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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 69€ HT

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Temps de lecture : 25 min

Statuts de SCI : Rédiger des Statuts Solides — Guide Juridique Complet

Les statuts sont la constitution de votre SCI. Des statuts mal rédigés — objet social trop restrictif, absence de clause d'agrément, unanimité imposée pour toute décision, absence de règles de succession — génèrent des conflits entre associés, des blocages en assemblée, et des coûts de modification qui se comptent en milliers d'euros. À l'inverse, des statuts bien construits anticipent chaque situation et protègent la SCI pendant toute sa durée de vie.

Ce guide détaille les 8 mentions obligatoires de l'article 1835 du Code civil, les clauses stratégiques que la plupart des modèles standards omettent (capital variable, limitation des pouvoirs du gérant, clause de succession, droit de préemption), et les clauses nulles de plein droit à bannir absolument (clause léonine, art. 1844-1 CC).

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les textes officiels (Legifrance, Code civil, Code de commerce). Mis à jour le 31 mars 2026.

1. Pourquoi les statuts sont si importants

Les statuts d'une SCI ont une double nature. Ce sont à la fois un contrat entre les associés et l'acte constitutif de la société, opposable aux tiers. Ils fixent les règles du jeu pour toute la durée de vie de la SCI — qui peut atteindre 99 ans.

Un modèle de statuts standard téléchargé gratuitement contient les mentions minimales pour immatriculer la SCI. Il ne protège pas les associés contre les conflits futurs. Voici les situations les plus courantes où des statuts défaillants coûtent cher :

  • Blocage en assemblée générale : en l'absence de règles de majorité, l'unanimité s'impose (art. 1852 CC). Si un associé devient hostile, toute décision importante est paralysée.
  • Entrée d'un tiers indésirable : sans clause d'agrément bien rédigée, un associé peut céder ses parts à n'importe qui sans l'accord des autres.
  • Décès d'un associé : sans clause de continuation, les héritiers (parfois mineurs, parfois nombreux) entrent de plein droit dans la SCI, ce qui peut la déstabiliser.
  • Gérant omnipotent : sans limitation statutaire des pouvoirs, le gérant peut signer des actes importants (vente, emprunt) sans consulter les autres associés.
  • Modification coûteuse : corriger des statuts défaillants implique une AGE, une annonce légale (100-200 € HT), un dépôt au greffe — et l'accord unanime des associés si les statuts n'ont pas prévu de majorité. Si un associé refuse, la modification est impossible.

L'investissement dans des statuts bien rédigés — que ce soit via un avocat (500-1 500 €) ou un notaire (1 500-2 500 €) — est rentable dès la première situation conflictuelle évitée.

2. Les 8 mentions obligatoires (art. 1835 du Code civil)

L'article 1835 du Code civil (issu de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016) dispose que les statuts déterminent, outre les apports de chaque associé : la forme, l'objet, l'appellation, le siège social, le capital social, la durée et les modalités de fonctionnement de la société.

Cela donne 8 mentions, dont chacune doit être rédigée avec précision :

Mention obligatoire Ce qu'il faut préciser Risque si omis ou mal rédigé
1. Forme sociale « Société Civile Immobilière » Nullité des statuts
2. Dénomination Nom de la société (ex : « SCI du Parc ») — peut contenir les noms des associés Nullité des statuts
3. Objet social Activités autorisées. Doit être licite et précis Actes hors objet inopposables à la SCI (engagement personnel du gérant)
4. Siège social Adresse complète. Peut être le domicile du gérant Problème de rattachement au greffe compétent
5. Capital social Montant et nature (fixe ou variable). Pas de minimum légal Nullité des statuts
6. Durée En années, max 99 ans (art. 1838 CC) Dissolution de plein droit à l'expiration non prorogée
7. Apports de chaque associé Nature (numéraire, nature, industrie), valeur, nombre de parts reçues en contrepartie Contestation sur la répartition des parts
8. Modalités de fonctionnement Gérance, assemblées générales, cession de parts, comptes, dissolution Droit supplétif (unanimité, règles par défaut peu adaptées)

L'omission d'une mention obligatoire n'entraîne pas automatiquement la dissolution de la SCI, mais elle peut être invoquée pour en demander la nullité par tout associé ou créancier, notamment en cas de litige. Vérifiez systématiquement chaque mention.

3. L'objet social : large ou restrictif ?

L'objet social définit le périmètre d'activité de la SCI. Tout acte accompli en dehors de l'objet social est inopposable à la SCI si l'autre partie en avait connaissance — c'est le gérant qui engage alors sa responsabilité personnelle.

