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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et IFI des non-résidents : une assiette limitée aux seuls biens français (2026)

Vous vivez à l'étranger, vous détenez de l'immobilier français dans une SCI, et vous vous demandez si l'IFI vous concerne. La réponse tient en une nuance que beaucoup ratent : le non-résident n'est imposé que sur ses biens et droits immobiliers situés en France. Le studio que la même SCI possède à Lisbonne ou à Genève ? Hors jeu. C'est là toute la différence avec un associé resté en France, taxé sur son patrimoine immobilier mondial. Dans ce guide, je détaille comment l'article 964 du CGI borne la territorialité de l'IFI, comment on isole la fraction française de vos parts, quelles dettes vous pouvez réellement déduire, et pourquoi la convention fiscale signée entre la France et votre pays de résidence tranche, en dernier ressort, tous les cas limites.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, conventions fiscales publiées par la DGFiP). Mis à jour le 21 juillet 2026.

L'essentiel en une phrase

Pour un associé non-résident, l'IFI ne frappe que la fraction de la valeur des parts de SCI représentative d'immeubles situés en France ; tout le reste — placements financiers, immobilier étranger de la SCI — sort de l'assiette.


1. La territorialité de l'IFI : résident vs non-résident

L'impôt sur la fortune immobilière est régi par les articles 964 à 983 du CGI. Il a succédé à l'ISF le 1er janvier 2018, en abandonnant tout ce qui n'était pas de la pierre : plus d'actions, plus d'assurance-vie, plus de comptes en banque dans l'assiette, seulement l'immobilier. Et c'est l'article 964 du CGI qui pose la règle du jeu pour la territorialité. Deux mondes s'y opposent :

  • Le redevable domicilié en France est imposé sur son patrimoine immobilier mondial : immeubles français et étrangers, détenus directement ou via des sociétés.
  • Le redevable non domicilié en France (le non-résident) est imposé uniquement sur ses biens et droits immobiliers situés en France, ainsi que sur les parts de sociétés à hauteur de leur valeur représentative de ces mêmes immeubles français.

Cette frontière change tout. Prenez un même appartement à Barcelone, logé dans une même SCI : il gonfle l'assiette IFI de l'associé qui vit à Paris, et il ne pèse rien dans celle de son frère installé à Montréal. Voilà le sujet de ce guide. Si c'est le régime du résident qui vous intéresse — patrimoine mondial, biens professionnels, démembrement — c'est notre guide de l'IFI en SCI qu'il faut lire.

Qui est « non-résident » au sens fiscal ?

Tout part de l'article 4 B du CGI. Est domicilié en France celui qui y a son foyer ou son séjour principal, qui y travaille à titre principal, ou qui y a le centre de ses intérêts économiques. Un seul de ces critères suffit. Si aucun ne joue, vous êtes non-résident. Une réserve, et elle est de taille : cette qualification de droit interne peut sauter face à une convention fiscale bilatérale, dont les critères de résidence l'emportent toujours (j'y reviens au chapitre 7).

Élément de patrimoine Associé résident Associé non-résident
Parts de SCI (immeuble en France)ImposableImposable
Parts de SCI (immeuble à l'étranger)ImposableHors assiette
Immeuble français détenu en directImposableImposable
Placements financiers, actions cotéesHors assietteHors assiette
Plafonnement IFI (art. 979)ApplicableNon applicable

2. Comment les parts de SCI entrent dans l'assiette

C'est l'article 965 du CGI qui dessine l'assiette. Il y range noir sur blanc « les parts ou actions des sociétés et organismes... à hauteur de la fraction de leur valeur représentative de biens ou droits immobiliers » situés — pour le non-résident — en France. La SCI, immobilière par vocation, coche évidemment la case : c'est le véhicule que ce mécanisme vise en premier.

La conclusion est nette : loger un immeuble français dans une SCI plutôt que le détenir en nom propre ne vous fait pas sortir de l'IFI. Le législateur a fermé la porte à l'interposition. Nom propre, SCI, SCPI, société civile de placement, empilement de plusieurs sociétés : peu importe l'habillage, la valeur immobilière française finit par remonter jusqu'à l'associé.

