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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Clause de majorité en SCI : le seuil à écrire pour chacune des 12 décisions

Mis à jour le 26 min de lecture 12 décisions passées en revue

Dans une société civile immobilière (SCI), l'article des statuts intitulé « décisions collectives » est celui que personne ne relit. C'est pourtant lui qui décidera un jour si vous pouvez vendre votre immeuble. Une clause de majorité, c'est la phrase qui fixe combien de voix il faut réunir pour chaque décision ; à défaut, la loi répond « l'unanimité », et un associé à 20 % bloque tout. Ce guide donne, pour douze décisions, la règle par défaut, la marge des statuts, le seuil que nous recommandons — et les quatre règles auxquelles aucune clause ne peut déroger.

Il ne fait pas le tour des statuts : pour le panorama des clauses, des mentions obligatoires et des pièges de rédaction, lisez notre guide des statuts de SCI et de leurs clauses essentielles. Ici, un seul article nous occupe : celui des décisions collectives.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié article par article sur le texte consolidé (Code civil, décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025).


1. Tableau de référence : la majorité requise pour chacune des 12 décisions

Les deux colonnes du milieu disent le droit. Les deux dernières disent quoi écrire, et ce que cela donne dans une SCI réelle. Celle qui suit sert de fil rouge à tout le guide.

Le cas de référence : la SCI Berger

Capital divisé en 1 000 parts. Michel 300, Claire 300 (les parents, 60 % à eux deux), Léa 200 et Thomas 200 (20 % chacun). Un immeuble locatif valorisé 320 000 €, un emprunt restant dû de 90 000 €, soit un actif net de 230 000 €. Statuts téléchargés en ligne : l'article « décisions collectives » ne fixe aucune majorité. Michel est gérant, nommé dans les statuts.

Décision Si les statuts se taisent Marge statutaire réelle Le seuil que nous recommandons Qui décide chez les Berger
Actes de gestion couranteLe gérant seul, sans vote (art. 1848)Les statuts bornent ses pouvoirs entre associés, mais la limite reste inopposable aux tiers (art. 1849)Laisser au gérant, avec un plafond chiffré par opérationMichel seul
Approbation des comptesUnanimité (art. 1852)Libre : aucun texte n'impose de majoritéPlus de la moitié des partsLes parents (600)
Affectation du résultatUnanimité (art. 1852)Libre sur la majorité, mais la répartition elle-même bute sur l'art. 1844-1Plus de la moitié des partsLes parents (600)
Nomination du gérantPlus de la moitié des parts (art. 1846 al. 3)Libre à la hausse comme à la baissePlus de la moitié des partsLes parents (600)
Révocation du gérantPlus de la moitié des parts (art. 1851 al. 1)Libre, sauf la révocation judiciaire de l'alinéa 2, qu'aucune clause ne peut fermerPlus de la moitié, et une clause expresse si le gérant est nommé dans les statutsDiscuté s'il est nommé dans les statuts — voir section 4
Rémunération du gérantUnanimité (art. 1852)Libre. Le gérant associé garde sa voixPlus de la moitié des partsLes parents (600)
Vente d'un immeubleUnanimité (art. 1852), sauf objet social rangeant la vente dans la gestionLibre. C'est la ligne la plus utile à écrireDeux tiers des parts, sur une liste énuméréeLes parents + un enfant (800)
Emprunt, hypothèque, cautionUnanimité (art. 1852)Libre, avec un seuil en euros au-delà duquel le vote est requisDeux tiers des partsLes parents + un enfant (800)
Agrément d'un acquéreur tiersUnanimité des associés (art. 1861 al. 1)Abaissable, délégable au gérant ; les cessions aux ascendants et descendants sont libres de plein droit sauf clause contraireConserver l'unanimitéChacun a un veto
Modification des statutsUnanimité (art. 1836 al. 1)Libre — sauf l'alinéa 2, jamais aménageable : consentement individuel de l'associé dont les engagements augmententTrois quarts des partsLes parents + un enfant (800)
Prorogation de la sociétéUnanimité (art. 1844-6)Les statuts peuvent renvoyer à la majorité de modification des statuts, et à rien d'autreMême seuil que la modification des statutsLes parents + un enfant (800)
Dissolution anticipéeUnanimité (art. 1844-7, 4°, combiné à l'art. 1852)LibreConserver l'unanimitéChacun a un veto

Ce tableau dit quelle majorité. Il ne dit pas comment la décision se prend : convocation, feuille de présence, procès-verbal, registre. Cette mécanique-là, avec ses délais et ses modèles, est dans notre guide de l'assemblée générale de SCI.


