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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Signature électronique des statuts et des actes de SCI : ce qui est valable en 2026

Créer une SCI avec trois associés dispersés entre Lille, Bordeaux et Singapour ne pose plus aucun problème de forme : la signature électronique des statuts de SCI est parfaitement légale, et le tour de signatures se boucle en un quart d'heure. Le piège n'est pas là.

Il est dans un détail que personne ne regarde : les trois niveaux de signature électronique reconnus par le droit européen n'ont pas du tout la même force probante, et rien sur le PDF que vous recevez à la fin ne permet de les distinguer. Même bandeau vert, même petit cadenas, même impression de sérieux. Tant que personne ne conteste, tout se ressemble. Le jour où un associé fâché lâche « je n'ai jamais signé ça », c'est le niveau choisi six ans plus tôt qui décide de qui devra prouver quoi — et croyez-moi, on ne veut pas être du mauvais côté de cette phrase. Ajoutez les actes qui échappent purement et simplement à la signature sous seing privé, et le tournant du 27 juin 2026 sur les cessions de parts de SCI, et vous avez la carte complète.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (code civil, règlement eIDAS, décrets, CGI, Légifrance). Mis à jour le 31 juillet 2026.


1. Signature électronique : le socle juridique du code civil

Commençons par tuer une idée reçue tenace : la signature électronique n'est ni une tolérance, ni un pis-aller hérité du Covid. Elle figure dans le code civil depuis la loi n° 2000-230 du 13 mars 2000 — soit avant l'iPhone, avant Facebook, avant à peu près tout ce que vous utilisez pour signer aujourd'hui. Le régime issu de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats et de la preuve lui donne un cadre limpide, qui tient en trois articles. Il faut les lire dans l'ordre.

L'article 1366 : l'écrit électronique vaut l'écrit papier

L'article 1366 du code civil pose le principe d'équivalence : « L'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité. »

Deux conditions, et tout le reste en découle :

  • L'identification du signataire. On doit pouvoir dire qui a signé, et le démontrer. Une adresse e-mail à laquelle on a envoyé un lien n'identifie personne : elle identifie une boîte aux lettres.
  • L'intégrité du document, non seulement au moment de la signature mais dans la durée. Le texte dit bien « établi et conservé ». La conservation fait partie de la validité probatoire : un acte parfaitement signé mais stocké dans un dossier partagé où n'importe qui peut écraser le fichier perd une bonne part de sa valeur.

L'article 1365 va d'ailleurs plus loin en amont : l'écrit, c'est une suite de caractères dotés d'une signification intelligible, « quel que soit leur support ». Le papier n'a donc aucune supériorité de principe. Les associés attachés au grand classeur à levier ont du mal à l'entendre. Ils ont tort : un classeur ne prouve, lui non plus, ni qui a signé, ni que la page 4 n'a pas été remplacée.

L'article 1367 : la signature et la présomption de fiabilité

L'article 1367 alinéa 1 rappelle la fonction de toute signature : identifier son auteur et manifester son consentement aux obligations qui découlent de l'acte. L'alinéa 2 traite du cas électronique : la signature « consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache », et la fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu'à preuve contraire, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État.

Tout se joue dans ce renvoi au décret. Ce décret existe. Et il est beaucoup plus étroit qu'on ne l'imagine.

Le décret n° 2017-1416 : la présomption ne joue que pour la signature qualifiée

Le décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique — qui a abrogé le décret n° 2001-272 du 30 mars 2001 pris pour l'ancien article 1316-4 — tient en quelques lignes, et ces lignes sont décisives. Son article 1er dispose que « la fiabilité d'un procédé de signature électronique est présumée, jusqu'à preuve du contraire, lorsque ce procédé met en œuvre une signature électronique qualifiée », et définit celle-ci par renvoi au règlement eIDAS : une signature avancée conforme à son article 26, créée à l'aide d'un dispositif de création qualifié répondant aux exigences de son article 29 et reposant sur un certificat qualifié répondant aux exigences de son article 28.

À retenir : la fameuse « présomption de fiabilité » dont se prévalent beaucoup d'outils de signature ne concerne que le niveau qualifié. Une signature simple ou avancée reste valable et recevable, mais elle ne bénéficie d'aucune présomption légale : c'est celui qui invoque l'acte qui devra convaincre le juge.

Le règlement eIDAS et sa révision de 2024

Le cadre technique vient du droit de l'Union : le règlement (UE) n° 910/2014 du 23 juillet 2014, dit eIDAS, sur l'identification électronique et les services de confiance. Deux dispositions structurent la matière :

  • Article 25.1 : une signature électronique ne peut pas être refusée comme preuve en justice au seul motif qu'elle est sous forme électronique ou qu'elle ne satisfait pas aux exigences de la signature qualifiée. Traduction : rien n'est nul du seul fait d'être électronique.
  • Article 25.2 : l'effet juridique d'une signature électronique qualifiée est équivalent à celui d'une signature manuscrite. Cette équivalence expresse n'est reconnue qu'à ce niveau.

Le règlement a été révisé par le règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024, entré en vigueur le 20 mai 2024, communément appelé eIDAS 2. Précision utile, parce qu'elle est souvent mal rapportée : s'agissant de l'article 25, cette révision n'a pas touché à ses paragraphes 1 et 2 — elle s'est bornée à supprimer son paragraphe 3, relatif à la reconnaissance mutuelle des signatures qualifiées entre États membres, devenu redondant. Les deux règles qui vous concernent sont donc inchangées.

Attention en revanche à ne pas en déduire que le reste du règlement est intact : la révision a supprimé les articles 17 et 18 (organe de contrôle et assistance mutuelle) et inséré de nombreuses dispositions nouvelles, dont les articles 5 bis à 5 septies, 19 bis, 45 bis et suivants et 46 bis à 46 sexies. Beaucoup d'articles en ligne citent encore des numéros qui n'existent plus — nous y revenons au chapitre suivant à propos de la supervision des prestataires.

La nouveauté phare d'eIDAS 2 est ailleurs : c'est le portefeuille européen d'identité numérique (EUDI Wallet). Chaque État membre doit mettre à disposition au moins une solution nationale, l'échéance résultant du règlement et de l'entrée en vigueur de ses actes d'exécution de décembre 2024 étant fixée au 24 décembre 2026. Ce portefeuille permettra notamment de signer au plus haut niveau de qualification depuis son téléphone, sans certificat matériel.

Pour une SCI en 2026, la traduction tient en une phrase : rien ne change encore dans vos pratiques. Socle du code civil identique, trois niveaux identiques, prestataires actuels toujours en activité. Ce qui bougera, c'est l'accès au niveau qualifié — aujourd'hui le vrai frein, parce qu'il suppose une vérification d'identité renforcée et un certificat nominatif que peu de particuliers prennent la peine d'obtenir. Gardez donc un œil sur le déploiement français du portefeuille : il rendra le qualifié accessible à des opérations où on le juge encore trop lourd, typiquement une cession de parts ou un pacte d'associés.

Signature, cachet, horodatage : trois objets différents

Une confusion très fréquente, et qui a des conséquences concrètes en SCI : la signature électronique est réservée aux personnes physiques. Elle exprime le consentement d'un auteur. Une personne morale — donc votre SCI — ne signe pas : elle appose un cachet électronique, qui garantit l'origine et l'intégrité d'un document mais n'emporte pas consentement.

C'est donc le gérant qui signe, en précisant qu'il agit ès qualités, au nom et pour le compte de la société. Le fichier de preuve doit identifier une personne physique nommée, pas « la SCI Les Tilleuls ». Et quand il y a deux gérants, relisez la répartition des pouvoirs dans les statuts avant d'envoyer le document : une signature techniquement irréprochable apposée par un gérant qui n'avait pas le pouvoir d'engager la société ne sauve strictement rien. C'est même le meilleur moyen d'avoir un acte parfait et inopposable.

