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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Permis de louer en SCI : l'autorisation préalable de mise en location (2026)

Dans un nombre croissant de communes, un logement ne peut plus être loué sans l'accord préalable de la collectivité. On appelle ça le permis de louer. Le mécanisme est discret : pas de loi nationale, pas de campagne d'information, pas de courrier au propriétaire. Une délibération d'intercommunalité, un plan de périmètre en annexe, une date d'entrée en vigueur, et à partir de ce jour-là toute nouvelle mise en location dans la zone suppose une autorisation. La plupart des bailleurs l'apprennent au pire moment : à l'ouverture d'un courrier de la mairie qui annonce une amende.

Commençons par la bonne nouvelle, parce qu'elle est presque toujours mal comprise. Un bail signé sans autorisation reste parfaitement valable. L'article L. 635-8 du code de la construction et de l'habitation le dit en toutes lettres : la mise en location sans autorisation préalable « est sans effet sur le bail dont bénéficie le locataire ». Personne ne sera expulsé, aucun contrat ne tombera, aucun loyer ne sera remis en cause. La note est pour le bailleur, et pour lui seul : une amende administrative qui peut monter à 15 000 €, plus l'arrêt du versement direct des aides au logement.

Pour une SCI qui détient un studio, c'est une formalité de plus dans un dossier déjà épais. Pour une SCI qui détient huit lots sur trois intercommunalités, c'est autre chose : trois régimes possibles, trois interlocuteurs, un formulaire à redéposer à chaque changement de locataire, et un mois d'instruction qui vient se glisser entre le congé reçu et la signature du bail suivant. Ce guide prend les questions dans l'ordre où elles se posent à un gérant. Mon lot est-il concerné ? Que faut-il déposer, et quand ? Que se passe-t-il si la mairie refuse ? Et combien coûte l'oubli ?

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (code de la construction et de l'habitation, loi du 6 juillet 1989, Légifrance, ANIL). Mis à jour le 3 août 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

À retenir en 30 secondes

  • Ce n'est pas un régime national. Le permis de louer existe uniquement là où une intercommunalité ou une commune l'a instauré par délibération, sur un périmètre qu'elle délimite (art. L. 635-1 CCH). Deux communes voisines peuvent être dans des situations opposées.
  • Deux régimes très différents. La déclaration de mise en location se fait dans les quinze jours après la signature (art. L. 634-1 et s.). L'autorisation préalable doit être obtenue avant de signer (art. L. 635-1 et s.).
  • Un mois, et le silence vaut accord. À défaut de décision expresse notifiée dans le mois du dépôt, le silence vaut autorisation (art. L. 635-4 CCH). Le récépissé de dépôt est la pièce qui prouve le point de départ.
  • À renouveler à chaque nouvelle mise en location. Le même article L. 635-4 l'impose. Le renouvellement du bail avec le locataire en place, lui, n'est pas concerné (art. R. 635-1).
  • Jusqu'à 15 000 €, et ce n'est plus le préfet. Depuis l'article 23 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, l'amende de l'article L. 635-7 est prononcée par le maire ou le président de l'EPCI, à leur profit.
  • Le bail reste valable. L'absence d'autorisation est sans effet sur le bail (art. L. 635-8 CCH). Mais l'autorisation doit être jointe au contrat (art. L. 635-5), et le tiers payant des aides au logement peut s'interrompre.

Références mobilisées dans ce guide

CCH — déclaration de mise en location : art. L. 634-1 (délibération et périmètre), L. 634-2 (transmission de la délibération à la CAF et à la MSA), L. 634-3 (délai de quinze jours, récépissé transmis au locataire, tiers payant des aides personnelles au logement, absence d'effet sur le bail), L. 634-4 (amende administrative jusqu'à 5 000 €, proportionnée à la gravité des manquements et non prononçable plus d'un an après leur constatation, produit affecté à la collectivité), L. 634-5 ; art. R. 634-1 à R. 634-5.
CCH — autorisation préalable : art. L. 635-1 (délibération, périmètre, délai d'entrée en vigueur d'au moins six mois, exclusion des logements du parc social et conventionnés APL), L. 635-2 (transmission de la délibération exécutoire à la CAF et à la MSA), L. 635-3 (autorisation exigée, refus ou conditions, motivation, travaux prescrits, visites entre 6 h et 21 h, juge des libertés et de la détention), L. 635-4 (formulaire, dossier de diagnostic technique, récépissé, silence valant autorisation dans le mois, renouvellement à chaque nouvelle mise en location), L. 635-5 (autorisation jointe au bail), L. 635-6 (transmission de la décision de refus à la CAF, à la MSA et aux services fiscaux), L. 635-7 (amendes de 5 000 € et 15 000 €, proportionnalité, prescription d'un an, produit affecté à la collectivité), L. 635-8 (absence d'effet sur le bail, portée de l'autorisation tacite), L. 635-9 (autorisation impossible en cas d'arrêté d'insalubrité, de péril ou relatif aux équipements communs ; inopposabilité aux polices de la salubrité et de la sécurité publiques), L. 635-10 (refus et autorisations assorties de réserves inscrits à l'observatoire du logement indigne et transmis au comité responsable du PDALHPD), L. 635-11 (décret d'application) ; art. R. 635-1 à R. 635-5, dont R. 635-4 (délai d'un mois pour présenter ses observations et régularisation par production du récépissé de dépôt).
Lois et décrets : loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014, art. 93 (création du chapitre IV — déclaration) et art. 92 (création du chapitre V — autorisation préalable) ; décret n° 2016-1790 du 19 décembre 2016 (partie réglementaire, en vigueur au 22 décembre 2016) ; loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 sur l'habitat dégradé, art. 23 (transfert du pouvoir de sanction du préfet au maire ou au président d'EPCI, affectation du produit des amendes à la collectivité, en vigueur au 11 avril 2024) ; décret n° 2024-970 du 30 octobre 2024 (adaptation des art. R. 634-4, R. 634-5, R. 635-4 et R. 635-5, en vigueur au 2 novembre 2024).
Loi du 6 juillet 1989 : art. 1er (bail de résidence principale), art. 3 (contenu du contrat), art. 3-3 (dossier de diagnostic technique), art. 6 (obligation de délivrer un logement décent), art. 10 (durée du bail : six ans lorsque le bailleur est une personne morale), art. 13 (SCI familiale assimilée à un bailleur personne physique, bail de trois ans), art. 15, I (préavis du locataire, réduit à un mois en zone tendue et dans les cas légaux), titre Ier (location nue), titre Ier bis (location meublée) et titre Ier ter (bail mobilité, art. 25-12 à 25-18, hors de la lettre de l'article R. 635-1).
Procédure administrative : art. L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration (demande incomplète : point de départ du délai de décision implicite) ; art. 72 de la Constitution (libre administration des collectivités territoriales, absence de pouvoir hiérarchique du préfet sur le maire) ; art. L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales (déféré préfectoral au titre du contrôle de légalité).
Formulaires : Cerfa n° 15652*01 (demande d'autorisation préalable de mise en location) et Cerfa n° 15663*01 (déclaration de transfert de l'autorisation), modèles fixés par l'arrêté du 27 mars 2017 ; Cerfa n° 15651*01 (déclaration de mise en location). Modèles fixés par arrêté du ministre chargé du logement, en application des articles L. 634-3 et L. 635-4 du CCH.
Régimes voisins, à ne pas confondre : art. L. 631-7 et L. 651-2 du CCH (changement d'usage et amende civile portée à 100 000 €) ; loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 dite Le Meur (meublés de tourisme) ; décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 (décence) ; loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite Climat et résilience, art. 160, et art. L. 173-1-1 du CCH (niveau de performance énergétique minimal du logement décent ; calendrier propre à la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte : classe F au 1er janvier 2028, classe E au 1er janvier 2031) ; art. 206, 2 du CGI et BOI-IS-CHAMP-10-30 (bascule à l'IS d'une SCI exerçant une activité commerciale, sous réserve de la tolérance de 10 % des recettes totales) ; décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 (communes en zone tendue, préavis réduit à un mois).

1. Permis de louer : deux régimes à ne pas confondre

Première chose à savoir : l'expression « permis de louer » ne figure nulle part dans la loi. C'est un raccourci de presse, et il recouvre deux dispositifs distincts, nés le même jour du même texte, logés dans deux chapitres voisins du code de la construction et de l'habitation. Même parenté, mais ni la même logique, ni le même calendrier, ni les mêmes conséquences pour une SCI.

Les deux sortent de la loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014 : son article 93 a créé le chapitre IV consacré à la déclaration de mise en location, son article 92 le chapitre V consacré à l'autorisation préalable. Le décret n° 2016-1790 du 19 décembre 2016 a écrit la partie réglementaire, et le décret n° 2024-970 du 30 octobre 2024 l'a retouchée après la décentralisation du pouvoir de sanction. L'intention du législateur, elle, n'a pas bougé d'un pouce depuis 2014 : repérer les logements dégradés avant qu'ils ne soient reloués plutôt qu'après, et retirer aux marchands de sommeil leur meilleur allié, l'invisibilité.

La déclaration de mise en location : un contrôle a posteriori

Le premier régime figure aux articles L. 634-1 à L. 634-5 du CCH. Le mécanisme tient en une phrase : la SCI signe le bail, puis déclare la mise en location dans les quinze jours suivant la conclusion du contrat. Rien à obtenir, rien à attendre, aucune décision à espérer. Le dépôt donne lieu à la remise d'un récépissé, dont le bailleur transmet une copie au locataire.

Ce récépissé n'a rien de décoratif. L'article L. 634-3 du CCH y accroche une conséquence financière très concrète : « Le bénéfice du paiement en tiers payant des aides personnelles au logement est subordonné à la production du récépissé de la déclaration de mise en location. » Traduction pour un gérant : si une partie du loyer vous arrive directement de la caisse d'allocations familiales, ce bout de papier conditionne le virement.

L'autorisation préalable : un contrôle a priori

Le second régime occupe les articles L. 635-1 à L. 635-11 du CCH. C'est lui que tout le monde appelle « permis de louer », et c'est de loin le plus contraignant. La SCI doit ici obtenir l'accord de la collectivité avant de signer le bail. La demande est instruite. Elle peut être refusée. Elle peut être accordée sous condition de travaux. Et elle prend un mois.

Tout le sujet tient dans cette différence de tempo. En régime de déclaration, votre calendrier de relocation ne bouge pas d'un jour : vous signez, puis vous déclarez. En régime d'autorisation, un mois d'instruction vient se loger entre le départ du sortant et la signature du suivant. Mal anticipé, ce mois se transforme en vacance sèche, dont nous chiffrons le coût dans notre guide sur la vacance locative en SCI.

