La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Assurance emprunteur en SCI : qui assurer, ce que ça coûte, ce que le décès déclenche

Votre banque conditionne le prêt de la société civile immobilière à une assurance. C'est légitime, mais aucun texte ne l'y oblige — et surtout, la SCI n'a pas les droits du particulier. Résiliation à tout moment, fin du questionnaire de santé : ces protections dites « loi Lemoine » sont accrochées au 1° de l'article L313-1 du code de la consommation, où une société civile qui donne à bail n'entre pas. Vous ne changerez donc pas d'assurance en cours de route. Tout se joue avant la signature, et l'écart s'y compte en dizaines de milliers d'euros. Précisons : il s'agit du contrat qui rembourse la banque si un associé meurt ou devient invalide — ni le bien, ni les loyers.

Notre guide du prêt bancaire en SCI et de ses 73 % de dossiers refusés explique comment décrocher le crédit. Cette page chiffre ce que coûte de l'assurer, et ce que le décès d'un associé déclenche. Pour le bâtiment et les loyers : propriétaire non occupant et garantie loyers impayés.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (code des assurances, code de la consommation, CGI, BOFiP, jurisprudence). Mis à jour le 31 août 2026.

Les trois chiffres de cette page

  • 10 408 €. L'écart entre contrat groupe et délégation sur un prêt de 240 000 € sur 20 ans : 16 320 € contre 5 912 €. Section 7.
  • 39 313 €. L'impôt sur les sociétés dû au décès d'un associé à la 7e année, sans un euro encaissé. Section 8.
  • 0. Les droits de résiliation et de dispense de questionnaire de santé ouverts à une SCI qui loue. Section 3.

1. Emprunteur, bâtiment, loyers, caution : quatre choses qu'on confond

Quatre contrats portent le mot « assurance » autour d'une SCI, et l'un des quatre n'en est pas une. Les confondre coûte cher : payer deux fois, ou croire couvert un risque qui ne l'est pas.

Contrat Ce qu'il couvre Qui est payé
Assurance emprunteurLe décès et l'invalidité d'un associé, d'un gérant ou d'une cautionLa banque, jusqu'à extinction du prêt
PNO (propriétaire non occupant)Le bâtiment : incendie, dégât des eaux, responsabilité du propriétaireLa SCI
GLI (garantie loyers impayés)Le loyer que le locataire ne paie plusLa SCI
Caution personnelleCe n'est pas une assurance : c'est un engagement de payer à la place de la SCIPersonne — c'est vous qui payez

Assurance et caution : la différence tient en trois lignes. L'assurance transfère un risque contre une prime : le sinistre survient, quelqu'un d'autre paie. La caution ne transfère rien, elle ajoute un patrimoine — le vôtre — derrière celui de la société. Les deux se cumulent, et une caution ne dispense jamais d'assurer. Voyez jusqu'où va votre engagement de caution en SCI.


2. L'assurance emprunteur est-elle obligatoire en SCI ? Non par la loi, oui par la banque

Aucun texte n'impose l'assurance emprunteur, ni au particulier ni à la société. Ce qui l'impose, c'est une clause du prêt : la banque en fait une condition de l'octroi, puis une obligation pendant toute la durée du crédit. Conséquence directe : ce qui est contractuel se négocie.

Disons-le franchement, la SCI est ici plus faible que le particulier. Deux règles protègent celui-ci : le prêteur ne peut refuser une assurance externe de garanties équivalentes, et doit motiver un refus par écrit (articles L313-30 et L313-31 du code de la consommation). Or la section 3 montre que votre SCI est hors de ce chapitre. Votre banque peut donc légalement exiger son contrat groupe — le contrat collectif qu'elle a négocié pour l'ensemble de ses emprunteurs —, ce qu'elle ne pourrait pas face à un particulier.

Elle l'exige rarement : elle veut faire le prêt. Tout dépend du moment où vous ouvrez le sujet. Réclamez la grille des garanties au premier rendez-vous. Une délégation — un contrat souscrit ailleurs, substitué à celui de la banque — passe sans difficulté quand elle arrive avec le plan de financement. Quinze jours après la signature, elle ne passe plus. Si le dossier bute plus en amont, voyez les causes réelles d'un refus de prêt en SCI.


3. Loi Lemoine et SCI : le renvoi de texte que personne ne lit

Tous les comparateurs traitent l'assurance d'une SCI comme celle d'un particulier. La vérification article par article donne l'inverse. Quatre textes, dans l'ordre.

Premier texte. La résiliation à tout moment est portée par l'article L113-12-2 du code des assurances, souvent confondu avec un voisin, issu de la loi n° 2022-270 du 28 février 2022 et applicable depuis le 1er juin 2022. Il ne couvre pas n'importe quel crédit : il vise l'assurance adossée à un contrat « mentionné au 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation ». Tout se joue sur ce renvoi.

Deuxième texte. L'article L113-2-1 supprime le questionnaire de santé. Même renvoi au 1° de l'article L313-1, plus deux conditions cumulatives : 200 000 € d'encours assuré au plus par assuré, et une échéance avant le soixantième anniversaire.

Troisième texte. L'article L313-1 du code de la consommation, version en vigueur depuis le 1er juillet 2016, tient en trois blocs. Le vise les crédits « définis au 6° de l'article L. 311-1 » finançant l'acquisition d'un immeuble d'habitation, ou mixte. Le ajoute les contrats du 1° « souscrits par les personnes morales de droit privé », puis referme la porte : il en écarte celles qui, par leur objet social, « procurent […] des immeubles en propriété ou en jouissance ». Traduction : une société n'entre dans le chapitre que si son crédit ne finance pas une activité professionnelle, et donner des immeubles à autrui en est une.

Quatrième texte. L'article L311-1 définit à son 6° le contrat de crédit, celui par lequel un prêteur consent un crédit « à l'emprunteur ». Et son 2° définit l'emprunteur : « toute personne physique » agissant hors activité professionnelle.