Rédaction standard recommandée :

« L'acquisition, la construction, la gestion, l'administration, la mise en valeur, la mise en location et, en tant que de besoin, la cession de tous biens et droits immobiliers, ainsi que toutes opérations financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Cette formulation large permet :

  • D'acquérir de nouveaux biens sans modifier les statuts
  • De vendre un bien si nécessaire
  • D'effectuer des travaux, des rénovations, des constructions
  • D'ouvrir des comptes bancaires, de contracter des emprunts

Ce que l'objet social ne peut pas faire : une SCI ne peut pas exercer une activité commerciale. L'article L110-1 du Code de commerce liste les actes de commerce : la location de meubles y figure (al. 4°), ce qui implique qu'une activité de location meublée à titre habituel peut requalifier la SCI en société commerciale de fait. Si la SCI fait de la location meublée de manière significative, elle peut perdre sa qualification civile et se voir appliquer l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206-2 CGI), sans possibilité de retour en arrière.

Pour la location meublée, voir notre guide SCI et location meublée.

4. Capital fixe ou capital variable (art. L231-1 C.com)

La SCI n'impose aucun capital minimum. En pratique, un capital de 1 000 à 10 000 € est recommandé pour une SCI qui emprunte — les banques y sont sensibles, même si ce n'est pas une condition légale.

Capital fixe

Le capital ne change que par modification statutaire (AGE + publication). Toute entrée ou sortie d'associé implique une démarche formelle. C'est la structure par défaut, adoptée par la majorité des SCI simples.

Capital variable (art. L231-1 du Code de commerce)

Le capital variable permet des augmentations et réductions de capital sans modifier les statuts, dans une fourchette définie :

  • Plancher : 1/10e du capital fixé dans les statuts. Le capital ne peut pas descendre en dessous sans déclencher une modification statutaire.
  • Plafond : librement fixé dans les statuts (ex : « le capital pourra varier entre 1 000 € et 1 000 000 € »).

Les statuts doivent contenir une clause spécifique :

« Le capital social est variable. Il pourra être augmenté ou diminué par décision des associés dans les conditions fixées par la loi. Le capital minimum (plancher) est de [montant] €. »

Quand choisir le capital variable ? Dès que vous envisagez des transmissions progressives de parts (donations, démembrement), l'intégration future d'un enfant ou d'un tiers, ou des apports successifs. Le capital variable élimine les frais et délais d'une modification statutaire pour chaque mouvement de capital.

Attention : le capital variable ne dispense pas de l'agrément si les statuts en prévoient un pour les cessions. Il simplifie la mécanique comptable et statutaire, pas la procédure d'entrée d'un nouvel associé.

5. La gérance : pouvoirs et limitations statutaires

Le gérant est le représentant légal de la SCI. Il la représente vis-à-vis des tiers et accomplit les actes de gestion courante. L'article 1856 du Code civil lui impose de rendre compte aux associés au moins une fois par an.

Pouvoirs légaux du gérant

En l'absence de limitation statutaire, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion dans l'intérêt de la société : percevoir les loyers, payer les charges, signer des baux, ouvrir un compte bancaire, souscrire une assurance. Il peut aussi, sauf clause contraire, conclure des emprunts et hypothéquer les biens sociaux.

Limitations statutaires des pouvoirs

Il est fortement recommandé d'insérer des seuils de consultation obligatoire des associés pour les actes importants :

Clause de limitation des pouvoirs (modèle)

« Le gérant ne peut, sans l'autorisation préalable des associés statuant à la majorité [des 2/3] des parts :
— céder ou acquérir tout bien immobilier ;
— contracter tout emprunt supérieur à [X] euros ;
— consentir toute hypothèque ou sûreté réelle sur les biens sociaux ;
— signer tout bail d'une durée supérieure à [9 ans]. »

Important : l'article 1849 du Code civil est très clair sur ce point — « les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers ». Peu importe que le tiers ait eu connaissance ou non de la limitation : les actes du gérant engagent toujours la SCI vis-à-vis des tiers, même s'ils dépassent les seuils fixés dans les statuts. La limitation des pouvoirs protège donc uniquement les associés entre eux — le gérant qui outrepasse les limites statutaires peut être mis en cause en interne (révocation, dommages-intérêts), mais la SCI reste engagée à l'égard du tiers de bonne foi.

Révocation du gérant

L'article 1851 du Code civil fixe la règle : le gérant est révocable par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales, sauf si les statuts exigent une majorité plus forte. Points essentiels :

  • Sans juste motif : la révocation est juridiquement valable, mais ouvre droit à des dommages-intérêts pour le gérant révoqué. Aucune clause statutaire ne peut supprimer ce droit à réparation — c'est une règle d'ordre public en SCI.
  • Gérant nommé dans les statuts : la révocation ne nécessite pas une modification formelle des statuts, mais il est fortement recommandé de les mettre à jour pour éviter toute confusion. Les formalités administratives (PV, annonce légale, inscription modificative au RCS) restent obligatoires.
  • Révocation judiciaire : tout associé peut demander au tribunal la révocation du gérant pour cause légitime (art. 1851, al. 2), même si les statuts rendent la révocation amiable difficile.