2. La règle-mère : sans clause de majorité, la loi impose l'unanimité

L'article 1852 du Code civil tient en une phrase : « Les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés. »

Traduit : dès qu'une décision sort de la gestion courante, elle se prend à la majorité que vos statuts ont fixée. Aucune majorité fixée ? Unanimité. Et pas l'unanimité des présents : la Cour de cassation a jugé que le texte vise « la totalité des associés », et non les seuls associés présents ou représentés à l'assemblée (Cass. 3e civ., 5 janvier 2022, n° 20-17.428, publié au Bulletin). Un associé qui ne vient pas et ne signe rien bloque aussi sûrement que celui qui vote contre.

L'arrêt en dit long sur le périmètre de la règle : l'assemblée annulée ce jour-là ne vendait aucun immeuble, elle approuvait les comptes et affectait le résultat. Ces décisions annuelles relèvent aussi de l'article 1852.

Ce que coûtent trois lignes qu'on n'a pas écrites

Les parents Berger, 600 parts, veulent vendre l'immeuble 320 000 €. Thomas, 200 parts, refuse. Les statuts étant muets, l'article 1852 impose l'unanimité : 600 parts sur 1 000 ne servent à rien, la vente ne passe pas. Deux issues, chiffrées.

  • Racheter Thomas. Ses 20 % portent sur un actif net de 230 000 €, soit 46 000 € de parts. Le droit d'enregistrement de l'article 726 du code général des impôts (CGI), 5 %, est assis sur le prix et les charges qui s'y ajoutent — l'administration retenant la valeur réelle si elle est supérieure. Le passif social se déduit donc : l'emprunt bancaire comme le compte courant d'associé, c'est-à-dire l'argent qu'un associé a prêté à la société. Soit 2 300 € de droits. La cession doit être constatée par acte notarié, d'avocat contresigné ou d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (art. 1865-1 du Code civil, depuis le 27 juin 2026). Comptez 1 500 à 2 500 € d'honoraires pour cet acte : une cession de parts sociales ne relève pas du tarif réglementé des émoluments de notaire, elle se négocie. Total : 49 800 à 50 800 €.
  • Renoncer à la vente et attendre que Thomas change d'avis.

La clause qui aurait évité ce choix coûtait 0 € le jour de la création. Pour la même règle vue de l'autre bout de la table, celui de l'associé qui détient le veto, lisez notre guide de l'associé minoritaire de SCI.


3. Ce que le gérant décide seul : la zone où aucune majorité ne joue

Avant de calibrer un seuil, il faut savoir où commence le vote. Entre associés, le gérant accomplit tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société (art. 1848). Envers les tiers, il l'engage par les actes entrant dans l'objet social (art. 1849) : les limites statutaires de ses pouvoirs leur sont inopposables.

D'où une particularité civile, qui n'existe ni en société à responsabilité limitée (SARL) ni en société par actions simplifiée (SAS) : un acte hors objet social n'engage pas la société civile, même envers un tiers de bonne foi. Votre vraie protection contre un gérant trop entreprenant n'est pas la clause de majorité, qui ne vaut qu'entre associés : c'est l'objet social. Pouvoirs, responsabilité et révocation du gérant sont traités au fond dans notre guide du gérant de SCI.


4. Nommer et révoquer le gérant : les deux seules majorités chiffrées par la loi

Partout ailleurs, le Code civil renvoie aux statuts. Ici, et ici seulement, il donne un nombre. Sauf clause contraire, le gérant est nommé par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales (art. 1846, alinéa 3), et révoqué à la même majorité (art. 1851, alinéa 1er). Deux nombres supplétifs, c'est-à-dire qui ne s'appliquent que si vos statuts ne disent rien : vous pouvez les relever ou les abaisser.

Ne transposez jamais ici la règle de la société en nom collectif, qui exige l'unanimité des autres associés (art. L221-12 du Code de commerce) : elle n'a rien à faire dans une société civile. On la lit pourtant régulièrement appliquée à des SCI.

Le gérant statutaire : le piège qui rend 70 % des voix incertaines

Michel est gérant, son nom figure dans les statuts. Claire, Léa et Thomas réunissent 700 parts, soit 70 %, et veulent le révoquer. Sur le seul article 1851, c'est acquis : il faut 501 parts, ils en ont 700.

