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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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Compte courant d'associé en SCI : intérêts, remboursement, et ce qu'il devient à votre décès

Mis à jour le 24 août 2026 Vérifié sur texte consolidé (Légifrance, CGI, Code civil, BOFiP)

Vous avez viré 40 000 € à votre SCI pour boucler un achat, ou payé sa taxe foncière depuis votre compte personnel. Cet argent n'est pas un apport : c'est un prêt que vous consentez à la société. C'est ce qu'on appelle un compte courant d'associé — une avance en argent, remboursable, qui n'entre pas au capital et ne vous donne pas une voix de plus en assemblée. Trois chiffres cadrent le sujet. Une société civile immobilière soumise à l'impôt sur les sociétés ne déduit les intérêts qu'elle vous verse que jusqu'à 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025. Ces intérêts vous coûtent 31,4 % d'impôt. Et le remboursement du capital avancé, lui, ne coûte rien. Le reste tient dans une question que presque personne ne pose : que devient ce compte le jour de votre décès ?

Ce guide déroule cinq cas chiffrés jusqu'au résultat en euros. Un compte courant ne se comprend pas seul : il vit dans la comptabilité de la société. Pour ce cadre général — ce qu'il faut tenir, déclarer et conserver selon le régime fiscal — commencez par notre guide Comptabilité SCI : ce que vous devez vraiment déclarer en IR et en IS. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app.


1. Ce qu'est un compte courant d'associé, et ce qu'il n'est pas

Vous prêtez de l'argent à votre société. C'est tout. Le compte courant d'associé est une avance de trésorerie consentie par un associé à la SCI, en plus de son apport au capital. Aucun texte ne le définit : il relève du régime de droit commun du prêt de consommation (articles 1892 et suivants du Code civil), que la convention aménage librement. Pour vous, c'est une créance ; pour la société, une dette, inscrite au passif de son bilan.

Il naît tout seul, et c'est ce qui le rend dangereux. Dès qu'un associé règle une charge de la société sur ses fonds personnels — taxe foncière, échéance de prêt, facture de couvreur —, la SCI lui doit cette somme, que quelqu'un l'écrive ou non. La quasi-totalité des SCI familiales en détiennent au moins un. Une partie ne le sait pas.

Trois confusions à évacuer tout de suite.

  • Ce n'est pas un compte bancaire. Malgré son nom, c'est une ligne du grand-livre : le compte 455 « Associés — comptes courants », subdivisé par associé. L'argent, lui, dort sur le compte bancaire unique de la société.
  • Ce n'est pas un apport. Un apport achète des parts et des droits de vote ; une avance en compte courant n'achète rien. Vous ne pesez pas plus lourd en assemblée après avoir avancé 200 000 € qu'avant.
  • Ce n'est pas une activité bancaire déguisée. Recevoir à titre habituel des fonds remboursables du public est réservé aux établissements de crédit (article L. 511-5 du code monétaire et financier). Mais l'article L. 312-2 du même code sort du champ les fonds « reçus ou laissés en compte » par une liste de personnes qui vise expressément « les associés ou actionnaires » et « les gérants ». La loi PACTE a supprimé, le 24 mai 2019, le seuil de détention de 5 % qui figurait dans l'ancienne rédaction : tout associé est couvert, quelle que soit sa part. En revanche, la protection s'arrête à cette liste — un tiers qui avance de l'argent à la SCI fait un prêt ordinaire, pas un compte courant.

2. Compte courant ou augmentation de capital : le vrai arbitrage — cas n° 1

C'est la seule question qui se pose vraiment au moment de mettre de l'argent dans la société. Les deux voies coûtent zéro euro de droits d'enregistrement à l'entrée : depuis la loi de finances pour 2019, les apports en société sont enregistrés gratuitement (article 810, I du code général des impôts, le CGI). Le droit fixe de 375 ou 500 € qu'on lit encore n'existe plus. Tout se joue à la sortie.

Critère Augmentation de capital Compte courant d'associé
Nature Fonds propres Dette de la société envers vous
Formalités d'entrée Assemblée, statuts modifiés, annonce légale, greffe : 349 € TTC 0 € — un virement et une convention signée
Droits d'enregistrement 0 € (article 810, I du CGI) 0 €
Récupérer les fonds Réduction de capital, assemblée et modification des statuts, et requalification en dividende à hauteur des réserves Un virement, 0 € d'impôt
Rémunération Dividende, non déductible Intérêt, déductible jusqu'à 4,55 % à l'impôt sur les sociétés
Droits de vote Oui, au prorata des parts Aucun
Valeur des parts à donner Augmente euro pour euro Neutre : la dette se déduit de l'actif
Rang en liquidation Dernier servi — au boni de liquidation, c'est-à-dire ce qui reste une fois tous les créanciers payés Créancier, payé avant tout partage
IFI (impôt sur la fortune immobilière) La valeur taxable des parts monte Souvent non déductible (article 973, II du CGI)

Les 349 € de la deuxième ligne se décomposent en deux postes, aux tarifs en vigueur en 2026. L'annonce légale au forfait « objet et capital » : 136 € hors taxes, soit 163,20 € toutes taxes comprises. Le greffe, pour l'inscription modificative et le dépôt d'acte : 185,77 € TTC. Total 348,97 €. Si vous faites rédiger l'acte, ajoutez 150 à 400 € d'honoraires.

Cas n° 1 — 100 000 € à mettre dans la SCI, et à récupérer six ans plus tard

La société est à l'impôt sur les sociétés. Elle a accumulé 60 000 € de réserves quand l'associé veut récupérer sa mise.

Voie capital. 349 € de formalités à l'entrée, 349 € à la sortie. L'associé récupère ses 100 000 € d'apport, mais pas seulement. Une répartition ne vaut remboursement d'apport que si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été distribués avant (article 112, 1° du CGI) — et une SCI n'a pas de réserve légale à mettre à l'abri. Il encaisse donc aussi les 60 000 € de réserves : 18 840 € partent en prélèvements (60 000 × 31,4 %) et 41 160 € tombent dans sa poche, qu'il le veuille ou non.

Voie compte courant. 0 € à l'entrée, un virement à la sortie, 0 € d'impôt : le remboursement d'un prêt n'est pas un revenu. Il récupère 100 000 € nets, et les 60 000 € de réserves restent dans la société.

Le solde, sans tricher. Les 18 840 € ne sont pas un frottement du choix : c'est l'impôt d'un revenu réellement encaissé, dû à l'identique le jour où ces réserves seront distribuées dans l'autre branche. Ce que le capital coûte vraiment, ce sont donc 698 € de formalités et la perte du choix de la date. Sur six ans, avancer 18 840 € d'impôt au lieu de le différer vaut environ 3 200 €. Surcoût réel : 3 900 € contre 0 €.