Détention directe ou indirecte : même logique

Vous pouvez détenir la SCI directement — vous en êtes associé — ou indirectement — une société possède les parts, elle-même parfois détenue par une autre, sur deux ou trois étages. Peu importe : l'IFI traverse les murs. On remonte la chaîne de participations, palier après palier, jusqu'à retrouver la valeur des immeubles français au bout. Empiler une holding immobilière ne fait donc pas s'évaporer l'IFI sur la pierre française qui dort tout en bas de la structure.

Les exclusions : ce qui n'est pas imposable

Certains actifs immobiliers logés dans la société échappent à l'assiette, notamment :

  • Les immeubles affectés à l'activité opérationnelle d'une société d'exploitation (art. 965 2° CGI), sous conditions strictes — rarement le cas d'une SCI patrimoniale de location nue.
  • Les biens immobiliers détenus à l'étranger par la SCI, pour le seul associé non-résident.
  • La quote-part de valeur des parts représentative d'actifs non immobiliers (trésorerie, mobilier, créances) de la SCI.

À retenir : l'IFI ne taxe pas la SCI elle-même, mais l'associé, sur la valeur immobilière française qui « transparaît » à travers ses parts. La SCI reste un contribuable transparent de ce point de vue.


3. Le coefficient immobilier français : la clé du calcul

Toute la mécanique tient dans un rapport, ce que j'appelle le coefficient immobilier français (on parle aussi de ratio d'imposition). Le calcul est plus simple qu'il n'en a l'air :

Formule

Coefficient = Valeur vénale des immeubles français de la SCI ÷ Valeur vénale totale de l'actif de la SCI

Fraction imposable des parts = Valeur des parts détenues × Coefficient

La photo se prend au 1er janvier de l'année d'imposition, pas à la date qui vous arrange. On part de l'actif net réévalué de la SCI — valeur vénale des immeubles moins les dettes sociales —, on applique les décotes justifiées s'il y en a, puis le coefficient immobilier français, et enfin votre quote-part d'associé. Quatre étapes, dans cet ordre.

Les décotes admises… et surveillées

La jurisprudence admet des décotes sur la valeur des parts de SCI, notamment :

  • Une décote pour illiquidité (les parts d'une société civile non cotée sont difficiles à revendre).
  • Une décote pour minorité lorsque l'associé ne contrôle pas la SCI.
  • Une décote tenant compte de l'indisponibilité liée aux clauses statutaires (agrément, inaliénabilité temporaire).

Un mot d'ordre : ces décotes doivent rester raisonnables et défendables. Le fisc les regarde de près et n'hésite pas à requalifier un abattement gonflé. En pratique, on voit souvent des décotes globales de 10 à 20 %, mais rien n'est automatique : tout se joue sur les faits et sur la rédaction de vos statuts. Le démembrement des parts rebat encore les cartes. Le principe posé par l'article 968 du CGI est que l'usufruitier supporte l'IFI sur la valeur en pleine propriété — sauf dans les cas où la loi répartit la charge entre nu-propriétaire et usufruitier.


4. Seuil de 1,3 M€ et barème 2026

Bonne nouvelle, le ticket d'entrée ne change pas selon l'endroit où vous vivez : résident comme non-résident, l'IFI se déclenche à 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier. La différence est ailleurs, dans ce qu'on met sur la balance. Pour le non-résident, on ne pèse que la valeur immobilière française : ses biens détenus en direct dans l'Hexagone, plus la fraction française de ses parts de SCI. Le reste ne compte même pas pour apprécier le seuil.

Attention au piège classique : une fois les 1 300 000 € franchis, on ne calcule pas l'impôt à partir de 1,3 M€, mais dès 800 000 €. Le seuil ouvre la porte, le barème, lui, commence plus bas :

Fraction du patrimoine net taxable Taux
Jusqu'à 800 000 €0 %
De 800 001 € à 1 300 000 €0,50 %
De 1 300 001 € à 2 570 000 €0,70 %
De 2 570 001 € à 5 000 000 €1,00 %
De 5 000 001 € à 10 000 000 €1,25 %
Au-delà de 10 000 000 €1,50 %

La décote d'entrée : pour lisser le passage du seuil, un mécanisme de décote s'applique aux patrimoines compris entre 1 300 000 € et 1 400 000 €. La réduction d'impôt est égale à 17 500 € − 1,25 % du patrimoine net taxable. Elle s'annule à 1 400 000 €.

