Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 69€ HT

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Compte Courant d'Associé en SCI : Le Guide Complet 2026 (Fiscalité, Intérêts, Remboursement)

Vous avez avancé 30 000 € à votre SCI pour les travaux, payé la taxe foncière depuis votre compte perso, ou laissé filer un loyer ? Vous venez de créer un compte courant d'associé (CCA) — l'outil de financement le plus utilisé en SCI familiale, et aussi le moins bien compris. Plafond d'intérêts déductibles à 4,55 % en 2026, fiscalité différente à l'IR et à l'IS, 100 000 € transmissibles sans droit : peu de gérants en maîtrisent les règles.

Concrètement, à quoi ça sert ? Le compte courant d'associé (CCA) permet d'apporter de l'argent à la SCI sans passer par une augmentation de capital. Pas de formalisme lourd, pas de droits d'enregistrement, possibilité de toucher des intérêts, remboursement souple. On y a recours pour financer un achat immobilier complémentaire, des travaux, ou pour soutenir la trésorerie en attendant un loyer ou un déblocage de prêt. Mais c'est aussi un terrain miné — entre fiscalité différente à l'IR et à l'IS, plafond des intérêts déductibles (4,55 % en 2026), risques de requalification et monopole bancaire, les pièges ne manquent pas.

Ce guide couvre tout : fonctionnement, alimentation, intérêts et leur déductibilité, imposition pour l'associé, remboursement, abandon de créance, convention obligatoire, transmission patrimoniale et erreurs classiques. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à jour des références BOFiP au 20/05/2026 et de la loi de finances 2026. Pour le cadre global de la SCI, voyez notre Guide Ultime SCI 2026.

À retenir en 30 secondes

  • Le CCA, c'est une dette de la SCI envers vous. Souple, sans droits d'enregistrement, remboursable à tout moment (sauf clause contraire).
  • Intérêts déductibles plafonnés à 4,55 % (TMP applicable aux exercices clos au 31/12/2025, art. 39-1-3° CGI) — uniquement à l'IS et à condition que le capital social soit entièrement libéré. À l'IR civile, le plafond légal ne s'applique pas directement, mais l'acte anormal de gestion borne en pratique le taux à un niveau de marché.
  • Intérêts perçus : PFU 31,4 % pour l'associé personne physique (option barème IR possible). À l'IR, ils ne sont pas distincts du revenu foncier.
  • Convention écrite indispensable pour éviter la requalification en apport en capital pur (perte du droit au remboursement) ou en revenu distribué imposable.
  • Donation de CCA possible avec les abattements de droit commun (100 000 € parent-enfant tous les 15 ans) — souvent oublié dans les stratégies de transmission.

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour de la loi de finances 2026 et du BOFiP au 20/05/2026. La fiscalité dépend de votre situation individuelle. Pour une analyse adaptée à votre cas, sollicitez un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.


1. Qu'est-ce qu'un compte courant d'associé en SCI ?

Vous prêtez de l'argent à votre SCI. C'est tout. Le compte courant d'associé (CCA) est une avance de trésorerie consentie par un associé à la société, en plus de son apport au capital social. Juridiquement, c'est une créance que l'associé détient sur la SCI, et symétriquement une dette de la SCI envers cet associé.

Le mécanisme repose sur la liberté contractuelle (article 1101 et suivants du Code civil) : aucun article du Code monétaire et financier ni du CGI ne définit précisément le CCA, ce qui en fait un outil très souple — à condition de l'encadrer par écrit. La quasi-totalité des SCI familiales en utilisent au moins un, souvent sans le savoir : dès qu'un associé paie une charge de la SCI sur ses fonds personnels, un CCA naît automatiquement, qu'il soit comptabilisé ou non.

CCA vs apport en capital : ne pas confondre

Critère Apport en capital Compte courant d'associé
Nature juridique Capital social, fonds propres Dette de la SCI envers l'associé
Formalisme AG, modification statutaire, dépôt greffe Convention écrite recommandée, écriture comptable
Droits d'enregistrement Aucun (gratuit depuis 2019, LF 2019 art. 810 I CGI modifié) Aucun
Récupération des fonds Réduction de capital ou cession de parts (lourd) Remboursement à tout moment
Rémunération Dividendes (selon résultat) Intérêts (selon convention)
Droits de vote / pouvoir Oui, proportionnel aux parts Aucun

Concrètement : si vous voulez avancer 100 000 € à votre SCI pour acheter un bien complémentaire, le CCA est presque toujours préférable à une augmentation de capital. Vous évitez plusieurs jours de formalisme (AG extraordinaire, modification statutaire, dépôt au greffe), les frais d'annonce légale (≈ 190 €), les frais de greffe et l'éventuel acte notarié si la SCI détient déjà des immeubles. Vous gardez aussi la possibilité de vous rembourser quand vous le souhaitez. La seule contrepartie : vous n'augmentez pas votre pouvoir de vote — mais en SCI familiale, ce n'est généralement pas un sujet.


2. Comment alimenter un compte courant d'associé en SCI ?

L'argent peut passer de votre poche à la SCI par plusieurs voies. Toutes légales, à condition de les tracer en comptabilité dès le départ.

Mode 1 — Virement direct

Vous virez de l'argent depuis votre compte personnel vers le compte bancaire de la SCI. C'est la méthode la plus propre et la plus simple. Le libellé du virement doit explicitement mentionner « apport en compte courant d'associé », et la SCI passe l'écriture comptable correspondante : débit du compte banque, crédit du compte 4551 « Associé X — Compte courant ».