Critère Déclaration de mise en location Autorisation préalable (« permis de louer »)
TextesArt. L. 634-1 à L. 634-5 et R. 634-1 à R. 634-5 CCHArt. L. 635-1 à L. 635-11 et R. 635-1 à R. 635-5 CCH
Moment de la démarcheAprès la signature du bailAvant la signature du bail
Délai15 jours suivant la conclusion du contrat1 mois d'instruction, silence valant accord
FormulaireCerfa n° 15651*01Cerfa n° 15652*01
Refus possible ?Non — il s'agit d'une informationOui, ou accord sous conditions de travaux
Document remisRécépissé, copie transmise au locataireAutorisation, à joindre au bail (art. L. 635-5)
Amende maximale5 000 € (art. L. 634-4)5 000 €, puis 15 000 € (art. L. 635-7)
Effet sur le bailAucun (art. L. 634-3)Aucun (art. L. 635-8)
Impact sur les aides au logementTiers payant subordonné au récépissé (L. 634-3)Décision de refus transmise à la CAF, à la MSA et aux services fiscaux (L. 635-6)

Qui décide, et sur quel périmètre

La compétence appartient à l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat : communauté de communes, communauté d'agglomération, métropole. À défaut d'EPCI compétent, elle revient au conseil municipal. C'est un choix local, pris librement, et qu'une délibération ultérieure peut défaire.

La délibération fait trois choses. Elle choisit le régime, déclaration ou autorisation, sachant qu'une même collectivité peut appliquer les deux sur des zones différentes. Elle délimite ensuite le périmètre : un quartier, quelques rues, un ensemble d'immeubles, parfois toute la commune. Elle peut enfin restreindre le champ à certaines catégories de logements ou d'immeubles, typiquement le bâti antérieur à une date donnée ou les logements sous une certaine surface.

L'article L. 635-1 du CCH glisse au passage une précaution utile pour les bailleurs : la délibération fixe la date d'entrée en vigueur du dispositif, qui ne peut être fixée à un délai inférieur à six mois à compter de sa publication. Sur le papier, vous avez donc un semestre pour vous organiser. Sauf que personne ne vous prévient : encore faut-il avoir lu le bon compte rendu de conseil communautaire, entre deux points sur la collecte des déchets verts.

Pourquoi deux communes voisines ne sont pas logées à la même enseigne. Le dispositif est une faculté, pas une obligation. Une ville a pu instaurer l'autorisation préalable sur son centre ancien, sa voisine immédiate ne rien faire du tout, et la troisième du même EPCI se contenter d'une déclaration sur tout son territoire. Le raisonnement « je connais la règle chez moi, ce sera pareil de l'autre côté du pont » est faux à peu près une fois sur deux. La vérification se fait adresse par adresse, y compris entre deux immeubles de la même rue.

Quels contrats sont visés — et lesquels ne le sont pas

L'article R. 635-1 du CCH donne la définition qui sert de clé de lecture à tout le dispositif. Constituent une mise en location, une relocation ou une nouvelle mise en location la conclusion d'un contrat de location soumis au titre Ier ou au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, à l'exclusion de sa reconduction, de son renouvellement ou d'un avenant à ce contrat.

En langage de gestion locative, sont donc concernés :

  • les locations nues à usage de résidence principale (titre Ier de la loi de 1989) ;
  • les locations meublées à usage de résidence principale (titre Ier bis) ;
  • par extension, la plupart des colocations portant sur une résidence principale, qu'elles reposent sur un bail unique ou sur des baux individuels — un point développé dans notre guide sur la colocation en SCI.

Ne sont en revanche pas concernés, faute d'entrer dans le champ des titres Ier et Ier bis :

  • la reconduction tacite et le renouvellement d'un bail en cours avec le même locataire, expressément exclus par le texte ;
  • les meublés de tourisme et locations saisonnières, qui relèvent d'un tout autre corpus — voir notre guide sur la location saisonnière en SCI ;
  • les locaux professionnels et commerciaux, qui ne sont pas des logements ;
  • les logements mis en location par un organisme d'habitations à loyer modéré ou une société d'économie mixte, et ceux qui font l'objet d'une convention APL avec l'État : ils sont expressément hors champ (art. L. 635-1, I, second alinéa, auquel renvoie l'article L. 635-3 ; même exclusion en régime de déclaration à l'article L. 634-1).

Le bail mobilité mérite un mot à part. Il relève du titre Ier ter de la loi de 1989 (art. 25-12 à 25-18), pas des titres Ier ou Ier bis : à la lettre de l'article R. 635-1, il sort donc de la définition de la mise en location. Je resterais malgré tout prudent, pour deux raisons. Les pratiques d'instruction varient beaucoup d'une collectivité à l'autre, et le bail mobilité emporte lui aussi l'application du dossier de diagnostic technique de l'article 3-3, par renvoi de l'article 25-12. Dans le doute, la question se pose au service instructeur avant la signature, jamais après. Ce contrat a son propre guide : bail mobilité et logement étudiant en SCI.


2. Comment savoir si votre bien est concerné par le permis de louer

Il n'existe aucun registre national consultable. Pas de téléservice unique, pas de carte officielle exhaustive, aucune alerte adressée aux propriétaires. Les cartes que l'on trouve en ligne sont des compilations privées, souvent incomplètes et rarement à jour. Elles donnent un indice. Elles ne prouvent rien.

La source de droit, c'est la délibération de l'EPCI compétent en matière d'habitat ou, à défaut, celle du conseil municipal, avec le plan de périmètre qui lui est annexé. Tout le reste, y compris cet article, n'est que du commentaire.

La démarche fiable, en trois temps

Identifiez d'abord l'EPCI dont dépend la commune du bien. Dans la très grande majorité des cas, c'est lui qui détient la compétence habitat. Un gérant qui interroge la mairie alors que la compétence est partie à la métropole récupère souvent une réponse approximative, parfois donnée de bonne foi par un agent qui n'a plus le dossier. Le nom de l'intercommunalité figure sur le site de la commune et dans l'annuaire public des collectivités.

Interrogez ensuite le service compétent par écrit. Il s'appelle service habitat, service hygiène et santé, service logement ou service urbanisme selon les organigrammes. Mentionnez l'adresse exacte, l'étage, le numéro de lot et la référence cadastrale. Ce niveau de détail n'est pas du zèle : un périmètre peut viser un côté de rue et pas l'autre, ou seulement les immeubles antérieurs à une date de construction.

Conservez la réponse. Un courriel daté et nominatif du service habitat indiquant que le bien n'est pas en zone soumise à autorisation vaut pièce de dossier, et démontre la diligence du gérant si une procédure s'ouvre trois ans plus tard. Même logique d'archivage que pour le reste des documents à conserver dans une SCI.

Les zones habituellement visées

Le dispositif a été pensé comme un outil de lutte contre l'habitat indigne. Les périmètres retenus prolongent donc presque toujours une politique déjà engagée, et l'on retrouve les mêmes profils d'un bout à l'autre du pays :

  • les centres anciens dégradés, tissu de faubourg, immeubles antérieurs à 1949, souvent divisés en petits logements ;
  • les quartiers faisant l'objet d'une opération programmée d'amélioration de l'habitat ou d'un plan de sauvegarde de copropriété ;
  • les secteurs où la division pavillonnaire ou la découpe d'immeubles en micro-logements est identifiée comme un problème ;
  • les zones de forte tension locative dans lesquelles le rapport de force permet de louer des biens dont l'état ne le justifierait pas.

Un signal de terrain, à défaut de règle de droit : quand un quartier cumule les façades ravalées sur subvention publique, quelques immeubles sous arrêté et des panneaux d'opération d'amélioration de l'habitat, la probabilité qu'un régime de déclaration ou d'autorisation existe est très forte. Ça ne dispense pas de vérifier. Ça indique où regarder en premier.

Une vérification à refaire, pas une réponse acquise

Voilà ce que la plupart des bailleurs manquent : la réponse obtenue en 2023 ne vaut plus rien en 2026. Une collectivité peut instaurer le dispositif, l'étendre à de nouveaux quartiers, le restreindre ou le supprimer, à tout moment, par une simple délibération. La bonne règle de gestion est donc de revérifier à chaque nouvelle mise en location, puisque c'est de toute façon à ce moment-là que la question se pose, et non une fois pour toutes le jour de l'acquisition.

Sur un patrimoine de plusieurs lots, cette vérification devient une ligne de plus dans le rituel de relocation, à côté de la commande des diagnostics et de la mise à jour de l'assurance. La checklist en fin de guide la remet à sa place dans la séquence.

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3. La demande de permis de louer : formulaire, pièces, délai et silence de l'administration

Le fond de la procédure tient à l'article L. 635-4 du CCH ; son contenu et ses effets aux articles R. 635-2 et R. 635-3. Elle se décrit en dix lignes. Elle se rate pourtant très facilement, parce qu'elle s'insère dans un calendrier de relocation que personne ne pense à décaler.

Le texte

« À défaut de notification d'une décision expresse dans un délai d'un mois à compter du dépôt de la demande d'autorisation, le silence gardé par le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat ou le maire de la commune vaut autorisation préalable de mise en location. […] L'autorisation préalable de mise en location doit être renouvelée à chaque nouvelle mise en location. »

Article L. 635-4 du code de la construction et de l'habitation

Le formulaire

La demande est établie conformément à un formulaire dont le modèle est fixé par arrêté du ministre chargé du logement. Ce formulaire est le Cerfa n° 15652*01, « Demande d'autorisation préalable de mise en location de logement », dont le modèle résulte de l'arrêté du 27 mars 2017 — le même arrêté fixant celui de la déclaration de transfert (Cerfa n° 15663*01). Le régime de déclaration a son propre imprimé, le Cerfa n° 15651*01. Vérifiez la version en ligne au moment du dépôt : ces modèles sont susceptibles d'être actualisés par arrêté.

Attention au mode de dépôt : la voie électronique n'est ouverte que si la délibération mentionnée au II de l'article L. 635-1 a prévu cette faculté. Ce n'est pas un droit général. Certaines collectivités ont monté un téléservice dédié, d'autres en sont restées au dépôt au guichet ou au recommandé. On pose la question au service instructeur en préparant le dossier, pas le jour où l'on veut le déposer.

Ce que la demande doit contenir

L'article R. 635-2 du CCH liste les informations exigées. Pour une SCI, la lecture est spécifique : le texte distingue expressément les bailleurs personnes physiques des bailleurs personnes morales.