Sauf que révoquer un gérant nommé dans les statuts revient, en pratique, à les modifier. On retombe sur l'article 1836, alinéa 1er : unanimité à défaut de clause contraire. Michel bloquerait alors sa propre révocation avec ses 300 parts, quand une seule aurait suffi. Soyons honnêtes sur l'état du droit : l'article 1851 ne distingue pas selon le mode de nomination, et nous n'avons trouvé aucun arrêt de principe sur le gérant statutaire de société civile. La pratique notariale y voit une modification des statuts. L'autre lecture, tout aussi défendable, est que l'article 1851 est un texte spécial qui absorbe la question : la majorité qu'il fixe suffit, les statuts n'étant mis à jour qu'ensuite. C'est ce qu'on admet sans débat en SARL, sous l'article L223-25 du Code de commerce. Rien n'est tranché : rédigez sur la lecture la plus défavorable.

Reste la révocation judiciaire pour cause légitime, ouverte à tout associé (art. 1851, alinéa 2), devant le tribunal judiciaire — jamais le tribunal de commerce, qui n'a pas à connaître d'un litige entre associés de société civile. Comptez 3 000 à 6 000 € hors taxes (HT) d'honoraires et douze à vingt-quatre mois. À comparer aux deux lignes suivantes, qui coûtent zéro le jour de la création :

La clause à écrire

« La révocation du gérant, y compris lorsqu'il est désigné dans les présents statuts, est décidée par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales. Elle n'emporte pas modification des statuts au sens de l'article 1836 du Code civil. »

Plus simple encore : ne nommez pas le gérant dans les statuts. Nommez-le par acte séparé, comme l'article 1846 l'autorise. La procédure et le coût d'un changement de gérant sont détaillés à part, comme la cogérance et la durée du mandat de gérant — qu'on confond souvent avec sa révocabilité.


5. Vendre, emprunter, hypothéquer : quel seuil de majorité écrire

Première correction : l'expression « actes de disposition » n'est définie nulle part dans le Code civil. La seule liste officielle qui existe — les annexes du décret n° 2008-1484 du 22 décembre 2008 — a été écrite pour les tutelles, et rien ne garantit qu'un juge la transpose à vos statuts. Une clause qui exige « les deux tiers pour les actes de disposition » se plaidera le jour où elle servira. Énumérez : vendre, échanger ou apporter un immeuble ; consentir une hypothèque ou un cautionnement ; emprunter au-delà d'un montant que vous chiffrez ; consentir un bail de plus de neuf ans.

Seconde correction, plus importante : un seuil ne se choisit pas, il se calcule. Qui fait passer la décision et qui la bloque dépend de votre répartition du capital, pas d'un usage.

Seuil écrit Parts pour faire passer Parts pour bloquer Effet chez les Berger
Plus de la moitié501500Les parents (600) décident seuls. Aucun enfant ne pèse.
Deux tiers667334Les parents ont besoin d'un enfant. Un enfant seul (200) ne bloque pas ; les deux ensemble (400) oui.
Trois quarts750251Identique : parents + un enfant = 800, cela passe. Un enfant seul ne bloque toujours pas.
85 %850151Il faut les deux enfants (1 000 parts). Chaque enfant dispose alors d'un veto.

Le résultat surprend la plupart des familles : chez les Berger, il faut écrire un seuil supérieur à 80 % des parts pour qu'un enfant seul obtienne un droit de veto. En dessous, les parents et un seul des deux enfants suffisent : 800 parts. Deux tiers et trois quarts, les seuils qu'on écrit par réflexe, donnent ici le même résultat. Choisir sans cette arithmétique, c'est croire protéger quelqu'un qu'on ne protège pas.

Le déroulé complet d'une vente — mandat, promesse, purge de l'agrément, fiscalité de la plus-value — est traité dans notre guide sur la vente d'un immeuble par une SCI. Jusqu'où le gérant peut-il aller sans vous ? C'est une autre page : le gérant peut-il vendre le bien de la SCI tout seul.


6. Modifier, agréer, proroger, dissoudre : quatre marges statutaires différentes

Modifier les statuts

Unanimité à défaut de clause contraire (art. 1836, alinéa 1er). La marge est totale : trois quarts, deux tiers, majorité simple, tout est licite. Chez les Berger, un seuil aux trois quarts fait passer la modification avec les parents et un enfant (800 parts pour 750 requises) ; Thomas et ses 200 parts ne bloquent plus rien. La procédure, les délais et le coût sont dans notre guide pour modifier les statuts d'une SCI.

Agréer un acquéreur de parts

Par défaut, une cession de parts exige l'agrément de tous les associés. Les statuts disposent de trois marges : abaisser ce seuil à la majorité de leur choix, confier l'agrément aux gérants, ou en dispenser les cessions faites à un associé ou au conjoint de l'un d'eux (art. 1861). Point que beaucoup de guides écrivent à l'envers : les cessions consenties aux ascendants ou descendants du cédant échappent à l'agrément, sauf clause contraire. Chez les Berger, statuts muets, chacun des quatre a un veto sur l'entrée d'un tiers — mais Michel peut céder ses 300 parts à Léa sans demander l'accord de personne. Le mécanisme complet est dans notre guide de la clause d'agrément.

