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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Décès du gérant d'une SCI : que faire ? (2026)

Quand le gérant d'une SCI décède, la première question des proches est presque toujours la même : est-ce que la société s'arrête ? Non. Le décès du gérant ne dissout pas la SCI, jamais. La gérance est une fonction de direction, pas la société. En revanche, il ouvre une zone de turbulence que les gens sous-estiment : la vacance de gérance, ce moment où plus personne n'a le pouvoir de signer au nom de la SCI, de payer une échéance de prêt ou de convoquer une assemblée. C'est là que se jouent les vrais ennuis. Dans ce guide, je détaille les effets juridiques du décès du gérant, la différence — cruciale — avec le décès d'un associé, puis la marche à suivre concrète pour rétablir la direction : nomination d'un nouveau gérant, recours au mandataire ad hoc (article 1846 du Code civil), formalités au guichet unique de l'INPI, et les clauses de prévoyance qui vous éviteront le tribunal.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, service-public.fr, INPI). Mis à jour le 14 juillet 2026.

À ne pas confondre : ce guide traite du décès du gérant (la fonction de direction). Pour le décès d'un associé et le sort de ses parts sociales, voir notre guide décès d'un associé de SCI ; pour un changement volontaire de gérant, voir changer de gérant en SCI.

1. Le principe : la SCI n'est pas dissoute

Posons-le clairement dès le départ : le décès du gérant d'une SCI n'entraîne pas la dissolution de la société. Dans ma pratique, c'est l'erreur la plus répandue chez les héritiers : ils croient que la mort du dirigeant fige tout, gèle le patrimoine, met la société à l'arrêt. Faux.

La raison tient à la nature même de la SCI. C'est une personne morale, un sujet de droit à part entière, distinct des personnes physiques qui la composent ou la dirigent. Elle a son patrimoine (les immeubles, les comptes bancaires, les dettes), son objet social, sa propre existence. Le gérant n'est qu'un organe de représentation : il agit au nom de la société, pour son compte, mais il ne se confond jamais avec elle. Il dirige la SCI ; il n'est pas la SCI.

Les causes de dissolution d'une société civile sont limitativement énumérées à l'article 1844-7 du Code civil : arrivée du terme, réalisation ou extinction de l'objet, dissolution anticipée décidée par les associés, dissolution judiciaire pour justes motifs, etc. Le décès du gérant n'y figure pas. La société survit donc naturellement à son dirigeant.

Reste que le décès crée un vide dans la direction. Le mandat social s'éteint avec le gérant. Si le défunt était le seul dirigeant, la SCI se réveille du jour au lendemain sans représentant légal. Cette période de flottement porte un nom — la vacance de gérance — et c'est elle, pas la survie de la société, qui doit vous mobiliser.

À retenir : la SCI ne meurt pas avec son gérant. Elle continue d'exister, mais elle a besoin d'un nouveau représentant pour agir. Le vrai risque n'est pas la disparition de la société : c'est son immobilisation tant que la gérance n'est pas rétablie.


2. Décès du gérant vs décès d'un associé : deux régimes à ne pas confondre

C'est la confusion la plus fréquente, et elle change tout. Le droit distingue nettement deux qualités qui peuvent coexister chez une même personne :

  • La qualité de gérant : la fonction de direction, le pouvoir de représenter et d'engager la société.
  • La qualité d'associé : la détention de parts sociales, c'est-à-dire une fraction du capital de la SCI.

Selon la qualité concernée par le décès, le régime juridique n'est pas le même.

Le décès d'un associé : le sort des parts

Lorsqu'un associé décède, la question porte sur ses parts sociales, qui font partie de sa succession. Le principe posé par l'article 1870 du Code civil est que la société continue avec les héritiers de l'associé décédé, sauf clause contraire des statuts. Les statuts peuvent toutefois prévoir une clause d'agrément (les héritiers doivent être agréés par les associés survivants) ou une clause de continuation avec les seuls associés survivants. Ce sujet est traité en détail dans notre guide décès d'un associé de SCI.

Le décès du gérant : le sort de la fonction

Lorsque le gérant décède, la question porte sur la fonction de direction, pas sur des parts. Or, point capital : les fonctions de gérant ne se transmettent pas aux héritiers. Le mandat social est attaché à la personne du gérant désigné ; il s'éteint à son décès et ne figure pas dans la masse successorale. Aucun héritier ne devient gérant du seul fait de la succession. Il faut une nouvelle décision des associés pour désigner un remplaçant.