Deux barrages successifs, et un seul suffit

Barrage 1 — le renvoi s'arrête au 1°. Le 1° passe par le 6° de l'article L311-1, dont l'emprunteur est une personne physique ; une société civile n'en est pas une. L'existence du 3° plaide en ce sens : s'il a fallu un alinéa pour les personnes morales, c'est que le 1° ne les contenait pas. Or les textes « Lemoine » renvoient au 1°, jamais au 3°.

Barrage 2 — même en lisant le 1° par l'objet du crédit, le 3° se referme sur lui-même : donner un logement à bail, c'est procurer un immeuble en jouissance. La Cour de cassation l'a jugé, sous une rédaction identique, pour une SCI dont l'objet social était la location d'un seul appartement (Cass. 1re civ., 10 février 1993, n° 91-12.382, publié au Bulletin). Confirmé par Cass. 1re civ., 14 octobre 2015, n° 14-24.915 (inédit), qui casse un arrêt fondé sur l'usage familial du bien : au regard de l'objet social et de la destination du prêt, celui-ci n'entrait pas dans le champ du crédit immobilier consumériste. L'objet social prime sur l'usage réel. Dans le même sens, un pourvoi contestant l'exclusion a été rejeté sans motivation sur ce point (1re civ., 9 avril 2015, n° 14-14.216, inédit).

Confirmation accessoire, mais nette. Le délai court « à partir de la signature de l'offre de prêt définie à l'article L. 313-24 ». Hors du chapitre, cette offre n'existe pas : le point de départ manque.

Une zone de doute subsiste, étroite. Une SCI familiale qui loge ses seuls associés, sans louer à des tiers, peut relever du 3° — alinéa de 2016 jamais interprété frontalement. Le barrage 1 plaide encore pour l'exclusion sans être décisif : le 3° vise « les contrats de crédit mentionnés au 1° », la formule exacte dont dépendent les droits Lemoine. Le doute est de pur rattachement de texte ; sur le critère de fond, l'arrêt cité ci-dessous a tranché. Demandez alors la substitution par écrit : un refus devra être motivé.

Attention à un homonyme : le L313-2 visé par l'arrêt du 7 mars 2018 (Cass. 1re civ., n° 16-27.613, inédit) est l'ancien texte du TEG, pas le L313-2 actuel. Sa solution, elle, vise notre sujet : une SCI dont l'objet social est l'achat et la gestion de l'immeuble financé, occupé par ses deux seuls associés mariés, « avait agi en qualité de professionnel ». L'arrêt tranche une prescription sous des textes antérieurs à 2016 et n'interprète pas le 3° ; il réduit tout de même la zone de doute. Sources : article L113-12-2 du code des assurances et article L313-1 du code de la consommation.

Réserve de calendrier. Les définitions de l'article L311-1 sur lesquelles repose cette démonstration portent une fin de vigueur au 20 novembre 2026. Cette page sera revérifiée à cette date.


4. Ce qui vous reste : deux leviers et six clauses à exiger dans l'offre

Le faux ami : la résiliation annuelle de droit commun

On lit souvent qu'à défaut de la loi Lemoine, il reste la résiliation annuelle de l'article L113-12 du code des assurances. Lisez-le jusqu'au bout. Son dernier alinéa écarte les « assurances sur la vie », et une garantie décès en est une. Son cinquième alinéa autorise en outre à y déroger « pour la couverture des risques autres que ceux des particuliers » : votre société.

L'histoire achève la démonstration : si le L113-12 avait suffi, le législateur n'aurait pas créé trois droits successifs — douze mois en 2014, résiliation annuelle en 2017, résiliation à tout moment en 2022. Ne bâtissez rien sur ce texte.

Levier 1 — AERAS et le droit à l'oubli ne sont pas fermés par le même verrou

La convention AERAS — « s'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé » — et le droit à l'oubli ne passent pas par le 1° de l'article L313-1. Leur champ est celui de la convention nationale de l'article L1141-2 du code de la santé publique : l'article L1141-5 vise les crédits « relevant de ladite convention », jamais le code de la consommation. Or cette convention couvre les crédits professionnels (article L1141-2-1, 6°).

Le même L1141-5 porte le droit à l'oubli : interdiction de recueillir une information médicale sur une pathologie cancéreuse ou une hépatite virale C au-delà de cinq ans après la fin du protocole thérapeutique. L'avenant du 5 juillet 2024 a porté l'encours couvert de 320 000 € à 420 000 € par emprunteur, le prêt devant s'achever avant le 71e anniversaire. Réserve d'honnêteté : une convention n'est pas la loi. Faites confirmer son application par écrit avant de compter dessus.

Levier 2 — la mise en concurrence avant signature est totale, et gratuite

C'est le seul moment où le rapport de force joue pour vous, et là que se gagnent les 10 408 € de la section 7. Rien n'oblige la SCI à retenir le contrat groupe : faites chiffrer deux contrats externes pendant le montage du dossier.

Les six clauses à faire écrire dans l'offre

Chaque droit perdu se rachète par une clause, à exiger par écrit avant de signer :

  1. Une clause de substitution à date anniversaire, critère d'équivalence annexé : le remplacement contractuel des articles L313-30 et L313-31.
  2. Un délai de réponse plafonné, dix jours ouvrés, tout refus étant motivé par écrit.
  3. L'interdiction de modifier le taux ou de facturer des frais lors d'une substitution.
  4. Un taux global tous frais compris, assurance incluse : seul le TAEG normalisé de l'article L313-25 ne vous est pas dû. La mention d'un taux effectif global reste exigée de l'écrit qui constate le prêt — c'est le terrain de l'arrêt du 7 mars 2018 cité en section 3.
  5. Un délai de réflexion contractuel d'au moins dix jours, à défaut de celui de l'article L313-34.
  6. Une indemnité de remboursement anticipé plafonnée au standard des particuliers : six mois d'intérêts, sans dépasser 3 % du capital restant dû (article R313-25). À la 7e année de notre exemple, 3 049 € au lieu des 5 228 € que produit une clause à 3 %. Sans cette clause, hors du chapitre, aucun plafond ne s'impose à la banque.

Dans une opération plus large, renégocier ou racheter le crédit d'une SCI arbitre entre les deux voies.