Mode 2 — Paiement de charges sur fonds personnels

Vous payez directement une charge de la SCI (taxe foncière, mensualité de prêt, facture de travaux, prime d'assurance) avec votre carte bancaire personnelle ou votre virement perso. La SCI ne sort pas un centime de sa trésorerie — c'est vous qui décaissez. En comptabilité, l'écriture est : débit du compte de charge concerné (615 travaux, 635 taxe foncière, etc.), crédit du compte 4551 « Associé X — Compte courant ». Conservez impérativement la facture au nom de la SCI et le justificatif de paiement.

Mode 3 — Renonciation à un remboursement dû

Cas moins évident. La SCI vous doit de l'argent : un loyer perçu pour votre compte, un remboursement de prêt, ou une indemnité d'assurance encaissée à votre profit. Plutôt que d'encaisser, vous laissez la somme sur le compte de la SCI. L'écriture passe automatiquement de « dettes envers l'associé liées au passage transitoire » vers le compte 4551. On voit ça souvent dans les SCI familiales qui fonctionnent à la débrouille : sans formalisation écrite, le fisc peut requalifier en revenu distribué.

Le piège classique : payer en personne des charges de la SCI sans rien enregistrer. Sur le moment, c'est pratique. Trois ans plus tard, quand vous voulez vous rembourser, vous ne pouvez pas — il n'y a aucune trace écrite. Pire, en cas de contrôle, l'administration peut considérer que vous avez fait un don à la SCI (donc imposable côté associé) ou que la SCI a touché un revenu (taxable). La règle est simple : tracer chaque flux dans la foulée, conserver les factures, passer l'écriture le mois suivant au plus tard. Notre guide comptabilité SCI détaille les obligations.

Cas pratique chiffré — Dr Marchand, 49 ans, chirurgien-dentiste, finance des travaux

Dr Marchand est chirurgien-dentiste à Annecy, PACS, un enfant. Il détient à 50/50 avec son partenaire une SCI à l'IR qui possède un immeuble locatif de 280 000 €. En 2026, l'immeuble nécessite une réfection complète de la toiture et des fenêtres : 80 000 € de travaux. La trésorerie de la SCI ne couvre que 20 000 €. Dr Marchand avance 60 000 € depuis son compte personnel.

Montage retenu : CCA de 60 000 € au profit de Dr Marchand, rémunéré à 3,5 % par an (taux raisonnable, en dessous du TMP applicable même s'il s'agit d'une SCI IR). Convention écrite signée le jour du versement, mentionnant durée, taux, modalités de remboursement.

Effets fiscaux : les intérêts versés par la SCI (2 100 €/an pendant 5 ans, soit 10 500 €) sont des charges financières déductibles des revenus fonciers de la SCI (art. 31 I-1° d CGI), puisque l'avance a servi à des travaux d'amélioration sur un immeuble locatif. Les associés voient leur revenu foncier imposable réduit de 2 100 €/an. Côté Dr Marchand, les 2 100 € d'intérêts perçus annuellement sont remontés dans son revenu foncier (la SCI est translucide à l'IR), mais ils sont neutralisés par la déduction d'origine à la SCI — au final, l'opération est fiscalement neutre pour lui sur la part des intérêts. Le vrai gain : 60 000 € de financement à 3,5 % au lieu d'un crédit bancaire à 5 % et plus, soit environ 4 500 € d'économie d'intérêts sur la durée du financement.


3. Faut-il verser des intérêts sur un compte courant d'associé ?

Faut-il rémunérer un CCA ? Aucune obligation légale, et beaucoup de SCI familiales fonctionnent avec des CCA non rémunérés — c'est plus simple, ça évite la fiscalité des intérêts perçus. Mais dans plusieurs cas, verser des intérêts a du sens.

Pourquoi payer des intérêts

  • Compenser le manque à gagner de l'associé : il aurait pu placer cet argent sur une assurance-vie à 3,5 %, un livret à 2 %, ou rembourser un crédit perso à 6 %. Lui verser un intérêt rétablit l'équité économique entre associés.
  • Optimiser fiscalement à l'IS : les intérêts sont une charge déductible du résultat de la SCI (réduit l'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice annuel, 25 % au-delà), et l'associé les déclare au PFU (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 % en 2026). Sur un écart de TMI, le gain peut être réel.
  • Tracer une dette réelle : un CCA non rémunéré pendant 10 ans peut être requalifié par l'administration en apport en capital pur, sans droit au remboursement. Verser un intérêt modeste protège contre cette requalification.

Comment fixer le taux

Le taux résulte d'une convention entre l'associé et la SCI — il n'y a pas de minimum légal. En pratique, les taux constatés vont de 0 % (CCA non rémunéré) à 6 % (taux maximum admis fiscalement en 2026 pour les SCI IS). Le choix dépend du régime fiscal de la SCI et de l'objectif :

Situation SCI Taux usuel Limite haute déductible
SCI familiale IR, CCA modeste 0 % à 2 % Pas de plafond légal, mais acte anormal de gestion possible au-dessus de 5 %
SCI IR, CCA conséquent (travaux, achat) 2 % à 4 % Taux de marché bancaire de référence
SCI à l'IS 3 % à 4,55 % 4,55 % (TMP exercice clos 31/12/2025)
SCI IS, associé société liée (>50 %) 3 % à 4,55 % TMP, mais conditions renforcées (art. 212 CGI)

Concrètement, sur un CCA de 100 000 € à 4 % : 4 000 €/an d'intérêts. Pour une SCI à l'IS, ces 4 000 € sont déductibles du résultat — si la SCI était bénéficiaire de 20 000 € avant intérêts, son IS passe de 3 000 € (15 % × 20 000 €) à 2 400 € (15 % × 16 000 €), soit 600 € d'IS économisé. Côté associé, 4 000 € au PFU = 1 256 € de prélèvements (4 000 × 31,4 %). Gain net si on compare à un CCA non rémunéré : 600 € − 1 256 € = − 656 €. Aucun intérêt fiscal pour la SCI IS si l'associé est à TMI moyenne. À l'IS avec un associé à TMI 45 %, en revanche, le PFU 31,4 % bat le barème IR + PS à 63,6 % (45 % de TMI + 18,6 % de prélèvements sociaux 2026), donc l'arbitrage devient gagnant.