Gérant non associé

Légalement, un gérant peut ne pas être associé. C'est utile pour confier la gestion à un professionnel ou à un enfant majeur qui n'a pas encore d'apport. La révocation suit les mêmes règles (art. 1851 CC) : majorité des parts sociales, dommages-intérêts possibles si sans juste motif.

Pluralité de gérants

Les statuts peuvent nommer plusieurs gérants. Précisez impérativement si chaque gérant peut agir seul (co-gérance conjointe) ou si tous doivent signer ensemble (co-gérance conjointe obligatoire). La co-gérance conjointe obligatoire donne plus de sécurité mais ralentit les décisions.

Rémunération du gérant

La rémunération du gérant doit être prévue dans les statuts ou décidée par l'assemblée des associés. Si le gérant est associé, sa rémunération est déductible du résultat de la SCI à l'IS, mais imposée à l'IR dans sa catégorie (revenus fonciers ou BNC selon les cas). À l'IR, la rémunération du gérant associé n'est pas déductible.

6. La clause d'agrément (art. 1861 du Code civil)

La clause d'agrément est l'une des clauses les plus importantes des statuts de SCI. Elle conditionne l'entrée de nouveaux associés à l'accord de la majorité des associés existants.

Le régime légal par défaut

L'article 1861, alinéa 1, prévoit que la cession à un tiers étranger à la société requiert le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf si les statuts prévoient une majorité plus forte.

Par défaut, les cessions sont libres :

  • Entre associés existants (sauf clause d'agrément inter-associés)
  • Au profit d'un descendant ou d'un ascendant du cédant (art. 1861, al. 2, in fine)

Attention — idée reçue fréquente sur le conjoint

La cession au conjoint n'est pas libre par défaut. Le texte de l'art. 1861 al. 2 précise que les statuts peuvent « dispenser d'agrément les cessions consenties à des associés ou au conjoint de l'un d'eux » — ce qui signifie que cette dispense doit être expressément prévue dans les statuts. En son absence, le conjoint d'un associé est traité comme un tiers et l'agrément s'impose. Rédigez donc votre clause d'agrément avec soin sur ce point.

Ce que les statuts peuvent aménager

Situation Règle par défaut Les statuts peuvent
Cession à un tiers Agrément majorité (50 % des parts) Exiger une majorité plus forte (2/3, 3/4, unanimité)
Cession entre associés Libre Soumettre à agrément
Cession à descendant / ascendant du cédant Libre par défaut (sauf clause contraire) Exiger quand même l'agrément
Cession au conjoint de l'associé Soumise à agrément par défaut Dispenser expressément par clause statutaire
Délai de réponse à une demande d'agrément 3 mois (silence = agrément réputé acquis) Raccourcir le délai (ex : 1 mois)

La procédure d'agrément

Lorsqu'un associé souhaite céder ses parts, il doit notifier le projet de cession à la société et à chacun des associés par lettre recommandée. Le délai de réponse n'est pas fixé par la loi pour les SCI — c'est aux statuts de le prévoir (en pratique, 1 à 3 mois). Si elle refuse l'agrément, la société dispose d'un délai (fixé par les statuts ou à défaut par le juge) pour racheter ou faire racheter les parts au prix convenu, ou à dire d'expert en cas de désaccord (art. 1862 CC). Si la société ne rachète pas dans ce délai, l'associé retrouve la liberté de céder à qui il souhaite. Prévoyez toujours les délais explicitement dans vos statuts — l'absence de délai ouvre la voie aux contestations.

Le droit de préemption

Souvent associé à la clause d'agrément, le droit de préemption permet aux associés existants d'acheter en priorité les parts cédées, au même prix que celui proposé par le tiers. Il complète l'agrément : si les associés trouvent le tiers inacceptable mais ne veulent pas racheter, le droit de préemption les engage à racheter ou à laisser entrer le tiers.

Formalités de cession et droits d'enregistrement

Deux aspects que la plupart des guides sur les statuts ignorent alors qu'ils ont un impact financier direct :

Formalités d'opposabilité (art. 1865 CC renvoyant à l'art. 1690 CC)

La cession de parts de SCI n'est opposable à la société que par l'une des deux voies suivantes :

  • Signification par acte d'huissier — méthode classique et sûre
  • Acceptation de la société dans un acte authentique (acte notarié)

Les statuts peuvent prévoir une troisième voie : l'inscription sur les registres de la société (art. 1865 al. 1 CC). Pour être opposable aux tiers (créanciers, banque), l'acte de cession doit être déposé au greffe du RCS.