5. Qui assurer quand l'emprunteur est une société ? Elle n'a pas de tête assurable

Deuxième confusion, et elle produit des contrats mal ficelés. L'emprunteur est la SCI. Mais on n'assure pas une personne morale : on assure une tête. Trois rôles, dont la SCI ne peut tenir que deux.

  • Le souscripteur signe et paie les primes : la SCI, ou un associé en son nom propre.
  • L'assuré porte le risque. Nécessairement une personne physique : un associé, le gérant, une caution.
  • Le bénéficiaire encaisse : la SCI si elle a souscrit, la banque si une délégation a été signée.

Deux vérifications que personne ne fait, et qui coûtent cher quand elles manquent. La délégation au profit de la banque doit être signée et acceptée : sans elle, l'assureur paie la SCI et la banque n'a aucun droit direct sur l'indemnité. Ensuite, quand la SCI souscrit sur la tête d'un associé, l'article L132-2 du code des assurances exige le consentement écrit de cet associé, capital assuré indiqué, à peine de nullité. L'exigence ne pèse pas sur les contrats de groupe à adhésion obligatoire : d'où l'oubli au passage en délégation individuelle. Faites signer, datez, classez.

L'assurance ne remplace pas non plus le régime de responsabilité des associés : indéfinie mais non solidaire, à proportion des parts, et subsidiaire (articles 1857 et 1858 du code civil). Une caution, elle, est solidaire dès que l'acte le stipule. Détail sur la responsabilité des associés d'une SCI sur les dettes.


6. Les quatre montages d'assurance possibles, et ce qu'ils changent au décès

Montage Qui paie Prime déductible ? Effet au décès
1. La SCI souscrit sur la tête des associésLa SCIOui, si imposée par le prêtL'assureur solde la quotité ; produit imposable à l'impôt sur les sociétés
2. L'associé souscrit en son nom propreL'associéNon chez la SCI ; incertaine chez luiMême effet économique, risque fiscal en plus
3. Quotités réparties sur plusieurs têtes
la quotité est la part du capital assurée sur chaque tête
La SCI, le plus souventOui, mêmes conditionsL'assureur ne solde que la quotité de la tête décédée
4. Pas d'assurance, sûreté de substitutionRien de récurrentSans objetRien n'est versé : la dette passe aux héritiers

Le montage 1 est le seul propre : retenez-le par défaut. La SCI souscrit, paie, déduit ; la banque est déléguée.

Le montage 2 — l'associé paie de sa poche — n'est pas anodin. La prime cesse d'être une charge de la société, et sa déduction du revenu foncier de l'associé n'est pas acquise : l'article 31 du code général des impôts (CGI) énumère limitativement les charges déductibles.

Côté recettes, le Conseil d'État a pourtant tranché dans l'autre sens. Sa décision inédite au recueil Lebon du 6 août 2008 (n° 301336) vise une police décès-invalidité souscrite par l'associé d'une société de personnes sur sa propre tête, pour couvrir un emprunt social. Les indemnités versées sont des recettes foncières pour cet associé, à hauteur des charges déductibles qu'elles couvrent — la part d'intérêts, jamais le capital. En contrepartie, la même décision juge ces intérêts déductibles du résultat de la société, même quand c'est l'assureur qui règle les mensualités : les deux se compensent. L'asymétrie est ailleurs, et bien réelle : l'indemnité est imposée alors que la prime, elle, n'a pas été déduite. Faites souscrire la SCI.

Un mot de vocabulaire sur le montage 4. Le nantissement d'un contrat d'épargne met ce contrat en gage : la garantie porte sur l'épargne, pas sur vos parts. Rien à voir avec le nantissement de parts de SCI, où ce sont les titres qui servent de garantie. Si le contrat nanti est une assurance-vie, sa transmission suit ses propres règles : SCI et assurance-vie.


7. Quotités d'assurance emprunteur : 100/100 ou 50/50, l'écart en euros

La quotité est le pourcentage du capital assuré sur une tête. À 50/50, chaque associé couvre la moitié de la dette. À 100/100, chacun couvre le tout et le total assuré vaut 200 % du prêt. La somme doit faire au moins 100 %, et la banque exige souvent plus.

Notre dossier de référence, repris dans toute la page. Une SCI à deux associés à parts égales achète un immeuble locatif 290 000 €, avec 50 000 € d'apport et un prêt de 240 000 € sur 20 ans à 3,5 %. Les frais d'acquisition, environ 21 700 €, sont avancés en plus par les associés. Mensualité hors assurance : 1 391,90 €. Coût du crédit : 94 057 € d'intérêts. Les associés ont 45 et 48 ans, non-fumeurs.

Contrat groupe contre délégation : 10 408 € d'écart

L'essentiel de l'écart ne vient pas du taux, mais de l'assiette. Le contrat groupe applique son taux au capital initial : la prime ne bouge jamais. Un contrat externe l'applique au capital restant dû : la prime fond avec la dette.

Quotités 50/50 Contrat groupe Délégation
Assiette du tauxCapital initial : 240 000 €Capital restant dû
Taux appliqué0,34 %/an, les deux têtes0,19 % (45 ans) et 0,25 % (48 ans)
Coût la 1re année816 €520 €
Coût la 20e année816 €20 €
Coût total sur 20 ans16 320 €5 912 €
Part du coût du crédit17 % des intérêts6 % des intérêts

L'écart est de 10 408 €, soit 64 % de la facture d'assurance, pour une couverture identique. Le coût total du crédit passe de 110 377 € à 99 969 €. Les taux ci-dessus sont des ordres de grandeur du marché 2026, pas un barème ; le mécanisme, lui, ne bouge pas. Il explique aussi le prix de l'assurance d'un prêt in fine en SCI, où le capital ne s'amortit pas.

50/50 ou 100/100 : le calcul qui tranche

Passer de 50/50 à 100/100 double la prime en délégation : 11 824 € sur 20 ans au lieu de 5 912 €. Que rapportent ces 5 912 € ? Si un associé meurt à la 7e année, le capital restant dû est de 174 250 €. En 50/50, l'assureur verse 87 125 € et il reste 87 125 € de dette. En 100/100, il verse tout et la dette tombe à zéro.