4. Quelle différence de déductibilité entre SCI à l'IR et SCI à l'IS ?

Beaucoup confondent les deux régimes. Le TMP de 4,55 % qui circule partout ne vaut que pour les SCI à l'IS. À l'IR, le cadre est différent — détaillons.

SCI à l'IS : plafond TMP strict (art. 39-1-3° CGI)

Pour une SCI à l'impôt sur les sociétés, l'article 39-1-3° du Code général des impôts pose une double condition :

  1. Le capital de la société doit être entièrement libéré. Si le capital n'est libéré qu'à 50 %, aucun intérêt versé sur un CCA n'est déductible — c'est radical.
  2. Le taux d'intérêt ne doit pas dépasser le TMP (taux moyen pratiqué par les établissements de crédit pour des prêts à taux variable aux entreprises d'une durée initiale supérieure à 2 ans), publié trimestriellement par la DGFiP. Au-delà, la fraction excédant le TMP est réintégrée au résultat fiscal.

TMP applicables en 2026 (source : BOI-BIC-CHG-50-50-30 mis à jour le 28/01/2026) :

  • 4,55 % pour les exercices clos au 31/12/2025
  • 4,49 % pour les exercices clos au 31/01/2026
  • 4,44 % pour les exercices clos au 28/02/2026
  • 4,39 % pour les exercices clos au 31/03/2026

Pour un exercice à cheval sur plusieurs trimestres, on applique la moyenne annuelle pondérée des TMP trimestriels. La fraction excédant le TMP est réintégrée extra-comptablement à la ligne WQ du tableau 2058-A.

Jurisprudence — CE 12 mars 2025, n° 474279 (Malakoff Paris 16) : le Conseil d'État a rappelé que l'administration ne peut pas se contenter de constater l'absence de garantie pour qualifier un taux d'intérêts d'excessif (acte anormal de gestion). Elle doit produire un benchmark comparatif avec un prêteur indépendant placé dans une situation économique comparable (déjà annoncé par CE 10 décembre 2020). Décision favorable au contribuable qui sécurise les taux pratiqués dans la zone du TMP.

Cas particulier : si l'associé est une société liée au sens de l'article 39, 12 du CGI (détention de plus de 50 % des droits financiers ou de vote, ou contrôle de fait), deux séries de règles supplémentaires se cumulent. D'abord, l'article 212 I du CGI exige que le taux ne dépasse pas celui que la société emprunteuse aurait obtenu auprès d'établissements indépendants (test du « taux de marché »). Ensuite, le mécanisme de l'article 212 bis du CGI (issu de la directive ATAD) plafonne globalement la déduction des charges financières nettes à 30 % de l'EBITDA fiscal, avec une franchise de 3 M€ par groupe. C'est rare en SCI familiale mais s'applique aux montages holding patrimoniales.

SCI à l'IR : pas de plafond TMP, mais l'acte anormal de gestion veille

L'article 39-1-3° s'applique aux sociétés industrielles et commerciales, pas aux SCI purement civiles imposées à l'IR (location nue, gestion patrimoniale). Pour ces SCI, les intérêts versés à un associé sur son CCA sont déductibles des revenus fonciers de la SCI au titre de l'article 31 I-1° d du CGI, qui autorise la déduction des intérêts d'emprunt liés à l'acquisition, la conservation, la construction ou la réparation du bien locatif.

Conditions cumulatives :

  • L'avance doit avoir servi à un usage admis par l'article 31 (acquisition, conservation, construction, réparation, amélioration éligible). Un CCA servant à payer un voyage personnel d'un associé n'ouvre évidemment pas droit à déduction.
  • Convention écrite documentant la nature de l'avance, le taux, les modalités de remboursement.
  • Taux « de marché » — si la SCI verse à un associé 10 % d'intérêts alors que le marché bancaire est à 4 %, l'administration peut soulever l'acte anormal de gestion et réintégrer la fraction excédant un taux raisonnable. Aucun barème officiel ne s'applique, c'est un test factuel : un taux entre 2 et 5 % est généralement admis sans difficulté en 2026.

Pour aller plus loin : notre guide Comptabilité SCI : obligations IR vs IS détaille les écritures et les justificatifs à conserver pour ne pas se faire redresser sur le poste « intérêts de CCA ».


5. Comment sont imposés les intérêts perçus par l'associé ?

Vous touchez les intérêts du CCA : leur fiscalité dépend entièrement du régime de la SCI.

SCI à l'IS : revenus de capitaux mobiliers (RCM)

Quand la SCI est soumise à l'IS, les intérêts qu'elle vous verse sont des revenus de capitaux mobiliers. Ils sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux (la CSG est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 via la LFSS, faisant grimper les PS de 17,2 % à 18,6 %).

