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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Donation-partage de parts de SCI : figer les valeurs au jour de l'acte (2026)

Vous avez trois enfants, une SCI qui détient un immeuble, et une peur précise : que le partage que vous croyez équitable aujourd'hui devienne, dans vingt ans, la source d'une brouille de fratrie parce que les valeurs auront bougé. La donation-partage est faite pour ça. Attention au vocabulaire, il compte : ce n'est pas une donation « en mieux », c'est un partage anticipé. Elle écarte le rapport successoral et fige les valeurs au jour de la signature (art. 1078 du Code civil). À une condition : que l'acte partage vraiment. La Cour de cassation requalifie en donation simple, sans état d'âme, les actes qui laissent subsister la moindre indivision — elle l'a encore fait le 2 juillet 2025. Et c'est précisément là que la SCI décide de tout. Un immeuble unique donné à trois enfants finit presque toujours en indivision. 300 parts se coupent en trois lots de 100, nets, sans indivision et sans discussion.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, Légifrance, Code de commerce). Mis à jour le 10 août 2026.


1. Donation simple ou donation-partage de parts de SCI : ce qui se joue vraiment

Dans le langage courant, les deux opérations se disent de la même façon : « j'ai donné des parts à mes enfants ». Au décès, elles produisent des résultats opposés. Et la différence n'est pas fiscale — les droits de mutation à titre gratuit se calculent exactement pareil dans les deux cas. Elle est civile. Surtout, elle ne se révèle qu'au règlement de la succession, quand le notaire ouvre le dossier et que plus personne ne peut rien corriger.

La donation simple : une avance sur héritage qui se recalcule

Une donation simple consentie à un héritier présomptif est présumée faite en avancement de part successorale. Elle est donc rapportable : l'article 843 du Code civil impose à l'héritier de rapporter à la succession ce qu'il a reçu du défunt, à moins que la donation n'ait été faite hors part. Et le rapport se fait selon une règle d'évaluation redoutable : il est dû « de la valeur du bien donné à l'époque du partage, d'après son état à l'époque de la donation » (art. 860 du Code civil).

Lisez bien la formule. La valeur retenue n'est pas celle du jour de la donation, c'est celle du jour du partage successoral. Entre les deux, vingt ans de marché immobilier. Le partage que vous aviez calibré au centime près en 2026 se recalcule sur les valeurs de 2046, et personne autour de la table n'a son mot à dire.

L'article 860 règle aussi le sort du bien vendu entre-temps : s'il a été aliéné avant le partage, on retient sa valeur à l'époque de l'aliénation ; si un nouveau bien lui a été subrogé, c'est la valeur de ce nouveau bien au jour du partage. Une revente au mauvais moment, un remploi mal documenté, et deux frères ne comptent plus dans la même monnaie. C'est un grand classique du contentieux successoral.

La donation-partage : un partage, pas une donation

La donation-partage n'est pas une libéralité renforcée. C'est une opération de partage, faite de son vivant. Le donateur ne se contente pas de donner : il répartit, il compose des lots, il attribue chaque lot à une personne désignée. De là, deux effets qui n'appartiennent qu'à elle.

D'abord, les biens donnés-partagés ne sont pas soumis au rapport. La Cour de cassation l'a affirmé sans réserve : « les biens qui ont fait l'objet d'une donation-partage ne sont pas soumis au rapport » (Cass. 1re civ., 4 juillet 2018, n° 16-15.915, publié au Bulletin). L'arrêt est important parce qu'il tranche pour l'ensemble des biens donnés-partagés, y compris les biens antérieurement donnés en avancement de part puis incorporés à la donation-partage.

Ensuite, les valeurs sont figées au jour de l'acte pour l'imputation et le calcul de la réserve (art. 1078 du Code civil), sous les trois conditions du chapitre 3. C'est le cœur du dispositif, et tout le reste de ce guide tourne autour.

Le mini-cas qui rend la différence tangible

Une SCI, 200 parts, une part qui vaut 2 000 € en 2026. Transmission volontairement inégalitaire : l'enfant A reçoit 120 parts, l'enfant B en reçoit 80, parce que A a repris la gestion de l'immeuble. En 2046, la part vaut 4 000 €. Les parents décèdent sans autre patrimoine. Regardez ce que devient l'écart.

Étape Donation simple Donation-partage
Valeur retenue au décèsCelle de 2046 (art. 860)Celle de 2026 (art. 1078)
Lot de A120 × 4 000 = 480 000 €120 × 2 000 = 240 000 €
Lot de B80 × 4 000 = 320 000 €80 × 2 000 = 160 000 €
RapportDû par A et BAucun (Cass. 4 juillet 2018)
Masse à partager800 000 €, soit 400 000 € par enfantSans objet, le partage est fait
RésultatA doit 80 000 € à BChacun garde son lot

Le point que presque tout le monde comprend de travers. Dans le scénario « donation simple », A ne verse pas à B l'écart brut entre les deux lots, soit 160 000 €. Le rapport n'est pas une pénalité, c'est un rééquilibrage : la masse rapportée est de 800 000 €, chaque enfant a droit à 400 000 €, A détient déjà 480 000 € et doit donc une indemnité de rapport de 80 000 €, exactement la moitié de l'écart entre les lots au jour du partage. Avec trois enfants, la mécanique donnerait les deux tiers de l'écart. Ce n'est pas l'écart de patrimoine qui se paie, c'est sa correction.

Dans le scénario « donation-partage », il ne se passe strictement rien. Le partage a eu lieu en 2026 ; l'écart de 80 000 € constaté ce jour-là était voulu ; il n'est pas rejugé sur les valeurs de 2046. B ne peut pas invoquer la lésion, l'article 1075-3 du Code civil la lui interdit. Il ne lui reste que l'action en réduction, à condition que son lot entame sa réserve — ce qui n'est pas le cas ici : avec deux enfants, la réserve globale est des deux tiers, soit un tiers chacun, c'est-à-dire 133 333 € sur une masse de 400 000 €, alors que B a reçu 160 000 €.

Tout ce guide raisonne en parts sociales, volontairement. Si vous cherchez d'abord à arbitrer entre transmettre l'immeuble en direct ou passer par une société, le comparatif de fond est traité dans notre guide SCI familiale ou donation directe. Et si votre question porte sur la donation de parts en général — abattements, barème, valorisation, formalités —, c'est le guide donation de parts de SCI qu'il faut lire. Le présent article traite l'instrument : le partage anticipé, son effet propre, ses conditions et ce qui les fait tomber.


2. Pourquoi les parts de SCI sont le support presque parfait — et le piège qui tue l'acte

L'intérêt propre de la SCI se joue ici, et il n'a rien de fiscal. Il est matériel. Une histoire de découpe.

Il n'y a de donation-partage que s'il y a partage

La règle est ancienne et n'a jamais faibli : il n'y a de donation-partage que dans la mesure où l'ascendant procède à une répartition matérielle de ses biens entre ses descendants. Attribuer à chacun une quote-part indivise ne partage rien du tout. Cela crée une indivision, c'est-à-dire l'exact contraire d'un partage. La Cour de cassation a jugé en ce sens que l'acte par lequel un ascendant se borne à attribuer des droits indivis ne réalise pas de partage et doit être requalifié en donation simple, avec toutes les conséquences du rapport (Cass. 1re civ., 20 novembre 2013, n° 12-25.681).

La solution vient d'être confirmée, dans une configuration qui devrait faire réfléchir tous ceux qui ont un acte ancien dans un tiroir : Cass. 1re civ., 2 juillet 2025, n° 23-16.329, publié au Bulletin. Trois enfants avaient reçu des parcelles de terrain et un tiers indivis chacun d'une maison, le quatrième recevant une somme d'argent. Sur le papier, l'acte avait tout d'une donation-partage soignée. Au visa de l'article 1075 du Code civil, la Cour énonce qu'« il n'y a de donation-partage que dans la mesure où l'ascendant effectue une répartition matérielle de ses biens entre ses descendants, lesquels, hors le cas prévu à l'article 1078-4 du code civil, ne peuvent être allotis conjointement entre eux ». La présence de biens divis dans les mêmes lots n'a pas sauvé l'acte : la requalification en donations simples soumises au rapport a frappé l'acte dans son intégralité, et non les seuls lots contaminés.

Traduction pratique : un acte qui donne à trois enfants « chacun un tiers indivis de l'immeuble » n'est pas une donation-partage, quel que soit son intitulé. Le titre de l'acte ne fait pas la qualification ; c'est la structure des lots qui la fait.

Pourquoi un immeuble unique résiste au partage

Le problème est arithmétique avant d'être juridique. Un patrimoine immobilier est rarement divisible en autant de lots équivalents qu'il y a d'enfants. Un couple, un immeuble de rapport, trois enfants : il n'existe pas trois lots divis à composer, parce qu'il n'y a qu'un bien. Restent trois issues, et aucune n'est bonne.