Verdict : 5 912 € de prime en plus achètent 87 125 € de couverture à la 7e année. Un pour quinze, et le rapport reste favorable jusqu'aux dernières années du prêt. Nuance à l'impôt sur les sociétés : cette couverture est un produit imposable de plus, qui coûte 21 781 € d'impôt. Gain net 65 344 € — encore largement gagnant. Le 50/50 ne se défend que si chaque associé peut racheter seul la dette de l'autre sans vendre l'immeuble.


La prime d'assurance atterrit au bon endroit, automatiquement

sci-ai.app ventile vos échéances entre capital, intérêts et assurance, et reporte la prime sur la bonne ligne — 2072 à l'impôt sur le revenu, liasse à l'impôt sur les sociétés.

8. Décès à l'année 7 : ce que l'assureur verse, ce que le fisc reprend

C'est la section que les guides annoncent et ne font jamais. Même dossier, quotités 100/100 : un associé décède au terme de la 7e année, l'immeuble vaut 320 000 €, l'assureur verse 174 250 € à la banque. La dette disparaît.

Au décès, quotité 100 % SCI à l'impôt sur le revenu SCI à l'impôt sur les sociétés
Actif net avant décès145 750 €145 750 €
Versement de l'assureur174 250 €174 250 €
Impôt immédiat sur ce versement0 €39 313 €
Actif net après décès320 000 €280 687 €
Valeur de la moitié des parts160 000 €140 344 €

La dernière ligne retient la valeur après règlement de l'assureur. Avant règlement, la moitié des parts vaut 72 875 € : c'est cet écart de 87 125 € qui se discute pour l'assiette des droits de succession.

À l'impôt sur le revenu : rien tout de suite, une facture étalée ensuite

Le versement de l'assureur éteint du capital. Or le remboursement du capital n'est pas déductible des revenus fonciers. L'article 29 du CGI n'inclut dans le revenu brut que les indemnités destinées à financer des charges déductibles, et le Conseil d'État ne qualifie l'indemnité de recette foncière que « dans cette mesure ». A contrario, la fraction qui couvre le capital n'est pas imposée.

La note arrive par une autre porte, et personne ne la chiffre. Le prêt soldé, la SCI perd les intérêts qu'il lui restait à déduire : 42 887 € sur treize ans. Pour des associés dans la tranche à 30 %, prélèvements sociaux de 17,2 % compris, cela fait environ 20 243 € d'impôt en plus — étalé, indolore mois par mois, bien réel. Dès la première année sans emprunt, 5 927 € d'intérêts disparaissent de la déclaration.

À l'impôt sur les sociétés : 39 313 €, sans un euro encaissé

À l'impôt sur les sociétés, l'extinction de la dette par un tiers est un produit, imposable dans les conditions de l'article 38 du CGI. Sur une SCI au résultat courant nul, au capital entièrement libéré et détenu par des personnes physiques : 42 500 € à 15 %, soit 6 375 €, puis 131 750 € à 25 %, soit 32 938 €. Total 39 313 €, exigibles au plus tard le 15 mai suivant pour un exercice clos au 31 décembre. Ces conditions de l'article 219, I-b du CGI comptent : capital souscrit mais jamais versé, et la tranche à 15 % tombe. La facture passe à 43 563 €, comme si la société avait déjà 42 500 € de bénéfice.

Le problème n'est pas le montant, c'est la trésorerie. L'assureur a payé la banque : la SCI n'a rien encaissé. Elle doit sortir 39 313 € qu'elle n'a pas, l'année où elle enterre un associé. Seule consolation, la mensualité de 1 391,90 € cesse : l'impôt vaut 2,4 années de cette économie. Prévoyez-le dans les statuts ou dans une convention de compte courant d'associé — le document qui organise les avances de trésorerie des associés.

Existe-t-il un étalement ? L'article 38 quater du CGI permet d'étaler par cinquièmes le profit tiré d'une assurance souscrite par une entreprise sur la tête d'un dirigeant. La seconde phrase du même alinéa referme la porte : celui qui étale doit déduire sur les mêmes années les primes qui n'ont pas été précédemment déduites. L'étalement paie une non-déduction, et vous avez déduit les vôtres au fil des échéances. La doctrine trace la même ligne (BOI-BIC-CHG-40-20-20, § 160 à 210 : l'étalement vise les assurances souscrites volontairement). Demandez-le si vous y avez intérêt, sans bâtir votre trésorerie dessus.

Pour la suite — dévolution, agrément des héritiers, évaluation des parts —, voyez décès d'un associé de SCI et que faire d'une SCI héritée. La règle générale d'imposition des indemnités est sur fiscalité de l'indemnité d'assurance.


9. La prime d'assurance emprunteur est-elle déductible ? Les deux régimes, texte en main

Oui dans les deux régimes, à une condition qu'on ignore souvent : l'assurance doit avoir été imposée par une clause expresse du prêt. Allez la chercher dans votre offre, c'est elle qui fonde la déduction.

À l'impôt sur le revenu, les charges déductibles des revenus fonciers sont limitativement énumérées à l'article 31 du CGI, et la prime n'y figure pas sous son nom. Elle est rattachée aux frais d'emprunt du d du 1° du I, comme un supplément d'intérêt. La doctrine admet la déduction des primes d'assurance-décès garantissant l'emprunt quand la police a été imposée par une clause expresse du prêt (BOI-RFPI-BASE-20-80, § 190 et 200, du 1er septembre 2017). La prime se déclare donc sur la ligne des intérêts, pas sur celle des primes d'assurance. Le remplissage est détaillé sur déclaration 2072 de la SCI, la liste complète sur les charges déductibles d'une SCI.

À l'impôt sur les sociétés, la déduction relève de l'article 39, 1 du CGI, avec la même distinction. Police imposée par le prêt : les primes sont des charges financières « au même titre que l'intérêt » (BOI-BIC-CHG-40-20-20, § 140). Assurance souscrite spontanément : rien n'est déductible des exercices de paiement, tout l'est au décès de l'assuré ou à l'expiration du contrat (§ 150). Second motif de faire écrire l'exigence d'assurance dans l'offre. Pour l'écriture comptable, voyez comptabiliser un emprunt en SCI. Sources : BOI-RFPI-BASE-20-80 et BOI-BIC-CHG-40-20-20.


