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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Statuts de SCI : les mentions obligatoires et les clauses à écrire

Des statuts de SCI — société civile immobilière — téléchargés en ligne contiennent presque toujours ce qu'il faut pour être immatriculé, et presque jamais ce qu'il faut pour éviter le blocage. Huit mentions suffisent au greffe (article 1835 du Code civil : forme, dénomination, objet, siège, capital, durée, apports, fonctionnement). Elles ne règlent rien d'autre : qui vote quoi, à quelle majorité, qui peut entrer, qui peut sortir, qui décide de vendre l'immeuble — sur tout cela, le Code civil applique une règle par défaut que vos statuts peuvent écarter, et qu'ils écartent rarement. Ce guide reprend ces clauses une par une : la règle qui s'applique si vous ne dites rien, puis la clause à écrire si elle ne vous convient pas.

Vous ne trouverez pas ici un modèle à télécharger et à signer tel quel : des statuts se copient en dix secondes et se regrettent pendant vingt ans. Vous trouverez les douze décisions qu'aucun modèle ne peut prendre à votre place, la rédaction exacte de chaque clause, et le squelette article par article de statuts réels.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Textes vérifiés dans leur version consolidée au 20 août 2026. Si vous n'avez pas encore franchi l'étape d'avant, commencez par le guide créer une SCI en 2026, qui décrit le parcours complet jusqu'au Kbis.

L'essentiel en 30 secondes

  • Les huit mentions de l'article 1835 immatriculent la société. Elles n'arbitrent rien d'autre.
  • Sans clause de majorité, c'est l'unanimité pour vendre l'immeuble (art. 1852) comme pour modifier les statuts (art. 1836) : un associé sur cinq bloque tout.
  • Le gérant se révoque à plus de la moitié des parts (art. 1851), pas à l'unanimité des autres associés — l'erreur la plus répandue en ligne.
  • Depuis le 27 juin 2026, céder des parts exige un acte de notaire, d'avocat ou d'expert-comptable, à peine de nullité (art. 1865-1).
  • La clause d'exclusion n'a de base légale qu'en capital variable, et l'associé visé vote sur sa propre exclusion.
  • Ajouter une clause interne coûte 13,16 € TTC. Ce qui est cher, c'est l'unanimité qu'il faut réunir pour l'ajouter après coup.

1. Ce que vos statuts décident, ce que le Code civil décide à votre place

Les statuts, c'est le contrat écrit et signé par tous les associés le jour de la création. Il dit à quoi sert la société, qui possède quoi, qui décide quoi. Il est déposé au greffe, donc n'importe qui peut le lire — un acquéreur, une banque, un locataire. Et il vous engage pendant toute la vie de la société, jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf ans.

Contrat entre associés d'un côté, acte opposable aux tiers de l'autre : de cette double nature découle tout le reste. Et notamment ceci, qu'on ne dit presque jamais : la loi vous laisse écrire ce que vous voulez, mais elle a prévu une réponse pour chaque question que vous aurez oublié de trancher.

Le chapitre du Code civil consacré à la société civile — les articles 1845 à 1870-1, complétés par les dispositions générales des articles 1832 et suivants — est en grande partie supplétif : la plupart de ces textes ne s'appliquent qu'à défaut de disposition contraire des statuts. Quelques-uns seulement sont impératifs, et ce sont ceux qu'il faut connaître avant de rédiger : le droit de tout associé de participer aux décisions collectives (art. 1844 et 1844-10), l'interdiction d'augmenter les engagements d'un associé sans son accord (art. 1836, al. 2), la prohibition des clauses léonines (art. 1844-1, al. 2), la responsabilité indéfinie des associés (art. 1857) et, depuis juin 2026, le formalisme de la cession de parts (art. 1865-1). Deux conséquences. Vous avez une liberté de rédaction considérable, très supérieure à celle d'une SARL. Et le silence de vos statuts n'est jamais neutre : il vaut adhésion à un régime par défaut, écrit en 1978 pour des sociétés civiles agricoles et professionnelles, que personne n'a pensé pour une famille qui achète un immeuble à 300 000 € en empruntant sur vingt ans.

Trois règles supplétives concentrent l'essentiel du risque :

  • Article 1852 : les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus au gérant sont prises à l'unanimité des associés, sauf clause contraire. Vendre l'immeuble, souscrire un emprunt majeur, agréer un cessionnaire : un seul associé sur cinq peut tout bloquer.
  • Article 1836 : les statuts ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité, sauf clause contraire. Le piège se referme ici : si vous avez oublié la clause de majorité, il faut l'unanimité pour l'ajouter.
  • Article 1861 : toute cession de parts suppose l'agrément de tous les associés, sauf aménagement statutaire. Cette rigidité protège, jusqu'au jour où un associé veut sortir et ne le peut pas.

Un modèle de statuts gratuit contient presque toujours les huit mentions de l'article 1835 : c'est la condition de l'immatriculation, et les greffes la vérifient. Ce qu'il ne contient presque jamais, ce sont les clauses qui écartent ces trois règles. La différence entre des statuts à 0 € et des statuts rédigés ne se voit pas le jour de la création. Elle se voit le jour du premier désaccord.

Cela ne veut pas dire qu'il faille payer un rédacteur. Rien n'interdit de partir d'un modèle gratuit et d'y ajouter les cinq ou six clauses qui manquent : la loi n'impose le notaire qu'en cas d'apport immobilier. Encore faut-il savoir lesquelles ajouter, et dans quel ordre de priorité. C'est exactement l'objet des sections qui suivent.

Combien coûte la rédaction des statuts

La question vient toujours au même moment, et la réponse tient en quatre lignes. Ces montants sont des ordres de grandeur observés en 2026, hors formalités d'immatriculation (annonce légale et greffe), qui sont dues dans tous les cas.

Qui rédige Coût Ce que vous payez vraiment
Vous, à partir d'un modèle 0 € Le temps de trancher les douze arbitrages, et le risque de n'en trancher aucun
Plateforme en ligne de l'ordre de 150 à 300 € HT Un formulaire et le dépôt de la formalité ; les clauses restent standard
Avocat de l'ordre de 800 à 2 000 € HT Des clauses écrites pour votre configuration : sorties, majorités, démembrement
Notaire Émoluments proportionnels à la valeur apportée Obligatoire en cas d'apport immobilier ; sinon, un choix de confort

Le rédacteur payant ne se justifie pas par la complexité du document, qui est faible : il se justifie par le nombre d'associés et par l'existence d'un projet de transmission. À deux conjoints, sans apport immobilier et sans donation programmée, le modèle complété soi-même suffit — à condition d'y ajouter les clauses de ce guide. À quatre associés dont deux enfants mineurs, ou dès qu'un démembrement est prévu, l'écart de prix se rattrape sur la première assemblée qui ne bloque pas. Le parcours complet et le budget de la création figurent dans créer une SCI ; l'arbitrage rédacteur, plateforme ou notaire est développé dans créer sa SCI soi-même ou chez le notaire.

2. Les huit mentions obligatoires des statuts de SCI (art. 1835 du Code civil)

L'article 1835 du Code civil dispose que les statuts, établis par écrit, déterminent outre les apports de chaque associé la forme, l'objet, l'appellation, le siège social, le capital social, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement. Depuis la loi du 22 mai 2019, il ajoute que les statuts peuvent préciser une raison d'être — une faculté, jamais une obligation, et sans intérêt pratique pour une SCI patrimoniale.

Mention Ce qu'il faut y écrire Ce qui se passe si c'est bâclé
Forme « Société civile immobilière régie par les articles 1832 et suivants du Code civil » Dossier rejeté au guichet unique
Dénomination Le nom exact, suivi de la mention « société civile immobilière » ou « SCI » Risque d'antériorité de marque ; changement facturé 199 € HT d'annonce légale (forfait 2026)
Objet social Les activités autorisées, licites et civiles Actes hors objet : responsabilité personnelle du gérant, risque de requalification fiscale
Siège social Adresse complète ; justificatif de jouissance exigé Détermine le greffe compétent et le tribunal en cas de litige
Capital social Montant, division en parts, valeur nominale, forme fixe ou variable Répartition des droits contestable, mécanique de transmission bloquée
Durée En années, 99 ans au maximum (art. 1838) Dissolution de plein droit au terme si la prorogation n'a pas été votée avant
Apports Nature, montant, évaluation, nombre de parts attribuées à chacun Litige sur la propriété des parts, requalification en donation indirecte
Modalités de fonctionnement Gérance, assemblées, majorités, cessions, comptes, dissolution Application intégrale du droit supplétif : unanimité partout

La huitième mention, « les modalités de son fonctionnement », est celle qui absorbe tout le reste de ce guide.

