elle paie de la TVA au vendeur : c'est une TVA supportée, pas une TVA collectée sur des loyers. Cette question obéit à d'autres textes, se règle à un autre moment, et fait l'objet de la section 9. Confondre les deux est l'erreur la plus répandue sur ce sujet.


3. L'option TVA de l'article 260 2° : ce qu'elle permet, ce qu'elle interdit

L'article 260 du CGI ouvre une porte. Une SCI peut demander à taxer des loyers qui seraient exonérés, et reçoit en échange le droit de déduire la TVA de ses achats. Le texte vise les locaux nus loués « pour les besoins de l'activité d'un preneur » : en clair, un local loué à quelqu'un qui y travaille. Suivent deux limites. Ce sont elles qui règlent la plupart des dossiers.

  • Interdiction absolue sur l'habitation et l'agricole. Le a de l'article 260 2° ferme l'option pour les locaux nus destinés à l'habitation ou à un usage agricole. Aucun montage ne la rouvre.
  • Le bail commande, si le locataire n'est pas assujetti à la TVA. Le b subordonne alors l'option à une mention expresse de l'option par le bailleur dans le bail. Le mot compte. Non assujetti veut dire hors du champ de la TVA — une association sans activité économique, une collectivité agissant comme autorité publique — et non simplement un locataire qui ne récupère pas la TVA. Un médecin, un kinésithérapeute, un courtier d'assurance sont, eux, des assujettis exonérés : la condition du b ne les vise pas littéralement. On lit souvent qu'il faudrait « l'accord écrit du locataire » : la formulation légale est plus précise, puisqu'elle exige que la clause figure au contrat lui-même. Conseil pratique : sur un locataire assujetti mais exonéré, la mention au bail n'est pas légalement exigée ; l'y faire figurer reste prudent, parce qu'elle rend la taxation opposable au preneur.

Trois règles de portée, qui ne sont pas dans l'article 260

L'essentiel du régime de l'option ne figure pas dans le CGI lui-même mais dans les articles 193 à 195 A de son annexe II — l'annexe réglementaire du code, prise par décret. Personne ne va la lire. C'est pourtant là que tout se décide.

  1. Une option par immeuble. Un bailleur qui loue plusieurs immeubles ou ensembles d'immeubles doit formuler une option distincte pour chacun (deuxième phrase de l'article 193 de l'annexe II). Opter pour un immeuble n'emporte donc rien sur les autres. La troisième phrase du même article ajoute qu'à l'intérieur d'un immeuble mixte, l'option « s'applique globalement à l'ensemble des locaux » éligibles : c'est cette phrase-là, toujours en vigueur, dont le Conseil d'État a renversé la lecture en 2020 (voir plus bas).
  2. Elle prend effet le premier jour du mois où elle est formulée (article 194 de l'annexe II). Pas avant.
  3. Elle dure. Elle s'applique tant qu'elle n'a pas été dénoncée, et la dénonciation n'est possible qu'à partir du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle de l'option (même article).

Ce dernier point mérite un chiffre plutôt qu'un adjectif. Une option formulée en mars 2026 ne peut être dénoncée qu'à compter du 1er janvier 2035 : huit ans et dix mois d'engagement effectif, minimum. Ce n'est pas un test que l'on fait « pour voir ».

La correction que beaucoup de pages n'ont pas faite : l'option se prend local par local

On lit encore très souvent que l'option couvrirait obligatoirement tous les locaux éligibles d'un même immeuble. Un bailleur ne pourrait donc pas taxer un plateau de bureaux en laissant les autres exonérés. La règle de l'option globale n'est pas qu'une position de l'administration. Elle figure dans la troisième phrase de l'article 193 de l'annexe II, un décret toujours en vigueur : l'option « s'applique globalement à l'ensemble des locaux de la première catégorie », c'est-à-dire des locaux éligibles de l'immeuble. Si vous ouvrez cet article, c'est cela que vous y lirez.

C'est la lecture de ce texte que le Conseil d'État a renversée le 9 septembre 2020 (n° 439143, SCI EMO) : il a jugé qu'une option exercée sans ambiguïté pour certains locaux n'emporte pas taxation des autres baux du même immeuble. Le décret n'a pas été modifié ; le gouvernement s'est aligné sur cette lecture le 16 novembre 2021 (réponse ministérielle Grau, question écrite n° 38389, Assemblée nationale), et le BOFiP, resté au 4 avril 2014, écrit toujours l'ancienne. Le bailleur peut donc mentionner « de façon expresse, précise et non équivoque » les locaux nus à usage professionnel dont il entend soumettre les loyers à la TVA. Peu importe qu'il existe ou non une division juridique de l'immeuble.

En pratique, cela joue en votre faveur. Une SCI qui possède un immeuble de quatre plateaux peut taxer celui qu'occupe la société d'exploitation de son gérant, et laisser exonérés les trois autres, loués à un cabinet médical. Elle déduit alors sa TVA au prorata : en proportion de la part de l'immeuble affectée aux loyers taxés, et non en totalité (section 5). Encore faut-il que la lettre d'option désigne les locaux un par un. Une lettre vague ramène au régime global — et à la taxation d'un kinésithérapeute qui ne récupérera jamais rien.

Conseil d'État, 21 décembre 2023, n° 474042. La haute juridiction administrative confirme que l'option ne rétroagit pas. Elle produit ses effets au premier jour du mois de sa formulation. Ou, si cette date est postérieure, à la signature des engagements contractuels de location : le bail, ou la promesse de bail. Deux conséquences coûteuses en découlent. Une option déposée le mois suivant celui de l'acte d'achat ne permet plus de déduire la TVA de cet acte. Et une option déposée très en amont, sans aucun bail ni promesse de bail, ne prend pas effet pour autant. Le calendrier n'est pas un détail de procédure, c'est la condition du gain.


4. Comment lever l'option TVA, et surtout à quelle date

La forme est étonnamment légère. L'article 195 de l'annexe II au CGI renvoie aux modalités de la déclaration d'existence. En pratique : une lettre simple au service des impôts des entreprises dont dépend la SCI — le SIE, le service qui gère ses obligations fiscales. Pas de formulaire imposé, pas d'acte. Ce qu'il faut y faire figurer :

  • la dénomination, l'adresse et le numéro SIREN de la SCI ;
  • la référence expresse à l'article 260 2° du CGI ;
  • l'identification de l'immeuble concerné, adresse et références cadastrales — une option distincte par immeuble ;
  • la désignation expresse, précise et non équivoque des locaux de cet immeuble que l'option couvre, lot par lot ou plateau par plateau. C'est la ligne qui vous permet de laisser un locataire non redevable hors du champ ;
  • la nature de l'activité du preneur et sa situation au regard de la TVA ;
  • la date de prise d'effet souhaitée.