Rubrique Ce qu'il faut renseigner quand le bailleur est une SCI
Identité du bailleurDénomination sociale, forme juridique (société civile immobilière), adresse du siège social
SignataireNom, prénom et qualité — c'est-à-dire « gérant de la SCI X », mention exigée par le texte
Mandataire éventuelIdentité, adresse, activité et numéro de carte professionnelle de l'administrateur de biens
LocalisationAdresse complète, étage, numéro de lot, références cadastrales
Désignation du logementConsistance : nombre de pièces, surface, équipements, nature de la location envisagée (nue ou meublée)
ImmeubleConsistance de l'immeuble d'implantation, présence de parties communes, statut de copropriété
Annexe obligatoireDossier de diagnostic technique de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989

Le dossier de diagnostic technique est le seul document dont l'annexion est imposée par la loi elle-même. L'article L. 635-4 précise que, pour les logements dont les contrats de location sont soumis à l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989, ce dossier est annexé à cette demande. Il comprend, selon les cas, le diagnostic de performance énergétique, l'état des risques, le constat de risque d'exposition au plomb pour les immeubles antérieurs à 1949, les états des installations intérieures de gaz et d'électricité lorsqu'elles ont plus de quinze ans, et le cas échéant le constat amiante.

L'effet domino que personne n'anticipe. Les diagnostics conditionnent le dépôt, et le dépôt conditionne la signature. Sur un logement dont le DPE est périmé, la SCI doit enchaîner : prise de rendez-vous avec le diagnostiqueur, visite, réception du rapport, dépôt de la demande, un mois d'instruction, signature. Comptez six à sept semaines si rien n'a été lancé avant le départ du locataire. Notre guide sur l'audit énergétique en SCI détaille l'articulation entre DPE, audit et travaux.

Le dépôt et le récépissé

Le dépôt de la demande donne lieu à la remise d'un récépissé (art. L. 635-4). L'article R. 635-3 précise que l'accusé de réception de la demande vaut récépissé.

C'est la pièce la plus précieuse du dossier, et pour une raison très simple : elle date le point de départ du délai d'un mois. Le jour où il faudra démontrer qu'une autorisation tacite est née, c'est le récépissé, et lui seul, qui le prouvera. Un gérant qui dépose son dossier sans repartir avec ce papier a fait la démarche pour rien.

Le délai d'un mois et le sens du silence

C'est ici qu'une bonne moitié des articles en ligne dérape, généralement en écrivant que « le silence vaut refus » par analogie avec l'urbanisme. C'est exactement l'inverse.

L'article L. 635-4 du CCH institue un silence positif : à défaut de notification d'une décision expresse dans un délai d'un mois à compter du dépôt, le silence gardé par le président de l'EPCI ou le maire vaut autorisation préalable de mise en location. Passé ce délai, la SCI peut signer.

Restent deux précisions qui comptent devant un guichet. Le délai court à compter du dépôt d'une demande complète, et non de son envoi : voilà pourquoi le récépissé pèse si lourd. Si le dossier est incomplet, l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration s'applique — l'administration indique les pièces manquantes, et le délai au terme duquel naît la décision implicite ne court qu'à compter de la réception de ces pièces. Autrement dit, une demande incomplète ne fait pas courir le délai d'un mois : elle en suspend le point de départ jusqu'à régularisation. Plus subtil, l'article L. 635-8 ajoute que « l'autorisation préalable de mise en location délivrée à titre tacite est sans incidence sur la qualification du logement au regard des caractéristiques de décence ou du caractère indigne de l'habitat. »

Comprenez bien la portée de cette phrase : l'autorisation tacite n'est pas un certificat de décence. Elle vous met à l'abri de l'amende de l'article L. 635-7, rien de plus. Elle ne vous protège ni d'une action du locataire fondée sur l'article 6 de la loi de 1989, ni d'une police de l'insalubrité. Décrocher un accord tacite sur un logement objectivement indécent, c'est gagner un mois de tranquillité et conserver l'intégralité du risque.

La validité dans le temps : deux ans

L'article R. 635-3 du CCH prévoit que l'autorisation devient caduque si elle n'est pas suivie d'une mise en location dans un délai de deux ans à compter de sa délivrance.

Deux enseignements, l'un défensif, l'autre offensif. Demander une autorisation « par avance », en amont d'un chantier lourd, ne sert à rien : si les travaux dérapent au-delà de deux ans, tout est à refaire. En revanche, en cas de mutation du logement à titre onéreux ou à titre gratuit, le même article organise le transfert de l'autorisation au nouveau propriétaire, avec l'accord de son titulaire, par une déclaration de transfert déposée au moyen du Cerfa n° 15663*01 (modèle fixé par l'arrêté du 27 mars 2017) ; le transfert prend effet au dépôt de cette déclaration. Une SCI qui cède un immeuble de rapport peut donc transmettre une autorisation en cours de validité — un argument concret, et rarement utilisé, dans la négociation d'un immeuble de rapport.

Renouvellement à chaque mise en location : la règle qui coûte le plus cher

L'article L. 635-4 est catégorique : « L'autorisation préalable de mise en location doit être renouvelée à chaque nouvelle mise en location. »

Aucune autorisation n'est « attachée au logement » et ne se transmettrait de locataire en locataire. Chaque contrat nouveau appelle une demande nouvelle, une instruction nouvelle, un mois de plus. Le sujet cesse alors d'être une formalité d'installation pour devenir une obligation récurrente, rythmée par la rotation locative. C'est précisément ce qui en fait un point de gestion pour une SCI, et pas un simple encadré juridique.

Heureusement, l'article R. 635-1 exclut expressément la reconduction et le renouvellement. Le locataire en place dont le bail se reconduit tacitement, celui qui signe un renouvellement au terme du bail — six ans lorsque le bailleur est une personne morale, donc pour une SCI de droit commun, trois ans seulement pour une SCI familiale assimilée à un bailleur personne physique par l'article 13 de la loi du 6 juillet 1989 —, celui avec qui vous régularisez un avenant pour ajouter un colocataire ou réviser le loyer : aucun de ces événements ne déclenche quoi que ce soit. C'est la seule bonne nouvelle du dispositif, et elle profite entièrement aux bailleurs qui gardent leurs locataires longtemps.

Événement Nouvelle demande ? Fondement
Premier bail après acquisitionOuiNouvelle mise en location (L. 635-4)
Départ du locataire, nouveau locataireOuiNouvelle mise en location (L. 635-4)
Reconduction tacite du bailNonExclusion expresse (R. 635-1)
Renouvellement au terme, même locataireNonExclusion expresse (R. 635-1)
Avenant (loyer, colocataire, durée)NonExclusion expresse de l'avenant (R. 635-1)
Passage de location nue à meublée, même locataireÀ vérifier localementChangement de titre de la loi de 1989
Vente du logement louéNon, mais transfert possibleDéclaration de transfert (R. 635-3)

4. Les suites possibles : accord, conditions de travaux, refus, recours

Trois issues sont possibles, plus une quatrième qui est en réalité la plus fréquente : le silence.

L'autorisation expresse

La collectivité notifie une décision favorable. L'article R. 635-3 précise que l'autorisation reproduit l'ensemble des informations mentionnées dans la demande. Conséquence très concrète : une coquille dans le formulaire se recopie telle quelle dans l'autorisation. Un numéro de lot inversé, une surface erronée, et vous détenez une autorisation qui décrit un autre logement que celui que vous louez. Elle ne couvre alors rien du tout.

L'article L. 635-5 impose ensuite de joindre l'autorisation au contrat de bail à chaque nouvelle mise en location ou relocation. Elle rejoint les annexes obligatoires, aux côtés du dossier de diagnostic technique, de l'état des lieux et de la notice d'information. Notre modèle de bail pour SCI tient cette liste d'annexes à jour.

L'autorisation sous conditions de travaux

C'est l'issue intermédiaire, et la plus intéressante. L'article L. 635-3 du CCH permet à l'autorité compétente de soumettre l'autorisation à conditions lorsque le logement ne respecte pas les caractéristiques de décence ou est susceptible de porter atteinte à la sécurité des occupants et à la salubrité publique.

La décision doit alors être motivée et préciser la nature des travaux ou aménagements prescrits. Le texte oblige la collectivité à dire quoi faire, pas seulement à constater que ça ne va pas. Pour un gérant, c'est un cadeau déguisé : une décision administrative arrive avec, en pièce jointe, un cahier des charges qu'un artisan peut chiffrer. À partir de là, l'arbitrage entre faire les travaux, réviser le loyer cible à la baisse ou sortir le bien se pose sur des chiffres.

Les travaux prescrits relèvent ensuite du régime comptable et fiscal habituel : dépenses d'entretien et de réparation déductibles, dépenses d'amélioration selon les cas, immobilisation et amortissement si la SCI est à l'IS. Nous détaillons ces arbitrages dans nos guides sur les travaux en SCI et sur la rénovation globale.

Le refus

Le refus obéit aux mêmes conditions de fond et de forme : il ne peut être opposé que pour les motifs de l'article L. 635-3 — non-respect des caractéristiques de décence, atteinte à la sécurité des occupants et à la salubrité publique — et il doit être motivé en précisant les travaux attendus. S'y ajoute un cas de blocage automatique, développé plus bas : l'article L. 635-9 interdit la délivrance de l'autorisation lorsque l'immeuble est sous arrêté d'insalubrité, de péril ou relatif aux équipements communs.

Un refus produit immédiatement deux effets. Le premier, c'est sa diffusion : l'article L. 635-6 prévoit la transmission de la décision de rejet à la caisse d'allocations familiales, à la caisse de mutualité sociale agricole et aux services fiscaux. Rien ne reste entre vous et le service instructeur. Le second, c'est le plafond de sanction : louer malgré un rejet expose à l'amende maximale de 15 000 € de l'article L. 635-7. La faute est délibérée, écrite, datée, et la modulation jouera contre le bailleur.

Les visites du logement

L'article L. 635-3 organise le pouvoir de visite de l'autorité compétente, sous deux garde-fous. Lorsque les lieux sont à usage d'habitation, les visites ne peuvent avoir lieu qu'entre 6 heures et 21 heures. Et l'autorisation du juge des libertés et de la détention devient nécessaire dès que l'occupant s'oppose, ou que la personne ayant qualité pour autoriser l'accès reste introuvable.

Sur le terrain, l'instruction se fait le plus souvent sur pièces. La visite est réservée aux dossiers signalés et aux immeubles que le service hygiène suit déjà.

Les recours

Le refus et l'autorisation sous conditions sont des décisions administratives individuelles. Elles suivent le régime contentieux de droit commun :

  • le recours gracieux, adressé à l'auteur de la décision, souvent le plus efficace lorsque le désaccord porte sur un fait matériel — une surface mal reportée, un diagnostic manquant au dossier ;
  • le recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif, dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision, les voies et délais de recours devant être mentionnés sur celle-ci.

Il n'existe en revanche aucun recours hiérarchique sur ce contentieux, et l'erreur se rencontre souvent. Le maire et le président d'EPCI exercent ici une compétence décentralisée : en vertu du principe de libre administration des collectivités territoriales (art. 72 de la Constitution), ils n'ont pas de supérieur hiérarchique, et le préfet ne dispose à leur égard que du contrôle de légalité — le déféré préfectoral de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales — et non d'un pouvoir hiérarchique. Écrire au préfet pour faire réformer un refus ne suspend rien et ne proroge aucun délai. Les deux seules voies utiles sont le recours gracieux et le recours pour excès de pouvoir.