Troisième objet, distinct des deux premiers : l'horodatage électronique qualifié (article 41 du règlement eIDAS), qui bénéficie d'une présomption d'exactitude de la date et de l'heure et d'intégrité des données associées. C'est lui qui permettra, dans dix ans, de prouver que la signature était valide au moment où elle a été apposée, alors même que le certificat du signataire aura expiré entre-temps.


2. Les trois niveaux de signature électronique — et qui prouve quoi

On arrive au cœur du sujet. Les trois niveaux ne se distinguent pas par leur « validité » — ils sont tous valables — mais par la charge de la preuve en cas de contestation. Une différence invisible tant que tout va bien. Décisive le jour où ça va mal.

Signature simple

Un clic sur « J'accepte ». Une case cochée. Un code à quatre chiffres reçu par SMS, sans que personne n'ait vérifié à qui appartient le numéro. Aucun certificat, aucune identification opposable. C'est ce que proposent par défaut la plupart des outils grand public — et souvent l'option affichée en premier, parce qu'elle est la moins chère.

Ce qu'elle vaut : elle est recevable (article 25.1 eIDAS), et un juge peut parfaitement s'en satisfaire si le contexte est convaincant — échanges de mails, début d'exécution, virement du prix. Mais c'est vous qui devez tout démontrer : que c'est bien votre associé qui a cliqué, et que le document n'a pas bougé depuis.

Signature avancée

Définie par l'article 26 du règlement eIDAS, elle doit remplir quatre exigences cumulatives : être liée au signataire de manière univoque, permettre de l'identifier, être créée à l'aide de données de création que le signataire peut utiliser sous son contrôle exclusif, et être liée aux données signées de telle sorte que toute modification ultérieure soit détectable.

Traduit en gestes concrets : vous photographiez votre carte d'identité, l'outil l'analyse, vous filmez votre visage quelques secondes, et un certificat éphémère est émis pour cette seule opération. Deux ou trois minutes par signataire. C'est le niveau standard des plateformes professionnelles sérieuses. Il existe une variante renforcée, la signature avancée adossée à un certificat qualifié (abrégée AdESQC), techniquement à un cheveu du niveau qualifié — mais sans ses effets légaux, ce qui est justement tout le problème.

Ce qu'elle vaut : aucune présomption légale en droit français, mais un dossier de preuve difficile à démonter. Un fichier de preuve d'avancée bien faite, avec pièce d'identité contrôlée et horodatage, résiste très bien à la contestation. C'est le bon rapport coût/sécurité pour l'immense majorité des actes de SCI, et ce que je recommande par défaut.

Signature qualifiée

Définie à l'article 3, point 12, du règlement eIDAS, c'est une signature avancée créée à l'aide d'un dispositif de création de signature électronique qualifié (article 29, dont les exigences détaillées figurent à l'annexe II du règlement) et reposant sur un certificat qualifié au sens de l'article 28, délivré par un prestataire de services de confiance qualifié. Ce prestataire doit figurer sur la liste nationale de confiance prévue à l'article 22 du règlement, publiée par l'ANSSI, désignée comme organe de contrôle français — désignation qui relève désormais de l'article 46 ter du règlement révisé, l'article 17 qui la prévoyait auparavant ayant été supprimé par le règlement (UE) 2024/1183.

La délivrance du certificat suppose une vérification d'identité renforcée : présence physique ou moyen d'identification équivalent, contrôle de la pièce d'identité, enrôlement nominatif. Comptez une demi-journée pour l'obtenir la première fois. C'est ce qui explique à la fois son coût et sa solidité.

Ce qu'elle vaut : l'équivalence expresse avec la signature manuscrite (article 25.2 eIDAS) et, surtout, la présomption de fiabilité de l'article 1367 alinéa 2 du code civil combiné au décret de 2017. Traduction procédurale : la charge de la preuve s'inverse. Ce n'est plus vous qui devez prouver que l'associé a signé, c'est lui qui doit démontrer la défaillance du procédé. Autant dire une position quasi imprenable.

Critère Simple Avancée (art. 26 eIDAS) Qualifiée (art. 3.12 + ann. II)
Vérification d'identitéAucune ou déclarativePièce d'identité contrôléeRenforcée, certificat nominatif
CertificatNonÉphémère (ou qualifié en AdESQC)Qualifié, prestataire listé ANSSI
Détection des modificationsVariableOui (exigence légale)Oui (exigence légale)
Présomption de fiabilitéNonNonOui (art. 1367 al. 2 + décret 2017-1416)
Charge de la preuveSur celui qui invoque l'acteSur celui qui invoque l'acteSur le contestataire
Équivalence manuscrite expresseNonNonOui (art. 25.2 eIDAS)
Coût indicatifQuelques euros par documentAbonnement plateforme70 à 150 € / an / signataire
Usage recommandé en SCIÀ éviter pour tout acte socialStatuts, PV, baux, conventionsCapital, pactes, enjeux élevés

Comment choisir sans surpayer

La bonne question n'est pas « quel est le niveau le plus sûr » — c'est le qualifié, tout le monde le sait — mais « quelle est la probabilité que cet acte soit contesté, et combien coûterait la contestation ». Je raisonne avec trois repères :

  • Actes récurrents à faible enjeu individuel (procès-verbal d'approbation des comptes, quittance, avenant de bail) : signature avancée, sans hésitation. Le coût du qualifié serait sans rapport avec le risque.
  • Actes structurants entre associés qui s'entendent (statuts d'une SCI familiale, convention de compte courant) : signature avancée avec vérification d'identité par pièce et fichier de preuve complet. C'est l'équilibre de référence.
  • Actes à fort enjeu ou entre parties qui pourraient s'opposer (opérations sur le capital, pacte d'associés, engagement de plusieurs centaines de milliers d'euros, associé résidant à l'étranger) : signature qualifiée. Une centaine d'euros par signataire, face à un contentieux probatoire qui se chiffre en dizaines de milliers : le calcul est vite fait.

Une remarque de terrain pour finir. Dans une SCI familiale, le risque n'est presque jamais le litige immédiat — les gens qui montent une SCI ensemble s'entendent, sinon ils ne la monteraient pas. Le risque, c'est le litige différé : une succession douze ans plus tard, un héritier qui n'était pas dans la boucle et qui découvre un acte signé par un parent de 84 ans depuis une adresse e-mail qu'il ne consultait plus. Voilà le scénario où la présomption de fiabilité du niveau qualifié change la vie de ceux qui restent.

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Statuts, procès-verbaux d'assemblée, conventions de compte courant, baux : les documents sont générés à partir de vos données, envoyés à la signature et archivés avec leur fichier de preuve, au même endroit que votre comptabilité.


3. Statuts, PV, baux : les actes de SCI qui se signent électroniquement

Le principe est posé par l'article 1174 du code civil : lorsqu'un écrit est exigé pour la validité d'un contrat, il peut être établi et conservé sous forme électronique dans les conditions des articles 1366 et 1367. L'exception est à l'article 1175, et depuis 2022 elle est très étroite — nous y venons au chapitre suivant. Voici, acte par acte, ce qui ne pose aucune difficulté.

Les statuts constitutifs

Rien n'impose la forme authentique pour constituer une SCI, sauf apport d'immeuble. Les statuts sous signature privée se signent donc électroniquement, par tous les associés, à distance. C'est même l'un des usages les plus répandus : la création de SCI en ligne repose entièrement dessus.