Vous pouvez opter pour l'imposition au barème progressif de l'IR (option globale sur tous les revenus mobiliers du foyer fiscal). C'est intéressant si votre TMI est de 11 % ou moins. Pour une TMI de 30 % ou plus, le PFU est presque toujours préférable.

Mécanique de prélèvement : la SCI prélève le PFU à la source au moment du versement et le reverse à la DGFiP via la déclaration n° 2777. Vous recevez les intérêts nets de prélèvement. À déclarer ensuite sur la 2042 — case 2TR pour les intérêts soumis au PFU.

SCI à l'IR : pas d'imposition distincte

À l'IR, la SCI est translucide. Les intérêts versés à l'associé ne sont pas imposés comme RCM. Ils transitent dans le calcul du revenu foncier : la SCI les déduit en charge (au prorata des parts pour l'imputation), et l'associé bénéficiaire les voit remonter dans sa quote-part de revenu foncier imposable. Au final, l'effet est neutre pour cet associé sur la fraction d'intérêts qui lui revient (déduction côté SCI = imposition côté associé via remontée du revenu foncier).

Le vrai intérêt fiscal à l'IR vient quand plusieurs associés sont présents avec des quotes-parts différentes : un associé qui détient 30 % des parts touche 100 % des intérêts sur SON CCA, mais ne « réabsorbe » que 30 % de la déduction côté SCI. Les 70 % de déduction restants vont aux autres associés. C'est un transfert de revenu déguisé entre associés, à utiliser avec précaution (et écrit dans la convention).

Cas pratique chiffré — Stéphane, dirigeant SAS, finance sa SCI familiale via holding

Stéphane, 52 ans, président d'une SAS d'événementiel à Lyon, marié, 3 enfants. Patrimoine 2,5 M€ dont 1,2 M€ dans sa holding personnelle. Il crée en 2026 une SCI familiale à l'IS avec son épouse et ses 3 enfants pour acheter un immeuble de bureaux loué à sa SAS. Prix : 850 000 €. Apport en capital initial : 50 000 € (libérés à 100 %). Pour boucler le financement, Stéphane apporte 200 000 € en CCA à la SCI, depuis sa holding.

Montage retenu : CCA de 200 000 € rémunéré à 4,3 % (sous le TMP 2026 à 4,55 %), convention sur 10 ans avec remboursement progressif. Capital de la SCI entièrement libéré dès l'origine, condition de déductibilité validée.

Effets fiscaux annuels (année 1) :

  • Côté SCI à l'IS : intérêts versés = 200 000 × 4,3 % = 8 600 €. Charges financières déductibles du résultat IS. Si la SCI dégage 30 000 € de bénéfice avant intérêts (loyer net), résultat imposable = 21 400 €. IS dû à 15 % (sous le seuil PME 42 500 €) = 3 210 €. Économie d'IS vs sans intérêts : 1 290 € (15 % × 8 600 €).
  • Côté Stéphane : 8 600 € d'intérêts perçus, soumis au PFU 31,4 %. Prélèvement : 2 700 €. Net en poche : 5 900 €.
  • Bilan net du montage : la SCI économise 1 290 € d'IS, Stéphane paie 2 700 € de PFU. Coût net du recours aux intérêts vs un CCA non rémunéré : 1 410 €/an. L'intérêt fiscal est nul à TMI moyenne. En revanche, Stéphane récupère du cash de sa holding vers son patrimoine personnel via les intérêts, ce qui peut avoir un sens patrimonial même sans gain fiscal direct.

À retenir : rémunérer son CCA à l'IS n'a d'intérêt que si l'associé est à TMI 30 ou 45 % et qu'il bénéficie du PFU — profil classique du dirigeant. En SCI familiale à l'IR, le CCA gratuit gagne presque toujours.

Vous savez l'ouvrir et le faire vivre. Reste la question qui inquiète : le récupérer.


6. Comment rembourser un compte courant d'associé en SCI ?

Vous voulez récupérer votre argent. C'est l'étape la moins compliquée du parcours, à condition de respecter trois ou quatre règles.

Le principe : remboursable à tout moment

Sauf clause statutaire ou conventionnelle contraire, le remboursement d'un CCA peut être demandé à tout moment par l'associé. La Cour de cassation l'a confirmé en 1997 (Cass. com. 24 juin 1997, n° 95-20.056), puis réaffirmé en 2011 (Cass. com. 10 mai 2011, n° 10-18.749) : la créance d'un associé sur sa société est exigible immédiatement, sauf convention contraire prévoyant un terme ou un préavis. Aucune AG n'a besoin de l'autoriser, sauf si les statuts le prévoient. La faculté pour le juge de fixer un terme prévue par l'article 1900 du Code civil ne s'applique pas non plus.

Sur le plan fiscal, le remboursement est neutre côté associé : vous récupérez un capital que vous avez prêté, ce n'est pas un revenu imposable. Côté SCI, c'est une simple sortie de trésorerie, sans impact sur le résultat fiscal.

Le piège du monopole bancaire

Théoriquement, prêter de l'argent à une société pour qu'elle l'investisse, c'est une activité bancaire — réservée par l'article L. 511-5 du Code monétaire et financier aux établissements de crédit agréés. Les particuliers qui font des prêts à titre habituel risquent des sanctions sévères prévues par l'article L. 571-3 du CMF : jusqu'à 3 ans de prison et 375 000 € d'amende.

Heureusement, l'article L. 312-2 du CMF exclut explicitement les sommes que les associés laissent en compte courant dans leur société du champ des « fonds remboursables du public ». Autrement dit, le CCA d'associé sort par construction du monopole bancaire. Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, aucun seuil de détention minimum n'est imposé pour bénéficier de cette exclusion (l'ancien seuil de 5 % évoqué dans la littérature ancienne ne s'applique pas aux SCI).