Critère Décès d'un associé Décès du gérant
Objet concernéLes parts sociales (patrimoine)La fonction de direction
Transmission aux héritiersOui, les parts sont héritéesNon, la fonction s'éteint
Texte de référenceArt. 1870 C. civ.Art. 1846 C. civ.
Effet sur la sociétéContinuation (sauf clause)Vacance de gérance à combler
Action requiseAgrément / transfert des partsNomination d'un nouveau gérant

Cas fréquent : dans une SCI familiale, le fondateur est souvent à la fois gérant et associé majoritaire. Son décès déclenche alors les deux régimes en parallèle : transmission de ses parts aux héritiers (art. 1870 C. civ.) et vacance de gérance à combler (art. 1846 C. civ.). Il faut traiter les deux volets sans en oublier un.


3. La vacance de gérance et le risque de blocage

La vacance de gérance, c'est la SCI privée de gérant en fonction. Le cas typique : le défunt était l'unique dirigeant, et personne ne prend automatiquement le relais. Tant que la nomination n'a pas eu lieu, la société n'a plus de représentant légal — et les effets se font sentir tout de suite, pas dans six mois.

Ce que la SCI ne peut plus faire

Sans gérant, la société est en grande partie paralysée :

  • Plus personne ne peut engager la société : signer un acte, contracter, donner mandat, agir en justice au nom de la SCI.
  • Les opérations bancaires sont bloquées : la banque, informée du décès, gèle généralement les pouvoirs de signature sur le compte de la SCI, ce qui peut empêcher le paiement des échéances de prêt, de la taxe foncière ou des charges.
  • L'assemblée des associés ne peut plus être convoquée normalement : dans une SCI, c'est en principe le gérant qui convoque l'assemblée. S'il n'y a plus de gérant, le mécanisme normal de décision est grippé.
  • Les obligations déclaratives risquent d'être manquées : dépôt de la déclaration fiscale annuelle, tenue de la comptabilité, réponses à l'administration.

Le piège, c'est l'effet ciseau : pendant que la SCI est paralysée, les échéances, elles, continuent de tomber. Un prêt bancaire non honoré déclenche des pénalités et, dans le pire des cas, la déchéance du terme — la banque exige alors le remboursement immédiat du capital restant dû. Autant dire qu'il faut réagir vite.

Configuration au moment du décès Conséquence
Plusieurs co-gérantsPas de vacance : le(s) co-gérant(s) survivant(s) continue(nt) d'assurer la direction. Une régularisation reste à prévoir.
Gérant suppléant prévu aux statutsLe suppléant prend les fonctions de plein droit : continuité assurée.
Gérant unique sans suppléantVacance de gérance : la SCI est sans représentant. Action urgente requise.

4. La solution légale : tout associé peut provoquer une nouvelle gérance

Le législateur a heureusement prévu une porte de sortie. L'article 1846 du Code civil, qui régit la gérance des sociétés civiles, contient à son dernier alinéa le mécanisme de déblocage applicable au décès du gérant unique.

Le texte prévoit que, lorsque la société se trouve sans gérant, tout associé peut agir pour rétablir le fonctionnement des organes. Concrètement, la loi ouvre deux voies successives :

  1. La réunion des associés à l'initiative de l'un d'eux : tout associé peut prendre l'initiative de réunir les associés à seule fin de nommer un ou plusieurs nouveaux gérants. C'est la voie normale, amiable, à privilégier lorsque les associés s'entendent.
  2. La désignation d'un mandataire par le juge : si aucune réunion ne peut être valablement organisée — parce que les associés sont en désaccord, dispersés, ou qu'il existe un doute sur qui a le pouvoir de convoquer — tout associé peut demander au président du tribunal, statuant sur requête, de désigner un mandataire chargé de réunir les associés et de les faire délibérer sur la nomination du gérant.

La logique est protectrice : aucune SCI ne reste otage du décès de son gérant. Même l'associé qui ne détient que 10 % des parts tient un levier pour rétablir la direction. Encore faut-il l'actionner — et pour la voie judiciaire, mieux vaut se faire assister d'un avocat, car la requête au tribunal ne s'improvise pas.

Bon réflexe : avant de saisir le juge, vérifiez si un associé dispose déjà, en vertu des statuts, du pouvoir de convoquer l'assemblée en l'absence de gérant. De nombreux statuts bien rédigés prévoient cette hypothèse, ce qui évite le recours au tribunal. Voir notre guide sur les assemblées générales de SCI.


5. Le mandataire ad hoc : débloquer par la voie judiciaire

Lorsque la voie amiable échoue, le mandataire ad hoc est l'outil clé. Il s'agit d'une personne (souvent un professionnel du droit ou du chiffre) désignée par le juge pour accomplir une mission précise et temporaire.