Trois précautions quand même, parce que ce sont les trois qui coûtent du temps quand on les néglige :

  • Faites signer le document définitif, pas une version « à corriger plus tard ». Le propre d'une signature électronique correcte est de sceller le fichier : toute modification postérieure, même une coquille, invalide le scellement et oblige à refaire signer tout le monde. C'est vertueux, mais il faut l'anticiper.
  • Faites signer les annexes si les statuts y renvoient (état des actes accomplis pour le compte de la société en formation, liste des souscripteurs). Une annexe non scellée n'est pas couverte.
  • Paraphes : inutiles. Le parafe page à page est une pratique papier destinée à empêcher la substitution de feuillets. Le scellement électronique remplit cette fonction bien mieux, sur l'intégralité du fichier.

Les modifications statutaires

Changement de gérant, transfert de siège, modification de l'objet social, prorogation : la décision collective et les statuts modifiés se signent électroniquement, puis se déposent en ligne. La chaîne est cohérente de bout en bout, sans jamais imprimer.

Un point échappe souvent, et il ne concerne pas la signature elle-même : la convocation et la consultation écrite obéissent aux formes prévues par les statuts. Si les vôtres imposent une lettre recommandée avec accusé de réception, l'e-mail ne s'y substitue pas de plein droit. Deux solutions : la lettre recommandée électronique, ou une modification statutaire qui admet expressément la voie électronique. Les statuts rédigés avant 2010 sont presque tous muets sur la question — profitez de la prochaine modification pour les remettre à niveau, ça ne coûte que deux lignes.

Les procès-verbaux d'assemblée et les décisions du gérant

Aucun texte n'impose une signature manuscrite pour un procès-verbal de société civile. L'assemblée générale peut donc être matérialisée par un PV signé électroniquement par le président de séance et, selon les statuts, par les associés. Idem pour l'approbation des comptes annuels et pour les décisions unilatérales du gérant.

Le vrai sujet n'est pas la signature, c'est le registre. En contrôle fiscal comme en contentieux entre associés, ce qu'on vous demande de démontrer, c'est la chronologie : que le PV de l'exercice 2022 a bien été établi en 2023 — et non reconstitué un dimanche de 2026, en même temps que les quatre suivants, tous imprimés sur le même papier avec le même stylo. Le registre papier « coté et paraphé » ne prouve rien de tel. Un registre électronique où chaque PV est horodaté et scellé à sa date, si. Pour l'organisation d'ensemble, voyez notre guide de l'archivage numérique à valeur probante.

Les baux

Le bail d'habitation se signe électroniquement sans réserve : il n'entre dans aucune exception. Le bail d'habitation consenti par une SCI doit simplement respecter le contrat type du décret n° 2015-587 du 29 mai 2015 — dont la refonte par le décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026 s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er octobre 2026. Les annexes obligatoires (notice d'information, dossier de diagnostic technique, état des lieux, règlement de copropriété le cas échéant) doivent être intégrées au même envoi signé, faute de quoi vous aurez un bail scellé et des annexes qui flottent.

Deux questions reviennent dans presque tous les dossiers :

  • Qui signe pour la SCI ? Le gérant, ès qualités. Si les statuts subordonnent la conclusion des baux à une autorisation collective — clause fréquente quand la durée dépasse un certain seuil — l'autorisation doit précéder la signature. Le sujet est détaillé dans notre guide qui signe le bail dans une SCI.
  • L'état des lieux ? Il se signe électroniquement lui aussi, y compris sur tablette lors de la visite. C'est même l'un des rares cas où le numérique est objectivement supérieur au papier : photos horodatées intégrées, aucune ambiguïté sur la date.

Le bail commercial et le bail professionnel suivent la même logique. Un point d'attention, souvent mal formulé ailleurs : lorsque le bail est conclu pour une durée supérieure à douze ans, il est soumis à publicité foncière obligatoire (article 28, 1°, b, du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955), et l'article 710-1 du code civil réserve l'accès à cette formalité aux actes reçus en la forme authentique. Précision qui a son importance : l'article 710-1 est une condition d'accès à la publicité, pas une condition de validité. Un bail de plus de douze ans signé sous seing privé — fût-ce électroniquement — reste donc valable entre les parties ; il est seulement impubliable, donc inopposable aux tiers et aux acquéreurs successifs pour sa durée excédant douze ans. En pratique, cela revient à passer par le notaire, sauf à accepter un bail que le repreneur de l'immeuble pourra ignorer.

Les conventions entre la SCI et ses associés

La convention de compte courant d'associé, la convention de mise à disposition d'un local, le mandat de gestion confié à un professionnel : tous ces actes se signent électroniquement. La convention de compte courant mérite une mention particulière, parce que c'est l'acte que l'administration fiscale demande le plus souvent en contrôle et celui qui, dans la pratique, n'existe presque jamais par écrit.

Pourquoi elle compte ? Sans convention datée, allez démontrer que les 45 000 € portés au crédit du compte courant d'associé sont des avances remboursables, et non un apport déguisé ou un revenu distribué. Vous n'avez rien à opposer, sinon votre bonne foi — ce qui, en contrôle, ne pèse pas lourd. Une convention signée électroniquement, horodatée, rangée avec son fichier de preuve : dix minutes de travail, une fois. Sans commune mesure avec un accord verbal qu'on tente de reconstituer trois ans plus tard.

Le cautionnement : ce qui a changé au 1er janvier 2022

C'est le point sur lequel la plupart des articles disponibles en ligne sont périmés, alors autant être précis. Jusqu'au 31 décembre 2021, l'article 1175 2° du code civil excluait de la forme électronique les actes sous signature privée relatifs à des sûretés personnelles ou réelles, sauf s'ils étaient passés par une personne pour les besoins de sa profession. Autrement dit, le cautionnement donné par un associé pour garantir le prêt de la SCI ne pouvait pas être signé électroniquement.

Ce 2° a été supprimé par l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 portant réforme du droit des sûretés, entrée en vigueur le 1er janvier 2022. Depuis, la digitalisation des sûretés est autorisée : le cautionnement peut être conclu sous forme électronique, et la mention exigée de la caution personne physique peut être apposée par voie électronique dès lors que les conditions des articles 1366 et 1367 sont respectées.

En pratique : c'est presque toujours la banque qui impose son dispositif et son niveau de signature, parce que c'est elle qui devra produire l'acte en cas de défaillance. Ne vous étonnez pas qu'elle exige un rendez-vous en agence ou une vérification d'identité poussée : ce n'est plus une contrainte légale, c'est une exigence probatoire — et elle est légitime, compte tenu de ce qu'un cautionnement engage sur le patrimoine personnel.


4. Les actes de SCI qui échappent à la signature électronique

Trois familles d'actes échappent à la signature électronique sous seing privé. Aucune n'est marginale : ce sont, comme par hasard, les opérations les plus lourdes de la vie d'une SCI.

Famille 1 : ce qui exige un acte authentique

Un acte authentique est un acte reçu par un officier public — pour ce qui nous concerne, un notaire. Il peut parfaitement être électronique : l'article 1369 alinéa 2 du code civil le prévoit, et le décret n° 2005-973 du 10 août 2005 en a fixé les conditions en modifiant le décret du 26 novembre 1971 relatif aux actes établis par les notaires. Mais c'est l'acte du notaire, dressé sous son contrôle, avec sa propre signature électronique sécurisée et un archivage au minutier central. Ce n'est jamais un fichier que les associés se feraient circuler entre eux.

Relèvent de cette famille, en matière de SCI :

  • L'apport d'un immeuble à la société, y compris lorsqu'il figure dans les statuts constitutifs — auquel cas les statuts eux-mêmes doivent être reçus par notaire.
  • L'acquisition et la vente d'un immeuble par la SCI, ainsi que la constitution d'une hypothèque ou d'un privilège de prêteur de deniers.
  • Les baux de plus de douze ans, soumis à publicité foncière obligatoire par l'article 28, 1°, b, du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 — avec la nuance rappelée plus haut : un tel bail sous seing privé n'est pas nul, il est seulement impubliable, donc inopposable aux tiers.
  • La donation de parts sociales, en vertu de l'article 931 du code civil, qui impose que tout acte portant donation entre vifs soit passé devant notaire. Une donation-partage de parts obéit à la même exigence.