Trois formalités que l'on croit obligatoires et qui ne le sont pas :

  • Le commissaire aux apports. La SCI n'en a jamais besoin, quelle que soit la valeur de l'apport en nature, contrairement à la SARL et à la SAS.
  • Le compte bloqué de dépôt du capital. Il n'est pas exigé en société civile ; la pratique bancaire est détaillée dans le guide dépôt du capital d'une SCI.
  • L'enregistrement des statuts au service des impôts. Depuis le 1er juillet 2015, en application de l'article 24 de la loi n° 2014-1545 du 20 décembre 2014, les actes sous seing privé constatant la formation d'une société ne sont plus soumis à la formalité obligatoire de l'enregistrement. Elle reste due lorsque les statuts sont reçus par acte notarié, ou lorsqu'ils emportent une transmission de biens — apport d'immeuble au premier chef, de fonds de commerce ou de droits sociaux. L'apport immobilier suppose de toute façon un acte notarié et une publication au service de la publicité foncière.

Deux associés au minimum : une SCI ne peut pas être unipersonnelle, et les statuts sont signés par chacun d'eux. Il n'y a en revanche aucun maximum. Un enfant mineur peut être associé, représenté par son représentant légal — voir combien d'associés dans une SCI. Sur le nombre d'exemplaires, la loi ne dit rien : l'usage est d'en signer un par associé, un pour la société et un pour le dossier de formalité. La signature électronique des statuts de SCI est admise, sous réserve d'un procédé conforme au règlement eIDAS.

3. L'objet social : la phrase qui décide si votre SCI reste civile

Règle supplétive : aucune. L'objet est une mention obligatoire, il n'existe pas d'objet par défaut. Ce que la loi encadre, c'est sa portée : un acte accompli hors de l'objet social n'engage pas la société, y compris à l'égard d'un tiers de bonne foi (art. 1849, alinéa 1er) — c'est l'inverse de la SARL et de la SAS, où la société reste engagée sauf à prouver que le tiers savait —, et il engage le gérant personnellement.

Clause à écrire : un objet large, qui couvre tout ce que la SCI pourrait vouloir faire dans les dix prochaines années, sans jamais franchir la frontière de l'activité commerciale.

« La société a pour objet l'acquisition, la construction, la propriété, l'administration, la gestion, la mise en valeur et l'exploitation par bail ou location de tous biens et droits immobiliers, ainsi que, à titre exceptionnel, l'aliénation de ceux devenus inutiles à la société ; et plus généralement toutes opérations civiles, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet, pourvu qu'elles n'en modifient pas le caractère civil. »

Trois formules comptent dans ce paragraphe, et une absence.

  • « À titre exceptionnel, l'aliénation de ceux devenus inutiles » : sans elle, une SCI qui achète et revend régulièrement s'expose à la requalification en marchand de biens, avec les conséquences fiscales que cela implique.
  • « Pourvu qu'elles n'en modifient pas le caractère civil » : c'est le garde-fou qui interdit à la SCI de basculer dans le commercial.
  • « Toutes opérations civiles, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet » : la clause balai, qui évite d'avoir à modifier l'objet pour une opération accessoire.
  • L'absence du mot « meublé » : la location meublée est une activité commerciale par nature, et une société civile qui s'y livre devient passible de l'impôt sur les sociétés de plein droit, en application du 2 de l'article 206 du CGI (Code général des impôts).

Sur ce dernier point, l'administration admet une tolérance : la société reste à l'impôt sur le revenu tant que ses recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % de ses recettes totales hors taxes. La source est la doctrine publiée de l'administration fiscale, le BOFiP (référence BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320, version publiée le 4 juillet 2018 et toujours en ligne). C'est une tolérance doctrinale, pas un droit.

Concrètement : une SCI qui encaisse 24 000 € de loyers nus et 2 000 € de meublé saisonnier est à 7,7 % de recettes commerciales (2 000 / 26 000) — elle reste à l'impôt sur le revenu. Avec 3 000 € de meublé pour les mêmes 24 000 € de loyers nus, elle passe à 11,1 % (3 000 / 27 000) et sort de la tolérance. Et c'est la moyenne sur quatre ans qui compte, pas un dépassement isolé : le franchissement du seuil une année donnée ne fait pas basculer l'ensemble du résultat à l'IS si la moyenne des recettes commerciales de cette année et des trois années antérieures reste sous 10 % (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 330). C'est le dépassement durable qui emporte l'assujettissement.

Une limite qu'aucune rédaction ne franchira : l'objet écrit dans les statuts ne décide pas du régime fiscal, l'activité réellement exercée le décide. Une SCI dont l'objet exclut soigneusement le mot « meublé » mais qui loue deux de ses trois lots en meublé bascule à l'IS, quoi qu'en disent ses statuts. La clause d'objet protège la société et le gérant vis-à-vis des tiers. Elle ne protège de rien face à un vérificateur qui regarde les baux et les encaissements.

La rédaction de l'objet mérite un examen à part entière — degré de précision, cas de la construction, du photovoltaïque, de la location saisonnière — traité dans le guide dédié objet social d'une SCI. Sur le meublé et son effet fiscal, voir SCI et location meublée. Et si votre objet actuel est trop étroit, la procédure et son coût sont détaillés dans changer l'objet social d'une SCI.

4. Dénomination, siège, durée : les trois clauses d'identité

Ces trois mentions passent pour des formalités qu'on remplit en deux minutes. Chacune produit un effet qui n'apparaît que des années plus tard, au moment où la corriger coûte une assemblée, une annonce et une formalité au greffe.

Dénomination

Le nom est libre : patronyme des associés, nom de l'immeuble, sigle. Il n'existe pas d'obligation de vérifier sa disponibilité, mais un nom déjà déposé comme marque expose à une action en contrefaçon, et le changer coûte le forfait d'annonce légale le plus élevé, 199 € HT en 2026. Une recherche d'antériorité de dix minutes sur les bases publiques évite cela. Le sujet est développé dans dénomination sociale d'une SCI, la procédure de changement dans changer la dénomination d'une SCI.

Siège social

Le siège fixe le greffe compétent, le tribunal en cas de litige et le service des impôts des entreprises. Il peut être établi au domicile du gérant, y compris dans un logement loué ou en copropriété, sous réserve du bail et du règlement de copropriété. Une bonne pratique de rédaction consiste à autoriser le gérant à transférer le siège dans le même département par simple décision, à charge de faire ratifier la modification par la plus prochaine assemblée : cela évite une assemblée extraordinaire pour un déménagement. Voir siège social d'une SCI.

Durée

Règle supplétive : aucune, la durée doit être écrite, et elle est plafonnée à quatre-vingt-dix-neuf ans par l'article 1838. Clause à écrire : 99 ans à compter de l'immatriculation, sans hésitation.

Le vrai risque est celui de l'oubli au terme. Si la durée expire sans que la prorogation ait été votée avant l'échéance, la société est dissoute de plein droit, même si tous les associés souhaitent la poursuivre. C'est le scénario des sociétés constituées pour trente ou cinquante ans dans les années 1970 : le terme tombe, personne ne le voit passer, et l'anomalie se découvre chez le notaire au moment de vendre l'immeuble — parfois deux successions plus tard. L'article 1844-6 impose que les associés soient consultés au moins un an avant le terme — à défaut, tout associé peut faire désigner en justice un mandataire chargé de provoquer cette consultation — et ouvre, dans l'année qui suit la date d'expiration, une régularisation sur requête au président du tribunal : un rattrapage possible, mais coûteux et jamais garanti. La mécanique complète figure dans proroger une SCI arrivée à 99 ans.

5. Capital : 1 € ou 60 000 € ? Ce que le montant change vraiment

Règle supplétive : aucun minimum, aucun maximum, aucune obligation de libération immédiate. Le capital d'une SCI peut être de 1 €, souscrit et non libéré — c'est-à-dire promis dans les statuts mais pas encore versé sur le compte de la société — et la société sera immatriculée sans difficulté. En SCI, c'est parfaitement légal : la loi n'impose aucun délai de versement, contrairement à la SARL. Les statuts peuvent en fixer un, et c'est une bonne pratique : « les apports en numéraire sont libérés sur appel de la gérance ».

