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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Diagnostics obligatoires : la checklist de la SCI qui loue ou vend

Votre SCI signe un bail lundi sur un T3 des années 70. Ou elle a un compromis dans trois semaines sur l'immeuble de rapport. Le diagnostiqueur envoie un devis « pack complet » à 620 €, et vous n'avez aucun moyen de savoir si la liste est juste — ni si le DPE de 2019 qui dort dans le classeur tient encore. Les diagnostics obligatoires ne sont pas les mêmes à la vente et à la location. Les durées de validité non plus. Et deux documents manquants n'ouvrent pas du tout les mêmes recours à celui qui achète ou qui loue. Vous trouverez ici les deux tableaux complets, texte par texte, puis les trois réponses qui comptent vraiment : qui commande, qui paie, et ce que la SCI prend en pleine figure quand elle se trompe.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (code de la construction et de l'habitation, loi du 6 juillet 1989, code de la santé publique, code de l'environnement, Légifrance, service-public.fr). Mis à jour le 10 août 2026.

À retenir en 30 secondes

  • Il existe deux listes, pas une. Douze documents à la vente (article L271-4 du CCH), quatre seulement au bail (article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989). Elles ne se recouvrent pas.
  • La forme sociale n'exonère de rien. Les diagnostics obligatoires d'une SCI sont exactement ceux d'un propriétaire particulier : l'obligation est attachée au bien et à l'opération.
  • Une durée de vente ne vaut pas une durée de location. Gaz et électricité : 3 ans pour vendre, 6 ans pour louer. Un rapport de quatre ans est valable au bail et périmé à l'acte.
  • Tout DPE établi entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 est périmé depuis le 1er janvier 2025, quelle que soit la date d'expiration imprimée sur le rapport.
  • Il n'y a aucun état amiante à annexer au bail. Le décret d'application du 3° de l'article 3-3 n'a jamais été publié : c'est le DAPP, tenu à disposition sur demande, qui s'applique.
  • La sanction n'est pas une amende, elle est civile. Un diagnostic manquant neutralise la clause d'exclusion de garantie des vices cachés sur le poste concerné, pour des années.
  • Ne refaites pas vos DPE en 2026. Le nouveau coefficient de 1,9 n'invalide rien : une attestation de changement d'étiquette se télécharge gratuitement, sans visite, sur l'observatoire de l'Ademe.

1. Diagnostics obligatoires : ce qu'une SCI doit comprendre avant de commander

La forme sociale n'exonère de rien

On me pose la question à chaque fois, alors autant l'évacuer tout de suite : une SCI a exactement les mêmes obligations de diagnostic qu'un propriétaire en nom propre. Pas une de moins. L'article L271-4 du code de la construction et de l'habitation vise « le vendeur », l'article 3-3 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 vise « le bailleur » : ni l'un ni l'autre ne s'intéresse à la personnalité juridique de celui qui détient le bien.

L'obligation suit le bien et l'opération, jamais le statut du propriétaire. La SCI familiale qui remet en location le deux-pièces de la grand-mère doit le même dossier que le voisin bailleur en nom propre. La SCI à l'IS qui cède son immeuble de rapport doit le même dossier qu'un couple vendant sa maison. Ce que la forme sociale change tient en deux lignes : le gérant signe le devis, la trésorerie de la société le règle. Section 9 pour le détail.

Il existe deux listes, et elles ne se recouvrent pas

Voilà l'erreur qui produit toutes les autres. La plupart des gérants parlent de « la liste des diagnostics », au singulier, comme s'il en existait une seule dans laquelle on piocherait selon les cas. Il y en a deux. Écrites dans deux textes sans rapport l'un avec l'autre, avec des périmètres différents et des durées de validité différentes :

  • La vente : le dossier de diagnostic technique de l'article L271-4 du CCH, qui compte douze documents depuis sa rédaction en vigueur au 11 avril 2024. Il est fourni par le vendeur et annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l'acte authentique.
  • La location : le dossier de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989, qui ne compte que quatre documents, annexé au contrat de location lors de sa signature ou de son renouvellement.

Un document présent dans la liste de vente n'est pas forcément dû au bail. Et quand il figure dans les deux, sa durée de vie change presque toujours. Un état de l'installation de gaz vieux de quatre ans ? Parfait pour signer un bail, irrecevable pour signer un acte. La section 4 ne traite que de ce décalage.

Le déclencheur n'est jamais « le bien », c'est un croisement

Dernière idée à ranger avant d'ouvrir le premier devis : aucun bien ne déclenche les douze documents. Jamais. Ce qui déclenche un diagnostic, c'est le croisement de quatre variables :

  1. L'année de construction ou de permis : plomb pour les immeubles d'habitation construits avant le 1er janvier 1949, amiante pour les permis de construire délivrés avant le 1er juillet 1997.
  2. La zone géographique : termites, mérule, plan d'exposition au bruit des aérodromes, plan de protection de l'atmosphère, zones à obligation légale de débroussaillement, et bien sûr tous les périmètres de l'état des risques.
  3. L'âge de l'installation : gaz et électricité, uniquement si l'installation intérieure a plus de quinze ans.
  4. Le type de bien : plomb, gaz et électricité ne visent que l'habitation ; le document sur le bruit vise l'habitation ou l'usage mixte et les terrains constructibles ; le DPE suppose un local chauffé ou refroidi.

D'où la règle que j'applique à chaque devis : on le lit ligne à ligne, pas au total TTC. Prenez un T2 livré en 2010, en centre-ville, raccordé au tout-à-l'égout, hors zone termites. Plomb : hors champ (postérieur à 1949). Amiante : hors champ (permis postérieur à 1997). Termites : pas de zone. Assainissement : raccordé. Gaz et électricité : installations de moins de quinze ans. Il reste le DPE, l'état des risques et le mesurage Carrez. Le « pack complet » à 380 € facturait sept prestations ; trois étaient dues.

Précision utile : l'état des lieux d'entrée ou de sortie n'est pas un diagnostic, malgré ce que laissent croire certains packs commerciaux. C'est un constat contradictoire entre bailleur et locataire, régi par l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 : hors du dossier de diagnostic technique, sans durée de validité, et sans professionnel certifié. Nous ne le traitons pas ici.

Reste la responsabilité. Le dossier est fourni au nom de la SCI, mais celui qui commande, reçoit les rapports et signe, c'est le gérant. Un oubli de sa part engage la société face à l'acquéreur ou au locataire, puis lui revient en boomerang face aux associés le jour où la société paie. Développé en section 9.


2. Tableau maître VENTE : les 12 documents de l'article L271-4

La liste complète, dans l'ordre du texte, avec pour chaque document son fondement, son déclencheur exact et sa durée de validité. Version en vigueur depuis le 11 avril 2024. Test rapide : si le tableau que vous avez sous les yeux s'arrête au 9° ou au 10°, il est périmé. Les deux derniers items — chauffage au bois et arrêtés de police — manquent dans la quasi-totalité des listes en circulation, y compris chez des professionnels.