Point d'attention pour le non-résident : le plafonnement de l'IFI à 75 % des revenus (art. 979 CGI) est réservé aux résidents fiscaux français. Le non-résident ne peut pas s'en prévaloir, même s'il perçoit peu de revenus de source française. Sa charge d'IFI peut donc représenter une part importante de ses revenus français.


5. Dettes déductibles et dispositifs anti-abus

L'IFI frappe un patrimoine net : on retranche les dettes de l'assiette. Sur le papier, c'est confortable. Sauf que les articles 973 et 974 du CGI ont posé une série de garde-fous, pensés pour un objectif précis : empêcher qu'on gonfle artificiellement son endettement pour faire fondre l'impôt. Voici ce qui passe, et ce qui coince.

Le principe : dettes afférentes aux actifs imposables

Pour le non-résident, seules sont déductibles les dettes afférentes aux immeubles français imposables, existantes au 1er janvier, effectivement supportées par le redevable et justifiées (art. 974 I CGI). Sont notamment déductibles :

  • Les emprunts d'acquisition ou de travaux relatifs à l'immeuble français.
  • Les impôts dus à raison de la propriété du bien, au premier rang desquels la taxe foncière (en revanche, l'IFI lui-même et la taxe d'habitation ne sont pas déductibles).
  • Les droits de succession ou de donation encore dus sur le bien.

Le revers de la médaille : la dette adossée à un immeuble étranger — que le non-résident ne déclare pas — n'est pas déductible non plus. C'est parfaitement logique. Pas d'actif dans l'assiette, pas de passif en face. On ne déduit pas la dette d'un bien qu'on n'a pas taxé.

Anti-abus n° 1 : les prêts in fine

Le prêt in fine — celui qu'on rembourse en un seul bloc à l'échéance — était l'outil favori des optimiseurs d'IFI : on emprunte, le capital reste dû en totalité pendant quinze ans, et l'assiette reste au plancher. L'article 974 II du CGI a coupé court. Désormais, la dette déductible n'est plus le capital réellement dû, mais un montant retraité — et attention, le mécanisme dépend du contrat. Quand le prêt in fine prévoit un terme (le cas de très loin le plus fréquent), la déduction est égale au montant total diminué chaque année d'une fraction égale à ce montant multiplié par le rapport entre les années écoulées et la durée totale du prêt. Autrement dit, un in fine sur 15 ans se réduit de 1/15 (environ 6,67 %) par an et n'est plus déductible au terme des 15 ans, pas au bout de 20. Ce n'est que pour l'in fine dont aucun terme n'est prévu au contrat que le texte impose le retrait d'un vingtième (5 %) par année écoulée depuis le versement — le seul cas où l'on arrive à zéro au bout de 20 ans. J'explique tout le mécanisme, chiffres à l'appui, dans notre guide dédié : le prêt in fine en SCI.

Anti-abus n° 2 : comptes courants d'associé et prêts familiaux

L'article 973 II du CGI interdit ou encadre la déduction, pour la valorisation des parts, de certaines dettes contractées par la SCI :

  • Dettes contractées auprès de l'associé lui-même ou de son foyer (compte courant d'associé finançant l'acquisition du bien imposable).
  • Dettes contractées auprès d'un membre du groupe familial (ascendants, descendants, frères et sœurs).
  • Dettes contractées auprès d'une société contrôlée par le groupe familial.

Ces dettes-là ne viennent réduire la valeur des parts qu'à une condition : que vous prouviez que le prêt tient debout — un terme fixé, un taux de marché, des remboursements qui ont réellement lieu. Le compte courant d'associé qui traîne depuis dix ans, sans échéance ni remboursement, est exactement le cas que l'administration regarde de travers. Elle le réintègre dans l'assiette sans état d'âme.

