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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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SCI familiale avec enfants mineurs : autorisations, refus bancaire et donation de parts

Vous voulez associer vos enfants mineurs à une société civile immobilière (SCI) et vous avez besoin d'un prêt. Les deux objectifs se contredisent presque toujours. Le droit autorise l'emprunt — la Cour de cassation l'a jugé en 2000. Votre banque refusera, et c'est légal. Ce guide donne d'abord le tableau : quelle opération exige quelle autorisation, qui signe, en combien de temps, pour combien.

Puis il pose le calcul que les autres annoncent sans faire : l'économie réelle d'une donation de parts. La réponse surprend : sur un petit patrimoine, elle est nulle. Pour le cadre général, lisez notre guide de la SCI familiale et de la transmission aux enfants.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, sur les textes consolidés du Code civil, du Code de commerce et du Code général des impôts (CGI). Mis à jour le 27 août 2026.

À retenir en 30 secondes

  • Un enfant peut être associé dès sa naissance, ses deux parents signant tout acte de disposition. Mais vous ne pourrez jamais lui reprendre ses parts (art. 387-2, 1°).
  • L'emprunt de la SCI ne demande aucune autorisation (Cass. 1re civ. 14/06/2000). Mais dès que la banque veut la caution du mineur, retour chez le juge (art. 387-1, 7°).
  • Le moteur du montage n'est pas l'abattement de 100 000 €, c'est le crédit : il divise par plus de cinq la valeur taxable.

Avertissement. Guide informatif à jour au 27 août 2026. Un montage impliquant un mineur engage la responsabilité des parents : faites-le valider par votre notaire.


1. Quel acte exige quelle autorisation : le tableau

Chaque ligne répond à quatre questions : qui décide, faut-il le juge des tutelles, combien de temps, combien d'argent.

Autorisations requises, opération par opération

Opération Qui décide Juge des tutelles Délai Coût
Constituer la SCI avec le mineur associé Les deux parents ensemble (acte de disposition) Non 2 à 4 semaines 308,91 € de formalités
Lui donner des parts existantes Les parents donateurs ; l'acceptation est donnée par un grand-parent (art. 935 al. 2) Non 3 à 6 semaines 0 € de droits sous l'abattement ; environ 956 € TTC d'émoluments pour 37 500 € de parts, plus 33,80 € au-delà de 25 % du capital
Apporter à la SCI un immeuble du mineur Les deux parents, sur autorisation Oui, obligatoire (art. 387-1, 2°) 4 à 8 mois Requête gratuite ; 1 500 à 4 000 € si avocat
Faire emprunter la SCI Le gérant, selon les statuts Non — sauf si la banque exige la caution du mineur (art. 387-1, 7°) Immédiat, ou 4 à 8 mois avec le juge 0 €, ou 1 500 à 4 000 € d'avocat s'il faut saisir le juge
Vendre l'immeuble détenu par la SCI L'assemblée, le mineur représenté par ses deux parents Non (bien de la société, pas du mineur) Selon les statuts 0 € de droits et d'émoluments, à la charge de l'acquéreur — mais la plus-value est imposée chez les associés, mineur compris : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattement pour durée de détention
Vendre les parts du mineur Les deux parents ensemble Non si l'acheteur est un tiers. Oui, obligatoire, si l'acheteur est un parent : c'est le 6° de l'article 387-1, qui le répute en opposition d'intérêts. Le juge peut aussi se l'être réservé (art. 387-3) 4 à 8 semaines Acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable obligatoire depuis le 27/06/2026 (art. 1865-1) ; 5 % de droits à la charge de l'acquéreur
Donner les parts du mineur Personne Interdit même avec autorisation (art. 387-2, 1°) — —
Dissoudre la SCI Les associés, à l'unanimité si les statuts sont muets (art. 1852) Non 1 à 3 mois 185,77 €, puis 13,16 € à la radiation

Une ligne est irréversible. Vous ne pourrez jamais redonner les parts de votre enfant mineur. Ni à son frère, ni à vous-même : le juge non plus ne peut l'autoriser.


