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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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DPE collectif en copropriété : ce que ça change pour la SCI (2026)

Votre SCI détient deux lots dans une copropriété des années 1970. Le syndic met un « DPE collectif » à l'ordre du jour, avec un devis à quatre chiffres réparti aux tantièmes, et vous devez voter sans savoir exactement ce que vous votez. La question qui compte n'est pourtant pas celle du devis. Elle est celle-ci : ce diagnostic de l'immeuble change-t-il quelque chose au bail en cours, à l'étiquette du logement que vous louez, à la revente du lot ? Réponse courte : beaucoup moins qu'on ne le craint sur le lot, beaucoup plus qu'on ne le croit sur la trésorerie des exercices suivants. Ce guide tient la frontière entre le bâtiment et le lot, donne le calendrier réellement applicable avec le comptage des lots que la plupart des sources ratent, chiffre la quote-part de la SCI sur un cas réel et dit où le gérant a vraiment la main.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code de la construction et de l'habitation, loi du 10 juillet 1965, CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 10 août 2026.


1. Le DPE collectif n'est pas le DPE de votre lot

Toute la suite dépend d'une seule distinction. Autant la poser tout de suite.

Le DPE collectif porte sur le bâtiment. Il décrit l'enveloppe (murs, toiture, planchers bas, menuiseries), les systèmes collectifs de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire et de ventilation, puis il attribue une étiquette énergie et une étiquette climat à l'immeuble pris comme un tout. Sa base légale est l'article L126-31 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction issue de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite Climat et résilience.

Le DPE du lot porte sur votre logement. C'est lui qu'on annexe au bail, lui qu'on annexe à la promesse de vente, lui qui dit si le logement passe le critère de performance énergétique de la décence. Il relève de l'article L126-26 du CCH, du dossier de diagnostic technique de l'article L271-4 pour la vente et de celui de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989 pour la location.

Ces deux documents ne se remplacent pas et ne se contredisent pas : ils ne mesurent pas la même chose. Un immeuble classé E abrite très bien un appartement classé D sous des combles isolés en 2019 et un F au rez-de-chaussée sur pilotis. Rien d'anormal là-dedans.

Ce que ce guide ne traite pas. Le calendrier d'interdiction de louer selon l'étiquette du logement (G, puis F, puis E) relève du DPE du lot : nous le détaillons dans le guide SCI et passoire thermique. L'audit énergétique réglementaire exigé à la vente de certains biens en monopropriété est un troisième document, traité dans le guide audit énergétique et SCI. Ici, on reste sur le diagnostic de l'immeuble et sur ce qu'il coûte, ou pas, à la SCI copropriétaire.

Pourquoi la confusion est si fréquente

La confusion n'a rien d'une négligence de lecteur : elle est fabriquée par les textes eux-mêmes.

Les deux documents portent exactement le même nom, « diagnostic de performance énergétique », et utilisent la même échelle de A à G. Un gérant qui reçoit une convocation portant « DPE de l'immeuble : F » lit spontanément l'étiquette de son appartement. J'ai vu des associés s'alarmer d'une interdiction de louer imminente sur cette seule base, à tort.

Et il existe un vrai cas de recouvrement. Le I de l'article R126-20 du CCH prévoit que le diagnostic réalisé pour l'ensemble du bâtiment permet d'établir les DPE de chacun des logements ou lots, dans les conditions fixées par arrêté. Autrement dit, le document de l'immeuble peut, dans certaines conditions, accoucher de l'étiquette opposable de votre appartement. C'est l'exception, pas la règle, et elle mérite tout le chapitre 9.


2. Cinq documents que les syndics confondent : DPE collectif, DTG, PPT

Dès qu'une copropriété entre en phase de rénovation, cinq documents circulent en même temps dans les convocations, les devis et les procès-verbaux. Objets différents, bases légales différentes, payeurs différents, portée juridique différente. Je garde ce tableau sous la main avant chaque assemblée, et il m'a plus d'une fois évité de voter deux fois la même chose.

Document Objet Base légale Qui commande / qui paie Opposable ?
DPE collectif Performance énergétique du bâtiment Art. L126-31 et R126-20 CCH Syndicat des copropriétaires, via le syndic — réparti aux tantièmes Pas d'opposabilité propre : il n'est annexé à aucun contrat. Seuls les DPE individuels générés à partir de lui (art. R126-20, I, CCH) le sont
DPE du lot Performance énergétique du logement Art. L126-26 CCH ; art. L271-4 CCH à la vente Le copropriétaire bailleur ou vendeur — donc la SCI, seule Oui, depuis le 1er juillet 2021
Audit énergétique réglementaire Scénarios de travaux à la vente de certains biens en monopropriété Art. L126-28-1 CCH Le vendeur Informatif, mais obligatoire dans le dossier de vente
DTG (diagnostic technique global) État apparent des parties communes et des équipements, situation au regard des obligations légales — il comprend lui-même un DPE Art. L731-1 CCH (obligation : art. L731-4) Syndicat, sur décision d'AG à la majorité de l'art. 24 ; obligatoire avant toute mise en copropriété d'un immeuble construit depuis plus de dix ans (art. L731-4) Ses conclusions sont annexées à la promesse de vente (art. L721-2 CCH)
PPT (plan pluriannuel de travaux) Programmation sur 10 ans des travaux de conservation et d'économies d'énergie Art. 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 Syndicat ; financé notamment par le fonds de travaux Le plan adopté engage le syndicat ; il est annexé à la promesse de vente
Correction d'une erreur très répandue. On lit partout que le plan pluriannuel de travaux serait régi par « l'article L731-1 et suivants du CCH ». Dans la presse spécialisée, dans des courriers de syndic, et je le reconnais volontiers, dans une version antérieure de notre propre guide sur l'audit énergétique. C'est faux. L'article L731-1 du CCH est le siège du diagnostic technique global. Le PPT, lui, figure à l'article 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, entièrement réécrit par l'article 171 de la loi Climat et résilience. Sa version en vigueur date du 1er janvier 2023, mais l'obligation elle-même est échelonnée, comme celle du DPE collectif et selon un calendrier qui n'est pas le même : 1er janvier 2023 pour les copropriétés de plus de 200 lots, 1er janvier 2024 de 51 à 200 lots, 1er janvier 2025 pour celles d'au plus 50 lots, et uniquement pour les immeubles dont la réception des travaux remonte à plus de quinze ans. Quant au fonds de travaux, qui occupait auparavant cet article 14-2, il a migré vers l'article 14-2-1. Trois adresses, trois dispositifs. Citez la mauvaise dans une contestation d'assemblée et vous perdez à la fois du temps et votre crédit auprès du syndic.

Comment ces documents s'enchaînent en pratique

L'enchaînement ne varie jamais : on mesure, on programme, on vote, on paie. Le DPE collectif et le DTG mesurent. Le PPT programme. Le fonds de travaux et les appels de fonds financent. Une SCI qui a cette chaîne en tête voit venir ses sorties de trésorerie trois ou cinq ans à l'avance, au lieu de les découvrir dans une convocation reçue un 20 août. Le détail du financement est dans nos guides sur le fonds de travaux ALUR et sur les appels de fonds de copropriété.


3. Qui est concerné, et depuis quand : le calendrier du DPE collectif

La réponse se trouve dans deux textes qui ne sont pas au même endroit, ce qui explique une bonne partie des approximations en circulation. Le CCH fixe le champ de l'obligation ; la loi Climat et résilience fixe la date à laquelle elle mord sur votre immeuble.

Le champ de l'obligation

L'article L126-31 du CCH, version en vigueur au 28 mai 2026, tient en deux alinéas. Le premier pose l'obligation : tout bâtiment d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 doit disposer d'un diagnostic de performance énergétique répondant aux conditions de l'article L126-26. Le second fixe la durée : diagnostic renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf si un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 fait apparaître que le bâtiment relève de la classe A, B ou C au sens de l'article L173-1-1 du CCH.

Deux conditions, cumulatives, et rien d'autre :

  • Bâtiment d'habitation collective. Un immeuble de bureaux pur n'est pas concerné ; un immeuble mixte à usage principal d'habitation l'est. Les exclusions générales du champ du DPE de l'article R126-15 du CCH (constructions provisoires, petits bâtiments indépendants, lieux de culte, monuments historiques, certains bâtiments agricoles ou industriels) restent applicables.
  • Permis de construire déposé avant le 1er janvier 2013. C'est la date de dépôt du permis qui compte, ni l'achèvement ni l'acquisition par la SCI. Un immeuble livré en 2015 sur un permis de 2011 est dans le champ. Un immeuble dont le permis a été déposé en 2013 ou après n'y est pas, aussi énergivore soit-il en réalité.

