Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et cession-bail (lease-back) : vendre son immeuble pour le relouer

La cession-bail — le lease-back des financiers — est le montage de la dernière cartouche. On vend l'immeuble à un financeur, on signe le même jour le contrat qui permet de continuer à l'occuper, et le prix entre sur le compte de la SCI. Personne ne déménage. La trésorerie apparaît. Vu de la salle de réunion, c'est spectaculaire, et cela sauve réellement des dossiers qu'aucun banquier ne voulait plus regarder.

Vu de la liasse fiscale, c'est autre chose. L'opération est chère, elle purge la plus-value latente d'un coup l'année de la vente, et elle peut ne jamais se refermer : si l'option d'achat n'est pas levée au terme, l'immeuble est sorti du patrimoine pour de bon. Je vois passer deux types de dossiers de lease-back. Ceux où le gérant a chiffré l'impôt avant de négocier le prix. Et ceux, plus nombreux, où il l'a découvert après. Ce guide est écrit pour éviter le second cas : mécanisme réel, distinction entre les deux montages que l'on confond en permanence, coût complet, et les trois situations où l'opération est franchement une erreur.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code monétaire et financier, CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 5 août 2026.

À lire aussi : ce guide traite du mouvement sortant — vendre un immeuble que la SCI détient déjà pour le relouer. Pour le crédit-bail comme mode de financement d'une acquisition (mécanique du contrat, redevances, valeur résiduelle, comptabilisation), voyez le guide SCI et crédit-bail immobilier, auquel je renvoie ici plutôt que de le réexpliquer.

1. Le mécanisme de la cession-bail en trois temps

Première chose à corriger : la cession-bail n'est pas un contrat. C'est un enchaînement de deux contrats signés le même jour, plus une faculté ouverte quinze ans plus tard. Sale and lease-back chez les financiers, « cession-bail » ou « crédit-bail adossé » dans les actes français — peu importe le nom, la structure est toujours la même, et la découper en trois temps règle 90 % des malentendus que j'entends au téléphone.

Temps 1 : la vente de l'immeuble

La SCI vend son immeuble à un tiers financeur, par acte notarié classique. Ce n'est pas une vente symbolique ou fictive : c'est un transfert de propriété réel et complet. L'acquéreur devient propriétaire, il est publié au service de la publicité foncière, il paie les droits de mutation, il inscrit l'immeuble à son actif et l'amortit chez lui. La SCI, elle, sort l'immeuble de son patrimoine, encaisse le prix, et purge les éventuelles hypothèques inscrites au profit de ses anciens prêteurs.

J'insiste, parce que la confusion est fréquente : beaucoup de gérants abordent le lease-back comme un « gage » ou une « mise en garantie », une sorte d'hypothèque améliorée. Ce n'en est pas une. Le soir de la signature, la SCI n'est plus propriétaire de quoi que ce soit. Il lui reste un droit d'occupation et, parfois seulement, la promesse de pouvoir racheter.

Temps 2 : le contrat de location signé simultanément

Dans le même trait de plume, l'acquéreur consent à la SCI un contrat qui lui laisse la jouissance des lieux. Toute l'économie de l'opération tient dans ce second acte. C'est aussi là que se joue la distinction la plus importante de ce guide — celle que les plaquettes commerciales gomment soigneusement.

Temps 3 : la faculté de rachat en fin de contrat

Au terme, selon le contrat signé, la SCI dispose ou ne dispose pas d'une option d'achat lui permettant de reprendre l'immeuble contre une valeur résiduelle fixée d'avance. Une option, ce n'est jamais une obligation : la SCI peut renoncer et restituer le bien. Mais la réciproque compte davantage. Pas d'option au contrat, rien à lever au terme, et la sortie du patrimoine est définitive.

Deux montages qu'il ne faut jamais confondre

« Lease-back » s'emploie partout comme s'il désignait une catégorie unique. Il en recouvre deux, qui n'ont ni le même texte fondateur, ni le même périmètre d'immeubles, ni le même traitement fiscal.

Critère Vente + crédit-bail immobilier Vente + bail ordinaire
FondementArt. L. 313-7, 2 du Code monétaire et financierDroit commun du bail (statut des baux commerciaux, art. L145-1 s. C. com. le cas échéant)
AcquéreurSociété de crédit-bail agrééeN'importe quel investisseur
Immeubles éligiblesUsage professionnel uniquementTous, y compris logements
Option d'achatOui, obligatoire par natureNon (sauf promesse négociée à part)
RéversibilitéPossible au terme, contre la valeur résiduelleAucune : le bien est perdu
Charge déductible (SCI IS)Redevance (compte 612), hors quote-part terrainLoyer (compte 613), intégralement
Coup fiscal au termeRéintégration art. 239 sexies B CGIAucun

Le texte de référence est le 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier. Il définit le crédit-bail immobilier comme l'opération par laquelle une entreprise donne en location des biens immobiliers à usage professionnel, achetés par elle ou construits pour son compte, dès lors que le locataire peut devenir propriétaire de tout ou partie des biens loués au plus tard à l'expiration du bail. Trois voies pour cela : la cession en exécution d'une promesse unilatérale de vente, l'acquisition directe ou indirecte des droits de propriété du terrain, ou le transfert de plein droit des constructions édifiées sur un terrain appartenant au locataire.

Un mot sur le voisin immédiat, souvent cité par erreur. Le 3 du même article concerne les fonds de commerce et les établissements artisanaux, et il exclut expressément toute location consentie à l'ancien propriétaire du fonds. Autrement dit, le lease-back y est interdit. Si on vous oppose le 3 pour un immeuble, l'interlocuteur s'est trompé de ligne.

Le filtre qui élimine la plupart des SCI. « À usage professionnel » n'est pas une formule décorative, c'est une condition de qualification. Une SCI qui détient trois appartements loués nus à des particuliers peut appeler tous les crédit-bailleurs de la place : aucun ne montera le dossier, parce que l'opération sortirait du 2 de l'article L. 313-7. Murs commerciaux, bureaux, entrepôts, locaux d'activité, cliniques, hôtels : voilà le terrain de jeu. Le logement, non. À lire sur ce périmètre : achat d'un local commercial en SCI et acheter les murs de son entreprise via une SCI.

Ce que le contrat de crédit-bail contient réellement

Un contrat de crédit-bail immobilier n'est pas un bail commercial déguisé, et le lire comme tel coûte cher. Voici les cinq points sur lesquels il s'en écarte, à vérifier ligne à ligne avant de signer :

  • La durée est ferme. Douze à quinze ans en général, parfois vingt. Aucune faculté de résiliation triennale ici : le crédit-preneur est tenu sur toute la période, et une sortie anticipée se paie par une indemnité qui reconstitue l'essentiel des redevances restant à courir.
  • Les charges basculent chez le preneur. Taxe foncière, entretien, mises en conformité, et le plus souvent les grosses réparations que l'article 606 du Code civil laisse normalement au bailleur. Sur un bâtiment de trente ans, un ravalement et une réfection de toiture pendant la durée du contrat, c'est très rarement zéro. C'est le poste que tout le monde sous-estime au moment de comparer avec un crédit bancaire.
  • Les conditions de résiliation doivent figurer au contrat à peine de nullité : l'article L313-9 du Code monétaire et financier impose que le contrat prévoie, à peine de nullité, les conditions dans lesquelles sa résiliation pourra intervenir à la demande du preneur.
  • L'opération est soumise à publicité (article L313-10 du Code monétaire et financier). Le décret d'application fixe les conditions dans lesquelles le défaut de publicité entraîne l'inopposabilité aux tiers.
  • L'option d'achat est chiffrée dès l'origine, souvent entre 1 % et 5 % du prix de vente, parfois un euro symbolique. Retenez ce chiffre : c'est lui qui commandera la facture fiscale quinze ans plus tard, et il se négocie.

Et si l'acquéreur n'est pas une société de crédit-bail ?

Alors on bascule dans le second montage : vente puis bail. L'acheteur est une foncière, un family office, un particulier fortuné, une autre SCI, et le contrat de retour est un bail commercial ou un bail de droit commun. Plus simple, plus rapide, aucun agrément à obtenir, et cela fonctionne avec n'importe quel immeuble. Le hic tient en quatre mots : il n'y a pas d'option d'achat. Sauf à arracher une promesse unilatérale de vente négociée à part, ce qu'un investisseur n'accorde jamais gratuitement. Le bien est parti.

La SCI devient alors locataire chez elle. Ce n'est pas sans contrepartie : si le bail relève du statut des baux commerciaux, elle acquiert le droit au renouvellement et, à défaut, une indemnité d'éviction (article L145-14 du Code de commerce). Une protection réelle, mais qui ne rend pas la propriété. Le régime côté preneur est détaillé dans le guide bail commercial en SCI, et le calcul de l'indemnité dans indemnité d'éviction.


2. Qui recourt au lease-back, et pourquoi

Personne ne fait un lease-back pour optimiser sa fiscalité. C'est un instrument de trésorerie, point. On y vient quand le besoin de liquidité est important, urgent, et que le crédit classique ne le couvre pas — ou ne le couvre plus. Cinq motivations reviennent dans les dossiers que je vois.

Motivation 1 : dégager des fonds propres immobilisés dans la pierre

Prenez une SCI qui détient depuis vingt ans un local d'activité entièrement désendetté et largement amorti. Cet actif ne produit rien d'autre qu'un loyer. Si le groupe a besoin de capitaux — croissance externe, rachat de parts d'un associé sortant, réorganisation — le lease-back convertit cette valeur dormante en liquidités en trois mois, sans augmentation de capital et sans faire entrer un investisseur au tour de table.

Motivation 2 : désendetter et alléger le bilan apparent

En normes françaises, l'engagement de crédit-bail ne figure pas au passif : il vit en hors bilan, détaillé dans l'annexe. Une cession-bail fait donc disparaître du compte 164 une dette bancaire bien visible, et améliore d'un coup les ratios d'endettement affichés.

À relativiser fortement. Aucun analyste sérieux ne tombe dans le panneau : banques et agences retraitent systématiquement les engagements de crédit-bail, et en IFRS 16 le preneur inscrit carrément un droit d'utilisation à l'actif et une dette de loyer au passif. L'embellissement est optique. Si le seul argument qu'on vous vend est un ratio plus joli, ce n'est pas un argument.

Motivation 3 : financer un autre projet

Le cas le plus sain des cinq. La SCI possède un immeuble A dont la valeur stagne, et veut acquérir un immeuble B qui rapporte davantage. Plutôt que d'emprunter avec un apport qu'elle n'a pas, elle libère la valeur de A. Tout tient à une inégalité : le rendement de B doit dépasser le coût complet du lease-back sur A. Cela se chiffre sur un tableur, avant le rendez-vous chez le crédit-bailleur, pas après. La méthode est dans rendement d'une SCI et cash-flow en SCI.