Légal ne veut pas dire opportun. Un capital de 1 € ne met personne à l'abri : en société civile, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts (art. 1857), et la banque qui prête 240 000 € demandera de toute façon une caution personnelle aux fondateurs. Le montant du capital n'arbitre donc pas le risque. Il arbitre la valeur des parts que vous transmettrez plus tard, et la souplesse dont vous disposerez pour financer la société. Un cas courant le montre mieux qu'une explication.

Exemple chiffré — 60 000 € d'apport, deux façons de les faire entrer

Une SCI acquiert un immeuble de 300 000 €, financé par 240 000 € de prêt bancaire et 60 000 € apportés par les parents fondateurs, qui veulent donner les parts à leurs deux enfants dès la création. Exemple volontairement simplifié : les frais d'acquisition, de l'ordre de 8 % du prix dans l'ancien (droits de mutation, taxe communale, émoluments et débours), sont laissés de côté — dans la réalité, il faut les financer en plus et l'actif net s'en trouve réduit d'autant.

  • Option A — tout en capital. Capital 60 000 €. Actif net au jour de la donation : 300 000 − 240 000 = 60 000 €. C'est la base taxable de la donation des parts.
  • Option B — capital 1 000 €, compte courant 59 000 €. Actif net : 300 000 − 240 000 − 59 000 = 1 000 €. La donation des parts porte sur 1 000 €. Les 59 000 € restent une créance des parents sur la société, remboursable en franchise d'impôt sur le revenu.

L'écart de base taxable est de 59 000 €. Il n'est légitime que si le compte courant est réel : versement tracé, convention écrite, inscription en comptabilité, remboursement effectif. Un compte courant fictif ou jamais remboursé se requalifie, et la créance reste dans la succession des parents. À lire avant de trancher : compte courant d'associé en SCI, donation de parts de SCI et abus de droit en SCI.

L'option B n'est pas gratuite pour autant. Cette créance de 59 000 €, les parents la conservent : elle reste dans leur patrimoine, elle figurera dans leur succession, et il faudra un jour la rembourser, la donner ou l'abandonner. Le compte courant déplace la question de la transmission de quinze ans, il ne la supprime pas. À l'inverse, un capital étoffé rassure la banque et donne à la SCI de quoi passer une vacance locative sans appeler les associés. Aucune des deux options n'est bonne dans l'absolu : la première convient à une donation programmée, la seconde à une SCI qui doit vivre longtemps sur ses propres ressources.

Capital fixe ou capital variable

L'article 1845-1 du Code civil renvoie, pour les sociétés civiles, au chapitre du Code de commerce consacré à la variabilité du capital — les articles L231-1 à L231-8. Ce renvoi a trois conséquences, dont les deux dernières sont largement ignorées.

  • Souplesse des mouvements. Le capital peut varier entre un plancher et un plafond fixés aux statuts, sans assemblée extraordinaire, sans annonce légale et sans formalité au greffe. L'article L231-5 encadre le plancher : il ne peut être inférieur au dixième du capital social stipulé dans les statuts. Pour une SCI qui prévoit des donations de parts échelonnées sur quinze ans, l'économie de formalités est réelle.
  • Accès à la clause d'exclusion. L'article L231-6, alinéa 2 du Code de commerce autorise expressément les statuts à stipuler que l'assemblée générale a le droit de décider, à la majorité fixée pour la modification des statuts, que l'un ou plusieurs des associés cessent de faire partie de la société. C'est le seul fondement textuel solide d'une clause d'exclusion en société civile, et il n'est ouvert qu'au capital variable. Voir la section sortie forcée.
  • Retrait libre par défaut. En capital fixe, on ne sort d'une SCI qu'avec l'accord de tous les autres associés (art. 1869). En capital variable, c'est l'inverse : l'article L231-6, alinéa 1er, laisse chacun se retirer quand il le juge convenable, sauf clause contraire — sans pouvoir faire tomber le capital sous le plancher fixé aux statuts (art. L231-5, al. 1er). Si cette liberté n'est pas voulue, il faut l'encadrer expressément.

    Le départ n'efface pas le passé pour autant : l'alinéa 3 du même article laisse l'associé sortant, qu'il parte de son plein gré ou qu'il soit exclu, tenu pendant cinq ans envers les associés et envers les tiers de toutes les obligations existant au jour de son départ.

En contrepartie, le capital variable impose la mention « à capital variable » dans tous les actes et la tenue rigoureuse d'un registre des mouvements de parts. Certaines banques le regardent avec plus de circonspection au moment d'instruire un prêt.

Faut-il donc systématiquement l'adopter ? Non. Pour deux conjoints qui achètent un appartement et n'ont l'intention de faire entrer personne, la variabilité n'ajoute qu'une mention sur le papier à en-tête et un registre à tenir. Elle devient précieuse à partir de trois associés, ou dès qu'il y a une transmission par paliers, ou dès qu'un des associés pourrait un jour devoir sortir contre son gré. Le choix du montant et de la forme est traité en détail dans capital social d'une SCI.

6. Gérance : nommer, limiter, révoquer — et l'erreur que font la plupart des modèles

Nomination et durée

Règle supplétive : le gérant est nommé par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales, et il l'est pour la durée de la société (art. 1846). Un gérant nommé sans précision est donc gérant pour quatre-vingt-dix-neuf ans.

Clause à écrire : une durée déterminée, renouvelable, par exemple trois ou six ans. Elle offre une porte de sortie sans conflit : le mandat arrive à terme et n'est pas renouvelé, ce qui n'est pas une révocation et n'ouvre donc aucun droit à dommages-intérêts. La question de la durée et du renouvellement est développée dans durée du mandat de gérant de SCI.

Un arbitrage de rédaction lourd de conséquences : nommer le gérant dans les statuts ou par acte séparé. Le gérant statutaire est plus solennel, mais tout changement suppose une modification des statuts. Le gérant nommé par acte séparé se remplace par une simple décision collective et une inscription modificative. Pour une SCI familiale destinée à durer, l'acte séparé est presque toujours le bon choix.

Pouvoirs

À l'égard des associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société (art. 1848). À l'égard des tiers, il engage la société par les actes entrant dans l'objet social (art. 1849) — et le même article précise que les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers.

Ce que fait vraiment une clause de limitation des pouvoirs

Elle ne protège pas la SCI contre le tiers. Si le gérant hypothèque l'immeuble en dépassant le seuil fixé aux statuts, l'hypothèque est valable et la banque est protégée. La clause produit un effet strictement interne : elle transforme le dépassement en faute de gestion, ce qui ouvre la révocation pour juste motif et une action en responsabilité contre le gérant.

« Le gérant ne peut, sans l'autorisation préalable des associés statuant à la majorité des deux tiers des parts : acquérir ou aliéner tout bien ou droit immobilier ; contracter tout emprunt d'un montant supérieur à [X] € ; consentir toute hypothèque, caution ou sûreté réelle sur les biens sociaux ; consentir tout bail d'une durée supérieure à neuf ans. »

Révocation

Règle supplétive, et c'est ici que se trouve l'erreur la plus répandue : l'article 1851 du Code civil prévoit que le gérant est révocable par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales, sauf disposition contraire des statuts. On lit fréquemment, y compris dans des modèles de statuts diffusés en ligne, qu'il faudrait à défaut l'unanimité des autres associés. C'est faux : cette règle est celle de la société en nom collectif, à l'article L221-12 du Code de commerce. Elle n'a jamais été celle de la société civile.

Quatre points complètent le régime, et le dernier surprend presque toujours.

  • La révocation décidée sans juste motif est valable, mais elle ouvre au gérant révoqué un droit à dommages-intérêts. Ce droit peut-il être écarté par une clause des statuts ? L'article 1851 s'ouvre sur « sauf disposition contraire des statuts » et la Cour de cassation a déjà validé une telle renonciation statutaire (3e civ., 6 janvier 1999), mais la solution reste discutée : une clause de ce type se rédige en connaissance de sa fragilité, jamais comme une sécurité.
  • Tout associé, même très minoritaire, peut demander en justice la révocation pour cause légitime. C'est la soupape lorsqu'un gérant majoritaire ne peut pas être révoqué en assemblée.
  • La révocation d'un gérant nommé dans les statuts entraîne une modification statutaire ; celle d'un gérant nommé par acte séparé, non. Dans les deux cas, la formalité au greffe et l'annonce légale restent dues.
  • Le dernier alinéa de l'article 1851 réserve une conséquence que peu de rédacteurs anticipent : sauf clause contraire, la révocation n'entraîne pas la dissolution de la société, mais si le gérant révoqué est associé, il peut alors se retirer et obtenir le remboursement de ses droits sociaux dans les conditions de l'article 1869. Révoquer un gérant associé peut donc obliger la SCI à racheter ses parts. Une clause statutaire écartant cette faculté est expressément permise par le texte : c'est l'un des arbitrages les plus utiles à trancher dès la rédaction.