Sa mission

Dans le contexte du décès du gérant, la mission du mandataire ad hoc consiste essentiellement à convoquer et réunir l'assemblée des associés pour qu'ils délibèrent et désignent un nouveau gérant. Le mandataire ne dirige pas la société durablement : il ne fait que rétablir le fonctionnement des organes sociaux en organisant la décision que les associés ne parvenaient pas à provoquer seuls.

Mandataire ad hoc et administrateur provisoire : ne pas confondre

Il faut distinguer deux figures voisines :

  • Le mandataire ad hoc a une mission ponctuelle et circonscrite (ici, convoquer l'assemblée). Il n'a pas vocation à gérer la SCI.
  • L'administrateur provisoire est désigné dans les situations plus graves, lorsque le fonctionnement de la société est durablement paralysé (mésentente profonde, blocage complet). Il se voit confier, temporairement, l'administration de la société à la place des organes défaillants. C'est une mesure plus lourde, réservée aux crises sérieuses.

Dans le cas simple d'un décès de gérant unique où les associés s'accordent sur un successeur mais ne savent pas comment convoquer, le mandataire ad hoc suffit. L'administrateur provisoire n'intervient qu'en cas de blocage grave, par exemple une mésentente entre associés empêchant toute nomination.

Aspect Mandataire ad hoc Administrateur provisoire
MissionConvoquer l'assembléeAdministrer la société
DuréePonctuelleTemporaire mais prolongée
Situation typeVacance simple, associés d'accordBlocage grave, mésentente
FondementArt. 1846, dernier al. C. civ.Jurisprudence / mesure exceptionnelle

6. Nommer le nouveau gérant : la procédure

Une fois l'assemblée réunie — spontanément par les associés ou via le mandataire ad hoc — vient l'étape centrale : la désignation d'un nouveau gérant. Elle obéit à des règles précises.

Qui décide et à quelle majorité ?

La nomination d'un gérant relève d'une décision collective des associés. La majorité requise est d'abord celle prévue par les statuts. À défaut de stipulation statutaire, c'est une règle propre à la gérance qui s'applique : l'article 1846, alinéa 3, du Code civil dispose que, sauf disposition contraire des statuts, le gérant est nommé par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales. Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, ce n'est donc plus l'unanimité de l'article 1852 du Code civil qui joue par défaut pour désigner un gérant, mais cette majorité en parts. Vérifiez néanmoins en priorité ce que prévoient vos statuts, qui peuvent durcir (unanimité) ou assouplir cette règle.

Qui peut être nommé ?

Le nouveau gérant peut être :

  • Un associé de la SCI (le cas le plus fréquent) ;
  • Un héritier du gérant défunt, s'il est devenu associé par la transmission des parts et que les statuts l'autorisent ;
  • Un tiers non associé, personne physique ou morale, sauf si les statuts exigent que le gérant soit associé.

Le gérant d'une SCI n'a pas à être obligatoirement associé : c'est la liberté statutaire qui commande. Pour approfondir le statut, les pouvoirs et la responsabilité du gérant, voir notre guide le gérant de SCI.

Le procès-verbal de nomination

La décision doit être formalisée dans un procès-verbal d'assemblée générale (ou un acte de décision collective) actant : la constatation de la cessation des fonctions du gérant décédé, la nomination du nouveau gérant, l'étendue de ses pouvoirs, et la date de prise d'effet. Ce procès-verbal est la pièce maîtresse pour toutes les formalités de publicité qui suivent. La mécanique du changement de dirigeant est détaillée dans notre guide changer de gérant en SCI.


7. Les formalités à accomplir

Le remplacement du gérant, même provoqué par un décès, doit faire l'objet de formalités de publicité obligatoires afin que le changement soit opposable aux tiers. Depuis 2023, tout passe par le guichet unique électronique des formalités des entreprises, géré par l'INPI, qui a remplacé les anciens CFE et les dépôts au greffe.

Les étapes de publicité

  1. Publier une annonce légale de changement de gérant dans un support habilité du département du siège social. L'annonce mentionne le décès de l'ancien gérant et l'identité du nouveau. Voir notre guide annonce légale de SCI.
  2. Déposer le dossier au guichet unique de l'INPI : formulaire de modification, procès-verbal de nomination, attestation de parution de l'annonce légale, acte de décès de l'ancien gérant, pièces d'identité du nouveau gérant, et statuts mis à jour si le gérant était statutaire.
  3. Mettre à jour le registre des bénéficiaires effectifs (RBE) si le changement affecte la structure de contrôle (notamment lorsque le gérant était aussi associé et que ses parts sont transmises). Voir notre guide bénéficiaires effectifs de SCI.
  4. Récupérer le Kbis actualisé : une fois le dossier validé, le RCS est mis à jour et le nouvel extrait Kbis fait apparaître le nouveau gérant.