Le calendrier d'entrée en vigueur, et le piège du comptage

Le calendrier ne se trouve pas dans le CCH. Il est resté dans le VI de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, et c'est précisément parce qu'il est là, hors code, que tant de sources le paraphrasent au lieu de le citer.

Le VI pose une règle générale : les dispositions concernées « entrent en vigueur le 1er janvier 2024 ». Puis il ouvre une dérogation, une seule, « pour les bâtiments relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 [...] et comprenant au plus deux cents lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces ». Cette dérogation joue en deux temps : « 1° Le 1er janvier 2025, pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots ; 2° Le 1er janvier 2026, pour les copropriétés d'au plus cinquante lots. » Gardez ces formules mot pour mot. Les paraphrases escamotent deux choses, et les deux coûtent cher : le fait que les deux branches se recouvrent à la borne des cinquante lots, et la nature exacte des lots que l'on compte.

Situation de l'immeuble DPE collectif obligatoire depuis Formulation du texte
Bâtiment d'habitation collective hors copropriété (monopropriété) 1er janvier 2024 Entrée en vigueur de droit commun, sans échelonnement
Copropriété de plus de 200 lots principaux 1er janvier 2024 Hors du champ de la dérogation, qui ne vise que les copropriétés « au plus deux cents lots »
Copropriété entre 50 et 200 lots principaux 1er janvier 2025 1° : « pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots » — la borne de cinquante lots est aussi couverte par le 2° (voir le piège n° 1)
Copropriété d'au plus 50 lots principaux 1er janvier 2026 2° : « pour les copropriétés d'au plus cinquante lots »
Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte 1er janvier 2028 IX de l'article 158 : entrée en vigueur reportée en bloc, sans distinction de taille

Piège n° 1 : à cinquante lots pile, les deux branches du texte se recouvrent

Une copropriété de 50 lots exactement se situe à la jonction des deux vagues, et le VI ne la tranche pas. Le 2° vise les copropriétés « d'au plus cinquante lots », formule qui inclut cinquante. Mais le 1°, qui vise les copropriétés « entre cinquante et deux cents lots », l'inclut tout autant. À la borne, les deux branches se recouvrent littéralement, et le conflit n'est arbitré ni par la doctrine administrative ni, à ce jour, par la jurisprudence.

Deux lectures sont donc défendables. Celle du 2°, la plus favorable au copropriétaire, retient le 1er janvier 2026. Celle du 1°, qui pose expressément la borne inférieure de cinquante, retient le 1er janvier 2025 — c'est elle que suivent les pages qui écrivent « moins de 50 lots », et on ne peut pas dire qu'elles se trompent : elles choisissent l'autre branche.

Ma recommandation, en conséquence, est pratique et non juridique : à cinquante lots pile, ne construisez aucune stratégie sur la seule lettre du texte. Faites voter le diagnostic sans attendre, quitte à retenir la date la plus précoce. Le coût est modeste, on le chiffre au chapitre 7, et l'incertitude ne vaut pas une année de bras de fer avec le syndic. En dessous ou au-dessus de la borne, en revanche, le texte est parfaitement clair.

Piège n° 2 : les caves et les parkings ne comptent pas

Le chapeau du VI compte les lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces. Caves, celliers, box et emplacements de stationnement restent en dehors, alors même qu'ils sont des lots à part entière au règlement, avec leur numéro et leurs tantièmes.

Sur un immeuble typique des années 1970, l'écart n'a rien d'anecdotique. Quarante-six appartements, deux commerces en rez-de-chaussée, quarante-huit caves et trente parkings : 126 lots au règlement, 48 lots au sens du calendrier. Vague de 2026, donc, et non de 2025. Un an d'écart sur une simple erreur de comptage.

Le réflexe à avoir avant toute discussion avec le syndic : demander l'état descriptif de division et compter soi-même. Cinq minutes de travail, et vous ne votez plus dans l'urgence une résolution mal ficelée. C'est l'une des vérifications que je recommande dans le guide sur les relations entre une SCI et son syndic de copropriété.

Le piège transversal de 2026, à connaître absolument. Le XI de l'article 5 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a modifié l'article L126-31 du CCH, dans sa version en vigueur au 28 mai 2026. Lue vite, la nouvelle sonne comme la fin de l'obligation. Elle ne l'est pas. Ce que la loi a supprimé, c'est le dernier alinéa du texte, issu de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, qui imposait aux seuls organismes d'habitations à loyer modéré de l'article L. 411-2 du CCH une étude de faisabilité évaluant les possibilités d'installation d'équipements de production, de transformation et de stockage d'énergie renouvelable sur l'unité foncière déjà artificialisée de leurs immeubles collectifs, ainsi que la transmission de cette étude et du DPE aux locataires et aux collectivités territoriales de rattachement. Une SCI copropriétaire n'était de toute façon pas concernée par cet alinéa. L'étude de faisabilité technique et économique des solutions d'approvisionnement en énergie, elle, relevait de l'article L. 122-1 du CCH, abrogé par ce même XI. Les deux alinéas qui fondent le DPE collectif, champ d'application et renouvellement décennal, sont intacts : la version consolidée sur Légifrance ne dit rien d'autre. Vous croiserez la confusion inverse dans les mois qui viennent. Elle circule déjà.

4. Le DPE collectif d'une SCI qui détient l'immeuble entier

Voilà le cas que personne ne traite, et c'est pourtant la configuration de beaucoup de SCI patrimoniales : la société détient un immeuble de rapport entier, six ou huit logements, sans copropriété, sans syndic, sans assemblée générale. Le gérant se dit qu'un diagnostic « collectif » ne peut pas le concerner puisqu'il n'y a pas de collectivité. Erreur.

Reprenons les textes dans l'ordre. L'article L126-31 du CCH vise « tout bâtiment d'habitation collective », sans aucune condition tenant à l'existence d'une copropriété. Le I de l'article R126-20 du CCH parle du diagnostic « établi pour l'ensemble d'un bâtiment d'habitation collective, notamment dans le cas prévu au premier alinéa de l'article L. 126-31 ». Quant à la dérogation du VI de l'article 158 de la loi Climat, elle ne diffère l'entrée en vigueur que « pour les bâtiments relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 [...] et comprenant au plus deux cents lots ». Un immeuble en monopropriété n'en relève pas. Il reste donc sous la règle générale du même VI : 1er janvier 2024.

Le résultat est net : une SCI propriétaire d'un immeuble d'habitation collective entier, permis déposé avant le 1er janvier 2013, est tenue au DPE collectif depuis le 1er janvier 2024, sans seuil de lots et sans échelonnement. Beaucoup de gérants tombent de haut en découvrant ce point.

En pratique, la SCI se retrouve seule aux commandes, avec ce que cela a de bon et de moins bon.

  • Elle commande le diagnostic seule. Pas d'assemblée générale, pas d'inscription à l'ordre du jour au sens du II de l'article R126-20 du CCH, qui ne vise que les immeubles soumis au statut de la copropriété. C'est une décision de gestion du gérant, prise dans le cadre de ses pouvoirs (voir notre guide du gérant de SCI).
  • Elle paie tout. Aucune répartition aux tantièmes, le devis entier atterrit sur son compte bancaire.
  • Elle y gagne une vraie souplesse. Un immeuble homogène, un seul interlocuteur, un seul commanditaire : c'est la configuration où la génération des DPE individuels à partir du DPE à l'immeuble a le plus de chances de fonctionner. J'y reviens au chapitre 9, et c'est un levier d'économies non négligeable sur huit logements.

Un mot pour éviter une confusion classique. L'audit énergétique réglementaire, lui, se déclenche à la vente d'un bâtiment d'habitation en monopropriété, selon un calendrier propre lié à l'étiquette. Deux dispositifs, deux déclencheurs : la détention pour le DPE collectif, la mutation pour l'audit. Tout le détail est dans notre guide audit énergétique et SCI.

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5. Ce que contient un DPE collectif — et ce qu'il ne contient pas

Beaucoup de gérants votent un DPE collectif en croyant financer un examen complet de l'immeuble. Ce n'en est pas un, et l'écart entre ce qu'on imagine acheter et ce qu'on achète vraiment vaut trois minutes de lecture.

Le contenu

Le DPE collectif applique à l'échelle du bâtiment la méthode réglementaire prévue pour les logements. On y trouve :

  • Le descriptif de l'enveloppe : murs, toiture, planchers bas, menuiseries, avec leurs caractéristiques thermiques.
  • Le descriptif des systèmes collectifs : chauffage, production d'eau chaude sanitaire, ventilation, refroidissement le cas échéant.
  • Les consommations conventionnelles d'énergie, exprimées en énergie primaire et en énergie finale, et les émissions de gaz à effet de serre.
  • Les deux étiquettes du bâtiment : étiquette énergie et étiquette climat, de A à G.
  • Une estimation des dépenses annuelles et des recommandations de travaux, chiffrées.