Motivation 4 : sortir d'un refus de prêt

C'est le motif numéro un dans la vraie vie. La banque a dit non — taux d'endettement, société trop jeune, secteur jugé risqué, dernier exercice déficitaire, garanties déjà mobilisées jusqu'à la dernière. Le crédit-bailleur, lui, ne raisonne pas en garantie : il devient propriétaire. Sa sûreté est donc parfaite par construction. D'où sa capacité à instruire des dossiers qu'un prêteur hypothécaire refuse, et à financer jusqu'à 100 % de la valeur, droits compris.

Avant d'en arriver là, épuisez les autres pistes. Renégocier le crédit d'une SCI passe en revue les leviers de restructuration de dette ; SCI en défaut sur son emprunt décrit les issues quand la mensualité n'est plus tenable. Le lease-back vient après ces deux étapes. Jamais avant.

Motivation 5 : figer une valeur au sommet du cycle

Certains gérants vendent parce qu'ils jugent le marché local au sommet : ils encaissent la valeur haute et acceptent de payer un loyer, convaincus que le prix ne montera plus. C'est un pari, pas une stratégie. Il suppose de savoir lire un cycle immobilier — exercice où l'humilité est de mise — et il oublie que la levée d'option se fera, elle, sur une valeur résiduelle figée dès l'origine. Le pari se neutralise en partie tout seul.

Pourquoi une SCI patrimoniale familiale n'est presque jamais concernée

C'est la question qui revient le plus souvent, donc je réponds sans détour : une SCI familiale qui loue des logements n'a pratiquement jamais intérêt au lease-back, et la plupart du temps elle ne peut même pas y accéder. Quatre obstacles se cumulent.

Obstacle Pourquoi il bloque
Usage professionnel exigéLe 2 de l'art. L. 313-7 CMF ne couvre pas le logement locatif : pas de crédit-bail possible.
Pas de déduction à l'IRLes charges déductibles des revenus fonciers sont limitatives (art. 31 CGI) : une redevance de crédit-bail n'y figure pas.
Étalement de plus-value ferméL'art. 39 novodecies CGI ne visait que les entreprises BIC/IS, excluait les immeubles affectés à la gestion du propre patrimoine du crédit-preneur, et ne couvre plus les cessions postérieures au 30 juin 2023.
Coût supérieur au refinancementUn crédit hypothécaire sur un bien détenu coûte moins cher, ne déclenche ni plus-value ni droits de mutation, et laisse la propriété.

Pour une SCI patrimoniale à court de liquidités, l'ordre d'examen ne varie guère. D'abord l'apport en compte courant d'associé, le plus simple et le moins cher. Puis la renégociation ou l'allongement du crédit en cours. Puis le refinancement hypothécaire. Puis la vente d'un bien secondaire. La cession-bail arrive en cinquième position — et dans ce cas précis, elle ne sera de toute façon qu'une vente suivie d'un bail, sans option de rachat au bout.

Analysez votre montage de financement dans SCI-AI

On ne décide pas d'une cession-bail sans connaître trois chiffres : ce que l'immeuble rapporte, ce qu'il coûte, et quelle plus-value latente il porte. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, calcule le cash-flow réel, suit les amortissements et la valeur nette comptable, et permet de simuler l'impact fiscal d'une cession avant d'en parler à qui que ce soit.


3. La fiscalité de la vente : la section qui décide de tout

On arrive au point de bascule, celui où la plupart des projets de cession-bail se cassent. Le scénario est toujours le même. Le gérant raisonne sur le prix de vente, se réjouit du montant, signe la lettre d'intention. Deux mois plus tard, l'expert-comptable lui annonce que l'impôt sur la plus-value va emporter 15 à 25 % du produit — c'est-à-dire, à peu de chose près, la trésorerie qu'il cherchait à dégager. L'impôt se chiffre avant de discuter le prix. Jamais après.

SCI à l'IR : le régime des plus-values des particuliers

Une SCI à l'impôt sur le revenu relève de l'article 8 du CGI : translucide, elle n'est pas imposée elle-même, ses résultats remontent chez les associés. Quand elle vend un immeuble, c'est le régime des plus-values des particuliers qui s'applique, articles 150 U et suivants.

Le calcul, lui, se fait au niveau de la société ; l'impôt est ensuite réparti et acquitté à proportion des droits de chacun. Une seule déclaration n° 2048-IMM-SD couvre l'ensemble des impositions établies au nom des associés présents à la date de la cession. C'est le notaire qui l'établit, prélève l'impôt sur le prix et le reverse au moment de la publication au service de la publicité foncière. Traduction concrète pour le gérant : ce qui arrive sur le compte de la SCI est déjà net d'impôt.

Étape Règle Référence
Plus-value brutePrix de cession − prix d'acquisition majoré (frais réels ou forfait 7,5 %, travaux réels ou forfait 15 % après 5 ans)Art. 150 V à 150 VB CGI
Abattement IR6 %/an de la 6e à la 21e année, 4 % la 22e → exonération totale à 22 ansArt. 150 VC CGI
Abattement PS1,65 %/an de la 6e à la 21e, 1,60 % la 22e, 9 %/an de la 23e à la 30e → exonération totale à 30 ansArt. L. 136-7, VI, 2 CSS (renvoi à l'art. 150 VC CGI pour le seul décompte de la durée)
Taux IR19 %Art. 200 B CGI
Prélèvements sociaux17,2 %Art. L136-8, IV CSS
Surtaxe2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, appréciée au niveau de la sociétéArt. 1609 nonies G CGI ; BOI-RFPI-TPVIE-20 § 60

Le taux de prélèvements sociaux à retenir est bien 17,2 %. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG de droit commun à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux, mais le IV de l'article L136-8 du Code de la sécurité sociale maintient expressément le taux de 9,2 % de CSG — donc 17,2 % au total — pour les revenus fonciers et pour les plus-values immobilières des particuliers. N'appliquez jamais 18,6 % à une plus-value immobilière.

Deux conséquences pratiques si vous êtes à l'IR :

  • La durée de détention écrase tous les autres paramètres. Sur un immeuble acheté il y a vingt-cinq ans, l'IR est déjà tombé à zéro et il ne reste que des prélèvements sociaux fortement abattus. Sur le même immeuble acheté il y a six ans, la facture est au maximum. Le calcul pas à pas est dans plus-value de cession en SCI à l'IR ; le cas le plus douloureux est traité dans vendre un bien détenu depuis moins de 5 ans.
  • La surtaxe s'apprécie au niveau de la société, pas associé par associé (BOI-RFPI-TPVIE-20 § 60). Non, une SCI à trois associés ne peut pas « diviser » sa plus-value en trois pour rester sous les 50 000 euros. La question m'est posée régulièrement ; la réponse est non.

SCI à l'IS : la plus-value professionnelle et la reprise des amortissements

À l'IS, tout se retourne. La plus-value devient professionnelle au sens des articles 39 duodecies et suivants du CGI : prix de cession moins valeur nette comptable, c'est-à-dire moins le prix de revient diminué des amortissements déjà pratiqués.

Aucun abattement pour durée de détention. Et le mécanisme joue à l'envers de l'intuition : plus la SCI a détenu longtemps, plus elle a amorti, plus la valeur nette comptable a fondu, plus la plus-value est grosse. Les amortissements déduits patiemment pendant douze ans reviennent d'un seul coup dans l'assiette le jour de la vente. C'est la reprise des amortissements — et c'est, de loin, la mauvaise surprise la plus fréquente en SCI à l'IS.

Poste SCI à l'IR SCI à l'IS
Base de calculPrix − prix d'acquisition majoréPrix − valeur nette comptable
AmortissementsSans objet (pas d'amortissement)Repris intégralement dans l'assiette
Abattement duréeOui (22 ans IR / 30 ans PS)Aucun
Taux19 % + 17,2 % + surtaxe15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %
Qui paieLes associés, via le notaire (2048-IMM)La société, avec l'IS de l'exercice
Sortie des fonds vers l'associéPas de second étage d'impositionDividende taxé au PFU 31,4 %

Un mot sur le taux réduit, parce qu'on le tient trop souvent pour acquis. Les 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice supposent un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros, un capital entièrement libéré, et une détention continue à 75 % au moins par des personnes physiques (ou par une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques). Un capital non entièrement libéré suffit à faire sauter l'avantage. Conditions détaillées dans taux réduit d'IS à 15 % en SCI, calcul complet et cas particuliers dans plus-value immobilière en SCI à l'IS.

Le double étage à ne pas oublier. Si la trésorerie dégagée doit remonter aux associés personnes physiques, elle subira un second niveau d'imposition : le prélèvement forfaitaire unique sur dividendes, à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS pour 2026). Voir PFU et SCI à l'IS et distribuer des dividendes en SCI à l'IS. Sur un lease-back, l'argent reste en général dans la société : c'est heureux.

L'étalement de l'article 39 novodecies du CGI : ce qu'il faut savoir en 2026

Aucun sujet de ce guide ne charrie autant d'informations périmées. Oui, le droit français connaît bien un dispositif d'étalement de la plus-value de cession-bail. Non, il n'est plus mobilisable. Encore faut-il savoir pourquoi, parce que l'argument est encore servi dans des plaquettes de 2026.

L'article 39 novodecies du CGI, dans sa rédaction issue de l'article 33 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, dispose en substance que lorsqu'une entreprise cède un immeuble à une société de crédit-bail dont elle retrouve immédiatement la jouissance en vertu d'un contrat de crédit-bail, le montant de la plus-value de cession peut être réparti par parts égales sur les exercices clos pendant la durée du contrat, sans excéder quinze ans.

Condition Contenu
Redevables visésEntreprises dont le résultat relève des BIC ou de l'impôt sur les sociétés. Une SCI à l'IR en est exclue.
Date de cessionImmeubles cédés entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2023
Accord de financementAccepté par le crédit-preneur entre le 28 septembre 2020 et le 31 décembre 2022
Affectation de l'immeubleAffecté par le crédit-preneur à son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. Le texte exclut expressément les immeubles affectés à une activité de gestion de son propre patrimoine — donc l'immobilier locatif patrimonial.
Exception d'affectationLe régime s'applique aussi lorsque l'immeuble est loué à une entreprise avec laquelle le cédant entretient des liens de dépendance au sens du 12 de l'art. 39 du CGI et qui l'affecte à une telle activité
Durée d'étalementDurée du contrat de crédit-bail, plafonnée à 15 ans, par parts égales
Sortie anticipéeLe solde non encore imposé devient immédiatement taxable si l'immeuble est acquis ou si le contrat est résilié avant son terme

Conclusion pour une opération montée en 2026 : l'étalement n'est pas disponible. Le dispositif rétabli par la loi de finances pour 2021 ne couvre que les cessions réalisées jusqu'au 30 juin 2023, adossées à un accord de financement accepté au plus tard le 31 décembre 2022. Seuls se poursuivent les étalements en cours, entamés sur des opérations éligibles. Toute simulation de cession-bail nouvelle doit donc raisonner sur une plus-value intégralement imposable l'exercice de la vente. Si un intermédiaire vous présente encore l'étalement comme un argument, demandez-lui la date exacte du texte qu'il invoque.