10. Un associé refusé à l'assurance : trois solutions, et celle à ne pas retenir

Le second associé, 48 ans, est refusé pour un antécédent cardiaque. C'est exactement le lecteur que la fin du questionnaire de santé aurait dû protéger, et qu'elle ne protège pas. Trois portes restent ouvertes. La quatrième est un piège.

Solution Coût Ce qu'il reste du risque
Surprime en délégation
taux porté de 0,25 % à 0,55 %
+ 4 031 € sur 20 ansAucun : il est couvert
Report de quotité en 100/0
+ sûreté de substitution
2 900 à 3 500 € d'acte, plus 2 553 € de prime supplémentaire sur la tête assurable (0,19 % appliqué à 100 % du capital au lieu de 50 %). Total 5 450 à 6 050 € sur 20 ansTransféré aux héritiers
Aucune couverture, caution renforcée0 € à la signatureIntégral, sur le patrimoine privé
Déclarer faux au questionnaireJusqu'à 87 125 € perdusTotal, et vous l'ignorez

La surprime est la bonne réponse, et le calcul le dit de façon contre-intuitive. Sur sa quotité de 50 %, notre associé passe de 3 359 € à 7 390 €, soit 4 031 € de plus. Le total pour les deux têtes monte à 9 943 € : toujours 6 377 € de moins que les 16 320 € du contrat groupe. Une surprime rend l'arbitrage moins spectaculaire, elle ne le fait pas basculer. Ne renoncez pas à la délégation parce qu'un assuré est majoré.

Le report de quotité en 100/0 déplace le risque, il ne le traite pas. L'associé assurable porte 100 % du capital, et sa prime double : 0,19 % sur la totalité du capital restant dû au lieu de la moitié, soit 5 106 € au lieu de 2 553 €. La banque demande en outre une sûreté : gage d'épargne, ou hypothèque.

Chiffrons-la. Sur 240 000 €, les émoluments du notaire sont de 771,16 € HT, soit 925,39 € TTC — barème de l'article A444-143 du code de commerce. Le tarif dépend de la qualification du prêt : sous l'article A444-139, réservé aux prêts hypothécaires finançant une activité professionnelle, les mêmes émoluments valent 1 526,71 € TTC. La conclusion ci-dessous tient dans les deux cas.

Ce n'est pas le poste qui pèse. La sûreté ne peut pas prendre la forme de l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, celle que la banque prend sur le bien qu'elle finance et qui en est exonérée. S'ajoute donc la taxe de publicité foncière : 0,70 % (article 844 du CGI) majorés des 2,14 % pour frais d'assiette (article 1647, V-b), soit 0,715 %, ou 1 716 € — au-dessus des émoluments dans les deux cas. Puis la contribution de sécurité immobilière, 0,05 % sur une inscription hypothécaire (article 881 H du CGI ; l'article 879 se borne à instituer la contribution), soit 120 €, et environ 150 € de débours.

L'addition : 925 + 1 716 + 120 + 150, soit environ 2 900 € d'acte, ou 3 500 € au tarif haut. Ajoutez les 2 553 € de prime en plus, et la solution revient à 5 450 à 6 050 € sur vingt ans, contre 4 031 € pour la surprime. Elle coûte plus cher et laisse le risque entier.

Et surtout : si cet associé meurt à la 7e année, l'assureur ne verse rien. La société reste devoir 174 250 €, quand une quotité de 50 % sur sa tête en aurait effacé 87 125.

Ce qu'il ne faut pas faire : mentir au questionnaire de santé. L'article L113-8 du code des assurances rend le contrat nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque, ou en diminue l'opinion pour l'assureur. Le texte ajoute : « alors même que le risque omis ou dénaturé par l'assuré a été sans influence sur le sinistre ». Les primes de la garantie incapacité-invalidité restent acquises à l'assureur (alinéa 2). Celles de la garantie décès sont restituées : l'alinéa 3 du même article écarte l'alinéa 2 pour les assurances sur la vie. En euros : la famille joue 87 125 € pour économiser 4 031 € de surprime, vingt et une fois la mise. Et elle l'apprend au pire moment. Déclarez tout, y compris ce qu'on ne vous demande pas.

Dernier point : cette prime pèse dans votre taux d'effort personnel — la part de vos revenus absorbée par vos mensualités. C'est l'objet de détenir une SCI réduit-il votre capacité d'emprunt ?


11. Ce qu'on vous vendra et dont vous n'avez pas besoin

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Quatre lignes de devis à examiner, chiffrées sur notre dossier de 240 000 € : trois garanties qui ne joueront jamais dans une SCI patrimoniale, et une quatrième qui dépend du dossier.

Ce qu'on vous propose Pourquoi ça ne servira pas Coût de l'erreur
Incapacité de travail sur un associé retraitéElle indemnise l'arrêt de travail ; un retraité n'en a plus. Les contrats cessent de toute façon vers 65-67 ans.≈ 1 120 € en délégation, ≈ 2 720 € en groupe
Garantie perte d'emploiElle couvre le licenciement d'un salarié, pas les deux risques réels de la SCI : la vacance locative et l'impayé.≈ 7 200 € sur 20 ans
Rachat des exclusions dos et psychismeCes exclusions ne concernent que l'incapacité de travail. Si celle-ci ne sert pas, leur rachat non plus.591 à 887 €
Quotités à 200 % « par sécurité »Justifié sur notre dossier : la section 7 le chiffre et conclut en sa faveur. En trop seulement si un seul associé porte réellement le risque.5 912 €, dans ce seul cas

Hypothèses. L'incapacité de travail pèse environ un tiers de la prime, comptée ici sur la seule tête du retraité, celle de 48 ans. La perte d'emploi est tarifée 0,15 %/an du capital initial sur une tête, soit 360 € par an. Le rachat d'exclusions vaut 10 à 15 % de la prime de délégation.

