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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Sortir de sa caution personnelle de SCI : ce qui vous libère vraiment

Vous vendez vos parts, vous démissionnez de la gérance, vous divorcez — et votre caution, elle, ne bouge pas. Elle vous lie à la banque, qui n'est partie ni à la cession, ni à votre départ. Sortir de sa caution personnelle de SCI n'a donc qu'une voie : la mainlevée, l'accord écrit du prêteur de renoncer à votre engagement. Aucun texte ne l'oblige à vous le donner. Ce guide dit comment on l'obtient. Quel droit gouverne votre cautionnement selon sa date de signature. Ce que produit chacun des huit événements qui font croire à une libération. Le calendrier de 2026, la lettre à envoyer, la clause à faire écrire. Et ce que coûte une caution qu'on n'a pas levée : dans notre exemple, 271 160 € de capacité d'emprunt personnelle. Pour ce que vous avez signé au départ, voyez l'étendue exacte d'une caution personnelle en SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, ordonnance n° 2021-1192, jurisprudence publiée). Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.

1. Vendre ses parts ne lève pas votre caution

Le cautionnement est le contrat par lequel une personne s'engage envers un créancier à payer la dette d'un autre si celui-ci n'y satisfait pas (art. 2288 du Code civil).

Premier point. Dans une société civile immobilière, l'emprunteur est la société. Les associés ne sont pas co-emprunteurs : ils sont, séparément, cautions. Il n'y a donc personne à « désolidariser » — ce mot appartient aux co-emprunteurs solidaires, un couple qui achète en indivision. Ici, on demande une mainlevée : la renonciation écrite du créancier à se prévaloir du cautionnement.

Deuxième point : la cession de vos parts est étrangère à votre cautionnement. Ce contrat vous lie à la banque, tiers à la vente. Le Code civil ne prévoit le maintien d'un cautionnement lors d'un changement de partie que dans deux hypothèses : la dissolution d'une personne morale partie au contrat (art. 2318) et le décès de la caution (art. 2317). La cession de parts n'y figure pas, et rien ne l'y ajoute. La Cour de cassation l'a jugé en des termes qui valent consigne, à propos d'un actionnaire caution ayant cédé ses actions : chambre commerciale, 29 janvier 2002 (n° 99-12.976, publié au Bulletin, Bull. IV n° 21). Un repreneur s'était pourtant porté caution à sa place — une substitution de garantie — et les cédants sont restés tenus, faute de novation. La banque ne leur doit sur ce point ni information ni conseil, et c'est à eux de demander l'extinction de leur cautionnement avant de céder. La règle vaut à l'identique pour l'associé de SCI : ce qui l'oblige, c'est son cautionnement, pas sa qualité d'associé.

Une cour d'appel l'a redit dans ces termes exacts, à propos du dirigeant d'une SAS : Grenoble, chambre commerciale, 13 octobre 2022 (n° 21/03196, décision non publiée). Vendre ses droits sociaux et cesser ses fonctions ne libère pas le dirigeant, sauf s'il est établi que sa garantie n'a été donnée qu'en cette qualité. En pratique, cela se lit dans l'acte : la cour relève que le cautionnement litigieux ne comportait aucune stipulation conditionnant la garantie à la qualité de dirigeant. Le même arrêt ajoute ce qui vaut pour toute SCI : un créancier n'est pas tenu d'accepter un changement de cautions.

Une correction, parce qu'on lit souvent l'inverse en ligne : non, le cédant ne reste pas tenu « des seules dettes nées avant sa sortie ». Sans mainlevée, vous garantissez tout le capital restant dû — la part non encore remboursée, à ne pas confondre avec le montant emprunté — jusqu'au dernier remboursement.

À ne pas confondre non plus avec la responsabilité d'associé. Sur les dettes sociales, les associés sont tenus indéfiniment mais non solidairement, à proportion de leurs parts, et après poursuite vaine de la société (art. 1857 et 1858). Le cautionnement, lui, est direct et le plus souvent solidaire : la banque vous réclame le tout, tout de suite. Comparaison dans la responsabilité des associés de SCI sur les dettes ; les voies de sortie dans comment quitter une SCI.


2. Quel droit s'applique à votre cautionnement ? Tout dépend de sa date

C'est le point que presque personne n'écrit, et il conditionne la moitié de ce que vous lirez ailleurs. La réforme des sûretés du 15 septembre 2021 est entrée en vigueur le 1er janvier 2022. Son article 37 tranche net : les cautionnements conclus avant restent soumis à la loi ancienne, y compris pour leurs effets légaux et les dispositions d'ordre public. Trois exceptions au III : les art. 2302 à 2304 — information annuelle, information du premier incident de paiement, retransmission de ces informations à une éventuelle sous-caution.

Un crédit de SCI court sur quinze à vingt-cinq ans : la majorité des cautionnements d'associés en cours ont été signés avant 2022. Ils ne relèvent ni de l'art. 2297, ni de l'art. 2299, ni de l'art. 2300, ni des art. 2313 à 2320. Regardez la date au bas de votre acte avant de lire quoi que ce soit d'autre.