2. Ce que les parents signent, et ce que personne ne peut autoriser

L'administration légale — le pouvoir des parents de gérer les biens de leur enfant — tient aux articles 382 à 387-6 du Code civil, réécrits par l'ordonnance n° 2015-1288 du 15 octobre 2015. L'ancienne distinction entre administration légale « pure et simple » et « sous contrôle judiciaire » a disparu au 1er janvier 2016 : le contenu qui l'emploie décrit un droit abrogé.

Une signature ou deux ?

Pour un acte d'administration — encaisser les loyers, approuver les comptes —, chaque parent est réputé tenir de l'autre le pouvoir d'agir seul (art. 382-1). Une signature suffit. Pour un acte de disposition — celui qui engage durablement le patrimoine (décret n° 2008-1484) —, les deux signent. Associer un enfant à une société où il répond des dettes sans limite coche ce critère : c'est le point que ratent les pages qui y voient une « gestion courante ». Désaccord ? Le juge tranche (art. 387).

Les huit actes qui passent par le juge

L'article 387-1 soumet huit opérations à l'autorisation préalable du juge, dont cinq touchent une SCI. Vendre de gré à gré un immeuble du mineur (1°). L'apporter en société (2°). Emprunter en son nom (3°). Acheter les biens du mineur (6°) — le parent acquéreur étant alors réputé en opposition d'intérêts avec lui. Constituer gratuitement une sûreté au nom du mineur pour garantir la dette d'un tiers (7°).

Une précision qui économise une procédure. Le 8° vise les valeurs mobilières de l'article L. 211-1 du Code monétaire et financier ; les parts de SCI n'en sont pas, faute d'être négociables. Les vendre à un tiers ne réclame donc aucune autorisation. Les vendre au père ou à la mère, si : on retombe sur le 6°, donc administrateur ad hoc ou habilitation de l'autre parent (art. 383).

Les quatre actes que le juge lui-même ne peut pas autoriser

L'article 387-2 est souvent présenté à l'envers, comme s'il distinguait administration et disposition. Il ne distingue rien : il interdit, même avec l'accord du juge. Donner gratuitement les biens du mineur, acquérir une créance contre lui, exercer le commerce en son nom, les mettre en fiducie.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Donner 30 % des parts à votre aîné, quitte à rééquilibrer à la naissance du suivant ? Abandonnez : rééquilibrer suppose de lui reprendre des parts, et c'est le 1° de l'article 387-2. L'abattement se recharge ; la générosité mal calibrée, non.

Le juge peut s'inviter sans qu'on l'appelle, et ce que vous risquez

C'est la disposition la moins connue et la plus décisive. À l'occasion d'un acte de l'article 387-1, le juge peut soumettre à autorisation une série d'actes de disposition à venir. Il peut aussi être saisi par le ministère public ou par tout tiers : un notaire, un grand-parent, un voisin — l'autre parent, lui, saisit le juge de plein droit. Réserve presque toujours omise : ce tiers doit invoquer des faits compromettant manifestement et substantiellement les intérêts de l'enfant. Une SCI qui tourne normalement n'y entre pas (art. 387-3).

Un acte passé sans les deux signatures est inopposable à l'enfant : il ne produit aucun effet contre lui. Le tiers de bonne foi, lui, peut en demander l'annulation (art. 1156, qui régit l'acte passé par un représentant au-delà de ses pouvoirs). L'action se prescrit par cinq ans (art. 2224), suspendus pendant la minorité (art. 2235) : elle court de 18 à 23 ans. Les parents répondent en outre solidairement du dommage causé (art. 386).


3. Le refus bancaire : le droit dit oui, la banque dit non

Le droit est clair et favorable. Cass. 1re civ. 14 juin 2000, n° 98-13.660 : le juge des tutelles n'a pas à consentir à l'emprunt d'une société civile, même quand un mineur en est associé majoritaire. La SCI ayant une personnalité distincte, l'emprunteur est la société : l'emprunt n'est pas contracté « au nom du mineur » (aujourd'hui art. 387-1, 3°).