Le deuxième effet est moins visible et souvent plus cher. Chaque euro placé en compte courant plutôt qu'en capital sort de l'assiette de la donation des parts. Une SCI détenant un immeuble de 500 000 €, financé par 250 000 € de capital et 250 000 € de compte courant, a des parts qui valent 250 000 € et non 500 000 €. Le père donne ces parts à ses deux enfants. Chacun reçoit 125 000 €. L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (article 779, I du CGI) laisse 25 000 € taxables, soit 3 194,35 € de droits par enfant et 6 389 € au total. Si les 500 000 € étaient tous entrés au capital, chaque enfant recevrait 250 000 €, donc 150 000 € taxables et 28 194,35 € de droits : 56 389 €. L'écart est de 50 000 € — exactement 20 % des 250 000 € logés en compte courant, parce que le dernier euro reçu par chaque enfant tombe dans la tranche à 20 % du barème parent-enfant. S'y ajoutent, dans les deux cas, les émoluments du notaire. Sur une donation-partage unique de 250 000 €, ils atteignent environ 3 590 € TTC (barème de l'article A444-67 du code de commerce : 4,837 %, 1,995 %, 1,330 % puis 0,998 % par tranches). En deux donations séparées de 125 000 €, chaque acte porte sa propre assiette et le total monte à 4 187 € : la forme de l'acte vaut ici 600 €. Le détail de l'opération est dans notre guide Donation de parts de SCI.

Un mot d'honnêteté sur ce gain, parce qu'il est souvent vendu pour plus qu'il ne vaut. Les 250 000 € de compte courant ne se volatilisent pas : ils restent une créance du père, qui figurera dans sa succession et y sera taxée au même barème (section 8). L'économie réelle n'est donc pas de 50 000 € à tous les coups — elle l'est si la créance est remboursée de son vivant et consommée, elle se réduit à un simple report si elle ne l'est pas. Ce qu'on gagne à coup sûr, c'est le choix du moment : la créance peut être donnée plus tard, dans un nouvel abattement de 100 000 € reconstitué tous les quinze ans, alors que le capital, lui, est figé dans les parts.

Quand le capital gagne-t-il ? Dans un cas courant et un seul : quand les capitaux propres de la société sont devenus négatifs et qu'une banque refuse de prêter tant qu'ils le restent. Un compte courant ne répare pas des capitaux propres : c'est une dette de plus. La conversion se fait alors par incorporation du compte courant au capital, sans sortie de trésorerie — la marche à suivre est décrite dans Augmentation de capital en SCI : incorporer le compte courant. Pour le reste, si l'on vous conseille de « mettre au capital pour faire sérieux », demandez le chiffrage de la sortie avant de signer.


3. La convention de compte courant en sept mentions, et l'imprimé 2062 que personne ne dépose

Une convention de compte courant coûte zéro euro et prend une page. Elle évite l'essentiel des litiges sur ce sujet, entre associés comme avec l'administration. Sept mentions suffisent.

  1. Les parties : la SCI avec son numéro d'identification, l'associé avec le nombre de parts qu'il détient.
  2. Le montant et le mode de mise à disposition : virement, règlement direct de charges, renonciation à un loyer.
  3. Le taux, ou la gratuité expresse. Sans aucune stipulation d'intérêts, le prêt est gratuit (article 1905 du Code civil) ; et un taux convenu sans être fixé par écrit cède la place au taux légal (article 1907, alinéa 2).
  4. L'échéance des intérêts : annuelle, semestrielle, ou à la clôture du compte.
  5. La durée et le préavis de remboursement, avec la clause de blocage éventuelle et sa date de fin.
  6. L'affectation des fonds. Décisive à l'impôt sur le revenu : la déduction des intérêts suppose que l'avance ait servi à acquérir, conserver, construire, réparer ou améliorer l'immeuble loué.
  7. Le sort du compte au décès du titulaire. C'est la mention que personne n'écrit, et celle qui sauve les héritiers (section 8).

Ce n'est pas une convention réglementée. La société civile ne connaît pas la procédure d'approbation qui pèse sur la SARL et la société anonyme : aucun texte du Code civil n'impose de faire autoriser une convention passée entre la société et un associé. Seule une SCI dépassant deux des trois seuils de l'article L. 612-1 du code de commerce doit nommer un commissaire aux comptes. Une autre obligation ne connaît, elle, aucun seuil. L'article L. 612-5 du même code impose au représentant légal d'une personne morale non commerçante ayant une activité économique de présenter un rapport sur les conventions passées avec l'un de ses mandataires sociaux. Le gérant est donc visé, même sans commissaire aux comptes. Le détail des cas limites est dans Conventions réglementées en SCI.

L'imprimé que personne ne dépose

Toute mise à disposition de fonds excédant 5 000 € en principal doit être déclarée sur l'imprimé n° 2062, « déclaration de contrat de prêt ». Un apport en compte courant en fait partie, qu'il porte intérêts ou non : fiscalement, c'est un prêt. Le seuil était de 760 € jusqu'à l'arrêté du 23 septembre 2020, qui l'a porté à 5 000 € pour les contrats conclus à compter du 27 septembre 2020 (article 49 B de l'annexe III au CGI). La déclaration se joint à la déclaration de résultats de la société débitrice, ou à la déclaration de revenus du prêteur. Le délai du premier mois de l'année, souvent cité, est celui qui s'impose à un intermédiaire déclarant pour le compte des parties — il n'y en a aucun sur un compte courant de SCI. Hors campagne déclarative, l'administration retient le 15 février. La sanction du défaut est une amende de 150 € (article 1729 B du CGI), pas un redressement — ce qui explique que presque personne ne la dépose. Elle a pourtant un avantage : elle date votre créance auprès de l'administration, ce qui vaut cher le jour où un contrôleur soutient que l'argent était un cadeau.

Côté écritures, le mécanisme tient en deux comptes : le 455 pour le solde dû à l'associé, le 6615 pour les intérêts servis. Les schémas complets, y compris le cas du règlement direct d'une facture par l'associé, sont détaillés dans Comptabiliser le compte courant d'associé. Si votre SCI compte plusieurs prêteurs, le suivi par sous-compte est traité dans Comptes courants multiples en SCI.

Où le compte apparaît dans la liasse fiscale. À l'impôt sur les sociétés, il figure au passif du bilan. Au régime réel normal, le détail par échéance se lit sur le tableau 2057-SD, rubrique « Groupe et associés ». Au régime simplifié, il est porté au passif du bilan simplifié 2033-A-SD, sur la ligne « Autres dettes », qui comporte une case « dont comptes courants d'associés ». On lit souvent qu'il se déclare sur le 2033-D-SD : c'est faux, ce tableau est le relevé des provisions, des amortissements dérogatoires et des déficits reportables, et il ne contient aucun compte courant. Le remplissage tableau par tableau est dans Liasse 2033 en SCI. À l'impôt sur le revenu, en revanche, la déclaration n° 2072 ne comporte pas de bilan : le compte courant n'y apparaît nulle part. Sa seule trace est votre propre comptabilité. Raison de plus pour l'écrire.


4. Financer un achat par compte courant : le montage complet — cas n° 2

C'est l'usage le plus fréquent, et celui où le choix de la ligne comptable change le plus de choses dix ans plus tard.

Cas n° 2 — un immeuble de rapport à 300 000 €, financé à deux

Le coût réel de l'acquisition. Prix net vendeur 300 000 €. Droits de mutation à titre onéreux, 6,32 % : 18 960 €. C'est le taux de la grande majorité des départements depuis la majoration ouverte par l'article 116 de la loi de finances pour 2025 ; une minorité est restée à 5,81 %. Émoluments du notaire au barème de l'article A444-91 du code de commerce (3,870 %, 1,596 %, 1,064 % puis 0,799 % par tranches) : 2 794 € hors taxes, soit 3 353 € TTC. Contribution de sécurité immobilière à 0,10 % : 300 €. Débours, état hypothécaire et frais de formalités : 787 €. Total des frais : 18 960 + 3 353 + 300 + 787 = 23 400 €. Coût de l'opération : 323 400 €.

