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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Le bilan de liquidation d'une SCI : comptes de clôture, boni et mali

La décision de dissoudre est prise, le liquidateur est nommé, l'immeuble est vendu. Et là, le gérant se retrouve seul devant un tableur avec une question que les guides juridiques n'abordent jamais : que reste-t-il à passer en comptabilité, dans quel ordre, et combien chaque associé va-t-il vraiment toucher ?

La réponse est comptable, pas juridique. Établir le bilan de liquidation d'une SCI suppose de sortir de la continuité d'exploitation, de solder l'actif, d'apurer tout le passif avant de partager quoi que ce soit, de rembourser les comptes courants avant toute opération sur les capitaux propres, puis de solder les capitaux propres jusqu'à obtenir un bilan vide. Ce guide déroule la mécanique complète, écriture par écriture, avec un cas chiffré intégral qui va du bilan de dissolution au virement final sur le compte de chaque associé — et le calcul exact du boni comptable, du boni fiscal et de l'assiette du droit de partage.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à jour du Code civil, du CGI, du BOFiP et du Plan comptable général au 03/09/2026. Pour le volet juridique et fiscal général de la fin de vie d'une SCI — causes de dissolution, assemblée, annonce légale, guichet unique, pouvoirs du liquidateur, radiation, imposition du boni —, reportez-vous à notre guide dissolution et liquidation d'une SCI. Ici, on ne fait que la comptabilité.

À retenir en 30 secondes

  • Trois états à produire : le bilan de dissolution, les comptes de chaque exercice de liquidation, et les comptes définitifs soumis aux associés, dont l'approbation conditionne la décision de clôture (art. 10 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 ; art. 1844-8 C. civ.).
  • Une séquence imposée par la loi, un rang de fait entre créanciers : l'article 1844-9 C. civ. ne partage l'actif qu'« après paiement des dettes et remboursement du capital social ». C'est cela qui est impératif. L'ordre entre créanciers — fisc, banque, fournisseurs, puis comptes courants d'associés — résulte, lui, des sûretés, des privilèges et des échéances contractuelles, pas d'un texte.
  • Trois chiffres différents : le boni comptable (actif net − capital), le boni fiscal calculé associé par associé (art. 161 CGI), et l'assiette du droit de partage. Les confondre coûte cher.
  • Le droit de partage de 2,5 % ne frappe pas le capital remboursé (art. 746 et 747 CGI, Cass. com. 26 septembre 2018, n° 16-24.070). Le taux réduit de 1,10 % ne concerne jamais une dissolution ordinaire de SCI.
  • Contrôle final : après le dernier virement, tous les comptes sont à zéro. Le bilan de clôture de liquidation est un bilan vide. Aucune autre pièce ne démontre aussi bien que le compte définitif est complet.

Avertissement. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne remplace pas un conseil personnalisé. Les numéros de comptes suivent le Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03, modifié par le règlement ANC n° 2022-06 applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025). Les cas chiffrés sont des illustrations : les montants, les taux d'IS applicables et le traitement fiscal dépendent de votre situation réelle. Faites valider votre compte définitif de liquidation par un expert-comptable avant de le soumettre aux associés.

Références légales mobilisées

  • Article 1844-8 du Code civil — la dissolution entraîne la liquidation ; la personnalité morale subsiste pour les besoins de celle-ci jusqu'à la publication de la clôture (al. 3) ; à défaut de clôture dans les trois ans à compter de la dissolution, le ministère public ou tout intéressé peut saisir le tribunal, qui fait procéder à la liquidation ou, si celle-ci a été commencée, à son achèvement (al. 4).
  • Article 1844-9 du Code civil — le partage de l'actif n'intervient qu'après paiement des dettes et remboursement du capital social ; les règles du partage successoral, attribution préférentielle comprise, s'appliquent.
  • Article 10 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 (version en vigueur depuis le 1er octobre 2024, décret n° 2024-751 du 7 juillet 2024) — le liquidateur rend compte aux associés dans les conditions de l'acte de nomination ou, à défaut, au moins annuellement par un rapport écrit décrivant ses diligences ; la décision de clôture est prise par les associés après approbation des comptes définitifs ; à défaut d'approbation ou si la consultation est impossible, le tribunal judiciaire statue ; les comptes définitifs, la décision des associés, l'attestation de vigilance de l'article L. 243-15 du code de la sécurité sociale et le certificat fiscal de l'article R. 2143-7 du code de la commande publique sont déposés au greffe.
  • Article 1856 du Code civil — reddition de comptes des gérants aux associés au moins une fois par an, sous forme d'un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société.
  • Article 1844-1 du Code civil — la part de chaque associé dans les bénéfices et sa contribution aux pertes se déterminent à proportion de sa part dans le capital social, sauf clause contraire ; clauses léonines réputées non écrites. C'est le fondement de l'appel de fonds interne du liquidateur en cas de mali.
  • Articles 1857 et 1858 du Code civil — obligation aux dettes sociales à l'égard des tiers, indéfinie et proportionnelle aux parts (jamais solidaire), subsidiaire après poursuite vaine de la société. À ne pas confondre avec la contribution aux pertes entre associés (art. 1844-1).
  • Article 161 du CGI — le boni n'est compris dans les bases de l'impôt sur le revenu qu'à concurrence de l'excédent du remboursement des droits sociaux annulés sur leur prix d'acquisition, lorsque celui-ci est supérieur au montant de l'apport.
  • Article 112, 1° du CGI — les remboursements d'apports ne sont pas considérés comme des revenus distribués ; le texte réserve toutefois cette qualification au cas où « tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été auparavant répartis » — condition satisfaite par construction dans une liquidation, où le boni est réparti en même temps que le capital.
  • Article 219, I-b du CGI — taux réduit d'IS de 15 % « dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois » : le plafond s'ajuste prorata temporis lorsque la période de liquidation est plus courte.
  • Article 39, 1 du CGI — charges déductibles : le 5° pour les provisions (perte ou charge nettement précisée, rendue probable par des événements en cours) ; la perte définitive sur créance irrécouvrable se déduit au titre des charges du 1 de ce même article, à charge de justifier de l'irrécouvrabilité. Le 8°, souvent invoqué à tort, ne vise que les abandons de créances à caractère commercial consentis dans le cadre d'un plan de sauvegarde ou de redressement ou d'un accord constaté ou homologué.
  • BOFiP BOI-RPPM-RCM-10-20-40 — définition du boni (produit net de liquidation diminué des apports réels ou assimilés reprenables en franchise), reprises en franchise, traitement du prix d'acquisition supérieur ou inférieur aux apports.
  • Articles 746 et 747 du CGI — droit de partage de 2,50 % liquidé sur l'actif net partagé ; taux réduit de 1,10 % réservé aux partages consécutifs à une séparation de corps, un divorce ou une rupture de PACS.
  • Cass. com. 26 septembre 2018, n° 16-24.070 (publié au bulletin) — l'actif net partagé s'entend après paiement des dettes et remboursement du capital social ; les primes d'émission, primes de fusion et réserves non incorporées au capital ne peuvent pas être déduites de l'actif brut.
  • Articles 635, 1, 5° et 811, 2° du CGI — l'acte de dissolution sans transmission de biens n'est plus soumis à la formalité de l'enregistrement depuis le 1er janvier 2020 et, s'il est présenté volontairement, est enregistré gratuitement ; l'acte de partage, lui, reste soumis à l'enregistrement.
  • Articles 221, 2 et 201, 1 et 3 du CGI — la dissolution vaut cessation d'entreprise pour une société à l'IS : imposition immédiate et déclaration dans les 60 jours, le délai courant de la fermeture définitive des établissements (BOI-BIC-CESS-40 § 110), sous réserve du régime de la liquidation prolongée (BOI-BIC-CESS-30-10).
  • Articles 172 bis du CGI et 46 C de l'annexe III — déclaration n° 2072 des sociétés immobilières non soumises à l'IS. L'article 202 ter vise, lui, la cessation d'être soumis au régime de l'article 8 (option pour l'IS, changement d'activité réelle), pas la dissolution.
  • Article 207, II et III de l'annexe II au CGI — régularisation globale par vingtièmes de la TVA déduite sur immeuble (vingt années, année d'acquisition comprise) ; transfert de TVA au 3 du III ; dispense de l'article 257 bis du CGI en cas de transmission d'universalité.
  • Plan comptable général — règlements ANC n° 2014-03 et n° 2022-06 — art. 121-2 (perspective de continuité d'activité) ; comptes 101, 106, 110/119, 120/129, 164, 165, 401/404, 4551, 4567, 457, 462, 512, 211/213/2813, 657/757.
  • Article 38 quater de l'annexe III au CGI — les entreprises respectent les définitions du PCG sous réserve d'incompatibilité avec les règles d'assiette de l'impôt.

1. Ce que la comptabilité doit produire entre la dissolution et la radiation

Entre le procès-verbal qui prononce la dissolution et l'avis de radiation, la SCI n'est pas morte. L'article 1844-8 du Code civil le dit clairement : la personnalité morale subsiste pour les besoins de la liquidation, jusqu'à la publication de la clôture. Tant qu'elle subsiste, la société a un patrimoine, des dettes, un compte bancaire — et donc une comptabilité à tenir.

Cette période produit exactement trois états, qu'il ne faut pas confondre.

Le bilan de dissolution

C'est la photographie du patrimoine social à la date de l'assemblée qui prononce la dissolution. Il clôt de fait l'exploitation normale et ouvre la période de liquidation. Aucun texte ne l'impose sous ce nom. Essayez pourtant de vous en passer : ce bilan fixe le point de départ des travaux du liquidateur, et le compte définitif lui sera comparé ligne à ligne.

En pratique, on l'établit à partir de la balance à la date de dissolution, en y intégrant les retraitements de fin de continuité d'exploitation (chapitre 2). Si la dissolution ne coïncide pas avec la clôture de l'exercice, il faut arrêter un exercice intermédiaire — ce qui suppose de passer les écritures d'inventaire habituelles : dotations aux amortissements prorata temporis, charges à payer, produits à recevoir.

Les comptes annuels de chaque exercice de liquidation

Une liquidation qui dure deux ou trois ans traverse plusieurs exercices. Chacun donne lieu à des comptes annuels et à une reddition de comptes. Attention à ne pas se tromper de texte : l'article 1856 du Code civil vise les gérants, qui doivent rendre compte de leur gestion aux associés au moins une fois par an. Pendant la liquidation, l'obligation du liquidateur repose sur l'article 10 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : quelle que soit la nature de l'acte qui le nomme, il rend compte aux associés « dans les conditions déterminées par l'acte de nomination, ou, à défaut, au moins annuellement sous forme d'un rapport écrit décrivant les diligences qu'il a effectuées pendant l'année écoulée ». L'acte de nomination peut préciser cette obligation, pas la supprimer.

Traduction opérationnelle : une assemblée annuelle d'approbation pendant la liquidation, avec le même formalisme que d'habitude, et — pour une SCI à l'IS — le dépôt de la liasse fiscale 2033 de chaque exercice de liquidation. La société n'est pas dispensée de ses obligations déclaratives sous prétexte qu'elle est en train de mourir.

Le compte définitif de liquidation

C'est le document terminal. Ici encore, le texte applicable à une société civile n'est pas celui des sociétés commerciales (art. L237-9 du Code de commerce) mais l'article 10, alinéa 2, du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 : « La décision de clôture de la liquidation est prise par les associés, après approbation des comptes définitifs de la liquidation. » À défaut d'approbation des comptes, ou si la consultation des associés s'avère impossible, c'est le tribunal judiciaire qui statue sur les comptes et, le cas échéant, sur la clôture, à la demande du liquidateur ou de tout intéressé.

Le compte définitif n'a rien d'un tableau de synthèse. Il retrace l'ensemble des opérations de liquidation — réalisation de l'actif, apurement du passif, frais engagés, résultat de la période — et fait apparaître le boni ou le mali ainsi que la part revenant à chaque associé. Les associés votent sur ce document et donnent quitus au liquidateur sur cette base. C'est aussi la pièce qu'ils lui opposeront si un créancier oublié refait surface trois ans plus tard.

