La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Temps de lecture : 20 min

Donation de parts de SCI : combien vous payez vraiment, et comment tomber à zéro (2026)

Donner des parts de société civile immobilière (SCI) coûte presque toujours moins cher que donner l'immeuble lui-même, pour une raison mécanique : la valeur d'une part, c'est l'actif de la société diminué de ses dettes. Un emprunt en cours réduit donc l'assiette taxable, euro pour euro. Sur l'exemple déroulé plus bas — un immeuble de 600 000 € financé par 380 000 € de crédit restant dû — les droits passent de 32 777 € à zéro. Avec une contrepartie qu'on vous cache souvent : en SCI, vos enfants reçoivent 230 000 € nets de dette, pas 600 000 € bruts.

Cette page va au bout des calculs : abattement, barème, décote d'âge, facture du notaire, et les situations où il ne faut pas donner. Elle prolonge notre dossier SCI familiale : transmettre sans (presque) payer de droits.


1. L'effet du passif : pourquoi les parts valent moins que l'immeuble

Une part sociale est une fraction du capital de la société. Le donataire — celui qui reçoit — ne devient pas propriétaire d'un mètre carré : il devient propriétaire d'un droit sur une société qui, elle, possède l'immeuble. Ce détour change tout, parce que la valeur d'une part se calcule sur l'actif net : ce que la société possède, moins ce qu'elle doit.

La seule formule à retenir

Valeur d'une part = (prix de marché des biens + trésorerie − emprunts − comptes courants d'associés) ÷ nombre de parts

Les comptes courants d'associés sont l'argent que les associés ont avancé à la société et qu'elle leur doit : c'est une dette, au même titre que le prêt bancaire. Un crédit en cours vient donc en déduction, alors qu'il ne se déduit pas d'office quand vous donnez un immeuble détenu en votre nom. Prenons un dossier ordinaire.

Cas n° 1 — Même immeuble, deux véhicules

Couple marié, deux enfants. Immeuble locatif 600 000 €, trésorerie 10 000 €, capital restant dû sur le prêt 380 000 €.


Version SCI

Actif net : 600 000 + 10 000 − 380 000 = 230 000 €

1 000 parts, soit 230 € la part. Chaque parent détient 500 parts, soit 115 000 €.

Chaque parent donne 250 parts à chaque enfant : 57 500 € par donation.

57 500 € est inférieur à l'abattement de 100 000 €. Droits dus : 0 € sur les quatre donations.


Version détention en direct, prêt personnel non repris

Assiette : 600 000 €, la dette de l'emprunteur ne venant pas en déduction.

Quatre donations de 150 000 €, soit après abattement 50 000 € taxables chacune.

Droits par donation : 8 072 × 5 % = 403,60 € ; 4 037 × 10 % = 403,70 € ; 3 823 × 15 % = 573,45 € ; 34 068 × 20 % = 6 813,60 €.

Soit 8 194,35 € par donation, et 32 777 € pour les quatre.


Écart : 32 777 € de droits sur une seule opération.


Une réserve d'honnêteté s'impose : les deux montages ne transmettent pas la même valeur. En SCI, les enfants reçoivent 230 000 € nets, la dette de 380 000 € restant dans la société. En direct, ils reçoivent 600 000 € libres de dette, et les parents conservent seuls l'emprunt.

L'avantage de la SCI n'est donc pas un tour de passe-passe. L'assiette est amputée de la dette aujourd'hui, et ce sont les loyers de la société qui rembourseront l'emprunt, au profit des enfants.

Une objection honnête : l'article 776 bis du CGI (code général des impôts) autorise, en donation directe, à déduire l'emprunt qui a servi à acheter le bien. Mais à quatre conditions, et il les faut toutes les quatre. La dette est mise à la charge du donataire dans l'acte. Sa reprise est notifiée au créancier. Elle a été contractée auprès d'un établissement de crédit, et non auprès d'un proche. Et le donataire prouve ensuite qu'il l'a réellement payée, l'administration pouvant le lui demander pendant trois ans après chaque échéance. Autrement dit, votre enfant doit devenir emprunteur à votre place, et la banque doit l'accepter. En SCI, rien de tout cela : la dette reste celle de la société, personne ne reprend rien.

Critère Donation de l'immeuble Donation de parts de SCI
Effet du crédit en coursDéductible sous quatre conditions (art. 776 bis)Déduit d'office dans l'actif net
Donner par tranchesCrée une indivision entre donatairesOn donne le nombre de parts voulu
Garder la main aprèsDifficile hors usufruitGérance et clauses statutaires sur mesure
Publicité foncièreObligatoire, contribution de sécurité immobilière de 0,10 % en susAucune : les parts sont des meubles
Émoluments du notaireMême barèmeMême barème (voir section 8)
Coût de structure annuelNulComptabilité et assemblées à tenir

La dernière ligne n'est pas là par honnêteté de façade : une SCI se tient, et cela se paie tous les ans. Nous avons détaillé la note réelle dans notre guide coût annuel d'une SCI, qui chiffre poste par poste ce que la structure consomme chaque année.

2. La forme : le notaire est obligatoire, et l'article 1865-1 n'y change rien

Une donation de parts se fait devant notaire, à peine de nullité. C'est l'article 931 du Code civil, et il ne souffre aucune exception ici : les parts sociales ne sont pas des objets qu'on remet de la main à la main, donc le don manuel leur est fermé. Un acte sous seing privé signé entre parents et enfants ne vaut rien, même enregistré, même exécuté pendant dix ans.

La confusion de l'été 2026. L'article 1865-1 du Code civil est né de la loi du 25 juin 2026 et s'applique depuis le 27 juin. Il impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière — celle dont l'actif est principalement composé d'immeubles. Ce texte ne vise que la cession : ni la donation, ni l'apport, ni la succession, ni le rachat de parts par la société. Pour la donation, la règle n'a pas bougé depuis 1804 : c'est l'article 931.

