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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Prêt familial et SCI : faire un vrai prêt, et pas une donation qui s'ignore

Mis à jour le · Toutes les références de cette page ont été recoupées sur texte consolidé à cette date.

Vos parents veulent mettre 80 000 € dans la SCI que vous venez de créer. Le virement part la semaine prochaine et personne n'a encore écrit une ligne. C'est exactement là que se joue la différence entre un prêt, qui se rembourse, et une donation, qui se taxe. L'administration ne tranche pas sur les intentions. Elle tranche sur quatre pièces : un contrat signé avant le virement, une déclaration n° 2062, des virements tracés de compte à compte, et des remboursements qui arrivent vraiment sur le compte du prêteur. Cette page explique comment produire les quatre, ce que les intérêts coûtent de chaque côté, et pourquoi le décès du prêteur est le moment où l'oubli se paie le plus cher.

Deux bornes de périmètre. Si le prêteur est déjà associé de la société civile immobilière, son argent n'est pas un prêt. C'est une avance en compte courant d'associé, autrement dit une créance de l'associé sur sa propre société. Le régime change : voyez notre guide du compte courant d'associé. Et si votre vraie question est de faire financer l'opération par une banque, commencez par le guide du prêt bancaire en SCI, qui explique les 73 % de refus.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, qui tient la comptabilité de sociétés civiles immobilières au quotidien.

À retenir en 30 secondes

  • Trois montages, trois natures. Prêter à la SCI, alimenter un compte courant, ou prêter à l'enfant qui apporte ensuite. Le choix se fait avant le virement.
  • Un écrit avant le virement, et 125 € d'enregistrement. La seule pièce qui donne une date opposable.
  • Déclaration n° 2062 au-delà de 5 000 €, cumul annuel compris. Dix minutes de saisie.
  • Les intérêts coûtent 31,4 % au prêteur, prélevés par la SCI au moment du versement. Et renoncer aux intérêts coûte 1 703 € à la famille sur notre exemple.
  • Au décès du débiteur, l'article 773, 2° du code général des impôts refuse la déduction d'une dette envers un héritier faute de date certaine. Sur le cas n° 4 : 9 000 € de droits.

1. Prêter à une SCI : trois virements possibles, trois situations juridiques

La question tombe toujours dans les mêmes termes : « mes parents veulent nous aider à hauteur de 80 000 € pour le premier immeuble, on fait comment ? » La bonne réponse commence par une autre question : qu'est-ce que vous cherchez à obtenir ? Trois chemins mènent à ce virement. Ils débouchent sur trois situations juridiques qui n'ont rien à voir entre elles.

Forme A — le prêt consenti directement à la SCI. Les parents prêtent à la société civile immobilière elle-même. Elle devient débitrice, ils deviennent créanciers, et personne ne touche au capital : ils ne deviennent pas associés. Un emprunt tout à fait ordinaire, à ceci près que le prêteur porte un nom de famille au lieu d'un logo. La dette s'inscrit au compte 1681 « Autres emprunts », jamais au 455 réservé aux associés.

Forme B — l'avance en compte courant, réservée aux associés. Si les parents sont déjà associés, l'argent qu'ils versent n'est plus un prêt de tiers : c'est une avance en compte courant, même si le document signé s'intitule « contrat de prêt ». Le titre ne change rien à la réalité juridique. Tout le régime est dans notre guide du compte courant d'associé, avec un modèle de convention et le traitement des comptes courants multiples quand plusieurs personnes apportent.

Forme C — le prêt à l'enfant, qui apporte ensuite en compte courant. Montage à deux étages, et souvent le plus fin. Les parents prêtent à leur enfant, personnellement. L'enfant apporte la somme en compte courant dans la SCI dont il est associé. Deux contrats, deux relations qui ne se croisent jamais.

L'intérêt de la forme C est patrimonial, et il est décisif. La créance sur la SCI figure dans le patrimoine de l'enfant, pas dans celui des parents. Le jour où ceux-ci abandonnent leur créance, ils donnent à leur enfant et à personne d'autre. Prêtez directement à la SCI, et la même remise de dette profite à tous les associés au prorata de leurs parts. Gendre compris. Belle-sœur comprise. Son prix : l'enfant reste débiteur de ses parents même si la SCI ne lui rembourse jamais rien. Il porte seul le risque locatif.

Critère A — Prêt à la SCI B — Compte courant (prêteur associé) C — Prêt à l'enfant, puis compte courant
Le prêteur doit-il être associé ?NonOui, obligatoirementNon
Qui doit l'argent ?La SCILa SCIL'enfant associé
Compte comptable1681 / 16884551 / 45584551 / 4558 (côté SCI)
Plafond de taux de l'art. 39, 1, 3° (SCI à l'impôt sur les sociétés)Non applicable : le prêteur n'est pas associéApplicableApplicable au compte courant de l'enfant
Qui dépose la déclaration n° 2062 ?La SCI, débitriceUne avance constatée par convention écrite entre dans le champ : dans le doute, déclarezL'enfant, débiteur
Qui profite d'un abandon de créance ?Tous les associés, au prorataTous les associés, au prorataL'enfant seul
Qui porte le risque si la SCI ne paie pas ?Le prêteur, avec recours contre les associésLe prêteur associéL'enfant emprunteur

La règle simple. Le prêteur veut être remboursé par la société et n'a aucune intention de transmettre à court terme ? Forme A. Il envisage un jour d'effacer sa créance au profit de ses enfants ? Forme C, la seule qui dirige l'avantage vers les bonnes personnes. Et s'il est déjà associé, la question ne se pose pas.

Et l'apport au capital ? Quatrième voie, presque toujours écartée, pour une raison très terre à terre : l'argent mis au capital n'en ressort pas facilement. Le rendre suppose une réduction de capital, donc une décision collective, des statuts modifiés et des formalités. Pour rembourser un prêt, il suffit d'un virement. Le capital garde toutefois un rôle : il fixe la répartition des parts, donc des voix. Un parent qui apporte 80 000 € au capital devient associé majoritaire ; un parent qui prête 80 000 € ne l'est pas. Le détail est dans notre guide du capital social de SCI.

Un dernier rappel, parce qu'on lit souvent l'inverse. Les associés d'une SCI répondent des dettes sociales à proportion de leurs parts, jamais pour le tout. Et seulement après que le créancier a vainement poursuivi la société (articles 1857 et 1858 du Code civil). Un père qui prête 90 000 € à la SCI de ses trois enfants, associés à parts égales, n'a donc en théorie qu'un recours de 30 000 € contre chacun. Pas 90 000 € contre le premier qu'il attrape.


2. Le contrat de prêt familial : ce qu'il faut écrire avant le virement

Un virement de 80 000 € d'un compte à un autre ne prouve rien. Il établit qu'une somme a circulé, jamais la cause de cette circulation. Prêt ? Donation ? Remboursement d'une avance de 2011 ? Le relevé bancaire ne dira rien de tout cela. Seul le contrat parle, d'où la règle : on l'écrit avant, jamais après.

Le prêt d'argent entre particuliers est un contrat réel : il se forme par la remise des fonds, pas par la signature. L'écrit n'est donc pas une condition de validité. Un prêt purement verbal existe. Il est en revanche une condition de preuve — et ce qu'on ne peut pas prouver n'a jamais existé.

