La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Apport-cession de parts de SCI : pourquoi le report du 150-0 B ter coince

Apporter les parts de sa société civile immobilière (SCI) à une holding — une société qui détient les titres d'autres sociétés — pour qu'elle les revende sans impôt : le montage circule beaucoup. Il bute sur deux verrous.

Verrou n° 1, le régime des parts. Si la SCI est à l'impôt sur le revenu (IR), le report d'imposition de l'article 150-0 B ter du code général des impôts ne joue pas. Ce texte ne vise que les titres de l'article 150-0 A, et les parts d'une SCI à l'IR relèvent du 150 UB. Reste un simple sursis, qui ne fait rien gagner et détruit les abattements pour durée de détention.

Verrou n° 2, le réinvestissement. Si la SCI est à l'impôt sur les sociétés (IS), le report s'ouvre. Mais le réinvestissement obligatoire — le « remploi », dans le vocabulaire du texte — écarte la gestion de son propre patrimoine immobilier, et depuis le 21 février 2026 le marchand de biens. Les deux verrous sont chiffrés plus bas, jusqu'à l'euro.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié sur textes consolidés : code général des impôts, livre des procédures fiscales, Code civil et BOFiP — le bulletin officiel des finances publiques. Dernière mise à jour : 31 août 2026. Environ 30 minutes de lecture.

Cette page traite d'une opération : apporter des parts, puis vendre. Sur l'intérêt d'une holding et le régime mère-fille, allez plutôt à la page mère, la holding immobilière avec SCI. Et ne confondez pas avec l'apport d'un immeuble à une SCI : un mur et des parts, ce n'est pas le même régime, ni les mêmes droits.


1. Qu'est-ce que l'apport-cession ? Les trois étapes, en langage courant

L'apport-cession n'est pas un texte, c'est une chronologie. Trois étapes, dans cet ordre.

Étape 1, l'apport. Vos titres ont pris de la valeur. Au lieu de les vendre, vous les transférez à une holding que vous créez, et elle vous remet les siens en échange. Aucun argent ne circule. La plus-value existe et se calcule ; l'impôt n'est pas payé.

Étape 2, la cession. La holding vend les titres reçus. Comme elle les a inscrits à leur valeur d'apport, elle ne dégage presque aucune plus-value : elle encaisse le prix quasiment net.

Étape 3, le remploi. La holding réinvestit ce prix. C'est là que le législateur a mis sa condition, et c'est là que les dossiers immobiliers échouent.

Deux mots reviennent et ne disent pas la même chose. Le sursis traite l'échange comme s'il n'avait pas eu lieu : rien n'est constaté, et le gain futur partira de votre prix d'achat d'origine. Le report fige la plus-value le jour de l'apport et la ressort telle quelle si une condition tombe. Le sursis est un oubli provisoire ; le report, une dette datée. Sur un gain de 300 000 €, le montant est le même ; le risque, non.

2. Apport de parts de SCI ou apport d'immeuble : ne les confondez pas

Apporter un immeuble à une SCI, c'est transférer un bien : plus-value des articles 150 U et suivants, droits fonction du régime fiscal de la société, acte notarié publié au fichier immobilier. Apporter des parts, c'est transférer des droits sociaux : ni publicité foncière, ni émolument proportionnel de mutation, un tout autre corps de règles.

3. Verrou n° 1 : vos parts relèvent-elles du 150-0 A ou du 150 UB ?

Elle décide de tout, et tient en trois articles lus dans l'ordre.

Ce que l'article 150-0 B ter exige : des titres du 150-0 A

L'article 150-0 B ter ouvre le report pour l'apport de titres « tels que définis à l'article 150-0 A ». Le renvoi n'est pas décoratif : ce qui n'est pas un titre du 150-0 A n'entre pas dans le report.

Ce que l'article 150 UB ferme : les parts d'une SCI à l'IR

L'article 150 UB pose l'exclusion. Il vise les droits sociaux des sociétés des articles 8 à 8 ter du CGI, dites translucides : leur résultat est imposé chez les associés, pas chez elles. Toute SCI sans option à l'IS en fait partie. Deuxième condition, la prépondérance immobilière : plus de 50 % de la valeur réelle de l'actif en immeubles non affectés à l'exploitation, apprécié sur les trois exercices précédant la cession. Les gains de ces parts relèvent alors « exclusivement » du I et du 1° du II de l'article 150 U. Ce mot ferme la porte du 150-0 A.

IR ou IS : le tableau qui tranche

Les parts d'une SCI à l'IR à prépondérance immobilière ne sont pas des titres du 150-0 A. Le report leur est fermé. Une SCI qui a opté pour l'impôt sur les sociétés sort des articles 8 à 8 ter : ses parts quittent le 150 UB et redeviennent éligibles.

Point Parts de SCI à l'IR Parts de SCI à l'IS
Régime de la plus-value de cessionArt. 150 UB → plus-values immobilières des particuliersArt. 150-0 A → plus-values de valeurs mobilières
Taux19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, plus la taxe de l'art. 1609 nonies G au-delà de 50 000 €31,4 % (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux)
Abattement pour durée de détentionOui : impôt sur le revenu nul à 22 ans (art. 150 VC du CGI), prélèvements sociaux nuls à 30 ans (art. L. 136-7, VI-2, du code de la sécurité sociale)Aucun sous le prélèvement forfaitaire unique. Les abattements de l'art. 150-0 D subsistent, sur option pour le barème, pour les seuls titres acquis avant 2018 — jamais pour une plus-value en report
Apport à une holding à l'ISSursis (art. 150 UB, II)Report (art. 150-0 B ter) si la holding est contrôlée
Obligation de remploi si la holding revend sous 3 ansAucuneOui : 70 % du prix, en 3 ans, puis 5 ans de conservation
Sécurité écrite face à l'abus de droitAucune : seule la jurisprudence encadreLe remploi du 2° du I vaut condition légale

Le détail des deux régimes est dans notre guide de la cession de parts de SCI ; la remontée du résultat chez l'associé, dans la translucidité fiscale de la SCI.

