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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Vendre son bien à sa propre SCI : ce que l'opération coûte, ce qu'elle rapporte

Vous possédez déjà un bien. Vous créez une société civile immobilière — une SCI, société dont les associés détiennent des parts et qui peut acheter, emprunter, louer — et vous lui vendez ce bien. Elle emprunte pour vous payer, vous encaissez le prix. Les banquiers appellent cela un OBO, pour owner buy out ; les notaires disent « vente à soi-même ». C'est légal, et cela coûte 7 à 9 % du prix : sur une maison de 450 000 €, 36 727 € avant tout impôt sur la plus-value. Voici le calcul, jusqu'à l'année où elle devient gagnante.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié sur sources officielles (CGI, Code civil, Code de commerce, BOFiP). Dernière mise à jour : 31 août 2026.

Vendre n'est pas apporter. L'apport transfère l'immeuble contre des parts : aucun argent pour vous, enregistrement gratuit. La vente le transfère contre un prix financé par un emprunt de la société : du cash pour vous, les droits d'une vente ordinaire. Notre guide de l'apport d'un immeuble à une SCI traite la première voie, celui-ci la seconde.


1. Le mécanisme de la vente à soi-même, et les trois opérations que ce n'est pas

Trois temps.

  • Vous constituez la SCI, ou vous en utilisez une existante. Environ 309 € de formalités en 2026 : 229,20 € d'annonce légale, 79,71 € de greffe et de bénéficiaires effectifs.
  • La SCI emprunte le prix, et donne en garantie le bien qu'elle achète.
  • Vous lui vendez le bien par acte notarié. Elle verse le prix, devient propriétaire, rembourse le prêt sur ses loyers.

L'immeuble a changé de main, vous avez le prix sur votre compte, la société porte une dette. Des liquidités sans vendre à un tiers ni déménager : la vertu est réelle. Le coût aussi, et il tombe tout de suite.

Trois homonymies à écarter. Ici, vous vendez à la société. Pas l'inverse, où la SCI vend à l'un de ses associés. Pas le rachat par le gérant du bien de sa SCI : le gérant peut-il vendre seul. Et pas la cession-bail, où le bien sort du patrimoine.


2. Garder, apporter, vendre : les trois voies en un tableau

Trois options pour qui possède un bien de 450 000 € payé et veut le loger dans une SCI. Un sigle à poser avant de lire la cinquième ligne : l'IFI est l'impôt sur la fortune immobilière, dû dès 1,3 M€ de patrimoine immobilier net.

Garder en direct Apporter à la SCI Vendre à la SCI
Coût immédiat0 €3 643 € à l'IR, 26 143 € à l'IS36 727 €
Droits d'enregistrementGratuits si la SCI est à l'IR (art. 810, I) ; 5 %, soit 22 500 €, si elle est à l'IS (art. 809, I, 3° et 810, III, majoré des taxes additionnelles)28 440 € (6,32 %)
Cash reçu0 €0 €450 000 €
Base amortissable neuveAucuneÀ l'impôt sur les sociétés seulement, sur la valeur d'apport contrôlée382 500 € de construit, si la SCI est à l'impôt sur les sociétés
Effet sur l'IFI315 000 € si résidence principale450 000 € (abattement perdu)450 000 € (dette neutralisée)
Effet sur la transmissionDonation de l'immeuble sur 450 000 €Donation de parts, par fractionsDonation de parts d'une société endettée

D'où viennent les 3 643 € de la colonne « apporter ». Les apports sont enregistrés gratuitement (art. 810, I du code général des impôts, le CGI). Restent les émoluments au barème de société de l'article A444-158 — 125,78 + 83,79 + 228,76 + 1 556,10 = 1 994,43 € HT, soit 2 393,32 € TTC —, 450,00 € de sécurité immobilière et environ 800 € de débours. Aucun emprunt, donc aucune garantie.

Ces 3 643 € supposent une SCI à l'impôt sur le revenu. À l'impôt sur les sociétés, ajoutez 5 % de droits (art. 810, III majoré des taxes additionnelles), soit 22 500 € : l'apport reste moins cher que la vente, mais il n'est plus gratuit.

Lisez la première ligne et la troisième : elles disent tout. Vendre coûte dix fois plus cher qu'apporter à une SCI à l'impôt sur le revenu, et c'est la seule voie qui met de l'argent sur votre compte. Pas besoin de cet argent ? Apportez. La suite s'adresse aux autres.

Deux cases surprennent. L'IFI : la dette de la SCI ne réduit pas l'assiette (section 8). La transmission : cette même dette compte, elle, pour évaluer les parts données aux enfants — le vrai motif de beaucoup d'OBO.

Pas encore acheté ? Voyez SCI avant ou après l'achat et SCI et résidence principale.


3. Ce que vendre son bien à sa SCI coûte à l'entrée, ligne par ligne

Les droits de mutation : le poste dominant

Une vente à sa propre SCI est une vente ordinaire. Elle supporte les DMTO, droits de mutation à titre onéreux — « les frais de notaire », dont le notaire ne garde rien. Décomposition 2026 :

  • un taux départemental de 3,80 % (art. 1594 D), que les départements portent à 4,50 %. L'article 116 de la loi de finances pour 2025 les laisse aller à 5,00 %, du 1er avril 2025 au 31 mars 2028 ;
  • une taxe additionnelle de 1,20 %, perçue au profit de la commune si elle dépasse 5 000 habitants (art. 1584), sinon d'un fonds départemental de péréquation (art. 1595 bis) — même taux dans les deux cas ;
  • un prélèvement de l'État de 2,37 % du droit départemental (art. 1647, V).

D'où trois taux réels en 2026. 6,32 % dans la grande majorité des départements, ceux qui ont porté leur part à 5,00 % : Paris, Bouches-du-Rhône, Hauts-de-Seine, Calvados, Creuse, Guyane. 5,81 % dans les onze départements restés à 4,50 % : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Charente, Drôme, Lozère, Oise, Hautes-Pyrénées, Saône-et-Loire, Guadeloupe, Mayotte. Et 5,09 % dans le seul Indre, resté à 3,80 %. Vérifiez le vôtre : sur 450 000 €, 2 295 € d'écart entre 6,32 % et 5,81 %.

Une exclusion qui ne jouera jamais pour vous. Le relèvement tombe quand le bien est, pour l'acquéreur, une première propriété affectée à sa résidence principale. Or une SCI n'a pas de résidence principale : c'est une personne morale. Tous les calculs de cette page retiennent 6,32 %.

Les émoluments du notaire

Tarifés, donc identiques partout. Pour une vente, c'est l'article A444-91 du Code de commerce : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % jusqu'à 17 000 €, 1,064 % jusqu'à 60 000 €, 0,799 % au-delà, plus 20 % de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Le barème voisin de l'article A444-158, moitié moins cher, est réservé aux apports en société.