Le plan de financement. La banque prête 240 000 € sur vingt ans et exige le reste en fonds propres, soit 83 400 €. Les deux associés les apportent ainsi : 2 000 € de capital social et 81 400 € en compte courant, bloqués au profit de la banque pendant la durée du crédit.

Ce que ça change. Le dossier bancaire est identique : un compte courant bloqué et subordonné — c'est-à-dire remboursé après la banque, jamais avant — compte comme des fonds propres. Mais cinq ans plus tard, la société dégage de la trésorerie et rembourse 30 000 € de compte courant : les associés encaissent 30 000 € nets. Les mêmes 30 000 € sortis en dividendes auraient supporté 31,4 %, soit 9 420 € de prélèvements. Le choix de la ligne comptable, fait en trente secondes chez le notaire, vaut ici 9 420 €.

Le blocage exigé par la banque mérite deux minutes d'attention avant signature. Il ne transforme pas la dette en capital : le compte reste au passif, il reste votre créance, il reste transmissible. Il vous interdit seulement de vous rembourser tant que le crédit court. Négociez donc une libération anticipée dès que le capital restant dû passe sous un seuil convenu, et vérifiez si l'engagement inclut une renonciation aux intérêts — ce n'est pas automatique. Le reste du dossier de financement est traité dans Obtenir un prêt bancaire en SCI et Apport personnel en SCI : combien faut-il ?.


5. Les intérêts : le plafond de 4,55 %, et quand il vaut mieux ne rien verser — cas n° 3

Rien n'oblige à rémunérer un compte courant. Beaucoup de SCI familiales fonctionnent à 0 % depuis dix ans, sans le moindre inconvénient. Quand la convention prévoit un taux, deux régimes différents s'appliquent selon l'impôt dont relève la société — et ils sont régulièrement confondus.

À l'impôt sur les sociétés : le plafond de 4,55 %

L'article 39, 1, 3° du CGI pose deux conditions cumulatives. La première : le capital doit être entièrement libéré, c'est-à-dire réellement versé par les associés. Un capital promis mais non versé bloque toute déduction, quel que soit le taux pratiqué. La seconde : le taux ne doit pas excéder la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les banques pour les prêts à taux variable aux entreprises d'une durée supérieure à deux ans. Ce plafond vaut 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025. Il change avec le mois de clôture, et il baisse : 4,34 % pour une clôture comprise entre le 31 mai et le 29 juin 2026, 4,33 % pour une clôture comprise entre le 30 juin et le 29 septembre 2026. Le tableau à jour figure au BOI-BIC-CHG-50-50-30, mis à jour le 5 août 2026 — vérifiez toujours la date d'un commentaire administratif avant de vous en servir. Cet article ne s'applique qu'à l'impôt sur les sociétés, par le renvoi de l'article 209, I.

Le plafond s'apprécie compte par compte, sans compensation. Une moyenne globale conforme ne sauve pas un compte hors norme. Deux associés ont chacun 50 000 € en compte courant, l'un rémunéré à 6 %, l'autre à 3 % : la moyenne est de 4,5 %, sous le plafond. L'administration ne raisonne pas ainsi. Sur le compte à 6 %, seuls 50 000 × 4,55 % = 2 275 € sont déductibles. Les 725 € de trop sont réintégrés : la société les a passés en charge dans ses comptes, elle doit les rajouter à son bénéfice imposable. Au taux réduit de 15 %, cela fait 109 € d'impôt en plus.

À l'impôt sur le revenu : pas de plafond chiffré

L'article 39 est une règle des bénéfices industriels et commerciaux, étendue à l'impôt sur les sociétés. Une SCI qui loue nu et relève de l'impôt sur le revenu déclare des revenus fonciers : elle n'est concernée ni par le plafond de 4,55 %, ni par la condition de capital libéré. Sa règle est l'article 31, I, 1°, d du CGI, qui autorise la déduction des intérêts des dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration de l'immeuble loué. Aucun taux n'y est chiffré. On lit très souvent que les 4,55 % vaudraient aussi à l'impôt sur le revenu. Les textes ne le disent pas. Le commentaire administratif sur les intérêts d'emprunt en revenus fonciers, BOI-RFPI-BASE-20-80, date du 1er septembre 2017 et ne souffle pas un mot des comptes courants d'associés. Ses paragraphes 130 et 140 parlent d'autre chose, qu'on confond souvent avec notre sujet : le prêt qu'un associé souscrit personnellement pour libérer son apport ou racheter des parts, et qu'il déduit sur sa propre déclaration.

Ce silence n'est pas un permis. Deux points sont contrôlables : l'avance doit avoir servi à l'un des usages énumérés — pas à financer les vacances d'un associé —, et vous devez pouvoir le prouver, convention et factures à l'appui. Un taux manifestement hors marché servi à un associé sur une avance sans objet reste attaquable, sur le terrain de l'article 31 lui-même.

Cas n° 3 — faut-il servir 4,55 % sur les 81 400 € du cas n° 2 ?

La société est à l'impôt sur les sociétés et son bénéfice reste sous 42 500 €, donc au taux réduit de 15 %. Trois conditions à ce taux (article 219, I-b du CGI) : un chiffre d'affaires sous 10 M€, un capital entièrement libéré, une détention à 75 % au moins par des personnes physiques. Notez la deuxième : c'est la même condition de capital libéré que pour la déduction des intérêts. Au-delà de 42 500 € de bénéfice, le taux passe à 25 %. Intérêts servis : 81 400 × 4,55 % = 3 704 €.

Contre ne rien verser du tout. La société déduit 3 704 € et économise 15 %, soit 556 € d'impôt. L'associé encaisse 3 704 € et paie 31,4 %, soit 1 163 €. Le ménage global perd 607 € par an. Rémunérer un compte courant « parce que c'est déductible » fait donc perdre de l'argent : le prélèvement de 31,4 % chez l'associé est deux fois plus lourd que l'impôt de 15 % économisé par la société.

Contre un dividende. C'est la vraie comparaison, celle qu'on ne fait jamais. Pour mettre 2 541 € dans la poche de l'associé, la voie du dividende consomme 3 704 € de trésorerie déjà taxée à l'impôt sur les sociétés. La voie de l'intérêt n'en consomme que 3 148 €, parce que l'intérêt est déductible et le dividende ne l'est pas. Écart : 556 € par an, soit exactement l'impôt économisé. À 25 % d'impôt sur les sociétés, l'écart monte à 926 €.

La règle qui en sort. Ne servez pas d'intérêts pour optimiser : vous perdez. Servez-en quand vous auriez de toute façon distribué : vous gagnez le taux de l'impôt sur les sociétés sur la somme concernée.