Envoyez-la en recommandé avec accusé de réception et conservez la preuve de dépôt : c'est cette date, et non le tampon de traitement du service, qui fixe le mois de prise d'effet. Le détail du courrier, ligne à ligne, et le calendrier complet figurent dans notre guide lever l'option TVA en SCI.

Le seul point où l'ordre des opérations décide de tout

L'option ne rétroagissant pas, l'ordre chronologique doit être le suivant sur une acquisition :

  1. signature du compromis de vente, en y insérant la clause de TVA ;
  2. signature du bail (ou d'un bail sous condition suspensive d'acquisition), avec la mention de l'option si le futur locataire n'est pas assujetti à la TVA — et, par prudence, dès qu'il ne la récupère pas ;
  3. dépôt de la lettre d'option, avant la fin du mois où est signé l'acte authentique — l'acte notarié définitif ;
  4. signature de l'acte, TVA payée au vendeur ;
  5. première déclaration de TVA du mois suivant, avec demande de remboursement du crédit.

Puisque l'option prend effet le premier jour du mois de sa formulation, une lettre déposée dans le même mois calendaire que l'acte suffit, même quelques jours après. Un mois de retard, et la TVA d'acquisition est perdue : sur le local à 500 000 € HT de la section 6, ce sont 100 000 € qui ne passent pas dans la déclaration. Le crédit de départ n'en rattrape qu'une fraction, et seulement pour les années restant à courir (question 8). La valeur d'une lettre postée avant le 31 du mois se lit donc à six chiffres. Sur les dossiers de locaux professionnels qui nous arrivent, c'est de très loin la première cause de déduction manquée. L'étape 2 n'est pas décorative non plus : sans bail ni promesse de bail signés, l'option ne fait rien démarrer.


5. Ce que l'option engage : droit à déduction et 20 ans de régularisation

Devenir redevable ouvre le droit à déduction. La SCI soustrait de la TVA qu'elle collecte sur les loyers celle qu'elle a payée sur ses achats, et ne verse au Trésor que la différence. Quand la seconde dépasse la première, elle est en crédit de TVA. Ce crédit se demande en remboursement.

Ce droit n'est jamais définitivement acquis. Pour un immeuble, la loi le met à l'épreuve pendant vingt ans, année d'acquisition comprise. Chaque année, l'administration compare l'usage réel de l'immeuble à celui qui avait justifié la déduction, à travers un coefficient de déduction — une fraction comprise entre 0 et 1 qui mesure la part de l'immeuble affectée à des opérations taxées. Si ce coefficient chute, la SCI reverse une partie de ce qu'elle avait déduit. Le mécanisme et sa durée de vingt ans sont fixés aux articles 205 à 210 de l'annexe II au CGI, la période de vingt ans pour les immeubles figurant au 3 du II de l'article 207.

Dénoncez l'option, ou vendez l'immeuble sans TVA : le coefficient tombe à zéro. Le reversement se calcule alors en vingtièmes, sur les années restant à courir.

Cas chiffré n° 2 — la facture d'une revente trop tôt

Immeuble acquis en 2026 (année N). TVA déduite : 100 000 € sur le prix, 8 000 € sur des travaux immobilisés. Vente en 2033 (N+7) à un particulier non redevable de la TVA ; l'immeuble étant achevé depuis plus de cinq ans, la vente n'est pas soumise à TVA.

  • Période de régularisation : N à N+19, soit vingt années.
  • Années restant à courir après la vente : l'année de l'événement n'y entre pas, on compte donc N+8 à N+19, soit 12 années. C'est la même mécanique qui fait qu'une vente intervenue en N+19 ne donne lieu à aucun reversement.
  • Reversement sur le prix : 100 000 × 12/20 = 60 000 €.
  • Reversement sur les travaux : 8 000 × 12/20 = 4 800 €.

Total à reverser au Trésor : 64 800 €, sur la déclaration qui suit la vente. Seules les dépenses immobilisées entrent dans ce calcul — celles inscrites à l'actif du bilan, pas celles passées en charge de l'exercice. La TVA des honoraires et des charges courantes n'est jamais reprise. Ce reversement, lui, ne figure à peu près jamais dans les simulations de plus-value que l'on nous soumet.

Il existe trois façons d'en sortir, et elles ne se valent pas. La bonne : vendre à un acquéreur redevable de la TVA qui poursuit la location taxée. La transmission est alors dispensée de TVA (article 257 bis du CGI), rien n'est reversé — mais cela se prépare dans le compromis, pas la veille de la signature. La deuxième : opter pour taxer la vente elle-même (article 260 5° bis du CGI). La régularisation disparaît, l'acquéreur doit sortir 20 % de plus en trésorerie, et le prix négocié s'en ressent presque toujours. La troisième : attendre. Passé la vingtième année, plus rien n'est dû. Le sujet complet est traité dans TVA sur la vente d'un immeuble en SCI.

Un cas mixte, souvent découvert trop tard : un rez-de-chaussée commercial sous option, des logements aux étages. Le même immeuble sert alors à des loyers taxés et à des loyers exonérés. La déduction n'est plus que partielle et se calcule au prorata. C'est l'objet du coefficient de déduction en SCI mixte.


6. Cas chiffré : la TVA d'un local professionnel à 500 000 € HT

Cas chiffré n° 3. Voici le dossier type, déroulé jusqu'au solde. Une SCI à l'impôt sur les sociétés achète un local de bureaux neuf à 500 000 € HT pour le louer à la société d'exploitation de son gérant, elle-même redevable de la TVA. Loyer convenu : 36 000 € HT par an. L'immeuble étant achevé depuis moins de cinq ans, sa vente est soumise à la TVA de plein droit : le vendeur facture 100 000 € de TVA.