La règle de fond vient du droit de la publicité foncière : l'article 710-1 du code civil dispose que tout acte ou droit doit, pour donner lieu aux formalités de publicité foncière, résulter d'un acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France, d'une décision juridictionnelle ou d'un acte authentique émanant d'une autorité administrative. C'est ce qui explique que l'apport d'immeuble et la vente ne puissent pas y échapper, quelle que soit la qualité technique de la signature apposée. La bonne nouvelle est que la chaîne notariale est aujourd'hui entièrement dématérialisée, de la comparution à distance jusqu'à la télétransmission au service de la publicité foncière : « acte notarié » ne veut plus dire « déplacement ».

Famille 2 : les actes relatifs au droit de la famille et des successions

C'est ce qui reste de l'article 1175 après la réforme de 2021. Le texte fait exception à l'article 1174 pour les actes sous signature privée relatifs au droit de la famille et des successions, avec une réserve pour les conventions contresignées par avocats en présence des parties et déposées au rang des minutes d'un notaire selon les modalités des articles 229-1 à 229-4 ou de l'article 298 du code civil — c'est-à-dire le divorce et la séparation de corps par consentement mutuel sans juge.

Une SCI croise cette exception plus souvent qu'on ne l'imagine : pacte successoral, renonciation anticipée à l'action en réduction, convention de partage portant sur des parts. La règle mnémotechnique est simple. Dès qu'un acte se rattache à la transmission familiale plutôt qu'à la vie sociale, arrêtez-vous avant de cliquer sur « envoyer à la signature ». Dans le doute, le notaire tranche la difficulté et sécurise l'ensemble — c'est aussi le sens de notre comparatif créer sa SCI soi-même ou chez le notaire.

Famille 3 : les actes soumis à une exigence de rédacteur professionnel

C'est la nouveauté de 2026, et elle mérite un chapitre à elle seule.


5. Cession de parts de SCI : le tournant du 27 juin 2026

S'il ne fallait retenir qu'un passage de ce guide, ce serait celui-là.

L'article 1865-1 du code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose depuis le 27 juin 2026 que la cession de parts ou d'actions d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée :

  • par acte notarié ;
  • ou par acte d'avocat contresigné au sens de l'article 1374 du code civil ;
  • ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable.

Le tout à peine de nullité. La prépondérance immobilière s'apprécie principalement au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI — ce qui, en pratique, englobe l'immense majorité des SCI de détention. Le texte ajoute deux précisions : les professionnels rédacteurs sont soumis aux obligations de vigilance, de déclaration et d'information du titre VI du livre V du code monétaire et financier (lutte contre le blanchiment) ; et son II écarte du dispositif les cessions de parts ou actions d'organismes de placement collectif mentionnés à l'article L. 214-1 du même code — une exclusion qui ne concerne pas les SCI ordinaires.

Pourquoi c'est un changement de nature, pas de degré

Avant cette loi, l'article 1865 du code civil — qui subsiste — posait une exigence relative à la preuve et à l'opposabilité de la cession : celle-ci « doit être constatée par écrit », elle est rendue opposable à la société dans les formes de l'article 1690 du code civil ou, si les statuts le stipulent, par transfert sur les registres de la société, et elle n'est opposable aux tiers qu'après ces formalités et après publication au registre du commerce et des sociétés — dépôt qui peut être effectué par voie électronique. Un simple écrit suffisait donc, et une cession mal formalisée restait valable entre les parties : elle était seulement inopposable.

L'article 1865-1 change de registre : c'est une condition de validité. Sanction : la nullité. Autrement dit, une cession de parts rédigée par les associés eux-mêmes sur un modèle trouvé en ligne, puis signée sur une plateforme — fût-elle qualifiée, fût-elle irréprochable techniquement — n'est plus valable. Le niveau de signature est hors sujet. Ce que la loi exige désormais, c'est la qualité du rédacteur.

Le piège de 2026 : des dizaines de modèles de « cession de parts de SCI à signer en ligne » circulent encore, et beaucoup de plateformes proposent le service comme avant. Une cession signée de cette manière depuis le 27 juin 2026 est exposée à la nullité. Le problème ne se révélera pas le jour de la signature — tout se passera très bien — mais des années plus tard, lors d'une revente, d'une succession ou d'un contrôle.

La bonne nouvelle : l'acte d'avocat électronique est pleinement admis

L'exigence porte sur le rédacteur, pas sur le support. L'acte d'avocat électronique est parfaitement valable. Le Conseil national des barreaux met à disposition des avocats une plateforme d'actes électroniques sur laquelle l'avocat contresigne au niveau qualifié, grâce au certificat qualifié contenu dans sa clé Avocat, les parties signant au niveau avancé au sens du même règlement. Cette différence de niveau est ici sans incidence : l'article 1865-1 porte sur la qualité du rédacteur, pas sur le niveau technique de la signature. L'acte contresigné par avocat au sens de l'article 1374 du code civil fait foi de l'écriture et de la signature des parties, tant à leur égard qu'à celui de leurs héritiers et ayants cause, et il est dispensé de toute mention manuscrite exigée par la loi.

Prenez un père à Nice et sa fille à Montréal : la cession se signe intégralement à distance, en une demi-heure, avec un avocat qui contresigne électroniquement. Vous gardez tout le bénéfice de la dématérialisation. Vous ajoutez un rédacteur professionnel dans la boucle, c'est tout. Notre guide dédié à la cession de parts de SCI détaille le processus complet, de l'agrément à l'enregistrement.

Ce que l'article 1865-1 ne dit pas

Un point d'honnêteté, parce qu'il est massivement traité à tort dans la presse spécialisée : le texte ne vise expressément que la cession. Il ne dit rien du rachat par la société de ses propres parts, ni de la réduction de capital, ni de l'annulation de parts. Une partie de la doctrine retient une lecture large ; d'autres relèvent que la question n'est pas tranchée. Il n'existe à ce jour ni jurisprudence, ni doctrine administrative.

Ma position est celle de la prudence : faites rédiger ces opérations par un professionnel habilité, exactement comme une cession. Quelques centaines d'euros contre le risque de voir annuler une réduction de capital, le calcul se fait tout seul. Mais n'allez pas affirmer — et ne laissez personne vous affirmer — que l'extension est acquise. Elle ne l'est pas.

De même, une donation de parts ne relève pas de l'article 1865-1 mais de l'article 931 du code civil : elle exige un acte notarié, ce qui est une exigence distincte et plus ancienne. L'entrée d'un nouvel associé par voie d'augmentation de capital, enfin, n'est pas une cession : elle passe par une décision collective et une modification statutaire, qui se signent électroniquement dans les conditions du chapitre 3.

Cas chiffré : ce que coûte une cession mal formalisée

Une SCI familiale détient un immeuble locatif estimé 600 000 €, financé par un emprunt dont il reste 180 000 € à rembourser. Après passif et comptes courants, la valeur des parts est arrêtée à 400 000 €. Septembre 2026 : un associé cède 40 % des parts à sa sœur, soit 160 000 €. Les deux téléchargent un modèle en ligne, le complètent en une soirée, le signent sur une plateforme de signature avancée. Ils virent le prix, mettent à jour le registre des parts, et passent à autre chose. Sur le moment, personne ne trouve rien à redire — et c'est bien le problème. Voici ce qui est réellement en jeu.