Le calcul s'inverse en partie quand le titulaire du compte courant est une société soumise à l'impôt sur les sociétés — typiquement une holding patrimoniale. Si la holding remplit elle aussi les conditions du taux réduit, les mêmes 3 704 € d'intérêts y sont imposés à 15 %, soit 556 €, au lieu de 1 163 € chez une personne physique. La perte de 607 € par an disparaît, mais elle ne se transforme pas en gain : le groupe conserve 3 148 € dans les deux cas, qu'il serve les intérêts ou non. L'opération devient neutre — ce qui est déjà beaucoup, puisqu'elle fait sortir la trésorerie de la SCI sans coût fiscal. Vérifiez la condition avant de vous en servir : une holding qui ne remplit pas les conditions du taux réduit paie 25 %, soit 926 €, et le groupe reperd 370 € par an. Le cadre est développé dans Détenir des parts de SCI via une holding à l'IS.


6. Ce que l'associé paie sur les intérêts qu'il touche : 31,4 %, ou moins

Les intérêts d'un compte courant sont des revenus de capitaux mobiliers, catégorie qui regroupe les produits de placements financiers. L'article 124 du CGI y range expressément les intérêts des comptes courants. Point important : le régime fiscal de la SCI n'y change rien. On lit parfois que dans une société à l'impôt sur le revenu les intérêts seraient « neutres » parce que la déduction et l'imposition se compenseraient. C'est faux : la société déduit la charge de son résultat foncier, réparti entre tous les associés au prorata de leurs parts, tandis que le bénéficiaire est imposé sur la totalité des intérêts, en revenus de capitaux mobiliers.

Le taux par défaut est le prélèvement forfaitaire unique — la « flat tax » — à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ces 18,6 % se décomposent en 10,6 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale et 7,5 % de prélèvement de solidarité. La contribution sociale généralisée est passée de 9,2 % à 10,6 %, par l'article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le relèvement mord dès l'imposition des revenus de 2025. Ne retenez pas ici les 17,2 % qui circulent partout : ce taux subsiste, mais pour les revenus fonciers et les plus-values immobilières des particuliers, pas pour les intérêts.

La mécanique de paiement surprend beaucoup de gérants. Ce n'est pas l'associé qui paie : c'est la SCI qui prélève à la source au moment du versement, puis déclare et reverse sur l'imprimé n° 2777 avant le 15 du mois suivant. Reprenons les 3 704 € du cas n° 3. La société retient 474 € au titre de l'acompte de 12,8 % et 689 € de prélèvements sociaux. Elle verse 2 541 € à l'associé et reverse 1 163 € au Trésor. L'associé porte ensuite 3 704 € en case 2TR de sa déclaration de revenus et 474 € en case 2CK, où ils s'imputent comme crédit d'impôt.

Ces 31,4 % ne sont pas une fatalité. Il existe deux issues, et elles se chiffrent.

  • La dispense d'acompte. Le prélèvement de 12,8 % peut être évité (article 125 A, I, dernier alinéa, du CGI — le I bis que citent encore beaucoup de modèles a été abrogé). Condition : un revenu fiscal de référence — le montant qui figure en haut à droite de votre avis d'impôt, revenus et plus-values compris — de l'avant-dernière année inférieur à 25 000 € pour une personne seule, 50 000 € pour un couple. La demande prend la forme d'une attestation sur l'honneur remise à la société au plus tard le 30 novembre de l'année qui précède le versement, et elle se renouvelle chaque année (article 242 quater du CGI). C'est une avance de trésorerie récupérée, pas une exonération : les prélèvements sociaux restent dus.
  • L'option pour le barème. Elle est globale : elle s'applique à tous les revenus mobiliers du foyer pour l'année, dividendes compris. Elle ouvre en revanche un droit que le prélèvement forfaitaire ferme : 6,8 points de contribution sociale généralisée deviennent déductibles du revenu global de l'année suivante (article 154 quinquies, II du CGI). La hausse de 2026 n'a pas touché cette fraction — elle reste à 6,8 %, quand la contribution, elle, est passée à 10,6 %. Déroulons nos 3 704 €. Tranche à 11 % : 407 € d'impôt sur le revenu, 689 € de prélèvements sociaux, moins 28 € rendus par la contribution déductible (3 704 × 6,8 % = 252 €, déduits à 11 %), soit 1 068 € — contre 1 163 € au prélèvement forfaitaire, donc 95 € de moins. Tranche à 30 % : 1 111 € + 689 € − 76 €, soit 1 724 €, contre 1 163 € : 561 € de plus. Le point de bascule tombe à une tranche de 13,7 % : le prélèvement forfaitaire l'emporte donc dès la tranche à 30 %. Et les 95 € de gain de la tranche à 11 % se volatilisent si le foyer encaisse par ailleurs des dividendes, que l'option ferait basculer eux aussi au barème.

7. Se faire rembourser son compte courant : à tout moment, sauf dans quatre cas

C'est le principe le plus solide de la matière. En l'absence de convention ou de clause statutaire contraire, un compte courant est remboursable à tout moment, sur simple demande de l'associé. La Cour de cassation l'a dit en 1997, en des termes qui n'ont pas bougé depuis : ces comptes ont pour caractéristique essentielle d'être remboursables à tout moment (chambre commerciale, 24 juin 1997, n° 95-20.056). Toute la réserve tient dans une incise du même arrêt : sauf convention particulière ou clause des statuts. Aucune assemblée n'a besoin de l'autoriser, sauf si les statuts le prévoient. Un virement de la société vers le compte personnel de l'associé suffit, et il ne déclenche aucun impôt : vous récupérez un capital prêté, pas un revenu.

Quatre cas font exception.

  • La trésorerie manque. Vous restez créancier, mais une société sans liquidités ne peut pas payer. Le droit au remboursement n'est pas un droit à faire vendre l'immeuble.
  • Le compte est bloqué. Par une clause statutaire, par la convention, ou par l'engagement pris envers la banque au moment du prêt. C'est de loin le cas le plus fréquent en pratique.
  • Une procédure collective est ouverte. Le paiement des créances antérieures est interdit et la créance doit être déclarée au passif dans les délais. Le sujet est traité dans SCI en procédure collective.
  • La société ne peut plus payer ses autres créanciers. Là, la règle n'est plus juridique, elle est de bon sens et de responsabilité personnelle.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Votre SCI a deux échéances de prêt en retard, un locataire parti sans payer, et il reste 40 000 € sur le compte. Vous détenez 40 000 € en compte courant et vous êtes gérant. Ne vous remboursez pas. Se payer soi-même avant les créanciers d'une société qui ne peut plus faire face, c'est une faute de gestion, et le gérant la supporte sur son patrimoine personnel. Rappel utile : en société civile, les associés répondent des dettes sociales de façon indéfinie mais non solidaire, chacun à proportion de ses parts (article 1857 du Code civil). Et seulement après que le créancier a vainement poursuivi la société (article 1858). Vous ne serez pas poursuivi pour la totalité, mais vous serez poursuivi.