S'y ajoute la contribution de sécurité immobilière : 0,10 % du prix, minimum 15 € (art. 879, 881 K et 881 M du CGI). Puis 800 à 2 000 € de débours.

La garantie du prêt de la SCI

La banque prendra une sûreté. Quatre lignes, dont une seule pèse — et c'est celle qu'on peut supprimer.

  • Les émoluments de l'acte de garantie, au barème de l'article A444-143 : 1,290 % / 0,532 % / 0,355 % / 0,266 %. Refusez le barème majoré de l'article A444-139, de moitié plus cher : il vise les prêts finançant une activité professionnelle. Le critère est la destination des fonds, pas la forme sociale de l'emprunteur — l'article A444-142 taxe d'ailleurs les prêts viticole, agricole et maritime au barème bas. Réserve honnête : le tarif ne définit nulle part l'activité professionnelle ; pour des murs d'exploitation, faites confirmer la ligne par l'étude.
  • La taxe de publicité foncière de 0,715 % du capital garanti — 0,70 % au titre de l'article 844 du CGI, majoré du prélèvement de 2,14 % de l'article 1647, V-b. Le vrai arbitrage est là. L'article 844 ne frappe que les hypothèques « judiciaires ou conventionnelles ». L'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, l'ancien privilège rebaptisé en 2022, n'est ni l'une ni l'autre : elle sort du proportionnel dès que le prêt finance le prix. Notre cas. Sur 450 000 €, 3 217,50 € : demandez-la par écrit.
  • La taxe fixe de 25 € que le dernier alinéa du même article 844 met sur les inscriptions hors proportionnel : 25 € au lieu de 3 217,50 €.
  • La contribution de sécurité immobilière sur l'inscription, absente de presque toutes les simulations : 0,05 % des sommes garanties (art. 881 H), non 0,10 %. Deux formalités, deux taux. Sur 450 000 €, 225 € de plus.

La plus-value, s'il y en a une

Vous vendez : régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI). 19 % d'impôt sur le revenu (art. 200 B), 17,2 % de prélèvements sociaux, une surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value imposable (art. 1609 nonies G). Les deux abattements pour durée de détention ne courent pas au même rythme. À l'impôt sur le revenu, 6 % par an de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e (art. 150 VC) ; aux prélèvements sociaux, bien plus lentement (art. L136-7, VI du code de la sécurité sociale). D'où deux dates d'exonération, 22 et 30 ans. Barème année par année dans plus-value en SCI.

Le seuil de cinq ans, que personne ne regarde. Le prix d'acquisition se majore de deux forfaits sans justificatif : 7,5 % de frais, 15 % de travaux. Le second suppose cinq ans de détention d'un immeuble bâti (art. 150 VB, II, 3° et 4°). Ce qu'il vaut au centime : section 11.

17,2 %, et non 18,6 %. La hausse de l'article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 frappe les dividendes et les intérêts versés depuis 2026. Elle atteint aussi, dès l'imposition des revenus 2025, les revenus réputés distribués, les BIC de location meublée non professionnelle et les plus-values de cession de parts de SCI à l'IS. Elle épargne les revenus fonciers et les plus-values immobilières des particuliers, que le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale préserve. Ne laissez personne appliquer 18,6 % à votre plus-value.


4. Cas n° 1 : la résidence principale de 450 000 €, détenue 18 ans

Une maison de 450 000 €, achetée il y a dix-huit ans, remboursée, occupée comme résidence principale. Le propriétaire la vend à une SCI détenue avec son épouse, restée à l'impôt sur le revenu, qui emprunte 450 000 € sur quinze ans à 3,60 %. Département à 5,00 %.

La plus-value est nulle : l'exonération de la résidence principale joue (art. 150 U, II, 1° du CGI). La doctrine la dit de caractère général, quels que soient les motifs de la cession et l'affectation envisagée par l'acquéreur (BOI-RFPI-PVI-10-40-10, 27 juin 2023). Vendre à sa société ne la fait pas tomber. Reste le frottement.

Poste Calcul Montant
Plus-valueExonération résidence principale0 €
Droits de mutation450 000 × 6,32 %28 440,00 €
Émoluments de vente251,55 + 167,58 + 457,52 + 3 116,10 = 3 992,75 € HT4 791,30 €
Sécurité immobilière (vente)450 000 × 0,10 % (art. 881 K)450,00 €
Émoluments de garantie83,85 + 55,86 + 152,65 + 1 037,40 = 1 329,76 € HT1 595,71 €
Taxe de publicité foncièreHors taxe proportionnelle : taxe fixe (art. 844, dernier alinéa)25,00 €
Sécurité immobilière (inscription)450 000 × 0,05 % (art. 881 H)225,00 €
Débours et formalitésOrdre de grandeur, non tarifé1 200,00 €
Coût d'entréesoit 8,2 % du prix36 727,01 €

En face, la contrepartie : 450 000 € de liquidités, sans un euro d'impôt.

Le calcul ne s'arrête pas là. Les autres pages, si. La SCI rembourse 3 239,12 € par mois pendant quinze ans, soit 583 042 €, dont 133 042 € d'intérêts. Si elle loge gratuitement ses associés — l'hypothèse normale pour leur maison —, aucun de ces intérêts n'est déductible (section 7). Coût complet : 36 727 + 133 042 = 169 769 € pour transformer une maison payée en 450 000 € de cash. 37,7 % de la somme libérée.

Notre réponse, sur ce dossier : ne faites pas ça. Un prêt hypothécaire personnel mobilise les mêmes 450 000 € aux mêmes intérêts, sans faire perdre l'abattement de 30 % de la résidence principale à l'IFI — si vous y êtes soumis. Au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net, l'OBO remet 135 000 € dans l'assiette, soit 945 € par an dans la tranche à 0,70 %. En dessous du seuil, l'argument ne vaut rien. Ce prêt n'est pas gratuit : ne finançant aucune acquisition, il perd l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers. Soit 5 038,21 € : 1 595,71 € d'émoluments, 3 217,50 € de taxe de publicité foncière, 225,00 € de sécurité immobilière. Restent 31 688,80 € d'écart, perdus sans contrepartie. L'OBO ne se tient que si le bien sera loué et la transmission des parts visée. Voyez l'exonération de remploi.


5. Ce que la vente à la SCI rapporte, et que l'apport ne produira jamais

Le cash, et sa fiscalité

Le prix ne supporte aucun impôt en lui-même : vous ne devez que la plus-value, s'il y en a une. Sur une résidence principale, vous recevez tout sans rien payer.

