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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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La réponse rapide : 30 secondes · Le guide complet : 30 min

Représenter une SCI en justice : qui signe, devant quel tribunal, avec ou sans avocat

On arrive ici par une des deux portes. Soit votre société civile immobilière doit attaquer : un locataire qui ne paie plus, un voisin qui empiète, un artisan qui a bâclé son chantier. Soit elle vient de recevoir une assignation, l'acte qui la convoque devant un juge. Dans les deux cas, la même question en trois morceaux : qui parle au nom de la société, devant quel juge, et faut-il payer un avocat. Cette page répond aux trois, et chiffre ce que chaque erreur coûte.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à partir du Code de procédure civile, du Code de l'organisation judiciaire et du Code civil consolidés au 3 septembre 2026. Les pouvoirs du gérant hors procès sont traités dans le guide gérant de SCI ; cette page prend le relais quand le désaccord devient judiciaire.

La réponse en 30 secondes

Qui signe : le gérant, et lui seul (art. 1846 et 1849 du Code civil). Un associé à 99 % n'a aucun pouvoir de représentation, sauf l'action de l'article 1843-5 dirigée contre le gérant lui-même.

Devant qui : le tribunal dépend du litige, jamais de la forme sociale. Bail d'habitation et occupation sans titre d'un logement au juge des contentieux de la protection, saisies au juge de l'exécution, bail commercial et actions immobilières au tribunal judiciaire. Jamais d'office le tribunal de commerce : une SCI n'est pas commerçante. Deux réserves, détaillées plus bas — l'option que garde la SCI qui attaque un fournisseur commerçant, et sa procédure collective devant le tribunal des activités économiques dans douze ressorts.

L'avocat : obligatoire devant le tribunal judiciaire (art. 760), avec trois dispenses énumérées (art. 761). Celle des demandes sous 10 000 € est fermée pour les deux contentieux les plus fréquents d'une SCI : bail commercial et action immobilière. À l'inverse, le bornage et les actions de voisinage en sont dispensés par le 2°, ce que presque personne n'écrit.

Le timbre : depuis le 1er mars 2026, saisir le tribunal judiciaire coûte 50 € de droit de timbre, à peine d'irrecevabilité (art. 1635 bis Q du Code général des impôts). Seule l'aide juridictionnelle en dispense, et une SCI n'y a jamais droit.


1. Qui parle au nom de la SCI : le gérant, et personne d'autre

Une société n'agit que par un organe, c'est-à-dire par la personne que la loi désigne pour porter sa volonté. En société civile immobilière, cet organe s'appelle le gérant.

L'article 1846 du Code civil le nomme : la gérance est confiée à des personnes désignées par les statuts, un acte distinct ou une décision des associés. L'article 1849 le fait parler face aux tiers, le gérant engageant la société par les actes qui entrent dans l'objet social. Puis il ajoute une phrase qui règle beaucoup de disputes d'avance — les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers. Inopposable veut dire que l'adversaire n'a pas à en tenir compte : la clause vit entre associés, elle ne sort pas de la société.

Ce pouvoir couvre toute la chaîne : le gérant signe l'assignation, donne mandat à l'avocat, transige, se désiste, décide de faire appel. Un associé, même majoritaire, ne signe rien de tout cela — il détient des parts, pas la représentation.

Une seule exception est écrite dans la loi. L'article 1843-5 permet à un ou plusieurs associés d'exercer l'action sociale contre les gérants, les dommages-intérêts revenant à la société. Les juristes l'appellent l'action ut singuli, « à titre individuel ». Elle ne vise que les gérants : contre un locataire ou une entreprise de travaux, l'associé n'a aucun titre pour agir. Détail dans litige avec le gérant de SCI et les droits de l'associé minoritaire.

Enfin, la représentation légale suppose une désignation au sens de l'article 1846. Un gérant de fait engage sa responsabilité personnelle, il ne signe pas une assignation valable.

Contrat et procédure : deux régimes qu'on confond tout le temps

Signer sans pouvoir n'a pas les mêmes suites selon qu'il s'agit d'un contrat ou d'un acte de procédure. Côté contrat, l'article 1156 du Code civil rend l'acte inopposable au représenté, qui peut toutefois le ratifier : un bail signé par le mauvais associé se reprend, comme l'explique qui signe le bail d'une SCI. Côté procédure, rien de tel. On ne ratifie pas une assignation : on la régularise (art. 117 à 121).


2. Le défaut de pouvoir n'est pas un vice de forme : c'est une irrégularité de fond

Le Code de procédure civile trie les défauts d'un acte en trois familles. La sanction diffère dans les trois.

Un vice de forme est un défaut matériel : une mention manquante, une date mal portée. L'article 114 pose deux verrous. Il faut d'abord un texte prévoyant expressément la nullité, sauf si la formalité oubliée est substantielle ou d'ordre public. Il faut ensuite que celui qui invoque la nullité prouve le grief qu'elle lui cause — le tort concret que le défaut lui a fait subir. Ce second verrou ne saute jamais : le texte dit « même lorsqu'il s'agit d'une formalité substantielle ou d'ordre public ». Autant dire que la plupart des vices de forme ne mènent nulle part.

Une irrégularité de fond est autre chose. L'article 117 en donne la liste, et le pouvoir de représentation y figure noir sur blanc : « le défaut de pouvoir d'une partie ou d'une personne figurant au procès comme représentant soit d'une personne morale […] ». La sanction est à l'article 119 : ces exceptions sont accueillies sans que celui qui les invoque ait à justifier d'un grief, et même sans texte exprès. L'article 118 permet de les soulever en tout état de cause — c'est-à-dire à n'importe quel stade, y compris pour la première fois après un an et demi de procédure. Il pose un contrepoids que peu de plaideurs connaissent : le juge peut condamner à des dommages-intérêts celui qui s'est abstenu de la soulever plus tôt « dans une intention dilatoire ». Quant à l'article 120, il ne laisse pas le choix au juge : ces exceptions doivent être relevées d'office lorsqu'elles ont un caractère d'ordre public. Le juge peut en outre relever d'office la nullité pour défaut de capacité d'ester en justice, autrement dit d'être partie à un procès.

Une fin de non-recevoir, enfin, ne discute pas la validité de l'acte mais le droit d'agir : qualité, intérêt, prescription, chose jugée (art. 122). Elle se soulève aussi en tout état de cause (art. 123).

Tout n'est pas perdu pour autant. L'article 121 écarte la nullité « si sa cause a disparu au moment où le juge statue » : un gérant régulièrement nommé reprend l'instance, et l'exception tombe. L'article 126 en est le pendant pour la fin de non-recevoir. Ce qui tue un dossier, ce n'est pas l'erreur, c'est le temps mis à s'en apercevoir.