Le diagnostiqueur ne visite pas tous les logements. Il travaille sur un échantillon représentatif, dans les conditions fixées par l'arrêté du 31 mars 2021. Voilà ce qui rend l'exercice praticable sur un immeuble de quatre-vingts appartements, et voilà aussi pourquoi sa précision reste limitée au niveau de chaque lot.

Ce qu'il ne contient pas, et ce qu'il ne déclenche pas

Trois limites conditionnent la portée réelle de votre vote.

Le DPE collectif n'emporte aucune obligation de travaux. Il mesure, il recommande, il ne contraint pas. Un diagnostiqueur qui vous annonce que « l'immeuble va devoir isoler ses façades » exprime un avis technique, pas une obligation légale.

Et il n'est pas opposable par lui-même. L'opposabilité acquise au 1er juillet 2021 tient au retrait du DPE de la liste des documents purement informatifs, à l'article L271-4 du CCH pour la vente et à l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989 pour la location : elle joue au profit de l'acquéreur ou du locataire à qui l'on remet le DPE du lot. Le diagnostic établi pour l'ensemble du bâtiment, lui, n'est annexé à aucun contrat, n'est remis ni au locataire ni à l'acquéreur — le chapitre 11 le démontre — et n'engage donc la SCI vis-à-vis de personne. Le seul cas où il produit un effet opposable est celui des DPE individuels générés sur son fondement, au titre du I de l'article R126-20 du CCH, et c'est l'objet du chapitre 9.

Ce n'est pas un audit énergétique. Un audit hiérarchise des scénarios de travaux, les chiffre, les découpe en étapes et annonce des gains. Le DPE collectif recommande, il ne scénarise pas. Une copropriété qui veut monter un vrai projet passera par un audit ou par un projet de PPT ; le cheminement est décrit dans le guide rénovation globale en SCI.

Ce n'est pas un DTG. Le diagnostic technique global de l'article L731-1 du CCH voit beaucoup plus large : état apparent des parties communes et des équipements, situation du syndicat au regard de ses obligations légales, améliorations possibles, évaluation sommaire du coût des travaux sur dix ans. La hiérarchie est d'ailleurs l'inverse de celle qu'on imagine, puisque le DTG comprend un DPE (4° de l'article L731-1) quand le DPE collectif ne contient rien du DTG. Un DPE ne remplace donc jamais un DTG. Dans l'autre sens, la question se discute, et c'est justement ce qui suit.

La durée de validité, et sa nuance

Dix ans, dit l'article L126-31, durée générale du DPE que confirme l'article D126-19 du CCH. L'exception mérite une lecture attentive : le renouvellement décennal ne s'impose pas quand un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 place le bâtiment en classe A, B ou C au sens de l'article L173-1-1 du CCH. Une copropriété bien classée ne repaie donc jamais. Une copropriété classée D à G repaie tous les dix ans. La performance a un effet direct sur les charges, avant même le premier chantier.

Autre nuance, presque toujours absente des convocations : le III de l'article R126-20 du CCH dispense les syndicats qui disposent déjà d'un diagnostic en cours de validité et conforme. Un diagnostic non conforme se complète, il ne se refait pas forcément. D'où une question à poser au syndic avant de voter le moindre devis : un DPE de l'immeuble a-t-il déjà été réalisé, et quand ? Une copropriété qui a commandé un DTG récent, lequel comprend un DPE, peut se retrouver couverte sans le savoir. J'ai déjà vu une assemblée voter 4 000 € pour un diagnostic dont elle disposait depuis dix-huit mois.

Traduction budgétaire pour la SCI : dans un immeuble ancien mal classé, le DPE collectif rejoint la liste des dépenses périodiques à provisionner, au même titre que le contrat d'ascenseur ou le ravalement décennal. Notre guide sur les charges de copropriété en SCI explique comment les faire entrer dans le budget de la société.


6. Le vote en assemblée générale : ce que le gérant de la SCI doit faire

L'assemblée est le seul moment où la SCI a réellement la main. Après le vote, le prestataire est choisi, le prix est fixé, la clé de répartition est arrêtée, et il ne reste plus qu'à payer. Voici ce que je vérifie avant de lever le bras.

Qui vote pour la SCI

Le copropriétaire, c'est la SCI, personne morale. Elle vote par son représentant légal, le gérant, ou par un mandataire muni d'un pouvoir régulier. Trois détails qui font perdre des voix chaque année :

  • L'identité du gérant en fonction chez le syndic. Une convocation partie au nom d'un ancien gérant, c'est un motif de contestation classique et, plus souvent encore, une convocation que personne n'ouvre. Après un changement de gérant, prévenez le syndic par écrit le jour même.
  • La cogérance. Désignez qui se présente, ou donnez un pouvoir écrit. Le vote d'un cogérant reste valable, mais pourquoi ouvrir la discussion en séance ?
  • L'archivage. Convocation, ordre du jour, procès-verbal : ces trois pièces justifient une charge et documentent une décision de gestion. Elles finissent trop souvent dans une boîte mail.

D'où vient l'inscription à l'ordre du jour

L'inscription n'est pas une amabilité du syndic, c'est une obligation réglementaire. Le II de l'article R126-20 du CCH lui impose de porter à l'ordre du jour la décision de réaliser le diagnostic, puis de porter à l'ordre du jour de l'assemblée suivante la présentation du diagnostic par celui qui l'a établi. Deux passages en assemblée, donc deux occasions de poser vos questions au diagnostiqueur lui-même. Peu de copropriétaires exploitent la seconde.

La majorité applicable

La réalisation du DPE collectif se vote à la majorité de l'article 24 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, celle des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance. Aucun texte ne prévoit de majorité renforcée, et c'est exactement la majorité que la loi retient pour décider de réaliser un DTG (article L731-1 du CCH). Logique : l'assemblée ne décide pas de l'opportunité du diagnostic, qui s'impose au syndicat, elle en règle les modalités, prestataire, prix, calendrier.

Conséquence pratique, et elle compte : un rejet ne fait pas disparaître l'obligation. Il laisse le syndicat en situation de manquement et contraint le syndic à réinscrire la question à l'assemblée suivante. Voter contre ne fait donc gagner qu'une année, et souvent quelques centaines d'euros de plus au devis suivant.

Ce qu'il faut contrôler dans la résolution

Une résolution correctement rédigée porte cinq mentions. S'il en manque une, demandez la précision en séance, avant le vote : c'est le seul moment où cela ne coûte rien.

À contrôler Pourquoi c'est important
Identité du diagnostiqueur et numéro de certificationUn DPE établi par un professionnel non certifié pour la mission concernée est contestable. La certification est une condition de validité, pas une formalité.
Devis comparés (au moins deux ou trois)Les prix sont libres et l'écart entre deux devis dépasse fréquemment 50 %. Une résolution mono-devis prive l'assemblée de tout arbitrage.
Montant TTC et clé de répartitionVérifier que la répartition est bien celle des charges générales (art. 10, al. 2 de la loi de 1965) et non une répartition par lot ou par bâtiment mal fondée.
Mode de financementBudget prévisionnel, appel spécial hors budget, ou fonds de travaux : les trois n'ont pas le même régime fiscal ni la même base légale (voir chapitre 8).
Périmètre de la missionLe diagnostiqueur produit-il uniquement le DPE à l'immeuble, ou également les DPE individuels des lots ? La réponse change tout pour votre bail (voir chapitre 9).

L'article 24-4 : c'est là que le DPE collectif devient coûteux

Si vous ne deviez retenir qu'un paragraphe de ce guide, prenez celui-ci.

L'article 24-4 de la loi du 10 juillet 1965, dans sa rédaction issue du II de l'article 158 de la loi Climat et résilience, impose au syndic d'inscrire à l'ordre du jour de l'assemblée générale qui suit l'établissement d'un diagnostic de performance énergétique prévu à l'article L. 126-31 du CCH la question d'un plan de travaux d'économies d'énergie ou d'un contrat de performance énergétique. Avant de soumettre au vote un projet de contrat, le syndic met en concurrence plusieurs prestataires et recueille l'avis du conseil syndical. L'obligation est réputée satisfaite si le plan pluriannuel de travaux inscrit à l'ordre du jour en application de l'article 14-2 comporte déjà de telles mesures.