Proroger la société

La prorogation se décide à l'unanimité ou, si les statuts le prévoient, à la majorité de modification des statuts (art. 1844-6). La marge est étroite : vous renvoyez à cette majorité-là, vous n'inventez pas un troisième seuil. Statuts muets, Thomas seul, avec ses 200 parts, empêche la prorogation : la SCI est alors dissoute de plein droit à son terme. Le calendrier et la consultation préalable sont dans proroger une SCI arrivée à son terme.

Dissoudre par anticipation

La société prend fin par la dissolution anticipée décidée par les associés (art. 1844-7, 4°). Aucune majorité n'est fixée : on retombe sur l'article 1852, donc sur l'unanimité si les statuts se taisent. Gardez-la — chez les Berger, 200 parts suffisent à empêcher que la société soit dissoute. Le coût et les suites sont dans dissolution et liquidation d'une SCI.


7. Ce que vos statuts ne peuvent pas écrire : quatre clauses nulles d'avance

Quatre règles résistent à l'accord de tous. Une clause qui les contrarie n'est pas faible : elle est morte-née. Et plus dangereuse qu'une clause absente, parce qu'elle donne une fausse sécurité.

  1. Augmenter les engagements d'un associé sans son accord. « En aucun cas, les engagements d'un associé ne peuvent être augmentés sans le consentement de celui-ci » (art. 1836, alinéa 2). Aucune majorité, pas même l'unanimité moins une voix, ne remplace ce consentement. Clause fautive typique : « toutes les décisions collectives, y compris les appels de fonds, sont prises à la majorité des parts ».
  2. Retirer à un associé le droit de participer aux décisions. « Tout associé a le droit de participer aux décisions collectives » (art. 1844, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019). Son dernier alinéa n'ouvre que deux dérogations statutaires : le mandataire unique des parts indivises, et la répartition du vote entre nu-propriétaire et usufruitier. Le droit de participer n'y est pas, et les statuts n'y peuvent déroger (Cass. com., 9 février 1999, n° 96-17.661, arrêt Château d'Yquem). Une clause qui prive un associé de sa voix, ou qui confie à un tiers le soin de décider à sa place, tombe sous ce texte.
  3. Priver un associé de tout bénéfice, ou lui faire porter toutes les pertes. Ce sont les clauses léonines de l'article 1844-1. La sanction exacte compte : elles sont réputées non écrites, pas nulles. Les statuts survivent, la phrase disparaît, on revient au prorata du capital.
  4. Éteindre l'action en responsabilité contre le gérant. Le quitus — l'approbation par laquelle les associés déclarent sa gestion satisfaisante — ne vaut rien ici. Aucune clause ne peut subordonner l'action à une autorisation d'assemblée ni y faire renoncer d'avance, et aucun vote n'éteint l'action pour une faute commise dans le mandat (art. 1843-5).

La sanction a changé le 1er octobre 2025, et peu de modèles en tiennent compte

L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 a réécrit le régime des nullités. Le nouvel article 1844-10 du Code civil pose quatre règles utiles au rédacteur.

  • Une clause contraire à une disposition impérative du droit des sociétés, quand sa violation n'entraîne pas la nullité de la société, est réputée non écrite et non nulle : la société tient, la phrase saute.
  • Sauf si la loi en dispose autrement, la violation des statuts ne constitue plus une cause de nullité (alinéa 4). Votre clause de majorité perd donc sa sanction la plus brutale : une décision prise sous le seuil que vous avez écrit n'est plus automatiquement annulable. Raison de plus pour soigner le seuil en amont.
  • Le juge saisi d'une nullité applique un triple test (art. 1844-12-1) : un grief pour le demandeur, une influence de l'irrégularité sur la décision, pas de conséquences excessives pour l'intérêt social. Le délai passe de trois à deux ans (art. 1844-14), et les effets de la nullité peuvent être différés (art. 1844-15-2).

Point d'honnêteté, parce que la nuance compte. L'arrêt du 5 janvier 2022 sanctionne par la nullité « la violation de ce principe ou des règles statutaires qui l'aménagent ». Sa première branche survit à la réforme : violer l'unanimité légale, statuts muets, reste la violation d'une disposition impérative. La seconde se heurte au nouvel alinéa 4 — violer le seuil que vous avez écrit n'est plus, à soi seul, une cause de nullité. La Cour de cassation n'a pas arbitré : rédigez en tenant la nullité pour perdue de ce côté-là.