  • Attribuer un tiers indivis à chacun : ce n'est pas un partage, l'acte est exposé à la requalification, et les enfants héritent en prime d'une indivision, avec sa règle de l'unanimité pour les actes de disposition (art. 815-3 du Code civil) et le droit de provoquer le partage à tout moment (art. 815).
  • Attribuer l'immeuble à un seul enfant à charge de soulte : c'est un vrai partage, mais il suppose que l'attributaire dispose de la trésorerie pour désintéresser ses frères et sœurs, ce qui est rarement le cas à l'âge où l'on reçoit une donation.
  • Vendre l'immeuble et partager le prix : c'est renoncer au patrimoine, avec la plus-value immobilière à la clé.

Ce que la SCI change : 300 parts se divisent en trois lots divis

Interposer une société civile immobilière transforme un bien unique et indivisible en une masse de biens fongibles et parfaitement divisibles. Les 300 parts d'une SCI ne sont pas trois tiers indivis d'un immeuble : ce sont 300 biens meubles distincts, dont chacun peut être attribué individuellement. Trois lots de 100 parts sont trois lots divis : chaque enfant est propriétaire exclusif de ses 100 parts, il n'existe aucune indivision entre eux sur ces parts.

Disons-le sans détour, parce que c'est presque toujours mal formulé ailleurs : la SCI n'est pas ici un outil d'optimisation fiscale, c'est l'outil qui rend le partage matériellement possible. Sans elle, la donation-partage d'un immeuble unique à trois enfants relève de la haute voltige. Avec elle, c'est une opération de routine que votre notaire rédigera sans sourciller.

S'y ajoutent trois bénéfices qu'on retrouve dossier après dossier :

  • La divisibilité fine. Un immeuble de 900 000 € ne se coupe pas en trois ; 300 parts se répartissent en 100/100/100, ou en 120/100/80 si le donateur veut avantager un enfant, ou en 105/100/95 pour compenser une donation antérieure.
  • La gérance survit au partage. Le donateur peut rester gérant de la SCI après avoir donné la totalité des parts. La direction de la société n'est pas attachée à la détention du capital — voir notre guide gérant de SCI.
  • La sortie est encadrée. Les statuts organisent l'agrément, la préemption et, le cas échéant, l'inaliénabilité temporaire des parts données — là où l'indivision laisse chaque indivisaire libre de provoquer le partage.

Ce que le notaire vérifie avant de rédiger

  • Chaque lot est-il divis ? Aucune quote-part indivise ne doit figurer dans un lot, ni de parts attribuées « indivisément » à deux enfants.
  • Tous les réservataires sont-ils allotis et présents ? Un enfant absent de l'acte fait tomber le gel des valeurs.
  • L'acceptation est-elle expresse ? Elle doit résulter de l'acte lui-même, dans une clause dédiée.
  • La valeur des parts est-elle justifiée ? Actif net réévalué, dette bancaire, décote motivée, méthode écrite et documentée.
  • Les statuts autorisent-ils l'opération ? Clause d'agrément, clause de préemption, clause d'inaliénabilité, capital variable.
  • Le compte courant d'associé est-il traité ? Il ne suit pas les parts et doit faire l'objet d'une stipulation propre.

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3. Les trois conditions du gel des valeurs (art. 1078 du Code civil)

Le gel des valeurs n'est pas automatique. Il est subordonné à un texte unique, qu'il faut lire mot à mot. L'article 1078 du Code civil dispose :

« Nonobstant les règles applicables aux donations entre vifs, les biens donnés seront, sauf convention contraire, évalués au jour de la donation-partage pour l'imputation et le calcul de la réserve, à condition que tous les héritiers réservataires vivants ou représentés au décès de l'ascendant aient reçu un lot dans le partage anticipé et l'aient expressément accepté, et qu'il n'ait pas été prévu de réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent. »

Trois conditions cumulatives — et une réserve liminaire que presque personne ne relève : « sauf convention contraire ». Les parties peuvent écarter le gel ou l'aménager, et certains actes prévoient effectivement une réévaluation conventionnelle de tel ou tel lot. Conclusion pratique : si vous voulez le gel, ne laissez rien passer dans l'acte qui le contredise.

Condition (art. 1078) Ce qu'elle impose concrètement Si elle tombe
Tous les réservataires vivants ou représentés au décès ont reçu un lot Chaque enfant — y compris celui qui ne veut pas de parts, à qui l'on attribue un autre bien ou une soulte — figure à l'acte comme copartagé. L'héritier présomptif non encore conçu au jour de l'acte dispose, lui, d'une action propre pour composer ou compléter sa part héréditaire (art. 1077-2, dernier alinéa). L'acte reste une donation-partage mais les biens sont réévalués au jour du décès. L'enfant omis conserve l'action en réduction (art. 1077-1).
Chacun a expressément accepté son lot Une clause d'acceptation nominative dans l'acte, signée par chaque donataire copartagé. L'acceptation tacite ou l'exécution ultérieure ne suffisent pas. Perte du gel : retour à l'évaluation au jour du décès.
Aucune réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent Un donateur qui donne des liquidités ne peut pas s'en réserver l'usufruit (quasi-usufruit) sans faire tomber le gel. La réserve d'usufruit sur des parts de SCI n'est pas visée. Perte du gel pour l'ensemble de l'acte.
Réserve liminaire : « sauf convention contraire » Aucune clause de l'acte ne doit prévoir une réévaluation des lots au décès. La convention l'emporte : c'est la volonté des parties qui fixe la règle d'évaluation.

La nuance qu'il faut avoir en tête : perdre le gel n'est pas perdre l'acte

Si un enfant réservataire ne figure pas dans le partage anticipé, l'acte n'est pas nul et n'est pas requalifié : il demeure une donation-partage, avec l'absence de rapport qui s'y attache. Ce que l'on perd, c'est le gel des valeurs de l'article 1078. On repasse alors sur le régime de droit commun des libéralités pour l'imputation et le calcul de la réserve, c'est-à-dire une évaluation au jour du décès. La distinction est essentielle : la requalification en donation simple, elle, vient du défaut de partage matériel (chapitre 2), pas du défaut d'allotissement d'un enfant.

L'héritier non encore conçu

Le dernier alinéa de l'article 1077-2 du Code civil règle un cas rare, mais redoutable dans une famille jeune : l'enfant qui n'était pas encore conçu au jour de la donation-partage dispose d'une action pour composer ou compléter sa part. Ce n'est pas une menace sur la validité de l'acte. C'est un droit à être rempli de sa réserve. Un couple de 38 ans qui organise sa transmission doit donc arbitrer : différer l'opération, ou garder hors partage un patrimoine suffisant pour allotir un enfant à naître. La deuxième option est souvent la plus confortable.

Et la donation-partage à un enfant unique ?

La question se pose souvent, parce que « partager » entre une seule personne paraît contradictoire — l'article 1075 du Code civil parle de « distribuer et partager ses biens entre ses héritiers présomptifs ». La pratique notariale l'admet couramment et l'acte réalise alors une anticipation de la succession plutôt qu'une répartition entre copartagés. Soyons honnête sur l'état du droit : aucune décision publiée de la Cour de cassation n'a tranché expressément la question, et la doctrine reste partagée. L'intérêt pratique est réel — absence de rapport et gel des valeurs — et il n'est pas théorique, un enfant unique pouvant avoir reçu d'autres libéralités dont l'imputation devra être calculée. Faites confirmer l'analyse par votre notaire au regard de votre configuration précise, en particulier si d'autres donations ont déjà été consenties.


4. Réserve d'usufruit sur les parts données-partagées

Voilà le point le moins connu du dispositif, et le plus favorable. Relisez la troisième condition de l'article 1078 : le texte exclut la réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent. Rien d'autre. Une réserve d'usufruit sur des parts de SCI n'entre pas dans cette exclusion.

Traduction : un seul acte peut cumuler le gel des valeurs, le démembrement des parts et la conservation du contrôle. Les parents donnent la nue-propriété, se réservent l'usufruit — donc les revenus —, restent gérants, et les valeurs sont arrêtées au jour de la signature. C'est l'assemblage le plus efficace de la transmission familiale. Aucune acrobatie là-dedans : c'est la lettre du texte, lue jusqu'au bout.