Faut-il modifier les statuts ?

Tout dépend du mode de nomination initial du gérant décédé :

  • Gérant nommé dans les statuts (gérant statutaire) : son remplacement impose une modification statutaire, votée à la majorité prévue pour modifier les statuts, avec dépôt des statuts mis à jour. Voir modifier les statuts de SCI.
  • Gérant nommé par acte séparé (procès-verbal, acte de nomination hors statuts) : une simple décision collective suffit ; les statuts n'ont pas à être modifiés.

Conseil pratique : nommer le gérant hors statuts (par acte séparé) dès la constitution de la SCI simplifie considérablement les remplacements ultérieurs — décès compris — puisqu'aucune modification statutaire n'est alors nécessaire. C'est un choix de rédaction à faire dès la création de la SCI.


8. Cas particulier : le gérant unique également associé

C'est le scénario le plus courant dans les SCI familiales et patrimoniales, et le plus complexe à dérouler, car deux régimes se superposent. Prenons un exemple concret.

Exemple chiffré : SCI familiale patrimoniale

M. Martin détenait 60 % des parts d'une SCI familiale (les 40 % restants étant répartis entre son épouse, 20 %, et leurs deux enfants, 10 % chacun). Il en était le gérant unique statutaire. La SCI détient un immeuble locatif financé par un prêt de 180 000 € encore en cours, avec une échéance mensuelle de 950 €. M. Martin décède.

Volet 1 — Les parts (art. 1870 C. civ.) : ses 60 % entrent dans la succession. En l'absence de clause d'agrément, la SCI continue avec les héritiers (épouse et enfants), qui se répartissent les parts selon la dévolution successorale et le régime matrimonial. La répartition du capital est recomposée.

Volet 2 — La gérance (art. 1846 C. civ.) : la fonction de gérant s'éteint. La SCI est en vacance de gérance : plus personne ne peut régler l'échéance de 950 € ni convoquer l'assemblée. Comme le gérant était statutaire, il faut aussi modifier les statuts.

Marche à suivre : l'épouse, désormais associée, réunit les associés (elle et les enfants), qui la désignent gérante ; on modifie les statuts (gérant statutaire), on publie l'annonce légale, on dépose le dossier à l'INPI, on met à jour le RBE (nouvelle répartition du capital + nouveau gérant), et on régularise sans délai les pouvoirs bancaires pour reprendre le paiement du prêt.

Cet exemple illustre pourquoi il ne faut jamais traiter le décès du gérant-associé comme un simple changement de dirigeant : la transmission des parts (droits de succession, éventuel démembrement au profit du conjoint survivant) et la nomination du nouveau gérant doivent être menées ensemble et coordonnées. Sur le sort des parts et le rôle du conjoint, voir décès d'un associé de SCI et SCI et régime matrimonial.


9. Conséquences fiscales et déclaratives

Sur le plan fiscal, le décès du gérant ne change rien au régime de la SCI. Même imposition, mêmes obligations déclaratives, mêmes échéances. Le fisc, lui, ne fait pas de pause parce que le dirigeant a disparu. Le vrai risque est ailleurs : sans gérant pour préparer et signer, ces déclarations passent à la trappe. Raison de plus pour rétablir la direction sans traîner.

SCI à l'IR

Une SCI à l'impôt sur le revenu est translucide (art. 8 du CGI) : ses résultats sont imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers (art. 14 du CGI). La déclaration 2072 reste due chaque année, et chaque associé reporte sa quote-part sur sa déclaration personnelle. Le décès du gérant ne suspend pas ces échéances : il faut que quelqu'un ait le pouvoir de préparer, signer et déposer la 2072. Voir notre guide déclaration 2072 de SCI.

SCI à l'IS

Une SCI à l'impôt sur les sociétés tient une comptabilité d'engagement et dépose une liasse 2065 et 2033. L'IS s'applique au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions de l'art. 219-I-b du CGI), puis 25 % au-delà. Là encore, ces obligations survivent au gérant : la vacance de gérance ne dispense pas de déposer la liasse ni le FEC. Voir déclaration 2065 et liasse 2033.

Le volet succession

Si le gérant décédé était aussi associé, la transmission de ses parts sociales relève des droits de succession, avec une valorisation des parts (souvent minorée par la présence d'un passif comme un emprunt en cours). Ce volet, distinct de la gérance, est traité dans nos guides décès d'un associé et donation de parts de SCI.

