Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Redressement fiscal en SCI : les 10 motifs les plus fréquents en 2026

Une SCI n'est pas une cible privilégiée de l'administration fiscale. Mais quand un rehaussement tombe, il vient presque toujours de la même poignée de situations : un loyer fixé trop bas entre proches, des dépenses personnelles passées en charges, un meublé qui aurait dû faire basculer la société à l'impôt sur les sociétés, un compte courant d'associé devenu débiteur, des travaux lourds déduits alors qu'ils relevaient de la reconstruction. Toujours les mêmes. Ce guide les reprend un par un, dans l'ordre où on les rencontre réellement, avec pour chacun le texte applicable, un exemple chiffré et le correctif à mettre en place.

Une précision de périmètre : on parle ici des motifs de rehaussement et de leur prévention. Le déroulement d'un contrôle — avis de vérification, garanties du contribuable, examen de comptabilité, voies de recours — fait l'objet d'un guide séparé, le contrôle fiscal d'une SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, LPF, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 20 juillet 2026.


1. Ce qui attire l'attention de l'administration fiscale sur une SCI

Le contrôle d'une SCI ne commence presque jamais par une intuition d'inspecteur. Il commence par une incohérence de données. Plusieurs bases sont croisées automatiquement : les déclarations de la société (2072 ou 2065), celles des associés (2044, 2042), le fichier immobilier (acquisitions, ventes, valeur des biens), les déclarations d'occupation des locaux, les informations transmises par les notaires, et depuis quelques années les données remontées par les plateformes de location de courte durée.

Voici les signaux qui débouchent le plus souvent sur une demande d'information ou un contrôle sur pièces.

Signal détecté Ce que l'administration en déduit
Loyer déclaré très inférieur à la valeur locative du secteurRenonciation à recettes, avantage consenti à un proche
Résultat foncier durablement déficitaire malgré des loyers encaissésCharges surévaluées ou non déductibles
Quote-part 2072 non reprise sur la 2044 d'un associéDéfaut de déclaration au niveau de l'associé
Bien meublé identifié (annonce, plateforme, taxe de séjour)Activité commerciale, bascule potentielle à l'IS
Aucune déclaration déposée depuis plusieurs exercicesSCI sans vie sociale, ou revenus dissimulés
Compte courant d'associé au débit au bilan (IS)Sommes mises à disposition, revenus distribués
Gros montant de travaux déduit en une seule foisReconstruction ou agrandissement déguisé en entretien
Cession suivie d'une plus-value déclarée nulle ou très faiblePrix de revient majoré à tort
Constitution d'une SCI juste avant une donation ou une venteMontage à but principalement fiscal

À retenir : aucun de ces signaux n'est en soi un redressement. Ce sont des points d'entrée. Dans la très grande majorité des cas, une réponse documentée à une demande de renseignements ou de justifications (art. L10 et L11 du LPF ; art. L16 du LPF lorsque c'est l'associé personne physique qui est interrogé au titre de son impôt sur le revenu) met fin à l'examen. Ce qui transforme un signal en rehaussement, c'est l'absence de justificatif.

Le rôle central de la pièce justificative

La mécanique ne varie pas : on constate une écriture, on demande la pièce qui la fonde, on rehausse ce qui n'est pas justifié. Une SCI qui a conservé ses baux, ses factures au nom de la société, ses tableaux d'amortissement d'emprunt et ses relevés bancaires réduit d'elle-même le périmètre du rehaussement possible, quel que soit le motif initial du contrôle. Voir à ce sujet notre guide sur les documents à conserver en SCI, sur les registres comptables obligatoires et sur les obligations comptables d'une SCI à l'IR et à l'IS.


2. Motif 1 : le loyer anormalement bas et la renonciation à recettes

De loin le premier motif de rehaussement en SCI. C'est aussi, paradoxalement, le plus facile à éviter. La configuration typique : une SCI familiale détient un appartement occupé par un enfant, un parent ou un associé, moyennant un loyer symbolique ou nul, pendant que la société déduit intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance et travaux. L'asymétrie saute aux yeux dès la lecture de la liasse.

Le fondement juridique

Deux régimes coexistent selon le mode d'imposition de la SCI.

SCI à l'impôt sur le revenu. L'article 15 II du CGI prévoit que les revenus des logements dont le propriétaire se réserve la jouissance ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. La contrepartie est immédiate : les charges afférentes à ces logements ne sont pas déductibles. Lorsqu'un associé occupe gratuitement un bien de la SCI, l'administration considère qu'il s'agit d'une mise à disposition à titre gratuit assimilable à une réservation de jouissance : elle refuse alors la déduction des charges correspondantes à hauteur de la quote-part concernée. Lorsque le loyer est perçu mais notoirement inférieur à la valeur locative réelle, la doctrine (BOI-RFPI-BASE-10-10) permet à l'administration de réintégrer la valeur locative normale du bien, sauf si le contribuable justifie de circonstances indépendantes de sa volonté.

SCI à l'impôt sur les sociétés. Le raisonnement change de terrain. Consentir un loyer inférieur au marché appauvrit la société sans contrepartie : c'est un acte anormal de gestion. Sur le fondement de l'article 38-1 du CGI, l'administration réintègre au résultat imposable la différence entre le loyer facturé et le loyer de marché. Et parce que cet avantage profite à un associé, il est le plus souvent qualifié de revenu distribué au sens de l'article 111 c du CGI, donc imposé une seconde fois entre les mains de l'associé au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Exemple chiffré

Élément Déclaré Retenu après contrôle
Loyer annuel (T3, 65 m², secteur à 13 €/m²)3 600 €10 140 €
Charges déduites8 200 €8 200 €
Résultat foncier− 4 600 €+ 1 940 €
Écart d'assiette sur 3 exercices19 620 € de base imposable supplémentaire

Pour un associé imposé à 30 % avec 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, le rappel de droits atteint environ 9 260 €, auquel s'ajoutent l'intérêt de retard et, si le caractère délibéré est retenu, une majoration de 40 %.

Le correctif

  • Documenter le loyer de marché à la signature du bail : trois annonces comparables du même secteur, même surface, même état, imprimées et datées, conservées dans le dossier de la SCI.
  • Rester dans une fourchette défendable. Un écart de 10 à 15 % en dessous du marché se justifie par la stabilité du locataire ou l'absence de frais de gestion. Un loyer à 30 % du marché ne se justifie pas.
  • Réviser le loyer chaque année selon l'indice prévu au bail. Un loyer figé depuis dix ans finit mécaniquement sous le marché. Voir notre guide sur la révision du loyer en SCI.
  • Encaisser réellement le loyer sur le compte bancaire de la SCI. Un loyer stipulé au bail mais jamais versé produit le même effet qu'un loyer nul, avec en prime un risque de créance fictive à l'actif.
  • Si l'occupation gratuite est assumée, ne pas déduire les charges du bien concerné. La cohérence protège mieux que l'optimisation.

Les cas particuliers de la location à un associé et du logement d'un enfant ou d'un parent sont traités en détail dans nos guides louer à un associé de la SCI et loger son enfant ou son parent via une SCI.


3. Motif 2 : les charges personnelles et non déductibles passées en déduction

Deuxième motif par la fréquence, premier par le nombre de lignes rejetées. La fraude n'est presque jamais en cause. Le plus souvent, le gérant applique une logique intuitive — « c'est une dépense liée à la SCI, donc elle passe » — qui n'a rien à voir avec la liste limitative du CGI.