Poste, année 1 Base HT TVA
Prix du local 500 000 € 100 000 €
Émoluments du notaire (barème de l'article A444-91 du code de commerce) 4 392 € 878 €
Travaux d'aménagement 40 000 € 8 000 €
Honoraires (architecte, rédaction du bail, comptabilité) 6 000 € 1 200 €
TVA déductible 110 078 €
Loyers encaissés (bail au 1er avril, 9 mois) 27 000 € 5 400 € collectés

Solde de l'année 1 : 5 400 − 110 078 = 104 678 € de crédit de TVA, dont l'essentiel (100 878 €) est déjà constitué sur la déclaration du mois de l'acquisition et remboursable dès la déclaration suivante.

Ce que l'option rapporte vraiment

Une formule traîne partout : « l'option fait gagner 100 000 € ». Non. Elle évite de financer 100 000 €. La nuance a un prix, et il se calcule.

  • Sans option, le prix de revient du local passe de 500 000 € à 600 000 €. Avec un apport identique, la SCI emprunte 100 000 € de plus.
  • À 3,40 % sur quinze ans, ces 100 000 € coûtent 710 € de mensualité et 27 800 € d'intérêts sur la durée du prêt.
  • Il faut y ajouter la déduction courante des années suivantes : sur 6 000 € HT d'honoraires et 5 000 € HT de travaux par an, ce sont 2 200 € de TVA récupérée chaque année, soit 33 000 € sur quinze ans.
  • Le gain économique de l'option, hors trésorerie, s'établit donc à 27 800 + 33 000 = 60 800 €. Les 100 000 €, eux, ne sont pas un gain : ce sont 100 000 € qui n'ont pas à être empruntés.

En face, deux coûts. Douze déclarations par an au lieu de zéro, d'abord : une contrainte réelle, mais modeste une fois la comptabilité tenue. Et le reversement du cas chiffré n° 2 si le local repart trop tôt. Détention longue, locataire qui récupère la TVA : l'arbitrage n'est pas serré, il faut opter. Détention courte : le cas chiffré n° 2 en donne le prix — 64 800 € reversés sur une revente en N+7 après 108 000 € déduits, soit 60 % de la déduction rendue. Faites ce calcul avant de poster la lettre.

Le locataire, ici, ne subit rien : il paie 7 200 € de TVA par an sur son loyer et les déduit intégralement. C'est cette neutralité qui rend l'option indolore — et son absence qui la rend toxique, comme on le verra en section 11. Sur le montage lui-même, voir le loyer d'une SCI à sa société d'exploitation et acheter un local commercial : SCI, direct ou société.


7. Meublé, para-hôtellerie, résidence avec services : la TVA à 10 %

Ici, la SCI ne choisit rien : c'est le contenu de la prestation qui décide. Le 4° de l'article 261 D exonère les locations de logements meublés, puis retire cette exonération dans trois hypothèses. Elles ont été réécrites par l'article 84 de la loi de finances pour 2024, après l'avis du Conseil d'État du 5 juillet 2023 (n° 471877). La rédaction en vigueur distingue :

  • Le b — l'hébergement de type hôtelier. Deux conditions cumulatives. Une durée offerte au client n'excédant pas trente nuitées, et au moins trois des quatre prestations suivantes : petit déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison, réception même non personnalisée de la clientèle.
  • Le b bis — le meublé résidentiel avec services. Hors secteur hôtelier, donc sur des durées longues, la location meublée assortie d'au moins trois de ces mêmes quatre prestations est également taxable. C'est le régime des résidences étudiantes et seniors.
  • Le c — la location à l'exploitant. La location, nue ou meublée, consentie à l'exploitant d'un établissement relevant du b ou du b bis est taxable, sauf pour certains logements-foyers.

Le critère ancien des « trois services sur quatre » n'a donc pas disparu, contrairement à ce qui se lit encore souvent. Il a été complété par une condition de durée dans le secteur hôtelier, et étendu au meublé de longue durée par le b bis. Le taux, dans les deux cas, est de 10 % : l'article 279 du CGI vise l'hébergement du b, et le meublé avec services du b bis.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ajouter « pour faire mieux » un petit déjeuner et un ménage hebdomadaire à une location saisonnière détenue par une SCI. Le troisième service fait basculer l'activité dans le champ de la TVA, mais aussi — et c'est bien plus lourd — dans le champ commercial, donc à l'impôt sur les sociétés de plein droit. On échange une déduction de TVA de quelques milliers d'euros contre les conséquences d'une cessation d'entreprise sur la plus-value latente — le gain accumulé sur l'immeuble depuis l'achat, taxé alors qu'il n'a pas été encaissé. L'article 202 ter du CGI permet, sous conditions, d'en différer l'imposition. Deux conditions : qu'aucune écriture comptable ne soit modifiée — en clair, que l'immeuble soit repris au bilan d'ouverture pour son coût historique et non pour sa valeur vénale — et que l'imposition reste possible sous le nouveau régime. C'est une atténuation conditionnelle, pas une exonération, et elle se perd d'un trait de plume. Voici ce que coûte sa perte, en euros.

Ce que coûte le troisième service, en euros

SCI à l'impôt sur le revenu détenant une maison achetée 200 000 € il y a cinq ans, qui en vaut 320 000 € le jour du basculement. Le troisième service la fait passer à l'impôt sur les sociétés de plein droit. Si l'atténuation de l'article 202 ter est perdue — l'immeuble réévalué au bilan d'ouverture, par exemple —, la plus-value latente de 120 000 € est imposée immédiatement selon le régime des plus-values des particuliers. Cinq ans de détention : aucun abattement pour durée de détention, celui-ci ne commençant qu'à la sixième année.

  • impôt sur le revenu, 19 % de 120 000 € → 22 800 € ;
  • prélèvements sociaux, 17,2 % → 20 640 € ;
  • surtaxe des plus-values élevées, 3 % au-delà de 110 000 € (article 1609 nonies G du CGI) → 3 600 €.

Total dû immédiatement : 47 040 €. En face, la TVA que le passage à la para-hôtellerie permet enfin de récupérer sur 20 000 € HT de travaux : 4 000 €. Solde : − 43 040 €. Le troisième service coûte plus de dix fois ce qu'il rapporte, et il se paie l'année même, en argent frais, sur un gain qui n'a pas été encaissé.

Si vous fournissez déjà deux services, le troisième n'est pas un geste commercial. C'est une décision de structure. Le détail des conséquences est dans SCI et location meublée et dans SCI et location saisonnière.