Depuis le 1er octobre 2024 (décret n° 2024-751 du 7 juillet 2024, qui a réécrit l'article 10), le dossier de clôture s'est alourdi : sont déposés au greffe, en annexe au registre du commerce et des sociétés, les comptes définitifs, la décision des associés, l'attestation de vigilance de l'article L. 243-15 du code de la sécurité sociale et le certificat relatif à certains impôts et taxes prévu à l'article R. 2143-7 du code de la commande publique. Ces deux attestations se demandent respectivement à l'URSSAF et au service des impôts des entreprises : anticipez leur obtention, leur délai de délivrance retarde souvent la radiation de plusieurs semaines. Si votre SCI n'a jamais employé de salarié, interrogez l'URSSAF sur la pièce à produire plutôt que de déposer un dossier incomplet.

Le délai de trois ans qu'on oublie toujours

L'article 1844-8 al. 4 du Code civil prévoit que si la clôture de la liquidation n'est pas intervenue dans un délai de trois ans à compter de la dissolution, le ministère public ou tout intéressé peut saisir le tribunal, qui fait procéder à la liquidation ou, si celle-ci a été commencée, à son achèvement. Une SCI dissoute « pour plus tard », dont personne ne solde jamais les comptes, n'est pas une situation neutre. Si le but recherché est simplement de mettre l'activité en pause, la mise en sommeil est l'outil adapté — pas une dissolution qu'on laisse traîner.

Périmètre de ce guide

La procédure (causes de dissolution, assemblée, nomination et pouvoirs du liquidateur), les formalités (annonces légales, guichet unique INPI, radiation), le coût de l'opération et le régime fiscal général du boni chez l'associé sont traités en détail dans notre guide dissolution et liquidation d'une SCI. Ce guide-ci démarre exactement là où l'autre s'arrête : au bilan de dissolution et aux écritures.


2. Sortir de la continuité d'exploitation : le bilan de dissolution en valeurs liquidatives

Toute la comptabilité normale d'une SCI repose sur une convention implicite : la société va continuer. L'article 121-2 du Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03) énonce que la comptabilité permet d'apprécier l'évolution de l'entité « dans une perspective de continuité d'activité ». C'est cette convention qui justifie qu'un immeuble figure au bilan pour son coût d'acquisition diminué des amortissements, et non pour ce qu'il vaudrait si on le vendait demain matin.

La dissolution fait tomber cette convention. La SCI ne continue plus : elle réalise. À partir de la décision de dissolution, l'horizon comptable n'est plus l'exploitation mais la liquidation, et l'évaluation doit suivre.

Précision de méthode

Le PCG énonce le principe de continuité d'activité (art. 121-2) mais ne consacre pas d'article numéroté détaillant l'évaluation en valeurs liquidatives d'une société civile en liquidation amiable. Le recours aux valeurs de réalisation nettes des frais relève d'une pratique constante et de la doctrine comptable, pas d'un texte numéroté qu'on pourrait citer. Nous ne lui en inventerons donc pas : nous citons l'article 121-2 pour le principe abandonné, et nous parlons de « valeurs liquidatives » pour la méthode retenue.

Ce qui change à l'actif

Chaque poste d'actif est repris pour ce qu'il rapportera réellement, net des frais de sortie :

  • L'immeuble n'est plus évalué au coût historique amorti mais à sa valeur de réalisation probable — le prix de vente attendu, diminué des frais d'agence, de diagnostics et de la mainlevée d'hypothèque. Attention : ce retraitement est une information à porter dans l'annexe du compte définitif ; il ne se traduit pas nécessairement par une écriture de réévaluation au bilan de dissolution, la plus-value se constatant à la cession effective (chapitre 4).
  • Les créances douteuses (loyers impayés d'un locataire parti sans laisser d'adresse) doivent être ramenées à leur valeur recouvrable. Ce qui n'était qu'une dépréciation prudente en exploitation devient une perte définitive en liquidation.
  • Les charges constatées d'avance (assurance PNO payée d'avance, par exemple) n'ont plus de contrepartie future : elles se transforment en charge ou en créance de restitution auprès de l'assureur.

Ce qui change au passif

C'est le côté le plus souvent bâclé. Le bilan de dissolution doit intégrer tous les coûts de sortie, y compris ceux qui n'existaient pas tant que la société tournait :

Coût de sortie Existe en exploitation ? Traitement au bilan de dissolution
Indemnité de remboursement anticipé (IRA)NonCharge à payer, à chiffrer d'après le contrat de prêt
Frais de mainlevée d'hypothèqueNonCharge à payer (honoraires notariés + formalité)
Honoraires du liquidateur / de l'expert-comptablePartiellementCharge à payer sur toute la durée prévisible de la liquidation
Annonces légales et formalités de radiationNonCharge à payer
Dépôts de garantie à restituer aux locatairesOui (compte 165)Maintenu ou transféré à l'acquéreur selon le sort du bail
IS sur la plus-value de cessionNonÀ chiffrer et à annexer — mais ce n'est pas une charge à payer : voir la note sous le tableau
Indemnité d'éviction d'un locataire commercialNonCharge à payer si un congé sans offre de renouvellement est délivré

La ligne « IS » est à part des autres. L'IRA, la mainlevée, les honoraires et les annonces légales sont des charges à payer, et elles sont déductibles. L'impôt sur les sociétés, lui, n'est jamais une charge déductible de son propre résultat, et il ne se comptabilise pas en charge à payer d'exploitation : il se constate au débit du compte 695 par le crédit du compte 444 lorsqu'il est dû et, s'il s'agit d'anticiper un impôt futur non encore exigible, par une provision pour impôts au compte 155 — provision elle-même non déductible. Chiffrez donc l'IS latent pour ne pas annoncer un boni faux aux associés, mais ne comptez pas dessus pour réduire la base imposable.

Le raisonnement à tenir est simple : tout ce qu'il faudra décaisser pour arriver au bilan vide doit apparaître. Un bilan de dissolution qui ignore l'IRA et l'IS latent donne aux associés une image du boni supérieure de plusieurs dizaines de milliers d'euros à la réalité — et le liquidateur qui a laissé passer cette image aura du mal à obtenir un quitus serein.

Le lien avec la fiscalité

Ces retraitements ne sont pas sans effet fiscal. L'article 38 quater de l'annexe III au CGI pose que les entreprises doivent respecter les définitions du Plan comptable général, sous réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles avec les règles applicables pour l'assiette de l'impôt. La comptabilité commande donc, sauf disposition fiscale contraire. Une charge à payer correctement constatée est en principe déductible du résultat fiscal de la période de liquidation — encore faut-il qu'elle soit certaine dans son principe et chiffrable avec une approximation suffisante.

À ne pas faire : constater une « provision pour frais de liquidation » globale et forfaitaire de 5 000 € parce que « ça devrait faire à peu près ça ». Une provision qui ne repose sur aucune évaluation précise est un candidat naturel au redressement. Chiffrez ligne par ligne : devis du notaire pour la mainlevée, clause du contrat de prêt pour l'IRA, lettre de mission pour les honoraires.


3. Le plan de comptes de la période de liquidation

La liquidation ne crée pas de plan comptable spécial. Elle mobilise des comptes du plan comptable habituel d'une SCI, mais deux d'entre eux — le 4567 et le 457 — ne servent jamais en exploitation courante et sont donc systématiquement mal utilisés. Voici la liste complète des comptes que vous allez toucher.

Compte Intitulé PCG Rôle en liquidation
Capitaux propres
101Capital socialSoldé par le débit lors du partage, en contrepartie du 4567
106RéservesComposante du boni ; soldée par le débit en contrepartie du 457
110 / 119Report à nouveau (créditeur / débiteur)Bénéfices non distribués (110) ou pertes antérieures (119) à absorber
120 / 129Résultat de l'exercice (bénéfice / perte)Résultat de chaque période de liquidation, plus-value de cession comprise
Dettes financières et d'exploitation
164Emprunts auprès des établissements de créditCapital restant dû à solder par le débit lors du remboursement anticipé
165Dépôts et cautionnements reçusDépôts de garantie des locataires : à restituer ou à transférer à l'acquéreur
401 / 404Fournisseurs / Fournisseurs d'immobilisationsSyndic, artisans, assureur, expert-comptable : à solder intégralement
Comptes d'associés
4551Associés – Comptes courantsDette de la SCI, remboursée avant toute opération sur le capital
4558Associés – Intérêts courusIntérêts de compte courant dus et non encore payés
4567Associés – Capital à rembourserCompte clé du partage : dette de remboursement des apports entre la décision et le versement
457Associés – Dividendes à payerCompte clé du partage : dette de répartition du boni entre la décision et le versement
Actif et opérations de cession
211 / 213Terrains / ConstructionsCrédités de leur valeur brute lors de la sortie d'actif
2813Amortissements des constructionsDébité du cumul des amortissements pour être soldé
462Créances sur cessions d'immobilisationsCréance sur l'acquéreur entre l'acte et l'encaissement du prix
512BanquesLe dernier compte à se solder ; sa clôture suit le dernier virement
Charges et produits
657Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédéesValeur nette comptable de l'immeuble sorti (résultat d'exploitation)
757Produits des cessions d'immobilisations incorporelles et corporellesPrix de cession de l'immeuble (résultat d'exploitation)
661 / 668Charges d'intérêts / Autres charges financièresIntérêts courus au remboursement / indemnité de remboursement anticipé
622Rémunérations d'intermédiaires et honorairesLiquidateur, expert-comptable, notaire (mainlevée), formalités
695 / 444Impôts sur les bénéfices / État – Impôt sur les bénéficesIS de la période de liquidation, puis son paiement

Mise à jour à ne pas rater : 675/775 n'existent plus

Le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, a refondu le résultat exceptionnel. Les comptes 675 « Valeurs comptables des éléments d'actif cédés » et 775 « Produits des cessions d'éléments d'actif » ne sont plus les comptes de la cession d'un immeuble : celle-ci s'enregistre désormais au 657 et au 757, dans le résultat d'exploitation. Si votre logiciel ou votre modèle Excel propose encore 675/775 par défaut, il est périmé — et votre liasse le sera aussi. C'est le même jeu de comptes que celui retenu dans notre guide des écritures de vente d'immeuble en SCI.

4567 ou 457 : lequel utiliser, et pour quoi ?

C'est la distinction qui structure tout le partage :

  • Compte 4567 « Associés – Capital à rembourser » : il reçoit la reprise des apports. Ce que l'associé récupère à ce titre n'est pas un revenu — c'est son argent qui revient. L'article 112, 1° du CGI pose que les remboursements d'apports ne sont pas considérés comme des revenus distribués — sous la réserve, posée par le texte lui-même, qu'une répartition n'est réputée présenter ce caractère que si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été auparavant répartis. Dans une liquidation, cette condition est satisfaite par construction, puisque réserves, report à nouveau et résultat sont distribués en même temps sous forme de boni.
  • Compte 457 « Associés – Dividendes à payer » : il reçoit le boni, c'est-à-dire tout ce qui excède les apports (réserves, report à nouveau, résultat de liquidation). Ce montant est, lui, un revenu distribué imposable chez l'associé.

Séparer les deux au niveau des comptes n'a rien d'une coquetterie de comptable. C'est ce qui vous permettra de justifier, pièce en main, la base d'imposition déclarée pour chaque associé et l'assiette du droit de partage. Je vois régulièrement des liquidations qui font tout transiter par le compte 4551 « comptes courants » : elles mélangent trois natures juridiques différentes et rendent le compte définitif inexploitable.

Alternative admise : certains cabinets ne créditent pas le 457 mais reversent le boni sur les comptes courants (4551) avant de les solder par la banque. Le résultat économique est identique et l'écriture n'est pas fausse, à condition de documenter la ventilation dans le compte définitif. Nous retenons ici la présentation 4567 / 457, plus lisible et plus facile à défendre en cas de contrôle.


4. Réaliser l'actif : ce qu'il reste à passer après la vente de l'immeuble

La vente de l'immeuble est l'événement central de la liquidation, mais ce n'est pas le sujet de ce chapitre. L'écriture de cession — constatation du prix, sortie d'actif, reprise des amortissements, encaissement — est démontrée pas à pas dans notre guide dédié aux écritures de vente d'immeuble en SCI. Rappel en trois lignes, pour mémoire :

Rappel — le triptyque de la cession
Étape Écriture
1. Prix de venteDébit 462 / Crédit 757
2. Sortie d'actifDébit 657 (VNC) + Débit 2813 (amortissements) / Crédit 213 + Crédit 211 (valeurs brutes)
3. EncaissementDébit 512 / Crédit 462

Passons à ce que ce guide-là ne traite pas : les queues d'actif. Un séquestre resté chez le notaire, un dépôt de garantie qu'on avait oublié, une régularisation de charges qui tombe six mois après la vente — voilà ce qui bloque réellement une clôture, bien plus souvent que la vente elle-même.