Poste Montant Commentaire
Prix de cession (40 %)160 000 €Versé à la signature
Droits d'enregistrement 5 %8 000 €Art. 726 I 2° CGI, prépondérance immobilière
Plus-value du cédantÀ chiffrer — souvent le premier posteSCI à l'IR : art. 150 UB CGI, régime des plus-values immobilières des particuliers (19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux, abattements pour durée de détention, exonération d'IR à 22 ans et de PS à 30 ans, surtaxe de l'art. 1609 nonies G au-delà de 50 000 € de PV imposable). Hors sujet de forme, mais ne lisez pas les 8 000 € comme le coût fiscal total
Coût d'un acte d'avocat électroniqueQuelques centaines d'eurosCe qui aurait suffi à sécuriser l'opération
Risque encouruNullité de la cessionArt. 1865-1 C. civ., depuis le 27/06/2026
Enregistrement au service des impôtsImpossibleArt. 635-0 A CGI, créé par le même art. 68 de la loi n° 2026-534 : l'enregistrement suppose la production de l'acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable. Sans lui, ni date certaine, ni effet fiscal à l'égard des tiers
Restitution de droits déjà acquittésNon automatiqueSuppose en principe une décision de justice passée en force de chose jugée (art. 1961 CGI)
Effets collatérauxEn cascadeDécisions collectives votées par un « associé » qui ne l'était pas, répartition du résultat, IFI, succession

L'enjeu, ce ne sont pas les quelques centaines d'euros économisées sur l'acte. C'est tout ce qui se construit après : les assemblées tenues avec un associé dont la qualité est contestable, la répartition du résultat, l'IFI déclaré par chacun, le partage successoral qui viendra un jour. Une nullité de cession, ce n'est pas une ligne à corriger : c'est une pelote qu'on tire pendant dix ans. Et on la découvre toujours au pire moment — chez le notaire, en pleine vente.

Une opération sur le capital à préparer ?

Cession, entrée d'un associé, restructuration : mieux vaut cadrer la forme avant de signer que réparer après. Nos conseillers font le point avec vous sur la voie à retenir et sur les pièces à réunir.


6. Le dossier de preuve d'un acte de SCI : fichier, horodatage, archivage

Signer prend dix minutes. Prouver, c'est ce qu'il reste dix ans plus tard. Et c'est là que presque toutes les SCI se retrouvent nues : le PDF signé est bien rangé quelque part, mais tout ce qui permettait d'établir qui l'a signé et quand est parti avec l'abonnement résilié en 2027.

Le fichier de preuve : la pièce que personne ne télécharge

Tout prestataire sérieux produit, à la fin de l'opération, un fichier de preuve (parfois appelé audit trail, ou dossier de preuve). C'est un document de quelques pages, souvent enfoui derrière un lien discret, qui retrace :

  • l'identité de chaque signataire et la méthode de vérification employée (analyse de pièce d'identité, contrôle biométrique, code à usage unique et à quel numéro) ;
  • les dates et heures horodatées de chaque étape : envoi, ouverture, consultation, signature ;
  • les adresses IP et les caractéristiques techniques des terminaux utilisés ;
  • l'empreinte numérique (le condensat) du document signé, qui permet de démontrer plus tard que le fichier produit est bien celui qui a été signé ;
  • les certificats mis en œuvre et leur chaîne de confiance.

Le réflexe à prendre : téléchargez le fichier de preuve le jour même et archivez-le à côté de l'acte, dans le même dossier. Beaucoup de prestataires le conservent quelques mois seulement, ou le rendent inaccessible dès que l'abonnement s'arrête. Sans lui, il vous reste un PDF avec un bandeau vert — c'est-à-dire une image, pas une preuve.

Horodatage : la réponse au problème du certificat expiré

Un certificat de signature vit un à trois ans, rarement plus. Que devient une signature dont le certificat a expiré en 2029, le jour où il faut la produire en 2034 ? Elle n'est pas invalide pour autant. Encore faut-il pouvoir démontrer qu'elle était valide au moment où elle a été apposée.

C'est la fonction même de l'horodatage électronique qualifié, dont l'article 41 du règlement eIDAS énonce qu'il bénéficie d'une présomption d'exactitude de la date et de l'heure, et d'intégrité des données auxquelles il est lié. Un acte horodaté au niveau qualifié fige la situation à sa date, une fois pour toutes. Pour des documents dont la durée de vie se compte en décennies — les statuts d'une SCI familiale traversent facilement deux générations — ce n'est pas un raffinement de juriste, c'est le minimum vital.

Une variante existe pour les enjeux les plus lourds : le service qualifié de conservation des signatures électroniques qualifiées prévu à l'article 34 du règlement eIDAS, qui maintient dans le temps la fiabilité de la signature au-delà de la période de validité technologique des certificats. C'est ce que proposent les coffres-forts numériques les plus complets.

Archivage à valeur probante : les normes qui comptent

Trois références reviennent dans tous les cahiers des charges sérieux :

Référentiel Objet Portée pour une SCI
NF Z42-013 / ISO 14641Système d'archivage électronique à valeur probante : intégrité, traçabilité, empreintes, journaux d'événementsNon obligatoire, mais constitue une présomption forte de fiabilité en cas de litige
NF Z42-020Composant coffre-fort numérique : dépôt scellé, empreinte, horodatage, journalSolution clé en main pour statuts, PV, baux et actes sensibles
Art. 1379 C. civ. + décret n° 2016-1673 du 5 décembre 2016Fiabilité des copies : une copie fiable a la même force probante que l'original ; est présumée fiable la reproduction à l'identique dont l'intégrité est garantie dans le tempsFondement pour ne conserver qu'une version numérique d'un original papier

Un cloud grand public — dossier partagé, service de synchronisation — fait une excellente sauvegarde. Il ne garantit ni l'intégrité horodatée, ni la traçabilité : n'importe qui ayant l'accès peut remplacer un fichier sans laisser de trace opposable. Gardez-le comme second niveau. Jamais comme niveau principal pour des actes sociaux.

Combien de temps conserver quoi

Document signé électroniquement Durée Fondement / motif
Statuts et versions successivesToute la vie de la SCI + après radiationPreuve de la chaîne de titularité des parts
Procès-verbaux d'assembléeToute la vie de la SCIContrôle fiscal, contentieux entre associés
Actes de cession, d'apport, de donation de partsSans limite pratiqueCalcul des plus-values, succession, IFI
Pièces comptables et justificatifs10 ansArt. L123-22 code de commerce
Déclarations fiscales et pièces annexes6 ansArt. L102 B du LPF
Baux et avenants5 ans après la fin du bail (par prudence)Habitation : prescription de 3 ans, art. 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 (1 an pour l'action en révision du loyer). Hors loi de 1989 : 5 ans en principe (art. 2224 C. civ.) ; mais les actions fondées sur le statut des baux commerciaux se prescrivent par 2 ans (art. L145-60 C. com.)
Fichiers de preuve associésMême durée que l'acteSans lui, l'acte perd l'essentiel de sa force probante

La dernière ligne est celle qu'on oublie à tous les coups. Elle vaut pourtant toutes les autres réunies. Pour la vue d'ensemble des obligations de conservation, voyez notre guide des documents à conserver en SCI.

Ce qu'il faut demander à son prestataire — les six questions

  1. Quel niveau eIDAS exactement ? « Conforme eIDAS » ne veut rien dire : une signature simple est conforme au règlement. Exigez le mot : simple, avancée, avancée avec certificat qualifié, ou qualifiée.
  2. Comment l'identité est-elle vérifiée ? Un lien envoyé par e-mail n'est pas une vérification d'identité. Demandez la description du contrôle : analyse documentaire, contrôle de vivacité, appariement du visage.
  3. Le fichier de preuve est-il téléchargeable, et sous quel format ? Il doit être exportable, lisible sans compte actif, et conservé de votre côté.
  4. L'horodatage est-il qualifié ? Un horodatage serveur non qualifié ne bénéficie d'aucune présomption.
  5. Le prestataire est-il inscrit sur la liste de confiance de l'ANSSI pour les services qualifiés qu'il annonce ? La liste est publique et se vérifie en trois minutes.
  6. Que se passe-t-il si j'arrête l'abonnement ? C'est la question la plus utile et la moins posée. Vos actes doivent rester accessibles, avec leurs preuves.