Droits d'enregistrement : 5 % à la charge de l'acquéreur (art. 726 CGI)

À ne pas oublier : 5 % de droits à payer lors de chaque cession

Les cessions de parts de SCI sont soumises au droit d'enregistrement de 5 % du prix de cession (article 726 I-2° CGI), car la SCI est en principe une société à prépondérance immobilière (actif composé à plus de 50 % d'immeubles en France). Ce taux s'applique sur la valeur réelle des parts si elle est supérieure au prix.

  • C'est l'acquéreur (cessionnaire) qui supporte les droits
  • Aucun abattement applicable (contrairement aux cessions de SARL ordinaires)
  • Délai de déclaration : 1 mois après signature de l'acte de cession
  • Formulaire : acte écrit enregistré auprès du service des impôts des entreprises

Exemple : cession de parts pour 80 000 € → droits d'enregistrement = 4 000 € à la charge de l'acquéreur.

Ces droits de cession sont souvent une surprise pour les acquéreurs de parts SCI qui n'y ont pas été préparés. Mentionnez-les dans vos statuts ou dans un pacte d'associés pour clarifier qui les prend en charge (le cédant peut convenir de les supporter lui-même).

7. Clauses de succession et transmission

Le décès d'un associé est l'une des situations les moins bien anticipées dans les statuts standards. En l'absence de clause, les héritiers entrent dans la SCI dès le décès — ce qui peut introduire des personnes qui ne souhaitent pas y être, ou créer une indivision entre eux.

Clause de continuation avec les héritiers (recommandée)

La clause standard prévoit que la SCI continue avec les héritiers de l'associé décédé. Elle évite la dissolution automatique et protège la pérennité de la société.

« En cas de décès d'un associé, la société continue avec ses héritiers, légataires ou ayants droit. Si plusieurs héritiers se partagent les parts, ils sont tenus de se faire représenter par un mandataire commun dans leurs rapports avec la société. »

Clause d'agrément des héritiers

Pour éviter l'entrée automatique d'héritiers inconnus ou indésirables, les statuts peuvent soumettre la continuation avec les héritiers à l'agrément des associés survivants. Si l'agrément est refusé, la SCI rachète les parts à la valeur vénale.

Attention : si vous voulez que votre SCI soit un outil de transmission familiale, la clause d'agrément des héritiers peut être contre-productive. Elle est utile pour une SCI entre associés non liés par des liens familiaux.

Héritiers mineurs

Si des héritiers mineurs entrent dans la SCI, leurs parents (représentants légaux) gèrent leurs droits jusqu'à leur majorité. Certains actes requièrent l'autorisation du juge des tutelles (vente de parts, sortie de la SCI). Prévoyez une clause spécifique pour éviter les blocages.

Clause de rachat optionnel

Les statuts peuvent prévoir que les associés survivants ont une option d'achat sur les parts des héritiers, à un prix fixé par un expert désigné d'avance ou selon une formule convenue. Cette clause offre une sortie propre sans forcer les héritiers à rester dans une société qu'ils ne souhaitent pas gérer.

Divorce d'un associé : une situation souvent ignorée

Le divorce est l'une des situations les moins anticipées dans les statuts, alors qu'elle peut avoir des conséquences majeures sur la composition de l'actionnariat.

Si les parts ont été acquises pendant le mariage sous régime de communauté légale, elles sont des biens communs. L'article 1832-2 du Code civil permet au conjoint non associé de revendiquer la qualité d'associé lors de la liquidation de la communauté, pour la moitié des parts.

Sans clause d'agrément spécifique dans les statuts, le conjoint peut devenir associé de plein droit — potentiellement avec des personnes qui ne se connaissent pas ou ne s'entendent pas.

Clause statutaire recommandée pour le divorce

« En cas de liquidation du régime matrimonial d'un associé, le conjoint qui souhaite devenir associé doit obtenir l'agrément des autres associés dans les conditions prévues à l'article [X] des présents statuts. À défaut d'agrément, la SCI rachète les parts au prix fixé dans les conditions de l'article [Y]. »

Pour les couples mariés sous régime de séparation de biens, chaque époux est propriétaire exclusif des parts à son nom : pas de problème en cas de divorce. Pour les pacsés, les parts suivent leur régime contractuel (indivision ou séparation).

Remarque pratique : pour sécuriser l'origine des apports (fonds propres de l'un des époux), il est recommandé d'insérer une clause de remploi dans les statuts ou dans l'acte d'apport, afin de préserver le caractère propre des parts en cas de dissolution du régime matrimonial (art. 1434 CC).