Une tentation, pour terminer, à laquelle il vaut mieux résister : durcir la révocation aux deux tiers pour protéger le gérant fondateur. La clause se retourne mécaniquement, puisqu'elle protège aussi son successeur, y compris celui dont plus personne ne veut. Dans une SCI où le gérant détient 40 % des parts et l'autre associé 60 %, une clause aux deux tiers le rend purement et simplement irrévocable en assemblée — le majoritaire n'atteindra jamais le seuil seul. Il ne restera que la révocation judiciaire pour cause légitime, c'est-à-dire deux ans de procédure et un juge à convaincre. Le seuil légal de la moitié des parts est, dans la grande majorité des SCI, celui qu'il faut confirmer plutôt que déplacer.

Le statut du gérant, sa rémunération et sa responsabilité sont couverts par le guide gérant de SCI ; la co-gérance et la répartition des pouvoirs entre plusieurs gérants par co-gérance de SCI ; la procédure de remplacement par changer de gérant. Sur la rémunération et son traitement fiscal selon le régime, voir rémunération du gérant de SCI.

7. Majorités : la clause de trois lignes qui vaut la valeur de l'immeuble

Règle supplétive : l'article 1852 du Code civil soumet à l'unanimité les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants, en l'absence de clause contraire. L'article 1853 ajoute que les décisions se prennent en assemblée, les statuts pouvant prévoir la consultation écrite ; l'article 1854 valide la décision résultant du consentement de tous exprimé dans un acte.

Exemple chiffré — le coût d'une clause de majorité oubliée

SCI Les Chênes, capital 10 000 € divisé en 1 000 parts. Alain détient 450 parts, Béatrice 350, Camille 200. Les statuts, téléchargés en ligne en 2018, sont muets sur les majorités.

En 2026, le prêt in fine de 280 000 € arrive à terme : pendant quinze ans, la SCI n'a payé que les intérêts, et le capital est désormais exigible d'un coup. La seule issue raisonnable est de vendre l'immeuble, estimé 400 000 €. Alain et Béatrice, soit 800 parts sur 1 000 (80 %), sont d'accord. Camille, avec ses 200 parts (20 %), refuse.

  • Statuts muets. Article 1852 : unanimité. La vente est bloquée. Modifier les statuts pour y remédier ? Article 1836 : unanimité aussi. Camille refuse également. Il ne reste que la voie judiciaire — dissolution pour justes motifs ou retrait autorisé en justice — soit douze à vingt-quatre mois et plusieurs milliers d'euros de frais, pendant lesquels la banque appelle sa créance.
  • Statuts prévoyant les deux tiers. 800 parts sur 1 000 représentent 80 %, au-delà du seuil de 66,67 %. La vente est votée en une assemblée.

Coût de la clause au moment de la rédaction : trois lignes. Coût de son absence : la valeur de l'immeuble mise en jeu. Les mécanismes de sortie de blocage sont détaillés dans mésentente entre associés de SCI et abus de majorité et de minorité.

Clause à écrire : une grille de majorités par nature de décision, plutôt qu'une majorité unique. La grille ci-dessous constitue un point de départ raisonnable pour une SCI de trois associés ou plus.

Décision Règle sans clause Majorité à prévoir
Approbation des comptes et affectation du résultat Unanimité (art. 1852) Majorité simple des parts
Nomination et révocation du gérant Plus de la moitié des parts (art. 1846 et 1851) Confirmer la majorité des parts ; ne durcir qu'en mesurant l'effet miroir
Acquisition ou vente d'un immeuble, emprunt majeur Unanimité (art. 1852) Deux tiers des parts
Agrément d'un cessionnaire Unanimité (art. 1861) Trois quarts des parts, cédant compris dans le vote
Modification des statuts Unanimité (art. 1836) Trois quarts des parts
Dissolution anticipée Unanimité Unanimité — à conserver

Une seule règle est hors de portée de vos statuts : on ne peut pas augmenter les engagements d'un associé sans son accord personnel (art. 1836, al. 2). Aucune majorité, même unanime dans son principe, n'y suffit — il faut la signature de l'intéressé.

Deux précisions de rédaction souvent omises. D'abord, prévoyez explicitement le quorum sur seconde convocation : sans lui, un associé absent volontaire paralyse l'assemblée indéfiniment. Ensuite, autorisez expressément la consultation écrite et la visioconférence : l'article 1853 subordonne la consultation écrite à une clause statutaire, faute de quoi chaque décision suppose une réunion physique. La tenue des assemblées, les convocations et les procès-verbaux sont détaillés dans assemblée générale de SCI, et le droit d'information que l'article 1855 garantit à chaque associé dans droit d'information de l'associé.

Une réserve, et elle est de taille. Toute cette mécanique suppose que les parts ne soient pas réparties à égalité. Dans une SCI 50/50 — la configuration la plus courante entre conjoints, entre frère et sœur ou entre deux amis — aucune majorité statutaire ne débloque quoi que ce soit : ni la moitié, ni les deux tiers, ni les trois quarts ne sont atteignables le jour où les deux associés s'opposent. Écrire une grille de majorités dans une SCI 50/50 est un exercice décoratif. Ce qui protège réellement, ce sont les clauses de sortie : promesse croisée de rachat, procédure de retrait avec méthode de valorisation, désignation préalable d'un tiers arbitre. Ou, plus simplement, une répartition 51/49 assumée dès la création, quitte à rééquilibrer par un compte courant.

Enfin, la répartition du résultat obéit à l'article 1844-1 : chaque associé participe aux bénéfices et contribue aux pertes à proportion de ses parts, sauf clause contraire. Une répartition inégale est donc licite — 60 % du résultat pour 50 % du capital se défend parfaitement. Ce qui est réputé non écrit, c'est la clause léonine : attribuer la totalité du profit à un associé, l'exonérer de la totalité des pertes, l'exclure totalement du profit, ou mettre à sa charge la totalité des pertes. La sanction est chirurgicale : la clause disparaît, les statuts survivent, et la proportionnalité aux parts reprend ses droits. Voir répartition du résultat entre associés.

8. Agrément : qui peut entrer, qui peut sortir, et ce que coûte un refus

Règle supplétive : l'article 1861 pose que les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés. Son alinéa 2 nuance ce principe de deux manières qu'il faut lire attentivement, car elles sont régulièrement inversées.

  • Les statuts peuvent dispenser d'agrément les cessions consenties à un autre associé ou au conjoint de l'un d'eux. Cette dispense est une faculté : sans clause, la cession entre associés et la cession au conjoint restent soumises à l'agrément unanime.
  • Les cessions consenties aux ascendants et descendants du cédant sont libres de plein droit, sauf clause statutaire contraire. C'est la seule dispense qui joue sans avoir été écrite — et une SCI entre associés non familiaux a souvent intérêt à l'écarter expressément.
Situation Sans clause dans les statuts Ce que les statuts peuvent faire
Cession à un tiers Agrément de tous les associés Assouplir : majorité des trois quarts, des deux tiers, décision du gérant
Cession à un autre associé Agrément requis — la cession n'est pas libre Dispenser expressément d'agrément
Cession au conjoint d'un associé Agrément requis Dispenser expressément d'agrément
Cession à un ascendant ou un descendant du cédant Libre de plein droit Soumettre malgré tout à agrément
Délai de la procédure d'agrément Six mois : sans offre d'achat dans ce délai, l'agrément est réputé acquis (art. 1863) Modifier ce délai, sans descendre sous un mois ni dépasser un an (art. 1864)

La procédure, et ce qui se passe en cas de refus

Refuser un acheteur, c'est s'engager à le remplacer. Sur une SCI valorisée 400 000 €, dire non à la vente des 30 % que détient un associé, c'est trouver 120 000 € — que personne n'a sur son compte. Voilà pourquoi tant de refus finissent en agrément tacite au bout de six mois : les associés se taisent parce qu'ils ne peuvent pas payer. Une clause d'agrément ne vaut donc que si les statuts organisent aussi le financement du rachat : méthode de valorisation connue d'avance, échelonnement du prix sur plusieurs années, priorité entre les associés candidats.