8. Parkings, box et garages : la TVA s'applique sans option

Relisez le 2° de l'article 261 D : il exonère les locaux nus « à l'exception des emplacements pour le stationnement des véhicules ». Un parking loué seul n'est donc pas exonéré : il est taxable de plein droit, à 20 %, sans option ni démarche. C'est l'inverse de l'intuition. C'est aussi la source d'un nombre considérable de rappels chez les SCI qui détiennent quelques box en pensant n'avoir rien à déclarer.

La règle souffre deux tempéraments : ce que dit le bail, et ce que pèsent les loyers.

  • L'accessoire suit le principal. Un emplacement loué au même locataire que le logement, dans le même immeuble ou à proximité immédiate, et dans le cadre d'un contrat unique ou lié, forme avec lui une prestation unique exonérée. Une place vendue avec l'appartement dans le même bail ne pose donc aucun problème.
  • La franchise en base. Tant que les recettes de prestations de la SCI restent sous 37 500 € HT sur l'année civile précédente, l'article 293 B du CGI la dispense de déclarer et de payer la TVA. Un second seuil, dit majoré, fixé à 41 250 €, s'apprécie sur l'année en cours. Ces deux montants n'ont pas bougé en 2026 : le seuil unique de 25 000 € voté en février 2025 a été suspendu puis abandonné par la loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025. Attention : la franchise ferme aussi tout droit à déduction.

Reste à savoir quand, exactement, la franchise tombe. Depuis le 1er mars 2025, l'article 293 B est formel : dès que le seuil majoré de l'année en cours est dépassé, la franchise cesse de s'appliquer pour les opérations intervenant à compter de la date du dépassement. Jusqu'en 2024, on repartait au premier jour du mois. Plus maintenant : c'est le jour même, et l'échéance qui provoque le dépassement est taxable en totalité.

Cas chiffré n° 4 — un portefeuille de box qui franchit le seuil

SCI détenant 12 box loués 200 € par mois à des tiers, sans logement associé. Recettes de l'année N−1 : 12 × 200 × 12 = 28 800 €, sous les 37 500 € : franchise en N, aucune déclaration, aucune déduction.

En janvier N, la SCI rachète 13 box. Elle en loue désormais 25, soit 5 000 € par mois et 60 000 € sur l'année. Le cumul atteint 40 000 € fin août ; l'échéance de septembre le porte à 45 000 € et fait sauter le seuil majoré de 41 250 €.

  • Loyers taxables : de l'échéance de septembre à celle de décembre, soit 4 × 5 000 = 20 000 €.
  • Si la SCI n'a rien vu et a encaissé ces loyers sans TVA, la taxe se calcule en dedans : 20 000 / 1,20 × 20 % = 3 333 € à sa charge.
  • Si elle a vu venir le franchissement et facturé la TVA en plus du loyer, elle collecte 4 000 € qu'elle reverse — coût réel pour elle : 0 €.
  • En face, 60 000 € HT de réfection des portes et de l'éclairage, engagés après le dépassement : 12 000 € de TVA déductible.

Solde de l'année : + 12 000 € si le franchissement a été anticipé, + 8 667 € s'il a été subi. L'écart de 3 333 € ne tient qu'à une chose : avoir prévenu les locataires avant l'échéance de septembre. Et si les travaux avaient été engagés en juin, avant le dépassement, leur TVA n'aurait pas été déductible immédiatement. Elle n'est pas perdue pour autant : en sortant de la franchise, la SCI bénéficie d'un crédit de départ sur ses immobilisations en cours d'utilisation (article 207 de l'annexe II au CGI ; BOI-TVA-DECLA-40-10-20 § 150 et 180, à jour du 1er juillet 2026). Sur 12 000 € de TVA immobilisée la même année N, elle en récupère dix-neuf vingtièmes, soit 11 400 €, déduits en une fois sur la première déclaration. Ce qui reste définitivement perdu, c'est la TVA des dépenses passées en charges — honoraires, entretien courant — qui, elle, n'ouvre aucun crédit de départ.

En gestion, la parade est simple. Posez une alerte à 32 000 € de recettes cumulées, soit environ 85 % du seuil de 37 500 €, et tranchez à ce moment-là — pas en décembre, quand le dépassement est déjà derrière vous. Les seuils, leur calcul exact et le moment où il devient rentable de sortir volontairement de la franchise sont détaillés dans franchise de TVA en SCI ; l'investissement en lui-même dans parking et box en SCI.


9. L'autre TVA : celle que la SCI supporte à l'achat

Changement complet de sujet. Jusqu'ici, la question était : la SCI ajoute-t-elle de la TVA à ses loyers ? Celle-ci est : la SCI paie-t-elle de la TVA quand elle achète ? Les deux réponses sont indépendantes l'une de l'autre.

L'article 257 I du CGI soumet à la TVA à 20 % deux ventes : celle d'un terrain à bâtir et celle d'un immeuble achevé depuis cinq ans au plus, dit immeuble neuf. Encore faut-il que le vendeur soit un assujetti agissant en tant que tel, c'est-à-dire quelqu'un qui exerce une activité économique à titre indépendant : un promoteur, un marchand de biens, une société. Au-delà de cinq ans, la vente est exonérée et supporte les droits de mutation ordinaires. Une SCI qui achète dans le neuf paie donc la TVA, qu'elle ait opté ou non ; l'option décide seulement de sa capacité à la récupérer.

En échange, l'acheteur gagne sur les droits — et peu de gens le savent. La taxe de publicité foncière est le droit perçu lors de l'inscription de la vente au fichier immobilier. Quand la mutation est soumise à la TVA sur le prix total, elle tombe au taux réduit de 0,70 %, assis sur le prix hors taxe (article 1594 F quinquies A du CGI). Et la taxe additionnelle communale de 1,20 % n'est pas perçue. Une réserve, tout de même. Le taux réduit ne joue pas quand la vente relève de la TVA sur marge de l'article 268 du CGI, cas fréquent sur les reventes de terrains : on retombe alors sur les droits ordinaires.

Comparaison — droits de mutation, neuf contre ancien, sur 500 000 €

  • Ancien : droits de mutation à titre onéreux à environ 6,32 % — le taux plein appliqué par 88 départements en 2026 → 31 600 €, plus la contribution de sécurité immobilière de 0,10 % → 500 €, soit 32 100 €.
  • Neuf soumis à TVA : publicité foncière 0,70 % majorée des frais d'assiette, soit environ 0,715 % → 3 575 €, plus la même contribution de sécurité immobilière de 0,10 % → 500 €, soit 4 075 €.