Question Cautionnement signé avant le 1er janvier 2022 Signé à compter du 1er janvier 2022
Mention exigée de la cautionFormule sacramentelle manuscrite (ancien art. L331-1 C. consom.)Mention libre mais chiffrée, à peine de nullité (art. 2297)
Engagement manifestement disproportionnéDécharge totale (ancien art. L332-1), sous réserve du retour à meilleure fortuneRéduction au montant supportable à la date de signature (art. 2300)
Devoir de mise en gardeJurisprudentiel, avec la distinction caution avertie / non avertieTextuel (art. 2299), la distinction a disparu du texte
Décès de la cautionJurisprudence Ernault (Cass. com., 29 juin 1982, n° 80-14.160)Art. 2317, qui codifie la même solution et la rend d'ordre public
Extinction, prorogation, résiliationTextes anciens et jurisprudenceArt. 2313 à 2320
Information annuelle avant le 31 marsArt. 2302 à 2304, applicables à tous depuis le 1er janvier 2022

La conséquence est spectaculaire, et il faut la chiffrer. Prenez l'engagement qui sert d'exemple à cette page : 240 000 € cautionnés. Signé en 2020, l'ancien art. L332-1 vous décharge totalement pour disproportion : vous ne devez plus rien, sous réserve d'un retour à meilleure fortune. Signé en 2023, l'art. 2300 le ramène au montant supportable le jour de la signature ; retenons 75 000 €. Même situation de fait, 0 € d'un côté, 75 000 € de l'autre.

Le contentieux vivant reste d'ailleurs, en 2026, sur les textes anciens. La chambre commerciale, le 1er avril 2026 (n° 24-11.700, inédit), statue encore sous le visa de l'ancien art. L. 341-4 du Code de la consommation. C'est le même texte que l'art. L332-1 du tableau ci-dessus, sous sa numérotation d'avant la recodification de 2016. La disproportion s'apprécie au regard du montant de l'engagement de la caution, non des modalités de paiement de la dette garantie. La banque ne peut donc pas vous répondre que les mensualités de la SCI seraient supportables pour vous : l'assiette, c'est la somme cautionnée.


3. Cession, divorce, décès : huit événements, huit réponses

Ce que produit réellement chacun des événements qui font croire à une libération. Deux surprises : le rééchelonnement, la revente. La quatrième colonne répond au chapitre précédent : sur ces huit points, les engagements d'avant 2022 aboutissent au même résultat, par d'autres textes.

Événement Votre caution Fondement depuis 2022 Avant le 1er janvier 2022
Cession de vos partsNe tombe pasAucun texte n'organise la transmission ; la banque est tiers à la cessionMême solution (Cass. com., 29 janv. 2002, n° 99-12.976)
Retrait, ou rachat de vos parts par la SCINe tombe pasMême raisonnement : la dette garantie subsiste, votre engagement aussiMême solution
Démission de la géranceNe tombe pasSauf s'il est établi que la qualité de gérant a été la condition déterminante de la garantieMême solution, de jurisprudence constante
DivorceNe tombe pasLa convention de divorce est inopposable à la banque, qui n'y est pas partieMême solution
Revente de l'immeubleTombe seulement si le prix solde le prêtArt. 2313 : le cautionnement s'éteint par l'extinction de l'obligation garantieMême solution, par le caractère accessoire du cautionnement (jurisprudence constante ; l'ancien art. 2311 ne visait que l'extinction de l'obligation de la caution)
Rééchelonnement du prêtNe tombe pasArt. 2320, al. 1 : la simple prorogation de terme ne décharge pas la cautionMême solution : ancien art. 2316
Décès de la cautionTombe pour l'avenir, se transmet pour le passéArt. 2317 : les héritiers ne sont tenus que des dettes nées avant le décèsMême solution, sans le verrou d'ordre public : arrêt Ernault
Fusion de deux SCITenue du passé, l'avenir suppose votre accordArt. 2318, al. 1 : consentement à donner à l'occasion de l'opérationMême solution, fixée par deux arrêts publiés du 8 novembre 2005 (n° 02-18.449 et n° 01-12.896) ; ce que 2022 ajoute, c'est le consentement possible pour l'avenir.

Le rééchelonnement d'abord. Beaucoup espèrent qu'un allongement de durée vaudra libération, au motif que « le contrat a changé ». L'art. 2320, alinéa 1, dit l'inverse. Vous restez garant, plus longtemps qu'à la signature. En contrepartie, l'alinéa 2 vous ouvre un droit actif, détaillé au chapitre 10.

La revente ensuite. Vendre le bien ne libère pas : c'est le remboursement du prêt qui libère. La SCI solde le crédit avec le prix ? L'obligation garantie s'éteint, votre cautionnement avec elle (art. 2313). Elle remploie le prix ailleurs sans solder ? Votre engagement reste entier. Demandez au notaire l'attestation de remboursement intégral, pas le compromis.


4. Ce que la banque n'est jamais obligée de faire

Nous avons relu les art. 2288 à 2320 du Code civil, les quatre sections du cautionnement. aucun texte n'oblige un créancier à donner mainlevée, ni à accepter qu'une caution en remplace une autre. Le seul mécanisme codifié, l'art. 2301, vise le cautionnement légal ou judiciaire — pas un prêt consenti à une SCI.

Cinq issues, et cinq seulement, ne dépendent pas du bon vouloir de la banque. Aucune ne s'appelle une mainlevée, et deux d'entre elles passent par un juge.