Cette nuance a un intérêt pratique. Si vous vendez des parts à un enfant plutôt que de les lui donner, vous relevez désormais d'un autre texte, d'un autre coût et d'un autre risque de requalification. Nous avons traité la vente entre proches et ses écueils dans cession de parts de SCI, qui détaille la procédure d'agrément et le droit d'enregistrement de 5 %.

Faut-il l'accord des autres associés ?

Par défaut, non, quand vous donnez à vos enfants ou à vos parents. L'article 1861 du Code civil dispense d'agrément, de plein droit, les cessions consenties aux ascendants et aux descendants du cédant — et une donation est une cession à titre gratuit. On lit souvent l'inverse en ligne. En revanche, la dispense tombe si vos statuts l'ont écartée, ce qui arrive dans les modèles vendus en ligne. Les donations au conjoint, au partenaire de pacte civil de solidarité ou à un tiers, elles, restent soumises à agrément tant que les statuts n'en dispensent pas. Le détail de la procédure et des délais est dans notre guide clause d'agrément en SCI.

3. Ce que vous pouvez donner sans rien payer

L'abattement est une franchise : la fraction de la donation qui échappe entièrement à l'impôt. Il se compte par donateur et par donataire, et il se reconstitue tous les quinze ans.

Qui donne à qui Abattement Texte
Parent → enfant100 000 €art. 779 I CGI
Grand-parent → petit-enfant31 865 €art. 790 B CGI
Arrière-grand-parent → arrière-petit-enfant5 310 €art. 790 D CGI
Époux ou partenaire de PACS80 724 €art. 790 E et 790 F CGI
Frère ou sœur15 932 €art. 779 IV CGI
Neveu ou nièce7 967 €art. 779 V CGI
Donataire handicapé (se cumule avec la ligne applicable)159 325 €art. 779 II CGI

Un couple avec deux enfants dispose donc de quatre franchises de 100 000 €, soit 400 000 € tous les quinze ans. C'est la seule multiplication à faire, et elle explique à elle seule pourquoi tant de transmissions immobilières sortent à zéro.

Le compteur de quinze ans, et ce qu'il ne pardonne pas

L'article 784 du CGI oblige à rappeler les donations antérieures consenties par le même donateur au même donataire depuis moins de quinze ans. Le rappel ne les taxe pas une seconde fois : il vient réduire l'abattement restant et faire repartir le barème plus haut. Beaucoup de familles le découvrent en signant la deuxième donation.

Cas n° 2 — Le coût de l'impatience

En 2016, vous avez donné 80 000 € de parts à votre fils. Droits payés : 0 €.

En 2026, vous voulez lui donner 50 000 € de parts de plus.

Abattement encore disponible : 100 000 − 80 000 = 20 000 €.

Assiette taxable : 50 000 − 20 000 = 30 000 €.

Droits : 403,60 + 403,70 + 573,45 + (14 068 × 20 %) = 4 194 €.


En attendant le quinzième anniversaire de l'acte de 2016, donc 2031, la première donation sort du rappel, l'abattement est reconstitué à 100 000 €, et les droits retombent à 0 €.

Coût de cinq ans d'avance : 4 194 €.

Deux abattements qui ne marcheront pas ici. Le don familial de sommes d'argent de l'article 790 G du CGI ne porte que sur de l'argent. Même chose pour l'exonération temporaire de l'article 790 A bis, ouverte du 15 février 2025 au 31 décembre 2026 pour l'achat d'un logement neuf ou des travaux de rénovation énergétique. Ni l'une ni l'autre ne s'applique à des parts de société. Vous pouvez en revanche donner de l'argent à votre enfant pour qu'il souscrive une augmentation de capital, ce qui est une autre opération, avec ses propres règles.

4. Le barème de l'article 777, et le raccourci pour le calculer de tête

Au-delà de l'abattement, les droits se calculent par tranches, comme l'impôt sur le revenu. En ligne directe — de parent à enfant, ou de grand-parent à petit-enfant — le tarif est le suivant.

Fraction taxable (après abattement) Taux Droits cumulés en haut de tranche
Jusqu'à 8 072 €5 %403,60 €
8 072 à 12 109 €10 %807,30 €
12 109 à 15 932 €15 %1 380,75 €
15 932 à 552 324 €20 %108 659,15 €
552 324 à 902 838 €30 %213 813,35 €
902 838 à 1 805 677 €40 %574 948,95 €
Au-delà de 1 805 677 €45 %
Le raccourci. Entre 15 932 € et 552 324 € de part taxable, les droits valent 1 380,75 € + 20 % de ce qui dépasse 15 932 €. Cette fourchette couvre l'immense majorité des dossiers familiaux. Sur 50 000 € taxables : 1 380,75 + 6 813,60 = 8 194,35 €. Vous pouvez vérifier tous les chiffres de cette page avec cette seule ligne.

Hors ligne directe, le tarif décroche vite : 35 % puis 45 % entre frères et sœurs, 55 % jusqu'au quatrième degré, 60 % pour tous les autres, concubin compris. Donner des parts à un neveu ou à un compagnon non pacsé revient donc à laisser plus de la moitié de la valeur au Trésor, ce que ni la décote ni le démembrement ne rattrapent.

5. Donner la nue-propriété : le levier le plus rentable de la page

La propriété se coupe en deux. L'usufruit donne droit aux revenus — ici, aux bénéfices distribués par la société. La nue-propriété donne le titre, sans le revenu. Vous donnez la seconde, vous gardez le premier, et l'impôt ne porte que sur ce que vous avez donné.

L'article 669 du CGI fixe le partage de valeur entre les deux, uniquement en fonction de l'âge de l'usufruitier au jour de l'acte, par tranches de dix ans. Ce barème est obligatoire : ni vous ni l'administration ne pouvez en sortir.