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8. Décisions collectives : quorum, majorité, unanimité (art. 1852 CC)

L'article 1852 du Code civil pose la règle supplétive : les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus au gérant sont prises à l'unanimité des associés, en l'absence de dispositions statutaires contraires. Cette règle par défaut est l'une des plus dangereuses pour les SCI à plusieurs associés.

Ce que l'unanimité signifie concrètement

Si vos statuts ne prévoient aucune règle de majorité, toute décision importante nécessite que tous les associés soient d'accord. Un seul associé mécontent peut bloquer la vente d'un bien, une modification de statuts, l'entrée d'un nouvel associé, ou n'importe quelle décision excédant la gestion courante.

Les règles à insérer dans les statuts

Type de décision Règle recommandée dans les statuts
Approbation des comptes annuels Majorité simple (> 50 % des parts)
Nomination / révocation du gérant Majorité des 2/3 ou des 3/4
Actes excédant les pouvoirs du gérant (vente, emprunt) Majorité des 2/3 (ou unanimité si SCI à 2 associés)
Modification des statuts Majorité des 3/4 (à défaut : unanimité légale)
Dissolution anticipée Unanimité

Quorum et convocation

Les statuts peuvent fixer un quorum (nombre minimum d'associés ou de parts représentées pour que l'AG soit valable) et un délai de convocation (en pratique, 15 jours minimum). En l'absence de quorum, une deuxième convocation peut délibérer sans quorum.

Pour une SCI de famille avec 2 associés, l'unanimité est inévitable — et souvent acceptable. Pour une SCI à 3 associés ou plus, des règles de majorité claires sont indispensables.

9. La clause léonine : ce qui est nul de plein droit (art. 1844-1 CC)

L'article 1844-1 du Code civil interdit les clauses qui rompent l'équilibre fondamental d'une société : chaque associé doit participer aux bénéfices et contribuer aux pertes à proportion de ses droits.

Est « réputée non écrite » (nulle de plein droit, sans qu'il soit nécessaire d'agir en justice) toute clause qui :

  • Attribue à un associé la totalité des profits
  • Exonère un associé de la totalité des pertes
  • Exclut totalement un associé des profits
  • Met à la charge d'un seul associé la totalité des pertes

Exemples de clauses valables vs léonines

Clause Valide ? Pourquoi
Associé A reçoit 60 % des bénéfices (pour 50 % du capital), en contrepartie d'une gestion active Valide Pas de totalité, chaque associé reste exposé aux pertes
Associé B perçoit 100 % des bénéfices Nul Totalité des profits à un seul → clause léonine
Associé C n'est jamais exposé aux pertes (garantie de capital) Nul Exonération totale de pertes → clause léonine
Usufruitier reçoit tous les dividendes, nu-propriétaire ne reçoit rien pendant la durée du démembrement Valide Résulte de la nature du démembrement, pas d'une clause contractuelle isolée

La nullité est partielle : la clause est réputée non écrite mais le reste des statuts reste valable. En pratique, les tribunaux appliquent la répartition proportionnelle aux parts comme si la clause n'avait jamais existé.

10. Durée de la SCI (art. 1838 du Code civil)

L'article 1838 du Code civil fixe la durée maximale d'une société à 99 ans. Cette limite s'applique à toutes les sociétés civiles, y compris les SCI.

En pratique, les statuts prévoient systématiquement une durée de 99 ans à compter de l'immatriculation. Cette durée est suffisamment longue pour couvrir plusieurs générations sans contraindre à une prorogation anticipée.

Prorogation de la durée

La SCI peut être prorogée avant l'expiration de son terme, par décision collective des associés. La prorogation ne peut être décidée qu'une ou plusieurs fois, dans la limite de 99 ans supplémentaires à chaque fois. Elle doit être publiée.

Si la durée expire sans prorogation : la SCI est dissoute de plein droit, même si tous les associés souhaitent continuer. La prorogation doit être décidée avant l'expiration, pas après.

Durée et plan d'amortissement

Pour une SCI à l'IS, la durée de la société n'a aucune influence sur les durées d'amortissement des composants du bien (voir notre guide sur les amortissements SCI IS). L'amortissement suit la durée d'utilisation réelle du bien, pas celle de la société.

11. Modifier les statuts : procédure et coûts (art. 1836 CC)

L'article 1836 du Code civil pose deux règles, dont l'une est d'ordre public absolu :

  • Règle générale : les statuts ne peuvent être modifiés qu'avec le consentement unanime des associés, sauf si les statuts prévoient une majorité différente pour certaines modifications.
  • Règle d'ordre public (incontournable) : « En aucun cas, les engagements d'un associé ne peuvent être augmentés sans le consentement de celui-ci. » Cette règle ne peut jamais être écartée par les statuts — même si vous prévoyez la majorité simple pour toutes les modifications, vous ne pouvez pas augmenter les engagements d'un associé (apport supplémentaire, responsabilité accrue) sans son accord individuel.