L'exigence Ce qu'elle impose Conséquence pratique
La preuve par écrit
art. 1359 C. civ.
Un acte portant sur plus de 1 500 € doit être prouvé par écritAu-delà de 1 500 €, pas d'écrit, pas de preuve par témoignage — sauf à convaincre le juge d'une impossibilité morale de se procurer un écrit, ce que le lien de famille permet parfois (article 1360), ou à produire un commencement de preuve par écrit corroboré par autre chose (articles 1361 et 1362)
La somme écrite deux fois
art. 1376 C. civ.
Dans une reconnaissance de dette, le débiteur signe et écrit lui-même la somme en toutes lettres et en chiffresUne reconnaissance non conforme ne fait plus preuve à elle seule : elle est dégradée en commencement de preuve par écrit, qu'il faut corroborer par autre chose (articles 1361 et 1362) ; en cas d'écart, la somme en lettres l'emporte
La date opposable aux tiers
art. 1377 C. civ.
Un acte sous signature privée n'a date certaine envers les tiers que par enregistrement, décès d'un signataire, ou reprise dans un acte notariéSans enregistrement, la date de votre contrat est contestable — y compris par l'administration
Le taux écrit noir sur blanc
art. 1907 C. civ.
Le taux d'intérêt conventionnel doit être fixé par écritUn prêt « à 2 % » convenu oralement ne rapporte pas 2 % : la stipulation est nulle et le taux légal se substitue au taux convenu
Le terme, et qui le maîtrise
art. 1899 et 1900 C. civ.
Le prêteur ne peut pas redemander les fonds avant le terme ; sans terme fixé, le juge peut accorder un délai à l'emprunteurUn prêt sans terme échappe au prêteur : il peut réclamer, il ne maîtrise pas le calendrier

Contrat de prêt ou reconnaissance de dette ? Ce ne sont pas deux mots pour la même chose. Le contrat de prêt est bilatéral : les deux parties signent et le document décrit toute l'opération. La reconnaissance de dette est unilatérale, signée du seul débiteur, et elle seule tombe sous le formalisme de l'article 1376. Quand le débiteur est une SCI, le gérant signe au nom de la société. Notre conseil : faites les deux. Un contrat bilatéral détaillé, avec en annexe une reconnaissance conforme. Trente minutes de plus, une objection en moins.

Le modèle de clauses, commenté

Un bon contrat de prêt familial tient en deux pages. Sa longueur importe peu. Ce qui compte, c'est qu'aucune des dix rubriques ci-dessous ne manque.

Clause Ce qu'elle doit dire Pourquoi elle compte
1. Identité des partiesÉtat civil complet ; pour la SCI : dénomination, siège, SIREN, identité du gérant signataireLève l'ambiguïté sur le débiteur réel : la société ou l'associé
2. MontantEn chiffres et en toutes lettresArticle 1376 ; en cas de discordance, les lettres l'emportent
3. Objet du financement« Financement de l'acquisition de l'immeuble sis… » ou « des travaux de rénovation de… »Commande la déduction des intérêts à l'impôt sur le revenu : c'est l'emploi des fonds qui compte
4. Mise à dispositionVirement bancaire, date, comptes émetteur et destinataireLe prêt se forme par la remise des fonds ; le virement en est la preuve
5. Durée et termeDate de première échéance, date de dernière échéanceL'absence de terme est l'indice numéro un de la donation déguisée
6. ÉchéancierPériodicité, montant de chaque échéance, tableau d'amortissement en annexeSans échéancier, rien ne permet de constater un retard, donc rien ne prouve le sérieux du prêt
7. Taux ou gratuitéTaux annuel, base de calcul, périodicité ; ou mention expresse « prêt sans intérêt »Article 1907 : le taux doit être écrit, à défaut le taux légal se substitue au taux convenu
8. Remboursement anticipéFaculté, préavis, indemnité éventuelleUne SCI qui revend voudra solder ; sans clause, il faut l'accord du prêteur
9. Exigibilité anticipéeLes cas où tout devient dû immédiatement : impayé, vente de l'immeuble, dissolutionProtège le prêteur et démontre que le prêt a été négocié comme un vrai prêt
10. Décès des partiesSort de la créance, transmission aux héritiers, interlocuteur unique désignéAnticipe la question qui se posera de toute façon un jour

La date certaine : pourquoi ces 125 € sont les mieux dépensés du dossier

Un contrat sous signature privée porte la date que les parties ont bien voulu y inscrire. Vis-à-vis des tiers — et l'administration en est un — cette date ne vaut rien tant que l'acte n'a pas acquis date certaine, c'est-à-dire une date que personne ne peut plus contester. L'enregistrement volontaire au service des impôts la confère, au droit fixe de 125 € de l'article 680 du code général des impôts.

Facultatif, oui. Superflu, non. Un contrat enregistré le mois du virement est à peu près inattaquable. Le même contrat non enregistré, sorti d'un tiroir trois ans plus tard devant un vérificateur, se heurte toujours à la même phrase : rien ne prouve que ce document existait à l'époque. Sur un prêt de 80 000 €, ces 125 € pèsent 0,16 % de la somme. Le cas n° 4 de la section 7 montre ce que leur oubli coûte quand c'est l'emprunteur qui décède et que le prêteur est son héritier : 9 000 €.

Ne confondez pas l'enregistrement (facultatif, 125 €, il donne date certaine) et la déclaration n° 2062 (obligatoire au-delà de 5 000 €, gratuite, elle informe l'administration de l'existence du prêt). Les deux sont indépendantes : enregistrer ne dispense pas de déclarer, et déclarer ne donne pas date certaine.

Deux vérifications avant de prêter à une SCI

Ouvrez les statuts et regardez deux choses. D'abord l'objet social, c'est-à-dire la liste des activités que la société peut exercer : le gérant n'engage la SCI que par les actes qui y entrent (article 1849, alinéa 1er, du Code civil). Un objet rédigé trop étroitement peut très bien ne pas couvrir l'emprunt. La plupart des objets sociaux visent expressément la faculté d'emprunter et de consentir les garanties correspondantes ; encore faut-il en faire partie. Notre guide de l'objet social de SCI donne les rédactions qui tiennent.

Ensuite les pouvoirs du gérant. Beaucoup de statuts plafonnent sa capacité d'emprunter, à 50 000 € par exemple. Ces plafonds protègent les associés entre eux ; ils ne protègent pas le prêteur, l'alinéa 3 du même article 1849 les rendant inopposables aux tiers. Un gérant qui emprunte 80 000 € malgré un plafond de 50 000 € engage quand même la société. Il engage aussi sa propre responsabilité envers ses associés, mais c'est une autre affaire. Le seul risque qui menace vraiment le prêt reste l'objet social. Faire voter une décision collective écrite garde néanmoins tout son intérêt, surtout quand le prêteur n'est le parent que d'une partie des associés : elle prouve que les autres savaient, et qu'ils étaient d'accord. La forme est décrite dans l'assemblée générale de SCI, et ce qu'il faut prévoir dès la rédaction dans les statuts de SCI.

La société civile ne connaît aucun régime légal de contrôle des conventions passées entre elle et ses dirigeants. La SARL (article L. 223-19 du Code de commerce) et la SAS (article L. 227-10) imposent au moins une approbation des associés après coup (a posteriori) ; l'autorisation préalable, elle, est le régime de la société anonyme. Un prêt consenti par le gérant, ou par un de ses proches, relève du droit commun et des statuts. Le sujet est traité dans conventions réglementées en SCI.


3. La déclaration n° 2062 : dix minutes que presque personne ne prend

Voici le point le plus mal connu du prêt familial. Beaucoup de familles qui ont pris la peine de rédiger un contrat propre n'ont jamais déposé la déclaration n° 2062. Elles ont fait la moitié du chemin, en oubliant la moitié visible : la 2062 est le seul document par lequel l'administration sait que le prêt existe. Un contrat dans un tiroir ne se déclare pas tout seul.

L'obligation figure à l'article 49 B de l'annexe III au code général des impôts. La dispense, elle, est à l'article 23 L de l'annexe IV, qui écarte l'obligation en dessous d'un montant fixé par arrêté. Ce montant, longtemps figé à 760 €, a été porté à 5 000 € par l'arrêté du 23 septembre 2020, en vigueur depuis le 27 septembre 2020. Notez la rédaction : un prêt de 5 000 € pile est dispensé, c'est au-delà que la déclaration est due.

  • Le cumul annuel rattrape tout le monde. Un même prêteur qui consent plusieurs prêts unitairement inférieurs à 5 000 € dans l'année doit les déclarer dès que leur total dépasse 5 000 €. Trois virements de 2 000 € en mars, juin et octobre : 6 000 €, déclaration due. C'est exactement le schéma des familles qui aident au fil de l'eau.
  • Le seuil n'est pas un permis de faire n'importe quoi. Un prêt de 4 000 € non déclaré reste parfaitement régulier. Le même prêt de 4 000 € jamais remboursé reste parfaitement requalifiable en donation. La dispense ne dispense que de la déclaration.