Quand la société ne se redressera pas, reste l'abandon de créance : l'associé renonce par écrit à son remboursement. La dette disparaît du passif et un produit exceptionnel apparaît dans le résultat, imposable à l'impôt sur les sociétés — ce qui, dans une société déficitaire, ne coûte souvent rien puisque le produit s'impute sur les pertes. Deux exemples pour trancher. Un abandon de 40 000 € dans une société qui traîne 60 000 € de déficit reportable coûte 0 € : le produit est intégralement absorbé. Le même abandon dans une société qui n'a que 10 000 € de déficit laisse 30 000 € imposables, soit 4 500 € au taux réduit de 15 % — à payer alors qu'elle n'a plus de trésorerie. À l'impôt sur le revenu, la question ne se pose même pas : le revenu foncier ne connaît que les loyers et leurs accessoires, un abandon de compte courant n'y entre pas. On peut l'assortir d'une clause de retour à meilleure fortune, qui fait renaître la créance si des seuils définis à l'avance sont atteints — capitaux propres redevenus positifs, ou trois exercices bénéficiaires consécutifs. Sans deux précautions, l'opération ne tient pas. Un acte écrit et daté, faute de quoi l'abandon est contestable et peut être requalifié. Des seuils chiffrés, faute de quoi la clause ne se déclenche jamais.

Tenir un solde par associé à jour toute l'année est la seule façon de rendre ces règles applicables. Nous le faisons automatiquement dans SCI AI : ventilation des mouvements par associé, calcul des intérêts, report en liasse.


8. Décès, cession de parts, liquidation : ce que le compte devient — cas n° 4

C'est la section que la plupart des guides oublient, et c'est celle qui coûte le plus cher. Retenez une phrase : le compte courant ne suit jamais les parts. C'est une créance distincte, avec sa propre vie et son propre régime.

Au décès : une créance dans la succession, et six mois pour payer

Le compte courant entre dans l'actif successoral pour son solde au jour du décès, à côté des parts et distinctement d'elles. Il est taxé au barème des droits de succession comme n'importe quel autre bien. Un veuf laisse à ses deux enfants 150 000 € de parts et 250 000 € de compte courant. L'actif successoral est de 400 000 €, soit 200 000 € par enfant. L'abattement de 100 000 € laisse 100 000 € taxables : 18 194,35 € de droits par enfant, 36 389 € au total. Ces droits sont exigibles dans les six mois du décès, alors que l'argent, lui, est immobilisé dans un immeuble.

Ce piège se désamorce, mais de son vivant seulement. Première voie : prévoir dans la convention un remboursement échelonné en cas de décès, sur cinq ans par exemple, pour que les héritiers n'aient pas à exiger une vente. Seconde voie : donner la créance, qui bénéficie des mêmes abattements que la donation de parts. Les règles applicables aux héritiers non associés — agrément, information, droits — sont traitées dans Décès d'un associé de SCI.

À la cession de parts : deux actes, pas un

Cas n° 4 — vendre ses parts sans oublier ses 80 000 €

La SCI détient un immeuble de 300 000 €, doit encore 100 000 € à la banque, et doit 80 000 € au vendeur au titre de son compte courant. Les parts valent donc 300 000 − 100 000 − 80 000 = 120 000 €. Le repreneur doit sortir 200 000 € au total : 120 000 € pour les parts, 80 000 € pour la créance.

La bonne façon. Deux actes. Une cession de parts à 120 000 €, taxée à 5 % au titre des sociétés à prépondérance immobilière — celles dont l'actif est principalement composé d'immeubles situés en France (article 726, I, 2° du CGI) —, soit 6 000 €. L'assiette est le prix convenu (article 726, II). Puis une cession de créance à 80 000 €, acte distinct soumis au droit fixe des actes innommés : 125 € (article 680 du CGI). L'administration le confirme elle-même : le passif social n'entre pas dans les charges qui s'ajoutent au prix, parce qu'il grève le patrimoine de la société et non celui du cédant (BOI-ENR-DMTOM-40-10-20, § 120, mis à jour le 24 avril 2024). La réserve tient en une ligne : il en irait autrement si le cédant avait personnellement garanti ce passif. Total des droits : 6 125 €.

La mauvaise. Un acte unique « cession des parts pour 200 000 € ». Les droits passent à 5 % de 200 000 €, soit 10 000 € : 3 875 € de trop. Et si l'acte ne cède pas la créance, le vendeur reste titulaire de 80 000 € dans une société qu'il ne contrôle plus. Pendant que l'acheteur a payé 200 000 € des parts qui en valent 120 000.

La mention que l'acte doit porter. Depuis la loi de finances pour 2024, l'acte doit dire si l'acheteur paie, ou s'engage à payer, des dettes de la société envers le vendeur — et pour quel montant (article 726, III du CGI). Le compte courant doit donc être nommé et chiffré, même quand il fait l'objet d'un acte séparé. Ne rien écrire, c'est déclarer qu'il n'y en a pas.

La précision de calendrier. Depuis le 27 juin 2026, toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du Code civil). Ce texte ne vise que la cession de parts : la cession du compte courant, elle, reste un acte sous seing privé parfaitement valable. C'est une raison de plus de séparer les deux.

Une vieille règle circule encore sur l'assiette de ces 5 %, autant l'évacuer. De mars 2012 à décembre 2014, les droits se calculaient sur la valeur reconstituée des immeubles, sans déduire d'autre passif que celui de l'acquisition. La loi de finances rectificative du 29 décembre 2014 a supprimé cette formule. Depuis, c'est le prix exprimé dans l'acte qui compte.

La cession de créance se notifie à la SCI ou est acceptée par elle, faute de quoi la société continue légitimement de considérer l'ancien associé comme son créancier. Le reste de l'opération est détaillé dans Céder des parts de SCI.

À la liquidation : créancier d'abord, débiteur ensuite

À la dissolution, le compte courant est une dette sociale : il est remboursé avant tout partage entre associés. Le titulaire passe donc devant les autres. Mais s'il ne reste pas assez, la mécanique se retourne contre lui. Une SCI liquidée dispose de 60 000 € après paiement de tous les tiers ; l'associé A, qui détient 50 % des parts, a 100 000 € en compte courant. Il encaisse les 60 000 €. Les 40 000 € restants demeurent une dette de la société, que les associés supportent chacun à proportion de ses parts : A peut réclamer 20 000 € à son coassocié, et supporte lui-même les 20 000 € derniers. Il récupère 80 000 € sur 100 000 €. Autrement dit, un associé finance en partie le remboursement de sa propre créance. La marche à suivre complète est dans Dissolution et liquidation d'une SCI.


9. Le compte courant débiteur : le vrai risque, et son nom exact en société civile

Le compte devient débiteur quand la situation s'inverse : ce n'est plus la société qui vous doit de l'argent, c'est vous qui en devez à la société. Le cas typique n'a rien de frauduleux au départ — un gérant règle une dépense privée avec la carte de la SCI, une fois, puis deux.

À l'impôt sur les sociétés, la sanction est quasi automatique. Les sommes mises à la disposition d'un associé à titre d'avance, de prêt ou d'acompte sont présumées être des revenus distribués (article 111, a du CGI). Un solde débiteur de 25 000 € au 31 décembre est imposé chez l'associé au prélèvement forfaitaire de 31,4 %, soit 7 850 €, sur de l'argent qu'il doit par ailleurs rembourser. La preuve contraire est admise, mais elle a un prix : il faut produire une vraie convention de prêt, un taux, un échéancier — et la société doit alors vous facturer des intérêts, imposables chez elle. Sur les 25 000 € de l'exemple, à 4,55 %, cela fait 1 138 € d'intérêts que vous versez à la société et 171 € d'impôt sur les sociétés au taux réduit. C'est le prix de la preuve contraire : 1 309 € au lieu de 7 850 €.