Même si le dispositif rouvrait demain, une double exclusion aurait écarté la plupart des SCI. D'une part il ne visait que les entreprises relevant des BIC ou de l'IS, ce qui laissait dehors toutes les SCI à l'IR. D'autre part il réservait l'étalement aux immeubles affectés à une activité opérationnelle, et excluait ceux que le crédit-preneur affecte à la gestion de son propre patrimoine — sauf s'ils sont loués à une entreprise liée qui les exploite. Une SCI patrimoniale louant à des tiers indépendants n'a jamais été dans le champ, à aucun moment. Ce n'est pas un détail : cela dit ce qu'est le lease-back fiscalement organisé, un outil d'immobilier d'exploitation.

La TVA sur la vente

Reste la TVA, qui se règle sur un seul critère : l'âge du bâtiment. Cinq ans, la ligne de partage.

  • Immeuble achevé depuis moins de cinq ans (immeuble neuf) : la livraison par un assujetti agissant en tant que tel est soumise de plein droit à la TVA au taux de 20 % (2° du 2 du I de l'article 257 du CGI). Le crédit-bailleur, assujetti, la récupère ; l'opération est neutre pour lui, mais elle mobilise de la trésorerie.
  • Immeuble achevé depuis plus de cinq ans : la livraison est exonérée (2° du 5 de l'article 261 du CGI), avec une option possible pour la taxation (5° bis de l'article 260 du CGI), exercée immeuble par immeuble et mentionnée dans l'acte constatant la mutation. Les crédit-bailleurs demandent très souvent cette option afin de préserver leurs droits à déduction et d'éviter une rémanence de TVA.
  • Le piège des régularisations. Si la SCI avait déduit de la TVA à l'acquisition ou sur des travaux, une cession exonérée peut déclencher une régularisation par vingtièmes (article 207 de l'annexe II au CGI). La régularisation est égale à la TVA initialement déduite multipliée par le nombre d'années restant à courir sur les vingt, l'année d'acquisition comptant pour la première et l'année de cession comptant pour une année écoulée : sur un immeuble cédé la huitième année, ce sont douze vingtièmes à reverser ; cédé la neuvième, onze vingtièmes. Le poste se chiffre en dizaines de milliers d'euros, et il se découvre presque toujours trop tard.

Le détail des cas figure dans TVA sur la cession d'un immeuble par une SCI, et la situation locative en amont dans option TVA sur locaux professionnels. Une précision de calendrier, utile si vous signez fin 2026 : les dispositions TVA du CGI sont recodifiées à droit constant dans le livre II du code des impositions sur les biens et services à compter du 1er septembre 2026 (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025). Le fond ne bouge pas, la numérotation si. Faites vérifier la référence en vigueur au jour de l'acte.

Les droits de mutation : le taux réduit de 0,70 % que presque personne ne cite

Ils sont dus par l'acquéreur, et c'est ici que la cession-bail réserve sa meilleure surprise. Le réflexe est d'appliquer le taux de droit commun : en 2026, après la majoration ouverte par l'article 116 de la loi de finances pour 2025 et votée par la grande majorité des départements, les droits de mutation à titre onéreux s'établissent à environ 6,32 % du prix dans la plupart des départements, et restent à 5,81 % dans une minorité d'entre eux. Ce taux n'est pas celui du lease-back en crédit-bail.

Le H de l'article 1594 F quinquies du CGI. Il soumet au taux réduit de 0,70 % « les acquisitions, par une société de crédit-bail, d'immeubles dont elle concède immédiatement la jouissance au vendeur par un contrat de crédit-bail, à la condition que ce dernier fasse l'objet d'une publication si cette formalité est obligatoire ». C'est la définition littérale de la cession-bail. Le H ne dit pas lui-même « usage professionnel » : cette restriction vient de la définition du crédit-bail immobilier au 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier, à laquelle il se réfère. Avec le prélèvement pour frais d'assiette et de recouvrement de 2,14 % propre aux perceptions au taux de 0,70 % (art. 1647, V du CGI), le taux global ressort à environ 0,715 %, auxquels s'ajoute la contribution de sécurité immobilière de 0,10 %. Le BOFiP (BOI-ENR-DMTOI-10-60) pose deux conditions : que le contrat de crédit-bail soit consenti simultanément au vendeur, et qu'il soit publié au service de la publicité foncière lorsque sa durée excède douze ans — ce qui est le cas d'un contrat de quinze ans.

L'ordre de grandeur change du tout au tout. Sur un prix de 1 450 000 euros, on passe d'environ 92 000 euros de droits au taux plein à de l'ordre de 10 400 euros. À noter, pour un immeuble achevé depuis moins de cinq ans dont la vente est soumise à la TVA de plein droit : le taux réduit de 0,70 % s'applique de toute façon, en vertu du A du même article 1594 F quinquies — étant précisé que ce A écarte les ventes taxées sur la marge au sens de l'article 268 du CGI, ce qui reste sans incidence sur une cession-bail vendue prix total.

La restriction est expresse, et elle est décisive. Le taux réduit suppose que l'acquéreur soit une société de crédit-bail. Dans le second montage — vente à une foncière, à un family office ou à un investisseur, suivie d'un bail ordinaire — le taux plein d'environ 6,32 % s'applique intégralement, soit plus de 90 000 euros sur le même prix. C'est un écart de coût de l'ordre de 80 000 euros entre les deux montages, sur le seul poste des droits, et il pèse dans le prix que l'acquéreur acceptera de payer.

S'ajoutent, dans les deux cas, les émoluments du notaire calculés selon le barème de l'article A444-91 du Code de commerce (3,870 % / 1,596 % / 1,064 % / 0,799 % par tranches), la contribution de sécurité immobilière et les débours. Personne ne fait cadeau de ces frais : le crédit-bailleur les intègre dans la base financée, et ils ressortent dans les redevances. Économiquement, la SCI les paie — étalés sur quinze ans, avec des intérêts dessus. Et comme le lease-back comporte un second transfert de propriété au moment de la levée d'option, un nouveau jeu de droits sera dû ; ils se calculent sur le prix de cession convenu au contrat, et non sur la valeur réelle de l'immeuble, à condition que le contrat de plus de douze ans ait bien été publié (BOI-ENR-DMTOI-10-60). Sur une base faible, donc — mais l'acte notarié et les formalités, eux, se paient plein tarif.


4. La fiscalité des loyers payés après la cession

La vente est réglée. Vient la contrepartie quotidienne : tous les mois, pendant quinze ans, la SCI verse une redevance ou un loyer. Cette charge-là mérite qu'on s'y arrête, parce que sa déductibilité n'a rien d'automatique — elle dépend du régime fiscal, et même à l'IS elle n'est pas totale.

À l'IS : déductibilité de principe

Pour une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés, les redevances de crédit-bail immobilier et les loyers d'un bail ordinaire sont des charges déductibles au sens de l'article 39 du CGI, dès lors qu'elles sont engagées dans l'intérêt de la société et régulièrement comptabilisées. Elles s'enregistrent :

  • au compte 612 « Redevances de crédit-bail » s'il s'agit d'un crédit-bail immobilier ;
  • au compte 613 « Locations » s'il s'agit d'un bail ordinaire.

C'est l'un des rares avantages fiscaux réels du montage, et il mérite d'être compris exactement. Avant la cession, la SCI déduisait les intérêts d'emprunt et l'amortissement du bâti. Après, elle déduit la redevance entière — y compris la fraction qui, chez le financeur, correspond au remboursement du capital. Le gain est réel, mais il porte sur la base imposable, pas sur la trésorerie. Confondre les deux est l'erreur d'analyse la plus répandue sur ce montage, et la section 9 la chiffre.

À l'IR : la porte est fermée

À l'impôt sur le revenu, la réponse est brutale. Les charges déductibles des revenus fonciers sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI, et « limitativement » veut dire ce qu'il dit : réparations et entretien, primes d'assurance, provisions pour charges de copropriété, impositions, frais de gestion, intérêts des dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés. Fin de la liste.

Une redevance de crédit-bail n'y est pas. Un loyer payé pour occuper un bien dont on n'est plus propriétaire non plus. Résultat : la SCI à l'IR qui vend puis reloue paie un loyer non déductible, et n'a plus aucun revenu foncier à déclarer sur ce bien en face. Sur le plan fiscal, le montage ne tient tout simplement pas debout à l'IR. La liste complète est dans charges déductibles en SCI, et l'arbitrage de régime dans SCI à l'IS ou à l'IR.

La quote-part de redevance non déductible correspondant au terrain

Voici la subtilité que les gérants découvrent en général en recevant leur première liasse. Le 10 de l'article 39 du CGI prévoit que la quote-part de loyers prise en compte pour la détermination du prix de cession de l'immeuble à l'issue du contrat et se rapportant à des éléments non amortissables n'est pas déductible du résultat imposable du crédit-preneur.

En français : le terrain ne s'amortit pas, mais la redevance rémunère bien l'ensemble immobilier, terrain compris. Le législateur refuse qu'on déduise sous forme de loyer ce qui est, en réalité, l'acquisition progressive d'un actif non amortissable. La logique se défend. Le calcul, lui, surprend.

La méthode de calcul

Tout repose sur une présomption d'imputation posée par le quatrième alinéa du 10 de l'article 39 du CGI, reprise au BOI-BIC-BASE-60-30-10, § 60 : le prix convenu pour la cession de l'immeuble à l'issue du contrat est réputé affecté en priorité au prix de vente des éléments non amortissables. De là découlent une formule simple et une conséquence que peu de gérants exploitent.

Formule

Quote-part non déductible totale = Prix de revient du terrain chez le crédit-bailleur − Prix de levée d'option

Cette somme est réintégrée de manière extra-comptable sur la liasse fiscale, échéance par échéance, au fur et à mesure du paiement des redevances.

La répartition n'est pas linéaire. Parce que le prix de levée s'impute en priorité sur les éléments non amortissables, la fraction non déductible est mécaniquement reportée sur les dernières années de la période de location (BOI-BIC-BASE-60-30-10, § 60). Les montants annuels donnés ci-dessous sont donc une moyenne destinée à faire comprendre l'ordre de grandeur : en pratique, la réintégration est faible les premières années et s'alourdit fortement en fin de contrat. Le total sur la durée, lui, est exact.

La conséquence qui change tout. Si le prix de levée d'option est au moins égal à la valeur du terrain à la signature, la quote-part prise en compte pour fixer le prix de vente ne porte plus que sur des éléments amortissables : les redevances deviennent intégralement déductibles. Voilà un vrai point de négociation avec le crédit-bailleur, et je vois très peu de dossiers où il a été soulevé. Retenez la règle en une phrase : un prix de levée symbolique est confortable pour la trésorerie de fin de contrat, et coûteux pendant quinze ans.