Nature du défaut Texte Grief à prouver ? Rattrapable ?
Vice de forme (mention oubliée dans l'acte)Art. 112 à 115Oui ; et texte exprès exigé, sauf formalité substantielle ou d'ordre publicOui, art. 115
Défaut de pouvoir du représentant de la SCIArt. 117, 118, 119NonOui, mais avant que le juge statue (art. 121)
Défaut de capacité d'ester (société non immatriculée, radiée)Art. 117NonSeulement si la capacité est acquise à temps
Défaut de qualité ou d'intérêt à agirArt. 122, 123NonOui, art. 126
Prescription de la créanceArt. 122NonNon

Cas chiffré nº 1 — l'assignation lancée par l'associé majoritaire

SCI à deux associés, 70 / 30. Le minoritaire est gérant, ce qui arrive souvent après une donation de parts. Le majoritaire, excédé par un locataire commercial en retard, signe lui-même l'assignation « en sa qualité d'associé majoritaire ».

L'avocat adverse attend, puis soulève le défaut de pouvoir du représentant d'une personne morale (art. 117). L'exception est accueillie sans preuve de grief (art. 119) et pouvait l'être à tout moment (art. 118). L'instance est annulée.

Le compteur, en deux colonnes qu'il ne faut pas mélanger. Décaissé et définitivement perdu : 2 250 € — 2 200 € TTC d'honoraires payés sur une procédure qui n'existe plus, et 50 € de droit de timbre qu'il faudra racheter pour la seconde assignation.

Décalé, et perdu seulement si le locataire est insolvable : 11 600 € — loyer de 1 450 € par mois, huit mois de plus avant de repartir. Cet arriéré reste dû et reste recouvrable ; il ne devient une perte que si le locataire n'a rien, ce qui est l'hypothèse la plus fréquente quand on en est à l'assigner. Dans ce cas, la note monte à 13 850 €.

Le verdict est plus doux qu'il n'y paraît : la même erreur ne coûte rien si elle est vue à temps. Un gérant qui reprend l'instance dès la première conclusion adverse, et l'exception meurt (art. 121). Ce qui a coûté ces 2 250 € certains, ce n'est pas la signature du majoritaire : c'est de ne pas l'avoir corrigée.


3. Les quatre situations où le gérant ne représente plus la société

Le principe connaît quatre trous, chacun avec sa solution propre. Sachez dans lequel vous êtes avant de rédiger la première ligne.

La gérance est vacante

Décès, démission, révocation sans remplaçant, mandat arrivé à terme : la société n'a plus d'organe. Le dernier alinéa de l'article 1846 ouvre une porte étroite. Tout associé peut réunir les associés ou, à défaut, demander au président du tribunal, statuant sur requête, la désignation d'un mandataire chargé de le faire, « à seule fin de nommer un ou plusieurs gérants ».

Lisez la fin de la phrase. Ce mandataire convoque une assemblée, rien de plus : il ne plaide pas et ne signe aucune assignation. Seule voie praticable, donc : requête, nomination d'un gérant, puis action en justice. Comptez, en pratique, 800 à 1 500 € HT d'honoraires pour faire rédiger et déposer la requête, et deux à huit semaines entre le dépôt et l'ordonnance. Ce délai-là n'a rien d'un tarif : il dépend du tribunal saisi, et le greffe le donne au téléphone. La conséquence à retenir est de calendrier : si une prescription approche, ce détour la consomme. Voyez la durée du mandat de gérant et le décès du gérant.

Le gérant est l'adversaire

Quand les associés attaquent le gérant, celui-ci ne peut pas représenter la société qui le poursuit. Et la société doit pourtant figurer à l'instance. L'article 38 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 est formel : le tribunal « ne peut statuer que si la société a été régulièrement mise en cause par l'intermédiaire de ses représentants légaux ». Comme ce représentant est justement le défendeur, la pratique fait désigner un mandataire ad hoc, tiers nommé par le juge pour cette seule mission. Soyons précis : aucun texte ne l'organise ici, c'est un usage judiciaire.

Aucune clause des statuts ne peut fermer cette porte. Le deuxième alinéa de l'article 1843-5 répute non écrite toute clause subordonnant l'action sociale à l'autorisation de l'assemblée, et le troisième interdit à une décision d'associés d'éteindre l'action en responsabilité contre le gérant. Le quitus — ce vote par lequel l'assemblée déclare approuver la gestion — ne protège donc de rien. Voyez litige avec le gérant et mésentente entre associés.

La société est dissoute

Une SCI dissoute ne disparaît pas le jour du vote. L'article 1844-8 alinéa 3 : « la personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de la clôture de celle-ci ». C'est alors le liquidateur qui la représente, et une assignation signée par l'ancien gérant après la dissolution est atteinte du même défaut de pouvoir (dissolution et liquidation).

La société n'est pas immatriculée, ou ne l'est plus

L'article 1842 est sans ambiguïté : les sociétés autres que la société en participation « jouissent de la personnalité morale à compter de leur immatriculation ». Pas de personnalité morale, pas de capacité d'ester, et ce défaut est lui aussi une irrégularité de fond de l'article 117. Une SCI restée à l'état de statuts dans un tiroir ne peut ni assigner ni être assignée. Même conclusion après la clôture de la liquidation. Dans cette zone grise, commencez par SCI jamais déclarée.


4. Devant quel tribunal : la carte des litiges d'une SCI

Voici l'erreur de raisonnement la plus répandue : chercher « le tribunal des SCI ». Il n'en existe pas. La compétence se détermine par la matière du litige, jamais par la forme juridique du plaideur. Une même société civile immobilière peut plaider la même année devant trois juges différents.

Le tableau couvre les contentieux qu'une SCI patrimoniale rencontre réellement. Les renvois y sont abrégés : COJ pour le Code de l'organisation judiciaire, CPC pour le Code de procédure civile, CPCE pour le Code des procédures civiles d'exécution. La colonne « avocat » est justifiée dans la section suivante ; elle est ici pour estimer le budget avant de lire la règle.