La seule limite résiduelle, posée par la Cour de cassation (Cass. com. 15 juin 2022, n° 20-22.160), est l'absence de caractère habituel et professionnel : un associé peut multiplier les CCA dans plusieurs sociétés qu'il détient sans souci, mais ne peut pas en faire son activité de prêt principale. En SCI familiale, le risque est quasi-nul. Le risque devient sérieux uniquement si un tiers non-associé prête à la SCI via un CCA fictif (par exemple un proche qu'on inscrit en compte courant alors qu'il n'est pas associé).

Les limites au remboursement

  • Trésorerie insuffisante : la SCI ne peut rembourser que si elle a la trésorerie. Vous restez créancier prioritaire, mais sans liquidités la SCI ne peut pas payer immédiatement.
  • Procédure collective : si la SCI est en redressement ou liquidation, le remboursement du CCA est suspendu (interdiction de paiement des créances antérieures, article L. 622-7 du Code de commerce) et la créance doit être déclarée au passif dans les 2 mois (art. L. 622-24).
  • Clause statutaire de blocage : les statuts peuvent prévoir que les CCA sont bloqués pendant X années (clause d'incessibilité ou de remboursement échelonné). C'est devenu quasi-systématique en 2025-2026 : les banques exigent le blocage du CCA pendant toute la durée du prêt immobilier (souvent 15 à 25 ans), parfois assorti d'une renonciation à percevoir des intérêts. À négocier au moment de l'offre de prêt.

Alerte — Cass. com. 27 mai 2021, n° 19-17.568 : le gérant qui se rembourse son CCA alors que la SCI traverse des difficultés financières (même avec une trésorerie résiduelle apparente) commet une faute de gestion susceptible d'engager sa responsabilité personnelle. Le point de départ de la prescription est la clôture du compte ou la demande de paiement. À retenir si vous gérez une SCI sous tension : prudence sur les remboursements personnels.

Et quand la SCI s'enfonce vraiment, le remboursement n'est plus jouable : il faut basculer sur l'abandon de créance — qu'on va détailler maintenant.

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7. Abandon de créance et clause de retour à meilleure fortune

La SCI traverse une mauvaise passe. Loyers impayés depuis des mois, vacance locative qui s'éternise, gros sinistre non couvert par l'assurance — bref, la trésorerie ne suit plus. L'un des associés détient un CCA conséquent et décide de l'abandonner pour sauver la SCI. C'est techniquement un cadeau financier — et fiscalement, ça mérite de l'attention.

L'abandon pur et simple

L'associé renonce formellement à se faire rembourser. Acte écrit, signé, daté. Le CCA disparaît du passif de la SCI, et un produit exceptionnel apparaît dans le résultat de la SCI à hauteur du montant abandonné.

Conséquences fiscales :

  • Côté SCI à l'IS : le produit d'abandon est imposable à l'IS comme un produit exceptionnel (art. 38 CGI). Sur un abandon de 100 000 €, c'est 15 000 € d'IS au taux réduit, ou 25 000 € au taux normal.
  • Côté SCI à l'IR : le mécanisme est moins clair, la doctrine fluctuant entre traitement comme apport et produit imposable. En pratique, l'administration tolère souvent le traitement en apport en capital pur si la convention le prévoit explicitement. À sécuriser avec un comptable.
  • Côté associé qui abandonne : il subit une perte sèche. Cette perte n'est généralement pas déductible pour un particulier — c'est un don à la société qu'il ne récupère pas. Pour un associé société soumise à l'IS, l'article 39-13 CGI permet une déduction si l'abandon est consenti dans l'intérêt commercial de l'opération, mais c'est très encadré.

L'abandon avec clause de retour à meilleure fortune

L'astuce qui change tout. L'associé renonce au remboursement seulement tant que la situation financière de la SCI ne s'améliore pas. Si la SCI retrouve une trésorerie correcte (seuils définis dans la clause : niveau de capitaux propres, niveau de résultat, etc.), l'associé peut alors demander le remboursement de tout ou partie du montant abandonné.

Mécanique fiscale (BOI-BIC-BASE-50-20-10) :

  1. Au moment de l'abandon, la SCI constate un produit exceptionnel imposable à hauteur de la créance abandonnée (comme dans un abandon pur).
  2. Plus tard, quand la clause se déclenche et que la SCI rembourse l'associé, la SCI constate alors une charge exceptionnelle déductible à hauteur du remboursement.
  3. Côté associé, le remboursement reste neutre fiscalement (récupération de capital).

C'est le bon compromis : la SCI évite la cessation de paiements, et l'associé ne fait pas une croix définitive sur son argent. La clause se rédige au cordeau : à quel moment considère-t-on que la SCI est tirée d'affaire (capitaux propres redevenus positifs, ou trois exercices bénéficiaires d'affilée) ? Combien l'associé peut-il récupérer chaque année, et jusqu'à quand la clause reste-t-elle activable ?

Article 216 A CGI : ce régime spécifique de neutralisation des abandons de créances à caractère financier entre sociétés liées (société mère vers filiale) a vu sa portée fortement réduite par la loi de finances 2019 (article 32). Il subsiste mais ne s'applique presque jamais aux SCI familiales classiques. Il concerne désormais uniquement certaines configurations de groupe (notamment au sein d'un groupe intégré fiscalement). Si vous êtes dans ce cas, l'expertise d'un avocat fiscaliste est indispensable.