Exemple chiffré de la quote-part terrain

Donnée Hypothèse A — levée à 1 % Hypothèse B — levée négociée
Prix de vente à la société de crédit-bail1 450 000 €1 450 000 €
dont terrain (non amortissable)380 000 €380 000 €
Prix de levée d'option14 500 €380 000 €
Quote-part non déductible totale365 500 €0 €
Réintégration annuelle moyenne (contrat de 15 ans)24 367 €0 €
Surcoût d'IS annuel moyen à 25 %6 092 €0 €

Sur quinze ans, l'écart entre les deux hypothèses atteint 91 000 euros d'IS, au seul titre de la quote-part terrain non déductible. Ce n'est pas un cadeau pour autant : l'hypothèse B suppose de sortir 380 000 euros le jour de la levée au lieu de 14 500, ce qui déplace la difficulté vers la trésorerie de fin de contrat et modifie aussi la réintégration de l'article 239 sexies B — j'y viens dans la section suivante. L'arbitrage se tranche au cas par cas, sur un tableau d'actualisation, pas sur un principe.

Une soupape utile, et elle est dans le texte. Le 10 de l'article 39 du CGI prévoit lui-même que, lorsque l'immeuble n'est pas acquis au terme du contrat ou lorsque le contrat de crédit-bail est résilié, les quotes-parts de redevances non déduites pendant la période de location sont admises en déduction du résultat imposable de l'exercice concerné. Elles ne sont donc pas définitivement perdues : elles sont bloquées jusqu'au dénouement du contrat.

Et si le contrat est un simple bail commercial ?

Là, plus de quote-part terrain à neutraliser : à l'IS, le loyer est déductible en totalité. La contrepartie se paie ailleurs. La SCI entre dans le régime des baux commerciaux, avec ce qu'il implique — révision triennale, indexation annuelle, renouvellement à négocier, risque de déplafonnement au bout de douze ans — et elle ne redeviendra jamais propriétaire. Les mécanismes d'indexation sont détaillés dans révision du loyer en SCI.


5. La levée de l'option d'achat

Quinze ans plus tard, la SCI arrive au terme avec un choix binaire : lever l'option et redevenir propriétaire contre la valeur résiduelle, ou renoncer et rendre les clés. Beaucoup croient que le choix est purement patrimonial. Il est d'abord fiscal, parce que la levée déclenche une réintégration qui se compte en centaines de milliers d'euros.

La mécanique du contrat, la fixation de la valeur résiduelle et l'entrée du bien à l'actif sont traitées dans SCI et crédit-bail immobilier : je ne les reprends pas ici. Ce qui suit porte sur le seul calcul fiscal, parce que c'est lui qui décide de l'opportunité de lever.

Le principe de l'article 239 sexies B du CGI

Mettez-vous à la place du fisc. Pendant quinze ans, la SCI a déduit des redevances portant sur un bien dont elle n'était pas propriétaire. Et au bout du compte, elle récupère ce bien pour 1 % de sa valeur. Double avantage : la déduction pleine des loyers, et un actif payé une bouchée de pain. L'article 239 sexies B du CGI rétablit l'équilibre. Il rend applicable aux crédits-bails consentis par des bailleurs autres que les anciennes SICOMI — donc à la totalité des opérations d'aujourd'hui — le premier alinéa du I de l'article 239 sexies, qui oblige le crédit-preneur à réintégrer une somme au résultat de l'exercice en cours au moment de la cession.

Formule de la réintégration

Réintégration = (Valeur de l'immeuble à la signature du contrat − Amortissements théoriques) − Prix de levée d'option − Quotes-parts de redevances non déduites (art. 39, 10 CGI)

  • Valeur à la signature : le prix auquel le crédit-bailleur a acquis l'immeuble, terrain compris — c'est-à-dire le prix de la cession-bail.
  • Amortissements théoriques : ceux que la SCI aurait pratiqués sur les constructions si elle en avait été propriétaire depuis la signature, calculés sur la durée normale d'utilisation.
  • Prix de levée : la valeur résiduelle effectivement payée.
  • Quotes-parts non déduites : la somme des réintégrations déjà opérées au titre du terrain pendant le contrat.
  • Une limite tenant à la lettre du texte : l'article 239 sexies vise « la fraction des loyers versés pendant la période au cours de laquelle l'intéressé a été titulaire du contrat et correspondant à ladite différence ». La réintégration ne peut donc pas excéder le montant des redevances effectivement payées. Sur un crédit-bail de quinze ans, cette limite ne joue quasiment jamais ; sur une levée très anticipée, elle peut jouer.

Un dispositif de dispense existe, mais il est clos. L'article 239 sexies D du CGI dispensait de toute réintégration les crédits-preneurs acquérant des immeubles à usage industriel et commercial situés en zone d'aide à finalité régionale ou en zone de revitalisation rurale (art. 1465 A, II du CGI), au titre de contrats d'une durée effective d'au moins quinze ans. Il ne vise que les opérations conclues entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 2015 : aucune cession-bail montée aujourd'hui n'y a accès.

Ne citez jamais le plafonnement SICOMI. On le retrouve pourtant dans des notes de synthèse récentes. Le deuxième alinéa du I de l'article 239 sexies limitait bien la réintégration, pour les contrats d'au moins quinze ans, à la seule différence entre le prix de revient du terrain et le prix de cession. Sauf que son troisième alinéa précise que « cette disposition ne s'applique pas aux opérations conclues à compter du 1er janvier 1991 » autres que celles du deuxième alinéa du 3° quater de l'article 208 — et que l'article 239 sexies B, pour les bailleurs autres que les SICOMI, ne renvoie, pour le I, qu'à son premier alinéa. Ce plafonnement n'a donc plus la moindre application. Un document qui l'invoque a trente-cinq ans de retard, et le reste de son raisonnement est à vérifier.

Un exemple chiffré de réintégration

Élément Montant Détail
Valeur de l'immeuble à la signature1 450 000 €Terrain 380 000 € + constructions 1 070 000 €
Amortissements théoriques− 535 000 €1 070 000 × 15 ans / 30 ans de durée normale
Valeur nette comptable théorique915 000 €
Prix de levée d'option− 14 500 €1 % du prix de cession initial
Quotes-parts de redevances non déduites− 365 500 €24 367 € × 15 exercices
Réintégration au résultat imposable535 000 €Exercice de la levée d'option
IS correspondant (25 %)≈ 133 750 €À décaisser sans encaissement en face

Relisez les deux dernières lignes. 14 500 euros pour acquérir l'immeuble, et 133 750 euros d'IS la même année. La levée d'option n'est pas la formalité de clôture qu'on imagine : c'est un événement de trésorerie à provisionner dès la première année. J'ai vu des gérants découvrir ce chiffre trois mois avant l'échéance et lever l'option en catastrophe, en réempruntant. Pour ne pas noircir le tableau non plus : l'impôt n'est pas perdu. Les sommes réintégrées majorent le prix de revient fiscal de l'immeuble (article 239 sexies C du CGI) et redeviennent amortissables — j'y viens tout de suite. Le problème est un problème de décaissement, pas de charge fiscale nette.

Ce qu'il advient de l'immeuble après la levée

Comptablement, l'immeuble entre à l'actif pour son prix de levée — 14 500 euros ici, ventilés entre terrain et constructions. Fiscalement, la base n'a rien à voir. C'est le point que je vois le plus souvent présenté à l'envers, y compris par des professionnels.

La contrepartie de la réintégration : l'article 239 sexies C du CGI. Pour les contrats conclus à compter du 1er janvier 1996, « le prix de revient du bien acquis à l'échéance d'un contrat de crédit-bail est majoré des quotes-parts de loyers non déductibles en application des dispositions du 10 de l'article 39 et des sommes réintégrées » au titre des articles 239 sexies et 239 sexies B. La réintégration n'est donc pas une perte sèche : elle reconstitue une base amortissable.

Sur notre exemple, le prix de revient fiscal de l'immeuble à la levée n'est pas de 14 500 euros mais de 14 500 + 365 500 + 535 000 = 915 000 euros — exactement la valeur nette comptable théorique. Deux conséquences durables :

  • La fraction correspondant aux constructions redevient amortissable dans les conditions de droit commun, sur la durée d'utilisation résiduelle. L'IS de 133 750 euros payé l'année de la levée se récupère donc progressivement par la déduction des amortissements des exercices suivants : le lease-back décale la charge fiscale, il ne la supprime pas — mais il ne la double pas non plus. Voir amortissement en SCI à l'IS et plan d'amortissement.
  • Une revente ultérieure part de cette base majorée, jamais du prix de levée. La SCI revend 1 600 000 euros dix ans après la levée ? La plus-value se calcule sur la valeur nette comptable issue des 915 000 euros diminués des amortissements repris — pas sur 14 500 euros. Confondre les deux gonfle artificiellement la plus-value de plusieurs centaines de milliers d'euros. C'est, à ma connaissance, l'erreur la plus coûteuse que l'on rencontre sur ce montage. Le calcul est repris dans vendre un immeuble détenu en SCI et plus-value en SCI à l'IS.

Attention à la divergence comptable/fiscale. Le prix de revient majoré de l'article 239 sexies C est une notion fiscale. En comptabilité, l'immeuble reste inscrit pour son coût d'acquisition réel (14 500 euros). L'écart se gère en retraitements extra-comptables sur la liasse, exercice après exercice : c'est un suivi à mettre en place dès l'année de la levée, faute de quoi il se perd.

Et si la SCI ne lève pas l'option ?

Alors elle rend l'immeuble et déménage, ou négocie un bail au prix du marché avec un bailleur qui sait parfaitement qu'elle est installée là depuis quinze ans. Autant dire que le rapport de force n'est pas idéal. Fiscalement, en revanche, la note est plus douce : aucune réintégration de l'article 239 sexies B, puisqu'elle suppose l'acquisition du bien. Et les quotes-parts de redevances bloquées pendant le contrat au titre du 10 de l'article 39 se débloquent en déduction du résultat. Sur notre exemple : 365 500 euros de charges d'un coup, soit environ 91 000 euros d'IS économisés. C'est la seule bonne nouvelle du scénario, et elle ne compense pas la perte de l'immeuble.

Attention à la sortie anticipée. Certains contrats permettent une levée d'option anticipée. Elle déclenche la même réintégration, calculée sur des amortissements théoriques moindres — donc une valeur nette comptable théorique plus élevée, donc une réintégration plus lourde. Une levée anticipée est presque toujours plus coûteuse fiscalement qu'une levée au terme.


6. Le coût complet d'une cession-bail

Vente, redevances, levée : chaque séquence a sa facture. Il est temps de les additionner. Le lease-back se vend sur un chiffre — le montant encaissé — et se juge sur un autre : le coût total sur quinze ans. Six postes le composent. Quatre d'entre eux ne figurent jamais dans une présentation commerciale.