Sur le plan pénal, une correction s'impose, parce qu'elle est presque universellement mal faite. L'abus de biens sociaux n'existe pas en société civile. Les textes qui le répriment (articles L. 241-3 et L. 242-6 du code de commerce) visent la SARL et les sociétés par actions, pas la SCI. La qualification applicable est l'abus de confiance de l'article 314-1 du code pénal : cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, portés à sept ans et 750 000 € en bande organisée (article 314-1-1). Le résultat est aussi sévère ; le fondement n'est pas le même, et cela change la défense. Le sujet a sa page dédiée : Compte courant d'associé débiteur en SCI, avec les conséquences pour le gérant dans Responsabilité pénale du gérant de SCI.


10. Compte courant et IFI : l'article qui annule l'avantage — cas n° 5

L'impôt sur la fortune immobilière — l'IFI — frappe les parts de SCI à hauteur de leur fraction immobilière, mais pas les créances en argent. Un compte courant devrait donc être une gomme parfaite : il réduit la valeur des parts sans rien ajouter d'imposable ailleurs. Le législateur a vu venir le montage.

L'article 973, II du CGI ferme la porte. Pour valoriser les parts, il écarte quatre familles de dettes de la société.

  • Celles contractées pour lui acheter un actif imposable, auprès du redevable ou d'un membre de son foyer fiscal qui la contrôle (1°).
  • Celles contractées auprès du redevable ou de son foyer (2°) — c'est votre compte courant.
  • Celles contractées auprès de son cercle familial proche : ascendants, descendants, frères et sœurs (3°).
  • Celles contractées auprès d'une société qu'il contrôle (4°).

La règle a deux verrous, et ils comptent. D'abord, la dette doit avoir financé l'acquisition d'un actif imposable, ou des dépenses de réparation, d'entretien, d'amélioration, de construction, de reconstruction ou d'agrandissement le concernant (2° et 3° du I de l'article 974). Ensuite, l'exclusion des 2°, 3° et 4° ne joue qu'à proportion de la participation que le prêteur détient dans la société : un associé à 40 % ne voit neutraliser que 40 % de son compte courant, pas la totalité. Traduction pour le cas le plus fréquent, la SCI familiale détenue à 100 % par le foyer : votre propre compte courant ne vient pas du tout en déduction de la valeur de vos parts.

Des portes de sortie existent, et elles sont étroites. Pour les dettes contractées envers vous, votre foyer ou une société que vous contrôlez, l'exclusion tombe si vous démontrez que le prêt n'a pas été consenti dans un objectif principalement fiscal. Pour celles contractées envers un parent, un enfant ou un frère, elle tombe si vous justifiez du caractère normal des conditions du prêt : un vrai terme, de vraies échéances, de vrais remboursements. Dans les deux cas, la charge de la preuve pèse sur vous.

Cas n° 5 — l'IFI que le compte courant n'efface pas

Un couple possède sa résidence principale, valorisée 900 000 € et retenue après l'abattement légal de 30 % pour 630 000 €. Il détient par ailleurs 100 % d'une SCI propriétaire d'un immeuble locatif de 800 000 €, sans emprunt bancaire, financé à hauteur de 300 000 € par son compte courant.

Le calcul spontané. Parts valorisées 800 000 − 300 000 = 500 000 €. Patrimoine taxable 630 000 + 500 000 = 1 130 000 €, sous le seuil de 1 300 000 € : aucun IFI.

Le calcul de l'administration. Le compte courant est écarté, et il l'est en totalité puisque le couple détient 100 % de la société : les parts valent 800 000 €. Patrimoine taxable 1 430 000 €. L'impôt se liquide par tranches : 500 000 € entre 800 000 et 1 300 000 € à 0,5 % = 2 500 €, puis 130 000 € à 0,7 % = 910 €. 3 410 € par an. Pas de décote : elle s'éteint à 1 400 000 € de patrimoine, et le couple est au-dessus. Sur dix ans, 34 100 € pour une ligne d'écriture qu'on croyait neutre.

Le corollaire est rassurant pour la majorité des lecteurs : sous 1 300 000 € de patrimoine immobilier net, cette règle ne vous concerne pas. Au-dessus, elle mérite d'être posée avant de choisir entre capital et compte courant, et non après. Les modalités de valorisation et de déclaration sont dans SCI et IFI : déclarer ses parts.


11. Cinq situations où la réponse est non

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici cinq situations où notre réponse est un refus, avec le coût de l'erreur.

Vous réglez les charges de la SCI depuis votre compte personnel « en attendant »

Ne le faites pas sans écriture. Trois ans de taxe foncière, d'assurance et de menus travaux payés de votre poche, c'est facilement 12 000 € que plus personne ne pourra vous rembourser faute de trace. Le jour où vous les réclamez, vos coassociés répondent que vous avez financé la société volontairement — et ils ont la comptabilité de leur côté, puisqu'elle ne dit rien. Passez l'écriture dans le mois, conservez la facture au nom de la société.

On vous conseille de vous servir 4,55 % d'intérêts « puisque c'est déductible »

Ne le faites pas si la société ne distribue rien par ailleurs. Sur les 81 400 € du cas n° 3, l'opération coûte 607 € par an : la société économise 556 € d'impôt, vous en payez 1 163. La déductibilité n'est pas un gain, c'est une réduction de coût — et ici elle ne couvre pas la moitié du prélèvement que vous supportez.

Vous vendez vos parts et l'acte ne mentionne pas le compte courant

Ne signez pas. Un acte unique à 200 000 €, au lieu de deux actes séparés, coûte 3 875 € de droits d'enregistrement en trop. Et il laisse planer une créance de 80 000 € dont plus personne ne sait à qui elle appartient. Deux actes, deux prix, deux signatures.

Votre compte courant dépasse 200 000 € et la convention ne dit rien du décès

Ne laissez pas courir. Sur 250 000 € de compte courant transmis à deux enfants avec 150 000 € de parts, ce sont 36 389 € de droits exigibles en six mois, sur un capital enfermé dans un immeuble. Une clause de remboursement échelonné sur cinq ans en cas de décès tient en trois lignes et se signe aujourd'hui.

On vous propose d'inscrire en compte courant l'argent d'un proche non associé

Ne le faites pas. L'exclusion du monopole bancaire ne couvre que les associés et les dirigeants : un tiers inscrit en compte courant n'est pas dans le champ, et l'écriture est fausse en plus d'être inutile. Deux solutions propres : un prêt ordinaire, écrit et déclaré sur l'imprimé 2062 — voyez Prêt familial à une SCI —, ou lui céder une part sociale pour qu'il devienne réellement associé.