La base amortissable neuve, si la SCI est à l'impôt sur les sociétés

C'est le gain qui décide vraiment, et il n'existe qu'à l'impôt sur les sociétés — le régime que la SCI peut choisir, et où elle est imposée comme une entreprise. L'immeuble entre au bilan à son prix d'achat, la valeur de marché du jour, et la société en déduit chaque année une fraction : l'amortissement. Terrain exclu, construction ventilée par composants.

Sur 720 000 €, terrain à 15 %, cela fait 612 000 € de construit.

Composant Part du construit Durée Amortissement annuel
Gros œuvre306 000 € (50 %)50 ans6 120 €
Façades et étanchéité91 800 € (15 %)25 ans3 672 €
Installations techniques122 400 € (20 %)20 ans6 120 €
Agencements91 800 € (15 %)15 ans6 120 €
Total déduit chaque année22 032 €

Ces 22 032 € se déduisent du résultat chaque année, quinze à cinquante ans selon le composant. En direct, le même bien n'offre rien : l'impôt sur le revenu ignore l'amortissement. Les durées, dans amortissement en SCI ; le choix du régime, dans passer sa SCI de l'IR à l'IS.

L'honnêteté qui coûte : si le bien est déjà dans une SCI à l'IS, ne le vendez pas. La même base amortissable s'obtient en réévaluant librement le bilan : ni droits de mutation, ni acte de vente, ni emprunt. Cela a un coût fiscal, mais pas 6,32 %. La vente à soi-même ne vaut que pour un bien détenu en direct.

La déductibilité des intérêts, et sa condition

Troisième gain, le plus fragile : les intérêts se déduisent des revenus de la SCI — à condition qu'elle en ait. Une SCI qui n'encaisse rien ne déduit rien. Au cas n° 1, cette seule condition coûte 133 042 € sur quinze ans : voyez la section 7.


6. Cas n° 2 : l'immeuble de rapport, et l'année du croisement

Un immeuble de six lots, valeur de marché 720 000 €, acquis 320 000 € en 2009 : dix-sept ans révolus. Il rapporte 48 000 € de loyers par an pour 12 300 € de charges. Le propriétaire est dans la tranche marginale à 41 %, celle qui frappe son dernier euro. Il vend à une SCI qu'il contrôle, à l'impôt sur les sociétés, empruntant 720 000 € sur vingt ans à 3,80 %. Même décor que notre guide immeuble de rapport en SCI, où le bien est acheté à un tiers.

Colonne A : ce que la sortie coûte

Prix d'acquisition majoré : 320 000 € + 24 000 € de frais forfaitaires (7,5 %) + 48 000 € de travaux forfaitaires (15 %, détention supérieure à cinq ans) = 392 000 €. Plus-value brute : 720 000 − 392 000 = 328 000 €.

Poste Calcul Montant
Impôt sur le revenuabattement 72 % → 91 840 € × 19 %17 449,60 €
Prélèvements sociauxabattement 19,80 % → 263 056 € × 17,2 %45 245,63 €
Surtaxe (1609 nonies G)91 840 € → tranche 60 001 à 100 000, 2 %1 836,80 €
Droits de mutation720 000 × 6,32 %45 504,00 €
Émoluments de vente6 150,05 € HT7 380,06 €
Sécurité immobilière (vente)720 000 × 0,10 % (art. 881 K)720,00 €
Émoluments de garantie83,85 + 55,86 + 152,65 + 1 755,60 = 2 047,96 € HT2 457,55 €
Taxe fixe sur l'inscriptionArt. 844, dernier alinéa (prêteur de deniers)25,00 €
Sécurité immobilière (inscription)720 000 × 0,05 % (art. 881 H)360,00 €
DéboursOrdre de grandeur, non tarifé1 500,00 €
Coût d'entrée totaldont 64 532,03 € de plus-value122 478,64 €

Le vendeur encaisse 720 000 − 64 532 = 655 468 € nets, les 57 947 € de droits, émoluments, taxes et débours restant à la société. Barème de la surtaxe dans surtaxe sur les plus-values immobilières.

Colonne B : ce que l'opération rapporte, chaque année

Sans OBO, le propriétaire déclare 48 000 − 12 300 = 35 700 € de revenu foncier, taxés à 58,2 % : 20 777 € par an. Un effet manque presque partout : 6,8 points de contribution sociale généralisée (CSG) se déduisent du revenu global de l'année suivante (art. 154 quinquies, II du CGI), soit 2 427,60 € de charge et 995,32 € d'impôt en moins. Charge réelle : 19 782 € par an. C'est ce chiffre-là qu'il faut comparer.

Avec OBO, la SCI à l'IS déclare 48 000 − 12 300 − 21 000 € d'intérêts moyens sur douze ans − 22 032 € d'amortissement = − 7 332 €. Résultat négatif : 0 € d'impôt sur les sociétés, et un déficit reportable.

Gain fiscal annuel : 19 782 €. Point de croisement : 122 479 / 19 782 = 6,19, soit un peu plus de six ans. Le voici, avec les trois réserves qui le déplacent.

Hypothèse Gain annuel Retour sur les 122 479 €
Tranche à 41 %, impôt évité chaque année19 782 €6,2 ans
Tranche à 30 %, impôt évité chaque année16 122 €7,6 ans
Effet du seul amortissement, IS à 15 %3 305 €37 ans
Effet du seul amortissement, IS à 25 %5 508 €22 ans

La ligne à 15 % suppose le taux réduit. C'est-à-dire un bénéfice sous 42 500 €, un capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques (art. 219, I, b). Capital souscrit mais non versé, et c'est 25 %.

Réserve n° 1 : ce n'est pas un revenu, c'est un impôt évité. En direct, le propriétaire gardait 15 918 € sur 35 700 € de loyers. Avec l'OBO il n'encaisse plus rien, et le résultat est négatif : rien à distribuer tant que le prêt court. Les 19 782 € sont un impôt que vous ne payez pas, pas un euro qui arrive sur votre compte.

Le prêt soldé, la société dégagera enfin un bénéfice : 48 000 − 12 300 − 9 792 € d'amortissement encore en cours = 25 908 €, soit 22 022 € après impôt sur les sociétés à 15 %. Le sortir en dividendes coûte le prélèvement forfaitaire unique — le « PFU », 12,8 % d'impôt — plus 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026, soit 31,4 %. Il vous en resterait 15 107 €. Voyez distribuer le prix de vente en SCI et dividendes de SCI à l'IS.

Réserve n° 2 : la trésorerie ne suit pas. L'annuité du prêt atteint 51 450 € quand l'immeuble ne dégage que 35 700 € nets. Trou de 15 750 € par an, réinjecté en compte courant d'associé — l'argent que vous prêtez à votre société et qu'elle vous doit — sur les 655 468 € encaissés : 189 000 € en douze ans. Le gain fiscal est réel ; la liberté d'emploi du cash, moins.