7. Guichet unique, impôts, banque : ce qui est accepté au dépôt

Un acte peut être juridiquement irréprochable et se faire renvoyer par un guichet. Trois interlocuteurs décident, dans les faits, du sort d'un acte de SCI signé électroniquement : le guichet unique de l'INPI, l'administration fiscale et la banque. Une seule de ces trois exigences relève du droit. Les deux autres relèvent de la politique maison — donc se négocient, et se règlent en amont.

Le guichet unique des formalités des entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, de modification et de cessation d'entreprise passent par le guichet unique électronique opéré par l'INPI. La procédure est intégralement dématérialisée : le déclarant s'authentifie sur le portail, saisit les informations et téléverse les pièces au format PDF.

Rien n'impose que la signature portée sur ces pièces soit manuscrite. Des statuts signés électroniquement passent au dépôt, et c'est la pratique constante depuis des années. Le déclarant atteste de la conformité des pièces qu'il téléverse ; le greffe contrôle la cohérence formelle du dossier, pas la technologie de signature.

Quatre points pratiques qui évitent un aller-retour :

  • Générez le PDF signé, ne le réimprimez pas. Imprimer un document signé électroniquement puis le rescanner détruit la signature : il ne reste qu'une image. C'est l'erreur la plus fréquente au dépôt.
  • Le PDF déposé doit être le fichier signé lui-même, pas un export « aplati » depuis un logiciel de retouche, qui casserait le scellement.
  • Le dossier réunit par ailleurs l'attestation de dépôt des fonds, l'attestation de parution de l'annonce légale, le justificatif de jouissance du siège social, la pièce d'identité et la déclaration de non-condamnation du gérant, et la déclaration des bénéficiaires effectifs.
  • Conservez le fichier de preuve des statuts : en cas de demande de régularisation, il permet d'établir immédiatement l'identité des signataires.

L'administration fiscale

Deux chaînes distinctes, souvent confondues.

Les déclarations (2072 pour une SCI à l'IR, 2065 et liasse pour une SCI à l'IS) ne sont pas « signées » au sens du code civil : elles sont télétransmises, soit depuis l'espace professionnel sur impots.gouv.fr, soit en EDI par l'intermédiaire d'un partenaire agréé. L'authentification du déclarant tient lieu de signature. Le mandat que vous donnez à votre prestataire pour télétransmettre en votre nom peut, lui, être signé électroniquement.

L'enregistrement des actes obéit à une autre logique. Un acte de cession de parts doit être enregistré au service des impôts, et l'administration accepte les actes signés électroniquement. Quand l'acte est rédigé par un notaire ou un avocat, c'est lui qui prend en charge la formalité et le paiement des droits. Un souci de moins, et une date d'enregistrement qui ne dépend plus de votre agenda.

Il faut ici signaler le verrou fiscal qui accompagne l'article 1865-1, et qui est au moins aussi dissuasif que la nullité civile. Le même article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a inséré un article 635-0 A dans le CGI, qui subordonne l'enregistrement des cessions visées à l'article 1865-1 du code civil à la présentation de la copie de l'acte authentique, de l'acte d'avocat contresigné ou, le cas échéant, de l'acte rédigé par l'expert-comptable habilité. Conséquence très concrète : une cession de parts de SCI à prépondérance immobilière passée sous seing privé ne peut tout simplement plus être enregistrée. Elle est donc privée de date certaine et d'effet fiscal à l'égard des tiers, indépendamment même de sa nullité civile. Vous n'avez plus, en pratique, la possibilité de « faire quand même » et de régulariser plus tard.

C'est aussi ce qui explique un effet de bord : le formulaire 2759-SD, qui sert à déclarer une cession de droits sociaux non constatée par un acte, n'a plus d'objet pour une SCI à prépondérance immobilière, puisque la cession doit désormais être constatée par un acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité, et que l'enregistrement suppose la production de cet acte. Ce qui reste à faire, c'est l'enregistrement de l'acte et le paiement des droits, au taux de 5 % prévu au 2° du I de l'article 726 du CGI.

La banque

C'est le maillon le plus rigide de la chaîne, et mieux vaut le savoir avant de bâtir son calendrier. Pour l'ouverture du compte bancaire de la SCI et le dépôt du capital, chaque établissement applique ses propres règles de vigilance : statuts avec signature manuscrite, rendez-vous en agence, ou signature électronique via son dispositif à lui. Ce n'est pas du droit — juridiquement, votre acte électronique est parfait — c'est du contrôle des risques interne.

Le conseil tient en une ligne : posez la question à la banque avant de faire signer, pas après. Son refus n'invalide rien, mais il vous obligera à relancer un tour de signatures auprès d'associés dispersés. Sur une création déjà tendue, c'est trois semaines perdues pour un appel téléphonique qu'on n'a pas passé.

Enfin, pour les baux et la relation avec les locataires, la signature électronique est aujourd'hui la norme et ne pose aucune difficulté, y compris pour la quittance de loyer, qui peut être transmise sous forme dématérialisée dès lors que le locataire y consent.


8. Checklist par acte et les 5 erreurs qui font perdre la preuve

Reste à transformer tout cela en réflexes. Le niveau à retenir acte par acte, les cinq erreurs qui ruinent la valeur probante d'un acte de SCI, et la checklist à dérouler avant chaque tour de signatures.

Choisir son niveau, acte par acte

Acte de SCI Signature électronique possible ? Niveau conseillé
Statuts constitutifs (sans apport d'immeuble)OuiAvancée
Statuts avec apport d'immeubleNon (acte notarié)Acte authentique, éventuellement électronique
Modification statutaire, transfert de siègeOuiAvancée
PV d'assemblée, approbation des comptesOuiAvancée + horodatage
Décision unilatérale du gérantOuiAvancée
Bail d'habitation, bail commercial (≤ 12 ans)OuiAvancée
Bail de plus de 12 ansOui, mais impubliable donc inopposable aux tiersActe notarié en pratique (art. 710-1 C. civ.)
Convention de compte courant d'associéOuiAvancée
Cautionnement d'un associéOui depuis le 01/01/2022Qualifiée (et dispositif imposé par la banque)
Pacte d'associésOuiQualifiée
Cession de parts (SCI à prépondérance immobilière)Uniquement par acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilitéActe d'avocat électronique ou acte notarié
Donation de partsNon (art. 931 C. civ.)Acte notarié
Apport d'immeuble, vente d'immeuble, hypothèqueNonActe notarié
Actes de droit de la famille et des successionsNon (art. 1175 C. civ.)Papier ou acte notarié

Les 5 erreurs qui font perdre la valeur probante

Erreur 1 — Le scan d'une signature manuscrite. Signer sur papier, scanner, envoyer le PDF. Ce n'est pas une signature électronique : c'est une image de signature apposée sur un fichier. Aucun lien avec le signataire, aucune détection de modification. Devant un juge, il suffit à l'adversaire de faire remarquer que la même image figure sur trois autres documents pour que la démonstration s'effondre.

Erreur 2 — La signature « image » insérée dans un traitement de texte. Variante de la précédente, en pire, parce qu'elle donne l'illusion du sérieux. Un fichier bureautique reste modifiable après coup, sans trace. Le document produit ne prouve donc ni son contenu, ni sa date.

Erreur 3 — L'absence d'identification réelle du signataire. Envoyer le lien de signature à une adresse e-mail partagée, ou à une adresse dont personne ne sait qui la relève, revient à ne vérifier rien du tout. Le cas d'école en SCI familiale, c'est l'adresse commune des parents, du type « famille.durand@ ». Lequel des deux a signé ? La question finira par se poser, et il n'y aura pas de réponse.