La règle : une liste fermée à l'IR

À l'impôt sur le revenu, les charges déductibles des revenus fonciers sont énumérées par l'article 31 I 1° du CGI. Cette liste est limitative : ce qui n'y figure pas n'est pas déductible, même si la dépense a été réellement engagée par la société.

Dépense SCI à l'IR SCI à l'IS
Intérêts d'empruntDéductiblesDéductibles
Remboursement du capital empruntéNonNon (opération de bilan)
Travaux d'entretien et de réparationDéductiblesDéductibles
Travaux de construction, reconstruction, agrandissementExclus (art. 31 I 1° b)Immobilisés et amortis
Taxe foncièreDéductibleDéductible
Taxe d'enlèvement des ordures ménagèresNon (récupérable sur le locataire)Non
Prime d'assurance PNODéductibleDéductible
Frais de comptabilité et de gestionHonoraires de gestion et de comptabilité déductibles au réel ; les autres frais de gestion sont couverts par le forfait de 20 € par local et par an (art. 31 I 1° e du CGI)Déductibles
Déplacements du gérant sans lien avec un bien louéNonNon
Mobilier, électroménager (location nue)NonAmortissable si affecté
Frais de constitution de la SCINonDéductibles ou étalés

Les rejets les plus courants

Le remboursement du capital de l'emprunt. C'est l'erreur la plus fréquente en valeur. Le gérant déduit la mensualité entière au lieu de la seule fraction d'intérêts. Sur un crédit de 200 000 € à 3,5 % sur vingt ans, la mensualité est d'environ 1 160 € mais la part d'intérêts de la première année ne représente qu'environ 6 900 € sur 13 920 € versés. Déduire la totalité, c'est créer une charge indue d'environ 7 000 € dès la première année.

Les factures qui ne sont pas au nom de la SCI. Une facture d'artisan libellée au nom personnel du gérant, une prime d'assurance souscrite à titre privé, un abonnement au nom d'un associé : la charge tombe, faute de justificatif opposable. Rien de fiscal là-dedans, c'est un problème purement administratif — il suffit de demander à l'artisan d'établir la facture au nom de la société avant de la régler.

Les dépenses mixtes. Un ordinateur, un véhicule, un local partiellement utilisé à titre privé. En SCI à l'IR, ces dépenses ne figurent pas dans la liste de l'article 31 et sont donc simplement exclues. En SCI à l'IS, elles sont admises à hauteur de leur usage professionnel réel, à condition qu'une clé de répartition documentée existe.

Les charges récupérables sur le locataire. Les dépenses figurant dans la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987 sont refacturées au locataire : les déduire sans déclarer la refacturation crée une double déduction.

Les travaux payés mais non achevés. À l'IR, la déduction est admise l'année du paiement effectif, pas l'année de la commande ni celle de la facture. À l'IS, c'est l'inverse : la comptabilité d'engagement rattache la charge à l'exercice de réalisation.

Le piège du compte bancaire unique : beaucoup de rejets ne portent pas sur la nature de la dépense mais sur son canal de paiement. Une charge de SCI réglée depuis le compte personnel d'un associé n'est pas automatiquement perdue — elle constitue un apport en compte courant — mais elle doit être comptabilisée comme telle. Réglée depuis un compte personnel et déduite sans écriture de compte courant, elle sera rejetée.

Le détail complet de ce qui passe et de ce qui ne passe pas figure dans notre guide des charges déductibles en SCI.


4. Motif 3 : la location meublée non déclarée et la bascule à l'IS

Celui-ci est le plus lourd financièrement. La raison est simple : il ne corrige pas une ligne, il change le régime fiscal de la société entière, et rétroactivement.

Le mécanisme de la bascule

Une SCI est par nature une société civile. Elle relève de l'article 8 du CGI, donc de la transparence fiscale, tant que son activité reste civile. La location meublée est une activité commerciale par nature au sens de l'article 35 du CGI. Or l'article 206-2 du CGI soumet à l'impôt sur les sociétés les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de caractère commercial.

La doctrine administrative (BOI-IS-CHAMP-10-30) admet toutefois une tolérance : la société civile n'est pas assujettie à l'IS lorsque les recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes de l'exercice. Cette tolérance s'apprécie de manière globale : un dépassement occasionnel et non délibéré ne l'écarte pas nécessairement, mais un dépassement structurel entraîne l'assujettissement.

Situation Recettes meublé / total Conséquence
3 appartements nus, 1 studio meublé occasionnel6 %Tolérance applicable, SCI reste à l'IR
2 appartements nus, 1 meublé loué à l'année28 %IS de plein droit
1 seul bien, loué meublé100 %IS de plein droit
Location saisonnière avec 3 services para-hôteliersIS + TVA à 10 %

Ce que coûte la bascule

Le passage à l'IS n'est pas neutre. Le changement de régime emporte les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI) : changement de régime d'imposition des associés, obligation de tenir une comptabilité commerciale complète avec bilan, liasse fiscale et FEC, et imposition en principe des plus-values latentes sur les immeubles. Sur ce dernier point, l'atténuation conditionnelle de l'article 202 ter II permet d'échapper à l'imposition immédiate lorsque aucune modification n'est apportée aux écritures comptables — les immeubles étant inscrits au bilan d'ouverture pour leur valeur d'origine, sans réévaluation — et que l'imposition des plus-values reste possible sous le régime de l'IS. Le prix à payer est alors différé mais lourd : lors de la revente, la plus-value professionnelle est calculée sur la valeur nette comptable, amortissements réintégrés, et sans aucun abattement pour durée de détention.

Exemple. Une SCI à l'IR détient depuis 2014 un immeuble acquis 300 000 €. En 2023, un des lots a été loué meublé, portant les recettes commerciales à 35 % du total ; l'immeuble valait alors 430 000 €. En 2026, l'administration constate la bascule à l'IS à compter de l'exercice 2023 — premier exercice non prescrit — et rappelle l'IS sur les résultats 2023 à 2025 recalculés selon les règles commerciales. Sur la plus-value latente de 130 000 € appréciée à la date du changement de régime, deux issues : si la SCI a inscrit l'immeuble à sa valeur d'origine sans toucher aux écritures, l'atténuation de l'article 202 ter II s'applique et rien n'est imposé immédiatement ; à défaut, la plus-value est taxée selon le régime des particuliers, après abattements pour durée de détention (6 % par an au-delà de la cinquième année pour l'impôt sur le revenu, 1,65 % par an pour les prélèvements sociaux, art. 150 VC du CGI), soit ici neuf ans de détention. Dans les deux cas, la facture combinée avec les rappels d'IS dépasse fréquemment plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Le correctif

  • Mesurer le ratio chaque année, à la clôture, et le documenter dans le dossier. Le calcul se fait sur les recettes hors taxes, pas sur les surfaces ni sur le nombre de lots.
  • Ne jamais improviser un meublé dans une SCI à l'IR sans avoir vérifié l'impact du ratio. Un seul lot meublé dans une SCI de deux biens suffit à faire basculer la société.
  • Choisir consciemment le régime : si le projet est meublé, l'option pour l'IS dès le départ évite la bascule subie et son imposition de plus-values latentes. Voir notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR.
  • Attention aux services para-hôteliers. Fourniture du linge de maison, nettoyage régulier des locaux, petit-déjeuner, réception de la clientèle : la fourniture d'au moins trois de ces quatre services, pour des séjours n'excédant pas trente nuitées, fait entrer l'hébergement dans le champ de la TVA (art. 261 D 4° b du CGI), au taux de 10 % (art. 279 a bis du CGI), en plus de l'IS. Depuis la décision du Conseil d'État du 12 novembre 2025 (n° 498267), qui a partiellement censuré la doctrine administrative, l'appréciation est concrète : chaque service doit être effectivement rendu dans des conditions comparables à celles d'un hôtel — un nettoyage réalisé seulement avant l'arrivée du client ne suffit pas —, la réception pouvant en revanche être assurée par un dispositif électronique dès lors qu'il remplit une réelle fonction d'accueil et d'information.