Type de dette Déductible ? Base
Emprunt bancaire amortissable (immeuble FR)OuiArt. 974 I CGI
Prêt in fine (immeuble FR)Oui, retraité (décote proportionnelle à la durée ; 1/20 par an si sans terme)Art. 974 II CGI
Compte courant d'associéSous condition de normalitéArt. 973 II CGI
Prêt familial (ascendant/descendant)Sous condition de normalitéArt. 973 II CGI
Dette liée à un immeuble étranger de la SCINon (non-résident)Art. 974 I CGI

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6. SCI détenant des biens France et étranger

Voici le cas le plus parlant, et le plus avantageux quand on vit hors de France. Une SCI possède un immeuble à Bordeaux et un autre à Bruxelles ? L'associé non-résident ne sera imposé que sur la part bordelaise de ses parts. Le bien belge, lui, reste entièrement à l'écart de l'IFI français.

Le mécanisme d'isolement de la valeur française

On procède en trois temps :

  1. On identifie la valeur vénale de l'immeuble français détenu par la SCI.
  2. On la rapporte à la valeur totale de l'actif de la SCI (immeuble français + immeuble étranger + autres actifs) pour obtenir le coefficient immobilier français.
  3. On applique ce coefficient à la valeur des parts de l'associé non-résident.

Le résultat tombe tout seul : l'immeuble étranger disparaît de l'assiette du non-résident, alors qu'il aurait été taxé rubis sur l'ongle chez un associé resté en France. Cette asymétrie n'est pas un détail. Quand un associé s'apprête à partir vivre à l'étranger, la répartition des biens dans la SCI se réfléchit en amont, pas après coup. Sur la stratégie patrimoniale de l'investisseur expatrié dans son ensemble, jetez un œil à notre guide de la SCI pour non-résident.

Attention aux biens situés dans un État tiers via la France

Retenez une chose : ce qui compte, c'est où se trouve la brique, pas la nationalité de la société. Une SCI bien française qui détient un appartement à Séville ne rend pas cet appartement imposable à l'IFI pour son associé non-résident. Et inversement, une société civile de droit luxembourgeois qui possède un immeuble rue de Rivoli fait entrer cette valeur dans l'assiette de ses associés non-résidents (toujours sous réserve de la convention). Le lieu de l'immeuble commande, jamais l'adresse du siège social.


7. La primauté des conventions fiscales

C'est l'angle mort de beaucoup de contribuables, et parfois de leurs conseils : la convention fiscale bilatérale prime sur le CGI (article 55 de la Constitution). Avant même d'ouvrir le code des impôts, on lit la convention signée entre la France et le pays où réside l'associé. Toujours dans cet ordre, jamais l'inverse.

La règle habituelle : imposition dans l'État de situation

Dans l'immense majorité des cas, la convention suit le modèle OCDE et confie le droit d'imposer la fortune immobilière à l'État où se trouve l'immeuble. Pour la pierre française, la France garde donc la main sur l'IFI — y compris quand le bien est logé dans des parts de société à prépondérance immobilière. Autrement dit, dans le scénario le plus courant, la convention ne vous sauve pas : elle confirme l'imposition française.

Les exceptions et pièges conventionnels

Certaines conventions présentent des particularités décisives :

  • Absence de clause « fortune » : quelques conventions ne traitent pas de l'impôt sur la fortune. Le droit interne s'applique alors sans limitation conventionnelle.
  • Traitement spécifique des parts de sociétés : certaines conventions ne considèrent comme immobilières que les sociétés dont l'actif est immobilier au-delà d'un certain seuil, ce qui peut modifier l'imposition des parts de SCI.
  • Élimination de la double imposition : la convention prévoit un crédit d'impôt ou une exonération dans l'État de résidence pour éviter que le même patrimoine ne soit taxé deux fois.

Méthode : face à un associé non-résident, on lit d'abord la convention France–État de résidence (article « Fortune » ou « Capital »), puis on applique le CGI dans les limites qu'elle autorise. Ne jamais raisonner uniquement en droit interne. En matière successorale internationale, la logique est comparable : voir notre guide de la succession internationale en SCI.