Quatre points fiscaux, et rien de plus

  • Barème de l'article 669 du CGI. La valeur de la nue-propriété se détermine par tranches d'âge de dix ans de l'usufruitier. Pour un usufruitier de moins de 71 ans révolus — c'est la formulation même du tableau —, l'usufruit vaut 40 % et la nue-propriété 60 % de la valeur en pleine propriété. Les droits de donation ne portent que sur la nue-propriété.
  • Extinction non taxée (art. 1133 du CGI). Sous réserve de l'article 1020, la réunion de l'usufruit à la nue-propriété par le décès de l'usufruitier ou par l'expiration du temps fixé ne donne ouverture à aucun impôt ou taxe. C'est l'effet de levier du démembrement : la valeur de l'usufruit disparaît sans droits de succession.
  • Présomption de l'article 751 du CGI. Un bien détenu en usufruit par le défunt et en nue-propriété par un héritier présomptif est réputé faire partie de la succession en pleine propriété. La présomption est simple, et le texte prévoit deux exceptions distinctes qu'il ne faut pas fondre l'une dans l'autre. La première : il y a eu donation régulière et cette donation, si elle n'est pas constatée dans un contrat de mariage, a été consentie plus de trois mois avant le décès — le texte n'exige là ni acte authentique, ni évaluation au barème. La seconde : il y a eu démembrement de propriété effectué à titre gratuit, réalisé plus de trois mois avant le décès, constaté par acte authentique et pour lequel la valeur de la nue-propriété a été déterminée selon le barème de l'article 669. Une donation-partage notariée signée en temps utile relève de la première branche et satisfait de surcroît toutes les exigences de la seconde : la présomption est écartée. Le délai de trois mois court de la date de signature de l'acte, pas de l'entrée en jouissance.
  • Assiette des émoluments. Attention au contre-pied : les émoluments du notaire se calculent sur la valeur en pleine propriété des biens donnés, même lorsque l'usufruit est réservé (art. A444-67 du Code de commerce). L'économie fiscale du démembrement ne se répercute pas sur le coût de l'acte.

Le détail du démembrement — répartition des droits de vote entre usufruitier et nu-propriétaire, sort du résultat courant, traitement à l'IFI, rédaction des clauses statutaires — est traité dans notre guide dédié : démembrement de parts de SCI. Nous ne le refaisons pas ici. Retenez seulement l'articulation : réserve d'usufruit sur des parts et gel des valeurs de l'article 1078 sont compatibles.

Variante à connaître : la donation temporaire d'usufruit répond à une logique inverse — elle transfère les revenus pour une durée déterminée sans transmettre le capital. Elle n'est pas un instrument de partage anticipé et ne produit ni gel ni absence de rapport.


5. Donation-partage inégalitaire et soulte

Rien n'oblige une donation-partage à être égalitaire. Elle doit être voulue, et chacun de ses déséquilibres doit être qualifié dans l'acte. Un lot inégal assumé et qualifié tient ; un lot inégal subi, jamais.

En avancement de part ou hors part

L'article 1077 du Code civil pose la règle par défaut : les biens reçus à titre de partage anticipé par un héritier réservataire présomptif s'imputent sur sa part de réserve, à moins qu'ils n'aient été donnés expressément hors part. Deux régimes, donc, et il faut choisir explicitement.

  • En avancement de part successorale (régime par défaut) : le lot s'impute sur la réserve du donataire. Il est destiné à l'égalité entre les enfants. C'est le choix normal d'un partage anticipé.
  • Hors part successorale : le lot s'impute sur la quotité disponible et avantage définitivement son bénéficiaire, dans la limite de cette quotité. Utile pour gratifier un enfant qui a repris la gestion du patrimoine familial, ou pour compenser une situation personnelle particulière.

Ce qui ne peut plus être attaqué : la lésion

Voilà l'un des grands atouts de l'instrument, et il est trop peu connu. L'article 1075-3 du Code civil ferme l'action en complément de part pour cause de lésion contre les donations-partages. Un enfant qui reçoit un lot inférieur d'un quart à sa part ne peut pas demander le complément sur ce fondement, alors qu'il le pourrait dans un partage successoral ordinaire. Un lot inégal ne s'attaque pas sur le terrain de la lésion.

Ce qui reste ouvert : l'action en réduction, et son régime propre

L'héritier réservataire qui n'a pas concouru à la donation-partage, ou qui a reçu un lot inférieur à sa part de réserve, peut exercer l'action en réduction (art. 1077-1 du Code civil) — mais seulement s'il n'existe pas, à l'ouverture de la succession, des biens non compris dans le partage et suffisants pour composer ou compléter sa réserve, compte tenu des libéralités dont il a pu bénéficier. L'action est donc subsidiaire : elle suppose que le patrimoine restant au décès ne suffise pas.

Son régime temporel lui est propre, et beaucoup de contenus se trompent ici en transposant le régime de l'article 921. L'article 1077-2 du Code civil est pourtant net : l'action en réduction contre une donation-partage ne peut être introduite qu'après le décès du disposant qui a fait le partage, et elle se prescrit par cinq ans à compter de ce décès. Retenez ces deux bornes. Rien n'est attaquable du vivant du donateur. Et après lui, la fenêtre dure cinq ans, pas un jour de plus.

La soulte

Quand les lots ne peuvent pas être égaux, la soulte rééquilibre. Dans une donation-partage de parts de SCI, elle sert presque toujours au même cas de figure : l'enfant qui ne veut pas devenir associé. Les deux autres prennent la totalité des parts et lui versent une somme.

Elle obéit à deux règles. Une civile, largement ignorée. Une fiscale, franchement favorable.

  • Civilement, l'article 1075-4 du Code civil rend applicable aux soultes mises à la charge des donataires le régime de l'article 828 : lorsque le débiteur d'une soulte a obtenu des délais de paiement et que, par suite des circonstances économiques, la valeur des biens qui lui sont échus a augmenté ou diminué de plus du quart depuis le partage, les sommes restant dues varient dans la même proportion. Attention au piège le plus fréquent : l'article 828 permet aux parties d'écarter cette variation dans un partage ordinaire, mais l'article 1075-4 la rend applicable « nonobstant toute convention contraire » en matière de donation-partage. La règle est d'ordre public : une clause de l'acte qui prétendrait neutraliser la révision de la soulte est inefficace. Une soulte payable à terme est donc indexée de plein droit sur la valeur du lot, à la hausse comme à la baisse, dès que la variation dépasse 25 %.
  • Fiscalement, le BOFiP est net : les soultes stipulées dans une donation-partage ne sont pas considérées comme translatives de propriété (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 260). Il n'y a donc pas de droit de vente à percevoir sur la soulte : elle n'est pas traitée comme le rachat d'une quote-part. C'est un avantage de coût significatif, et une différence nette avec les partages d'indivisions ordinaires : ceux-là ne relèvent pas du régime de faveur de l'article 748 du CGI — qui écarte le caractère translatif des soultes pour les seuls partages de succession, de communauté conjugale, d'indivision entre époux ou partenaires de PACS, et de biens indivis issus d'une donation-partage —, et la soulte y supporte le droit de mutation à titre onéreux (BOI-ENR-PTG-10-20).

Précaution de rédaction : si la soulte est payable à terme, prévoyez sa garantie. Le donataire débiteur peut consentir un nantissement de ses parts au profit de ses frères et sœurs. Une soulte de 150 000 € payable sur dix ans sans garantie est une brouille programmée.


6. Qui peut figurer à l'acte de donation-partage

On sait maintenant ce que produit l'instrument et à quelles conditions. Reste la question du casting : qui peut signer, côté donateurs comme côté donataires ? Le Code civil est bien plus fermé qu'on ne l'imagine. Et la nature civile d'une SCI patrimoniale ferme une porte de plus.

La donation-partage conjonctive des deux parents

Quand les deux parents donnent ensemble, la donation-partage est dite conjonctive. C'est la configuration de très loin la plus fréquente en SCI familiale, et son intérêt technique est réel : les biens des deux donateurs forment une masse unique, ce qui permet de composer des lots homogènes sans avoir à tracer, part par part, de quel parent elle vient.

L'origine des parts commande néanmoins la rédaction. Trois cas :

  • Parts communes (souscrites avec des deniers communs sous un régime de communauté) : les deux époux donnent ensemble, chacun étant codonateur, et les enfants communs sont allotis sur la masse commune. C'est le cas le plus simple.
  • Parts propres (reçues par succession, acquises avant le mariage, ou souscrites avec des deniers propres avec déclaration de remploi) : chaque époux donne ses propres parts, l'autre pouvant néanmoins intervenir à l'acte pour la donation de ses propres biens dans le même partage.
  • Enfant non commun : c'est le point sensible des familles recomposées. L'article 1076-1 du Code civil permet d'allotir l'enfant non commun dans une donation-partage conjonctive, du chef de son auteur, en biens propres de celui-ci ou en biens communs — mais le conjoint ne peut pas être codonateur des biens communs attribués à cet enfant. La rédaction est donc contrainte, et la répartition des parts entre les deux masses doit être pensée en amont. Voir notre guide SCI et famille recomposée.

L'article 1077-2 du Code civil comporte un autre effet propre à la conjonctive : l'action en réduction n'est en principe ouverte qu'au décès du survivant des disposants, ce qui referme le dossier familial pendant toute la durée de vie du couple survivant. L'enfant non commun bénéficie d'un régime distinct sur ce point — un motif de plus, en famille recomposée, de ne pas rédiger l'acte sans un notaire aguerri.