Dans les trois premiers cas, ne prenez pas ces garanties — et faites-les retirer du devis avant de comparer, sinon vous comparez des contrats différents. Dans une SCI de rapport, la garantie qui compte est le décès, accessoirement la perte totale et irréversible d'autonomie. Nuance : l'incapacité garde son sens quand un associé finance les échéances avec ses revenus d'activité. Tête par tête.

Reste le risque que rien de tout cela ne couvre : ce qui se passe quand la SCI ne peut plus payer son emprunt.


12. Questions fréquentes sur l'assurance emprunteur en SCI

La banque peut-elle imposer son propre contrat groupe à une SCI ?

Contractuellement, oui. L'interdiction faite au prêteur de refuser une assurance équivalente figure aux articles L313-30 et L313-31 du code de la consommation, dans un chapitre dont la SCI de location est exclue. La banque n'a donc pas d'obligation légale d'accepter votre délégation. En pratique elle accepte presque toujours, à une condition : que vous le demandiez avant l'édition de l'offre, pas après. Demandez dès le premier rendez-vous la grille des garanties exigées et la fiche standardisée d'information : le document normalisé qui récapitule les garanties du contrat groupe et permet de le comparer. Faites chiffrer un contrat externe en parallèle du montage du dossier.

Peut-on changer d'assurance en cours de prêt quand on emprunte en SCI ?

Pas de plein droit. Il n'existe que deux voies. La première : une clause de substitution écrite dans l'offre de prêt, qui vous donne contractuellement ce que la loi ne vous donne pas — c'est pour cela qu'il faut l'exiger avant de signer. La seconde : une négociation commerciale, généralement à l'occasion d'une renégociation ou d'un rachat de crédit, où la banque a intérêt à vous garder. Résilier votre assurance sans accord écrit du prêteur vous met en infraction avec le contrat de prêt et peut déclencher la déchéance du terme, c'est-à-dire l'exigibilité immédiate de tout le capital restant dû : ne le faites jamais.

Faut-il assurer un associé qui n'est pas caution ?

La question n'est pas la caution, c'est le revenu. Assurez la ou les têtes dont la disparition met la SCI en difficulté de paiement, ou dont les héritiers ne pourront pas assumer la dette. Un associé qui détient 5 % des parts, n'apporte aucun revenu et ne garantit rien n'a pas besoin d'être assuré. Un associé qui détient 50 % des parts et dont le salaire finance les appels de fonds doit l'être, caution ou pas. Les banques raisonnent souvent en quotités calquées sur la répartition du capital : ce n'est qu'un point de départ, pas une règle.

Que se passe-t-il si un associé est refusé à l'assurance alors que le prêt est déjà signé ?

Un refus après signature est rare, mais il arrive quand l'assureur découvre une information au moment de la formalité médicale complémentaire. Le prêt reste valable — il a été signé —, mais la banque peut invoquer la condition d'assurance stipulée dans l'offre. Trois issues : reporter la quotité sur l'autre tête, apporter une sûreté de substitution, ou renégocier le montant emprunté. Écrivez à la banque avant qu'elle ne vous écrive : une proposition de solution reçue avant la mise en demeure change complètement la discussion.

Le prêt est soldé en cours d'exercice : que devient la prime déjà payée ?

Seule la fraction courue jusqu'au remboursement est déductible. Le contrat prend fin avec le prêt qu'il garantit, et l'assureur doit restituer la part de prime payée d'avance qui couvre une période postérieure. Cette restitution vient en diminution de la charge de l'exercice, pas en produit exceptionnel — et elle n'est presque jamais spontanée : demandez-la par écrit, avec l'attestation de solde du prêteur. Même mécanique lors d'une substitution d'assurance en cours d'année. Côté comptabilité, la prime s'enregistre en compte 616, « primes d'assurances », quelle que soit sa qualification fiscale.

Une SCI à l'IS détenue par une holding : qui assure-t-on ?

On assure des personnes physiques, toujours. Si l'associé de la SCI est une société, il n'a pas de tête assurable non plus : c'est le dirigeant de la holding, ou la personne physique qui se trouve au bout de la chaîne, que l'assureur couvrira. Vérifiez alors deux choses. Que ce dirigeant a bien donné son consentement écrit avec indication du capital assuré. Et que le bénéficiaire désigné est bien la SCI emprunteuse, non la holding : sans quoi l'indemnité arrive au mauvais étage et la banque n'est pas payée.

Prêt in fine : pourquoi l'assurance coûte-t-elle beaucoup plus cher ?

Parce que le capital ne s'amortit pas. Dans un prêt amortissable, le capital restant dû fond d'année en année et, en délégation, la prime fond avec lui. Dans un prêt in fine, le capital reste au nominal jusqu'à la dernière échéance : la prime reste à son maximum pendant toute la durée. Sur la même enveloppe, l'assurance d'un in fine coûte de l'ordre du double de celle d'un amortissable. À intégrer au comparatif avant de choisir la formule.

Un associé mineur peut-il être assuré ?

Non. L'article L132-3 du code des assurances interdit l'assurance en cas de décès sur la tête d'un enfant de moins de douze ans. Au-delà, l'article L132-4 exige à la fois l'autorisation du représentant légal et le consentement personnel du mineur, à peine de nullité. En pratique, aucun assureur emprunteur ne couvre un mineur. C'est sans conséquence : la tête à assurer est celle qui porte le risque économique, et un enfant associé n'en porte aucun.

Un associé sort de la SCI en cours de prêt : que devient sa quotité ?

Rien automatiquement. Le contrat d'assurance est indépendant de la détention des parts : tant que personne ne le résilie, l'associé sorti reste assuré et la SCI continue de payer sa prime. Il faut donc traiter l'assurance dans l'acte de cession, en même temps que l'agrément et le compte courant. Trois étapes, dans cet ordre et jamais l'inverse : accord écrit de la banque pour transférer la quotité sur la tête du cessionnaire, formalité médicale de ce dernier, puis résiliation de l'ancienne couverture.

Y a-t-il un délai de carence sur la garantie décès ?