Un mot sur sa date d'application, souvent mal rapportée. Le VI de l'article 158 vise « les 5° et 11° du I ainsi que le II » : l'article 24-4 suit donc exactement le même calendrier que le DPE collectif — 1er janvier 2024 en principe, 2025 pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots, 2026 pour celles d'au plus cinquante lots, 2028 outre-mer. Légifrance affiche bien une version de l'article 24-4 « en vigueur depuis le 1er janvier 2023 », mais cette version consolide en une seule fois deux modifications aux calendriers distincts : celle de l'article 171, qui a réécrit l'alinéa renvoyant au plan pluriannuel de travaux et suit le calendrier propre du VI de cet article 171 (2023, 2024 ou 2025 selon le nombre de lots), et celle du II de l'article 158, qui a étendu l'obligation à tout immeuble — elle ne visait auparavant que ceux équipés d'une installation collective de chauffage ou de refroidissement — et suit, elle, le calendrier du VI de l'article 158. Concrètement, pour une petite copropriété, l'article 24-4 mord en même temps que le premier DPE collectif.

Ce que cela signifie pour la SCI est très concret. Le DPE collectif vous coûte quelques dizaines ou centaines d'euros de quote-part. Mais il arme, sans que personne ait à le décider, le débat de l'assemblée suivante sur un plan de travaux d'économies d'énergie, c'est-à-dire sur des dizaines de milliers d'euros de chantier. Le coût du DPE collectif n'est pas le DPE collectif. C'est ce qu'il ouvre.

Faut-il pour autant voter contre ? Non. L'obligation s'impose de toute façon, et une copropriété qui refuse de se mesurer finit par subir ses travaux au lieu de les programmer. Ce qu'il faut faire, en revanche, c'est préparer la trésorerie de la SCI sur trois exercices et arriver à l'assemblée d'après avec une position construite, pas avec un réflexe de rejet. La suite de la chaîne est traitée dans nos guides sur les travaux de copropriété en SCI et sur la rénovation énergétique en SCI.

Et si le syndic reste inactif ?

Un syndic qui n'inscrit rien manque à l'obligation du II de l'article R126-20 du CCH. Le gérant dispose alors d'un levier simple : notifier au syndic une demande d'inscription d'une question à l'ordre du jour, à tout moment, sur le fondement de l'article 10 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967. Le syndic porte la question à la convocation de la prochaine assemblée, ou de l'assemblée suivante si la demande arrive trop tard pour la première. Aucun pouvoir d'appréciation ne lui est laissé sur l'opportunité. Notifiez dans les formes prévues par le décret, et doublez la demande d'un courrier au conseil syndical : c'est lui qui pèsera en séance.

Si l'inertie dure, on bascule sur un manquement contractuel qui engage la responsabilité du syndic. Dans les faits, une demande écrite et motivée suffit presque toujours. Aucun syndic n'a envie de laisser une trace écrite de son refus d'inscrire une obligation légale.


7. Combien coûte un DPE collectif et qui paie : le cas chiffré

Le prix : une fourchette, pas un tarif

Le prix d'un DPE est libre. Service-public.fr le dit en une phrase : « le prix du DPE n'est pas réglementé ». Pas de barème officiel, pas de tarif de référence publié par une administration. Les devis observés sur le marché en 2026 vont couramment de 1 000 à 5 000 € selon la taille du bâtiment, sa localisation et sa complexité technique. C'est un ordre de grandeur de marché, pas une donnée réglementaire, et il faut le présenter comme tel en assemblée si quelqu'un vous demande « le tarif normal ». Ce qui fait bouger l'aiguille : le nombre de logements, le nombre de cages d'escalier, le nombre de bâtiments, la complexité des systèmes collectifs, et l'état des archives techniques de l'immeuble.

Un conseil au passage. Sur un immeuble compliqué, méfiez-vous du devis très bas. Un DPE sous-payé, c'est un échantillon de visite réduit, donc un résultat plus fragile. Or ce résultat servira de référence pendant dix ans, et servira de base aux DPE individuels s'ils sont générés à partir de lui.

La répartition : les tantièmes de charges générales

Le DPE collectif est une charge du syndicat. Dépense d'administration et de conservation des parties communes, il se répartit selon les tantièmes de charges générales de l'article 10, alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1965. Ni par lot, ni par logement, ni au mètre carré : c'est la quote-part de parties communes qui commande.

Traduction : plus vos lots sont grands, plus vous payez, même si vos appartements sont mieux isolés que ceux du voisin. C'est parfois vexant. C'est la règle.

Le cas chiffré

Données de l'exemple

  • Copropriété à Nantes, permis de construire déposé en 1974 : dans le champ de l'article L126-31 du CCH.
  • 48 lots principaux (46 logements + 2 commerces en rez-de-chaussée), auxquels s'ajoutent 48 caves et 30 parkings, soit 126 lots au règlement de copropriété.
  • Comptage au sens du calendrier : 48 lots → « au plus cinquante » → obligation depuis le 1er janvier 2026.
  • Devis retenu par l'assemblée générale de mai 2026 : 3 600 € TTC (trois devis comparés, de 2 900 € à 5 200 €).
  • La SCI détient deux appartements représentant 145 + 95 = 240 / 10 000es de charges générales, soit 2,40 %.
Étape Calcul Montant
Coût global voté par l'AGDevis retenu, TTC3 600 €
Quote-part de la SCI3 600 € × 240 / 10 00086,40 €
Quote-part par lot détenu (indicatif)145/10 000 → 52,20 € ; 95/10 000 → 34,20 €52,20 € + 34,20 €
Appelé sur l'exercice 2026, avec le budget prévisionnelIntégré aux appels trimestriels86,40 €
Régularisation 2027 après approbation des comptes du syndicatCoût réel constaté 3 480 € → quote-part 83,52 € : 2,88 € réintégrés dans les revenus fonciers 2027+ 2,88 € de base imposable

Lecture du résultat. La SCI supporte 86,40 € en 2026, ramenés à 83,52 € après régularisation en 2027. Moins de 90 € pour deux appartements. Pris isolément, le DPE collectif n'est donc pas un sujet financier, et tout gérant qui se crispe dessus se trompe de combat.

La vraie exposition arrive avec l'article 24-4. À l'assemblée de 2027, la copropriété devra se prononcer sur un plan de travaux d'économies d'énergie. Sur un immeuble de 1974 classé E ou F, une isolation par l'extérieur assortie du remplacement de la chaufferie collective se chiffre couramment entre 400 000 € et 900 000 €. Aux mêmes tantièmes, cela fait 9 600 € à 21 600 € pour la SCI. Soit cent à deux cent cinquante fois le devis de diagnostic. Voilà l'ordre de grandeur à avoir en tête au moment de voter les 3 600 €, et celui qu'il faut porter dans le plan de trésorerie de la société.

Ne pas confondre coût du diagnostic et coût des travaux. Voter contre le DPE collectif pour « économiser 86 € » ne supprime ni l'obligation, ni la perspective des travaux, et prive la copropriété du seul document qui lui ouvrira un dossier d'aides sur les parties communes. Trois inconvénients pour aucun gain.

8. Traitement comptable et fiscal de la quote-part de DPE collectif

Section courte, volontairement : le mécanisme général des quotes-parts de copropriété est traité ailleurs et je ne vais pas le rejouer. Ne restent ici que les points propres au DPE collectif.

SCI à l'IR : le régime des provisions de copropriété

Quand la quote-part est appelée dans le budget prévisionnel, ou par un appel de fonds pour dépense hors budget, elle suit le mécanisme du a quater du 1° du I de l'article 31 du CGI, commenté au BOI-RFPI-BASE-20-70. Les provisions versées au syndic se déduisent intégralement l'année du paiement, sans qu'on ait à s'interroger sur leur emploi, puis se régularisent l'année suivante, une fois les comptes du syndicat approuvés, par réintégration de la fraction non déductible et de la fraction récupérable sur le locataire.

Sur notre exemple : 86,40 € déduits en 2026, 2,88 € réintégrés en 2027. Comme le DPE collectif est une dépense d'étude et non un travail de construction, de reconstruction ou d'agrandissement, il n'entre pas dans les catégories exclues par principe, et la quote-part reste en principe déductible au stade de la régularisation. La manière de retrouver cette ventilation dans le décompte annuel du syndic, qui n'est jamais évidente, est expliquée dans notre guide des appels de fonds de copropriété en SCI.

Deuxième point, souvent tenté par les bailleurs : non, le coût ne se récupère pas sur le locataire. C'est une charge de conservation et d'administration des parties communes, absente de la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987. Elle reste définitivement pour la SCI. La frontière entre charges du bailleur et charges récupérables est détaillée dans notre guide des charges locatives en SCI.