La version transgénérationnelle, en trois paragraphes

La donation-partage transgénérationnelle permet à un grand-parent de répartir ses biens entre des descendants de degrés différents : ses enfants et ses petits-enfants, voire ses petits-enfants seuls. Le fondement est l'article 1078-4 du Code civil, complété par les articles 1078-5 à 1078-10, l'ensemble s'inscrivant dans le cadre de l'article 1075-1 qui autorise le partage entre descendants de degrés différents.

Le mécanisme repose sur un consentement essentiel : l'enfant qui laisse sa place doit y consentir dans l'acte, en acceptant que ses propres descendants soient allotis en tout ou partie à sa place — de même que ces descendants qui en bénéficient. Sans ces consentements, l'opération est tout simplement impossible : ils conditionnent l'allotissement du descendant de degré subséquent, et ils relèvent, comme tout consentement, du droit commun des vices du consentement. Fiscalement, les droits se liquident en fonction du lien de parenté entre l'ascendant donateur et le descendant effectivement alloti, à l'exclusion de toute représentation (art. 784 B du CGI). Notez aussi que l'article 1078-4, alinéa 2, autorise ici — et ici seulement — l'allotissement conjoint de descendants de degré subséquent : c'est l'unique exception à la règle du chapitre 2.

Ce montage est particulièrement pertinent en SCI, pour la même raison qu'au chapitre 2 : la divisibilité des parts permet d'allotir simultanément un enfant et deux petits-enfants sans créer d'indivision. Le sujet est traité en profondeur, chiffres et abattements compris, dans notre guide transmettre des parts de SCI à ses petits-enfants.

Le piège à connaître : on ne peut pas allotir un tiers

La question revient à chaque dossier de famille recomposée : peut-on inclure dans la donation-partage un concubin, un partenaire de PACS, un beau-fils, un neveu ? Il existe bien une porte dans le Code civil, l'article 1075-2. Mais elle est fermée aux SCI patrimoniales.

Ce texte permet au disposant d'allotir une ou plusieurs personnes autres que ses descendants, mais uniquement lorsque ses biens comprennent une entreprise individuelle à caractère industriel, commercial, artisanal, agricole ou libéral, ou des droits sociaux d'une société exerçant une activité à caractère industriel, commercial, artisanal, agricole ou libéral et dans laquelle il exerce une fonction dirigeante. Et son second alinéa en ajoute une troisième, souvent oubliée : la libéralité n'est possible que « sous réserve que les biens corporels et incorporels affectés à l'exploitation de l'entreprise ou les droits sociaux entrent dans cette distribution et ce partage, et que cette distribution et ce partage aient pour effet de n'attribuer à ces autres personnes que la propriété ou la jouissance de tout ou partie de ces biens ou droits ». Trois exigences cumulatives, donc : une activité éligible, une fonction de direction, et un tiers alloti exclusivement en biens ou droits professionnels.

Une SCI de location nue exerce une activité civile de gestion de patrimoine immobilier. Elle n'entre dans aucune des catégories visées. On ne peut donc pas glisser un concubin ou un beau-fils dans une donation-partage de parts de SCI par cette voie. Les alternatives existent — donation ordinaire hors part, legs par testament, clause de tontine sur les parts — mais ce ne sont plus des donations-partages, et elles ne produisent ni gel des valeurs ni absence de rapport.

Ne confondez pas avec le pacte Dutreil. L'exigence d'activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale se retrouve à l'article 787 B du CGI, avec la même conséquence d'exclusion des SCI patrimoniales — mais ce sont deux dispositifs distincts, l'un civil, l'autre fiscal. Voir SCI et pacte Dutreil.


7. Réincorporer une donation antérieure de parts de SCI

La situation revient sans arrêt. En 2014, vous avez donné 60 parts à chacun de vos deux enfants, par donation simple, sans aucun partage. Douze ans plus tard, vous organisez le reste de votre patrimoine en donation-partage. Problème : les parts de 2014 restent rapportables et seront réévaluées au décès. Elles sont hors du dispositif. Sauf si vous les réincorporez.

Le mécanisme civil

Les articles 1078-1 à 1078-3 du Code civil organisent cette faculté. Le lot d'un donataire peut être formé, en totalité ou en partie, de donations déjà reçues du disposant, qu'elles aient été faites en avancement de part ou hors part, en tenant compte le cas échéant des emplois et remplois qui en auraient été faits. Les parties peuvent aussi convenir qu'une donation antérieure faite hors part sera incorporée au partage et imputée sur la part de réserve du donataire à titre d'avancement de part (art. 1078-2). Et ces conventions sont possibles même en l'absence de nouvelle donation du disposant (art. 1078-3) : on peut donc faire une donation-partage qui ne fait que réincorporer et répartir l'ancien.

L'effet est double, et c'est là que l'opération devient intéressante :

  • Les parts réincorporées sont réévaluées au jour de la nouvelle donation-partage, ce qui purge douze ans de plus-value latente sur le plan civil ;
  • Elles sortent du rapport. C'est exactement ce qu'a jugé la Cour de cassation dans l'arrêt du 4 juillet 2018 précité : la règle de l'absence de rapport s'applique aussi aux biens antérieurement donnés en avancement de part et incorporés à la donation-partage.

Le régime fiscal, et son exception à ne pas rater

Le principe est très favorable. L'article 776 A du CGI énonce, en renvoyant à l'article 1078-3 du Code civil, que les conventions des articles 1078-1 et 1078-2 ne sont pas soumises aux droits de mutation à titre gratuit : les droits ont déjà été acquittés lors de la donation initiale. L'opération supporte en revanche le droit de partage de l'article 746 du CGI, dont le taux de droit commun est de 2,50 % de l'actif net partagé — le taux réduit de 1,10 % étant réservé aux partages consécutifs à un divorce, une séparation de corps ou une rupture de PACS, sans rapport avec notre sujet. Le BOFiP le confirme (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 170 et suivants).

L'exception est écrite au dernier alinéa de l'article 776 A du CGI. Elle concerne la réattribution à un autre donataire, typiquement dans une donation-partage transgénérationnelle où les parts données au fils sont réattribuées aux petits-enfants (convention de l'article 1078-7 du Code civil). Deux conditions cumulatives déclenchent alors le retour aux droits de mutation à titre gratuit :

  • la donation initiale est intervenue depuis moins de quinze ans ; et
  • le bien est réattribué à un descendant du donataire initial.

Dans ce cas, les DMTG sont dus « en fonction du lien de parenté entre l'ascendant donateur et son petit-enfant alloti » (art. 776 A, dernier alinéa, du CGI ; voir aussi art. 784 B), les droits déjà acquittés lors de la première donation à raison du bien réincorporé s'imputant sur ceux qui deviennent exigibles. Passé le délai de quinze ans, seul le droit de partage de 2,50 % reste dû, ce qui rend l'opération remarquablement peu coûteuse. Le délai de quinze ans est le même que celui du rappel fiscal des donations antérieures (art. 784 du CGI) : c'est le rythme de fond de toute stratégie de transmission.

Situation DMTG Droit de partage
Réincorporation, même donataireAucun2,50 % (art. 746 CGI)
Réattribution à un descendant du donataire, donation initiale > 15 ansAucun2,50 %
Réattribution à un descendant du donataire, donation initiale < 15 ansDus (art. 776 A, dernier al., CGI), droits antérieurs imputésÉcarté : le dernier alinéa déroge au régime du droit de partage

8. Ce que coûte réellement une donation-partage de parts de SCI

Trois blocs de coûts : la fiscalité de la transmission, les émoluments du notaire, les frais de mise à jour de la société. Dans la majorité des dossiers familiaux, le premier est nul et le deuxième fait tout le budget. C'est contre-intuitif, et c'est pourtant le cas au chapitre 9.

La fiscalité : des DMTG, et rien d'autre

Le point est acquis, et pourtant mal compris presque partout. Le BOFiP énonce que la donation-partage ne donne ouverture qu'aux droits de mutation à titre gratuit, à l'exclusion du droit proportionnel de partage (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 10). Le partage inclus dans l'acte n'est donc pas taxé en tant que tel. Vous payez ce que vous auriez payé pour une donation ordinaire des mêmes biens, ni plus, ni moins.

Deux exceptions, documentées l'une et l'autre :

  • Le partage différé : lorsque la donation et le partage sont opérés par actes séparés — ce que permet l'article 1076 du Code civil, à condition que le disposant intervienne aux deux actes —, le droit de partage de l'article 746 du CGI s'ajoute sur l'acte de partage (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 250).
  • La réincorporation d'une donation antérieure : droit de partage de 2,50 % (art. 776 A du CGI), voir chapitre 7.

