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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Plan pluriannuel de travaux (PPT) en copropriété : ce que votre SCI doit anticiper

La convocation arrive, vous la parcourez en diagonale, et une ligne accroche l'œil au milieu des résolutions habituelles : « projet de plan pluriannuel de travaux ». Vous ne l'avez pas demandée, vous ne la votez pas seul, et elle engage la trésorerie de votre SCI pour les dix ans qui viennent. Derrière ces cinq mots il y a le chiffrage de tous les chantiers de l'immeuble, une cotisation au fonds de travaux qui va grimper dès l'assemblée suivante, et une série d'appels de fonds à absorber au fil des années.

Alors posons tout de suite la bonne question. Ce n'est pas « dois-je faire un PPT ? » : vous n'avez rien à faire, l'obligation pèse sur le syndicat des copropriétaires. C'est combien ma quote-part va coûter, à quel rythme, comment je la finance et comment je la traite dans mes comptes. Ce guide déroule le mécanisme dans l'ordre, du texte de l'article 14-2 jusqu'aux écritures, avec un cas chiffré complet sur dix ans.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et décret n° 67-223 du 17 mars 1967, loi Climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021, loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, décrets n° 2022-663 du 25 avril 2022, n° 2025-499, n° 2025-711, n° 2025-814 et n° 2025-1292, code de la construction et de l'habitation, CGI, BOFiP, service-public.gouv.fr). Mis à jour le 10 août 2026.

Le PPT en copropriété, l'essentiel pour une SCI

  • Le texte : article 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 — pas les articles L. 731-1 et suivants du CCH, qui sont ceux du DTG.
  • Le débiteur : le syndicat des copropriétaires. Votre SCI ne fait rien : elle vote, elle finance sa quote-part, elle comptabilise.
  • Le calendrier : achevé. Depuis le 1er janvier 2025, toute copropriété d'habitation de plus de quinze ans est concernée, quelle que soit sa taille.
  • Le double vote : modalités d'élaboration à la majorité de l'article 24, adoption du projet à la majorité de l'article 25.
  • Le coût : une fois le plan adopté, la cotisation au fonds de travaux passe au plus élevé de 5 % du budget prévisionnel et de 2,5 % des travaux du plan — jamais leur somme.
  • La fiscalité : à l'IR, appels hors budget déduits l'année du versement, cotisation au fonds déduite à l'emploi seulement ; à l'IS, le PPT documente une provision pour gros entretien.

1. Ce qu'est le PPT, et pourquoi ce n'est pas votre SCI qui le porte

Deux malentendus se logent dès la première ligne du sujet : le texte applicable, et la personne qui doit quelque chose. Réglons-les avant de parler d'euros.

Le bon fondement juridique, et un piège très répandu

Le plan pluriannuel de travaux est régi par l'article 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, dans sa rédaction issue de l'article 171 de la loi Climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021. Ce texte a entièrement réécrit l'article : avant 2023, l'article 14-2 abritait les travaux hors budget prévisionnel et le fonds de travaux ; depuis le 1er janvier 2023, il est exclusivement consacré au PPT, les dépenses hors budget prévisionnel ayant migré au II de l'article 14-1 et le fonds de travaux au nouvel article 14-2-1.

Le piège le plus fréquent, et nous n'y avons pas échappé. Quantité d'articles en ligne, de supports de syndics, et même notre propre guide sur l'audit énergétique en SCI, rattachent le PPT aux articles L. 731-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. C'est faux. Ces articles sont ceux du diagnostic technique global (DTG), dispositif voisin mais distinct. Le PPT n'est pas dans le CCH du tout : il est dans la loi de 1965, à l'article 14-2. Règle simple : un document qui vise « l'article L. 731-1 du CCH » pour parler du plan pluriannuel doit être vérifié en entier, pas seulement sur ce point.

L'obligation pèse sur le syndicat, pas sur le copropriétaire

Le I de l'article 14-2 est rédigé de façon impersonnelle : à l'expiration d'un délai de quinze ans à compter de la date de réception des travaux de construction de l'immeuble, un projet de plan pluriannuel de travaux est élaboré. Le débiteur de l'obligation est le syndicat des copropriétaires, personne morale distincte de ses membres, représenté par son syndic. Votre SCI n'a aucune démarche personnelle à accomplir : elle ne commande pas d'étude, elle ne désigne pas de prestataire, elle ne transmet rien à l'administration.

Son rôle se limite à trois choses, et elles sont toutes passives :

  • Elle vote en assemblée générale, deux fois, à deux majorités différentes (chapitre 5).
  • Elle finance à hauteur de ses tantièmes : cotisation au fonds de travaux, appels de fonds ponctuels, éventuellement emprunt collectif (chapitre 8).
  • Elle comptabilise et déduit, avec un régime qui n'a rien à voir selon qu'elle relève de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés (chapitre 10).

D'où la phrase qu'il faut avoir en tête pendant toute la lecture : vous subissez le PPT, vous ne le pilotez pas. Votre SCI détient 120 tantièmes sur 1 000 ? Elle pèse 12 % des voix et paiera 12 % de la note, que le plan lui plaise ou non. Ce qui reste sous votre contrôle tient à peu de chose : être présent en assemblée, et lire le projet de plan sérieusement plutôt qu'en diagonale. Sur la mécanique du vote par une personne morale, voyez notre guide de l'assemblée générale en SCI et celui consacré à la SCI face au syndic de copropriété.

Ne pas confondre les quatre dispositifs

Dispositif Texte Ce que c'est
PPTArt. 14-2 loi 1965Le programme de travaux de l'immeuble sur dix ans, chiffré et échéancé
Fonds de travauxArt. 14-2-1 loi 1965L'épargne obligatoire du syndicat, dimensionnée par le PPT
DTGArt. L. 731-1 CCHL'état des lieux technique et juridique de l'immeuble, avec évaluation sommaire des travaux
DPE collectifArt. L. 126-31 CCHLa performance énergétique de l'immeuble entier, distincte du DPE de votre lot

La chaîne se retient en une phrase : le DTG et le DPE collectif alimentent le PPT, le PPT dimensionne le fonds de travaux, le fonds de travaux finance une partie du PPT. Quatre dispositifs, quatre textes, quatre majorités de vote, quatre régimes fiscaux. Les confondre coûte cher, on le verra au chapitre 11.


2. Quelles copropriétés sont concernées, et depuis quand

Il y a ici deux questions, pas une : qui est dans le champ, et à partir de quand l'obligation mord. Les mélanger explique à peu près la moitié des contresens qui circulent sur le PPT.

Le champ d'application : trois conditions cumulatives

Le I de l'article 14-2 vise les immeubles à destination totale ou partielle d'habitation, soumis au statut de la copropriété, dont la réception des travaux de construction remonte à plus de quinze ans. Chacun de ces trois éléments mérite d'être lu au mot près.

  • « Destination totale ou partielle d'habitation » : un immeuble mixte, commerces en pied et logements aux étages, est dans le champ. Un immeuble de bureaux à 100 %, non.
  • Le point de départ est la réception des travaux de construction, pas la date de mise en copropriété ni celle de votre acte d'achat. Un immeuble livré en 2009 est entré dans le champ en 2024.
  • Aucun seuil de taille n'exonère. Une copropriété de quatre lots est concernée au même titre qu'une résidence de 400 logements. La taille ne joue que sur la date d'entrée en vigueur.

La dispense tirée du diagnostic technique global

Le I de l'article 14-2 prévoit une dispense expresse : la copropriété qui dispose d'un diagnostic technique global en cours de validité (art. L. 731-1 du CCH) ne faisant apparaître aucun besoin de travaux dans les dix années suivantes est dispensée d'élaborer un projet de plan pluriannuel.

Attention à la portée exacte de cette dispense. Elle ne vaut que pour l'obligation d'élaborer le PPT. Elle ne dispense en aucun cas de cotiser au fonds de travaux : une copropriété dispensée de plan reste tenue de verser au moins 5 % du budget prévisionnel chaque année (art. 14-2-1). C'est un point que notre guide du fonds de travaux ALUR en SCI développe en détail. Et en pratique, un DTG qui ne relève aucun travaux sur dix ans dans un immeuble de plus de quinze ans est rarissime.

Le calendrier : ce que dit vraiment la loi Climat et résilience

Le calendrier d'entrée en vigueur figure au VI de l'article 171 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021. Il tient en trois lignes.

Taille du syndicat Obligation d'élaborer le projet de PPT Base
Plus de 200 lots1er janvier 2023Art. 171, VI, 1° loi 2021-1104
De 51 à 200 lots1er janvier 2024Art. 171, VI, 2°
50 lots au plus1er janvier 2025Art. 171, VI, 3°

Une précision de comptage qui change tout dans les petites copropriétés : le texte parle des lots « à usage de logements, de bureaux ou de commerces ». Les caves, les celliers et les emplacements de stationnement, qui gonflent l'état descriptif de division sans rien peser au bilan de l'immeuble, ne comptent pas. Faites le test sur votre propre règlement de copropriété : un immeuble de 70 lots dont 30 caves et parkings n'en compte que 40 au sens du texte. Son échéance était donc le 1er janvier 2025, pas le 1er janvier 2024.

D'où vient le « calendrier 2026 » que l'on lit partout

Toute la confusion vient du VII du même article 171. Il pose que, par exception au VI, le 4° du II entre en vigueur le 1er janvier 2024 au-delà de 200 lots, le 1er janvier 2025 entre 51 et 200 lots, et le 1er janvier 2026 pour 50 lots au plus. Trois dates, décalées d'un an sur les précédentes : voilà d'où sortent les innombrables pages annonçant un « PPT obligatoire en 2026 pour les petites copropriétés ». Sauf que le 4° du II ne parle pas du tout de la même chose.