8. Que doit contenir la convention de compte courant ?

Pas de convention écrite, pas de protection. C'est la règle de base, et c'est aussi celle que les SCI familiales zappent le plus souvent — alors qu'elle évite la quasi-totalité des redressements sur ce sujet. Rédiger une convention coûte 0 € (modèle gratuit en ligne, à signer entre la SCI et l'associé), et protège contre toutes les requalifications.

Les 8 clauses indispensables

  1. Identification des parties : nom de la SCI, n° SIREN, siège, nom et coordonnées de l'associé prêteur, nombre de parts détenues.
  2. Objet : avance en compte courant d'associé en application de l'article L. 312-2 du CMF (exclusion du monopole bancaire pour les avances d'associés).
  3. Montant et modalités de versement : montant total, mode (virement, paiement de charges, etc.), date du premier versement.
  4. Taux d'intérêt : 0 % si non rémunéré, ou taux fixe / variable (par exemple « TMP publié par la DGFiP pour les exercices clos l'année concernée »). Périodicité du versement (annuel, semestriel, à terme).
  5. Durée : indéterminée ou déterminée (5, 10 ans). Préciser le mécanisme de tacite reconduction si déterminée.
  6. Conditions de remboursement : à la demande de l'associé, avec ou sans préavis (1, 3, 6 mois sont des standards). Conditions de blocage éventuel (interdiction de remboursement pendant X années).
  7. Affectation des fonds (utile pour SCI IR) : mentionner explicitement que l'avance sert à l'acquisition / conservation / construction / réparation du bien immobilier, pour sécuriser la déduction des intérêts au titre de l'article 31 I-1° d CGI.
  8. Clause de retour à meilleure fortune (optionnelle) : à intégrer si vous anticipez un abandon possible. Définir précisément les seuils déclencheurs.

Forme et signature

La convention peut être un acte sous seing privé — pas besoin de notaire. Signature manuscrite ou électronique qualifiée (eIDAS niveau avancé). Deux exemplaires originaux, un pour la SCI, un pour l'associé. Annexer une copie au registre des décisions de la SCI, avec mention dans le PV de l'AG suivante.

L'absence de convention écrite est l'un des principaux motifs de redressement. Le fisc peut alors requalifier les fonds en revenus distribués imposables (article 109 CGI pour la SCI IS), en don à la société, ou en apport en capital pur (perte du droit au remboursement). Une convention propre n'a pas qu'un intérêt défensif : elle ouvre aussi la porte à des stratégies de transmission souvent ignorées.


9. CCA, succession et transmission patrimoniale

Le CCA, c'est une créance. Donc ça se transmet : par succession, ou de votre vivant par donation. Et c'est l'un des leviers de transmission familiale les plus oubliés en SCI.

Au décès : succession classique

Au décès de l'associé titulaire, son CCA entre dans l'actif successoral à hauteur du solde au jour du décès. Il est partagé entre les héritiers selon les règles de dévolution (réserve héréditaire, quotité disponible) ou selon le testament. Les héritiers deviennent solidairement créanciers de la SCI, à charge pour eux de demander ou non le remboursement.

Si l'un des héritiers est déjà associé de la SCI, son CCA hérité se cumule avec son propre CCA existant. Si un héritier n'est pas associé, il devient simplement créancier — sans droit de vote en AG ni participation aux décisions. C'est l'occasion de fluidifier la situation : la SCI peut rembourser cet héritier non-associé pour récupérer la cohérence du tour de table.

Donation de CCA de votre vivant

Là, ça devient beaucoup plus intéressant. Vous donnez votre CCA à vos enfants : ils deviennent créanciers de la SCI à votre place. Ce que ça change concrètement :

  • Sortie de la créance de votre actif net : moins de droits de succession le jour de votre décès, et moins d'IFI si la SCI est principalement immobilière (le CCA est une créance immobilière par destination).
  • Bénéfice des abattements de droit commun : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 I du CGI), 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant (article 790 B), 80 724 € entre époux (article 790 E) ou partenaires de PACS (article 790 F). Sur un CCA de 200 000 €, un couple avec 2 enfants peut donner 4 × 100 000 = 400 000 € en franchise totale tous les 15 ans.
  • Pas de droits d'enregistrement particuliers : la donation d'une créance est soumise au régime classique de la donation, avec acte notarié si donation simple (sauf don manuel pour les CCA modestes, déclaré sur l'imprimé 2735).

Cas pratique chiffré — Bernard et Claudine, retraités, organisent leur transmission

Bernard, 68 ans, ancien cadre supérieur, et Claudine, 65 ans, retraitée éducation nationale, ont 2 enfants adultes. Patrimoine global 1,4 M€ dont une SCI familiale à l'IR détenant un immeuble locatif de Paris valorisé 800 000 €. Bernard a un CCA de 220 000 € dans la SCI (provenant d'un héritage qu'il a injecté pour rembourser l'emprunt initial). Ils veulent commencer à transmettre.

Montage retenu : Bernard donne en pleine propriété 200 000 € de son CCA à ses 2 enfants, à parts égales, soit 100 000 € chacun. Acte notarié de donation (frais ~ 500 €). Abattement de 100 000 € par parent et par enfant utilisé intégralement (article 779 I CGI). Droits de donation : 0 €.

Ce qui change concrètement :

  • Bernard sort 200 000 € de son patrimoine taxable (potentiellement assujetti aux droits de succession à 20-45 % selon la tranche).
  • Les 2 enfants deviennent créanciers de la SCI à hauteur de 100 000 € chacun. Ils peuvent demander le remboursement ou laisser le CCA en place jusqu'au décès de leurs parents.
  • Le compteur des 15 ans repart à zéro : en 2041, Bernard pourra donner à nouveau 100 000 € à chaque enfant en franchise totale (cumulable avec un éventuel don Sarkozy de 31 865 € sous conditions d'âge).