Pour le calcul des droits, on applique le régime commun des donations : abattement de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779, I du CGI), abattement spécifique de 31 865 € pour les donations aux petits-enfants (art. 790 B du CGI), barème progressif en ligne directe de l'article 777 du CGI, et rappel des donations antérieures de moins de quinze ans (art. 784 du CGI). Le détail chiffré de ces abattements et du barème est développé dans notre guide donation de parts de SCI : nous ne le reproduisons pas ici.

Les émoluments du notaire

La donation-partage est un acte tarifé. Les émoluments proportionnels du notaire relèvent de l'article A444-67 du Code de commerce, dont l'assiette est la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur — y compris en cas de réserve d'usufruit. Le barème, hors taxes :

Tranche d'assiette Taux (donation, art. A444-67) Taux périmé qui circule encore
De 0 à 6 500 €4,837 %4,931 %
De 6 500 à 17 000 €1,995 %2,034 %
De 17 000 à 60 000 €1,330 %1,356 %
Au-delà de 60 000 €0,998 %1,017 %

Le piège des taux périmés. Les taux 4,931 / 2,034 / 1,356 / 1,017 % sont ceux applicables aux donations jusqu'au 31 décembre 2020, avant la baisse du tarif réglementé. Ils circulent encore massivement sur les sites d'information patrimoniale. Ils ne sont pas non plus le barème des ventes, qui est celui de l'article A444-91 du Code de commerce (3,870 / 1,596 / 1,064 / 0,799 %). Un devis fondé sur la colonne de droite du tableau ci-dessus surévalue votre coût d'environ 2 %.

À ces émoluments proportionnels s'ajoutent les émoluments de formalités, les débours, et la TVA au taux normal. Demandez systématiquement un devis écrit à votre notaire avant de lancer l'opération.

Les frais périphériques côté SCI

Poste Montant indicatif Commentaire
Droits de mutation à titre gratuitSelon abattements et barèmeArt. 777, 779 I, 784, 790 B du CGI. Souvent nuls si les lots restent sous abattement.
Droit de partage0 € en principe2,50 % uniquement en cas de partage différé ou de réincorporation.
Émoluments proportionnels du notaireBarème A444-67, par donateurAssiette en pleine propriété, même avec réserve d'usufruit.
Émoluments de formalités, débours, TVAQuelques centaines d'eurosVariable selon le nombre de donataires et de biens.
Mise à jour des statutsSelon rédacteurNécessaire si les statuts nomment les associés et la répartition du capital.
Évaluation des partsComprise ou facturée à partPoste à ne pas négliger : c'est la base de tout le calcul.

9. Cas chiffré complet : SCI de 900 000 €, trois enfants

Les données. Monsieur et Madame ont 62 ans. Leur SCI détient un immeuble de rapport valorisé 900 000 €, financé par un emprunt dont le capital restant dû est de 200 000 €. Le capital est divisé en 300 parts, détenues à parité : 150 parts chacun. Ils ont trois enfants et souhaitent transmettre la nue-propriété de la totalité des parts par donation-partage conjonctive, en se réservant l'usufruit.

Étape 1 — L'actif net réévalué

Poste Montant
Valeur vénale de l'immeuble900 000 €
Capital restant dû sur l'emprunt− 200 000 €
Actif net réévalué700 000 €
Décote pour illiquidité et absence de marché (10 %, motivée dans l'acte)− 70 000 €
Valeur retenue de la SCI630 000 €
Valeur d'une part (630 000 / 300)2 100 €

Une décote ne se décrète pas : elle se justifie, et elle se motive dans l'acte — illiquidité des parts, clause d'agrément restrictive, absence de marché organisé, endettement. L'administration la discute régulièrement, et 10 % sur une SCI endettée détenue en famille se défend nettement mieux que 25 % posés au doigt mouillé. Les méthodes d'évaluation et les décotes admissibles sont traitées dans donation de parts de SCI.

Étape 2 — Le démembrement au barème de l'article 669 du CGI

Les usufruitiers ont 62 ans, donc dans la tranche « moins de 71 ans révolus » du tableau de l'article 669, I du CGI : usufruit 40 %, nue-propriété 60 %.

  • Nue-propriété de l'ensemble : 630 000 € × 60 % = 378 000 €
  • Nue-propriété d'une part : 2 100 € × 60 % = 1 260 €

Étape 3 — La composition des lots

Trois lots strictement divis de 100 parts chacun. Chaque enfant reçoit la nue-propriété de 50 parts de son père et de 50 parts de sa mère.

Donataire Lot Du père De la mère Valeur NP du lot
Enfant 1NP de 100 parts50 parts — 63 000 €50 parts — 63 000 €126 000 €
Enfant 2NP de 100 parts50 parts — 63 000 €50 parts — 63 000 €126 000 €
Enfant 3NP de 100 parts50 parts — 63 000 €50 parts — 63 000 €126 000 €
Total300 parts189 000 €189 000 €378 000 €

Étape 4 — Les droits de mutation à titre gratuit

L'abattement de l'article 779, I du CGI est de 100 000 € et s'apprécie par donateur et par donataire. Chaque enfant reçoit 63 000 € de son père et 63 000 € de sa mère.

  • Part taxable du chef du père : 63 000 € − 100 000 € = 0 € (abattement consommé à 63 %)
  • Part taxable du chef de la mère : 63 000 € − 100 000 € = 0 €
  • Droits de mutation à titre gratuit dus : 0 € pour les trois enfants

Il reste 37 000 € d'abattement disponible par parent et par enfant, mobilisables dès à présent pour une nouvelle donation pendant la période de quinze ans en cours ; c'est l'abattement plein de 100 000 € qui, lui, se reconstitue en totalité quinze ans après l'acte (art. 784 du CGI). Le droit de partage n'est pas dû, la donation et le partage figurant dans le même acte (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 10).

Étape 5 — Les émoluments du notaire

Assiette : valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, soit 150 parts × 2 100 € = 315 000 € par parent.

Tranche Base Taux Émolument
0 – 6 500 €6 500 €4,837 %314,41 €
6 500 – 17 000 €10 500 €1,995 %209,48 €
17 000 – 60 000 €43 000 €1,330 %571,90 €
Au-delà de 60 000 €255 000 €0,998 %2 544,90 €
Total par donateur315 000 €3 640,69 € HT
Deux donateurs630 000 €7 281,38 € HT
Avec TVA à 20 %≈ 8 738 € TTC

Émoluments de formalités et débours compris, comptez 9 000 à 9 500 € TTC pour l'acte. Mettez ce chiffre en face de ce qu'il achète : 378 000 € de nue-propriété transmis sans un euro de droits de mutation, des valeurs figées, et le rapport écarté pour les trente prochaines années. Voilà le rapport à regarder. Demandez le devis à votre notaire, les émoluments de formalités varient avec la complexité de l'acte.

Étape 6 — La projection à vingt ans

En 2046, l'emprunt est remboursé et l'immeuble vaut 1 500 000 €. On raisonne à méthode d'évaluation constante, avec la même décote d'illiquidité de 10 % qu'en 2026 — les motifs de la décote n'ont pas disparu : la valeur de la part est donc passée de 2 100 € à 4 500 € (1 500 000 × 90 % / 300). Les parents décèdent, l'usufruit s'éteint sans droits (art. 1133 du CGI) et chaque enfant se retrouve plein propriétaire de 100 parts, soit 450 000 €.

Ajoutons maintenant l'événement qui fait exploser les successions : en 2036, l'enfant 2 a cédé la nue-propriété de ses 100 parts — avec l'accord de son frère et de sa sœur, l'agrément de la SCI et le concours des parents usufruitiers — pour financer un projet personnel. À cette date, l'immeuble vaut 1 200 000 €, l'emprunt est soldé : la part vaut 3 600 € en pleine propriété (1 200 000 × 90 % / 300), et les parents ayant 72 ans, la nue-propriété est à 70 % au barème de l'article 669 du CGI, soit 2 520 € par part et 252 000 € pour le lot. Rien d'irrégulier. Tout le monde était d'accord. Regardez la suite.

Précision que l'on oublie presque toujours : cette cession n'est pas fiscalement neutre. La vente de parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu détenant un immeuble relève de la plus-value immobilière des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI), et le prix d'acquisition retenu est la valeur portée dans l'acte de donation — 126 000 € ici. L'enfant 2 dégage donc une plus-value brute de 126 000 €, réduite par les abattements pour durée de détention acquis en dix ans, puis imposée à l'impôt sur le revenu d'une part et aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % d'autre part — les deux abattements n'étant pas les mêmes —, avec la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI si la plus-value imposable dépasse 50 000 €. Le prix encaissé n'est donc pas le prix net : voir la plus-value en SCI. Ce qu'il rapportera à la succession, ce n'est pas ce qui lui est resté.