Ce que vise réellement le 4° du II. Ce paragraphe ne modifie pas l'obligation d'élaborer le plan : il modifie l'article L. 721-2 du code de la construction et de l'habitation, en insérant dans son II deux nouveaux alinéas (6° et 7°) qui ajoutent le plan pluriannuel « adopté dans les conditions prévues au premier alinéa du II de l'article 14-2 » — et, à défaut, le projet de plan mentionné au premier alinéa du I du même article lorsqu'il a été élaboré — à la liste des documents à remettre à l'acquéreur d'un lot. Le 1er janvier 2026 est donc la date à partir de laquelle une copropriété de 50 lots au plus doit fournir son PPT en cas de vente. L'obligation de l'établir, elle, court depuis le 1er janvier 2025.

Pour un gérant de SCI, en 2026, cela se traduit par deux choses. La première : si l'immeuble a plus de quinze ans et abrite du logement, le projet de PPT est dû, point. Le calendrier de déploiement est terminé, la taille de la copropriété n'y change plus rien. La seconde : si votre SCI vend un lot cette année dans une copropriété de 50 lots au plus, l'absence de PPT au dossier devient un vrai sujet, et le notaire le soulèvera avant vous. Nous y revenons au chapitre 11 et dans notre guide sur la vente d'un immeuble détenu en SCI.


3. Ce que contient le PPT et sur quoi il s'appuie

Un projet de PPT fait rarement moins de quarante pages, et personne ne le lit en assemblée. C'est dommage, parce que c'est ce document, et lui seul, qui va commander votre cotisation pendant dix ans. Voici ce qu'il doit contenir et ce qu'il faut y chercher.

Les quatre blocs du I de l'article 14-2

Le projet de plan s'élabore à partir d'une analyse du bâti et des équipements, du diagnostic de performance énergétique mentionné à l'article L. 126-31 du CCH et, le cas échéant, du diagnostic technique global prévu à l'article L. 731-1 du même code. Quatre éléments doivent y figurer. S'il en manque un, ce n'est pas un PPT.

Bloc Contenu attendu Ce que le gérant de SCI doit y chercher
1La liste des travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble, à la préservation de la santé et de la sécurité des occupants, à la réalisation d'économies d'énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serreLa nature de chaque poste : elle décide de la qualification fiscale (charge déductible ou immobilisation)
2Une estimation du niveau de performance énergétique — au sens de l'article L. 173-1-1 du CCH — que les travaux permettent d'atteindreLa classe DPE visée : c'est elle qui dira si votre lot sort du statut de passoire thermique
3Une estimation sommaire du coût des travaux et leur hiérarchisationLe montant global : il fixe le plancher de 2,5 % de la cotisation au fonds de travaux
4Une proposition d'échéancier pour les travaux dont la réalisation apparaît nécessaire dans les dix prochaines annéesL'année de chaque chantier : c'est votre plan de trésorerie à dix ans

Le plan porte sur dix ans et s'actualise tous les dix ans. Ce n'est pas un document que l'on classe et que l'on oublie : c'est un cycle. Et entre deux actualisations, il vit, puisque le syndic doit revenir devant l'assemblée à chaque exercice. Nous y venons au chapitre 5.

Articulation avec le DTG et le DPE collectif

Les trois documents se recoupent sans jamais se confondre. Qui nourrit quoi :

DTG DPE collectif PPT
TexteArt. L. 731-1 CCHArt. L. 126-31 CCHArt. 14-2 loi 1965
ObjetÉtat apparent des parties communes et équipements, situation au regard des obligations légales, analyse des améliorations possibles, évaluation sommaire des travaux sur dix ansPerformance énergétique de l'immeuble entierProgramme de travaux chiffré et échéancé sur dix ans
Obligatoire ?Oui avant toute mise en copropriété d'un immeuble de plus de dix ans (art. L. 731-4) ; l'autorité administrative peut aussi l'exiger (art. L. 731-5). Hors ces cas, l'AG doit seulement se prononcer sur la question de le faire réaliser (art. L. 731-1)Oui pour les immeubles dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013, calendrier échelonné 2024 / 2025 / 2026 selon la tailleOui, calendrier achevé (2023 / 2024 / 2025)
Rôle dans la chaînePeut dispenser du PPT s'il ne révèle aucun travaux sur dix ansFournit la donnée énergétique qui alimente les blocs 1 et 2 du PPTSynthétise et échéance ; dimensionne le fonds de travaux
Financement possible par le fonds ?Oui (art. 14-2-1, I, 1°)Selon vote d'affectationOui (art. 14-2-1, I, 1°)

Un point que les gérants sous-estiment. Le DPE collectif a son propre calendrier, échelonné du 1er janvier 2024 au 1er janvier 2026 selon la taille de la copropriété. Surtout, il ne remplace pas le DPE de votre lot. L'immeuble peut afficher un D collectif flatteur pendant que votre appartement sous les combles reste en F. C'est le DPE individuel du logement qui commande l'interdiction de mise en location, jamais celui de l'immeuble. Cette frontière est détaillée dans nos guides SCI et passoires thermiques et rénovation énergétique en SCI.


4. Qui peut établir le PPT, et ce que ça coûte

Le plan n'est pas rédigé par le syndic. Il est confié à un prestataire dont les compétences et l'indépendance sont encadrées par décret. Poser deux questions là-dessus en assemblée prend trois minutes et peut vous éviter dix ans de cotisation surdimensionnée.

Le décret n° 2022-663 du 25 avril 2022

Le I de l'article 14-2 renvoie à un décret le soin de fixer les compétences et les garanties exigées de la personne qui établit le projet de plan. C'est le décret n° 2022-663 du 25 avril 2022, et il exige trois choses.

Des compétences dans huit domaines. Le prestataire doit justifier de compétences portant sur :

  • les modes constructifs traditionnels et contemporains, en gros œuvre et en second œuvre ;
  • les bâtiments, les produits et matériaux de construction et les équipements techniques ;
  • les pathologies du bâtiment et de ses équipements ;
  • la thermique des bâtiments et l'amélioration de leur performance énergétique ;
  • l'évaluation des émissions de gaz à effet de serre et les réductions envisageables ;
  • la terminologie technique et juridique du bâtiment ;
  • les textes législatifs et réglementaires relatifs aux normes sanitaires et de sécurité ;
  • les équipements nécessaires à l'accomplissement de la mission.

Un niveau de qualification. Le prestataire doit produire un diplôme sanctionnant une formation de l'enseignement supérieur d'une durée minimale de trois ans dans le domaine des techniques du bâtiment, ou un titre professionnel équivalent, ou une certification de qualification professionnelle équivalente, ou encore une attestation d'inscription au tableau d'un ordre professionnel reconnu dans le domaine.

Des garanties d'indépendance. L'article 3 du décret lui impose d'attester sur l'honneur de son impartialité et de son indépendance, d'un côté vis-à-vis du syndic, de l'autre vis-à-vis des fournisseurs d'énergie et des entreprises susceptibles d'intervenir sur l'immeuble. Aucun avantage, aucune rétribution, directe ou indirecte, dans un sens comme dans l'autre.

Une nuance que presque toutes les pages en ligne ratent. L'assurance de responsabilité civile professionnelle n'est pas rendue obligatoire par le décret n° 2022-663. Le même article 3 se borne à prévoir que, si le prestataire a souscrit une telle assurance, il en justifie auprès du syndicat en remettant une attestation précisant les compétences couvertes. Un prestataire non assuré peut donc légalement établir un projet de PPT. Raison de plus pour réclamer l'attestation en assemblée : c'est la seule façon de savoir si le chiffrage qui va commander votre cotisation pendant dix ans repose sur une garantie ou sur rien.

Le réflexe utile en AG. Quand le syndic présente deux ou trois devis, demandez les attestations du décret de 2022 pour chacun. Un prestataire qui appartient au même groupe que le syndic, ou qui est par ailleurs entreprise générale de travaux, ne remplit pas l'exigence d'impartialité. Si le chiffrage vous paraît gonflé, c'est un motif de contestation sérieux. Et une fois le plan adopté, ce chiffrage devient la base de votre cotisation pendant dix ans : ce n'est pas le moment de se dire qu'on verra plus tard.

Combien ça coûte

Aucun tarif n'est réglementé, le prix sort d'une mise en concurrence. Les devis observés sur le marché en 2026 tournent le plus souvent autour des fourchettes ci-dessous. Prenez-les pour ce qu'elles sont, des ordres de grandeur : entre une barre de trente logements en province et une copropriété haussmannienne avec trois ascenseurs et une façade protégée, les écarts sont considérables.

Taille de la copropriété Coût global observé (HT) Ordre de grandeur par lot
Moins de 10 lots2 800 à 3 000 €310 à 750 €
10 à 25 lots3 000 à 3 500 €120 à 350 €
25 à 50 lots3 500 à 4 300 €70 à 170 €
50 à 100 lots4 300 à 6 500 €45 à 130 €

La colonne de droite se lit comme une simple division du forfait par le nombre de lots de la tranche, borne haute contre borne basse. Ce tableau dit alors deux choses. La première saute aux yeux : le coût par lot est très défavorable aux petites copropriétés. Une étude de bâti a un coût fixe important, et ce coût se divise mal par quatre — dans un immeuble de quatre lots, l'addition peut approcher 700 € par lot, contre une cinquantaine d'euros dans un grand ensemble. La seconde est un conseil de négociation : commandez le PPT et le DPE collectif au même prestataire, en une seule consultation. Les deux missions partagent une bonne partie du relevé sur site, et la facture globale baisse presque toujours.