  • L'extinction de la dette garantie (art. 2313 ; avant 2022, même solution par le caractère accessoire du cautionnement — jurisprudence constante, l'ancien art. 2311 ne visant que l'extinction de l'obligation de la caution).
  • La résiliation, réservée aux cautionnements de dettes futures à durée indéterminée (art. 2315 ; avant 2022, même règle, de source jurisprudentielle).
  • La réduction pour disproportion (art. 2300) — une réduction, pas une libération, et elle se plaide devant un juge. Avant 2022, l'ancien art. L332-1 déchargeait au contraire totalement.
  • La décharge quand le créancier a, par sa faute, fait perdre à la caution un droit dans lequel elle aurait été subrogée (art. 2314) — elle aussi se plaide en justice ; l'ancien art. 2314 posait déjà la règle.
  • Le décès (art. 2317 ; avant 2022, la jurisprudence Ernault, sans le verrou d'ordre public).

Hors de ces cinq cas, la mainlevée est un pur accord. Elle se négocie, elle ne se réclame pas.

Mainlevée de cautionnement et mainlevée d'hypothèque : deux choses sans rapport

Le mot est le même, et la majorité des lecteurs s'y trompe. Une hypothèque est inscrite au service de la publicité foncière : sa mainlevée est un acte notarié publié, une formalité tarifée. Un cautionnement n'est ni inscrit ni publié : il n'y a rien à radier, donc aucun émolument de radiation, aucune contribution de sécurité immobilière. Sa mainlevée est une lettre, parfois doublée d'un avenant. Le coût d'une mainlevée d'hypothèque est chiffré dans la renégociation du crédit d'une SCI.

Dernière illusion, celle du « qu'ils vendent l'immeuble d'abord ». Depuis 2022, l'art. 2314, alinéa 3, interdit à la caution de reprocher au créancier son choix du mode de réalisation d'une sûreté ; pour un engagement antérieur, c'est la jurisprudence de l'époque qui tranche. Si la banque détient une hypothèque et votre cautionnement, elle actionne ce qu'elle veut. Offrez-lui plutôt une garantie de remplacement : le nantissement des parts du repreneur, une sûreté portant sur les parts elles-mêmes, est la contrepartie la plus souvent acceptée.


5. Obtenir la mainlevée : le calendrier de la sortie en 2026

Une mainlevée s'obtient rarement en moins de deux mois, souvent en trois. Le tableau ci-dessous est celui d'un dossier normal ; son point de bascule est nouveau. Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts de société à prépondérance immobilière doit passer par un notaire, un avocat ou un expert-comptable habilité, à peine de nullité (art. 1865-1 du Code civil).

Étape Qui agit Délai courant
1. Accord de principe entre associés et identification du repreneurAssociésLe temps de trouver un repreneur, puis le délai d'agrément prévu aux statuts
2. Demande écrite de mainlevée ou de substitution, dossier du repreneur jointVousJour J
3. Instruction par le conseiller, puis passage en comité de créditBanque3 à 8 semaines
4. Réponse écrite, avec ou sans contrepartiesBanqueJ + 30 à J + 60
5. Rédaction de l'acte de cession sous condition suspensive de mainlevéeNotaire ou avocat1 à 3 semaines
6. Signature de l'acte — après la réponse du comité, jamais avantTousJ + 60 à J + 90
7. Avenant bancaire, engagement du repreneur, lettre de mainlevéeBanqueLe jour même ou sous 15 jours

Sur la forme de l'acte et les délais d'agrément, voyez la clause d'agrément en SCI ; sur les droits d'enregistrement, la cession de parts de SCI.


6. Demande de mainlevée et clause de substitution : les deux documents à écrire

La demande de mainlevée : huit points, une page

Une demande vague reçoit un refus vague. Celle qui contient les huit éléments suivants passe en comité au lieu de mourir dans une boîte mail. Les points 1, 3 et 5 sont écrits ci-dessous remplis.

  1. L'identification du prêt. « Prêt n° … consenti à la SCI Les Ormes le 15 juin 2020, montant d'origine 240 000 €, durée 240 mois, taux nominal 3,10 %, échéance mensuelle 1 343,08 € hors assurance. »
  2. La date de signature de l'acte de cautionnement : elle détermine le droit applicable.
  3. Le capital restant dû à date. « Après la 72e échéance, le capital restant dû s'établit à 182 863 € pour 168 échéances restantes. Ma demande porte sur ce montant, non sur les 240 000 € d'origine. »
  4. L'historique de paiement : échéances honorées, absence d'incident, taux d'occupation de l'immeuble.
  5. La situation du repreneur. « Revenus nets … €/mois, charges de crédit … €/mois, taux d'effort après reprise … %, apport en compte courant proposé 20 000 €. » Un dossier chiffré, pas une présentation.
  6. Les garanties de substitution proposées : nantissement de parts, hypothèque, apport en compte courant d'associé — une somme prêtée par un associé à sa société —, remboursement partiel anticipé.
  7. Une demande de réponse écrite et motivée — elle servira quelle que soit l'issue.
  8. Une date butoir, alignée sur le rendez-vous de signature.

La clause de substitution dans l'acte de cession

Trois éléments, et le troisième est celui que personne n'écrit.

Un. Une condition suspensive — une clause qui suspend la vente à la survenance d'un événement — portant sur la remise de la lettre de mainlevée du cédant. Tant qu'elle n'est pas levée, rien n'est définitif.