8. Cas chiffré : un non-résident associé de SCI

Rien ne vaut un exemple pour ancrer tout ça. Julien a posé ses valises à Lisbonne, où il est désormais résident fiscal. Il détient 50 % d'une SCI familiale à l'IR, restée en France. Cette SCI possède deux biens : un immeuble de rapport à Lyon et un appartement, justement, à Lisbonne. Voici la photo au 1er janvier 2026 :

Poste Montant
Immeuble à Lyon (France)3 000 000 €
Appartement à Lisbonne (étranger)1 000 000 €
Trésorerie de la SCI0 € (négligée)
Emprunt bancaire amortissable (bien de Lyon)− 1 200 000 €
Emprunt (bien de Lisbonne)− 400 000 €

Étape 1 — Coefficient immobilier français. Sur un actif immobilier total de 4 000 000 €, la part française est de 3 000 000 €, soit un coefficient de 75 %.

Étape 2 — Valeur des parts de Julien. Actif net de la SCI = 4 000 000 € − 1 600 000 € de dettes = 2 400 000 €. Julien détient 50 %, soit une valeur brute de parts de 1 200 000 € (avant décote éventuelle, ici écartée pour la clarté).

Étape 3 — Isolement de la fraction française. On ne retient que la valeur nette rattachable au bien français. Immeuble de Lyon 3 000 000 € − emprunt français déductible 1 200 000 € = 1 800 000 € de valeur nette française pour la SCI. Quote-part de Julien (50 %) = 900 000 €. L'emprunt de Lisbonne n'est pas déductible car il se rapporte à un bien étranger hors assiette.

Résultat

Patrimoine immobilier français net taxable de Julien = 900 000 €.

900 000 € < 1 300 000 € → Julien ne paie pas un euro d'IFI.

Et s'il était resté en France ? Son assiette engloberait aussi la valeur nette de l'appartement de Lisbonne — 600 000 € après emprunt, dont la moitié lui revient, soit 300 000 €. Son patrimoine immobilier net taxable grimperait à 1 200 000 €. Toujours sous le seuil, certes, mais l'écart de 300 000 € entre les deux situations, c'est très exactement l'immobilier étranger que la qualité de non-résident met hors d'atteinte du fisc français.

Variante : si l'immeuble de Lyon valait 5 000 000 € et l'emprunt français 1 000 000 €, la valeur nette française de la SCI serait de 4 000 000 €, la quote-part de Julien de 2 000 000 €. Il franchirait alors le seuil de 1,3 M€ et serait imposable. Le calcul de l'IFI se ferait selon le barème : 0,50 % sur la tranche 800 000–1 300 000 € (2 500 €) + 0,70 % sur la tranche 1 300 000–2 000 000 € (4 900 €) = 7 400 € d'IFI (avant application éventuelle de la convention franco-portugaise).


9. Déclaration, calendrier et erreurs fréquentes

Comment déclarer

L'IFI n'a pas de formulaire à lui : il voyage avec votre déclaration de revenus, sur l'annexe n° 2042-IFI. Le non-résident adresse le tout au Service des impôts des particuliers non-résidents (le SIPNR, à Noisy-le-Grand). Et attention à ce réflexe : même si vous n'avez aucun revenu de source française à déclarer cette année-là, dès lors que vous êtes redevable de l'IFI, vous devez déposer cette déclaration pour y porter votre patrimoine immobilier français. Pas de revenu ne veut pas dire pas de déclaration.

Calendrier 2026

La date limite suit celle de la déclaration de revenus, en mai-juin 2026 selon la zone et le mode de dépôt (papier ou en ligne). Les non-résidents relèvent en pratique d'une échéance en ligne alignée sur le calendrier national de télédéclaration. Pour ne rien oublier des obligations annuelles de la structure, consultez le calendrier fiscal de la SCI.