Solder le compte 462 avec le décompte du notaire

Le prix inscrit dans l'acte n'est presque jamais le montant viré sur le compte de la SCI. Le notaire prélève sur le prix : le capital restant dû de l'emprunt (à la demande de la banque), les frais de mainlevée, parfois la commission d'agence, et retient éventuellement une somme au titre de la garantie de passif ou d'une régularisation de charges à venir.

Le réflexe correct est de reconstituer les flux bruts à partir du décompte notarié, et non de comptabiliser le seul virement net reçu. Le compte 462 se solde pour le prix de vente total, la contrepartie se ventilant entre le compte 512 (ce qui arrive réellement), le compte 164 (ce qui part à la banque), et les comptes de charges (mainlevée, commission). Comptabiliser le seul net est l'erreur la plus fréquente : elle fait disparaître du résultat des charges pourtant déductibles, et elle rend le rapprochement bancaire impossible.

Cas du séquestre : si le notaire conserve une somme en séquestre (régularisation de charges de copropriété de l'année en cours, par exemple), elle reste une créance de la SCI. Elle doit rester au bilan — au compte 462 ou dans un compte de créance divers — jusqu'à sa libération. Clôturer une liquidation en oubliant un séquestre de 4 000 € chez le notaire, c'est se condamner à rouvrir la question après la radiation.

Restituer le dépôt de garantie du locataire (compte 165)

Le sort du dépôt de garantie dépend du sort du bail, et c'est là que beaucoup de liquidations se trompent :

  • Le bail se poursuit avec l'acquéreur (vente occupée) : en matière de bail d'habitation, l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit qu'en cas de mutation à titre onéreux des locaux loués, la restitution du dépôt incombe au nouveau bailleur. Comptablement, le compte 165 est soldé par le débit, en contrepartie d'une diminution du prix encaissé ou d'une créance sur l'acquéreur, selon ce que prévoit l'acte de vente.
  • Le bail est terminé avant la vente : le dépôt est restitué au locataire dans les conditions de droit commun — un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, deux mois sinon, avec une majoration de 10 % du loyer mensuel par mois de retard entamé. Écriture : débit 165 / crédit 512. Si une retenue est justifiée par des dégradations, seule la fraction restituée passe par la banque, la retenue constituant un produit.

La mécanique complète de ce compte est détaillée dans notre guide des écritures de dépôt de garantie en SCI. Retenez surtout ceci : un compte 165 non soldé interdit le bilan vide. Avec la régularisation de charges, c'est l'oubli que je rencontre le plus souvent dans un compte définitif.

Régularisation des charges de copropriété et fonds de travaux

Si l'immeuble est en copropriété, la vente déclenche un arrêté de comptes avec le syndic. Trois postes à traiter, avec un piège :

  1. Les appels de fonds trimestriels : le prorata entre vendeur et acquéreur est réglé dans l'acte. Le solde éventuellement dû par le syndic à la SCI est une créance à encaisser avant clôture ; le solde dû au syndic est une dette du compte 401 à éteindre.
  2. La régularisation annuelle des charges : elle intervient souvent après la vente, parfois plusieurs mois après. C'est la principale cause de « réouverture » d'une liquidation. Le liquidateur avisé demande au syndic un arrêté de compte anticipé et provisionne l'écart.
  3. Le fonds de travaux ALUR : attention, c'est le piège. Les sommes versées au fonds de travaux institué par l'article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 sont attachées au lot et définitivement acquises au syndicat des copropriétaires. Elles ne donnent lieu à aucun remboursement par le syndicat lors de la mutation du lot : elles suivent le lot et bénéficient à l'acquéreur. Le même article réserve une seule porte de sortie, et elle est contractuelle : l'acquéreur peut convenir de verser au vendeur une somme équivalente en sus du prix de vente. C'est une clause à négocier dans l'avant-contrat, pas un droit. Inscrire une créance de restitution du fonds de travaux dans le bilan de liquidation, sans clause de ce type, est une erreur qui gonfle artificiellement le boni.

Le sujet est développé dans nos guides charges de copropriété en SCI et fonds de travaux ALUR.

Reprendre les provisions et solder les créances irrécouvrables

Toute provision figurant au bilan doit disparaître avant la clôture. Deux situations :

  • La charge provisionnée se réalise : on comptabilise la charge réelle et on reprend la provision au crédit d'un compte de reprise. Le résultat n'est affecté que par l'écart.
  • La charge ne se réalisera pas (une provision pour gros entretien devenue sans objet du fait de la vente, par exemple) : la provision est intégralement reprise, ce qui génère un produit et donc, à l'IS, une base imposable supplémentaire au titre de la période de liquidation. Ce point est régulièrement oublié dans les prévisions de boni.

Quant aux loyers impayés définitivement perdus, la liquidation est le moment de vérité : ce qui n'était qu'une créance douteuse dépréciée devient une perte définitive. On solde le compte de créance par le débit d'un compte de perte sur créance irrécouvrable, et on reprend la dépréciation correspondante. Une SCI à l'IS peut, sous les conditions de l'article 39, 1, 5° du CGI, avoir déduit la provision ; la perte définitive, elle, se déduit au titre des charges de l'article 39, 1 du CGI, à charge de justifier du caractère définitivement irrécouvrable de la créance. Ne lui cherchez pas de fondement dans le 8° du même 1 : celui-ci ne vise que les abandons de créances à caractère commercial consentis ou supportés dans le cadre d'un plan de sauvegarde ou de redressement, ou en application d'un accord constaté ou homologué — rien à voir avec des loyers impayés dans une liquidation amiable. Si la TVA avait été facturée et acquittée, son imputation sur créance irrécouvrable obéit aux conditions de forme de l'article 272 du CGI.

Le cas particulier : attribuer l'immeuble à un associé au lieu de le vendre

Plutôt que de vendre à un tiers, les associés peuvent décider d'attribuer l'immeuble en nature à l'un d'eux — c'est fréquent dans une SCI familiale où un enfant souhaite conserver le bien. L'article 1844-9 du Code civil renvoie d'ailleurs aux règles du partage successoral, attribution préférentielle comprise.

Comptablement, l'opération est proche d'une cession : l'immeuble sort de l'actif et la contrepartie n'est pas une créance sur un acquéreur mais une diminution des droits de l'associé attributaire dans le partage. Mais fiscalement, l'attribution n'est pas neutre, et c'est là qu'il faut être prudent :

Trois vérifications indispensables avant d'attribuer un immeuble en nature

  • 1. Plus-value. L'attribution s'analyse en principe comme une cession et dégage une plus-value taxable : à l'IS, plus-value professionnelle avec réintégration des amortissements ; à l'IR, plus-value des particuliers. Vérifiez le régime applicable au BOFiP (notamment BOI-RFPI-PVI-10-30 pour les cessions relevant des particuliers) avant de chiffrer quoi que ce soit.
  • 2. Droits d'enregistrement. La théorie dite de la mutation conditionnelle des apports peut faire naître un droit de mutation lorsqu'un bien apporté est attribué à un associé autre que l'apporteur. Deux précisions avant de citer un texte au hasard : cette théorie ne joue que sur les biens apportés à la société, pas sur les acquêts sociaux — un immeuble acheté par la SCI, comme dans notre cas chiffré, n'a jamais été apporté par personne ; et le régime diffère selon que la société est ou non passible de l'IS (BOFiP BOI-ENR-AVS-30-20-10 pour les sociétés passibles de l'IS, BOI-ENR-AVS-30-20-20 pour les sociétés qui ne le sont pas). Les articles 727 et 728 du CGI, souvent cités en vrac sur ce sujet, régissent quant à eux les cessions de droits sociaux représentatifs d'apports en nature, ce qui n'est pas le partage. Faites lire le dossier avant l'acte, pas après.
  • 3. Valeur retenue. L'attribution se fait à la valeur vénale réelle du bien. Sous-évaluer pour réduire la plus-value expose à une rectification pour insuffisance de prix et, entre proches, au risque de donation indirecte.

C'est un sujet à traiter avec un notaire et un expert-comptable, sur pièces. Nous ne donnons pas ici de chiffrage type : les paramètres varient trop d'une SCI à l'autre pour qu'un exemple générique ait la moindre valeur.


5. Apurer le passif dans le bon ordre

L'ordre de paiement n'est pas une question de courtoisie envers les créanciers. C'est la responsabilité personnelle du liquidateur qui se joue là. L'article 1844-9 du Code civil énonce que le partage de l'actif n'intervient qu'« après paiement des dettes et remboursement du capital social ». Un liquidateur qui distribue avant d'avoir soldé le passif engage sa responsabilité envers les créanciers impayés — et les associés qui ont reçu des fonds peuvent être appelés à les restituer.

La cascade, dans l'ordre

Un mot de méthode avant de lire le tableau, parce que c'est une surinterprétation courante. L'article 1844-9 n'institue aucune hiérarchie légale entre les créanciers : il pose une séquence — rien n'est partagé avant l'extinction du passif et le remboursement du capital. Les rangs 1 à 4 ci-dessous ne sont donc pas un ordre de règlement imposé par un texte (l'ordre de répartition propre aux procédures collectives ne s'applique pas à une liquidation amiable de société civile) : ils décrivent l'ordre de fait qui résulte des sûretés, des privilèges et des échéances contractuelles. Les rangs 5 à 7, eux, sont bien commandés par l'article 1844-9.

Rang Qui est payé Comptes concernés
1Créanciers privilégiés et Trésor public (IS de la période, taxe foncière, CRL éventuelle)444, 447, 4455
2Banque : capital restant dû, intérêts courus, indemnité de remboursement anticipé, mainlevée164, 1688, 661, 668, 622
3Fournisseurs, syndic, assureur, expert-comptable, liquidateur401, 404, 622
4Locataires : restitution des dépôts de garantie165
5Associés au titre de leurs comptes courants (créance chirographaire)4551, 4558
6Associés au titre du remboursement du capital101 → 4567
7Associés au titre du boni106, 110, 120 → 457

Les rangs 5, 6 et 7 concernent les mêmes personnes, mais à des titres juridiques totalement différents. Au rang 5, l'associé est un créancier comme un autre ; aux rangs 6 et 7, il est un associé qui récupère sa mise et sa part de l'enrichissement. Cette distinction commande à la fois l'ordre de paiement, le traitement comptable et la fiscalité.

Solder l'emprunt bancaire

Le remboursement anticipé de l'emprunt est presque toujours déclenché par la vente, la banque exigeant le remboursement immédiat en contrepartie de la mainlevée de son hypothèque. Trois composantes se distinguent :

Écriture — Remboursement anticipé de l'emprunt
Compte Libellé Débit Crédit
164Emprunt — capital restant dûCRD
661Intérêts courus jusqu'à la date de remboursementIntérêts
668Indemnité de remboursement anticipéIRA
512BanqueTotal

Deux points méritent attention. D'abord, si des intérêts courus non échus avaient été constatés à la clôture précédente au compte 1688, il faut les solder pour ne pas comptabiliser deux fois la même charge. Ensuite, les frais de mainlevée d'hypothèque ne sont pas une charge financière : ce sont des honoraires et frais d'acte, à porter au compte 622. Le détail du jeu d'écritures d'un emprunt est développé dans notre guide des écritures d'emprunt en SCI.

Sur le montant de l'IRA : une SCI emprunte en principe à titre professionnel. Le plafonnement des indemnités de remboursement anticipé du crédit immobilier aux consommateurs — article R. 313-25 du code de la consommation : six mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, sans excéder 3 % du capital restant dû — ne lui est pas applicable de plein droit ; le champ de ces textes se vérifie contrat en main plutôt qu'il ne se déduit de la seule qualité de personne morale. Dans les faits, c'est le contrat de prêt qui fixe l'indemnité. Relisez-le avant de poser un chiffre : certains prêts professionnels prévoient des indemnités actuarielles nettement plus lourdes que six mois d'intérêts.