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété (assiette taxable)
Moins de 21 ans révolus90 %10 %
Moins de 31 ans révolus80 %20 %
Moins de 41 ans révolus70 %30 %
Moins de 51 ans révolus60 %40 %
Moins de 61 ans révolus50 %50 %
Moins de 71 ans révolus40 %60 %
Moins de 81 ans révolus30 %70 %
Moins de 91 ans révolus20 %80 %
Plus de 91 ans révolus10 %90 %

Le barème raisonne en années révolues : à 50 ans, vous êtes encore dans la tranche des 40 %, à 51 ans vous passez à 50 %. Signer trois semaines avant un anniversaire décennal n'est pas un détail de calendrier, c'est un dixième de l'assiette.

Cas n° 3 — Pleine propriété contre nue-propriété, à 58 ans

SCI détenant un immeuble de 900 000 €, prêt restant dû 200 000 €. Actif net : 700 000 €. Parents de 58 ans, deux enfants, parts détenues moitié-moitié.


En pleine propriété

Chaque parent donne 175 000 € à chaque enfant. Après abattement : 75 000 € taxables.

Droits : 1 380,75 + (59 068 × 20 %) = 13 194,35 € par donation.

Quatre donations : 52 777 €.


En nue-propriété, usufruit réservé

À 58 ans, la nue-propriété vaut 50 % : 175 000 × 50 % = 87 500 € par donation.

87 500 € est sous l'abattement. Droits : 0 €.


Économie : 52 777 €. Et au décès des parents, l'usufruit s'éteint : les enfants deviennent pleins propriétaires sans aucun droit supplémentaire (art. 1133 du CGI).

Deux avertissements que l'on lit rarement. D'abord, la facture du notaire, elle, ne baisse pas : ses émoluments s'assoient sur la valeur en pleine propriété, réserve d'usufruit comprise. Ensuite, garder l'usufruit ne vous fait rien gagner à l'impôt sur la fortune immobilière : c'est l'usufruitier qui déclare la valeur entière (art. 968 du CGI). Le sujet est développé dans SCI et IFI.

Reste la question du pouvoir. L'article 1844 du Code civil donne le droit de vote au nu-propriétaire, sauf sur l'affectation des bénéfices, qui revient à l'usufruitier. Les statuts peuvent redistribuer ce droit comme ils l'entendent, jusqu'à le donner en entier à l'usufruitier (art. 1844, alinéas 3 et 4). Une seule chose ne se retire pas : le nu-propriétaire doit rester convoqué et pouvoir participer au débat, même s'il ne vote pas. Si vous voulez garder la main, faites écrire que l'usufruitier vote sur toutes les décisions. Le mécanisme et ses variantes sont détaillés dans démembrement de SCI, et la variante à durée fixe dans donation temporaire d'usufruit.

Le notaire va vous demander la valeur des parts

SCI AI tient la comptabilité, sort le bilan et calcule l'actif net à jour. Vous arrivez au rendez-vous avec un chiffre justifiable.

Essayer gratuitement

6. Donation simple ou donation-partage : l'écart se mesure au décès

Une donation simple est rapportable : au décès du donateur, on la remet fictivement dans la succession pour vérifier que chaque enfant a reçu sa part. Et on la remet à sa valeur au jour du partage successoral (art. 860 du Code civil), pas à celle du jour de l'acte. L'enfant qui a reçu des parts qui ont doublé se retrouve créditeur d'une somme qu'il n'a jamais touchée.

La donation-partage (art. 1075 et suivants du Code civil) fait l'inverse : elle répartit et elle fige. Les biens sont évalués une fois pour toutes au jour de l'acte.

Cas n° 4 — Ce que « figer la valeur » veut dire en euros

2026 : votre fille reçoit des parts valant 100 000 €. Votre fils reçoit une somme de 100 000 €. Équilibre parfait au jour de l'acte.

2050 : l'immeuble a suivi le marché, les parts valent 260 000 €. L'argent, lui, a été dépensé.


En donations simples : la fille est réputée avoir reçu 260 000 €, le fils 100 000 €. Elle doit compenser la différence sur sa part d'héritage, soit 160 000 € de déséquilibre à corriger.

En donation-partage : chacun est réputé avoir reçu 100 000 €. Rien à corriger.

Même acte, même coût, même fiscalité. L'écart au décès : 160 000 €.

Le gel n'est pourtant pas automatique. L'article 1078 du Code civil y met trois conditions. Tous les héritiers réservataires — ceux à qui la loi garantit une part minimale — doivent avoir reçu un lot dans le partage, et être vivants ou représentés au décès. Ils doivent l'avoir expressément accepté. Et l'acte ne doit pas réserver d'usufruit sur une somme d'argent. Un enfant oublié, ou né après, et la valeur se remet à flotter. Réserver l'usufruit sur les parts elles-mêmes ne pose en revanche aucun problème : c'est l'usufruit sur du numéraire qui est visé.

Notre position, franchement : dès que vous avez plus d'un enfant, la donation simple n'a plus d'intérêt. Le surcoût de la donation-partage est nul — mêmes taux d'émoluments (art. A444-68 du Code de commerce, identique à l'article A444-67) — et elle supprime la principale source de contentieux familial vingt ans plus tard.

7. Faut-il étaler sur quinze ans ? Les deux calculs, et la réponse

Le conseil qui circule est toujours le même : donnez par vagues, tous les quinze ans, pour recharger les abattements. C'est vrai dans un cas et faux dans l'autre, et personne ne dit lequel. Les deux calculs suivent, avec le même point de départ : couple de 50 ans, deux enfants, donation de la nue-propriété. Dans les deux, l'immobilier s'apprécie sur quinze ans : de près de 30 % dans le premier cas, de 37,5 % dans le second.

Cas n° 5 — Patrimoine moyen : 400 000 € d'actif net

Immeuble 700 000 €, prêt restant dû 300 000 €, actif net 400 000 €. Parts détenues moitié-moitié par les parents.