Qui paie l'étude ? Le fonds de travaux peut la financer : le 1° du I de l'article 14-2-1 vise expressément l'élaboration du projet de plan pluriannuel et, le cas échéant, du diagnostic technique global. Sinon, elle passe en appel de fonds hors budget prévisionnel. L'article 44 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 range en effet les « études techniques telles que les diagnostics et consultations » parmi les dépenses non comprises dans le budget prévisionnel, votées en assemblée dans leur principe, leur montant et leurs modalités d'exigibilité.

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5. Le double vote en assemblée générale : ce que le gérant de SCI vote vraiment

Voici le point où le plus de résolutions se fabriquent annulables. Il y a deux votes, séparés dans le temps, soumis à deux majorités différentes. Un syndic pressé les fond parfois en une seule résolution : c'est une irrégularité, et elle est contestable.

Vote n° 1 : les modalités d'élaboration du projet de plan

Le syndic inscrit d'abord à l'ordre du jour la question des modalités d'élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux. Cette décision se prend à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance, celle de l'article 24 de la loi de 1965.

On ne compte donc que les voix exprimées. Les absents non représentés ne pèsent rien, les abstentions ne valent pas refus. C'est une majorité facile à réunir, et c'est délibéré : le législateur ne voulait pas qu'une poignée d'absents puisse bloquer la simple production du document.

Vote n° 2 : l'adoption de tout ou partie du projet

Le projet de plan est ensuite présenté à la première assemblée générale qui suit son élaboration ou sa révision. S'il fait apparaître la nécessité de travaux dans les dix ans, le syndic inscrit à l'ordre du jour l'adoption de tout ou partie du projet de plan. Cette décision-là se prend à la majorité des voix de tous les copropriétaires, celle de l'article 25.

La différence n'est pas cosmétique : le dénominateur devient l'intégralité des tantièmes, absents compris. Prenez une résolution qui recueille 480 voix sur 700 exprimées, dans une copropriété de 1 000 tantièmes. À l'article 24, elle passait largement. À l'article 25, elle n'est pas adoptée — mais la passerelle de l'article 25-1 prend immédiatement le relais, et nous allons voir qu'elle change tout.

Objet du vote Majorité Dénominateur Base
Modalités d'élaboration du projet de PPTArt. 24Voix exprimées des présents, représentés ou votant par correspondanceArt. 14-2, I
Adoption de tout ou partie du projetArt. 25Voix de tous les copropriétairesArt. 14-2, II
Montant de la cotisation au fonds supérieur au minimum légalArt. 25Voix de tous les copropriétairesArt. 14-2-1
Réalisation d'un chantier inscrit au planMajorité propre au travaux concernéSelon art. 24, 25 ou 26Droit commun

La passerelle de l'article 25-1 : depuis 2024, le second vote est de droit

L'article 25-1 de la loi de 1965 organise une passerelle, et sa rédaction a changé récemment. Beaucoup de pages en ligne citent encore la version antérieure. Depuis la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, en vigueur au 11 avril 2024, le premier alinéa dispose : « Lorsque l'assemblée générale des copropriétaires n'a pas décidé à la majorité des voix de tous les copropriétaires, en application de l'article 25 ou d'une autre disposition, mais que le projet a recueilli au moins le tiers de ces voix, la même assemblée se prononce à la majorité prévue à l'article 24 en procédant immédiatement à un second vote. »

Deux modifications règlent la question pour le PPT. La première : le texte ne renvoie plus à la seule majorité « prévue à l'article précédent », mais à la majorité des voix de tous les copropriétaires « en application de l'article 25 ou d'une autre disposition ». Le II de l'article 14-2, qui exige mot pour mot « la majorité des voix de tous les copropriétaires », est bien une de ces autres dispositions : la passerelle lui est ouverte, sans discussion possible. La seconde : « se prononce » a remplacé « peut décider ». Le second vote immédiat n'est plus une faculté de l'assemblée ou du syndic, il est de droit dès que le tiers est atteint.

Reprenons notre résolution à 480 voix sur 1 000 tantièmes. À l'article 25, elle échoue. Mais 480 dépassent largement le tiers des 1 000 voix du syndicat : l'assemblée procède immédiatement à un second vote à la majorité de l'article 24, et le plan est adopté dans la foulée. En pratique, un projet de PPT qui réunit un tiers des tantièmes passe presque toujours.

Ne comptez pas sur une seconde assemblée de rattrapage. L'ancien second alinéa de l'article 25-1 ouvrait, de façon générale, une nouvelle assemblée à trois mois statuant à la majorité de l'article 24. Ce n'est plus le cas : dans sa rédaction en vigueur, cet alinéa réserve ce rattrapage aux projets de résolution ayant « pour objet la réalisation de travaux prévus au f de l'article 25 ». L'adoption d'un projet de plan pluriannuel n'est pas la réalisation de travaux du f. Si le tiers des voix n'est pas atteint, le plan n'est pas adopté, point ; il reviendra à l'ordre du jour de l'assemblée d'approbation des comptes suivante. Une résolution d'adoption votée trois mois plus tard à la majorité de l'article 24 serait irrégulière, et annulable.

Si vous n'êtes pas favorable au plan, faites porter votre position au procès-verbal. C'est elle qui conditionnera votre droit de contester dans les deux mois de l'article 42, ouvert aux seuls copropriétaires opposants ou défaillants.

Un rendez-vous annuel, pas un vote unique

Voici la disposition que presque personne ne lit, au dernier alinéa du II de l'article 14-2 : lors de chaque assemblée générale appelée à approuver les comptes, le syndic doit inscrire à l'ordre du jour soit l'adoption de tout ou partie du projet de plan encore non adopté, soit les décisions de mise en œuvre de l'échéancier du plan adopté.

Le PPT revient donc devant vous tous les ans. Une copropriété qui l'a rejeté en 2025 le reverra en 2026, puis en 2027. Il n'y a pas de « on verra plus tard » : chaque exercice comporte une résolution travaux, donc un risque d'appel de fonds à inscrire au prévisionnel.

Qui vote pour la SCI

La SCI est copropriétaire au même titre qu'un particulier. Elle vote par son représentant légal, c'est-à-dire son gérant, ou par un mandataire muni d'un pouvoir. Trois réflexes évitent les ennuis.

  • Vérifiez que le syndic a un extrait Kbis à jour désignant le gérant en fonction. Un changement de gérant qu'on a oublié de signaler, et c'est la qualité du votant qui devient contestable.
  • Relisez vos statuts si les décisions d'investissement y sont encadrées. Un vote qui engage la SCI sur plusieurs dizaines de milliers d'euros peut excéder les pouvoirs du gérant ; une décision collective préalable des associés ferme le débat.
  • Le vote par correspondance est admis et compte dans les majorités. C'est la solution du gérant qui ne peut pas se déplacer, avec un défaut : il fige votre position avant d'avoir entendu le débat.

6. Que se passe-t-il si la copropriété ne fait rien

C'est la question qu'un copropriétaire finit toujours par poser au micro, en fin d'assemblée, sur le ton de celui qui a déjà décidé de ne rien voter : « et si on ne le fait pas, il se passe quoi ? » La réponse honnête tient en deux temps, et le second est le plus coûteux.

Aucune amende automatique

Commençons par ce que le PPT ne fait pas. Contrairement à ce que suggèrent certains courriers de syndic, l'absence de plan n'est pas sanctionnée par une amende. Le III de l'article 14-2 organise autre chose, un mécanisme administratif en deux étapes.

  • Première étape : l'autorité administrative compétente peut, à tout moment, demander au syndic la transmission du plan pluriannuel adopté, pour vérifier que les travaux programmés garantissent bien la sauvegarde de l'immeuble et la sécurité de ses occupants.
  • Seconde étape : à défaut de transmission dans le délai d'un mois, ou si le plan transmis est manifestement insuffisant au regard de cet objectif, elle peut élaborer ou actualiser d'office le projet de plan, aux frais du syndicat.

La sanction est donc bien financière, mais par ricochet : une étude qu'on ne vous a pas demandé de valider, un prestataire que personne n'a mis en concurrence, et la facture pour le syndicat. Votre SCI en paiera sa quote-part comme les autres.

La vraie conséquence financière : un fonds de travaux sous-dimensionné

Ce n'est pourtant pas là que se joue le vrai risque. Il est comptable, et il porte sur le fonds de travaux. Reprenons le mécanisme du I de l'article 14-2-1.

Situation Cotisation annuelle minimale au fonds de travaux
Aucun plan pluriannuel adopté5 % du budget prévisionnel
Un plan pluriannuel a été adoptéLe plus élevé entre 5 % du budget prévisionnel et 2,5 % du montant des travaux prévus au plan

Sans PPT adopté, la cotisation reste calée sur le seul plancher de 5 % du budget prévisionnel. Votre SCI paie moins aujourd'hui. C'est agréable, et c'est exactement le piège : le jour où le ravalement est voté, la caisse est vide et le chèque part en une fois. Le PPT n'invente pas la dépense, il la rend visible et la lisse. Un gérant qui raisonne en trésorerie a donc intérêt à ce que le plan soit adopté, pas repoussé. C'est contre-intuitif en assemblée, où le réflexe est de voter contre tout ce qui augmente les appels, mais c'est le bon calcul.