Erreur 4 — Ne pas récupérer le fichier de preuve. On signe, on télécharge le PDF, on ferme l'onglet. Six mois plus tard, le compte gratuit est clôturé et le dossier de preuve est parti avec. Il vous reste un document sans démonstration — la position d'un simple commencement de preuve par écrit, alors que vous pensiez détenir un acte inattaquable.

Erreur 5 — Un archivage qui ne garantit ni l'intégrité, ni la date. Ranger l'acte dans un dossier partagé où cinq personnes peuvent écraser le fichier ruine l'exigence de conservation de l'article 1366. Rappelez-vous que le texte dit « établi et conservé » : la conservation n'est pas un confort d'organisation, c'est une condition de la force probante.

Checklist opérationnelle avant de lancer une signature

  • Vérifier la forme exigée par la loi pour cet acte précis : sous seing privé, acte d'avocat ou d'expert-comptable, acte notarié. C'est la première question, avant toute considération technique.
  • Vérifier les pouvoirs du signataire dans les statuts et, le cas échéant, obtenir l'autorisation collective préalable.
  • Figer le document définitif, annexes comprises, avant l'envoi. Toute correction postérieure impose de refaire signer.
  • Choisir le niveau selon l'enjeu et la probabilité de contestation, pas selon ce que propose l'outil par défaut.
  • Contrôler l'identité de chaque signataire — nom complet, qualité, mention « ès qualités » pour le gérant.
  • Télécharger le fichier de preuve le jour même et l'archiver avec l'acte.
  • Horodater et sceller l'acte dans un espace où il ne peut plus être modifié.
  • Consigner l'acte dans le registre ou le dossier social de la SCI, avec sa date et son objet, pour retrouver la chronologie sans fouiller.
  • Vérifier l'acceptation par les tiers concernés (guichet unique, banque, service des impôts) avant de considérer l'opération comme terminée.

Une SCI bien tenue n'est pas une SCI qui signe beaucoup. C'est une SCI dont chaque acte est retrouvable, daté et opposable, y compris par quelqu'un qui n'était pas là quand on l'a signé. La signature électronique y contribue mieux que n'importe quel classeur — à condition d'en respecter la logique probatoire, exigeante précisément là où le papier se contentait d'un paraphe au stylo bleu.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé adapté à votre situation.

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Statuts, procès-verbaux d'assemblée, conventions de compte courant, baux et quittances : les documents sont générés à partir de vos données réelles, envoyés à la signature, puis archivés avec leur fichier de preuve — au même endroit que votre comptabilité, votre liasse et vos justificatifs.


9. FAQ — Signature électronique en SCI

Peut-on signer les statuts d'une SCI par signature électronique ?

Oui, sans difficulté, dès lors que les statuts sont sous signature privée et qu'aucun apport d'immeuble n'y figure. L'article 1366 du code civil donne à l'écrit électronique la même force probante que l'écrit papier, sous réserve d'identifier le signataire et de garantir l'intégrité du document. Si un associé apporte un bien immobilier, les statuts doivent en revanche être reçus par notaire. Voir notre guide des statuts de SCI.

Quelle est la différence concrète entre signature avancée et signature qualifiée ?

Techniquement, la qualifiée est une avancée à laquelle on ajoute un dispositif de création qualifié et un certificat qualifié délivré par un prestataire inscrit sur la liste de confiance de l'ANSSI. Juridiquement, la différence est bien plus grande : seule la qualifiée déclenche la présomption de fiabilité de l'article 1367 alinéa 2 du code civil et l'équivalence expresse avec la signature manuscrite. C'est une différence de charge de la preuve, pas de validité.

Peut-on encore signer une cession de parts de SCI entre associés sur une plateforme en ligne ?

Non. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du code civil impose, à peine de nullité, un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière. La qualité du rédacteur est exigée, quel que soit le niveau technique de la signature. L'acte d'avocat électronique reste pleinement admis : la dématérialisation n'est pas perdue. Voir notre guide cession de parts de SCI.

Un procès-verbal d'assemblée peut-il être signé électroniquement ?

Oui, aucun texte n'impose une signature manuscrite pour un procès-verbal de société civile. Le point de vigilance porte sur le registre : ce qu'il faudra démontrer, c'est la chronologie et l'absence de réécriture a posteriori. Un registre électronique horodaté, où chaque PV est scellé à sa date, est plus robuste qu'un classeur papier reconstitué. Voir notre guide de l'assemblée générale de SCI.

Le cautionnement d'un associé peut-il vraiment être signé électroniquement ?

Oui, depuis le 1er janvier 2022. L'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 portant réforme du droit des sûretés a supprimé le 2° de l'article 1175 du code civil, qui excluait auparavant les sûretés de la forme électronique. Beaucoup d'articles en ligne n'ont pas été mis à jour sur ce point. En pratique, c'est le prêteur qui impose son dispositif, souvent au niveau qualifié.

Qu'est-ce qu'un fichier de preuve, et pourquoi est-il si important ?

C'est le rapport produit par le prestataire : identité et méthode de vérification de chaque signataire, horodatages de chaque étape, adresses IP, empreinte du document, certificats employés. C'est lui, et non le bandeau vert sur le PDF, qui permet de prouver qui a signé et quand. Téléchargez-le le jour même et archivez-le avec l'acte : beaucoup de prestataires ne le conservent que quelques mois.

Faut-il encore parapher chaque page d'un document signé électroniquement ?

Non. Le parafe page à page est une pratique héritée du papier, destinée à empêcher la substitution de feuillets. Le scellement électronique couvre l'intégralité du fichier et détecte toute modification, y compris d'un caractère. Ajouter des parafes n'apporte rien et complique la lecture. En revanche, faites bien signer les annexes si les statuts y renvoient.

Le guichet unique de l'INPI accepte-t-il des statuts signés électroniquement ?

Oui. La formalité est entièrement dématérialisée : le déclarant s'authentifie et téléverse les pièces en PDF, sans exigence de signature manuscrite. Attention à une erreur fréquente : ne réimprimez jamais un document signé électroniquement pour le rescanner, cela détruit la signature. Voir notre guide du guichet unique INPI.

Ma banque refuse des statuts signés électroniquement : est-ce légal ?

Votre acte reste juridiquement valable — le refus de la banque n'y change rien. Mais l'établissement reste libre de fixer ses propres exigences de vigilance pour ouvrir un compte ou recevoir le dépôt du capital. Le bon réflexe est de poser la question avant de lancer le tour de signatures, surtout si vos associés sont dispersés. Voir nos guides compte bancaire de SCI et dépôt du capital.

Que se passe-t-il si un associé conteste sa signature électronique ?

Face à une signature qualifiée, la présomption de fiabilité joue et c'est au contestataire de démontrer la défaillance du procédé — position très difficile à tenir. Face à une signature simple ou avancée, c'est vous qui devez établir que l'associé a bien signé, avec le fichier de preuve, les échanges et les éléments d'exécution. D'où l'intérêt de calibrer le niveau selon l'enjeu de l'acte.

La SCI peut-elle signer elle-même, en tant que personne morale ?

Non. La signature électronique est réservée aux personnes physiques puisqu'elle manifeste un consentement. Une personne morale utilise un cachet électronique, qui garantit l'origine et l'intégrité d'un document sans emporter consentement. C'est donc le gérant qui signe, ès qualités, après vérification de ses pouvoirs dans les statuts.

Combien de temps conserver un acte de SCI signé électroniquement ?

Statuts, procès-verbaux et actes sur le capital : toute la vie de la société et au-delà. Pièces comptables : dix ans (art. L123-22 du code de commerce). Déclarations fiscales : six ans (art. L102 B du LPF). Et surtout, conservez le fichier de preuve aussi longtemps que l'acte lui-même. Voir nos guides documents à conserver et archivage numérique.