Ne rien distribuer avant d'avoir tout soldé

La tentation est réelle : l'immeuble est vendu, 380 000 € dorment sur le compte, et les associés qui ont attendu deux ans veulent leur argent. Un versement anticipé, avant l'apurement complet du passif, expose à trois risques concrets :

  • Responsabilité du liquidateur envers le créancier resté impayé, qui pourra rechercher une faute de gestion.
  • Répétition de l'indu : les associés qui ont reçu des fonds peuvent être contraints de les restituer pour permettre le paiement du créancier.
  • Impossibilité de clôturer : la liquidation ne peut être close tant que subsiste un passif, ce qui rouvre le compteur de trois ans de l'article 1844-8 al. 4.

Si le besoin de trésorerie des associés est réel et que la liquidation va durer, la bonne pratique est de procéder à une répartition partielle documentée après avoir constitué une réserve de trésorerie couvrant l'intégralité du passif connu et estimé (IS compris), et de le formaliser dans un procès-verbal. Ce n'est pas la même chose qu'un partage anticipé à l'aveugle. Notez aussi que la logique n'a rien à voir avec celle d'une SCI qui continue et qui souhaite faire remonter du cash : dans ce cas, le sujet est traité dans notre guide distribuer le prix de vente d'un bien de SCI.

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6. Le remboursement des comptes courants d'associés

C'est là que se joue la plus grosse partie de l'argent, et là que l'erreur de raisonnement coûte le plus cher. Le compte courant d'associé n'est pas du capital. C'est une dette de la société envers l'associé, inscrite au passif au compte 4551, au même titre qu'un emprunt bancaire. Cette qualification a trois conséquences en liquidation.

  1. Il se rembourse avant le capital, au rang des créanciers chirographaires — donc après les créanciers privilégiés et la banque garantie, mais avant toute opération sur les capitaux propres.
  2. Son remboursement n'est ni une charge ni un revenu. Il éteint une dette : il n'affecte pas le résultat de la SCI et ne constitue pas un revenu imposable pour l'associé. Seuls les intérêts éventuels sont imposables.
  3. Il n'entre pas dans le boni. Un associé qui a 25 000 € de compte courant et 3 000 € de capital ne « touche » pas 28 000 € de boni : il récupère 25 000 € de créance, 3 000 € d'apport, et un boni qui est autre chose encore.

L'écriture de remboursement

Écriture — Remboursement du compte courant en liquidation
Compte Libellé Débit Crédit
45511Compte courant — associé A25 000
45512Compte courant — associé B15 000
512Banque40 000

Le suivi par sous-comptes (45511, 45512…) n'a rien d'optionnel. Sans lui, impossible de justifier qui a droit à quoi. La mécanique de base de ces comptes est détaillée dans nos guides écritures de compte courant d'associé et compte courant d'associé en SCI ; la gestion de comptes courants multiples fait l'objet d'un guide spécifique.

Le sort des intérêts courus non payés

Si le compte courant était rémunéré, des intérêts ont pu être constatés en charge au compte 6615, avec pour contrepartie le compte 4558 « Associés – Intérêts courus ». Ces intérêts sont une dette au même titre que le principal : ils se paient au rang 5 de la cascade, débit 4558 / crédit 512.

Mais leur régime fiscal diffère radicalement de celui du principal. Les intérêts sont un revenu de capitaux mobiliers imposable chez l'associé, alors que le remboursement du principal ne l'est pas. Ne les fondez pas dans un versement global : ventilez-les, ils font l'objet d'obligations déclaratives distinctes. Côté SCI à l'IS, leur déductibilité reste plafonnée par l'article 39, 1, 3° du CGI, y compris pendant la période de liquidation.

Quand la trésorerie ne suffit pas : l'abandon de créance

C'est le scénario du milieu de tableau : la vente n'a pas rapporté ce qu'on espérait, le passif externe est éteint, mais il ne reste pas de quoi rembourser intégralement les comptes courants. Deux voies.

Voie 1 — l'abandon de créance. L'associé renonce à tout ou partie de sa créance pour permettre la clôture. Comptablement, la dette disparaît du passif de la SCI et se transforme en produit : la société s'enrichit du montant abandonné.

Écriture — Abandon de créance en compte courant
Compte Libellé Débit Crédit
4551Compte courant de l'associé (extinction de la dette)Montant abandonné
778Autres produits exceptionnelsMontant abandonné

Sur le compte de produit à retenir : le plan comptable général ne nomme nulle part l'abandon de créance et ne lui consacre aucun compte — l'imputation se déduit donc de deux règles. L'article 513-5 du PCG, créé par le règlement ANC n° 2022-06 pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, classe en résultat exceptionnel les produits « directement liés à un événement majeur et inhabituel », c'est-à-dire ceux « qui n'auraient pas été constatés en l'absence de cet événement » ; l'article 1222-77 les inscrit « au crédit d'une subdivision du compte 778 “Autres produits exceptionnels” ». Une liquidation coche les trois cases : événement majeur, inhabituel, et sans lequel l'abandon n'aurait pas eu lieu. D'où le 778 ici. Attention au raccourci que l'on lit souvent : le resserrement opéré en 2022 visait à sortir de l'exceptionnel les opérations d'exploitation courante, pas la liquidation, qui en est l'archétype inverse. Le compte 768 « Autres produits financiers » ne redevient défendable que si l'entité ne qualifie pas l'opération d'événement majeur et inhabituel — hors liquidation, typiquement — le produit retombant alors en résultat courant selon la nature financière de la créance. L'ANC précise elle-même que « l'appréciation du caractère majeur et inhabituel d'un évènement est spécifique à chaque entité » : soumettez l'imputation retenue à votre expert-comptable.

Trois conséquences à anticiper avant de signer un abandon :

  • Fiscalement, le produit est imposable pour une SCI à l'IS. Abandonner 30 000 € génère 30 000 € de base imposable — donc de l'IS à payer avec une trésorerie qui, par hypothèse, manque déjà. Ce n'est pas une opération blanche.
  • La clause de retour à meilleure fortune n'a pas grand sens dans une société qu'on liquide : la « meilleure fortune » ne surviendra jamais. Elle se justifie dans une SCI qui continue, pas dans une liquidation. Si vous en insérez une, sachez qu'elle complique le traitement comptable sans bénéfice réel.
  • Entre proches, attention à la requalification. Un associé qui abandonne 40 000 € au profit d'une société dont les autres associés sont ses enfants enrichit ces derniers. L'intention libérale peut être caractérisée et l'opération analysée en donation indirecte. Documentez la logique économique de l'abandon.

Voie 2 — la perte définitive constatée par l'associé. Si l'associé n'abandonne rien mais que la société n'a tout simplement plus rien, la créance devient irrécouvrable de fait à la clôture. Pour une personne physique détenant les parts dans son patrimoine privé, la perte d'un compte courant n'est en principe pas imputable sur le revenu global — c'est une déception fréquente et il vaut mieux le savoir avant qu'après. Le sujet mérite une vérification à la source au regard de votre situation précise.

Le compte courant débiteur : le cas qui bloque tout

Miroir du précédent : l'associé doit de l'argent à la SCI (compte 4551 débiteur, parce qu'il a réglé des dépenses personnelles avec la carte de la société pendant des années). Ce solde est une créance de la SCI, donc un actif à réaliser au même titre que l'immeuble. Le liquidateur ne peut pas l'ignorer : il doit en réclamer le paiement.

Deux techniques existent : l'associé rembourse (débit 512 / crédit 4551), ou bien le solde débiteur est compensé avec ce qui lui revient au titre du partage — auquel cas la compensation doit être expressément constatée dans le compte définitif. Le pire réflexe, en revanche, consiste à « oublier » ce solde débiteur au moment de la clôture. C'est un abandon de créance au profit de l'associé, avec les conséquences fiscales qui vont avec. Notre guide du compte courant débiteur en SCI détaille les risques.


7. Calculer le boni de liquidation ou le mali : trois formules, trois chiffres

C'est ici que la plupart des liquidations dérapent. On parle du « boni » comme s'il s'agissait d'un chiffre unique, valable partout. En réalité, une même liquidation produit trois montants différents, calculés sur trois bases différentes, pour trois usages différents. Les confondre conduit soit à surpayer l'impôt, soit à déclarer une base fausse.

(a) Le boni comptable

C'est le chiffre du compte définitif, celui que les associés lisent. Sa définition est purement patrimoniale :

Boni comptable = actif net subsistant après apurement de tout le passif − capital social

Une fois la trésorerie seule à l'actif : réserves + report à nouveau + résultats de la période de liquidation.

Le boni comptable se répartit entre associés proportionnellement à leur participation aux bénéfices, conformément à l'article 1844-9 du Code civil et, en amont, à l'article 1844-1 qui détermine la part dans les bénéfices et la contribution aux pertes « à proportion de sa part dans le capital social […] le tout sauf clause contraire » (les clauses léonines restant prohibées). Une clause de répartition inégalitaire valablement stipulée s'applique donc aussi au boni : relisez vos statuts avant de diviser par le nombre de parts. Le sujet est développé dans nos guides répartition du résultat entre associés et affectation du résultat en SCI.

(b) Le boni fiscal au sens de l'article 161 du CGI

Celui-ci ne se calcule pas au niveau de la société mais associé par associé. Le principe de base est posé par le BOFiP : le boni est la différence entre le produit net de la liquidation et le montant des apports réels ou assimilés reprenables en franchise d'impôt (BOI-RPPM-RCM-10-20-40). Les remboursements d'apports ne sont pas des revenus distribués : c'est l'article 112, 1° du CGI, qui subordonne toutefois cette qualification à la répartition préalable de tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale — ce qui est acquis dans une liquidation, où le boni est réparti en même temps.

Mais l'article 161 du CGI ajoute un correctif décisif, systématiquement ignoré :

Article 161 du CGI. Le boni n'est compris dans les bases de l'impôt sur le revenu qu'à concurrence de l'excédent du remboursement des droits sociaux annulés sur le prix d'acquisition de ces droits, dans le cas où ce prix est supérieur au montant de l'apport.

Traduction : l'associé qui a racheté ses parts à un tiers, plus cher que leur valeur nominale, se voit reconnaître son prix d'achat réel comme base de calcul. Il n'est imposé que sur ce qu'il gagne vraiment.

Le BOFiP (BOI-RPPM-RCM-10-20-40, § 140 à 160) règle les deux configurations : prix d'acquisition supérieur aux apports originaires, et prix d'acquisition inférieur. La conséquence pratique est massive dans une SCI dont les parts ont circulé : entre l'associé fondateur qui a souscrit 3 000 € de capital et celui qui a racheté ces mêmes parts 55 000 € dix ans plus tard, la base imposable peut varier du simple au quadruple pour un même montant reçu. Voyez à ce sujet notre guide de la cession de parts de SCI.

Conservez les justificatifs d'acquisition. Pour opposer l'article 161, il faut prouver le prix payé : acte de cession de parts, acte de donation avec évaluation, déclaration de succession. Un associé qui ne retrouve pas son acte sera imposé sur la base de l'apport nominal — c'est-à-dire, dans notre exemple, sur 53 000 € de plus que nécessaire (91 471 € au lieu de 38 471 €).

(c) L'assiette du droit de partage

Troisième chiffre, troisième logique. Le droit de partage de l'article 746 du CGI est liquidé, selon l'article 747, sur l'actif net partagé. La Cour de cassation (Cass. com. 26 septembre 2018, n° 16-24.070) a jugé que cet actif net s'entend de ce qui subsiste après paiement des dettes et après remboursement du capital social.

La conséquence est directe : le capital remboursé échappe au droit de partage, tandis que les primes et les réserves non incorporées au capital y restent soumises. C'est développé au chapitre 10.

Boni comptable, boni fiscal, droit de partage : le tableau de synthèse

(a) Boni comptable (b) Boni fiscal (art. 161 CGI) (c) Assiette du droit de partage
Niveau de calculLa sociétéChaque associé séparémentL'acte de partage
Base soustraiteCapital socialPrix d'acquisition des parts (s'il excède l'apport)Dettes + capital social remboursé
Sert àLe compte définitif et la répartitionL'imposition de l'associéLe calcul des droits d'enregistrement
TexteArt. 1844-9 C. civ.Art. 161 et 112, 1° CGIArt. 746 et 747 CGI + Cass. com. 26/09/2018
Dans notre cas chiffré228 677,50 €137 206,50 € (A) + 38 471 € (B)228 677,50 €

Trois lectures, trois chiffres, et un seul événement économique. Dans notre exemple, le boni fiscal cumulé des deux associés (175 677,50 €) est inférieur de 53 000 € au boni comptable, uniquement parce que l'un d'eux avait acheté ses parts au prix du marché. Ce n'est pas une optimisation : c'est l'application littérale de l'article 161.