12. Sources officielles, vérifiables une par une

  • Article 39 du CGI sur Légifrance, version en vigueur depuis le 21 février 2026 — le 3° du 1 fixe la limite de déduction des intérêts servis aux associés et la condition de capital entièrement libéré.
  • BOI-BIC-CHG-50-50-30, mis à jour le 5 août 2026 — le tableau des taux maximaux d'intérêts déductibles, mois de clôture par mois de clôture. C'est là qu'on lit 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025.
  • Article 973 du CGI sur Légifrance, version en vigueur depuis le 31 décembre 2023 — le II écarte les dettes contractées auprès du redevable, de son foyer, de son cercle familial ou d'une société qu'il contrôle. Les deux clauses de sauvegarde figurent aux alinéas suivants.
  • Article L. 312-2 du code monétaire et financier, version en vigueur depuis le 24 mai 2019 — l'exclusion des fonds laissés en compte par les associés du champ des fonds remboursables du public, sans seuil de détention depuis la loi PACTE.
  • Cour de cassation, chambre commerciale, 24 juin 1997, n° 95-20.056 — les comptes d'associés ont pour caractéristique essentielle, en l'absence de convention particulière ou statutaire les régissant, d'être remboursables à tout moment.
  • Formulaire n° 2062 sur impots.gouv.fr — la déclaration de contrat de prêt, obligatoire au-delà de 5 000 € en principal, comptes courants d'associés compris.
  • BOI-RFPI-BASE-20-80, version du 1er septembre 2017 — les intérêts d'emprunt déductibles des revenus fonciers. Vérifiez sa date avant de vous en prévaloir : il ne traite pas des comptes courants d'associés.
  • Article 49 B de l'annexe III au CGI — l'obligation de déclarer les contrats de prêt. La déclaration se dépose avec la déclaration de revenus ou de résultats ; le délai du premier mois de l'année ne vise que l'intermédiaire déclarant pour le compte des parties. Il renvoie à l'arrêté qui fixe le seuil de dispense, porté de 760 € à 5 000 € par l'arrêté du 23 septembre 2020.
  • Article 726 du CGI sur Légifrance — trois règles en un article. Le I, 2° pose le taux de 5 % pour les personnes morales à prépondérance immobilière. Le II retient le prix exprimé comme assiette. Le III impose depuis 2024 d'indiquer dans l'acte les dettes de la société envers le cédant que le cessionnaire acquitte.
  • BOI-ENR-DMTOM-40-10-20, mis à jour le 24 avril 2024 — le § 120 écarte le passif social des charges qui s'ajoutent au prix des parts, sauf garantie personnelle du cédant. Le remboursement du compte courant par le repreneur reste donc un transfert de créance soumis au droit fixe.
  • Article 314-1-1 du code pénal — l'abus de confiance en bande organisée : sept ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende. Il aggrave l'article 314-1, qui punit l'abus de confiance simple de cinq ans et 375 000 €. C'est le fondement applicable en société civile, à la place de l'abus de biens sociaux.

Cet article a une visée informative. Il ne constitue pas un conseil personnalisé, et la fiscalité dépend de votre situation. Les montants cités sont calculés aux taux en vigueur au 24 août 2026.

Pour aller plus loin

Les trois choses à retenir

  1. Le compte courant est un prêt, pas un apport. Il entre sans frais, il sort sans impôt, il ne donne aucun droit de vote. Face à une augmentation de capital, le surcoût réel mesuré au cas n° 1 est d'environ 3 900 € pour 100 000 € placés puis récupérés : 698 € de formalités et la perte du choix de la date de l'impôt.
  2. Les intérêts se justifient rarement. Ils sont déductibles jusqu'à 4,55 % à l'impôt sur les sociétés pour une clôture au 31 décembre 2025, mais coûtent 31,4 % à l'associé. En servir au lieu de ne rien verser fait perdre 607 € par an sur 81 400 €. Ils ne gagnent que contre un dividende ; face à une holding au taux réduit, l'opération est simplement neutre.
  3. Écrivez le sort du compte au décès. C'est la clause que personne ne rédige et celle qui vaut le plus cher : 36 389 € de droits exigibles en six mois dans notre exemple, sur un capital immobilisé dans un immeuble.
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FAQ