Litige Juge compétent Texte Avocat
Loyers impayés, résiliation, congé — bail d'habitationJuge des contentieux de la protectionCOJ, art. L213-4-4Non (art. 761, 1°)
Expulsion d'un occupant sans droit ni titre d'un immeuble bâti occupé aux fins d'habitation (squat, occupant après congé)Juge des contentieux de la protectionCOJ, art. L213-4-3Non
Occupation sans titre d'un local non affecté à l'habitation : commerce, bureaux, entrepôt, terrainTribunal judiciaireCOJ, art. L211-3Non sous 10 000 € (art. 761, 3°) ; oui au-delà et si la demande est indéterminée
Bail commercial : impayés, résiliation, refus de renouvellement, évictionTribunal judiciaire, compétence exclusiveCOJ, art. R211-3-26, 11° (hors prix du bail)Oui, quel que soit le montant
Fixation du prix du bail commercial révisé ou renouveléPrésident du tribunal judiciaire, juge des loyers commerciaux, sur mémoireC. com., art. R145-23Oui (art. R145-29)
Action immobilière pétitoire : revendication, empiétement, propriétéTribunal judiciaire du lieu de l'immeuble, compétence exclusiveCOJ, art. R211-3-26, 5° ; CPC, art. 44Oui, quel que soit le montant
Bornage d'un terrainTribunal judiciaireCOJ, art. R211-3-4Non (art. 761, 2° — tableau IV-II)
Servitudes, plantations, élagage, curage de fossésTribunal judiciaireCOJ, art. R211-3-8Non (art. 761, 2° — tableau IV-II)
Contestation d'une saisie, difficulté d'exécution d'un jugementJuge de l'exécutionCOJ, art. L213-6Non si expulsion ou créance ≤ 10 000 € ; oui au-delà
Saisie immobilière du bien de la SCIJuge de l'exécutionCOJ, art. L213-6 al. 3 ; CPCE, art. R311-4Oui, quel que soit le montant
Sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire de la SCITribunal judiciaire, compétence exclusiveCOJ, art. R211-3-26, 8° — sauf tribunal des activités économiques dans 12 ressortsSelon la procédure
Droits d'enregistrement, taxe de publicité foncièreTribunal judiciaire, compétence exclusiveCOJ, art. R211-3-26, 10°Oui
Litige entre associés : nullité d'assemblée, abus de majorité, action ut singuliTribunal judiciaireCOJ, art. L211-3 ; CPC, art. 42 et 43Oui si la demande est indéterminée (nullité d'assemblée, abus de majorité) ; une action ut singuli chiffrée à 10 000 € ou moins relève de la dispense du 3° de l'art. 761

Deux mots de vocabulaire commandent la moitié du tableau. Une matière de compétence exclusive est réservée au tribunal judiciaire sans considération de montant ; l'article R211-3-26 en dresse la liste, et une SCI y croise quatre entrées. Une action pétitoire porte sur le droit de propriété lui-même, par opposition à l'action possessoire qui ne défend que la jouissance de fait.

Le tribunal de commerce : jamais imposé à une SCI, parfois ouvert

On lit souvent qu'une société relève du tribunal de commerce. C'est faux pour une SCI. L'article L721-3 du Code de commerce vise les contestations entre commerçants, celles relatives aux sociétés commerciales et celles relatives aux actes de commerce. Une société civile immobilière n'entre dans aucune de ces cases.

Un cas mérite d'être isolé, l'acte mixte : commercial pour votre cocontractant, civil pour vous. L'option appartient au demandeur non commerçant, et à lui seul — c'est une règle de construction jurisprudentielle, qu'aucun texte n'énonce, et nous l'annonçons comme telle. La SCI qui attaque son fournisseur choisit donc le tribunal de commerce ou le tribunal judiciaire ; le fournisseur qui l'attaque doit venir au tribunal judiciaire.

Le choix n'est pas neutre, et il l'est encore moins depuis mars 2026. Sur l'avocat, les deux juridictions se valent : l'article 853 du Code de procédure civile impose la constitution devant le tribunal de commerce avec la même dispense sous 10 000 € que le 3° de l'article 761 devant le tribunal judiciaire. Ce qui les sépare tient en deux lignes de budget : le délai avant l'audience, propre à chaque greffe, et le droit de timbre de 50 € exigé au tribunal judiciaire et pas au tribunal de commerce (section 8).

Une confusion à corriger, enfin : le tribunal des activités économiques. L'article 26 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 a ouvert une expérimentation de quatre ans, du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2028, dans douze tribunaux de commerce désignés par l'arrêté du 5 juillet 2024. Ces tribunaux accueillent les débiteurs quels que soient leur statut et leur activité, sociétés civiles comprises. On en conclut parfois qu'une SCI y plaide tous ses litiges. Non : l'expérimentation ne couvre que les procédures amiables, d'alerte, de conciliation et collectives du livre VI du Code de commerce. C'est la seule ligne du tableau ci-dessus qui bascule, et seulement dans ces douze ressorts (SCI en liquidation judiciaire).


5. L'avocat est-il obligatoire ? La règle, ses trois dispenses, et le piège

La règle tient en une phrase, à l'article 760 du Code de procédure civile : « Les parties sont, sauf disposition contraire, tenues de constituer avocat devant le tribunal judiciaire. »

Les exceptions sont à l'article 761, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er septembre 2025 (décret n° 2025-619 du 8 juillet 2025). Il commence par renvoyer aux dispenses « prévues par la loi ou le règlement », que nous verrons juste après, puis en énumère trois lui-même :

  1. Les matières du juge des contentieux de la protection — pour une SCI, l'essentiel du locatif d'habitation.
  2. Les matières des articles R211-3-13 à R211-3-21 et R211-3-23 du Code de l'organisation judiciaire, et celles du tableau IV-II annexé à ce code. Retenez cette seconde moitié : elle est la plus oubliée, et nous y revenons pour le bornage.
  3. Les demandes de 10 000 € au plus, ou indéterminées mais nées de l'exécution d'une obligation de ce montant. Le texte ouvre ce 3° par une réserve : « à l'exclusion des matières relevant de la compétence exclusive du tribunal judiciaire ».

Tout est dans cette incise d'ouverture. L'avant-dernier alinéa du même article la répète en clair, pour les matières de compétence exclusive non dispensées : « les parties sont tenues de constituer avocat quel que soit le montant sur lequel porte la demande ». On lit partout que sous 10 000 € on plaide seul : c'est faux pour une SCI dans la majorité de ses litiges. Le bail commercial (11° de l'article R211-3-26) et l'action pétitoire (5°) sont de compétence exclusive, et le seuil n'y joue pas. Deux cas chiffrés valent mieux qu'une démonstration.

Cas chiffré nº 2 — même dette, l'une plaide seule, l'autre paie 1 800 €

Deux SCI, 9 200 € d'arriéré chacune. La première loue un appartement, la seconde une boutique.

Bail d'habitation. Juge des contentieux de la protection (art. L213-4-4 du COJ), dispense de l'article 761, 1°. La gérante rédige, fait délivrer, plaide seule. Coût d'avocat : 0 €.

Bail commercial. Compétence exclusive (art. R211-3-26, 11°) : le 3° de l'article 761 est écarté et l'avocat devient obligatoire bien que la demande soit inférieure à 10 000 €. Honoraires 2 500 € HT, soit 3 000 € TTC. Le juge alloue 1 200 € au titre de l'article 700, la somme qu'il met à la charge du perdant pour couvrir les frais d'avocat du gagnant. Reste à charge : 3 000 − 1 200 = 1 800 €, soit 19,6 % de la créance.

Variante : si cette seconde SCI a opté pour la TVA sur ses loyers, elle récupère les 500 € de TVA. Reste à charge 3 000 − 500 − 1 200 = 1 300 €. Le type de bail vaut donc ici 1 800 €, ou 1 300 € selon le régime de l'option TVA. Les deux SCI acquittent par ailleurs le même droit de timbre de 50 € : il ne les départage pas.