Un conseil de méthode, purement opérationnel celui-là. Sur ce contentieux, le rapport entre l'enjeu financier et la durée d'une instance devant le tribunal administratif est rarement favorable au bailleur. Quand les travaux prescrits sont matériellement réalisables, les faire puis redéposer va presque toujours plus vite qu'un recours. Et cette voie règle au passage le risque de décence, que le juge administratif, lui, ne réglera jamais.

L'articulation avec un arrêté d'insalubrité ou de péril

Il faut ici éviter une confusion fréquente. Le permis de louer, l'insalubrité et le péril sont trois régimes distincts, avec trois autorités et trois logiques.

Régime Nature Effet sur la location
Permis de louerAutorisation administrative préalable (L. 635-1 et s. CCH)Conditionne la régularité de la mise en location, sans affecter le bail
DécenceObligation contractuelle du bailleur (art. 6, loi du 6 juillet 1989)Relève du juge civil, à la demande du locataire
InsalubritéPolice spéciale de la sécurité et de la salubrité des immeublesPeut emporter interdiction d'habiter et suspension des loyers
PérilPolice spéciale, risque pour la solidité du bâtiPeut emporter évacuation, travaux d'office, relogement

Ces couches sont indépendantes et se cumulent. Le code pose tout de même entre elles deux liens explicites, qu'un gérant a intérêt à connaître.

Le premier est un verrou : l'article L. 635-9 du CCH dispose que l'autorisation préalable ne peut pas être délivrée lorsque l'immeuble dans lequel est situé le logement est frappé d'un arrêté d'insalubrité, de péril ou d'un arrêté relatif aux équipements communs des immeubles collectifs à usage principal d'habitation. Autrement dit, tant que l'arrêté n'est pas levé, il n'existe aucun chemin vers une autorisation — la demande est vouée au refus, et il ne sert à rien de la redéposer avant d'avoir exécuté les travaux prescrits par la police spéciale.

Le second est une inopposabilité, posée par le même article : la délivrance de l'autorisation préalable est inopposable aux autorités publiques chargées de la police de la salubrité et de la sécurité publiques, ainsi qu'aux droits des occupants relatifs aux mesures de police administrative prises à ce titre. Obtenir un permis de louer ne purge donc rien : ni un arrêté à venir, ni un grief de décence, ni les droits du locataire attachés à une mesure de police. Et à l'inverse, l'absence d'arrêté ne dispense évidemment pas de la demande d'autorisation. L'article L. 635-8, déjà cité, complète le dispositif en précisant que l'autorisation tacite ne vaut pas quitus de décence.

Un dernier point de publicité mérite d'être signalé : l'article L. 635-10 prévoit que les décisions de refus ainsi que les autorisations assorties de réserves sont transmises au comité responsable du plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées et inscrites à l'observatoire du logement indigne. Attention à ne pas confondre les deux circuits : la transmission à la CAF, à la MSA et aux services fiscaux de l'article L. 635-6 ne vise que les refus, mais celle de l'article L. 635-10 englobe aussi les autorisations sous réserves. Une autorisation conditionnée à des travaux laisse donc, elle aussi, une trace institutionnelle durable, bien au-delà du service instructeur.


5. Les sanctions du permis de louer : jusqu'à 15 000 €, et qui les prononce depuis 2024

Nous arrivons au cœur du sujet, et par la même occasion à la partie où l'information en ligne est la plus périmée. Beaucoup d'articles, y compris publiés cette année, expliquent encore que l'amende est prononcée par le préfet. C'est faux depuis avril 2024.

Les montants

L'article L. 635-7 du CCH distingue deux situations, avec une gradation :

Manquement Amende maximale Texte
Mise en location sans avoir déposé de demande d'autorisation5 000 €Art. L. 635-7 CCH
Nouveau manquement dans un délai de trois ans15 000 €Art. L. 635-7 CCH
Mise en location malgré une décision de rejet15 000 €Art. L. 635-7 CCH
Défaut de déclaration de mise en location5 000 €Art. L. 634-4 CCH

Ce sont des plafonds, pas des tarifs. Le texte le dit lui-même : l'amende est « proportionnée à la gravité des manquements constatés » (art. L. 635-7 pour l'autorisation, art. L. 634-4 pour la déclaration). L'autorité tient compte de la gravité du manquement, de l'état du logement et de l'attitude du bailleur. Un premier oubli sur un T2 en bon état, régularisé dès le courrier reçu, ne se traite pas comme une relocation assumée après un refus notifié six mois plus tôt.

Une prescription courte, souvent ignorée. Les articles L. 634-4 et L. 635-7 précisent tous deux que l'amende ne peut être prononcée plus d'un an à compter de la constatation des manquements. Ce délai d'un an court depuis la constatation par l'autorité, non depuis la signature du bail : un manquement ancien mais découvert récemment reste sanctionnable. En revanche, une procédure ouverte puis laissée en sommeil plus d'un an est éteinte — un point à vérifier avant de payer.

La procédure contradictoire

Avant de prononcer l'amende, l'autorité doit informer préalablement la personne concernée qu'elle peut présenter ses observations. Ce délai n'est pas laissé à l'appréciation de la collectivité : l'article R. 635-4 du CCH, dans sa rédaction issue du décret n° 2024-970 du 30 octobre 2024, le fixe à un mois — même règle à l'article R. 634-4 pour le régime de déclaration.

Et ces mêmes articles ajoutent une possibilité que presque aucun gérant n'exploite : l'intéressé peut régulariser sa situation pendant ce délai, en joignant à ses observations la copie du récépissé du dépôt de la demande d'autorisation. Autrement dit, le courrier qui annonce l'amende ouvre une fenêtre pour déposer la demande manquante et le prouver, dans la même enveloppe que vos explications. C'est le levier le plus efficace du dispositif, et il se referme au bout d'un mois.

Beaucoup de gérants passent à côté de cette étape. Recevoir un courrier qui annonce une amende, ce n'est pas recevoir une amende : c'est recevoir une invitation à s'expliquer. La SCI qui profite du délai pour déposer la demande manquante, produire les diagnostics et démontrer que le logement est décent obtient très souvent un classement, ou une amende ramenée au symbolique. Celle qui laisse le courrier dans une pile se voit appliquer le montant proposé, sans discussion.

Le changement d'autorité : la loi du 9 avril 2024

L'article 23 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 visant à l'accélération et à la simplification de la rénovation de l'habitat dégradé a modifié les articles L. 634-4 et L. 635-7 du CCH. Il a substitué, dans le texte, le maire de la commune ou le président de l'EPCI compétent en matière d'habitat au « représentant de l'État dans le département », et remplacé l'affectation du produit des amendes à l'Agence nationale de l'habitat par une affectation à la commune ou à l'EPCI concerné. Ces dispositions sont en vigueur depuis le 11 avril 2024.

Sur le papier, c'est de la tuyauterie administrative. Dans les faits, cela change trois choses.

  • L'instructeur et le sanctionnateur ne font plus qu'un. Celui qui a délimité le périmètre, reçu votre demande, instruit votre dossier et constaté votre manquement prononce aussi l'amende, et en encaisse le produit.
  • La collectivité y a désormais un intérêt budgétaire. Tant que l'argent partait à l'Anah, verbaliser ne rapportait rien à la commune. Depuis avril 2024, si.
  • Les délais se raccourcissent. Une chaîne courte, sans aller-retour avec la préfecture, produit mécaniquement plus de décisions, et plus vite.

Signal de vigilance sur vos sources. Si un article, un modèle de bail ou une notice indique que l'amende de permis de louer est prononcée par le préfet et versée à l'Anah, il reflète l'état du droit antérieur au 11 avril 2024. Le même réflexe vaut pour tout document daté d'avant 2024 sur ce sujet.

L'effet sur les aides au logement

L'amende n'épuise pas le sujet. Le dispositif est branché directement sur les organismes payeurs des aides personnelles au logement, et cette connexion produit des effets de trésorerie que l'on sent passer.

  • En régime de déclaration, l'article L. 634-3 subordonne expressément le bénéfice du paiement en tiers payant des aides personnelles au logement à la production du récépissé de déclaration. Sans récépissé, l'aide cesse d'être versée directement au bailleur.
  • En régime d'autorisation, l'article L. 635-6 organise la transmission de la décision de refus — et d'elle seule — à la caisse d'allocations familiales, à la caisse de mutualité sociale agricole et aux services fiscaux. Une autorisation assortie de conditions de travaux n'est pas visée par ce texte.
  • Les articles L. 634-2 et L. 635-2 prévoient par ailleurs que la délibération exécutoire instaurant le régime est elle-même transmise à la CAF et à la MSA, de sorte que les caisses connaissent les périmètres concernés.

Prenons un cas courant. La SCI encaisse 380 € d'APL en tiers payant sur un loyer de 620 €, et perd ce circuit. Elle ne perd pas son loyer pour autant : elle déplace 61 % de la quittance du compte de la CAF vers celui d'un locataire dont c'est précisément la situation financière qui justifiait l'aide. Un flux automatique devient une créance à surveiller tous les mois. Multipliez par quatre lots, et vous avez un vrai sujet de trésorerie, que nous creusons dans nos guides sur les impayés de loyer en SCI et sur la caution du locataire.

Ce que la sanction ne fait pas : annuler le bail

Je le répète parce que c'est la crainte numéro un des gérants, et qu'elle est sans fondement. L'article L. 635-8 du CCH dispose que « la mise en location de locaux à usage d'habitation par un bailleur, sans autorisation préalable, est sans effet sur le bail dont bénéficie le locataire ». L'article L. 634-3 énonce la même règle pour la déclaration.

Le bail vit sa vie normalement : le loyer est dû, le dépôt de garantie reste acquis, le congé obéit aux règles ordinaires de la loi du 6 juillet 1989. Le locataire ne peut pas invoquer l'absence d'autorisation pour cesser de payer ; le bailleur ne peut pas l'invoquer pour reprendre son bien. L'équilibre est voulu : le législateur a choisi de taper sur le bailleur négligent sans fragiliser l'occupant, qui est justement la personne que le dispositif prétend protéger. Pour le reste du régime du bail d'habitation, voir notre guide SCI et bail d'habitation.


6. Cas chiffré : une SCI de six lots sur trois communes

Rien ne vaut un cas chiffré pour faire tomber la pièce. Voici celui que je prends en rendez-vous.

La SCI Vauban, à l'IR, détient six logements : trois lots dans un immeuble de centre ancien commune A, deux appartements commune B, un studio commune C. Le gérant est associé majoritaire et gère tout lui-même, sans agence. Les trois communes relèvent de trois intercommunalités différentes.