Tout donner en 2026, à 50 ans. Nue-propriété = 40 % : assiette totale 160 000 €, soit 40 000 € par donation. Droits : 0 €. L'opération est terminée.


Attendre 2041, à 65 ans. Le prêt est soldé et l'immeuble vaut 900 000 € : actif net 900 000 €. Nue-propriété = 60 % : assiette 540 000 €, soit 135 000 € par donation, dont 35 000 € taxables.

Droits : 1 380,75 + (19 068 × 20 %) = 5 194,35 € par donation, soit 20 777 €.

Donner tôt et en une fois gagne 20 777 €. Fractionner ici n'apporte rien : une seule vague suffisait.

Cas n° 6 — Gros patrimoine : 1 600 000 € d'actif net

Tout donner en 2026, à 50 ans. Nue-propriété = 40 % : assiette 640 000 €, soit 160 000 € par donation, dont 60 000 € taxables.

Droits : 1 380,75 + (44 068 × 20 %) = 10 194,35 € par donation, soit 40 777 €.


Deux vagues. 2026 : nue-propriété de 60 % des parts = 1 600 000 × 60 % × 40 % = 384 000 €, soit 96 000 € par donation. Sous l'abattement : 0 €.

2041, à 65 ans. L'actif net a progressé de 37,5 % en quinze ans et atteint 2 200 000 €. Nue-propriété des 40 % restants = 2 200 000 × 40 % × 60 % = 528 000 €, soit 132 000 € par donation, dont 32 000 € taxables.

Droits : 1 380,75 + (16 068 × 20 %) = 4 594,35 € par donation, soit 18 377 €.

Fractionner gagne 22 400 € — 40 777 € contre 18 377 €.


Le prix à payer, qu'il faut assumer : 40 % des parts restent dans votre patrimoine pendant quinze ans. Si vous mourez avant 2041, cette fraction passe par la succession — et la donation de 2026, toujours dans le rappel de quinze ans, a déjà consommé l'abattement.

La règle de pouce. Calculez ce que représenterait une seule donation de la totalité, par parent et par enfant. Si le chiffre reste sous 100 000 €, donnez tout maintenant : attendre ne fera qu'augmenter la valeur et la fraction taxable de la nue-propriété. S'il dépasse 100 000 €, découpez en deux vagues. Et calez la première assez bas : la seconde portera sur des parts qui auront pris de la valeur, et sur une nue-propriété devenue plus lourde d'une tranche d'âge. Dans le cas n° 6, la seconde vague ressort à 132 000 € et redevient taxable.

Ces deux calculs reposent sur un pari : que l'immobilier monte. Si vous anticipez une baisse, l'arbitrage s'inverse et attendre devient payant. C'est le seul paramètre du calcul que personne ne maîtrise, et il vaut mieux le dire que de le cacher derrière une moyenne.

8. La facture du notaire, ligne par ligne

Les honoraires d'un notaire sur une donation ne sont pas libres : ce sont des émoluments, c'est-à-dire des honoraires dont l'État fixe lui-même le tarif. Ici, l'article A444-67 du Code de commerce — l'article A444-68 pour la donation-partage, au même barème. L'assiette est la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, réserve d'usufruit comprise.

Tranche d'assiette Taux (donation acceptée)
De 0 à 6 500 €4,837 %
De 6 500 à 17 000 €1,995 %
De 17 000 à 60 000 €1,330 %
Au-delà de 60 000 €0,998 %
Cas n° 7 — Ce que coûte la donation du cas n° 3

Assiette par donateur : 350 000 € de parts en pleine propriété.

6 500 × 4,837 % = 314,41 €

10 500 × 1,995 % = 209,48 €

43 000 × 1,330 % = 571,90 €

290 000 × 0,998 % = 2 894,20 €

Émoluments : 3 990 € hors taxes, soit 4 788 € TTC par donateur.

Pour le couple : 9 576 € TTC.


Remise possible (art. A444-174 du Code de commerce) : jusqu'à 20 % sur la part d'émoluments correspondant à l'assiette au-delà de 100 000 €, soit 250 000 × 0,998 % = 2 495 €, dont 20 % font 499 € HT par donateur.

Facture minorée : 8 378 € TTC pour le couple.


Formalités, copies et frais avancés par l'étude : environ 400 €.

Inscription modificative au registre du commerce et des sociétés avec dépôt des statuts à jour : 185,77 € TTC (arrêté du 25 février 2026).

Annonce légale, mais seulement si vos statuts nomment les associés et doivent donc être modifiés : 199 € HT, soit 238,80 € TTC. C'est le forfait « mouvements d'associés » en vigueur depuis le 1er janvier 2026.

Total à décaisser : environ 9 000 à 10 400 € TTC — exactement la même facture qu'une donation en pleine propriété, puisque les émoluments s'assoient sur la pleine propriété dans les deux cas. Le démembrement fait donc disparaître 52 777 € de droits sans coûter un euro de plus.

La remise n'est pas une négociation de marchand de tapis : chaque office publie ses taux de remise par catégorie d'actes, et il les applique à tous. Demandez-les avant de choisir votre notaire, la question est parfaitement légitime.

La ligne « 125 € de frais d'enregistrement » n'a rien à faire dans votre budget. Ce montant est le droit fixe des actes que le code ne tarife nulle part ailleurs (art. 680 du CGI). Une donation, elle, est tarifée : par le barème progressif de l'article 777. Quand l'abattement absorbe tout, il ne reste aucun droit progressif à acquitter. Au plus le minimum de perception de 25 € de l'article 674 du CGI, que certaines études portent en ligne. Dans tous les cas, ce n'est pas 125 €. Faites détailler la ligne par l'étude plutôt que de recopier un forfait trouvé en ligne.

Sur la modification des statuts et le passage par le guichet unique, le pas-à-pas complet, avec les pièces à fournir, est dans modifier les statuts d'une SCI.