Et pourtant les banques refusent : le blocage est dans la garantie

Une banque ne prête pas à une SCI sans la caution personnelle des associés — leur engagement de payer à la place de la société. Or cautionner au nom d'un enfant, c'est le 7° de l'article 387-1 : une sûreté constituée gratuitement pour la dette d'un tiers. Et la SCI, personne distincte, est un tiers pour lui. Ce qui dispense d'autorisation pour l'emprunt l'impose donc pour la caution. Le juge peut autoriser ; il n'en a aucune raison.

S'ajoutent trois motifs que la banque ne cache pas. Assurer un enfant de moins de douze ans est purement et simplement interdit (art. L. 132-3 du Code des assurances) ; au-dessus, c'est légal, mais aucun assureur ne le pratique sur un crédit immobilier. L'associé mineur répond des dettes sociales indéfiniment, à proportion de ses parts et jamais solidairement (art. 1857 et 1858, responsabilité des associés). Et les actions courent jusqu'à ses 23 ans : quinze ans de risque s'il en a huit.

Cas chiffré n° 1 — ce que le refus coûte vraiment

Marc et Élise créent une SCI à quatre avec Lucas (12 ans) et Léa (8 ans) pour un immeuble à 380 000 €, financé par 300 000 € sur 20 ans à 3,70 %. Trois banques refusent, la quatrième exige une autorisation judiciaire : quatre mois de retard.

Chiffrons ce retard. Sur 300 000 € à 3,70 % sur 240 mois, la mensualité est de 1 770,87 €. Quatre mois plus tard, à 3,95 %, 1 810,05 €. Écart mensuel 39,18 €, sur 240 mensualités : 9 403 € d'intérêts en plus, pour un dossier qui n'a pas bougé d'un euro.

L'erreur de plan de financement à ne pas recopier. Ils avaient prévu 80 000 € d'apport pour 380 000 € de prix et 300 000 € de prêt. Or 80 000 + 300 000 = 380 000 € : rien ne reste pour les frais. Comptez 24 016 € de droits de mutation (6,32 %, le taux majoré de la plupart des départements), 4 120 € TTC d'émoluments, 380 € de contribution de sécurité immobilière et 1 300 € de débours : 29 816 €. Leur apport réel devait être de 109 816 €.

Ces 29 816 € manquants, ils les apportent en compte courant d'associé — de l'argent prêté à la société, remboursable, qui n'entre pas au capital. Corollaire que tout le monde manque : cette dette réduit la valeur des parts données aux enfants (compte courant d'associé).


4. Les trois montages qui marchent avec des enfants mineurs, chiffrés

Trois chemins qui ne se valent pas. Même immeuble de 380 000 €, deux enfants, 15 % du capital chacun.

Montage A — acheter comptant, entrer dès la constitution

Pas de banque, pas de refus, pas de juge. La constitution coûte 308,91 € : 60,38 € TTC de greffe (n° 40 et n° 52 de l'article A. 743-10 du Code de commerce, arrêté du 25 février 2026), 19,33 € de bénéficiaires effectifs, 229,20 € d'annonce légale. Rien au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), gratuit ce jour-là.

Le défaut est ailleurs. Sans dette, l'actif net est de 380 000 € : la part de chaque enfant vaut 57 000 €, sur une enveloppe de 200 000 €. Vous consommez 28,5 % de votre capacité de transmission pour 15 % de l'immeuble.

Précision de méthode. Ici les 29 816 € de frais sont apportés en capital : l'actif net vaut 380 000 €. Apportés en compte courant comme au montage B, ils le ramèneraient à 350 184 € et la part de chaque enfant à 52 528 €. Le crédit diviserait alors la valeur par 5,3 et non par 5,8 : la conclusion tient, la marge est moindre.