Deux. L'engagement du cessionnaire de se porter caution dans les mêmes termes, avec la mention chiffrée de l'art. 2297, à hauteur du capital restant dû plutôt que du montant d'origine.

Trois. Une clause de garantie du cédant en cas de refus bancaire, qui tranche la seule question qui fâche ensuite : qui supporte les frais de l'acte si la banque dit non. Encore faut-il savoir ce qu'on répartit. Le tarif réglementé des notaires ne comporte aucune ligne d'émolument pour une cession de parts sociales : l'acte de l'art. 1865-1 relève des honoraires libres (art. L444-1 du Code de commerce). L'honoraire se négocie donc avant de mandater, et il se paie que la banque dise oui ou non. Sur une hypothèse de 1 800 €, écrivez qui les supporte : 900 € chacun en cas de refus, par exemple.

L'entrée du repreneur côté société est traitée dans faire entrer un nouvel associé en SCI, avec les trois issues possibles côté prêteur : mainlevée, substitution, maintien.

Une nuance qui semble nous contredire, et qui ne le fait pas. Notre guide sur la démission du gérant de SCI déconseille de subordonner sa démission à la levée de sa caution : une démission est unilatérale, elle produit ses effets seule. Une cession est un contrat : elle se conditionne.


7. Ce que vous coûte une caution de SCI non levée : 271 160 €

Deux chiffres : ce que vous garantissez, et ce que cela vous interdit d'acheter.

Cas n° 1 — l'exposition résiduelle de Vincent

La SCI Les Ormes a emprunté 240 000 € sur 20 ans à 3,10 % en juin 2020. Mensualité hors assurance : 1 343,08 €. Vincent, 50 % des parts, s'est porté caution solidaire à hauteur de 240 000 € en principal. Il cède ses parts six ans plus tard, en juin 2026 : il reste 168 échéances.

Capital restant dû = 1 343,08 € × [1 − (1 + 0,031/12)−168] ÷ (0,031/12) = 182 863 €. C'est ce que Vincent garantit encore, pendant quatorze ans, sur un immeuble dont il n'a plus la maîtrise : il ne vote plus, il n'approuve plus les comptes. Son acte datant de 2020, c'est la loi ancienne qui gouverne son engagement.

Cas n° 2 — ce que la caution résiduelle lui interdit d'acheter

Vincent gagne 4 200 € nets par mois et veut acheter sa résidence principale. À un taux d'effort de 35 %, il peut consacrer 1 470 €/mois à ses charges de crédit. Raisonnons hors assurance pour isoler l'effet de la caution : à 3,40 % sur 25 ans, cela représente une capacité d'emprunt hors assurance de 296 800 €.

Si sa banque intègre l'échéance qu'il garantit (1 343 €) dans son taux d'effort, il ne lui reste que 127 €/mois, soit une capacité de 25 640 €. L'écart est de 271 160 € — son projet immobilier, en entier.

La nuance honnête : toutes les banques ne raisonnent pas ainsi. Certaines pondèrent l'engagement, d'autres le traitent hors ratio tant qu'aucun incident n'est déclaré. Chiffrez quand même l'hypothèse haute : c'est elle qui fait échouer les dossiers.

Un cran plus loin, propre à l'ancien associé. Tant que Vincent détient ses parts, la banque voit les loyers d'un côté et l'échéance de l'autre. Une fois les parts cédées, il perd le côté recettes et garde le côté charges : 182 863 € garantis, rien en face. Le pire profil dans une grille de notation. La méthode du taux d'effort est dans détenir une SCI réduit-il votre capacité d'emprunt personnelle : nous l'appliquons, nous ne la refaisons pas.


8. Quand la banque dit non : l'arbre de décision en quatre questions

Un refus n'est pas une fin. C'est le début d'une négociation, et l'ordre compte : chaque question coûte plus cher que la précédente.

Question 1 — le prêt peut-il être remboursé, totalement ou partiellement ? C'est la première des cinq issues du chapitre 4, et la plus directe : l'extinction de la dette éteint le cautionnement (art. 2313). Elle suppose une décision de la SCI et ce que permet le contrat de prêt. Vincent vend ses parts 95 000 €. S'il en consacre 40 000 € à un remboursement anticipé partiel, le capital restant dû tombe de 182 863 € à 142 863 €. Il négocie alors sur une base réduite de 22 %. Reste l'indemnité de remboursement anticipé due par la SCI : les contrats reprennent le plus souvent le plafond du crédit immobilier, au plus six mois d'intérêts sur la somme remboursée. Sur 40 000 € à 3,10 %, soit 620 €.

Question 2 — une sûreté réelle peut-elle remplacer la caution personnelle ? Une sûreté réelle porte sur un bien, non sur une personne : hypothèque sur l'immeuble, nantissement des parts du repreneur, apport en compte courant bloqué. Une banque échange rarement une garantie contre rien, souvent une garantie contre une autre.

Question 3 — un refinancement ailleurs est-il rentable après frais ? Un nouvel établissement rembourse l'ancien prêt : la dette garantie s'éteint, votre cautionnement aussi (art. 2313). Posons le seuil sur le dossier. Sur 182 863 € et 168 échéances restantes à 3,10 %, la SCI paiera encore 42 775 € d'intérêts, et chaque 0,20 point de taux gagné lui en rend environ 2 930 €. À taux identique, le refinancement ne rapporte rien : la totalité des frais devient le prix de votre mainlevée. Au-delà de 2 930 € tous frais confondus, il faut gagner au moins 0,20 point pour rentrer dans ses frais. La méthode est dans la renégociation du crédit d'une SCI.