9. Évaluer les parts sans se faire redresser

C'est vous qui déclarez la valeur, et l'administration qui la conteste éventuellement. Le point de départ est toujours l'actif net : la valeur de marché des biens — ce que les textes appellent la valeur vénale — plus la trésorerie, moins les emprunts et les comptes courants d'associés.

Sur cette base, deux corrections sont discutées. La première est admise sans difficulté : une part de société civile ne se vend pas comme une action cotée, elle est illiquide, et cela vaut une décote. La seconde est plus fragile : la décote de minorité, qui suppose que le lot donné ne confère aucun pouvoir. Dans une SCI familiale à quatre associés, ce raisonnement se retourne facilement contre vous.

La Cour de cassation a validé, dans un arrêt rendu en matière d'impôt de solidarité sur la fortune le 9 février 2022 (Cass. com., n° 19-22.861, inédit), une méthode combinant la valeur mathématique — l'actif net — et la valeur de productivité — les loyers capitalisés — selon la formule (3 VM + VP) ÷ 4. Elle y a admis une décote de 15 %, au titre du bail commercial qui grevait l'immeuble. La valeur vénale s'apprécie de la même façon pour les droits de donation, ce qui rend la méthode transposable. Un taux chiffré de cette façon reste rare dans la jurisprudence de la Cour, et rien dans cette décision n'autorise à empiler mécaniquement 30 % de décote sur n'importe quelle SCI.

Dans ce cas, ne faites pas ça. SCI familiale, un seul appartement loué nu, quatre associés du même foyer, aucune clause restrictive dans les statuts : n'appliquez pas 30 % de décote. Il n'y a ni marché, ni minorité réelle, ni contrainte locative à invoquer. Une insuffisance de déclaration se répare avec les droits éludés, l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (art. 1727 du CGI) et une majoration de 40 % si le manquement est jugé délibéré (art. 1729 du même code). Une décote de 10 à 15 %, écrite et motivée dans l'acte, tient mieux qu'une décote de 30 % qu'on ne sait pas défendre.

Un point de décote, traduit en euros, donne ceci. Sur le cas n° 1, l'actif net de 230 000 € décoté de 15 % tombe à 195 500 €, soit 48 875 € par donation au lieu de 57 500 €. Les droits restent nuls dans les deux cas, puisqu'on était déjà sous l'abattement. Sur le cas n° 3, les 700 000 € deviennent 595 000 €, soit 148 750 € par donation, et une nue-propriété à 74 375 € au lieu de 87 500 €. Là encore, zéro euro de droits gagné. La leçon est là : quand les droits sont déjà nuls, la décote n'apporte rien et vous expose gratuitement au redressement.

La règle pratique : chaque point de décote doit correspondre à une phrase que vous pourriez lire à un vérificateur. Bail commercial en cours, clause d'agrément stricte, associé minoritaire sans droit de vote élargi, indivision entre donataires. Si vous ne savez pas quoi écrire, c'est que la décote n'existe pas. Pour tenir le registre des parts et retracer les mouvements année après année, notre modèle de suivi des parts et des associés reprend le format attendu.

10. Les six pièges qui coûtent le plus cher

1. La présomption de l'article 751 du CGI

Le défunt avait l'usufruit, un héritier présomptif — celui qui hériterait si le décès survenait aujourd'hui — avait la nue-propriété. Le fisc considère alors, jusqu'à preuve contraire, que le bien fait partie de la succession. Il est donc taxé une seconde fois, en pleine propriété. Deux portes de sortie. La première : la donation est régulière et a été consentie plus de trois mois avant le décès. La seconde : le démembrement a été fait à titre gratuit plus de trois mois avant le décès, par acte notarié, avec une nue-propriété évaluée au barème de l'article 669. Une donation notariée classique coche ces cases. Une donation signée au chevet d'un parent malade, non. Chiffrons le risque sur le cas n° 3. Si la présomption joue, les 175 000 € donnés par parent et par enfant sont retaxés en pleine propriété : 75 000 € taxables après abattement, soit 1 380,75 + 59 068 × 20 % = 13 194,35 € par donation, et 52 777 € pour la famille. Consolation partielle : les droits déjà acquittés sur la nue-propriété s'imputent sur ceux réclamés à la succession. Ici, ils étaient nuls, puisque la donation passait sous l'abattement.

2. La réserve héréditaire

Vous ne pouvez pas donner ce qui revient de droit à vos enfants. Avec un enfant, la réserve est de la moitié du patrimoine ; avec deux, des deux tiers ; avec trois ou plus, des trois quarts (art. 913 du Code civil). Ce qui reste est la quotité disponible. Une donation qui déborde n'est pas nulle, mais elle est réductible : les héritiers lésés peuvent en réclamer la valeur au décès. C'est le point qui pique dans les familles recomposées, où l'on veut protéger le conjoint sans déshériter les enfants d'un premier lit.

3. Le quasi-usufruit après la vente de l'immeuble

Si la SCI vend le bien et que le prix remonte à l'usufruitier, celui-ci peut le dépenser à charge de restituer la somme au décès : c'est le quasi-usufruit. L'article 774 bis du CGI, issu de la loi de finances pour 2024, a fermé la porte : cette dette portant sur une somme d'argent n'est plus déductible de l'actif successoral. Encore faut-il distinguer deux montages. Quand l'immeuble est détenu en direct et vendu, le texte joue pleinement. Son exception vise alors la dette née du prix de vente d'un bien dont le défunt s'était réservé l'usufruit, hors but principalement fiscal. Quand c'est la SCI qui vend, ce qui remonte à l'usufruitier des parts n'est pas un prix de vente : c'est une distribution, dividende, réserves ou réduction de capital. Or l'administration a admis, dans ses commentaires du 26 septembre 2024, que le quasi-usufruit portant sur des dividendes prélevés sur les réserves reste hors du champ du texte. La sécurité du montage dépend donc de la forme donnée à la remontée du prix. Cela se décide avant la vente, avec le notaire. Le calcul de la plus-value quand l'immeuble vendu est démembré, et le partage du prix entre usufruitier et nu-propriétaire, sont détaillés dans plus-value d'un bien démembré.