Le piège du fonds de travaux

Attention si le syndic propose de financer le DPE collectif par le fonds de travaux. Le 1° du I de l'article 14-2-1 de la loi de 1965 énumère les emplois autorisés du fonds et vise expressément l'élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux et, le cas échéant, du diagnostic technique global de l'article L731-1 du CCH. Le DPE collectif n'y est pas nommé. Financer le seul DPE sur le fonds suppose donc une lecture extensive du texte, qui n'est acquise ni par la jurisprudence ni par la doctrine. Juridiquement, la résolution d'affectation prête le flanc à la contestation. Fiscalement, le régime du fonds est en plus moins favorable, puisque les cotisations ne sont pas déductibles au versement mais seulement à l'emploi. Le fondement en est le a quater du 1° du I de l'article 31 du CGI lui-même, qui, dans sa rédaction en vigueur, n'ouvre la déduction qu'aux « provisions pour dépenses, comprises ou non dans le budget prévisionnel de la copropriété, prévues à l'article 14-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 » — à l'exclusion, donc, des cotisations au fonds de travaux de l'article 14-2-1 ; la référence aux « articles 14-1 et 14-2 » que l'on lit encore dans la doctrine administrative correspond à la rédaction antérieure, celle qui a précédé la loi de finances pour 2023 (loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022, art. 75), du temps où le fonds de travaux figurait encore à l'article 14-2 ; le mécanisme provision puis régularisation est commenté au BOI-RFPI-BASE-20-70. Le BOI-IR-PAS-50-20-10, § 30, qui traite des mesures transitoires de l'année blanche, le confirme incidemment en relevant que ces cotisations ne sont pas comprises dans les provisions visées. La voie simple et sûre reste l'appel au titre du budget prévisionnel. Le mécanisme complet est développé dans notre guide du fonds de travaux ALUR.

SCI à l'IS

Oubliez tout le raisonnement précédent. La SCI à l'IS tient une comptabilité d'engagement : la quote-part de DPE collectif est une charge de l'exercice auquel elle se rattache, déductible sur le fondement de l'article 39 du CGI, comptabilisée avec les autres charges de copropriété. Pas d'immobilisation, puisqu'un diagnostic n'augmente pas la valeur de l'actif et n'allonge pas sa durée d'utilisation. La frontière entre charge et immobilisation est traitée dans notre guide des travaux en SCI.

Le cas du diagnostic payé en direct par une SCI monopropriétaire

Je préfère afficher une prudence honnête plutôt qu'une déductibilité confortable que je ne pourrais pas défendre en contrôle.

Une SCI monopropriétaire ne verse aucune provision à un syndic : elle règle une facture de diagnostiqueur. Le a quater du 1° du I de l'article 31 du CGI, qui vise les provisions de copropriété, ne lui sert donc à rien. Or, en revenus fonciers, la liste de l'article 31 est limitative : la dépense doit trouver une case existante. Et les frais de gestion du e du 1° du I ne se déduisent au réel que dans trois hypothèses, rémunérations des gardes et concierges, rémunérations, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion des immeubles, frais de procédure. Le reste est réputé couvert par le forfait de 20 € par local et par an.

Ma position, donc : ne tenez pas pour acquise la déduction au réel d'un diagnostic payé en direct par une SCI à l'IR, et faites trancher le point par votre conseil au vu du décompte exact. À l'IS, aucun débat, c'est une charge de l'exercice. Encore une situation où le régime fiscal de la société renverse le traitement d'une même facture, sujet que nous reprenons dans le guide des charges déductibles en SCI.


9. DPE collectif et interdiction de louer : la réponse précise

C'est la question qui amène la plupart des gérants sur cette page. Réponse directe, sans précaution oratoire.

La réponse de principe : non

Le critère de performance énergétique minimale du logement décent s'apprécie logement par logement. Il vient du premier alinéa de l'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et de l'article 3 bis du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 sur les caractéristiques du logement décent. Un point que beaucoup de pages n'ont toujours pas actualisé : depuis le 1er janvier 2025, ce critère ne s'exprime plus en kWh par mètre carré et par an mais par une classe au sens de l'article L173-1-1 du CCH, la classe F en métropole, dans la rédaction issue du décret n° 2023-796 du 18 août 2023. Cette classe, c'est celle du DPE du logement. Pas celle de l'immeuble.

Un immeuble classé F au DPE collectif ne rend donc pas vos appartements indécents. Un locataire ne peut pas s'appuyer sur l'étiquette du bâtiment pour engager une action en décence : seul compte le DPE de son propre logement. Et la publication du DPE collectif ne modifie en rien un bail en cours.

Le calendrier d'interdiction de mise en location selon l'étiquette du logement, et la conduite à tenir quand un lot bascule, sont traités dans notre guide SCI et passoire thermique. Je n'y reviens pas ici.

La nuance décisive : les DPE individuels générés à partir du DPE à l'immeuble

Reste un cas, un seul, où le DPE collectif produit directement l'étiquette opposable de votre logement. Il faut le connaître, parce qu'il se joue au moment du vote et nulle part ailleurs.

Le fondement, c'est le I de l'article R126-20 du CCH : le diagnostic établi pour l'ensemble d'un bâtiment d'habitation collective « permet d'établir des diagnostics de performance énergétique [...] pour chacun des logements ou lots le constituant », dans des conditions fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de la construction et de l'énergie. L'arrêté en question est celui du 31 mars 2021 relatif au DPE des bâtiments ou parties de bâtiments à usage d'habitation en France métropolitaine, dont le II de l'article 8 pose les modalités : les éléments du descriptif peuvent être tirés directement des données recueillies à l'échelle du bâtiment. Deux conditions de fait commandent la faisabilité, l'homogénéité du bâtiment (des logements comparables en configuration, en chauffage et en production d'eau chaude) et un échantillon de visite vraiment représentatif.

Quand tout cela est réuni et que la mission du diagnostiqueur le prévoit, chaque copropriétaire repart avec un DPE à son nom, propre à son lot. Ce document est alors le DPE opposable du logement. Il vaut pour le bail, pour la décence, pour l'annonce de location, pour la vente. Le mot « collectif » n'a plus rien à y faire.

Le réflexe à avoir au moment du vote. Posez la question en séance : la mission proposée comprend-elle, oui ou non, la génération des DPE individuels ? Si oui, le surcoût est en général modeste comparé au prix d'un DPE commandé lot par lot, et la SCI récupère une étiquette opposable pour chacun de ses appartements sans lever le petit doigt. Si non, elle devra faire réaliser ses propres DPE au moment de relouer ou de vendre, à ses frais. Voilà précisément l'arbitrage que la résolution doit trancher, et c'est pour cela qu'il figure dans la grille de contrôle du chapitre 6.

Un point de vigilance : le DPE généré peut être défavorable

L'autre face de la médaille mérite d'être dite. Une SCI qui a isolé ses combles, remplacé ses fenêtres et posé une VMC performante peut recevoir un DPE individuel généré à partir de l'immeuble qui ignore purement et simplement ces travaux, parce que son logement n'était pas dans l'échantillon visité et que les données d'entrée retenues sont celles du bâtiment type. Vous avez dépensé 18 000 € et l'étiquette ne bouge pas.

Dans ce cas, faites réaliser un DPE individuel dédié, avec visite du logement, au lieu de vous contenter du document généré. Quelques centaines d'euros face à une perte de valeur locative et vénale sur une étiquette dégradée à tort, l'arbitrage se fait tout seul. Sortez vos factures, vos attestations et les caractéristiques des matériaux posés : le diagnostiqueur ne prendra en compte que ce que vous pouvez lui documenter.


10. La réforme du calcul du DPE au 1er janvier 2026

Un dernier paramètre, purement technique, peut faire bouger l'étiquette de votre immeuble sans le moindre coup de truelle. À connaître avant de commander un DPE collectif, et surtout avant d'en refaire un.

Ce qui a changé

Le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9. La mesure vient de l'arrêté du 13 août 2025, qui réécrit l'annexe 3 de l'arrêté du 31 mars 2021 et l'annexe 3 de l'arrêté du 15 septembre 2006, et elle s'applique à tous les DPE et audits énergétiques édités à compter du 1er janvier 2026. Ce 1,9 est la valeur par défaut retenue au niveau européen ; le 2,3 datait d'un temps où le mix électrique français était nettement moins décarboné.

L'effet concret sur une étiquette

C'est de l'arithmétique, rien d'autre. Un logement tout-électrique consommant 100 kWh d'énergie finale par m² et par an comptait pour 230 kWh d'énergie primaire. Il compte désormais pour 190 kWh. Environ 17 % de moins, sans un euro de travaux. Le gouvernement estime à 850 000 le nombre de logements, presque tous chauffés à l'électricité, qui sortent ainsi des classes F et G, donc du statut de passoire. Bonne nouvelle complémentaire : la réforme ne dégrade aucune étiquette, elle améliore ou laisse en l'état.