Réserve n° 3 : l'amortissement se paye à la revente. À l'IS, la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable : le prix d'achat moins les amortissements déduits. Ce que vous économisez chaque année revient en base taxable le jour de la revente (plus-value en SCI à l'IS). Un décalage, pas un cadeau.

Verdict. L'OBO gagne ici pour une seule raison : la tranche à 41 % sur 35 700 € de revenu foncier. Pas l'amortissement — seul, il mettrait vingt-deux à trente-sept ans à rembourser le frottement. Changez la tranche marginale, la conclusion s'inverse.


7. Piège n° 1 : des intérêts qui ne s'imputent sur rien

Une société à l'impôt sur le revenu qui loge gratuitement ses associés est réputée se réserver la jouissance du bien. Conséquence brutale : aucun loyer imposable (art. 15, II du CGI) — et, en contrepartie, aucune charge déductible : taxe foncière, travaux, assurance, intérêts d'emprunt. La doctrine l'écrit sans détour : « l'exonération a pour contrepartie l'impossibilité de déduire les charges afférentes à ces immeubles » (BOI-RFPI-CHAMP-20-20, §§ 50 et 100, 25 février 2013).

À l'impôt sur les sociétés, ce mécanisme ne joue pas : le § 10 du même BOFiP réserve l'article 15, II aux sociétés non soumises à cet impôt. Les intérêts y restent déductibles, mais le logement gratuit d'un associé devient un acte anormal de gestion et un avantage occulte (art. 111, c du CGI), taxé chez lui.

Cas n° 1 : 133 042 € d'intérêts perdus en quinze ans. Ni déficit foncier, ni charge reportable.

Une seule issue : louer — mais pas à vous-même. Un vrai bail, un loyer de marché, encaissé par la SCI : les intérêts redeviennent déductibles, et ces loyers sont imposables. Attention si le locataire est le vendeur. Le Conseil d'État a jugé abusive la vente d'une villa à la SCI que les cédants contrôlaient à 90 %, suivie de sa reprise à bail par ces mêmes cédants. Ils recherchaient une application littérale de l'article 15, II du CGI, contraire aux objectifs de ses auteurs (CE, 9e-10e ch. r., 8 février 2019, n° 407641, mentionné aux tables). L'arrêt est rendu sous l'article L64 du LPF, qui exige un but exclusivement fiscal ; depuis 2020, l'article L64 A se contente d'un but principalement fiscal. Le montage ne tient que si le locataire est un tiers, ou si un motif non fiscal propre à la location à l'associé est documenté avant l'opération. Voyez louer un bien de la SCI à un associé, notre modèle de convention d'occupation gratuite et les charges déductibles en SCI.


8. Piège n° 2 : l'IFI ne bouge pas (le II de l'article 973)

Le raisonnement que tout le monde fait. Mon patrimoine immobilier taxable vaut 3,2 M€. Je vends 1,2 M€ à ma SCI, qui emprunte : les parts ne valent plus rien, l'immeuble étant compensé par une dette de même montant. Le prix encaissé, lui, est du liquide, hors IFI. Assiette : 2 M€.

Elle ne tombe pas. Le 1° du II de l'article 973 du CGI écarte, pour évaluer les parts, les dettes contractées par la société pour acquérir un actif imposable auprès du redevable ou d'un membre de son foyer fiscal qui contrôle la société. L'OBO coche les deux cases : vous êtes le vendeur, vous contrôlez l'acquéreur. Ce que presque toutes les pages manquent est ailleurs : l'identité du prêteur est indifférente, la dette étant visée qu'elle vienne « du redevable, d'un établissement financier ou de toute autre personne » (BOI-PAT-IFI-20-30-30, § 100, 5 juin 2024). Et là où les 2°, 3° et 4° neutralisent à proportion de la participation du prêteur, le 1° écarte tout.

Situation Assiette IFI dû
Avant l'opération3 200 000 €2 500 + 8 890 + 6 300 = 17 690 €
Effet espéré2 000 000 €2 500 + 4 900 = 7 400 €
Effet réel (art. 973, II, 1°)3 200 000 €17 690 €

Économie espérée : 10 290 € par an. Économie réelle : 0 €. Sur dix ans, 102 900 € d'écart. Le coût d'entrée, lui, est réel : sur 1,2 M€, 75 840 € de droits, 11 982,30 € et 3 989,71 € d'émoluments, 1 200 € et 600 € de sécurité immobilière, 25 € de taxe fixe, 1 800 € de débours. Total 95 437,01 €, hors plus-value.

La clause de sauvegarde existe. Ne comptez pas dessus. L'avant-dernier alinéa du II écarte l'exclusion, pour les 1°, 2° et 4°, si le redevable justifie que le prêt n'a pas été contracté dans un objectif principalement fiscal. La preuve pèse sur lui (§ 220 du même BOFiP). Jouable si l'OBO finance un projet identifiable — un immeuble, une donation, la reprise d'une entreprise. Pas si le produit dort sur une assurance-vie.

Sur la valorisation des parts : SCI et IFI, SCI et revenus de retraite.


9. Piège n° 3 : où passe la frontière de l'abus de droit

Deux textes. L'article L64 du livre des procédures fiscales vise les actes fictifs ou inspirés par le seul motif d'éluder ou atténuer les charges fiscales : but exclusivement fiscal. L'article L64 A, depuis le 1er janvier 2020, abaisse la barre au but principalement fiscal. L'acte est écarté, et le rappel tombe. Une seule décision publiée cadre l'OBO immobilier : CE, 9e-10e ch. r., 8 février 2019, n° 407641, mentionné aux tables (section 7). Le test n'y est pas le sérieux du montage, mais l'application littérale d'un texte à l'encontre des objectifs de ses auteurs.

Sur les pénalités, une distinction rare. La majoration automatique de 80 % du b de l'article 1729 est réservée à l'abus de droit de l'article L64. Sous L64 A, elle ne joue pas de plein droit — le BOFiP l'écrit noir sur blanc (BOI-CF-IOR-30-20, § 130). L'administration doit démontrer un manquement délibéré (40 %) ou des manœuvres frauduleuses (80 %). Sur un rappel de 45 504 €, cela fait 18 202 € dans le premier cas, 36 403 € dans le second — et rien du tout si elle ne démontre ni l'un ni l'autre.

Les deux listes qui suivent sont des indices de fait, pas des conditions de droit.

Ce qui aide, en fait : un prix de marché documenté, un financement bancaire remboursé par des flux qui existent, un changement effectif de détention — compte au nom de la SCI, assemblées, comptes. Et un motif non fiscal en une phrase.

Ce qui expose : une dette dont le seul effet mesurable est d'effacer un impôt, un prix décalé du marché, aucun flux réel, une société sans compte ni assemblée. Le dernier point porte un risque distinct : une SCI sans vie sociale s'expose à la fictivité, qui la fait disparaître rétroactivement. Le reste, dans abus de droit et SCI.