Écart : environ 28 000 € en faveur du neuf, sur les seuls droits, avant même de parler de récupération de TVA. C'est ce qui explique qu'un local neuf affiché plus cher au mètre carré revienne souvent moins cher à l'acquisition pour une SCI qui opte.

Deux mises en garde avant d'aller plus loin. Ces 28 000 € ne récompensent pas l'option : ils tiennent au caractère neuf du bien et profitent à tout acquéreur, qu'il récupère la TVA ou non. Quant au taux de 6,32 %, il rend caduque la valeur de 5,80 % qui circule encore un peu partout. L'article 116 de la loi de finances pour 2025 a autorisé chaque département à porter sa part de 4,50 % à 5,00 %, pour les actes signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. 88 départements l'ont fait : tous droits confondus, on arrive à 6,32 %. Les autres restent à 5,81 %. Et une SCI ne bénéficie d'aucune exonération de primo-accédant. Elle paie le taux plein, toujours. Pour la mécanique complète de récupération sur un local neuf, voir récupérer la TVA sur un local commercial neuf. Pour un achat sur plan, la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) en SCI. Pour un terrain, le terrain à bâtir en SCI.


10. Déclarer la TVA de la SCI : régime, formulaire, périodicité

Une SCI redevable relève de l'un des deux régimes d'imposition. Le choix n'a rien d'administratif : il décide de la date à laquelle l'argent revient. La déclaration s'appelle la CA3 au réel normal (imprimé n° 3310-CA3), la CA12 au réel simplifié (imprimé n° 3517). Les deux se déposent en ligne, depuis l'espace professionnel du site des impôts.

Régime Quand la SCI relève de ce régime Déclaration Remboursement d'un crédit
Franchise en base Recettes ≤ 37 500 € HT (services) en N−1, seuil majoré 41 250 € en cours d'année Aucune Impossible : aucune déduction
Réel simplifié Recettes ≤ 286 000 € HT (services, seuil 2026) et TVA due < 15 000 €. Supprimé au 1er janvier 2027 CA12 annuelle (n° 3517), 2 acomptes semestriels Une fois par an, à partir de 150 €
Réel normal Sur option, ou au-delà des seuils CA3 mensuelle (n° 3310-CA3) ; trimestrielle si TVA annuelle < 4 000 € Chaque mois, à partir de 760 €

La colonne de droite contient le conseil. Une SCI qui vient d'opter et attend un crédit de 104 678 € n'a aucune raison de rester au régime simplifié : elle attendrait un an. Optez pour le réel normal et la déclaration mensuelle dès la lettre d'option, quitte à repasser au trimestriel plus tard, une fois le crédit remboursé et la TVA annuelle retombée sous 4 000 €. À compter du 1er janvier 2027, ce critère change : le trimestriel s'appliquera tant que le chiffre d'affaires reste sous 1 000 000 €, ce qui sera le cas de la quasi-totalité des SCI. La demande de remboursement se fait sur le formulaire n° 3519-SD, joint à la déclaration.

Il reste trois choses à savoir avant de déposer la première déclaration.

  • Le régime simplifié de TVA vit sa dernière année sous sa forme actuelle. L'article 38 de la loi de finances pour 2025 supprime, au 1er janvier 2027, la CA12 annuelle et les deux acomptes semestriels. Toutes les SCI redevables déposeront une CA3 : trimestrielle tant que leur chiffre d'affaires reste sous 1 000 000 € (1 100 000 € en cours d'année), mensuelle au-delà ou sur option. Aucune SCI de la taille dont parle cette page ne sera donc contrainte au dépôt mensuel. Le critère actuel — trimestriel si la TVA annuelle est inférieure à 4 000 € — disparaît à cette date. Autant s'installer tout de suite au réel normal plutôt que d'y être poussé.
  • Pas de démarche « anti-franchise » à faire quand on opte. On lit parfois qu'une SCI dont les loyers taxés resteraient sous 37 500 € devrait, en plus de son option, renoncer à la franchise en base pour pouvoir déduire. C'est inexact. L'article 293 C du CGI écarte la franchise pour toute opération taxée en vertu d'une option des articles 260, 260 A et 260 B. La doctrine le confirme (BOI-TVA-DECLA-40-10-10, § 100, à jour du 1er juillet 2026). L'option de l'article 260 2° suffit, et elle rend la SCI redevable dès le premier euro de loyer taxé. La renonciation à la franchise de l'article 293 F, elle, garde tout son sens dans un autre cas : celui des parkings. Ils sont taxables de plein droit et non sur option, et la franchise s'y applique bel et bien tant que le seuil n'est pas franchi.
  • La facturation électronique arrive avant la recodification. À compter du 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA devra être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Toutes les SCI redevables sont concernées, et même celles que couvre la franchise en base. L'obligation d'en émettre suit un calendrier échelonné : 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, 1er septembre 2027 pour les PME et les très petites entreprises. Le sujet est traité dans facturation électronique et SCI.

Le remplissage ligne à ligne de la CA3, les dates limites et le traitement des crédits sont détaillés dans déclarer la TVA de sa SCI. Si la SCI fait réaliser des travaux immobiliers par un sous-traitant, elle doit aussi connaître l'autoliquidation de la TVA sur les travaux, qui déplace le redevable sans changer le montant.


11. Les trois cas où une SCI ne doit pas opter pour la TVA

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide. Trois situations reviennent, dans lesquelles l'option est présentée comme une évidence — et détruit de la valeur.

Le locataire ne récupère pas la TVA

C'est le cas le plus fréquent et le plus coûteux. Médecins, kinésithérapeutes, certaines associations, courtiers d'assurance, organismes de formation : leurs activités sont elles-mêmes exonérées de TVA. Pour eux, la TVA du loyer n'est pas une avance, c'est une charge nette.

Cas chiffré n° 5 — quand l'option coûte plus qu'elle ne rapporte

SCI propriétaire d'un plateau ancien, acheté sans TVA (immeuble achevé depuis plus de cinq ans), loué 24 000 € HT par an à un cabinet de kinésithérapie. Travaux de rafraîchissement envisagés : 25 000 € HT.

  • Ce que l'option rapporte : la TVA des travaux, une fois → 5 000 €.
  • Ce qu'elle impose au locataire : 20 % sur 24 000 € → 4 800 € par an, non déductibles pour lui.
  • Le locataire a donc perdu l'équivalent du gain de la SCI en 13 mois. Sur un bail de neuf ans : 43 200 €.