Compte successoral en 2046 Si donation simple Si donation-partage
Rapport dûOui (art. 843)Non (Cass. 4 juillet 2018)
Enfant 1 rapporte450 000 € (valeur 2046, art. 860)
Enfant 2 rapporte252 000 € (valeur au jour de l'aliénation, art. 860 al. 2)
Enfant 3 rapporte450 000 €
Masse à partager1 152 000 €, soit 384 000 € par enfantSans objet
RèglementEnfants 1 et 3 doivent 66 000 € chacun à l'enfant 2Chacun garde son lot, rien n'est dû

Lecture. En donation simple, l'enfant qui a vendu ses parts au plus bas rapporte moins que les autres et se retrouve créancier de ses frère et sœur — lesquels doivent trouver 66 000 € de trésorerie chacun alors que leur patrimoine est immobilisé dans une SCI. C'est le scénario type de la vente forcée de l'immeuble familial. En donation-partage, la question ne se pose jamais : le partage a été fait en 2026, chacun a assumé ses choix, et la succession se règle en une ligne.

Notez au passage la règle de l'article 860, alinéa 2 : le bien aliéné avant le partage se rapporte pour sa valeur à l'époque de l'aliénation, et non au jour du partage — sauf subrogation d'un nouveau bien, alors retenu pour sa valeur au jour du partage d'après son état à l'acquisition, et sauf stipulation contraire de l'acte de donation. C'est ce décalage qui crée l'écart, et il est totalement imprévisible au moment où l'on rédige la donation.

Votre notaire va vous demander la valeur de vos parts

Actif net réévalué, capital restant dû, comptes courants d'associés, répartition du capital par associé et par démembrement : sci-ai.app tient votre comptabilité et produit les états dont votre notaire a besoin pour rédiger l'acte.


10. Mode d'emploi côté SCI : notaire, agrément, statuts

Le civil est posé, le chiffrage aussi. Reste l'exécution. Et une donation-partage de parts, c'est également une opération sur le capital d'une société : règles de forme, agrément, formalités d'après-signature. C'est là que les dossiers traînent.

L'acte notarié est obligatoire, à peine de nullité

La règle est antérieure à tout le reste et ne souffre aucune exception : tous les actes portant donation entre vifs doivent être passés devant notaire, dans la forme ordinaire des contrats, et il en reste minute, à peine de nullité (art. 931 du Code civil). Une donation-partage est une donation. Elle est donc nécessairement notariée. Aucun acte sous seing privé, aucun modèle téléchargé, aucun accord familial signé entre soi ne produira le moindre effet.

L'articulation avec l'article 1865-1 du Code civil, entrée en vigueur le 27 juin 2026

C'est la question qui revient dans toutes les messageries depuis l'été 2026. Elle mérite une réponse précise, pas une formule tranchée. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 et en vigueur depuis le 27 juin 2026, impose que la cession de parts ou actions d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. C'est un changement de nature : là où l'article 1865 posait une condition d'opposabilité, l'article 1865-1 pose une condition de validité.

Répondons proprement, en deux temps. D'abord, le texte vise expressément la cession de parts, c'est-à-dire l'opération que le Code civil désigne sous ce nom aux articles 1861 et suivants ; une donation-partage est une libéralité, régie par le titre des donations entre vifs. Ensuite, il faut dire honnêtement où en est la doctrine : plusieurs auteurs s'interrogent, depuis juin 2026, sur l'application du texte aux apports, aux échanges de titres et aux transmissions à titre gratuit, qui ne sont pas des cessions onéreuses mais emportent bien un transfert de propriété des titres. Aucune jurisprudence, aucune doctrine administrative ne tranche à ce jour. Ne présentez donc pas l'exclusion comme acquise.

Bonne nouvelle : la question est sans conséquence pour une donation-partage. L'article 931 impose déjà l'acte notarié à peine de nullité. Que l'article 1865-1 s'applique ou non, votre acte sera authentique, donc conforme dans les deux hypothèses. La vigilance porte ailleurs : si vous transmettez vos parts par cession, même à un prix symbolique ou à un membre de votre famille, vous êtes sans discussion possible dans le champ de l'article 1865-1 et un acte sous seing privé « fait maison » est nul. Ne mélangez pas les deux régimes dans un même montage sans en parler à votre notaire.

L'agrément : lisez vos statuts avant de rédiger l'acte

Le principe légal joue en votre faveur. L'article 1861, alinéa 1er, du Code civil pose que les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés ; mais l'alinéa 2 in fine ajoute que, « sauf dispositions contraires des statuts, ne sont pas soumises à agrément les cessions consenties à des ascendants ou descendants du cédant ». Une donation de parts est une cession à titre gratuit : une donation-partage aux enfants échappe donc de plein droit à l'agrément dans une SCI dont les statuts sont muets sur ce point.

Sauf que beaucoup de statuts ne sont pas muets. Rédigés à la constitution pour verrouiller l'entrée de tiers, ils embarquent souvent une clause d'agrément générale visant « toute transmission de parts, à titre onéreux ou gratuit, y compris entre ascendants et descendants ». Cette clause est valable et rétablit l'agrément. Deux voies s'ouvrent alors :

  • convoquer une assemblée générale et obtenir l'agrément aux conditions de majorité statutaires, avant la signature de l'acte ;
  • ou bien modifier les statuts en amont pour assouplir la clause — ce qui est souvent la bonne décision quand une transmission familiale est programmée.

Les mécanismes de la clause d'agrément — majorité, délai de réponse, refus, conséquences — sont détaillés dans notre guide clause d'agrément en SCI.

Verrouiller l'après : inaliénabilité et pacte d'associés

Une donation-partage impeccablement rédigée n'empêche pas un enfant de revendre ses parts le lendemain de la signature. Deux outils y remédient, sans dénaturer la donation.

  • La clause d'inaliénabilité insérée dans l'acte de donation. Elle n'est valable que si elle est temporaire et justifiée par un intérêt sérieux et légitime (art. 900-1 du Code civil). Une inaliénabilité perpétuelle est nulle.
  • Le pacte d'associés signé entre les donataires, qui organise la préemption, la sortie et la gouvernance sans figurer dans les statuts.

La check-list post-signature

Étape Ce qu'il faut faire
EnregistrementLe notaire s'en charge. Conservez la référence d'enregistrement : elle sert notamment à écarter la présomption de l'article 751 du CGI.
Opposabilité à la sociétéArticle 1865, alinéa 1er, du Code civil : formes de l'article 1690 — signification par commissaire de justice ou acceptation par la société dans un acte authentique — ou, si les statuts le stipulent, transfert sur les registres de la société.
Mise à jour des statutsNécessaire si les statuts nomment les associés et détaillent la répartition du capital. Décision collective à la majorité statutaire.
PublicitéArticle 1865, alinéa 2 : l'opposabilité aux tiers suppose, en plus, la publicité au registre du commerce et des sociétés — dépôt possible par voie électronique, via le guichet unique de l'INPI. Une donation de parts n'exige pas d'annonce légale.
Registre de suivi des partsActualisez l'état du capital, nu-propriétaire et usufruitier par ligne. Voir notre modèle de suivi des parts de SCI.
Bénéficiaires effectifsVérifiez si la répartition du capital modifie la déclaration des bénéficiaires effectifs.
ComptabilitéActualisez la répartition du résultat par associé et le suivi des comptes courants. C'est ce que fait automatiquement sci-ai.app.

11. Les huit erreurs qui détruisent le gel des valeurs

Une donation-partage de parts de SCI se rate rarement sur le fond. Elle se rate sur un détail de rédaction ou de calendrier — et la facture arrive vingt ans plus tard, au décès, quand plus rien n'est rattrapable. Les huit erreurs qui suivent sont celles que je vois revenir le plus souvent.

Erreur 1 — Laisser une indivision dans un lot

C'est l'erreur fatale, celle qui fait perdre la qualification elle-même. Attribuer 100 parts « indivisément » à deux enfants, ou faire figurer dans un lot une quote-part indivise d'un immeuble détenu en direct, expose l'acte à la requalification en donation simple (Cass. 1re civ., 20 novembre 2013, n° 12-25.681 ; Cass. 1re civ., 2 juillet 2025, n° 23-16.329). Chaque lot doit être intégralement divis.

Erreur 2 — Oublier un enfant réservataire

L'article 1078 du Code civil exige que tous les héritiers réservataires vivants ou représentés au décès aient reçu un lot. Écarter l'enfant avec qui l'on est brouillé, ou celui qui « n'a besoin de rien », fait tomber le gel des valeurs pour tout l'acte et lui laisse son action en réduction (art. 1077-1). Si un enfant ne veut pas de parts, allotissez-le autrement : liquidités, autre bien, soulte.