La procédure, elle, tient en trois temps.

  1. Notification. Le projet de cession est notifié à la société et à chacun des associés. Les statuts peuvent prévoir qu'il n'est notifié qu'à la société lorsque l'agrément relève du gérant (art. 1861, dernier alinéa).
  2. Décision. Les associés agréent ou refusent, à la majorité prévue par les statuts ou, à défaut de clause, à l'unanimité.
  3. Six mois. Si aucune offre d'achat n'est faite au cédant dans les six mois de la dernière notification, l'agrément est réputé acquis (art. 1863) — à moins que les autres associés ne décident, dans le même délai, la dissolution anticipée de la société, décision que le cédant peut réduire à néant en renonçant à sa cession dans le mois qui suit. Ce n'est donc pas un vide juridique, contrairement à ce qu'on lit souvent.

Vous refusez l'acheteur ? Le Code civil met alors quatre issues en face (art. 1862).

  1. Un ou plusieurs associés rachètent les parts, chacun à proportion de celles qu'il détient déjà.
  2. La société fait racheter les parts par un tiers qu'elle désigne — à l'unanimité des autres associés, ou selon les modalités prévues aux statuts.
  3. La société rachète elle-même les parts, en vue de leur annulation.
  4. Le vendeur renonce à la cession et garde ses parts.

Si personne ne s'accorde sur le prix, il est fixé par un expert. C'est le mécanisme de l'article 1843-4 : à défaut d'accord sur le prix, un expert est désigné — par les parties, ou par le président du tribunal si elles ne s'entendent pas — et son évaluation s'impose à tout le monde. C'est le filet de sécurité de toutes les sorties de SCI, et il revient à chaque fois : refus d'agrément, retrait, décès, défaillance d'un associé.

Un point de rédaction, pendant qu'on y est : les statuts peuvent raccourcir le délai de six mois, dans les bornes strictes de l'article 1864 — seule dérogation admise aux articles 1862 et 1863, jamais plus d'un an ni moins d'un mois. Deux ou trois mois suffisent à écourter l'incertitude.

Dernier point, et il est important : une clause qui écarterait le cédant du vote sur l'agrément de sa propre cession est fragile. L'article 1844 donne à tout associé le droit de participer aux décisions collectives, et la Cour de cassation en déduit un droit de voter auquel les statuts ne peuvent déroger que dans les cas prévus par la loi — aucun texte ne prévoit cette exception en société civile. C'est exactement le raisonnement qu'elle a appliqué en 2024 à la clause d'exclusion (voir la section 10). Fixez donc une majorité renforcée calculée sur l'ensemble des parts, cédant compris, plutôt qu'une majorité obtenue en neutralisant son vote.

La rédaction complète de la clause, ses variantes et ses pièges sont traités dans clause d'agrément en SCI. Le droit de préemption statutaire, qui donne aux associés une priorité de rachat au prix offert par le tiers, s'y articule directement ; l'inaliénabilité temporaire des parts répond au besoin inverse, immobiliser l'actionnariat pendant une durée limitée.

Nouveau depuis le 27 juin 2026 : la cession de parts exige un acte professionnel

L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, impose que la cession de parts d'une société civile à prépondérance immobilière soit constatée par un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte reçu par un expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte est entré en vigueur le 27 juin 2026, au lendemain de sa publication au Journal officiel.

Votre SCI est-elle concernée ? « À prépondérance immobilière » veut dire que l'immobilier représente plus de la moitié de l'actif de la société. Une SCI qui détient un immeuble et un compte courant l'est évidemment ; en pratique, si votre SCI a été créée pour porter un ou plusieurs biens, considérez que vous êtes dans le champ. La quasi-totalité des SCI patrimoniales y entrent.

  • Aucune clause statutaire ne peut y déroger : ce n'est pas une règle supplétive.
  • Une dispense d'agrément prévue par les statuts, ou la liberté de plein droit des cessions aux ascendants et descendants, ne dispense jamais de ce formalisme.
  • Ce formalisme s'ajoute aux règles d'opposabilité de l'article 1865 et aux droits d'enregistrement.

Beaucoup de modèles de statuts et de contenus en ligne rédigés avant cette date décrivent encore la cession sous seing privé comme la voie normale. Ce n'est plus le cas.

Exemple chiffré — les frais de la cession, hors imposition de la plus-value du cédant

Un associé cède 30 % des parts d'une SCI dont l'actif net est valorisé 400 000 €. Prix de cession : 120 000 €.

  • Droits d'enregistrement : 5 % du prix, soit 6 000 €, à la charge du cessionnaire (article 726, I, 2° du CGI, sociétés à prépondérance immobilière). Aucun abattement, déclaration dans le mois de l'acte.
  • Acte professionnel obligatoire depuis le 27 juin 2026 : notaire, avocat contresignataire ou expert-comptable habilité. C'est devenu le poste le plus lourd de l'opération. Les honoraires d'avocat sont libres et se situent couramment entre 1 000 et 2 500 € pour une cession simple ; le notaire applique le tarif réglementé de l'acte de cession de droits sociaux, auquel s'ajoutent ses débours.
  • Formalité d'opposabilité : à l'égard de la société, signification par acte de commissaire de justice dans les formes de l'article 1690, de l'ordre de 100 à 200 €, ou transfert sur les registres si les statuts le prévoient (art. 1865), qui ne coûte rien. À l'égard des tiers, publicité au registre du commerce — et depuis le décret n° 2026-340 du 30 avril 2026, applicable aux formalités accomplies à partir du 6 mai 2026, la pièce à déposer n'est plus l'acte de cession mais les statuts mis à jour certifiés conformes par le gérant, comme en SARL.

Total hors fiscalité du vendeur : de 7 100 à 8 700 €, soit 6 à 7 % du prix de cession. L'écart entre les deux bornes tient pour l'essentiel au choix du rédacteur de l'acte. À comparer à la même cession conclue avant le 27 juin 2026 : 6 000 € de droits, et un acte sous seing privé rédigé par les parties elles-mêmes, sans un euro d'honoraires.

Une clause statutaire qui autorise expressément l'opposabilité par simple transfert sur les registres de la société supprime le coût de la signification. Elle se rédige en une phrase, à la création. Ces montants ne comprennent pas l'imposition du cédant : la plus-value de cession de parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu suit le régime des plus-values immobilières des particuliers — 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattements pour durée de détention — détaillé dans plus-value en SCI. Le détail des opérations figure dans céder des parts de SCI.

Deux situations voisines méritent chacune leur clause : l'entrée d'un nouvel associé par augmentation de capital plutôt que par cession — voir faire entrer un nouvel associé — et le nantissement des parts au profit d'une banque, dont la réalisation forcée peut faire entrer un tiers dans la société si les statuts n'ont rien prévu.

9. Démembrement et comptes courants : les deux clauses oubliées

Le démembrement des parts et le droit de vote

Dès qu'une SCI sert la transmission, les parts finissent démembrées : usufruit aux parents, nue-propriété aux enfants. L'article 1844 organise le partage du pouvoir, et sa rédaction actuelle, issue de la loi du 19 juillet 2019, appelle une lecture précise.

  • Son troisième alinéa, première phrase : le nu-propriétaire et l'usufruitier ont, l'un comme l'autre, le droit de participer aux décisions collectives.
  • Son troisième alinéa, seconde phrase — c'est le terme qu'emploie le texte lui-même : le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il est réservé à l'usufruitier.
  • Son troisième alinéa, dernière phrase : pour les décisions autres que l'affectation des bénéfices, le nu-propriétaire et l'usufruitier peuvent convenir entre eux que le droit de vote sera exercé par l'usufruitier. C'est une convention de vote, distincte des statuts, qui ne lie que ses signataires — utile quand on ne veut pas figer l'arbitrage dans un acte public.
  • Son dernier alinéa : les statuts peuvent déroger au deuxième alinéa et à la seconde phrase du troisième alinéa.

La ligne à ne pas franchir

La faculté de dérogation porte sur la seconde phrase du troisième alinéa, celle qui répartit le droit de vote. La première phrase, qui garantit au nu-propriétaire comme à l'usufruitier le droit de participer aux décisions collectives, est indérogeable. Les statuts peuvent donc attribuer la totalité du droit de vote à l'usufruitier, y compris sur les décisions ordinaires. Ils ne peuvent pas empêcher le nu-propriétaire d'être convoqué, d'assister à l'assemblée et d'y prendre la parole. Une clause qui l'exclut de la convocation est réputée non écrite, et la délibération est annulable.