Lot Commune Régime applicable Démarche à chaque relocation
Lots 1, 2 et 3A — centre ancienAutorisation préalableCerfa 15652*01 + DDT, 1 mois d'instruction, avant signature
Lots 4 et 5B — ensemble du territoireDéclarationCerfa 15651*01 dans les 15 jours suivant la signature
Lot 6C — aucun dispositifAucuneRien, mais vérification à refaire à chaque relocation

Le scénario de la SCI qui n'a rien vu

Sur une année, la SCI Vauban enchaîne trois relocations : le lot 1 commune A, le lot 4 commune B, le lot 6 commune C. Le gérant déroule la même routine partout, celle qu'il applique depuis dix ans : diagnostics, annonce, visites, signature, état des lieux. Aucune démarche auprès des collectivités, puisqu'il ignore que deux d'entre elles ont délibéré.

Dix-huit mois plus tard, un signalement dans l'immeuble de la commune A amène le service habitat à contrôler les baux : une mise en location sans autorisation sur le lot 1. Au même moment, la commune B repère l'absence de déclaration sur le lot 4, tout bêtement parce que le locataire a demandé le tiers payant de son APL.

Suite de l'histoire, et c'est elle qui coûte cher. Le gérant régularise le lot 1, paie l'amende, puis range le sujet. Huit mois plus tard, le locataire du lot 2 — même immeuble, même commune, même périmètre — donne congé, et le gérant reloue exactement comme avant. Ce second manquement, cette fois postérieur à la constatation du premier et intervenu dans les trois ans, fait basculer le dossier sur le plafond aggravé de l'article L. 635-7.

Manquement Plafond légal Hypothèse d'exposition
Lot 1 — location sans autorisation (1er manquement)5 000 €1 500 €
Lot 2 — nouveau manquement, postérieur à la constatation du premier et dans les trois ans15 000 €4 000 €
Lot 4 — défaut de déclaration5 000 €800 €
Coût définitif — total des amendes6 300 €
Suspension du tiers payant APL lot 4 (380 €/mois pendant 4 mois)1 520 € de trésorerie déplacée, à recouvrer auprès du locataire

Les montants d'amende retenus sont des hypothèses de modulation, à titre d'illustration : seuls les plafonds de 5 000 € et 15 000 € résultent de l'article L. 635-7 du CCH. Le montant effectivement prononcé dépend de l'appréciation de l'autorité compétente. Les 1 520 € d'APL ne sont pas une perte : l'aide reste due au locataire et le loyer reste exigible en totalité, l'article L. 634-3 du CCH ne suspendant que le versement en tiers payant. C'est de la trésorerie déplacée, et une créance à recouvrer, pas une charge — raison pour laquelle elle n'est pas additionnée aux amendes.

Attention à la lecture du plafond aggravé. Les 15 000 € de l'article L. 635-7 supposent « un nouveau manquement dans un délai de trois ans », c'est-à-dire un manquement postérieur à un premier manquement déjà constaté. Deux relocations irrégulières découvertes ensemble, lors d'un même contrôle et sanctionnées dans une même procédure, sont deux premiers manquements : chacun relève du plafond de 5 000 €. C'est la répétition après avertissement que le texte punit plus lourdement, pas le nombre de lots contrôlés le même jour.

Sur six lots qui rapportent 41 000 € de loyers annuels, soit 3 417 € de recettes brutes par mois, les 6 300 € d'amendes avalent près de deux mois de loyers. Ajoutez les 1 520 € d'APL à courir après, et l'épisode pèse deux mois et demi de recettes brutes en trésorerie. Et pas un euro n'était fatal : ce qui manquait, c'était une colonne dans un tableau de suivi.

La même SCI, organisée

Reprenons le même patrimoine avec un gérant qui a intégré la vérification à sa routine. Le coût de la conformité tient en trois lignes. Une vérification écrite auprès de chaque collectivité, à l'acquisition puis à chaque congé reçu. Un formulaire déposé avant signature pour les lots de la commune A. Un formulaire déposé dans les quinze jours pour ceux de la commune B. Total en argent : zéro.

Le vrai coût est ailleurs, dans le calendrier : un mois d'instruction à absorber sur les trois lots de la commune A. Sur un loyer de 640 €, ce mois vaut 640 € s'il se transforme en vacance. Il ne s'y transforme que si personne ne l'a anticipé. Un gérant qui dépose sa demande le jour où il reçoit le congé, soit jusqu'à trois mois avant la libération des lieux en location nue, ne perd strictement rien : l'instruction tourne pendant le préavis. Sous une réserve de taille : le préavis du locataire tombe à un mois en zone tendue et dans les cas légaux de l'article 15, I de la loi du 6 juillet 1989 (mutation, perte d'emploi, RSA ou AAH, état de santé, attribution d'un logement social). Or les périmètres de permis de louer recoupent très largement les zones tendues et les centres anciens : la marge de trois mois n'est donc pas acquise, et c'est même dans les communes les plus concernées qu'elle disparaît.

La règle qui règle 90 % du sujet. Déposez la demande le jour où vous recevez le congé du sortant, pas le jour où vous retenez un candidat. Le mois d'instruction se consomme alors pendant le préavis, l'autorisation est en main avant même la première visite, et votre calendrier de relocation ne recule pas d'une journée. Si vous ne deviez retenir qu'une phrase de ce guide, ce serait celle-là.


7. Le permis de louer en SCI : qui signe, quelles pièces, quelle organisation

Les textes ne réservent aucun régime spécial aux personnes morales, mais ils les prennent en compte. Et surtout, la gestion quotidienne n'a plus grand-chose à voir avec celle d'un propriétaire particulier qui possède un appartement.

Qui signe la demande

Une SCI n'agit que par son représentant légal : la demande est donc signée par le gérant, qui engage la société vis-à-vis des tiers dans les limites de l'objet social. Louer relève par nature de l'objet d'une SCI de location, si bien qu'aucune question de pouvoir ne se pose ici — contrairement à une vente ou à une prise d'hypothèque. Notre guide sur le gérant de SCI détaille l'étendue de ces pouvoirs ; celui qui répond à la question qui signe le bail en SCI traite le même problème côté contrat de location.

Une mention est propre aux bailleurs personnes morales, et l'article R. 635-2 du CCH l'exige : outre la dénomination, la forme juridique et le siège social, la demande doit indiquer la qualité du signataire. Signer ne suffit pas. Il faut écrire « gérant de la SCI Vauban ». Un formulaire sans cette mention est incomplet au sens du texte et peut vous revenir par courrier : le délai d'instruction d'un mois n'est alors pas acquis tant que la demande n'est pas régularisée (art. L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration). Trois mots oubliés, plusieurs semaines perdues.

En cas de cogérance, la signature d'un seul gérant suffit, sauf clause statutaire imposant une signature conjointe. Si vos statuts comportent une telle clause, elle s'applique aussi ici : deux signatures, et une copie des statuts à joindre si le service la demande.

Reste le cas du gérant qui a confié la gestion locative à un administrateur de biens. Le formulaire prévoit alors l'identification du mandataire, son adresse, son activité et son numéro de carte professionnelle. Une mise en garde s'impose ici, parce que l'illusion est tenace : donner mandat ne transfère pas la responsabilité. L'amende de l'article L. 635-7 vise le bailleur, donc la SCI. Le mandat règle qui fait la démarche, jamais qui paie l'amende. Restera à la SCI un recours contractuel contre le mandataire fautif, avec les délais et les frais que cela suppose.

Les pièces d'identification de la société

Autant être honnête, puisque beaucoup d'articles affirment l'inverse. Ni l'article R. 635-2 du CCH ni le formulaire ne subordonnent la recevabilité de la demande à la production d'un extrait d'immatriculation. Le texte réclame des informations, pas des justificatifs de société.

Dans les faits, un grand nombre de services instructeurs demandent tout de même une pièce établissant l'existence de la SCI et la qualité du signataire : extrait d'immatriculation au registre national des entreprises ou Kbis, parfois une copie des statuts, parfois la carte d'identité du gérant. Ces demandes n'ont pas de base textuelle claire. Reste que discuter la recevabilité d'une pièce avec un agent coûte plus cher en temps que de la fournir. Le bon réflexe : monter une fois pour toutes un dossier « identité SCI » — extrait d'immatriculation de moins de trois mois, statuts à jour, pièce d'identité du gérant, RIB de la société — et le joindre sans attendre qu'on le réclame.

Ce dossier sert d'ailleurs bien au-delà du permis de louer : il est demandé pour l'ouverture d'un compte bancaire de SCI, pour un prêt bancaire, par les syndics, par les assureurs. Le tenir à jour est une hygiène de base, au même titre que la déclaration des bénéficiaires effectifs.

La multiplication des démarches

Voilà la vraie difficulté d'une SCI, et elle est arithmétique avant d'être juridique. Le nombre de démarches à effectuer sur une période donnée est le produit de trois facteurs :

  • le nombre de lots détenus dans des périmètres soumis à l'un des deux régimes ;
  • la rotation locative — plus les baux sont courts, plus les demandes se multiplient : un studio étudiant reloué tous les ans génère dix fois plus de démarches sur dix ans qu'un T4 familial occupé sans interruption ;
  • le nombre de collectivités concernées, chacune avec son formulaire, son mode de dépôt et ses habitudes d'instruction.

Résultat contre-intuitif : une SCI de trois lots, dont deux en centre ancien loués meublés à des étudiants, génère plus de démarches qu'une SCI de dix lots loués nus à des familles installées. Ce n'est pas la taille du patrimoine qui commande le volume administratif, c'est sa dynamique.

Cette réalité rejoint un arbitrage de structuration classique : faut-il détenir un patrimoine dispersé dans une seule société, ou le segmenter ? Nous traitons cette question sous ses angles juridique et fiscal dans nos guides une SCI par bien ou plusieurs et combien de SCI faut-il créer. Le permis de louer n'est pas, à lui seul, un argument pour segmenter — il ne fait qu'ajouter une contrainte administrative à la colonne des charges de gestion.

L'organisation interne : ne pas rater une échéance

Une SCI n'a pas de service juridique, pas de direction de la conformité, pas d'alerte automatique. Tout repose sur la rigueur du gérant. Bonne nouvelle : trois mécanismes très simples suffisent à couvrir le sujet.

1. Un tableau de suivi par lot. Une ligne par logement, avec quatre colonnes : commune et EPCI ; régime applicable ; date et référence de la dernière vérification écrite ; date et numéro du dernier récépissé ou de la dernière autorisation. Ce tableau se remplit une fois et se met à jour à chaque événement.

2. Un déclencheur, pas une date. Le rythme du permis de louer n'est pas annuel : il est événementiel. Le bon déclencheur est la réception du congé du locataire, ou la signature du compromis en cas d'acquisition. C'est à ce moment précis que la ligne du tableau doit être ouverte, pas au moment où un candidat est retenu.