Question 4 — à quelles conditions acceptez-vous de rester caution ? Si les trois premières échouent, la sortie n'est plus juridique mais contractuelle, et elle se paie. Quatre contreparties.

  • Une contre-garantie du cessionnaire : son engagement écrit de vous rembourser si la banque vous appelle.
  • Un séquestre d'une fraction du prix — une somme bloquée chez le notaire jusqu'à la mainlevée.
  • Un prix de cession majoré, qui rémunère le risque que vous portez.
  • Un engagement de mainlevée à une date ou à un seuil de capital restant dû convenus à l'avance.

Sur nos chiffres, un séquestre de 25 % du prix représente 23 750 € immobilisés. Inconfortable pour le repreneur, et infiniment plus protecteur qu'une promesse.

Cas n° 3 — ce que coûte une mainlevée obtenue

Sonia, la repreneuse, accepte de se porter caution à hauteur du capital restant dû — 182 863 €, et non les 240 000 € d'origine. La banque dit oui contre trois contreparties : 20 000 € apportés en compte courant d'associé, la domiciliation des loyers, des frais d'avenant. Ces frais ne relèvent d'aucun barème et se négocient. Retenons 400 €.

Coût total de la sortie de Vincent : 400 €. Pas de radiation, pas de publicité foncière, pas de formaliste — rien n'était inscrit. Rapporté aux 182 863 € qu'il cesse de garantir, c'est la meilleure dépense du dossier.

Et si rien ne marche, voilà le moment de dire non. Ne vendez pas. Garantir la dette d'une SCI dont on n'est plus associé, c'est toutes les charges et aucun droit. Mieux vaut différer de dix-huit mois et représenter le dossier. Si c'est un conflit qui vous pousse dehors : mésentente entre associés de SCI. Si la SCI cesse de payer : la SCI ne peut plus payer son emprunt.


9. Le décès de la caution : ce que vos héritiers doivent vraiment

On confond constamment les deux. Il s'agit ici du décès de la caution, pas de celui de l'emprunteur assuré : le premier ouvre une succession, le second déclenche une assurance. Deux mécaniques sans rapport.

La règle tient en une phrase de l'art. 2317 : les héritiers de la caution ne sont tenus que des dettes nées avant le décès, et toute clause contraire est réputée non écrite. La solution est ancienne : chambre commerciale, 29 juin 1982 (n° 80-14.160, Ernault). Puis première chambre civile, 3 juin 1986 (n° 85-10.639, publié au Bulletin) : le compte courant étant créditeur au jour du décès, rien n'a été transmis aux héritiers. Le solde débiteur constaté deux ans plus tard, à la clôture du compte, est une dette née après le décès. L'apport de 2022 est d'en avoir fait une règle d'ordre public, pour les engagements souscrits depuis seulement.

Reste la question qui décide de tout, et elle est tranchée. La dette est-elle « née » au déblocage des fonds, ou naît-elle échéance par échéance ? Un arrêt de 1990, rendu à propos d'une SCI et resté inédit (Cass. com., 16 janvier 1990, n° 88-10.494), retient, sur un billet à ordre, la naissance de la dette et non son exigibilité. Et la première chambre civile l'a jugé sur des prêts amortissables (Cass. 1re civ., 10 juin 1997, n° 95-19.352, publié au Bulletin). La dette de remboursement « avait déjà pris naissance avant le décès de la caution, même si elle n'était pas encore exigible à cette date » — solution reprise par la doctrine administrative (BOI-REC-GAR-20-40-30-20). Pour un prêt déjà débloqué, c'est donc tout le capital restant dû qui se transmet, et non les seules échéances impayées au jour du décès.

Cas n° 4 — le calcul qui décide de l'option successorale

Reprenons l'hypothèse inverse : la banque a dit non, Vincent est resté caution. Il décède neuf mois après la cession. Le capital restant dû est alors de 175 000 € — l'échéance n° 159 de l'échéancier. Actif successoral net, hors cautionnement : 90 000 €. Deux héritiers, à parts égales. Trois branches (art. 768) :

  • Acceptation pure et simple : chacun est tenu ultra vires, au-delà de ce qu'il reçoit. Si la SCI défaille, chacun peut être appelé pour sa part héréditaire, 87 500 €, sur son patrimoine personnel. Il a reçu 45 000 € ; il peut payer 87 500 €.
  • Acceptation à concurrence de l'actif net : chacun n'est tenu que jusqu'à concurrence de la valeur des biens recueillis (art. 791, 3°), soit 45 000 €.
  • Renonciation : 0 € de dette, mais 45 000 € perdus.

L'arbitrage : 45 000 € reçus contre un risque de 87 500 €. Il dépend d'un seul paramètre, la solidité de la SCI.