Document Texte Déclencheur Validité
1° CREP (plomb)Art. L1334-5 et L1334-6 CSPImmeuble d'habitation construit avant le 1er janvier 19491 an si présence de plomb ; illimitée si absence
2° État amianteArt. L1334-13 CSPPermis de construire délivré avant le 1er juillet 1997Illimitée si absence (constats d'avant 2013 : à refaire en pratique)
3° État termitesArt. L126-24 CCHZone délimitée par arrêté préfectoral6 mois
4° État installation gazArt. L134-9 CCHInstallation intérieure de plus de 15 ans, habitation3 ans
5° État des risquesArt. L125-5 code de l'environnementBien bâti ou non bâti situé dans une zone à risque (PPRN, PPRT, PPRM, sismicité 2 à 5, radon niveau 3, recul du trait de côte, débroussaillement)6 mois
6° DPE et, le cas échéant, audit énergétiqueArt. L126-26 et L126-28-1 CCHTout bâtiment chauffé ou refroidi, sous réserve des exclusions de l'art. R126-15 CCH (bâtiment indépendant de moins de 50 m² de surface de plancher, occupation moins de 4 mois par an, monument historique classé ou inscrit, construction provisoire prévue pour 2 ans ou moins, bâtiment agricole, artisanal ou industriel à faible demande énergétique, lieu de culte) ; audit pour les maisons individuelles et immeubles d'habitation en monopropriété classés F ou G depuis le 1er avril 2023, E depuis le 1er janvier 2025 (D au 1er janvier 2034)DPE 10 ans ; audit 5 ans
7° État installation électricitéArt. L134-7 CCHInstallation intérieure de plus de 15 ans, habitation3 ans
8° AssainissementArt. L1331-11-1 CSP ; II de l'art. L2224-8 CGCTImmeuble non raccordé au réseau public de collecte. Extension issue de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 (territoires listés par le décret n° 2022-93 du 31 janvier 2022) : sur les seuls territoires dont les rejets d'eaux usées et pluviales ont une incidence sur la qualité de l'eau pour les épreuves olympiques de nage libre et de triathlon en Seine, s'y ajoute le document issu du contrôle du raccordement au réseau publicANC : 3 ans ; document de contrôle du raccordement au réseau public : 10 ans
9° Information méruleArt. L131-3 CCHZone délimitée par arrêté préfectoralInformation, pas de durée
10° Nuisances sonores aériennesArt. L112-6 et L112-11 code de l'urbanismeBien situé dans une zone de plan d'exposition au bruit d'un aérodrome — habitation ou usage mixte et terrains constructiblesInformation, pas de durée
11° Conformité de l'appareil de chauffage au boisRenvoi à l'art. L222-4 code de l'environnementBien situé dans le périmètre d'un plan de protection de l'atmosphère, équipé d'un appareil de chauffage au boisCertificat, pas de durée légale
12° Arrêtés de policeTitre Ier du livre V du CCHS'ils existent : arrêtés de sécurité et de salubrité visant l'immeuble, le local ou les installationsTant que l'arrêté produit effet

Trois restrictions à retenir absolument : les 1°, 4° et 7° — plomb, gaz, électricité — ne concernent que les locaux à usage d'habitation. Le 10° vise les immeubles bâtis à usage d'habitation ou mixte et les terrains constructibles. Et le dossier de l'article L271-4 lui-même ne joue qu'« en cas de vente de tout ou partie d'un immeuble bâti » : pour un terrain nu, la pièce centrale est l'état des risques, qui reste exigible directement au titre de l'article L125-5 du code de l'environnement, lequel vise les biens immobiliers « bâtis ou non bâtis ». Elle n'est pas la seule : le document sur les nuisances sonores aériennes, l'information sur les obligations légales de débroussaillement et, pour un terrain non bâti constructible situé en zone argileuse d'exposition moyenne ou forte, l'étude géotechnique préalable due depuis le 1er octobre 2020 (zonage élargi au 1er juillet 2026) peuvent s'y ajouter — la liste complète est en section 7.

Le dossier est fourni par le vendeur et annexé à la promesse de vente ou, faute de promesse, à l'acte authentique — au cahier des charges en vente publique. Si votre SCI cède un immeuble entier, le raisonnement se refait lot par lot : douze studios, ce sont douze DPE, pas un. Notre guide de la vente d'un immeuble par une SCI reprend la procédure d'ensemble, du congé pour vendre à la purge des droits de préemption.


3. Tableau maître LOCATION : l'article 3-3 de la loi de 1989

Quatre documents. Cette brièveté est exactement ce qui rend la liste dangereuse : l'un des quatre n'existe pas en pratique, et deux pièces absentes du texte s'imposent quand même.

Document Texte Déclencheur Validité
1° DPEArt. L126-26 CCHTout logement loué à titre de résidence principale, sous réserve des exclusions de l'art. R126-15 CCH (notamment bâtiment indépendant de moins de 50 m², occupation moins de 4 mois par an, monument historique classé ou inscrit)10 ans
2° CREP (plomb)Art. L1334-5 et L1334-7 CSPLogement construit avant le 1er janvier 19496 ans si présence de plomb ; illimitée si absence
3° État amianteArt. 3-3, 3° de la loi de 1989Inapplicable : le décret en Conseil d'État prévu par le texte n'a jamais été publié
4° État des installations intérieures d'électricité et de gazArt. 3-3, 4° de la loi de 1989 ; décrets n° 2016-1104 (gaz) et n° 2016-1105 (électricité) du 11 août 2016Installations de plus de 15 ans, logement à usage de résidence principale6 ans

Le 3° amiante : ce que presque personne n'écrit

Le 3° de l'article 3-3 annonce bien la remise d'une copie d'un constat de présence ou d'absence d'amiante. Mais il ajoute qu'un décret en Conseil d'État en définit les modalités d'application, notamment la liste des matériaux et produits concernés. Ce décret n'est jamais sorti. Nous sommes en 2026, le texte date de 2014 : il attend toujours. Conséquence très concrète, il n'y a aucun « état amiante » à annexer au bail — et le diagnostiqueur qui facture cette ligne dans un pack location vend une obligation qui n'existe pas.

Ce qui existe, en revanche, c'est le dossier amiante des parties privatives (DAPP), articles R1334-29-4 à R1334-29-7 du code de la santé publique. Immeubles collectifs d'habitation dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997, tenu à la disposition de l'occupant qui en fait la demande. Retenez la différence de mécanique : le DAPP ne s'agrafe pas au contrat, il se sort du tiroir quand le locataire le réclame. La SCI doit donc l'avoir. Elle n'a pas à le distribuer.

Deux documents qui ne sont pas au 3-3 mais s'imposent quand même

  • L'état des risques. Il ne figure pas dans la liste de l'article 3-3, mais l'article L125-5 du code de l'environnement l'impose pour les contrats de location écrits comme pour les ventes, dans les zones concernées. Il est annexé au bail, et il doit avoir moins de six mois.
  • L'état des nuisances sonores aériennes. L'article L112-11 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019, l'impose depuis le 1er juin 2020 pour les immeubles bâtis à usage d'habitation ou mixte situés en zone de plan d'exposition au bruit — annexé au bail écrit comme à la promesse et à l'acte de vente.

Résultat : sur un immeuble de 1930 situé en zone inondable, le bail part avec quatre pièces — DPE, CREP, état électricité et gaz, état des risques — plus l'ENSA si un aérodrome est dans le périmètre. La liste du 3-3 en annonçait quatre aussi, mais pas les mêmes. Pour l'inventaire complet des annexes du contrat, diagnostics compris, voyez notre modèle de bail commenté pour SCI et le guide du bail d'habitation signé par une SCI.