Montage B — emprunter d'abord, donner ensuite

Les parents créent la SCI à deux, empruntent, achètent, puis donnent. Dix-huit mois plus tard, le capital restant dû s'établit à 284 369 €. Actif net : 380 000 − 284 369 − 29 816 de compte courant = 65 815 €. La part de 15 % de chaque enfant vaut 9 872 €.

57 000 € contre 9 872 € pour le même patrimoine transmis. Le crédit divise par plus de cinq la valeur taxable, et l'enfant récupère toute la plus-value future. Émoluments du notaire pour les quatre donations (art. A. 444-67) : 1 146 € TTC. Droits : 0 €.

Aucun texte n'impose de délai entre l'acquisition et la donation : le « 12 à 24 mois » des notaires est une pratique, pas une règle.

Montage C — attendre la fin du prêt

Tentant, parce qu'il ne demande rien à personne. Vingt ans plus tard, l'emprunt est soldé, le compte courant remboursé, et l'immeuble vaut 550 000 € : chaque enfant reçoit 137 500 € de chaque parent. Après abattement, base taxable 37 500 € par donation. Barème de l'article 777 du CGI : 8 072 € à 5 % = 403,60 € ; 4 037 € à 10 % = 403,70 € ; 3 823 € à 15 % = 573,45 € ; 21 568 € à 20 % = 4 313,60 €. Soit 5 694 € par donation, 22 777 € pour les quatre. Le prix de l'attente.

Une précision d'honnêteté. À fraction égale, attendre ne coûterait rien non plus : 41 250 € par donation, sous l'abattement. L'écart n'apparaît que le jour où vous transmettez la totalité. Ce jour-là, le montage B ne coûte que des émoluments : 16 454 € par donation, 0 € de droits et 2 462 € de notaire pour les quatre actes. Le montage C, lui, coûte 22 777 € de droits plus 8 972 € d'émoluments. 2 462 € contre 31 749 €.

La correction qui renverse un conseil très répandu

On lit souvent qu'il faudrait financer par compte courant plutôt que par capital. C'est l'inverse : les intérêts d'un emprunt contracté pour acquérir ses parts sont déductibles des revenus fonciers de l'associé (art. 31, I, 1°, d du CGI), ceux d'un emprunt qui alimente un compte courant, non. Sur un prêt in fine de 200 000 € à 4 % — dont on ne rembourse que les intérêts jusqu'à l'échéance —, ces intérêts valent 8 000 € la première année. Déductibles, ils économisent 3 776 € à un foyer imposé à 30 % (30 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Portés par un emprunt qui alimente un compte courant, ils n'économisent rien.


5. Faire entrer un enfant mineur au capital : trois voies, trois coûts

Trois voies, par formalisme croissant.

Souscrire des parts à la constitution. L'enfant apporte une somme souvent symbolique, versée par ses parents. Aucune autorisation judiciaire. Mais ses deux parents signent les statuts en son nom et le désignent par ses nom, prénoms et date de naissance, sans quoi le greffe renvoie le dossier.

Apporter un bien qui lui appartient déjà, cas de l'enfant qui a hérité. Autorisation du juge obligatoire (art. 387-1, 2°) et acte notarié, seul l'authentique se publiant au fichier immobilier (art. 710-1). Les droits d'enregistrement, eux, sont partout mal donnés :

Apport d'un immeuble à une SCI : le bon taux

Situation Droit dû Fondement
SCI à l'impôt sur le revenu, apport rémunéré uniquement en parts 0 % + 0,10 % de contribution de sécurité immobilière Art. 810, I et 879, I du CGI
SCI à l'impôt sur les sociétés, apport rémunéré uniquement en parts 2,20 % + 0,10 % Art. 810, III du CGI
Fraction de l'apport rémunérée par la reprise d'un emprunt 5,00 % sur cette seule fraction Art. 683 bis, 1595 et 1584 (ou 1595 bis) du CGI

Le « droit fixe de 375 à 500 € » est supprimé depuis la loi de finances pour 2019. Et les 5,80 % ou 6,32 % qu'on applique aux apports relèvent de l'article 1594 D, qui régit les ventes. Un piège, enfin. Si la SCI opte ensuite pour l'impôt sur les sociétés, les droits redeviennent exigibles à 2,20 % sur la valeur du bien au jour du changement (art. 809, II du CGI). Sauf engagement des associés de conserver leurs parts trois ans. Voir l'apport d'immeuble à une SCI.