Le piège de calendrier : les deux règles vont ensemble. Un héritier ne peut être contraint d'opter avant quatre mois. Passé ce délai, un créancier peut le sommer de prendre parti par acte extrajudiciaire (art. 771) : deux mois de silence après la sommation valent acceptation pure et simple (art. 772). Sauf à demander au juge, dans ce délai, un temps supplémentaire pour achever l'inventaire commencé ou pour un autre motif sérieux et légitime. La banque est de ceux-là, et elle n'attend pas. Sans sommation, à l'inverse, dix ans de silence valent renonciation (art. 780). Le silence libère tant que personne ne bouge ; il engage dès que quelqu'un bouge. Voir la fiche Accepter ou renoncer à la succession et j'ai hérité de parts de SCI.

La porte de sortie de l'héritier qui a déjà accepté. L'art. 786, alinéas 2 et 3 permet de demander au juge une décharge, totale ou partielle, d'une dette successorale. Quatre conditions, cumulatives.

  1. Avoir eu des motifs légitimes d'ignorer la dette au moment de l'acceptation.
  2. Que son acquittement obère gravement le patrimoine personnel de l'héritier.
  3. Agir dans les cinq mois de la découverte de l'existence et de l'importance de la dette.
  4. Obtenir une décision de justice, dette par dette.

Deux avertissements. Le point de départ des cinq mois n'est pas l'acceptation, mais la découverte. Et pour un héritier lui-même associé, ou destinataire des informations de l'art. 2302, la première condition sera difficile à établir. Sur le sort des parts : décès d'un associé de SCI.


10. Les deux leviers qu'on ne vous propose jamais

Une caution qui n'a pas obtenu sa mainlevée n'est pas condamnée à attendre. Deux mécanismes lui rendent l'initiative, et aucun conseiller ne les mentionne.

Le premier : faire constituer une sûreté judiciaire sur les biens de la SCI

Pour un cautionnement signé à compter du 1er janvier 2022, l'art. 2320, alinéa 2, ouvre un droit à la caution une fois le terme initial du prêt échu. Soit précisément l'hypothèse où la banque a accordé une prorogation à la SCI. Deux options. Payer le créancier et se retourner contre la société ; ou, sans payer, demander une sûreté judiciaire — une garantie ordonnée par un juge — sur tout bien de la SCI, à hauteur des sommes garanties. Mieux : la caution est présumée justifier de circonstances menaçant le recouvrement, sauf preuve contraire de la société. La charge de la preuve est renversée en votre faveur. De quoi inscrire une garantie sur l'immeuble avant qu'il ne serve à autre chose.

Et si votre acte est antérieur à 2022 ? Ce levier ne vous est pas ouvert. L'ancien art. 2316, seul applicable, se contentait d'ouvrir à la caution le droit de « poursuivre le débiteur pour le forcer au paiement ». Ni sûreté judiciaire, ni présomption : deux innovations de 2022. Vincent, qui a signé en 2020, est dans ce cas.

Le second : les deux recours de la caution qui a payé

Deux articles, deux régimes. On les lit souvent fusionnés, à tort.

  • Art. 2308 — le recours personnel. La caution qui a payé a un recours contre le débiteur pour les sommes payées, et aussi pour les intérêts et les frais. Action propre, née du paiement. Les frais ne se récupèrent toutefois qu'à compter du jour où vous avez dénoncé à la SCI les poursuites engagées contre vous (art. 2308, al. 3) — une raison de plus d'écrire avant de payer.
  • Art. 2309 — la subrogation. Elle est subrogée dans les droits du créancier : elle prend sa place et récupère ses garanties. La banque avait une hypothèque sur l'immeuble de la SCI ? La caution qui a payé en bénéficie.

Le premier rapporte davantage, le second est mieux garanti. On les exerce ensemble. Un piège, enfin : la caution qui paie sans avertir la société perd son recours contre elle si la société paie à son tour, ou si elle disposait des moyens de faire déclarer la dette éteinte (art. 2311). Prévenez la SCI par écrit avant de payer. En procédure collective, les poursuites contre la caution obéissent à des règles propres : SCI en liquidation judiciaire.


11. Les six erreurs qui coûtent le plus cher

Erreur Coût estimé, sur notre dossier
Signer l'acte de cession avant d'avoir la mainlevée écrite182 863 € garantis pendant 14 ans
Se contenter d'une promesse du repreneur, sans contre-garantie ni séquestre23 750 € de sécurité abandonnés
Croire que la démission de la gérance ou le divorce libèreL'intégralité du capital restant dû
Croire qu'un rééchelonnement du prêt libère (art. 2320, al. 1)Plusieurs années de garantie en plus
Raisonner sur le mauvais régime en ignorant la date de signatureUne décharge totale plaidée comme une simple réduction
Laisser passer les cinq mois de l'art. 786 après la découverte de la dette87 500 € par héritier

Dans ce cas, ne faites pas ça

Ne signez jamais l'acte de cession de vos parts avant d'avoir la mainlevée écrite en main. Trois raisons. Un : aucun texte n'oblige la banque à vous libérer. Deux : une fois l'acte signé, vous ne votez plus, et il ne vous reste qu'une promesse. Trois : depuis le 27 juin 2026, l'acte passe par un professionnel du droit, à honoraires libres — il coûte, et il ne se reprend pas. Signer d'abord et négocier ensuite, c'est payer un acte pour rester garant de 182 863 € sur un bien qu'on ne contrôle plus.

Et si la banque a déjà dit non : une lettre du repreneur promettant de vous faire libérer ne vous protège de rien, elle n'engage pas la banque. Exigez une contre-garantie adossée à une sûreté réelle ou à un séquestre. Si le repreneur presse, c'est un signal, pas un argument.