La surface habitable : une mention, pas un diagnostic

L'article 3-1 de la loi du 6 juillet 1989 impose de mentionner la surface habitable dans le bail d'un logement vide. Aucun professionnel certifié n'est requis : ce n'est pas un diagnostic. La sanction, elle, est bien réelle. Surface réelle inférieure de plus d'un vingtième à celle annoncée au contrat, et le bailleur supporte, à la demande du locataire, une diminution de loyer proportionnelle à l'écart. Deux nuances que l'on oublie souvent : la baisse n'est pas automatique — elle suppose une demande du locataire, et, à défaut d'accord ou de réponse du bailleur dans un délai de deux mois, une saisine du juge dans le délai de quatre mois à compter de cette même demande — et sa date d'effet dépend du moment où la demande est formée. Le principe posé par l'article 3-1 est en effet que la diminution de loyer acceptée par le bailleur ou prononcée par le juge prend effet à la date de signature du bail ; ce n'est que lorsque la demande intervient plus de six mois après la prise d'effet du contrat qu'elle ne joue qu'à compter de la demande. Sur un loyer de 850 €, un écart de 8 %, cela fait 68 € de moins par mois — et, si le locataire réagit dans les six premiers mois, rétroactivement jusqu'à la signature du bail. La SCI qui recopie la surface d'une annonce de 2011 sans la vérifier signe cette baisse sans le savoir.

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Un dossier par bien, chaque rapport daté, les échéances de validité visibles avant qu'elles ne tombent, et les factures de diagnostic rattachées automatiquement au bon poste comptable.


4. Durées de validité des diagnostics : le tableau qui ne se recopie pas

Section rentable, celle-ci. Le même diagnostic, sur le même bien, réalisé par le même professionnel, ne vit pas aussi longtemps selon qu'on vend ou qu'on loue. Rien d'illogique : les durées de vente viennent de l'article R271-5 du CCH, celles de la location de textes qui n'ont rien à voir — les décrets du 11 août 2016 pour le gaz et l'électricité, les articles L1334-7 et R1334-10 du code de la santé publique pour le plomb. Deux sources, deux calendriers.

Diagnostic À la vente En location Base
CREP plomb — présence1 an6 ansR271-5 CCH / L1334-7 et R1334-10 CSP
CREP plomb — absenceIllimitéeIllimitéeL1334-6 et L1334-7 CSP
État amianteIllimitée si absenceNon exigible (DAPP sur demande)L1334-13 CSP / R1334-29-4 s. CSP
Termites6 moisNon exigibleR271-5 CCH
Installation gaz3 ans6 ansR271-5 CCH / décret n° 2016-1104
Installation électricité3 ans6 ansR271-5 CCH / décret n° 2016-1105
État des risques6 mois6 moisArt. R125-25 et R125-26 code de l'environnement
Assainissement non collectif3 ansNon exigibleL1331-11-1 CSP
DPE10 ans10 ansArt. D126-19 CCH
Audit énergétique réglementaire5 ansNon exigibleL126-28-1 CCH, décret n° 2022-780
Mesurage CarrezSans limite, sauf travaux modifiant la surfaceNon exigible (mention de surface habitable)Art. 46 loi n° 65-557 / art. 3-1 loi n° 89-462

Les trois pièges de durée qui reviennent le plus souvent

Piège n° 1 : la circulation à sens unique entre vente et bail. Un état gaz commandé pour vendre sert au bail s'il a moins de six ans. L'inverse ne marche pas : quatre ans, c'est bon pour le bail, mort pour l'acte. Traduction budgétaire pour une SCI qui reloue aujourd'hui un bien qu'elle pense céder d'ici deux ou trois ans — payez tout de suite le pack de vente. Il couvre les deux usages, et vous n'y reviendrez pas.

Piège n° 2 : le document qui meurt entre le compromis et l'acte. L'article L271-5 du CCH ne laisse pas de marge : un document qui n'est plus en cours de validité à la date de l'acte authentique est remplacé par un document nouveau. Les termites concentrent le risque à eux seuls. Six mois de validité face à trois ou quatre mois de délai moyen entre compromis et acte, la marge se compte en semaines. Compromis signé en février sur un constat de janvier, acte prévu en juillet : la contre-visite est à programmer dès la signature, pas la veille du rendez-vous chez le notaire.

Piège n° 3 : le DPE d'avant juillet 2021. Tous les DPE établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 sont morts depuis le 1er janvier 2025. Peu importe ce qu'annonce le rapport : un diagnostic de 2019 portant fièrement « valable jusqu'au 12 mars 2029 » ne vaut plus rien. C'est le classeur des SCI patrimoniales qui souffre le plus — un bien loué au même locataire depuis huit ans, un DPE de 2019 dans le dossier, et une remise en location qui se fait en réalité sans DPE.


5. Ce qui n'est pas un « diagnostic » mais tombe dans le dossier

Certaines pièces se commandent, se paient et se planifient comme des diagnostics, sans jamais en être. Elles bloquent une signature avec la même efficacité qu'un DPE manquant.

Le mesurage Carrez

L'article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 impose de mentionner la superficie de la partie privative dans tout acte de vente d'un lot de copropriété. Une maison individuelle hors copropriété n'est donc pas concernée. Sont expressément exclus les caves, garages et emplacements de stationnement, ainsi que les lots ou fractions de lots dont la superficie est inférieure à un seuil renvoyé par le texte à un décret en Conseil d'État : ce seuil est fixé à 8 m² par l'article 4-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967. Nous y revenons en section 8 : c'est le manquement le plus cher du dossier, et de loin.

L'état des risques, dès l'annonce

Depuis le 1er janvier 2023, en application du décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022, l'information sur les risques figure dès l'annonce immobilière, avec renvoi au site georisques.gouv.fr, et l'état des risques est remis dès la première visite. Le changement de calendrier est plus important qu'il n'y paraît : cette pièce n'appartient plus au dossier du compromis, elle appartient au dossier de l'annonce. La SCI qui publie son bien sur un portail sans la mention est en défaut avant d'avoir reçu le premier visiteur.

Nouveauté du 1er juillet 2026 : l'arrêté du 9 janvier 2026 a mis à jour la carte nationale d'exposition au retrait-gonflement des argiles. Les zones d'exposition moyenne ou forte passent de 48 % à 55 % du territoire hexagonal, et le nouveau zonage s'applique aux promesses et actes de vente de terrains constructibles ainsi qu'aux contrats de construction de maison individuelle conclus à compter du 1er juillet 2026 (avec, dans ces zones, l'étude géotechnique préalable à la charge du vendeur d'un terrain constructible). Attention à ne pas mélanger deux régimes, comme le font beaucoup de pages : le retrait-gonflement des argiles ne figure pas dans la liste des zones de l'état des risques du I de l'article L125-5 du code de l'environnement (plans de prévention des risques technologiques, miniers ou naturels, sismicité, potentiel radon, recul du trait de côte, obligation légale de débroussaillement). Le nouveau zonage ne déclenche donc pas, par lui-même, l'obligation d'actualiser un état des risques : il fait entrer de nouveaux terrains dans le champ de l'étude géotechnique préalable mise à la charge du vendeur d'un terrain non bâti constructible par l'article L132-5 du CCH — obligation applicable, elle, depuis le 1er octobre 2020. L'état des risques n'est concerné que si la commune est couverte par un plan de prévention des risques naturels visant les mouvements de terrain ou la sécheresse — auquel cas, comme pour tout autre risque, un état établi sur une information devenue inexacte doit être actualisé avant la signature (II de l'article R125-25 du code de l'environnement).

Le débroussaillement, nouveauté du 1er janvier 2025

Personne n'en parle, et pourtant elle s'applique. Le décret n° 2024-405 du 29 avril 2024, pris pour l'application de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 sur la prévention du risque incendie, a glissé dans l'état des risques une information sur les obligations légales de débroussaillement. Depuis le 1er janvier 2025, elle suit tout le parcours, en vente comme en location : annonce, première visite, puis annexe. Si votre SCI détient du bâti dans l'arrière-pays varois, en Corse, dans les Landes ou en Ardèche, vous êtes dedans.