Qui dépose ? Le texte fixe un ordre, et cet ordre n'est pas au choix des parties. D'abord l'intermédiaire, c'est-à-dire toute personne qui intervient à la conclusion du prêt sans y être partie — dans une famille, il n'y en a pas. À défaut, le débiteur : la SCI emprunteuse, ou l'enfant emprunteur selon le montage. Le créancier ne déclare que dans un cas particulier, celui de plusieurs prêts unitairement inférieurs au seuil mais dont le total le dépasse. Rien n'interdit au prêteur de déposer lui aussi une déclaration : c'est même recommandé, chacun gardant ainsi la trace de sa propre démarche.

Quand et comment ? Le formulaire n° 2062 (Cerfa n° 10142) se dépose avec la déclaration de revenus quand le déclarant est une personne physique, et avec la déclaration de résultats quand c'est une société. Un prêt consenti en 2026 se déclare donc au printemps 2027. Le formulaire demande très peu : identité des parties, date du contrat, montant, durée, taux, périodicité. Le contrat lui-même ne s'y joint pas ; il faut simplement pouvoir le produire le jour où on vous le demande. Une SCI qui déclare depuis son espace professionnel impots.gouv.fr trouvera la démarche décrite dans notre tutoriel.

Que risque-t-on ? La sanction propre est modeste. Le défaut de production dans les délais coûte 150 €. Un document déposé mais mal rempli coûte 15 € par omission ou inexactitude. Le total de ces amendes de 15 €, pour des documents à produire simultanément, ne peut ni descendre sous 60 € ni dépasser 10 000 € (article 1729 B, 2, du code général des impôts). L'amende de 150 € n'est pas concernée par ces bornes. Le même article efface ces deux amendes quand il s'agit d'une première infraction, appréciée sur l'année en cours et les trois précédentes. Encore faut-il l'avoir réparée soi-même, ou dans les trente jours d'une demande de l'administration. Traduction : le prêt oublié en 2024 et déclaré spontanément aujourd'hui ne coûte, en principe, rien.

Le vrai coût est ailleurs, et il est d'un tout autre ordre. Le jour où l'administration examine un mouvement de 80 000 € entre un compte parental et une SCI, elle pose une question de trois mots : ce prêt a-t-il été déclaré ? Si la réponse est non, le contrat exhumé après coup perd l'essentiel de sa force et la thèse de la donation avance d'un cran. Or la 2062 est gratuite et constitue la meilleure pièce du dossier de défense. On trouve rarement, en fiscalité, un rapport aussi favorable entre le coût et le bénéfice.

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Tableau d'amortissement intégré, écritures d'échéance générées, intérêts courus calculés à la clôture, part d'intérêts isolée pour vos déclarations. Que le prêteur soit une banque ou votre père.


4. Quel taux d'intérêt fixer, et ce qu'il rapporte vraiment à la famille

Aucun texte n'impose de taux à un prêt familial. Trois repères encadrent le choix. La borne basse est zéro : le prêt gratuit est licite, mais probatoirement fragile, et nous chiffrons son coût réel à la section suivante. La borne de marché est ce qu'une banque aurait proposé pour la même durée : toujours défendable. La borne haute est fiscale et ne joue que dans un cas — le prêteur est associé et la SCI relève de l'impôt sur les sociétés. La zone confortable se situe entre le rendement d'un livret réglementé et le taux d'un crédit immobilier de même durée.

Situation Fondement Conditions de la déduction
SCI à l'impôt sur le revenu, prêteur associé ou nonArt. 31, I, 1°, d du CGIDette contractée pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration d'un bien loué. C'est l'emploi des fonds qui commande, pas la qualité du prêteur
SCI à l'impôt sur les sociétés, prêteur non associéArt. 39, 1 du CGICharge engagée dans l'intérêt de la société et justifiée. Le plafond de taux ne s'applique pas, mais un taux hors marché reste critiquable
SCI à l'impôt sur les sociétés, prêteur associéArt. 39, 1, 3° du CGICapital intégralement libéré, et taux n'excédant pas le plafond publié pour la date de clôture. Appréciation compte par compte, sans compensation
SCI à l'impôt sur les sociétés, prêteur société associée ou liéeArt. 212, I, a du CGIPlafond alternatif du taux de marché s'il est supérieur ; étendu aux entreprises associées non liées par l'article 14 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2025

Ce tableau abrite le piège le plus fréquent. Le plafond de l'article 39, 1, 3° vise les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu'ils mettent à disposition de la société en sus de leur part de capital. Des parents non associés en sortent : leur prêt échappe au plafonnement. Des parents associés, fût-ce pour une seule part symbolique, y tombent de plein fouet — y compris quand leur document s'intitule « contrat de prêt ». C'est la qualité d'associé qui décide, jamais l'intitulé. Pour une clôture au 31 décembre 2025, ce taux maximal ressort à 4,55 %. Il descend à 4,34 % pour les clôtures du 31 mai au 29 juin 2026 (BOI-BIC-CHG-50-50-30, tableau des taux maximaux mis à jour chaque trimestre : relevez la ligne correspondant à votre propre date de clôture). Ne recopiez jamais un pourcentage lu dans un article. Y compris celui-ci.

Un détail que beaucoup de familles découvrent trop tard. La condition de libération intégrale du capital — tout le capital souscrit doit avoir été réellement versé sur le compte de la société — fonctionne comme un couperet. Une SCI à l'impôt sur les sociétés dont le capital n'est versé qu'à moitié ne déduit aucun intérêt d'associé. Pas même ceux servis aux associés qui ont, eux, versé la totalité de leur part. Or créer une SCI en ne versant qu'une fraction du capital reste une pratique répandue : voyez notre guide du dépôt du capital social. La section 10 chiffre ce que cet oubli coûte : 10 920 € sur douze ans.

Cas n° 1 — le circuit d'une année, en euros

La situation. La SCI Les Tilleuls, à l'impôt sur le revenu, détenue à parts égales par Camille et Julien, achète un immeuble de rapport à 320 000 €. La banque finance 240 000 € et réclame 80 000 € d'apport. Les parents de Camille, non associés, prêtent cette somme à 2 % sur 12 ans, en annuités constantes — chaque année, la même somme, dont la part d'intérêts diminue. L'annuité ressort à 7 564,77 € et le coût total à 10 777 € d'intérêts sur douze ans.

Qui Opération, année 1 Montant Support
SCIAnnuité versée : 5 964,77 € de capital + 1 600 € d'intérêts7 564,77 €Virement du compte de la SCI
SCIIntérêts déduits des revenus fonciers1 600,00 €déclaration n° 2072 de la SCI, puis 2044 chez chaque associé
SCIPrélèvement forfaitaire non libératoire retenu, 12,8 % — un acompte sur l'impôt du prêteur, imputé l'année suivante204,80 €Formulaire n° 2777-SD, dans les quinze premiers jours du mois suivant
SCIPrélèvements sociaux retenus, 18,6 %297,60 €Même formulaire, même échéance
ParentsIntérêts effectivement encaissés1 097,60 €Virement libellé « intérêts prêt 2026 »
SCIRécapitulatif annuel des revenus versés1 600,00 € brutsImprimé fiscal unique n° 2561, avant le 16 février suivant
Camille et JulienÉconomie d'impôt sur les 1 600 € déduits, à 30 % de tranche marginale — le taux qui frappe leur dernier euro de revenu — plus 17,2 % de prélèvements sociaux755,20 €Revenus fonciers de l'année

Le solde, pour la famille prise dans son ensemble. La SCI supporte 1 600 € de charge, dont 755,20 € lui sont rendus en économie d'impôt : coût net 844,80 €. Les parents encaissent 1 097,60 € nets. Le cercle familial est donc gagnant de 252,80 € sur la première année, parce que l'État rembourse à 47,2 % ce qu'il prélève à 31,4 %. Une réserve, et elle est de taille : tout cela suppose un résultat foncier positif. Si les intérêts créent un déficit, cette fraction ne s'impute pas sur le revenu global mais seulement sur les revenus fonciers des dix années suivantes (article 156, I, 3° du CGI). Le mécanisme est détaillé dans le déficit foncier en SCI.

Attention à ne pas confondre les deux taux de prélèvements sociaux. Les intérêts d'un prêt sont des revenus de capitaux mobiliers et supportent 18,6 % depuis l'imposition des revenus 2025. Les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent à 17,2 %. Le détail par nature de revenu figure dans prélèvements sociaux applicables aux SCI en 2026.