3. Un dossier numérique par lot. Récépissés, autorisations, courriers de la collectivité, réponses écrites des services : ces pièces doivent survivre au changement d'ordinateur du gérant, et rester retrouvables dans trois ans par quelqu'un d'autre que lui. C'est très exactement la logique de l'archivage numérique en SCI.

Un dernier point de gouvernance, souvent négligé. Si le bien est en copropriété, les décisions du syndicat pèsent directement sur l'instruction de vos demandes : travaux votés ou refusés, arrêté notifié à l'immeuble, plan de sauvegarde en cours. Lire les procès-verbaux d'assemblée générale fait donc partie du travail, sujet que nous développons dans notre guide sur la SCI et le syndic de copropriété.

Un lot, un locataire, une échéance — au même endroit

SCI-AI suit vos biens, vos baux et vos locataires lot par lot, édite les quittances, rapproche les loyers encaissés et produit la comptabilité et la déclaration de la SCI. Le suivi de vos obligations locatives cesse de dépendre d'un fichier local.


8. L'articulation du permis de louer avec les autres autorisations

Le permis de louer n'est qu'une couche parmi d'autres. Plusieurs autorisations peuvent se superposer sur le même logement, et les confondre mène à l'une de deux impasses : faire une démarche inutile, ou croire qu'une démarche accomplie dispense de la suivante. La seconde coûte beaucoup plus cher.

Le changement d'usage : un régime totalement distinct

Commençons par la confusion la plus répandue, celle qu'il faut lever une bonne fois. Le changement d'usage relève de l'article L. 631-7 du CCH. Il vise la transformation d'un local d'habitation en un autre usage : location de courte durée à une clientèle de passage, transformation en bureau. Régime autonome, autorité propre, procédure propre, sanction propre — l'amende civile de l'article L. 651-2 du CCH, portée à 100 000 € par la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 dite loi Le Meur.

Rien à voir, donc, avec le permis de louer :

Permis de louer Changement d'usage
TexteArt. L. 635-1 et s. CCHArt. L. 631-7 CCH
ObjetContrôler l'état du logement avant relocationPréserver le parc de logements d'habitation
DéclencheurNouvelle mise en location en résidence principaleAffectation du local à un autre usage que l'habitation
Cible typiqueBail nu ou meublé de résidence principaleMeublé de tourisme, bureau, local professionnel
SanctionAmende administrative jusqu'à 15 000 €Amende civile jusqu'à 100 000 € (art. L. 651-2)
AutoritéMaire ou président d'EPCIMaire (autorisation), juge (amende civile)

Le sujet a son propre guide, celui sur le changement d'usage en SCI, et nous y renvoyons sans jamais mélanger les deux. La ligne de partage tient en une phrase : le permis de louer regarde l'état du logement loué en résidence principale, le changement d'usage regarde l'affectation du local. Un même bien peut relever des deux, l'un après l'autre, s'il passe d'un bail classique à la location courte durée.

La déclaration de meublé de tourisme

Encore un autre régime. Mettre en location un meublé de tourisme suppose, selon les communes, une déclaration en mairie et un numéro d'enregistrement, en plus le cas échéant de l'autorisation de changement d'usage. La loi Le Meur du 19 novembre 2024 a nettement durci l'ensemble. Ces obligations tiennent à l'activité touristique et n'ont aucun rapport avec le chapitre V du titre III du livre VI du CCH. Elles sont traitées dans notre guide sur la location saisonnière en SCI.

Une alerte fiscale au passage, parce qu'elle coûte bien plus cher que toutes les amendes de ce guide réunies : une SCI à l'IR qui bascule vers du meublé touristique exerce une activité commerciale au sens de l'article 206, 2 du CGI, et se retrouve à l'IS — sauf à rester sous la tolérance administrative qui écarte cet assujettissement de plein droit tant que les recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes de la société civile, le dépassement s'appréciant sur la moyenne des quatre années précédentes (BOI-IS-CHAMP-10-30). Une SCI qui loue occasionnellement un lot en meublé de tourisme sous ce seuil reste donc à l'IR. Le sujet dépasse le permis de louer, mais il est développé dans nos pages sur la location meublée en SCI et sur le passage de l'IR à l'IS.

L'autorisation de division

Sur les mêmes zones et pour les mêmes raisons, certaines collectivités ont ajouté un régime d'autorisation préalable aux travaux de division d'un immeuble en plusieurs logements. Une SCI qui achète une maison pour la découper en trois studios doit alors obtenir, dans l'ordre : l'autorisation de division si elle existe, l'autorisation d'urbanisme si les travaux la commandent, puis une autorisation préalable de mise en location pour chacun des trois logements créés. Ces régimes ne se remplacent pas. Ils s'empilent.

Le DPE et la décence énergétique

Le lien est réel mais indirect. Le permis de louer ne crée aucune obligation énergétique nouvelle. En revanche, le DPE fait partie du dossier de diagnostic technique annexé à la demande (art. L. 635-4), et l'article L. 635-3 permet de refuser l'autorisation ou de la conditionner lorsque le logement ne respecte pas les caractéristiques de décence.

Or, depuis l'article 160 de la loi Climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021, qui a modifié l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 en renvoyant au niveau de performance minimal de l'article L. 173-1-1 du CCH, la performance énergétique est devenue un critère de décence. En France métropolitaine, le logement décent doit se situer entre les classes A et F depuis le 1er janvier 2025 — les logements classés G sont donc sortis du champ des logements décents —, entre A et E à compter du 1er janvier 2028 (exclusion des F), puis entre A et D à compter du 1er janvier 2034 (exclusion des E). Un calendrier décalé, et qui ne comporte que deux marches, s'applique en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte : le logement décent doit s'y situer entre A et F à compter du 1er janvier 2028 (exclusion des G), puis entre A et E à compter du 1er janvier 2031 (exclusion des F). Aucune échéance ultérieure n'est prévue outre-mer à ce jour.

La conséquence tombe d'elle-même : en zone soumise à autorisation, une passoire énergétique devient un motif possible de refus, ou de conditionnement à des travaux. Le permis de louer se transforme alors en point de contrôle où l'obligation de décence énergétique cesse d'être théorique. Un agent instructeur lit le DPE avant la signature du bail — pas trois ans plus tard, à l'occasion d'un litige avec un locataire excédé. Nos guides SCI et logement classé passoire énergétique, audit énergétique et rénovation énergétique en SCI traitent ce volet en détail.

Décence, sécurité et assurances

Enfin, une autorisation obtenue ne dispense de rien d'autre. L'obligation de délivrer un logement décent de l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 subsiste intégralement, et l'article L. 635-8 prend soin de préciser qu'une autorisation tacite est sans incidence sur la qualification du logement au regard de la décence ou du caractère indigne de l'habitat. De même, l'assurance propriétaire non occupant et, le cas échéant, la garantie loyers impayés obéissent à leurs propres conditions — sujet traité dans notre guide assurance PNO et GLI en SCI.


9. Checklist et calendrier type avant chaque mise en location

Tout ce qui précède se ramène, côté gestion, à une séquence courte et toujours la même. La mettre par écrit une fois suffit à séparer la SCI en règle de la SCI exposée. Le permis de louer ne se rate presque jamais par ignorance du droit. Il se rate parce que personne n'a ouvert la ligne au bon moment.

Checklist du bailleur SCI

Avant toute nouvelle mise en location

  • Identifier la commune et l'EPCI dont dépend le lot, et vérifier par écrit auprès du service habitat l'existence d'un régime de déclaration ou d'autorisation à cette adresse.
  • Conserver la réponse écrite datée du service dans le dossier du lot.
  • Commander ou vérifier la validité du dossier de diagnostic technique (art. 3-3 de la loi de 1989), DPE en tête.
  • En régime d'autorisation : déposer le Cerfa n° 15652*01 signé par le gérant, avec mention de sa qualité, dès réception du congé.
  • Récupérer et archiver le récépissé de dépôt : c'est lui qui date le délai d'un mois.
  • Attendre la décision expresse ou l'expiration du délai d'un mois avant de signer le bail.
  • Joindre l'autorisation au contrat de bail (art. L. 635-5) et la lister parmi les annexes.
  • En régime de déclaration : déposer le Cerfa n° 15651*01 dans les 15 jours suivant la signature, et transmettre une copie du récépissé au locataire.
  • Mettre à jour le tableau de suivi par lot : régime, date, référence du document obtenu.
  • Reprendre le processus à zéro à la prochaine relocation — l'autorisation ne se transmet pas d'un locataire à l'autre.

Calendrier type d'une relocation en zone soumise à autorisation

Le scénario ci-dessous part d'une location nue dont le locataire donne congé avec trois mois de préavis, c'est-à-dire le préavis de principe. Il montre noir sur blanc que le mois d'instruction ne coûte rien tant qu'on le consomme pendant le préavis.

Moment Action du gérant Pourquoi maintenant
J — congé reçuOuvrir la ligne de suivi, vérifier le régime applicable auprès de la collectivitéLe régime a pu changer depuis la dernière relocation
J + 3 joursCommander les diagnostics manquants ou périmésLe DDT conditionne le dépôt de la demande
J + 10 joursDéposer le Cerfa 15652*01 avec le DDT, récupérer le récépisséLe délai d'un mois démarre au dépôt
J + 10 à J + 40Instruction — pendant ce temps, diffuser l'annonce et organiser les visitesLes deux processus se déroulent en parallèle
J + 40Décision expresse reçue, ou autorisation tacite acquiseSilence d'un mois = accord (art. L. 635-4)
J + 60Sélection du candidat, constitution du dossier, préparation du bailL'autorisation est déjà en main
J + 90 — départÉtat des lieux de sortie, remise en état éventuelleFin du préavis
J + 91 à J + 95Signature du bail avec l'autorisation en annexe, état des lieux d'entréeArt. L. 635-5 : autorisation jointe au contrat

Ce calendrier suppose un préavis de trois mois. Il ne tient plus dès que le préavis du locataire est réduit à un mois : logement situé en zone tendue au sens du décret n° 2013-392 du 10 mai 2013, ou cas légaux de l'article 15, I de la loi du 6 juillet 1989 (mutation, perte d'emploi, RSA ou AAH, état de santé, attribution d'un logement social). Comme les périmètres de permis de louer recouvrent massivement ces zones, prenez l'hypothèse d'un mois de préavis comme scénario de référence, et non comme exception.

Transposez ce calendrier en location meublée, où le préavis du locataire est d'un mois, ou en location nue en zone tendue, et la marge disparaît : le préavis et l'instruction se superposent exactement, jour pour jour. Un diagnostiqueur qui ne passe que la semaine suivante, et vous voilà en vacance sèche. Sur les meublés et les petites surfaces à forte rotation, le dispositif pèse deux à trois fois plus lourd qu'ailleurs.