Poste 1 : l'impôt sur la plus-value, payé immédiatement

Le plus lourd, et le plus immédiat. Sur une SCI à l'IS qui amortit son immeuble depuis douze ans, la plus-value tourne autour de 40 à 50 % du prix de vente, et l'impôt correspondant autour de 10 à 12 % du prix. Sur un prix de 1 450 000 euros, comptez plus de 150 000 euros à décaisser dans l'année. Ce n'est pas un coût étalé, c'est une amputation sèche du produit de l'opération.

Poste 2 : la décote sur le prix de vente

Un crédit-bailleur n'achète jamais au prix d'expertise. Il décote pour rémunérer son risque et son immobilisation, en général de 5 à 15 % selon la qualité du bien, la localisation, la solidité du crédit-preneur et la durée du contrat. Sur un immeuble valorisé 1 575 000 euros, 8 % de décote font 125 000 euros de valeur qui n'entreront jamais en caisse. C'est le coût le plus silencieux du montage, parce qu'il n'apparaît sur aucune ligne.

Poste 3 : les frais de mutation, répercutés — et le taux réduit qui change la donne

Juridiquement supportés par l'acquéreur, économiquement financés par la SCI à travers les redevances. C'est le poste où le crédit-bail est nettement plus favorable qu'on ne le croit : le H de l'article 1594 F quinquies du CGI ramène le droit à 0,70 % (0,715 % avec le prélèvement de 2,14 % pour frais d'assiette, art. 1647, V CGI) lorsque l'acquéreur est une société de crédit-bail qui reloue immédiatement au vendeur. Sur 1 450 000 euros, les droits ressortent à environ 10 400 euros. En y ajoutant les émoluments proportionnels du notaire (environ 12 000 euros hors taxes au barème de l'article A444-91 du Code de commerce), la contribution de sécurité immobilière de 0,10 % et les débours, l'ensemble des frais de mutation tourne autour de 25 000 à 28 000 euros glissés dans la base financée.

Dans le second montage, en revanche — vente à un investisseur qui n'est pas un crédit-bailleur, suivie d'un bail —, le taux plein d'environ 6,32 % s'applique : plus de 90 000 euros de droits, soit un total de frais autour de 105 000 à 110 000 euros. Sur ce poste précis, le crédit-bail fait donc économiser de l'ordre de 80 000 euros — et les intérêts qui auraient couru dessus pendant quinze ans.

Poste 4 : le coût financier du contrat

Un crédit-bail immobilier coûte structurellement plus cher qu'un crédit hypothécaire. Rien d'anormal à cela : le financeur immobilise du capital, porte l'actif à son bilan, avance les droits et assume un risque de valeur résiduelle. L'écart usuel va de 80 à 200 points de base. Exigez le taux implicite du contrat, pas seulement le montant de la redevance — sur quinze ans et 1,45 million d'euros, cent points de base d'écart se comptent en dizaines de milliers d'euros.

Poste 5 : les charges transférées

Taxe foncière, assurance, entretien courant, et très souvent les grosses réparations de l'article 606 du Code civil plus les mises en conformité réglementaires. Sur un bâtiment de trente ans, un ravalement et une mise aux normes d'accessibilité pendant la durée du contrat suffisent à faire un poste à six chiffres. Personne ne le budgète à la signature. Voir taxe foncière en SCI et travaux en SCI.

Poste 6 : la réintégration à la levée d'option

Détaillée plus haut : plusieurs centaines de milliers d'euros d'IS au terme, sans un centime d'encaissement en face. Encore une fois, c'est un coût de trésorerie et non un coût définitif, puisque les sommes réintégrées majorent le prix de revient fiscal (art. 239 sexies C du CGI) et se récupèrent par amortissement. Le vrai problème est ailleurs : ce décaissement n'est annoncé nulle part à la signature, et il tombe quinze ans plus tard sur un exercice qui ne l'a pas prévu.

Tableau comparatif : lease-back, crédit hypothécaire, vente sèche

Hypothèse commune : immeuble d'activité valorisé 1 575 000 euros, détenu par une SCI à l'IS, valeur nette comptable 810 000 euros, capital restant dû 320 000 euros, besoin de trésorerie d'environ 900 000 euros.

Critère Cession-bail Crédit hypothécaire Vente sèche
Trésorerie brute levée1 450 000 € (décote 8 %)≈ 1 050 000 € (quotité 60 à 70 %, soit 945 000 à 1 102 500 €)1 575 000 € (prix de marché)
Impôt sur la plus-valueImmédiat, ≈ 160 000 €AucunImmédiat, ≈ 190 000 €
Droits de mutation≈ 0,715 % (taux réduit, art. 1594 F quinquies, H CGI), répercutésAucun≈ 6,32 %, payés par l'acheteur
Propriété conservéeNon (option de rachat)OuiNon, définitivement
Occupation des lieuxMaintenue sans interruptionMaintenuePerdue ou renégociée
Charge annuelleRedevance ≈ 143 500 €Annuité ≈ 98 000 €Loyer de marché ou déménagement
Déductibilité de la charge (IS)Totale, hors quote-part terrainIntérêts + amortissement du bâtiLoyer intégralement déductible
Coût fiscal au termeRéintégration art. 239 sexies BAucunAucun
Accessibilité si dossier dégradéÉlevéeFaibleÉlevée
RéversibilitéOption d'achat au termeTotaleNulle

La lecture honnête de ce tableau tient en une phrase : si le crédit hypothécaire est accessible, prenez-le. Pas d'impôt immédiat sur la plus-value, pas de transfert de propriété, pas de réintégration au terme.

En revanche, ne comparez pas les deux charges annuelles brutes : 143 500 euros et 98 000 euros ne portent pas sur le même montant financé. Rapporté à l'euro levé, le crédit-bail coûte 9,90 % contre 9,33 % pour le crédit hypothécaire, soit environ 56 points de base d'écart. À montant financé égal — 1 450 000 euros —, l'annuité hypothécaire serait d'environ 135 300 euros : l'écart réel est de l'ordre de 8 000 euros par an, pas de 45 000. Et il faut y ajouter deux choses que le tableau ne dit pas : le crédit hypothécaire ne déclenche ni plus-value ni droits, mais sur nos hypothèses il ne couvre pas le besoin (1 050 000 euros moins 320 000 euros de capital restant dû à solder, soit 730 000 euros nets, contre 900 000 nécessaires).

Le lease-back gagne donc sur deux lignes seulement : l'accessibilité et le montant levé — auxquelles s'ajoute, depuis qu'on l'a chiffré, un poste de droits de mutation quasi nul. Quand ce sont les seules lignes qui comptent, elles valent toutes les autres : il finance un dossier que personne d'autre ne finance, et il en finance davantage.


7. Les trois cas où le lease-back est une erreur

Le coût complet une fois posé, on peut nommer les situations où il ne se justifie jamais. Trois configurations reviennent avec une régularité qui devrait, à elle seule, servir d'alerte. Leur point commun : la cession-bail y aggrave exactement le problème qu'elle prétend résoudre.

Erreur 1 : l'immeuble est un logement locatif

Le scénario type. Une SCI détient trois immeubles d'habitation, manque de trésorerie, et tombe sur un article vantant la technique qui permet de « vendre sans déménager ». Elle appelle des crédit-bailleurs. Aucun ne donne suite — normal, le 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier vise les biens à usage professionnel. Un intermédiaire lui propose alors la solution de repli : une vente à un investisseur, avec bail en retour.

Ce n'est plus une cession-bail. C'est une vente sèche avec un locataire déjà installé — le vendeur lui-même. Pas d'option d'achat, pas de faculté de rachat, pas de retour possible. La SCI paie l'impôt sur la plus-value, encaisse un prix décoté, et devient locataire du bien qu'elle possédait la veille. Si elle est à l'IR, elle n'a même pas la consolation de déduire le loyer. Perdante sur toutes les lignes.

Ce qu'il fallait faire : un refinancement hypothécaire, un apport en compte courant, ou la vente franche d'un des trois immeubles pour garder les deux autres en pleine propriété. Voir prêt bancaire en SCI, écritures de compte courant d'associé et distribuer le prix de vente d'un bien de SCI.

Erreur 2 : la plus-value latente est trop forte

Chiffrons. Une SCI à l'IS a acheté son local en 2008 pour 700 000 euros — terrain 120 000, constructions 580 000 amorties sur trente ans. Il en vaut 1 600 000 aujourd'hui, et l'amortissement a fait fondre la valeur nette comptable sur dix-huit exercices, soit une VNC arrondie à 360 000 euros. Cédé 1 500 000 euros au crédit-bailleur, il dégage une plus-value de 1 140 000 euros. IS correspondant : 42 500 × 15 % + 1 097 500 × 25 %, soit environ 281 000 euros.

Près d'un cinquième du prix part au Trésor le jour de la vente — et près d'un quart de la trésorerie nette dégagée. Et l'étalement de l'article 39 novodecies, qui aurait pu lisser cette charge sur quinze exercices, est fermé pour toute cession postérieure au 30 juin 2023. Il reste 1 219 000 euros nets, dont il faut encore retirer le remboursement du prêt en cours — pour un bien qui valait 1 600 000 euros et que la SCI ne possède plus.

Le test à faire avant tout le reste : divisez l'impôt sur la plus-value par la trésorerie nette dégagée. Au-delà de 20 %, changez de question. Ce n'est plus « faut-il faire un lease-back » mais « existe-t-il une solution qui ne purge pas la plus-value latente ». Crédit hypothécaire, crédit in fine adossé, apport d'associés : trois réponses possibles au même besoin, sans déclencher l'impôt. Voir prêt in fine en SCI et optimiser ses amortissements.

Erreur 3 : le problème est structurel, pas conjoncturel

La plus grave des trois, parce qu'elle ne se rattrape pas. Une SCI dont le local est vacant à 40 %, dont le locataire principal est en redressement judiciaire, ou dont les loyers ne couvrent plus les charges, n'a pas un problème de trésorerie. Elle a un problème de rentabilité. Le lease-back lui offre une bouffée d'oxygène — en échangeant une mensualité d'emprunt qui s'éteignait dans moins de quatre ans contre un loyer qui court sur quinze ans.

Situation Avant lease-back Après lease-back
Sortie annuelleAnnuité 96 000 €Redevance 143 500 €
Fin de la chargeDans moins de 4 ansDans 15 ans, puis IS sur la levée
Actif au bilanImmeubleTrésorerie, puis rien
Marge de manœuvre restanteVendre l'immeubleAucune

Regardez la dernière ligne. Après un lease-back, la SCI a brûlé sa dernière cartouche. Si l'activité ne se redresse pas, il ne reste rien à vendre, rien à hypothéquer, et une charge locative supérieure à l'ancienne mensualité. On a acheté dix-huit mois de survie au prix de la seule sortie qui restait. C'est le calcul le plus cher que je connaisse.