4. En SCI à l'impôt sur les sociétés, la donation ne purge rien

Donner des parts n'est pas une vente : vous ne payez aucune plus-value, et le donataire repart avec une valeur d'acquisition égale à celle retenue pour les droits. Cela vaut pour les parts. Cela ne vaut pas pour l'immeuble détenu par une société soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) : à l'intérieur de la société, rien ne bouge. Le bien reste inscrit à sa valeur d'origine diminuée des amortissements : c'est sa valeur nette comptable. Le jour où la société vendra, la plus-value taxable se calculera sur cet écart, quel que soit le propriétaire des parts. Voir plus-value en SCI à l'IS.

5. L'horloge de la plus-value du donataire repart à zéro

En SCI à l'impôt sur le revenu (IR), si votre enfant revend ses parts, sa durée de détention se compte à partir de la donation, pas de votre achat initial. Les abattements pour durée de détention, qui effacent l'impôt à 22 ans et les prélèvements sociaux à 30 ans, redémarrent donc de zéro. Donner à un enfant qui compte revendre dans trois ans lui coûte cher. Chiffrons : des parts reçues pour 87 500 € et revendues 110 000 € trois ans plus tard dégagent 22 500 € de plus-value, taxés à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 8 145 €. Le détail des paliers est dans plus-value en SCI.

6. Le pacte Dutreil ne s'applique pas

L'exonération de 75 % de l'article 787 B du CGI est réservée aux sociétés qui exercent une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Gérer son propre patrimoine immobilier en est explicitement exclu. La loi de finances pour 2026 a d'ailleurs resserré le dispositif, pour les transmissions intervenues depuis le 21 février 2026. L'engagement individuel de conservation passe de quatre à six ans. Et la valeur de certains biens non affectés à l'exploitation, énumérés limitativement, sort désormais de l'exonération. Rien de tout cela n'ouvre quoi que ce soit aux SCI patrimoniales. Les rares cas où la question se pose sont traités dans SCI et pacte Dutreil.

11. Ce qu'il faut écrire dans les statuts avant de donner

Une donation mal préparée ne se rattrape pas : une fois les parts sorties, toute modification statutaire dépend du vote de ceux à qui vous les avez données. Cinq clauses sont donc à revoir avant de prendre rendez-vous.

Clause Ce qu'elle règle Si vous ne faites rien
GéranceDurée du mandat et majorité de révocationVous êtes révocable à la majorité des parts (art. 1851)
Vote en cas de démembrementQui vote quoi entre usufruitier et nu-propriétaireLe nu-propriétaire vote sur tout sauf les bénéfices
AgrémentEmpêcher la sortie des parts vers un tiersLes cessions aux descendants sont libres
Comptes courantsConditions et délai de remboursementRemboursement exigible à tout moment
Décès d'un associéSort des parts et agrément des héritiersLes héritiers entrent de plein droit

La première ligne est celle qu'on oublie. Si vous donnez la majorité des parts en pleine propriété à des enfants majeurs, ils peuvent vous révoquer de la gérance à la majorité des parts sociales, sauf clause contraire. Ce n'est pas une hypothèse d'école : c'est le scénario le plus fréquent des ruptures familiales autour d'une SCI. Deux protections simples : ne donner que la nue-propriété, et écrire une majorité renforcée pour la révocation du gérant.

Le compte courant d'associé mérite aussi une ligne. Si vous avez financé des travaux de votre poche, la société vous doit cet argent. Cette créance ne part pas avec les parts : elle reste la vôtre. Elle se transmet séparément, et se taxe pour son montant exact, sans décote d'illiquidité. Rien n'interdit en revanche de la donner en nue-propriété, avec quasi-usufruit du donateur : voyez le piège n° 3 pour la limite fiscale. Le fonctionnement complet est décrit dans compte courant d'associé en SCI, et la rédaction des clauses dans statuts de SCI.

12. Les quatre cas où il ne faut pas donner des parts de SCI

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Sur les quatre dossiers qui suivent, notre réponse est de ne pas monter l'opération.

Situation Ce qui se passe Coût de l'erreur
Un bien, un enfant, aucun empruntLa donation directe en nue-propriété produit exactement le même résultat fiscal199 € HT d'annonce légale, puis comptabilité et assemblée chaque année, à vie
SCI créée juste avant la donationPas d'assemblée, pas de compte bancaire, loyers encaissés en direct : la société est attaquable comme fictiveDroits recalculés + 40 % de majoration
Résidence principale logée dans la SCIL'exonération de plus-value ne couvre que la fraction de l'associé qui occupe le logement ; l'abattement de 30 % à l'IFI, lui, ne joue pas du toutLa fraction donnée à un enfant qui n'y habite pas est taxée à 19 % + 17,2 %
Vente de l'immeuble prévue dans les deux ansQuasi-usufruit sur le prix : la dette de restitution n'est déductible que si la remontée est correctement qualifiée (art. 774 bis, distribution sur réserves hors champ)Jusqu'au prix entier réintégré dans l'actif successoral, si la forme de la remontée n'a pas été arbitrée avant la vente

Le premier cas est le plus fréquent, et le plus mal conseillé. Un appartement, un enfant, pas de crédit : la SCI n'apporte ni décote sérieuse, ni souplesse de découpage utile, ni protection particulière. Elle apporte une comptabilité, une assemblée annuelle et un dossier de plus à tenir pendant trente ans. Notre réponse, sur ce dossier : n'en créez pas. Donnez la nue-propriété du bien lui-même. Nous avons mis les deux stratégies côte à côte, chiffres à l'appui, dans SCI familiale ou donation directe et dans SCI ou nue-propriété.