Le signal d'alarme à connaître. Vous visitez un lot dans une copropriété de plus de quinze ans, l'agent vous vante des charges légères, et vous constatez qu'il n'y a aucun PPT et un fonds de travaux au plancher de 5 %. N'en concluez pas que l'immeuble est bien tenu. Concluez que la facture n'a pas encore été présentée. C'est précisément ce que la remise du PPT à l'acquéreur, imposée par l'article L. 721-2 du CCH, cherche à corriger.


7. Le PPT vaut diagnostic structurel : le point neuf que personne n'écrit

Jusqu'ici, le PPT ne vous a coûté que de l'argent. Voici enfin un chapitre où il vous en fait économiser, et c'est l'argument à garder en réserve pour l'assemblée.

Un nouveau diagnostic né de la loi habitat dégradé

La loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 relative à l'accélération et à la simplification de la rénovation de l'habitat dégradé a créé, à l'article L. 126-6-1 du code de la construction et de l'habitation, un diagnostic structurel des bâtiments d'habitation collectifs de plus de quinze ans. Ses modalités ont été fixées par le décret n° 2025-814 du 12 août 2025, codifié aux articles R. 126-43-1 et suivants du CCH et entré en vigueur le 15 août 2025.

Ce diagnostic n'est pas généralisé. Il ne s'impose que dans des secteurs géographiques délimités par délibération du conseil municipal (art. R. 126-43-1 du CCH), qui peuvent couvrir les zones marquées par une proportion importante d'habitat dégradé et celles où la concentration d'habitat ancien expose les bâtiments à des fragilités structurelles, du fait notamment de leur époque de construction, de leurs caractéristiques techniques et architecturales, des matériaux employés ou de l'état des sols. Il porte sur la solidité des structures, autrement dit les fondations, les murs porteurs, les planchers et la charpente ; il décrit les désordres observés et évalue les risques pour la sécurité des occupants et des tiers. Périodicité : quinze ans après la réception des travaux de construction, puis au moins une fois tous les dix ans.

L'équivalence avec le PPT

Vient le passage qui intéresse directement une SCI copropriétaire. Pour les bâtiments à destination totale ou partielle d'habitation soumis au statut de la copropriété, l'obligation de réaliser le diagnostic structurel est réputée satisfaite par l'élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux de l'article 14-2 de la loi de 1965.

Une copropriété qui a fait son PPT n'a donc pas à commander une seconde étude le jour où sa commune délimite un périmètre. Le montant économisé n'est pas symbolique, et l'argument porte en assemblée : le PPT n'est pas qu'une contrainte, il neutralise une obligation potentielle supplémentaire.

Deux conditions fermes à connaître. La première est la plus souvent oubliée, parce que l'équivalence n'a rien d'automatique : le syndic doit transmettre le projet de plan à la commune, exactement comme il aurait transmis le diagnostic, et dans le même délai — au plus tard dix-huit mois à compter de la notification de la délibération du conseil municipal ou de la plus tardive des dates de l'affichage prévu à l'article R. 126-43-2 (art. R. 126-43-3 du CCH, issu du décret n° 2025-814). Un PPT qui dort dans les archives du syndic ne vaut pas diagnostic structurel : si votre immeuble est dans un périmètre délimité, demandez la confirmation de transmission par écrit.

La seconde condition, plus sévère qu'on ne le croit, porte sur les compétences exigées de l'auteur du plan. Le dernier alinéa de l'article L. 126-6-1 tranche expressément la question : « Dans ce cas, la personne ayant élaboré le projet de plan pluriannuel de travaux justifie des compétences et garanties définies par le décret en Conseil d'Etat mentionné au sixième alinéa du présent article » — c'est-à-dire le décret propre au diagnostic structurel, le décret n° 2025-814, codifié aux articles R. 126-43-4 à R. 126-43-7 du CCH, et non le décret n° 2022-663 applicable au PPT. La différence n'est pas anodine : l'article R. 126-43-6 rend l'assurance de responsabilité civile professionnelle obligatoire, avec une garantie qui ne peut être inférieure à 1 000 000 € par sinistre et 1 500 000 € par année d'assurance, là où le décret de 2022 se borne à en imposer la justification lorsqu'elle a été souscrite (chapitre 4). Conséquence pratique : un projet de plan établi par un prestataire non assuré reste un PPT parfaitement valable, mais il ne vaudra pas diagnostic structurel. Si votre immeuble est dans un périmètre délimité, exigez l'attestation d'assurance avant de commander l'étude.


8. Financer la quote-part : trois voies, dont une toute neuve

Le plan est adopté, la question devient bassement financière : d'où sort l'argent ? Trois canaux, qui ne se remplacent pas mais s'empilent. Il faut les connaître tous les trois, parce que la SCI les subira souvent en même temps.

Voie 1 : le fonds de travaux (art. 14-2-1)

C'est l'épargne forcée du syndicat. Dès qu'un plan est adopté, deux planchers cumulatifs s'appliquent : la cotisation annuelle ne peut être inférieure à 5 % du budget prévisionnel, ni à 2,5 % du montant des travaux prévus au plan.

On ne les additionne jamais. « Cumulatifs » veut dire que la cotisation doit satisfaire l'un et l'autre, donc que le plus élevé des deux commande. Budget prévisionnel de 60 000 €, plan de 480 000 € : la cotisation minimale est de 12 000 €, le plus élevé entre 3 000 € et 12 000 €. Pas 15 000 €. Cette addition fautive circule dans quantité de tableaux en ligne, et elle suffit à fausser un plan de trésorerie sur dix ans.

Rien n'interdit à l'assemblée de voter davantage, à la majorité de l'article 25. La suspension des cotisations, en revanche, n'est ouverte que dans un cadre étroit : quand un plan a été adopté, l'assemblée ne peut se prononcer sur la suspension que si le fonds excède le budget prévisionnel et 50 % du montant des travaux du plan. Les deux seuils se cumulent, autant dire que le cas est rare. Le régime fiscal de cette cotisation est à part ; nous le résumons au chapitre 10 et le développons dans notre guide du fonds de travaux ALUR en SCI.

Voie 2 : les appels de fonds hors budget prévisionnel

Le fonds de travaux ne suffit presque jamais. Le solde est appelé au fil des chantiers, sous forme de provisions pour dépenses non comprises dans le budget prévisionnel, régies depuis 2023 par le II de l'article 14-1 de la loi de 1965. L'article 44 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 y range les travaux hors entretien courant, mais aussi les « études techniques telles que les diagnostics et consultations », donc le PPT lui-même. L'assemblée vote le principe de la dépense, son montant et ses modalités d'exigibilité ; le syndic appelle ensuite les fonds selon l'échéancier voté.

Pour la trésorerie d'une SCI, c'est le canal le plus violent : ponctuel et massif. C'est aussi, paradoxalement, le plus favorable fiscalement à l'IR, on le verra au chapitre 10. Nos guides des appels de fonds de copropriété en SCI et des charges de copropriété en SCI détaillent les écritures et la lecture du décompte de syndic.

Voie 3 : l'emprunt collectif à adhésion automatique

Voilà la nouveauté de ce cycle, et celle qui mérite le plus d'attention si votre SCI porte déjà un crédit. L'article 4 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 a introduit dans la loi de 1965 un prêt collectif d'un genre nouveau, au III de l'article 26-4 et aux articles 26-9 à 26-14. Trois règles en font un objet à part.

  • La majorité de vote est celle des travaux financés, pas l'unanimité. Des travaux votables à l'article 25, un emprunt votable à l'article 25.
  • Chaque copropriétaire est réputé y adhérer. L'adhésion est le principe, le refus l'exception. C'est le renversement complet de la logique antérieure.
  • Pour en sortir, il faut agir vite et payer comptant : notifier son refus au syndic dans les deux mois de la notification du procès-verbal, et verser l'intégralité de sa quote-part du prix des travaux dans les six mois de cette même notification.

Les fonds sont versés par l'établissement prêteur sur un compte bancaire séparé ouvert au nom du syndicat et réservé à cet effet, qui ne peut faire l'objet ni d'une convention de fusion ni d'une compensation avec un autre compte (art. 26-9). Seuls les copropriétaires bénéficiant du prêt y contribuent, en capital, en intérêts et en frais éventuels de cautionnement (art. 26-10). Trois décrets ont achevé de construire le dispositif. Le décret n° 2025-499 du 6 juin 2025 fixe les informations que le syndic doit fournir au prêteur pour qu'il apprécie la capacité du syndicat. Le décret n° 2025-711 du 25 juillet 2025 porte la durée maximale du prêt à vingt-cinq ans (art. R. 732-1 du CCH) et règle l'intervention du fonds de garantie pour la rénovation en cas de défaillance. Le décret n° 2025-1292 du 22 décembre 2025, applicable depuis le 25 décembre 2025, met à jour le décret de 1967 sur les missions et la rémunération du syndic, et sur les mentions du prêt à porter à l'état daté.

L'enjeu pour une SCI déjà endettée

Votre SCI a un crédit bancaire, un tableau d'amortissement, peut-être un ratio de couverture négocié avec sa banque. Un emprunt collectif auquel elle adhère sans rien signer ajoute une charge périodique qui ne figure dans aucun de ces documents, ronge l'autofinancement et peut heurter une clause du contrat de prêt. Deux mois : c'est tout ce dont vous disposez pour arbitrer entre adhérer et payer comptant. Passé le délai, l'arbitrage est fait à votre place. Le jour où le procès-verbal arrive, posez une alerte dans l'agenda et reportez la mensualité dans votre plan de trésorerie avant de trancher.