Un dernier réflexe, pour finir. La quittance du premier mois, l'état des lieux, le dépôt de garantie et l'autorisation forment un seul bloc de pièces, à ranger ensemble dans le dossier du lot. Cela s'attrape en même temps que l'habitude d'éditer régulièrement les quittances de loyer et de suivre les charges locatives.


10. Permis de louer : les cinq erreurs qui coûtent une amende

Dans la quasi-totalité des dossiers sanctionnés, on retrouve les cinq mêmes schémas. Aucun ne relève de la mauvaise foi : ce sont des erreurs de lecture du dispositif, ou des trous dans l'organisation. Les connaître d'avance suffit largement à les éviter.

Erreur 1 : croire que le permis de louer est national

L'erreur fondatrice, celle dont découlent toutes les autres. Un gérant tombe sur un article consacré au permis de louer et en tire l'une de deux conclusions : « ça ne me concerne pas, je n'ai rien reçu », ou au contraire « il faut donc déposer une demande partout ». Les deux sont fausses.

Le dispositif est facultatif et local. Il existe là où une délibération l'a instauré, sur le périmètre qu'elle délimite, à partir de la date qu'elle fixe, et nulle part ailleurs. Aucun propriétaire n'est prévenu individuellement. La seule parade tient en trois mots : vérification écrite, adresse par adresse, à chaque mise en location.

Erreur 2 : oublier le renouvellement à chaque relocation

Plus insidieuse, celle-ci, parce qu'elle frappe des bailleurs sérieux : ceux qui ont fait la démarche une fois. Autorisation demandée à l'acquisition, obtenue, classée dans le dossier du lot. Sujet réglé, pensent-ils.

L'article L. 635-4 dit exactement le contraire : l'autorisation doit être renouvelée à chaque nouvelle mise en location. Sur un patrimoine à rotation rapide, l'oubli se répète tout seul, année après année. Or c'est précisément la répétition que sanctionne l'article L. 635-7, en portant le plafond à 15 000 € en cas de nouveau manquement dans les trois ans. Encore faut-il lire ce texte correctement : le barème aggravé suppose un manquement postérieur à un premier manquement déjà constaté. Deux oublis découverts en même temps restent deux premiers manquements à 5 000 €. En revanche, le bailleur qui reçoit un courrier, régularise, puis reloue un autre lot sans rien demander six mois plus tard bascule, lui, sur le plafond de 15 000 €.

Erreur 3 : signer le bail avant d'avoir l'autorisation

La scène est toujours la même. Le candidat est trouvé, il a donné son préavis, le camion de déménagement est réservé, et le gérant signe « en attendant l'accord de la mairie ». Le manquement est constitué au moment de la signature, quand bien même l'autorisation arriverait quinze jours plus tard.

Tout est dans l'adjectif : autorisation préalable. Le bail ne peut être conclu qu'une fois la décision notifiée, ou le délai d'un mois expiré. Aucune régularisation rétroactive n'est prévue par les textes. En pratique, une régularisation spontanée présentée pendant la procédure contradictoire pèse favorablement sur le montant retenu, mais elle n'efface pas le manquement.

La parade opérationnelle ne consiste pas à signer plus tôt. Elle consiste à déposer plus tôt, dès la réception du congé.

Erreur 4 : ne pas joindre l'autorisation au bail

Erreur de finition, mais erreur quand même. L'article L. 635-5 impose de joindre l'autorisation au contrat de bail à chaque nouvelle mise en location ou relocation. Elle fait partie des annexes, exactement comme le dossier de diagnostic technique et l'état des lieux.

Deux conséquences, dont une que presque personne n'anticipe. La première : un bail aux annexes incomplètes affaiblit la position du bailleur dans n'importe quel litige ultérieur, y compris sur des terrains sans le moindre rapport avec le permis de louer. La seconde concerne l'autorisation tacite. Comme il n'existe alors aucun document à annexer, il faut joindre le récépissé de dépôt et écrire noir sur blanc dans le bail que l'autorisation est acquise tacitement par expiration du délai de l'article L. 635-4. Neuf baux sur dix l'oublient, alors que la clause s'intègre en trois minutes dans un modèle de bail tenu à jour.

Erreur 5 : ignorer la conséquence sur les aides au logement

La dernière erreur consiste à ne raisonner qu'en risque d'amende. L'amende est ponctuelle, éventuelle, modulable, et parfois classée sans suite. L'interruption du tiers payant, elle, est immédiate, automatique et se reproduit tous les mois.

Pour une SCI dont plusieurs locataires perçoivent des aides versées directement au bailleur, la perte de ce circuit transforme un encaissement automatique en créance à relancer. Sur des logements à loyer modéré, où l'aide couvre parfois la moitié de la quittance, l'effet sur le taux d'impayés se lit dans les comptes bien avant qu'une notification d'amende n'arrive dans la boîte aux lettres. En trésorerie, c'est la conséquence la plus lourde du manquement. C'est aussi la moins citée.

Résumons. Le permis de louer n'est pas national, il ne rend jamais le bail nul, et il ne se demande pas une fois pour toutes. Pour une SCI, il ne soulève aucune difficulté juridique : il soulève une difficulté d'organisation, qui se règle avec une vérification écrite par commune, un dépôt déclenché par le congé reçu et un tableau de suivi par lot. Tout le pilotage locatif fonctionne sur ce même principe, comme le montrent nos guides SCI et bail d'habitation et comptabilité de SCI.


11. FAQ — Permis de louer en SCI

Le permis de louer est-il obligatoire partout en France ?

Non, et c'est le premier malentendu à lever. Le dispositif est facultatif : il n'existe que là où un EPCI compétent en matière d'habitat, ou à défaut un conseil municipal, l'a instauré par délibération sur un périmètre délimité (art. L. 635-1 du CCH). Deux communes voisines peuvent donc appliquer des règles opposées, et une même ville viser un quartier sans viser celui d'à côté. Personne ne prévient les propriétaires : la vérification vous incombe, adresse par adresse.

Quelle différence entre déclaration et autorisation préalable ?

La déclaration (art. L. 634-1 et s. CCH) intervient après la signature, dans les quinze jours suivant la conclusion du bail, et ne peut pas être refusée. L'autorisation préalable (art. L. 635-1 et s.) doit être obtenue avant de signer, elle est instruite en un mois et peut être refusée ou assortie de conditions de travaux. Les deux régimes sont issus de la loi ALUR du 24 mars 2014 — article 93 pour la déclaration, article 92 pour l'autorisation — mais n'ont ni le même formulaire ni les mêmes effets.

Comment savoir si mon logement est concerné ?

Il n'existe pas de registre national. La source de droit est la délibération de l'EPCI ou de la commune et son plan de périmètre. Interrogez par écrit le service habitat, hygiène ou urbanisme de la commune du bien en indiquant l'adresse exacte, l'étage, le numéro de lot et la référence cadastrale, puis conservez la réponse datée : c'est la meilleure pièce de diligence en cas de contestation.

Que se passe-t-il si la mairie ne répond pas ?

Le silence vaut accord. L'article L. 635-4 du CCH prévoit qu'à défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'un mois à compter du dépôt, le silence gardé vaut autorisation préalable de mise en location. C'est un silence positif, contrairement à ce que beaucoup d'articles indiquent par analogie avec l'urbanisme. Le récépissé de dépôt est indispensable : il prouve la date de départ du délai.

Faut-il redemander l'autorisation à chaque locataire ?

Oui, sans exception. L'article L. 635-4 impose de renouveler l'autorisation à chaque nouvelle mise en location : aucune autorisation n'est attachée au logement et ne vaudrait pour les locataires suivants. C'est de très loin l'obligation la plus oubliée, et c'est aussi elle qui mène au barème aggravé de 15 000 € lorsqu'un nouveau manquement survient, dans les trois ans, après un premier manquement déjà constaté.

Le renouvellement du bail avec le même locataire est-il concerné ?

Non. L'article R. 635-1 du CCH exclut expressément la reconduction et le renouvellement du contrat de la définition de la mise en location. Une tacite reconduction, un renouvellement au terme, un avenant modifiant le loyer ou ajoutant un colocataire ne déclenchent aucune nouvelle démarche. Seule la conclusion d'un contrat nouveau constitue le fait générateur.

Quel est le montant de l'amende ?

L'article L. 635-7 du CCH prévoit une amende administrative jusqu'à 5 000 € pour la mise en location sans avoir déposé de demande, jusqu'à 15 000 € en cas de nouveau manquement dans un délai de trois ans, et jusqu'à 15 000 € en cas de location malgré un rejet. En régime de déclaration, l'article L. 634-4 plafonne l'amende à 5 000 €. Ce sont des plafonds modulés selon la gravité, pas des tarifs automatiques.

Qui prononce l'amende : le préfet ou le maire ?

Le maire, ou le président de l'EPCI compétent en matière d'habitat. L'article 23 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 sur l'habitat dégradé a retiré ce pouvoir au représentant de l'État dans le département pour le confier aux élus locaux, et affecté le produit des amendes à la collectivité au lieu de l'Anah, avec effet au 11 avril 2024. Un article qui parle encore du préfet décrit un droit qui n'existe plus.

Le bail est-il nul en l'absence d'autorisation ?

Non. L'article L. 635-8 du CCH énonce que la mise en location sans autorisation préalable est sans effet sur le bail dont bénéficie le locataire, et l'article L. 634-3 pose la même règle pour la déclaration. Le loyer reste dû, le bail reste opposable, le locataire reste protégé. Toute la sanction pèse sur le bailleur, sous forme d'amende administrative.

Le locataire perd-il ses APL ?

Ce n'est pas le droit à l'aide qui est en cause, mais son mode de versement. En régime de déclaration, l'article L. 634-3 du CCH subordonne le paiement en tiers payant des aides personnelles au logement à la production du récépissé : sans lui, l'aide n'est plus versée directement au bailleur. En régime d'autorisation, l'article L. 635-6 organise la transmission de la décision de refus à la CAF, à la MSA et aux services fiscaux. Pour la SCI, l'effet de trésorerie est immédiat.

Qui signe la demande pour une SCI ?

Le gérant, qui représente la société. L'article R. 635-2 du CCH impose d'indiquer, pour un bailleur personne morale, la dénomination, la forme juridique, le siège social et la qualité du signataire : il faut donc écrire « gérant de la SCI X » et pas seulement signer. En cogérance, une signature suffit sauf clause statutaire contraire. Un mandat de gestion confié à un professionnel n'exonère pas la SCI de la sanction, qui vise le bailleur.

Quelles pièces joindre à la demande ?

Le Cerfa n° 15652*01 complété des informations de l'article R. 635-2 (bailleur, mandataire éventuel, localisation, désignation et consistance du logement et de l'immeuble), et surtout le dossier de diagnostic technique de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989, dont l'annexion est imposée par l'article L. 635-4 : DPE, état des risques, plomb, gaz et électricité de plus de quinze ans, amiante le cas échéant. Un extrait d'immatriculation de la SCI n'est pas exigé par les textes mais fréquemment demandé en pratique.