Deux options que presque personne n'active. Le prêteur dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année reste sous 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple) peut être dispensé du prélèvement de 12,8 %. Une attestation sur l'honneur remise à la SCI avant le 30 novembre de l'année précédente suffit. La dispense ne joue que sur l'impôt : les 18,6 % de prélèvements sociaux restent retenus. Second levier, l'option pour le barème progressif, qui vaut pour tous les revenus mobiliers de l'année. Chiffrons-la sur les 1 600 € d'intérêts de l'année 1. Au prélèvement forfaitaire unique, le prêteur laisse 502,40 €, soit 31,4 %. S'il n'est pas imposable, le barème ne lui laisse à payer que les 297,60 € de prélèvements sociaux : 204,80 € de gagnés. À la tranche à 11 %, il paie 473,60 € : 28,80 € de gagnés. À 30 %, il paie 777,60 € : 275,20 € de perdus. Le basculement se fait donc juste au-dessus de la tranche à 11 %. L'option ouvre seule droit à une fraction de CSG déductible l'année suivante ; le mécanisme d'ensemble est dans notre guide du prélèvement forfaitaire unique.


5. Le prêt familial à 0 % : qui gagne quoi, chiffres en main

Un prêt sans intérêt est parfaitement licite : le Code civil autorise la stipulation d'intérêts, il ne l'impose pas. Il ne produit aucun revenu, donc aucun imprimé fiscal unique n° 2561, aucun formulaire n° 2777, aucun prélèvement à reverser. La simplicité est réelle, et c'est le premier argument qu'on entend en sa faveur. Reste à savoir ce qu'elle coûte. Beaucoup de guides s'arrêtent à « c'est plus simple mais moins solide ». Faisons le calcul.

Cas n° 2 — le même prêt, à 2 % et à 0 %, sur douze ans

Reprenons les 80 000 € de la SCI Les Tilleuls, mêmes hypothèses. Les parents sont imposés au prélèvement forfaitaire unique. Camille et Julien, eux, sont dans la tranche marginale à 30 %.

Sur 12 ans Prêt à 2 % Prêt à 0 %
Annuité versée par la SCI7 564,77 €6 666,67 €
Intérêts cumulés10 777 €0 €
Ce que les parents encaissent, net de 31,4 %+ 7 393 €0 €
Ce que les enfants décaissent, net de l'économie d'impôt de 47,2 %− 5 690 €0 €
Solde pour la famille+ 1 703 €0 €

Le résultat surprend, et il est solide. Le prêt rémunéré à 2 % enrichit la famille de 1 703 € sur douze ans par rapport au prêt gratuit. La raison tient en une ligne : l'État reprend 31,4 % chez les parents et rend 47,2 % aux enfants. L'écart de 15,8 points, appliqué aux 10 777 € d'intérêts, produit exactement ces 1 703 €. Renoncer aux intérêts, ce n'est pas faire un cadeau à ses enfants : c'est en faire un au Trésor.

L'inversion, parce qu'elle existe. Le raisonnement bascule quand la tranche marginale des enfants tombe à 11 %. L'économie d'impôt n'est alors plus que de 28,2 % (11 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux), soit 3 039 € au lieu de 5 087 €. Le coût net pour les enfants monte à 7 738 €, pour 7 393 € encaissés par les parents : le prêt à 0 % devient très légèrement gagnant, de 345 € sur douze ans. Le point de bascule se situe autour d'une tranche de 14 %. Autrement dit : au-delà de la tranche à 11 %, rémunérez. En dessous, l'arbitrage est indifférent et la simplicité peut l'emporter. Pour situer votre propre tranche, voyez tranche marginale et revenus de SCI.

Deux limites à connaître. D'abord, la gratuité figure dans tous les faisceaux d'indices — les séries de signes que l'administration additionne pour requalifier un prêt en donation. Elle y voisine avec l'absence de terme et l'absence de remboursement. Isolée, elle ne prouve rien. Accompagnée des deux autres, elle pèse lourd. Ensuite, une société qui prête sans intérêt à une SCI consent un avantage sans contrepartie. Elle s'expose à un acte anormal de gestion : une décision contraire à son propre intérêt, que l'administration corrige en réintégrant — c'est-à-dire en rajoutant au bénéfice imposable — les intérêts qu'elle aurait dû facturer. Entre personnes physiques, cette qualification ne s'applique pas. Entre sociétés, elle s'applique très bien : voyez la convention de trésorerie entre une SASU et une SCI.

Notre position sur ce point. Un taux faible mais réel, 1 % ou 2 %, plutôt que zéro. Le prêteur encaisse un revenu modeste, la SCI déduit une charge modeste, l'imprimé n° 2561 existe, et le dossier devient nettement plus difficile à attaquer. Coût administratif : quelques minutes par an. La seule situation où nous conseillons franchement le 0 %, c'est celle de la section 8 : quand la trésorerie de la SCI ne peut pas absorber les deux échéances.


6. Requalification en donation déguisée : les indices et la facture

Tout ce qui précède n'a qu'un seul objet : éviter le point d'arrivée où l'administration considère qu'il n'y a jamais eu de prêt, mais une donation. Elle réclame alors les droits de mutation à titre gratuit, c'est-à-dire l'impôt des donations et successions, sur l'intégralité de la somme.

Une donation suppose deux éléments : l'appauvrissement irrévocable du donateur et son intention libérale, c'est-à-dire sa volonté de donner sans contrepartie. Or l'intention libérale ne se présume jamais. Face à un contrat de prêt régulier et enregistré, la charge de la preuve contraire pèse sur celui qui conteste, et elle est lourde à porter. Voilà pourquoi le formalisme n'est pas de la paperasse : il déplace la charge de la preuve.

Le renversement passe par un faisceau d'indices assez stable. L'illustration la plus citée reste un arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 8 février 2017 (pourvoi n° 15-21.366). Les faits valent d'être connus. Une mère avait consenti à son fils six prêts sans intérêt entre 1989 et 2003, que celui-ci portait au passif de ses déclarations d'impôt sur la fortune. L'administration les a écartés comme autant de donations déguisées, majoration de 80 % comprise. L'âge de la prêteuse a pesé lourd. Soixante-dix ans au premier prêt, quatre-vingt-quatre au dernier. Et ce dernier prêt venait à terme en 2018, l'année de son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire. L'absence d'intérêt, la répétition des avances et l'absence de tout remboursement ont fait le reste.

Indice retenu Poids La parade
Absence d'écritDéterminantContrat signé avant le virement
Absence de terme et d'échéancierDéterminantTableau d'amortissement annexé, date de dernière échéance fixée
Aucun remboursement effectifDéterminantVirements récurrents de la SCI vers le prêteur, libellés « remboursement prêt »
Absence de déclaration n° 2062FortDéclaration déposée avec la campagne suivante
Capacité de remboursement inexistanteFortPlan de trésorerie montrant que les loyers couvrent l'échéance
Répétition d'avances non formaliséesFortUn avenant ou un nouveau contrat à chaque avance
Absence d'intérêtMoyenTaux même faible, effectivement perçu et déclaré
Âge avancé du prêteurMoyenDurée du prêt cohérente avec l'espérance de vie ; à défaut, assumer et documenter

Cas n° 3 — ce que coûte exactement une requalification

Reprenons les 80 000 € prêtés par le père de Camille, requalifiés en donation. Hypothèse défavorable mais courante : l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant a déjà été consommé par une donation de 100 000 € faite six ans plus tôt, qui n'avait elle-même donné lieu à aucun droit. Le rappel des donations antérieures de moins de quinze ans joue donc à plein (article 784 du CGI) : les tranches du barème, elles, restent intactes. Les 80 000 € sont taxés dès le premier euro, au barème de la ligne directe. Attention : si la donation antérieure avait dépassé l'abattement, les tranches basses seraient elles aussi consommées et les 80 000 € partiraient directement à 20 %, soit 16 000 €.

Poste Calcul Montant
Droits, tranche à 5 %8 072 € × 5 %403,60 €
Tranche à 10 %4 037 € × 10 %403,70 €
Tranche à 15 %3 823 € × 15 %573,45 €
Tranche à 20 %64 068 € × 20 %12 813,60 €
Droits de mutationBarème de l'article 77714 194,35 €
Majoration pour manquement délibéré14 194,35 € × 40 %5 677,74 €
Intérêts de retard, 0,20 % par mois sur 3 ans14 194,35 € × 7,2 %1 021,99 €
Total à payer20 894 €

Face à ces 20 894 €, le coût de la prévention tient en deux lignes : 125 € d'enregistrement et une déclaration gratuite. Et si l'abattement de 100 000 € était intact, les droits seraient nuls — mais l'abattement serait consommé pour quinze ans, et la famille perdrait l'outil qu'elle gardait pour la transmission suivante.