Comparer les trois voies

Critère Fonds de travaux Appel hors budget Emprunt collectif
RythmeAnnuel, lisséPonctuel, massifMensuel ou trimestriel
Effet trésorerieDouxBrutalÉtalé
Déduction à l'IRDifférée à l'emploi du fondsImmédiate au versement, puis régulariséeSelon l'appel correspondant ; intérêts à examiner
Récupérable à la reventeNon, jamaisRégularisation entre vendeur et acquéreurSolde exigible, mention à l'état daté
Sortie possibleNonNonRefus notifié sous 2 mois + paiement sous 6 mois

9. Cas chiffré complet : une SCI sur dix ans de plan

Assez de principes. Voyons ce que tout cela donne en euros, sur un dossier complet, de l'assemblée d'adoption jusqu'à l'économie d'impôt de l'année du pic.

Les données

La SCI Vauban, à l'impôt sur le revenu, deux associés à parts égales, détient un appartement loué nu qui représente 120/1000es dans une copropriété de 40 lots à usage de logements. Les surfaces y sont très inégales — beaucoup de deux-pièces, quelques grands appartements — et celui de la SCI est un duplex traversant de 110 m2 sous combles, d'où une quote-part nettement supérieure à la moyenne de 25/1000es. Immeuble réceptionné en 1998 : on est très au-delà des quinze ans. Budget prévisionnel annuel de la copropriété, 60 000 €, dont la SCI supporte donc 7 200 € par an au titre des charges courantes.

En 2026, l'assemblée générale adopte un plan pluriannuel de travaux de 480 000 € sur dix ans :

Poste du plan Montant Quote-part SCI (12 %)
Ravalement avec isolation thermique par l'extérieur180 000 €21 600 €
Réfection de la toiture et de l'étanchéité120 000 €14 400 €
Remplacement de la chaufferie collective90 000 €10 800 €
Parties communes et mise aux normes (électricité, VMC, hall)90 000 €10 800 €
Total du plan480 000 €57 600 €

Étape 1 — L'effet immédiat sur la cotisation au fonds de travaux

Le premier choc n'attend pas le premier chantier : il tombe dès l'assemblée suivante.

Calcul Avant adoption du PPT Après adoption du PPT
Plancher « 5 % du budget prévisionnel »5 % × 60 000 = 3 000 €5 % × 60 000 = 3 000 €
Plancher « 2,5 % des travaux du plan »Sans objet2,5 % × 480 000 = 12 000 €
Cotisation retenue (le plus élevé)3 000 €12 000 €
Quote-part de la SCI (12 %)360 €/an1 440 €/an

D'une assemblée à l'autre, la cotisation de la SCI est multipliée par quatre. Aucun échafaudage n'a encore été monté. C'est le moment de tension classique en AG, celui où quelqu'un demande à voir le procès-verbal de l'année précédente. La bonne réponse à donner : le PPT ne crée pas la dépense, il la révèle et oblige à commencer à la financer.

Étape 2 — L'échéancier sur dix ans

Voici l'échéancier retenu par le plan. Dans la colonne « fonds mobilisé », on lit l'affectation votée en assemblée du fonds de travaux disponible aux chantiers de l'année ; le solde part en appel hors budget prévisionnel.

Année Chantier Coût copropriété Fonds mobilisé Appel hors budget
2026Adoption du plan, aucun chantier
2027Mise aux normes électriques des parties communes40 000 €24 000 €16 000 €
2028Ravalement avec isolation par l'extérieur180 000 €12 000 €168 000 €
2029
2030Toiture et étanchéité120 000 €24 000 €96 000 €
2031
2032Chaufferie collective90 000 €24 000 €66 000 €
2033
2034Hall, sols et VMC50 000 €24 000 €26 000 €
2035
Total480 000 €108 000 €372 000 €

Sur dix ans, la copropriété aura versé 120 000 € au fonds de travaux (12 000 € × 10) et en aura affecté 108 000 € aux chantiers. Il reste donc 12 000 € au fonds fin 2035. Rien d'anormal : le fonds ne se vide jamais complètement, il tourne.

Étape 3 — Ce que la SCI décaisse réellement, année par année

Année Cotisation fonds (12 %) Appel travaux (12 %) Décaissement total SCI Écart avec la seule cotisation minimale, à défaut de plan adopté
20261 440 €1 440 €+ 1 080 €
20271 440 €1 920 €3 360 €+ 3 000 €
20281 440 €20 160 €21 600 €+ 21 240 €
20291 440 €1 440 €+ 1 080 €
20301 440 €11 520 €12 960 €+ 12 600 €
20311 440 €1 440 €+ 1 080 €
20321 440 €7 920 €9 360 €+ 9 000 €
20331 440 €1 440 €+ 1 080 €
20341 440 €3 120 €4 560 €+ 4 200 €
20351 440 €1 440 €+ 1 080 €
Total14 400 €44 640 €59 040 €+ 55 440 €

Comment lire la dernière colonne. Elle compare le décaissement réel à ce que la SCI aurait versé si la copropriété s'en était tenue à la cotisation plancher de 5 % du budget prévisionnel, soit 360 € par an. Ce n'est pas le surcoût du PPT : sans plan adopté, le ravalement et la toiture auraient été appelés de la même façon, simplement plus tard et sans épargne constituée. Le seul euro véritablement imputable au plan, sur ces dix ans, ce sont les 1 440 € de fonds non encore consommés fin 2035 — le reste n'est qu'un calendrier rendu visible.

Ce tableau se lit dans trois directions, et aucune n'est rassurante.

  • Le total décaissé (59 040 €) dépasse la quote-part du plan (57 600 €) de 1 440 € exactement, soit la part de la SCI dans le fonds non consommé fin 2035. Cet argent est sorti de la trésorerie, il n'est pas revenu, et il ne reviendra pas : les sommes versées au fonds entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat.
  • L'année 2028 concentre 37 % de l'effort à elle seule. 21 600 € à trouver en douze mois. Le loyer annuel de l'appartement est de 22 000 € : c'est une année complète de recettes qui part dans le ravalement.
  • Le lissage reste très imparfait. Le fonds couvre 108 000 € sur 480 000 €, soit 22,5 % du programme. Les 77,5 % restants tombent en appels ponctuels. Faites ce calcul avant de refuser un emprunt collectif : c'est lui qui décide, pas le principe.

Étape 4 — L'effet fiscal, à l'IR, sur l'année du pic

Restons sur 2028, l'année du ravalement. Les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration d'un immeuble d'habitation sont déductibles des revenus fonciers. Nous ne refaisons pas ici la grille de qualification poste par poste, elle est développée dans notre guide des travaux de copropriété en SCI ; retenons que, dans ce dossier, tout le programme relève de charges déductibles.

Poste 2028 Montant Traitement
Loyers encaissés22 000 €Revenu brut foncier
Intérêts d'emprunt5 000 €Déductibles, mais le déficit qu'ils créent ne s'impute que sur les revenus fonciers
Charges courantes : provisions du budget prévisionnel (12 % × 60 000 = 7 200 €), taxe foncière, assurance et gestion (2 200 €)9 400 €Autres charges déductibles
Appel de fonds travaux hors budget20 160 €Déductible en totalité l'année du versement (art. 31, I, 1°, a quater CGI)
Fonds de travaux affecté au ravalement en 20281 440 €Déductible l'année de l'emploi du fonds, pas l'année du versement
Résultat foncier 2028− 14 000 €Déficit

L'imputation se fait en deux temps. Les intérêts d'emprunt passent d'abord sur les revenus bruts : 22 000 − 5 000 = 17 000 €, ils sont donc entièrement absorbés. Les autres charges pèsent 9 400 + 20 160 + 1 440 = 31 000 €, d'où un déficit de 14 000 € qui provient intégralement de charges autres que les intérêts. Ce déficit est imputable sur le revenu global dans la limite annuelle de 10 700 € (art. 156, I, 3° du CGI). Un point que beaucoup d'exemples chiffrés escamotent, et qui joue ici en votre faveur : ce plafond ne s'apprécie pas au niveau de la SCI, mais au niveau du foyer fiscal de chaque associé, toutes sources de déficit foncier confondues (BOI-RFPI-BASE-30-20). Un associé qui détient par ailleurs deux immeubles en direct peut donc le saturer sans que la SCI y soit pour rien. Ici, aucun des deux n'a d'autre déficit : chacun reste en deçà du plafond, et le déficit passe en totalité.

Chaque associé détient 50 % des parts, remonte donc 7 000 € de déficit et l'impute intégralement sur son revenu global 2028, puisque 7 000 € restent sous les 10 700 €. À une tranche marginale de 30 %, cela fait 2 100 € d'économie d'impôt par associé, soit 4 200 € au total. Le raisonnement s'inverserait si l'un d'eux avait déjà 5 000 € de déficit foncier ailleurs : sa fraction excédentaire ne serait plus imputable sur le revenu global, mais reportable sur ses seuls revenus fonciers des dix années suivantes. La contrepartie est réelle : l'imputation sur le revenu global tombe si le logement n'est pas maintenu en location jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation. Notre guide du déficit foncier en SCI détaille cette condition et le sort de la fraction non imputée.