Le mali : qui paie quand il n'y a plus rien

Le mali est la situation symétrique : après réalisation de l'actif, il n'y a pas de quoi rembourser les apports, voire pas de quoi éteindre le passif. Deux règles gouvernent alors la contribution des associés, et elles sont souvent mal énoncées.

  • Article 1857 du Code civil : à l'égard des tiers, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social à la date de l'exigibilité ou au jour de la cessation des paiements. L'obligation est conjointe et proportionnelle, jamais solidaire — un associé à 40 % ne peut pas être poursuivi pour la totalité de la dette. C'est l'une des différences majeures avec une société en nom collectif, et l'une des erreurs les plus répandues en ligne.
  • Article 1858 du Code civil : l'obligation est subsidiaire. Les créanciers ne peuvent poursuivre le paiement contre un associé qu'après avoir préalablement et vainement poursuivi la personne morale. Un créancier ne peut donc pas s'adresser directement aux associés tant que la SCI dispose encore d'actifs réalisables.

Sur le terrain, cela donne deux scénarios — et il faut bien les distinguer, parce qu'ils ne reposent pas sur le même texte. Premier scénario, interne : le liquidateur appelle des fonds auprès des associés à hauteur de leur quote-part pour éteindre le passif. Cet appel relève de la contribution aux pertes de l'article 1844-1 du Code civil, qui la détermine « à proportion de sa part dans le capital social […] le tout sauf clause contraire ». Second scénario, externe : les créanciers restés impayés après la clôture agissent contre les associés — et c'est là, et là seulement, que jouent les articles 1857 et 1858, qui régissent l'obligation aux dettes à l'égard des tiers. Les proportions sont les mêmes, le fondement ne l'est pas. Le mécanisme est chiffré au chapitre 9, variante B. Pour le cadre général de cette obligation, voyez notre guide de la responsabilité des associés de SCI.


8. Les écritures de partage, pas à pas

Nous y sommes. Le passif externe est éteint, les comptes courants sont remboursés, et il ne reste plus à l'actif qu'un solde de trésorerie, face à des capitaux propres du même montant. Le partage consiste à transformer ces capitaux propres en dettes envers les associés, puis à payer ces dettes.

Étape 1 — Constater la dette de remboursement du capital

On solde le compte 101 par le débit, en créditant le compte 4567 « Associés – Capital à rembourser ». Ce compte matérialise la dette de la société envers ses associés entre la décision de remboursement et le versement effectif. À ce stade, aucun argent n'a bougé : on a simplement requalifié du capital propre en dette.

Écriture 1 — Reprise des apports
Compte Libellé Débit Crédit
101Capital socialCapital
4567Associés – Capital à rembourser (ventilé par associé)Capital

Étape 2 — Constater la dette de répartition du boni

Même logique pour les capitaux propres restants. On solde par le débit les réserves (106), le report à nouveau créditeur (110) et le résultat de la période de liquidation (120), en créditant le compte 457. Si le report à nouveau est débiteur (compte 119), il vient au crédit de l'écriture : il diminue d'autant le boni à répartir.

Écriture 2 — Constatation du boni à répartir
Compte Libellé Débit Crédit
106RéservesRéserves
110Report à nouveau créditeurRAN
120Résultat de la période de liquidationRésultat
457Associés – Boni à répartir (ventilé par associé)Boni

Étape 3 — Les virements

Deux virements, deux écritures, dans cet ordre. Ce sont eux qui vident le compte 512.

Écriture 3 — Paiement aux associés
Compte Libellé Débit Crédit
3a. Remboursement des apports
4567Associés – Capital à rembourserCapital
512BanqueCapital
3b. Versement du boni
457Associés – Boni à répartirBoni
512BanqueBoni

Si la SCI applique un prélèvement à la source sur le boni versé, la fraction correspondante du compte 457 n'est pas soldée par la banque au profit de l'associé mais par le crédit d'un compte d'État (442 « État – impôts et taxes recouvrables sur des tiers »), reversé ensuite au Trésor. Le contrôle final reste identique : ce compte doit lui aussi être à zéro avant la radiation.

Le sens inverse : les écritures de mali

Quand l'actif net est négatif, les écritures se retournent. Le liquidateur appelle des fonds auprès des associés à proportion de leurs parts ; les versements reçus alimentent la trésorerie et permettent d'éteindre le passif. Puis, une fois tout payé, les capitaux propres résiduels — négatifs — se soldent entre eux : le capital social absorbe la perte finale.

Écriture de solde en situation de mali
Compte Libellé Débit Crédit
101Capital social (absorbé par la perte)Capital
120Résultat de la période de liquidation (bénéfice)Résultat
119Report à nouveau débiteur (pertes antérieures)Pertes

Aucun associé ne reçoit rien : leur apport est perdu, et ils ont en outre dû remettre des fonds. C'est chiffré intégralement à la variante B du chapitre suivant.

Le contrôle final : un bilan vide

Le test qui valide tout le compte définitif

Après le dernier virement, tous les comptes de bilan doivent être à zéro : plus d'immobilisation, plus d'amortissement, plus de créance, plus de trésorerie, plus de dette, plus de capitaux propres. Le bilan de clôture de liquidation est un bilan vide. Si un solde subsiste — 300 € au compte 165, une créance de TVA au 4456, un séquestre chez le notaire —, la liquidation n'est pas terminée, quoi qu'en dise le procès-verbal.

C'est la seule preuve objective que le compte définitif soumis aux associés est complet, et donc que le quitus voté sur cette base tiendra. Éditez la balance générale après la dernière écriture : elle ne doit plus contenir une seule ligne de classe 1 à 5.


9. Cas chiffré complet d'un bilan de liquidation : de la dissolution au dernier virement

Les huit chapitres précédents ont posé la méthode. Celui-ci l'applique, du bilan de dissolution au dernier virement, sur une SCI à l'IS détenue par deux associés. Prenez une calculatrice : chaque ligne qui suit est recalculable, et c'est le seul moyen honnête de vérifier qu'on a compris la mécanique.

Les données de départ

Paramètre Valeur
Régime fiscalSCI soumise à l'impôt sur les sociétés
AssociésA : 60 % (600 parts) — B : 40 % (400 parts)
Capital social5 000 € (A : 3 000 € — B : 2 000 €)
Immeuble acquis300 000 € — terrain 60 000 €, construction 240 000 €
Amortissements cumulés96 000 € (dotation prorata temporis de la période comprise) → VNC 204 000 €
Emprunt bancaireCapital restant dû 70 000 € — intérêts courus 350 € — IRA contractuelle 2 100 €
Comptes courants d'associésA : 25 000 € — B : 15 000 € (non rémunérés)
Réserves et report à nouveauRéserves (106) : 80 000 € — Report à nouveau (110) : 16 500 €
Autres postesTrésorerie 12 000 € — Dépôt de garantie locataire (165) 3 000 € — Fournisseur syndic (401) 1 500 €
Prix de vente de l'immeuble380 000 €

Historique des parts, décisif pour la suite : l'associé A est fondateur, il a souscrit ses 600 parts à la constitution pour 3 000 €. L'associé B a racheté ses 400 parts à un associé sortant en 2021 pour 55 000 €, alors que leur valeur nominale n'est que de 2 000 €.

Étape 1 — Le bilan de dissolution (au 30 juin 2026)

ACTIF Montant PASSIF Montant
211 Terrains60 000101 Capital social5 000
213 Constructions240 000106 Réserves80 000
2813 Amortissements(96 000)110 Report à nouveau16 500
Immobilisations nettes204 000Capitaux propres101 500
512 Banque12 000164 Emprunt70 000
165 Dépôt de garantie reçu3 000
4551 Comptes courants (A 25 000 / B 15 000)40 000
401 Fournisseurs (syndic)1 500
Total dettes114 500
TOTAL ACTIF216 000TOTAL PASSIF216 000

Bilan illustratif : l'historique des exercices antérieurs (amortissement du prêt initial, mises en réserve successives) n'est pas détaillé, seuls comptent ici les soldes à la date de dissolution.

À ce stade, les coûts de sortie identifiés au chapitre 2 sont chiffrés dans l'annexe du bilan de dissolution : IRA 2 100 €, mainlevée 700 €, honoraires du liquidateur et de l'expert-comptable 1 800 €, formalités et annonces légales 480 €. Ils ne sont pas encore comptabilisés, mais ils sont connus — et ils seront tous décaissés avant la clôture.

Étape 2 — La cession de l'immeuble (acte du 15 septembre 2026)

Journal — Cession de l'immeuble
Compte Libellé Débit Crédit
1. Constatation du prix
462Créance sur cession d'immobilisation380 000
757Produits des cessions d'immobilisations corporelles380 000
2. Sortie d'actif et reprise des amortissements
657Valeurs comptables des immobilisations cédées (VNC)204 000
2813Amortissements des constructions96 000
213Constructions240 000
211Terrains60 000
3. Encaissement du prix
512Banque380 000
462Créance sur cession380 000

Plus-value comptable = 380 000 − 204 000 = 176 000 €. Le détail de ce triptyque est démontré dans notre guide des écritures de vente d'immeuble ; le régime de la plus-value en SCI à l'IS — plus-value professionnelle, réintégration des amortissements — y est traité en détail.

Étape 3 — Apurement du passif

Journal — Apurement du passif externe
Compte Libellé Débit Crédit
4. Remboursement anticipé de l'emprunt
164Emprunt — capital restant dû70 000
661Intérêts courus350
668Indemnité de remboursement anticipé2 100
512Banque72 450
5. Mainlevée d'hypothèque
622Honoraires et frais d'acte — mainlevée700
512Banque700
6. Restitution du dépôt de garantie
165Dépôts et cautionnements reçus3 000
512Banque3 000
7. Solde du fournisseur (syndic)
401Fournisseurs1 500
512Banque1 500
8. Frais de liquidation
622Honoraires du liquidateur et de l'expert-comptable1 800
622Annonces légales et formalités de radiation480
512Banque2 280

Le détail du coût réel des annonces légales, du greffe et du guichet unique pour une dissolution est chiffré dans notre guide dissolution et liquidation d'une SCI : la ligne de 480 € retenue ici est une hypothèse de travail.

Étape 4 — L'IS de la période de liquidation

Une précision indispensable avant de calculer : la période de liquidation retenue ici court du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027, soit douze mois pleins. Ce n'est pas un détail de mise en scène. Le plafond de 42 500 € du taux réduit s'entend, selon la lettre du b du I de l'article 219 du CGI, « par période de douze mois » : il doit donc être ajusté prorata temporis dès que la période d'imposition est plus courte. Si la liquidation avait été bouclée en six mois, le plafond serait tombé à 21 250 € et l'IS de notre exemple à 21 250 × 15 % + 149 320 × 25 % = 40 517,50 €, soit 2 125 € de plus — avec toute la cascade qui suit décalée d'autant. Vérifiez la durée de votre propre période avant de recopier le calcul ci-dessous.

Élément Montant
Produits de cession (757)380 000,00 €
Valeur nette comptable cédée (657)− 204 000,00 €
Intérêts courus (661)− 350,00 €
Indemnité de remboursement anticipé (668)− 2 100,00 €
Mainlevée, honoraires, formalités (622)− 2 980,00 €
Résultat avant impôt de la période de liquidation170 570,00 €
IS à 15 % sur la fraction ≤ 42 500 € (plafond pour une période de 12 mois — 42 500 × 15 %)6 375,00 €
IS à 25 % sur le surplus (128 070 × 25 %)32 017,50 €
IS total dû38 392,50 €
Résultat net de la période de liquidation132 177,50 €

Le taux réduit d'IS à 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice par période de douze mois suppose que les conditions du b du I de l'article 219 du CGI soient remplies : chiffre d'affaires de l'exercice n'excédant pas 10 000 000 €, capital entièrement libéré et détenu de manière continue, pour 75 % au moins, par des personnes physiques (ou par une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques). Ce plafond de 42 500 €, en vigueur depuis 2023, n'a pas été relevé par la loi de finances pour 2026. Écritures : débit 695 / crédit 444 pour 38 392,50 €, puis débit 444 / crédit 512 au paiement.