Point de vigilance : ne laissez pas passer une échéance déclarative pendant la transition. Une SCI qui, faute de gérant, ne dépose pas sa 2072 ou sa liasse s'expose à des pénalités de retard. Rétablir la gérance rapidement protège aussi la société sur le plan fiscal.


10. Les clauses de prévoyance à anticiper dans les statuts

La meilleure façon de gérer le décès du gérant, c'est de l'avoir anticipé dans les statuts. Une SCI bien rédigée traverse cet événement sans blocage, là où une SCI aux statuts sommaires se retrouve au tribunal. Voici les clauses de prévoyance les plus utiles.

Le gérant suppléant ou le co-gérant

La clause la plus efficace consiste à désigner, dès l'origine, un gérant suppléant (ou un second co-gérant) appelé à exercer de plein droit les fonctions en cas de décès, de démission ou d'empêchement du gérant principal. Avec une telle clause, il n'y a jamais de vacance : la direction est assurée sans interruption, sans convocation d'assemblée en urgence, sans juge. C'est la protection la plus solide.

La clause de convocation en l'absence de gérant

Il est judicieux de prévoir qui peut convoquer l'assemblée lorsque la gérance est vacante : par exemple, l'associé le plus âgé, l'associé majoritaire, ou un associé désigné. Cette clause évite d'avoir à saisir le juge pour obtenir un mandataire ad hoc.

Les règles de nomination souples

Par défaut, le gérant est désigné à la majorité des associés représentant plus de la moitié des parts sociales (art. 1846, al. 3, du Code civil). Vérifiez que vos statuts ne durcissent pas cette règle en exigeant l'unanimité : une telle clause peut transformer une simple nomination en blocage si un associé s'y oppose. Fixer une majorité réaliste dans les statuts fluidifie la désignation d'un successeur.

Nommer le gérant hors statuts

Comme vu plus haut, désigner le gérant par acte séparé plutôt que dans le corps des statuts évite une modification statutaire à chaque changement — un vrai gain de simplicité et de coût lors d'un décès.

Check-list des clauses de prévoyance

  • Désignation d'un gérant suppléant ou d'un co-gérant exerçant de plein droit ;
  • Clause identifiant qui convoque l'assemblée en l'absence de gérant ;
  • Majorité de nomination du gérant clairement fixée dans les statuts (en écartant toute exigence d'unanimité qui pourrait bloquer) ;
  • Nomination du gérant par acte séparé, hors statuts, pour éviter les modifications ;
  • Articulation avec les clauses de transmission des parts (agrément, continuation).

Ces clauses relèvent d'une rédaction soignée des statuts de la SCI. Si vos statuts actuels sont muets sur ces points, une modification des statuts à froid, aujourd'hui, vous évitera un blocage demain.

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11. Tableau récapitulatif des étapes

Voici la marche à suivre, dans l'ordre, après le décès du gérant d'une SCI. Le calendrier dépend de chaque situation, mais l'esprit est toujours le même : agir vite pour éviter le blocage.

Étape Action Référence
1Constater le décès et vérifier la configuration (gérant unique ? co-gérant ? suppléant ? statutaire ?)Statuts
2Informer la banque et sécuriser les échéances urgentes (prêt, charges)Gestion courante
3Réunir les associés pour nommer un nouveau gérant (voie amiable)Art. 1846, dernier al. C. civ.
4À défaut : demander au juge un mandataire ad hoc pour convoquer l'assembléeArt. 1846, dernier al. C. civ.
5Voter la nomination du nouveau gérant et rédiger le procès-verbalStatuts / art. 1846, al. 3
6Modifier les statuts si le gérant était statutaireModification statutaire
7Publier une annonce légale de changement de gérantSupport habilité
8Déposer le dossier au guichet unique de l'INPIINPI
9Mettre à jour le RBE (et le capital si les parts sont transmises)RBE / INPI
10Régulariser la comptabilité et les déclarations fiscales à venir2072 / 2065-2033

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12. FAQ — Décès du gérant d'une SCI

La SCI peut-elle continuer à encaisser les loyers sans gérant ?

En pratique, les loyers peuvent continuer d'arriver sur le compte de la SCI, mais l'absence de gérant pose problème dès qu'il faut agir : payer une échéance, signer un document, répondre à un locataire, engager la société. La banque gèle souvent les pouvoirs de signature au décès du dirigeant. C'est pourquoi il faut rétablir la gérance rapidement, même si l'encaissement passif semble fonctionner un temps.

Un héritier mineur peut-il devenir gérant de la SCI ?