Carnet d'information du logement et pièces de copropriété

  • Le carnet d'information du logement (articles L126-35-2 et suivants du CCH) est transmis à l'acquéreur lors de la vente. Il concerne les logements dont le permis a été déposé à compter du 1er janvier 2023 et ceux ayant fait l'objet, depuis cette date, de travaux ayant une incidence significative sur la performance énergétique. Une SCI qui a mené un chantier lourd sur un bien détenu doit l'avoir constitué : voyez notre guide des travaux en SCI.
  • Les documents de copropriété des articles L721-2 et L721-3 du CCH : règlement de copropriété, état descriptif de division, procès-verbaux des trois dernières assemblées générales, montant des charges, carnet d'entretien, et le cas échéant les conclusions du diagnostic technique global et le plan pluriannuel de travaux. Le sujet des travaux votés en assemblée est traité dans notre guide des travaux de copropriété pour une SCI.

Ces pièces-là ne se commandent pas à un diagnostiqueur mais au syndic, et c'est tout le problème. Comptez deux à quatre semaines, davantage en août et en pleine saison d'assemblées générales. Ce délai se planifie exactement comme celui d'un rapport technique, sauf qu'aucun paiement d'avance ne l'accélère.


6. Le choc de janvier 2026 sur les DPE de votre portefeuille

Une seule vraie nouveauté cette année, mais elle touche directement la valeur et la relouabilité d'un patrimoine de SCI.

Ce que change l'arrêté du 13 août 2025

Publié au Journal officiel du 26 août 2025, cet arrêté abaisse le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026. Autrement dit, on divise désormais par un coefficient plus faible : la consommation en énergie primaire affichée d'un logement chauffé à l'électricité recule d'environ 17 %. Sans travaux, sans visite, sans un euro dépensé.

Pour une SCI qui détient des studios au convecteur ou des maisons en pompe à chaleur, la conséquence est mécanique : des étiquettes bougent toutes seules. Un logement calé à 340 kWh/m²/an en énergie primaire, donc en F, retombe autour de 281 et passe en E. À l'échelle du pays, plusieurs centaines de milliers de logements sortent du statut de passoire par pur effet de calcul.

Ce qu'il ne faut surtout pas faire : refaire les DPE

Les DPE établis avant le 1er janvier 2026 restent valables jusqu'à leur terme, sans exception et sans démarche. Pour ceux réalisés depuis le 1er juillet 2021, encore valides, et dont l'étiquette bouge avec le nouveau coefficient, une attestation officielle se télécharge gratuitement sur l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe : on saisit le numéro à treize caractères imprimé sur le rapport, on récupère le document. Pas de visite, pas de diagnostiqueur, pas d'honoraires.

Cette attestation remplace l'étiquette du DPE d'origine et en garde la durée de validité. Elle s'utilise partout où le DPE s'utilise : annonce, visite, annexe du bail ou de l'acte. Payer 120 à 250 € pour refaire un diagnostic complet dans ce seul but, c'est acheter au prix fort un document que l'État distribue gratuitement.

Réflexe à avoir en janvier : passer tous les DPE de la SCI portant sur des logements chauffés à l'électricité dans l'outil de l'Ademe, télécharger les attestations là où l'étiquette bouge, et les classer avec le rapport d'origine. Ce sont dix minutes par bien pour un effet parfois décisif sur la relouabilité d'un lot classé G.

Ce que cela ne change pas

Ni le calendrier d'interdiction de louer, ni la définition du logement décent, ni les règles de gel des loyers ne bougent d'un pouce. Le coefficient change l'étiquette, pas le régime accroché à l'étiquette. Le calendrier complet, le sort des baux en cours et le financement des travaux sont dans notre guide des passoires énergétiques détenues en SCI ; la décence proprement dite dans celui du logement indécent loué par une SCI. Si vous préférez le chantier à l'attente, direction la rénovation énergétique en SCI.

Un mot enfin sur une confusion que je vois passer toutes les semaines : le DPE collectif de l'immeuble n'est pas le DPE du lot, et ne le remplace jamais. Prévu par l'article L126-31 du CCH, il vise les copropriétés à usage principal d'habitation dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013, selon un calendrier échelonné : plus de 200 lots au 1er janvier 2024, de 50 à 200 lots au 1er janvier 2025, et toutes les autres, y compris celles de moins de cinquante lots, depuis le 1er janvier 2026. Il est à la charge du syndicat, pas de la SCI copropriétaire — et il ne dispense jamais du DPE individuel du logement mis en location ou en vente par la SCI.


7. Commerces, bureaux, parkings, terrains : la liste des diagnostics change

Tout ce qui précède suppose du logement. Sauf que beaucoup de SCI détiennent autre chose : des murs de boutique, un plateau de bureaux, une rangée de box derrière une résidence, un terrain gardé en réserve depuis quinze ans. Sur ces biens, la liste des diagnostics obligatoires se redessine — trois documents sautent, un autre s'invite.

Local commercial ou professionnel

Commençons par ce qui disparaît : plomb, gaz et électricité ne visent que l'habitation. Un local commercial y échappe intégralement, peu importe qu'il date de 1930 et que son tableau électrique soit d'époque. Restent dus :

  • L'amiante, sous la forme du dossier technique amiante (DTA) des articles R1334-29-5 et R1334-29-6 du code de la santé publique, pour les immeubles bâtis dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997, tenu à disposition et dont la fiche récapitulative est communiquée aux occupants et aux intervenants.
  • L'état des risques, dans les mêmes conditions qu'en habitation.
  • Les termites, selon la zone d'arrêté préfectoral.
  • Le DPE, lorsqu'il est requis pour le bâtiment tertiaire concerné.

Et voici ce qui s'ajoute, que l'habitation ignore complètement : l'annexe environnementale, dite « bail vert », prévue par l'article L125-9 du code de l'environnement (loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010), toujours en vigueur. Elle est obligatoire pour les baux conclus ou renouvelés portant sur des locaux à usage de bureaux ou de commerces de plus de 2 000 m², et organise l'échange d'informations sur les consommations et les travaux entre bailleur et preneur. Un point que presque aucune page ne signale : le contenu de cette annexe, fixé par le décret n° 2011-2058 du 30 décembre 2011 et codifié aux anciens articles R137-1 à R137-3 du CCH, a été transféré en D137-1 à D137-3 par le décret n° 2019-873 du 21 août 2019, puis abrogé par la recodification de la partie réglementaire du livre Ier du CCH (décret n° 2021-872 du 30 juin 2021, en vigueur au 1er juillet 2021). Citer aujourd'hui « les articles R137-1 à R137-3 du CCH » au présent, comme le font encore beaucoup de modèles de baux, revient à s'appuyer sur un texte disparu : l'obligation légale, elle, subsiste au titre de l'article L125-9. Le sujet est développé dans nos guides du bail commercial en SCI et de l'achat d'un local commercial par une SCI.

Parking, box, cave vendus ou loués seuls

Le cas est presque toujours mal traité, alors qu'il tient en quatre lignes :

  • Pas de DPE : un box ou une place n'est pas une enveloppe chauffée ou refroidie.
  • Pas de mesurage Carrez : l'article 46 de la loi de 1965 exclut expressément caves, garages et emplacements de stationnement, et l'article 4-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 écarte tout lot de moins de 8 m².
  • Pas de plomb, gaz, électricité : ces trois documents ne visent que l'habitation.
  • Mais l'état des risques, oui. C'est le seul document de la liste qui ne pose aucune condition d'usage, et l'article L125-5 du code de l'environnement vise expressément les biens immobiliers « bâtis ou non bâtis ». Un box en zone inondable relève donc de l'obligation.

Les particularités fiscales et comptables de ces lots sont traitées dans notre guide des parkings et box détenus en SCI.