Le régime complet est développé dans nos guides SCI et location meublée et SCI et location saisonnière.

Une comptabilité conforme, c'est la moitié du risque en moins

sci-ai.app rattache chaque écriture à sa pièce justificative, distingue automatiquement charges et immobilisations, calcule le ratio de recettes commerciales et produit un FEC conforme. En cas de contrôle, tout est présentable en une exportation.


5. Motif 4 : les amortissements irréguliers (SCI à l'IS)

L'amortissement est le principal levier fiscal d'une SCI à l'IS. Il est donc, logiquement, l'un des postes les plus systématiquement épluchés. En pratique, le rehaussement porte rarement sur le principe même de l'amortissement, presque toujours sur ses modalités.

Erreur 1 : amortir le terrain

Le terrain n'est pas un actif qui se déprécie par l'usage : il n'est pas amortissable. Une SCI qui inscrit 400 000 € au compte « constructions » sans isoler la valeur du terrain amortit une base excessive. Sur trente ans, une valeur de terrain de 80 000 € indûment amortie représente environ 2 670 € de charge annuelle rejetée, soit sur trois exercices contrôlés 8 000 € de base réintégrée.

Erreur 2 : une ventilation terrain / bâti non justifiée

La ventilation doit reposer sur une méthode documentée. Trois approches sont admises en pratique : la référence à des transactions comparables de terrains nus dans le même secteur, la référence à la ventilation retenue par le vendeur ou l'acte notarié, ou une méthode par le coût de reconstruction à neuf de la construction déduit du prix global. Une ventilation forfaitaire du type « 15 % terrain » retenue sans justification est régulièrement contestée, en particulier en zone urbaine dense où la part du foncier est structurellement plus élevée. La méthode et les pièces retenues doivent être conservées dans le dossier permanent. Voir notre guide sur la valeur du terrain en SCI.

Erreur 3 : l'absence de décomposition par composants

Le règlement comptable impose de décomposer un immeuble en éléments dont la durée d'utilisation est différente. Une SCI qui amortit l'ensemble de la construction sur une durée unique commet une irrégularité comptable — et prive au passage la société d'une charge légitime, puisque les composants à durée courte s'amortissent plus vite que la structure.

Composant Quote-part usuelle Durée usuelle
Gros œuvre / structure50 à 60 %40 à 60 ans
Façades et étanchéité5 à 10 %15 à 25 ans
Toiture5 à 10 %20 à 30 ans
Installations techniques (réseaux, chauffage)15 à 25 %15 à 20 ans
Agencements intérieurs5 à 15 %10 à 15 ans

Ces quotes-parts sont des ordres de grandeur usuels, à ajuster selon la nature réelle du bien et à documenter. Le détail figure dans nos guides amortissement en SCI, plan d'amortissement et optimiser ses amortissements.

Erreur 4 : appliquer — ou ignorer — l'article 39 C du CGI à mauvais escient

L'article 39 C II du CGI plafonne la déduction de l'amortissement des biens donnés en location. Deux précisions s'imposent, car ce texte est très souvent mal appliqué en SCI.

Il ne vise pas les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés. La doctrine est explicite (BOI-BIC-AMT-20-40-10-10) : les sociétés et groupements soumis ou ayant opté pour l'impôt sur les sociétés ne sont pas concernés par le dispositif. Une SCI à l'IS amortit donc son immeuble sans plafonnement au niveau du loyer encaissé. Invoquer l'article 39 C pour limiter la dotation d'une SCI à l'IS est une erreur — et, symétriquement, un rehaussement fondé sur ce texte à l'encontre d'une SCI à l'IS est contestable.

Il vise en revanche les bailleurs relevant du régime des sociétés de personnes. Lorsque la location est consentie par une personne physique ou par une société relevant de l'article 8 du CGI — cas d'une SCI à l'IR comptant un associé soumis à l'IS ou relevant des BIC, qui détermine alors une quote-part de résultat selon les règles commerciales — l'amortissement est encadré. Lorsque la location est consentie par une société relevant de l'article 8 du CGI pour un bien situé en France ou dans un État de l'Espace économique européen, l'amortissement est déductible, mais plafonné à trois fois le montant des loyers acquis pendant les trente-six premiers mois de location (art. 39 C II 1) ; au-delà de cette période, ce plafonnement ne joue plus. Lorsque la location est consentie directement ou indirectement par une personne physique, la dotation est en revanche limitée en permanence au loyer acquis diminué des autres charges afférentes au bien (art. 39 C II 2). Dans les deux cas, la fraction excédentaire n'est pas perdue : elle est reportable sur les exercices suivants (art. 39 C II 3) et majore la valeur nette comptable en cas de cession.

Erreur 5 : l'amortissement omis

Le raisonnement inverse existe aussi. L'article 39 B du CGI impose que la somme des amortissements pratiqués depuis l'acquisition ne soit jamais inférieure au montant cumulé des amortissements calculés selon le mode linéaire. Une SCI qui « saute » des dotations pour éviter d'aggraver un déficit perd définitivement le droit de les déduire ultérieurement. Le sujet des SCI en perte est traité dans notre guide SCI déficitaire.


6. Motif 5 : le compte courant d'associé débiteur et les revenus distribués

Le compte courant d'associé est normalement créditeur : l'associé a avancé des fonds à la SCI, qui les lui doit. Il devient débiteur quand la situation s'inverse — l'associé a prélevé sur la trésorerie de la société plus qu'il n'y a mis. Le risque fiscal commence exactement à ce moment-là.

Ce que voit l'administration

Un compte courant débiteur, c'est un prêt de la société à son associé. À l'IS, l'administration applique l'article 111 a du CGI, qui répute revenus distribués « les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes ». Le solde débiteur est donc imposé entre les mains de l'associé, au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux) ou au barème sur option.

Deux aggravations fréquentes :

  • L'absence d'intérêt. Un prêt consenti sans rémunération par une société à son associé est un avantage sans contrepartie, donc un acte anormal de gestion. L'administration réintègre au résultat de la SCI un produit financier théorique, calculé au taux de marché.
  • Le solde reconstitué chaque année. Rembourser le compte courant le 30 décembre pour le redébiter le 5 janvier ne fait pas disparaître la mise à disposition. La doctrine et la jurisprudence retiennent la réalité des flux, pas la photographie du 31 décembre.

Exemple. Une SCI à l'IS présente un compte courant débiteur de 45 000 € au 31 décembre 2025, contre 28 000 € en 2024. L'administration impose la mise à disposition sur le fondement de l'article 111 a : 45 000 × 31,4 % = 14 130 € d'imposition personnelle pour l'associé. Elle réintègre en outre au résultat de la SCI un produit financier théorique d'environ 2 250 € (45 000 × 5 %, ordre de grandeur du taux de marché retenu pour les avances aux associés sur la période), générant un rappel d'IS complémentaire.