Pour un DPE collectif, la conséquence tombe sous le sens mais échappe à beaucoup de conseils syndicaux : le même immeuble diagnostiqué en novembre 2025 ou en février 2026 ne ressort pas forcément avec la même étiquette, dès lors qu'il est chauffé à l'électricité. Un immeuble à chauffage électrique individuel passe de F à E, ou de E à D, par le seul jeu du coefficient.

Situation de la SCI Ce qu'il faut faire
DPE collectif déjà établi avant 2026Rien. Il reste valable jusqu'à son terme. Une attestation de changement d'étiquette est délivrée gratuitement, en ligne et sans nouvelle visite, par l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe, pour les diagnostics réalisés depuis le 1er juillet 2021 et encore valides.
DPE collectif à commander en 2026Il intègre automatiquement le coefficient de 1,9. Aucune démarche particulière.
Immeuble chauffé à l'électricité, DPE de 2023 ou 2024Vérifier si la mise à jour a été effectuée. C'est le cas où le gain d'étiquette est le plus probable, et il peut changer la donne pour la relocation d'un lot.
Immeuble au gaz ou au fioul collectifAucun effet. Le coefficient ne concerne que l'électricité.
Ne payez pas deux fois. Si un syndic ou un diagnostiqueur propose de « refaire le DPE collectif pour bénéficier du nouveau coefficient », dites non, et dites-le en séance. Les DPE établis avant le 1er janvier 2026 restent valables. L'attestation de changement d'étiquette de l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe est gratuite, en ligne, sans nouvelle visite ni intervention d'un professionnel, dès lors que le diagnostic initial est postérieur au 1er juillet 2021 et toujours valide. Repayer un diagnostic en cours de validité pour ce seul motif, c'est de la dépense pure, aux frais de tous les copropriétaires.

11. DPE collectif : ce que la SCI doit fournir, et à qui

Vient enfin la question opérationnelle : une fois le DPE collectif entre vos mains, à qui faut-il le transmettre ? La réponse est plus restrictive que ce que beaucoup imaginent, et elle découle directement de la ligne de partage du chapitre 1.

Au locataire : le DPE du lot, pas le DPE collectif

Ce qu'on annexe au bail d'habitation, c'est le DPE du logement, au titre du dossier de diagnostic technique de l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989. Le DPE collectif n'a pas à être remis au locataire, et il n'a pas sa place dans l'annonce de location, qui affiche les étiquettes du logement.

Rien n'interdit de le communiquer à un locataire qui le demande, surtout quand des travaux collectifs se préparent : c'est même souvent une bonne façon de désamorcer une inquiétude. Mais ce n'est pas une obligation, et glisser le DPE de l'immeuble dans le dossier de bail à la place de celui du lot est une négligence qui peut se retourner contre le bailleur. La composition exacte du dossier est détaillée dans notre guide sur le bail d'habitation en SCI.

À l'acquéreur du lot : ce que dit vraiment l'article L721-2

L'article L721-2 du CCH énumère les documents à remettre à l'acquéreur d'un lot de copropriété au plus tard à la signature de la promesse de vente. La liste comprend notamment :

  • La fiche synthétique de la copropriété ;
  • Le règlement de copropriété et l'état descriptif de division, ainsi que leurs actes modificatifs publiés ;
  • Les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années ;
  • Le montant des charges courantes du budget prévisionnel et des charges hors budget payées par le vendeur au titre des deux exercices précédents ;
  • Les sommes restant dues par le vendeur au syndicat et les sommes qui seront dues par l'acquéreur ;
  • L'état global des impayés de charges au sein du syndicat et de la dette du syndicat vis-à-vis des fournisseurs ;
  • Le cas échéant, le montant de la part du fonds de travaux rattachée au lot ;
  • Le carnet d'entretien de l'immeuble ;
  • Une notice d'information sur les droits et obligations des copropriétaires ;
  • Les conclusions du diagnostic technique global lorsqu'il a été réalisé, ainsi que le plan pluriannuel de travaux le cas échéant.

Vérification faite : le DPE collectif n'y figure pas nommément. Ce que la liste vise, ce sont les conclusions du DTG et le PPT. L'obligation de remise d'un DPE porte, elle, sur le DPE du lot vendu, au titre du dossier de diagnostic technique de l'article L271-4 du CCH.

Cela ne veut pas dire qu'il faut le garder dans un tiroir. Un acquéreur un peu averti le réclamera au syndic, et une SCI qui vend un lot dans un immeuble classé F sans en dire un mot s'expose à une renégociation de dernière minute, voire à un contentieux sur la loyauté de l'information. Notre guide sur la vente d'un immeuble par une SCI détaille la préparation du dossier.

À la banque et aux financeurs de travaux

C'est ici que l'absence de DPE collectif coûte de l'argent, du vrai.

Les dispositifs d'aide à la rénovation des parties communes raisonnent tous de la même façon : un état initial de performance, un objectif de gain. Sans DPE collectif, la copropriété n'a ni l'un ni l'autre, et son dossier ne tient pas debout. Le diagnostic n'est donc pas seulement une contrainte à subir, c'est la pièce d'entrée du financement de la rénovation.

Un rappel s'impose ici, parce qu'il est presque toujours mal formulé. MaPrimeRénov' demandée en nom propre est fermée à la SCI, le parcours individuel étant réservé aux personnes physiques. Mais nous parlons de parties communes, et c'est un autre dispositif : MaPrimeRénov' Copropriété est une aide destinée aux syndicats de copropriétaires, dont la demande est déposée par le syndic auprès de l'Anah, versée au syndicat puis répartie par le syndic entre les copropriétaires selon leur quote-part. Une SCI copropriétaire en profite donc bien, par réduction de sa quote-part de travaux, exactement comme les autres copropriétaires : les conditions d'éligibilité portent sur la copropriété et sur l'ambition des travaux, pas sur la nature juridique de chaque copropriétaire. Seules les primes individuelles réservées à certains ménages, propriétaires occupants aux ressources modestes notamment, échappent à une personne morale.

Restent par ailleurs ouverts à la SCI les certificats d'économies d'énergie (art. L221-1 du code de l'énergie) et, pour une SCI non soumise à l'IS comptant au moins un associé personne physique, l'éco-prêt à taux zéro de l'article 244 quater U du CGI. Le panorama complet, avec les enveloppes disponibles, est dans notre guide de la rénovation énergétique en SCI.

Et la sanction, dans tout ça ?

Beaucoup de pages agitent une amende. Elle n'existe pas.

Aucune sanction pénale ni administrative directe ne frappe l'absence de DPE collectif, le texte n'en prévoit tout simplement pas. Les conséquences sont ailleurs, et elles sont réelles :

  • La responsabilité du syndic, qui manque à ses obligations en n'inscrivant pas la question à l'ordre du jour, et que le syndicat comme un copropriétaire lésé peuvent rechercher.
  • La perte d'accès aux aides sur les parties communes, décrite juste au-dessus.
  • La fragilité de la copropriété face à un copropriétaire capable de démontrer un préjudice, par exemple l'impossibilité de louer son lot à cause d'équipements collectifs défaillants que le diagnostic aurait révélés.
  • Le retard accumulé, le plus coûteux de tous : une copropriété qui n'a pas mesuré n'a pas programmé, et vote dans l'urgence des travaux qu'elle aurait pu étaler sur dix ans.

Pour une SCI, tout tient en une phrase : le DPE collectif n'est pas un risque de sanction, c'est un outil de pilotage patrimonial. Il annonce ce que la copropriété va dépenser, donc ce que la société doit provisionner. Faites-le entrer dans la revue annuelle des obligations de la SCI, à côté de l'approbation des comptes et de l'examen des baux. La méthode est décrite dans notre guide de l'audit annuel d'une SCI.


12. FAQ — DPE collectif en copropriété

Voici les dix questions que les gérants de SCI copropriétaires me posent le plus souvent sur le DPE collectif. Les autres (syndic inactif, obligation de travaux, durée de validité, financement par le fonds de travaux, récupération sur le locataire, remise à l'acquéreur, loi de simplification de mai 2026) sont reprises dans la foire aux questions complète en bas de page.

Ma copropriété fait exactement 50 lots : quelle date s'applique ?

Le texte ne tranche pas. Le VI de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 retient 2025 « pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots » et 2026 « pour les copropriétés d'au plus cinquante lots » : les deux formules incluent cinquante et se recouvrent à la borne, sans que la doctrine administrative ni la jurisprudence aient arbitré. La lecture la plus favorable au copropriétaire donne 2026 ; celle du 1°, tout aussi littérale, donne 2025. À cinquante lots pile, faites réaliser le diagnostic sans attendre plutôt que de miser sur une lecture.