Terrain à bâtir

Un terrain nu ne comporte évidemment ni installation ni enveloppe, et le dossier de l'article L271-4 ne vise que les immeubles bâtis : ne restent que l'état des risques, dû directement au titre de l'article L125-5 du code de l'environnement, l'information sur les obligations légales de débroussaillement lorsque le terrain y est soumis, et le document relatif aux nuisances sonores aériennes pour les terrains constructibles situés en zone de plan d'exposition au bruit. À cela s'ajoute, pour un terrain non bâti constructible situé en zone d'exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, l'étude géotechnique préalable mise à la charge du vendeur par l'article L132-5 du CCH (section applicable aux zones argileuses définie à l'article L132-4) : cette obligation n'est pas nouvelle, elle s'applique depuis le 1er octobre 2020 (article 68 de la loi ELAN du 23 novembre 2018, décret n° 2019-495 du 22 mai 2019). Ce qui change au 1er juillet 2026, c'est le zonage : le nouveau cadastre d'exposition issu de l'arrêté du 9 janvier 2026 s'y substitue pour les promesses et actes conclus à compter de cette date, et fait entrer dans le champ des terrains qui en étaient jusque-là hors. Le régime fiscal de l'opération est un tout autre sujet, abordé dans notre guide du terrain à bâtir détenu par une SCI.


8. Ce que la SCI risque, diagnostic par diagnostic

Première chose à jeter par la fenêtre : l'idée qu'un diagnostic manquant se solde par une amende. Le dossier de diagnostic technique n'est assorti d'aucune amende forfaitaire. Sa sanction est civile — et elle coûte infiniment plus cher qu'une contravention, ce qui explique qu'on la sous-estime. Des sanctions pénales existent bien, mais elles viennent de textes spéciaux : code de la santé publique pour le plomb et l'amiante, pratiques commerciales trompeuses pour l'annonce.

Document manquant ou périmé Conséquence pour la SCI Base
Plomb, amiante, termites, gaz, électricité, assainissement (vente)Impossible de s'exonérer de la garantie des vices cachés sur le poste concernéArt. L271-4 II CCH
État des risques et arrêtés de police (vente)Résolution du contrat ou diminution du prix demandée au jugeArt. L271-4 II CCH
Document devenu invalide entre la promesse et l'acteRemplacement obligatoire par un document nouveau avant signatureArt. L271-5 CCH
DPE erroné ou manquantDPE opposable depuis le 1er juillet 2021 : responsabilité contractuelle possible ; annonce sans DPE, risque de pratique commerciale trompeuse. Réserve : les recommandations de travaux gardent une valeur informative et ne sont pas opposables au bailleurArt. 179 de la loi n° 2018-1021 (ELAN) ; art. L126-29 CCH pour la réserve
Diagnostics du bail (art. 3-3)Le locataire peut agir en remise sous astreinte, en diminution de loyer, voire invoquer un vice du consentement selon les circonstancesArt. 3-3 loi n° 89-462
Surface habitable inexacte au bail (écart > 1/20)Diminution du loyer proportionnelle à l'écart, à la demande du locataire — non automatique ; effet à la date de signature du bail, sauf demande formée plus de six mois après la prise d'effet du contrat, auquel cas l'effet ne court qu'à compter de la demande ; à défaut d'accord ou de réponse dans les deux mois, saisine du juge dans les quatre mois de la demandeArt. 3-1 loi n° 89-462
Surface Carrez inexacte (écart > 1/20)Réduction proportionnelle du prix, action dans l'année de l'acteArt. 46 loi n° 65-557
Aucune mention de superficie dans l'acteNullité de l'acte, demandée dans le mois de la signatureArt. 46 loi n° 65-557

La sanction du II de l'article L271-4 mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle est contre-intuitive. Le texte ne dit pas « le vendeur est condamné ». Il dit que le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. Or tout acte de vente comporte une clause d'exclusion de cette garantie : c'est la clause de style que votre notaire insère sans même vous en parler. C'est elle qui vous protège une fois les clés remises. Un diagnostic manquant ou périmé la neutralise sur le poste concerné, et seulement sur celui-là. La SCI reste alors exposée des années durant sur un point précis : le tableau électrique dangereux, la charpente mangée par les termites, la fosse septique non conforme. Pas une amende. Une porte que l'on a oublié de fermer.

Cas chiffré : le mesurage Carrez oublié

Un dossier typique, tel qu'il arrive : une SCI familiale à l'IR vend un T3 en copropriété et n'a jamais fait mesurer le lot.

Les données

  • Surface annoncée dans l'acte, reprise d'un ancien plan : 68 m²
  • Prix de vente : 265 000 €
  • Mesurage effectué par l'acquéreur après l'acte : 63,5 m²

Le calcul, étape par étape

  1. Écart de surface : 68 − 63,5 = 4,5 m²
  2. Écart relatif : 4,5 ÷ 68 = 6,62 %, soit plus d'un vingtième (5 %)
  3. Le seuil de l'article 46 est franchi : l'acquéreur peut agir, dans le délai d'un an à compter de l'acte authentique
  4. Réduction proportionnelle du prix : 265 000 × 4,5 ÷ 68 = 17 537 €

Résultat : 17 537 € à restituer sur un prix de 265 000 €, frais de procédure en plus. Le mesurage qu'elle n'a pas voulu commander se facture 90 à 130 € selon les régions. Le rapport est de un à cent trente-cinq.

Et il y a pire que la réduction de prix. Quand l'acte ne comporte aucune mention de superficie, l'acquéreur peut demander la nullité de l'acte dans le mois de la signature. Le délai est court, mais bien réel : c'est le seul manquement du dossier capable d'anéantir la vente elle-même.

Dernier effet, celui auquel personne ne pense sur le moment. La restitution intervient après la vente. Le prix de cession retenu pour le calcul de la plus-value doit donc être ramené à 247 463 €, et si la déclaration est déjà partie, cela passe par une réclamation auprès de l'administration. Vous encaissez donc deux fois : la trésorerie qui sort, et un dossier fiscal à rouvrir.


9. Qui commande, qui paie, qui répond

Venons-en à la partie la plus terre à terre. Quand le propriétaire est une personne morale : qui signe le devis, sur quel compte part la facture, et qui se retrouve en première ligne le jour où un rapport se révèle faux ? Les trois réponses ne pointent pas vers la même personne.

La charge pèse sur la SCI

L'obligation de fournir le dossier pèse sur le vendeur (article L271-4 du CCH) ou sur le bailleur (article 3-3 de la loi de 1989). C'est donc la SCI qui commande et qui règle, sans discussion possible. Et non, cela ne se refacture pas au locataire : le décret n° 87-713 du 26 août 1987 dresse une liste limitative des charges récupérables, les diagnostics n'y sont pas.

Côté fiscal, en revanche, la réponse dépend de deux choses — le régime de la SCI, et surtout la raison pour laquelle vous avez commandé le diagnostic.

  • SCI à l'impôt sur le revenu. Un diagnostic commandé pour mettre en location est déductible des revenus fonciers : l'administration assimile expressément aux dépenses d'entretien du a du 1° du I de l'article 31 du CGI « les dépenses de recherches et d'analyse rendues obligatoires par la réglementation telles que les diagnostics relatifs aux risques d'exposition au plomb, à la sécurité des installations intérieures de gaz et d'électricité, à la performance énergétique ou à l'information des acquéreurs et locataires sur les risques » (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, n° 40). Un diagnostic commandé pour vendre suit un tout autre chemin : c'est un frais de cession, admis en diminution du prix de cession pour le calcul de la plus-value — l'article 41 duovicies H de l'annexe III au CGI vise nommément « les frais liés aux certifications et diagnostics rendus obligatoires par la législation en vigueur au jour de la cession ». Il ne majore donc pas le prix d'acquisition et n'a pas sa place dans les charges de l'année. Confondre les deux est une des erreurs classiques de la déclaration 2072 — voyez notre guide des charges déductibles en SCI.
  • SCI à l'impôt sur les sociétés. C'est une charge de l'exercice au sens de l'article 39 du CGI, dès lors qu'elle est engagée dans l'intérêt de la société et justifiée. Aucune activation n'est requise : un diagnostic ne prolonge pas la durée de vie de l'immeuble, il constate son état.