Non. La fonction de gérant suppose la capacité juridique : un mineur non émancipé ne peut pas être gérant. Un héritier mineur peut hériter des parts du défunt (il devient associé, représenté par ses représentants légaux), mais pas de la gérance. Le nouveau gérant devra être un majeur capable désigné par les associés. Voir notre guide sur la SCI familiale avec enfants mineurs.

Que faire si le gérant décédé était aussi le seul associé « actif » ?

Une SCI a par définition au moins deux associés. Si le gérant-associé majoritaire décède, les autres associés (même minoritaires) conservent leur droit d'agir : chacun peut, en vertu du dernier alinéa de l'article 1846 du Code civil, provoquer la réunion des associés ou demander un mandataire ad hoc. Aucun associé n'est prisonnier de la situation. Les héritiers du défunt, devenus associés, participent ensuite aux décisions.

Le co-gérant survivant peut-il continuer seul ?

Oui. Lorsque la SCI comptait plusieurs co-gérants, le décès de l'un n'ouvre pas de vacance : le ou les co-gérants survivants continuent d'assurer la direction et disposent des pouvoirs de gérance. Il convient toutefois de régulariser la situation (constater le décès, mettre à jour l'INPI et le Kbis) et, le cas échéant, de décider s'il faut nommer un remplaçant au co-gérant décédé. C'est l'un des grands avantages de la co-gérance comme clause de prévoyance.

Combien coûte le remplacement d'un gérant décédé ?

Le coût dépend des formalités : une annonce légale de changement de gérant (de l'ordre de 100 à 200 €), les frais de dépôt au guichet unique de l'INPI, et, si le gérant était statutaire, le coût de la modification des statuts. À cela s'ajoutent d'éventuels honoraires (avocat ou notaire) si un mandataire ad hoc doit être demandé au juge ou si la succession des parts est complexe. Un remplacement amiable et bien préparé reste peu coûteux.

Le notaire chargé de la succession s'occupe-t-il du remplacement du gérant ?

Pas nécessairement. Le notaire règle la succession : dévolution et transmission des parts sociales du défunt, droits de succession, éventuel démembrement au profit du conjoint. Le remplacement du gérant relève, lui, de la vie sociale de la SCI et de la décision des associés : c'est une démarche distincte, souvent accompagnée par un avocat, un expert-comptable ou réalisée par les associés eux-mêmes. Les deux volets doivent être coordonnés.

Les actes signés par le gérant avant son décès restent-ils valables ?

Oui. Les actes régulièrement conclus par le gérant dans l'exercice de ses fonctions, de son vivant, engagent valablement la SCI et continuent de produire leurs effets après son décès (baux en cours, contrats, emprunts). Le décès n'anéantit pas rétroactivement l'activité passée : il crée seulement un vide pour les actes à venir, qui nécessitent un nouveau gérant.

Peut-on nommer un gérant à titre provisoire en attendant ?

Oui, les associés peuvent tout à fait nommer un gérant, y compris de façon transitoire, dès qu'ils parviennent à se réunir. Rien n'oblige à attendre le règlement complet de la succession pour désigner un dirigeant : au contraire, plus la nomination est rapide, mieux la société est protégée. Si les associés ne peuvent se réunir, le mandataire ad hoc permet d'organiser cette nomination sans délai excessif.

Le décès du gérant doit-il être publié même si un co-gérant reste en place ?

Oui. Même sans vacance, la cessation des fonctions du gérant décédé doit être déclarée au guichet unique de l'INPI pour que le RCS et le Kbis reflètent la réalité de la direction. Laisser figurer un gérant décédé sur les registres crée une incohérence préjudiciable (opposabilité aux tiers, formalités bancaires). La mise à jour est une obligation, indépendante de l'existence ou non d'un co-gérant survivant.

Une SCI sans gérant peut-elle être dissoute pour ce motif ?

Le seul défaut de gérant n'est pas une cause de dissolution automatique. Toutefois, si la vacance perdure et que la société devient durablement impossible à faire fonctionner (aucun accord pour nommer un gérant, blocage total), un associé peut, en dernier recours, demander la dissolution judiciaire pour justes motifs sur le fondement de l'article 1844-7, 5° du Code civil. C'est une issue extrême, à éviter : la nomination d'un mandataire ad hoc pour débloquer la nomination est presque toujours préférable.

Le nouveau gérant est-il responsable des dettes antérieures de la SCI ?

Le nouveau gérant représente la société et l'engage pour l'avenir ; il n'assume pas, à titre personnel, les dettes de la SCI, qui restent des dettes sociales. Attention toutefois : dans une SCI, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment mais non solidairement, à proportion de leurs parts (art. 1857 du Code civil). C'est la qualité d'associé, non celle de gérant, qui expose au passif social. Le nouveau gérant engage sa responsabilité pour ses propres fautes de gestion.