Les caves et les parkings comptent-ils dans le nombre de lots ?

Non. Le chapeau du VI de l'article 158 compte les lots « à usage de logements, de bureaux ou de commerces ». Caves, celliers, box et emplacements de stationnement sont exclus du comptage, même s'ils sont des lots au règlement avec leurs propres tantièmes. L'écart entre le nombre de lots au règlement et le nombre de lots au sens du calendrier est souvent du simple au double.

Le DPE collectif dispense-t-il du DPE de mon lot ?

Non, en principe : ce sont deux diagnostics distincts, l'un sur le bâtiment, l'autre sur le logement. L'exception tient au I de l'article R126-20 du CCH, qui prévoit que le diagnostic réalisé pour l'ensemble du bâtiment permet d'établir les DPE de chacun des logements ou lots, dans les conditions du II de l'article 8 de l'arrêté du 31 mars 2021. Dans ce cas seulement, le document produit devient le DPE opposable du logement.

Mon immeuble est classé F : mes appartements deviennent-ils indécents ?

Non. La performance énergétique minimale du logement décent s'apprécie logement par logement, sur la base du DPE du lot (art. 6, al. 1er, de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et art. 3 bis du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, qui retient la classe F depuis le 1er janvier 2025). L'étiquette du bâtiment ne rend aucun appartement indécent par elle-même et n'affecte pas un bail en cours. Elle constitue en revanche un signal sérieux sur ce qui attend vos lots. Voir notre guide SCI et passoire thermique.

Quelle majorité pour voter la réalisation du DPE collectif ?

La majorité de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965, c'est-à-dire la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance. L'assemblée ne décide pas de l'opportunité du diagnostic, qui s'impose au syndicat : elle en organise l'exécution. Un rejet ne supprime donc pas l'obligation.

Combien coûte un DPE collectif et comment est-il réparti ?

Le prix du DPE n'est pas réglementé, comme le rappelle service-public.fr ; les devis observés sur le marché en 2026 vont couramment de 1 000 à 5 000 € selon la taille et la complexité de l'immeuble. Le coût est une charge du syndicat, répartie entre tous les copropriétaires selon les tantièmes de charges générales de l'article 10, alinéa 2 de la loi de 1965. Sur 3 600 € votés et 240/10 000es, la quote-part d'une SCI ressort à 86,40 €.

La quote-part de DPE collectif est-elle déductible pour une SCI à l'IR ?

Elle suit le régime des provisions de copropriété du a quater du 1° du I de l'article 31 du CGI : déduction l'année du versement au syndic, régularisation l'année suivante après approbation des comptes du syndicat. S'agissant d'une dépense d'étude et non d'une construction ou d'un agrandissement, la fraction correspondante reste en principe déductible au stade de la régularisation. Détail dans notre guide des appels de fonds de copropriété.

Faut-il refaire le DPE collectif après la réforme du 1er janvier 2026 ?

Non. Les DPE établis avant le 1er janvier 2026 restent valables jusqu'à leur terme, et une attestation de changement d'étiquette est délivrée gratuitement, en ligne et sans nouvelle visite, par l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe pour les diagnostics réalisés depuis le 1er juillet 2021 et encore valides dont le classement change avec le coefficient de 1,9. Refaire intégralement un diagnostic valide pour ce seul motif serait une dépense sans contrepartie.

Une SCI qui détient tout l'immeuble est-elle concernée par le DPE collectif ?

Oui, et sans échelonnement. L'article L126-31 du CCH vise « tout bâtiment d'habitation collective » sans condition de copropriété, et la dérogation du VI de l'article 158 ne concerne que les bâtiments relevant de la loi du 10 juillet 1965 comprenant au plus deux cents lots. Une SCI propriétaire d'un immeuble de rapport, permis déposé avant 2013, reste donc sous la règle générale : obligation depuis le 1er janvier 2024, diagnostic commandé et payé par elle seule.

Quelle sanction si la copropriété n'a pas de DPE collectif ?

Aucune amende n'est prévue, ni sanction pénale ni sanction administrative directe. Les conséquences réelles sont la responsabilité du syndic, qui manque à l'obligation d'inscription à l'ordre du jour du II de l'article R126-20 du CCH, la perte d'accès aux aides pour la rénovation des parties communes, et le risque d'une action d'un copropriétaire justifiant d'un préjudice. Méfiez-vous des pages qui annoncent une amende chiffrée : elle n'existe pas.

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Diagnostics et dates de validité par bien, quotes-parts de copropriété rattachées au bon exercice, régularisation des provisions, déclaration 2072 ou liasse 2033 générée automatiquement. Votre SCI ne découvre plus une obligation dans une convocation d'assemblée générale.

Sources officielles

Code de la construction et de l'habitation : art. L126-31 (DPE des bâtiments d'habitation collective, version en vigueur au 28 mai 2026, deux alinéas), art. L126-26 (DPE), art. L126-28-1 (audit énergétique réglementaire à la vente en monopropriété), art. L173-1-1 (classes de performance), art. R126-20 (DPE établi pour l'ensemble d'un bâtiment : génération des DPE des logements ou lots, inscription à l'ordre du jour par le syndic, dispense en cas de diagnostic valide et conforme), art. D126-19 (durée de validité de dix ans), art. L271-4 (dossier de diagnostic technique à la vente), art. L721-2 (documents remis à l'acquéreur d'un lot de copropriété — le DPE collectif n'y figure pas), art. L731-1 (diagnostic technique global, qui comprend lui-même un DPE) et art. L731-4 (DTG obligatoire avant toute mise en copropriété d'un immeuble construit depuis plus de dix ans).
Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 : art. 8-2 (fiche synthétique), art. 10, al. 2 (répartition des charges générales), art. 14-2 (plan pluriannuel de travaux), art. 14-2-1, I, 1° (fonds de travaux : élaboration du projet de PPT et, le cas échéant, du DTG), art. 24 (majorité des voix exprimées), art. 24-4 (inscription à l'ordre du jour d'un plan de travaux d'économies d'énergie ou d'un contrat de performance énergétique, mise en concurrence, avis du conseil syndical, obligation réputée satisfaite par le PPT).
Décret n° 67-223 du 17 mars 1967 : art. 10 (demande d'inscription d'une question à l'ordre du jour par un copropriétaire : prochaine assemblée, ou assemblée suivante si la demande est reçue trop tard).
Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 (Climat et résilience) : art. 158, VI (« les 5° et 11° du I ainsi que le II » — donc le DPE collectif et l'article 24-4 de la loi de 1965 — entrent en vigueur le 1er janvier 2024 ; dérogation pour les bâtiments relevant de la loi de 1965 « comprenant au plus deux cents lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces » — 1° : 2025 pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots ; 2° : 2026 pour les copropriétés d'au plus cinquante lots, les deux formules incluant la borne de cinquante) et IX (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte : les mêmes dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2028). Art. 171 de la même loi (réécriture de l'article 14-2 : plan pluriannuel de travaux, immeubles réceptionnés depuis plus de quinze ans, calendrier propre 2023 / 2024 / 2025 selon le nombre de lots).
Loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique : art. 5, XI (suppression du dernier alinéa de l'art. L126-31 du CCH, issu de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 et propre aux organismes d'HLM : étude de faisabilité sur l'installation d'équipements de production, de transformation et de stockage d'énergie renouvelable, et transmission aux locataires et aux collectivités — l'obligation de DPE collectif est maintenue ; le même XI abroge par ailleurs les art. L122-1, L122-1-1 et L126-35-1 du CCH).
Arrêtés : arrêté du 31 mars 2021 relatif au DPE pour les bâtiments ou parties de bâtiments à usage d'habitation en France métropolitaine (art. 8, I : contenu du DPE ; art. 8, II : modalités des DPE générés à partir du diagnostic réalisé à l'immeuble) ; arrêté du 13 août 2025 modifiant le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité, qui réécrit l'annexe 3 de l'arrêté du 31 mars 2021 et l'annexe 3 de l'arrêté du 15 septembre 2006 (2,3 → 1,9 pour les DPE et audits édités à compter du 1er janvier 2026).
Logement décent : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (art. 3-3, dossier de diagnostic technique de location, et art. 6, al. 1er) et décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, art. 3 bis dans sa rédaction issue du décret n° 2023-796 du 18 août 2023 (classe F depuis le 1er janvier 2025 en métropole). Charges récupérables : décret n° 87-713 du 26 août 1987.
CGI et BOFiP : art. 31, I, 1°, a quater (provisions de copropriété), art. 31, I, 1°, e (frais de gestion : gardes et concierges, honoraires de gestion versés à un tiers, frais de procédure, et forfait de 20 € par local), art. 39 (charges déductibles à l'IS), art. 244 quater U (éco-PTZ) ; BOI-IR-PAS-50-20-10 § 30 (mesures transitoires de l'année blanche : les cotisations au fonds de travaux ne sont pas comprises dans les provisions visées par le a quater), BOI-RFPI-BASE-20-10 (frais d'administration et de gestion), BOI-RFPI-BASE-20-70 (déduction des provisions pour charges de copropriété et régularisation en N+1).
Autres : art. L221-1 du code de l'énergie (certificats d'économies d'énergie) ; service-public.gouv.fr, MaPrimeRénov' Copropriété (aide destinée aux syndicats de copropriétaires, demande déposée par le syndic auprès de l'Anah, aide versée au syndicat puis répartie entre les copropriétaires selon leur quote-part) ; service-public.fr, fiche DPE (« le prix du DPE n'est pas réglementé ») ; communication gouvernementale sur l'évolution du calcul du DPE au 1er janvier 2026 (environ 850 000 logements sortant des classes F et G) et attestation de changement d'étiquette délivrée gratuitement par l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe, sans nouvelle visite, pour les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les règles de copropriété et de performance énergétique évoluent rapidement : vérifiez la date de mise à jour et, pour une décision engageante, faites valider votre situation par votre conseil.