Étape 5 — Remboursement des comptes courants

Débit 45511 (A) 25 000 € + débit 45512 (B) 15 000 € / crédit 512 : 40 000 €. Ce n'est pas du boni, ce n'est pas imposable : c'est de l'argent prêté qui revient.

Étape 6 — Le point de trésorerie avant partage

Flux Montant Solde bancaire
Trésorerie au bilan de dissolution12 000,00
+ Encaissement du prix de vente+ 380 000,00392 000,00
− Banque (capital + intérêts + IRA)− 72 450,00319 550,00
− Mainlevée d'hypothèque− 700,00318 850,00
− Restitution du dépôt de garantie− 3 000,00315 850,00
− Solde fournisseur (syndic)− 1 500,00314 350,00
− Honoraires du liquidateur et de l'expert-comptable− 1 800,00312 550,00
− Annonces légales et formalités− 480,00312 070,00
− IS de la période de liquidation− 38 392,50273 677,50
− Remboursement des comptes courants− 40 000,00233 677,50
Trésorerie disponible pour le partage233 677,50 €

Le contrôle qui doit tomber juste

Capitaux propres à cet instant = capital 5 000 + réserves 80 000 + report à nouveau 16 500 + résultat net de liquidation 132 177,50 = 233 677,50 €. C'est exactement la trésorerie disponible. Si ces deux chiffres ne coïncident pas, une écriture manque quelque part — ne partagez rien avant d'avoir trouvé laquelle.

Étape 7 — Boni comptable et écritures de partage

Boni comptable = 233 677,50 − 5 000 = 228 677,50 €. Répartition selon les parts : A (60 %) → 137 206,50 € ; B (40 %) → 91 471,00 €.

Journal — Partage
Compte Libellé Débit Crédit
9. Reprise des apports
101Capital social5 000,00
4567Associés – Capital à rembourser (A 3 000 / B 2 000)5 000,00
10. Constatation du boni
106Réserves80 000,00
110Report à nouveau16 500,00
120Résultat de la période de liquidation132 177,50
457Associés – Boni (A 137 206,50 / B 91 471,00)228 677,50
11. Virements finaux
4567Associés – Capital à rembourser5 000,00
457Associés – Boni228 677,50
512Banque (solde à zéro)233 677,50

Bilan de clôture : vide. Plus d'immobilisation, plus de trésorerie, plus de dette, plus de capitaux propres. Le compte définitif peut être soumis aux associés.

Étape 8 — Ce que touche vraiment chaque associé

Poste Associé A (60 %) Associé B (40 %) Total
Remboursement du compte courant25 000,0015 000,0040 000,00
Remboursement du capital (compte 4567)3 000,002 000,005 000,00
Boni comptable (compte 457)137 206,5091 471,00228 677,50
Total viré par la SCI165 206,50108 471,00273 677,50
Prix d'acquisition des parts3 000,0055 000,00
Boni fiscal (art. 161 CGI)137 206,5038 471,00175 677,50
Quote-part du droit de partage (2,5 %)− 3 430,20− 2 286,80− 5 717,00
Imposition du boni au PFU de 31,4 %− 43 082,84− 12 079,89− 55 162,73
Reste net à l'associé118 693,4694 104,31212 797,77

Regardez les deux dernières lignes. L'associé A reçoit 165 206,50 € et en conserve 118 693,46 €. L'associé B reçoit 108 471,00 €, nettement moins, et en conserve pourtant 94 104,31 € — parce que les 55 000 € qu'il avait payés pour ses parts sortent de la base imposable en application de l'article 161 du CGI. Sans cette règle, il aurait été imposé sur 91 471 € au lieu de 38 471 €, soit 16 642 € de prélèvements en plus. Peu d'associés savent que cette ligne existe.

Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % retenu ici (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS pour 2026) est une hypothèse : l'option pour le barème progressif peut être plus favorable selon la tranche marginale de l'associé, et la SCI peut avoir à opérer un prélèvement à la source lors du versement. Le sujet est traité dans nos guides PFU en SCI à l'IS et dissolution et liquidation d'une SCI.

Variante A — Vente à 250 000 € au lieu de 380 000 €

Une seule donnée change. Voici la cascade complète, recalculée :

Élément Vente à 380 000 € Vente à 250 000 €
Plus-value comptable176 000,0046 000,00
Résultat avant impôt de la période170 570,0040 570,00
IS de la période (taux réduit, puis 25 % au-delà du plafond)38 392,506 085,50
Résultat net de liquidation132 177,5034 484,50
Actif net à partager233 677,50135 984,50
Boni comptable228 677,50130 984,50

Vendre 130 000 € moins cher ne produit pas un mali, et c'est important à comprendre : le boni chute de 97 693 €, mais il reste largement positif. Pourquoi ? Parce que cette SCI a accumulé 96 500 € de réserves et de report à nouveau et n'a plus que 70 000 € de dette bancaire. Le mali n'apparaît que lorsque l'actif réalisé ne couvre plus le passif. Question de structure de bilan, donc, pas seulement de prix de vente. Autre effet de bord, mais il est conditionnel : l'IS tombe cette fois intégralement dans la tranche à 15 % (40 570 € < 42 500 €) parce que notre période de liquidation couvre douze mois. Sur une période de six mois, le plafond proratisé de 21 250 € ferait réapparaître la tranche à 25 % et l'IS remonterait à 21 250 × 15 % + 19 320 × 25 % = 8 017,50 €, ramenant le résultat net à 32 552,50 € et le boni comptable à 129 052,50 €.

Variante B — Le vrai scénario de mali

Reprenons la même SCI, mais avec une histoire différente : en 2023, elle a refinancé son immeuble pour financer des travaux dans une autre opération, portant son emprunt à un capital restant dû de 260 000 €. Les exercices ont été déficitaires (report à nouveau débiteur de 101 500 €), la trésorerie est tombée à 4 000 €, et le marché s'est retourné : l'immeuble se vend 250 000 €.

ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations nettes (VNC)204 000101 Capital social5 000
512 Banque4 000119 Report à nouveau débiteur(101 500)
Capitaux propres (négatifs)(96 500)
164 Emprunt260 000
165 Dépôt de garantie3 000
4551 Comptes courants (A 25 000 / B 15 000)40 000
401 Fournisseurs1 500
TOTAL ACTIF208 000TOTAL PASSIF208 000

L'IRA contractuelle passe à 7 800 € (3 % de 260 000 €) et les intérêts courus à 1 300 €. Voici le compte de trésorerie de la liquidation :

Flux Montant
Trésorerie initiale4 000
Prix de vente encaissé250 000
Ressources disponibles254 000
Emprunt — capital restant dû− 260 000
Intérêts courus− 1 300
Indemnité de remboursement anticipé− 7 800
Mainlevée d'hypothèque− 700
Restitution du dépôt de garantie− 3 000
Solde fournisseur− 1 500
Honoraires, annonces et formalités− 2 280
Total des décaissements276 580
IS de la période0 — résultat de 96 500 € après l'abandon de créance (33 920 € avant), intégralement absorbé par le déficit reportable
Insuffisance de trésorerie (276 580 − 254 000)22 580 €

Deux conséquences pour les associés, cumulatives :

Ce que l'associé perd Associé A (60 %) Associé B (40 %) Total
Compte courant définitivement perdu25 00015 00040 000
Fonds remis au liquidateur (contribution aux pertes, art. 1844-1 C. civ., au prorata des parts)13 5489 03222 580
Capital social non remboursé3 0002 0005 000
Perte totale supportée41 54826 03267 580

Le mali comptable ressort à 67 580 €, soit l'actif net final (− 62 580 €) diminué du capital social (5 000 €). Il correspond à l'euro près à la somme des pertes supportées par les deux associés. Le contrôle fonctionne donc dans les deux sens, même quand tout va mal.

Mécanique comptable de clôture : le liquidateur appelle 22 580 € (débit 512 / crédit 4551), paie l'intégralité du passif externe, puis les associés abandonnent leurs comptes courants — les 40 000 € initiaux plus les 22 580 € remis, soit 62 580 € (débit 4551 / crédit 778). Ce produit porte le résultat de la période à 96 500 € : 33 920 € avant abandon (46 000 de plus-value − 1 300 d'intérêts − 7 800 d'IRA − 2 980 de charges du compte 622), puis 33 920 + 62 580 = 96 500 €. C'est bien ce résultat-là, et non les 33 920 € d'avant abandon, qui se confronte au déficit reportable. Il est intégralement absorbé (96 500 < 101 500) et le plafonnement de l'imputation des déficits — un million d'euros, puis 50 % de la fraction excédentaire — n'est évidemment pas atteint à cette échelle. Une réserve de méthode : nous faisons ici l'hypothèse que le report à nouveau débiteur comptable de 101 500 € correspond à un déficit fiscal reportable du même montant. Les deux notions ne se confondent pas — vérifiez votre suivi de déficits avant de conclure à un IS nul. Reste l'écriture finale : débit 101 pour 5 000 €, débit 120 pour 96 500 €, crédit 119 pour 101 500 €. Tous les comptes sont à zéro. Le bilan de clôture est vide, même dans le pire des scénarios.

Rappel de droit : les fonds appelés ci-dessus par le liquidateur relèvent de la contribution aux pertes entre associés (art. 1844-1 C. civ.). Si un créancier reste impayé et agit lui-même, on change de fondement : l'obligation aux dettes des associés d'une SCI à l'égard des tiers est indéfinie et proportionnelle aux parts, jamais solidaire (art. 1857 C. civ.). L'associé B ne peut pas être poursuivi pour les 22 580 € : sa part est de 9 032 €, et pas un euro de plus. Le créancier doit en outre avoir préalablement et vainement poursuivi la société (art. 1858 C. civ.) avant de se retourner contre lui.


10. Le droit de partage : la seule assiette correcte

C'est le point le plus souvent faux dans les contenus disponibles en ligne, simulateurs compris. Deux erreurs y sont commises presque systématiquement, et elles ne vont pas dans le même sens.

Le principe : 2,50 % sur l'actif net partagé

L'article 746 du CGI soumet les partages de biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers et coassociés, à quelque titre que ce soit, à un droit d'enregistrement ou à une taxe de publicité foncière de 2,50 %. L'article 747 précise que ce droit est liquidé sur le montant de l'actif net partagé.

Le partage des biens d'une SCI dissoute entre ses associés entre bien dans ce champ : c'est un partage entre coassociés.

Erreur n° 1 : appliquer le taux réduit de 1,10 %

Le taux de 1,10 % ne concerne jamais une dissolution ordinaire de SCI

Le taux réduit est réservé aux partages consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture de PACS. Il vise le partage du patrimoine d'un couple qui se sépare — pas la liquidation d'une société civile immobilière, fût-elle familiale et fût-elle liquidée à l'occasion d'un divorce. Une SCI qu'on dissout parce que les époux se séparent reste soumise au taux de droit commun de 2,50 % sur le partage de son actif social. La situation d'un couple qui détient des parts et qui se les partage est un sujet distinct, traité dans notre guide SCI et divorce.

Erreur n° 2 : appliquer 2,5 % sur l'actif brut, ou sur le capital remboursé

C'est la vraie subtilité, et elle est jurisprudentielle. La Cour de cassation (Cass. com. 26 septembre 2018, n° 16-24.070) a jugé que « l'actif net partagé » de l'article 747 du CGI s'entend de l'actif subsistant après paiement des dettes et après remboursement du capital social.

Il en résulte une règle simple à retenir :

Poste Soumis au droit de partage ?
Actif brut réalisé (prix de vente de l'immeuble)Non — c'est un actif net qui est taxé
Dettes payées (banque, fournisseurs, fisc)Non — elles se déduisent de l'assiette
Comptes courants d'associés remboursésNon — ce sont des dettes
Capital social rembourséNon — Cass. com. 26/09/2018, n° 16-24.070
Réserves non incorporées au capitalOui
Primes d'émission non incorporées au capitalOui
Résultat de la période de liquidationOui

Application à notre cas chiffré

Assiette correcte : actif net à partager 233 677,50 € − capital social remboursé 5 000 € = 228 677,50 €.