12. Sortir de sa caution de SCI : questions fréquentes

J'ai signé ma caution en 2017 : le droit issu de la réforme de 2021 s'applique-t-il à moi ?

Non, sauf sur trois articles. Votre engagement reste gouverné par la loi ancienne (art. 37, II de l'ordonnance n° 2021-1192). Seuls les art. 2302 à 2304 du Code civil vous sont applicables depuis le 1er janvier 2022 : l'information annuelle, l'information du premier incident de paiement, et la retransmission de ces informations à une éventuelle sous-caution. Une nuance utile : si vous avez signé un nouvel acte de cautionnement après cette date — par exemple à l'occasion d'un rachat de prêt — c'est un engagement neuf, soumis au droit nouveau. Regardez la date de votre signature, pas celle du prêt d'origine.

La banque peut-elle refuser la mainlevée sans se justifier ?

Oui. Aucun texte ne l'oblige à motiver un refus, ni même à répondre. Demandez donc la réponse par écrit. Un refus écrit et daté sert à trois choses. Activer la clause de garantie de votre acte de cession. Justifier une renégociation du prix auprès du repreneur. Documenter un dossier que vous représenterez dans dix-huit mois, avec un capital restant dû plus faible. Un refus oral ne sert à rien.

Le repreneur de mes parts est plus solide que moi : la banque doit-elle accepter la substitution ?

Non. Elle apprécie librement, et elle n'a aucune obligation d'échanger une caution contre une autre, même meilleure. En pratique, c'est pourtant le levier qui fonctionne le mieux : présentez le dossier du repreneur complet et chiffré, au lieu de demander une mainlevée sèche. Une banque refuse une demande abstraite ; elle instruit un dossier.

Puis-je résilier mon cautionnement unilatéralement, comme on résilie un abonnement ?

Non, pas dans le cas d'une SCI qui a emprunté. On lit souvent qu'un cautionnement à durée indéterminée se résilie librement : l'art. 2315 réserve en réalité cette faculté aux cautionnements de dettes futures qui sont, en plus, à durée indéterminée. Les deux conditions se cumulent. Un cautionnement adossé à un prêt déjà débloqué garantit une dette déterminée et chiffrée : la faculté n'existe pas.

Mon cautionnement est stipulé à durée indéterminée : est-ce que ça change quelque chose ?

Pour un prêt, non — la dette garantie reste déterminée, donc l'art. 2315 ne joue pas. Un seul effet pratique : l'art. 2302 oblige la banque à vous rappeler chaque année, avant le 31 mars, le terme de votre engagement ou, s'il est à durée indéterminée, votre faculté de résiliation. Si votre acte se présente comme un cautionnement de dettes futures — une garantie couvrant tous les engagements présents et à venir de la SCI —, la faculté existe. Pour l'avenir seulement : vous resterez tenu des dettes déjà nées (art. 2316).

La SCI a renégocié son prêt sans me prévenir : suis-je libéré ?

Une simple prorogation de terme ne vous décharge pas (art. 2320, al. 1). Un allongement de durée, une pause d'échéances, un lissage : vous restez tenu. La réponse s'inverse si l'opération éteint le prêt d'origine — un rachat par un autre établissement rembourse l'ancien prêt, et le cautionnement s'éteint avec la dette (art. 2313). Vérifiez donc ce qui a été signé : un avenant, ou un nouveau contrat. Le second vous libère, le premier non.

La SCI a vendu l'immeuble mais a gardé le prêt : suis-je libéré ?

Non. Votre cautionnement garantit une dette, pas un immeuble. Tant que le prêt subsiste, votre engagement subsiste (art. 2313). Un immeuble de moins, une dette identique : vous garantissez un patrimoine que vous n'avez pas choisi. Si vous êtes encore associé, c'est le moment de demander la mainlevée en contrepartie de votre vote.

Deux SCI ont fusionné : que devient mon cautionnement ?

L'art. 2318 pose une règle asymétrique. Si c'est la société débitrice qui disparaît par fusion, scission ou transmission universelle de patrimoine, vous restez tenu des dettes nées avant que l'opération soit opposable aux tiers. Les dettes postérieures ne sont garanties que si vous y avez consenti à l'occasion de l'opération. Une clause d'acceptation anticipée signée des années plus tôt ne suffit pas. Si c'est la banque qui fusionne avec une autre, en revanche, un consentement donné par avance est valable.

Mon ex-conjoint était caution avec moi : le divorce nous libère-t-il ?

Non, et la convention de divorce n'y change rien : elle règle vos rapports entre vous, elle est inopposable à la banque qui n'y est pas partie. Si vous étiez tous deux cautions solidaires du même prêt, chacun reste tenu de la totalité. La seule sortie reste la mainlevée de l'un ou des deux. Le sort des parts et de l'immeuble est traité dans notre guide SCI et divorce.

Que puis-je faire de mon vivant pour ne pas transmettre ma caution à mes enfants ?