La démonstration cachée du tableau. Sur dix ans, la SCI déduira exactement 57 600 €, sa quote-part des travaux, ni plus ni moins. Les 1 440 € qui dorment encore au fonds fin 2035 n'auront produit aucune déduction, faute d'affectation. Voilà le décalage structurel du dispositif : la SCI paie d'abord, elle déduit ensuite, et la fraction dormante du fonds attendra le cycle suivant pour se transformer en charge.

Étape 5 — La même année, si la SCI était à l'IS

Changez le régime, et tout le raisonnement bascule. À l'IS, c'est la qualification comptable qui commande. Un ravalement avec isolation par l'extérieur, qui améliore durablement la performance de l'immeuble, sera très généralement immobilisé puis amorti sur la durée d'utilisation du composant ; une mise aux normes électriques ou le remplacement à l'identique d'un équipement partent en charges. Les 21 600 € ne viennent donc pas frapper le résultat 2028 en une fois : ils se diluent sur quinze ou vingt ans. Nos guides des écritures comptables des travaux et de l'amortissement en SCI à l'IS détaillent la mécanique.

Le régime donne quelque chose en échange, et c'est un outil que l'IR ne connaît pas : la provision pour gros entretien. Chapitre suivant.


10. Comptabilité et fiscalité de la quote-part, à l'IR puis à l'IS

Le cas chiffré a donné le résultat. Voici la règle qui le produit. Elle varie selon le régime de la SCI, et, plus déroutant, elle varie d'une ligne à l'autre à l'intérieur d'un même décompte de syndic.

À l'IR : trois régimes différents dans un même décompte de syndic

Prenez le décompte annuel que votre syndic vous envoie. Il empile trois natures de sommes qui n'obéissent pas du tout à la même règle fiscale. C'est de là que viennent la plupart des erreurs que nous corrigeons en reprise de comptabilité.

Nature de la somme Base légale Année de déduction à l'IR
Provisions du budget prévisionnel (charges courantes)Art. 14-1, I loi 1965Année du versement, puis régularisation l'année suivante
Provisions pour travaux hors budget prévisionnelArt. 14-1, II loi 1965Année du versement, puis régularisation l'année suivante
Cotisation au fonds de travauxArt. 14-2-1 loi 1965Année de l'emploi du fonds, et pour les seuls travaux déductibles

Les deux premières lignes relèvent de l'article 31, I, 1°, a quater du CGI : les provisions pour dépenses supportées par le copropriétaire se déduisent pour leur montant total l'année de leur versement au syndicat, sans examen de leur emploi. Vous versez, vous déduisez, on ne vous demande pas ce que le syndicat en a fait. La régularisation vient l'année suivante, après l'arrêté des comptes voté en assemblée : la SCI réintègre les provisions correspondant à des dépenses non déductibles (travaux de construction ou d'agrandissement, charges récupérables sur le locataire) et ajoute le solde éventuellement appelé. Le BOFiP décrit ce mécanisme sous la référence BOI-RFPI-BASE-20-70.

Une précaution de lecture sur le BOFiP. Ce commentaire administratif n'a pas été rafraîchi et renvoie encore, pour les travaux hors budget prévisionnel, à l'ancienne numérotation « article 14-2 » de la loi de 1965. Depuis le 1er janvier 2023, cette matière a déménagé au II de l'article 14-1, l'article 14-2 étant devenu celui du PPT. Le CGI, lui, a suivi : dans sa rédaction en vigueur, le a quater vise « les provisions pour dépenses, comprises ou non dans le budget prévisionnel de la copropriété, prévues à l'article 14-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 », sans plus aucun renvoi à l'article 14-2. Ce détail de rédaction n'est pas neutre : il confirme que ni le PPT ni la cotisation au fonds de travaux n'entrent dans le champ du a quater.

La troisième ligne fonctionne à l'envers, et c'est tout le cœur du sujet. La cotisation au fonds de travaux ne finance aucune dépense au moment du versement : elle alimente une réserve. Elle reste donc hors du champ des provisions de l'article 31, I, 1°, a quater. Elle ne devient déductible que l'année où l'assemblée affecte le fonds à des travaux, et pour les seuls travaux qui présentent le caractère de charges déductibles. Le mécanisme, ses écritures et ses pièges sont développés dans notre guide du fonds de travaux ALUR en SCI.

Le cas particulier des honoraires d'élaboration du PPT

Autant le dire franchement : sur ce point, il n'existe pas de doctrine administrative dédiée. L'honoraire du prestataire qui établit le projet de plan, comme celui du DTG ou du DPE collectif, est une étude préparatoire, pas un travaux. Or l'article 31 du CGI énumère de façon limitative les charges déductibles des revenus fonciers, et une étude technique n'y figure nulle part expressément.

Deux lectures coexistent donc en pratique.

  • Lecture favorable : l'honoraire est appelé par le syndic sous forme de provision (hors budget prévisionnel, art. 44 du décret de 1967) ou financé par le fonds de travaux. La SCI le déduit au titre du a quater comme toute provision, et la question ne se pose qu'au stade de la régularisation.
  • Lecture prudente : lors de la régularisation, l'étude n'étant ni une dépense de réparation ou d'entretien (a du 1° du I de l'article 31), ni une dépense d'amélioration d'un local d'habitation (b du même 1°), elle devrait être réintégrée, sauf à la rattacher aux frais de gestion du e — catégorie forfaitisée à 20 € par local et majorée d'une liste limitative de frais, qui n'inclut pas les études techniques.

Notre position. Tant qu'aucune doctrine ne tranche, documentez le traitement retenu, gardez la résolution d'assemblée et le décompte du syndic, et ne bâtissez aucune stratégie sur ce seul poste : rapporté à un lot, il se compte en centaines d'euros, d'une cinquantaine d'euros dans un grand ensemble à quelques centaines dans une petite copropriété. À l'IS, la question ne se pose pas dans ces termes : l'honoraire est une charge de l'exercice au titre de l'article 39 du CGI, dès lors qu'il est engagé dans l'intérêt de la société et justifié.

À l'IS : le PPT comme justification d'une provision pour gros entretien

Voici l'apport du PPT auquel presque personne ne pense, et qui vaut à lui seul le temps passé à lire le plan.

L'article 214-10 du plan comptable général ouvre, pour les dépenses de gros entretien ou de grandes visites faisant l'objet d'un programme pluriannuel, une alternative à la comptabilisation d'un composant de seconde catégorie : la provision pour gros entretien. Fiscalement, l'article 39, 1, 5° du CGI subordonne la déductibilité d'une provision à une charge nettement précisée quant à sa nature, probable, et rendue probable par des événements en cours à la clôture.

Relisez cette liste, puis relisez ce que contient un PPT adopté : des travaux identifiés poste par poste, un chiffrage, un échéancier daté, et une décision d'assemblée générale qui rend le tout opposable. On imagine mal documentation plus solide.

La limite qu'il faut énoncer honnêtement

Les travaux du PPT ne sont pas les travaux de votre SCI : ce sont ceux du syndicat des copropriétaires. Juridiquement, ce que la SCI supporte est une dette de charges envers le syndicat, appelée au fil des votes. Provisionner suppose donc de démontrer que la charge future est bien la sienne, à hauteur de ses tantièmes, et qu'elle est déjà probable à la clôture. Un plan adopté l'établit ; un simple projet non adopté, beaucoup moins bien. La position se motive dans l'annexe et s'applique de façon permanente, et les deux méthodes (composant de seconde catégorie ou provision) ne se cumulent jamais. Voyez notre guide de la provision pour gros entretien en SCI.

Et le locataire ?

La question revient dans tous les dossiers, et la réponse est courte. Ni l'honoraire du PPT, ni la cotisation au fonds de travaux, ni les travaux d'amélioration ou de gros entretien ne figurent dans la liste limitative des charges récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987. Rien de tout cela ne se refacture au locataire. Seules les charges d'exploitation courantes suivent ce régime ; leur ventilation est détaillée dans notre guide des charges locatives en SCI.

Trois natures de sommes, trois années de déduction

SCI-AI distingue automatiquement les provisions de l'article 14-1, les appels hors budget et la cotisation au fonds de travaux, déclenche la déduction au bon exercice et reporte l'échéancier du PPT dans votre prévisionnel de trésorerie. La 2072 et la liasse partent télétransmises.


11. Les 8 erreurs à ne pas commettre

Voici les huit fautes que nous croisons le plus souvent dans les dossiers de SCI copropriétaires. Aucune n'est théorique. Chacune se paie, en euros, en redressement, ou en résolution qu'il faudra faire annuler.

Erreur 1 — Confondre le PPT et le fonds de travaux

Le PPT est un document : une liste de travaux chiffrée et échéancée (art. 14-2). Le fonds de travaux est une caisse : l'épargne obligatoire du syndicat (art. 14-2-1). Le premier dimensionne la seconde, mais chacun a son texte, sa majorité de vote et son régime fiscal. Le gérant qui note « nous avons voté le PPT, donc nous avons voté le fonds » se trompe deux fois : le fonds existait déjà, et son montant vient d'être multiplié sans qu'aucun vote spécifique n'ait été nécessaire.

Erreur 2 — Croire que le PPT est facultatif dans une petite copropriété

Aucun seuil de taille n'exonère. Le VI de l'article 171 de la loi Climat et résilience a seulement échelonné l'entrée en vigueur, avec une dernière échéance au 1er janvier 2025 pour les copropriétés de 50 lots au plus. En 2026, un petit immeuble de six lots construit en 1975 est logé à la même enseigne qu'une résidence de 300 logements. Seule échappatoire, le DTG ne révélant aucun travaux sur dix ans : autant dire un cas d'école.