Qui signe la commande

Le gérant, seul, dans les limites de l'objet social. Un diagnostic à 400 € relève de la gestion courante : aucune assemblée à convoquer, aucun procès-verbal à rédiger, aucune délégation à formaliser. J'insiste, parce que je vois régulièrement des gérants bloquer un dossier en attendant l'accord des associés. Ce qui peut réclamer cet accord, selon les statuts, c'est la décision de vendre ou de louer. Pas le rapport technique qui la prépare.

La chaîne de responsabilité

L'article L271-6 du CCH encadre le professionnel : il doit présenter des garanties de compétence, disposer d'une organisation et de moyens appropriés, avoir souscrit une assurance, et n'avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité, ni avec le propriétaire ou son mandataire, ni avec une entreprise susceptible de réaliser des travaux sur le bien.

Attention à l'ordre des opérations, parce qu'il surprend toujours : face à l'acquéreur ou au locataire, c'est la SCI qui répond. Elle est partie au contrat, elle a fourni le dossier, elle assume. Le recours contre le diagnostiqueur et son assureur vient après, dans une seconde procédure, avec ses propres délais et sa propre charge de preuve. On ne renvoie pas son acquéreur vers le diagnostiqueur en lui souhaitant bonne chance : on paie, puis on va chercher son argent.

Le réflexe qui sauve un recours : demander et conserver, avec chaque rapport, l'attestation de certification du diagnostiqueur (elle est nominative, datée, et porte sur des domaines précis) et son attestation d'assurance en cours de validité. Sans ces deux pièces, la SCI qui découvre trois ans plus tard un diagnostic erroné peine à identifier l'assureur, à démontrer la certification pour le domaine concerné, et son recours s'affaiblit considérablement.

Ces deux attestations vivent dix ans dans le dossier du bien, au même rang que l'acte d'acquisition. Notre guide de l'archivage numérique en SCI détaille les durées de conservation et la valeur probante des copies scannées.


10. Combien ça coûte en 2026 et quand le commander

Connaître la bonne liste ne sert à rien si le devis tombe trop tard ou trop cher. Deux leviers, et ils se pilotent : le prix, qu'aucun texte n'encadre, et le calendrier, que les durées de validité dictent presque entièrement.

Des tarifs totalement libres

Disons-le franchement : le prix des diagnostics immobiliers n'est pas réglementé. Aucun barème, aucun tarif officiel, aucun plafond. Sur un même appartement, à quelques jours d'intervalle, deux professionnels sérieux peuvent écarter leurs devis de 30 à 50 %. Les montants ci-dessous sont des repères de marché relevés en 2026, rien de plus : ne les opposez à personne.

Prestation Ordre de grandeur 2026 Remarque
Pack vente — appartement300 à 600 €Moyenne observée autour de 350 à 400 € pour un T3
Pack vente — maison d'avant 1949450 à 800 €Plomb, termites et assainissement font monter la facture
Pack location150 à 300 €Trois à quatre documents seulement
DPE seul120 à 250 €Valable 10 ans, à ne pas refaire sans motif
Mesurage Carrez seul90 à 130 €À comparer au cas chiffré de la section 8
Audit énergétique réglementaireFacturé à partPrestation distincte du DPE, voir notre guide dédié

Seul l'audit énergétique réglementaire échappe à la logique du pack. Ce n'est pas un constat, c'est de l'ingénierie : scénarios de travaux chiffrés, gains estimés, grille tarifaire sans rapport avec celle d'un DPE. Contenu, prix et traitement fiscal dans notre guide de l'audit énergétique réglementaire en SCI.

Quant au levier d'économie, il est presque bête : tout faire réaliser en une seule visite. Le déplacement, la prise de rendez-vous et la préparation pèsent lourd dans le coût final ; en groupant, la facture recule couramment de 20 à 35 %. Et si votre SCI détient quatre lots dans le même immeuble, dites-le au moment du devis : une matinée sur place au lieu de quatre déplacements, cela se négocie très bien.

Le calendrier de commande

Quand Quoi Pourquoi
Avant la mise en annonceÉtat des risques, DPETous deux obligatoires dans l'annonce elle-même
Avant la première visiteAudit énergétique (si le bien y est soumis), remise de l'état des risquesRemise imposée dès la première visite
Moins de 6 mois avant l'acte visé (idéalement 1 à 2 mois)TermitesValidité de 6 mois : le constat doit avoir moins de six mois le jour de la signature, pas le jour du compromis
Avant le compromisTous les autres documents du dossierLe dossier est annexé à la promesse
Avant la signature de l'acteContrôle des validités, refonte des documents périmésArt. L271-5 CCH

La checklist imprimable

Je vends — à cocher

  • CREP plomb (avant 1949, habitation)
  • État amiante (permis avant 07/1997)
  • Termites (zone d'arrêté)
  • État gaz (installation > 15 ans)
  • État électricité (installation > 15 ans)
  • État des risques (< 6 mois)
  • DPE (< 10 ans, postérieur à 07/2021)
  • Audit énergétique (E, F ou G, monopropriété)
  • Assainissement non collectif (et contrôle du raccordement au réseau public sur les territoires visés au 8°)
  • Mérule, bruit aérien, chauffage au bois en zone PPA
  • Arrêtés de police éventuels
  • Mesurage Carrez (lot de copropriété)
  • Pièces de copropriété (L721-2 et L721-3)

Je loue — à cocher

  • DPE (< 10 ans, postérieur à 07/2021)
  • CREP plomb (avant 1949)
  • État électricité et gaz (> 15 ans, validité 6 ans)
  • État des risques (< 6 mois)
  • ENSA bruit aérien (zone de PEB)
  • Mention de la surface habitable au bail
  • DAPP tenu à disposition sur demande
  • Information débroussaillement si zone concernée
  • Pas d'état amiante à annexer
  • Pas de termites, ni d'assainissement, ni de Carrez

11. Les 8 erreurs qui coûtent cher à une SCI

Voici les huit fautes qui reviennent le plus souvent dans les dossiers qui passent entre nos mains. Aucune n'est absurde : chacune part d'une croyance parfaitement raisonnable sur les diagnostics obligatoires. Toutes se paient, en euros ou en signature repoussée.

Erreur 1 — Croire qu'un diagnostic de location vaut pour une vente

Un état gaz ou électricité de quatre ans passe au bail et bloque à l'acte. La circulation ne se fait que dans un sens : un diagnostic de vente de moins de six ans couvre la location, jamais l'inverse. Le réflexe tient en trois secondes — regarder la date avant de sortir le rapport du classeur.

Erreur 2 — Croire que la classe F est déjà interdite à la location

Non. Seule la classe G est exclue du critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025. La classe F suivra au 1er janvier 2028, la classe E au 1er janvier 2034. Un logement F se loue donc parfaitement en 2026. Cette confusion pousse des gérants à lancer 30 000 € de travaux dans la panique, ou à laisser un lot vide « en attendant » — deux façons coûteuses de résoudre un problème qui ne se pose pas encore. Le calendrier complet est dans notre guide SCI et passoire énergétique.