Recevoir des parts par donation, la voie la plus fréquente. Notariée, non par une nouveauté de 2026 mais parce que toute donation entre vifs l'est (art. 931).

Les trois soldes. Souscription à la constitution : 308,91 € de formalités, aucun droit. Apport d'un immeuble de 200 000 € appartenant à l'enfant : 200 € de contribution de sécurité immobilière à l'impôt sur le revenu, 4 400 € de droits en plus à l'impôt sur les sociétés. Plus 1 500 à 4 000 € d'avocat s'il faut saisir le juge. Donation de 37 500 € de parts : 0 € de droits sous l'abattement, 955,85 € d'émoluments.


6. Donner des parts à ses enfants mineurs : le calcul complet

Le calcul que tout le monde annonce et que personne ne pose.

Les données. Immeuble à 400 000 €, 250 000 € d'emprunt restant, parents de 45 ans, deux enfants mineurs. Ils donnent à chacun la nue-propriété de leurs parts — la propriété sans l'usage ni les revenus — et gardent l'usufruit, le droit d'en percevoir les loyers jusqu'à leur mort. Couper ainsi la propriété en deux s'appelle un démembrement.

Étape 1 — la valeur des parts

Actif net : 400 000 − 250 000 = 150 000 €, dont 75 000 € par parent.

Étape 2 — la valeur fiscale de la nue-propriété

Barème de l'article 669 du CGI, qui dépend de l'âge de l'usufruitier. À 45 ans : usufruit 60 %, nue-propriété 40 %. Chaque parent donne à chaque enfant la moitié de sa part, 37 500 € en pleine propriété, dont la nue-propriété vaut 15 000 €.

Étape 3 — les droits de donation

L'abattement est de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans (art. 779, I, et rappel de l'art. 784). 15 000 € contre 100 000 € : droits, 0 €, et 85 000 € restent intacts pour une vague ultérieure.

Étape 4 — les émoluments du notaire, qui ne sont pas nuls

Le piège est là : les émoluments se calculent sur la valeur en pleine propriété, même avec réserve d'usufruit. L'assiette n'est pas 15 000 € mais 37 500 €. Article A. 444-67 du Code de commerce : 6 500 € à 4,837 % = 314,41 € ; 10 500 € à 1,995 % = 209,48 € ; 20 500 € à 1,330 % = 272,65 €. Soit 955,85 € TTC par donation, 3 823 € pour les quatre. Comptez 200 à 400 € de formalités et de débours par acte en plus : la facture de notaire des quatre donations tient dans 4 600 à 5 400 €.

Étape 5 — l'économie réelle, et là ça se complique

Comparons avec l'absence de donation. Si les parents mouraient demain, chaque enfant recevrait 37 500 € de chaque parent, très en dessous de l'abattement de 100 000 € — qui joue aussi en succession. Droits : 0 €. À patrimoine constant, la donation n'économise rien et coûte 3 823 €. Deux effets renversent ce constat.

Premier effet : la plus-value future est purgée. Dans vingt ans, l'emprunt est remboursé et l'immeuble vaut 700 000 €, soit 2,8 % de revalorisation par an — l'hypothèse haute. Sans donation, chaque enfant reçoit 175 000 € par parent, taxables après abattement sur 75 000 €. Ce que le barème de l'article 777 du CGI y prélève :

Droits de succession sur 75 000 € taxables, par parent et par enfant

Fraction taxée Taux Droits
8 072 €5 %403,60 €
4 037 €10 %403,70 €
3 823 €15 %573,45 €
59 068 €20 %11 813,60 €
Total—13 194 €

Deux parents, deux enfants : 52 777 € de droits. Avec la donation faite aujourd'hui, ces droits ne sont jamais dus. Au rythme de 1,9 % par an retenu au montage C, l'immeuble ne vaudrait que 578 800 € et les droits évités tomberaient à 28 537 €.