Erreur 3 — Se contenter d'une acceptation implicite

Le texte parle d'acceptation expresse. Elle doit figurer dans l'acte, donataire par donataire. Un enfant qui signe l'acte sans clause d'acceptation dédiée, ou qui donne son accord par courrier ultérieur, fragilise le gel. C'est une question de rédaction, elle ne coûte rien et se règle en une clause.

Erreur 4 — Réserver l'usufruit d'une somme d'argent

Une seule réserve d'usufruit est exclue par l'article 1078, et c'est celle-là. Un donateur qui ajoute au partage une somme d'argent dont il garde le quasi-usufruit fait tomber le gel pour l'acte entier. La réserve d'usufruit sur les parts de SCI, elle, est parfaitement admise : c'est toute la différence, et elle vaut plusieurs centaines de milliers d'euros dans un dossier familial.

Erreur 5 — Sous-évaluer les parts

La tentation est forte : une valeur basse réduit les droits et consomme moins d'abattement. C'est aussi la première cause de redressement en matière de donation de parts. L'administration reconstitue l'actif net réévalué, écarte les décotes non motivées et applique les majorations pour insuffisance de déclaration — dix ans après, avec les intérêts. Une évaluation écrite, chiffrée et documentée reste votre meilleure protection : voir les motifs de redressement d'une SCI.

Erreur 6 — Oublier le compte courant d'associé

Le compte courant d'associé est une créance personnelle sur la société. Il n'est pas incorporé au capital et ne suit pas les parts : donner ses parts ne transmet pas son compte courant. Un parent qui a financé la SCI par 200 000 € de compte courant garde donc cette créance dans son patrimoine. Elle sera taxée intégralement à son décès, alors qu'il était convaincu d'avoir « tout donné ». C'est, de loin, l'oubli le plus coûteux des dossiers de transmission. Traitez le compte courant dans le même acte : donation de créance, incorporation préalable au capital, ou remboursement échelonné.

Erreur 7 — Compter sur le pacte Dutreil

L'exonération partielle de 75 % de l'article 787 B du CGI suppose une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de location nue exerce une activité civile : elle en est exclue. Bâtir un plan de transmission sur un abattement Dutreil qui n'existera jamais, c'est découvrir des droits qu'on n'avait pas provisionnés. Voir SCI et pacte Dutreil.

Erreur 8 — Enchaîner création de SCI et donation-partage

Créer la SCI en janvier, lui apporter l'immeuble en février, donner-partager les parts en mars avec 20 % de décote, sans le moindre début de vie sociale : c'est le schéma type que l'administration attaque sur le fondement de l'abus de droit (art. L64 du LPF). Laissez la société vivre d'abord — compte bancaire à son nom, encaissement des loyers, assemblée générale annuelle, comptabilité tenue — avant de transmettre. Voir abus de droit et SCI.

Et si vous n'anticipez pas ? Les parts se transmettront par succession, avec toutes les difficultés que cela emporte : décès d'un associé de SCI et SCI héritée. Le legs de parts par testament est une alternative, mais il ne fige aucune valeur et n'écarte pas le rapport des libéralités antérieures : c'est un acte à cause de mort, pas un partage anticipé.


12. FAQ — Donation-partage de parts de SCI

Quelle est la vraie différence entre une donation simple et une donation-partage de parts de SCI ?

La donation simple est rapportable : au décès, elle revient au compte de la succession pour sa valeur au jour du partage, d'après l'état du bien au jour de la donation (art. 843 et 860 du Code civil). La donation-partage est un partage anticipé : les biens donnés ne sont pas soumis au rapport (Cass. 1re civ., 4 juillet 2018, n° 16-15.915, publié) et les valeurs sont figées au jour de l'acte (art. 1078). Fiscalement, les droits de mutation se calculent de la même manière : la différence est entièrement civile.

Pourquoi les parts de SCI sont-elles un meilleur support de donation-partage qu'un immeuble ?

Parce qu'il n'y a de donation-partage que si le donateur opère une répartition matérielle : attribuer des quotes-parts indivises ne partage rien (Cass. 1re civ., 20 novembre 2013, n° 12-25.681, confirmé par Cass. 1re civ., 2 juillet 2025, n° 23-16.329). Un immeuble unique donné à trois enfants finit presque toujours en indivision, ce qui expose l'acte à la requalification. 300 parts de SCI se divisent au contraire en trois lots de 100 parts parfaitement distincts et divis.

Quelles sont les trois conditions pour que les valeurs soient réellement figées ?

L'article 1078 du Code civil exige, cumulativement, que tous les héritiers réservataires vivants ou représentés au décès aient reçu un lot dans le partage anticipé, qu'ils l'aient expressément accepté, et qu'aucune réserve d'usufruit ne porte sur une somme d'argent. Le texte réserve en outre la « convention contraire », ce qui signifie que les parties peuvent écarter le gel. Si une condition tombe, l'acte reste une donation-partage mais les biens sont réévalués au jour du décès.

Une réserve d'usufruit sur les parts fait-elle tomber le gel des valeurs ?

Non. L'article 1078 n'exclut que la réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent. Une réserve d'usufruit sur des parts de SCI est parfaitement compatible avec le gel des valeurs. C'est l'intérêt majeur du montage : gel, démembrement au barème de l'article 669 du CGI et conservation de la gérance se cumulent dans un seul acte. Voir notre guide démembrement de parts de SCI.

Un enfant peut-il attaquer une donation-partage inégalitaire ?

Pas sur le terrain de la lésion : l'article 1075-3 du Code civil ferme expressément l'action en complément de part pour cause de lésion contre les donations-partages. Reste l'action en réduction de l'héritier omis ou insuffisamment alloti (art. 1077-1), qui suppose que le patrimoine restant au décès ne suffise pas à composer sa réserve. Elle ne peut être introduite qu'après le décès du disposant et se prescrit par cinq ans à compter de ce décès (art. 1077-2).

L'article 1865-1 du Code civil s'applique-t-il à une donation-partage de parts de SCI ?

L'article 1865-1, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 et en vigueur depuis le 27 juin 2026, vise la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière, à peine de nullité. Son extension aux transmissions à titre gratuit divise la doctrine depuis juin 2026 et n'est tranchée ni par la jurisprudence ni par l'administration. La question reste sans portée pratique : l'article 931 du Code civil impose déjà l'acte notarié à peine de nullité pour toute donation.

Faut-il l'agrément des associés pour une donation-partage de parts ?

En principe non entre ascendants et descendants : l'article 1861, alinéa 2, in fine du Code civil dispense d'agrément les cessions consenties à des ascendants ou descendants du cédant — et une donation est une cession à titre gratuit —, sauf dispositions contraires des statuts. Il faut donc relire la clause d'agrément avant de rédiger l'acte : beaucoup de statuts visent expressément les transmissions à titre gratuit et rétablissent l'agrément. Voir clause d'agrément en SCI.

Peut-on inclure un concubin ou un beau-fils dans une donation-partage de parts de SCI ?

Pas par la voie de l'article 1075-2 du Code civil. Ce texte n'autorise l'allotissement d'une personne autre qu'un descendant que pour une entreprise ou des droits sociaux d'une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, dans laquelle le disposant exerce une fonction dirigeante. Une SCI patrimoniale de location nue est hors champ. Une donation ordinaire ou un legs restent possibles, mais sans gel des valeurs ni absence de rapport.

Que devient une donation de parts faite il y a dix ans sans partage ?

Elle peut être réincorporée, sur le fondement des articles 1078-1 à 1078-3 du Code civil : les parts sont intégrées à la nouvelle donation-partage, réévaluées au jour de cet acte et sortent du rapport (Cass. 1re civ., 4 juillet 2018, n° 16-15.915). Fiscalement, l'opération ne supporte pas de nouveaux droits de mutation mais le droit de partage de 2,50 % (art. 776 A et 746 du CGI), sauf réattribution à un descendant du donataire initial dans les quinze ans de la donation initiale.

Une donation-partage coûte-t-elle le droit de partage de 2,50 % ?

Non dans le cas normal : seuls les droits de mutation à titre gratuit sont exigibles, à l'exclusion du droit proportionnel de partage (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 10). Le droit de 2,50 % de l'article 746 du CGI ne s'ajoute que dans deux cas : lorsque le partage des biens donnés est différé et opéré par acte séparé (§ 250), et en cas de réincorporation d'une donation antérieure (art. 776 A du CGI).

Quels sont les émoluments du notaire sur une donation-partage de parts ?

Le barème de l'article A444-67 du Code de commerce s'applique : 4,837 % jusqu'à 6 500 €, 1,995 % de 6 500 à 17 000 €, 1,330 % de 17 000 à 60 000 €, puis 0,998 % au-delà, sur la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur. Sur 315 000 € par parent, cela représente environ 3 641 € HT, soit près de 8 738 € TTC pour deux donateurs. Méfiez-vous des taux 4,931 / 2,034 / 1,356 / 1,017 % : ils sont périmés depuis le 31 décembre 2020.