Erreur 3 — Annexer un diagnostic amiante au bail

Le décret d'application du 3° de l'article 3-3 n'est jamais sorti : il n'y a rien à annexer. Ce que la SCI doit détenir, c'est le DAPP, communiqué à l'occupant s'il le demande. Accepter cette ligne dans un pack location, c'est payer une obligation qui n'existe pas.

Erreur 4 — Refaire un DPE en 2026 alors qu'une attestation gratuite suffit

Le nouveau coefficient n'invalide aucun diagnostic. L'attestation de l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe est gratuite, immédiate, sans visite, et conserve la validité d'origine. Refaire le DPE complet, c'est 120 à 250 € par logement pour obtenir exactement le même document.

Erreur 5 — Ressortir un DPE d'avant juillet 2021

Établi entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ? Périmé depuis le 1er janvier 2025, quoi qu'annonce la date d'expiration imprimée dessus. Le cas typique : un bien occupé sept ans par le même locataire, un DPE de 2019 rangé dans le dossier, et une relocation faite sans DPE valable.

Erreur 6 — Commander le pack après le compromis

Le dossier s'annexe à la promesse. Le commander ensuite, c'est décaler la signature, découvrir une anomalie électrique ou une infestation trop tard, et négocier le prix en position de faiblesse. Et n'oubliez pas que l'état des risques et le DPE, eux, sont dus dès l'annonce.

Erreur 7 — Oublier l'état des risques sur un parking ou un terrain

Seul document du lot à ne poser aucune condition d'usage : l'article L125-5 du code de l'environnement vise les biens immobiliers « bâtis ou non bâtis ». Un box, une parcelle, un terrain nu en zone inondable y sont soumis. Et c'est aussi celui dont l'absence ouvre le recours le plus lourd, résolution du contrat ou diminution du prix. Beaucoup d'oubli pour un document qui prend dix minutes.

Erreur 8 — Laisser le diagnostiqueur travailler sans vérifier sa certification

La certification est nominative et découpée par domaine : un professionnel certifié pour le DPE ne l'est pas forcément pour l'amiante avec repérage. Réclamer l'attestation de certification et celle d'assurance avant l'intervention, puis les ranger avec le rapport, prend deux minutes et décide, trois ans plus tard, de la solidité du recours.


FAQ — Diagnostics obligatoires en SCI

Une SCI a-t-elle les mêmes obligations qu'un particulier ?

Oui, strictement les mêmes. L'article L271-4 du CCH vise « le vendeur » et l'article 3-3 de la loi de 1989 vise « le bailleur », sans distinction de personnalité juridique. L'obligation est attachée au bien et à l'opération. Seule change la personne qui commande : le gérant, agissant au nom de la société.

Combien de documents le dossier de vente contient-il exactement ?

Douze, dans la rédaction en vigueur depuis le 11 avril 2024. Les deux derniers — certificat de conformité d'un appareil de chauffage au bois en zone de plan de protection de l'atmosphère, et arrêtés de police de sécurité et de salubrité — sont récents et absents de la plupart des listes en circulation. Aucun bien ne les déclenche tous.

Faut-il annexer un diagnostic amiante au bail d'habitation ?

Non. Le 3° de l'article 3-3 subordonne son application à un décret en Conseil d'État qui n'a jamais été publié. La SCI doit en revanche tenir le dossier amiante des parties privatives (articles R1334-29-4 et suivants du code de la santé publique) à la disposition de l'occupant qui en fait la demande.

Un diagnostic vente vaut-il pour la location ?

Pour le gaz et l'électricité, oui, s'il a moins de six ans : les décrets du 11 août 2016 l'admettent expressément. L'inverse est faux, la vente n'acceptant que trois ans. Pour le plomb, la logique est la même : un an à la vente en cas de présence, six ans en location.

Mon DPE de 2019 est-il encore valable ?

Non. Tous les DPE établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ont cessé d'être valables le 31 décembre 2024. Seuls les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 courent leur validité de dix ans. Louer ou vendre avec un DPE de 2019 équivaut à ne pas en avoir.

Faut-il refaire les DPE à cause de la réforme de 2026 ?

Non. L'arrêté du 13 août 2025 abaisse le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, mais les DPE antérieurs restent valables. Une attestation de changement d'étiquette se télécharge gratuitement sur l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe, sans nouvelle visite, en conservant la durée de validité du DPE d'origine.

Quelle est la sanction si un diagnostic manque à l'acte ?

Elle est civile. Pour les 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8°, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante : la clause d'exclusion de l'acte est neutralisée sur ce poste. Pour l'état des risques et les arrêtés de police, l'acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander une diminution du prix.

Un diagnostic valable au compromis mais périmé à l'acte ?

Il doit être refait. L'article L271-5 du CCH impose le remplacement par un document nouveau. Le cas le plus fréquent est celui des termites, valables six mois : un constat de janvier, un compromis en février et un acte en juillet, et le document est périmé le jour de la signature.

Faut-il un DPE pour vendre un box ou un parking ?

Non : le DPE suppose un local chauffé ou refroidi. Le mesurage Carrez ne s'applique pas non plus : l'article 46 de la loi de 1965 exclut caves, garages et emplacements de stationnement, et l'article 4-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 écarte les lots de moins de 8 m². L'état des risques, en revanche, reste dû : il vise le bien bâti comme non bâti.

L'état des risques doit-il figurer dès l'annonce ?

Oui, depuis le 1er janvier 2023 en application du décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022 : information dans l'annonce avec renvoi à georisques.gouv.fr, et remise de l'état dès la première visite. Cette exigence vaut en vente comme en location, ce qui impose de le commander avant toute publication.

Qu'est-ce que l'information sur le débroussaillement ?

Une mention intégrée à l'état des risques depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-405 du 29 avril 2024, pris pour l'application de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023. Lorsque le bien est situé dans une zone soumise à obligation légale de débroussaillement, l'information est due dès l'annonce, à la première visite, puis en annexe de l'acte ou du bail.

Le coût des diagnostics est-il déductible ?

À l'IR, un diagnostic de mise en location est assimilé à une dépense d'entretien déductible des revenus fonciers (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, n° 40), tandis qu'un diagnostic de vente est un frais de cession venant en diminution du prix de cession pour le calcul de la plus-value (art. 41 duovicies H de l'annexe III au CGI). À l'IS, c'est une charge de l'exercice au sens de l'article 39 du CGI. Voir notre guide des charges déductibles en SCI.

Faut-il une AG pour commander les diagnostics ?

Non. C'est un acte de gestion courante relevant des pouvoirs du gérant dans les limites de l'objet social. Aucune décision collective ni procès-verbal ne sont requis, sauf clause statutaire particulière. C'est la décision de vendre ou de louer qui peut, elle, appeler l'accord des associés.

Comment vérifier la certification d'un diagnostiqueur ?

L'article L271-6 du CCH impose compétence, moyens, assurance et absence de lien de nature à porter atteinte à l'impartialité, tant à l'égard du propriétaire que d'une entreprise susceptible d'exécuter des travaux. Le ministère du logement met en ligne un annuaire des professionnels certifiés. Conservez l'attestation de certification et celle d'assurance avec le rapport : sans elles, un recours ultérieur est très affaibli.

Un logement classé F est-il interdit à la location en 2026 ?

Non. Seule la classe G est exclue depuis le 1er janvier 2025 ; la classe F le sera au 1er janvier 2028 et la classe E au 1er janvier 2034. Un logement F reste louable en 2026. Le calendrier et ses conséquences sont détaillés dans notre guide SCI et passoire énergétique.