Le cas Berger : la clause qui n'a protégé personne

Supposons que les statuts Berger contiennent la clause fautive n° 1. Les parents, 60 %, votent un appel de fonds de 40 000 € pour des travaux, réparti au prorata des parts : Thomas se voit réclamer 8 000 €. Sauf qu'un appel de fonds augmente ses engagements — l'article 1836, alinéa 2, exigeait son consentement personnel, et la clause est réputée non écrite. Les 8 000 € ne sont pas exigibles de lui. Restent aux parents à porter les 40 000 € seuls, par un apport en compte courant qui creuse l'écart, ou à renoncer aux travaux. La clause ne les a pas protégés, elle le leur a fait croire. Le même verrou bloque l'insertion d'une clause d'exclusion d'associé dans une SCI déjà constituée.


8. Quorum, assemblée extraordinaire, deux tiers : trois faux amis en société civile

Trois notions circulent dans les modèles de statuts de SCI sans aucun fondement en droit des sociétés civiles. Elles viennent de la société anonyme et de la SARL.

  • Le quorum, c'est-à-dire le nombre minimal de parts devant être représentées pour que l'assemblée délibère. Aucun article du chapitre consacré à la société civile (art. 1845 à 1870-1) n'en impose. Tous les associés régulièrement convoqués, une assemblée où un seul se présente délibère valablement, dès lors que le seuil de majorité est atteint sur les parts.
  • L'« assemblée générale extraordinaire ». La catégorie n'existe pas en société civile. Ce qui commande la majorité, c'est le type de décision, jamais l'étiquette collée à la réunion. Écrire « les décisions extraordinaires sont prises aux deux tiers » sans définir ce qui est extraordinaire ne produit rien d'exploitable.
  • « Les deux tiers ». Aucune majorité des deux tiers de droit commun n'existe en SCI. Le chiffre ne vaut que si vos statuts l'écrivent, et seulement pour les décisions qu'ils désignent nommément.

À écrire à la place : une liste de décisions, un seuil par ligne, une phrase balai du type « toutes les autres décisions collectives sont prises à la majorité de plus de la moitié des parts sociales ». Si vous tenez à un quorum, écrivez-le, avec sa règle de seconde convocation. L'approbation annuelle des comptes mérite sa ligne : c'est la décision la plus fréquente, et celle qu'on oublie le plus de sortir de l'unanimité.


9. Quatre clauses de majorité modèles, et ce qu'elles coûtent

Aucune de ces quatre clauses n'est bonne dans l'absolu : chacune protège quelqu'un, et chacune devient un problème dans une situation précise. À adapter à votre répartition de capital.

1. Majorité qualifiée pour les actes énumérés

« Sont prises par les associés représentant au moins les deux tiers des parts sociales : la vente, l'échange ou l'apport de tout immeuble ; la constitution de toute sûreté réelle ou personnelle. Il en va de même de tout emprunt supérieur à 50 000 € et de tout bail d'une durée supérieure à neuf ans. »

Protège le patrimoine contre une majorité étroite. Devient un problème le jour où la vente est urgente et le capital fragmenté par une succession : à sept héritiers, réunir deux tiers prend des mois.

2. Majorité simple assouplie pour la gestion

« Toutes les décisions collectives non visées à l'article X, notamment l'approbation des comptes, l'affectation du résultat, la nomination du gérant et la fixation de sa rémunération, sont prises par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales. »

Protège la société de la paralysie sur les décisions annuelles. Devient un problème dans une SCI de rendement où un associé à 51 % s'attribue une rémunération de gérance élevée : la clause l'y autorise.

3. Unanimité conservée pour l'agrément des tiers

« L'agrément de tout cessionnaire non associé est donné à l'unanimité des associés. Par exception à l'article 1861, alinéa 2, du Code civil, les cessions consenties aux ascendants ou descendants du cédant sont soumises au même agrément. »

Protège le caractère familial de la société. Devient un problème pour l'associé qui veut sortir, mais pas indéfiniment : refuser l'agrément ouvre un délai de six mois. Soit les associés rachètent ou font racheter les parts, à dire d'expert — c'est-à-dire à un prix fixé par un expert désigné dans les conditions de l'article 1843-4 du Code civil. Soit l'agrément est réputé acquis et la cession se fait sans eux (art. 1862 et 1863).