10. Le prix : le justifier, et le coût de l'erreur dans les deux sens

Vous êtes des deux côtés de la table : personne, en face, n'a intérêt à discuter le prix. Le prix d'un OBO doit être le prix de marché, justifiable par un tiers : la base DVF — le fichier public des ventes réelles — et un avis de valeur écrit.

Se tromper vers le bas expose à l'insuffisance de prix. Les droits sont assis sur le prix exprimé (art. 683 du CGI), mais l'article 666 les assoit sur les valeurs. Le prix n'est qu'un plancher : l'administration peut lui substituer la valeur vénale (art. L17 du livre des procédures fiscales). Sous-évaluer de 15 % un bien de 720 000 €, c'est le déclarer 612 000 € : rappel sur 108 000 €, 6 825,60 €, avant pénalités.

Se tromper vers le haut est plus vicieux : cela ressemble à une bonne idée, plus de cash et plus de base amortissable. Mais la surévaluation fabrique une dette artificielle — le motif même de l'article L64 A — et prête le flanc à l'acte anormal de gestion. À l'IS, l'excédent peut être requalifié en revenu distribué au vendeur (art. 111, c du CGI) : non précompté, il supporte 18,6 % de prélèvements sociaux dès les revenus 2025. Sur l'acte lui-même : vendre l'immeuble de la SCI.


11. Dans ces trois cas, ne faites pas ça

Profil 1 : le bien acheté il y a moins de cinq ans

Un appartement acquis 300 000 € il y a quatre ans, qui en vaut 380 000 €. Prix majoré des seuls 7,5 % de frais — le forfait de travaux de 15 % suppose cinq ans de détention (art. 150 VB, II, 4°) — soit 322 500 €. Plus-value : 57 500 €, taxée en plein. Impôt sur le revenu 10 925 €, prélèvements sociaux 9 890 €, surtaxe 1 025 € : 21 840 €. Plus 31 103,41 € de frais : 24 016 € de droits, 4 120,14 € et 1 372,27 € d'émoluments, 380 € et 190 € de sécurité immobilière, 25 € de taxe fixe, 1 000 € de débours. Total 52 943,41 €, pour ne rien gagner.

Ce que douze mois de patience valent, au centime. Passé le cinquième anniversaire, le forfait de travaux de 15 % s'ouvre sans justificatif : 300 000 + 22 500 + 45 000 = 367 500 € de prix majoré, plus-value 12 500 €. La surtaxe disparaît, l'impôt tombe à 2 375 € + 2 150 € = 4 525 €. Attendre un an économise 17 315 € : la seule fois de ce guide où la bonne décision est de ne rien faire. Voyez vendre un bien détenu depuis moins de cinq ans.

Profil 2 : celui qui veut seulement du cash sur sa résidence principale

C'est le cas n° 1 : 31 688,80 € de plus qu'un prêt hypothécaire personnel, 7,0 % du prix, pour la même somme mobilisée. Même raisonnement pour une résidence secondaire, sans même l'exonération de plus-value.

Profil 3 : celui dont l'IFI est la seule raison

La section 8 le chiffre : 95 437 € pour zéro euro d'économie. Et l'avoir monté pour cette raison rend la clause de sauvegarde inutilisable : elle suppose de démontrer l'inverse.

Le profil inverse, celui pour qui l'OBO fonctionne. Un immeuble locatif détenu plus de vingt-deux ans, donc exonéré d'impôt sur le revenu. Une tranche marginale élevée. Des enfants à faire entrer au capital. Les trois gains de la section 5, plus la transmission — des parts d'une société endettée se donnent par fractions, un immeuble non — jouent ici ensemble, et le frottement est amorti en quelques années.


12. Questions fréquentes sur la vente d'un bien à sa propre SCI

Peut-on vendre sa maison à sa propre SCI ?

Oui. Aucun texte ne l'interdit, et l'opération se pratique tous les jours en étude notariale. Vous êtes vendeur à titre personnel, la SCI est acquéreur : ce sont deux personnes juridiques distinctes, même si vous détenez 99 % des parts. L'acte est une vente ordinaire, reçue par notaire, publiée au service de la publicité foncière. Ce qui est encadré, ce n'est pas le principe de l'opération, c'est son prix (il doit être celui du marché) et son motif (elle ne doit pas avoir un but principalement fiscal).

Comment connaître le taux de droits de mutation de mon département, et à quelle date s'apprécie-t-il ?

Trois taux coexistent en 2026 : environ 6,32 % dans la grande majorité des départements, 5,81 % dans les onze restés à 4,50 %, et 5,09 % dans le seul Indre. La liste est publiée chaque année par la direction générale des finances publiques et reprise sur impots.gouv.fr ; le notaire l'applique d'office. Deux points de méthode. Le taux retenu est celui en vigueur à la date de l'acte authentique, pas à celle du compromis : une délibération départementale qui prend effet au 1er juin renchérit une vente signée le 15. Et rien n'est figé, le relèvement à 5,00 % n'étant qu'une faculté ouverte jusqu'au 31 mars 2028. Faites confirmer le taux par écrit avant de signer.

La banque accepte-t-elle de financer un rachat à soi-même ?

Les banques connaissent le montage et le financent, à trois conditions habituelles : un prix appuyé sur un avis de valeur, une capacité de remboursement démontrée hors du bien lui-même, et une explication de l'emploi des fonds. Point rarement dit : le prêt consenti à une SCI qui loue est hors du crédit immobilier du code de la consommation (art. L313-1, 3°). Pas de taux annuel effectif global (TAEG) normé, pas de délai de réflexion de dix jours, pas de plafond légal sur l'indemnité de remboursement anticipé. Ces protections deviennent des clauses à négocier par écrit.

Puis-je habiter le bien en payant à ma SCI un loyer inférieur au marché ?

C'est la fausse bonne idée du montage, et la troisième voie que beaucoup cherchent entre le logement gratuit et le bail normal. Un loyer minoré n'est pas un loyer nul : la société encaisse un revenu, donc elle n'est pas réputée se réserver la jouissance du bien. Mais si le loyer est nettement inférieur à la valeur locative, sans circonstance indépendante de votre volonté, l'administration ne rogne pas vos charges. Elle majore votre revenu brut du montant de la libéralité consentie (BOI-RFPI-BASE-10-10, § 430). Vous êtes alors imposé sur un loyer que vous n'avez pas encaissé, ce qui vide le montage de son intérêt. Seul un bail jugé fictif fait basculer dans l'article 15, II du CGI, avec perte de toutes les charges (§ 440). À l'impôt sur les sociétés, l'écart avec le loyer normal relève de l'acte anormal de gestion : l'avantage consenti à l'associé est imposé chez lui comme revenu distribué (art. 111, c du CGI), avec 18,6 % de prélèvements sociaux. Faites établir le loyer de marché par écrit, avec deux ou trois comparables du même quartier joints au bail.