Cas chiffré nº 3 — l'action immobilière écrase le seuil de 10 000 €

L'appentis du voisin déborde de 1,20 m sur 6 m de long sur le terrain de la SCI, soit 7,2 m². À 90 €/m², l'enjeu foncier brut est de 648 €.

La revendication est une action pétitoire : compétence exclusive (art. R211-3-26, 5°), avocat obligatoire quel que soit le montant, lieu de l'immeuble seul compétent (art. 44). Avocat 3 500 € HT = 4 200 € TTC, géomètre-expert 1 500 € TTC, droit de timbre 50 €. Total 5 750 €, soit 8,9 fois la valeur du sol disputé.

Faut-il y aller ? Si l'empiétement ne gêne ni l'usage ni un projet de vente, et que le voisin accepte de le régulariser par acte, dans ce cas, ne faites pas ça : 5 750 € pour 648 € de terrain ne se rattrapent jamais.

Si l'appentis entre en revanche dans le titre, bloque une division parcellaire ou fait renoncer un acquéreur, l'enjeu n'est plus le sol : c'est le prix de revente. Faisons ce second calcul, puisque c'est là que l'hésitation se joue. Bien mis en vente 260 000 € : l'action se rembourse dès que la décote qu'elle évite dépasse 5 750 / 260 000 = 2,2 % du prix. Un acquéreur à qui l'on annonce une construction hors limites ne négocie à peu près jamais moins que cela : dans cette branche, il faut y aller.

Le seuil ne dépend pas de la surface empiétée, mais de la valeur de l'immeuble. À 130 000 €, il faut 4,4 % de décote évitée pour rentrer dans ses frais ; à 520 000 €, 1,1 % suffit. Autrement dit : plus le bien vaut cher, plus l'action se justifie pour le même mètre carré.

Les régimes propres, hors de l'article 761

Quatre régimes de représentation échappent à l'article 761. C'est là que circulent le plus d'informations fausses.

  • Juge de l'exécution. On lit parfois qu'il figure parmi les dispenses de l'article 761 : il n'y est pas. Sa dispense vient de l'article L121-4 du Code des procédures civiles d'exécution, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er juillet 2025. Deux cas seulement : l'expulsion, et la créance n'excédant pas 10 000 € (montant fixé par l'art. R121-6). Le dernier alinéa du même article réserve d'ailleurs expressément la saisie des immeubles, ce qui amène à la ligne suivante.
  • Saisie immobilière. L'exception de l'exception : l'article R311-4 impose l'avocat, sans considération de montant (saisie immobilière en SCI, défaut de paiement de l'emprunt).
  • Juge des loyers commerciaux. L'article R145-29 du Code de commerce : « les parties sont tenues de constituer avocat ». Aucun seuil (révision triennale du loyer).
  • Appel. L'article 899 impose l'avocat : pas de contentieux « simple » devant la cour.

Le choix du cabinet, enfin : l'avocat plaide partout, mais accomplir les actes devant un tribunal judiciaire — la postulation — reste organisé par ressort de cour d'appel (art. 5 de la loi n° 71-1130). Le même article ferme cette souplesse pour trois procédures — saisie immobilière, partage et licitation —, la licitation étant la vente aux enchères d'un bien que plusieurs personnes détiennent ensemble. Les deux premières guettent une SCI en difficulté. L'avocat doit alors être établi auprès du tribunal saisi lui-même, et non ailleurs dans le ressort de la cour. Immeuble à Nice et avocat à Lille : posez la question avant de signer.

Bornage et voisinage : la dispense que presque personne ne voit

Reste le cas qui fait payer un avocat pour rien. Le bornage et les actions de voisinage (art. R211-3-4 et R211-3-8 du COJ) ne sont pas de compétence exclusive, et ils ne figurent pas dans la première liste du 2° — celle qui vise les articles R211-3-13 à R211-3-21 et R211-3-23. Le raisonnement s'arrête souvent là, conclut que seul le 3° pourrait jouer, constate qu'une demande de bornage n'est ni chiffrée ni née de l'exécution d'une obligation, et envoie le lecteur chez un avocat.

Cette lecture ampute le texte de sa seconde moitié. Le 2° dispense aussi « dans les matières énumérées au tableau IV-II annexé au code de l'organisation judiciaire », le tableau qui fixe les compétences matérielles des chambres de proximité (art. D212-19-1 du COJ). Or ce tableau énumère les actions en bornage à son item 6. Puis, aux items 15 à 18, la distance des plantations et l'élagage, les constructions de l'article 674 du Code civil, le curage des fossés et les contestations de servitudes. C'est exactement le contenu des articles R211-3-4 et R211-3-8.

La dispense joue donc, par le 2° et non par le 3° : l'avocat n'est pas obligatoire en bornage ni en voisinage, quel que soit le montant. C'est un poste d'honoraires entier qui sort du budget : l'ordre de grandeur des 4 200 € TTC facturés au cas nº 3 ci-dessus, pour une action voisine.

Encore faut-il rester dans la bonne action, et la frontière est mince. Le bornage fixe une limite entre deux fonds dont personne ne conteste les titres : dispense. Dès que la propriété du terrain elle-même est disputée — une revendication, un empiétement —, l'action devient pétitoire, bascule dans la compétence exclusive du 5° de l'article R211-3-26, et l'avocat redevient obligatoire. Même voisin, même clôture, deux régimes. Le cas nº 3 relève du second, pas du premier.

Une contrepartie, enfin, et elle est réelle : ces mêmes actions sont soumises à la tentative amiable obligatoire de l'article 750-1, à peine d'irrecevabilité (section 8). Vous économisez l'avocat, vous ne sautez pas le conciliateur.

Plaider sans avocat : qui porte la parole de la société

Quand la dispense s'applique, encore faut-il savoir qui se présente. L'article 762 énumère ceux qui peuvent assister ou représenter une partie : un avocat, le conjoint ou le partenaire, les parents et alliés proches, et « les personnes exclusivement attachées à leur service personnel ou à leur entreprise ». Le représentant non avocat justifie d'un pouvoir spécial. Transposé à une personne morale — lecture de texte, non jurisprudence vérifiée :

  • Le gérant comparaît de plein droit : il est l'organe par lequel la société s'exprime. Aucun pouvoir spécial, seulement la preuve de sa qualité.
  • Un salarié de la SCI y entre, au titre des personnes attachées à l'entreprise, avec un pouvoir spécial signé du gérant.
  • Un associé non gérant et non salarié n'entre dans aucune case : détenir des parts n'est pas être attaché au service de la société.
  • L'expert-comptable, l'administrateur de biens, l'ami juriste : non. Ce sont des prestataires extérieurs.

Trois pièces à emporter : extrait d'immatriculation récent, statuts à jour, procès-verbal de nomination du gérant si les statuts ne le désignent pas. C'est ce que réclame le greffe quand une SCI se présente seule, comme le montre la procédure d'expulsion. En cogérance, ajoutez la décision de gérance.