Second effet : l'extinction de l'usufruit ne coûte rien. Au décès des parents, les enfants deviennent pleins propriétaires sans aucun droit exigible (art. 1133 du CGI). Le prix se paie ailleurs, à l'IFI.

Le solde, posé

  • Coût de la donation aujourd'hui : 3 823 € d'émoluments, 4 600 à 5 400 € formalités comprises (droits : 0 €)
  • Droits évités dans vingt ans : 52 777 € si l'immeuble vaut 700 000 €, 28 537 € s'il en vaut 578 800
  • Économie nette : de 24 714 à 48 954 € pour deux enfants — la fourchette honnête, selon ce que fait le marché
  • Économie si le patrimoine ne s'apprécie pas : 0 €, et 3 823 € de frais engagés

Ces deux effets supposent que la valeur monte. Sinon, ne donnez pas. Barème complet et donation-partage : donation de parts de SCI. Mécanique de l'usufruit : démembrement de parts.

Sur la valeur retenue. Le prix déclaré n'est qu'un plancher : la valeur vénale se contrôle (art. 666 du CGI, art. L. 17 du Livre des procédures fiscales). Une décote se plaide, mais se justifie — la chambre commerciale de la Cour de cassation en a validé une de 15 % le 9 février 2022 (n° 19-22.861, arrêt inédit), au titre du caractère commercial du bail en cours. Ni illiquidité, ni forfait.


7. Conflit d'intérêts : le parent qui donne et qui accepte pour l'enfant

Une donation doit être acceptée pour produire effet. Si le donateur est le père et que le représentant légal est le père, qui accepte ? C'est le problème le plus fréquent du montage.

La bonne réponse coûte zéro euro et zéro délai. L'alinéa 2 de l'article 935 du Code civil autorise les grands-parents à accepter la donation pour l'enfant, même du vivant des parents. Une signature de plus au bas de l'acte, le même jour, chez le même notaire. La doctrine en discute l'articulation avec le régime de 2016 ; les notaires y recourent tous les jours.

Sans grand-parent disponible, le texte est l'article 383, et non l'article 388-2, qui ne vise que l'opposition née dans une procédure. Deux issues, dont la première est bien moins connue :

  • Si un seul des deux parents est en opposition d'intérêts, le juge peut autoriser l'autre à représenter l'enfant pour des actes déterminés. Requête gratuite au greffe du tribunal judiciaire, deux à quatre mois.
  • Si les deux le sont, il faut un administrateur ad hoc nommé par le juge : trois à six mois et 800 à 2 000 € d'honoraires.

Cas chiffré n° 2. Un père donne des parts à son fils de dix ans, la mère n'étant pas donatrice. Acceptation par la grand-mère : 0 € et zéro délai. Habilitation judiciaire de la mère : 0 € et trois mois. Administrateur ad hoc : 1 400 € et cinq mois. Prendre le troisième quand le premier existe coûte 1 400 € et un trimestre.

Quand l'opposition existe-t-elle vraiment ? Une donation sans charge enrichit l'enfant : elle ne l'oppose à personne. Le conflit naît dès que l'opération a deux faces : un loyer consenti au parent gérant, un bien que le parent rachète.


8. Qui paie l'impôt sur la part de l'enfant mineur, et sur sa fortune immobilière

Réponse décevante : c'est vous. Pour l'impôt sur le revenu comme pour l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), dû au-delà de 1 300 000 € de patrimoine immobilier.

Le 1 de l'article 6 du CGI impose chaque contribuable sur ses revenus et sur ceux des enfants à sa charge. Le 2 ouvre une option pour l'imposition distincte, à une condition stricte : que l'enfant tire un revenu de son travail ou d'une fortune indépendante de celle de ses parents. Des parts reçues du parent n'en sont pas une. Des parts venues des grands-parents peuvent l'être, sous deux conditions. Que l'acte de donation écarte expressément la jouissance légale des parents : sans quoi les loyers leur reviennent jusqu'aux seize ans de l'enfant (art. 386-4, 2° du Code civil). Et que ce revenu suffise à faire vivre l'enfant. Sur 1 800 € par an, l'option est refusée.