Le pire n'est pourtant pas fiscal. Une donation non déclarée reste rapportable à la succession (article 843 du Code civil) et peut être réduite si elle porte atteinte à la part réservée aux autres héritiers. Un « prêt » de 80 000 € consenti à un seul des trois enfants, requalifié vingt ans plus tard, réapparaît dans le calcul du partage. C'est en général à ce moment que les fratries se déchirent, et aucun article de loi ne répare cela.

La parade, en quatre pièces

  1. Un écrit antérieur au versement, daté, signé, échéancier annexé. Enregistré si possible, pour 125 €.
  2. Une déclaration n° 2062 déposée avec la campagne suivante, dès qu'on dépasse 5 000 €.
  3. Des flux tracés. Le virement part du compte du prêteur et arrive sur celui de la SCI, avec un libellé explicite. Jamais d'espèces, jamais de compensation informelle, jamais de paiement direct au notaire « pour le compte de ».
  4. Des remboursements réels, aux dates prévues. Point le plus important, point le plus négligé. Un échéancier parfait jamais exécuté ne vaut rien. Un échéancier modeste mais respecté vaut à peu près tout.

Le piège de la souplesse familiale. « On verra bien, s'ils ont un trou de trésorerie on décalera. » Rien de plus humain, et rien de plus destructeur pour le dossier. Un report est parfois nécessaire : dans ce cas, formalisez-le. Un avenant écrit, daté, signé, qui décale l'échéance et refait le tableau. Un report écrit modifie le prêt. Un report tacite prouve qu'il n'y en avait pas.

Au-delà de la simple requalification, l'administration dispose de la procédure d'abus de droit. L'article L. 64 du livre des procédures fiscales vise les actes fictifs ou inspirés par un motif exclusivement fiscal. L'article L. 64 A vise ceux dont le motif est principalement fiscal. Un prêt familial réel et remboursé n'y met jamais les pieds. Un prêt fictif logé dans une société elle-même dépourvue de substance cumule les fragilités : voyez abus de droit et SCI, SCI fictive et les motifs de redressement d'une SCI.


7. Le décès : la créance survit, et l'article 773 peut coûter 9 000 €

Un prêt familial court souvent sur dix, quinze ou vingt ans. Sur une telle durée, la probabilité qu'une des deux parties décède avant le terme n'a rien d'anecdotique. Quand les parents ont soixante-dix ans au départ, elle devient même l'hypothèse la plus probable. Devinez combien de contrats familiaux traitent la question. À peu près aucun. C'est la section qui justifie à elle seule de lire cette page jusqu'ici.

Quand le prêteur décède : la créance entre dans la succession

Premier réflexe à corriger, et le plus répandu : le décès du prêteur n'efface rien. La créance entre dans l'actif successoral — l'ensemble des biens du défunt sur lequel les droits se calculent — pour son montant restant dû, intérêts courus compris, et se transmet aux héritiers. La SCI reste débitrice ; elle doit simplement à d'autres personnes qu'avant.

La créance se déclare à sa valeur nominale. Pour les créances à terme, l'article 760 du CGI est net : le droit est dû sur le capital exprimé dans l'acte. L'échéancier restant à courir n'ouvre aucune décote de principe, et une valeur inférieure n'est admise que dans des cas limitativement énumérés, comme l'insolvabilité notoire du débiteur. Conséquence concrète : les héritiers paient des droits sur une somme qu'ils n'ont pas encore encaissée.

Quand l'héritier est aussi le débiteur, ce qui est la configuration reine de la forme C, le Code civil applique le rapport des dettes des articles 864 à 867. En clair : l'héritier qui doit de l'argent à la succession reçoit sa propre dette dans sa part. Elle s'éteint alors d'elle-même, à hauteur de ce qu'il reçoit. Le voilà créancier et débiteur de la même somme. Si la dette dépasse ses droits, il paie le solde aux conditions et aux délais du contrat d'origine. Et cette dette n'est pas exigible avant la clôture des opérations de partage (article 865 du Code civil), sauf lorsqu'elle porte sur un bien indivis. Rien à solder d'un coup, donc, le jour du décès.

Quand le débiteur décède : l'article 773, 2° du CGI, que personne ne cite

Retournons maintenant le sens du prêt, parce que c'est là que se cache la vraie chausse-trape. Un enfant prête à son père. Le père décède. L'enfant est son héritier. Il devrait pouvoir déduire sa créance du patrimoine taxable, comme n'importe quelle dette. Eh bien non.

L'article 773, 2° du code général des impôts écarte du passif déductible les dettes que le défunt avait contractées envers ses propres héritiers. Il vise aussi les personnes réputées interposées : leurs père et mère, leurs enfants et descendants, leur conjoint. La loi présume ces dettes fictives. Une seule porte de sortie. La dette doit avoir été constatée par acte notarié, ou par un acte sous signature privée ayant acquis date certaine avant le décès. À cette condition, les héritiers retrouvent le droit de prouver qu'elle était sincère, et qu'elle existait encore ce jour-là.

Deux pièges se cachent dans cette porte de sortie. Le premier : le décès d'un signataire donne date certaine en droit commun, mais l'article 773 refuse expressément cette voie-là. Ce serait trop commode, puisque c'est justement le décès du débiteur qui ouvre la succession. Restent donc l'enregistrement et l'acte notarié. Le second : l'acte n'ouvre qu'un droit de prouver, il ne vaut pas preuve. Sans lui, rien n'est recevable. Avec lui, il faut encore produire le contrat, les relevés et l'échéancier.

Cas n° 4 — 9 000 € de droits pour 125 € non dépensés

La situation. Nathalie, fille unique, prête 60 000 € à son père pour qu'il souscrive à une augmentation de capital de la SCI familiale. Contrat sous signature privée, jamais enregistré, jamais déclaré. Le père décède quatre ans plus tard ; il reste 45 000 € dus. La succession comprend 500 000 € de biens.

Étape Contrat non enregistré Contrat enregistré, 125 €
Biens du défunt500 000 €500 000 €
Dette envers NathalieNon déductible (art. 773, 2°)− 45 000 €
Actif net taxable500 000 €455 000 €
Abattement en ligne directe− 100 000 €− 100 000 €
Part taxable400 000 €355 000 €
Droits de succession78 194 €69 194 €
Écart9 000 €, soit les 45 000 € non déduits taxés à 20 %

Neuf mille euros contre cent vingt-cinq. Le rapport est de soixante-douze pour un, et il ne dépend d'aucune subtilité : il suffisait d'aller enregistrer un contrat de deux pages au service des impôts. Notez aussi ce que l'article 773, 2° ne dit pas : il vise les dettes du défunt. Une dette de la SCI envers un héritier n'est pas une dette du défunt, la société étant une personne distincte. Prêter à la société plutôt qu'à la personne met donc la créance hors du champ de ce texte. Un argument de plus pour la forme A, quand le prêteur a vocation à hériter de l'emprunteur.

Effacer la dette : c'est une donation, avec ses règles

« On leur prête, et un jour on effacera. » La phrase revient à presque chaque rendez-vous familial. L'intention est légitime, l'exécution demande de la méthode. Une remise de dette sans contrepartie est une donation indirecte : elle échappe au formalisme notarié de l'article 931 du Code civil, mais pas au reste. Elle est taxable aux droits de mutation à titre gratuit sur le montant remis. Elle bénéficie des abattements ordinaires, 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans. Et elle se déclare. Une remise non déclarée n'est pas inexistante : c'est une donation non déclarée, qui ressortira au premier contrôle ou à la succession.