Que se passe-t-il concrètement si l'administration engage la procédure d'abus de droit ?

Elle vous adresse une proposition de rectification motivée, visant l'article L64 ou l'article L64 A du livre des procédures fiscales. Vous disposez de trente jours pour répondre, prorogeables de trente autres sur simple demande. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir le comité de l'abus de droit fiscal, comme l'administration : il rend un avis publié sous forme anonymisée. Deux points décident souvent du dossier. La charge de prouver le but principalement fiscal pèse sur l'administration, quel que soit l'avis du comité. Et les majorations ne sont jamais automatiques sous L64 A : il lui faut démontrer, en plus, un manquement délibéré ou des manœuvres frauduleuses. Pour fermer le débat avant l'opération, il existe un rescrit spécifique (art. L64 B) : six mois de silence de l'administration lui interdisent ensuite d'invoquer l'abus de droit.

Vaut-il mieux apporter ou vendre ?

Si vous n'avez pas besoin de liquidités, apportez : l'apport pur et simple à une SCI à l'impôt sur le revenu est enregistré gratuitement (art. 810, I du CGI) et coûte environ dix fois moins cher qu'une vente. Vendez seulement si vous voulez du cash aujourd'hui, ou si la SCI est à l'impôt sur les sociétés et que la base amortissable neuve à la valeur de marché justifie le frottement d'entrée. Un mot d'attention sur l'apport : la gratuité obtenue à l'IR n'est pas définitive. L'article 809, II du CGI rend les droits de mutation exigibles si la société opte ensuite pour l'IS. Ils sont alors assis sur la valeur vénale du bien au jour du changement de régime, pas sur la valeur d'apport. Le deuxième alinéa du III de l'article 810 ouvre bien un enregistrement gratuit quand les associés s'engagent à conserver leurs titres trois ans — et non un « droit fixe », formule abrogée depuis le 1er janvier 2019. Mais il en excepte expressément les immeubles qui ne sont pas compris dans l'apport de l'ensemble des éléments d'actif immobilisé affectés à une activité professionnelle : un immeuble apporté seul à une SCI n'en bénéficie pas. Comptez donc 5 %, soit 22 500 € sur 450 000 € (2,20 % au titre de l'art. 810, III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale).

J'ai déménagé il y a six mois : l'exonération de résidence principale joue-t-elle encore ?

Probablement, à deux conditions. L'exonération suppose que le logement soit la résidence principale au jour de la cession, mais la doctrine admet une tolérance quand le bien est resté inoccupé depuis le départ et que la vente intervient dans un délai normal. Ce délai s'apprécie au cas par cas : un an dans un marché ordinaire, davantage si le marché est atone et que vous prouvez des diligences réelles. Deux choses le font tomber : avoir loué le bien entre-temps, ou l'avoir laissé occuper par un proche. Six mois de vacance n'y font pas obstacle. Mais l'OBO ajoute une difficulté qui lui est propre : il n'y a aucune mise en vente à prouver, puisque l'acquéreur est votre propre société. Raison de plus pour signer vite après le déménagement.

Peut-on laisser le prix en compte courant d'associé au lieu de l'encaisser ?

Oui : la SCI reconnaît vous devoir le prix, et le remboursera au fil de sa trésorerie. Il n'y a alors ni banque ni garantie à prendre, ce qui économise les émoluments de sûreté. Mais les droits de mutation restent dus sur la totalité du prix dès la signature, et vous ne recevez aucune liquidité immédiate — ce qui supprime la première des deux raisons de faire un OBO. Cette variante n'a de sens que dans une logique de transmission progressive, le compte courant se remboursant en franchise d'impôt.

Le gérant peut-il signer l'acte des deux côtés, vendeur et acquéreur ?

Juridiquement oui. Beaucoup de guides invoquent l'article 1161 du Code civil, qui interdit à un représentant de contracter pour son propre compte avec le représenté. Dans sa rédaction issue de la loi de ratification n° 2018-287 du 20 avril 2018, applicable aux contrats conclus depuis le 1er octobre 2018, ce texte s'ouvre par les mots « En matière de représentation des personnes physiques ». Il ne s'applique donc pas au gérant d'une SCI, qui représente une personne morale. Il n'existe par ailleurs aucun régime légal de conventions réglementées en société civile. Ce qui protège la société, ce sont ses statuts : faites autoriser l'acquisition et son prix par une assemblée, et joignez le procès-verbal au dossier du notaire.

Peut-on vendre à sa SCI un bien encore grevé d'un emprunt ?

Oui. Le prêt en cours est remboursé par anticipation avec le prix de vente, et le notaire obtient la mainlevée de l'hypothèque ou du privilège. Deux coûts à anticiper. L'indemnité de remboursement anticipé de votre prêt personnel, d'abord : c'est vous, personne physique, qui remboursez, donc elle reste plafonnée à six mois d'intérêts et 3 % du capital restant dû (art. R313-25 du code de la consommation). Les frais de mainlevée, ensuite. Ce qui arrive dans votre poche n'est alors pas le prix, mais le prix diminué du capital restant dû.

Y a-t-il de la TVA sur la vente ?

Non dans le cas courant. Un particulier qui vend un immeuble achevé depuis plus de cinq ans est hors du champ de la taxe sur la valeur ajoutée. La question ne se pose que pour un immeuble neuf ou achevé depuis moins de cinq ans, ou si le vendeur agit en assujetti. À noter pour la suite : les règles de TVA passent du CGI au code des impositions sur les biens et services. La date était fixée au 1er septembre 2026 ; l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 l'a reportée au 1er janvier 2027. La recodification se fait à droit constant : ni les taux ni les conditions ne changent.

Faut-il créer la SCI avant, ou peut-on vendre à une SCI qui existe déjà ?

Les deux fonctionnent. Vendre à une SCI existante évite les frais de constitution (environ 309 € en 2026 : annonce légale et greffe) et rassure la banque, qui voit des comptes. Vendre à une SCI créée pour l'occasion oblige la banque à financer une société sans historique, donc à demander votre caution personnelle. Dans les deux cas, vérifiez que l'objet social autorise l'acquisition et l'emprunt : en société civile, un acte hors objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (art. 1849 du Code civil).

Combien de temps faut-il conserver le bien après un OBO ?

Aucun texte n'impose de durée. Mais revendre à un tiers dans les mois qui suivent expose l'opération à deux reproches. Le premier est la reconstitution d'un montage sans substance, sur le terrain de l'abus de droit. Le second est la démonstration que le prix payé par la SCI n'était pas le prix de marché, si le prix de revente en diffère nettement. À l'impôt sur les sociétés, la revente rapide est en outre coûteuse : la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'achat diminué des amortissements déjà pratiqués.