Les erreurs fréquentes

  • Croire que la détention via SCI « efface » l'IFI. Faux : l'IFI traverse la société. L'immobilier français reste taxable, en direct comme en SCI.
  • Oublier d'exclure l'immobilier étranger. Un non-résident qui déclare la valeur mondiale de ses parts se surtaxe : seule la fraction française compte.
  • Déduire une dette liée à un bien étranger. Interdit pour le non-résident (pas d'actif dans l'assiette, pas de passif déductible).
  • Ignorer le retraitement des prêts in fine. La déduction diminue chaque année, contrairement au capital restant dû réel.
  • Ne pas lire la convention fiscale. Elle prime sur le CGI et peut modifier — rarement supprimer — l'imposition française.
  • Confondre IFI et taxe de 3 %. Ce sont deux impôts distincts qui peuvent se cumuler sur une même SCI.

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Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. La fiscalité internationale dépend étroitement de la convention applicable et de votre situation individuelle ; faites valider votre cas par un professionnel avant toute décision.


FAQ — SCI et IFI des non-résidents

Un non-résident détenant de l'immobilier français via une SCI est-il redevable de l'IFI ?

Oui, potentiellement. En vertu de l'article 964 du CGI, le non-résident est imposable à l'IFI sur ses seuls biens et droits immobiliers situés en France. Les parts de SCI entrent dans l'assiette à hauteur de la fraction de leur valeur représentative d'immeubles français. Il devient effectivement redevable si ce patrimoine immobilier français net taxable atteint 1 300 000 €.

Quelle différence d'IFI entre un résident et un non-résident associé de SCI ?

Le résident est imposé sur son patrimoine immobilier mondial. Le non-résident n'est imposé que sur ses biens et droits immobiliers situés en France. Un immeuble détenu par la SCI à l'étranger n'entre donc pas dans l'assiette IFI d'un associé non-résident, alors qu'il y entrerait pour un associé résident.

Comment calcule-t-on la fraction imposable des parts de SCI ?

On applique un coefficient immobilier français : rapport entre la valeur vénale des immeubles français de la SCI et la valeur totale de son actif. Ce coefficient est appliqué à la valeur des parts. Exemple : une SCI dont l'actif est composé à 100 % d'un immeuble parisien rend les parts imposables à 100 % de leur valeur.

À partir de quel montant paie-t-on l'IFI ?

Le seuil d'entrée est de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable, identique pour résidents et non-résidents. Pour le non-résident, seule la fraction française compte. Une fois le seuil franchi, le barème s'applique dès 800 000 €, avec une décote lissée entre 1 300 000 € et 1 400 000 €.

Quelles dettes un non-résident peut-il déduire ?

Seules les dettes afférentes aux immeubles français imposables et effectivement supportées (art. 974 CGI) : emprunt d'acquisition, travaux, taxe foncière, droits de succession. Une dette liée à un immeuble étranger, hors assiette pour le non-résident, n'est pas déductible.

Un prêt in fine est-il pleinement déductible ?

Non. L'article 974 II du CGI retraite les prêts in fine. Si un terme est prévu (le cas standard), la dette déductible est le montant emprunté diminué chaque année d'une fraction proportionnelle à la durée du prêt (1/15 par an pour un in fine sur 15 ans, plus rien au terme). Ce n'est que pour un in fine sans terme prévu que la décote se fait par vingtièmes (5 % par an). Ce dispositif anti-abus neutralise l'optimisation par emprunt sans amortissement.

Le compte courant d'associé est-il déductible ?

C'est encadré. Les dettes contractées par la SCI auprès d'un associé ou de son groupe familial (art. 973 II CGI) ne réduisent la valeur des parts que si le redevable prouve le caractère normal du prêt : terme, taux de marché, remboursements effectifs. À défaut, elles sont réintégrées.

Les conventions fiscales peuvent-elles supprimer l'IFI du non-résident ?

Elles priment sur le droit interne. La plupart attribuent l'imposition de la fortune immobilière à l'État de situation de l'immeuble — la France conserve donc le droit d'imposer l'immobilier français. Certaines conventions spécifiques peuvent toutefois limiter ce droit : il faut toujours lire la convention applicable.

Un non-résident bénéficie-t-il du plafonnement à 75 % ?

Non. Le plafonnement de l'article 979 du CGI est réservé aux redevables domiciliés fiscalement en France. Le non-résident ne peut pas l'invoquer, ce qui peut alourdir sa charge relative lorsqu'il perçoit peu de revenus de source française.