Combien coûte un pack de diagnostics en 2026 ?

Les tarifs sont libres, sans barème, avec 30 à 50 % d'écart entre devis. En ordre de grandeur : 300 à 600 € pour un pack vente d'appartement, 450 à 800 € pour une maison d'avant 1949, 150 à 300 € pour un pack location, l'audit énergétique étant facturé à part. Regrouper les prestations en une visite fait baisser la facture de 20 à 35 %.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les listes de diagnostics dépendent de la localisation exacte du bien, de son année de construction et de son usage : vérifiez systématiquement les arrêtés préfectoraux applicables à votre commune.

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Chaque bien de votre SCI a son dossier : rapports datés, échéances de validité suivies, factures de diagnostic rattachées au bon poste comptable et retrouvées en trois secondes le jour du compromis. Comptabilité, déclarations et pièces justificatives au même endroit.

FAQ

Questions fréquentes

Oui, exactement les mêmes. L'article L271-4 du code de la construction et de l'habitation vise « le vendeur » et l'article 3-3 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 vise « le bailleur », sans distinguer selon qu'il s'agit d'une personne physique ou d'une personne morale. La forme sociale n'exonère de rien : l'obligation est attachée au bien et à l'opération. La seule différence tient à la personne qui signe la commande, c'est-à-dire le gérant.
Douze, dans la rédaction de l'article L271-4 du CCH en vigueur depuis le 11 avril 2024 : plomb, amiante, termites, gaz, état des risques, DPE et audit énergétique, électricité, assainissement non collectif, mérule, bruit des aérodromes, certificat de conformité de l'appareil de chauffage au bois en zone de plan de protection de l'atmosphère, et arrêtés de police de sécurité et de salubrité. Aucun bien ne les déclenche tous : la liste réellement due dépend du croisement année de construction, zone géographique, âge des installations et type de bien.
Non. Le 3° de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989 subordonne expressément son application à un décret en Conseil d'État qui devait notamment fixer la liste des matériaux concernés — ce décret n'a jamais été publié. Ce que la SCI doit tenir, c'est le dossier amiante des parties privatives des articles R1334-29-4 et suivants du code de la santé publique, communiqué à l'occupant qui en fait la demande. Il n'y a donc pas d'état amiante à agrafer au contrat.
Il peut valoir, mais pas pour la même durée. À la vente, l'article R271-5 du CCH exige un état de moins de trois ans à la date de l'acte. En location, les décrets n° 2016-1104 et n° 2016-1105 du 11 août 2016 retiennent six ans, et admettent qu'un diagnostic établi pour une vente satisfasse l'obligation locative s'il a moins de six ans. L'inverse est faux : un état de quatre ans, valable au bail, est périmé pour vendre.
Non. Les DPE établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ont cessé d'être valables le 31 décembre 2024, quelle que soit leur date d'édition. Seuls les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 courent leur validité normale de dix ans. Ressortir un diagnostic de 2019 d'un classeur pour signer un bail en 2026 revient donc à louer sans DPE.
Non. L'arrêté du 13 août 2025 abaisse le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire de 2,3 à 1,9 à compter du 1er janvier 2026, mais les DPE antérieurs restent valables jusqu'à leur terme. Pour un logement chauffé à l'électricité dont l'étiquette change, une attestation officielle se télécharge gratuitement sur l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe à partir du numéro du DPE, sans nouvelle visite. Elle remplace l'étiquette et conserve la durée de validité du diagnostic initial.
Elle est civile, et elle est sévère. Le II de l'article L271-4 du CCH prévoit qu'en l'absence, à la signature de l'acte authentique, d'un des documents des 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8° en cours de validité, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante : la SCI reste exposée pendant des années sur le poste concerné. Pour l'état des risques (5°) et les arrêtés de police (12°), l'acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.
Il doit être refait et joint à l'acte. L'article L271-5 du CCH règle précisément ce point : lorsqu'un des documents du dossier n'est plus en cours de validité à la date de l'acte authentique, il est remplacé par un document nouveau. C'est le piège classique des termites, valables six mois seulement : un constat de janvier, un compromis signé en février et un acte en juillet, et le document est mort le jour de la signature.
Non. Le DPE suppose un bâtiment ou une partie de bâtiment doté d'un système de chauffage ou de refroidissement : un box non chauffé n'entre pas dans le champ. Le mesurage Carrez ne s'applique pas davantage : l'article 46 de la loi du 10 juillet 1965 exclut expressément les caves, garages et emplacements de stationnement, et renvoie à un décret en Conseil d'État pour le seuil de superficie — c'est l'article 4-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 qui écarte les lots de moins de 8 m². En revanche l'état des risques reste dû, car il vise le bien bâti comme non bâti.
Oui, depuis le 1er janvier 2023. Le décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022 impose une information sur les risques dès l'annonce, avec renvoi au site georisques.gouv.fr, et la remise de l'état des risques dès la première visite du bien. Cette obligation vaut pour la vente comme pour la location : la SCI doit donc commander cet état avant de publier son annonce, pas au moment du compromis.
C'est une mention intégrée à l'état des risques depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-405 du 29 avril 2024, pris pour l'application de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 sur la prévention du risque incendie. Lorsque le bien est situé dans une zone soumise à obligation légale de débroussaillement, l'information doit être délivrée dès l'annonce, puis à la première visite, puis annexée à la promesse, à l'acte ou au bail. Elle est très peu reprise dans les listes en circulation.
Oui, mais pas au même titre selon le régime. Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, un diagnostic commandé pour la mise en location est assimilé à une dépense d'entretien déductible des revenus fonciers (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, n° 40) ; en revanche, un diagnostic commandé pour vendre est un frais de cession, admis en diminution du prix de cession pour le calcul de la plus-value (article 41 duovicies H de l'annexe III au CGI), et non dans les charges de l'année. Pour une SCI à l'impôt sur les sociétés, c'est une charge de l'exercice dans les conditions de l'article 39 du CGI.
Non. Commander un diagnostic est un acte de gestion courante qui entre dans les pouvoirs du gérant dès lors qu'il agit dans l'intérêt de la société et dans les limites de l'objet social. Aucune décision collective n'est requise, sauf clause statutaire particulière. C'est la vente ou la mise en location elle-même qui peut, selon les statuts, exiger une autorisation des associés.
L'article L271-6 du CCH exige que le professionnel présente des garanties de compétence, dispose d'une organisation et de moyens appropriés, ait souscrit une assurance, et n'ait aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité ni avec le propriétaire ni avec une entreprise susceptible de réaliser des travaux sur le bien. Le ministère du logement met en ligne un annuaire des diagnostiqueurs certifiés. Le réflexe utile est de conserver l'attestation de certification et l'attestation d'assurance avec le rapport.
Non, pas encore. Seule la classe G est exclue du critère de performance énergétique du logement décent depuis le 1er janvier 2025 ; la classe F suivra au 1er janvier 2028 et la classe E au 1er janvier 2034. Un logement F reste donc louable en 2026, avec les autres contraintes qui s'y attachent. Le calendrier complet et ses conséquences sont traités dans notre guide dédié aux passoires énergétiques.
Les tarifs sont totalement libres : aucun barème ne les encadre, et les écarts entre deux devis atteignent couramment 30 à 50 % sur un même bien. En ordre de grandeur, un pack vente d'appartement se situe entre 300 et 600 €, un pack vente de maison d'avant 1949 entre 450 et 800 €, un pack location entre 150 et 300 €, l'audit énergétique réglementaire se facturant à part. Regrouper toutes les prestations en une seule visite fait généralement baisser la facture de 20 à 35 %.