Vaut-il mieux vendre le bien, ou vendre les parts de la SCI à une holding ?

Ce sont deux opérations différentes. Vendre le bien déclenche des droits d'environ 6,32 % du prix ; vendre les parts d'une société à prépondérance immobilière déclenche 5 % (art. 726 du CGI), assis sur la valeur nette des parts, passif social déduit — ce qui est souvent bien moins. Attention au formalisme. Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts de société à prépondérance immobilière ne peut plus se faire sous seing privé. L'article 1865-1 du Code civil exige un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité.

La décote pour illiquidité des parts compense-t-elle l'abattement de 30 % perdu à l'IFI ?

Non, et il ne faut pas budgéter l'une pour remplacer l'autre. L'abattement de 30 % du I de l'article 973 du CGI vise l'immeuble que son propriétaire occupe à titre de résidence principale. La détention par une société le fait disparaître, et le cas n° 1 chiffre ce que cela coûte. La décote pour illiquidité, elle, ne figure dans aucun texte. C'est une pratique d'évaluation, admise quand les statuts entravent réellement la sortie — clause d'agrément, inaliénabilité, minorité subie — et régulièrement contestée par l'administration quand le redevable contrôle seul la société, ce qui est exactement le cas dans un OBO. La valorisation des parts est traitée en détail dans notre guide SCI et IFI.


Sources officielles

Une SCI qui vient d'acheter, c'est une comptabilité à ouvrir

sci-ai.app ventile l'immeuble par composants, calcule les amortissements et télétransmet la liasse 2033 ou la 2072. Le premier exercice après un OBO est celui où l'on se trompe.

Pour aller plus loin

Apport d'un immeuble à une SCI — l'autre voie d'entrée, traitée de bout en bout : apport pur et simple contre apport à titre onéreux, reprise d'emprunt, commissaire aux apports, plus-value d'apport. La SCI vend à un associé — le sens inverse de cette page, avec la méthode complète de fixation du prix et les cinq façons de financer le rachat. SCI et résidence principale — ce qui se passe après : revenu fictif, exonération de plus-value, IFI, prêt à taux zéro, et les quatre bons cas contre les trois erreurs. SCI et IFI — le barème complet et la décote, la valorisation des parts, les dettes du redevable lui-même (art. 974) et le plafonnement, dont cette page ne retient que ce qu'il faut pour chiffrer l'OBO. Abus de droit et SCI — la théorie, la procédure devant le comité de l'abus de droit fiscal, la jurisprudence et le rescrit préventif. Amortissement en SCI — les composants, les durées admises, le sort du terrain et l'incidence des amortissements sur la plus-value de revente. Réévaluation libre du bilan — comment obtenir une base amortissable neuve sans vendre, quand le bien est déjà dans la SCI. Convention d'occupation gratuite — le régime complet de l'article 15, II du CGI et le modèle d'acte, si la SCI loge ses associés sans loyer. Prêt bancaire en SCI — monter le dossier, choisir entre hypothèque conventionnelle, hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers et caution, et négocier ce que le code de la consommation ne vous donne pas. Cession-bail (lease-back) — l'autre façon de transformer un immeuble en liquidités, cette fois en vendant à un financeur extérieur et en le reprenant à bail. Distribuer le prix de vente en SCI — ce que devient l'argent une fois dans la société, et pourquoi le sortir coûte 31,4 % à l'impôt sur les sociétés. Holding immobilière et SCI — la variante où l'on vend les parts à une holding plutôt que l'immeuble à une SCI, avec ses droits à 5 % et son formalisme propre.
FAQ