Gain estimé sur la succession future (en supposant un taux moyen de droits de succession en ligne directe de 20 %, ce qui correspond à une part nette taxable de l'ordre de 250 000 € par enfant) : 200 000 × 20 % = 40 000 € de droits de succession évités, hors revalorisation et hors abattement résiduel. Avec une optimisation supplémentaire via démembrement des parts de SCI elles-mêmes (voir notre guide démembrement), le gain cumulé peut dépasser 100 000 €. La donation de CCA est l'angle mort le plus fréquent dans les stratégies de transmission familiale.

Votre situation patrimoniale peut différer. Avant tout acte de donation, faites évaluer votre stratégie globale par un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.


10. Erreurs fréquentes et redressements types

Six erreurs reviennent dans la quasi-totalité des dossiers qu'on voit passer — et un contrôleur fiscal les cherche en premier quand il ouvre une liasse SCI. Autant les avoir en tête.

Ne pas formaliser le CCA

L'erreur n° 1, et de loin. L'associé paie une charge de la SCI sur ses fonds, ou il vire de l'argent au compte SCI, sans rien formaliser. Trois ans plus tard, il n'y a plus rien à montrer ni au notaire ni au contrôleur. Une convention coûte zéro à rédiger ; ne pas en faire peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Verser des intérêts au-delà du TMP à l'IS

Une SCI à l'IS verse 6 % d'intérêts à un associé sur un CCA de 100 000 €, alors que le TMP applicable est à 4,55 %. Les 4 550 € d'intérêts dans la limite sont déductibles, mais les 1 450 € au-dessus sont réintégrés au résultat fiscal (15-25 % d'IS supplémentaire dû). Au final, l'associé subit le PFU sur l'intégralité des intérêts, et la SCI paie l'IS sur la part non déductible. Personne n'y gagne.

Mélanger CCA et flux personnels sans tracer

Payer la taxe foncière de la SCI avec son compte perso et ne pas se rembourser. Encaisser un loyer sur son compte personnel parce que la banque de la SCI a planté un virement. Ces flux non tracés deviennent des arguments de fictivité en cas de contrôle, et peuvent faire requalifier toute la SCI en société fictive (article L. 64 du LPF, abus de droit). Notre guide comptabilité SCI détaille les bonnes pratiques de séparation.

Laisser le CCA passer en débiteur dans une SCI à l'IS

Si la SCI vous doit de l'argent, c'est un CCA créditeur — situation normale. Si c'est vous qui devez de l'argent à la SCI (vous avez prélevé plus que ce que vous y aviez mis), le compte devient débiteur — et dans une SCI à l'IS, c'est présumé être un revenu distribué au sens de l'article 109-1-2° du CGI, taxé chez vous comme RCM. Sanction quasi-automatique côté fisc, et risque pénal d'abus de biens sociaux si l'opération est durable.

Jurisprudence — CE 27 décembre 2019, n° 420478 : le Conseil d'État a précisé que seule la variation positive du solde débiteur d'un CCA entre deux années civiles peut être imposée comme revenu distribué. Une diminution de dette (l'associé rembourse une partie) n'est pas une distribution. C'est une nuance importante pour les SCI à l'IS dont le CCA d'un associé serait passé en débiteur ponctuellement : seul l'écart annuel positif est taxé.

Capital social non entièrement libéré (SCI IS)

Vous avez créé votre SCI à l'IS avec un capital de 1 000 € mais n'avez libéré que 200 € au démarrage (les 800 € restants devant être versés sous 5 ans). Pendant cette période, aucun intérêt versé sur un CCA n'est déductible, quel que soit le taux (art. 39-1-3° CGI). La règle ne souffre aucune exception. Le réflexe simple : libérez tout le capital dès la création, ou descendez à 100 € de capital entièrement libéré.

Abandon de CCA sans convention écrite

L'associé renonce verbalement à se faire rembourser pour aider la SCI. Plus tard, il veut récupérer son argent et se heurte à un refus des autres associés. Sans acte écrit, l'abandon peut être contesté, ou être considéré comme un don taxable à la SCI sans contrepartie. Toujours formaliser par un acte d'abandon, avec ou sans clause de retour à meilleure fortune selon le projet.

Oublier de mentionner le CCA dans la déclaration 2072 ou 2065

Les CCA doivent figurer au passif du bilan annuel de la SCI, et leur évolution doit être visible dans la liasse fiscale. À l'IR, c'est le tableau de l'annexe à la 2072 ; à l'IS, c'est le bilan détaillé de la liasse 2033 ou 2050. Une SCI qui ne déclare pas ses CCA, ou qui déclare des montants incohérents avec les justificatifs bancaires, déclenche un signal d'alarme côté DGFiP. Notre guide 2072 SCI détaille le remplissage case par case.


FAQ : Compte courant d'associé en SCI

Les 10 questions qu'on nous pose le plus souvent. Réponses courtes, à lire avant d'appeler votre expert-comptable.