Le correctif

  • Ne jamais laisser le solde passer au débit. C'est la règle la plus simple et la plus efficace. Un prélèvement doit correspondre soit à un remboursement d'apport antérieur, soit à une distribution formalisée en assemblée.
  • Formaliser les distributions. Si l'objectif est de sortir de la trésorerie, la voie régulière est la distribution de dividendes, décidée en AG, avec le PFU appliqué en connaissance de cause. Voir notre guide dividendes en SCI à l'IS.
  • Rémunérer les avances dans les deux sens et conserver une convention écrite. Les intérêts servis à l'associé sur un compte créditeur sont déductibles dans les limites de l'article 39-1 3° du CGI.
  • Suivre le compte courant mensuellement, pas une fois par an au moment de la liasse. Le détail des écritures est traité dans notre guide sur le compte courant d'associé en SCI.

7. Motif 6 : travaux requalifiés en construction ou agrandissement

Motif propre aux SCI à l'IR, où l'enjeu est binaire : la dépense est déductible immédiatement du revenu foncier, ou elle ne l'est pas du tout. Pas de demi-mesure. À l'IS, l'enjeu se dégonfle — la dépense est soit une charge, soit une immobilisation amortie — mais l'exercice de rattachement change quand même.

La frontière

L'article 31 I 1° a du CGI admet en déduction « les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire ». Le b y ajoute les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, reconstruction ou agrandissement. La doctrine (BOI-RFPI-BASE-20-30-10) précise les critères.

Nature Définition Traitement à l'IR
Réparation, entretienRemettre en état sans modifier la consistanceDéductible
Amélioration (habitation)Apporter un équipement ou un confort nouveau sans toucher au gros œuvreDéductible
Amélioration (local professionnel ou commercial)Idem, hors habitationNon déductible en principe
ReconstructionTravaux affectant le gros œuvre, ou remaniement d'ampleur équivalant à une reconstructionNon déductible
AgrandissementAugmentation de la surface ou du volume habitableNon déductible
Changement d'affectationTransformation d'un local commercial en logement, d'un grenier en piècesNon déductible

Les situations qui déclenchent la requalification

  • Aménagement de combles ou de sous-sol créant de la surface habitable. Même si les murs existent déjà, la création de surface caractérise l'agrandissement.
  • Démolition intérieure complète suivie d'une reconstruction des cloisons, planchers et réseaux. Un ravalement complet reste déductible ; une opération qui ne conserve que les murs porteurs ne l'est pas.
  • Division d'un grand logement en plusieurs lots. La création de nouveaux logements est assimilée à une reconstruction.
  • Surélévation, extension, véranda, garage attenant nouveau.
  • Travaux réalisés immédiatement après l'acquisition et indissociables de l'opération d'achat : ils peuvent être regardés comme un élément du prix de revient plutôt que comme une charge.

La règle du devis global : lorsqu'un chantier mêle des travaux déductibles et non déductibles, l'administration exige une ventilation par nature. Un devis global « rénovation complète, 92 000 € » sans détail est le meilleur moyen de voir la totalité rejetée. Un devis ligne par ligne permet au contraire de sauver la part d'entretien et d'amélioration.

Le correctif

  • Exiger des devis et factures détaillés, poste par poste, avec les surfaces et les prestations décrites.
  • Conserver les photos avant / après et, le cas échéant, la déclaration préalable ou le permis de construire. Un permis de construire est un indice fort d'agrandissement ou de reconstruction.
  • Ne pas déduire ce qui a fait l'objet d'un permis : la dépense n'est pas perdue, elle viendra majorer le prix de revient lors de la revente et réduira la plus-value.
  • Vérifier le millésime de déduction : à l'IR, l'année du paiement.

Les écritures correspondantes sont détaillées dans nos guides travaux en SCI et écritures comptables des travaux.


8. Motif 7 : la SCI fictive et l'abus de droit

Plus rare que les précédents, mais d'une autre gravité : ici, ce n'est pas une écriture qui est contestée, c'est l'existence même de la société — ou l'efficacité fiscale du montage qu'elle sert.

La SCI fictive

Une SCI est déclarée fictive lorsqu'elle n'a pas d'existence réelle en dehors de l'avantage fiscal ou patrimonial qu'elle procure. Les indices retenus sont cumulatifs et factuels.

Indice de fictivité Le correctif
Aucune assemblée générale depuis la créationAG annuelle d'approbation des comptes, PV signé et daté
Pas de compte bancaire au nom de la SCIOuvrir un compte dédié, y faire transiter tous les flux
Apports jamais libérés, capital purement nominalTracer la libération, ou constater l'apport en compte courant
Un associé détient 99,9 % et l'autre une part de complaisanceRépartition reflétant une réalité économique
Aucune comptabilité, aucune déclaration déposéeTenir la comptabilité, déposer la 2072 ou la 2065
Le gérant dispose des biens comme des siens (occupation, revente)Baux écrits, décisions collectives, flux tracés

La sanction est la déclaration d'inopposabilité : l'administration fait comme si la société n'existait pas et impose directement les associés sur les revenus et les biens. Les effets se propagent alors à l'IFI, aux droits de mutation et à la plus-value. Le sujet est développé dans notre guide SCI fictive ; la tenue d'une assemblée générale annuelle de SCI est le premier antidote à ce grief.

L'abus de droit

Deux textes coexistent, et la différence entre eux est décisive.

  • Article L64 du LPF — l'abus de droit « classique ». Il vise les actes qui ont un caractère fictif, ou qui, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales. Le but doit être exclusivement fiscal.
  • Article L64 A du LPF — le « mini-abus de droit », applicable aux rectifications notifiées depuis 2021 pour des actes passés depuis le 1er janvier 2020. Il vise les montages ayant un but principalement fiscal. Le seuil est nettement plus bas.

Dans les deux cas, le contribuable comme l'administration peuvent saisir le comité de l'abus de droit fiscal. Sur le terrain des sanctions, en revanche, les deux textes ne se valent pas. L'article 1729 b du CGI prévoit une majoration de 80 % en cas d'abus de droit au sens de l'article L64, ramenée à 40 % lorsqu'il n'est pas établi que le contribuable a eu l'initiative principale du montage ou en a été le principal bénéficiaire. Cette majoration automatique n'a pas été étendue à l'article L64 A : en cas de « mini-abus de droit », seules les pénalités de droit commun sont applicables — 40 % pour manquement délibéré ou 80 % pour manœuvres frauduleuses (art. 1729 a et c du CGI) — et l'administration doit les motiver au cas par cas, sans pouvoir les déduire du seul fait que les conditions de l'article L64 A sont réunies (BOI-CF-IOR-30-20).

Les montages en SCI qui appellent la prudence

  • Apport d'un immeuble à une SCI immédiatement suivi d'une donation des parts, sans motif autre que la réduction de l'assiette taxable.
  • Démembrement croisé usufruit / nue-propriété entre associés dont l'unique justification est fiscale.
  • Constitution d'une SCI la veille d'une vente pour bénéficier d'un régime plus favorable.
  • SCI interposée sans substance, dont la seule fonction est de faire écran entre le bien et son véritable propriétaire.