4. Apport-cession et SCI à l'IR : le sursis du 150 UB, et ce qu'il coûte vraiment

Le report est fermé ; l'apport n'est pas imposé pour autant. Le II de l'article 150 UB écarte l'imposition l'année de l'échange, pour un apport à une société soumise à l'IS. C'est un sursis : hors soulte, rien n'est constaté. Le jour où vous vendrez les titres de la holding, le gain partira du prix d'acquisition des titres remis à l'échange, corrigé des soultes. La soulte, c'est la part du prix payée en argent et non en titres : on retranche celle qu'on a reçue, on ajoute celle qu'on a versée (BOI-RFPI-SPI-10-30 § 60, du 21 octobre 2013). Sous le régime des titres vendus : ceux d'une holding à l'IS, donc le 150-0 A.

Cas n° 1 — Marc, SCI à l'IR

Marc et son épouse ont une SCI à l'IR ; il en détient 99 %. Parts acquises 100 000 € en 2016, valeur 400 000 € en 2026. Plus-value latente : 300 000 €. Dix ans de détention.

S'il vend directement en 2026. Abattement de 30 % à l'impôt sur le revenu (6 % par an au-delà de la 5e année) : 210 000 € × 19 % = 39 900 €. Abattement de 8,25 % aux prélèvements sociaux : 275 250 € × 17,2 % = 47 343 €. Taxe de l'article 1609 nonies G : 5 % × 210 000 = 10 500 €. Total : 97 743 €.

S'il apporte à sa holding, qui revend aussitôt 400 000 €. Apport : 0 € (sursis). Cession par la holding : prix de revient 400 000 €, plus-value nulle, 0 € d'IS. Marc croit avoir effacé 300 000 € de gain. Il l'a déplacé. Le jour où il vendra ses titres de holding 400 000 €, le gain sera de 400 000 − 100 000 = 300 000 €, imposé au régime des valeurs mobilières : 300 000 × 31,4 % = 94 200 €. Sans le moindre abattement pour durée de détention.

Et s'il n'avait rien fait ? À 22 ans de détention : impôt sur le revenu nul, prélèvements sociaux sur 216 000 € × 17,2 % = 37 152 €, taxe de l'art. 1609 nonies G nulle faute d'assiette. À 30 ans : 0 €. Le montage transforme un impôt qui s'éteint tout seul en une dette de 94 200 € qui ne s'éteindra jamais.

Faites la soustraction, personne ne la fait. Vendre directement coûte 97 743 € en 2026 ; le montage coûte 0 € tout de suite et 94 200 € le jour où Marc sortira l'argent, soit 3 543 € de moins. À court terme, il gagne. Reste ce qu'il faut payer pour l'obtenir.

L'acte d'apport. Un apport de parts n'emporte aucune publicité foncière : pas d'émolument proportionnel de l'article A444-158 du code de commerce, et une rémunération en honoraire libre, le tarif réglementé ne couvrant que les prestations énumérées par décret (art. L444-1). Comptez 1 500 à 3 000 € HT, prix de marché négociable. La holding. Sa création — statuts, annonce légale, immatriculation — de 500 à 1 500 € selon qu'on rédige soi-même ou non, puis 800 à 2 000 € par an de comptabilité et de liasse.

Fourchette la plus favorable au montage — 1 500 € d'acte, 500 € de création, 800 € de tenue : il reste 743 € d'avance la première année, et plus rien la deuxième. Fourchette haute — 3 000 €, 1 500 € et 2 000 € : le montage est perdant dès la première année, 6 500 € de frais pour 3 543 € de gain apparent.

Voilà la physionomie réelle du montage sur une SCI à l'IR : il achète, au mieux, une année d'avance, et il la rend. Ce qu'il détruit, en revanche, ne revient pas : il gèle le compteur des abattements, qui éteignait l'impôt en trente ans. Les 94 200 € du montage, eux, resteront dus. Les 10 500 € du cas ci-dessus ne sont d'ailleurs pas un forfait : c'est un barème par tranches de 2 à 6 % au-delà de 50 000 € (surtaxe sur les plus-values de SCI). Et l'impôt différé tombera quand Marc voudra sortir l'argent de sa holding (distribuer le prix de vente d'un immeuble en SCI).

5. SCI à l'IS : les quatre conditions du report d'imposition

Si la SCI a opté pour l'impôt sur les sociétés, ses parts sont des titres du 150-0 A et le report s'ouvre. Quatre conditions, réparties entre le I et le III de l'article.

  • La société bénéficiaire est soumise à l'impôt sur les sociétés ou à un impôt équivalent (chapeau du I).
  • L'apport est réalisé en France, dans l'Union européenne ou dans un État lié par une convention d'assistance administrative (III, 1°).
  • L'apporteur contrôle cette société. Le 2° du III retient trois cas : majorité des droits de vote ou des bénéfices, accord conclu avec d'autres associés, exercice « en fait » du pouvoir de décision. Le contrôle est de plus présumé à 33,33 % des droits, si aucun autre associé n'en détient davantage. Sans contrôle, on retombe dans le sursis de l'article 150-0 B.
  • La soulte éventuelle n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus.

Ces quatre conditions réunies, le report est de plein droit : aucune option à cocher. Reste à le déclarer — 2074-I l'année de l'apport, case 8UT chaque année ensuite.

Ce que la holding paiera le jour où elle revendra

Quand la holding revendra les parts, sa plus-value n'aura pas droit au régime de faveur des titres de participation — celui qui n'impose que 12 % du gain, soit une exonération de 88 %, sur des titres détenus au moins deux ans. Les titres de sociétés à prépondérance immobilière ne sont pas des titres de participation (art. 219, I-a quinquies). Et pour les non cotées, le régime du long terme ne s'applique pas du tout (art. 219, I-a sexies-0 bis). Impôt sur les sociétés de droit commun, donc (plus-value d'une SCI à l'IS, parts de SCI dans une holding à l'IS).

6. Verrou n° 2 : le remploi, 70 % du prix en trois ans

Le report tient tant qu'aucun des quatre événements du I ne survient. Le plus courant est le 2° : la cession des titres apportés par la holding dans les trois ans. Le texte y ouvre une porte de sortie, rétrécie en février 2026.