Un bail signé électroniquement est-il opposable au locataire ?

Oui, dans les mêmes conditions qu'un bail papier. Le bail d'habitation n'entre dans aucune exception de l'article 1175 du code civil. Veillez simplement à intégrer les annexes obligatoires au même envoi signé — notice d'information, diagnostics, état des lieux — et à respecter le contrat type applicable. Voir SCI et bail d'habitation et qui signe le bail dans une SCI.

Le règlement eIDAS 2 change-t-il quelque chose pour ma SCI dès maintenant ?

Pas encore dans vos pratiques. Le règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024 est entré en vigueur le 20 mai 2024, et l'échéance à laquelle les États membres doivent proposer un portefeuille européen d'identité numérique, compte tenu de l'entrée en vigueur de ses actes d'exécution de décembre 2024, est le 24 décembre 2026. Le socle du code civil et les trois niveaux de signature restent inchangés — s'agissant de l'article 25, la révision n'a supprimé que son paragraphe 3. Elle a en revanche supprimé les articles 17 et 18, la désignation de l'organe de contrôle national relevant désormais de l'article 46 ter. Ce que ce portefeuille apportera, c'est un accès beaucoup plus simple au niveau qualifié.

Un acte notarié peut-il lui aussi être électronique ?

Oui. L'article 1369 alinéa 2 du code civil le prévoit et le décret n° 2005-973 du 10 août 2005 en fixe les conditions. Le notaire reçoit l'acte sur support électronique, avec sa propre signature sécurisée et un archivage au minutier central, la comparution des parties pouvant se faire à distance. « Acte notarié » ne signifie donc plus « déplacement obligatoire », ce qui change beaucoup de choses pour les associés éloignés ou expatriés.

Faut-il refaire signer un document si l'on corrige une simple faute de frappe ?

Oui, et c'est une conséquence directe du scellement : toute modification, même d'un caractère, casse l'intégrité du fichier et rend la signature invalide. C'est précisément la garantie recherchée. D'où la règle : ne lancez la signature que sur la version définitive, annexes comprises, et faites relire par tous les associés avant l'envoi.

FAQ

Questions fréquentes

Oui, sans difficulté, dès lors que les statuts sont sous signature privée et qu'aucun apport d'immeuble n'y figure. L'article 1366 du code civil donne à l'écrit électronique la même force probante que l'écrit papier, sous réserve d'identifier le signataire et de garantir l'intégrité du document. Si un associé apporte un bien immobilier, les statuts doivent en revanche être reçus par notaire en la forme authentique.
Techniquement, la qualifiée est une signature avancée à laquelle on ajoute un dispositif de création qualifié et un certificat qualifié délivré par un prestataire inscrit sur la liste de confiance de l'ANSSI. Juridiquement, la différence est bien plus grande : seule la qualifiée déclenche la présomption de fiabilité de l'article 1367 alinéa 2 du code civil et l'équivalence expresse avec la signature manuscrite. C'est une différence de charge de la preuve, pas de validité.
Non. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du code civil impose, à peine de nullité, un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière. La qualité du rédacteur est exigée, quel que soit le niveau technique de la signature. L'acte d'avocat électronique reste pleinement admis : la dématérialisation n'est pas perdue.
Oui, aucun texte n'impose une signature manuscrite pour un procès-verbal de société civile. Le point de vigilance porte sur le registre : ce qu'il faudra démontrer, c'est la chronologie et l'absence de réécriture a posteriori. Un registre électronique horodaté, où chaque procès-verbal est scellé à sa date, est plus robuste qu'un classeur papier reconstitué.
Oui, depuis le 1er janvier 2022. L'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 portant réforme du droit des sûretés a supprimé le 2° de l'article 1175 du code civil, qui excluait auparavant les sûretés de la forme électronique. Beaucoup d'articles en ligne n'ont pas été mis à jour sur ce point. En pratique, c'est le prêteur qui impose son dispositif, souvent au niveau qualifié.
C'est le rapport produit par le prestataire : identité et méthode de vérification de chaque signataire, horodatages de chaque étape, adresses IP, empreinte du document, certificats employés. C'est lui, et non le bandeau vert affiché sur le PDF, qui permet de prouver qui a signé et quand. Téléchargez-le le jour même et archivez-le avec l'acte : beaucoup de prestataires ne le conservent que quelques mois.
Non. Le parafe page à page est une pratique héritée du papier, destinée à empêcher la substitution de feuillets. Le scellement électronique couvre l'intégralité du fichier et détecte toute modification, y compris d'un seul caractère. En revanche, faites bien signer les annexes si les statuts y renvoient.
Oui. La formalité est entièrement dématérialisée : le déclarant s'authentifie et téléverse les pièces au format PDF, sans exigence de signature manuscrite. Attention à une erreur fréquente : ne réimprimez jamais un document signé électroniquement pour le rescanner, cela détruit la signature et ne laisse qu'une image.
Votre acte reste juridiquement valable, le refus de la banque n'y change rien. Mais l'établissement demeure libre de fixer ses propres exigences de vigilance pour ouvrir un compte ou recevoir le dépôt du capital. Le bon réflexe est de poser la question avant de lancer le tour de signatures, surtout si vos associés sont dispersés.
Face à une signature qualifiée, la présomption de fiabilité joue et c'est au contestataire de démontrer la défaillance du procédé, position très difficile à tenir. Face à une signature simple ou avancée, c'est vous qui devez établir que l'associé a bien signé, avec le fichier de preuve, les échanges et les éléments d'exécution. D'où l'intérêt de calibrer le niveau selon l'enjeu de l'acte.
Non. La signature électronique est réservée aux personnes physiques puisqu'elle manifeste un consentement. Une personne morale utilise un cachet électronique, qui garantit l'origine et l'intégrité d'un document sans emporter consentement. C'est donc le gérant qui signe, ès qualités, après vérification de ses pouvoirs dans les statuts.
Statuts, procès-verbaux et actes portant sur le capital : toute la vie de la société et au-delà. Pièces comptables : dix ans (article L123-22 du code de commerce). Déclarations fiscales : six ans (article L102 B du LPF). Et surtout, conservez le fichier de preuve aussi longtemps que l'acte lui-même.
Oui, dans les mêmes conditions qu'un bail papier. Le bail d'habitation n'entre dans aucune exception de l'article 1175 du code civil. Veillez simplement à intégrer les annexes obligatoires au même envoi signé — notice d'information, diagnostics, état des lieux — et à respecter le contrat type applicable.
Pas encore dans vos pratiques. Le règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024 est entré en vigueur le 20 mai 2024, et l'échéance à laquelle les États membres doivent proposer un portefeuille européen d'identité numérique est fixée au 24 décembre 2026. Le socle du code civil et les trois niveaux de signature restent inchangés : s'agissant de l'article 25, la révision n'a supprimé que son paragraphe 3 (elle a en revanche supprimé les articles 17 et 18, désormais remplacés par l'article 46 ter pour la supervision).
Oui. L'article 1369 alinéa 2 du code civil le prévoit et le décret n° 2005-973 du 10 août 2005 en fixe les conditions. Le notaire reçoit l'acte sur support électronique, avec sa propre signature sécurisée et un archivage au minutier central, la comparution des parties pouvant se faire à distance. « Acte notarié » ne signifie donc plus « déplacement obligatoire ».
Oui, et c'est une conséquence directe du scellement : toute modification, même d'un seul caractère, casse l'intégrité du fichier et rend la signature invalide. C'est précisément la garantie recherchée. D'où la règle : ne lancez la signature que sur la version définitive, annexes comprises, et faites relire par tous les associés avant l'envoi.