Erreur 3 — Additionner les planchers de 2,5 % et de 5 %

Le calcul faux le plus répandu du dispositif. Les deux planchers du I de l'article 14-2-1 sont cumulatifs en ce sens que la cotisation doit satisfaire les deux : c'est donc le plus élevé qui s'applique. Additionner 2,5 % des travaux du plan et 5 % du budget prévisionnel gonfle la cotisation, fausse votre prévisionnel, et vous conduit à voter contre une résolution parfaitement légale.

Erreur 4 — Citer les articles L. 731-1 et suivants du CCH pour le PPT

Ces articles sont ceux du diagnostic technique global. Le PPT est à l'article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. L'erreur a l'air vénielle. Elle ne l'est pas : elle conduit à appliquer au plan les règles de vote et le régime du DTG, qui n'ont rien à voir. Nous l'avons nous-même commise dans un guide antérieur, et nous la corrigeons ici.

Erreur 5 — Croire qu'un seul vote suffit

Il en faut deux, à deux majorités distinctes : les modalités d'élaboration à la majorité des voix exprimées (art. 24), l'adoption du projet à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25). Une adoption soumise d'emblée à la majorité de l'article 24, sans premier vote à l'article 25, est irrégulière et contestable dans les deux mois de la notification du procès-verbal (art. 42). La seule voie régulière vers l'article 24 est le second vote immédiat de l'article 25-1, ouvert de droit lorsque le premier vote a recueilli au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires. Ajoutez que le rendez-vous est annuel : la question revient à l'ordre du jour de chaque assemblée d'approbation des comptes.

Erreur 6 — Oublier le PPT dans un dossier de vente ou d'achat

Les 6° et 7° du II de l'article L. 721-2 du CCH imposent la remise à l'acquéreur du plan adopté et, à défaut, du projet de plan lorsqu'il a été élaboré. La conséquence joue dans les deux sens. Votre SCI vend : elle doit fournir le document, et son absence fragilise la promesse. Votre SCI achète : exigez-le, et lisez-le pour ce qu'il est, le chiffrage poste par poste des dix années à venir. Attention à l'exception prévue par le texte : les documents des 1° et 3° à 7° du II ne sont pas exigés quand l'acquéreur possède déjà au moins un lot dans la même copropriété. Si votre SCI achète un second appartement dans un immeuble où elle est déjà présente, personne ne lui remettra le PPT spontanément. Réclamez-le au syndic.

Erreur 7 — Déduire la cotisation au fonds l'année du versement

À l'IR, c'est un redressement quasi mécanique, et facile à repérer pour un vérificateur qui ouvre les annexes du syndic. La cotisation de l'article 14-2-1 n'est pas une provision au sens du a quater : elle ne se déduit qu'à l'emploi du fonds. L'erreur symétrique coûte tout aussi cher, et elle est plus fréquente qu'on ne croit : oublier de déduire l'année où le fonds est effectivement affecté, et perdre la charge pour de bon.

Erreur 8 — Laisser passer le délai de refus d'un emprunt collectif

Depuis la loi du 9 avril 2024, l'adhésion au prêt collectif du syndicat est réputée acquise. Pour en sortir, la SCI notifie son refus dans les deux mois de la notification du procès-verbal et paie sa quote-part intégrale dans les six mois. Or le procès-verbal arrive souvent fin juillet, dans une enveloppe que personne n'ouvre avant la rentrée. Deux mois plus tard, la SCI est engagée sur un crédit qui peut courir vingt-cinq ans et qui apparaîtra à l'état daté le jour de la revente.


12. FAQ — PPT et SCI

Ce sont les questions qui nous arrivent chaque printemps, à l'ouverture de la saison des assemblées générales, de gérants qui viennent de découvrir une ligne « plan pluriannuel de travaux » sur leur convocation.

Le PPT est-il opposable à ma SCI ?

Le plan adopté est une décision d'assemblée générale : il s'impose à tous les copropriétaires, y compris ceux qui ont voté contre ou qui étaient absents, sauf annulation obtenue en justice dans le délai de deux mois de l'article 42 de la loi de 1965. En revanche, l'adoption du plan ne vaut pas décision de réaliser chaque chantier : chaque travaux fera l'objet d'un vote propre, à la majorité qui lui est applicable.

Peut-on refuser de voter les travaux inscrits au plan ?

Oui. Le PPT programme, il ne décide pas. Chaque chantier revient devant l'assemblée pour un vote de réalisation, à la majorité propre au type de travaux concerné. Mais deux garde-fous existent : le syndic doit inscrire la mise en œuvre de l'échéancier à l'ordre du jour de chaque assemblée d'approbation des comptes, et l'autorité administrative peut intervenir si le plan est manifestement insuffisant pour la sauvegarde de l'immeuble.

Le locataire supporte-t-il une part du coût ?

Non. Ni l'étude, ni la cotisation au fonds de travaux, ni les travaux d'amélioration ou de gros entretien ne figurent dans la liste limitative des charges récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987. Ces coûts restent à la charge de la SCI propriétaire. Seules les charges d'exploitation courantes se récupèrent, dans les conditions habituelles.

Ma SCI achète un lot en cours de plan : que reprend-elle ?

Elle reprend le plan tel qu'il est, avec les chantiers votés et non encore appelés. C'est la raison d'être des 6° et 7° du II de l'article L. 721-2 du CCH. Lisez le plan avant de signer et rapprochez-le du dernier procès-verbal d'assemblée : entre un plan adopté et les résolutions de travaux déjà votées, vous saurez exactement quels appels de fonds vous attendent, et à quelle date.

Le fonds de travaux est-il remboursé quand la SCI revend ?

Non. Les sommes versées sont attachées au lot et entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat des copropriétaires dès leur versement : elles ne donnent lieu à aucun remboursement au vendeur (art. 14-2-1). Vendeur et acquéreur peuvent seulement convenir contractuellement que l'acquéreur verse au vendeur un montant équivalent en sus du prix. Le montant du fonds attaché au lot figure sur l'état daté établi par le syndic.

Une SCI peut-elle être dispensée si son lot est un parking ou une cave ?

Non, et c'est une confusion à lever. La destination d'habitation s'apprécie au niveau de l'immeuble, pas du lot : dès lors que l'immeuble a une destination totale ou partielle d'habitation, tous les copropriétaires sont concernés et financent à hauteur de leurs tantièmes. En revanche, les lots de caves et de stationnement ne comptent pas dans le décompte des lots qui détermine la date d'entrée en vigueur, laquelle vise les lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces.

Le PPT peut-il obliger ma SCI à sortir son lot du statut de passoire thermique ?

Indirectement seulement. Le PPT porte sur les parties communes et l'enveloppe de l'immeuble ; une isolation par l'extérieur ou le remplacement d'une chaufferie collective améliore l'étiquette de tous les logements. Mais l'interdiction de mise en location s'apprécie sur le DPE de votre lot, pas sur le DPE collectif. Après un chantier lourd, faites refaire le DPE du logement : c'est lui qui fait foi.

Le syndic peut-il facturer l'élaboration du PPT dans ses honoraires de gestion courante ?

Non. L'élaboration du plan est une prestation d'un tiers indépendant du syndic — le décret n° 2022-663 impose précisément une attestation d'impartialité vis-à-vis de celui-ci. Le syndic peut en revanche facturer une prestation particulière liée au suivi, dans les conditions de son contrat type. Un devis de PPT émanant d'une société du même groupe que le syndic mérite une question écrite en assemblée générale.

Que faire si la copropriété n'a toujours pas de PPT en 2026 ?

Demandez par écrit au syndic d'inscrire la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée : c'est un droit de tout copropriétaire, la SCI comprise. L'enjeu dépasse la mise en conformité. Sans plan, vous pilotez la trésorerie de votre SCI à l'aveugle, et le jour de la revente vous proposez un lot dont l'acquéreur ne peut pas mesurer la charge future.

Le plan peut-il être adopté partiellement ?

Oui, le II de l'article 14-2 vise expressément l'adoption « de tout ou partie » du projet de plan. Une assemblée peut adopter les postes de sécurité et de sauvegarde et écarter, pour le moment, les postes énergétiques les plus lourds. Attention à l'effet sur le fonds de travaux : le plancher de 2,5 % se calcule sur le montant des travaux prévus au plan adopté, donc une adoption partielle réduit d'autant la cotisation — et l'épargne disponible le jour du chantier.

Faut-il mettre à jour le PPT quand un chantier est réalisé ?

Le texte prévoit une actualisation tous les dix ans, pas après chaque chantier. En pratique, beaucoup de copropriétés font réviser le plan plus tôt, notamment après un poste majeur ou un changement réglementaire. C'est utile, mais ce n'est pas neutre : une révision qui augmente le montant du plan augmente aussi la cotisation minimale au fonds de travaux.

Le PPT dispense-t-il du diagnostic structurel de la loi habitat dégradé ?

Pour les immeubles soumis au statut de la copropriété, l'obligation de diagnostic structurel de l'article L. 126-6-1 du CCH est réputée satisfaite par l'élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux. Une condition pratique commande tout : le syndic doit transmettre le projet de plan à la commune dans le même délai que le diagnostic, soit au plus tard dix-huit mois à compter de la notification de la délibération ou de la date la plus tardive de son affichage (art. R. 126-43-3 du CCH). Seconde condition, souvent ignorée : le dernier alinéa de l'article L. 126-6-1 exige que l'auteur du projet de plan justifie des compétences et garanties du décret propre au diagnostic structurel — le décret n° 2025-814, articles R. 126-43-4 à R. 126-43-7 du CCH — et non de celles du décret n° 2022-663. Or l'article R. 126-43-6 rend l'assurance de responsabilité civile professionnelle obligatoire : un PPT établi par un prestataire non assuré ne vaudra pas diagnostic structurel. Demandez l'attestation de RC professionnelle avant la commande.