70 % du prix, trois ans pour investir, cinq ans pour conserver

Ce même 2° maintient le report si la holding s'engage à réinvestir dans les trois ans, à hauteur d'au moins 70 % du produit de la cession. Pas n'importe où : dans l'un des quatre emplois listés. Les biens acquis doivent ensuite être conservés cinq ans au moins, décomptés de leur inscription à l'actif.

Les chiffres périmés qui circulent encore

On lit encore « 50 % en deux ans » ou « 60 % en deux ans ». Ces versions ont existé, il faut les dater : 50 % jusqu'au 31 décembre 2018, 60 % du 1er janvier 2019 au 20 février 2026. L'article 11 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 (JO du 20) réécrit le 2° du I en sept endroits. Trois décident de tout : 60 % devient 70 %, deux ans deviennent trois, la conservation passe à cinq ans. S'y ajoute, dans les mêmes sept, le renvoi à l'article 199 terdecies-0 A, qui resserre les activités éligibles. Le déclencheur : la date de la vente par la holding, pas celle de l'apport — le texte vise les cessions réalisées à compter du lendemain de sa publication.

Cas n° 2 — Les mêmes parts, mais la SCI est à l'IS

Parts acquises 100 000 € en 2016, apportées 400 000 € en janvier 2026 à une holding contrôlée. Plus-value en report : 300 000 €. Le taux se fige le jour de l'apport. Impôt sur le revenu : 300 000 × 12,8 % = 38 400 €. Prélèvements sociaux : 300 000 × 18,6 % = 55 800 €. Soit 94 200 € en attente. Ce gel vient de l'article 200 A, 2 ter, a, 3° et de l'article 34, II, de la loi n° 2016-1918. Un apport réalisé avant 2025 serait resté à 17,2 %.

La holding revend les parts 420 000 € en mars 2027, dans les trois ans. Elle doit donc s'engager à réinvestir 70 % de 420 000 € = 294 000 € avant mars 2030, dans un emploi éligible, et garder le bien acquis cinq ans. Les 126 000 € restants sont libres.

Sur sa propre plus-value de 20 000 €, la holding paie l'impôt sur les sociétés au taux réduit de 15 %, soit 3 000 €. Les conditions de ce taux (art. 219, I-b) : chiffre d'affaires sous 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Il ne couvre que 42 500 € de bénéfice ; au-delà, 25 %.

7. Pourquoi un immeuble locatif n'est pas un remploi éligible

C'est là que les dossiers immobiliers meurent. Le a du 2° du I n'ouvre le remploi qu'au financement de moyens permanents d'exploitation. Ces moyens doivent servir une activité définie par renvoi au 3° du C du I de l'article 199 terdecies-0 A. Et la gestion de son propre patrimoine immobilier en est expressément exclue. Cette exclusion-là existait avant 2026 : acheter un immeuble pour le louer n'a jamais été un remploi éligible.

Les cinq activités que le renvoi de 2026 exclut

Le renvoi, lui, est neuf. Le 3° du C du I retient les activités industrielles, commerciales, artisanales, agricoles ou libérales. Il en exclut cinq familles. Les revenus garantis par un tarif réglementé de rachat ou un contrat de complément de rémunération. Les activités financières. La gestion de son propre patrimoine mobilier. La construction d'immeubles en vue de leur vente ou de leur location. Et les activités immobilières. En cas concrets :

Emploi envisagé par la holding Éligible ?
Achat d'un immeuble donné en location nueNon — gestion de son propre patrimoine immobilier
Achat d'un immeuble donné en location meubléeNon — même motif
Souscription de parts de SCPINon — une société civile de placement immobilier n'est pas un fonds de capital-investissement du d, et son objet est une activité immobilière, exclue par le renvoi
Prise de contrôle d'une société de marchand de biens ou de promotionNon depuis le 21 février 2026 — construction d'immeubles en vue de la vente et activités immobilières
Prise de contrôle d'une société opérationnelle non immobilièreOui (b du 2° du I)
Souscription au capital d'une société opérationnelleOui (c du 2° du I)
Parts de fonds de capital-investissement (FCPR, FPCI), de société de libre partenariat ou de société de capital-risqueOui (d du 2° du I), sous quotas d'investissement

Le marchand de biens n'est plus une porte de sortie

C'est la ligne la plus importante de cette page : le marchand de biens n'est plus une porte de sortie. Il l'a été — activité commerciale au sens de l'article 35 du CGI, donc emploi éligible sous l'ancienne rédaction. Le renvoi de 2026 exclut les activités immobilières et la construction en vue de la vente. Une page qui présente encore le marchand de biens comme remploi décrit le droit d'avant le 21 février 2026.

L'exclusion a une jumelle : depuis la loi de finances pour 2024, le pacte Dutreil écarte lui aussi la gestion de son propre patrimoine (SCI et pacte Dutreil).

Dans ce cas, ne faites pas ça. Si votre projet est de vendre des parts de SCI pour racheter de l'immobilier locatif, l'apport-cession ne sert à rien. À l'IR, le report n'est pas ouvert. À l'IS, le remploi envisagé n'est pas éligible. Le montage n'ajoute qu'une couche de risque.

8. Le remploi raté : le coût de l'erreur jusqu'au dernier euro

Un remploi non éligible ne se solde pas par un avertissement. Mais le report ne tombe pas le jour de l'achat raté : il tombe au titre de l'année où expire le délai de remploi de trois ans (2° du I). Sans engagement de remploi, en revanche, le report tombe dès la cession. Et si c'est la conservation de cinq ans qui est rompue, il tombe au titre de l'année où elle cesse d'être respectée. Le décalage déplace l'année d'imposition, le délai de reprise et le point de départ des intérêts.

Cas n° 3 — Le même dossier, remploi dans un immeuble locatif

La holding emploie les 294 000 € à l'achat d'un immeuble locatif nu. L'emploi n'est pas éligible : le report tombe au titre de 2030, année d'expiration du délai de remploi.