Le deuxième mérite une précision, parce qu'on confond souvent deux reproches. Créer une SCI pour préparer une transmission est parfaitement licite, et c'est même l'usage normal de l'outil. Ce qui est attaqué, c'est la société sans vie : celle qui n'a pas de compte bancaire, dont les loyers arrivent sur le compte personnel du gérant, et dont aucune assemblée n'a jamais été tenue. La ligne de partage et la jurisprudence sont détaillées dans SCI fictive et abus de droit et SCI.

13. FAQ — 16 questions que le corps de l'article n'a pas traitées

Oui, et cela se fait souvent. L'article 935 du Code civil permet à un ascendant du mineur d'accepter la donation à sa place. Quand les parents sont eux-mêmes les donateurs, ce sera le plus souvent un grand-parent, ou un administrateur désigné par le juge. Le notaire organise ce point. Le vrai frein n'est pas juridique, il est bancaire. Tant qu'un mineur est associé, la plupart des banques refusent de prêter à la société civile immobilière, ou exigent l'autorisation du juge des tutelles. Si un emprunt est prévu dans les cinq ans, donnez après, pas avant.
Non. Le compte courant d'associé (l'argent que vous avez avancé à la SCI et qu'elle vous doit) est une créance personnelle, juridiquement distincte des parts. Si vous voulez le transmettre, il faut le donner séparément, dans le même acte ou dans un autre. Il se donne pour son montant exact, celui inscrit au bilan, sans décote d'illiquidité : 60 000 € de compte courant donnés, ce sont 60 000 € d'assiette taxable. Il peut en revanche être donné en nue-propriété comme le reste, avec quasi-usufruit du donateur. Lisez d'abord le piège n° 3 : depuis l'article 774 bis, la dette de restitution n'est plus déductible de la succession.
Rien ne l'interdit et les droits sont alors nuls, puisque l'assiette est nulle. Mais réfléchissez à ce que vous transmettez : dans une société civile, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts et non solidairement (art. 1857 du Code civil), après poursuite infructueuse de la société (art. 1858). Vous donnez une dette potentielle, pas seulement un titre.
Oui. Une donation n'existe que si elle est acceptée (art. 932 du Code civil), et l'acceptation figure à l'acte. C'est le point à connaître quand un enfant sur trois ne veut pas entrer dans la société : on ne peut pas lui imposer des parts. Prévoyez alors une répartition différente plutôt que de forcer, sous peine de bloquer l'acte le jour de la signature.
Époux et partenaires de pacte civil de solidarité bénéficient d'un abattement de 80 724 € (art. 790 E et 790 F du CGI), avec un barème propre qui démarre à 5 %. Le concubin, lui, n'a aucun abattement du tout : celui de 1 594 € prévu à l'article 788 du CGI ne joue que sur une part successorale, jamais sur une donation. Il subit en plus le taux des non-parents, soit 60 %. Sur 100 000 € de parts données à un concubin, les droits sont donc de 60 000 € tout rond : la donation est presque toujours le mauvais outil dans ce cas.
En principe non : donner, c'est donner (art. 894 du Code civil). Trois portes de sortie seulement : l'inexécution des charges imposées au donataire, l'ingratitude, et la survenance d'un enfant si l'acte l'a prévu (art. 953 et suivants). En revanche, vous pouvez insérer dès le départ un droit de retour conventionnel (art. 951) : si le donataire meurt avant vous, les parts vous reviennent, sans droits de succession.
Non. Le formulaire 2735 sert aux dons manuels déclarés par le donataire lui-même. Une donation de parts passe obligatoirement par acte notarié, et c'est le notaire qui procède à l'enregistrement et au paiement des droits dans le mois de l'acte. Vous n'avez aucune déclaration personnelle à déposer.
Légalement, le donataire. Mais le donateur peut les prendre à sa charge sans que ce paiement soit lui-même taxé comme une donation supplémentaire (doctrine administrative, BOI-ENR-DG-50-10-20). Le traitement fiscal est le même, que la prise en charge figure dans l'acte de donation ou dans un acte postérieur (Cass. com. 28 février 2006 n° 03-12.310, repris au BOI-ENR-DG-50-10-20 n° 150). Payer les droits à la place de vos enfants est donc un transfert de valeur en franchise. Sur le plan civil en revanche, ce paiement reste une libéralité rapportable à la succession, sauf clause contraire dans l'acte. Faites écrire les deux.
Seulement si vous lui donnez la pleine propriété, et seulement si son patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier. En nue-propriété, il ne déclare rien du tout tant que l'usufruit dure. Point utile pour lui : la fraction de l'emprunt de la société qui correspond à ses parts vient en déduction de la valeur qu'il déclare. Le seuil d'entrée s'éloigne d'autant.
L'usufruitier, c'est-à-dire le donateur, tant qu'il vit. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, il déclare le résultat courant de la société dans ses revenus fonciers. Le tout est imposé au taux de sa tranche la plus élevée, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Le nu-propriétaire ne déclare rien tant que l'usufruit dure. C'est cohérent avec l'idée du montage : vous donnez la valeur, vous gardez le revenu.
Partiellement. Une clause d'inaliénabilité est valable si elle est temporaire et justifiée par un intérêt sérieux et légitime (art. 900-1 du Code civil) : quinze ans pour protéger un enfant jeune passe, une interdiction à vie ne passe pas. Le levier le plus solide reste ailleurs : une clause d'agrément stricte dans les statuts, qui rend les parts invendables à un tiers sans l'accord de la famille.
Elle peut l'être si la société est fictive, ou si le montage n'a pas d'autre motif que fiscal (art. L64 et L64 A du livre des procédures fiscales). À l'entrée en vigueur du second texte, l'administration a précisé un point rassurant. Les transmissions anticipées avec réserve d'usufruit ne sont pas visées en elles-mêmes, tant qu'elles ne sont pas fictives. Tenez vos assemblées, ouvrez un compte au nom de la société, encaissez les loyers dessus.
Une donation faite à un enfant est irrévocable et ne se rejoue pas au divorce. Attention à une idée fausse qui circule encore sur les donations au conjoint. Depuis la loi du 26 mai 2004, une donation de parts consentie à l'époux et prenant effet pendant le mariage n'est plus révocable à volonté. Elle ne l'est que pour inexécution des charges ou pour ingratitude (art. 1096, alinéa 2, du Code civil, qui renvoie aux articles 953 à 958). Seule la donation de biens à venir, celle qu'on appelle donation au dernier vivant, reste révocable à tout moment. Des parts données au conjoint sont donc sorties de votre patrimoine pour de bon.
Le lieu du bien ne commande pas seul la taxation : ce qui compte est la résidence fiscale du donateur, celle du donataire, et la convention fiscale applicable. Une donation consentie par un résident français est en principe taxable en France sur les biens mondiaux (art. 750 ter du CGI), avec imputation possible de l'impôt payé à l'étranger. Faites vérifier la convention avant de signer, pas après.
Oui, dans la quasi-totalité des cas, et c'est la formalité la plus oubliée. Est bénéficiaire effectif toute personne physique qui détient plus de 25 % du capital ou plus de 25 % des droits de vote de la société (art. R561-1 du code monétaire et financier). Une donation qui fait passer un enfant au-dessus de ce seuil, ou vous en dessous, impose un dépôt modificatif au guichet unique de l'INPI. Délai : 30 jours après l'acte. Coût : environ 40 € TTC au tarif 2026. En démembrement, il faut souvent déclarer les deux : l'usufruitier au titre des droits de vote qu'il conserve, le nu-propriétaire au titre du capital. L'oubli n'est pas une amende de stationnement. Depuis la loi du 26 mai 2026, il est puni d'une amende de 200 000 € pour le dirigeant, et d'un million d'euros pour la société elle-même. C'est l'article L574-5 du même code, dans sa rédaction en vigueur depuis le 28 mai 2026 : les six mois d'emprisonnement et les 7 500 € qu'on lit encore partout ont disparu. Le dirigeant risque aussi une interdiction de gérer et une privation partielle des droits civiques (art. 131-27 et 131-26 du code pénal).
Juridiquement, la donation ne touche pas au prêt : l'emprunteur reste la société, et personne ne reprend rien. Contractuellement, c'est une autre histoire. La plupart des offres de prêt consenties à une société civile immobilière contiennent une clause de changement de contrôle. Au-delà d'un seuil de parts transmises, souvent 25 ou 33 %, l'accord préalable de la banque devient obligatoire. Sinon elle peut réclamer d'un coup tout le capital restant dû. Relisez cette clause avant de prendre rendez-vous chez le notaire, pas après. Deuxième point, souvent découvert trop tard : la caution personnelle que vous avez signée ne part pas avec les parts. Vous restez caution jusqu'au dernier remboursement, même après avoir tout donné.