Les 3 choses à retenir

  1. Le CCA est l'outil de financement le plus souple en SCI : pas de droits d'enregistrement, remboursable à tout moment, possibilité de toucher des intérêts. À utiliser pour tout besoin de trésorerie sans recourir à un crédit bancaire.
  2. À l'IS, plafond TMP strict (4,55 % en 2026, art. 39-1-3° CGI) et capital intégralement libéré obligatoire. À l'IR civile, le plafond légal ne s'applique pas, mais l'acte anormal de gestion borne le taux à un niveau de marché.
  3. Une convention écrite protège tout — droit au remboursement, déductibilité des intérêts, transmission. La donation de CCA est un levier de transmission patrimoniale puissant, encore trop ignoré.
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FAQ

Questions fréquentes

Un compte courant d'associé (CCA) est une avance en argent qu'un associé consent à la SCI, en sus de son apport au capital. La SCI doit cet argent à l'associé, qui peut être remboursé à tout moment selon ce que prévoit la convention. C'est un outil de financement souple : pas de formalisme d'augmentation de capital, pas de droit d'enregistrement, et la possibilité de toucher des intérêts sur les sommes avancées. La quasi-totalité des SCI familiales et patrimoniales en utilisent au moins un.
Trois cas de figure en pratique. Le plus courant : un virement de l'associé vers le compte de la SCI. Deuxième possibilité : l'associé règle une dépense de la SCI (taxe foncière, travaux, échéance de prêt) sur ses fonds, puis la compta enregistre la somme en CCA. Plus rare : l'associé renonce à un loyer ou à un remboursement que la SCI lui devait. Dans tous les cas, une pièce datée et signée — sinon, ça n'a jamais existé pour le fisc.
Non, ce n'est pas obligatoire. Beaucoup de SCI familiales fonctionnent avec des CCA non rémunérés — c'est plus simple côté compta et l'associé n'a rien à déclarer. Verser des intérêts peut quand même se justifier : soit pour dédommager l'associé qui aurait pu placer cet argent ailleurs, soit — surtout — quand le titulaire du CCA est une holding patrimoniale. Là, les intérêts tombent à l'IS de la holding (15 % puis 25 %) plutôt qu'au PFU à 31,4 % chez une personne physique, ce qui fait économiser 6 à 16 points. En SCI à l'IR, l'opération n'a en général aucun intérêt, la translucidité annulant le bénéfice.
Pour une SCI à l'IS, les intérêts sont déductibles dans la limite du taux moyen pratiqué (TMP) par les banques sur les prêts aux entreprises. Pour les exercices clos fin 2025, ce plafond est de 4,55 %. Il descend doucement début 2026 (autour de 4,40 % au 31 mars). Au-delà, la part qui dépasse est réintégrée dans le résultat fiscal. Pour une SCI à l'IR purement locative, ce plafond ne s'applique pas : c'est le « taux de marché » qui borne la déduction, sous contrôle de l'acte anormal de gestion (art. 39-1-3° CGI).
Oui, à condition que l'avance ait servi à acquérir, conserver, construire ou réparer le bien loué. Les intérêts versés à l'associé deviennent alors une charge déductible des revenus fonciers de la SCI, et réduisent l'impôt de chaque associé au prorata de ses parts. Le réflexe à avoir : formaliser l'affectation des fonds dans une convention écrite et garder les factures correspondantes. Le fisc peut remonter sur 3 ans (art. 31 I-1° d CGI).
En tant que revenus de capitaux mobiliers, ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux après le relèvement de la CSG à 10,6 % par la LFSS 2026), avec option possible pour l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. La SCI prélève à la source au moment du versement et reverse à la DGFiP. Le PFU est généralement intéressant à partir de la tranche à 30 %. En TMI 11 %, mieux vaut souvent rester sur l'option barème, qui taxe les intérêts à un taux plus bas.
Par simple virement de la SCI vers le compte bancaire personnel de l'associé. Aucun formalisme particulier au niveau juridique (l'AG n'a pas à autoriser le remboursement, sauf clause statutaire contraire), aucune fiscalité côté associé : il récupère son capital, ce n'est pas un revenu imposable. La seule contrainte est de respecter le délai de préavis prévu par la convention, si elle existe. À défaut, le remboursement peut être demandé à tout moment (Cass. com. 24 juin 1997).
Quand un associé abandonne son compte courant pour aider la SCI en difficulté, il peut prévoir une clause de retour à meilleure fortune : si la SCI redresse la barre, l'associé récupère sa créance. Fiscalement, l'abandon initial constitue un produit imposable pour la SCI à l'IS. Si la clause se déclenche ensuite, la SCI passe une charge exceptionnelle équivalente. À encadrer absolument par un acte écrit, sinon le fisc peut requalifier l'abandon en simple apport en capital.
Non. L'article L. 312-2 du Code monétaire et financier exclut explicitement du champ des fonds remboursables du public les sommes que les associés laissent en compte courant dans leur société. Aucun seuil de détention minimum n'est imposé par la loi pour les SCI (la loi PACTE de 2019 a supprimé tout seuil résiduel). Seule condition : les avances ne doivent pas présenter un caractère habituel excédant la gestion patrimoniale d'un cercle familial. Au-delà, les sanctions pénales prévues par l'article L. 571-3 du CMF s'appliquent (jusqu'à 3 ans de prison et 375 000 € d'amende). C'est rare en pratique pour une SCI familiale.
Oui, le CCA est une créance comme une autre. À la succession, il entre dans l'actif successoral à hauteur du solde au jour du décès et est partagé entre les héritiers. Vous pouvez aussi le donner de votre vivant, et c'est même un outil de transmission souvent sous-utilisé : la donation d'une créance bénéficie des abattements classiques (100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, article 779 I CGI). Le démembrement d'un CCA est en revanche techniquement complexe — il vaut mieux le donner en pleine propriété, ou rembourser puis donner la liquidité.