Comment budgéter le PPT dans la comptabilité de ma SCI ?

Reportez l'échéancier du plan dans votre prévisionnel de trésorerie, ligne par ligne et année par année, en appliquant vos tantièmes. Puis distinguez trois flux : la cotisation annuelle au fonds, les appels hors budget de chaque chantier, et le cas échéant l'échéance d'un emprunt collectif. C'est exactement ce que SCI-AI matérialise, avec le déclenchement de la déduction au bon exercice.

Une SCI à l'IS a-t-elle intérêt à provisionner dès l'adoption du plan ?

Le plan adopté fournit la documentation d'un programme pluriannuel, ce qui est la condition de fond d'une provision pour gros entretien (art. 214-10 du PCG, art. 39, 1, 5° du CGI). Mais la charge provisionnée doit être celle de la SCI, c'est-à-dire sa quote-part de dette de charges envers le syndicat, et la méthode retenue doit être appliquée de façon permanente et motivée en annexe. Faites valider l'approche avant de la mettre en place.

Un emprunt collectif figure-t-il dans l'endettement de ma SCI ?

Le prêt est souscrit par le syndicat des copropriétaires, pas par la SCI. Mais la SCI qui y adhère supporte une contribution périodique en capital, intérêts et frais éventuels de caution (art. 26-10), et le solde restant dû attaché à son lot est mentionné à l'état daté lors de la revente. Une banque qui examine un nouveau financement en tiendra compte : traitez-le comme une charge récurrente dans votre plan de trésorerie.

Le vote du PPT peut-il être contesté ?

Oui, dans les conditions de droit commun : action en nullité de la résolution devant le tribunal judiciaire, dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal, ouverte aux copropriétaires opposants ou défaillants (art. 42 de la loi de 1965). Les motifs les plus solides sont l'erreur de majorité et l'irrégularité de convocation. Faites impérativement porter votre opposition au procès-verbal en séance : un copropriétaire qui a voté pour ne peut pas agir.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les règles décrites sont celles en vigueur au 10 août 2026 ; la situation de chaque copropriété et de chaque SCI mérite un examen propre.

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Cotisation au fonds de travaux, appels hors budget, échéancier du PPT sur dix ans : chaque flux est isolé, la déduction se déclenche au bon exercice, et votre 2072 ou votre liasse partent télétransmises. Vous voyez arriver le ravalement avant l'appel de fonds, pas après.

FAQ

Questions fréquentes

Non, et c'est le premier contresens à lever. L'obligation d'élaborer un projet de plan pluriannuel de travaux pèse sur le syndicat des copropriétaires, pas sur chaque copropriétaire (art. 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Votre SCI ne fait rien elle-même : elle vote en assemblée générale, puis elle finance sa quote-part au prorata de ses tantièmes.
Le VI de l'article 171 de la loi Climat et résilience du 22 août 2021 échelonne l'entrée en vigueur : 1er janvier 2023 au-delà de 200 lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces, 1er janvier 2024 entre 51 et 200 lots, 1er janvier 2025 pour 50 lots au plus. En 2026, toutes les copropriétés d'habitation de plus de quinze ans sont donc dans le champ, quelle que soit leur taille.
Du VII de l'article 171, qui décale d'un an (2024, 2025, 2026) l'entrée en vigueur du seul 4° du II. Or ce 4° ne concerne pas l'obligation d'élaborer le plan : il modifie l'article L. 721-2 du code de la construction et de l'habitation, c'est-à-dire la remise du PPT à l'acquéreur d'un lot. Le 1er janvier 2026 est donc la date à laquelle une copropriété de 50 lots au plus doit fournir son PPT en cas de vente, pas la date à laquelle elle doit l'établir.
Trois cas. Les immeubles qui n'ont pas de destination totale ou partielle d'habitation. Les immeubles dont la réception des travaux de construction date de moins de quinze ans. Et les copropriétés qui disposent d'un diagnostic technique global (art. L. 731-1 du CCH) en cours de validité ne faisant apparaître aucun besoin de travaux dans les dix ans qui suivent son élaboration : cette dispense est expressément prévue au I de l'article 14-2.
Deux, et à des majorités différentes. Les modalités d'élaboration du projet de plan se votent à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance (art. 24). L'adoption de tout ou partie du projet se vote à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25), donc en comptant les absents dans le dénominateur. Confondre les deux fait annuler la résolution.
Une personne remplissant les conditions du décret n° 2022-663 du 25 avril 2022 : compétences dans huit domaines (modes constructifs, produits et équipements, pathologies du bâtiment, thermique et amélioration énergétique, émissions de gaz à effet de serre, terminologie technique et juridique, normes sanitaires et de sécurité, équipements de mission), diplôme de l'enseignement supérieur d'au moins trois ans dans les techniques du bâtiment ou titre ou certification équivalente (art. 2), et attestation sur l'honneur d'impartialité et d'indépendance à l'égard du syndic, des fournisseurs d'énergie et des entreprises (art. 3). Attention : ce décret ne rend pas l'assurance de responsabilité civile professionnelle obligatoire — il impose seulement d'en justifier lorsqu'elle a été souscrite.
Aucun tarif n'est réglementé : le prix résulte d'une mise en concurrence. Les devis observés en 2026 vont d'environ 2 800 € HT pour une copropriété de moins de dix lots à 6 500 € HT autour de cent lots, et au-delà pour les grands ensembles. Rapporté au lot, cela va d'environ 45 € dans un grand ensemble à plus de 700 € dans une copropriété de quatre lots — le coût par lot est mécaniquement d'autant plus élevé que la copropriété est petite. Coupler la commande du PPT avec celle du DPE collectif fait généralement baisser la facture, les deux missions partageant une partie du relevé.
Il n'existe pas d'amende automatique. Le III de l'article 14-2 organise une sanction administrative : l'autorité compétente peut demander la transmission du plan adopté et, à défaut de transmission dans un délai d'un mois ou si le plan est manifestement insuffisant, elle peut élaborer ou actualiser le projet d'office aux frais du syndicat. Le vrai risque financier est ailleurs : sans PPT adopté, la cotisation au fonds de travaux reste calée sur le plancher de 5 % du budget prévisionnel et se révèle très insuffisante le jour du chantier.
Oui, mécaniquement. Le I de l'article 14-2-1 impose deux planchers cumulatifs dès qu'un plan est adopté : au moins 5 % du budget prévisionnel et au moins 2,5 % du montant des travaux prévus au plan. C'est le plus élevé des deux qui s'applique — on ne les additionne jamais. Avec un plan de 480 000 € et un budget de 60 000 €, la cotisation passe de 3 000 à 12 000 € par an pour l'ensemble de la copropriété.
Pas l'année du versement. La cotisation de l'article 14-2-1 alimente une réserve du syndicat, elle ne finance aucune dépense au moment où elle est payée. La déduction n'intervient que l'année où l'assemblée générale affecte le fonds à des travaux, et pour la seule fraction de ces travaux qui constitue une charge déductible au sens de l'article 31 du CGI. Notre guide du fonds de travaux ALUR détaille ce décalage.
Ils suivent le régime des provisions pour charges de copropriété : à l'IR, la SCI les déduit pour leur montant total l'année du versement au syndicat, sans examen de leur emploi (art. 31, I, 1°, a quater du CGI), puis régularise sur la déclaration de l'année suivante, après l'arrêté des comptes de l'assemblée générale, en réintégrant les dépenses non déductibles.
Non. Ni l'honoraire d'élaboration du plan, ni la cotisation au fonds de travaux, ni les travaux d'amélioration ou de gros entretien ne figurent dans la liste limitative des charges récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987. Le coût du PPT reste intégralement à la charge de la SCI propriétaire.
Oui, mais dans un délai très court et à une condition financière lourde. Depuis la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, le prêt collectif à adhésion automatique est réputé accepté par chaque copropriétaire : pour s'en extraire, la SCI doit notifier son refus au syndic dans les deux mois de la notification du procès-verbal et régler l'intégralité de sa quote-part du prix des travaux dans les six mois de cette même notification. Passé les deux mois, elle est engagée.
Elle reprend le plan en l'état, avec les travaux votés et non encore appelés. C'est pourquoi le PPT adopté, ou à défaut le projet de plan lorsqu'il a été élaboré, figure parmi les documents à remettre à l'acquéreur au titre des 6° et 7° du II de l'article L. 721-2 du CCH. Ce document est le meilleur chiffrage disponible des dix années à venir : il doit être lu avant de signer, pas après.
Non. Les sommes versées au fonds sont attachées au lot et entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat dès leur versement : aucune restitution au vendeur (art. 14-2-1). Vendeur et acquéreur peuvent seulement convenir, dans l'acte, d'un montant équivalent payé en sus du prix — c'est une clause de négociation, pas un droit.
Il y contribue fortement. Une provision pour gros entretien suppose un programme pluriannuel de dépenses et une charge probable et nettement précisée (art. 214-10 du PCG, art. 39, 1, 5° du CGI) : un PPT adopté, chiffré et échéancé fournit exactement cette documentation. La limite est que les travaux sont ceux du syndicat, la SCI ne supportant qu'une dette de charges — la position doit donc être motivée en annexe.