Ce surcoût ne reste jamais chez le locataire : il revient dans la négociation du loyer, ou fait capoter la location. Dans ce cas, ne faites pas ça. Payez les 5 000 € de TVA sur les travaux et restez exonéré.

Il n'y a pas de TVA d'acquisition à récupérer

L'option se justifie par un stock de TVA déductible. Sur un immeuble ancien acheté hors TVA, sans programme de travaux, ce stock est proche de zéro. Prenons une SCI qui paie 3 000 € HT d'honoraires par an, comptable et gestion comprises : la TVA récupérable est de 600 €, soit 50 € par mois. En face : douze déclarations par an, une comptabilité de TVA à tenir, huit à neuf ans d'engagement et un suivi de régularisation sur vingt ans. À 50 € par mois, la réponse est non.

L'horizon de détention est court

Une SCI constituée pour porter un local trois à cinq ans avant revente combine le pire des deux mondes. Elle déduit la TVA. Puis elle en reverse la plus grande part au moment de vendre, si l'acquéreur ne récupère pas la TVA — le cas chiffré n° 2 en donne le montant. Et sur un projet d'achat-revente, la vraie question n'est pas l'option : c'est la nature de l'activité, traitée dans SCI et marchand de biens.

À l'inverse, un cas où l'option est presque toujours la bonne réponse : la SCI qui achète neuf un local destiné à une société d'exploitation redevable de la TVA, avec l'intention de le garder. Le locataire est neutre, la TVA d'acquisition est massive, l'horizon est long. C'est exactement le cas chiffré n° 3, en section 6.


12. Ce qui change le 1er janvier 2027 : la TVA quitte le CGI

La quasi-totalité des références de cette page sont celles du code général des impôts, et elles restent le droit applicable jusqu'au 31 décembre 2026. Une exception, déjà effective : le régime simplifié de déclaration est sorti du CGI dès le 1er janvier 2022 pour rejoindre les articles L. 162-1 et suivants du code des impositions sur les biens et services, le CIBS — ce code créé en 2021 pour regrouper les taxes assises sur les biens et les services. Ce n'est pas une concession, c'est un avant-goût : le mouvement a commencé il y a quatre ans. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 y transfère cette fois l'intégralité des dispositions relatives à la TVA.

Attention à la date : elle a bougé. Le transfert devait entrer en vigueur le 1er septembre 2026. L'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 l'a repoussé au 1er janvier 2027, pour éviter qu'il ne tombe le même jour que l'entrée en vigueur de l'obligation de recevoir des factures électroniques. Les pages qui annoncent encore un basculement en septembre 2026 sont en retard d'une ordonnance.

Trois conséquences, et une réserve qui compte.

  • Les règles ne changent pas : la recodification est faite à droit constant, c'est-à-dire qu'elle déplace les textes sans en modifier le sens. Une option valablement exercée avant le 1er janvier 2027 reste valable après.
  • Les numéros d'articles changent. Une clause de bail qui vise « l'article 260 2° du CGI » ne devient pas caduque. Les actes déjà signés sont lus comme visant le nouvel article, sans limite de temps, grâce à la règle de correspondance automatique posée par l'article 46 de l'ordonnance (rescrit BOI-RES-TVA-000253 du 18 février 2026). Ce qui a une date, c'est la faculté de continuer à écrire l'ancienne référence dans un document neuf ou une mention de facture : elle court jusqu'au 30 juin 2028, terme reporté du 31 décembre 2027 par l'ordonnance de juillet 2026. Inutile, donc, de faire refaire vos baux : passé cette date, visez simplement la disposition par son objet autant que par son numéro.
  • Des tables de concordance entre l'ancien et le nouveau code sont publiées sur Légifrance, rubrique « Codification ». C'est l'outil à utiliser pour relire un acte ancien. En première lecture, l'exonération des locations de locaux nus et l'option du bailleur se retrouvent dans le livre II du CIBS, aux alentours des articles L. 231-28 et L. 231-29.
  • La réserve : la recodification n'est pas rigoureusement neutre partout. Les praticiens ont signalé au moins deux points de rédaction — le sort des baux conférant un droit réel et celui des promesses de vente — qui ont fait l'objet de questions écrites au gouvernement. Sur un dossier engagé, faites vérifier la rédaction nouvelle plutôt que de raisonner par équivalence.

Cette page sera mise à jour avec les références du CIBS dès leur entrée en vigueur.


Sources primaires de cette page

CGI : art. 261 D (exonération des locations, version en vigueur depuis le 31/12/2023), art. 260 (options, version en vigueur depuis le 24/03/2012), art. 257 I (immeubles neufs et terrains à bâtir), art. 257 bis (dispense), art. 268 (TVA sur marge), art. 271 (droit à déduction), art. 279 a (taux de 10 %, version du 01/03/2026), art. 279-0 bis et 278-0 bis A (travaux), art. 287-2 (périodicité de la CA3), art. 293 B (franchise, version en vigueur depuis le 01/03/2025), art. 293 C (exclusion de la franchise pour les opérations sur option), art. 293 F (renonciation), art. 202 ter (conséquences du changement de régime fiscal), art. 234 nonies (contribution sur les revenus locatifs), art. 1594 F quinquies A (publicité foncière réduite), art. 1609 nonies G (surtaxe sur les plus-values immobilières élevées)
CIBS : art. L. 162-1 à L. 162-9 (régime simplifié de déclaration), seuils aux art. L. 162-4 et L. 162-5 — l'art. 302 septies A du CGI n'est plus qu'un renvoi à l'art. L. 162-1 du CIBS depuis le 1er janvier 2022, et il est abrogé au 1er janvier 2027 par l'art. 38 de la loi de finances pour 2025
Annexe II au CGI : art. 193 à 195 A (portée, prise d'effet et dénonciation de l'option), art. 194 (effet au 1er jour du mois, dénonciation la 9e année), art. 205 à 210 dont l'art. 207 II-3 (coefficient de déduction et régularisations par vingtièmes sur 20 ans), art. 242-0 C (seuils de remboursement de 150 € et 760 €)
Doctrine : BOI-TVA-CHAMP-50-10 (option — mis à jour le 04/04/2014 seulement : sa règle d'option globale par immeuble est contredite par le Conseil d'État et par le gouvernement, voir la section 3), BOI-TVA-DECLA-40-10-10 § 100 (exclusion de la franchise en cas d'option, 01/07/2026), BOI-TVA-DED-60-20-10 (régularisations globales, 03/01/2018), BOI-TVA-DECLA-40-10-20 § 150 et 180 (crédit de départ à la sortie de la franchise, 01/07/2026), rescrit BOI-RES-TVA-000253 du 18/02/2026 (correspondance automatique entre anciennes et nouvelles références), BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 (hébergement)
Jurisprudence et doctrine du gouvernement : CE 09/09/2020 n° 439143 (SCI EMO, option local par local) et réponse ministérielle Grau, AN 16/11/2021, question n° 38389 ; CE 21/12/2023 n° 474042 (absence de rétroactivité de l'option) ; avis CE 05/07/2023 n° 471877 (para-hôtellerie, à l'origine de la réécriture par l'art. 84 de la loi de finances pour 2024)
Textes récents : ordonnance n° 2025-1247 du 17/12/2025 (recodification de la TVA au CIBS) et ordonnance n° 2026-671 du 27/07/2026 (report de cette recodification au 01/01/2027 et des anciennes références au 30/06/2028) ; loi n° 2025-1044 du 03/11/2025 (abandon du seuil unique de franchise à 25 000 €) ; art. 38 de la loi de finances pour 2025 (suppression du régime simplifié de TVA au 01/01/2027) ; art. 116 de la loi de finances pour 2025 (majoration des DMTO du 01/04/2025 au 31/03/2028) ; arrêté du 04/12/2024 et arrêté du 13/07/2026 (travaux à 5,5 %)
Code de commerce : art. L. 145-1 et suivants (baux commerciaux), art. A444-91 (émoluments du notaire sur vente)