  • Impôt rappelé : 94 200 € (38 400 € au taux de 12,8 %, 55 800 € de prélèvements sociaux à 18,6 %).
  • Intérêts de retard de l'article 1727 du CGI, 0,20 % par mois. En impôt sur le revenu, le compteur démarre non au jour de la faute mais le 1er juillet de l'année suivant celle de l'imposition, soit le 1er juillet 2031. Une rectification notifiée deux ans plus tard donne 24 mois : 94 200 × 4,8 % = 4 522 €.
  • Majoration de l'article 1729 : 37 680 € si le manquement délibéré est retenu (40 %), 75 360 € si l'abus de droit ou les manœuvres frauduleuses le sont (80 %).

Coût de l'erreur : 98 722 € sans majoration, 136 402 € avec la majoration de 40 %, 174 082 € avec celle de 80 %. Ajoutez les 3 000 € d'impôt sur les sociétés que la holding paie sur sa propre plus-value, et le montage revient à 101 722 €, 139 402 € ou 177 082 €.

À comparer avec la vente directe : 300 000 × 31,4 % = 94 200 €, payés une fois. La comparaison n'est pas à périmètre constant, et il faut le dire : la vente directe porte sur 400 000 € en 2026, le montage sur 420 000 € en 2027, et ces 20 000 € de prix en plus restent dans la holding. Sur le seul frottement fiscal, le montage coûte de 7 522 € à 82 882 € de plus — 45 202 € dans l'hypothèse la plus courante.

Le barème des majorations et les délais de reprise ne sont pas propres à ce montage (motifs de redressement d'une SCI, contrôle fiscal d'une SCI).

9. Apport-cession et abus de droit : le risque réel, daté

Abus de droit et mini-abus de droit : deux critères, deux dates

Deux textes coexistent, et leur critère diffère. L'article L64 du livre des procédures fiscales vise les actes fictifs et ceux qui appliquent un texte à la lettre contre l'intention de ses auteurs, dans un but exclusivement fiscal. Majoration de 80 % (art. 1729 b), ramenée à 40 % quand le contribuable n'a eu ni l'initiative ni le bénéfice principal de l'acte.

L'article L64 A, le « mini-abus de droit », retient un motif principalement fiscal, pour les actes passés à compter du 1er janvier 2020. Aucune majoration automatique : l'administration doit caractériser le manquement délibéré ou les manœuvres pour appliquer l'article 1729.

Ce que le Conseil d'État a réellement jugé sur l'apport-cession

Le risque n'est pas symétrique. À l'IS, le remploi du 2° du I est une condition écrite : la respecter est la meilleure défense. À l'IR, aucune condition légale équivalente n'existe — ce qui rend le sursis plus dangereux, pas moins. Le critère vient de deux décisions du 8 octobre 2010 : la n° 313139, mentionnée aux tables, et la n° 301934, inédite. Est abusif le montage dont la « seule finalité » est de mettre les liquidités de la vente à disposition de l'apporteur, qui garde les titres reçus. Ne l'est pas celui dont la société a « effectivement réinvesti » le produit dans une activité économique. Ces deux affaires visaient l'ancien report des articles 92 B et 160. Le 27 juillet 2012 (n° 327295, mentionné aux tables), le Conseil d'État a transposé la solution au sursis du 150-0 B du CGI. Aucune de ces décisions ne tranche le cas d'un réinvestissement dans un immeuble donné en location, et le Conseil d'État ne l'a jamais admis comme réinvestissement économique. C'est l'activité d'exploitation qui emporte la qualification, pas la nature de l'actif : dans l'affaire n° 313139, le réinvestissement validé portait sur les titres de deux sociétés propriétaire et exploitante d'un hôtel-restaurant. Sans précédent favorable, tenez l'acquisition locative pour non éligible.

Le rescrit : six mois de silence valent protection

Avant de signer, l'article L64 B permet de saisir l'administration centrale par écrit. Sans réponse dans les six mois, ni L64 ni L64 A ne lui sont plus ouverts sur l'opération décrite. Pour la théorie générale : abus de droit et SCI, et SCI fictive pour la société sans réalité.

10. Faut-il un acte notarié pour apporter des parts de SCI ?

L'article 1865-1 du Code civil s'applique-t-il à un apport ?

L'acte d'abord. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte vise « la cession ». Il ne dit rien de l'apport. Ni jurisprudence, ni doctrine administrative, ni circulaire : les auteurs parlent de zones d'ombre et refusent de trancher.

Notre position tient à l'asymétrie du risque : traitez l'apport comme s'il était dans le champ. Aucune source publiée ne l'en exclut, plusieurs l'y incluent, et l'exposé des motifs visait l'interposition de structures sociétaires — l'apport à une holding, exactement. Un acte d'avocat ou de notaire coûte 1 500 à 3 000 € HT ; se tromper coûte l'opération. La sanction est la nullité, que la doctrine majoritaire tient pour absolue, et les cinq ans courent du jour où l'intéressé a connu les faits. S'y ajoute le refus d'enregistrement (art. 635-0 A du CGI). Sur le rédacteur : créer sa SCI soi-même ou chez le notaire.

Droits d'enregistrement : 0 € sur un apport pur et simple

Les droits ensuite, et là une correction s'impose. On lit partout qu'un apport de parts à une holding coûte 5 % de leur valeur. C'est faux pour un apport pur et simple, rémunéré exclusivement par des titres. Le champ avant le taux :

  • Le 3° du I de l'article 809 du CGI assimile certains apports à des mutations à titre onéreux. Sa liste est limitative : immeuble ou droits immobiliers, fonds de commerce, clientèle, droit à un bail ou à une promesse de bail. Des droits sociaux n'y figurent pas.
  • Faute d'entrer dans ce champ, l'apport relève du I de l'article 810 : « Les apports sont enregistrés gratuitement ». Sur un apport de parts valorisé 400 000 €, le droit dû est de 0 €, et non de 20 000 €.
  • La démarcation à ne pas rater : cette gratuité ne vaut que pour l'apport pur et simple. Toute fraction rémunérée autrement qu'en titres — une soulte, la reprise d'une dette — est un apport à titre onéreux, taxé à 5 % comme une cession de droits sociaux de société à prépondérance immobilière (art. 726, I, 2°). Sur un apport de 400 000 € rémunéré à hauteur de 30 000 € en argent, le droit dû est de 1 500 €. Attention à l'assiette du plafond, que presque tout le monde calcule mal : les 10 % ne se comptent pas sur la valeur de l'apport, mais sur la valeur nominale des titres reçus. Une holding qui émettrait 37 000 € de nominal et 333 000 € de prime d'émission placerait la même soulte de 30 000 € à plus de 80 % du nominal. Très au-delà du plafond, donc : c'est la fin du report.