Clause à écrire, pour un parent donateur qui veut conserver la main sans priver personne de son droit :

« Le nu-propriétaire et l'usufruitier sont convoqués à toutes les assemblées et ont le droit d'y participer. Par dérogation à la seconde phrase du troisième alinéa de l'article 1844 du Code civil, le droit de vote appartient à l'usufruitier pour toutes les décisions collectives, à l'exception de celles emportant modification des statuts, cession d'un immeuble social ou dissolution de la société, pour lesquelles le droit de vote appartient au nu-propriétaire. »

Exemple chiffré — une donation avec réserve d'usufruit, et l'erreur qui la vide de son sens

Claire et Thomas, 62 ans tous les deux, donnent à leurs deux enfants la nue-propriété de leurs 1 000 parts, et conservent l'usufruit. Les parts valent 200 000 € en pleine propriété.

  • À 62 ans, l'usufruit qu'ils gardent vaut 40 % de la pleine propriété, selon le barème de l'article 669 du CGI. La nue-propriété donnée en vaut donc 60 % : la donation porte sur 120 000 €.
  • Répartie entre deux enfants, elle représente 60 000 € par enfant — et comme les parts appartiennent aux deux parents, chaque enfant reçoit 30 000 € de sa mère et 30 000 € de son père.
  • L'abattement est de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans. Les 30 000 € y sont absorbés quatre fois sur quatre : aucun droit de donation à payer.

Claire et Thomas gardent les loyers — l'usufruitier vote l'affectation des bénéfices — et le vote sur la gestion courante s'ils l'ont prévu aux statuts. Mais s'ils gardent aussi le vote sur la vente de l'immeuble et sur la modification des statuts, et qu'ils se nomment gérants pour la durée de la société, ils n'ont en fait rien transmis : les enfants sont propriétaires sur le papier d'un bien dont ils ne décident rien. Voir démembrement de parts de SCI et donation de parts.

Cet excès n'est pas seulement une question de principe : la réalité de la donation peut être discutée par l'administration. Laisser au nu-propriétaire le vote sur les décisions graves — modification des statuts, vente de l'immeuble, dissolution — n'est pas une concession, c'est ce qui rend la donation crédible. Voir abus de droit en SCI. Les effets du montage sur l'IFI et sur les droits de donation sont détaillés dans le guide démembrement de parts de SCI.

Les comptes courants d'associés

C'est la clause la plus systématiquement absente des statuts de SCI, et celle dont l'absence se paie le plus vite. En l'absence de stipulation, une avance en compte courant est en principe remboursable à tout moment. Un associé peut donc exiger, du jour au lendemain, la restitution de 59 000 € à une société dont la seule ressource est un loyer mensuel. La SCI n'a alors le choix qu'entre vendre l'immeuble ou solliciter des délais de paiement en justice.

Clause à écrire : renvoyer à une convention de compte courant et poser dans les statuts le principe d'un préavis et d'un ordre de remboursement.

« Les associés peuvent mettre à la disposition de la société toutes sommes en compte courant. Les conditions de rémunération, de préavis et de remboursement de ces avances sont arrêtées par décision collective ordinaire et formalisées dans une convention écrite. Le remboursement ne peut intervenir qu'après un préavis de [six] mois notifié par lettre recommandée et à la condition qu'il ne compromette pas la capacité de la société à honorer ses échéances d'emprunt. »

Cette clause protège la société, pas l'associé qui a sorti l'argent. C'est un arbitrage, pas une amélioration : celui qui avance 59 000 € accepte, en signant les statuts, de ne pas les revoir avant six mois. Autant qu'il le sache le jour de la signature plutôt que le jour du divorce.

Si la SCI est à l'impôt sur les sociétés et que les avances sont rémunérées, la déduction des intérêts suppose un capital entièrement libéré — c'est-à-dire réellement versé, et pas seulement promis dans les statuts — et reste plafonnée par l'article 39, 1, 3° du CGI, au taux effectif moyen publié chaque trimestre par l'administration. Et le compte courant ne doit jamais devenir débiteur : un associé qui doit de l'argent à la SCI, c'est un avantage occulte, redressable. Les modèles et écritures correspondants sont dans compte courant d'associé, modèle de convention de compte courant et compte courant débiteur.

Un dernier réflexe de rédaction : prévoyez une clause de conventions réglementées encadrant les contrats passés entre la société et un associé ou le gérant — bail consenti à un associé, prêt familial, mandat de gestion. La loi n'en impose pas en société civile ; une clause de transparence protège le gérant autant que les minoritaires. Voir conventions réglementées en SCI et louer un bien de la SCI à un associé.

10. Sortie forcée : exclusion, décès, retrait

L'exclusion d'un associé

Peut-on écarter un associé contre sa volonté ? On lit tout et son contraire, le plus souvent sous forme d'affirmation tranchée. La réponse dépend en réalité de la forme du capital.

  • Capital variable. L'article 1845-1 du Code civil rend applicables aux sociétés civiles les dispositions du Code de commerce sur le capital variable, soit les articles L231-1 à L231-8. Parmi eux, l'article L231-6, alinéa 2 prévoit expressément que les statuts peuvent stipuler que l'assemblée générale a le droit de décider, à la majorité fixée pour la modification des statuts, que l'un ou plusieurs des associés cessent de faire partie de la société. La clause repose alors sur un texte, ce qui change tout en contentieux.
  • Capital fixe. Aucun texte n'organise l'exclusion en société civile. Une clause d'exclusion y demeure fragile, et son introduction en cours de vie sociale suppose au minimum l'unanimité. C'est un argument de plus, souvent décisif, en faveur du capital variable dès la rédaction initiale.

Cass. com., 29 mai 2024, n° 22-13.158 (publié)

Toute stipulation ayant pour objet ou pour effet de priver l'associé dont l'exclusion est proposée de son droit de voter sur cette proposition est réputée non écrite. Autrement dit, l'associé menacé d'exclusion vote sur sa propre exclusion. L'arrêt a été rendu à propos d'une société coopérative d'intérêt collectif par actions simplifiée à capital variable, au visa combiné des articles 1844 et 1844-10 du Code civil et de l'article L227-16 du Code de commerce. La Cour y juge que « tout associé a le droit de participer aux décisions collectives et de voter », en déduisant ce droit de vote de l'article 1844, dont l'alinéa 1er ne vise littéralement que la participation aux décisions collectives. Deux des trois textes du visa étant communs à toutes les sociétés, la doctrine majoritaire considère que la solution a vocation à s'appliquer en société civile ; la Cour de cassation ne l'a pas encore dit pour cette forme. Prudence de rédaction : un très grand nombre de clauses d'exclusion rédigées avant 2024 neutralisaient précisément le vote de l'intéressé pour rendre l'exclusion possible, et mieux vaut fixer d'emblée une majorité atteignable en incluant ses parts plutôt que de parier sur le maintien d'une clause qui neutralise son vote.

Une clause d'exclusion opérationnelle réunit quatre éléments : des motifs objectifs et limitativement énumérés (défaut de libération des apports, condamnation pénale, activité concurrente, comportement compromettant l'objet social) ; une procédure contradictoire écrite, avec convocation, communication des griefs et délai de réponse ; une majorité atteignable incluant le vote de l'intéressé ; et une méthode de valorisation des parts, à défaut de laquelle le prix sera fixé par l'expert de l'article 1843-4. La rédaction détaillée figure dans clause d'exclusion d'un associé.

Il faut être honnête sur son efficacité réelle. Une clause d'exclusion ne règle presque jamais le conflit qu'on imaginait en la rédigeant : elle suppose un motif objectif prouvable, une procédure contradictoire menée sans faute, une majorité atteignable en comptant les parts de l'intéressé, et surtout de l'argent pour lui racheter ses parts. Dans une SCI à trois où deux associés s'allient contre le troisième, elle sert d'abord à ouvrir une négociation. C'est déjà utile. Ce n'est pas un bouton d'éjection.

Le décès d'un associé

Règle supplétive : l'article 1870 prévoit que la société n'est pas dissoute par le décès d'un associé et qu'elle continue avec ses héritiers ou légataires. Ceux-ci deviennent associés de plein droit, quel que soit leur nombre, y compris mineurs, et détiennent les parts en indivision jusqu'au partage.