Le test à s'appliquer : si l'on retirait entièrement l'avantage fiscal du montage, celui-ci aurait-il encore un intérêt ? Protection du conjoint, organisation de la transmission, gestion collective d'un patrimoine familial, capacité à faire entrer et sortir des associés : ce sont des motifs civils réels et documentables. S'ils existent, écrivez-les — dans les statuts, dans le pacte d'associés, dans les PV. Voir notre guide abus de droit et SCI.


9. Motif 8 : la TVA non collectée ou déduite à tort

« Une SCI, ça ne fait pas de TVA. » L'idée circule beaucoup et elle est exacte pour la location nue à usage d'habitation, qui est exonérée. Elle est fausse dans plusieurs configurations très banales — et le rehaussement porte alors sur de la TVA qui aurait dû être collectée, majorée et assortie d'intérêts.

Défaut de collecte

Situation Régime Texte
Location nue d'habitationExonéréeArt. 261 D 2° CGI
Parking ou box loué isolémentDans le champ, 20 % — sauf franchise en baseArt. 261 D 2° et 293 B CGI
Para-hôtellerie : au moins 3 services sur 4, séjours ≤ 30 nuitéesTVA obligatoire, 10 %Art. 261 D 4° b et 279 a bis CGI
Location nue de locaux professionnelsOption possible, 20 %Art. 260-2° CGI
Terrain aménagéTVA obligatoire, 20 %Art. 261 D 2° CGI

Le cas du parking isolé est le plus fréquent et le plus méconnu. Lorsque l'emplacement est loué avec le logement, à la même personne et de manière indissociable, il suit le sort de l'habitation et reste exonéré. Loué séparément, à un tiers, il entre de plein droit dans le champ de la TVA à 20 %. Encore faut-il que la SCI soit effectivement redevable : la franchise en base de l'article 293 B du CGI la dispense de collecter tant que ses recettes de prestations de services restent sous 37 500 € (seuil majoré 41 250 €) en 2026 — le seuil unique de 25 000 € un temps envisagé ayant été définitivement abandonné à l'automne 2025. Le rappel ne survient donc qu'au-delà de ce seuil, ou lorsque la SCI a renoncé à la franchise. Une SCI qui loue quarante-cinq boxes à 70 € par mois encaisse 37 800 € par an : au-delà du seuil, la TVA due est de 6 300 € par exercice, soit 18 900 € sur trois exercices, avant intérêts et majorations. À l'inverse, quinze boxes au même loyer (12 600 € annuels) restent en franchise et ne donnent lieu à aucune TVA, sauf option. Voir nos guides franchise en base de TVA et SCI et location de parking.

Déduction indue et régularisation oubliée

Le rehaussement peut aussi porter sur la TVA déduite :

  • TVA récupérée sur un local exonéré. Une SCI qui n'a pas opté ne peut déduire aucune TVA sur les travaux ou l'acquisition.
  • Absence de régularisation en cas de changement d'affectation. Pour les immeubles, la TVA initialement déduite est susceptible d'être régularisée pendant vingt ans. Une SCI qui a déduit la TVA sur un local professionnel puis le loue en habitation exonérée doit reverser une fraction de la TVA déduite au prorata des années restantes.
  • Option TVA exercée puis oubliée. L'option est expresse, souscrite local par local, et engage la SCI à collecter. Beaucoup de SCI ayant opté à l'occasion de travaux cessent ensuite de déclarer.
  • Assujetti partiel sans coefficient de déduction. Une SCI qui exerce à la fois une activité exonérée et une activité taxée doit calculer un coefficient de déduction. Déduire 100 % de la TVA d'amont est un rehaussement quasi automatique.

Le régime complet est développé dans nos guides SCI et TVA, déclaration de TVA en SCI et franchise en base de TVA.


10. Motif 9 : les déclarations tardives ou absentes

Rien à voir avec le fond, ici : c'est un motif de pure forme. Il n'en produit pas moins deux effets redoutables. Il génère des majorations à lui seul, et dans sa version la plus grave — l'activité occulte — il fait passer le délai de reprise de trois à dix ans.

Les trois défaillances typiques

La SCI n'a jamais déposé de déclaration. Situation classique des SCI créées puis « oubliées », notamment lorsqu'elles ne dégagent pas de bénéfice. Une SCI à l'IR sans revenu reste tenue de déposer la 2072 dès lors qu'elle en est légalement redevable ; une SCI à l'IS doit déposer sa 2065 et sa liasse même en l'absence d'activité.

Le dépôt est tardif. Un dépôt spontané hors délai déclenche la majoration de 10 % de l'article 1728 CGI. Après mise en demeure restée sans réponse dans les trente jours, elle passe à 40 %.

La quote-part n'est pas reprise par l'associé. La SCI à l'IR dépose bien sa 2072, mais un associé omet de reporter sa quote-part sur sa 2044 puis sa 2042. Le croisement des bases rend cette omission immédiatement visible. Voir notre guide sur la quote-part de résultat et la 2044.

L'effet sur la prescription

Le délai de reprise de droit commun en matière d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés est de trois ans (art. L169 du LPF) : en 2026, l'administration peut contrôler 2023, 2024 et 2025. Le simple défaut de dépôt ne l'allonge pas : une SCI immatriculée, connue de l'administration, reste couverte par la prescription triennale même si elle n'a rien déposé.

Le délai passe en revanche à dix ans lorsque l'activité est occulte au sens de l'article L169 du LPF, c'est-à-dire lorsque le contribuable n'a pas déposé les déclarations dans le délai légal et n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe — ou s'est livré à une activité illicite. Une SCI créée mais jamais immatriculée, qui encaisse des loyers sans jamais se déclarer, entre typiquement dans ce cas. Enfin, le délai sexennal de l'article L186 du LPF, qui constitue le délai de droit commun lorsqu'aucun délai spécial n'est prévu, concerne en pratique l'IFI et les droits d'enregistrement, pas l'impôt sur les revenus de la SCI.

Le correctif : régulariser avant d'être contrôlé

S'il ne fallait retenir qu'un paragraphe de ce guide, ce serait celui-ci. Une régularisation spontanée coûte toujours nettement moins cher qu'un rehaussement subi — et l'écart n'est pas marginal.

Moment de la régularisation Intérêt de retard Majoration
Rectificative spontanée, avec paiement des droits simplesRéduit de 50 % (art. 1727 V CGI)Aucune
Régularisation en cours de contrôle (art. L62 LPF)Réduit de 30 %Aucune
Rehaussement accepté, bonne foiPlein tarif (2,40 %/an)Aucune
Manquement délibéré retenuPlein tarif40 % (art. 1729 a CGI)
Manœuvres frauduleuses ou abus de droitPlein tarif80 % (art. 1729 b et c CGI)

Le droit à l'erreur, issu de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d'une société de confiance (art. L123-1 et L123-2 du code des relations entre le public et l'administration), complète ce dispositif : un contribuable de bonne foi qui rectifie de lui-même une erreur ne se voit pas appliquer de sanction. La bonne foi est présumée — c'est à l'administration de démontrer le manquement délibéré. La procédure de mise en conformité est détaillée dans nos guides retard de déclaration en SCI et que faire en cas de retard. Pour reprendre une comptabilité laissée en friche, voir reprise de comptabilité d'une SCI.


11. Motif 10 : les plus-values immobilières mal calculées

La cession est le moment où l'administration en sait le plus : l'acte notarié lui est transmis, le prix est connu, la date d'acquisition aussi. Autant dire qu'une plus-value déclarée nulle sur un bien détenu douze ans et revendu 40 % plus cher ne passe pas inaperçue longtemps.