4. Clause de départage en cas d'égalité

« En cas de partage égal des voix, la décision est réputée rejetée. Tout associé peut alors saisir un conciliateur désigné d'un commun accord ou, à défaut d'accord dans les quinze jours, par le président du tribunal judiciaire statuant sur requête. Sa mission est de rapprocher les positions et de soumettre une proposition aux associés, qui restent seuls à voter. »

Protège contre l'enlisement dans une SCI à deux têtes. Attention à la rédaction qui circule : charger un tiers de trancher, sa décision s'imposant aux associés, revient à leur retirer le droit de voter — retour à l'article 1844 et à l'arrêt Château d'Yquem. Devient un problème si le départage passe par la voix prépondérante du gérant : il décide alors seul dès la moitié des parts, et toute la clause de majorité se vide.

Le piège circulaire : changer une règle de majorité suppose de l'atteindre

Les Berger veulent aujourd'hui insérer la clause n° 1. C'est une modification des statuts, donc l'article 1836, alinéa 1er, donc l'unanimité : il faut la signature de Thomas, celui-là même que la clause vise à neutraliser. S'il accepte, le coût surprend.

Le coût réel d'une modification de la seule clause de majorité : 13,16 € TTC

Une modification des statuts n'appelle une annonce légale que si elle rend caduque une mention de l'avis de constitution (art. 24 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978). Les principales, à l'article 22 : dénomination, forme, capital, siège, objet, durée, apports, gérants, personnes ayant le pouvoir d'engager la société envers les tiers, existence d'une clause d'agrément. La règle de majorité n'y figure pas. Aucune mention immatriculée ne bouge non plus : pas d'inscription modificative à 42,26 € HT. Reste le dépôt des statuts mis à jour dans le mois (art. R123-105 du Code de commerce). C'est la prestation n° 52 de l'article A743-10 : 6,05 € HT, soit 13,16 € toutes taxes comprises (TTC) avec la TVA et le droit affecté au registre national des entreprises. Dû une seule fois par dépôt, quel que soit le nombre de pièces. Touchez à la clause d'agrément dans le même acte et l'annonce légale peut réapparaître. Mais seulement si vous créez la clause, la supprimez, ou déplacez l'agrément vers le gérant : le 13° de l'article 22 ne publie que deux choses, l'existence de la clause et l'organe habilité à statuer. Pas le seuil qu'elle exige. Changer l'unanimité en deux tiers ne rend aucune mention caduque, donc n'appelle aucune annonce.

Autrement dit : écrire la clause à la création coûte 0 €, l'écrire cinq ans plus tard coûte 13,16 € de greffe et l'accord de celui qui a intérêt à le refuser. Le prix n'est jamais le greffe. Quand l'unanimité est hors d'atteinte, le repli est le pacte d'associés : il n'engage que ses signataires, et sa sanction est en principe indemnitaire. Traitez aussi le démembrement des parts dans la même clause — un usufruit sur 40 % du capital déplace la majorité sans qu'une part change de mains.

Dans ce cas précis, ne faites pas ça. Dans une SCI à deux associés à 50/50, n'écrivez pas de clause de majorité : aucun seuil supérieur à la moitié ne sera jamais atteint sans l'accord des deux, et la moitié exactement ne départage rien. Une clause de majorité y est décorative. Écrivez à la place une clause de sortie — promesse croisée de rachat, méthode de valorisation, délai — et une clause de départage. C'est le seul cas où notre réponse est de ne pas rédiger la clause qui donne son titre à cette page.


10. Statuts muets, SCI bloquée : les trois issues et ce qu'elles coûtent

Trois issues, de la plus rapide à la plus destructrice. Aucune n'est développée ici : chacune a son guide, et chacune a son prix.

  • L'accord amiable. Racheter les parts de celui qui bloque, ou les faire racheter par la société. La seule voie qui ne détruit pas la société. Ce qu'elle coûte : le prix des parts, 5 % de droits d'enregistrement sur leur valeur nette (art. 726 du CGI) et l'acte obligatoire de l'article 1865-1, soit 49 800 à 50 800 € chez les Berger — le calcul est en section 2. Modalités, évaluation et retrait de l'article 1869 sont dans sortir d'une SCI.
  • Le mandataire ad hoc ou l'administrateur provisoire. Désigné par le président du tribunal judiciaire, il tient l'assemblée ou administre la société le temps de sortir de l'impasse. Comptez 1 500 à 3 000 € HT d'avocat pour la requête, plus la rémunération du mandataire, fixée par le juge et supportée par la SCI. Mesure provisoire : elle ne tranche pas le fond. Voir litige avec le gérant de SCI.
  • La dissolution judiciaire pour justes motifs (art. 1844-7, 5°). La plus chère : 3 000 à 10 000 € d'honoraires d'avocat, chaque camp ayant le sien, 18 à 36 mois, et 198,93 € de greffe (185,77 € TTC à la dissolution, 13,16 € à la radiation). Attention à la condition, cumulative et souvent escamotée : la mésentente ne suffit pas, il faut qu'elle paralyse le fonctionnement de la société. Une SCI qui encaisse ses loyers et approuve ses comptes n'est pas paralysée, même si plus personne ne se parle. Le panorama est dans mésentente entre associés de SCI.