14. Pour aller plus loin

Les pages ci-dessous prolongent chacune un point que nous n'avons fait qu'effleurer ici.

  • Le dossier d'ensemble sur la transmission familiale, avec le choix de la structure et le calendrier : SCI familiale.
  • Le mécanisme du démembrement expliqué de bout en bout, y compris la répartition des charges entre usufruitier et nu-propriétaire : démembrement de SCI.
  • La variante à durée fixe, utile pour faire baisser temporairement l'IFI ou aider un enfant étudiant : donation temporaire d'usufruit.
  • Le comparatif chiffré entre monter une SCI et donner directement la nue-propriété du bien : SCI familiale ou donation directe.
  • Le saut de génération vers les petits-enfants, ses abattements et ses conditions : transmettre à ses petits-enfants.
  • Ce qui se passe si vous ne donnez pas de votre vivant, et comment le testament s'articule avec les statuts : léguer ses parts par testament.
  • Le déroulé complet d'une succession de parts non anticipée, agrément des héritiers compris : décès d'un associé de SCI.
  • La vente de parts entre proches, son droit d'enregistrement et le nouvel article 1865-1 : cession de parts de SCI.
  • Comment bloquer la revente des parts données, et jusqu'où une telle clause est valable : clause d'inaliénabilité.
  • Le cas des enfants mineurs associés, et pourquoi la banque bloque : SCI avec enfants mineurs.
  • La protection d'un enfant vulnérable, avec l'abattement renforcé et le mandat de protection : SCI et enfant handicapé.
  • Qui déclare quoi après une donation en nue-propriété, sur quelle ligne de la 2044 : déclarer sa quote-part de SCI.
  • Le fonctionnement du régime fiscal de la société, préalable à toute stratégie de transmission : SCI à l'IS ou à l'IR.
  • La formalité qui suit l'acte et que presque personne ne fait : mettre le registre des bénéficiaires effectifs à jour dans les trente jours, et ce que coûte l'oubli : bénéficiaires effectifs d'une SCI.
  • Ce que devient une donation déjà consentie quand le couple donateur se sépare, et le sort des parts au partage : SCI et divorce.
  • Faire gérer les parts par un tiers de confiance si vos enfants sont trop jeunes le jour de votre décès : mandat à effet posthume.
  • La sortie d'un donataire qui ne veut plus rester associé, sans faire entrer d'étranger dans la famille : rachat de parts par la SCI.

Les textes, à la source

Une donation se prépare sur un bilan, pas sur une estimation

SCI AI tient la comptabilité de votre société, sort le bilan et la liasse fiscale, et vous donne l'actif net à jour dont le notaire aura besoin.

Essai gratuit illimité
Les montants de cette page sont à jour au 24 août 2026. Ils ont une valeur pédagogique et ne remplacent pas l'étude de votre situation familiale par un notaire. Pour cadrer le dossier avant le rendez-vous, prenez rendez-vous avec un conseiller SCI AI (30 min, gratuit).