SCI à l'IR : le régime des particuliers

La plus-value relève de l'article 150 U du CGI. Le prix d'acquisition peut être majoré :

  • des frais d'acquisition : au réel sur justificatifs, ou forfaitairement à 7,5 % du prix d'achat ;
  • des dépenses de travaux : au réel sur factures d'entreprise, ou forfaitairement à 15 % du prix d'acquisition si le bien est détenu depuis plus de cinq ans.

Les trois erreurs les plus redressées :

  • Appliquer le forfait de 15 % avant cinq ans de détention. La condition de durée est stricte.
  • Retenir au réel des travaux déjà déduits des revenus fonciers. C'est là — et seulement là — que joue l'interdiction de la double déduction : l'article 150 VB II 4° du CGI exclut du prix de revient les dépenses « déjà prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu », c'est-à-dire déduites du revenu global ou d'un revenu catégoriel (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 240).
  • Retenir des travaux réalisés par le contribuable lui-même ou facturés sans TVA par un non-professionnel. Seules les factures d'entreprise sont admises ; le coût des matériaux achetés seul n'est pas retenu.

Une idée fausse à écarter : le forfait de 15 % n'est pas incompatible avec des travaux déjà déduits des revenus fonciers. Il s'applique de plein droit dès lors que l'immeuble bâti est détenu depuis plus de cinq ans, sans avoir à justifier de la moindre facture, et la doctrine est explicite : « il n'y a pas lieu de rechercher si les dépenses de travaux ont déjà été prises en compte pour l'assiette de l'impôt sur le revenu » (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 390). Renoncer au forfait par prudence, c'est renoncer à un avantage auquel on a droit. L'exclusion des dépenses déjà déduites ne concerne que l'option pour les travaux au réel.

S'y ajoutent deux oublis fréquents : la distinction entre l'exonération d'impôt sur le revenu, acquise à vingt-deux ans de détention, et celle de prélèvements sociaux, acquise seulement à trente ans ; et la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI, due dès que la plus-value nette imposable dépasse 50 000 €, avec un barème progressif de 2 % à 6 %.

Point souvent mal compris : l'exonération de résidence principale peut jouer dans une SCI à l'IR, mais à des conditions strictes. La doctrine (BOI-RFPI-PVI-10-40-10, n° 140) admet que l'associé d'une société relevant de l'article 8 du CGI qui occupe à titre de résidence principale un immeuble mis gratuitement à sa disposition par la société bénéficie de l'exonération, limitée à la fraction du bien qu'il occupe et à sa seule quote-part de capital. En revanche, dès lors que l'occupation se fait moyennant un loyer, même modeste, l'exonération est perdue. C'est exactement l'inverse de l'intuition de beaucoup de gérants, qui installent un loyer symbolique en croyant sécuriser la situation.

SCI à l'IS : plus-value professionnelle

Le régime est radicalement différent. La plus-value est égale à la différence entre le prix de vente et la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix de revient diminué des amortissements pratiqués. Il n'existe aucun abattement pour durée de détention. La plus-value est imposée au taux normal de l'IS.

Exemple. Immeuble acquis 350 000 € en 2011 (dont 60 000 € de terrain), amorti à hauteur de 145 000 € au 31 décembre 2025, revendu 520 000 €. Valeur nette comptable : 205 000 €. Plus-value imposable : 315 000 €, dont 145 000 € correspondent à la seule reprise des amortissements. L'erreur classique consiste à déclarer 170 000 € (520 000 − 350 000) en oubliant la réintégration des amortissements : le rehaussement porte alors sur 145 000 € de base.

Le détail de chaque régime figure dans nos guides plus-value en SCI et plus-value en SCI à l'IS.


12. Majorations, intérêts de retard et prescription : ce que coûte réellement un redressement

Le rappel de droits, c'est la partie visible. Deux couches viennent systématiquement s'y ajouter, et elles pèsent souvent plus lourd que le rappel lui-même.

L'intérêt de retard

Prévu par l'article 1727 du CGI, il est de 0,20 % par mois, soit 2,40 % par an. Ce n'est pas une sanction mais la réparation du préjudice de trésorerie du Trésor : il s'applique même en cas de bonne foi totale. Il court du jour où l'impôt aurait dû être payé jusqu'au dernier jour du mois de la proposition de rectification.

Les majorations

Situation Taux Texte
Dépôt tardif spontané10 %Art. 1728 1 a CGI
Dépôt hors délai après mise en demeure (30 jours)40 %Art. 1728 1 b CGI
Découverte d'une activité occulte80 %Art. 1728 1 c CGI
Manquement délibéré40 %Art. 1729 a CGI
Abus de droit (art. L64 LPF), initiative ou bénéfice principal80 %Art. 1729 b CGI
Abus de droit (art. L64 LPF), autres cas40 %Art. 1729 b CGI
Mini-abus de droit (art. L64 A LPF)Pénalités de droit commun uniquementArt. 1729 a ou c CGI
Manœuvres frauduleuses80 %Art. 1729 c CGI
FEC non présenté (comptabilité informatisée en régime réel)5 000 € ou, si le montant est plus élevé, 10 % des droits mis à la charge du contribuableArt. 1729 D CGI

Sur le FEC, un point de vigilance : l'obligation de présenter un fichier des écritures comptables conforme au format normalisé (art. L47 A-I du LPF) concerne les contribuables tenant une comptabilité informatisée dans le cadre d'un régime réel — toutes les SCI à l'IS, et les SCI à l'IR ayant au moins un associé personne morale ou relevant des BIC / BNC. Une SCI à l'IR dont tous les associés sont des personnes physiques et qui tient une comptabilité de trésorerie n'entre en principe pas dans le champ de cette obligation.

Le cumul, en pratique

Exemple synthétique. Une SCI à l'IS a déduit 18 000 € de dépenses personnelles sur trois exercices et présentait un compte courant débiteur de 30 000 €. Le manquement délibéré est retenu sur les charges personnelles.

Poste Montant
Rappel d'IS sur charges rejetées (18 000 € à 15 %)2 700 €
Majoration 40 % pour manquement délibéré1 080 €
Intérêt de retard (environ 2 ans en moyenne)130 €
PFU sur le compte courant débiteur (30 000 € à 31,4 %)9 420 €
Revenus distribués sur les charges personnelles (18 000 € à 31,4 %)5 652 €
Total approximatif≈ 18 980 €

Hypothèse retenue : SCI éligible au taux réduit de 15 % (chiffre d'affaires ≤ 10 M€, capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques) et dont le résultat rehaussé reste sous le plafond de 42 500 € de bénéfice imposable (art. 219 I b du CGI). Au-delà, le rappel est calculé au taux normal de 25 %, soit 4 500 € au lieu de 2 700 €.

Le rappel d'impôt sur les sociétés proprement dit ne représente ici qu'environ 14 % du total. L'essentiel provient de la double imposition des sommes appréhendées par l'associé. C'est la mécanique qui rend ces redressements douloureux, bien plus que les majorations elles-mêmes.