Une SCI avec un bien français et un bien étranger : comment ça marche ?

On isole la valeur des immeubles français pour calculer le coefficient immobilier français. Seule la fraction des parts représentative de l'immeuble français entre dans l'assiette du non-résident. Le bien étranger est neutralisé, contrairement au traitement d'un associé résident.

Un non-résident doit-il déclarer l'IFI sans immeuble détenu en direct ?

Oui, si la valeur de ses parts de SCI représentative d'immeubles français atteint 1 300 000 €. La détention indirecte via une société civile n'exonère pas : l'IFI vise autant l'immobilier détenu directement que celui logé dans une SCI, une SCPI ou toute société à prépondérance immobilière.

Quel formulaire et quelle date pour déclarer en 2026 ?

L'IFI se déclare via l'annexe 2042-IFI jointe à la déclaration de revenus, auprès du Service des impôts des particuliers non-résidents. La date limite suit le calendrier de la déclaration de revenus (mai-juin 2026 selon le mode de dépôt).

Peut-on appliquer une décote sur la valeur des parts ?

Oui, une décote pour illiquidité ou pour minorité peut être appliquée sur la valeur vénale des parts au 1er janvier. Elle doit toutefois être justifiée et raisonnable — l'administration fiscale la contrôle et refuse les abattements excessifs.

L'IFI concerne-t-il aussi les SCI étrangères à prépondérance immobilière française ?

Oui. Une société civile ou structure étrangère détenant de l'immobilier en France est concernée dès lors que ses titres sont représentatifs d'immeubles français. Le non-résident associé est imposable sur la fraction française, sous réserve de la convention fiscale applicable. C'est le lieu de l'immeuble qui commande, pas le siège social.

Quelle différence entre l'IFI et la taxe de 3 % pour un non-résident via SCI ?

Deux impositions distinctes. L'IFI (art. 964 s. CGI) frappe le patrimoine immobilier net du redevable au-delà de 1,3 M€. La taxe annuelle de 3 % (art. 990 D CGI) vise la valeur vénale des immeubles français détenus par certaines entités, avec exonérations (art. 990 E) sous condition de déclaration n° 2746 révélant les associés. Une SCI peut être concernée par les deux.

Le passage de résident à non-résident change-t-il l'assiette IFI ?

Oui, radicalement. En devenant non-résident, l'associé sort de l'assiette tout son immobilier étranger, y compris celui logé dans la SCI. Seule subsiste la fraction française. La date d'appréciation étant le 1er janvier, le statut de résidence à cette date détermine l'étendue de l'assiette pour toute l'année.