C'est pourquoi il est capital d'insérer une clause de modification statutaire à la majorité dès la rédaction initiale. Si vous ne le faites pas dès le départ, corriger cette omission nécessite elle-même l'unanimité — ce qui peut être difficile à obtenir si les relations entre associés se sont dégradées.

Procédure de modification

  1. Convocation d'une AGE : selon les modalités prévues dans les statuts (délai, format, ordre du jour précis)
  2. Vote de la modification : unanimité ou majorité prévue dans les statuts
  3. Rédaction d'un acte modificatif : sous seing privé (sauf apport immobilier → notaire)
  4. Publication d'une annonce légale : coût approximatif 100-200 € HT
  5. Dépôt au greffe : formulaire M2, liasse des pièces justificatives, frais de greffe (~200 €)

Cas nécessitant un notaire

  • Modification de l'objet social si elle implique un bien immobilier apporté
  • Apport d'un bien immobilier lors d'une augmentation de capital
  • Modification en lien avec un acte authentique existant

Coût total d'une modification de statuts

Poste Coût estimé HT
Annonce légale de modification 100-200 €
Frais de greffe (dépôt M2) ~200 €
Rédaction par un avocat 300-800 €
Rédaction par un notaire (si requis) 500-1 500 €
Total (modification simple sans notaire) 400-1 200 €

12. Pacte d'associés vs statuts : quand en avoir un ?

Les statuts et le pacte d'associés sont deux instruments complémentaires, mais de nature très différente. Comprendre leurs différences permet de choisir où placer chaque clause.

Critère Statuts Pacte d'associés
Publicité Document public — consultable au RCS par tout tiers Confidentiel — aucune publication obligatoire
Signataires Tous les associés obligatoirement Peut ne concerner que certains associés
Opposabilité aux tiers Oui Non — effet relatif des contrats
Sanction en cas de violation Nullité de l'acte possible Dommages-intérêts uniquement — l'acte reste valable
Modification AGE + formalités (annonce légale, greffe) Avenant simple entre parties signataires

Quand un pacte d'associés est-il utile en SCI ?

  • Pour encadrer des règles confidentielles (valorisation convenue des parts, méthode d'expertise pour le rachat, clause de non-concurrence)
  • Quand seuls certains associés doivent être liés par une règle (ex : deux co-investisseurs sur trois)
  • Pour des règles de sortie du capital plus détaillées qu'un statut ne peut prévoir sans être trop long (tag-along, drag-along, buy-or-sell)
  • En complément d'une transmission familiale : le pacte peut préciser des règles successorales que les statuts ne peuvent qu'effleurer

Limite principale du pacte : la violation d'une clause du pacte n'entraîne pas la nullité de l'acte contraire — seulement des dommages-intérêts. Si la cession de parts a été réalisée en violation du pacte, la cession reste valable. C'est pourquoi les clauses les plus importantes (agrément, préemption) doivent figurer dans les statuts, pas seulement dans un pacte.

13. Statuts standards vs statuts optimisés

La différence entre un modèle gratuit téléchargé en ligne et des statuts rédigés par un professionnel tient rarement dans les mentions obligatoires — elles sont généralement présentes dans les deux cas. Elle tient dans les clauses stratégiques facultatives :

Clause Statuts standards Statuts optimisés
Mentions obligatoires (art. 1835 CC)
Capital variable (art. L231-1 C.com)
Limitation des pouvoirs du gérant
Clause d'agrément renforcée Règle légale seule ✓ (seuils adaptés)
Droit de préemption des associés
Clause de continuation avec héritiers Basique ✓ (héritiers mineurs, option d'achat)
Règles de majorité pour décisions collectives Unanimité par défaut ✓ (majorités adaptées)
Clause de modification statutaire à la majorité
Clause d'exclusion d'associé ✓ (si souhaité)
Procédure d'évaluation des parts ✓ (méthode d'expertise)

14. FAQ — Statuts de SCI

Le siège social peut-il être le domicile du gérant ?

Oui. Une SCI peut avoir son siège social au domicile du gérant, même en copropriété ou dans un logement en location, sous réserve de ne pas contrevenir au règlement de copropriété ou au bail. Il n'est pas nécessaire de domicilier la SCI dans un bien immobilier qu'elle détient. En pratique, si le siège est chez un associé, cela peut créer une confusion entre les patrimoine de la SCI et personnel — vérifiez votre assurance habitation.

Peut-on avoir des statuts en anglais pour une SCI ?