Prescription

Situation Délai de reprise Exercices contrôlables en 2026
IR / IS : droit commun, y compris en cas de dépôt tardif ou omis par une SCI immatriculée (art. L169 LPF)N+32023, 2024, 2025
TVA (art. L176 LPF)N+32023, 2024, 2025
IFI, droits d'enregistrement, à défaut de délai spécial (art. L186 LPF)N+62020 à 2025
Activité occulte : ni déclaration, ni immatriculation (art. L169 LPF)N+102016 à 2025

Deux précisions utiles. D'abord, un déficit reportable né d'un exercice prescrit reste vérifiable dès lors qu'il influence le résultat d'un exercice non prescrit : l'administration peut le remettre en cause pour l'avenir sans rectifier l'exercice d'origine. Ensuite, les amortissements pratiqués sur des exercices prescrits peuvent également être contrôlés dans leurs effets sur les exercices ouverts.


13. Le plan de mise en conformité de votre SCI

Une revue par an suffit, de préférence au moment de la clôture. Elle couvre l'essentiel des motifs décrits ci-dessus. Comptez deux heures pour une SCI de taille courante — moins si la comptabilité est tenue au fil de l'eau.

Bloc 1 — Les revenus

  • Chaque bien loué a-t-il un bail écrit, signé, à jour de ses avenants ?
  • Le loyer de chaque bien est-il cohérent avec le marché local ? Trois annonces comparables sont-elles archivées ?
  • La révision annuelle de loyer a-t-elle été appliquée ?
  • Tous les loyers ont-ils été effectivement encaissés sur le compte de la SCI ? Les impayés sont-ils documentés (relances, procédure) ?
  • Un bien est-il occupé gratuitement ? Si oui, les charges correspondantes ont-elles été neutralisées ?
  • Le ratio de recettes commerciales est-il inférieur à 10 % du total hors taxes ?

Bloc 2 — Les charges

  • Chaque écriture de charge a-t-elle une facture au nom de la SCI ?
  • Les échéances d'emprunt sont-elles ventilées entre capital, intérêts et assurance ?
  • Les gros travaux ont-ils été qualifiés (entretien / amélioration / reconstruction) avec un devis détaillé à l'appui ?
  • Aucune dépense personnelle ne figure-t-elle en charge ?
  • Les charges récupérables sont-elles bien refacturées et déclarées ?

Bloc 3 — Le bilan (SCI à l'IS)

  • Le compte courant d'associé est-il créditeur à la clôture, et l'a-t-il été toute l'année ?
  • La ventilation terrain / construction est-elle documentée par une méthode écrite ?
  • Le plan d'amortissement respecte-t-il la décomposition par composants ?
  • Si la SCI relève du régime des sociétés de personnes avec un associé soumis à l'IS ou aux BIC, la limitation de l'article 39 C II a-t-elle été vérifiée ?
  • Les amortissements minimaux de l'article 39 B ont-ils été pratiqués ?

Bloc 4 — La forme

  • L'assemblée générale annuelle s'est-elle tenue dans le délai prévu par les statuts — souvent six mois — avec un PV signé ? Le Code civil n'impose pas de délai chiffré à une société civile, mais il oblige le gérant à rendre compte de sa gestion au moins une fois par an (art. 1856 du Code civil).
  • La déclaration (2072 ou 2065 + liasse) a-t-elle été déposée dans les délais ?
  • Chaque associé a-t-il repris sa quote-part sur sa déclaration personnelle ?
  • Le FEC est-il disponible et conforme, si la SCI y est tenue ?
  • Les statuts reflètent-ils la réalité (gérant, associés, objet social, siège) ?
  • Le registre des bénéficiaires effectifs est-il à jour ?

Bloc 5 — Le passé

  • Une erreur identifiée sur un exercice non prescrit peut-elle être rectifiée spontanément ? Si oui, le faire immédiatement : l'intérêt de retard est réduit de moitié et aucune majoration n'est appliquée.
  • Existe-t-il un exercice sans déclaration ? Le déposer même tardivement, ne serait-ce que pour ramener le délai de reprise au droit commun.

Le détail opérationnel de cette revue figure dans nos guides checklist de clôture d'une SCI, clôture comptable et calendrier fiscal de la SCI.

Tenir une comptabilité conforme avec sci-ai.app

Rattachement automatique des pièces justificatives, distinction charges / immobilisations, plan d'amortissement par composants, suivi du compte courant d'associé, FEC conforme et télétransmission des déclarations. En autonomie à 229 € TTC par an, ou avec un expert-comptable dédié à 349 € TTC par an.

Ce guide a une vocation pédagogique et informative. Il présente l'état du droit connu à la date de mise à jour et ne remplace pas un conseil personnalisé tenant compte de votre situation. Les montants et exemples sont donnés à titre illustratif.


14. FAQ — Redressement fiscal en SCI

Quel est le motif de redressement le plus fréquent en SCI ?

Le loyer anormalement bas ou l'occupation gratuite par un associé. À l'IR, l'administration réintègre la valeur locative normale (BOI-RFPI-BASE-10-10) ou refuse les charges du logement dont le propriétaire se réserve la jouissance (art. 15 II du CGI). À l'IS, elle retient l'acte anormal de gestion (art. 38-1 du CGI) et impose l'avantage entre les mains de l'associé.

Combien d'années l'administration peut-elle contrôler ?

Trois ans en droit commun pour l'IR, l'IS et la TVA (art. L169 et L176 du LPF) : en 2026, les exercices 2023 à 2025. Le défaut de dépôt d'une SCI immatriculée n'allonge pas ce délai ; en revanche, il passe à dix ans lorsque l'activité est occulte, c'est-à-dire non déclarée et non immatriculée. Un déficit né d'un exercice prescrit reste contrôlable dans ses effets sur un exercice ouvert.

Un compte courant d'associé débiteur est-il interdit en SCI ?

Il n'est pas interdit pénalement comme dans les sociétés commerciales, mais il est fiscalement coûteux. À l'IS, le solde débiteur est réputé revenu distribué (art. 111 a du CGI) et imposé au PFU de 31,4 % en 2026. L'absence d'intérêt sur l'avance ajoute un acte anormal de gestion au niveau de la société.

Peut-on régulariser spontanément sans déclencher un contrôle ?

Oui. Le dépôt d'une déclaration rectificative avant l'expiration du délai de reprise réduit l'intérêt de retard de 50 % (art. 1727 V du CGI), sous réserve que l'infraction ne soit pas exclusive de bonne foi et que les droits simples soient acquittés, et exclut toute majoration pour manquement délibéré. C'est la démarche la moins coûteuse dans tous les cas de figure, et elle ne constitue pas en soi un motif de vérification.

Louer 20 % en dessous du marché à son enfant, est-ce risqué ?

Un écart modéré, justifié par la stabilité de l'occupant et l'absence de frais de gestion ou de vacance, se défend. Au-delà, la marge se réduit vite. La bonne pratique consiste à documenter le loyer de marché à la signature du bail, à réviser le loyer chaque année et à encaisser réellement les sommes sur le compte de la SCI.

Que faire à la réception d'une proposition de rectification ?

Répondre dans les trente jours suivant la réception, délai prorogeable de trente jours sur simple demande (art. L57 du LPF). L'absence de réponse vaut acceptation tacite et rend la contestation ultérieure beaucoup plus difficile. Chaque chef de rehaussement doit être analysé séparément : accepter ce qui est fondé et contester ce qui repose sur une appréciation discutable. Le déroulement complet est décrit dans notre guide du contrôle fiscal en SCI.