6. Assigner une SCI, ou l'être : l'adresse, les mentions, ce qui rend l'acte nul

L'assignation est délivrée par un commissaire de justice — la profession qui a absorbé celle d'huissier le 1er juillet 2022 — et cette délivrance s'appelle la signification. Un détail qui déroute quand on va vérifier : le Code de procédure civile n'a pas été relu, et ses articles 648 et 659 parlent toujours de l'« huissier de justice ». Ce n'est pas une erreur d'édition, c'est le texte.

L'article 648 énumère les mentions de l'acte et les prescrit « à peine de nullité ». Deux séries, et elles ne sont pas symétriques :

  • Requérant personne morale : sa forme, sa dénomination, son siège social et l'organe qui la représente légalement. Soit « la SCI Les Tilleuls, société civile immobilière au capital de 1 000 €, dont le siège est […], représentée par son gérant Monsieur X ».
  • Destinataire personne morale : sa dénomination et son siège social, rien de plus. L'acte qui assigne votre SCI sans nommer son gérant est régulier sur ce point.

Cette nullité-là est une nullité de forme : le texte exprès existe, mais celui qui l'invoque doit prouver le grief (art. 114). Une dénomination mal orthographiée ne fait presque jamais tomber une assignation. Ne bâtissez pas une défense là-dessus.

L'article 654 traduit ensuite pour les sociétés la signification à personne : l'acte doit être délivré au représentant légal, à un fondé de pouvoir ou à une autre personne habilitée. Un fondé de pouvoir est une personne que le représentant légal a expressément mandatée pour recevoir les actes. Un acte déposé dans une boîte aux lettres au siège n'est donc pas une signification à personne. L'article 690 ajoute que la notification se fait au lieu de l'établissement de la société.

Un réflexe à corriger, enfin. Vous recevez un acte au nom de la SCI et vous décidez de ne pas retirer le pli. Dans ce cas, ne faites pas ça. Refuser un acte n'annule rien : la procédure suit son cours sans vous, et vous perdez la date à partir de laquelle vos délais courent.


7. La SCI jugée sans le savoir : le mécanisme de l'article 659

C'est le scénario le plus brutal de cette page, et il ne frappe que les sociétés mal tenues. Le dernier alinéa de l'article 659 vise la personne morale qui n'a plus d'établissement connu au lieu indiqué comme siège social par le registre du commerce et des sociétés.

La mécanique se déroule ainsi. Le commissaire de justice se présente au siège porté au registre, n'y trouve rien, dresse un procès-verbal de recherches. Le jour même, ou au plus tard le premier jour ouvrable suivant à peine de nullité, il adresse une lettre recommandée à la dernière adresse connue, doublée d'un avis par lettre simple. L'acte est réputé délivré. Le jugement tombe, et l'article 514 le rend de droit exécutoire à titre provisoire : le gagnant peut faire saisir sans attendre l'expiration du délai d'appel. La SCI l'apprend le jour où son compte est bloqué.

Cas chiffré nº 4 — le siège resté chez l'ancien gérant : 20 575 € pour 14 800 € de facture

SCI familiale dont le siège est resté chez un gérant parti en 2023, le registre n'ayant jamais été mis à jour. Un artisan impayé de 14 800 € fait signifier son assignation : plus personne à l'adresse, procès-verbal de recherches, lettre recommandée, avis par lettre simple (art. 659).

Personne ne comparaît. Le jugement condamne la SCI à 14 800 € en principal, plus 1 500 € au titre de l'article 700 et 450 € de dépens — les frais tarifés du procès — et de frais d'exécution, soit 16 750 €. Frais du procès perdu sans y être : 1 950 €, ou 13,2 % de la facture. Disons-le honnêtement : la SCI les aurait supportés de la même façon en perdant après avoir comparu. Le vrai prix de l'absence est ailleurs — elle n'a jamais pu discuter les 14 800 €, ni demander de délais, et l'a appris par la saisie de son compte.

Contester, si c'est encore possible. La demande dépassant le taux du dernier ressort, le jugement est réputé contradictoire (art. 473) : la voie est l'appel, pas l'opposition, et son délai court depuis la signification de l'article 659, non depuis la découverte du jugement. Premier réflexe le jour où le compte est bloqué : faire dater cette signification avant de budgéter quoi que ce soit. Deux issues seulement. Le délai est ouvert : l'appel coûte alors le timbre de 225 € (art. 1635 bis P du CGI, perçu jusqu'au 31 décembre 2026) et 3 000 € HT d'honoraires, soit 3 600 € TTC. Total 3 825 € de plus, et 20 575 € si la cour confirme. Ou il est expiré, et ces 3 825 € n'achètent rien.

Une porte de sortie subsiste, que peu de défendeurs connaissent : l'article 478 rend non avenu le jugement réputé contradictoire au seul motif qu'il est susceptible d'appel s'il n'a pas été notifié dans les six mois de sa date. Regardez cette date avant tout le reste ; elle est gratuite à vérifier.

La comparaison qui fait mal : transférer le siège dans le même ressort de greffe coûte 316,57 € TTC, annonce légale comprise (guide du siège social). Les 1 950 € de frais du procès valent déjà 6,2 transferts ; le dossier complet à 20 575 €, 65.

La prévention tient en trois gestes. Mettre le siège à jour au registre le jour où le gérant déménage. Faire suivre le courrier au moins un an. Et si le siège est chez un associé, prévoir une adresse de repli : une brouille familiale fait disparaître une boîte aux lettres plus vite qu'une faillite.


8. Avant d'assigner : le timbre, le préalable amiable, le lieu, et la clause qui ne vaut rien

Quatre vérifications se font avant de rédiger. Chacune peut faire tomber la demande si on l'a sautée.

Le droit de timbre de 50 €, la nouveauté de 2026

Depuis le 1er mars 2026, la partie qui introduit une instance civile en première instance devant le tribunal judiciaire acquitte un droit de timbre de 50 €. Le texte est l'article 1635 bis Q du Code général des impôts, rétabli par l'article 128 de la loi de finances pour 2026 et complété par le décret n° 2026-250 du 7 avril 2026. Le juge des contentieux de la protection étant une formation du tribunal judiciaire, ce droit est dû aussi pour un impayé de bail d'habitation.

Il s'achète en ligne sur timbres.impots.gouv.fr et se justifie au moment de la saisine. À défaut, la demande est irrecevable, mais le greffe doit d'abord inviter à régulariser dans le délai d'un mois : le Conseil constitutionnel a assorti la mesure de cette réserve en la validant (décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026). Trois points qu'une SCI doit retenir. L'exonération est réservée aux bénéficiaires de l'aide juridictionnelle, à laquelle une société civile immobilière n'a jamais droit (section 9) : elle paie donc toujours. Le timbre n'est dû ni en appel, ni devant le tribunal de commerce. Et il est perçu par instance, non par partie : le défendeur ne le doit pas.