Les statuts peuvent aménager cela dans les deux sens : imposer aux héritiers indivis de se faire représenter par un mandataire commun, soumettre leur entrée à agrément avec rachat en cas de refus, ou réserver aux associés survivants une option de rachat, au prix fixé par l'expert de l'article 1843-4 à défaut d'accord.

Exemple chiffré — Paul décède, et ses statuts décident pour ses enfants

Paul détenait 400 parts sur 1 000 d'une SCI valorisée 400 000 €. Ses trois enfants héritent, en indivision. Trois rédactions possibles, trois vies très différentes pour la société.

  • Statuts muets. Les trois enfants deviennent associés de plein droit, à la place de Paul. La société compte deux associés de plus qu'hier, et chaque décision suppose désormais que la fratrie s'accorde d'abord entre elle.
  • Clause de mandataire commun. Les trois restent associés, mais une seule voix parle pour eux à l'assemblée. Coût : zéro. C'est la clause la plus rentable de tout ce guide.
  • Clause d'agrément des héritiers. Les associés survivants peuvent refuser leur entrée — mais ils doivent alors racheter les 400 parts, soit 160 000 € (40 % de 400 000 €), au prix fixé par l'expert de l'article 1843-4 à défaut d'accord.

Choisir la clause, c'est choisir laquelle des deux factures on est prêt à payer : la lourdeur d'une indivision à l'assemblée, ou 160 000 € à sortir dans l'année d'un décès. Voir décès d'un associé de SCI.

Pour une SCI familiale de transmission, la clause d'agrément des héritiers est généralement contre-productive : elle contrarie l'objectif même du montage. Pour une SCI entre associés non apparentés, elle est presque indispensable. Le décès du gérant obéit à des règles distinctes, détaillées dans décès du gérant de SCI.

Le retrait volontaire

Règle supplétive : l'article 1869 autorise l'associé à se retirer totalement ou partiellement dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, avec l'accord unanime des autres associés — le juge pouvant l'autoriser pour justes motifs. L'associé qui se retire a droit au remboursement de la valeur de ses droits sociaux, au prix fixé par l'expert de l'article 1843-4 à défaut d'accord amiable. Sans clause, un associé qui veut sortir dépend donc du bon vouloir de tous les autres.

En capital variable, la règle s'inverse : l'article L231-6, alinéa 1er du Code de commerce laisse chaque associé se retirer quand il le juge convenable, sauf conventions contraires et sans pouvoir faire tomber le capital sous le plancher statutaire (art. L231-5, al. 1er). Souplesse à l'entrée, mais pas d'amnistie à la sortie : l'alinéa 3 du même article L231-6 laisse l'associé qui cesse de faire partie de la société, de son plein gré comme par décision de l'assemblée, tenu pendant cinq ans envers les associés et envers les tiers de toutes les obligations existant au jour de son départ. Dans les deux cas, prévoir une procédure de retrait, avec préavis et méthode de valorisation, est l'un des meilleurs remparts contre le blocage durable. Voir sortir d'une SCI et rachat de parts par la société.

Restent deux sorties subies, que personne n'anticipe au moment de signer.

La première ne suppose même pas un divorce. Vous êtes marié sous le régime de la communauté et vous achetez vos parts avec l'argent du ménage ? Votre conjoint peut, à n'importe quel moment, revendiquer la moitié de ces parts et devenir associé (art. 1832-2). Sans divorce, sans conflit, sur simple notification à la société. Deux cas de figure :

  • S'il se manifeste dès la souscription ou dès l'acquisition des parts, l'agrément donné vaut pour les deux époux : rien à décider.
  • S'il se manifeste plus tard, les associés peuvent le refuser — mais seulement si les statuts ont expressément prévu ce cas. Et l'époux déjà associé ne vote pas : ses parts ne comptent ni pour le quorum ni pour la majorité.

Clause à écrire : viser nommément la revendication de l'article 1832-2 dans la clause d'agrément, faute de quoi elle ne joue pas.

La seconde sortie subie est la défaillance financière d'un associé. L'article 1860 vise limitativement la déconfiture, la faillite personnelle, la liquidation de biens et le règlement judiciaire : dans ces cas, et sauf dissolution anticipée décidée à l'unanimité des autres associés ou prévue aux statuts, il est procédé au remboursement des droits sociaux de l'intéressé — au prix fixé par l'expert de l'article 1843-4 à défaut d'accord — et celui-ci perd la qualité d'associé. L'associé placé sous tutelle ou sous curatelle n'entre pas dans ce texte : sa situation relève des règles de protection des majeurs, et c'est aux statuts d'organiser sa représentation aux assemblées.

Ces trois cas ont chacun leur guide : SCI et régime matrimonial, SCI et divorce et associé de SCI sous tutelle.

11. Modifier les statuts : procédure et coût réel en 2026

L'article 1836 pose la règle et son garde-fou. Règle : les statuts ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité, sauf clause contraire. Garde-fou d'ordre public : en aucun cas les engagements d'un associé ne peuvent être augmentés sans son consentement. Aucune majorité statutaire, même unanime dans son principe, ne permet d'imposer à un associé un apport supplémentaire ou une responsabilité accrue.

La procédure suit ensuite quatre étapes : convocation de l'assemblée dans les formes prévues aux statuts, vote et procès-verbal, mise à jour des statuts, puis formalité en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises. Le formulaire M2 papier n'existe plus depuis la centralisation des formalités à l'INPI ; le parcours actuel est décrit dans guichet unique INPI.

Le coût, ligne par ligne

Deux barèmes s'appliquent. Les annonces légales de modification sont facturées au forfait par l'arrêté du 19 novembre 2025, applicable depuis le 1er janvier 2026 — mais ce forfait est réservé à l'avis qui porte sur une seule modification. Dès qu'une même annonce en regroupe plusieurs, elle sort du forfait et bascule au tarif au caractère, dont le montant varie selon le département : chiffrez alors les deux hypothèses, un avis groupé au caractère contre deux avis forfaitaires distincts. Les émoluments de greffe, eux, résultent de l'arrêté du 25 février 2026, entré en vigueur le 1er mars 2026, qui fixe les tarifs des articles A743-8 à A743-18 du Code de commerce.

Modification Annonce légale Greffe Total TTC
Changement de gérant 109 € HT (130,80 € TTC) 185,77 € 316,57 €
Transfert du siège social 109 € HT (130,80 € TTC) 185,77 € 316,57 €
Changement d'objet social 136 € HT (163,20 € TTC) 185,77 € 348,97 €
Augmentation ou réduction de capital 136 € HT (163,20 € TTC) 185,77 € 348,97 €
Changement de dénomination 199 € HT (238,80 € TTC) 185,77 € 424,57 €
Mouvements d'associés 199 € HT (238,80 € TTC) 185,77 € 424,57 €
Clause purement interne (majorités, agrément, préemption) Aucune 13,16 € (dépôt d'actes seul) 13,16 €

D'où viennent ces 185,77 € ? Les deux émoluments de l'article A743-10 du Code de commerce n'en représentent qu'un quart. Voici la facture réelle d'une modification déposée avec les statuts mis à jour.

  • Inscription modificative 42,26 € HT
  • TVA 8,45 €
  • Droit affecté à l'INPI 5,90 €
  • Insertion au BODACC 116,00 €
  • Sous-total inscription modificative 172,61 €
  • + dépôt des statuts à jour 13,16 € TTC (6,05 € HT + 1,21 € de TVA + 5,90 € d'INPI)
  • Total 185,77 € TTC

Deux points comptent. L'émolument de dépôt est dû une seule fois par dépôt, quel que soit le nombre de pièces déposées. Et le montant de 177,01 € TTC que l'on rencontre encore en ligne ne correspond à aucune ligne du barème des greffiers, ni avant ni après l'arrêté du 25 février 2026. Le seul chiffre à retenir pour une modification déposée avec les statuts mis à jour est 185,77 € TTC, en vigueur depuis le 1er mars 2026.

La dernière ligne du tableau est celle qui mérite le plus d'attention. Ajouter une clause de majorité, une clause d'agrément ou une clause de préemption ne change aucune donnée immatriculée : ni annonce légale, ni inscription modificative, seulement le dépôt des statuts mis à jour, 13,16 € TTC. Le coût de la formalité est dérisoire. Ce qui est cher, c'est l'unanimité de l'article 1836 qu'il faut réunir pour y arriver — et qui n'est plus disponible le jour où le désaccord est né. La procédure complète, cas par cas, est développée dans modifier les statuts d'une SCI, et la rédaction de l'avis dans annonce légale de SCI.