FAQ

Questions fréquentes

Le texte ne tranche pas. Le VI de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 retient 2025 « pour les copropriétés entre cinquante et deux cents lots » et 2026 « pour les copropriétés d'au plus cinquante lots » : les deux branches incluent cinquante et se recouvrent à la borne. La lecture la plus favorable au copropriétaire donne le 1er janvier 2026, mais elle n'est sécurisée ni par la doctrine administrative ni par la jurisprudence. En pratique, à cinquante lots pile, mieux vaut faire réaliser le diagnostic sans attendre.
Non. Le chapeau du VI de l'article 158 vise les bâtiments « comprenant au plus deux cents lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces ». Les caves, les box, les emplacements de stationnement et les celliers ne sont pas comptés, alors qu'ils figurent bien au règlement de copropriété avec leurs propres tantièmes. Un immeuble de 78 lots au règlement dont 48 seulement sont des logements ou des commerces relève de la vague du 1er janvier 2026.
Non, en principe. Ce sont deux diagnostics distincts : le DPE collectif porte sur le bâtiment, le DPE du lot sur le logement loué ou vendu. Une exception existe : le I de l'article R126-20 du CCH prévoit que le diagnostic réalisé pour l'ensemble du bâtiment permet d'établir les DPE de chacun des logements ou lots, dans les conditions fixées par le II de l'article 8 de l'arrêté du 31 mars 2021. Dans ce cas seulement, le résultat devient le DPE opposable du logement.
Non, pas automatiquement. Le critère de performance énergétique minimale du logement décent s'apprécie logement par logement, à partir du DPE du lot (premier alinéa de l'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et article 3 bis du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, qui retient la classe F depuis le 1er janvier 2025). L'étiquette du bâtiment n'a pas d'effet direct sur la décence de chaque appartement. Elle constitue en revanche un signal sérieux, car les mêmes murs et les mêmes équipements collectifs pèsent sur chaque lot.
Le II de l'article R126-20 du CCH impose déjà au syndic d'inscrire à l'ordre du jour la décision de réaliser ce diagnostic. À défaut, le gérant de la SCI peut notifier au syndic une demande d'inscription d'une question à l'ordre du jour, à tout moment, en application de l'article 10 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 : la question est portée à la convocation de la prochaine assemblée, ou à la suivante si la demande arrive trop tard. En cas de refus persistant, c'est un manquement du syndic susceptible d'engager sa responsabilité contractuelle.
La majorité de l'article 24 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, c'est-à-dire la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance. C'est la majorité applicable à la mise en œuvre d'une obligation légale : l'assemblée ne décide pas d'un principe, elle organise l'exécution d'une obligation qui s'impose déjà au syndicat.
Pas directement : ses recommandations de travaux sont informatives. Mais l'article 24-4 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 impose au syndic d'inscrire à l'ordre du jour de l'assemblée qui suit l'établissement d'un DPE la question d'un plan de travaux d'économies d'énergie ou d'un contrat de performance énergétique — obligation réputée satisfaite si le plan pluriannuel de travaux comporte déjà de telles mesures. Le débat sur les travaux est donc programmé, même si leur vote ne l'est pas.
Le prix du DPE n'est pas réglementé, comme le rappelle service-public.fr : il n'existe aucun barème officiel. Les devis observés sur le marché en 2026 vont couramment de 1 000 à 5 000 € selon la taille de l'immeuble, sa localisation et ses caractéristiques techniques. Le coût est une charge du syndicat, répartie entre tous les copropriétaires selon les tantièmes de charges générales de l'article 10, alinéa 2 de la loi de 1965 — donc au prorata, pas par lot.
Elle suit le régime des provisions de copropriété : déduction l'année du versement au syndic, puis régularisation l'année suivante après approbation des comptes du syndicat (a quater du 1° du I de l'article 31 du CGI). Le DPE collectif étant une dépense d'étude et non des travaux d'agrandissement ou de construction, la fraction correspondante reste en principe déductible au moment de la régularisation.
Non. Le DPE collectif est une dépense d'administration et de conservation des parties communes, qui ne figure pas dans la liste limitative des charges récupérables fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Il reste définitivement à la charge du bailleur, donc de la SCI, et ne peut pas être appelé au titre des provisions pour charges locatives.
Le 1° du I de l'article 14-2-1 de la loi de 1965 vise l'élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux et, le cas échéant, du diagnostic technique global de l'article L. 731-1 du CCH. Le DPE collectif n'y est pas nommé. Une affectation du fonds au seul financement du DPE collectif est donc juridiquement fragile : mieux vaut l'appeler comme une dépense du budget prévisionnel ou une dépense hors budget votée à part.
Non. Les DPE établis avant le 1er janvier 2026 restent valables jusqu'à leur terme. Une attestation de changement d'étiquette est délivrée gratuitement, sans nouvelle visite ni intervention d'un diagnostiqueur, par l'observatoire DPE-Audit de l'Ademe, pour les diagnostics réalisés depuis le 1er juillet 2021 et encore valides dont l'étiquette change du fait du nouveau coefficient. Refaire un DPE collectif intégralement pour ce seul motif serait une dépense inutile.
Dix ans, comme tout DPE (article D126-19 du CCH). Le second alinéa de l'article L126-31 prévoit que le diagnostic est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu'un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 fait apparaître que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C au sens de l'article L173-1-1 du même code. Dans ce cas, aucun renouvellement décennal n'est exigé.
La liste de l'article L721-2 du CCH ne le mentionne pas nommément : elle vise notamment les conclusions du diagnostic technique global lorsqu'il a été réalisé et le plan pluriannuel de travaux. Ce qui est obligatoirement annexé, c'est le DPE du lot, au titre du dossier de diagnostic technique de l'article L271-4 du CCH. Le remettre spontanément reste néanmoins une bonne pratique de transparence.
Oui, et sans échelonnement. L'article L126-31 du CCH vise « tout bâtiment d'habitation collective » dont le permis a été déposé avant le 1er janvier 2013 ; la dérogation du VI de l'article 158 ne concerne que les bâtiments relevant de la loi du 10 juillet 1965. Une SCI propriétaire d'un immeuble de rapport en monopropriété est donc tenue depuis le 1er janvier 2024, date d'entrée en vigueur de droit commun, et elle commande et paie seule le diagnostic.
Aucune amende n'est prévue par le texte, ni sanction pénale ni sanction administrative directe. Les vraies conséquences sont ailleurs : responsabilité du syndic, qui manque à l'obligation d'inscription à l'ordre du jour du II de l'article R126-20 du CCH, impossibilité pratique de monter un dossier d'aides à la rénovation des parties communes, et fragilité de la copropriété face à un copropriétaire lésé.
Non. Le XI de l'article 5 de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a modifié l'article L126-31 du CCH en supprimant son dernier alinéa, issu de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023, qui imposait aux seuls organismes d'HLM une étude de faisabilité sur les possibilités d'installation d'équipements de production, de transformation et de stockage d'énergie renouvelable, ainsi que la transmission de cette étude et du DPE aux locataires et aux collectivités. L'obligation de DPE collectif, elle, est intacte : la version en vigueur au 28 mai 2026 compte deux alinéas, le champ d'application et le renouvellement décennal.