Le risque juridique en prime. Si une procédure collective s'ouvre ensuite, les actes conclus pendant la période suspecte sont nuls de droit sur le fondement du 2° du I de l'article L632-1 du Code de commerce lorsque le contrat est commutatif et que les obligations de la SCI y excèdent notablement celles de l'autre partie — l'hypothèse du prix manifestement déséquilibré ; le juge n'a alors pas de pouvoir d'appréciation et la bonne foi du cocontractant est indifférente. Ils peuvent par ailleurs être annulés, cette fois à la discrétion du juge, sur le fondement de l'article L632-2 lorsque le cocontractant connaissait l'état de cessation des paiements. Autrement dit, un lease-back signé trop tard peut être détricoté. Et un rappel qui a son importance : une SCI relève du tribunal judiciaire, ou du tribunal des activités économiques dans les douze ressorts concernés par l'expérimentation, mais jamais du tribunal de commerce. Le détail dans SCI et procédure collective.

Le cas limite : quand c'est la bonne décision

Je ne voudrais pas donner l'impression que le montage est à jeter. Voici la configuration où il est objectivement le bon outil. Une SCI saine, propriétaire des murs d'une entreprise en croissance détenue par les mêmes associés, doit financer un investissement industriel à fort rendement. Les banques refusent un crédit de plus parce que le groupe est déjà chargé. L'immeuble est professionnel, sa plus-value latente est faible, l'exploitant est rentable, et le rendement du projet écrase le coût du crédit-bail. Là, oui, sans hésiter — en négociant durement le prix de levée d'option, pour les raisons vues plus haut.


8. Les écritures comptables côté SCI

Passons à la traduction comptable, en cinq séquences. Précision préalable, parce qu'elle évite bien des saisies inutiles : tout ce qui suit vise une SCI à l'IS, en comptabilité d'engagement. Une SCI à l'IR tenue en trésorerie n'enregistre ni sortie d'immobilisation ni plus-value comptable — sa plus-value est déclarée par le notaire sur la 2048-IMM et ne traverse jamais son compte de résultat. Le schéma complet de cession figure dans écritures de vente d'un immeuble en SCI.

Étape 1 — Sortie de l'immeuble de l'actif

Compte Libellé Débit Crédit
2813Amortissements des constructions390 000 €
657Valeur comptable des éléments d'actif cédés810 000 €
2115Terrains bâtis300 000 €
2131Constructions900 000 €

Étape 2 — Constatation et encaissement du prix de vente

Compte Libellé Débit Crédit
462Créances sur cessions d'immobilisations1 450 000 €
757Produits des cessions d'éléments d'actif1 450 000 €
512Banque (encaissement)1 450 000 €
462Solde de la créance1 450 000 €

Si la cession est soumise à la TVA (immeuble de moins de cinq ans, ou option exercée), ajoutez la TVA collectée au compte 44571 et majorez d'autant la créance et l'encaissement.

Étape 3 — Remboursement anticipé de l'emprunt et mainlevée

Compte Libellé Débit Crédit
164Emprunts auprès des établissements de crédit320 000 €
661Charges d'intérêts et indemnité de remboursement anticipé9 600 €
6227Frais d'acte et de mainlevée d'hypothèque2 400 €
512Banque332 000 €

Le guide écritures d'emprunt en SCI détaille le traitement des indemnités de remboursement anticipé et des frais de garantie.

Étape 4 — Redevances de crédit-bail (chaque échéance)

Compte Libellé Débit Crédit
612Redevances de crédit-bail immobilier11 958 €
44566TVA déductible sur autres biens et services2 392 €
512Banque14 350 €

Point de vigilance comptable. La quote-part non déductible du 10 de l'article 39 ne donne lieu à aucune écriture. Aucune. La redevance part intégralement au compte 612, et la neutralisation se fait en dehors de la comptabilité, par réintégration sur la liasse — tableau 2033-B au régime simplifié, 2058-A au réel normal. Vouloir « comptabiliser » cette quote-part est l'erreur de saisie la plus fréquente sur ce montage, et elle fausse le résultat comptable de la SCI pour quinze ans.

Deux mentions doivent par ailleurs figurer dans l'annexe des comptes annuels, puisque l'engagement de crédit-bail est un engagement hors bilan : les redevances restant à payer ventilées par échéance, et le prix résiduel prévu au contrat. Voir plan comptable d'une SCI et liasse fiscale 2033.

Étape 5 — Levée de l'option d'achat

Compte Libellé Débit Crédit
2115Terrains bâtis (quote-part du prix de levée)3 800 €
2131Constructions (quote-part du prix de levée)10 700 €
512Banque14 500 €

Trois lignes en comptabilité, et l'essentiel se passe ailleurs. Hors comptabilité, il faut réintégrer 535 000 euros au résultat fiscal de l'exercice de la levée (art. 239 sexies B renvoyant au premier alinéa du I de l'art. 239 sexies). Et surtout ouvrir, le même jour, un suivi extra-comptable du prix de revient fiscal majoré de l'article 239 sexies C : 915 000 euros, contre 14 500 en comptabilité. C'est ce chiffre-là qui commandera les amortissements déductibles des exercices suivants et la plus-value en cas de revente. S'il n'est pas noté quelque part le jour de la levée, il se perd — et il coûte cher à retrouver dix ans plus tard. Le mécanisme des retraitements est expliqué dans du résultat comptable au résultat fiscal.


9. Un cas chiffré complet de cession-bail

Le mécanisme, la fiscalité et les écritures ont chacun leur logique. Reste à les faire tourner ensemble sur un dossier réaliste, de la décision jusqu'à la levée d'option quinze ans plus tard. Les chiffres qui suivent sont arrondis, mais les rapports entre eux sont ceux que l'on rencontre.

La situation de départ

Donnée Valeur
SociétéSCI à l'IS, 3 associés personnes physiques, capital entièrement libéré
BienLocal d'activité de 900 m², occupé par la société d'exploitation des associés
Acquisition (2013)1 200 000 € — terrain 300 000 €, constructions 900 000 €
Amortissements cumulés au 31/12/2025390 000 €
Valeur nette comptable810 000 €
Capital restant dû sur l'emprunt de 2013320 000 €
Annuité actuelle96 000 €
Valeur d'expertise 20261 575 000 €
Besoin de financement900 000 € pour un investissement industriel

L'opération de cession-bail

Paramètre Valeur
Prix de cession au crédit-bailleur1 450 000 € (décote de 8 %)
Ventilation retenue au contratTerrain 380 000 € / constructions 1 070 000 €
Durée du crédit-bail15 ans
Taux implicite≈ 5,7 % nominal (redevances mensuelles à terme échu)
Redevance HT11 958 € par mois, soit ≈ 143 500 € par an
Prix de levée d'option14 500 € (1 %)

Année 1 : ce qui entre réellement en caisse

Flux Montant
Prix encaissé+ 1 450 000 €
Remboursement du capital restant dû− 320 000 €
Indemnité de remboursement anticipé et mainlevée− 12 000 €
Plus-value professionnelle imposable1 450 000 − 810 000 = 640 000 €
Résultat fiscal de l'exercice655 000 € (dont 640 000 € de plus-value)
IS dû− 159 500 € (42 500 × 15 % + 612 500 × 25 %)
Trésorerie nette dégagée958 500 €

Hypothèse de calendrier, et elle n'est pas neutre. Ce tableau suppose une signature en fin d'exercice, la première redevance tombant sur l'exercice suivant. Si le crédit-bail démarre en début d'exercice, l'année 1 supporte en plus jusqu'à 143 500 euros de redevance décaissée (119 133 euros de charge fiscalement déductible après réintégration de la quote-part terrain) : la trésorerie nette retombe alors autour de 845 000 euros — sous le besoin de 900 000 — et l'IS à environ 129 700 euros. La date de signature se négocie, et elle vaut plusieurs dizaines de milliers d'euros de trésorerie la première année.

Le besoin de 900 000 euros est couvert, avec une marge. Mais regardez le rapport : 159 500 euros d'impôt pour 958 500 euros nets. Soit 16,6 % de la trésorerie utile partie en IS avant même que le projet ait démarré. On reste sous le seuil de 20 % évoqué plus haut. De peu.

Années 1 à 15 : l'effet sur le résultat annuel

Poste annuel Avant Après
Sortie de trésorerie96 000 € (annuité)143 500 € (redevance)
Charge comptable déduiteIntérêts 14 000 € + amortissements 30 000 € = 44 000 €Redevance 143 500 €
Réintégration quote-part terrain+ 24 367 €
Charge fiscalement déductible44 000 €119 133 €
Économie d'IS annuelle (25 %)11 000 €29 783 €

La colonne « Avant » ne vaut que pour l'année 1. L'emprunt de 2013 n'a plus que 320 000 euros de capital restant dû pour une annuité de 96 000 euros : il est soldé en moins de quatre ans. Passé ce délai, la SCI n'aurait plus déduit que ses 30 000 euros d'amortissements annuels (7 500 euros d'IS), et n'aurait plus décaissé aucune annuité. Le contrefactuel se dégrade donc à mesure, dans les deux sens — moins de charge déductible, mais aussi plus aucune mensualité à sortir.

La déductibilité s'améliore, c'est vrai : environ 18 800 euros d'IS économisés en plus la première année, davantage ensuite une fois l'emprunt soldé. Sur quinze ans, l'économie d'IS différentielle ressort à environ 326 000 euros — et non aux 446 745 euros bruts que l'on obtient en oubliant ce que la SCI aurait déduit sans rien faire. Sauf que la sortie de trésorerie, elle, augmente de 47 500 euros la première année, puis de 143 500 euros par an une fois le prêt éteint. Faites la soustraction. Le solde net se dégrade de près de 29 000 euros dès la première année, et bien davantage ensuite. C'est le prix du financement, tout simplement — et c'est la ligne qu'aucune présentation commerciale ne met sur le transparent. Sur la distinction entre économie d'impôt et trésorerie disponible, voir cash-flow en SCI ; les ratios à surveiller sont dans indicateurs de pilotage d'une SCI.

Bilan sur quinze ans

Poste Montant cumulé
Trésorerie encaissée à la signature+ 958 500 €
Redevances versées (15 × 143 500 €)− 2 152 500 €
Économies d'IS sur les redevances déductibles, nettes du contrefactuel (446 745 € bruts, moins les 120 750 € d'IS que la SCI aurait de toute façon économisés en déduisant ses amortissements et ses derniers intérêts)+ 326 000 €
Annuités d'emprunt évitées (capital restant dû 320 000 € + ≈ 34 000 € d'intérêts : le prêt était soldé en moins de 4 ans)+ 354 000 €
Prix de levée d'option− 14 500 €
IS sur la réintégration art. 239 sexies B− 133 750 €
Immeuble récupéré à l'actif comptable pour14 500 €
Prix de revient fiscal majoré (art. 239 sexies C CGI)915 000 €, dont la part construction reste amortissable

Bilan de l'histoire : quinze ans plus tard, la SCI est de nouveau propriétaire de son local. La facture ? 702 500 euros de coût financier brut — 2 152 500 euros de redevances pour 1 450 000 euros financés —, ce qui, une fois déduit l'IS économisé dessus, revient à environ 527 000 euros nets — calculé ici en brut, sans le contrefactuel. Plus 293 250 euros d'impôts décaissés — 159 500 à la vente, 133 750 à la levée. Ces deux impôts n'ont pas le même statut, et la nuance vaut de l'argent : les 133 750 euros de la levée se récupèrent par l'amortissement du prix de revient fiscal majoré, tandis que les 159 500 euros de la vente sont définitivement acquis au Trésor. En face de tout cela, la SCI a disposé de 958 500 euros pendant quinze ans. Ce qui n'est pas rien — à condition que cet argent ait travaillé.