Avertissement. Cette page a une visée informative. Elle ne remplace pas l'examen d'un dossier. L'option de l'article 260 2° engage la SCI pour près de neuf ans et déclenche une obligation déclarative mensuelle ainsi qu'un suivi de régularisation sur vingt ans : faites-la valider avant de la déposer.

Pour aller plus loin

Les pages qui traitent en profondeur ce que celle-ci n'a fait qu'ouvrir.

Trois décisions, dans l'ordre

  1. Locaux d'habitation : la question ne se pose pas. L'option est légalement fermée. La TVA des travaux est un coût, intégrez-la au budget dès le départ.
  2. Local professionnel neuf, locataire redevable de la TVA : optez, au plus tard dans le mois calendaire de l'acte. Sur 500 000 € HT, ce sont 100 000 € qui n'ont pas à être empruntés, et un gain économique de 60 800 € sur quinze ans : 27 800 € d'intérêts évités et 33 000 € de TVA récupérée sur les charges et travaux courants.
  3. Local ancien, locataire non redevable : n'optez pas. Vous imposeriez à votre locataire 20 % de loyer en plus, sans contrepartie pour lui, pour récupérer une TVA de travaux qui ne le compense pas.
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Questions fréquentes sur la TVA en SCI

Pas automatiquement. Une SCI qui loue uniquement des locaux nus (sans meubles ni équipements) n'est pas redevable de la TVA et n'a pas de numéro de TVA en France. Elle en obtient un dès qu'elle devient redevable : option de l'article 260 2° du CGI, para-hôtellerie, location de locaux équipés, location de parkings au-dessus du seuil de franchise. Attention à ne pas confondre avec le numéro de TVA intracommunautaire. Même une SCI non redevable doit le demander à son service des impôts des entreprises avant d'acheter une prestation auprès d'un fournisseur établi dans un autre pays de l'Union européenne : un logiciel, une plateforme de gestion locative. Dans ce cas la SCI autoliquide la TVA française sans pouvoir la déduire.
Non, jamais. Le a de l'article 260 2° du CGI ferme l'option lorsque les locaux nus donnés en location sont destinés à l'habitation ou à un usage agricole. Aucune démarche, aucun montage et aucun accord avec le locataire ne permettent de contourner cette interdiction. Une SCI qui loue des appartements nus supporte donc définitivement la TVA de ses travaux et de ses honoraires. Une seule voie rend une location d'habitation taxable : celle des services. Un meublé assorti d'au moins trois des quatre prestations du 4° b ou b bis de l'article 261 D n'est plus une location, c'est une activité d'hébergement.
Oui. L'option se formule immeuble par immeuble, mais à l'intérieur d'un immeuble le bailleur choisit les locaux qu'il taxe, à condition de les identifier un par un dans sa lettre. Une SCI qui possède quatre plateaux de bureaux peut donc en taxer un et laisser les trois autres exonérés ; sa déduction devient alors partielle et se calcule au prorata. Un point de vigilance : la doctrine administrative écrit encore l'inverse, faute de mise à jour depuis 2014. Ce sont la décision du Conseil d'État du 9 septembre 2020 et la réponse ministérielle du 16 novembre 2021 qui font droit. Le détail est en section 3 de cette page.
Cela dépend de son statut. Si le locataire est lui-même redevable de la TVA, l'option du bailleur ne lui coûte rien puisqu'il déduit la TVA du loyer : la loi n'exige pas son accord et une mention au bail suffit à organiser la facturation. Si le locataire n'est pas assujetti à la TVA — c'est-à-dire hors du champ de la taxe, comme une association sans activité économique ou une collectivité agissant comme autorité publique —, le b de l'article 260 2° du CGI subordonne l'option à une mention expresse de l'option par le bailleur dans le bail. Le locataire, en signant ce bail, accepte donc la taxation. Un médecin ou un courtier d'assurance, eux, sont des assujettis exonérés : la mention n'est pas légalement exigée à leur égard, mais l'y faire figurer reste prudent, parce qu'elle rend la taxation opposable au preneur. Sur un bail déjà signé sans cette clause, il faut un avenant, et le locataire est parfaitement libre de le refuser ou de le monnayer par une baisse de loyer.
Oui, dès lors qu'elle a opté. Les charges locatives refacturées suivent le sort du loyer principal : elles entrent dans la base de la TVA au même taux de 20 %. Cela vaut pour les provisions sur charges, la refacturation de la taxe foncière si le bail la met à la charge du preneur, la contribution économique territoriale refacturée, l'assurance de l'immeuble. La seule exception concerne les sommes encaissées au nom et pour le compte du locataire et rendues à l'euro près sur justificatif, régime des débours, qui suppose un mandat écrit. En pratique la quasi-totalité des refacturations d'un bail commercial sont taxables.
Non tant qu'il reste un dépôt. Une somme versée en garantie et destinée à être restituée n'est la contrepartie d'aucune prestation : elle est hors du champ de la TVA. La règle change le jour où la SCI le conserve. Si le dépôt est utilisé pour couvrir des loyers impayés, il devient un loyer et supporte la TVA au taux applicable au loyer. S'il est conservé pour réparer des dégradations, l'administration le traite comme une indemnité non taxable lorsqu'il compense un préjudice réel. La distinction se joue sur la pièce comptable : ce que l'on impute au compte de loyers est taxable.