Côté holding, l'apport est une augmentation de capital avec entrée d'un nouvel associé.

11. Les trois alternatives à l'apport-cession qui tiennent vraiment

Trois solutions tiennent, et aucune n'est un montage.

1. Attendre trois ans après l'apport

C'est la réponse du texte lui-même, et presque personne ne la formule. Le remploi n'est exigé que si la holding cède dans les trois ans. Passé ce délai, elle vend librement : ni engagement, ni emploi fléché, ni conservation. Sur le cas n° 2 : apport en janvier 2026, cession par la holding en février 2029, et 94 200 € toujours en report. Si l'acheteur peut attendre, c'est la seule version du montage qui tienne en immobilier. Une réserve, et elle est sérieuse : passé les trois ans, vous perdez la seule défense écrite dont dispose ce montage. Le juge n'a jamais fait du délai un sauf-conduit. Il regarde si le produit a été réinvesti dans une activité économique (CE, 8 oct. 2010, n° 313139). Et il a appliqué l'abus de droit au sursis du 150-0 B, qui n'impose pourtant aucun remploi (CE, 27 juill. 2012, n° 327295). Une holding qui vend en année 4 et garde les liquidités à disposition de son associé reste dans le champ de L64 A. Le rescrit de l'article L64 B est ici la dépense la plus rentable.

2. Vendre les parts, tout simplement

Sur le cas n° 2, la cession directe en 2026 coûte 94 200 €, définitivement acquis, contre 139 402 € dans le scénario du remploi non éligible, impôt sur les sociétés de la holding compris. Payer 94 200 € maintenant vaut mieux que risquer 139 402 € plus tard. Ce n'est pas ce qu'on a envie d'entendre, mais c'est le bon arbitrage dans la majorité des dossiers.

3. Faire acheter les parts par la holding, sans apport

La plus-value du vendeur est imposée tout de suite : 300 000 × 31,4 % = 94 200 €. L'acquisition supporte en plus le droit de 5 % de l'article 726, assis sur la valeur nette des parts : 20 000 € sur 400 000 €. Total 114 200 €, 20 000 € de plus que la vente sèche. Ne prenez cette voie que pour loger vraiment les parts dans une holding, jamais pour économiser de l'impôt. En échange, rien à suivre (parts de SCI dans une holding à l'IS).

Et pour une SCI à l'impôt sur le revenu : ne rien faire

Ces trois voies supposent une SCI à l'impôt sur les sociétés. Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, aucune ne s'impose : ne faites rien. Le cas n° 1 l'a montré : aucune structure ne bat l'écoulement du temps. L'option pour l'IS les rendrait éligibles ? Lisez d'abord passer sa SCI de l'IR à l'IS. Elle est irrévocable au-delà du cinquième exercice et emporte cessation d'entreprise (art. 202 ter), dont le second alinéa épargne les plus-values latentes tant que les écritures restent inchangées. Effet rétroactif possible : le II de l'article 809 rend exigibles les droits de mutation sur les apports reçus jusque-là sans droits. L'article 810, III, y coupe court si les associés s'engagent à conserver trois ans les titres détenus à la date du changement de régime. L'engagement se prend dans l'acte, il ne coûte rien, et il faut y penser le jour de l'option. On ne bascule pas à l'IS pour ouvrir un report.


12. Questions fréquentes sur l'apport-cession de parts de SCI

Peut-on apporter les parts de sa SCI à une holding ?

Oui : aucune règle n'interdit d'apporter des parts de société civile immobilière à une holding. Avant même de regarder le code général des impôts, ouvrez vos statuts : la clause d'agrément peut bloquer l'opération dès le premier jour, puisque votre holding entrerait comme nouvelle associée. Faites-la lever par une décision d'assemblée avant de signer. Le régime fiscal de la SCI décide ensuite du reste : à l'impôt sur les sociétés le report s'ouvre, à l'impôt sur le revenu il reste fermé.

Le report du 150-0 B ter est-il automatique ?

Oui, quand ses conditions sont réunies : le I de l'article 150-0 B ter dit que l'imposition « est reportée », sans option à formuler. Mais « automatique » ne veut pas dire « sans formalité ». Un report qu'on n'a jamais déclaré est un report que l'administration ne connaît pas — et qu'elle traitera comme une plus-value non déclarée.

J'ai oublié la case 8UT une année. Le report tombe-t-il ?

L'article 150-0 B ter ne fait pas de l'omission déclarative une cause de fin du report. Le I en dresse une liste fermée, à ses 1° à 4° : cession des titres reçus, cession des titres apportés dans les trois ans, cession des parts de sociétés interposées, transfert du domicile fiscal hors de France. En pratique, l'oubli reste coûteux : il prive le contribuable de la preuve du suivi et déclenche la demande de justification. Régularisez par une déclaration rectificative plutôt que d'attendre la question.

Peut-on réinvestir le prix dans des parts de SCPI ?

Non. Les quatre emplois éligibles, énumérés aux a, b, c et d du 2° du I, sont limitatifs. Ce sont, dans l'ordre du texte : les moyens permanents d'exploitation, puis la prise de contrôle d'une société opérationnelle. Viennent ensuite la souscription à son capital — ou à celui d'une société ayant pour objet exclusif de détenir des participations dans de telles sociétés, branche ouverte par la loi de finances pour 2019 et non par la réforme de 2026. Et enfin la souscription de parts de fonds de capital-investissement (FCPR, FPCI, sociétés de libre partenariat, sociétés de capital-risque). Une société civile de placement immobilier n'entre dans aucune de ces quatre cases. Son activité est par nature de la gestion de patrimoine immobilier.

Un hôtel ou une résidence para-hôtelière exploitée est-il un remploi éligible ?