Non. Les statuts d'une SCI immatriculée en France doivent obligatoirement être rédigés en français (loi Toubon). Un exemplaire traduit peut être annexé, mais le texte en français fait foi. Des statuts rédigés uniquement en anglais seraient rejetés par le greffe.

Faut-il enregistrer les statuts aux impôts ?

Depuis la suppression du droit d'enregistrement des actes de société (art. 635 A du CGI), les statuts de SCI ne sont plus soumis à enregistrement obligatoire aux impôts. Ils doivent simplement être déposés au greffe dans le cadre de l'immatriculation. Si les statuts constatent un apport en nature (immeuble), l'acte notarié est quant à lui soumis à des droits d'enregistrement.

Un associé peut-il céder ses parts sans en informer les autres ?

Non, sauf si les statuts prévoient la liberté totale de cession (rare et déconseillé). La cession de parts de SCI est en principe soumise à un formalisme minimal : signification par acte d'huissier ou acceptation de la société par acte authentique (art. 1690 CC). Si une clause d'agrément existe, la procédure doit être respectée sous peine d'inopposabilité de la cession à la société.

Les statuts peuvent-ils prévoir un droit de vote double pour certains associés ?

Oui. Les statuts de SCI peuvent librement aménager les droits de vote, y compris attribuer des droits de vote disproportionnés par rapport aux parts. C'est utile pour le fondateur qui souhaite garder le contrôle malgré une donation progressive de parts. La seule limite est la clause léonine (art. 1844-1 CC) : un associé ne peut pas être totalement exclu de la gouvernance ou de la répartition des bénéfices.

Peut-on prévoir dans les statuts que la SCI ne sera jamais dissoute ?

Non. La loi impose une durée maximale de 99 ans (art. 1838 CC) et des causes légales de dissolution (réduction à un seul associé sans régularisation en 1 an, perte de capital aux 3/4, objet réalisé ou éteint, etc.). Les statuts ne peuvent pas supprimer ces causes légales. En revanche, ils peuvent prévoir la continuation de la SCI dans les cas où la loi l'autorise (décès d'un associé, par exemple).

Quel est l'impact des statuts sur la responsabilité des associés ?

Les associés de SCI sont responsables indéfiniment des dettes sociales, mais de manière proportionnelle à leurs parts (art. 1857 CC). Cette responsabilité est subsidiaire : les créanciers doivent d'abord poursuivre la SCI avant d'agir contre les associés (art. 1858 CC). Les statuts ne peuvent pas supprimer cette responsabilité, mais peuvent préciser les mécanismes de recours entre associés (ex : l'associé qui a réglé une dette sociale peut se retourner contre les autres).