FAQ

Questions fréquentes

Oui, potentiellement. En vertu de l'article 964 du CGI, le non-résident est imposable à l'IFI sur ses seuls biens et droits immobiliers situés en France. Les parts de SCI qu'il détient entrent dans l'assiette à hauteur de la fraction de leur valeur représentative d'immeubles français. Il devient effectivement redevable si ce patrimoine immobilier français net taxable atteint ou dépasse 1 300 000 €.
Le résident fiscal français est imposé sur son patrimoine immobilier mondial, en France comme à l'étranger (art. 964 CGI). Le non-résident, lui, n'est imposé que sur ses biens et droits immobiliers situés en France. Un immeuble détenu par la SCI à l'étranger n'entre donc pas dans l'assiette IFI d'un associé non-résident, alors qu'il y entrerait pour un associé résident.
Le seuil d'entrée est identique à celui des résidents : 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable. Pour le non-résident, seule la fraction française compte. Si la valeur des parts de SCI représentative d'immeubles français, ajoutée aux autres biens immobiliers français détenus directement, atteint 1 300 000 €, l'IFI est dû. En dessous, aucune imposition.
On applique un coefficient immobilier français : rapport entre la valeur vénale des immeubles français détenus par la SCI et la valeur totale de son actif. Ce coefficient est appliqué à la valeur des parts détenues par l'associé. Exemple : une SCI dont l'actif est composé à 100 % d'un immeuble parisien rend les parts imposables à 100 % de leur valeur.
Oui. Le patrimoine immobilier net taxable doit atteindre 1 300 000 € pour déclencher l'IFI. Mais attention : une fois ce seuil franchi, le barème s'applique dès 800 000 €. Une décote est prévue entre 1 300 000 € et 1 400 000 € (réduction = 17 500 € − 1,25 % du patrimoine net taxable) pour lisser l'entrée dans l'impôt.
Seules les dettes afférentes aux actifs immobiliers français imposables et effectivement supportées par le redevable sont déductibles (art. 974 CGI) : emprunt d'acquisition, travaux, taxe foncière, droits de succession. Une dette liée à un immeuble étranger, non imposable pour le non-résident, n'est pas déductible.
Non. L'article 974 II du CGI impose un retraitement des prêts in fine. Lorsqu'un terme est prévu (le cas standard), la dette déductible est le montant emprunté diminué chaque année d'une fraction égale au montant total multiplié par le rapport années écoulées / durée totale du prêt : un in fine sur 15 ans perd donc 1/15 par an et n'est plus déductible au bout de 15 ans. Ce n'est que pour un in fine sans terme prévu au contrat que le retraitement se fait par vingtièmes (5 % par année écoulée). Ce dispositif anti-abus neutralise l'optimisation par emprunt sans amortissement.
C'est encadré. Les dettes contractées par la SCI auprès d'un associé, ou de son groupe familial, pour l'acquisition ou au titre d'un bien imposable, font l'objet de règles anti-abus (art. 973 II CGI). Elles ne réduisent la valeur des parts que si le redevable prouve le caractère normal des conditions du prêt (notamment le respect d'un terme et d'un remboursement effectif).
Elles priment sur le droit interne français. La plupart des conventions attribuent l'imposition de la fortune immobilière à l'État de situation de l'immeuble — donc la France conserve le droit d'imposer l'immobilier français. Mais certaines conventions plus anciennes ou spécifiques peuvent limiter ce droit. Il faut toujours vérifier la convention entre la France et l'État de résidence.
Non. Le mécanisme de plafonnement de l'article 979 du CGI est réservé aux redevables ayant leur domicile fiscal en France. Le non-résident ne peut donc pas invoquer ce plafonnement, ce qui peut alourdir sa charge relative lorsqu'il perçoit peu de revenus de source française.
On isole la valeur des immeubles français dans l'actif de la SCI pour déterminer le coefficient immobilier français. Seule la fraction des parts représentative de l'immeuble français entre dans l'assiette IFI du non-résident. Le bien étranger détenu par la SCI est neutralisé, contrairement au traitement applicable à un associé résident.
Oui, si la valeur de ses parts de SCI représentative d'immeubles français atteint 1 300 000 €. La détention indirecte via une société civile n'exonère pas : l'IFI vise autant l'immobilier détenu directement que celui logé dans une SCI, une SCPI ou toute société à prépondérance immobilière.
L'IFI se déclare via l'annexe 2042-IFI jointe à la déclaration de revenus, auprès du Service des impôts des particuliers non-résidents. La date limite suit le calendrier de la déclaration de revenus (mai-juin 2026 selon le mode de dépôt). Le non-résident sans revenu de source française déclare également son IFI sur ce support.
Oui. On retient la valeur vénale des parts au 1er janvier de l'année d'imposition, corrigée du coefficient immobilier français. Une décote pour illiquidité ou pour détention minoritaire peut être appliquée, mais elle doit être justifiée et raisonnable — l'administration fiscale la contrôle étroitement.
Oui. Une société civile ou une structure étrangère détenant de l'immobilier en France est concernée dès lors que ses titres sont représentatifs d'immeubles français. Le non-résident associé d'une société étrangère à prépondérance immobilière française est imposable à l'IFI sur la fraction française, sous réserve de la convention fiscale applicable.
Ce sont deux impositions distinctes. L'IFI (art. 964 s. CGI) frappe le patrimoine immobilier net du redevable au-delà de 1,3 M€. La taxe annuelle de 3 % (art. 990 D CGI) vise la valeur vénale des immeubles français détenus par certaines entités, avec des exonérations (art. 990 E) sous condition de déclaration n° 2746 révélant les associés. Une SCI peut être concernée par les deux.