Le préalable amiable, sanctionné par l'irrecevabilité

L'article 750-1 impose une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative, « à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office » — l'irrecevabilité étant le rejet de la demande sans que le fond soit même examiné. Le champ est précis : les demandes n'excédant pas 5 000 €, les actions des articles R211-3-4 et R211-3-8 du COJ — bornage, plantations, élagage, curage, servitudes — et le trouble anormal de voisinage. Le texte prévoit cinq dispenses.

Lisez bien le seuil : 5 000 €, pas 10 000 €. Une SCI qui réclame 4 200 € de charges doit passer par le conciliateur ; celle qui en réclame 9 200 € ne le doit pas. La conciliation est gratuite, et la sanction n'attend pas que l'adversaire la soulève.

Le lieu

Principe de l'article 42 : le lieu où demeure le défendeur, soit pour une personne morale « le lieu où celle-ci est établie » (art. 43). Puis vient la règle qui écrase les autres, l'article 44 : « En matière réelle immobilière, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente. » Le mot « seule » ferme les options de l'article 46. Même logique pour les loyers commerciaux (art. R145-23 du Code de commerce).

La clause du bail qui désigne un tribunal

Beaucoup de baux commerciaux portent une clause du type « tout litige sera porté devant le tribunal de X ». Elle ne vaut rien ici. L'article 48 répute non écrite toute clause dérogeant à la compétence territoriale, sauf entre des personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant — ce qu'une SCI n'est jamais. Le juge saisi à tort renverra l'affaire : trois à six mois perdus. Voyez aussi l'objet social d'une SCI.


9. Ce que le procès coûte à une SCI, et ce qu'aucun particulier ne subit

À litige identique, une société civile immobilière plaide plus cher qu'un bailleur particulier. Trois raisons.

Aucune aide juridictionnelle, jamais. L'article 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 la réserve aux personnes physiques sans ressources suffisantes, et ne l'ouvre à titre exceptionnel qu'à certaines personnes morales à but non lucratif. Une SCI partage un bénéfice ou une économie : elle est lucrative au sens juridique. Le propriétaire modeste en nom propre peut être aidé ; sa SCI, jamais.

Deux droits de timbre, qu'on prend l'un pour l'autre. Celui de 50 € s'acquitte à l'entrée de la première instance devant le tribunal judiciaire (section 8). Celui de 225 € est propre à l'appel : l'article 1635 bis P du Code général des impôts le met à la charge des parties à l'instance d'appel, lorsque la constitution d'avocat y est obligatoire. Le second ne remplace pas le premier — ils se cumulent si l'affaire monte, soit 275 € de timbres sur un dossier mené jusqu'à la cour. Une précision que personne n'affiche, alors qu'elle est dans le texte : « ce droit est perçu jusqu'au 31 décembre 2026 ». Un appel formé en 2027 échappera aux 225 €, sauf prorogation par une loi de finances — vérifiez le texte consolidé avant de budgéter.

L'article 700 et les dépens. Les dépens suivent le perdant, en principe, et leur montant est tarifé. L'article 700 obéit à une autre logique : le juge le fixe en équité, sans être tenu par la facture d'avocat. Dans le cas nº 2, la SCI avait payé 3 000 € et n'en a récupéré que 1 200 €. Le seul levier qui joue vraiment est donc ailleurs : la déduction fiscale.

Cas chiffré nº 5 — ce que l'avocat coûte vraiment après impôt

Même dossier dans les trois cas : 3 000 € TTC d'honoraires, SCI non assujettie à la TVA, aucun article 700 alloué pour isoler l'effet fiscal.

SCI à l'impôt sur le revenu, associés dont la tranche marginale d'imposition atteint 30 %, majorée de 17,2 % de prélèvements sociaux. Les frais de procédure se déduisent des revenus fonciers pour leur montant réel, en plus du forfait de 20 € par local (art. 31, I, 1°, e du CGI). Économie 3 000 × 47,2 % = 1 416 €, coût net 1 584 €.

SCI à l'impôt sur les sociétés, les honoraires étant une charge. Au taux réduit de 15 % : économie 3 000 × 15 % = 450 €, coût net 2 550 €. Au taux normal de 25 % : économie 750 €, coût net 2 250 €.

Le même procès coûte donc 966 € de plus à une SCI à l'IS au taux réduit qu'à une SCI à l'IR dont les associés sont à 30 % (2 550 − 1 584). À l'IR, la déduction s'impute contre 47,2 % de prélèvement cumulé ; à l'IS, contre 15 %. Réserve : rien de cela ne joue si le litige oppose les associés entre eux.

Deux prolongements. Avec l'option TVA sur les loyers, la SCI récupère la TVA des honoraires, ce qui déplace le calcul de 500 €. Et si le gérant est personnellement mis en cause, ses frais de défense relèvent d'un contrat spécifique, l'assurance de responsabilité civile des dirigeants.


10. Les huit erreurs qui coûtent le plus cher

Aucune ne suppose de la malchance : ce sont des erreurs de lecture, et elles se corrigent avant d'engager le premier euro.

L'erreur Ce qui se passe Coût estimé
Signer l'assignation en tant qu'associé, pas en tant que gérantIrrégularité de fond, nullité accueillie sans grief (art. 117 et 119)2 250 € certains, 13 850 € si le locataire est insolvable (cas nº 1)
Saisir le tribunal judiciaire sans le timbre de 50 €Invitation du greffe à régulariser sous un mois, puis irrecevabilité (art. 1635 bis Q du CGI)Un mois perdu si l'on régularise, la demande si l'on tarde
Croire qu'on plaide seul sous 10 000 € en bail commercialMatière de compétence exclusive : le 3° de l'art. 761 ne joue pas1 800 € nets et plusieurs mois
Laisser le siège chez un gérant partiSignification par art. 659, jugement rendu sans vous, exécutoire de droit1 950 € de frais, 20 575 € si l'on conteste
Se défendre seul en saisie immobilièreL'art. R311-4 impose l'avocat : les actes déposés sont irréguliersLe bien lui-même
Suivre la clause « tribunal de X » du bailClause réputée non écrite (art. 48) : exception d'incompétence, renvoi3 à 6 mois et les frais du premier acte
Sauter la tentative amiable sous 5 000 € ou en bornageIrrecevabilité, que le juge peut prononcer d'office (art. 750-1)Toute la procédure à refaire
Assigner les associés avant d'avoir poursuivi la sociétéFin de non-recevoir de l'art. 1858 du Code civilUne instance perdue, la créance intacte

La dernière ligne est la seule du tableau qui ne coûte rien à jouer. Opposer au créancier qu'il n'a pas d'abord poursuivi la société fait tomber sa demande contre les associés sans qu'un euro du fond soit discuté. Encore faut-il y penser le jour où l'assignation arrive au nom de chacun, et non six mois plus tard. La mécanique des articles 1857 et 1858 est détaillée dans la responsabilité des associés sur les dettes.