Combien de temps l'autorisation est-elle valable ?

Deux ans. L'article R. 635-3 du CCH prévoit qu'elle devient caduque si elle n'est pas suivie d'une mise en location dans ce délai. Il est donc contre-productif de la demander très en amont d'un chantier long. Le même article organise en revanche le transfert de l'autorisation au nouveau propriétaire par déclaration de transfert en cas de vente du bien.

La mairie peut-elle refuser, et quels recours ?

Oui, sur le fondement de l'article L. 635-3 du CCH : non-respect des caractéristiques de décence, ou risque d'atteinte à la sécurité des occupants et à la salubrité publique. La décision doit être motivée et préciser les travaux ou aménagements prescrits. L'article L. 635-9 ajoute un cas de blocage absolu : aucune autorisation ne peut être délivrée tant que l'immeuble est frappé d'un arrêté d'insalubrité, de péril ou relatif aux équipements communs. Les recours sont ceux du droit administratif : recours gracieux, puis recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif dans les deux mois — il n'existe pas de recours hiérarchique, le maire et le président d'EPCI n'ayant pas de supérieur hiérarchique. En pratique, exécuter les travaux prescrits et redéposer est souvent plus rapide qu'un contentieux.

Le permis de louer s'applique-t-il à la location saisonnière ?

Non. L'article R. 635-1 du CCH ne vise que les contrats soumis au titre Ier ou au titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989, c'est-à-dire les résidences principales, nues ou meublées. Un meublé de tourisme relève d'autres régimes : déclaration en mairie, numéro d'enregistrement, et le cas échéant autorisation de changement d'usage de l'article L. 631-7 du CCH, dont la sanction civile atteint 100 000 €. Deux corps de règles indépendants.

Une SCI multi-communes doit-elle faire une démarche par lot ?

Oui, et même une démarche par mise en location. Chaque bien suit le régime de sa propre collectivité, avec son formulaire, son interlocuteur et ses habitudes d'instruction. Huit lots répartis sur trois EPCI, cela peut donner trois situations différentes, dont une seule en autorisation préalable. Sur la durée, seule une chose tient : un tableau de suivi par lot, mis à jour à chaque congé reçu.

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FAQ

Permis de louer en SCI : les 16 questions fréquentes

Non, et c'est le premier contresens à évacuer. Le permis de louer n'est pas une obligation nationale : c'est un dispositif facultatif que chaque intercommunalité compétente en matière d'habitat — ou, à défaut, chaque commune — décide ou non d'instaurer, par délibération, sur un périmètre qu'elle délimite elle-même (art. L. 635-1 du code de la construction et de l'habitation). Deux communes voisines peuvent donc être dans des situations opposées, et une même commune peut soumettre une rue au dispositif et pas la rue d'à côté. La vérification se fait adresse par adresse, jamais par déduction.
La déclaration (art. L. 634-1 et suivants du CCH) est un régime a posteriori : vous signez le bail, puis vous déclarez la mise en location dans les quinze jours suivant la conclusion du contrat. L'autorisation préalable, dite « permis de louer » (art. L. 635-1 et suivants), est un régime a priori : vous devez obtenir l'accord de la collectivité avant de signer. Les deux régimes sont issus de la même loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014, mais ils n'ont ni le même calendrier, ni le même formulaire, ni les mêmes conséquences. Confondre les deux, c'est signer un bail trop tôt.
Il n'existe pas de fichier national consultable. La source de droit est la délibération de l'EPCI ou du conseil municipal, avec son plan de périmètre annexé. La démarche fiable consiste à interroger par écrit le service habitat, hygiène ou urbanisme de la commune du bien, en indiquant l'adresse exacte et la référence cadastrale, et à conserver la réponse. Une réponse écrite datée est votre meilleure pièce en cas de contestation ultérieure.
Le silence vaut accord. L'article L. 635-4 du CCH dispose qu'à défaut de notification d'une décision expresse dans un délai d'un mois à compter du dépôt de la demande, le silence gardé par le président de l'EPCI ou le maire vaut autorisation préalable de mise en location. C'est bien un silence positif, ce qui est l'exception en droit administratif. Encore faut-il pouvoir prouver la date de dépôt : le récépissé remis lors du dépôt est la pièce qui déclenche le compte à rebours, et il doit être conservé.
Oui. L'article L. 635-4 du CCH est explicite : « L'autorisation préalable de mise en location doit être renouvelée à chaque nouvelle mise en location. » Une autorisation obtenue en 2024 pour un locataire qui part en 2026 ne couvre pas le locataire suivant. C'est l'oubli le plus fréquent et le plus coûteux, parce qu'il se répète mécaniquement à chaque rotation de locataire.
Non. L'article R. 635-1 du CCH définit la mise en location comme la conclusion d'un contrat de location soumis au titre Ier ou au titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989, « à l'exclusion » de sa reconduction, de son renouvellement ou d'un avenant à ce contrat. Une tacite reconduction, un renouvellement au terme, un avenant à un bail en cours ne déclenchent donc pas de nouvelle demande. Le fait générateur, c'est un nouveau contrat avec un nouveau locataire.
L'article L. 635-7 du CCH prévoit une amende administrative d'un montant maximal de 5 000 € pour la mise en location sans avoir déposé de demande d'autorisation, portée à 15 000 € au maximum en cas de nouveau manquement dans un délai de trois ans. Louer malgré une décision de rejet expose à une amende plafonnée à 15 000 €. Ces montants sont des plafonds : l'autorité module en fonction de la gravité. En régime de simple déclaration, l'amende de l'article L. 634-4 est plafonnée à 5 000 €.
Le maire de la commune ou le président de l'EPCI compétent en matière d'habitat. C'est un changement récent et beaucoup d'articles en ligne sont restés à l'état antérieur : jusqu'en avril 2024, la sanction relevait du représentant de l'État dans le département et son produit revenait à l'Anah. L'article 23 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 sur l'habitat dégradé a transféré ce pouvoir aux élus locaux et affecté le produit des amendes à la collectivité concernée, avec effet au 11 avril 2024. Conséquence pratique : la sanction est désormais prononcée par celui-là même qui instruit vos demandes.
Non. L'article L. 635-8 du CCH énonce que la mise en location de locaux à usage d'habitation sans autorisation préalable « est sans effet sur le bail dont bénéficie le locataire ». Le même principe figure à l'article L. 634-3 pour la déclaration. Le locataire reste donc pleinement protégé : il ne peut lui être opposé ni nullité, ni résiliation, ni expulsion sur ce fondement. Toute la sanction pèse sur le bailleur, sous forme d'amende administrative.
La question porte moins sur le droit à l'aide que sur son mode de versement. En régime de déclaration, l'article L. 634-3 du CCH subordonne le bénéfice du paiement en tiers payant des aides personnelles au logement à la production du récépissé de déclaration : sans récépissé, l'aide n'est plus versée directement au bailleur. En régime d'autorisation, l'article L. 635-6 prévoit la transmission de la décision de refus à la caisse d'allocations familiales, à la caisse de mutualité sociale agricole et aux services fiscaux, l'article L. 635-2 organisant par ailleurs la transmission de la délibération elle-même à la CAF et à la MSA. Pour une SCI qui perçoit ses loyers en tiers payant, la conséquence de trésorerie est immédiate.
Le gérant, qui représente la société à l'égard des tiers. L'article R. 635-2 du CCH impose, lorsque le bailleur est une personne morale, d'indiquer sa dénomination, sa forme juridique, son siège social ainsi que la qualité du signataire de la demande. Le gérant peut donner mandat à un administrateur de biens : le formulaire prévoit alors l'identification du mandataire et de sa carte professionnelle. En cas de cogérance, un seul gérant suffit à engager la SCI, sauf clause statutaire contraire.
Le formulaire Cerfa n° 15652*01 pour l'autorisation préalable, complété des informations prévues à l'article R. 635-2 (identité du bailleur, mandataire éventuel, localisation, désignation et consistance du logement et de l'immeuble). L'article L. 635-4 du CCH ajoute que, pour les baux soumis à l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989, le dossier de diagnostic technique est annexé à la demande : DPE, état des risques, constat de risque d'exposition au plomb, états des installations de gaz et d'électricité de plus de quinze ans, amiante le cas échéant. Certaines collectivités demandent en outre un extrait d'immatriculation de la SCI : le texte ne l'impose pas, mais mieux vaut l'avoir sous la main.
Deux ans. L'article R. 635-3 du CCH prévoit que l'autorisation devient caduque si elle n'est pas suivie d'une mise en location dans ce délai. Deux conséquences pratiques : demander l'autorisation trop tôt, avant un chantier long, expose à une péremption ; et, en cas de vente du bien, l'autorisation peut être transférée au nouveau propriétaire par une déclaration de transfert, ce qui constitue un argument concret en négociation.
Oui. L'article L. 635-3 du CCH autorise le refus ou l'assortiment de conditions lorsque le logement ne respecte pas les caractéristiques de décence ou est susceptible de porter atteinte à la sécurité des occupants et à la salubrité publique. La décision doit être motivée et préciser la nature des travaux ou aménagements prescrits. Il existe en outre un cas où l'autorisation ne peut tout simplement pas être délivrée : l'article L. 635-9 l'interdit lorsque l'immeuble est frappé d'un arrêté d'insalubrité, de péril ou relatif aux équipements communs. Les recours sont ceux du droit administratif : recours gracieux auprès de l'auteur de la décision, puis recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif dans le délai de deux mois suivant la notification. Il n'existe pas de recours hiérarchique : le maire et le président d'EPCI exercent une compétence décentralisée et n'ont pas de supérieur hiérarchique, le préfet ne disposant que du contrôle de légalité. En pratique, réaliser les travaux prescrits et redéposer est souvent plus rapide qu'un contentieux.
Non, et c'est une frontière utile. L'article R. 635-1 du CCH vise les contrats soumis au titre Ier ou au titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989, c'est-à-dire les résidences principales, nues ou meublées. Un meublé de tourisme loué à une clientèle de passage n'entre pas dans ce champ. Il relève d'autres régimes : déclaration en mairie, changement d'usage de l'article L. 631-7 du CCH, autorisations propres à la commune. Deux corps de règles distincts, qu'il ne faut ni confondre ni cumuler par excès de prudence.
Oui, et par mise en location. Le dispositif est communal ou intercommunal : chaque bien relève du régime — ou de l'absence de régime — de sa propre collectivité, avec son formulaire, ses pièces et son interlocuteur. Une SCI qui détient huit lots répartis sur trois EPCI peut se retrouver avec trois procédures différentes, dont une seule en autorisation préalable. C'est précisément pour cela qu'un tableau de suivi par lot, tenu à jour à chaque congé reçu, vaut mieux que la mémoire du gérant.