12. Modèle de statuts de SCI commenté : les douze arbitrages et le squelette complet

Il n'y a pas de bons statuts en général, il y a des statuts cohérents avec un projet. Le tableau ci-dessous récapitule les douze décisions à prendre, avec la règle qui s'applique si vous n'en prenez aucune. Utilisez-le comme grille de relecture : pour chaque ligne, la colonne de droite doit correspondre à un article de vos statuts, ou vous avez accepté la colonne du milieu sans le savoir.

Arbitrage Si les statuts se taisent Clause recommandée
1. Étendue de l'objet Mention obligatoire, contenu libre Objet large, cession à titre exceptionnel, caractère civil préservé
2. Transfert du siège Décision collective à l'unanimité Délégation au gérant dans le même département, ratifiée ensuite
3. Forme du capital Fixe Variable si transmission progressive ou clause d'exclusion envisagée
4a. Où nommer le gérant Dans les statuts ou par acte séparé, au choix des fondateurs Acte séparé : le remplacement n'oblige alors pas à modifier les statuts
4b. Durée du mandat Toute la durée de la société, soit 99 ans (art. 1846) 3 à 6 ans, renouvelable
5. Pouvoirs du gérant Tous actes de gestion, sans seuil Seuils d'autorisation préalable pour vente, emprunt, sûreté, bail long
6. Révocation du gérant Plus de la moitié des parts (art. 1851) Confirmer ce seuil ; le durcir rend aussi le futur gérant irrévocable
7. Majorités des décisions Unanimité (art. 1852) Grille par nature de décision, quorum sur seconde convocation
8. Modification des statuts Unanimité (art. 1836) Trois quarts des parts — la clause à ne jamais omettre
9. Agrément et préemption Agrément unanime, ascendants et descendants libres, délai légal de six mois (art. 1863) Majorité d'agrément cédant compris, délai raccourci dans les limites de l'art. 1864, préemption des associés
10. Démembrement Vote au nu-propriétaire sauf affectation du résultat (art. 1844) Vote à l'usufruitier hors décisions graves ; participation des deux préservée
11. Comptes courants Remboursables à tout moment Préavis, convention écrite, subordination aux échéances d'emprunt
12a. Décès d'un associé Les héritiers deviennent associés de plein droit, en indivision (art. 1870) Mandataire commun obligatoire ; agrément des héritiers seulement hors cercle familial
12b. Retrait d'un associé Accord unanime des autres en capital fixe (art. 1869) ; libre en capital variable Procédure écrite : préavis, méthode de valorisation, échelonnement du prix
12c. Exclusion d'un associé Aucun fondement textuel en capital fixe Clause de l'art. L231-6 al. 2 si capital variable, majorité incluant les parts de l'intéressé

Le squelette : à quoi ressemblent des statuts, article par article

Des statuts de SCI tiennent en une quinzaine d'articles, toujours dans le même ordre. Voici la charpente, avec pour chacun la section de ce guide qui vous dit quoi y mettre. Si l'un de ces articles manque dans le document que vous relisez, c'est le droit supplétif qui l'a rempli à votre place.

  1. Forme — société civile régie par les art. 1832 et suivants (§ 2)
  2. Objet — la clause la plus lourde de conséquences fiscales (§ 3)
  3. Dénomination — nom suivi de la mention « société civile immobilière » (§ 4)
  4. Siège social — adresse, et délégation au gérant pour le transfert (§ 4)
  5. Durée — 99 ans à compter de l'immatriculation (§ 4)
  6. Apports — nature, montant, évaluation, associé par associé (§ 2)
  7. Capital social — montant, fixe ou variable, modalités de libération (§ 5)
  8. Parts sociales — nombre, valeur nominale, répartition, droits attachés (§ 5)
  9. Cession et agrément — majorité, délai, préemption, rachat en cas de refus (§ 8)
  10. Décès d'un associé — continuation, mandataire commun, agrément des héritiers (§ 10)
  11. Gérance — nomination, durée, pouvoirs, limitations, révocation (§ 6)
  12. Décisions collectives — grille de majorités, quorum, consultation écrite (§ 7)
  13. Comptes courants d'associés — préavis, rémunération, remboursement (§ 9)
  14. Exercice social et comptes — date de clôture, approbation, affectation du résultat (§ 7)
  15. Dissolution et liquidation — majorité requise, désignation du liquidateur (§ 12)

Deux articles s'ajoutent selon le projet : une clause de démembrement si les parts sont ou seront divisées entre usufruit et nue-propriété (section 9), et une clause d'exclusion si le capital est variable (section 10). L'ordre des articles n'a aucune valeur juridique : ce qui compte, c'est qu'aucun ne manque.

Ce que des statuts ne feront jamais

Une page qui explique comment rédiger des statuts a tendance à leur prêter des pouvoirs qu'ils n'ont pas. Quatre limites méritent d'être dites avant de commencer à écrire.

  • Ils ne remplacent pas une entente. Des statuts très travaillés entre deux associés qui ne se parlent plus produisent des assemblées régulières et des blocages réguliers. Ils organisent le désaccord, ils ne le résolvent pas.
  • Ils ne mettent pas le patrimoine à l'abri. L'article 1857 laisse les associés répondre des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts. Aucune clause n'y déroge à l'égard d'un créancier. Le détail est dans responsabilité des associés de SCI.
  • Ils ne décident pas de la fiscalité. L'IR est de plein droit, l'option pour l'IS se formule auprès du service des impôts des entreprises. Écrire « la société est soumise à l'impôt sur les sociétés » dans les statuts n'a aucun effet fiscal et oblige à une modification statutaire le jour où l'on change d'avis. Voir passer une SCI de l'IR à l'IS.
  • Ils ne rendent pas une SCI utile quand elle ne l'est pas. Deux conjoints qui achètent un studio loué nu, sans projet de transmission et sans second achat en vue, y gagneront une assemblée annuelle, une déclaration annuelle de résultats — le formulaire 2072, celui des SCI à l'impôt sur le revenu — et quelques centaines d'euros de frais — pour un revenu foncier identique au centime près à celui d'une détention en direct. Les meilleurs statuts du monde n'y changeront rien : l'arbitrage se pose avant, dans SCI ou nom propre et indivision ou SCI.

L'excès inverse a lui aussi son coût, rarement mentionné. Des statuts de trente pages, avec exclusion, préemption, inaliénabilité et agrément aux trois quarts, pour une SCI entre un père et son fils, créent surtout des obligations que personne ne respectera. Chaque clause écrite est une clause à appliquer : un agrément oublié le jour d'une donation de parts, et la cession encourt la nullité — que peuvent demander la société et les associés dont le consentement était requis, mais non le cessionnaire lui-même. Une clause de trop n'est pas neutre.

Un mot, pour finir, sur la frontière avec le pacte d'associés. Les statuts sont publics et opposables ; leur violation peut faire annuler l'acte ou le rendre inopposable à la société. Le pacte est confidentiel mais n'a qu'un effet relatif : sa violation n'ouvre que des dommages-intérêts. L'agrément, la préemption et les majorités appartiennent donc aux statuts. Le pacte reçoit ce que l'on ne veut pas publier — méthode de valorisation, engagement de conservation, règles ne liant que certains associés. Pour suivre les mouvements de parts au fil des années, le registre de suivi des parts complète l'ensemble.


13. Sources officielles et textes de référence

Chaque règle et chaque montant cités ci-dessus proviennent des textes suivants, consultés dans leur version consolidée au 20 août 2026. En cas de divergence avec un contenu lu ailleurs, c'est le texte qui tranche.

14. Questions fréquentes sur les statuts de SCI

Les questions qui reviennent le plus souvent, et les réponses courtes.

Pour aller plus loin sur les statuts

Chaque clause évoquée ci-dessus a son guide dédié. Voici où creuser, selon la clause que vous êtes en train d'écrire.

Les mentions d'identité

Les clauses de circulation des parts

Gouvernance et décisions

Clauses patrimoniales et sorties

Après la signature

Une fois les statuts signés

La société commence à produire ses propres obligations : une assemblée par an, des comptes à tenir, une déclaration annuelle de résultats à déposer — le formulaire 2072 si la SCI est à l'impôt sur le revenu, le 2065 si elle est à l'IS. C'est la partie dont sci-ai.app s'occupe — synchronisation bancaire, écritures, liasse et télétransmission, avec un expert-comptable quand la question dépasse le logiciel.

FAQ

Statuts de SCI : les 16 questions les plus posées