Seconde erreur, et elle se chiffre. Remettre une dette de la SCI en croyant avantager ses seuls enfants : si le prêt a été consenti à la société, l'abandon profite à tous les associés au prorata de leurs parts. Sur nos 80 000 €, Camille en reçoit 40 000, sous l'abattement de 100 000 € : aucun droit. Julien en reçoit autant, et il n'est le fils de personne ici. Donation indirecte entre non-parents : pas d'abattement, 60 % de droits (article 777, tableau III). Soit 24 000 € à payer sur un cadeau que la famille croyait gratuit. Quand l'objectif est franchement transmissif, la vraie question n'est d'ailleurs pas « comment effacer le prêt ? » mais « faut-il transmettre des parts plutôt que de l'argent ? ». Nos guides donation de parts de SCI, donation temporaire d'usufruit et SCI familiale ou donation directe comparent les scénarios chiffres en main.

Deux points de forme, ignorés à peu près partout. Une donation de parts passe par acte notarié (article 931 du Code civil). Et une cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit, depuis le 27 juin 2026, être constatée par un professionnel du droit ou du chiffre, à peine de nullité. Acte notarié, acte d'avocat contresigné, ou acte d'un expert-comptable habilité (article 1865-1 du Code civil). L'acte sous seing privé rédigé entre associés n'est plus une option : voyez la cession de parts de SCI.

Trois clauses suffisent à écarter la plupart des difficultés. Le maintien du prêt aux conditions initiales au profit des héritiers, avec un interlocuteur unique désigné. Le sort de la dette si c'est le débiteur qui décède. Et une clause d'information annuelle : le débiteur remet chaque année un état du capital restant dû. Une ligne, un chiffre, une date, et la déclaration de succession s'établit sans discussion. Quand le prêteur redoute une perte d'autonomie, examinez le mandat à effet posthume en même temps que le prêt. Et s'il détient aussi des parts, lisez décès d'un associé de SCI.


8. Face à la banque : le prêt familial compte-t-il comme apport personnel ?

Un prêt familial ne vit pas en vase clos. Il apparaît au bilan de la SCI, donc sous les yeux de la banque qui finance le reste. C'est même son usage numéro un : servir d'apport personnel dans un plan de financement, dont notre guide dédié donne les montants réellement exigés selon le profil de l'emprunteur. Les établissements suivent dans la grande majorité des cas, sous deux réserves.

  • Le prêt doit être visible et documenté. La banque réclamera le contrat, l'échéancier, et vérifiera que les remboursements sortent bien du compte de la SCI. Un prêt familial invisible en comptabilité n'est pas un avantage : c'est un signal négatif.
  • Le prêt doit être subordonné. Une clause de subordination de rang — par laquelle la famille accepte d'être payée après la banque — ou une clause de blocage pendant la durée du crédit, débloque la plupart des dossiers. Rédigez-la au moment du prêt : le jour de la demande de crédit, il est déjà tard.

Ne confondez pas non plus la capacité d'emprunt de la SCI et celle de ses associés. Le prêt familial consenti à la société n'entre pas dans l'endettement personnel des associés ; l'engagement de caution que la banque leur demandera, si. Ce point est développé dans SCI et capacité d'emprunt personnelle et dans la caution personnelle du gérant. Si le dossier a déjà été refusé, les causes réelles d'un refus de prêt en SCI font le tri entre les motifs réparables et les autres.

Cas n° 5 — l'immeuble peut-il payer les deux échéances ?

Voilà le calcul que personne ne fait avant de signer, et qui décide pourtant de tout. Reprenons l'immeuble de la SCI Les Tilleuls : 320 000 €, financé par 240 000 € de crédit bancaire sur 25 ans à 3,5 %, et 80 000 € de prêt familial.

Poste annuel Montant
Loyers encaissés24 000 €
Charges d'exploitation : taxe foncière, assurance, entretien, gestion, vacance− 6 000 €
Disponible avant financement18 000 €
Échéance bancaire : 240 000 € à 3,5 % sur 25 ans, soit 1 201,50 € par mois− 14 418 €
Reste pour la famille3 582 €
Échéance familiale envisagée : 80 000 € à 2 % sur 12 ans− 7 565 € → trou de 3 983 €
Variante : 2 % sur 20 ans− 4 893 € → trou de 1 311 €
Variante : 2 % sur 25 ans− 4 098 € → trou de 516 €
Variante : 0 % sur 25 ans− 3 200 € → marge de 382 €

Verdict. L'échéancier de douze ans que la famille avait en tête est infaisable : il réclame 7 565 € par an quand l'immeuble n'en dégage que 3 582 après la banque. Il faudrait sortir 332 € de sa poche chaque mois pendant douze ans. Et le premier impayé locatif ferait sauter l'échéance — soit exactement l'indice numéro trois de la section 6. Deux issues seulement : allonger la durée, ou réduire le montant emprunté à la banque.

Et voici l'arbitrage assumé. La section 5 démontre qu'un prêt rémunéré à 2 % enrichit la famille de 1 703 € sur douze ans. Ici, sur ce dossier précis, la trésorerie impose 0 % sur vingt-cinq ans. Payer 1 703 € d'avantage fiscal en moins pour éviter 332 € de sortie mensuelle : le calcul est vite fait. L'ordre est toujours le même. La trésorerie d'abord, l'optimisation ensuite. Pour construire ce tableau sur votre propre opération, voyez le cash-flow d'une SCI — l'argent qui reste réellement en caisse une fois toutes les échéances payées — et la capacité d'autofinancement.

L'effet sur l'impôt sur la fortune immobilière

Un dernier effet que presque personne n'anticipe. Pour valoriser les parts de SCI dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière, l'article 973, II du CGI écarte certaines dettes contractées par la société. Sont visées celles souscrites auprès du redevable, de son foyer fiscal ou de son cercle familial pour acquérir un actif imposable à cet impôt, ou pour financer des travaux de réparation, d'entretien, d'amélioration, de construction ou d'agrandissement le concernant. Les 80 000 € prêtés par les parents ne réduisent donc pas mécaniquement la valeur taxable des parts de leurs enfants.

Deux nuances utiles. L'exclusion n'est pas totale. La dette n'est écartée qu'à proportion de la participation que le redevable et son foyer fiscal détiennent dans la société. Et une clause de sauvegarde existe, dont le contenu dépend de l'identité du prêteur. Premier cas : la dette a été contractée auprès d'un ascendant, d'un descendant, d'un frère ou d'une sœur. C'est exactement celui des parents qui prêtent à la SCI de leurs enfants. Le redevable y échappe en justifiant du caractère normal des conditions du prêt : respect du terme des échéances, montant et caractère effectif des remboursements. Second cas : la dette a été contractée auprès du redevable lui-même, ou d'un membre de son foyer fiscal. La sauvegarde change alors de contenu. Il faut démontrer que le prêt n'avait pas un objectif principalement fiscal. La preuve lui incombe dans les deux cas, ce qui nous ramène toujours au même dossier de pièces. Contrat, échéancier, virements réels : les trois mêmes documents servent trois fois. Chiffrons l'enjeu sur Camille, qui détient la moitié de la SCI : la dette est écartée à hauteur de sa participation, soit 40 000 € rendus à l'assiette. À la tranche marginale de 0,7 % — celle d'un patrimoine immobilier net compris entre 1,3 et 2,57 millions d'euros — cela fait 280 € d'impôt de plus par an, sauf à produire le dossier ci-dessus. Le prolongement est dans SCI et impôt sur la fortune immobilière.


9. Écritures comptables et pièces à garder pour prouver le prêt

Le prêt familial se traite comme n'importe quel emprunt non bancaire. Cela vaut pour une SCI à l'impôt sur les sociétés, comme pour une SCI à l'impôt sur le revenu qui tient une comptabilité d'engagement. Quatre écritures suffisent, en reprenant les chiffres de l'année 1.

Événement Débit Crédit
Encaissement des fonds512 Banque — 80 000 €1681 Autres emprunts — 80 000 €
Paiement de l'annuité, année 11681 — 5 964,77 €
6611 Intérêts des emprunts — 1 600,00 €
512 Banque — 7 062,37 €
442 État, impôts recouvrables sur des tiers — 502,40 €
Reversement des prélèvements, formulaire 2777442 — 502,40 €512 Banque — 502,40 €
Intérêts courus à la clôture6611 — montant au prorata1688 Intérêts courus — même montant

Le compte 442 loge le prélèvement retenu pour le compte du prêteur entre le versement et le reversement au Trésor. Si le prêteur est associé, remplacez 1681 et 1688 par 4551 et 4558, et 6611 par 6615. La mécanique complète est dans nos tutoriels écritures d'emprunt et écritures de compte courant, et la structure d'ensemble dans le plan comptable d'une SCI.