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FAQ

Questions fréquentes

L'article 1835 du Code civil impose 8 mentions : (1) la forme sociale (SCI), (2) la dénomination, (3) l'objet social, (4) le siège social, (5) le capital social, (6) la durée (max 99 ans), (7) les apports de chaque associé, (8) les modalités de fonctionnement. L'omission d'une mention obligatoire peut entraîner la nullité des statuts. En pratique, ajouter aussi la répartition des parts, les conditions de cession et les modalités de gérance.
Non, sauf si un bien immobilier est apporté au capital (apport en nature immobilier → acte authentique obligatoire). Pour un apport en numéraire, les statuts sous seing privé suffisent. Cependant, pour une SCI familiale avec transmission patrimoniale ou un patrimoine > 300 000 €, un notaire est fortement recommandé. Coûts : 0 € (DIY), 200-400 € (plateforme), 1 500-2 500 € (notaire).
La clause d'agrément conditionne la cession de parts à des tiers à l'accord de la majorité des associés. L'article 1861 du Code civil prévoit par défaut que la cession à des tiers requiert le consentement de la majorité représentant au moins 50 % des parts. Les statuts peuvent renforcer ou assouplir cette règle. Attention : seules les cessions aux descendants et ascendants sont libres par défaut — la cession au conjoint n'est PAS libre de plein droit et requiert une dispense statutaire expresse. Les statuts peuvent aussi exiger l'agrément même pour les descendants et ascendants.
Le capital variable (art. L231-1 Code de commerce) permet des entrées et sorties d'associés sans modifier les statuts, tant que le capital reste entre le plancher (1/10 du capital statutaire) et le plafond. Idéal pour une SCI familiale qui prévoit des donations progressives de parts. Le capital fixe est plus simple mais toute variation de capital implique une modification statutaire (AGE + publication). En pratique, le capital variable est recommandé dès qu'on envisage des transmissions.
L'article 1838 du Code civil fixe la durée maximale à 99 ans. On rédige généralement les statuts sur 99 ans pour ne pas avoir à s'en préoccuper. La société peut être prorogée avant son terme par une décision collective. Si la durée expire sans prorogation, la SCI est dissoute de plein droit.
L'article 1836 du Code civil prévoit l'unanimité par défaut : les statuts ne peuvent être modifiés qu'avec le consentement de tous les associés, sauf si les statuts eux-mêmes prévoient qu'une majorité suffit pour certaines modifications. Il est donc crucial d'insérer une clause de modification statutaire à la majorité des 2/3 ou des 3/4 pour éviter le blocage en cas de désaccord entre associés.
L'article 1844-1 du Code civil déclare nulle de plein droit toute clause qui : attribue à un associé la totalité des profits, exonère un associé de la totalité des pertes, exclut totalement un associé des profits, ou met à la charge d'un seul la totalité des pertes. Ces clauses sont « réputées non écrites » : elles sont supprimées mais le reste des statuts reste valable. Exemple de clause léonine nulle : « Untel perçoit 100 % des bénéfices. »
Oui. Par défaut, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion courante au nom de la SCI. Les statuts peuvent introduire des seuils : au-delà de X € d'emprunt, de vente, ou d'hypothèque, l'accord des associés est requis. Cette limitation est opposable aux tiers qui en ont connaissance. Sans limitation statutaire, les actes du gérant engagent la SCI même s'ils dépassent sa mission interne.
Oui, mais c'est encadré. Une clause d'exclusion dans les statuts doit préciser les motifs (manquements graves, condamnation pénale, incapacité), la procédure (décision collective à une majorité fixée), et le mode d'évaluation des parts. Sans procédure claire, l'exclusion est contestable en justice. La jurisprudence admet l'exclusion statutaire si les conditions sont objectives et la procédure contradictoire respectée.
L'article 1852 du Code civil prévoit l'unanimité par défaut pour toutes les décisions excédant les pouvoirs reconnus aux gérants, en l'absence de dispositions statutaires. Ce n'est pas « unanimité pour tout » : les décisions courantes relevant du gérant ne requièrent pas d'accord. Mais pour les décisions importantes (vente d'un bien, nouveau bail, emprunt significatif), si les statuts ne précisent rien, l'unanimité s'impose — ce qui peut mener au blocage.
La modification requiert une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) qui vote à l'unanimité (ou à la majorité prévue dans les statuts). Ensuite : rédaction d'un acte modificatif, publication d'une annonce légale (~100-200 € HT pour une modification), dépôt au greffe du tribunal de commerce (formulaire M2). Si la modification implique un bien immobilier, un acte notarié est requis. Délai total : 2 à 4 semaines.
En l'absence de clause, le Code civil s'applique : unanimité pour les modifications (art. 1836), unanimité pour les décisions excédant les pouvoirs du gérant (art. 1852), agrément majoritaire pour les cessions aux tiers (art. 1861). Ces règles supplétives sont souvent défavorables car elles aboutissent à des blocages. Des statuts bien rédigés anticipent ces situations et prévoient des majorités adaptées.
Oui. Aucun minimum légal n'est imposé pour le capital d'une SCI (contrairement à la SARL). Un capital de 1 € est légalement valable. En pratique, les banques exigent un capital significatif pour accorder un prêt. Un capital trop faible peut aussi conduire à requalifier les apports. 1 000 à 10 000 € est la fourchette habituelle pour une SCI qui emprunte.
Non, ce n'est pas obligatoire. Un règlement intérieur complète les statuts pour des règles de détail (utilisation du bien, répartition des charges, procédure de convocation). Il est non opposable aux tiers et peut être modifié plus simplement que les statuts (souvent à la majorité simple). Il est recommandé pour une SCI familiale avec plusieurs propriétés ou des règles d'utilisation à préciser.
La clause de préemption permet aux associés existants d'acquérir en priorité les parts d'un associé qui souhaite céder, au prix proposé par un tiers. Elle complète la clause d'agrément : si les associés ne veulent pas du tiers mais ne rachètent pas les parts dans le délai prévu, la cession est libre. La préemption protège la cohésion de l'actionnariat sans bloquer définitivement la sortie.
Non, jamais. Contrairement à la SARL et à la SAS (seuil de 30 000 €), le commissaire aux apports n'est jamais obligatoire en SCI. Les associés évaluent les apports en nature sous leur responsabilité solidaire pendant 5 ans (art. 1843-3 CC). Si la valeur déclarée est frauduleusement surévaluée, leur responsabilité peut être engagée.
Non. Le régime fiscal est indépendant des statuts. La SCI est à l'IR par défaut (transparence fiscale). L'option pour l'IS se fait séparément auprès du SIE (Service des Impôts des Entreprises), dans les 3 mois suivant la création (ou à n'importe quel moment). L'option IS est irrévocable après 5 ans. Les statuts n'ont pas à mentionner le régime fiscal choisi.