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11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Textes lus dans leur version consolidée au 3 septembre 2026, cités en clair plutôt que par un lien : les identifiants d'articles changent au fil des versions, et un lien mort vaut moins qu'une référence exacte.

  • Code civil, la représentation — art. 1842 (personnalité morale à l'immatriculation) et 1846 (désignation des gérants, mandataire de réunion si la gérance est vacante). Art. 1843-5 pour l'action sociale contre les gérants, ses alinéas 2 et 3 privant d'effet la clause d'autorisation et le quitus. Puis art. 1848 et 1849 (pouvoirs du gérant, clauses limitatives inopposables), 1844-8 al. 3 (liquidation), 1850 (responsabilité du gérant), 1156 (ratification), 1857 et 1858 (dettes sociales).
  • Code de procédure civile, la compétence — art. 42, 43, 44 (lieu de l'immeuble seul compétent), 46 et 48 (clause attributive réputée non écrite).
  • Les nullités — art. 112 à 115 (vice de forme, grief exigé), 117 à 121 (irrégularités de fond, absence de grief, régularisation), 122 à 126 (fins de non-recevoir).
  • Les actes — art. 648, 654, 659 et 690 : mentions, signification à personne morale, destinataire sans établissement connu. Art. 473 et 478 : jugement réputé contradictoire, non avenu faute de notification dans les six mois. Art. 514 et 514-1 : exécution provisoire de droit, faculté pour le juge de l'écarter. Art. 750 et 750-1 : requête sous 5 000 €, tentative amiable préalable.
  • L'avocat — art. 760 et 762, dans leur rédaction en vigueur depuis le 1er janvier 2020, et art. 761, réécrit par l'article 7 du décret n° 2025-619 du 8 juillet 2025 et en vigueur depuis le 1er septembre 2025. Art. 853 pour le tribunal de commerce, art. 899 pour l'appel.
  • Code de l'organisation judiciaire — art. L211-3 (compétence de droit commun du tribunal judiciaire), L213-4-3 (expulsion d'un immeuble bâti occupé aux fins d'habitation) et L213-4-4 (baux d'habitation). Puis L213-6 (juge de l'exécution, saisie immobilière comprise à son alinéa 3), R211-3-4 et R211-3-8 (bornage, voisinage), R211-3-26 (compétences exclusives : 5°, 8°, 10°, 11°). Enfin D212-19-1 et le tableau IV-II annexé : ses items 6 et 15 à 18 portent la dispense d'avocat en bornage et en voisinage.
  • Le décret d'application des sociétés civiles — décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, art. 38 : mise en cause obligatoire de la société lorsque l'action sociale est intentée par des associés.
  • Code de commerce — art. R145-23 et R145-29 (juge des loyers commerciaux), L721-3 (tribunaux de commerce). Loi n° 2023-1059, art. 26 pour le tribunal des activités économiques.
  • L'exécution — CPCE art. L121-4 (en vigueur depuis le 1er juillet 2025) et R121-6 (seuil de 10 000 €), R311-4 (saisie immobilière).
  • Le coût — loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, art. 2 (aide juridictionnelle). CGI art. 1635 bis Q : 50 € en première instance. Il a été rétabli par l'article 128 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Il s'applique aux instances introduites depuis le 1er mars 2026, et ses modalités sont au décret n° 2026-250 du 7 avril 2026. La réserve d'interprétation figure dans la décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026. Puis CGI art. 1635 bis P (225 € en appel) et art. 31, I, 1°, e (frais de procédure déductibles). Loi n° 71-1130, art. 5 (postulation).

Deux points restent ouverts, et nous préférons le dire. L'article L213-6 du COJ a été modifié par l'article 82 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 : nous citons le texte en vigueur sans commenter la portée de la réforme. Et l'articulation entre l'article 1849 et le défaut de pouvoir de l'article 117 n'est réglée par aucun texte : la recommandation donnée en FAQ est une précaution, pas une règle de droit.


12. FAQ — 15 questions sur la SCI devant le juge

Quinze questions qui ne sont pas traitées plus haut : autorisation des associés, changement de gérant en cours d'instance, référé, exécution provisoire, requête, contentieux fiscal, poursuite des associés.

Pour aller plus loin

Cette page est la carte : qui parle, devant quel juge, avec quel avocat. Le fond de chaque contentieux a son guide.