Questions fréquentes

Non, et c'est une erreur qu'on voit passer régulièrement. L'exclusion du monopole bancaire posée par l'article L. 312-2 du code monétaire et financier vise les fonds « reçus ou laissés en compte » par les associés, les gérants et les dirigeants. Un ami, un concubin non associé, une société tierce : personne d'autre n'est couvert. Leur avance est un prêt ordinaire, à formaliser comme tel et à déclarer sur l'imprimé n° 2062 au-delà de 5 000 €. Si le prêteur doit rester durablement dans le tour de table financier, la solution propre est de lui céder une part sociale : il devient associé, et son avance redevient un compte courant.
Non, et il n'y a rien à ouvrir : l'argent circule sur le compte bancaire unique de la société. Ce qui compte, c'est la subdivision. Une SCI à trois associés tient trois sous-comptes — 4551, 4552, 4553 —, jamais un solde global. Ce n'est pas de la coquetterie comptable. Le plafond de déduction des intérêts s'apprécie compte par compte, sans compensation entre associés. Et chaque créance se rembourse indépendamment des autres, ce qu'un solde global rend impossible à justifier. Un libellé explicite sur chaque mouvement suffit à tenir le suivi.
Non. Le prêt est présumé gratuit : sans stipulation d'intérêts, aucun n'est dû (article 1905 du Code civil). L'écrit exigé par l'article 1907, alinéa 2, est une autre règle : il conditionne le taux convenu, et son absence fait retomber au taux légal, pas à la gratuité. Un associé qui a avancé 50 000 € pendant huit ans sans convention ne peut pas réclamer rétroactivement une rémunération, même au taux du marché. Il récupère son capital, rien de plus. La conséquence pratique est simple : si vous voulez être rémunéré, la convention doit être signée avant le premier versement, pas après.
Oui, mais sous condition. Capitaliser, c'est incorporer les intérêts au capital prêté pour qu'ils produisent eux-mêmes des intérêts. L'article 1343-2 du Code civil ne l'autorise qu'à deux conditions : une clause du contrat ou une décision de justice, et des intérêts dus depuis au moins une année entière. Une clause de convention qui prévoirait une capitalisation trimestrielle est inopérante. Attention aussi au décalage fiscal : les intérêts sont imposables chez l'associé à leur mise à disposition, donc dès leur inscription en compte courant, même s'il ne touche aucun euro cette année-là.
Oui, et bien plus facilement que ses parts sociales. Le compte courant est une créance de somme d'argent : un créancier muni d'un titre exécutoire pratique une saisie-attribution entre les mains de la SCI, qui devient tiers saisi et doit déclarer le solde. Aucune procédure d'agrément, aucun délai de purge, aucune intervention des autres associés. Les parts, elles, relèvent de la saisie des droits d'associé, beaucoup plus lourde et souvent inefficace en pratique. C'est un point à connaître quand un associé exerce une activité à risque : son compte courant est le maillon le plus exposé de son patrimoine dans la SCI.
Oui. Le nantissement de créance des articles 2355 et suivants du Code civil s'applique sans difficulté : l'associé affecte sa créance de compte courant en garantie, l'acte est écrit, et il devient opposable à la SCI par notification. Les banques le demandent parfois en complément du blocage, pour verrouiller le remboursement pendant la durée du crédit. C'est moins courant que le nantissement des parts, mais c'est plus simple à mettre en place et cela n'affecte pas la gouvernance de la société.
Non, sauf si les statuts l'exigent. La société civile ne connaît pas la procédure des conventions réglementées de la SARL ou de la société anonyme. Aucun texte du Code civil n'impose de faire approuver une convention passée entre la société et un associé ou son gérant, ni avant, ni après. Une réserve, en revanche, que presque aucun guide ne mentionne. L'article L. 612-5 du code de commerce impose au représentant légal d'une personne morale non commerçante ayant une activité économique de présenter un rapport sur les conventions passées avec l'un de ses mandataires sociaux. Le gérant est donc visé, même sans commissaire aux comptes, et ce texte-là ne comporte aucun seuil — contrairement à l'obligation de nommer un commissaire aux comptes de l'article L. 612-1. Deux limites en pratique : une convention conclue à des conditions normales et non significative reste hors champ, et l'application du texte à une SCI purement patrimoniale est discutée. Le plus simple reste d'annexer la convention au procès-verbal de l'assemblée annuelle : cela ne coûte rien et vaut reconnaissance de dette.
La créance survit telle quelle : le changement de régime fiscal ne l'efface pas et ne la requalifie pas. Ce qui change, c'est le régime de déduction des intérêts. À l'impôt sur le revenu, la déduction reposait sur l'article 31, I, 1°, d du CGI, sans plafond chiffré. À l'impôt sur les sociétés, l'article 39, 1, 3° s'applique : plafond de 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025, et surtout condition de capital entièrement libéré. Une SCI créée avec un capital libéré à 20 % qui opte pour l'impôt sur les sociétés perd toute déduction d'intérêts tant que le solde n'est pas versé. Libérez le capital avant d'opter, pas après.
Techniquement oui, par une dation en paiement (article 1342-4 du Code civil) : le créancier accepte de recevoir autre chose que de l'argent. Fiscalement, c'est une très mauvaise idée dans la plupart des cas. La dation est une cession à titre onéreux. La SCI déclenche donc une plus-value immobilière. Et l'associé qui reçoit le bien acquitte les droits de mutation, environ 6,32 % de sa valeur dans la grande majorité des départements. Rembourser 200 000 € de compte courant par un appartement de 200 000 € coûte donc à peu près 12 640 € de droits. Ajoutez la plus-value de la société. Si elle relève de l'impôt sur le revenu, qu'elle avait acquis l'appartement 140 000 € et le remet pour 200 000 €, la plus-value brute est de 60 000 €. Elle est imposée à 19 %, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit environ 21 700 € avant abattements pour durée de détention. Plus de 34 000 € au total pour se rembourser 200 000 €. Vendez le bien, encaissez le prix, remboursez en numéraire.
Oui, et elle le fait presque systématiquement quand le compte courant sert d'apport. Le point à connaître est ailleurs : l'engagement est purement contractuel. Il figure dans l'offre de prêt ou dans un acte séparé, et aucun texte ne lui fixe de durée. C'est donc à vous de l'écrire. Un seuil de libération anticipée — par exemple le jour où le capital restant dû passe sous 60 % de la valeur du bien — se négocie très bien avant la signature, jamais après. Vérifiez aussi si l'engagement emporte renonciation aux intérêts : certaines banques l'ajoutent, rien ne les y oblige.
Oui dans la quasi-totalité des dossiers, à condition qu'il soit bloqué et subordonné, c'est-à-dire remboursable après la banque. Les établissements raisonnent en fonds propres au sens économique : capital social et comptes courants bloqués sont additionnés. Inutile, donc, de gonfler le capital social pour rassurer un prêteur. 2 000 € de capital et 81 400 € de compte courant bloqué financent exactement le même dossier que 83 400 € de capital. Sans les formalités, et sans la rigidité à la sortie.
Rien, juridiquement : aucun texte n'impose la proportionnalité, et un associé à 10 % peut parfaitement détenir 100 % des comptes courants. Deux effets méritent quand même d'être anticipés. D'abord, celui qui avance seul supporte seul le risque de non-remboursement, alors que la valorisation du bien profite à tous au prorata des parts. Ensuite, si la SCI verse des intérêts, ils vont intégralement à celui qui a avancé, tandis que la charge correspondante réduit le résultat réparti entre tous. Ce déséquilibre est légitime, mais il doit être écrit et assumé, faute de quoi il alimente les contentieux entre associés dix ans plus tard.
La prescription de droit commun est de cinq ans (article 2224 du Code civil). Son point de départ, lui, est piégeux. Pour une avance sans terme, le délai ne court pas depuis le versement : il court du jour où la créance devient exigible, donc en pratique de votre demande de remboursement. Le vrai risque n'est pas la prescription, c'est la preuve. Un compte courant alimenté par des virements de 2011 à 2019, sans convention et sans reconnaissance annuelle, est très difficile à faire valoir devant un juge ou devant les autres associés. La parade tient en une ligne : faire arrêter et reconnaître le solde de chaque compte courant au procès-verbal de l'assemblée annuelle.
Non, et la confusion vient de la SARL. L'article L. 131-6, III du code de la sécurité sociale réintègre bien dans l'assiette des cotisations la fraction des intérêts qui excède 10 % du capital et des sommes avancées. Mais il ne vise qu'une personne : le travailleur indépendant non agricole exerçant son activité dans une société soumise à l'impôt sur les sociétés, typiquement le gérant majoritaire de SARL. Encore faut-il être affilié à ce titre : un associé de SCI ne l'est pas, et c'est cette absence d'affiliation — non la nature foncière de ses revenus — qui le met hors du texte. Ses intérêts supportent donc les prélèvements sociaux des produits de placement à revenu fixe (article L. 136-7 du code de la sécurité sociale), 18,6 % pour les intérêts versés à compter du 1er janvier 2026, et rien d'autre. Sur 3 704 € d'intérêts, cela représente 689 € — pas un euro de cotisation en plus. Un gérant rémunéré d'une SCI à l'impôt sur les sociétés, affilié à ce titre, doit en revanche vérifier sa situation.
Oui, et c'est souvent la meilleure parade au problème du décès. On donne une créance, pas des parts. L'acte est notarié, comme toute donation entre vifs (article 931 du Code civil). Et il doit être notifié à la SCI, ou accepté par elle, pour lui être opposable (article 1324). Fiscalement, elle ouvre droit au même abattement de 100 000 € par parent et par enfant que la donation de parts (article 779, I du CGI). Le même, pas un second : le rappel fiscal de quinze ans additionne les deux (article 784 du CGI). Concrètement : un père détient 250 000 € de compte courant et a deux enfants. Il donne 100 000 € de créance à chacun sans payer un euro de droits. Restent 50 000 €, qu'un nouvel abattement absorbera quinze ans plus tard. À noter : l'obligation d'acte notarié ou d'avocat de l'article 1865-1 du Code civil ne concerne que la cession de parts, pas la donation ni le transfert d'une créance.
Non, tant que la créance reste intacte. Prêter sans intérêt à sa propre société n'appauvrit pas le prêteur : il conserve son droit au remboursement intégral, et la doctrine comme la pratique notariale ne voient pas là de libéralité. La qualification change si l'associé abandonne sa créance sans contrepartie alors que la société est saine. L'abandon enrichit durablement les autres associés, dont les parts prennent de la valeur. L'administration peut y voir une donation indirecte, taxable au barème des droits de mutation à titre gratuit. La différence tient donc à l'abandon, pas à la gratuité des intérêts.