Les huit pièces à conserver

Contrôle fiscal, succession, divorce, sortie d'associé : le jour où la question se pose, tout se joue sur ce qu'on sort du classeur.

Document Ce qu'il prouve À conserver
1. Le contrat de prêt signéL'existence, le montant, le terme et le tauxSans limite, bien après le solde
2. La reconnaissance de dette conforme à l'article 1376L'engagement du débiteur, somme en lettres et en chiffresSans limite
3. Le récépissé d'enregistrementLa date certaine, y compris au sens de l'article 773, 2°Sans limite
4. Le tableau d'amortissementL'échéancier convenu, base de comparaison avec les flux réelsJusqu'au solde, plus 6 ans
5. La copie de la déclaration n° 2062Que l'administration a été informée du prêtJusqu'au solde, plus 6 ans
6. Les relevés bancaires : virement initial et chaque échéanceLe caractère effectif des remboursements — la pièce maîtresseJusqu'au solde, plus 6 ans
7. Les formulaires n° 2777 et n° 2561Que les intérêts ont été déclarés et les prélèvements reversés6 ans (art. L. 102 B du LPF)
8. Les avenants et la décision collective autorisant l'empruntQue chaque modification a été formaliséeSans limite

Ajoutez-y l'état annuel du capital restant dû décrit à la section 7, signé du gérant et remis au prêteur. Personne ne pense à l'établir. C'est pourtant le document qui règle en trente secondes une discussion successorale partie pour durer six mois. Pour l'organisation générale de vos pièces, voyez quels documents conserver en SCI.


10. Cinq situations où il ne faut pas prêter à la SCI de ses enfants

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici les cinq configurations où notre réponse, sur dossier, est de ne pas faire ce prêt — ou de ne pas le faire ainsi.

La situation Ce qu'il faut faire à la place Coût estimé de l'erreur
Le prêteur a 80 ans et le prêt court sur vingt ansUne donation déclarée, ou un prêt dont le terme reste plausible≈ 20 900 € (cas n° 3), majoration comprise
Le prêt sert à combler un déficit d'exploitation qui revient chaque annéeTraiter la cause : renégocier, revoir les loyers, ou vendreLe prêt ne sera pas remboursé : mêmes droits, plus l'abattement perdu
Le prêteur aura besoin de cet argent dans les cinq ansNe pas prêter. Un prêt n'est pas un placement liquideLe juge peut accorder des délais au débiteur (art. 1343-5 C. civ.)
Le prêteur est associé et le capital n'est pas intégralement libéréLibérer le capital avant de servir le premier euro d'intérêtsAucun intérêt déductible, et le taux réduit d'impôt sur les sociétés perdu : 10 920 € d'impôt sur douze ans (voir ci-dessous)
Vous voulez aider un seul enfant et vous prêtez à la SCIForme C : prêter à l'enfant, qui apporte ensuite en compte courant40 000 € qui partent avec le gendre au divorce

Le capital non libéré, chiffré. Un parent associé laisse 80 000 € en compte courant, rémunérés à 4,55 %, dans une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés dont le capital n'a été libéré qu'à moitié. Le taux respecte pourtant le plafond de l'article 39, 1, 3° pour une clôture au 31 décembre 2025. Peu importe : la condition de libération intégrale du capital n'étant pas remplie, aucun intérêt n'est déductible. Ce sont 3 640 € réintégrés chaque année. Et le capital à moitié libéré ferme aussi la porte du taux réduit d'impôt sur les sociétés, qui exige lui aussi un capital entièrement libéré (article 219, I, b). La réintégration est donc imposée à 25 %, pas à 15 %. Soit 910 € d'impôt supplémentaire par an, et 10 920 € sur douze ans. Le versement du solde du capital, lui, aurait coûté un virement.

Le prêt qui comble un trou. C'est le cas où nous disons non le plus souvent, et le plus fermement. Une SCI qui perd de l'argent chaque année ne remboursera pas le prêt familial : elle absorbera l'argent, puis en redemandera. Au bout de trois avances, il n'y a plus un prêt mais un financement récurrent que personne ne rembourse — c'est-à-dire, aux yeux de l'administration, un faisceau d'indices complet. Dans ce cas, ne faites pas ça. Traitez d'abord la cause : renégocier le crédit, réduire la vacance locative, ou accepter de vendre. Si la difficulté est déjà installée, SCI en défaut sur son emprunt décrit les issues réelles.

Et la faute la plus commune de toutes, qui ne figure pas dans le tableau parce qu'elle n'est pas une situation mais un réflexe : virer d'abord, écrire ensuite. Le compromis est signé, le notaire réclame les fonds, les parents virent, et le contrat « sera fait dans la semaine ». Six mois plus tard, il n'existe toujours pas. Deux pages signées la veille valent mieux que dix pages signées un an après. Si la relation familiale se dégrade en cours de route, nos guides mésentente entre associés et sortir d'une SCI prennent le relais.