C'est la seule zone qui reste discutable. L'exploitation hôtelière est une activité commerciale, pas de la gestion de son propre patrimoine immobilier. Le Conseil d'État a d'ailleurs admis un réinvestissement dans les titres de deux sociétés ayant pour objet, respectivement, la propriété et l'exploitation d'un hôtel-restaurant, le 8 octobre 2010 (n° 313139, mentionné aux tables). C'est l'ensemble propriété + exploitation qui a été jugé économique, non l'immeuble seul. Mais il jugeait alors l'abus de droit sous l'ancien report des articles 92 B et 160, pas la condition légale d'aujourd'hui. L'administration a actualisé sa doctrine le 10 août 2026 pour intégrer la réforme, sans tracer la frontière entre exploitation commerciale et activité immobilière. Ne montez pas cette opération sans rescrit.

Faut-il un notaire pour apporter des parts de SCI ?

Prenez-en un, ou un avocat. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière, à peine de nullité. Le champ de l'apport n'est pas tranché, et aucune source publiée ne l'exclut. Traitez-le comme dans le champ.

Quelle déclaration déposer après un apport de parts de SCI, et quand ?

L'année de l'apport : formulaire 2074-I (état de suivi des plus-values en report), annexé à la déclaration 2074, avec la déclaration de revenus du printemps suivant. Chaque année ensuite : le montant du report en case 8UT de la 2042. L'année où le report tombe, la plus-value est ajoutée aux revenus de l'année de l'événement. Mais elle l'est au taux figé le jour de l'apport. Côté impôt sur le revenu : 12,8 % pour un apport réalisé depuis le 1er janvier 2018 (art. 200 A, 2 ter, a, 3° du CGI). Côté prélèvements sociaux : le taux en vigueur l'année de l'apport (art. 34, II, de la loi n° 2016-1918 du 29 décembre 2016). Le détail des imprimés figure au BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-40, dans sa version en vigueur depuis le 10 août 2026.

Que devient le report si je pars vivre à l'étranger ?

Le transfert du domicile fiscal hors de France est le 4° du I : il figure parmi les événements qui mettent fin au report. Il joue dans les conditions de l'article 167 bis du CGI, le dispositif dit « exit tax ». Le paiement est suspendu de plein droit pour un départ vers un État de l'Union européenne ou assimilé, et seulement sur demande expresse ailleurs. Attention à un point que beaucoup d'articles écrasent : le dégrèvement au bout de deux ou cinq ans de résidence à l'étranger ne vise que les plus-values latentes du I de l'article 167 bis, jamais une plus-value en report. Partir ne l'efface donc pas : cela ne fait qu'en suspendre le paiement.

Que devient le report si je donne mes titres de holding à mes enfants ?

C'est le II de l'article 150-0 B ter : la donation transfère la plus-value en report au donataire, à proportion des titres transmis, lorsque celui-ci contrôle la société. Le texte consolidé au 31 août 2026 exige alors du donataire une conservation de six ans à compter de l'acquisition. Onze ans si le remploi a été réalisé dans les fonds mentionnés au d du 2° du I. S'il respecte ce délai, la plus-value est définitivement effacée. Ces durées étaient de cinq et dix ans jusqu'à la loi de finances pour 2026 : vérifiez la version en vigueur au jour de la donation.

La plus-value en report est-elle effacée par le décès de l'apporteur ?

Les quatre événements du I ne comprennent pas le décès. La pratique en déduit, a contrario, que la plus-value en report s'éteint au décès de l'apporteur, ses héritiers ne reprenant pas le report ; l'administration ne l'a pas écrit pour l'apporteur. Elle l'a écrit pour le donataire : lorsqu'une donation a transféré le report en application du II, le décès du donataire ou de son conjoint exonère définitivement la plus-value (BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-30, § 190). Une incertitude subsiste, non tranchée à ce jour, lorsque les titres reviennent au conjoint survivant par l'effet d'un avantage matrimonial et non de la succession : aucun texte ni aucune doctrine ne règle ce cas.

Faut-il détenir plus de la moitié de la holding pour que le report joue ?

Non, et la moitié n'est pas le bon seuil. Le report suppose que l'apporteur contrôle la société bénéficiaire. Le 2° du III retient trois cas de contrôle. La majorité des droits de vote ou des droits aux bénéfices, détenue seul ou avec le cercle familial. Cette même majorité tenue d'un accord conclu avec d'autres associés. Ou l'exercice en fait du pouvoir de décision. S'y ajoute une présomption : 33,33 % des droits suffisent si aucun autre associé n'en détient davantage. Avec 40 % face à des associés dispersés, vous contrôlez. Si le contrôle fait vraiment défaut, l'apport de titres relevant du 150-0 A bascule dans le sursis de l'article 150-0 B : rien à suivre, aucune obligation de remploi — mais aucune sécurité écrite non plus face à l'abus de droit.

Puis-je apporter aussi mon compte courant d'associé ?

Vous pouvez apporter la créance, mais c'est une opération distincte et elle ne suit pas le même régime. Une créance de compte courant, c'est l'argent que vous avez avancé à la SCI et qu'elle vous doit. Ce n'est ni une valeur mobilière du 150-0 A, ni un droit social du 150 UB. Elle ne génère donc ni sursis ni report. Faites-la ventiler séparément dans l'acte, prix des parts d'un côté, créance de l'autre.

L'apport peut-il être payé en partie en argent (soulte) ?

Techniquement oui, fiscalement c'est un piège. Pour le report du 150-0 B ter, la soulte ne doit pas excéder 10 % de la valeur nominale des titres reçus, et la soulte reçue est de toute façon imposée immédiatement. Pour le sursis du 150 UB, II, le dépassement du même seuil de 10 % fait tomber le sursis sur la totalité. Et en deçà du seuil, le sursis tient, mais la plus-value est imposée dès l'année de l'échange à concurrence de la soulte, au régime des plus-values immobilières. Sur les deux régimes, une soulte se paie. Enfin, la fraction de l'apport rémunérée autrement qu'en titres est un apport à titre onéreux, taxé à 5 % au titre du 2° du I de l'article 726.

Ma SCI à l'IR n'est pas à prépondérance immobilière : cela change-t-il quelque chose ?