Droit de partage : 228 677,50 × 2,50 % = 5 716,94 €, soit 5 717 € après arrondi à l'euro le plus proche.

Le calcul erroné (2,50 % sur 233 677,50 €) donnerait 5 841,94 €, soit 125 € de trop. Dérisoire ici — mais dans une SCI au capital de 200 000 €, la même erreur coûte 5 000 €. Et l'écart est structurellement du même ordre que le capital : plus le capital est élevé, plus l'erreur est chère. Sur les SCI qui ont pratiqué une incorporation de compte courant au capital, l'écart devient très significatif.

Sur qui pèse ce droit ? Sur les copartageants. Deux pratiques coexistent : ou bien il est prélevé sur les sommes revenant à chaque associé — l'hypothèse retenue dans notre cas chiffré, d'où la ligne « quote-part du droit de partage » du tableau final —, ou bien la société l'acquitte avant le partage, auquel cas il gonfle les charges de liquidation et diminue d'autant l'actif net partagé. Choisissez une méthode, écrivez-la dans le compte définitif, et tenez-vous-y.

Deux actes, deux régimes. Ne confondez pas l'acte de dissolution et l'acte de partage. Depuis le 1er janvier 2020, l'acte constatant la dissolution d'une société qui ne porte aucune transmission de biens n'est plus soumis à la formalité de l'enregistrement (article 635, 1, 5° du CGI, modifié par la loi de finances pour 2020) ; s'il est présenté volontairement, il est enregistré gratuitement (article 811, 2° du CGI, dans sa rédaction issue de l'article 26 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, en vigueur depuis le 1er janvier 2019 — l'ancien droit fixe de 375 € ou 500 € a disparu). En revanche, l'acte qui constate le partage reste soumis à l'enregistrement dans le mois, et c'est lui qui supporte le droit de 2,50 %. Demandez au rédacteur de l'acte de confirmer la qualification : une approximation, ici, se paie en rappel de droits.

Sur le lien entre capital social et fin de vie de la société, voyez également nos guides capital social d'une SCI et sortir d'une SCI — ce dernier traite du départ d'un associé seul, situation à ne pas confondre avec la fin de la société elle-même.


11. Obligations déclaratives finales et erreurs à éviter

Le bilan de liquidation ne se termine pas au dernier virement. Restent trois obligations qui conditionnent la radiation et, souvent, le montant réel du boni : la déclaration de résultat de cessation, l'éventuelle régularisation de TVA sur l'immeuble, et la conservation du dossier. Voici ce qu'il faut avoir traité avant de déposer les comptes définitifs au greffe.

La déclaration de résultat de cessation

La dissolution vaut cessation d'entreprise. Pour une SCI soumise à l'IS, l'article 221, 2 du CGI renvoie aux dispositions de l'article 201, 1 et 3 : imposition immédiate des bénéfices non encore taxés et dépôt de la déclaration de résultat dans un délai de 60 jours. Le BOFiP (BOI-IS-CESS-10 et BOI-BIC-CESS-40, § 110) précise le point de départ : le délai court du jour de la fermeture définitive des établissements, et il en va ainsi « dans le cas d'une société dissoute, quelle que soit la date de l'acte de dissolution, sous réserve des règles particulières prévues en matière de liquidation prolongée ».

Cette réserve n'est pas anecdotique pour une SCI : dès que la liquidation s'étale sur plusieurs exercices — le cas le plus fréquent quand l'immeuble met des mois à se vendre —, le régime de la liquidation prolongée prend le relais (BOI-BIC-CESS-30-10). Sa logique : le liquidateur déclare chaque année le résultat de la période écoulée, sur lequel une imposition est établie ; à la clôture, après approbation des comptes définitifs, il déclare le résultat d'ensemble de la liquidation, que l'administration compare au total des impositions annuelles — l'excédent est imposé, l'insuffisance donne lieu à dégrèvement. Demandez à votre service des impôts des entreprises quel régime s'applique à votre calendrier avant d'arrêter une date de dépôt.

Attention à ne pas confondre trois déclarations distinctes :

Déclaration Objet
Déclaration de cessationRésultat de la période allant de la dernière clôture à la cessation d'activité (art. 201 CGI)
Comptes de chaque exercice de liquidationSi la liquidation s'étend sur plusieurs exercices, chacun donne lieu à ses propres obligations
Comptes définitifs de liquidationDocument social approuvé par les associés avant la décision de clôture, puis déposé au greffe (art. 10 du décret n° 78-704) — ce n'est pas une déclaration fiscale

Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, le raisonnement n'est pas le même et beaucoup de contenus s'y trompent. L'obligation de déposer la déclaration 2072 découle de l'article 172 bis du CGI et de l'article 46 C de l'annexe III au CGI : tant que la société existe, elle déclare. L'article 202 ter du CGI, lui, ne vise pas la dissolution mais le cas où une société de l'article 8 cesse d'être soumise à ce régime — typiquement une option pour l'IS ou un changement d'objet ou d'activité réelle — et impose alors, dans les 60 jours, le bilan d'ouverture et la déclaration des résultats non encore imposés.

Pour la dissolution d'une SCI à l'IR, le point de départ du délai de dépôt de la dernière 2072 fait l'objet d'énoncés divergents dans les sources secondaires : certaines retiennent 60 jours à compter de la dissolution, d'autres à compter de la clôture de la liquidation. Vérifiez ce point sur impots.gouv.fr ou auprès de votre service des impôts des entreprises avant de retenir une date — nous préférons vous dire que le point est incertain plutôt que de vous donner un chiffre que vous prendriez pour argent comptant. Ce qui est certain, en revanche : la SCI reste tenue de déclarer tant qu'elle n'est pas radiée.

Dans les deux cas, la comptabilité de la période de liquidation doit rester exploitable : le FEC reste exigible dans les mêmes conditions qu'en exploitation normale, et l'administration peut le demander après la radiation, dans les délais de reprise. Un fichier perdu parce que « la société n'existe plus » n'est pas une excuse recevable.

La régularisation de TVA sur immeuble

Si la SCI avait opté pour la TVA sur la location de locaux professionnels et déduit la taxe grevant l'acquisition ou la construction de l'immeuble, la fin de vie de la société peut déclencher une régularisation globale. Le mécanisme figure à l'article 207, II et III de l'annexe II au CGI : la TVA déduite sur un immeuble se régularise par vingtièmes, sur une période de vingt années y compris l'année d'acquisition (BOFiP, division BOI-TVA-DED-60-20 sur les régularisations).

Quatre nuances à intégrer avant le moindre calcul :

  • Tout dépend du régime TVA de la vente elle-même. Une cession exonérée oblige à reverser la taxe déduite à hauteur des vingtièmes restant à courir ; une cession soumise à la TVA, de plein droit ou sur option de l'article 260, 5° bis du CGI, écarte ce reversement et peut même ouvrir droit à une déduction complémentaire.
  • La cession de l'immeuble à un autre assujetti qui poursuit l'activité locative peut relever de la dispense de l'article 257 bis du CGI (transmission d'une universalité totale ou partielle de biens), auquel cas le repreneur est réputé continuer la personne du cédant et la régularisation n'est pas due chez le vendeur. Cette qualification est technique et se vérifie au cas par cas.
  • Lorsque le bien cédé constitue également une immobilisation chez l'acquéreur, le 3 du III de l'article 207 de l'annexe II permet au cédant de lui transférer une fraction de la TVA initiale, à proportion de la période de régularisation non écoulée. C'est un point de négociation réel dans l'acte, pas un détail comptable.
  • La jurisprudence administrative a retenu que la seule désaffectation d'un immeuble conservé au patrimoine ne caractérise pas, à elle seule, une cessation d'utilisation à des opérations ouvrant droit à déduction. Un immeuble simplement vide ne déclenche donc pas mécaniquement la régularisation.

Faites établir ce calcul par un professionnel : sur un immeuble acquis 300 000 € HT il y a douze ans, l'enjeu se compte en dizaines de milliers d'euros, et il conditionne directement le montant du boni. Voyez aussi nos guides SCI et TVA et TVA sur la cession d'un immeuble de SCI.

Les huit erreurs qui coûtent le plus cher

1. Partager avant d'avoir soldé le passif

L'article 1844-9 du Code civil n'autorise le partage qu'après paiement des dettes et remboursement du capital. Un versement anticipé expose le liquidateur à une action en responsabilité et les associés à une répétition de l'indu.

2. Confondre boni comptable et boni fiscal

Le premier se calcule au niveau de la société, le second associé par associé, en tenant compte du prix d'acquisition des parts (art. 161 CGI). Déclarer le boni comptable à chaque associé fait surpayer ceux qui ont racheté leurs parts au prix du marché.

3. Appliquer 2,5 % sur le capital remboursé

L'actif net partagé s'entend après remboursement du capital social (Cass. com. 26/09/2018, n° 16-24.070). Le capital remboursé sort de l'assiette du droit de partage — les réserves et les primes non incorporées y restent.

4. Oublier de solder le compte 165

Le dépôt de garantie du locataire est une dette. Non restitué et non transféré à l'acquéreur, il subsiste au passif et rend le bilan de clôture impossible à équilibrer à zéro. C'est l'oubli le plus fréquent du compte définitif.

5. Laisser un compte courant débiteur non régularisé

Un solde débiteur est une créance de la SCI. L'ignorer à la clôture équivaut à un abandon de créance au profit de l'associé, avec les conséquences fiscales correspondantes — et un risque d'acte anormal de gestion à l'IS.

6. Utiliser encore les comptes 675 et 775

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, le règlement ANC n° 2022-06 impose 657 et 757 pour les cessions d'immobilisations corporelles, en résultat d'exploitation. Une liquidation comptabilisée en 675/775 en 2025 ou 2026 est à reprendre avant dépôt de la liasse.

7. Sous-estimer l'IS de la période de liquidation

La plus-value de cession, les reprises de provisions devenues sans objet et les abandons de créance sont tous imposables. Dans notre cas chiffré, l'IS absorbe 38 392,50 € — soit près de 17 % du boni. Un boni annoncé aux associés sans déduction de l'IS est un boni faux.

8. Ne pas conserver le compte définitif et le PV de quitus

Les documents comptables se conservent 10 ans (art. L123-22 C. com.), les déclarations fiscales 6 ans (art. L102 B LPF). Le compte définitif et le procès-verbal de quitus, eux, sont les seules pièces qui prouveront des années plus tard que le liquidateur a été déchargé et que chacun a reçu son dû. Voyez notre guide sur les documents à conserver et l'archivage numérique.

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12. FAQ — Bilan de liquidation d'une SCI

Le bilan de dissolution est-il obligatoire ?

Aucun texte ne le nomme comme tel, mais il est indispensable en pratique. C'est la photographie du patrimoine à la date de la dissolution, celle à laquelle le compte définitif sera comparé pour établir le boni. Sans lui, le liquidateur ne peut ni justifier son point de départ ni démontrer que rien n'a disparu en cours de route. Aucun expert-comptable sérieux ne s'en dispense.

Faut-il continuer à tenir une comptabilité pendant la liquidation ?

Oui. La personnalité morale subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de la clôture (art. 1844-8 C. civ.), et avec elle toutes les obligations comptables et déclaratives. Une SCI à l'IS en liquidation dépose sa liasse 2033 chaque année, tient son FEC, et son liquidateur rend compte aux associés au moins annuellement par un rapport écrit décrivant ses diligences (art. 10 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978).

Combien de temps peut durer une liquidation ?

Il n'existe pas de durée maximale impérative, mais l'article 1844-8 al. 4 du Code civil pose un signal d'alarme à trois ans : passé ce délai, le ministère public ou tout intéressé peut saisir le tribunal pour faire procéder à la liquidation ou à son achèvement. Dans les faits, une liquidation de SCI dont l'immeuble est déjà vendu se boucle en trois à six mois. Conséquence fiscale à ne pas manquer si c'est votre cas : le plafond de 42 500 € du taux réduit d'IS s'entend « par période de douze mois » (b du I de l'art. 219 du CGI) et doit être proratisé — sur six mois, il tombe à 21 250 €.

Le liquidateur peut-il verser un acompte aux associés avant la clôture ?