Que se passe-t-il si un enfant refuse de signer l'acte ?

L'acte peut être signé sans lui, mais le gel des valeurs de l'article 1078 du Code civil tombe, puisque le texte exige que tous les héritiers réservataires aient reçu un lot et l'aient expressément accepté. On retombe alors sur une évaluation au jour du décès, et l'enfant omis conserve son action en réduction de l'article 1077-1. Dans ce cas, mieux vaut différer l'opération que signer un acte qui ne produira pas l'effet recherché.

Le compte courant d'associé suit-il les parts données ?

Non. Le compte courant est une créance personnelle de l'associé sur la SCI, juridiquement distincte des parts. Il reste dans le patrimoine du donateur et sera intégralement taxé à son décès si rien n'est prévu. Si vous voulez le transmettre, il faut une donation de créance stipulée dans le même acte, ou l'incorporer préalablement au capital. Voir le compte courant d'associé en SCI.

Le pacte Dutreil peut-il réduire les droits sur une donation-partage de parts de SCI ?

Non pour une SCI patrimoniale. L'article 787 B du CGI réserve l'exonération partielle de 75 % aux titres de sociétés exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de location nue exerce une activité civile de gestion de patrimoine : elle en est exclue. Le sujet est traité en détail dans SCI et pacte Dutreil.

Peut-on faire une donation-partage au profit d'un enfant unique ?

La pratique notariale l'admet couramment : l'acte réalise alors une anticipation de la succession plutôt qu'une répartition entre copartagés. Aucune décision publiée de la Cour de cassation n'a toutefois tranché expressément la question et la doctrine reste partagée, l'article 1075 du Code civil visant un partage « entre » héritiers présomptifs. L'intérêt pratique reste réel — gel des valeurs et absence de rapport — mais faites confirmer l'analyse par votre notaire.

Faut-il créer une SCI juste avant une donation-partage ?

Créer une SCI pour rendre le partage matériellement possible est un motif légitime et parfaitement défendable. En revanche, enchaîner constitution, apport de l'immeuble et donation-partage en quelques semaines, avec une décote agressive et sans aucune vie sociale, expose l'opération à la procédure de l'abus de droit (art. L64 du LPF). Laissez la société fonctionner réellement avant de transmettre. Voir abus de droit et SCI.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Une donation-partage est un acte notarié dont les effets se déploient sur plusieurs décennies : faites-la rédiger par un notaire au vu de votre situation familiale et patrimoniale précise.

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FAQ

Questions fréquentes

La donation simple est rapportable : au décès, la part donnée revient dans le compte de la succession pour sa valeur au jour du partage (art. 843 et 860 du Code civil). La donation-partage est un partage anticipé : les biens donnés ne sont pas soumis au rapport (Cass. 1re civ., 4 juillet 2018, n° 16-15.915, publié) et les valeurs sont figées au jour de l'acte (art. 1078 du Code civil). Ce n'est donc pas une donation « améliorée », c'est un instrument juridique différent.
Parce qu'il n'y a de donation-partage que si le donateur opère une répartition matérielle de ses biens : attribuer des quotes-parts indivises ne partage rien (Cass. 1re civ., 20 novembre 2013, n° 12-25.681). Un immeuble unique donné à trois enfants finit presque toujours en indivision, ce qui expose l'acte à une requalification en donation simple. 300 parts de SCI se divisent au contraire en trois lots de 100 parts parfaitement distincts, chaque lot étant divis.
L'article 1078 du Code civil exige que tous les héritiers réservataires vivants ou représentés au décès aient reçu un lot dans le partage anticipé, qu'ils l'aient expressément accepté, et qu'aucune réserve d'usufruit ne porte sur une somme d'argent. Le texte réserve en outre la « convention contraire ». Si une seule de ces conditions tombe, l'acte reste une donation-partage mais on repasse à une évaluation au jour du décès.
Non. L'article 1078 du Code civil n'exclut que la réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent. Une réserve d'usufruit sur des parts de SCI est parfaitement compatible avec le gel. C'est précisément l'intérêt du montage : gel des valeurs, démembrement au barème de l'article 669 du CGI et conservation du contrôle se cumulent dans un seul acte.
Pas sur le terrain de la lésion : l'article 1075-3 du Code civil ferme expressément l'action en complément de part pour cause de lésion contre les donations-partages. Reste l'action en réduction de l'héritier omis ou insuffisamment alloti (art. 1077-1), qui ne peut être introduite qu'après le décès du disposant et se prescrit par cinq ans à compter de ce décès (art. 1077-2).
L'article 1865-1, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 et en vigueur depuis le 27 juin 2026, vise la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière. Une partie de la doctrine s'interroge sur son extension aux transmissions à titre gratuit, et rien n'est tranché à ce jour. La question est sans portée pratique ici : l'article 931 du Code civil impose déjà l'acte notarié à peine de nullité pour toute donation, donc l'acte est authentique dans les deux hypothèses.
En principe non entre ascendants et descendants : l'article 1861, alinéa 2, in fine du Code civil dispense d'agrément les cessions consenties à des ascendants ou descendants du cédant, sauf dispositions contraires des statuts — et une donation est une cession à titre gratuit. Il faut donc lire la clause d'agrément avant de rédiger l'acte : une clause rédigée largement peut réintroduire l'agrément et bloquer l'opération.
Non par la voie de l'article 1075-2 du Code civil. Ce texte n'autorise l'allotissement d'une personne autre qu'un descendant que pour une entreprise ou des droits sociaux d'une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, dans laquelle le disposant exerce une fonction dirigeante. Une SCI patrimoniale de location nue est en dehors de ce champ.
Elle peut être réincorporée dans une donation-partage (art. 1078-1 à 1078-3 du Code civil) : les parts sont alors réévaluées au jour du nouvel acte et sortent du rapport, solution expressément retenue par Cass. 1re civ., 4 juillet 2018, n° 16-15.915. Fiscalement, la réincorporation ne supporte pas de droits de mutation mais le droit de partage de 2,50 % (art. 776 A et 746 du CGI).
Non dans le cas normal : le BOFiP (BOI-ENR-DMTG-20-20-10, § 10) précise que seuls les droits de mutation à titre gratuit sont exigibles, à l'exclusion du droit proportionnel de partage. Le droit de 2,50 % de l'article 746 du CGI ne s'ajoute que dans deux hypothèses : le partage différé des biens donnés (§ 250) et la réincorporation d'une donation antérieure (art. 776 A du CGI).
Le barème de l'article A444-67 du Code de commerce s'applique : 4,837 % jusqu'à 6 500 €, 1,995 % de 6 500 à 17 000 €, 1,330 % de 17 000 à 60 000 €, puis 0,998 % au-delà. L'assiette est la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, même en cas de réserve d'usufruit. Attention : les taux 4,931 / 2,034 / 1,356 / 1,017 % circulent encore en ligne, ce sont les anciens taux applicables jusqu'au 31 décembre 2020.
L'acte peut être signé sans lui, mais le gel des valeurs de l'article 1078 du Code civil tombe, puisque le texte exige que tous les héritiers réservataires aient reçu un lot et l'aient expressément accepté. On retombe alors sur une évaluation au jour du décès, et l'enfant omis conserve son action en réduction de l'article 1077-1. Dans ce cas, mieux vaut différer l'opération que signer un acte qui ne produira pas l'effet recherché.
Non. Le compte courant est une créance personnelle de l'associé sur la SCI, juridiquement distincte des parts sociales. Il ne se transmet pas automatiquement avec elles. Si le donateur veut le transmettre, il doit faire l'objet d'une donation de créance distincte dans le même acte ; sinon il reste dans le patrimoine du donateur et sera taxé au décès.
Non pour une SCI patrimoniale. L'article 787 B du CGI réserve l'exonération partielle de 75 % aux titres de sociétés exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de location nue exerce une activité civile de gestion de patrimoine : elle est exclue du dispositif. Compter dessus dans un plan de transmission est une erreur fréquente et coûteuse.
La pratique notariale l'admet couramment : l'acte réalise alors une anticipation de la succession plutôt qu'une répartition entre copartagés. Aucune décision publiée de la Cour de cassation n'a toutefois tranché expressément la question et la doctrine reste partagée, l'article 1075 du Code civil visant un partage « entre » héritiers présomptifs. L'intérêt pratique reste réel — gel des valeurs et absence de rapport — mais faites confirmer l'analyse par votre notaire.
Créer une SCI pour rendre le partage matériellement possible est un motif parfaitement légitime. En revanche, enchaîner la constitution de la société et la donation-partage à quelques semaines d'intervalle, sans aucune vie sociale réelle, expose l'opération à la procédure de l'abus de droit (art. L64 du LPF). Laissez la société vivre : comptes, assemblée générale, encaissement des loyers sur son compte bancaire.