11. Questions fréquentes sur le prêt familial en SCI

Oui, partiellement, et il faut le faire. Rédigez aujourd'hui une reconnaissance de dette qui vise le virement d'origine par sa date et son montant. Faites-la enregistrer pour lui donner une date certaine. Déposez la déclaration n° 2062 avec la prochaine campagne. Puis mettez en place un échéancier, et exécutez-le. Vous ne réécrirez pas le passé : le document n'aura pas de date certaine antérieure au virement. Mais vous transformez une situation sans aucune pièce en une situation qui en compte quatre, et l'amende du défaut de déclaration est écartée en cas de première infraction régularisée spontanément (article 1729 B du CGI).
Aucun texte ne l'impose : un contrat sous signature privée suffit. L'acte notarié présente pourtant deux avantages qui ne sont pas décoratifs. Il a date certaine par nature, sans démarche supplémentaire. Et il ouvre seul, avec l'acte sous signature privée enregistré, la possibilité de déduire la dette de l'actif successoral quand le débiteur décède et que le prêteur est son héritier (article 773, 2° du CGI). Pour un prêt modeste, l'enregistrement au droit fixe de 125 € produit le même effet pour beaucoup moins cher.
Oui. L'action en paiement se prescrit par cinq ans à compter du jour où le créancier a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir (article 2224 du Code civil), le point de départ courant à chaque date d'exigibilité. Un prêt remboursable en douze annuités fait donc courir douze prescriptions distinctes. Concrètement : une échéance impayée en 2021 et jamais réclamée n'est plus recouvrable en 2027. Seule une reconnaissance écrite du débiteur (article 2240 du Code civil), une assignation ou une mesure d'exécution interrompt le délai et le fait repartir à zéro. Une simple lettre de relance, même recommandée avec accusé de réception, ne l'interrompt pas : elle ne fait que conserver la trace de la demande.
Non, sauf clause d'exigibilité anticipée prévue au contrat ou impayé caractérisé. C'est l'une des différences majeures avec le compte courant d'associé, remboursable en principe à tout moment. Symétriquement, si aucun terme n'a été fixé, l'article 1900 du Code civil permet au juge d'accorder à l'emprunteur un délai suivant les circonstances : le prêteur peut réclamer son argent, mais il ne maîtrise pas le calendrier. Une raison de plus d'inscrire une date de dernière échéance dans le contrat.
Rien ne l'impose et on en voit très peu en pratique. Une hypothèque au profit des parents reste possible, mais elle coûte des frais d'acte et sa mainlevée est pénible. Le nantissement des parts pèse nettement moins lourd : les parts restent à l'enfant, mais le prêteur pourra les faire vendre s'il n'est pas payé. La question mérite d'être posée dans deux cas : quand le prêt représente une part importante du patrimoine du prêteur, et quand d'autres héritiers ont besoin d'être rassurés sur la réalité de l'opération.
Rien ne s'y oppose, et le formalisme est identique. La différence apparaît le jour où l'on veut effacer la dette. L'abattement applicable aux donations de grand-parent à petit-enfant est de 31 865 € (article 790 B du CGI), sans commune mesure avec les 100 000 € de la ligne directe parent-enfant. Un prêt de 80 000 € abandonné à un petit-enfant laisse donc 48 135 € taxables, soit 7 821 € de droits au barème de la ligne directe, quand le même prêt abandonné à un enfant peut passer sans rien payer.
Beaucoup de choses, et la mécanique décrite ici ne se transpose pas. Le prélèvement de 12,8 % du I de l'article 125 A du code général des impôts ne vise que les personnes physiques fiscalement domiciliées en France. La SCI n'a donc rien à retenir, et les intérêts versés à un prêteur non-résident échappent en principe à toute imposition en France. Ils sont imposés dans son État de résidence, sous réserve de la convention fiscale applicable. L'exception est le versement dans un État ou territoire non coopératif, frappé du prélèvement obligatoire du III du même article, au taux de 75 %. Le contrat, la déclaration n° 2062 et la preuve des remboursements restent en revanche exactement les mêmes.
Entre 0 et 4 %, la question reste théorique : le taux de l'usure sanctionne les taux manifestement excessifs, pas les taux modérés. Elle ne se poserait que pour une rémunération très au-dessus du marché. La qualification exacte d'un prêt consenti à une société civile, au regard des articles L. 314-6 et L. 314-9 du Code de la consommation, mériterait alors un avis. Le plafond à surveiller pour de bon est fiscal : celui de l'article 39, 1, 3° du code général des impôts, qui ne joue que si le prêteur est associé et la SCI soumise à l'impôt sur les sociétés.
Oui, par une augmentation de capital par incorporation de la créance : le prêteur renonce à être remboursé et reçoit des parts en échange. L'opération suppose une décision collective des associés, une modification des statuts et des formalités au guichet unique de l'INPI. Surtout, elle change la nature de l'argent. Une dette remboursable sur simple virement devient des fonds propres, qui ne ressortent qu'au prix d'une réduction de capital. On ne revient pas facilement en arrière : c'est une décision de transmission, pas un ajustement de trésorerie.
Le liquidateur doit apurer le passif avant tout partage : le prêteur est un créancier social ordinaire et doit être payé avant que le solde de liquidation ne soit réparti entre les associés. Si l'actif ne suffit pas, il peut poursuivre les associés, chacun à proportion de ses parts et non pour le tout, après avoir vainement poursuivi la société (articles 1857 et 1858 du Code civil). Une dissolution ne fait donc pas disparaître la créance familiale : elle en déplace le débiteur.
Oui pour une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés, qui établit un bilan : la dette apparaît au passif et son échéancier alimente l'état des créances et des dettes de la liasse fiscale. Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, la présentation est plus libre, mais l'article 1855 du Code civil donne à chaque associé le droit d'obtenir communication des documents sociaux au moins une fois par an. Joindre au rapport du gérant un état du capital restant dû, signé et daté, est la bonne pratique.
Un contrat par prêt, ou un avenant écrit à chaque nouvelle avance. Jamais de prêt à tiroirs alimenté au fil de l'eau sans rien écrire : la répétition d'avances non formalisées figure en bonne place parmi les indices de requalification en donation. Et n'oubliez pas le cumul annuel de 5 000 €, qui déclenche la déclaration n° 2062 même quand chaque versement, pris isolément, reste sous le seuil.
Oui, et la déduction des intérêts suit le même principe. L'article 31, I, 1°, d du code général des impôts vise les dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés données en location. Réparation et amélioration y figurent expressément. Prenez simplement soin de préciser l'objet du financement dans le contrat et de conserver les factures correspondantes : c'est l'emploi réel des fonds qui commande la déduction, pas l'intitulé du prêt.
Seulement si le contrat prévoit une faculté de remboursement anticipé. À défaut, il faut l'accord du prêteur, qui n'a aucune obligation de le donner et peut préférer conserver son revenu d'intérêts. C'est la raison d'être de la clause n° 8 de notre liste, que beaucoup de contrats familiaux oublient. Anticipez aussi la fiscalité de la vente elle-même, qui diffère radicalement selon que la SCI relève de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés.
Oui, et un raccourci circule sur ce point. Un mineur non émancipé peut détenir des parts de SCI. Il ne peut pas en être gérant, faute de capacité. L'emprunt souscrit par la société engage indirectement son patrimoine, à proportion de ses parts et jamais pour le tout (article 1857 du Code civil). Mais ce n'est pas un emprunt contracté en son nom : l'autorisation du juge des tutelles que l'article 387-1 du Code civil impose à l'administrateur légal ne se déclenche donc pas d'office. Elle redevient obligatoire dès que l'opération touche le mineur en direct : apport en société d'un immeuble ou d'un fonds de commerce lui appartenant, cautionnement donné en son nom, emprunt souscrit par lui. Faites valider le schéma avant le virement, pas après.

Un prêt familial suivi exactement comme un crédit bancaire

Tableau d'amortissement automatique, échéances rapprochées de vos virements, intérêts courus calculés à la clôture, écritures générées et déclarations prêtes. Le jour où on vous demandera de prouver que ce prêt en était bien un, les pièces seront déjà là.

Pour aller plus loin

Sources et références

Code civil — preuve et prêt : art. 1359 (écrit exigé au-delà de 1 500 €, montant fixé par le décret n° 80-533 du 15 juillet 1980), 1376 (mention de la somme en lettres et en chiffres), 1377 (date certaine), 1343-5 (délais de grâce), 1892 à 1904 (prêt de consommation), 1899 et 1900 (terme), 1905 et 1907 (intérêts, taux fixé par écrit), 2224 (prescription quinquennale).
Code civil — société civile et libéralités : art. 387-1 (actes soumis à l'autorisation du juge des tutelles), 1849 (objet social et inopposabilité des limitations de pouvoirs), 1855 (information des associés), 1857 et 1858 (responsabilité à proportion des parts, et seulement après poursuite vaine de la société), 1865-1 (cession de parts par acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité, à peine de nullité, depuis le 27 juin 2026), 843 (rapport des donations), 864 à 867 (dettes des copartageants), 865 (non-exigibilité avant la clôture du partage), 911 dernier alinéa (personnes interposées), 931 (donation par acte notarié).
Code général des impôts : art. 31, I, 1°, d (déduction des intérêts des revenus fonciers), 39, 1, 3° et BOI-BIC-CHG-50-50-30 dans sa version du 5 août 2026 (plafond de 4,55 % pour une clôture au 31/12/2025), 49 B de l'annexe III et 23 L de l'annexe IV (déclaration des contrats de prêt), 124, 125 A et 200 A (produits de placement à revenu fixe, prélèvement de 12,8 %), 156, I, 3° (déficit foncier issu des intérêts), 212, I, a, 242 ter et 242 quater (imprimé fiscal unique, dispense), 680 (droit fixe de 125 €), 760 (créances à terme), 773, 2° (dettes envers les héritiers non déductibles, version en vigueur depuis le 7 juin 2013), 777, 779 I et 784 (barème, abattements, rappel des donations), 790 B (abattement petits-enfants), 973 II (dettes familiales à l'impôt sur la fortune immobilière), 1678 quater, 1727, 1729 et 1729 B (recouvrement et sanctions).
Autres sources : arrêté du 23 septembre 2020 portant le seuil de dispense de déclaration à 5 000 € ; formulaire n° 2062 sur impots.gouv.fr ; BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20 sur les dettes non déductibles de l'actif successoral, dans sa version du 26 septembre 2024 ; art. L. 64 et L. 64 A du livre des procédures fiscales (abus de droit) ; art. L. 102 B du même livre (conservation des pièces) ; Cass. com., 8 février 2017, n° 15-21.366 ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12 (prélèvements sociaux à 18,6 % sur les revenus de capitaux mobiliers, 17,2 % maintenus sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières) ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, art. 14 (extension de la déduction au taux de marché aux entreprises associées non liées, exercices clos à compter du 31 décembre 2025) ; règlement ANC n° 2014-03 (plan comptable général). Toutes les références de ce guide ont été recoupées sur texte consolidé le 24 août 2026.

Avertissement. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne remplace pas un conseil personnalisé. Les seuils, taux et barèmes cités sont ceux applicables en août 2026 et évoluent. Les taux plafonds de déduction des intérêts sont publiés au Bulletin officiel des finances publiques trimestriellement et dépendent de votre date de clôture. Un prêt familial mal formalisé se répare mal après coup : faites relire votre contrat par un notaire, un avocat ou un expert-comptable avant le premier virement.