Le vrai test de l'opération. Une seule question compte : que rapportent les 958 500 euros sur quinze ans, comparés au coût net du montage ? En additionnant toutes les lignes du tableau ci-dessus — redevances, économies d'IS différentielles, annuités évitées, prix de levée et IS de la réintégration —, le solde net ressort à environ 662 000 euros, sachant encore que les 133 750 euros d'IS de la levée se récupèrent ensuite par amortissement du prix de revient fiscal majoré. Placés à 8 % capitalisés, les 958 500 euros produisent de l'ordre de 2 080 000 euros de gain : le lease-back est gagnant, largement. À 3 %, ils produisent environ 535 000 euros : il est perdant. Tout se joue sur le rendement de l'emploi des fonds, jamais sur le montant encaissé. Si personne ne sait vous dire ce que ces fonds vont rapporter, l'opération n'est pas mûre.

Ce qu'il faut décider avant de signer

  • Chiffrer l'impôt sur la plus-value avant d'ouvrir la négociation du prix. Et réclamer au crédit-bailleur le taux implicite du contrat, pas seulement le montant de la redevance : c'est la seule façon de comparer avec une offre bancaire.
  • Tirer le prix de levée d'option vers le haut pour neutraliser la quote-part terrain non déductible. Oui, cela alourdit la sortie de fin de contrat — d'où le point suivant.
  • Provisionner la réintégration dès l'année 1. Sur notre exemple : 133 750 euros à mettre de côté sur quinze ans, soit 8 900 euros par an. Parfaitement tenable quand on le sait dès le départ. Impossible quand on le découvre l'année de la levée.
  • Faire voter l'opération en assemblée générale, avec une résolution qui vise expressément la vente, le contrat de crédit-bail et l'engagement de levée. Voir assemblée générale de SCI et le gérant peut-il vendre un bien de la SCI ?
  • Relire l'objet social. Une SCI qui vend son unique immeuble doit vérifier que son objet statutaire couvre encore ce qu'elle fait — et le modifier si ce n'est pas le cas. Voir objet social d'une SCI et changer l'objet social.
  • Faire relire acte et contrat par un professionnel. Quatre clauses concentrent la totalité de la valeur du montage : la répartition des charges, les conditions de résiliation, les modalités de levée anticipée, et la ventilation terrain/constructions. Le reste est de la rédaction.

Analysez votre montage de financement dans SCI-AI

Valeur nette comptable exacte, plus-value latente, capital restant dû, cash-flow avant et après : voilà ce sur quoi se décide une cession-bail. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, suit les amortissements par composants, génère la liasse 2033 et le FEC, et télétransmet les déclarations. Et si vous voulez un professionnel derrière vous pour sécuriser le traitement de la cession puis de la levée d'option, l'offre Expert-comptable vous en attribue un.


10. FAQ — Cession-bail et lease-back en SCI

Une SCI peut-elle faire un lease-back sur un immeuble hypothéqué ?

Oui, l'hypothèque se purge au moment de la vente. Le notaire prélève sur le prix ce qu'il faut pour rembourser le prêt garanti et obtient la mainlevée. C'est même l'un des ressorts de l'opération : le lease-back solde la dette bancaire existante d'un seul mouvement. Pensez simplement à retrancher du produit net les frais de mainlevée et, le cas échéant, l'indemnité de remboursement anticipé.

Le crédit-bailleur peut-il refuser la levée d'option ?

Non. L'option d'achat est de l'essence même du crédit-bail immobilier au sens du 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier : elle prend la forme d'une promesse unilatérale de vente qui engage le crédit-bailleur. Ce dernier ne peut pas s'y soustraire si le crédit-preneur lève l'option dans les formes et délais prévus au contrat, et à jour de ses redevances. En revanche, un contrat résilié pour impayés fait perdre l'option.

Faut-il un acte notarié pour la cession-bail ?

Oui pour la vente de l'immeuble : toute mutation immobilière suppose un acte authentique publié au service de la publicité foncière. Le contrat de crédit-bail immobilier est également établi en la forme notariée en pratique, notamment parce qu'il contient la promesse unilatérale de vente et qu'il est soumis à publicité. À ne pas confondre avec la cession de parts de SCI, qui relève depuis le 27 juin 2026 de l'article 1865-1 du Code civil.

Peut-on faire un lease-back sur une partie seulement d'un immeuble ?

Techniquement oui, si l'immeuble est divisible juridiquement — lots de copropriété, division en volumes, ou parcelles distinctes. En pratique, les crédit-bailleurs préfèrent des ensembles autonomes, faciles à relouer ou à revendre en cas de défaillance du crédit-preneur. Une division préalable engendre des frais de géomètre, de notaire et de publicité foncière qu'il faut intégrer au coût de l'opération.

La cession-bail est-elle un abus de droit fiscal ?

Non par nature : c'est une opération de financement reconnue, encadrée par le Code monétaire et financier et par des dispositions fiscales propres. Le risque d'abus de droit (articles L64 et L64 A du LPF) n'apparaît que si le montage est artificiel, par exemple si l'immeuble est cédé à une entité contrôlée par les mêmes personnes à un prix hors marché dans un but exclusivement ou principalement fiscal. Voir notre guide sur l'abus de droit fiscal en SCI.

Que devient le bail du locataire occupant l'immeuble ?

Si l'immeuble est loué à un tiers, la vente n'éteint pas le bail : l'acquéreur est subrogé dans les droits et obligations du bailleur, et le dépôt de garantie lui est transféré de plein droit. Dans un montage de cession-bail, la SCI devient toutefois elle-même crédit-preneuse : elle sous-loue alors l'immeuble à son locataire, ce qui suppose que le contrat de crédit-bail autorise expressément la sous-location. C'est une clause à vérifier impérativement.

Le lease-back évite-t-il la contribution sur les revenus locatifs ?

Il la déplace plutôt qu'il ne la supprime. La contribution sur les revenus locatifs, au taux de 2,5 %, frappe les revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition (articles 234 nonies à 234 quindecies du CGI), et vise en pratique les personnes morales passibles de l'IS et certains organismes, pas les particuliers. Après la cession, la SCI n'est plus bailleresse mais preneuse : elle sort du champ, sauf si elle sous-loue. Un point souvent décisif en immobilier professionnel : les revenus soumis à la TVA sont exonérés de CRL, ce qui neutralise fréquemment la question en amont. Détail dans CRL et SCI à l'IS.

Combien de temps prend une opération de cession-bail ?

Trois à six mois entre le premier contact et la signature. Le crédit-bailleur demande une expertise immobilière indépendante, trois exercices d'analyse financière du crédit-preneur, un audit technique du bâtiment, un diagnostic environnemental, puis l'accord de son comité d'engagement. Ce qui fait vraiment gagner du temps, ce n'est pas l'insistance du gérant : c'est une comptabilité à jour et une liasse propre. La plupart des dossiers se bloquent exactement là.

Une SCI à l'IR a-t-elle intérêt à passer à l'IS avant un lease-back ?

Non, et rarement l'inverse a-t-il été aussi net. L'option pour l'IS (article 239 du CGI) déclenche les conséquences d'une cessation d'entreprise, reste renonçable jusqu'au cinquième exercice suivant puis devient irrévocable, et fait perdre les abattements pour durée de détention sur la plus-value future. Basculer à l'IS juste avant de vendre, c'est troquer une plus-value abattue contre une plus-value pleine, augmentée de la reprise des amortissements. Le calcul est détaillé dans passer une SCI de l'IR à l'IS.

Peut-on faire un lease-back entre sociétés du même groupe ?

Une vente entre sociétés liées suivie d'un bail est possible, mais ce n'est pas un crédit-bail : la qualification du 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier suppose un crédit-bailleur agréé exerçant à titre habituel. Une cession intra-groupe s'analyse en vente ordinaire, avec tous les risques associés : acte anormal de gestion, prix de transfert, avantage occulte au sens du c de l'article 111 du CGI, et rectification pour insuffisance de prix. Le recours à une expertise indépendante est indispensable.

Le produit de la vente peut-il être distribué aux associés ?

Oui, sous conditions et à un coût élevé. En SCI à l'IS, la distribution d'un dividende suppose un bénéfice distribuable constaté en assemblée et supporte le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % chez l'associé personne physique. Distribuer le produit d'un lease-back revient donc à payer l'IS sur la plus-value puis le PFU sur la distribution. Un remboursement de compte courant d'associé, lorsqu'il existe, est nettement plus efficace.

Quelle différence entre lease-back et vente à réméré ?

La vente à réméré est une vente avec faculté de rachat régie par les articles 1659 et suivants du Code civil ; l'article 1660 interdit de stipuler cette faculté pour un terme excédant cinq années. Elle est conclue au profit d'un investisseur, souvent à un prix très décoté, avec une indemnité d'occupation. Le lease-back en crédit-bail est un financement à long terme (douze à vingt ans) consenti par un établissement agréé, avec une option d'achat contractuelle. Le réméré est un outil de sortie de crise très coûteux ; le lease-back est un outil de financement structuré.

Le lease-back apparaît-il dans la liasse fiscale ?

Oui, à plusieurs endroits. La cession apparaît en produit et charge d'exploitation (comptes 757 et 657 depuis le règlement ANC 2022-06) et dans le tableau des immobilisations et amortissements. Les redevances figurent en charges externes. La quote-part non déductible et la réintégration de fin de contrat apparaissent en réintégrations extra-comptables sur le tableau 2033-B (régime simplifié) ou 2058-A (régime réel normal). L'engagement de crédit-bail restant dû doit enfin être mentionné dans l'annexe.

Que se passe-t-il si la SCI ne peut plus payer les redevances ?

C'est le scénario noir, et il va vite. Le crédit-bailleur résilie, reprend l'immeuble dont il est déjà propriétaire — aucune saisie à mener, aucun juge à saisir — et réclame l'indemnité de résiliation, qui reconstitue en général l'essentiel des redevances restant à courir. La SCI perd la jouissance du bien, perd l'option d'achat, et garde une dette. Comparé à un défaut sur emprunt hypothécaire, où la saisie immobilière laisse des mois de manœuvre, la différence de brutalité est considérable.

Faut-il l'accord unanime des associés ?