Cas chiffré n° 3. La SCI dégage 12 000 € de résultat foncier net. Chaque enfant détient 15 %, soit 1 800 € chacun et 3 600 € pour les deux. Ces 3 600 € s'ajoutent au revenu des parents et supportent 30 % d'impôt plus 17,2 % de prélèvements sociaux : 1 699 € payés par eux sur un revenu qui appartient aux enfants.

Ce taux de 17,2 % mérite un mot. La hausse des prélèvements sociaux votée fin 2025 ne touche ni les revenus fonciers, ni les plus-values immobilières des particuliers. Elle vise les dividendes, les intérêts et les plus-values de valeurs mobilières (fiche officielle ; taux marginal d'imposition).

Et si vous ne donnez que la nue-propriété ? Les loyers appartiennent à l'usufruitier, donc au parent. La donation de parts déplace la valeur, jamais le revenu.

Le démembrement est un bon outil de transmission et un mauvais outil d'IFI

Voici l'honnêteté qui coûte. On lit partout que donner la nue-propriété allègerait l'IFI. C'est faux : l'article 968 du CGI range l'actif grevé d'usufruit chez l'usufruitier, pour sa valeur en pleine propriété.

Cas chiffré n° 4. Un couple déclare 2 000 000 € de patrimoine immobilier taxable, dont 700 000 € de parts de SCI. IFI : 500 000 € à 0,50 % = 2 500 €, puis 700 000 € à 0,70 % = 4 900 €, total 7 400 €. Il donne la nue-propriété et garde l'usufruit : l'IFI reste 7 400 €, à l'euro près, soit 148 000 € sur vingt ans. Une donation en pleine propriété le ramènerait à zéro : l'impôt n'est dû qu'au-delà de 1 300 000 € (art. 964, décote jusqu'à 1 400 000 € par l'art. 977, 2 — voir SCI et IFI).


9. Le jour où vos enfants ont 18 ans : ce qui change vraiment

À 18 ans, votre enfant devient capable : vos pouvoirs s'éteignent le jour même. Il vote seul, signe seul, peut être nommé gérant, et obtient communication des livres sociaux au moins une fois par an (art. 1855). Et non « deux fois par an » : c'est la limite de la société en nom collectif.

Les trois clauses à écrire avant, pas après

La clause d'agrément. L'article 1861, alinéa 2 in fine dispense d'agrément, de plein droit, les cessions aux ascendants et descendants. Votre enfant majeur peut donc vous revendre ses parts sans l'accord de personne : pour verrouiller, il faut l'écrire (clause d'agrément en SCI).

La clause d'inaliénabilité, valable en donation ou en testament seulement, temporaire et justifiée par un intérêt sérieux et légitime (art. 900-1, clause d'inaliénabilité). Et la gérance statutaire : un gérant nommé par les statuts n'est révocable que par plus de la moitié des parts (art. 1851), et non à l'unanimité comme on le lit souvent.

Quand l'enfant majeur veut sortir

Trois portes, détaillées dans sortir d'une SCI. Le retrait (art. 1869), aux conditions des statuts ou, à défaut, à l'unanimité. Le rachat par la SCI, dont le prix relève des plus-values par le 6° de l'article 112 du CGI, non du 1° (rachat de parts).

La cession, enfin. Depuis le 27 juin 2026, céder des parts d'une société à prépondérance immobilière — dont l'actif est surtout composé d'immeubles — suppose un acte notarié, d'avocat contresigné ou d'expert-comptable habilité. À peine de nullité (art. 1865-1 du Code civil, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026). Le modèle sous seing privé ne vaut plus rien. Le texte ne vise que la cession : ni donation, ni apport, ni succession, ni rachat (voir cession de parts de SCI).