Trois choses, par ordre d'efficacité. Obtenir la mainlevée, seule solution qui ferme le sujet. À défaut, faire plafonner l'engagement à un montant fixe et décroissant avec le capital restant dû, par avenant : vos héritiers hériteront d'un plafond, pas d'un engagement de 240 000 €. Enfin, écrire à vos héritiers ce qu'ils ignoreront sinon — la référence du prêt, la banque, le montant garanti —, avec les informations annuelles de l'art. 2302 : c'est ce qui leur permettra d'opter dans le délai de quatre mois.

Je découvre à l'ouverture d'une succession que le défunt était caution d'une SCI : que faire en premier ?

Écrire à la banque avant tout acte. Demandez l'acte de cautionnement, sa date de signature, le capital restant dû et les informations annuelles de l'art. 2302. Vous avez quatre mois pendant lesquels personne ne peut vous contraindre à opter. N'encaissez rien, ne vendez rien, ne réglez aucune dette du défunt avant d'avoir le chiffre : certains actes valent acceptation tacite.

Le repreneur s'était engagé à me faire libérer et ne l'a pas fait : quel recours ?

Contre lui, une action en responsabilité contractuelle — il a manqué à un engagement que vous pouvez prouver s'il figure dans l'acte. Contre la banque, aucun : elle n'y est pas partie. Concrètement, vous obtiendrez peut-être des dommages et intérêts dans deux ans, mais vous restez caution pendant ce temps.

La banque ne m'a jamais envoyé l'information annuelle : qu'est-ce que je peux en tirer ?

Davantage qu'on ne le croit, et cela vaut aussi pour les cautionnements d'avant 2022 puisque l'art. 2302 s'applique à tous. À défaut d'information avant le 31 mars, la banque est déchue de la garantie des intérêts et pénalités échus depuis la précédente information jusqu'à la nouvelle. Autre effet : sur cette période, et dans vos seuls rapports avec elle, les paiements faits par la SCI sont réputés imputés en priorité sur le principal (art. 2302). Le prêt n'est pas réamorti pour autant — la fiction ne vaut que contre le créancier, et seulement pour ce qu'il peut vous réclamer. Chiffrons. Capital restant dû 182 863 € à 3,10 % : les intérêts courus sur trois ans font environ 15 500 €, que la banque ne peut plus vous réclamer si elle n'a rien envoyé. Réclamez ces courriers par écrit : leur absence est une pièce.

La caution tient-elle si la SCI est mise en liquidation judiciaire ?

Oui, elle tient, et sans le moindre répit. En liquidation judiciaire, rien ne suspend les poursuites contre vous : la banque peut vous appeler immédiatement. La suspension de l'art. L622-28 du Code de commerce ne joue qu'en sauvegarde et, par renvoi de l'art. L631-14, en redressement — et elle cesse au jugement qui arrête le plan ou prononce la liquidation. Ce répit n'éteint rien : la banque peut y prendre des mesures conservatoires. Ensuite tout dépend de la procédure : en sauvegarde, la caution personne physique peut se prévaloir des délais et remises du plan (art. L626-11) ; en redressement, non (art. L631-20). Le détail est dans notre guide sur la SCI en procédure collective.

J'ai payé à la place de la SCI : puis-je me retourner contre les autres associés ?

Contre la SCI, oui, par deux voies distinctes (art. 2308 et 2309). Contre les associés, c'est plus étroit : leur responsabilité sur les dettes sociales est indéfinie mais non solidaire, à proportion de leurs parts, et subsidiaire — il faut avoir vainement poursuivi la société d'abord (art. 1857 et 1858). Un associé à 50 % ne doit donc que la moitié, et pas avant. Si d'autres se sont portées cautions du même prêt, l'art. 2312 organise un recours entre cautions, chacune pour sa part.

Une SCI dont les comptes tiennent, c'est un dossier de mainlevée qui passe

Un comité de crédit regarde d'abord les chiffres : capital restant dû, historique de paiement, résultat de la société. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI et télétransmet ses déclarations, en 15 minutes par an.

Pour aller plus loin

Caution personnelle en SCI : jusqu'où êtes-vous engagé ? — ce que vous avez signé : mention obligatoire, caution simple ou solidaire, disproportion, information annuelle, engagement du conjoint. Sortir d'une SCI — les quatre voies pour quitter la société : cession, retrait, rachat par la SCI, dissolution, avec la fiscalité de chacune. Clause d'agrément en SCI — qui doit approuver l'entrée du repreneur, dans quels délais, et sous quelle forme l'acte de cession se signe depuis le 27 juin 2026. Faire entrer un nouvel associé en SCI — l'opération vue côté société, et les trois issues possibles côté prêteur : mainlevée, substitution, maintien. Détenir une SCI réduit-il votre capacité d'emprunt ? — la méthode complète du taux d'effort, l'endettement différentiel et le traitement bancaire des engagements de caution. Nantissement de parts de SCI — la sûreté que l'on offre en échange d'une mainlevée : constitution, effets sur les votes, sortie, et comparaison avec l'hypothèque. La SCI ne peut plus payer son emprunt — le premier impayé, la déchéance du terme, l'appel de la caution et la saisie de l'immeuble. J'ai hérité de parts de SCI — la mécanique pas à pas de l'option successorale, l'inventaire, les délais et le cas où renoncer est la bonne décision. Démission du gérant de SCI — le même angle mort financier, appliqué à un acte unilatéral que l'on ne peut pas conditionner. SCI en liquidation judiciaire — sauvegarde, redressement, liquidation : ce que la procédure change pour les poursuites contre les cautions.