Cela change tout, et c'est l'exception qui confirme la démonstration. L'article 150 UB ne vise que les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter qui sont à prépondérance immobilière. Le test se fait à la clôture des trois exercices précédant la cession : plus de 50 % de la valeur réelle de l'actif en immeubles non affectés à l'exploitation. Une société civile dont l'actif est principalement composé de liquidités ou de titres sort du 150 UB, retombe dans le 150-0 A — et redevient éligible au report. Le cas est rare et se vérifie exercice par exercice.

La réforme de février 2026 s'applique-t-elle à un apport réalisé en 2023 ?

Oui, et c'est le point que presque personne ne relève. Le I de l'article 11 de la loi de finances pour 2026 s'applique « aux cessions de titres apportés réalisées à compter du lendemain de la publication de la présente loi ». Le déclencheur est la date à laquelle la holding vend, pas la date de l'apport. Un apport de 2023 dont les titres sont vendus aujourd'hui relève du remploi à 70 % sur trois ans, avec conservation de cinq ans et exclusion de l'immobilier.

Peut-on demander un rescrit avant de monter l'opération ?

Oui, et sur ce montage c'est la dépense la plus rentable du dossier. Deux points que l'on ne dit pas assez. Le rescrit de l'article L64 B ne protège que ce qui a été exactement décrit : une saisine vague ne protège rien. Et les six mois de silence se placent dans le calendrier de la vente, pas après.

13. Sources officielles

Votre SCI, tenue et déclarée sans y penser

sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, produit la liasse ou la 2072 et la télétransmet aux impôts. Avant de monter quoi que ce soit, faites confirmer votre régime : c'est lui qui décide de tout.

Pour aller plus loin

Holding immobilière avec SCI — la page mère : à quoi sert une holding, le régime mère-fille, l'effet de levier bancaire et le seuil à partir duquel la structure devient rentable. Parts de SCI dans une holding à l'IS — l'état du montage une fois les parts logées : article 238 bis K, impôt en cascade, coût de structure annuel et voies de sortie. Cession de parts de SCI — l'agrément, l'évaluation des parts, le droit de 5 % et le détail des deux régimes de plus-value utilisés sur cette page. Apport d'un immeuble à une SCI — l'autre opération, celle qu'on confond : droits d'enregistrement, plus-value de l'apporteur, commissaire aux apports et procédure. Abus de droit et SCI — la théorie générale, la procédure devant le comité de l'abus de droit fiscal et la liste des montages effectivement redressés. Plus-value d'une SCI à l'IS — la valeur nette comptable, la double imposition et l'arbitrage entre vendre l'immeuble et vendre les parts. Passer sa SCI de l'IR à l'IS — la porte par laquelle vos parts deviennent éligibles au report, avec son prix : cessation fiscale, bilan d'ouverture et fenêtre de retour de cinq exercices. SCI et exit tax — ce que devient une plus-value en report quand on quitte la France : champ de l'article 167 bis, seuils, sursis de paiement et dégrèvement. SCI et marchand de biens — pourquoi une société civile ne peut pas acheter pour revendre, et quelles structures le permettent réellement. Motifs de redressement d'une SCI — les dix motifs les plus fréquents, le barème des majorations et les délais de prescription. Distribuer le prix de vente d'un immeuble en SCI — comment sortir l'argent après la vente, à l'IR comme à l'IS, et ce que coûte le second étage de taxation. SCI et pacte Dutreil — l'exclusion jumelle de la gestion de son propre patrimoine, et les rares cas où une société immobilière reste éligible.
FAQ