Cas chiffré n° 5. Théo, 24 ans, cède pour 60 000 € des parts reçues six ans plus tôt et valorisées 20 000 €. SCI à l'impôt sur le revenu : plus-value brute de 40 000 €. Abattement de six ans, 6 % : base 37 600 € × 19 % = 7 144 € d'impôt sur le revenu. Abattement de 1,65 % : base 39 340 € × 17,2 % = 6 766 € de prélèvements sociaux. Total 13 910 €, sans surtaxe sous 50 000 €. Théo encaisse 46 090 €. Le droit de 5 % (art. 726) est dû par l'acquéreur (voir la plus-value d'une SCI à l'impôt sur le revenu).


10. Quatre cas où il ne faut pas associer ses enfants mineurs

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Quatre cas où notre réponse est : ne mettez pas vos enfants mineurs au capital.

Ne le faites pas, et voici ce que ça coûte

Votre situation Pourquoi c'est une erreur Coût de l'erreur
Un emprunt à obtenir dans les 24 mois Refus d'instruction, ou passage par le juge si la banque veut la caution des associés 9 403 € d'intérêts pour quatre mois de dérive de taux, ou 1 500 à 4 000 € d'avocat et six mois
Un seul bien, aucune marge d'arbitrage Toute décision devient collective et irréversible, et chaque euro donné entame pour quinze ans une enveloppe d'abattement de 100 000 € par parent et par enfant 198,93 € de greffe pour défaire le montage, plus une enveloppe d'abattement bloquée qui vaut jusqu'à 40 000 € de droits futurs
Un couple en instance de séparation Chaque acte de disposition exige les deux signatures ; à défaut d'accord, le juge tranche (art. 387) Requête gratuite, mais deux à six mois par décision bloquée — et 1 500 à 4 000 € d'avocat si le désaccord se plaide
Un enfant à moins de deux ans de sa majorité Le contrôle parental s'éteint presque aussitôt, et ses cessions en ligne directe sont libres par défaut 1 912 € de frais de donation pour deux ans de contrôle effectif

La séparation mérite un mot. L'administration légale reste conjointe malgré le divorce, tant que l'autorité parentale l'est : un ex-conjoint qui refuse de signer bloque la SCI et peut faire soumettre à autorisation une série d'actes de disposition à venir (art. 387-3, SCI et divorce). Pour les enfants du conjoint (SCI et famille recomposée), aucun abattement en donation : 60 % de droits dès le premier euro, 30 000 € sur 50 000 € de parts. Les 1 594 € qu'on lit parfois n'existent qu'en succession (art. 788, IV du CGI).

Le vrai risque d'une SCI sans vie sociale n'est pas la dissolution mais la fictivité : tenez votre assemblée générale et conservez le procès-verbal.


Pour aller plus loin

Trois repères pour ne pas se tromper

  1. Si vous devez emprunter, créez la SCI sans les enfants. Achetez à deux, donnez ensuite.
  2. Donnez tant que la dette est haute. 9 872 € contre 57 000 € pour la même fraction du même immeuble, et 2 462 € contre 31 749 € pour transmettre la totalité.
  3. Faites accepter la donation par un grand-parent. L'article 935, alinéa 2 règle le conflit d'intérêts d'une signature — contre 1 400 € et cinq mois d'administrateur ad hoc.
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Suivi des parts, procès-verbaux avec représentation légale, impact fiscal des donations programmées. À partir de 229 € TTC/an, ou 349 € TTC/an avec un expert-comptable partenaire.


Questions fréquentes sur la SCI avec enfants mineurs

Sources primaires consultées le 27 août 2026. Code civil : art. 382 à 387-6, 900-1, 931, 935, 1145, 1156, 1851, 1855, 1861, 1865-1. CGI : art. 6, 669, 777, 779, 809, 810, 964, 968, 977. Code de commerce : art. A. 743-10 et A. 444-67. Code des assurances : art. L. 132-3.