Le gérant et les associés

Le contentieux locatif

Quand la SCI est menacée

FAQ

Représenter une SCI en justice : les 15 questions les plus posées

Cela dépend de vos statuts, et l'effet de la clause n'est pas le même selon qu'on se place entre associés ou face à l'adversaire. Une clause qui subordonne toute action à une décision collective oblige le gérant envers les associés (article 1848 du Code civil). Face au tiers assigné, elle ne joue pas : l'article 1849 rend les clauses limitatives de pouvoirs inopposables aux tiers. Reste que l'articulation entre cette inopposabilité et le défaut de pouvoir de l'article 117 du Code de procédure civile n'est pas tranchée par un texte. Conseil pratique, pas règle de droit : faites signer aux associés une décision autorisant l'action avant d'assigner. Une page de procès-verbal ferme le débat pour zéro euro.
Non, sauf cas particulier. L'article 690 du Code de procédure civile fait notifier l'acte à une personne morale de droit privé « au lieu de son établissement ». Un immeuble donné en location n'est pas un établissement de la société : personne n'y reçoit d'acte pour son compte. L'acte se délivre au siège social tel qu'il figure au registre du commerce et des sociétés. Un local où la SCI exerce réellement une activité, avec du personnel habilité à recevoir les actes, serait un établissement au sens du texte. C'est rare pour une société civile immobilière patrimoniale.
Rien de grave. L'instance a été engagée par la société, pas par la personne du gérant : le nouveau gérant la reprend en l'état. Transmettez au greffe et à l'adversaire le procès-verbal de nomination et un extrait d'immatriculation à jour. Le seul vrai danger est différent : si le gérant qui a signé l'assignation n'avait déjà plus de mandat ce jour-là, l'acte est atteint d'une irrégularité de fond. L'article 121 la neutralise si la cause a disparu au moment où le juge statue, donc si le gérant en fonction régularise avant l'audience.
Non, et le blocage se produit avant même l'examen de vos revenus. L'aide juridictionnelle se demande par la partie au procès. Dans un litige de bail, de travaux ou de voisinage, cette partie est la société, pas vous : vos ressources personnelles ne sont jamais regardées. Et la société est écartée par l'article 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, qui réserve l'aide aux personnes physiques et ne l'ouvre à titre exceptionnel qu'à certaines personnes morales à but non lucratif. Une société civile immobilière a vocation à partager un bénéfice ou une économie : elle n'en fait pas partie. Le réflexe utile est ailleurs, du côté d'un contrat de protection juridique souscrit avant que le litige n'existe.
Le choix existe, et il n'appartient qu'à vous. Le contrat est un acte mixte : commercial pour lui, civil pour votre SCI qui n'est pas commerçante. L'option est alors ouverte au seul demandeur non commerçant — règle de construction jurisprudentielle, qu'aucun texte n'énonce. Sur la représentation, les deux juridictions se valent. Devant le tribunal judiciaire, un litige contractuel n'est pas de compétence exclusive : la dispense du 3° de l'article 761 court donc jusqu'à 10 000 €. Devant le tribunal de commerce, l'article 853 pose la même obligation avec la même dispense au même seuil. Deux paramètres départagent réellement. Le délai avant l'audience, que chaque greffe donne au téléphone. Et le droit de timbre de 50 € depuis le 1er mars 2026 : il est dû au tribunal judiciaire, pas au tribunal de commerce. Si le litige porte sur l'immeuble plutôt que sur un contrat, l'option disparaît, le lieu de l'immeuble étant seul compétent.
Pas à sa place. L'article 1843-5 du Code civil n'ouvre l'action sociale que contre les gérants eux-mêmes : il ne permet pas d'assigner le locataire, l'entrepreneur ou la banque de la société, même en détenant 99 % des parts. Ce qui reste est indirect, et se prépare par écrit. Demandez la communication des baux et de l'état des impayés, au titre du droit d'information de l'associé. Faites convoquer une décision collective, en gardant la trace des dates d'envoi. Ces courriers n'obligent personne à assigner, mais ils datent l'inaction du gérant et la rendent démontrable. Beaucoup de gérances se remettent en marche à la deuxième lettre recommandée : c'est la sortie la moins chère.
Non. La condamnation frappe la société, y compris les dépens et l'article 700 : c'est elle qui est partie à l'instance. Le gérant n'engage son patrimoine que sur un autre terrain, celui de l'article 1850 du Code civil. Ce texte le rend responsable, envers la société comme envers les tiers, des infractions aux lois, des violations des statuts et des fautes de gestion. Perdre un procès n'est pas une faute de gestion ; l'avoir engagé sans aucune chance, ou avoir laissé prescrire une créance, peut le devenir. Ses frais de défense personnels relèvent d'une assurance dédiée.
Pas en l'état. L'article 1842 du Code civil fait naître la personnalité morale à l'immatriculation, et l'article 1844-8 alinéa 3 la fait survivre « pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de la clôture de celle-ci ». Après cette publication, la société n'existe plus comme sujet de droit : elle ne peut ni assigner ni être assignée. Il faut alors saisir le juge pour faire désigner un mandataire chargé de reprendre les opérations de liquidation. C'est une procédure à part entière, avec son avocat et ses délais, à anticiper avant de radier.
La réponse se lit dans la matière du litige, pas dans la forme de la procédure. Le référé est la voie d'urgence qui donne une décision provisoire en quelques semaines. Ni l'article 760 ni l'article 761 du Code de procédure civile ne distinguent selon que la demande est portée au fond ou en référé. Un référé en expulsion d'un occupant sans droit ni titre relève du juge des contentieux de la protection si l'immeuble est bâti et occupé aux fins d'habitation (art. L213-4-3 du COJ) : dispense d'avocat. Pour un local commercial, un entrepôt ou un terrain, c'est le tribunal judiciaire, et l'article 761 reprend la main. Un référé pour faire constater la résiliation d'un bail commercial relève d'une matière de compétence exclusive du tribunal judiciaire : avocat obligatoire, même pour trois mois de loyers. Le référé accélère le calendrier, il ne change pas la règle de représentation.
Oui, par principe. L'article 514 du Code de procédure civile rend les décisions de première instance de droit exécutoires à titre provisoire. Autrement dit, le gagnant peut faire saisir avant même l'expiration du délai d'appel, et l'appel ne suspend rien par lui-même. Le même texte réserve toutefois le cas où « la loi ou la décision rendue » en dispose autrement. L'article 514-1 permet ainsi au juge de première instance d'écarter cette exécution provisoire, en tout ou partie, s'il l'estime incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée. C'est la demande la moins chère, et elle se formule avant le jugement. Passé ce stade, il ne reste que le premier président de la cour d'appel, à qui l'on demande d'ordonner l'arrêt de l'exécution, ce qui suppose des conditions strictes. La conséquence est d'abord une question de trésorerie : la somme doit être disponible le jour du jugement, pas à la fin des délais de recours.
Non, et la frontière est nette. La liste fermée de l'article 762 du Code de procédure civile suppose une personne exclusivement attachée au service de la partie ou à son entreprise. Un expert-comptable est un prestataire externe, qui a d'autres clients le lendemain : il ne peut ni plaider ni signer les conclusions. Ce qu'il fait très bien, en revanche : reconstituer le compte du locataire au centime près, chiffrer un préjudice, produire une attestation sur les écritures passées. Ces pièces pèsent souvent plus lourd à l'audience qu'un argument de plaidoirie, et rien n'interdit au gérant de l'emmener avec lui dans la salle.
Un seul gérant suffit juridiquement. L'article 1848 du Code civil donne aux cogérants des pouvoirs séparés dans les rapports entre associés, et l'article 1849 fait de même face aux tiers. L'opposition d'un gérant aux actes d'un autre reste sans effet à l'égard des tiers qui l'ignorent. Notre conseil est pourtant de faire signer les deux, ou de produire une décision de gérance conjointe. Le coût est nul, et cela retire à l'adversaire l'argument d'une désorganisation interne, toujours mauvais à entendre plaider à l'audience.
Oui sous 5 000 €. L'article 750 du Code de procédure civile ouvre la requête lorsque la demande n'excède pas 5 000 € en procédure orale ordinaire. L'économie est réelle : pas de commissaire de justice à payer pour délivrer l'acte, un formulaire déposé ou envoyé au greffe. Deux réserves. La tentative amiable préalable de l'article 750-1 reste due pour ces mêmes demandes sous 5 000 €, sous peine d'irrecevabilité. Et la requête ne dispense pas de justifier que le signataire est bien le représentant légal de la société.
Non, c'est un autre monde procédural. On n'assigne pas l'administration fiscale : on lui adresse d'abord une réclamation contentieuse, et ce n'est qu'après son rejet, exprès ou tacite, que le juge peut être saisi. La juridiction dépend ensuite de l'impôt en cause. Rien de ce que dit cette page sur l'assignation, la signification ou l'article 750-1 ne s'applique à un redressement. Le gérant reste en revanche celui qui signe la réclamation, pour la même raison : il est l'organe qui représente la société.
Pas d'emblée. L'article 1857 du Code civil fait répondre les associés des dettes sociales à proportion de leurs parts, sans solidarité entre eux. Mais l'article 1858 impose une étape préalable : le créancier ne peut poursuivre un associé qu'après avoir « préalablement et vainement poursuivi la personne morale ». Une assignation lancée contre les associés sans cette diligence se heurte à une fin de non-recevoir. C'est un point de défense que beaucoup de SCI oublient de soulever, alors qu'il fait tomber la demande sans discuter le fond.