Questions fréquentes

Oui. Aucun texte ne l'interdit, et l'opération se pratique tous les jours en étude notariale. Vous êtes vendeur à titre personnel, la SCI est acquéreur : ce sont deux personnes juridiques distinctes, même si vous détenez 99 % des parts. L'acte est une vente ordinaire, reçue par notaire, publiée au service de la publicité foncière. Ce qui est encadré, ce n'est pas le principe de l'opération, c'est son prix (il doit être celui du marché) et son motif (elle ne doit pas avoir un but principalement fiscal).
Trois taux coexistent en 2026 : environ 6,32 % dans la grande majorité des départements, 5,81 % dans les onze restés à 4,50 %, et 5,09 % dans le seul Indre. La liste est publiée chaque année par la direction générale des finances publiques et reprise sur impots.gouv.fr ; le notaire l'applique d'office. Deux points de méthode. Le taux retenu est celui en vigueur à la date de l'acte authentique, pas à celle du compromis : une délibération départementale qui prend effet au 1er juin renchérit une vente signée le 15. Et rien n'est figé, le relèvement à 5,00 % n'étant qu'une faculté ouverte jusqu'au 31 mars 2028. Faites confirmer le taux par écrit avant de signer.
Les banques connaissent le montage et le financent, à trois conditions habituelles : un prix appuyé sur un avis de valeur, une capacité de remboursement démontrée hors du bien lui-même, et une explication de l'emploi des fonds. Point rarement dit : le prêt consenti à une SCI qui loue est hors du crédit immobilier du code de la consommation (art. L313-1, 3°). Pas de taux annuel effectif global (TAEG) normé, pas de délai de réflexion de dix jours, pas de plafond légal sur l'indemnité de remboursement anticipé. Ces protections deviennent des clauses à négocier par écrit.
C'est la fausse bonne idée du montage, et la troisième voie que beaucoup cherchent entre le logement gratuit et le bail normal. Un loyer minoré n'est pas un loyer nul : la société encaisse un revenu, donc elle n'est pas réputée se réserver la jouissance du bien. Mais si le loyer est nettement inférieur à la valeur locative, sans circonstance indépendante de votre volonté, l'administration ne rogne pas vos charges. Elle majore votre revenu brut du montant de la libéralité consentie (BOI-RFPI-BASE-10-10, § 430). Vous êtes alors imposé sur un loyer que vous n'avez pas encaissé, ce qui vide le montage de son intérêt. Seul un bail jugé fictif fait basculer dans l'article 15, II du CGI, avec perte de toutes les charges (§ 440). À l'impôt sur les sociétés, l'écart avec le loyer normal relève de l'acte anormal de gestion : l'avantage consenti à l'associé est imposé chez lui comme revenu distribué (art. 111, c du CGI), avec 18,6 % de prélèvements sociaux. Faites établir le loyer de marché par écrit, avec deux ou trois comparables du même quartier joints au bail.
Elle vous adresse une proposition de rectification motivée, visant l'article L64 ou l'article L64 A du livre des procédures fiscales. Vous disposez de trente jours pour répondre, prorogeables de trente autres sur simple demande. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir le comité de l'abus de droit fiscal, comme l'administration : il rend un avis publié sous forme anonymisée. Deux points décident souvent du dossier. La charge de prouver le but principalement fiscal pèse sur l'administration, quel que soit l'avis du comité. Et les majorations ne sont jamais automatiques sous L64 A : il lui faut démontrer, en plus, un manquement délibéré ou des manœuvres frauduleuses. Pour fermer le débat avant l'opération, il existe un rescrit spécifique (art. L64 B) : six mois de silence de l'administration lui interdisent ensuite d'invoquer l'abus de droit.
Si vous n'avez pas besoin de liquidités, apportez : l'apport pur et simple à une SCI à l'impôt sur le revenu est enregistré gratuitement (art. 810, I du CGI) et coûte environ dix fois moins cher qu'une vente. Vendez seulement si vous voulez du cash aujourd'hui, ou si la SCI est à l'impôt sur les sociétés et que la base amortissable neuve à la valeur de marché justifie le frottement d'entrée. Un mot d'attention sur l'apport : la gratuité obtenue à l'IR n'est pas définitive. L'article 809, II du CGI rend les droits de mutation exigibles si la société opte ensuite pour l'IS. Ils sont alors assis sur la valeur vénale du bien au jour du changement de régime, pas sur la valeur d'apport. Le deuxième alinéa du III de l'article 810 ouvre bien un enregistrement gratuit quand les associés s'engagent à conserver leurs titres trois ans — et non un « droit fixe », formule abrogée depuis le 1er janvier 2019. Mais il en excepte expressément les immeubles qui ne sont pas compris dans l'apport de l'ensemble des éléments d'actif immobilisé affectés à une activité professionnelle : un immeuble apporté seul à une SCI n'en bénéficie pas. Comptez donc 5 %, soit 22 500 € sur 450 000 € (2,20 % au titre de l'art. 810, III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale).
Probablement, à deux conditions. L'exonération suppose que le logement soit la résidence principale au jour de la cession, mais la doctrine admet une tolérance quand le bien est resté inoccupé depuis le départ et que la vente intervient dans un délai normal. Ce délai s'apprécie au cas par cas : un an dans un marché ordinaire, davantage si le marché est atone et que vous prouvez des diligences réelles. Deux choses le font tomber : avoir loué le bien entre-temps, ou l'avoir laissé occuper par un proche. Six mois de vacance n'y font pas obstacle. Mais l'OBO ajoute une difficulté qui lui est propre : il n'y a aucune mise en vente à prouver, puisque l'acquéreur est votre propre société. Raison de plus pour signer vite après le déménagement.
Oui : la SCI reconnaît vous devoir le prix, et le remboursera au fil de sa trésorerie. Il n'y a alors ni banque ni garantie à prendre, ce qui économise les émoluments de sûreté. Mais les droits de mutation restent dus sur la totalité du prix dès la signature, et vous ne recevez aucune liquidité immédiate — ce qui supprime la première des deux raisons de faire un OBO. Cette variante n'a de sens que dans une logique de transmission progressive, le compte courant se remboursant en franchise d'impôt.
Juridiquement oui. Beaucoup de guides invoquent l'article 1161 du Code civil, qui interdit à un représentant de contracter pour son propre compte avec le représenté. Dans sa rédaction issue de la loi de ratification n° 2018-287 du 20 avril 2018, applicable aux contrats conclus depuis le 1er octobre 2018, ce texte s'ouvre par les mots « En matière de représentation des personnes physiques ». Il ne s'applique donc pas au gérant d'une SCI, qui représente une personne morale. Il n'existe par ailleurs aucun régime légal de conventions réglementées en société civile. Ce qui protège la société, ce sont ses statuts : faites autoriser l'acquisition et son prix par une assemblée, et joignez le procès-verbal au dossier du notaire.
Oui. Le prêt en cours est remboursé par anticipation avec le prix de vente, et le notaire obtient la mainlevée de l'hypothèque ou du privilège. Deux coûts à anticiper. L'indemnité de remboursement anticipé de votre prêt personnel, d'abord : c'est vous, personne physique, qui remboursez, donc elle reste plafonnée à six mois d'intérêts et 3 % du capital restant dû (art. R313-25 du code de la consommation). Les frais de mainlevée, ensuite. Ce qui arrive dans votre poche n'est alors pas le prix, mais le prix diminué du capital restant dû.
Non dans le cas courant. Un particulier qui vend un immeuble achevé depuis plus de cinq ans est hors du champ de la taxe sur la valeur ajoutée. La question ne se pose que pour un immeuble neuf ou achevé depuis moins de cinq ans, ou si le vendeur agit en assujetti. À noter pour la suite : les règles de TVA passent du CGI au code des impositions sur les biens et services. La date était fixée au 1er septembre 2026 ; l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 l'a reportée au 1er janvier 2027. La recodification se fait à droit constant : ni les taux ni les conditions ne changent.
Les deux fonctionnent. Vendre à une SCI existante évite les frais de constitution (environ 309 € en 2026 : annonce légale et greffe) et rassure la banque, qui voit des comptes. Vendre à une SCI créée pour l'occasion oblige la banque à financer une société sans historique, donc à demander votre caution personnelle. Dans les deux cas, vérifiez que l'objet social autorise l'acquisition et l'emprunt : en société civile, un acte hors objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (art. 1849 du Code civil).
Aucun texte n'impose de durée. Mais revendre à un tiers dans les mois qui suivent expose l'opération à deux reproches. Le premier est la reconstitution d'un montage sans substance, sur le terrain de l'abus de droit. Le second est la démonstration que le prix payé par la SCI n'était pas le prix de marché, si le prix de revente en diffère nettement. À l'impôt sur les sociétés, la revente rapide est en outre coûteuse : la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'achat diminué des amortissements déjà pratiqués.
Ce sont deux opérations différentes. Vendre le bien déclenche des droits d'environ 6,32 % du prix ; vendre les parts d'une société à prépondérance immobilière déclenche 5 % (art. 726 du CGI), assis sur la valeur nette des parts, passif social déduit — ce qui est souvent bien moins. Attention au formalisme. Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts de société à prépondérance immobilière ne peut plus se faire sous seing privé. L'article 1865-1 du Code civil exige un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité.
Non, et il ne faut pas budgéter l'une pour remplacer l'autre. L'abattement de 30 % du I de l'article 973 du CGI vise l'immeuble que son propriétaire occupe à titre de résidence principale. La détention par une société le fait disparaître, et le cas n° 1 chiffre ce que cela coûte. La décote pour illiquidité, elle, ne figure dans aucun texte. C'est une pratique d'évaluation, admise quand les statuts entravent réellement la sortie — clause d'agrément, inaliénabilité, minorité subie — et régulièrement contestée par l'administration quand le redevable contrôle seul la société, ce qui est exactement le cas dans un OBO. La valorisation des parts est traitée en détail dans notre guide SCI et IFI.