Une précision de qualification : un vote régulier mais contraire à l'intérêt social, pris dans le seul dessein de favoriser la majorité, n'est plus un problème de seuil. C'est un abus de majorité ou de minorité, dont les critères et les sanctions n'ont rien à voir.

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Pour aller plus loin

Statuts de SCI : clauses essentielles et pièges — le guide parent : les mentions obligatoires de l'article 1835, l'objet social, le capital, la gérance et l'ensemble des clauses à arbitrer avant signature. Assemblée générale de SCI — comment la décision se prend matériellement : convocation, consultation écrite, feuille de présence, procès-verbal et registre, avec les modèles. Associé minoritaire de SCI — les mêmes règles vues depuis l'autre bout de la table : les droits que la majorité ne peut pas retirer, et le pouvoir de blocage réel. Abus de majorité et de minorité en SCI — quand un vote parfaitement régulier devient fautif : les deux critères, la preuve, les sanctions et la procédure. Clause d'agrément SCI — l'article 1861 au fond : régime par défaut, marge des statuts, procédure de notification, effets du refus et modèle commenté. Clause de préemption dans les statuts — l'autre verrou de la cession : trame de rédaction, fixation du prix, délais et sanction du non-respect. Pacte d'associés en SCI — ce qu'on met ailleurs quand les statuts ne peuvent plus bouger : engagements de vote, promesses de rachat, et les limites de sa sanction. Mésentente entre associés de SCI — le mode d'emploi du blocage : médiation, administrateur provisoire, dissolution judiciaire, avec un comparatif coût, délai et effet. Modifier les statuts d'une SCI — la procédure complète une fois la majorité réunie : procès-verbal, dépôt, publicité et coût poste par poste. Gérant de SCI — l'étendue de ses pouvoirs, sa responsabilité personnelle, sa rémunération et les conditions réelles de sa révocation.
FAQ