FAQ

Questions fréquentes

Le loyer anormalement bas ou l'occupation gratuite d'un logement par un associé. L'administration applique la théorie de la renonciation à recettes : à l'IR elle réintègre la valeur locative normale (BOI-RFPI-BASE-10-10) ou refuse les charges (art. 15 II CGI), à l'IS elle qualifie l'opération d'acte anormal de gestion (art. 38-1 CGI). Le correctif est simple : fixer le loyer par référence à trois annonces comparables et le réviser chaque année.
Oui, à condition que le bail soit écrit, que le loyer corresponde au prix du marché et qu'il soit effectivement encaissé sur le compte bancaire de la SCI. Attention : à l'IR, si l'associé se réserve la jouissance du logement, l'article 15 II du CGI neutralise le revenu mais interdit corrélativement la déduction des charges correspondantes.
À l'IR : les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement (exclus par l'article 31 I 1° b du CGI), les dépenses personnelles du gérant, les frais sans facture au nom de la SCI, les remboursements de capital d'emprunt (seuls les intérêts sont déductibles). À l'IS, l'acte anormal de gestion et l'absence de contrepartie pour la société sont les motifs de rejet dominants.
La doctrine administrative (BOI-IS-CHAMP-10-30) admet une tolérance lorsque les recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes de la SCI. Au-delà, la SCI relève de l'impôt sur les sociétés de plein droit, rétroactivement, avec les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI) : les plus-values latentes sont en principe imposables, sauf application de l'atténuation conditionnelle de l'article 202 ter II lorsque le bilan d'ouverture reprend les valeurs d'origine sans modification des écritures. C'est l'un des redressements les plus lourds financièrement.
Oui. Les trois causes de rehaussement les plus fréquentes sont : l'amortissement du terrain (non amortissable), la ventilation terrain/bâti non documentée, et l'absence de décomposition par composants. S'y ajoute, pour les seuls bailleurs relevant du régime des sociétés de personnes, le plafonnement de l'article 39 C II du CGI — une SCI soumise à l'IS n'entre pas dans le champ de ce texte (BOI-BIC-AMT-20-40-10-10). À l'inverse, l'amortissement omis n'est pas rattrapable librement : l'article 39 B du CGI impose un amortissement minimal linéaire.
Il n'est pas pénalement interdit comme en SARL ou en SA, mais il est fiscalement dangereux. À l'IS, l'administration y voit des sommes mises à disposition de l'associé et les impose comme revenus distribués sur le fondement de l'article 111 a du CGI, avec application du PFU à 31,4 % en 2026. À l'IR, l'absence de rémunération de l'avance peut caractériser un acte anormal de gestion ou fragiliser la substance de la SCI.
Lorsqu'ils modifient le gros œuvre, augmentent la surface habitable ou le volume, transforment l'affectation des locaux, ou lorsque leur ampleur équivaut à une reconstruction (BOI-RFPI-BASE-20-30-10). Dans ce cas, à l'IR, la dépense n'est pas déductible : elle vient majorer le prix de revient et ne servira qu'au calcul de la plus-value.
Une SCI dépourvue de vie sociale réelle : pas d'assemblée générale, pas de comptabilité, pas de compte bancaire dédié, associés qui n'ont jamais libéré leurs apports, gérant qui dispose des biens comme des siens. L'administration peut alors la déclarer inopposable et imposer directement les associés. Le correctif est purement organisationnel : compte bancaire, AG annuelle avec PV, comptabilité tenue, mouvements réels.
L'abus de droit (art. L64 et L64 A du LPF) sanctionne un montage juridiquement régulier mais fictif ou motivé par un but exclusivement — ou principalement — fiscal. L'acte anormal de gestion sanctionne un appauvrissement de l'entreprise sans contrepartie (loyer trop bas, avantage consenti à un associé). Le premier vise le montage, le second vise l'opération.
Intérêt de retard de 0,20 % par mois, soit 2,40 % par an (art. 1727 CGI). Majoration de 10 % pour dépôt tardif spontané, portée à 40 % en cas de dépôt hors délai après mise en demeure et à 80 % en cas d'activité occulte (art. 1728 CGI). Majoration de 40 % pour manquement délibéré et de 80 % pour manœuvres frauduleuses ou abus de droit (art. 1729 CGI).
Trois ans en droit commun pour l'IR, l'IS et la TVA : en 2026, les exercices 2023, 2024 et 2025 (art. L169 et L176 du LPF). Le simple défaut de dépôt n'allonge pas ce délai pour une SCI immatriculée. Il passe à dix ans en cas d'activité occulte, c'est-à-dire lorsque la société n'a ni déposé ses déclarations ni fait connaître son activité (art. L169 LPF). Le délai de six ans de l'article L186 du LPF vise en pratique l'IFI et les droits d'enregistrement. Les déficits reportés restent contrôlables même s'ils proviennent d'un exercice prescrit, dès lors qu'ils influencent un exercice non prescrit.
Oui, et c'est toujours la meilleure option. Une déclaration rectificative déposée spontanément avant l'expiration du délai de reprise bénéficie d'une réduction de 50 % de l'intérêt de retard (art. 1727 V CGI), à condition que la régularisation ne porte pas sur une infraction exclusive de bonne foi et qu'elle soit accompagnée du paiement des droits simples — ou de l'acceptation d'un plan de règlement par le comptable public. En cours de vérification, l'article L62 du LPF permet une régularisation avec un intérêt réduit de 30 %. Dans les deux cas, aucune majoration pour manquement délibéré n'est appliquée.
Oui, dans deux sens opposés. Défaut de collecte : parkings isolés loués sans TVA (20 %, art. 261 D 2° CGI), para-hôtellerie remplissant le test des trois services sur quatre pour des séjours d'au plus trente nuitées (10 %, art. 261 D 4° b et 279 a bis CGI), option TVA exercée puis oubliée. Attention toutefois : ces opérations sont dans le champ de la TVA, mais la SCI n'est effectivement redevable que si elle dépasse le seuil de franchise en base de 37 500 € de recettes de services en 2026 (41 250 € en seuil majoré, art. 293 B du CGI) ou si elle a renoncé à la franchise. Déduction indue : TVA récupérée sur des locaux exonérés, ou absence de régularisation en cas de changement d'affectation dans le délai de régularisation de vingt ans sur immeubles.
Oui, surtout à l'IR. Les erreurs classiques sont la majoration forfaitaire de 15 % pour travaux appliquée avant cinq ans de détention, la prise en compte au réel de travaux déjà déduits des revenus fonciers (art. 150 VB II 4° du CGI) — étant précisé que le forfait de 15 %, lui, s'applique sans qu'il y ait lieu de rechercher si des travaux ont déjà été déduits (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 390) —, et l'oubli de la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI au-delà de 50 000 € de plus-value nette. À l'IS, l'erreur la plus fréquente est l'oubli de la réintégration des amortissements pratiqués.
Ne pas laisser passer le délai : la réponse doit être adressée dans les trente jours à compter de la réception, prorogeable de trente jours sur demande (art. L57 LPF). L'absence de réponse vaut acceptation tacite. Il faut analyser chaque chef de rehaussement séparément : certains sont indiscutables, d'autres reposent sur une appréciation contestable.
Elle ne supprime pas le risque mais elle en neutralise la moitié : pièces justificatives rattachées à chaque écriture, plan comptable correct, distinction charges/immobilisations, FEC conforme au format normalisé, déclarations déposées dans les délais. Le contentieux se déplace alors de la forme, où l'administration gagne presque toujours, vers le fond, où le contribuable peut se défendre.