Non, et c'est un des rares avantages latéraux de l'option. La contribution sur les revenus locatifs est une taxe de 2,5 % assise sur les loyers d'immeubles achevés depuis au moins quinze ans au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle ne frappe pas les loyers qui donnent lieu au paiement effectif de la TVA : c'est le 2° du III de l'article 234 nonies du CGI. À l'inverse, un loyer exonéré, ou un loyer couvert par la franchise en base, y reste soumis. Une SCI à l'impôt sur les sociétés qui loue un local ancien sans option paie donc 2,5 % de ses loyers en plus de l'impôt ; la même SCI ayant opté ne les paie pas. Sur 36 000 € de loyers annuels cela représente 900 € par an, soit 8 100 € sur un bail de neuf ans. Ce n'est pas ce qui justifie une option à soi seul, mais cela pèse dans un arbitrage serré.
En principe non pour un immeuble acheté et déjà affecté à une activité exonérée. Le Conseil d'État a jugé le 21 décembre 2023 (n° 474042) que l'option n'a pas d'effet rétroactif. Elle prend effet le premier jour du mois où elle est formulée. Ou à la date des engagements contractuels de location si celle-ci est postérieure — jamais avant. Une TVA d'acquisition supportée avant cette date n'est donc pas déductible au titre du droit à déduction initial. Il subsiste une porte étroite, le crédit de départ, une régularisation par vingtièmes en sens inverse : un immeuble qui entre dans le champ de la TVA en cours de période de vingt ans peut ouvrir une déduction complémentaire pour les années restantes. C'est technique, plafonné, et cela ne remplace jamais une option déposée à temps, c'est-à-dire au plus tard dans le mois calendaire de l'acte.
Non. La franchise dispense de déclarer et de payer la TVA, mais elle ferme symétriquement tout droit à déduction. Une SCI qui loue des parkings pour 20 000 € par an et refait ses portes de box pour 30 000 € HT paie 6 000 € de TVA qu'elle ne reverra jamais. Si les travaux sont importants, il faut renoncer à la franchise en optant pour le paiement de la TVA au titre de l'article 293 F du CGI. Cette option couvre obligatoirement deux années, celle de la déclaration comprise, et se reconduit tacitement faute de dénonciation à l'échéance. Elle est même reconduite de plein droit pour deux années supplémentaires si la SCI a obtenu un remboursement de crédit de TVA pendant la période.
Le texte donne six mois au service pour statuer, au terme desquels le silence vaut rejet et ouvre un recours. Dans les faits, un remboursement courant de quelques milliers d'euros arrive en trois à six semaines. Une demande de plusieurs dizaines de milliers d'euros portant sur une première acquisition déclenche presque toujours une demande de pièces : acte de vente, bail signé, copie de la lettre d'option et de son accusé de réception, factures de travaux. Un dossier complet envoyé dès la première relance raccourcit fortement le délai. Un dossier incomplet ajoute facilement plusieurs mois.
Une vacance subie ne fait pas perdre le droit à déduction. Tant que la SCI démontre qu'elle cherche activement un locataire soumis à la TVA — mandat d'agence, annonces, comptes rendus de visites — l'immeuble reste affecté à une activité taxable et aucune régularisation n'est due. Le risque apparaît quand la SCI change l'affectation : reprise du local par un associé, mise à disposition gratuite, relocation à un locataire pour lequel l'option n'est plus praticable. Là, le coefficient de déduction tombe à zéro et la régularisation par vingtièmes se déclenche. La règle pratique tient en une phrase : conservez les preuves de la recherche de locataire dans le dossier de l'exercice.
C'est devenu rare. La livraison à soi-même oblige à s'auto-facturer la TVA sur un immeuble construit pour son propre compte. Son champ a été fortement réduit : elle ne s'impose plus lorsque l'immeuble ouvre intégralement droit à déduction, puisque la taxe collectée serait immédiatement déduite. Il subsiste principalement dans le logement social à taux réduit et dans les situations où l'immeuble sert à une activité qui ne donne pas droit à déduction. Une SCI qui fait construire un bâtiment destiné à une location taxée déduit la TVA des factures d'entreprises au fil du chantier, sans passer par une livraison à soi-même. En revanche elle doit surveiller l'autoliquidation de la TVA sur les travaux sous-traités, qui est un sujet distinct.
Trois taux cohabitent et ils dépendent du local, pas de la SCI. 20 % sur tout ce qui concerne un local professionnel ou commercial, et sur la construction, la reconstruction ou l'agrandissement d'un logement. 10 % sur les travaux d'entretien, d'amélioration et d'aménagement d'un logement achevé depuis plus de deux ans (article 279-0 bis du CGI). 5,5 % sur les prestations de rénovation énergétique de ces mêmes logements (article 278-0 bis A). La nature de ces prestations et les performances exigées sont codifiées aux articles 30-0 D et suivants de l'annexe IV au CGI, issus de l'arrêté du 4 décembre 2024 applicable depuis le 1er janvier 2025. L'arrêté du 13 juillet 2026 y a ajouté les pompes à chaleur air/air réversibles fixes, sous conditions de performance et de fluide frigorigène. Elles sont éligibles au taux de 5,5 % depuis le 18 juillet 2026. Les taux réduits supposent une attestation du client sur le devis ou la facture.
Oui, et c'est une des raisons pour lesquelles les cessions de parts sont fréquentes sur des immeubles ayant récupéré la TVA. La SCI reste propriétaire de l'immeuble, l'affectation à une activité taxée ne change pas, aucune régularisation par vingtièmes n'est déclenchée. Mais l'économie de TVA se paie ailleurs. Le droit d'enregistrement sur la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière est de 5 %, et l'acquéreur reprend un immeuble à sa valeur comptable historique, donc une plus-value latente. Depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une telle société doit en outre être constatée par acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du code civil).