Pas pour le décès accidentel ou par maladie : la garantie prend effet à la date d'effet du contrat. La seule exclusion légale de première année vise le suicide, et seulement en délégation individuelle (article L132-7 du code des assurances) : il est couvert à partir de la deuxième année. Les délais de carence de trois à douze mois que vous verrez au contrat concernent l'incapacité de travail, en particulier les affections dorsales et psychiques. Les garanties d'invalidité, elles, comportent souvent un délai de franchise de 90 jours : ce n'est pas la même chose, et les deux se cumulent.

Le suicide d'un associé est-il couvert la première année ?

Cela dépend du contrat. En délégation individuelle, non : l'alinéa 1er de l'article L132-7 du code des assurances rend l'assurance sans effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année. En contrat groupe de la banque, oui en principe : l'alinéa 3 écarte cette nullité pour les contrats de groupe souscrits par l'établissement de crédit, et seule une clause de la notice peut encore exclure le risque — lisez-la. Ce que la SCI n'obtient dans aucun des deux cas, c'est la couverture obligatoire dès la souscription de l'alinéa 4 : elle est réservée aux prêts qui financent le logement principal de l'assuré. Le régime de faveur est écrit pour l'acquéreur de sa résidence, pas pour l'investisseur.

Un associé expatrié ou qui pratique un sport à risque : que se passe-t-il ?

Ce sont des risques tarifés, pas des refus. L'expatriation entraîne selon les pays une surprime, une exclusion géographique ou l'obligation de passer par un contrat international. Un sport déclaré donne lieu soit à une surprime, soit à une exclusion nominative de ce sport. Le piège est le même que pour la santé : l'exclusion négociée coûte moins cher qu'une nullité. Faites inscrire la pratique dans le questionnaire, même quand rien ne vous l'y oblige explicitement.

L'assurance emprunteur couvre-t-elle le compte courant d'associé ?

Non. Elle ne couvre que le prêt bancaire désigné au contrat. Au décès d'un associé, son compte courant devient une créance de la succession sur la SCI, exigible dans les conditions prévues par les statuts ou la convention de compte courant. Et la SCI vient précisément de perdre l'avantage de trésorerie de l'emprunt soldé. C'est une combinaison classique de tension de trésorerie, et elle se prépare par une clause de remboursement échelonné.

Faut-il déclarer l'indemnité d'assurance aux droits de succession ?

L'indemnité n'est pas transmise aux héritiers : elle est versée pour éteindre la dette de la société. Ce qui entre dans la succession, ce sont les parts — et leur valeur a mécaniquement augmenté du montant de la dette effacée. La question technique est de savoir si l'on retient la valeur d'avant ou d'après le règlement de l'assureur, l'événement générateur étant le décès lui-même. Sur notre dossier, l'écart se chiffre : 72 875 € avant le règlement de l'assureur, 160 000 € après, soit 87 125 € d'assiette de droits de succession sur la demi-part. Le point se discute : faites-le trancher par le notaire.

Que devient l'assurance en cas de rachat du crédit par une autre banque ?

Le prêt d'origine est soldé, donc le contrat d'assurance qui le garantissait perd son objet et doit être résilié. Le nouveau prêteur exigera une nouvelle couverture, avec de nouvelles formalités médicales — et les associés ont vieilli de plusieurs années. C'est le point aveugle des simulations de rachat : le gain sur le taux est calculé, le surcoût d'assurance ne l'est presque jamais. Chiffrons-le sur notre dossier. Un rachat à la 7e année fait repartir la couverture sur 174 250 € de capital, à 52 et 55 ans. Aux taux du marché à ces âges, de l'ordre de 0,30 % et 0,40 %, cela fait environ 4 300 € sur les treize années restantes, contre 2 700 € si la délégation en cours se poursuivait. Environ 1 600 € à retrancher du gain de taux avant de se décider.

Pilotez votre SCI sans perdre une déduction

sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, ventile les échéances d'emprunt, produit la 2072 ou la liasse fiscale et la télétransmet. À l'impôt sur le revenu comme à l'impôt sur les sociétés.