Questions fréquentes

Oui : aucune règle n'interdit d'apporter des parts de société civile immobilière à une holding. Avant même de regarder le code général des impôts, ouvrez vos statuts : la clause d'agrément peut bloquer l'opération dès le premier jour, puisque votre holding entrerait comme nouvelle associée. Faites-la lever par une décision d'assemblée avant de signer. Le régime fiscal de la SCI décide ensuite du reste : à l'impôt sur les sociétés le report s'ouvre, à l'impôt sur le revenu il reste fermé.
Oui, quand ses conditions sont réunies : le I de l'article 150-0 B ter dit que l'imposition « est reportée », sans option à formuler. Mais « automatique » ne veut pas dire « sans formalité ». Un report qu'on n'a jamais déclaré est un report que l'administration ne connaît pas — et qu'elle traitera comme une plus-value non déclarée.
L'article 150-0 B ter ne fait pas de l'omission déclarative une cause de fin du report. Le I en dresse une liste fermée, à ses 1° à 4° : cession des titres reçus, cession des titres apportés dans les trois ans, cession des parts de sociétés interposées, transfert du domicile fiscal hors de France. En pratique, l'oubli reste coûteux : il prive le contribuable de la preuve du suivi et déclenche la demande de justification. Régularisez par une déclaration rectificative plutôt que d'attendre la question.
Non. Les quatre emplois éligibles, énumérés aux a, b, c et d du 2° du I, sont limitatifs. Ce sont, dans l'ordre du texte : les moyens permanents d'exploitation, puis la prise de contrôle d'une société opérationnelle. Viennent ensuite la souscription à son capital — ou à celui d'une société ayant pour objet exclusif de détenir des participations dans de telles sociétés, branche ouverte par la loi de finances pour 2019 et non par la réforme de 2026. Et enfin la souscription de parts de fonds de capital-investissement (FCPR, FPCI, sociétés de libre partenariat, sociétés de capital-risque). Une société civile de placement immobilier n'entre dans aucune de ces quatre cases. Son activité est par nature de la gestion de patrimoine immobilier.
C'est la seule zone qui reste discutable. L'exploitation hôtelière est une activité commerciale, pas de la gestion de son propre patrimoine immobilier. Le Conseil d'État a d'ailleurs admis un réinvestissement dans les titres de deux sociétés ayant pour objet, respectivement, la propriété et l'exploitation d'un hôtel-restaurant, le 8 octobre 2010 (n° 313139, mentionné aux tables). C'est l'ensemble propriété + exploitation qui a été jugé économique, non l'immeuble seul. Mais il jugeait alors l'abus de droit sous l'ancien report des articles 92 B et 160, pas la condition légale d'aujourd'hui. L'administration a actualisé sa doctrine le 10 août 2026 pour intégrer la réforme, sans tracer la frontière entre exploitation commerciale et activité immobilière. Ne montez pas cette opération sans rescrit.
Prenez-en un, ou un avocat. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière, à peine de nullité. Le champ de l'apport n'est pas tranché, et aucune source publiée ne l'exclut. Traitez-le comme dans le champ.
L'année de l'apport : formulaire 2074-I (état de suivi des plus-values en report), annexé à la déclaration 2074, avec la déclaration de revenus du printemps suivant. Chaque année ensuite : le montant du report en case 8UT de la 2042. L'année où le report tombe, la plus-value est ajoutée aux revenus de l'année de l'événement. Mais elle l'est au taux figé le jour de l'apport. Côté impôt sur le revenu : 12,8 % pour un apport réalisé depuis le 1er janvier 2018 (art. 200 A, 2 ter, a, 3° du CGI). Côté prélèvements sociaux : le taux en vigueur l'année de l'apport (art. 34, II, de la loi n° 2016-1918 du 29 décembre 2016). Le détail des imprimés figure au BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-40, dans sa version en vigueur depuis le 10 août 2026.
Le transfert du domicile fiscal hors de France est le 4° du I : il figure parmi les événements qui mettent fin au report. Il joue dans les conditions de l'article 167 bis du CGI, le dispositif dit « exit tax ». Le paiement est suspendu de plein droit pour un départ vers un État de l'Union européenne ou assimilé, et seulement sur demande expresse ailleurs. Attention à un point que beaucoup d'articles écrasent : le dégrèvement au bout de deux ou cinq ans de résidence à l'étranger ne vise que les plus-values latentes du I de l'article 167 bis, jamais une plus-value en report. Partir ne l'efface donc pas : cela ne fait qu'en suspendre le paiement.
C'est le II de l'article 150-0 B ter : la donation transfère la plus-value en report au donataire, à proportion des titres transmis, lorsque celui-ci contrôle la société. Le texte consolidé au 31 août 2026 exige alors du donataire une conservation de six ans à compter de l'acquisition. Onze ans si le remploi a été réalisé dans les fonds mentionnés au d du 2° du I. S'il respecte ce délai, la plus-value est définitivement effacée. Ces durées étaient de cinq et dix ans jusqu'à la loi de finances pour 2026 : vérifiez la version en vigueur au jour de la donation.
Les quatre événements du I ne comprennent pas le décès. La pratique en déduit, a contrario, que la plus-value en report s'éteint au décès de l'apporteur, ses héritiers ne reprenant pas le report ; l'administration ne l'a pas écrit pour l'apporteur. Elle l'a écrit pour le donataire : lorsqu'une donation a transféré le report en application du II, le décès du donataire ou de son conjoint exonère définitivement la plus-value (BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-30, § 190). Une incertitude subsiste, non tranchée à ce jour, lorsque les titres reviennent au conjoint survivant par l'effet d'un avantage matrimonial et non de la succession : aucun texte ni aucune doctrine ne règle ce cas.
Non, et la moitié n'est pas le bon seuil. Le report suppose que l'apporteur contrôle la société bénéficiaire. Le 2° du III retient trois cas de contrôle. La majorité des droits de vote ou des droits aux bénéfices, détenue seul ou avec le cercle familial. Cette même majorité tenue d'un accord conclu avec d'autres associés. Ou l'exercice en fait du pouvoir de décision. S'y ajoute une présomption : 33,33 % des droits suffisent si aucun autre associé n'en détient davantage. Avec 40 % face à des associés dispersés, vous contrôlez. Si le contrôle fait vraiment défaut, l'apport de titres relevant du 150-0 A bascule dans le sursis de l'article 150-0 B : rien à suivre, aucune obligation de remploi — mais aucune sécurité écrite non plus face à l'abus de droit.
Vous pouvez apporter la créance, mais c'est une opération distincte et elle ne suit pas le même régime. Une créance de compte courant, c'est l'argent que vous avez avancé à la SCI et qu'elle vous doit. Ce n'est ni une valeur mobilière du 150-0 A, ni un droit social du 150 UB. Elle ne génère donc ni sursis ni report. Faites-la ventiler séparément dans l'acte, prix des parts d'un côté, créance de l'autre.
Techniquement oui, fiscalement c'est un piège. Pour le report du 150-0 B ter, la soulte ne doit pas excéder 10 % de la valeur nominale des titres reçus, et la soulte reçue est de toute façon imposée immédiatement. Pour le sursis du 150 UB, II, le dépassement du même seuil de 10 % fait tomber le sursis sur la totalité. Et en deçà du seuil, le sursis tient, mais la plus-value est imposée dès l'année de l'échange à concurrence de la soulte, au régime des plus-values immobilières. Sur les deux régimes, une soulte se paie. Enfin, la fraction de l'apport rémunérée autrement qu'en titres est un apport à titre onéreux, taxé à 5 % au titre du 2° du I de l'article 726.
Cela change tout, et c'est l'exception qui confirme la démonstration. L'article 150 UB ne vise que les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter qui sont à prépondérance immobilière. Le test se fait à la clôture des trois exercices précédant la cession : plus de 50 % de la valeur réelle de l'actif en immeubles non affectés à l'exploitation. Une société civile dont l'actif est principalement composé de liquidités ou de titres sort du 150 UB, retombe dans le 150-0 A — et redevient éligible au report. Le cas est rare et se vérifie exercice par exercice.
Oui, et c'est le point que presque personne ne relève. Le I de l'article 11 de la loi de finances pour 2026 s'applique « aux cessions de titres apportés réalisées à compter du lendemain de la publication de la présente loi ». Le déclencheur est la date à laquelle la holding vend, pas la date de l'apport. Un apport de 2023 dont les titres sont vendus aujourd'hui relève du remploi à 70 % sur trois ans, avec conservation de cinq ans et exclusion de l'immobilier.
Oui, et sur ce montage c'est la dépense la plus rentable du dossier. Deux points que l'on ne dit pas assez. Le rescrit de l'article L64 B ne protège que ce qui a été exactement décrit : une saisine vague ne protège rien. Et les six mois de silence se placent dans le calendrier de la vente, pas après.