Juridiquement, l'article 1844-9 du Code civil ne permet le partage qu'après paiement des dettes et remboursement du capital. Une répartition partielle n'est envisageable qu'après avoir constitué une réserve de trésorerie couvrant l'intégralité du passif connu et estimé, IS compris, et doit être formalisée par un procès-verbal. Sans cette précaution, le liquidateur engage sa responsabilité personnelle.

Que faire d'une créance de TVA ou d'un crédit d'impôt non encore remboursé ?

C'est un actif : il doit être encaissé avant la clôture, ou faire l'objet d'une demande de remboursement dont l'issue est connue. Clôturer une liquidation avec un crédit de TVA au bilan revient à abandonner la créance, puisque la société radiée ne peut plus en demander le remboursement. Le compte 4456 doit être à zéro au bilan de clôture, comme tous les autres.

Un associé peut-il recevoir l'immeuble plutôt que de l'argent ?

Oui : l'article 1844-9 du Code civil renvoie aux règles du partage successoral, attribution préférentielle comprise. Mais l'attribution en nature n'est pas neutre fiscalement — elle s'analyse en principe comme une cession et dégage une plus-value, et la théorie de la mutation conditionnelle des apports peut faire naître un droit de mutation lorsqu'un bien apporté est attribué à un autre que l'apporteur (BOFiP BOI-ENR-AVS-30-20-10 pour les sociétés passibles de l'IS, BOI-ENR-AVS-30-20-20 pour les autres). À faire chiffrer par un notaire avant de décider.

Comment se répartit le boni si les statuts prévoient une répartition inégalitaire ?

Le boni se répartit proportionnellement à la participation aux bénéfices, sauf clause statutaire contraire — l'article 1844-1 du Code civil, qui répartit bénéfices et pertes à proportion de la part dans le capital social, réserve expressément la clause contraire, sous la seule prohibition des clauses léonines. Relisez donc vos statuts avant de diviser par le nombre de parts : une clause valablement stipulée s'applique aussi au partage final.

Le remboursement du compte courant est-il imposable pour l'associé ?

Non, pas en principal. Le compte courant est une créance : son remboursement restitue à l'associé de l'argent qu'il avait prêté, ce n'est pas un revenu. Seuls les intérêts servis sur ce compte constituent des revenus de capitaux mobiliers imposables. Ne les noyez donc pas dans un versement global : ventilez-les dans le compte définitif.

Peut-on clôturer une liquidation avec un compte courant non remboursé ?

Pas en l'état : un passif subsistant empêche la clôture. Il faut soit rembourser, soit obtenir un abandon de créance formalisé par écrit. L'abandon fait naître un produit imposable chez une SCI à l'IS — abandonner 30 000 € génère 30 000 € de base taxable, avec une trésorerie qui, par hypothèse, manque déjà. Ce n'est jamais une opération blanche.

Les associés doivent-ils remettre de l'argent en cas de mali ?

Oui si le passif n'est pas éteint, mais dans une limite précise : l'article 1857 du Code civil rend les associés d'une SCI responsables indéfiniment mais à proportion de leurs parts, et jamais solidairement. Un associé à 40 % ne peut être poursuivi que pour 40 % de la dette. L'article 1858 impose en outre au créancier d'avoir préalablement et vainement poursuivi la société.

Faut-il un expert-comptable pour établir le compte définitif ?

Ce n'est pas une obligation légale. Mais entre le calcul de l'IS de cessation, la ventilation du boni par associé au regard de l'article 161 du CGI, l'assiette du droit de partage et l'éventuelle régularisation de TVA, une liquidation concentre en quelques mois plus de technique fiscale que dix exercices normaux. C'est probablement le pire moment pour improviser seul.

Que se passe-t-il si un créancier se manifeste après la radiation ?

La société radiée n'a plus de personnalité morale, mais les créanciers ne sont pas sans recours : ils peuvent agir contre les associés dans les conditions des articles 1857 et 1858 du Code civil, et rechercher la responsabilité du liquidateur qui aurait partagé sans avoir apuré le passif. C'est précisément pourquoi le compte définitif doit être complet et le bilan de clôture vide.

Peut-on annuler une dissolution déjà votée ?

Tant que la clôture n'est pas publiée, les associés peuvent, sous conditions, décider de poursuivre l'activité — mais l'opération est délicate et suppose que la liquidation ne soit pas trop avancée. Si l'objectif est simplement de suspendre l'activité sans la faire disparaître, la mise en sommeil est l'outil adapté, et la prorogation si le terme statutaire approche.

Une SCI à l'IR a-t-elle les mêmes obligations comptables en liquidation ?

Les obligations sociales sont identiques : reddition de comptes annuelle, compte définitif, quitus. Les obligations comptables sont plus légères, une SCI à l'IR pouvant tenir une comptabilité de trésorerie. Mais le compte définitif reste un document de partage : il doit établir ce que chaque associé reçoit, à quel titre, et sur quelle base — sinon le partage est indéfendable.

Le boni de liquidation supporte-t-il des prélèvements sociaux ?

Le boni est un revenu distribué imposable dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers chez l'associé personne physique. À ce titre, il relève du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS pour 2026), sauf option globale pour le barème progressif. Ne confondez pas ce taux avec les 17,2 % applicables aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières des particuliers.

Comment prouver, dix ans plus tard, ce que chaque associé a reçu ?

Par trois pièces, à conserver ensemble : le compte définitif de liquidation, le procès-verbal de l'assemblée qui l'approuve et donne quitus, et les relevés bancaires des virements finaux. Ajoutez-y la balance générale après la dernière écriture, celle qui montre le bilan vide. C'est ce dossier qui répondra à toutes les questions — de l'administration comme d'un héritier.

FAQ

Questions fréquentes

Trois états. Le bilan de dissolution, photographie du patrimoine à la date de l'assemblée qui prononce la dissolution. Les comptes de chaque exercice de liquidation, puisque l'article 10 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 impose au liquidateur de rendre compte aux associés au moins annuellement, sous forme d'un rapport écrit décrivant ses diligences. Et les comptes définitifs de liquidation : la décision de clôture est prise par les associés après leur approbation, et la personnalité morale de la SCI subsiste jusqu'à la publication de cette clôture (art. 1844-8 al. 3 C. civ.).
Non. Le Plan comptable général raisonne « dans une perspective de continuité d'activité » (art. 121-2 du règlement ANC n° 2014-03). La dissolution fait tomber cette hypothèse : les actifs sont retenus pour leur valeur de réalisation nette des frais, et le passif doit intégrer les coûts de sortie qui n'étaient pas encore comptabilisés (indemnité de remboursement anticipé, mainlevée d'hypothèque, honoraires du liquidateur, annonces légales).
En pratique : les créanciers privilégiés et le Trésor, puis la banque (capital restant dû, intérêts courus, indemnité de remboursement anticipé), puis les fournisseurs et le syndic, puis les comptes courants d'associés qui sont des créances chirographaires, puis le remboursement du capital social, et enfin le partage du boni. Attention à la portée des textes : le rang entre créanciers résulte des sûretés, des privilèges et des échéances contractuelles, pas d'un texte. Ce que la loi impose, c'est la séquence finale — l'article 1844-9 du Code civil ne permet le partage qu'après paiement des dettes et remboursement du capital social.
Avant. Le compte courant est une dette de la société envers l'associé, pas un capital propre : il se rembourse au même rang que les autres créanciers chirographaires, donc avant toute opération sur les capitaux propres. L'écriture est un simple débit du compte 4551 par le crédit du compte 512. Le remboursement du principal n'est ni une charge pour la SCI, ni un revenu imposable pour l'associé.
Boni comptable = actif net subsistant après apurement de tout le passif externe et des comptes courants, diminué du capital social remboursé aux associés. Une fois la trésorerie seule à l'actif, le boni est donc la somme des réserves, du report à nouveau et des résultats de la période de liquidation. Il se répartit entre associés proportionnellement à leur participation aux bénéfices, sauf clause statutaire contraire.
Pas nécessairement. Le boni fiscal se calcule associé par associé. L'article 161 du CGI prévoit que le boni n'est compris dans les bases de l'impôt sur le revenu qu'à concurrence de l'excédent du remboursement des droits sociaux annulés sur le prix d'acquisition de ces droits, lorsque ce prix est supérieur au montant de l'apport. Un associé qui a racheté ses parts cher paiera donc l'impôt sur une base bien inférieure au boni comptable.
Pas l'actif brut partagé. L'article 747 du CGI liquide le droit sur « l'actif net partagé », que la Cour de cassation (Cass. com. 26 septembre 2018, n° 16-24.070) entend comme l'actif subsistant après paiement des dettes et après remboursement du capital social. Le capital remboursé échappe donc au droit de partage ; les primes et les réserves non incorporées au capital y restent soumises.
Non. Le taux réduit de 1,10 % du droit de partage est réservé aux partages consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture de PACS. La dissolution ordinaire d'une SCI, même familiale, relève du taux de droit commun de 2,50 % prévu par l'article 746 du CGI. C'est une erreur fréquente dans les simulateurs en ligne.
Deux issues. Soit les associés abandonnent leur créance, avec ou sans clause de retour à meilleure fortune : la SCI constate un produit qui améliore d'autant son résultat, et l'associé supporte une perte définitive. Soit la SCI reste débitrice et la liquidation ne peut pas être clôturée tant que le passif n'est pas éteint, ce qui oblige les associés à remettre des fonds au titre de leur obligation aux dettes sociales.
Le mali est la situation inverse du boni : après réalisation de l'actif, il ne reste pas de quoi rembourser les apports, voire pas de quoi éteindre le passif. Les associés d'une SCI répondent des dettes sociales indéfiniment mais à proportion de leurs parts (art. 1857 C. civ.), et non solidairement. Le créancier doit d'abord avoir vainement poursuivi la société avant de se retourner contre eux (art. 1858 C. civ.).
Deux écritures. On débite le compte 101 « Capital social » par le crédit du compte 4567 « Associés – Capital à rembourser » pour matérialiser la dette de remboursement des apports. Puis on débite les comptes 106 « Réserves », 110 « Report à nouveau » et 120 « Résultat » par le crédit du compte 457 pour matérialiser la dette de répartition du boni. Les virements soldent ensuite le 4567 et le 457 par le crédit du compte 512.
À rien : c'est un bilan vide. Après le dernier virement, tous les comptes de bilan doivent être à zéro — plus d'immobilisations, plus de trésorerie, plus de dettes, plus de capitaux propres. Ce contrôle final prouve la régularité du compte définitif soumis aux associés, et c'est lui qui permet au liquidateur de demander le quitus en sécurité.
Non, plus pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Le règlement ANC n° 2022-06 a refondu le résultat exceptionnel : la valeur comptable des immobilisations corporelles cédées s'enregistre désormais au compte 657 et le prix de cession au compte 757, tous deux dans le résultat d'exploitation. Une liquidation comptabilisée en 675/775 sur un exercice 2025 ou 2026 est à reprendre.
Pour une SCI à l'impôt sur les sociétés, la dissolution vaut cessation d'entreprise : l'article 221, 2 du CGI renvoie à l'article 201, 1 et 3, ce qui impose le dépôt de la déclaration de résultat dans les 60 jours. Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, l'obligation déclarative repose sur l'article 172 bis du CGI et l'article 46 C de l'annexe III : une 2072 couvrant la période close reste due tant que la société n'est pas radiée. L'article 202 ter, souvent cité à tort ici, vise le cas où la société cesse d'être soumise au régime de l'article 8 (option pour l'IS, changement d'activité réelle) ; vérifiez le point de départ exact du délai auprès de votre service des impôts des entreprises.
Si la SCI avait opté pour la TVA et déduit la taxe sur l'immeuble, une régularisation globale par vingtièmes est susceptible de s'appliquer (art. 207, II et III de l'annexe II au CGI). Le point est technique : la jurisprudence administrative a jugé que la seule désaffectation d'un immeuble conservé au patrimoine ne caractérise pas à elle seule une cessation d'utilisation. Faites valider votre situation avant d'inscrire le moindre montant.
Les documents comptables et les pièces justificatives se conservent 10 ans (art. L123-22 du Code de commerce), les déclarations fiscales 6 ans (art. L102 B du LPF). Le compte définitif de liquidation et le procès-verbal de quitus, eux, doivent être gardés sans limite pratique : ce sont les seules pièces qui prouveront, des années plus tard, que le liquidateur a été déchargé et que chaque associé a reçu ce qui lui revenait.