FAQ

Questions fréquentes

Contractuellement, oui. L'interdiction faite au prêteur de refuser une assurance équivalente figure aux articles L313-30 et L313-31 du code de la consommation, dans un chapitre dont la SCI de location est exclue. La banque n'a donc pas d'obligation légale d'accepter votre délégation. En pratique elle accepte presque toujours, à une condition : que vous le demandiez avant l'édition de l'offre, pas après. Demandez dès le premier rendez-vous la grille des garanties exigées et la fiche standardisée d'information : le document normalisé qui récapitule les garanties du contrat groupe et permet de le comparer. Faites chiffrer un contrat externe en parallèle du montage du dossier.
Pas de plein droit. Il n'existe que deux voies. La première : une clause de substitution écrite dans l'offre de prêt, qui vous donne contractuellement ce que la loi ne vous donne pas — c'est pour cela qu'il faut l'exiger avant de signer. La seconde : une négociation commerciale, généralement à l'occasion d'une renégociation ou d'un rachat de crédit, où la banque a intérêt à vous garder. Résilier votre assurance sans accord écrit du prêteur vous met en infraction avec le contrat de prêt et peut déclencher la déchéance du terme, c'est-à-dire l'exigibilité immédiate de tout le capital restant dû : ne le faites jamais.
La question n'est pas la caution, c'est le revenu. Assurez la ou les têtes dont la disparition met la SCI en difficulté de paiement, ou dont les héritiers ne pourront pas assumer la dette. Un associé qui détient 5 % des parts, n'apporte aucun revenu et ne garantit rien n'a pas besoin d'être assuré. Un associé qui détient 50 % des parts et dont le salaire finance les appels de fonds doit l'être, caution ou pas. Les banques raisonnent souvent en quotités calquées sur la répartition du capital : ce n'est qu'un point de départ, pas une règle.
Un refus après signature est rare, mais il arrive quand l'assureur découvre une information au moment de la formalité médicale complémentaire. Le prêt reste valable — il a été signé —, mais la banque peut invoquer la condition d'assurance stipulée dans l'offre. Trois issues : reporter la quotité sur l'autre tête, apporter une sûreté de substitution, ou renégocier le montant emprunté. Écrivez à la banque avant qu'elle ne vous écrive : une proposition de solution reçue avant la mise en demeure change complètement la discussion.
Seule la fraction courue jusqu'au remboursement est déductible. Le contrat prend fin avec le prêt qu'il garantit, et l'assureur doit restituer la part de prime payée d'avance qui couvre une période postérieure. Cette restitution vient en diminution de la charge de l'exercice, pas en produit exceptionnel — et elle n'est presque jamais spontanée : demandez-la par écrit, avec l'attestation de solde du prêteur. Même mécanique lors d'une substitution d'assurance en cours d'année. Côté comptabilité, la prime s'enregistre en compte 616, « primes d'assurances », quelle que soit sa qualification fiscale.
On assure des personnes physiques, toujours. Si l'associé de la SCI est une société, il n'a pas de tête assurable non plus : c'est le dirigeant de la holding, ou la personne physique qui se trouve au bout de la chaîne, que l'assureur couvrira. Vérifiez alors deux choses. Que ce dirigeant a bien donné son consentement écrit avec indication du capital assuré. Et que le bénéficiaire désigné est bien la SCI emprunteuse, non la holding : sans quoi l'indemnité arrive au mauvais étage et la banque n'est pas payée.
Parce que le capital ne s'amortit pas. Dans un prêt amortissable, le capital restant dû fond d'année en année et, en délégation, la prime fond avec lui. Dans un prêt in fine, le capital reste au nominal jusqu'à la dernière échéance : la prime reste à son maximum pendant toute la durée. Sur la même enveloppe, l'assurance d'un in fine coûte de l'ordre du double de celle d'un amortissable. À intégrer au comparatif avant de choisir la formule.
Non. L'article L132-3 du code des assurances interdit l'assurance en cas de décès sur la tête d'un enfant de moins de douze ans. Au-delà, l'article L132-4 exige à la fois l'autorisation du représentant légal et le consentement personnel du mineur, à peine de nullité. En pratique, aucun assureur emprunteur ne couvre un mineur. C'est sans conséquence : la tête à assurer est celle qui porte le risque économique, et un enfant associé n'en porte aucun.
Rien automatiquement. Le contrat d'assurance est indépendant de la détention des parts : tant que personne ne le résilie, l'associé sorti reste assuré et la SCI continue de payer sa prime. Il faut donc traiter l'assurance dans l'acte de cession, en même temps que l'agrément et le compte courant. Trois étapes, dans cet ordre et jamais l'inverse : accord écrit de la banque pour transférer la quotité sur la tête du cessionnaire, formalité médicale de ce dernier, puis résiliation de l'ancienne couverture.
Pas pour le décès accidentel ou par maladie : la garantie prend effet à la date d'effet du contrat. La seule exclusion légale de première année vise le suicide, et seulement en délégation individuelle (article L132-7 du code des assurances) : il est couvert à partir de la deuxième année. Les délais de carence de trois à douze mois que vous verrez au contrat concernent l'incapacité de travail, en particulier les affections dorsales et psychiques. Les garanties d'invalidité, elles, comportent souvent un délai de franchise de 90 jours : ce n'est pas la même chose, et les deux se cumulent.
Cela dépend du contrat. En délégation individuelle, non : l'alinéa 1er de l'article L132-7 du code des assurances rend l'assurance sans effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année. En contrat groupe de la banque, oui en principe : l'alinéa 3 écarte cette nullité pour les contrats de groupe souscrits par l'établissement de crédit, et seule une clause de la notice peut encore exclure le risque — lisez-la. Ce que la SCI n'obtient dans aucun des deux cas, c'est la couverture obligatoire dès la souscription de l'alinéa 4 : elle est réservée aux prêts qui financent le logement principal de l'assuré. Le régime de faveur est écrit pour l'acquéreur de sa résidence, pas pour l'investisseur.
Ce sont des risques tarifés, pas des refus. L'expatriation entraîne selon les pays une surprime, une exclusion géographique ou l'obligation de passer par un contrat international. Un sport déclaré donne lieu soit à une surprime, soit à une exclusion nominative de ce sport. Le piège est le même que pour la santé : l'exclusion négociée coûte moins cher qu'une nullité. Faites inscrire la pratique dans le questionnaire, même quand rien ne vous l'y oblige explicitement.
Non. Elle ne couvre que le prêt bancaire désigné au contrat. Au décès d'un associé, son compte courant devient une créance de la succession sur la SCI, exigible dans les conditions prévues par les statuts ou la convention de compte courant. Et la SCI vient précisément de perdre l'avantage de trésorerie de l'emprunt soldé. C'est une combinaison classique de tension de trésorerie, et elle se prépare par une clause de remboursement échelonné.
L'indemnité n'est pas transmise aux héritiers : elle est versée pour éteindre la dette de la société. Ce qui entre dans la succession, ce sont les parts — et leur valeur a mécaniquement augmenté du montant de la dette effacée. La question technique est de savoir si l'on retient la valeur d'avant ou d'après le règlement de l'assureur, l'événement générateur étant le décès lui-même. Sur notre dossier, l'écart se chiffre : 72 875 € avant le règlement de l'assureur, 160 000 € après, soit 87 125 € d'assiette de droits de succession sur la demi-part. Le point se discute : faites-le trancher par le notaire.
Le prêt d'origine est soldé, donc le contrat d'assurance qui le garantissait perd son objet et doit être résilié. Le nouveau prêteur exigera une nouvelle couverture, avec de nouvelles formalités médicales — et les associés ont vieilli de plusieurs années. C'est le point aveugle des simulations de rachat : le gain sur le taux est calculé, le surcoût d'assurance ne l'est presque jamais. Chiffrons-le sur notre dossier. Un rachat à la 7e année fait repartir la couverture sur 174 250 € de capital, à 52 et 55 ans. Aux taux du marché à ces âges, de l'ordre de 0,30 % et 0,40 %, cela fait environ 4 300 € sur les treize années restantes, contre 2 700 € si la délégation en cours se poursuivait. Environ 1 600 € à retrancher du gain de taux avant de se décider.