Où trouver les textes officiels applicables ?

Les textes clés sont l'article 1846 du Code civil (gérance des sociétés civiles, réunion des associés et mandataire en l'absence de gérant, dernier alinéa), l'article 1870 du Code civil (continuation avec les héritiers en cas de décès d'un associé), l'article 1844-7 du Code civil (causes de dissolution), l'article 1852 (décisions collectives) et l'article 1857 (responsabilité des associés), tous consultables sur Legifrance. Les formalités passent par le guichet unique de l'INPI et sont décrites sur service-public.fr.

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FAQ

Questions fréquentes

Non. Le décès du gérant n'entraîne jamais, à lui seul, la dissolution de la SCI. La gérance n'est qu'une fonction de représentation et de direction : elle n'est pas la société. La SCI, personne morale distincte de ses dirigeants, continue d'exister avec son patrimoine, ses associés et son objet social. Seul le décès d'un associé peut, dans de rares cas et si les statuts le prévoient expressément, affecter la continuité de la société (art. 1870 du Code civil), mais la solution de principe reste la continuation. Le décès du gérant ouvre en revanche une période de vacance de la gérance qu'il faut traiter rapidement.
Non. Les fonctions de gérant ne se transmettent pas par succession. Le mandat de gérant est un mandat social attaché à la personne désignée : il prend fin au décès et ne figure pas dans la masse successorale. Les héritiers du gérant héritent éventuellement de ses parts sociales (s'il était aussi associé), mais pas de sa qualité de gérant. Pour désigner un nouveau gérant, une décision collective des associés est nécessaire, dans les conditions prévues par les statuts. Un héritier ne peut se prévaloir d'aucun droit automatique à diriger la SCI.
Oui, ce sont deux situations juridiquement distinctes. Le décès d'un ASSOCIÉ concerne le sort des parts sociales : en principe, la SCI continue avec les héritiers du défunt, sauf clause d'agrément ou de continuation prévue par les statuts (art. 1870 du Code civil). Le décès du GÉRANT concerne la fonction de direction : il ouvre une vacance de gérance qu'il faut combler par la nomination d'un nouveau gérant. Un même défunt peut être à la fois gérant et associé : les deux régimes s'appliquent alors en parallèle (transmission des parts d'un côté, remplacement du gérant de l'autre). Voir notre guide dédié sur le décès d'un associé de SCI.
C'est la situation la plus délicate. Si le gérant décédé était l'unique gérant, la SCI se retrouve sans représentant légal : plus personne n'a le pouvoir de l'engager, de signer, ni même de convoquer l'assemblée des associés. On parle de vacance de gérance. La loi apporte une solution : tout associé peut réunir les associés pour désigner un nouveau gérant, et à défaut, demander au juge la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée (art. 1846, dernier alinéa, du Code civil). Il faut agir vite pour éviter la paralysie de la société.
La nomination d'un nouveau gérant relève d'une décision collective des associés, prise selon les règles de majorité fixées par les statuts (à défaut de clause statutaire, par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales, art. 1846, al. 3, du Code civil). Concrètement : convocation de l'assemblée générale, vote de la nomination, rédaction d'un procès-verbal actant la désignation, puis accomplissement des formalités de publicité (annonce légale, dépôt au guichet unique de l'INPI, mise à jour du RBE). Si le gérant était nommé directement dans les statuts, une modification statutaire est nécessaire.
Oui. Le changement de gérant, même causé par un décès, doit être déclaré. La procédure passe par le guichet unique électronique des formalités des entreprises tenu par l'INPI (qui a remplacé les greffes et CFE depuis 2023). Il faut y déclarer la cessation des fonctions de l'ancien gérant (décès) et la nomination du nouveau, publier une annonce légale dans un support habilité, joindre le procès-verbal de nomination (et les statuts modifiés le cas échéant), et mettre à jour le registre des bénéficiaires effectifs. Le RCS et le Kbis sont ensuite actualisés.
Le mandataire ad hoc est une personne désignée par le juge (président du tribunal judiciaire, statuant sur requête) pour accomplir une mission précise et temporaire : ici, convoquer l'assemblée des associés afin de nommer un nouveau gérant. On y recourt lorsque la SCI est bloquée : gérant unique décédé, aucun associé ne parvient à réunir l'assemblée, ou mésentente empêchant toute décision. L'article 1846 al. 5 du Code civil prévoit expressément que tout associé peut demander cette désignation. Le mandataire n'administre pas durablement la société : il rétablit seulement le fonctionnement des organes.