Clause de majorité en SCI : 14 questions fréquentes

Oui. Aucun texte n'impose que le droit de vote suive le capital dans une société civile : l'article 1852 renvoie aux statuts, qui organisent librement le décompte des voix. La formule « une voix par associé » est fréquente en SCI familiale, mais elle inverse le rapport de force. Dans une SCI où deux parents détiennent 60 % et deux enfants 20 % chacun, elle donne 2 voix aux parents contre 2 aux enfants, donc un blocage permanent. Si vous la choisissez, ajoutez une clause de départage.
Cela dépend des mots que vous écrivez, et c'est la faute de rédaction la plus fréquente. Une clause qui dit « à la majorité des parts sociales » se calcule sur la totalité des parts émises : un absent vote non. Une clause qui dit « à la majorité des parts présentes ou représentées » se calcule sur les seuls votants. Pour l'unanimité de l'article 1852, la Cour de cassation a tranché : elle vise la totalité des associés, pas les seuls présents (Cass. 3e civ., 5 janvier 2022, n° 20-17.428).
Le Code civil n'organise pas la représentation des associés de société civile, sauf pour les parts indivises. Si vos statuts ne disent rien, un pouvoir donné à un tiers est discutable et peut fragiliser la décision. Écrivez-le : « Tout associé peut se faire représenter par un autre associé ou par son conjoint, au moyen d'un pouvoir écrit. » Deux lignes qui évitent une contestation.
Non. Le droit de participer aux décisions collectives appartient aux associés (article 1844, alinéa 1er, du Code civil). Un gérant qui n'est pas associé convoque, rédige et exécute, mais il ne vote pas. En revanche, un gérant associé vote avec ses parts, y compris sur sa propre rémunération et sur sa propre révocation : aucun texte ne le prive de sa voix en société civile.
Elle est valable entre les signataires, mais sa sanction est en principe indemnitaire : une décision prise en violation d'un pacte reste une décision valable de la société. Le lésé peut toutefois obtenir l'exécution forcée d'une promesse de rachat (art. 1221 du Code civil). Et, s'il s'agit d'un droit de préférence, la substitution ou la nullité, lorsque l'acquéreur connaissait le pacte et son intention de s'en prévaloir (art. 1123, alinéa 2). Une règle de majorité que vous voulez opposable à la société elle-même doit figurer dans les statuts. Le pacte sert à ce que les statuts ne peuvent pas porter : promesses de rachat, engagements de vote, confidentialité.
Les coïndivisaires sont représentés par un mandataire unique, choisi parmi eux ou en dehors d'eux ; en cas de désaccord, il est désigné en justice à la demande du plus diligent (article 1844, alinéa 2). C'est l'un des deux seuls points auxquels les statuts peuvent déroger dans cet article : vous pouvez prévoir un vote divisé entre indivisaires, ou une règle amiable de désignation du mandataire.
Les deux ont le droit de participer aux décisions collectives, mais le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il est réservé à l'usufruitier (article 1844, alinéa 3). Le même alinéa ajoute que, pour les autres décisions, nu-propriétaire et usufruitier peuvent convenir entre eux que le vote sera exercé par l'usufruitier. Et les statuts peuvent déroger à la deuxième phrase de cet alinéa (dernier alinéa du même article), donc redistribuer autrement le droit de vote. Ce qu'ils ne peuvent pas faire, c'est retirer à l'un des deux le droit de participer aux décisions.
Le mineur est associé et son droit de participer aux décisions est intact : c'est son représentant légal qui exerce le vote pour lui. Le point de vigilance est ailleurs. Quand le parent représentant est lui-même associé et vote dans un sens contraire à l'intérêt de l'enfant, l'opposition d'intérêts impose la désignation d'un administrateur ad hoc. Une clause de majorité qui repose sur les voix d'enfants mineurs est donc plus fragile qu'elle n'en a l'air.
Oui, par deux voies. La consultation écrite, à condition que les statuts la prévoient et en fixent les délais et modalités (article 1853). Ce texte admet expressément la voie électronique depuis le 14 septembre 2024, date d'entrée en vigueur de l'article 18 de la loi n° 2024-537 du 13 juin 2024. Et l'acte signé de tous les associés, qui vaut décision sans aucune formalité préalable (article 1854). Si vos statuts sont muets sur la consultation écrite, seule la seconde voie reste ouverte.
Deux ans à compter du jour où la nullité est encourue (article 1844-14 du Code civil), contre trois ans avant l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable depuis le 1er octobre 2025. Et le délai n'est plus le seul obstacle. Le juge doit aussi vérifier trois choses (article 1844-12-1) : un grief pour le demandeur, une influence de l'irrégularité sur la décision, et pas de conséquences excessives pour l'intérêt social.
Non. L'article 1844 pose que tout associé a le droit de participer aux décisions collectives. Son dernier alinéa n'autorise les statuts à déroger qu'à deux points précis : le deuxième alinéa (mandataire unique des parts indivises) et la seconde phrase du troisième alinéa (répartition du vote entre nu-propriétaire et usufruitier). Le droit de participer lui-même n'est pas dans cette liste, et la Cour de cassation a jugé que les statuts ne peuvent pas y déroger (Cass. com., 9 février 1999, n° 96-17.661, arrêt Château d'Yquem). Une clause qui exclut un associé du vote est contraire à une disposition impérative et se trouve réputée non écrite (article 1844-10, alinéa 2).
Oui, et c'est souvent la meilleure réponse dans une SCI familiale déséquilibrée. La formule est du type : « les décisions visées à l'article X sont prises par des associés représentant au moins les deux tiers des parts sociales et constituant au moins la moitié du nombre des associés ». Elle empêche un associé très majoritaire de décider seul, sans donner pour autant un veto à chacun. Attention à un piège de rédaction : précisez si le seuil en nombre se calcule sur les associés existants ou sur les seuls votants.
Une clause qui nomme une personne — « aucune vente ne peut intervenir sans l'accord de M. Berger » — pose deux problèmes. Elle survit mal au décès ou à la cession de ses parts, et elle se discute au regard de l'égalité entre associés. La technique robuste consiste à obtenir le même résultat par l'arithmétique : calibrez le seuil de majorité au-dessus de ce que les autres associés peuvent réunir sans lui. Le veto devient alors une conséquence du seuil, pas une faveur personnelle.
La clause reste valable, mais la décision ne passe plus qu'à l'unanimité de fait. Un seuil de 80 % dans une SCI à deux associés à parts égales donne à chacun un veto : aucun des deux ne réunit 80 % sans l'autre. Une clause cumulative — « les deux tiers des parts et les trois quarts du nombre des associés » — resserre encore l'étau : à deux associés, le second seuil impose lui aussi les deux voix. La société n'est pas nulle pour autant, elle est stérilisée sur ce point précis, et il ne reste que l'accord amiable, le rachat de parts ou la dissolution judiciaire pour justes motifs. Relisez toujours votre clause en simulant le pire cas de répartition du capital.