Les statuts commandent. Vendre l'actif principal dépasse presque toujours les pouvoirs du gérant et relève d'une décision collective : certains statuts imposent l'unanimité, d'autres se contentent d'une majorité qualifiée. Et si l'opération vide l'objet social de sa substance, elle peut s'analyser en modification statutaire déguisée. En cas de doute, la marche à suivre est simple : assemblée, résolution explicite, procès-verbal conservé. Le notaire le réclamera de toute façon.

Existe-t-il une alternative qui ne déclenche pas la plus-value ?

Oui, et c'est par là qu'il faut commencer : le crédit hypothécaire adossé à l'immeuble déjà détenu. Aucun transfert de propriété, donc ni plus-value ni droits de mutation, et un coût inférieur. Ses deux limites tiennent à la quotité financée — 60 à 70 % de la valeur en général — et à l'exigence de solvabilité. Si la porte est fermée, regardez dans l'ordre l'allongement du crédit en cours, l'apport en compte courant d'associé, puis la vente d'un actif secondaire. Le lease-back ferme la marche.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Une cession-bail engage la SCI sur quinze ans et emporte des conséquences fiscales lourdes, dont plusieurs sont irréversibles : faites valider le montage par votre expert-comptable et votre notaire avant de signer quoi que ce soit.

FAQ

Questions fréquentes

La cession-bail est une opération en deux actes simultanés : la SCI vend son immeuble à un financeur, et reprend immédiatement la jouissance du même immeuble en vertu d'un contrat de location signé le même jour. Elle n'a pas déménagé, elle n'a plus le titre de propriété, et elle a encaissé le prix. Quand le contrat de location est un crédit-bail immobilier au sens du 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier, il comporte une option d'achat qui permet de redevenir propriétaire au terme. Quand c'est un simple bail commercial, il n'y a aucune option : la vente est définitive.
Non, pas sous la forme d'un crédit-bail immobilier. Le 2 de l'article L. 313-7 du Code monétaire et financier réserve le crédit-bail immobilier aux biens immobiliers à usage professionnel. Une SCI qui détient des appartements loués nus à des particuliers ne trouvera pas de crédit-bailleur. Il lui reste la vente suivie d'un bail ordinaire, mais c'est alors une vente sèche sans faculté de rachat : le bien est perdu. C'est la première erreur à éviter.
Non, pas pour une opération nouvelle. L'article 39 novodecies du CGI, rétabli par l'article 33 de la loi de finances pour 2021, ne vise que les immeubles cédés entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2023, sous réserve d'un accord de financement accepté entre le 28 septembre 2020 et le 31 décembre 2022. En 2026, le dispositif est clos pour les cessions nouvelles : seuls se poursuivent les étalements déjà en cours. Il faut donc raisonner sur une plus-value intégralement imposable l'année de la vente.
Non. L'article 39 novodecies figure dans les règles de détermination du bénéfice industriel et commercial et concerne les entreprises relevant des BIC ou de l'impôt sur les sociétés. Une SCI à l'IR relève des revenus fonciers (article 8 du CGI) et sa cession relève des plus-values des particuliers (article 150 U du CGI) : l'étalement ne lui a jamais été ouvert. De surcroît, le texte excluait les immeubles affectés par le crédit-preneur à une activité de gestion de son propre patrimoine, ce qui visait précisément l'immobilier locatif patrimonial.
Selon le régime des plus-values des particuliers (articles 150 U et suivants du CGI). La plus-value brute est la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition majoré des frais et de certains travaux. Elle est réduite des abattements pour durée de détention : exonération totale d'impôt sur le revenu à 22 ans (article 150 VC du CGI), exonération totale de prélèvements sociaux à 30 ans (2 du VI de l'article L. 136-7 du Code de la sécurité sociale, qui fixe la cadence propre aux prélèvements sociaux). Le taux est de 19 % d'IR et 17,2 % de prélèvements sociaux, plus la surtaxe de l'article 1609 nonies G au-delà de 50 000 euros de plus-value imposable.
En plus-value professionnelle : la plus-value est égale au prix de cession diminué de la valeur nette comptable, c'est-à-dire du prix de revient diminué des amortissements déjà pratiqués. Les amortissements passés en charge pendant des années sont donc repris dans l'assiette. Le résultat est imposé au barème de l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice si les conditions de l'article 219 sont remplies, 25 % au-delà. Il n'existe aucun abattement pour durée de détention à l'IS.
À l'IS, oui en principe : les redevances de crédit-bail (compte 612) ou les loyers d'un bail ordinaire (compte 613) sont des charges déductibles au sens de l'article 39 du CGI dès lors qu'elles sont engagées dans l'intérêt de la société. Une exception importante en crédit-bail immobilier : le 10 de l'article 39 du CGI rend non déductible la quote-part de redevance correspondant aux éléments non amortissables, c'est-à-dire au terrain. À l'IR, en revenus fonciers, les charges déductibles sont limitatives (article 31 du CGI) et une redevance de crédit-bail n'y figure pas.
Le prix convenu pour la levée d'option est réputé s'imputer en priorité sur la valeur des éléments non amortissables. La fraction non déductible est donc, en pratique, la différence entre le prix de revient du terrain chez le crédit-bailleur et le prix de levée d'option. Attention : cette règle d'imputation prioritaire reporte la quote-part non déductible sur les dernières années du contrat (BOI-BIC-BASE-60-30-10, § 60), elle ne se répartit pas linéairement. Conséquence directe : lorsque le prix de levée d'option est au moins égal à la valeur du terrain à la signature, aucune quote-part n'est à réintégrer et les redevances sont intégralement déductibles.
C'est la contrepartie fiscale de la levée d'option. L'année où la SCI acquiert l'immeuble pour sa valeur résiduelle, elle doit réintégrer à son résultat imposable la valeur nette comptable théorique de l'immeuble — sa valeur à la signature du contrat diminuée des amortissements que la SCI aurait pratiqués si elle avait été propriétaire — sous déduction du prix de levée d'option et des quotes-parts de redevances déjà non déduites au titre du 10 de l'article 39 du CGI. L'objectif est de neutraliser l'avantage tiré de la déduction de redevances portant sur un bien non détenu. Contrepartie essentielle : ces sommes réintégrées majorent le prix de revient fiscal de l'immeuble acquis (article 239 sexies C du CGI) et redeviennent donc amortissables — la réintégration est un décaissement immédiat, pas une charge fiscale définitive.
Non. Le deuxième alinéa du I de l'article 239 sexies du CGI limitait la réintégration, pour les contrats d'au moins quinze ans conclus avec une SICOMI, à la différence entre le prix de revient du terrain et le prix de cession. Son troisième alinéa exclut expressément les opérations conclues à compter du 1er janvier 1991. Et l'article 239 sexies B, qui régit les bailleurs autres que les SICOMI, ne renvoie, pour le I, qu'à son premier alinéa. Citer un plafonnement SICOMI dans une opération contemporaine est donc une erreur : la réintégration à retenir est celle de la valeur nette comptable théorique.
L'acquéreur, c'est-à-dire le financeur, en supporte juridiquement la charge, puis il l'intègre dans la base financée et la répercute dans les redevances. Mais le montant n'est pas celui d'une vente ordinaire : le H de l'article 1594 F quinquies du CGI soumet au taux réduit de 0,70 % (environ 0,715 % avec le prélèvement pour frais d'assiette) les acquisitions, par une société de crédit-bail, d'immeubles dont elle concède immédiatement la jouissance au vendeur par un contrat de crédit-bail, sous réserve que ce contrat soit publié lorsque la formalité est requise — ce qui est le cas au-delà de douze ans (BOI-ENR-DMTOI-10-60). Sur 1 450 000 euros, cela représente de l'ordre de 10 400 euros, et non 92 000. Le taux plein d'environ 6,32 % ne concerne que le second montage, la vente à un investisseur ordinaire suivie d'un bail.
Oui. Si la SCI fait ensuite l'objet d'une procédure collective, les actes conclus pendant la période suspecte sont menacés, mais pas selon le même régime. Le 2° du I de l'article L632-1 du Code de commerce frappe d'une nullité de droit tout contrat commutatif dans lequel les obligations du débiteur excèdent notablement celles de l'autre partie — l'hypothèse du prix manifestement déséquilibré : le juge doit prononcer la nullité, sans égard à la bonne foi du cocontractant. L'article L632-2, lui, institue une nullité facultative pour les actes à titre onéreux accomplis depuis la cessation des paiements par un cocontractant qui la connaissait. Rappelons qu'une SCI relève du tribunal judiciaire ou, dans les douze ressorts concernés par l'expérimentation, du tribunal des activités économiques — jamais du tribunal de commerce.
La vente de l'unique immeuble d'une SCI dépasse presque toujours les pouvoirs ordinaires du gérant, surtout si elle vide l'objet social de sa substance. Il faut vérifier les statuts, réunir une assemblée générale et faire voter une résolution autorisant expressément la vente, le contrat de location et, le cas échéant, l'engagement de levée d'option. Le procès-verbal sera exigé par le notaire. Sans autorisation, le gérant engage sa responsabilité personnelle et l'acte peut être contesté par les associés minoritaires.
Cela dépend de l'ancienneté de l'immeuble. La vente d'un immeuble achevé depuis moins de cinq ans par un assujetti agissant en tant que tel est soumise de plein droit à la TVA (2° du 2 du I de l'article 257 du CGI). Au-delà de cinq ans, la vente est exonérée (2° du 5 de l'article 261 du CGI), avec une option possible pour la taxation (5° bis de l'article 260 du CGI) que les crédit-bailleurs demandent fréquemment afin de préserver leurs droits à déduction. Si la SCI avait elle-même déduit de la TVA lors de l'acquisition ou de travaux, une vente exonérée peut déclencher une régularisation par vingtièmes.
La sortie de l'immeuble se traduit par le débit du compte 28 pour les amortissements cumulés, le débit du compte 657 pour la valeur nette comptable, et le crédit du compte 21 pour le prix de revient. Le prix de vente est enregistré au crédit du compte 757 par le débit du compte 462, puis encaissé au 512. Les redevances de crédit-bail sont ensuite passées au compte 612, l'engagement restant dû figurant hors bilan et détaillé dans l'annexe. La quote-part de redevance non déductible n'est pas une écriture : c'est une réintégration extra-comptable sur la liasse.
Presque jamais. Le crédit-bail immobilier lui est fermé parce qu'il vise l'immobilier professionnel, l'étalement de plus-value est clos depuis 2023 et excluait les immeubles affectés à la gestion du propre patrimoine du crédit-preneur, et le coût financier d'un lease-back dépasse celui d'un crédit hypothécaire. Une SCI familiale qui a besoin de trésorerie regardera d'abord un refinancement adossé à l'immeuble, une renégociation de son crédit, un apport en compte courant d'associé, ou une vente partielle du patrimoine. Le lease-back est un outil d'immobilier d'exploitation, pas de gestion patrimoniale.