Juridiquement, personne n'a de plein pouvoir tant qu'un nouveau gérant n'est pas désigné : c'est le risque de la vacance de gérance. Les actes de gestion courante urgents (payer une échéance de prêt, régler une charge indispensable) doivent être sécurisés au plus vite. En cas d'urgence caractérisée, le recours au mandataire ad hoc ou, dans les cas graves, à un administrateur provisoire, permet d'assurer la continuité. La meilleure protection reste préventive : prévoir dans les statuts un gérant suppléant ou co-gérant appelé à exercer de plein droit en cas de décès.
Oui, et c'est vivement recommandé. Rien n'interdit de désigner statutairement un gérant suppléant (ou second co-gérant) appelé à exercer automatiquement les fonctions en cas de décès, d'empêchement ou de démission du gérant principal. Cette clause de prévoyance évite la vacance de gérance et le recours au juge : la continuité de la direction est assurée sans délai. Vous pouvez aussi prévoir une clause désignant par avance la personne (ou l'organe) chargée de convoquer l'assemblée pour nommer un nouveau gérant. Ces clauses relèvent de la rédaction des statuts.
Le décès du gérant n'a en lui-même pas d'effet direct sur le régime fiscal de la SCI : qu'elle soit à l'IR (art. 8 du CGI, revenus fonciers) ou à l'IS, la société conserve son régime et ses obligations déclaratives. Les déclarations (2072 pour l'IR, 2065 et 2033 pour l'IS) restent dues aux échéances habituelles. En revanche, si le gérant était aussi associé, la transmission de ses parts aux héritiers relève des droits de succession et peut modifier la répartition du capital. Il faut aussi veiller à ce que quelqu'un ait le pouvoir de signer et de déposer les déclarations : c'est un motif supplémentaire pour rétablir vite la gérance.
Aucun délai légal strict n'impose un remplacement dans un nombre de jours précis, mais l'intérêt de la société commande d'agir rapidement. Une SCI sans gérant ne peut ni signer, ni encaisser dans de bonnes conditions, ni convoquer valablement son assemblée, ni déposer ses déclarations fiscales. Plus la vacance dure, plus le risque de paralysie, d'échéances impayées et de contentieux augmente. En pratique, il faut réunir les associés dans les semaines qui suivent le décès et, si c'est impossible, saisir le juge sans attendre pour la désignation d'un mandataire ad hoc.
Si les associés n'atteignent pas la majorité statutaire pour désigner un nouveau gérant, la SCI risque le blocage. Plusieurs leviers existent : recourir à un mandataire ad hoc pour convoquer et organiser l'assemblée (art. 1846 al. 5 du Code civil), tenter une médiation, ou, en cas de mésentente grave paralysant la société, envisager la désignation d'un administrateur provisoire par le juge. En dernier recours, la mésentente peut conduire à la dissolution judiciaire pour justes motifs (art. 1844-7, 5° du Code civil). Voir notre guide sur la mésentente entre associés de SCI.
Oui, sauf clause statutaire contraire. La loi n'impose pas que le gérant d'une SCI soit associé : les statuts peuvent prévoir la nomination d'un gérant non associé, personne physique ou morale. Après le décès du gérant, les associés peuvent donc désigner l'un d'entre eux, un héritier devenu associé, ou un tiers de confiance (un proche, un professionnel). Le choix se fait librement dans le cadre fixé par les statuts. Vérifiez toutefois que les statuts n'exigent pas la qualité d'associé pour être gérant avant de nommer un tiers.
Cela dépend de la façon dont le gérant était désigné. Si le gérant était nommé directement dans les statuts (gérant statutaire), son remplacement suppose une modification statutaire, adoptée à la majorité prévue pour modifier les statuts, avec dépôt des statuts mis à jour. Si le gérant avait été nommé par un acte séparé (procès-verbal d'assemblée, acte de nomination hors statuts), une simple décision collective suffit sans toucher aux statuts. Dans les deux cas, les formalités de publicité (annonce légale, INPI, RBE) restent obligatoires. Voir notre guide sur la modification des statuts de SCI.
Oui. Au-delà des actes juridiques (procès-verbal de nomination, statuts modifiés, annonce légale), le décès du gérant impose de maintenir la SCI à jour : tenue de la comptabilité, dépôt des déclarations fiscales aux échéances, suivi des échéances de prêt. sci-ai.app centralise la comptabilité, génère la liasse fiscale (2072 à l'IR, 2065 et 2033 à l'IS) et le FEC, et sécurise la continuité déclarative pendant la période de transition, à partir de 229 € par an en autonomie, ou 349 € par an avec un expert-comptable dédié qui vous accompagne sur la marche à suivre.